lundi 16 avril 2018

Debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Le chef de la principale direction opérationnelle de l’état-major général russe, le général Sergei Rudskoy, a réalisé ce briefing le 14 avril pour les médias.

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Transcription :

Bonjour.

Les États-Unis et leurs alliés ont mené une attaque de missiles par leurs transporteurs aériens et navals ciblant des installations militaires et civiles de la République Arabe Syrienne le 14 avril dans la période de 3h42 à 5h10 (heure de Moscou).

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Les systèmes de défense aérienne russes présents sur la base aérienne de Khmeimim et de Tartous ont localisé et contrôlé en direct tous les lancements navals et aériens effectués par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Les avions français annoncés n’ont pas été enregistrés par les systèmes de défense aérienne russes.

Il a été signalé que des avions B-1B, F-15 et F-16 de l’aviation américaine ainsi que des avionsTornado de la Royal Air Force britannique au-dessus de la mer Méditerranée, ainsi que le destroyer USS Laboon et le porte-avions USS Monterey, localisés dans la mer Rouge, ont été utilisés durant l’opération.

Les bombardiers stratégiques B-1B ont approché des installations sur le territoire syrien près d’Al-Tanf, illégalement occupée par les Etats-Unis, pour effectuer leurs frappes.

Un certain nombre d’aérodromes militaires et d’installations industrielles et de recherche syriens ont subi la frappe de missiles.

Selon nos informations, il n’y a pas de victimes civiles ni de pertes parmi l’Armée Arabe Syrienne. Des informations plus détaillées seront rendues publiques par la suite.

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Comme l’indiquent les données disponibles, 103 missiles de croisière ont été lancés, y compris des missiles navals Tomahawk ainsi que des bombes aériennes guidées GBU-38 tirées du B-1B. Les avions F-15 et F-16 ont lancé des missiles air-sol.

Les avions Tornado de la RAF britannique ont lancé huit missiles Scalp-EG.

Les systèmes de défense antiaérienne syriens, qui sont principalement des systèmes de défense antiaérienne fabriqués par l’URSS, ont contré avec succès les frappes aériennes et navales.

Au total, 71 missiles de croisière ont été interceptés. Les systèmes de défense antiaérienne syriens  S-125, S-200, Buk, Kvadrat et Osa ont été impliqués pour contrer l’attaque.

MINISTERE RUSSE 3

Cela prouve la haute efficacité de l’armement syrien et les compétences professionnelles des militaires syriens formés par les spécialistes russes.

Au cours des dix-huit derniers mois, la Russie a complètement restauré les systèmes de défense antiaérienne syriens, et leur développement se poursuit.

Il convient de souligner qu’il y a plusieurs années, étant donné la requête pressante de nos partenaires occidentaux, la Russie a choisi de ne pas fournir de systèmes de défense anti-aérienne S-300 à la Syrie. Compte tenu de cet incident, la Russie estime qu’il est possible de reconsidérer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais également pour d’autres pays.

La frappe a également visé des bases aériennes syriennes. La Russie a enregistré les données suivantes.

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Quatre missiles ont visé l’aéroport international de Damas, et douze missiles ont visé l’aérodrome d’Al-Dumayr : tous ces missiles ont été interceptés.

Dix-huit missiles ont visé l’aérodrome de Blai, et tous ont été interceptés.

Douze missiles ont visé la base aérienne de Shayrat, et tous ont été interceptés. Les bases aériennes n’ont pas été affectées par les frappes.

Cinq missiles sur neuf ciblant l’aérodrome inoccupé de Mazzeh ont été interceptés.

Treize missiles sur seize ciblant l’aérodrome de Homs ont été interceptés. Il n’y a pas de destructions sérieuses.

Au total, trente missiles ont ciblé des installations près de Barzah et de Jaramana. Sept d’entre eux ont été interceptés. Ces installations prétendument liées au « programme chimique militaire de Damas » ont été partiellement détruites. Cependant, elles n’ont pas été utilisées depuis longtemps, et il n’y avait donc ni personnels ni équipements sur les lieux.

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Les systèmes de défense antiaérienne russes ont été alertés. Les avions de combat sont maintenant en patrouille aérienne de combat.

Aucun missile de croisière n’a pénétré dans la zone de responsabilité de défense antiaérienne russe. Les systèmes de défense antiaérienne russes n’ont pas été utilisés.

La Russie considère que les frappes constituent une réponse au succès des forces armées syriennes dans la lutte contre le terrorisme international et à la libération de leur territoire, plutôt que comme une réponse à la prétendue attaque chimique.

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En outre, l’attaque a eu lieu le jour où la mission spéciale de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devait commencer à enquêter sur un incident survenu dans la ville de Douma où une attaque chimique aurait eu lieu.

Il convient de souligner qu’il n’y a pas d’installations de production d’armes chimiques en Syrie, ce que l’OIAC a documenté.

L’agression américaine prouve que les Etats-Unis n’ont aucun intérêt à l’objectivité de l’enquête en cours et cherchent à détruire le règlement pacifique de la situation  en Syrie et à déstabiliser l’environnement au Moyen-Orient, et tout cela n’a rien à voir avec les objectifs déclarés de lutte contre le terrorisme international.

Actuellement, la situation à Damas et dans les autres lieux habités est jugée stable. Vous pouvez le voir en temps réel sur les écrans [derrière moi]. L’environnement est surveillé.

Je vous remercie de votre attention.


Source : http://eng.mil.ru/en/news_page/country/more.htm?id=12171300@egNews

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

https://arretsurinfo.ch/debriefing-de-letat-major-general-russe-sur-les-frappes-occidentales-en-syrie/

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vendredi 6 avril 2018

La Turquie, la Russie et l'Iran plaident pour un «cessez-le-feu durable» en Syrie

Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan, qui se rencontraient ce 4 avril à Ankara, en Turquie, ont annoncé qu'ils organiseraient un prochain sommet sur la Syrie, appelant à un «cessez-le-feu durable» dans le pays.

