jeudi 14 décembre 2017

Après 30 ans de services pour la NSA, un employé explique pourquoi ils nous observent

William Binney est un ancien haut fonctionnaire du renseignement à l’Agence nationale de sécurité (NSA). Il est l’un des plus haut gradés du renseignement pour dénoncer les “connaissances” des initiés de la NSA et a fait la une des journaux lorsqu’il a démissionné en 2001 après le 11 septembre, après avoir travaillé plus de trente ans pour l’agence. Il a été l’un des chefs de file de la lutte contre l’Union soviétique pendant la guerre froide et a été écoeuré par les programmes massifs de surveillance des États-Unis.

 

ARG OEIL NSA

Il a connu un grand succès à partir de 2002 lorsqu’il a fait connaître au public un système pionnier destiné à analyser les données véhiculées sur les réseaux de communication (comme Internet). Il a dénoncé le programme d’écoute clandestine des agences et a été victime de harcèlement de la part du FBI, de la NSA et d’autres organismes. Il est entré et sorti de la salle d’audience depuis qu’il a décidé de démissionner et de donner un coup de sifflet.

Ces fuites massives de surveillance ne sont pas une nouveauté, comme nous l’ont montré les fuites récentes de la NSA qu’Edward Snowden nous a fourni ces dernières années. Dans une entrevue qui a été occultée par les médias américains, M. Snowden a parlé d’une organisation de renseignement nationale appelée Five Eyes, qui fait ce qu’elle veut et qui va bien au-delà des lois de son propre pays.

Binney n’a pas arrêté, c’est l’un des meilleurs dénonciateurs de la NSA. Il dit maintenant :

« Au moins 80 % des câbles à fibres optiques passent par les États-Unis, ce n’est pas un hasard et ça permet aux États-Unis de visualiser toutes les communications qui arrivent. Au moins 80 % de tous les appels audio, et pas seulement les métadonnées, sont enregistrés et stockés aux États-UnisLa NSA ment sur ce qu’elle stocke. Le but ultime de la NSA est le contrôle total de la population. »

Selon le Guardian :

« La NSA sera bientôt en mesure de collecter 966 exaoctets par an, soit le total du trafic internet annuel. L’ancien directeur de Google, Erich Schmidt, a déjà affirmé que la quantité totale de connaissances depuis les débuts de l’humanité jusqu’en 2003 ne représentait que cinq exabytes. »

Binney a soutenu les révélations récentes de Snowden et dit qu’il a des contacts avec un certain nombre d’autres employés de la NSA qui sont consternés par ce que fait l’agence.

Contrôle total de la population

Ce que l’on considérait autrefois comme une théorie du complot devient de plus en plus facile à voir. La surveillance de masse, ce n’est pas la protection de la sécurité nationale, c’est le contrôle de toute la population. Nous sommes amenés à croire que les services de renseignement travaillent pour nous protéger, alors qu’en réalité, ils ont leur part de responsabilité dans ce qu’ils prétendent être une menace pour nous. Le 11 septembre en est un bon exemple. Encore une fois, nous devons remettre en question la direction constante du monde vers un état de sécurité totale, ce qui se passe aujourd’hui est ridicule et totalement inutile. Si des événements sont réellement créés et justifiés (comme le 11 septembre 2001) et que la guerre contre le terrorisme est une imposture, pensez à ce que cela signifie pendant une seconde. Demandez-vous pourquoi ils font ça.

« Il y a un risque très grave qu’un besoin annoncé de sécurité accrue soit saisi par ceux qui souhaitent en élargir le sens jusqu’aux limites de la censure et de la dissimulation officielles. Je n’ai pas l’intention de le permettre dans la mesure où cela est sous mon contrôle. Partout dans le monde, nous sommes confrontés à une conspiration monolithique et impitoyable qui repose principalement sur des moyens clandestins pour étendre sa sphère d’influence. Sur l’infiltration au lieu de l’invasion, sur la subversion au lieu des élections, sur l’intimidation au lieu du libre choix. » – JFK (source)

« Dans les conseils de gouvernement, nous devons nous prémunir contre l’acquisition d’une influence injustifiée, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe industriel militaire. Le désastre potentiel de la montée d’un pouvoir mal placé existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés ou nos processus démocratiques. » – Dwight Eisenhower (sources)

Tout ce que nous faisons est surveillé. Par conséquent, tout ce qui menace les intérêts de ceux qui souhaitent nous “contrôler” sera très probablement connu. En même temps, je suis sûr qu’il y a beaucoup de gens au sein de ces ministères qui partagent les croyances des masses, tous ceux qui travaillent là-bas ne sont pas forcément mauvais.

