lundi 9 avril 2018

Syrie : un aéroport militaire frappé par plusieurs missiles

Des missiles ont frappé tôt ce 9 avril un aéroport militaire syrien, peu après l'engagement des présidents américain et français d'apporter une «réponse forte et commune» à une attaque chimique supposée attribuée par les Occidentaux à Damas.

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«Plusieurs missiles ont frappé l'aéroport de Tayfur», a rapporté l'agence officielle syrienne SANA tôt ce 9 avril, affirmant qu'«une attaque américaine [était] soupçonnée» avant de retirer toute référence aux Etats-Unis. «Des morts et des blessés dans la frappe de missiles sur l'aéroport de Tayfur», a ajouté SANA, citant une source militaire.

L'origine de l'attaque restait indéterminée ce 9 avril à l'aube.

Le Pentagone déclare n'avoir mené aucune frappe aérienne en Syrie

Le Pentagone a aussitôt réagi en assurant que ses forces armées ne menaient «pas de frappes aériennes en Syrie».

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La veille, les Etats-Unis et la France avaient menacé de prendre des mesures contre Damas, invoquant une attaque chimique présumée qui serait survenue le 7 avril. «De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie» avait ainsi déclaré le président américain Donald Trump ce 8 avril, avant d'insulter le président syrien Bachar el-Assad d'«animal» et de le prévenir : «Il faudra payer le prix fort.» De même, le 8 avril en fin d'après-midi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait fait savoir que Paris assumerait «toutes ses responsabilités au titre de la lutte contre la prolifération chimique». 

Par la suite, la Maison Blanche avait fait savoir que le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron avaient «vivement condamné l'horrible attaque chimique» et convenu que le gouvernement syrien devait en être «tenu responsable». Ils s'étaient également prononcés pour une «réponse forte et commune».

Par ailleurs, l'armée israélienne, qui a mené ces derniers mois plusieurs raids en Syrie contre les bases de l'armée et de ses alliés, a «décliné tout commentaire».

Moscou a de son côté demandé une réunion du Conseil de sécurité – en plus de celle demandé la veille, notamment par la France, pour ce 9 avril, au sujet de l'attaque chimique présumée du 7 avril.

Une attaque chimique présumée contestée par Damas et Moscou

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Les Etats-Unis avaient dénoncé ce 8 avril une possible attaque chimique des forces régulières syriennes le dans la Ghouta orientale, ultime poche rebelle aux portes de Damas. Washington s'est appuyé, dans ses accusations, sur l'organisation controversée des Casques blancs, qui a dénoncé un recours au «gaz de chlore toxique», ce qui a été immédiatement démenti par les médias publics syriens. Le tout aussi controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a pour sa part fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains mortels, sans toutefois se prononcer sur l'emploi ou non d'armes chimiques.

Le gouvernement syrien a nié toute responsabilité pour cette attaque chimique présumée à Douma, dernier bastion tenu par les rebelles islamistes dans la Ghouta orientale qui, selon les médias publics syriens, sont en cours d'évacuation en application d'un accord obtenu par les autorités.

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De même, la Russie avait affirmé que le gouvernement syrien n'avait pas employé d'armes chimiques dans le cadre de son opération militaire contre les rebelles islamistes à Douma, contrairement à ce que soupçonnent les Etats-Unis. «Nous démentons fermement cette information», avait le 8 avril déclaré le général Iouri Evtouchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, selon des propos rapportés par les agences russes.

La diplomatie russe avait en outre prévenu, le 8 avril, qu'une «intervention militaire sous des prétextes fabriqués», en Syrie, «où des militaires russes sont déployés à la demande du gouvernement légitime», serait absolument «inacceptable» et pourrait entraîner de graves conséquences.