ACT SYRIE DIPLOMATIE

Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani participent ce 4 avril à un sommet trilatéral à Ankara, en Turquie. A cette occasion, ils ont évoqué plusieurs dossiers internationaux, dont celui de la Syrie. lls se sont accordés pour organiser un prochain sommet sur cette question en Iran, tout en plaidant en faveur d'un «cessez-le-feu durable» en Syrie entre les parties en conflit.

«Il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien»

Ils ont également rappelé leur attachement à «l'élimination complète des groupes Daesh, Front al-Nosra, ainsi que d'autres organisations liées à Daesh ou Al-Qaïda».

«[Les chefs d'Etat] ont exprimé leur conviction du fait qu'il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien et qu'il ne peut être réglé que par la voie d'un processus politique et de négociations», peut-on lire dans une déclaration publiée sur le site de la présidence iranienne. 

Depuis janvier 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran se sont portés garants du processus dit d'Astana. Le 4 mai 2017, un accord était signé entre les trois puissances régionales établissant alors des zones de désescalade, dont une dans la Ghouta orientale (à l'est de Damas). En effet, si l'année 2017 s'était terminée sur des perspectives optimistes après l'élimination de Daesh de la quasi-totalité du territoire syrien, le début de 2018 a été marqué par une dégradation de la situation militaire dans le pays.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a en outre annoncé que la Turquie et la Russie mettront sur pied un hôpital dans la ville syrienne de Tell Abyad afin d'y soigner ceux qui ont fui la Ghouta orientale.

https://francais.rt.com/international/49435-turquie-russie-iran-plaident-pour-cessez-feu-durable-syrie

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«Il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien»: alors qu'un des protagonistes est engagé sur le terrain en violation de la souveraineté syrienne...Poutine semble jouer un jeu d'équilibriste: amener Erdogan à la table des négociations tout en évinçant les occidentaux du processus. Les joies de la subtilité diplomatique...   P.G.

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mardi 3 avril 2018

Le Parlement durcit les règles pour les écoles hors contrat

Les députés ont voté « conforme » le 29 mars une proposition de loi centriste qui encadre plus strictement l’ouverture des établissements hors contrat.

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Ce texte, soutenu par le gouvernement, vise à éviter que ces écoles ne deviennent des foyers de radicalisation.

Dans une école privée musulmane dans le quartier du Mirail à Toulouse, en janvier 2015. ZOOM

Dans une école privée musulmane dans le quartier du Mirail à Toulouse, en janvier 2015. / Remy Gabalda/AFP

Que prévoit le texte ?

La proposition de loi de la sénatrice UDI d’Ille-et-Vilaine Françoise Gatel prévoit un durcissement des règles d’ouverture des écoles hors contrat. Contrairement à la réforme voulue en 2016 par le gouvernement socialiste, qui avait finalement été invalidée par le conseil constitutionnel, elle ne revient pas sur le principe d’un régime de déclaration, proche de celui qui prévaut pour les associations.

En revanche, elle unifie les dispositions qui s’appliquent aux premier et second degrés et instaure un « guichet unique », l’autorité académique devant transmettre le dossier au maire, au préfet et au procureur.

Surtout, elle allonge à trois mois (contre parfois un seul) la période pendant laquelle ces instances peuvent s’opposer à une ouverture. De quoi permettre un véritable examen du dossier. Elle complète également la liste des motifs que les autorités peuvent invoquer, notamment l’ordre public.

De même, si un établissement passe outre une opposition, ses responsables encourent une fermeture de l’école, une amende de 15 000 € et six mois de prison ferme. Enfin, le texte pose le principe d’un contrôle annuel par les services de l’éducation nationale, tenus de prévenir les autorités si l’enseignement dispensé est contraire à la moralité ou aux lois.

Comment se sont déroulés les débats à l’Assemblée ?

Les débats, qui ont débuté le 28 mars, entre l’hommage aux victimes des attentats de l’Aude et la marche blanche à la mémoire de Mireille Knoll, ont été vifs. « Le contexte actuel doit nous donner encore plus d’ardeur à voter une loi comme celle-ci », a estimé Jean-Michel Blanquer.

Pour le ministre de l’éducation, la proposition Gatel doit permettre de combattre « l’embrigadement » islamiste. Il était devenu nécessaire de modifier un système « complexe », « incomplet » et « obsolète », face à la « hausse exponentielle » des ouvertures d’écoles hors contrat (+ 15 % dans le primaire à la rentrée dernière) et aux « nouvelles menaces », a-t-il fait valoir.

Durant l’examen, plusieurs élus ont évoqué la difficulté d’obtenir après-coup la fermeture d’un établissement en se référant au cas de l’école musulmane Al Badr à Toulouse, qui a fait l’objet d’un bras de fer judiciaire. Comme la majorité LREM-MoDem, saluant un « juste équilibre », les LR ont soutenu la « savante combinaison entre la liberté d’enseignement, protégée par la Constitution et le contrôle ».

 

De leur côté, les groupes de gauche ont plaidé, en vain, pour un régime d’autorisation dans lequel l’école devrait obtenir le feu vert des autorités pour ouvrir. Mais voyant tout de même dans cette proposition des « avancées », la Nouvelle gauche a finalement elle aussi voté le texte, adopté à main levée dans les mêmes termes qu’au Sénat fin février.

Pour revenir à la version sénatoriale, le gouvernement a fait supprimer un amendement ajouté en commission visant à empêcher une personne inscrite au fichier des personnes recherchées de diriger un établissement. Les autorités administratives pourront recourir au motif d’ordre public dans un tel cas, a cherché à rassurer Jean-Michel Blanquer.