Les médias traditionnels continuent de pousser l’idée qu’un besoin accru de sécurité est nécessaire. Ils le font en utilisant la propagande terroriste, et plus encore. Tout ce qu’ils peuvent utiliser pour laver le cerveau de la population en disant que notre monde est constamment menacé est à leur avantage, et leur permet d’infiltrer et de s’emparer des pays, des ressources et plus encore, tout en utilisant leurs propres médias pour justifier ce type d’action.

C’est formidable d’entendre M. Binney dire quelque chose comme ça, nous lui disons merci.

(...) j’aimerais souligner que la surveillance de masse n’est pas le plus grand secret gardé de la NSA. Cela a été révélé récemment lors de la toute première divulgation publique du “budget noir” par Snowden (malgré le fait que de nombreux chercheurs l’exposent déjà).

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Binney

http://www.businessinsider.com/william-binney-claims-nsa-seeks-total-population-control-2014-7?IR=T

https://www.anguillesousroche.com/surveillance/apres-30-ans-de-services-la-nsa-employe-explique-observent/

https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/jul/11/the-ultimate-goal-of-the-nsa-is-total-population-control

http://www.collective-evolution.com/2017/12/10/30-year-nsa-employee-shares-why-they-are-watching-you-it-has-nothing-to-do-with-terrorism/

complot

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mercredi 13 décembre 2017

La biométrie remplacera-t-elle la carte bancaire ?

La carte bancaire pourrait disparaître en France au profit d’une authentification biométrique basée sur les empreintes digitales ou l’iris, comme il en existe déjà aux États-Unis ou en Chine.

 

ACT CHURCHILL BIOMETRIE

Au printemps 2017, MasterCard dévoilait une nouvelle carte bancaire dotée d’un système de paiement biométrique – en l’occurrence, un capteur d’empreinte digitale. Le dispositif, initialement expérimenté en Afrique du Sud, sera déployé dans le reste du monde à la fin de l’année. Le terrain est déjà partiellement conquis : en Chine, le géant WeChat a adopté la biométrie pour ses paiements mobiles dès 2016. La carte bancaire, moyen de paiement favori des Français depuis 2003, vit peut-être ses derniers instants.

La biométrie, qu’est-ce que c’est ?

La biométrie désigne les techniques permettant d’identifier une personne à partir de ses caractères biologiques ou comportementaux. Ce sont les empreintes digitales, les empreintes palmaires, la rétine, l’iris, les traits du visage ou le dessin des veines, mais aussi la dynamique de signature, la dynamique de la frappe au clavier ou même la voix. Il s’agit en somme d’un palier supplémentaire dans l’identification de l’individu : le système de paiement biométrique ne fera plus appel à ce que le client possède (un objet physique, la carte bancaire), ni à ce qu’il connaît (son code secret), mais à ce qu’il est. Les systèmes biométriques basés sur l’œil ou la main sont généralement jugés comme étant les plus fiables, mais un taux d’erreur subsiste.

A l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), les salariés doivent ainsi s’authentifier via leur empreinte digitale pour pénétrer dans le bâtiment. « Disons que ça fonctionne à 80%. On a remarqué des facteurs récurrents : quand il fait froid, le système ne reconnaît pas nos empreintes. Si on a une coupure sur l’index, idem. », témoigne une ingénieure de l’Institut.

Des mains trop propres, en milieu médical notamment, peuvent aussi tenir en échec la reconnaissance digitale.

Nouveau mode de paiement, nouveaux risques de fraude

A l’étranger pourtant, la biométrie appliquée aux moyens de paiement a déjà fait ses preuves. Les pionniers Pay by Touch et NCR ont initié un service de ce type aux Etats-Unis en 2006. Adopté dès son lancement par 2,3 millions de consommateurs, ce service autorise une transaction électronique par simple scan de l’empreinte digitale aux caisses au lieu d’un paiement par carte bancaire. En Chine, le paiement par empreintes digitales est courant chez les utilisateurs de WeChat, qui règlent directement leurs commissions via une authentification biométrique sur leur smartphone.

Ce qui pose bien sûr la question de la sécurité de ce mode de transaction. En 2016, deux chercheurs de l’Université du Michigan, Kai Cao et Anil Jain, sont parvenus à berner le système d’authentification par empreinte digitale de smartphones Samsung et Huawei à l’aide d’une simple imprimante à jet d’encre. Une opération de 15 minutes, coûtant moins de 500 dollars.