Accusations occidentales récurrentes contre le gouvernement syrien

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Depuis le début de l'année 2018, les Occidentaux accusent Damas d'avoir à plusieurs reprises bombardé avec des barils de chlore les populations d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, et de la région de la Ghouta, à l'est de Damas, notamment. Les allégations, réfutées par Damas, reposent néanmoins sur des informations fournies par les organismes à l'objectivité contestable que sont l'OSDH et les Casques blancs. La ministre française des Armées Florence Parly, avait d'ailleurs reconnu en février dernier qu'elle ne disposait pas de preuves formelles concernant l'utilisation de chlore par l'armée syrienne, mais seulement d'«indications possibles».

Il y a un an, le président américain avait fait bombarder en avril 2017 une base de l'armée syrienne en représailles à un incident chimique attribué par les Occidentaux à Damas, Khan Cheikhoun (nord-ouest).

Détails à suivre...

https://francais.rt.com/international/49545-syrie-aeroport-militaire-frappe-missiles

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Et c'est reparti ! Bien entendu, la presse française, unanime, relaie la sempiternelle propagande en citant toujours les même sources (Casques blancs et observatoire syrien des droits de l'homme (un type seul dans un bureau à Londres...), déclarations des politiciens occidentaux censés incarner la "communauté internationale" etc). Les mêmes éléments de langage, répétés en boucle, sur fond de crise sociale (SNCF, universités...) d'évacuation de la ZAD de Notre Dame des Landes et de privatisation de la Française des Jeux. Pensez printemps les amis...     P.G.

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dimanche 8 avril 2018

Macron: son énergie et son dévouement pour le progrès au Kosovo

TRIBUNE LIBRE / Par Bruno Adrie

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C’est avec une joie à peine contenue que le mandaté du mois de mai s’est fait photographier main dans la main, épaule contre épaule, comme pour un mariage, avec le parrain kosovar Hashim Thaçi. Non content de trottiner à la remorque de ses maîtres étasuniens et allemands qui furent les architectes de l’implosion de la Serbie en 1999, le petimetre[1] de l’Elysée semble donc s’être entiché de celui que le Conseil de l’Europe soupçonne d’être ou d’avoir été un trafiquant d’organes (voir l’article « Macron et son invité Hashim Thaçi » sur le site Les Crises d’Olivier Berruyer).

En agissant de la sorte, le penseur printemps vient confirmer la trahison de la Serbie par la France, d’une Serbie qui se dressait comme un roc sur le chemin de la mondialisation et que les artificiers de l’OTAN ont fait sauter pour que le les flux financiers ne connaissent plus d’entraves et apportent bonheur et prospérité aux peuples des Balkans (en n’oubliant pas d’isoler Belgrade de ses débouchés sur l’Adriatique et de la priver de marine de guerre)[2].

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J’ignore ce que se sont dit les deux hommes en prenant leur petit goûter entre les ors immondices de ce palais anachronique, j’ignore quels mots ont laissé filer leurs crocs devant le grand miroir prétentieux, plein d’échos oubliés et de secrets inavouables, mais je suis certain que cette réunion de travail – mais de quel travail parle Hashim Thaci ? – s’est faite les pieds dans le sang – et ça devait bien clapoter sous la table dressée cristal et porcelaine –, dans le sang des Serbes écrasés sous les bombes d’un Occident en croisade furieusement humanitaire, dans le sang des vieillards traînés hors de chez eux et exécutés froidement par l’Armée de Libération du Kosovo, dans le sang humilié des religieuses violées par des « criminels de guerre parés par M. Kouchner du titre d’héroïques résistants kosovars » (voir la vidéo : « Le colonel Jacques Hogard sur le Kosovo », Cercle Aristote, vers 15 mn).

On voit bien qu’elle a changé la politique avec l’emmarchisme et son candidat, on voit bien qu’elle est devenue belle la France sous le talon des petits maîtres de l’administration qui surplombent le troupeau bêlant et l’ignorent même – oubliant presque de le mépriser – pris qu’ils sont dans leurs bas calculs et dans les compromissions qui font leur succès, leur fortune et les font se dandiner dans leurs ego distendus.

Notes

[1] Terme espagnol désignant un personnage qui se veut élégant et qui est excessivement soigné.

