jeudi 16 novembre 2017

Eric Cantona ne se sent «pas français»

L'ancien international français, fameux pour sa virtuosité balle au pied mais aussi pour son franc-parler, a confié sur France Inter qu'il ne se sentait pas Français... mais habitant du monde, changeant d'ailleurs régulièrement de pays de résidence.

ACT CANTONA MACRON

Ses sorties médiatiques sont peu nombreuses mais passent rarement inaperçues. Eric Cantona s'est livré ce 14 novembre à France Inter sur son sentiment d'appartenance... qui déborde amplement du sentiment national. «Je suis athée et je n'ai pas de pays. Je ne me sens pas Français car si on zoome, c'est-à-dire qu'on part du pays, on rentre dans la région, du nationalisme on va dans le régionalisme et puis dans la ville, son quartier [...] On finit nombriliste. En revanche, si je "dézoome" en partant du pays, je vais vers le monde et vers l'univers. Je viens de l'univers moi», a-t-il déclaré.*

L'ex-footballeur, désormais comédien et réalisateur, peaufine son raisonnement : «Je suis né ici, je me suis construit ici mais je ne suis pas Français. J'ai vécu en Angleterre, j'ai vécu en Espagne, aujourd'hui je vis au Portugal et demain je vivrai ailleurs [...]  Je n'ai aucun regard sur la France. Quand je décide de vivre à l'étranger c'est justement pour vivre à l'étranger, dans un autre pays.»

Citoyen du monde totalement déconnecté de l'actualité française ? Eric Cantona est légèrement contradictoire, puisqu'il n'oublie pas de donner (rarement certes) son avis sur la politique de l'Hexagone. Après l'élection présidentielle de 2017, il avait notamment déclaré, le 29 mai sur Eurosport, avoir voté pour Emmanuel Macron au second tour, allant jusqu'à comparer le président de la République fraîchement élu à la nouvelle pépite du football français, Kylian Mbappé.


 

https://francais.rt.com/france/45620-eric-cantona-francais-identite

BASE 14 995X225"Je viens de l'univers moi», a-t-il déclaré": s'il continue, il pourra s'entretenir avec les dirigeants des autres planètes, à l'image de son mentor Jean- Claude Juncker...

GD-dessin-jean-claude-junker-et-les-extraterrestes-brexit_150dpiPauvre France!

P.G.

Posté par UPR Creuse à 08:34 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 14 novembre 2017

Symboles européens: Macron finit le boulot...

Jean-Luc Mélenchon a eu le courage – que n’avaient pas eu avant lui, notons-le, les députés du PCF – de contester la présence du prétendu drapeau européen dans l’enceinte de l’Assemblée soi-disant NATIONALE, même s'il a reculé depuis en en réclamant... un autre avec plus d'étoiles! L'article qui suit nous explique comment les symboles européens rejetés par les Français en 2005 sont désormais officiels en France...en toute illégitimité démocratique, par simple "fait du Prince".    P.G.


Tout se tient… Et à travers l’étude de nos propres symboles et de ceux de l’Union européenne, par rapport à l’initiative épidermique de notre Président, je ne pouvais pas ne pas aborder le problème de la souveraineté du peuple qui est aussi celui de la démocratie à laquelle nous sommes les uns et les autres attachés (...)

ARG MELUCH DRAPEAUX

En effet, pour mieux imposer le drapeau européen au sein de l’Assemblée nationale, notre Président a cru devoir prendre, le 17 octobre 2017, une initiative discutable et regrettable en reconnaissant les symboles européens contre la volonté du peuple français qui s’était manifestée le 29 mai 2005 par le rejet du Traité constitutionnel européen qui nous proposait de tels symboles.

A priori cette décision pourrait sembler anodine mais elle marque davantage, de la part de nos gouvernants actuels, leur volonté de placer la France dans une situation d’allégeance vis-à-vis de l’Union européenne en mettant les symboles européens sur le même pied d’égalité que les symboles français qui, chargés de sens, sont le fruit de notre longue histoire nationale.