Dès 2014, les hackers du Chaos Computer Club avaient réussi à subtiliser les empreintes de la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen et à les répliquer sur du latex. Le Club s’était contenté d’utiliser des images prises lors d’une conférence de presse, mais la réplique était suffisamment fidèle pour déverrouiller le smartphone de la ministre. Tout porte à croire qu’elle le serait aussi pour valider un paiement bancaire. Faire le V de la victoire sur une photo postée en ligne pourrait ainsi nous exposer à un hacking biométrique.

La France reste réticente

Dans l’Hexagone, l’arrivée du paiement biométrique est freinée par le haut niveau de sécurisation de la monétique française et les restrictions de la CNIL, qui préconise de limiter l’usage de cette technologie, sensible en termes de danger potentiel pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles. La carte bancaire continue ainsi d’afficher une santé insolente. Interrogé en octobre dernier au Forum CB 2017, Pascal Célérier, directeur général adjoint de Crédit Agricole S.A., jugeait peu probable son remplacement le paiement biométrique. « Dans la pratique, on constate que la CB ne s’est jamais aussi bien portée,  avec plus de 12 milliards de transactions en 2016 et près de 600 milliards d’euros de chiffre d’affaires, c’est-à-dire 40% des dépenses de consommation interne des ménages français.», relevait-il.

Lors de ce forum, une première carte biométrique intégrant un lecteur d’empreinte digitale, développée par Oberthur Technologies-Morpho, a été présentée au public. Elle devrait faire l’objet d’expérimentations pilotes dans le courant de l’année prochaine. Pour l’instant bien loin du modèle du tout-biométrique, et d’une disparition totale de la carte bancaire, la France semble s’orienter prudemment vers une cohabitation entre la biométrie et l’objet physique.

Source :

https://usbeketrica.com/article/la-biometrie-remplacera-t-elle-la-carte-bancaire

https://aphadolie.com/2017/12/11/la-biometrie-remplacera-t-elle-la-carte-bancaire/

 

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jeudi 7 décembre 2017

Johnny Hallyday : un "hommage populaire" organisé samedi sur les Champs-Elysées

Les Champs-Elysées pour Johnny Hallyday. L'Elysée a annoncé, jeudi 7 décembre, qu'un "hommage populaire" au chanteur serait organisé samedi sur l'avenue parisienne. Cet hommage sera suivi d'une "brève intervention" d'Emmanuel Macron dans l'église de la Madeleine, située non loin des Champs.

ACT JOHNNY

Un hommage en musique. Le convoi funéraire partira de l'Arc de Triomphe, puis descendra l'avenue jusqu'à la place de la Concorde avant de gagner l'église de la Madeleine pour un office religieux. "Les musiciens de Johnny Hallyday l’accompagneront musicalement", précise l'Elysée.

Des fans devant la maison de Johnny à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Jusqu'à tard dans la nuit, ils ont bravé le froid pour déposer des bouquets de fleurs et faire leurs adieux à leur idole.

 "Héros français." C'est en ces mots qu'Emmanuel Macron a rendu hommage à Johnny Hallyday. L'ensemble de l'échiquier politique, de gauche comme de droite, a salué l'immense carrière de Johnny Hallyday.

https://www.francetvinfo.fr/culture/johnny-hallyday/direct-mort-de-johnny-une-reunion-a-l-elysee-pour-organiser-un-hommage-


 

Voir aussi:


 

DESOLE - Critiqué pour avoir, dans un tweet, mélangé un hommage à Johnny et une critique sur l'éventualité d'un gel du Smic, l'Insoumis Alexis Corbière a présenté ses excuses aux fans du chanteur, mercredi après-midi.

La mini-polémique autour d'Alexis Corbière semble close. Le député de La France insoumise, lieutenant de Jean-Luc Mélenchon, a présenté ses excuses aux nombreux admirateurs de Johnny, ce mercredi après-midi sur RMC, pour des propos tenus dans un tweet matinal.

A l'aube, alors que les Français apprenaient tout juste la mort de "l'idole des jeunes", le député de Seine-Saint-Denis publiait un tweet dans lequel il mettait sur le même plan cette "triste nouvelle" et un sujet d'actualité, en l'occurrence la proposition d'un groupe d'experts de geler les augmentations annuelles du Smic. Un message qu'il a par la suite effacé. Une heure plus tôt, il avait toutefois rendu un hommage en bonne et dûe forme au chanteur décédé dans la nuit dans un premier message qu'il a même "épinglé" en tête de ses publications.