[2] C’était en petit ce que l’OTAN a cherché à faire en grand à la Russie en organisant son coup d’Etat à Kiev en février 2014. Devant le danger, la Russie a occupé la Crimée afin de rester maîtresse des lieux et de sa flotte stationnée à Sébastopol.

https://www.levilainpetitcanard.be/articles/ailleurs/macron-son-energie-et-son-devouement-pour-le-progres-au-kosovo_495183834

Les Palestiniens ne cesseront jamais d’exiger la justice

TRIBUNE LIBRE / Par Basem Naim, à Gaza - ancien ministre de la Santé et conseiller du Premier ministre palestinien sur les relations internationales.

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Depuis trop longtemps, l'Occident applaudit au spectacle de la répression de dizaines de milliers de manifestants sans armes, qui ne font que réclamer la justice, par une force impitoyable lourdement armée.

Aujourd'hui, des centaines de milliers de manifestants pacifiques ont marché, sans armes, vers la frontière imposée par Israël à la bande de Gaza assiégée. Ils n’ont pas pu l’approcher car, d’une distance de plusieurs centaines de mètres, des tireurs d'élite israéliens leur ont tiré dessus, faisant dix morts et des centaines de blessés parmi les Palestiniens.

Ce n'est pas du cinéma. C'est Gaza. C'est la Palestine.

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Cela fait plus de soixante-dix ans que nous, Palestiniens, essayons par tous les moyens possibles et imaginables d'obtenir les droits que nous garantit normalement le droit international et humanitaire.

Au cours de ces décennies, des dizaines de Résolutions ont été adoptées par un large éventail d'organismes internationaux, d'associations et d'ONG en faveur de nos droits fondamentaux à la liberté, à l'autodétermination et au retour dans les maisons dont nous avons été expulsés par la force en 1948.

Contredisant le mythe romantique de la création de l’Etat hébreu, des dizaines d'historiens et de journalistes respectables, y compris des Israéliens comme Ilan Pappe et Gideon Levy, ont prouvé que l'attaque sioniste coordonnée de 1948 contre des centaines de villages palestiniens ancestraux était bien le début d'un projet réfléchi de nettoyage ethnique qui se poursuit sans relâche jusqu’à aujourd'hui.

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Prétendre que près d'un million de Palestiniens ont volontairement quitté leurs maisons, leurs écoles, leurs mosquées et leurs églises en 1948 n’a pas plus de sens que d’affirmer que la terre est plate. La fuite massive et désespérée des Palestiniens devant l'assaut paramilitaire sur nos communautés ancestrales est une réalité que personne ne peut honnêtement contester.

Malgré la quasi-unanimité des juristes internationaux à propos de notre cause, la communauté mondiale n'a pas pu ou n'a pas voulu rendre justice au peuple palestinien qui vit dans des bantoustans entourés de murs dans son propre pays, ou a été contraint de fuir dans la diaspora et de devenir des réfugiés apatrides éparpillés dans le monde entier.

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Et pendant toutes ces décennies, les États occidentaux ont ouvertement adopté des politiques qui non seulement favorisent et protègent Israël, mais lui donnent les moyens de poursuivre son occupation illégale des territoires palestiniens.

Aucun État n'a davantage contribué à cette injustice historique que les États-Unis. Non satisfaits d’octroyer plus de 250 milliards de dollars d'aide gouvernementale directe à Israël, les États-Unis ont utilisé leur droit de veto plus de 70 fois au Conseil de sécurité pour empêcher l'adoption de Résolutions condamnant les politiques israéliennes.

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Dans le soutien financier sans précédent des États-Unis à Israël, il y a des dizaines de milliards de dollars d'aide et d'équipement militaires qui donnent à Israël les moyens de piétiner les droits et les aspirations légitimes de millions de Palestiniens et de semer la mort et la destruction dans nos communautés. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie, beaucoup d'autres ont été blessées ou mutilées et plus encore ont été mises en prison pendant toutes ces années, dans un système de "justice" militaire qui prive les Palestiniens de la moindre justice.