L’amendement, déposé par les dix-sept députés LFI, prévoyait que « seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore (…) et le drapeau de l’Organisation des nations unies » au motif que « la France n’est pleinement en phase avec son projet politique historique d’indépendantisme et de promotion de la paix que si elle dépasse tout ancrage régional et zonal » (amendement rejeté par la Commission des lois le 4 octobre 2017).

Or voici que dans un courrier adressé le 17 octobre 2017 au président du Conseil européen Donald TUSK, le Président MACRON reconnaît le drapeau bleu aux 12 étoiles ainsi que les autres symboles de l’UE en joignant la France à la Déclaration N° 52 signée par 16 Etats membres de l’UE reconnaissant les symboles européens.

“C’est un geste avant tout symbolique et politique”, explique l’Élysée.

“La France confirme ainsi son attachement aux symboles européens. »

Le fait que cela soit un geste symbolique, cela va de soi et on l’avait compris…

Mais que ce geste engage la France dans son attachement aux « symboles européens », cela est beaucoup plus discutable car le Président ne possède que des pouvoirs qui lui sont délégués par notre texte constitutionnel et devant s’exprimer selon certaines formes. Or il affirme ici ses propres convictions européennes et il n’est pas sûr, ce faisant, qu’il représente ainsi l’opinion des Français qui s’était d’ailleurs déjà exprimée régulièrement (par référendum) et négativement sur le sujet le 29 mai 2005

Cette décision du Président avait été annoncée le 10 octobre 2017 à l’occasion d’un débat sur l’Europe à Francfort (Allemagne). Le courrier d’Emmanuel Macron, dont le contenu n’a pas été rendu public par l’Élysée, porte sur l’acceptation de la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui stipule que “le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de L’Ode à la joie de la Neuvième symphonie de Beethoven, la devise “Unie dans la diversité”, l’euro en tant que monnaie de l’UE et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’UE et de leur lien avec celle-ci”.

Rappelons que cette Déclaration N°52 ne fait pas corps avec le Traité de Lisbonne lui-même. Il s’agit, en effet, vis-à-vis de ces symboles, d’une « déclaration », annexée à l’Acte final du Traité de Lisbonne, par laquelle 16 États membres (et non tous les États membres) se sont engagés à adopter ceux-ci dans les termes suivants :

« La Belgique, la Bulgarie, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie déclarent que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de « l’Ode à la joie » de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise « Unie dans la diversité », l’euro en tant que monnaie de l’Union européenne et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci. » (Dernière partie, Journal officiel de l’Union européenne, 2007 C 306-2).

Ainsi donc, jusqu’à ce jour, la France ne faisait pas partie – et elle n’était pas la seule (l’Union européenne comptant 27 pays) – des États ayant déclaré leur adhésion et allégeance aux symboles européens et, juridiquement, la position défendue par J.L. MÉLENCHON était fondée.

Si la France, pendant 10 ans, n’avait pas adopté une telle déclaration, ça n’était pas un hasard…

Le projet de Traité sur la Constitution européenne (TCE) établissait, en son article I-8 « Les symboles de l’Union » parmi lesquels le drapeau : « le drapeau de l’Union représente un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu ». Les autres symboles  officiels de l’UE étaient la devise (« Unie dans la diversité »), l’hymne (l’Ode à la joie = quatrième mouvement de la neuvième symphonie de Ludwig van BEETHOVEN) et l’euro.

Cet article n’entra jamais en vigueur du fait du « non » lors des référendums français et néerlandais.

Le peuple français ayant pour sa part rejeté le 29 mai 2005 le TCE qui prévoyait l’adoption des symboles de l’UE.

L’on pouvait donc démocratiquement et légitimement considérer que ce qui avait été rejeté avec ce Traité n’était pas accepté par le peuple français ni davantage adopté au niveau européen et que le Chef de l’Etat français (Nicolas Sarkozy en 2007) et le Gouvernement français en s’abstenant de se joindre à la Déclaration des 16 au moment de la signature du Traité de Lisbonne en 2007 entendaient bien se soumettre, sur les symboles, à la décision du peuple français.