Le message est très, très mal passé auprès de certains, ses opposants politiques bien sûr, mais aussi des fans du chanteur. [et surtout des médias! NdR] Rapidement, le député LFI a souhaité justifier ce raccourci entre Johnny et le Smic. "Au milieu de la nuit, 30 mn après la triste nouvelle, j'ai rendu hommage. Mais je n'oublie pas d'autres sujets sociaux qui me tiennent à coeur et qui me semblent graves... Suis-je le seul ?" s'est-il interrogé sur son compte Twitter.

Des explications qui n'ont manifestement pas suffi, puisqu'Alexis Corbière s'est à nouveau expliqué de vive voix sur RMC. "Je souhaitais rendre hommage à Johnny, j'aimais beaucoup l'artiste", a assuré l'intéressé auprès de Maïtena Biraben. "J'ai fait une bêtise, c'est maladroit, ça manquait de tact."

Le député, "pas dupe", sait que "certains instrumentalisent" la polémique, mais se dit "touché" par le fait que des gens aient été choqués par son raccourci rédactionnel.

https://www.lci.fr/politique/johnny-hallyday-et-le-smic-le-depute-lfi-alexis-corbiere-reconnait-une-maladresse-et-presente-ses-excuses-2072658.html


 

ARCHIVES: le journal "La Croix" en 2010:


Plus que jamais, la frontière entre l'information et le simple divertissement paraît ténue. Au point d'agacer fortement lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Ainsi, 87 % des Français estiment que les médias ont accordé trop de place et d'importance aux problèmes de santé de Johnny Hallyday, et 80 % au décès de Michael Jackson. Sur les quatre sujets pour lesquels l'indice de saturation est le plus élevé, trois sont consacrés aux « people » - seul le traitement réservé à la grippe A est parvenu à égaler le « score » de Johnny Hallyday. On se souvient aussi des couvertures « glamour » des hebdomadaires d'information, consacrées à Carla Bruni-Sarkozy ou à Rachida Dati, irritant les lecteurs rigoureux mais « boostant » les ventes des magazines en question...

Ces critiques envers la hiérarchisation de l'information ne remettent pas en cause les habitudes d'accès à l'information. À la question : « De quelle manière vous tenez-vous au courant de l'actualité nationale et internationale ? », 57 % des sondés placent toujours la télévision en première position, contre 20 % la radio, seulement 14 % la presse écrite et 8 % Internet.

En novembre dernier, la question de la peopolisation de l'information avait été au cœur des débats du Scoop, le festival international du journalisme. Sans désigner de responsable, ni du côté des médias, ni de celui du public. Car cette tendance répond à des impératifs de vente : les médias mettent en avant ce type de sujets parce qu'ils permettent de satisfaire la curiosité de leur public. Comme le rappelait alors Pierre Haski, l'un des fondateurs du site Rue89 : « On vous donne l'information que vous acceptez. »

 https://www.la-croix.com/Archives/2010-01-21/Les-Francais-et-leurs-medias-une-confiance-paradoxale.-Michael-Jackson-Johnny-Hallyday-Thierry-Henry-une-impression-d-overdose-_NP_-2010-01-21-362547

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INTERNET | La fin du réseau libre et ouvert?

L’internet tel que nous le connaissons et le pratiquons est devenue une partie intégrante de notre vie. La gratuité, la liberté universelle d’accès et la joyeuse pagaille qui y règnent nous semblent aller de soi. Mais cela pourrait rapidement changer.

ACT INTERNET FACEB GOOGLE

En cette fin d’année, la Commission fédérale des Communications américaine (FCC) prévoit d’abroger des règles par ailleurs déjà mises à mal sur la «neutralité du net». En d’autres termes, les géants du net et leurs appendices politico-administratifs pourraient désormais imposer de strictes étiquettes de comportement et de bienséance sur le réseau des réseaux. Cette évolution totalitaire aura eu pour principal alibi la traque aux «fake news», signale Jonathan Cook.

«Ce sont les leaders politiques — aidés par les médias de masse — qui ont préparé la voie en attisant une panique morale autoimmune au sujet des “fake news". Les fake news, selon eux, n’existaient que sur l’internet, jamais dans les pages des médias officiels — ces mêmes médias qui nous ont vendu le mythe des armes de destruction massive en Irak et qui ont si efficacement préservé notre système de parti unique à deux visages. Le public, semble-t-il, ne doit être protégé que contre les blogueurs et les sites web.»