Récemment, pour punir toujours plus les Palestiniens de manifester une volonté politique, l'administration américaine a coupé plus de 360 millions de dollars d'aide sur sa part annuelle de 1,2 milliard de dollars à l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Ce programme d’aide internationale fournit des prestations en matière de santé, d'éducation et d'alimentation à quelque 5 millions de réfugiés palestiniens dans le monde, ce qui représente environ 40 % de la population totale de 11,5 millions de Palestiniens à l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine.

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Au cours des 25 dernières années, les Palestiniens ont vainement essayé, en toute bonne foi, de réaliser leurs aspirations légitimes en participant à un processus de négociation long, complexe, et contre-productif.

En raison du déséquilibre fondamental du rapport de force sur le terrain et d'un immuable parti pris international pro-israélien, Israël a utilisé cette " négociation " comme couverture de son programme d'annexion illégale des terres palestiniennes en Cisjordanie.

Non content d'inonder la Cisjordanie de centaines de milliers de "colons" illégaux, Israël a poursuivi son attaque systématique contre les droits fondamentaux des Palestiniens dans tous les territoires occupés, y compris Gaza.

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Quel a donc été le résultat de ce blocage unilatéral israélien de 25 ans ? Nous avons assisté, comme on pouvait s'y attendre, au sabotage de toutes les opportunités réelles de stabilité et/ou de désescalade de la violence et la propagation de la violence dans toute la région, n’est-ce pas ?

Le blocage du processus avait pour objectif d’annihiler tout espoir de liberté, tout espoir d'un État indépendant et d'un retour dans les foyers dont ils nous avaient chassés au cours de toutes ces nombreuses années, n’est-ce pas ? Et qu'en est-il de la vie quotidienne des Palestiniens sous occupation, que ce soit en Cisjordanie divisée en cantons contrôlés, ou dans la bande de Gaza assiégée ? Les deux territoires ont été transformés en l’enfer insupportable que tout le monde voit et que nous, nous vivons. Meurtre, emprisonnement, siège, saisie de terres, démolition de maisons, misère, chômage, privation de soins médicaux et interdiction de voyages, voilà le lot quotidien de millions de Palestiniens.

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Comme les autres peuples du monde, les Palestiniens aiment la vie, leur communauté et leur famille, et tout ce que nous voulons, c’est que nos enfants aient un meilleur avenir que nous. Cependant, il semble que notre aspiration collective et légitime soit inacceptable pour beaucoup de pays du monde qui font tout au plus semblant de s’intéresser à nous, mais sans jamais rien faire, pendant que l'Occupation et l'injustice se perpétuent au vu et au su de tous.

Peu de nations, semble-t-il, ressentent le besoin de s’opposer à l'agression israélienne et à son occupation qui violent pourtant toutes les normes de la décence et du droit international de quelque point de vue que l’on se place.

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Après avoir étudié nos différentes options, et forts de notre droit légitime de résister, nous, Palestiniens de Gaza, nous avons décidé d’organiser des marches pacifiques aux abords des clôtures de ségrégation qui nous interdisent la moindre velléité d'autodétermination. Nous exigeons la fin de l'occupation, la fin du siège de Gaza, et la reconnaissance du droit des Palestiniens à revenir chez eux conformément à la résolution 194 de l'ONU, publiée en décembre 1948.

Ces événements commencent aujourd'hui pour coïncider avec l'anniversaire de la "Journée de la Terre", au cours de laquelle six Palestiniens ont été tués en 1976, alors qu'ils défendaient leur terre saisie par les autorités israéliennes dans la région de Galilée.

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Dans la tradition de la résistance passive, nos activités seront pacifiques et se poursuivront aux abords de la frontière jusqu'au 15 mai, date du 70e anniversaire de la "Nakba", au cours de laquelle plus d'un million de Palestiniens ont été expulsés de leurs foyers.