Denis Peironhttps://www.la-croix.com/Famille/Education/Le-Parlement-durcit-regles-ecoles-hors-contrat-2018-03-29-1200927814?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180329&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=971824&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Rojava : quand les briseurs de silence fument la moquette du pentagone

 

Le 26 mars 2018, la revue Ballast a publié une tribune intitulée « Rojava, brisons le silence ». Ce texte appelle d’une part à promouvoir le « Rojava » comme une formidable expérience démocratique et d’autre part à demander (à l’ONU ? À l’OTAN?) la création d’un couloir humanitaire et d’une zone d’exclusion aérienne.

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Ce texte est naturellement séduisant, car il dénonce une catastrophe bien réelle, le sort des civils en zone de guerre, mais il s’agit d’une tentative de manipulation et il me semble que beaucoup de ses signataires l’ont signé un peu vite.

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Il a été signé, entre autres, par le NPA et Alternative Libertaire, et il est conforme à leur vision du conflit en Syrie : pour eux, Bachar el Assad est l’unique responsable de la guerre et de toutes les morts de civils en Syrie ; ainsi, quand ils évoquent la Ghouta, c’est pour suggérer que le « régime d’Assad et ses soutiens » massacrent des civils, ignorant le fait que depuis 6 ans les mercenaires wahhabites qui contrôlent la Ghouta envoient quotidiennement des roquettes sur les quartiers résidentiels de Damas. Ces formations politiques, avant de prendre parti pour le « Rojava », ont activement soutenu ce qu’ils appellent « la rébellion », et en ont systématiquement caché ou minoré le caractère djihadiste. Gilbert Achcar, pour le NPA, a été jusqu’à écrire « "même si le soulèvement était guidé par des forces islamiques, cela ne devrait pas changer notre position" », et a appelé de ses vœux la guerre civile en Syrie «[Il faut] une révolution qui l’emporte au moyen d’une insurrection populaire armée débouchant sur une guerre civile avec formation de zones libérées qui s’étendent progressivement jusqu’à la victoire finale. » « La révolution syrienne ne pourra se développer qu’en se transformant en guerre civile".

A partir de 2014, sans pour autant cesser de soutenir l’Armée Syrienne Libre, les Casques Blancs, et toutes les institutions « rebelles » liées aux Frères Musulmans et à Al Qaïda, ces formations politiques ont tourné leur attention vers les YPG/YPJ et le « Rojava ».

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Le « Rojava » est présenté comme une formidable expérience de démocratie directe, écologie, féminisme, laïcité, et ce serait la meilleure alternative au « régime » et à Daesh, renvoyés dos à dos comme deux maux équivalents.

Il s’agit d’une pure manipulation, d’autant plus scandaleuse qu’elle utilise tous les codes de l’anarchisme et de la lutte révolutionnaire pour les mettre au service… de l’impérialisme US.

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Les YPG/YPJ font partie des Forces Démocratiques Syriennes, créées et armées par les USA. Faut-il rappeler que la démocratie est une notion étrangère à la hiérarchie militaire ? Les YPG/YPJ doivent obéir aux États-Unis, sans quoi ils ne feraient plus partie des FDS. Faut-il rappeler que dans une guerre, les soldats se battent pour celui qui leur fournit les armes ? Le « Rojava » héberge de nombreuses installations et bases militaires étasuniennes, concrètement le « Rojava » permet aujourd’hui aux États-Unis d’occuper la Syrie et de lui voler sa région la plus riche en pétrole et en gaz. J’utilise des guillemets pour « Rojava », car c’est un mot nouveau qui désigne pour le PYD l’ouest du Kurdistan, alors même que les Kurdes n’ont quasiment aucune présence historique dans cette région ! Afrin est un territoire kurde, mais dans quasiment tout le reste du « Rojava » Il n’y avait pas de Kurdes avant la guerre.

Et qu’en est-il de la réalité de l’expérience démocratique ? Damien Keller, engagé au sein des YPG, reconnaît que

« Ces institutions de base, dans les quartiers et les villages, souffrent cependant d’un manque d’investissement de la population. Le contexte de guerre civile n’aide pas, mais il semble également y avoir une réticence idéologique de la part de certaines catégories de la population restées fidèles au régime de Bachar el-Assad. Ce qui est problématique quand les villages ne sont pas en mixité ethno-confessionnelle, ce qui est souvent le cas.

Il y a également un effet de distorsion, en raison du rôle dirigeant joué par le PYD. Ses militants et militantes sont en effet très actives dans l’ensemble des instances démocratiques, et les non-militant.es peuvent alors considérer ces structures du Tev-Dem comme relevant prioritairement de la compétence des hevals (« camarades »). »

 De nombreux témoignages, même les plus enthousiastes, décrivent le Rojava comme la dictature d’un parti unique, avec un culte du chef (Abdullah Öcalan) qui n’a pas grand-chose de « libertaire », où les rapports de propriété et le commerce ne sont pas remis en cause. Dès lors, quel rapport avec la guerre d’Espagne ? Est-ce que les jeunes occidentaux qui, pressés par le goût de l’aventure et les fantasmes qu’on a entretenus chez eux, affluent depuis 4 ans vers la Syrie, s’imaginent qu’ils vont prendre part aux décisions militaires et politiques ? Non, il servent de chair à canon dans une guerre qui les dépasse, ou ils prennent goût aux armes.

A Afrin, ce sont des volontaires syriens loyalistes qui sont morts aux côtés des Kurdes, l’OTAN a laissé ses soi-disant alliés se faire massacrer.

Espéraient-ils une aide étasunienne, improbable depuis le départ ? Ce n’est pas Afrin qui intéresse les Etats-Unis, c’est le nord de l’Euphrate et son pétrole. A quel moment se rendront-ils compte qu’ils se battent pour un pays qui a entrepris de démolir la Syrie après avoir démoli l’Iraq, et qui a systématiquement trahi ses partenaires locaux ?

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Pour résumer :

- soutenir les Kurdes, ce n’est pas soutenir le PYD, et le mieux serait de soutenir l’ensemble du peuple syrien en demandant en premier lieu la levée des sanctions qui ont fait exploser le prix des denrées alimentaires et médicales, et en dénonçant les pays qui financent des mercenaires pour tenter de renverser le gouvernement. C’est au peuple syrien et seulement à lui de décider de son avenir.