En effet, le traité de Lisbonne en tant que tel – adopté le 13 décembre 2007-, très prudemment, ne mentionne plus les symboles précités, sauf  l’euro déclaré monnaie officielle de l’Union.

http://www.ideesaisies.org/ 1206-2/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/deux-drapeaux-oui-lesquels/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

vendredi 10 novembre 2017

Compte rendu de la venue de François Asselineau à GE Hydro-Alstom

Compte rendu de la venue de François Asselineau à GE Hydro-Alstom
François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle de 2017 et Président de l'Union populaire républicaine a été reçu par les salariés d'Alstom-GE à Grenoble ce 7 novembre 2017. Devant plus de 80 personnes, il a exposé pendant une heure pour quelles raisons la France doit se retirer de l'Union européenne et de l'euro en urgence, par application de l'article 50 du traité de l'Union européenne, si elle veut sauver ce qu'il reste de son industrie.
François Asselineau a notamment rappelé que la vente d'Alstom à GE a été permise d'abord et avant tout par les traités européens et par leur application. En effet, en vertu de l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), les autorités françaises n'ont pas le droit de limiter les mouvements de capitaux avec l'ensemble des autres pays du monde : en particulier, elles ne peuvent pas s'opposer aux délocalisations, ni aux rachats par l'étranger de tout type d'actifs. L'article 63 du TFUE, conjugué avec les effets délétères de l'euro, explique la désindustrialisation accélérée de la France et l'impossibilité de lutter contre.
François Asselineau a également rappelé la contradiction fondamentale qui existe entre, d'une part, la volonté de protéger les intérêts nationaux et, d'autre part, la prétendue « construction européenne » qui postule justement qu'il n'y a pas d'intérêts nationaux.
Il a rappelé que le bradage d'Alstom à l'Amércain GE présente des analogies avec l'abandon d'Arcelor dans les mains de l'Indien Mittal. Dans les deux cas, les gouvernements français ont pris des décrets pour empêcher ces débâcles industrielles et stratégiques - M. Montebourg dans le cas d'Alstom et M. de Villepin dans le cas d'Arcelor - et dans les deux cas ce sont les avis de la Commission européenne qui se sont imposés au détriment des intérêts nationaux français.
Dans le cas d'Alstom, c'est le commissaire européen français au marché intérieur, Michel Barnier, qui s'est opposé au gouvernement français en mai 2014, déclarant notamment que « on n'assurera pas une bonne protection de l'industrie européenne, son développement, avec du protectionnisme ». Le résultat est le démantèlement d'Alstom, la perte d'actifs de pointe ainsi que des suppressions d'emplois massives.
Dans le cas d'Arcelor, c'est la commissaire européenne néerlandaise en charge de la concurrence, Neelie Kroes (connue par ailleurs pour des faits de grande délinquance financière), qui avait fait plier le gouvernement français en septembre 2005, déclarant notamment que « confrontés à l'insécurité et à une perte de confiance collective, certains politiques sont prompts à rechercher des politiques régressives de repli sur soi. Ils veulent protéger des champions et des marques nationaux – ou même européens – des assauts du marché mondial pour relancer les canards boiteux de l'industrie. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être complaisants face à la résurgence actuelle de la rhétorique protectionniste. Le risque est à la fois réel et urgent. »
Enfin, François Asselineau a insisté sur le fait que la « construction européenne » entraine nécessairement la mise sous tutelle étrangère de la France en général, et de ses actifs stratégiques en particulier. L'affaire Alstom en a donné un témoignage éclatant. En cédant à GE les turbines « Arabelle » qui équipent nos centrales nucléaires, nous avons tout simplement perdu notre indépendance énergétique et notre capacité à produire nous-mêmes notre électricité.
GE et, derrière, le gouvernement américain, a désormais la capacité de nuire au fonctionnement de nos centrales nucléaires qui assurent 75% de la production d'électricité en France. Il suffit à GE d'arrêter la maintenance des turbines ou d'arrêter la livraison de pièces détachées. GE s'est d'ailleurs déjà servi de ce levier de pression pour imposer de nouvelles conditions financières plus favorables pour elle auprès d'EDF. GE a, en effet, stoppé la maintenance des turbines d'EDF pendant plusieurs jours en février 2016.
L'attrait de la filière nucléaire française aux yeux de l'étranger a également considérablement diminué. En effet, la crédibilité de cette filière dépend désormais du bon vouloir d'un élément non français, à savoir GE qui n'a pas hésité à exercer un "chantage à la turbine" à EDF.
De même, François Asselineau a souligné la perte de notre indépendance militaire puisque la plupart des bâtiments de la marine nationale, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, dépendront désormais de GE pour des éléments clés de leur propulsion.
Il a rappelé également que GE a mis la main au travers du rachat d'Alstom sur des technologies de suivi des satellites étrangers, qui ont une application militaire stratégique.
François Asselineau a répondu aux questions de la salle qui ont porté principalement sur l'absence de soutien des pouvoirs publics à Alstom qui subit une véritable Bérézina, se soldant par des suppressions d'emplois considérables. Il a aussi répondu aux questions des journalistes du Dauphiné Libéré et de France Bleu, qui ont assisté à une grande partie de la rencontre.
Contact médias :
Thibaud Lonjon
presse@upr.fr