Cette nouvelle menace est l’occasion de nous rappeler que l’intégralité de notre communication électronique demeure à la merci des Etats-Unis, tous les serveurs de noms (annuaires d’adresses IP) étant localisés en Virginie. Tout comme le siège de la CIA...

http://log.antipresse.net/post/internet-la-fin-du-reseau-libre-et-ouvert?mc_cid=c543f1e4be&mc_eid=3a5e263339

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mercredi 6 décembre 2017

80 km/h sur les routes à deux voies, c'est fait !

Le gouvernement va confirmer en 2018 le passage des routes sans séparation physique à 80 km/h. La baisse du taux d'alcoolémie a, en revanche, été ajournée.

ACT ROUTE

La Sécurité routière est l'un des exercices favoris des gouvernements. Celui d'Édouard Philippe, dont dépend directement le dossier, n'y échappera pas pour cette nouvelle mandature. Le consistant train de mesures (22 qualifiées de « fortes » et 33 complémentaires) prises le 2 octobre 2015 est resté vivace dans les esprits, semant parfois une forme de rébellion comme celle des motards, toujours prompts à se mobiliser. Précisément, c'est d'eux ou des chauffeurs routiers que le gouvernement redoute le plus les réactions lors du Conseil interministériel de sécurité routière. Celui-ci devait se tenir cette semaine, il a été reporté à janvier prochain. Mais les décisions viennent d'être arbitrées par Matignon qui avancera sur la pointe des pieds pour les annoncer début 2018 avec une mesure phare et une autre reportée par crainte d'un rejet global de l'opinion. Sans attendre, les voici :

 

80 km/h sur route, adopté : selon nos informations, et parmi les quelques pistes de travail qui restent à ce Comité interministériel de sécurité routière (CISR) qui ne fait qu'entériner les travaux réalisés en amont, le 80 km/h sur route sera adopté en 2018 et présenté comme la décision capitale. Cette limitation abaissée de 10 km/h sera circonscrite aux seules routes bilatérales, c'est-à-dire celles ne présentant pas de séparation centrale (rail ou muret) entre les deux voies. Autant dire l'essentiel du réseau hors voies rapides et autoroutes.

Longtemps, les membres et experts du CNSR, qui ont planché sur le train de mesures à soumettre au CISR qui les entérinera, ont hésité entre étendre la mesure à l'ensemble du territoire ou la circonscrire aux seules zones dangereuses. Dans ce second cas, la décision d'abaisser les limitations aurait relevé des départements. Une mesure « de compensation », qui aurait consisté à relever à 100 km/h des tronçons jugés plus sûrs, a également été abandonnée. Le comité craignait une confusion des messages et Matignon a tranché en faveur de la mesure généralisée. Autre avantage, elle ne nécessitera ainsi qu'un changement limité des panneaux de rappel de limitation qu'il faudra actualiser, un délai qui permettra aussi aux éditeurs de cartes GPS de mettre à jour leurs données.

L'Allemagne fait exception avec son 100 km/h sur routes alors que la majorité des pays européens ont choisi le 90. © DR

 

L'idée du 80 km/h sur route, qui se pratique déjà dans certains pays (Suisse, Norvège, Finlande, Pays-Bas, Danemark et même… en France par temps de pluie ou pour les permis probatoires) se justifie, selon ses promoteurs, par la baisse induite de la gravité des accidents et de la pollution, et un trafic estimé plus fluide. Toutes choses qui sont contestées fermement par d'autres spécialistes avec des arguments étayés comme ceux de l'association 40 Millions d'automobilistes qui constate qu'en Angleterre il y a moitié moins d'accidents avec une vitesse limitée à 97 km/h sur route. Les services du Premier ministre, qui ont longtemps tergiversé sur cette mesure, l'ont choisie, car ils pensent que l'opinion est déjà préparée à cette éventualité.

« C'est une mesure qui devrait passer avec les explications nécessaires, dit un proche du dossier, car, dans les faits, de nombreux endroits du réseau ne permettent pas de rouler à cette allure. ».

L'avis du Point Auto : apparemment de bon sens, cette mesure consiste tout de même à ramener l'ensemble des vitesses pratiquées par les différents types d'engins motorisés à une seule et même allure. Ainsi, bus, camions, motos et voitures évolueront en paquets, ce qui est une cause de baisse de vigilance et une source d'augmentation du risque.