- il n’a jamais été légitime d’appeler « rebelles » des gens payés et armés par des pays étrangers. Le nom adapté est mercenaires. S’ils se battent avec autant d’acharnement c’est avant tout parce que ça leur rapporte beaucoup d’argent. Et vu leurs faits d’armes (décapitations, crucifixions, amputations, etc) ils méritent amplement le qualificatif de terroristes.

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- une partie des signataires de la Tribune de Ballast a travaillé avec acharnement, depuis le début de cette guerre, a soutenir la propagande de guerre de l’OTAN et même a banaliser les Frères Musulmans. Leur objectif principal est le renversement de Bachar el Assad, et tout le reste n’est là que pour servir cet objectif.

 - cette tribune est donc une manipulation de plus. Croyant aider les populations du nord de la Syrie, ses signataires ont en fait validé l’ingérence de l’OTAN en Syrie ainsi que sa version des faits. La demande de création d’une « zone d’exclusion aérienne » est particulièrement perverse, car d’une part elle rappelle le massacre commis par l’OTAN en Libye au nom d’une « zone d’exclusion aérienne », et d’autre part elle sous-entend que les signataires s’imaginent que l’OTAN pourrait décider de sauver les Kurdes des collines d’Afrin, par pur amour de l’humanité. Puisqu’ils confondent le « Rojava » avec la guerre d’Espagne, peut-être ont-ils confondu l’OTAN avec Robin des Bois.

 

Vincent Lenormant

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Au delà du décryptage critique scrupuleux de Vincent Lenormant, et afin qu'ils mesurent à quel point ils sont dupes de charlatans notoires, nous invitons la Revue Ballast et les signataires de cet "appel", sans doute sincèrement convaincus qu'ils soutiennent une "juste cause", à simplement mieux s’informer. Par exemple en visionnant cette conférence de notre camarade Subhi Toma, natif de Mossul, ayant longtemps vécu dans ces régions, que ce soit en Syrie ou en Irak et très au fait de tous les développements de l'actualité géopolitique de la région du fait de son activisme (marxiste) militant.

Pendant ce temps là... à la Goutha, les 17 millions de syriens restés chez eux en Syrie demeurent obstinément réfractaires à l'idéologie libérale libertaire et aux leçons des intellectuels français.  Ils persévèrent dans leur préférence voire leur gratitude pour le "boucher Assad"... sans doute un effet collatéral de l'Orient compliqué comme disaient nos élites à l'époque du levant français :
Le soldat  Wassim Issa de l'armée syrienne a filmé lui-même les premiers moments de la libération d'Ayn Tarma au sud de la Ghouta Est, tandis que les habitants acclament leurs libérateurs : les soldats de l'armée Nationale Syrienne... et manifestent bruyamment leur reconnaissance à l’égard des soldats de l'immonde boucher de Damas et leur haine à l'encontre des rebelles démocrates qui les ont détenus en otage jusque là.

(...)

http://www.librairie-tropiques.fr/rojava2

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vendredi 30 mars 2018

Le prince héritier saoudien révèle que le wahhabisme a été exporté à la demande des Occidentaux

Dans une interview au Washington Post, le prince héritier Mohamed ben Salmane a déclaré que l'Arabie saoudite avait commencé à propager l'idéologie wahhabite à la demande de ses alliés occidentaux, pendant la guerre froide, pour contrer l'URSS.

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Une déclaration du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (surnommé «MBS») publiée par le Washington Post le 22 mars et passée, semble-t-il, inaperçue dans les médias francophones, fait office d’aveu. En effet, le prince héritier saoudien a assuré que l’idéologie wahhabite avait été propagée au cours de la seconde moitié du XXe siècle par Riyad à la demande des alliés occidentaux du royaume, dans le but de contrer l’influence de l’Union soviétique dans les pays musulmans.

En visite diplomatique aux Etats-Unis, «MBS» s’est exprimé lors d'une rencontre avec des membres de la rédaction du Washington Post. Bien que cette réunion ait été tenue secrète dans un premier temps, l'ambassade saoudienne a par la suite autorisé le célèbre journal américain à publier des extraits spécifiques des propos tenus par le prince héritier. Ainsi, le journal relate des déclarations de Mohamed ben Salmane sur différents dossiers, dont sa relation avec Jared Kushner, le gendre de Donald Trump et conseiller de la Maison Blanche, ses réformes internes au royaume, la guerre au Yémen ou encore le conflit israélo-palestinien.

Interrogé sur la propagation du wahhabisme, idéologie islamiste rigoriste née en Arabie saoudite et parfois accusée par la presse et des responsables politiques en Occident d'être une source du terrorisme islamiste, le prince héritier a déclaré que les investissements saoudiens dans les mosquées et écoles islamiques à l'étranger trouvaient leur origine dans le contexte de la guerre froide. Le prince héritier a expliqué que, à cette époque, les alliés occidentaux de Riyad avaient demandé à l'Arabie saoudite d'utiliser ses ressources afin d'empêcher l’Union soviétique de «conquérir le monde musulman ou d’y acquérir de l’influence».

Une révélation tardive du rôle de l'Occident dans la propagation du wahhabisme

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Interrogé par RT France, Pierre Conesa, historien français et ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, qualifie cette révélation de «tardive». Pour ce spécialiste en stratégies politiques internationales, cette révélation permet au prince héritier de «se décharger d’une partie de sa responsabilité sur le financement du terrorisme». 