Screen-Shot-10-28-17-at-10

Posté par UPR Creuse à 08:16 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 9 novembre 2017

Assemblée : finalement, Jean-Luc Mélenchon accepterait un drapeau européen... à 29 étoiles

Clarification utile de Mélenchon: ce qui le gêne à l'Assemblée nationale, ce n'est pas le drapeau européen en lui-même! C'est le fait que le drapeau européen fasse référence à un symbole marial. Il veut malgré tout promouvoir un symbole de l'UE dans l'hémicycle... juste avec un autre drapeau.
La France insoumise, contre l'UE... vraiment? D.P.


 

ACT MELUCH UE

Le 7 novembre, Jean-Luc Mélenchon met fin au long débat qui l'a opposé au gouvernement depuis sa première entrée à l'Assemblée en tant que député dès le mois de juin : il accepterait finalement un drapeau européen à 29 étoiles dans l'Hémicycle.

Elu député à l'Assemblée nationale pour la première fois le 18 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon s'était étonné deux jours plus tard, devant les caméras, de la présence du drapeau européen à côté du drapeau français. Visiblement agacé, il avait soufflé : «Eh, franchement... On est obligés de supporter ça ?», pointant du doigt l'objet de sa colère. Et d'ajouter : «Attends, c'est la République française ici... C'est pas la Vierge Marie.»

Il semblerait que le député de Marseille et patron du groupe Les Insoumis soit finalement revenu sur sa première impression et ait décidé de se ranger à une ligne plus ouverte à l'égard des institutions européennes.

«Il nous faut un drapeau qui nous rassemble», tonne l'Insoumis

Dans une vidéo diffusée le 7 novembre par La Chaîne parlementaire, on voit effectivement l'ancien député européen, de juillet 2009 à juin 2017, expliquer que le drapeau à douze étoiles ne correspondait pas à la situation européenne au moment de la création de l'emblème. «Il nous faut un drapeau qui nous rassemble», a-t-il opposé. Ce à quoi il a ajouté : «Si on nous mettait un drapeau à 29 étoiles, j'admettrais qu'il y ait un drapeau qui représente l'Union européenne. Ce n'est pas le cas.»

Pour mémoire, l'Union européenne compte actuellement 28 états membres et n'en comptera plus que 27 quand le processus de sortie du Royaume-Uni sera achevé.

Une brouille qui dure... Qui dure...