Tous les Palestiniens de notre patrie et de la diaspora, y compris les hommes, les femmes et les enfants, participeront à ces marches et aux manifestations qui revendiquent toutes la justice, la liberté, et le droit de vivre. Nos activités seront supervisées par un comité national qui représente toutes les forces et les factions palestiniennes ainsi que la société civile, les personnalités et les sympathisants palestiniens.

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Le Comité a diffusé de nombreuses publications et instructions à l'intention des participants aux marches, qui soulignent le caractère pacifique de ce mouvement particulier et la nécessité d'éviter la violence et les provocations d'Israël qui ont pour objectif l’escalade la violence. Le Comité a également désigné divers représentants sur le terrain pour superviser nos efforts collectifs et veiller à ce que notre message soit répandu par des moyens puissants et pacifiques.

Nous nous attendons à ce que, quoique nous fassions, Israël se livre à des provocations pendant nos manifestations, et nous ferons tout ce que nous pouvons pour que leurs efforts pour mettre le feu restent sans réponse.

Aujourd'hui, une fois de plus, nos pires craintes se sont malheureusement matérialisées quand Israël s’est mis à tirer des centaines de balles réelles et de grenades lacrymogènes à la vue des manifestants pacifiques, armés de leur voix et de leur autodétermination.

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Israël a longtemps craint, et tenter de contrecarrer de son mieux, tous les efforts déployés par les Palestiniens pour révéler au monde la réalité de l'occupation et du siège de Gaza qui prouvent la fausseté de la prétention israélienne d'être le seul État démocratique de la région : un État qui respecterait et protègerait les droits de l'homme et honorerait le droit fondamental à la liberté d'expression.

Contre ce mantra se dresse la pratique quotidienne des forces d'occupation qui montre une réalité complètement différente . . . une réalité pétrie de racisme, de violence et de violations systématiques des droits de l'homme.

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Récemment, l'arrestation et la détention d'Ahed Tamimi, aujourd'hui âgée de 17 ans, en Cisjordanie, parce qu'elle avait giflé un soldat israélien lourdement armé qui s'était introduit chez elle, n'est qu'une des centaines d'événements qui montrent ce qu’est la vie et la mort en Palestine. Il n'y a pas si longtemps, Ibraheem Abu Thuraya en fauteuil roulant a été tué par un tireur d'élite israélien pour avoir simplement brandi un drapeau palestinien, à la frontière de Gaza, devant les soldats israéliens qui contrôlent qui peut entrer ou sortir de la demeure assiégée d'environ deux millions de personnes.

Compte tenu d'une longue histoire bien documentée des violences de l'Occupation, les Palestiniens craignent avec raison que, malgré la nature pacifique de ces marches, Israël ne s'en serve comme prétexte pour tuer et blesser encore plus de nos concitoyens.  Dans le passé, les forces d'occupation n'ont jamais tardé à provoquer des manifestations non violentes pour les faire dégénérer en affrontements violents au cours desquels nos communautés et nos enfants ont payé le prix fort pour avoir essayé de faire entendre leurs voix.

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L'attaque israélienne d'aujourd'hui contre notre peuple pacifique prouve, une fois de plus, que l'histoire se répète et qu’elle permet souvent de prévoir ce qui va arriver.

Néanmoins, nous ne laisserons pas décourager par les agressions israéliennes, car nous exerçons notre droit fondamental de résister à l’oppression et de manifester pour garantir à nos enfants un avenir meilleur, un avenir empreint de justice et d’égalité.

Basem Naim, qui réside à Gaza, est l'ancien ministre de la Santé et conseiller du Premier ministre palestinien sur les relations internationales.

https://www.levilainpetitcanard.be/articles/ailleurs/les-palestiniens-ne-cesseront-jamais-dexiger-la-justice_184899094

samedi 7 avril 2018

Après la marche blanche pour Mireille Knoll, Jean-Luc Mélenchon allume le Crif, une "secte communautaire"

Le chef de file des Insoumis s'est lâché dans sa note de blog ce mercredi 4 avril : il y revient sur son départ forcé de la marche blanche contre l'antisémitisme, après les déclarations hostiles du président du Crif Francis Kalifat. Ce dernier est qualifié de "chef communautaire" par Jean-Luc Mélenchon, dans un texte particulièrement virulent.