Corréler baisse de vitesse avec baisse d'accidents relève d'un pseudo-dogme jamais vérifié, mais pris pour argent comptant par le gouvernement selon lequel : 1 % de vitesse en moins = 4 % de morts en moins. « Si elle était exacte, assène la Ligue de défense des conducteurs, il suffirait de réduire la vitesse de 25 km/h pour qu'il n'y ait plus aucun mort sur les routes de France… La preuve du contraire : en 2012, la vitesse moyenne a augmenté en France, et pourtant, le nombre de tués sur la route a diminué de presque 8 %. C'était déjà le cas entre 1998 et 2002. »

Deterioration panneaux vitesse 80 km/h RN 151 © Jrmie FULLERINGER Jrmie FULLERINGER / MAXPPP / PHOTOPQR/L'YONNE REPUBLICAINEDétérioration d'un panneau de vitesse limitée à 80 km/h par des usagers mécontents de l'expérimentation sur la RN 151 à Auxerre. © Jrmie FULLERINGER Jrmie FULLERINGER / MAXPPP / PHOTOPQR/L'YONNE REPUBLICAINE

 

La baisse de la vitesse à 80 km/h sera génératrice de bouchons et donc de pollution, car, avec des différentiels de vitesse annulés, l'engorgement sur les axes fréquentés ou aux heures de plus fort trafic guette. Pour conforter son raisonnement pro-80 km/h, une expérience dans ce sens avait été lancée il y a deux ans à l'été 2015 par Manuel Vals, Premier ministre à l'époque, afin d'évaluer la pertinence de cette mesure. Les tronçons concernés se trouvent sur la RN 7 (18 km dans la Drôme), la RN 151 (17 km dans la Nièvre et 32 km dans l'Yonne) et la RN 57 (14 km en Haute-Saône).

Le problème est que, contrairement à ce qui avait été promis, aucun bilan n'a jamais été présenté aux membres du CNSR qui ont donc arrêté la décision sans savoir les résultats de l'expérimentation. Nul doute que ce dernier détail va hérisser les « motards en colère » qui avaient déjà manifesté en 2015 au lancement de l'expérience 80 km/h sur route, d'abord imaginée au stade national, puis ramenée après les manifestations à 81 km de routes-tests.

 

Alcoolémie à 0,2 g, repoussé : le fléau des différentes addictions (drogues, médicaments, smartphone, alcool) nécessite de l'avis général un traitement adéquat. La plus visible et aussi la plus ancienne est l'alcool dont le seuil de dépassement est actuellement à 0,5 g/l, le seuil du délit étant fixé à 0,8 g/l. Le CNSR a longtemps hésité à proposer d'abaisser le seuil à 0,2 g, ce qui revient à dire que le conducteur d'une soirée est celui qui ne boit plus du tout. Et pour les autres, les 0,2 g peuvent correspondre à l'alcoolémie résiduelle après une nuit de repos. Un moment envisagé pour les seuls conducteurs de poids lourds, bus et motos, le projet de mesure a été élargi à toute la population, car il est rapidement apparu impossible de la réserver à une certaine catégorie d'usagers. L'impopularité de cette mesure a, pour cette fois, fait reculer le gouvernement qui a estimé que le 80 km/h sur route représente à lui seul déjà une grosse pilule à avaler.

 

L'avis du Point Auto : l'alcool au volant est un serpent de mer bien français. Pèse sur ce dossier toute la filière viticole, mais aussi l'hôtellerie-restauration qui n'est pas en situation très favorable en ce moment et qu'il s'agit de ménager. Descendu de 0,8 à 0,5 g/l, le taux limite correspond à la recommandation européenne en la matière qui a déjà rallié 18 pays de la communauté. Mais quelques-uns estiment que c'est insuffisant et retiennent un taux de 0,2 g où il n'y a plus de droit à l'erreur. Avec lui, c'est un « no alcohol » absolu, un seul verre consommé la veille pouvant affecter, selon la taille, le sexe et le poids de l'individu, le résultat. Ces variables physiques nuisent d'ailleurs à la compréhension d'une mesure à demi-permissive.

ETHYLOTEST-JUSTICE-PERMIS © BONNIERE PASCAL BONNIERE PASCAL / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPPL'un des premiers garages agréés pour l'installation d'un éthylotest d'antidémarrage pour les conducteurs mis à l'épreuve après une condamnation.   © BONNIERE PASCAL BONNIERE PASCAL / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

 

Le gouvernement estime également que la mesure de l'éthylotest obligatoire à bord des véhicules est un échec. Les Français n'ont retenu que l'obligation d'en posséder un, mais pas sa dimension pédagogique qui consiste à souffler dedans avant de prendre le volant après une soirée arrosée. Les appareils prennent la poussière dans les boîtes à gants, sans effet sur les comportements. Le 0,2 g/l pourrait le sortir de l'oubli, mais ce n'est pas acquis, car les jeunes permis, qui doivent déjà se plier en France à ce taux réduit dans le cadre de leur période probatoire, ne l'utilisent pas plus que leurs aînés. La Grèce, l'Irlande, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas font de même pour leurs jeunes conducteurs (0,2 g/l) tandis que l'Autriche retient 0,1 g/l.