Dans un article publié dans le Monde Diplomatique de juin-juillet 2016, intitulé «Un demi-siècle de diplomatie wahhabite», Pierre Conesa expliquait déjà que la politique étrangère du royaume saoudien avait été anticommuniste durant la guerre froide et opposait le panislamisme au panarabisme socialisant de Gamal Abdel Nasser, dirigeant égyptien de 1954 à 1970. Cette politique était largement soutenue par les Occidentaux et notamment les Américains. «L’adage très répandu pendant la guerre froide selon lequel "l’ennemi de notre ennemi est notre ami" empêche alors [les Occidentaux] de voir que le royaume wahhabite a son propre programme », ajoute l’historien. Une véritable industrie «théo-idéologique» qui «emprunte au soft power américain et à la propagande soviétique» se met alors au service du wahhabisme.

Un système de promotion mondiale de l'islam rigoriste

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Plus de deux décennies après la fin de la Guerre Froide, WikiLeaks publie plus de 60 000 documents diplomatiques saoudiens. Ces «câbles» mettent en lumière le système de prosélytisme et de promotion d’une lecture rigoriste de l'islam appliqué par le royaume wahhabite au niveau international. «Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite injecte des milliards de pétrodollars dans des organisations islamiques à travers le monde, pratiquant une diplomatie du chéquier», révèle le journal américain New York Times, en juillet 2015, après avoir épluché tous les documents diplomatiques mis à jour par WikiLeaks.

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«Quand après les attentats du 11 septembre 2001, alors que 15 des terroristes étaient saoudiens, George W.Bush désigne l’Afghanistan et l’Irak comme les ennemis des Etats-Unis, on comprend que l’Arabie est un bon client qu’il ne faut pas contrarier », analyse encore Pierre Conesa. Pour l’historien, la situation est similaire aujourd’hui, quand «Donald Trump annonce depuis Riyad que c’est l’Iran qui est la cause du terrorisme».

Riyad ne semble toutefois plus assumer son rôle d'exportateur global du wahabisme. Aux journalistes du Washington Post, Mohammed ben Salmane a en effet confié que les gouvernements saoudiens successifs «s[’étaient] fourvoyés sur de fausses pistes» et qu’il était temps désormais que «les choses reviennent à la normale», en ce qui concerne notamment le financement du wahhabisme. Il a assuré que ce «financement prov[enait] aujourd’hui en grande partie de fondations saoudiennes, et non du gouvernement». De manière on ne peut plus claire, le prince héritier Mohammed ben Salmane entend donc séduire ses partenaires occidentaux. L’accueil que lui a réservé Donald Trump au premier jour de son voyage à Washington semble démontrer que cette offensive de charme fonctionne à merveille.

https://francais.rt.com/international/49248-nous-avons-propage-wahhabisme-a-la-demande-des-occidentaux

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jeudi 29 mars 2018

L’hommage des anonymes à Arnaud Beltrame

Des milliers de personnes ont tenu à être présentes, au Panthéon et aux Invalides, pour témoigner de leur admiration et de leur peine pour le gendarme qui s’est sacrifié pendant les attaques terroristes dans l’Aude.

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Si le soleil a boudé, ce n’est pas du tout le cas des Français. Dès 9 heures ce mercredi, ils ont été nombreux à se réunir, malgré les barrages de police, dans les rues de Paris pour rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame, assassiné vendredi dernier par Radouane Lakdim.

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Postées notamment rue Soufflot au Panthéon, qui abrite les grandes figures républicaines, de nombreuses personnes, parfois sans capuche ou parapluie, ont bravé le mauvais temps pour accompagner le cortège funèbre d’une dernière pensée. C’est le cas d’Aurélie, mère au foyer, qui va pendant une poignée de secondes le suivre du regard avant qu’il ne disparaisse : « Même si c’est court, c’est important d’être à ses côtés une dernière fois. On lui doit bien ça, je crois… » Le défilé s’estompe, et sans un murmure la foule se disperse aussi vite qu’elle était apparue.

A quelques centaines de mètres à vol d’oiseau du Panthéon, c’est aux Invalides que le cercueil du militaire doit recevoir les honneurs du Chef de l’Etat. Mais bien avant son arrivée, les organisateurs doivent gérer un public nombreux. Entre ceux qui veulent assister à la cérémonie et ceux qui veulent visiter, comme ce groupe de collégiens étrangers, la cohue arrive vite. Une fois l’ordre rétabli, le public doit se diriger vers une artère spécialement dédiée située au rez-de-chaussée. L’endroit est familier pour les inconditionnels de ces cérémonies, alors, hors de question de ne pas avoir sa place aux premières loges. Comme Jean-Pierre, 66 ans : « Je suis là depuis ce matin, 7 heures, sous la flotte mais tant pis ça vaut le coup ». Sous son parapluie, ce néoretraité est fier de « faire honneur à l’homme qui a fait le sacrifice suprême ». Cette reconnaissance qualifiée « d’héroïque » est partagée de tous.

La tension est à son comble, le temps semble figé

En attendant le début de l’hommage, chacun essaye de se rapprocher au plus près des ouvertures. L’objectif est de voir le cercueil et la cérémonie sous le meilleur angle. Une fois installé au mieux, la période la plus terrible arrive : l’attente. Sans bouger, serré les uns contre les autres dans le froid, les pieds finissent par s’engourdir. Mais pas question de faiblir. « Ça vaut bien quelques crampes », souffle discrètement une dame à son conjoint.

Mais déjà, les premières notes de la garde républicaine résonnent. Le cercueil s’avance lentement dans la cour des Invalides au rythme des tambours et des trombones. Les corps se raidissent, les respirations se coupent, l’émotion est palpable. Au milieu des toussotements et des reniflements, le silence est maître. Amassée derrière la tribune des officiels, la foule est sérieuse, grave, imperturbable. Quand résonne la Marseillaise, les gendarmes et militaires, parfois à la retraite, bombent le torse en saluant le drapeau. La tension est à son comble, le temps semble figé. Un vieux soldat, tenant fermement sur ses jambes frêles, brise ce moment en aboyant sur un civil qui a gardé son bonnet. Geste irréparable. Ce dernier s’excuse immédiatement et entonne même l’hymne national.