Le 10 octobre, réagissant à la proposition des Insoumis de retirer le drapeau européen de l'Assemblée, le président de la République, Emmanuel Macron avait déclaré : «Au moment où certains en France ont des débats, où on se rétrécit et voudrait enlever le drapeau européen, je veux vous dire que lors du prochain Conseil européen, j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l’hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d'enlever le drapeau européen de l'hémicycle français ou de tout autre lieu

Le député des Bouches-du-Rhône avait alors riposté sur son blog personnel : «Monsieur le Président, vous n’avez pas le droit d’imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n’est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté.»

https://francais.rt.com/france/45383-ue-finalement-jean-luc-melenchon-accepterait-drapeau-29-etoiles-assemblee

meluch 4

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 6 novembre 2017

[Vidéo] 38 ans de promesses d’Europe sociale

Dès son élection, Macron a promis de remettre l’Europe sociale au coeur du projet européen, sous les applaudissements de Jean-Claude Juncker qui a fait mine de trouver ça innovant. En octobre 2017, il prétend d’ailleurs avoir réglé le sujet des travailleurs détachés, tout comme Hollande prétendait en 2012 avoir réorienté l’Europe. En fait, Macron ne fait que reprendre le flambeau de près de 40 ans de promesses non tenues et de compromis mineurs arrachés sur le social aux autres pays ou à la Commission. Petit florilège en moins de 5 minutes !

VID FABIUS 1992

38 ans de promesses d'Europe sociale en bref

Ajoutée le 23 oct. 2017
https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=pMRgQQ7TNrs

BASE 14 995X225Une actualisation de notre vidéo sur ce thème, avec à la fin Juncker et Macron.

La farce continue!

P.G.

Posté par UPR Creuse à 17:38 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 9 octobre 2017

Lafarge accablé pour ses arrangements avec Daesh en Syrie

 «On acceptait le racket ou on partait»

L’enquête continue sur le versement présumé d’importantes sommes par le géant du ciment à des groupes terroristes en Syrie, notamment en 2013, en pleine expansion de Daesh (*). Certains dirigeants mettent en avant des intérêts économiques supérieurs…

ARG LAFARGE TERRORISMEUn an après l’ouverture d’une enquête préliminaire en octobre 2016 par le parquet de Paris, puis d’une information confiée depuis à trois juges d’instruction en juin dernier, le dossier contre le cimentier Lafarge devient accablant. La direction, basée en France, est suspectée d’avoir eu connaissance et d’avoir validé des paiements effectués par sa filiale syrienne, Lafarge Cement Syria (LCS), à des groupes armés terroristes afin de pouvoir continuer à exploiter un site en Syrie. Les enquêteurs soupçonnent en outre le géant franco-suisse du ciment d’avoir produit de fausses pièces comptables.

«Soit on acceptait le racket, soit on partait», a fait valoir en guise de défense un responsable de Lafarge, anonymement cité par l’AFP. Mais l’argument paraît un peu court, les auteurs dudit racket n’étant pas de simples voyous mais des terroristes de l’organisation Daesh. Ce qui ferait techniquement de l’entreprise Lafarge un soutien du terrorisme islamique. Même ligne de défense un peu surréaliste de la part de l’ex-président du groupe de 2007 à 2015, Bruno Lafont, aux enquêteurs des douanes judiciaires. «Pour moi, les choses étaient sous contrôle. Si rien ne me remontait, c’est que rien de matériel ne se produisait», assurait-il en janvier 2017, selon une source proche du dossier.

Mauvais timing

Tout commence en 2010, avant le début de la guerre civile en Syrie et l’extraordinaire émergence de l’Etat islamique. En octobre de cette année, Lafarge inaugure l’usine flambant neuve de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, qui lui a coûté 680 millions de dollars. Un investissement a priori sûr dans une république laïque dont les liens commerciaux avec la France sont anciens. Mais à peine six mois plus tard, les premiers troubles, prémices du chaos dans lequel allait être plongée la Syrie, éclatent.

A partir de 2013, la production de la cimenterie s’effondre et Daesh, en pleine expansion territoriale depuis son berceau irakien, devient incontournable dans la région. Mais contrairement au pétrolier Total ou à d’autres multinationales, le cimentier décide de rester.