Fondamentalement peu populaire, cette mesure prise à la veille des fêtes aurait été une bombe potentielle de mécontentement. Il est pourtant évident qu'il faut peser sur les comportements liés à l'alcool au volant, même si la loi n'a aucune prise sur les délinquants de la bouteille, aussi multirécidivistes qu'irresponsables. Frapper le bon citoyen pour tenter d'atteindre les plus inconséquents ne rallie pas encore une majorité d'avis positifs au CNSR et les divergences sont nombreuses en Europe. Quelques pays comme la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Roumanie ont décrété le degré zéro d'alcool dans le sang. Pour tout le monde.

À l'opposé, selon une sorte de Brexit routier, la Grande-Bretagne, à l'exception notable de l'Irlande, soutient ses pubs et tolère jusqu'à 0,8 g/l. La France tentera à coup sûr à un moment plus favorable les 0,2 g/l et accompagnera la mesure d'un aménagement original. Le droit à l'erreur sera en effet toléré une fois, selon le projet, et la conduite rendue encore possible avec une mise à l'épreuve d'un an au travers d'un éthylomètre d'antidémarrage. Pour le moment, les politiques y ont renoncé, mais ce n'est que partie remise.

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/80-km-h-sur-les-routes-a-deux-voies-c-est-fait-01-12-2017-2176480_657.php

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samedi 2 décembre 2017

Ces sites très connus qui enregistrent à votre insu ce que vous tapez sur votre clavier

Une publication proposée par S.R. (UPR 87)


 

De très nombreux sites d’entreprises « respectables » utilisent des outils espionnant le comportement des utilisateurs via leur clavier. Problème, des données sensibles sont aussi concernées par cette situation.

ACT SURVEILLANCE INTERNET

Adidas, Microsoft, Spotify, Logitech, WordPress, Intel, Pornhub ou encore HP. Quel est le point commun entre les sites internet de ces différentes entreprises ? Ils utilisent des « session-replay scripts » (SRSc). Comme beaucoup d’internautes, vous ignorez sans doute ce dont il s’agit. C’est simple, il s’agit de quelques lignes de code JavaScript destinées à analyser votre comportement, qui se cachent derrière des appellations anodines, comme FullStory, UserReplay, SessionCam ou encore Hotjar. Cela concerne aussi bien les informations entrées dans un formulaire (mail, mot de passe..) que les mouvements de votre souris.

Des centaines de sites Web vous espionnent chaque jour

Ces informations sont ensuite utilisées par d’autres entreprises qui les analysent pour comprendre comment les clients réagissent. L’idée ? Optimiser l’expérience utilisateur pour augmenter les ventes bien sûr. En soi, rien de très neuf. C’est la même chose que peut faire Ikea observant le comportement des clients dans ses magasins par exemple. Mais, deux problèmes majeurs existent. Tout d’abord, vous ignoriez sans doute être espionné ainsi et surtout à si grande échelle, puisqu’il s’agit de l’ensemble de la session et non uniquement de leur propre site. Ensuite, comme trop souvent, la protection des données personnelles n’est pas vraiment au programme.

Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Princeton, au moins 482 des 50.000 plus gros sites référencés par Alexa utilisent des prestataires de SRSc. Quatre prestataires sur sept recueillent parmi les données personnelles adresses email, nom, numéro de téléphone, adresse, date de naissance ou encore numéro de sécurité sociale. Des données que vous n’avez pas forcément envie de partager. Pire encore, ces données sont transmises sans être anonymisées dans certains cas ! Et même si elles sont anonymisées par les géants pour le transfert vers les serveurs des prestataires de SRSc, ces derniers disposant des clés de déchiffrement,  comment stockent-ils, traitent-ils et partagent-ils à nouveau ces informations ?

Liste des 482 sites web qui n’ont aucun respect pour la vie privée de leurs utilisateurs

En apparence, on pourrait se réjouir que la plupart des prestataires ne récupèrent pas les données de cartes bancaires. Mais, l’étude des chercheurs révèle que l’absence d’une référence dans une simple petite ligne de code pouvait causer leur aspiration. Même topo pour vos mots de passe et ce, même si vous l’aviez entré dans un formulaire jamais validé ou que vous avez seulement commencé à compléter partiellement ! Curieusement, la CNIL semble aux abonnés absentes pour ce genre de pratiques.