«On était ensemble dans la même promotion»

Le président Macron débute son discours en rappelant le déroulement des faits et provoque aussitôt les larmes des plus sensibles. Les mouchoirs se succèdent dans les mains tremblantes des hommes et des femmes qui ne connaissaient pourtant pas le commandant en second du groupement des gendarmes de l’Aude. Ce n’est pas le cas de Valérie Lacombe qui l’a connu à l’école Européenne d’Intelligence Economique à Versailles. « On était ensemble dans la même promotion et me déplacer aujourd’hui était une évidence. On rencontre souvent les héros dans les livres d’Histoire, mais dans la vraie vie ça prend tout son sens », confesse-t-elle avant d’être rattrapée par ses émotions.

Quand le cercueil disparaît avec la famille, la foule reste statique comme pétrifiée par le moment unique dont elle a été le témoin. Le président de l’ordre national du mérite dans le Calvados, le Docteur Michel Cours-Mach, nous confie : « La cérémonie a été très belle, assez sobre et c’est ce qu’il fallait. J’ai pu partager mon émotion qui est celle de tous les Français face à ce sacrifice extraordinaire et c’est très bien comme ça ».

http://www.leparisien.fr/politique/l-hommage-des-anonymes-a-arnaud-beltrame-28-03-2018-7634577.php

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Tweets sur la mort d'Arnaud Beltrame : Stéphane Poussier condamné à un an de prison avec sursis

Après ses tweets se réjouissant de la mort du gendarme Arnaud Beltrame à Trèbes, l'ex-candidat Insoumis aux législatives Stéphane Poussier a été condamné ce mardi 27 mars à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados).

ACT POUSSIER

L'affaire aura été rondement menée. Stéphane Poussier, l'ancien candidat de la France insoumise éjecté du mouvement après des tweets scandaleux se réjouissant de la mort du gendarme Arnaud Beltrame dans les attentats de Trèbes vendredi dernier, a été condamné ce mardi 27 mars à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados).

L'homme avait été interpellé dès le lendemain des tweets en questions, dimanche à son domicile de Dives-sur-Mer, dans le Calvados. Au terme de sa garde à vue, il a été déféré devant la justice en procédure de comparution immédiate. Le tribunal a considéré que ses tweets contenaient une "présentation favorable voire très favorable" des "conséquences d'un acte terroriste", a indiqué son président Lionel Da Costa Roma. Il avait notamment écrit : "A chaque fois qu'un gendarme se fait buter (...) je pense à mon ami Rémi Fraisse (…) Là c'est un colonel, quel pied! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins".

Stéphane Poussier ne fera pas appel

Justice

"C'est une expression publique qui tombe sous le coup de la loi" y compris au regard de la convention européenne de droits de l'Homme, a ajouté le magistrat. Le tribunal a toutefois tenu compte du "caractère très limité dans le temps, ponctuel" de ces propos. Stéphane Poussier, ancien commercial dans la téléphonie âgé de 60 ans et aujourd'hui au RSA, a indiqué qu'il ne ferait "pas appel"de ce jugement qu'il dit "accepte(r) pleinement". A la barre comme devant la presse, il s'est excusé à plusieurs reprises auprès des proches et des collègues du gendarme pour ses propos "cruels".

Les tweets ont été unanimement condamnés par la France Insoumise, qui a indiqué l'avoir exclu dès samedi. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a désavoué à plusieurs reprises avec force la sortie de l'ancien candidat LFI aux législatives, notamment lundi en marge d'une manifestation devant le ministère du Travail, en ces termes relayés par Le Huffington Post : "Cet abruti nous porte un dommage terrible, et c'est une souffrance pour nous que de voir quelqu'un usurper notre identité pour raconter des sottises de cette nature".

Hadrien Mathoux

https://www.marianne.net/societe/tweets-sur-la-mort-d-arnaud-beltrame-stephane-poussier-condamne-un-de-prison-avec-sursis?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Dans le quartier Ozanam de Carcassonne, le souvenir d’une chapelle vandalisée

En 2013, la chapelle d’Ozanam, quartier sensible de Carcassonne où vivait Radouane L., avait été visée par un incendie d’origine criminelle. Cinq ans plus tard, la question du dialogue interconfessionnel reste d’une actualité brûlante dans cette cité en difficulté.

ACT OZANAM

Depuis l’attentat de Trèbes (Aude) vendredi 23 mars, le quartier d’Ozanam à Carcassonne est au centre des attentions. C’est dans ces tours HLM d’après-guerre que vivait l’auteur des attentats de l’Aude, Radouane L.. Dans ce quartier populaire de 600 âmes, les patrouilles de police se sont intensifiées depuis le week-end dernier. À Ozanam, les riverains sont habitués aux tensions du quotidien. Mais il s’agit plus souvent de petite délinquance que d’acte terroriste.

Une chapelle incendiée en 2013

En effet, fin novembre 2013, cette cité avait déjà été médiatisée. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul d’Ozanam était alors la cible d’un incendie. Le chœur et la sacristie avaient été endommagés, ainsi que des objets de liturgie détruits par les flammes. Certains éléments de l’enquête avaient permis d’envisager la piste criminelle, notamment la porte principale de l’édifice forcée à plusieurs endroits. Malgré l’enquête, les motifs de cet acte n’ont jamais été précisément établis.

D’après Yasmine Mamou, conseillère municipale UDI de Carcassonne et déléguée aux quartiers prioritaires, il s’agirait là d’un « geste qui n’a rien d’antichrétien. C’était plus un acte de vandalisme commis par des jeunes inconscients de ce qu’ils faisaient ». À l’époque, le père Didier Escouperié qui officie dans la chapelle tous les jeudis soir, avait déclaré à La dépêche du Midi, que « cette église n’avait jamais fait l’objet de menace particulière ». Quelques jours après le sinistre, les responsables diocésains avaient lancé un appel à la solidarité pour nettoyer l’édifice. Appel entendu par une vingtaine de personnes dont une majorité de jeunes musulmans. Le père Jean de Soos, présent à cette opération de nettoyage, souligne ce « signe très fort » et précise : « Il y a la bêtise de quelques-uns et il y a la communion des autres ».