Un seul intermédiaire entre Lafarge et Daesh

Cependant, pour se maintenir dans le pays, le cimentier va devoir mettre la main à la poche. Pour assurer la sécurité de ses employés – et donc maintenir l’exploitation de son site – LCS verse à un intermédiaire, «entre 80 000 et 100 000 dollars» par mois, d’après Bruno Pescheux, ex-directeur de la cimenterie entre 2008 et 2014. Mais l’intermédiaire n’est pas un simple porteur de valises. Il s’agit en effet d’un ex-actionnaire minoritaire de l’usine, un certain Firas Tlass. Celui-ci répartit ensuite les fonds entre différentes factions armées, toujours selon Bruno Pescheux. La part du gâteau pour Daesh stricto sensu aurait ainsi représenté environ 20 000 dollars par mois.

En contrepartie, l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi édite en mai 2014 un laissez-passer, avec la mention suivante : «Prière d’autoriser le ciment venant de Lafarge à passer les barrages». Le 29 juin de la même année, le jour-même où l’organisation autoproclame «le califat» et devient un quasi-Etat, une rencontre aurait même été organisée entre un de ses cadres et le responsable de la sécurité de la cimenterie.

Bénédiction du Quai d’Orsay ?

Selon les révélations de l’enquête, l’affaire remonte même jusqu’au sommet de l’Etat. Cette volonté de rester aurait reçu l’aval des autorités françaises, alors que Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères. «Le quai d’Orsay nous dit qu’il faut tenir, que ça va se régler […] On allait voir, tous les six mois, l’ambassadeur de France pour la Syrie et personne ne nous a dit : « Maintenant il faut que vous partiez »», a plaidé un autre dirigeant de Lafarge, Christian Herrault, ex-directeur général adjoint opérationnel.

D’autres responsables, d’après l’AFP, auraient en outre souligné l’importance de conserver un avantage stratégique afin d’être en première ligne pour participer à la reconstruction de la Syrie une fois la guerre terminée. Ces dirigeants pensaient-ils que les multinationales étaient au-dessus des lois contre le financement du terrorisme, lesquelles ne concerneraient que les particuliers ?

RT – 6 oct. 201

[*] Ndlr: Le groupe terroriste Daesh est issu de l’État islamique d’Irak (EII) créé en 2006; il a commencé à s’étendre et sévir en Syrie en 2013 sous l’appellation État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Et dès juin 2014 sous l’appellation Etat islamique

Lire aussi: http://arretsurinfo.ch/un-ancien-dirigeant-de-lafarge-reconnait-avoir-finance-letat-islamique-avec-laval-de-la-france/

Source: https://francais.rt.com/economie/44262-on-acceptait-racket-ou-on-partait-lafarge-daesh-syrie

Posté par UPR Creuse à 08:21 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 6 octobre 2017

Macron et Hollande: Alstom une trahison d’État aux très graves conséquences – Interview d’Eric Dénécé

Eric Dénécé, ancien directeur du renseignement français, explique comment les autorités françaises PS et LR (notamment Hollande et Macron) se sont entendues pour trahir les intérêts de la France et vendre pour une bouchée de pain Alstom qui fabrique désormais sous licence américaine une partie essentielle de la chaine du nucléaire français rendant la France complètement dépendante des USA dans ce domaine qui recoupe les domaines civils et militaires de la filière.

ARG DENECE ALSTOMParmi les dirigeants des grandes nations, seul Vladimir Poutine a dénoncé clairement les manœuvres américaines exercées par le biais du Département de la Justice américain; la Russie a pris et continue de prendre des dispositions pour lutter contre cette oppression de puissance dominante et en tout cas ne s’y soumet pas. C’est aussi pour lutter contre ces abus scandaleux des Américains exercés de la même façon par le biais du dollar que les pays des BRICS  (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) mettent en place peu à peu un système monétaire de transaction qui échappe au dollar.