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La vengeance est un plat qui se mange froid pour Jean-Luc Mélenchon. Le 27 mars dernier, à la veille de la marche blanche contre l'antisémitisme organisée en mémoire de Mireille Knoll - cette octogénaire juive assassinée - le président du Conseil représentatif des institutions juives (Crif), Francis Kalifat, prévenait que "ni Jean Luc Mélenchon et les insoumis ni Marine Le Pen et le FN" ne seraient "les bienvenus" au rassemblement. Une manière de désigner le chef de file de la France insoumise (FI) comme une personnalité illégitime pour défendre les juifs contre la haine (contre l'avis même du fils de Mirelle Knoll) qui avait beaucoup choqué, et surtout eu des conséquences : le lendemain, Jean-Luc Mélenchon avait dû quitter de manière précipitée le cortège de ce qui devait être un rassemblement consensuel, chassé par les insultes et les menaces.

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Le soir de la marche blanche, le chef du groupe insoumis à l'Assemblée avait calmé le jeu, estimant qu'il ne fallait "pas confondre 40 énergumènes avec des milliers de braves gens que compte ce pays". C'était pour mieux exprimer sa colère quelques jours plus tard, dans une note de blog décapante qu'il publie ce mercredi 4 avril. Celle-ci est quasiment intégralement consacrée à la controverse entre le Crif et les Insoumis à l'occasion de la marche blanche. Jean-Luc Mélenchon se dit scandalisé que "l’unité de la communauté républicaine" y ait été "déchirée par un particularisme communautariste arrogant et sans pudeur". L'exfiltration forcée des Insoumis présents dans le cortège l'a beaucoup choqué : il s'en prend à la Ligue de défense juive (LDJ), groupuscule ultra-violent et fortement soupçonné d'être à l'origine des heurts, qualifiée de "milice braillarde". Mais Jean-Luc Mélenchon reproche aussi aux "officiels", à la police, au cabinet du ministère de l'Intérieur d'avoir "abandonnés [les Insoumis] à la vindicte de la milice du Crif".

"Chef communautaire", "groupuscule ethnique"...

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Pour Mélenchon, les événements sont bien plus qu'un simple "incident de manif" ; des "digues symboliques essentielles" ont été rompues. "Vous avez accepté que nous soyons mis dans le même sac que l’extrême droite, dénonce-t-il. Vous avez accepté que les écharpes tricolores soient expulsées sur ordre des communautaristes." Si Richard Ferrand, le chef du groupe LREM à l'Assemblée, est salué pour avoir quitté la marche, le président de l'Assemblée François de Rugy est vilipendé pour avoir "détourné le regard", et qualifié de "tout petit bonhomme voué au parjure et aux coups bas".

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Mais c'est surtout le Crif et son président Francis Kalifat qui en prennent pour leur grade. Ce dernier serait un "chef communautaire", et l'organisation qualifiée de "secte communautaire", voire même de "groupuscule ethnique (...) se réclamant des intérêts d'un Etat étranger" ! Les positions du Crif, très favorables au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, sont en effet vilipendées par Jean-Luc Mélenchon : il estime que Francis Kalifat a "proclamé devant le pays une singularité communautaire radicale" ainsi qu'une "allégeance de principe à un gouvernement étranger et à sa politique quelle qu'elle soit". L'Insoumis va jusqu'à avancer que "Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites."

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En conclusion, Jean-Luc Mélenchon, qui avoue que "la blessure" que la polémique a ouverte en lui "ne cicatrisera pas de sitôt", se livre à une défense enflammée du modèle républicain. Réaffirmant "le soin particulier" qui doit protéger les citoyens français de confession juive contre les attaques dont ils font l'objet, il estime que "la République n’accepte pas que leur soit attribué une mise à part, même par ses propres chefs communautaires". Et réaffirme ses convictions : "L’universalisme a vaincu en France. La France n’est pas une collection d’indigènes."