Un quartier fondé par des groupes catholiques

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Pour les deux prêtres, il est essentiel de maintenir l’activité de cette chapelle, aujourd’hui rénovée et qui n’accueille qu’une petite dizaine de fidèles à chaque office. « Cette messe, c’est vraiment la mémoire de ce quartier ». Le nom « Ozanam » fait référence à un personnage du christianisme social, Frédéric Ozanam fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et béatifié par le pape Jean-Paul II en 1997. Il a donné une impulsion catholique au quartier construit dans les années 1950, à l’initiative d’un groupe de catholiques, afin de loger des personnes en grande précarité. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul a été bâtie à cette même période. Désormais, ce sont essentiellement des populations marocaines qui habitent ces résidences et de nombreux migrants. « Le souci aujourd’hui, c’est qu’il manque un cadre religieux qui existait au temps des Sœurs blanches implantées à Ozanam. De même, il n’y a pas de lieu de culte musulman ni de maison de quartier comme dans d’autres secteurs sensibles de la ville, à Saint-Jacques au Viguier. Ozaman est un quartier livré à lui-même face à ses problèmes », déplore le père de Soos.

L’objectif principal : le dialogue interreligieux

Le dialogue interreligieux est un des objectifs de travail des collectivités et communautés religieuses locales. « Ces actes de vandalismes assez mineurs il y a quelques années, prennent aujourd’hui une autre ampleur », indique Yamina Mamou. « Il y a un manque de communication, une précarité à tous les niveaux, à la fois intellectuel et cultuel. Il est nécessaire que l’État reprenne les choses en main et entame un travail commun avec toutes les communautés », poursuit-elle. Selon elle, le premier plan d’action devrait être le désenclavement d’Ozanam afin que les jeunes générations « en perte de repère » soient « intégrées à la société dans laquelle ils vivent ».

Clotilde Costil
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/quartier-Ozanam-Carcassonne-souvenir-dune-chapelle-vandalisee-2018-03-27-1200927140?from_univers=lacroix&utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180327&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=971807&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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"il s’agirait là d’un « geste qui n’a rien d’antichrétien. C’était plus un acte de vandalisme commis par des jeunes inconscients de ce qu’ils faisaient": on suppose que s'il s'était agi d'une synagogue, on n'y aurait pas vu le moindre geste antisémite...Ce n'est pourtant pas faire de l'amalgame que de constater qu'il existe, dans certaines cités, un islamisme politique agressif, fût- il minoritaire, comme l'attestent les derniers évènements. Et si l'enquête sur cet incendie n'a pas abouti, rien ne permet d'affirmer que l'acte aurait été commis par des "jeunes inconscients"! On est donc dans de la pure propagande, l'objectif étant visiblement de minimiser la dimension politique et/ou religieuse du phénomène. Si on peut comprendre la volonté de certains "acteurs de terrain" d'apaiser les tensions, il n'est pas sûr que ce déni de réalité soit le meilleur moyen de régler le problème. On pourrait peut- être, au contraire, envisager de mobiliser toutes les "comminautés" dans une lutte commune et lucide...       P.G.

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mardi 27 mars 2018

«Cassez-vous, je vais vous tuer» : des journalistes agressés dans la cité de Radouane Lakdim

Au lendemain des attentats de l'Aude plusieurs équipes de télévision ont voulu mener leur enquête de voisinage dans le quartier Ozanam de Carcassonne où habitait l'auteur des faits. Agressés et pourchassés en voiture, ils ont dû rebrousser chemin.

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«C'était vraiment très tendu» témoigne un reporter de la télévision suisse italienne cité par Le Figaro. Au lendemain de la prise d'otages du Super U de Trèbes, plusieurs équipes de journaliste ont voulu prendre la température dans la cité Ozanam de Carcassonne, où résidait Radouane Lakdim, l'auteur des trois attaques qui ont fait quatre morts et plusieurs blessés le 23 mars 2018 dans l'Aude.

Mais l'hostilité à l'égard des journalistes était plus que palpable. Une équipe de France 3 a notamment été violemment prise à partie par des habitants du quartier. Dans la vidéo diffusée par France 3 Languedoc-Roussillon, on voit deux jeunes agresser les journalistes et l’un d’eux dire : «Casse-toi, casse-toi je vais t’éclater, cassez-vous ou je vais vous tuer»Le preneur de son prend alors un coup. Selon France 3, le matériel de tournage a été en partie endommagé.

Le directeur du réseau régional de France 3, Olivier Montels, a apporté son soutien aux journalistes. «Rien n'arrêtera la liberté d'informer», a-t-il martelé sur Twitter.

Dans la cité, où les caméras étaient manifestement indésirables, des journalistes de BFMTV et de la télévision suisse ont également dû fuir les lieux, poursuivis en voiture par leurs assaillants. «Ils ont commencé à nous bousculer et à prendre nos pieds de caméras en les lançant sur nous», rapporte Marc Dana, envoyé spécial de France 3 et témoin de la scène.

https://francais.rt.com/france/49157-cassez-vous-je-vais-vous-tuer

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«Rien n'arrêtera la liberté d'informer»: celui- là au moins devrait commencer par balayer devant sa porte... En tous cas, voilà des incidents qui devraient ralentir les ardeurs de certains journalistes si prompts à défendre une "culture de l'excuse" systématique pour les délinquants et à pourchasser toute critique d'un islam politique agressif assimilée à de "l'islamophobie" et toute critique géopolitique accusant certains de semer le chaos au Moyen et Proche Orient...     P.G.

Terrorisme-et-médias

Est- on encore dans le "politiquement correct" dans l'emploi de cette curieuse expression? :


 

Attentat dans l’Aude : le gendarme Arnaud Beltrame est mort poignardé au cou

 

L’autopsie du gendarme, qui s’est substitué vendredi au dernier otage dans le Super U de Trèbes (Aude), a révélé des lésions mortelles à l’arme blanche. L’officier a également été touché par balles.