Par exemple: en 2003, alors que la France avait refusé de soutenir les USA dans leur volonté d’envahir l’Irak, ceux-ci par mesure de rétorsion avaient refusé de continuer à fournir la partie américaine des pièces détachées de l’armement français. Or à cette époque l’armement militaire français ne dépendait qu’à 3% de pièces détachées américaines, les 97% restants étant entièrement fabriqué en France. Néanmoins, rien que ces 3% empêchaient les avions du porte-avion nucléaire Charles de Gaulle de décoller. Aujourd’hui, avec la vente d’Alstom et sans la fourniture américaine c’est le porte-avion en entier qui ne peut plus bouger. De plus, aujourd’hui, la France ne peut plus vendre de centrales nucléaires puisqu’une partie de celles-ci dépendent des pièces d’Alstom (essentielles)  aujourd’hui aux mains des Américains. Avec la main-mise US sur Alstom, les Américains sont passés maîtres dans le domaine à la place de la France.

Écouter l’ interview d’Eric Dénécé à 7 minutes sur la vidéo ci-dessous, auparavant la journaliste fait la présentation de l’affaire.

Le gouvernement français au service des entreprises américaines ?

Diffusé en direct le 27 sept. 2017

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=qs9FpyyCn14

Comme l’explique Eric Dénécé, le Département de la Justice américain a fait main basse sur Alstom en accusant Alstom de corruption et en le condamnant à une amende phénoménale, impossible à payer. Pour s’en défendre il aurait fallu une volonté politique de la part des autorités françaises. Mais au contraire (hormis partiellement Arnaud Montebourg), celles-ci se sont faites acheter. Et notamment Emmanuel Macron qui en contre-partie de son autorisation de vente a eu la présidence française offerte sur un plateau par les USA et l’oligarchie apatride qui est à sa tête, grâce aux innombrables manipulations exercées contre les électeurs incapables de discerner ces diableries.

Une mafia politique dirige la France

Le documentaire de LCP est à regarder en entier directement sur la chaine en cliquant ICI. Le documentaire est beaucoup plus directement accusateur en direction de Macron et de Hollande avec vidéo à l’appui, qu’Eric Dénécé n’ose le dire nommément. Il démontre comment la Gauche et Les dirigeants Républicains (ex-UMP) ont été complices pour liquider à leurs profits particuliers ce fleuron de l’industrie française ainsi que le précise Eric Dénécé. Une complicité en liaison avec les grandes banques cosmopolites, le Département de la Justice américain et l’Union européenne. Actuellement Airbus, Technip, Alcatel, Sanofi sont en train de subir le même processus et d’autres fleurons de l’industrie qui restent encore français sont dans le viseur du Département de la Justice américain. On comprend pourquoi cette mafia politique tient à garder par tous les moyens, même les plus odieux, les commandes de la France. Cela explique le Front républicain auquel Mélenchon et Fillon ont largement contribué. Et qui a une fois de plus aveuglé les électeurs qui n’ont plus qu’à payer de leurs deniers. Mais grâce au Front républicain la France est devenue le royaume des aveugles.

Macron qui -était encore secrétaire général de l’Élysée- est directement accusé d’avoir défendu les intérêts américains contre les intérêts français en toute complicité avec François Hollande alors président de la République qui le chapeautait.

Il faut se rappeler que lorsque Marine Le Pen l’a accusé d’avoir signé l’autorisation de vente d’Alstom lors du discours de l’entre-deux-tours de la présidentielle, Emmanuel Macron a eu la fourberie et le culot monstre de soutenir sans sourciller qu’il était innocent de cette vente.

Voir aussi ce documentaire qui explique bien la responsabilité entière d’Emmanuel Macron:

Comment Macron a vendu Alstom aux américains

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=dOnGH9v-oIA

http://www.medias-presse.info/macron-et-hollande-alstom-une-trahison-detat-aux-tres-graves-consequences/80674/?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi%5F212

Posté par UPR Creuse à 08:33 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,