Par Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/politique/apres-la-marche-blanche-pour-mireille-knoll-jean-luc-melenchon-allume-le-crif-une-secte?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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En savoir plus sur la LDJ, un article du DECODEX, insoupçonnable par principe du moindre parti pris... :

 

La LDJ est née en France sous l’appellation « Liberté démocratie et judaïsme ». Créée sous le statut d’association en octobre 2000, elle s'est dissoute d'elle-même dès 2003, sans jamais cesser ses activités, même sans existence légale.

Essentiellement présente en région parisienne, forte de quelques dizaines de membres tout au plus, auxquels se greffent des « irréguliers » au fil des événements, elle s’inspire directement de la Jewish Defense League, créée aux Etats-Unis en 1968 par le rabbin Meir Kahane, aujourd’hui classée par le FBI comme un groupe terroriste et interdite suite à des tentatives d’attentat à la bombe contre une mosquée.

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La LDJ française a été fondée par des anciens du Betar, autre mouvement d’autodéfense juive plus ancien, dont elle a peu ou prou pris la succession. Comme la JDL, la LDJ se définit comme « une organisation sioniste, affirmant que la seule protection du peuple juif contre l’arbitraire et la violence, est Israël, état juif souverain ». Elle se donne pour mission de « protéger les juifs de France contre la violence tant verbale que physique de leurs ennemis ». Elle milite aussi pour éduquer les jeunes juifs au retour en terre d’Israël. 

En 2011, la LDJ fait polémique en proposant à ses militants de partir en Israël aider à défendre les colonies.

(...)

Comme son homologue américaine, la LDJ assume le recours à la violence. Dans sa charte, elle explique « vouloir défendre le peuple juif contre toutes les formes modernes de haine antijuive, antisémitisme, judéophobie, antijudaïsme et antisionisme », etce en maintenant « une veille tant idéologique que sportive afin de pouvoir parer à toutes menaces physiques des ennemis du peuple juif ».

Pour ce faire, la Ligue revendique donner à ses membres « un entraînement physique régulier de techniques d’autodéfense [leur] permettant de pouvoir se défendre et d’aider, le cas échéant, tout membre de la communauté en difficulté ».

Les militants, de jeunes hommes pour l’essentiel, pratiquent notamment le krav maga, technique d’autodéfense de l’armée israélienne. La LDJ ne dispose pas d’une structure très claire ni de responsables très identifiés, mais fonctionne plutôt comme une « marque » qui rallie de jeunes juifs désireux d’en découdre.

Et à plusieurs reprises, ces derniers ont été mêlés à des violences. En 2002, une dizaine de jeunes hommes sont arrêtés, porteurs d’armes blanches et de battes de base-ball, en marge d’une manifestation du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) au cours de laquelle un commissaire de police est grièvement blessé.  Le 30 décembre 2003, des étudiants d’une association propalestinienne sont attaqués au sein même du tribunal administratif de Paris par des militants proches de ce mouvement.

L'autodissolution de la LDJ, en 2003, ne l’empêche pas de poursuivre son activité. En 2009, deux lycéens d'origine maghrébine du prestigieux établissement Janson-de-Sailly, dans le XVIe arrondissement de la capitale, sont roués de coups lorsqu’ils refusent des tracts de la LDJ. La même année, une librairie qui soutenait la cause palestinienne est saccagée par des militants proches de la ligue. En 2011, une vingtaine de militants attaquent un cinéma parisien qui projette un film sur les exactions israéliennes à Gaza. La LDJ s’en est également prise à Stéphane Hessel ou à l’écrivain Jacob Cohen.

(...)

Outre les violences physiques, la LDJ développe une activité militante sur Internet. Dès 2001, le site Cpiaj (comité pour une information authentiquement juive), qui déverse caricatures et pamphlets anti-Arabes, mais aussi contre certaines personnalités de confession juive qualifiées de « vermines » pour leurs positions, est fermé suite à une série de plaintes.