Les conditions du décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame se précisent. L’autopsie réalisée sur le corps de l’officier de gendarmerie a révélé des «lésions mortelles» à l’arme blanche au niveau du cou, selon des sources concordantes. Cet officier supérieur, dont l’action héroïque a été saluée par le chef de l’Etat, serait donc mort poignardé à la gorge.

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Il a également été blessé par des tirs d’arme à feu. Son assassin, Radouane Lakdim, un djihadiste âgé de 25 ans qui s’était rué à l’assaut du magasin après avoir tiré sur des automobilistes et un policier de CRS, était muni d’un poignard et d’un pistolet 7.65, arme de petit calibre. L’arme de service du gendarme, de calibre 9 mm, a également été découverte à proximité de son corps. On ignore encore l’ordre précis des coups de poignard et des tirs. Les coups de feu ont provoqué l’intervention de l’antenne du GIGN, qui, en riposte, a tué l’assaillant.

En différents points du magasin, Lakdim avait disposé des explosifs artisanaux, reliés à un système de mise à feu, mais ils n’ont pas détonné.

Deux personnes toujours en garde à vue

Autopsie, auditions tous azimuts, expertises informatiques : une centaine d’enquêteurs de la Sous direction antiterroriste de la police judiciaire et de la DGSI (renseignement intérieur) déroulent leurs investigations. Deux personnes sont toujours en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» coordonnée par le parquet antiterroriste de Paris. Il s’agit de la compagne et d’un ami de Radouane Lakdim. Ces témoins clés n’ont pas fait valoir leur droit au silence : ils s’expriment en audition.

Magistrats et policiers n’ont plus de doutes sur les références idéologiques du djihadiste puisqu’ils ont découvert dans son appartement de Carcassonne des écrits faisant allusion à Daech, pouvant s’apparenter à un testament. L’attaque, qui a fait quatre morts au total, a été revendiquée par le groupe terroriste via son agence de propagande. Les expertises informatiques lancées en urgence visent à déterminer avec qui il était en relation.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-lieutenant-colonel-arnaud-beltrame-est-mort-poignarde-25-03-2018-7628190.php

 

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lundi 26 mars 2018

Attentat de Trèbes : le gendarme qui avait remplacé une otage est mort de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s'était proposé comme otage auprès du terroriste auteur des attaques dans l'Aude, est mort des suites de ses blessures dans la nuit du 23 au 24 mars.

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Il s'était livré au ravisseur en échange de la libération d'otages : le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame a payé de sa vie l'héroïsme dont il a fait preuve pendant la prise d'otages de Trèbes, dans le sud de la France.

Grièvement blessé par l'assaillant, cet officier de 45 ans est décédé le 24 mars. «Jamais la France n'oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice», a tweeté le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Le président Emmanuel Macron lui a également rendu hommage, déclarant qu'il était «tombé en héros» et méritait «l'admiration de la nation tout entière». Sur place, un premier hommage a déjà été rendu à Arnaud Beltrame, dès le lendemain de sa mort, devant la gendarmerie où il officiait. Les drapeaux ont été mis en berne.

Alors que l'assaillant venait d'abattre deux personnes dans un supermarché de la région de Carcassonne, «au péril de sa vie», il a fait le choix de prendre la place des otages retenus à l'intérieur du supermarché, a expliqué le procureur de la République de Paris François Molins lors d'une conférence de presse.

«[Le gendarme] avait laissé son téléphone ouvert sur la table [...] et c'est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu» et a abattu l'auteur de l'attaque, qui se réclamait de l'Etat islamique, avait auparavant détaillé à la presse le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

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Il a été blessé par balle à deux reprises et a reçu plusieurs coups de couteau par l'assaillant, a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête. «Un acte d'héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes, les policiers qui s'engagent au service de la Nation», a conclu le ministre.

Nommé officier adjoint au commandement du groupement de gendarmerie de l'Aude en 2017, Arnaud Beltrame a été commandant de la compagnie d'Avranches jusqu'en 2014, avant de devenir conseiller auprès du secrétaire général du ministère de l’Ecologie. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016. Marié, sans enfant, l'officier est décoré de l'ordre national du Mérite.

Fait prémonitoire : en décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi. Les forces de l'ordre procèdent régulièrement à ce type d'entraînement pour améliorer leur mode d'intervention en cas d'attentat.

https://francais.rt.com/france/49103-mort-pour-patrie-gendarme-qui-avait-remplace-otage-succombe-blessures

L'ex-candidat LFI qui s'était réjoui de la mort du gendarme Arnaud Beltrame placé en garde à vue

(...)

Stéphane Poussier, cet ancien candidat de la France insoumise aux législatives dans le Calvados qui avait publié plusieurs messages sur Internet dans lesquels il se réjouissait du décès du gendarme Arnaud Beltrame, a été placé en garde à vue, selon une information de franceinfo ce 25 mars. Il est poursuivi pour «apologie du terrorisme».

Dans un tweet, Stéphane Poussier avait écrit : «À chaque fois qu'un gendarme se fait buter, et c'est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse, là c'est un colonel, quel pied ! Accessoirement, un électeur de Macron en moins.»

Ces propos de Stéphane Poussier avaient suscité une très vive indignation et une condamnation unanime. La France insoumise avait immédiatement réagi. «Les propos honteux et abjects de Stéphane Poussier n'ont rien à voir avec la France insoumise. Nous les condamnons fermement. Nous avons immédiatement retiré cette personne de la plate-forme de la France insoumise», avait écrit La France insoumise dans un tweet relayé par Jean-Luc Mélenchon.

https://francais.rt.com/france/49124-ex-candidat-lfi-qui-etait-rejoui-mort-gendarme-arnaud-beltrame-place-garde-vue

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