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Cet aspect de l’activité de la LDJ ne va faire que s’amplifier au fil du temps. Il suffit d’aller sur la page Facebook de l’organisation pour lire des posts et des commentaires truffés de fautes d'orthographe qui qualifient les musulmans de « rats », de « racaille maghrébine » et autres propos injurieux.

Si la France n’a pas interdit la LDJ, ce n’est pas le cas, on l’a vu, des Etats-Unis, où la Jewish Defense League (JDL) est classée comme organisation terroriste. La Ligue est également interdite en Israël, suite notamment au massacre du tombeau des Patriarches : en 1994, un extrémiste israélo-américain, Baruch Kappel Goldstein, ancien de la JDL, avait tué 29 Palestiniens et blessé 125 personnes avant d’être lui-même tué.

De nombreuses organisations antiracistes, comme le MRAP, mais également des associations juives françaises demandent maintenant la dissolution de la LDJ, par exemple l’Union juive française pour la paix.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/23/au-fait-qu-est-ce-que-la-ligue-de-defense-juive_4461247_4355770.html

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jeudi 12 octobre 2017

Voiture de police incendiée : jusqu'à sept ans de prison prononcés contre des militants antifas

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé le 11 octobre des peines allant jusqu'à sept ans de prison ferme contre sept personnes impliquées dans l'attaque et l'incendie d'une voiture de police en mai 2016 à Paris, sous les protestations de leurs partisans rassemblés devant la salle.

59dde81b09fac282298b4567S'il a relaxé deux jeunes hommes qui étaient poursuivis pour participation à un attroupement violent, le tribunal a condamné le militant antifasciste Antonin Bernanos, prévenu le plus scruté de cette affaire retentissante, à cinq ans de prison dont trois ferme pour «violences aggravées». L'étudiant de 23 ans n'a toutefois pas été incarcéré immédiatement.

La peine la plus lourde, sept ans ferme, a été prononcée contre Joachim Landwehr, reconnu coupable d’avoir lancé le fumigène ayant causé l’incendie de la voiture. Mais ce dernier ne s’est pas présenté au procès et l’on suppose qu’il se trouve actuellement en Suisse, pays dont il est citoyen.

Des manifestants s'étaient donné rendez-vous devant le tribunal correctionnel pour soutenir les prévenus. Un important dispositif policier avait été déployé pour l'occasion.

Les audiences ont été rythmées par les clameurs de dizaines de personnes massées à l'extérieur de la salle, scandant des slogans tels que «Flics, violeurs, assassins» ou «Tout le monde déteste la justice».

«Ils pourront à nouveau se livrer à des actes de violence»

Le porte-parole du syndicat de police Alliance a exprimé ses réserves concernant ce verdict. «Cela pourrait sembler satisfaisant, mais ce n'est que de l'apparence si l'on regarde les faits. Celui qui est condamné à sept ans de prison est toujours en fuite. [...] Concernant Antonin Bernanos, c'est trois ans fermes mais sans mandat de dépôt, il y aura donc obligatoirement un aménagement de peine. Aujourd'hui il est libre et demain il pourra à nouveau participer à des manifestations et se livrer à des actes de violence», a-t-il déploré.

Des images qui ont fait le tour du monde

Les faits survenus le 18 mai 2016 avaient marqué les esprits. Une voiture de police avait été attaquée puis incendiée, près de la place de la République à Paris, lors d'une contre-manifestation qui avait dégénéré en marge d'un rassemblement contre la «haine anti-flics». Les images du véhicule en flamme avaient été diffusées dans de nombreux pays.

Les images de l'agression montraient plusieurs personnes cagoulées attaquant une voiture de police, l'une brisant une fenêtre, une autre frappant un policier à l'intérieur, une autre encore cassant la vitre arrière avec un plot. Enfin, un individu lançait un fumigène allumé dans la voiture, provoquant son embrasement et forçant les agents à en sortir.

https://francais.rt.com/france/44456-voiture-police-incendiee-sept-ans-prononces-antifas

Posté par UPR Creuse à 08:18 - - Permalien [#]
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