En gros, pour simplifier : chaque lettre enfoncée, chaque clic effectué, chaque déplacement de souris serait répertorié, y compris les textes tapés mais jamais envoyés. Une sorte de Keylogger et d’aspirateur de données qui travailleraient en arrière plan de vos connexions dans le secret le plus absolu. Inutile de préciser que ces données sont une mine d’or pour les entreprises en question.

Si vous voulez limiter les risques, sans que cela ne fasse de miracles, Adblock Plus vient d’ajouter 7 prestataires SRSc à sa liste noire. Si vous utilisez ce bloqueur de publicité dans votre navigateur, les JavaScripts ne seront plus déclenchés. Pour être totalement transparent et tant pis, si cela dérangera certaines sociétés, voici la liste des 482 sites qui n’ont aucun respect pour la vie privée de leurs utilisateurs.

https://www.presse-citron.net/sites-tres-connus-enregistrent-a-insu-tapez-clavier/

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mardi 7 novembre 2017

Faille sur l’e-Carte d’identité

Faille sur l’e-Carte d’identité : la moitié des Estoniens privés de services numériques

Victimes d’une faille de sécurité des puces Infineon, les cartes d’identité électroniques des Estoniens sont bloquées depuis ce week-end.

ACT CARTE NUMERIQUE

« Nous sommes désolés des inconvénients causés par ce problème, mais la protection de l’intégrité de votre identité numérique doit passer avant tout. »

La faille, qui frappe les puces Infineon intégrées sur les cartes d’identité nationale, a privé plus de 760 000 citoyens d’Estonie de leurs services administratifs numériques le week-end dernier (sur une population globale d’1,3 million d’habitants).

Le gouvernement estonien s’en est excusé par voie de blog.

Rappelons que l’Estonie est un pays pionnier dans la bascule de ses services administratifs en numérique : paiement des impôts, consultations médicales, votes… quasiment tous les services s’y effectuent aujourd’hui en ligne.

Avec la carte nationale d’identité utilisée comme moyen d’identification et d’authentification à l’ ère numérique.

Les services numériques fermés

Cette carte d’identité est équipée d’une puce qui intègre les données personnelles, sécurise les identifiants et garantit les transactions en ligne. Or, quand cette puce connaît une vulnérabilité, l’intégrité des services numériques est remise en cause.

Les composants TPM (Trusted Platform Module) d’Infineon, qui équipent un certain nombre de cartes électroniques d’Estonie, sont victimes d’un bug qui permet de retrouver, à peu de frais, la clé privée du document d’identité à partir de la clé publique. Une faille révélée début octobre.

Face à cette faille, le gouvernement estonien a préféré fermer l’accès à ses services numériques au regard du risque potentiel, aussi minime soit-il.

« Le fonctionnement d’un État électronique repose sur la confiance et l’État ne peut pas se permettre qu’un propriétaire d’une carte d’identité estonienne soit victime d’un vol d’identité », a déclaré le Premier ministre Jüri Ratas.

« A notre connaissance, il n’y a pas eu de cas de vol d’identité électronique, mais l’évaluation de la menace effectuée par la police et les gardes-frontières ainsi que par l’autorité responsable du système d’information indique que cette menace est devenue réelle. En bloquant les certificats des cartes d’identité en danger, l’Etat assure la sécurité de la carte d’identité. »

Le blocage des accès aux services en ligne a été instauré le 3 novembre à minuit. Toutes les e-cartes d’identité émises entre le 16 octobre 2014 et le 25 octobre 2017 sont concernées.

Un blocage temporaire qui sera levé une fois la mise à jour du certificat électronique effectuée. Une démarche qui peut se faire en ligne mais aussi au sein des centres des services de police qui sont restés ouverts tout le week-end à cet effet.

Face à l’afflux des mises à jour et à la saturation conséquente des systèmes informatique, le gouvernement estonien a pris la décision d’accorder la priorité aux personnels des services vitaux tels que le corps médical, la Justice, les services civils et les officiels. Soit environ 35 000 personnes.

Mise à jour des certificats sans urgence

Dans tous les cas, les Estoniens pourront mettre à jour leur carte d’identité électronique jusqu’au 18 mars 2018. Qui plus est, même non mise à jour, la carte électronique conserve sa valeur de document d’identification, notamment pour voyager ou acheter des médicaments sur ordonnance.

Rien ne presse donc, sauf pour ceux qui doivent signer, en urgence, des documents de manière électronique.

Si le gouvernement estonien semble gérer efficacement ce problème, l’affaire n’en reste pas moins symptomatique des risques que les vulnérabilités électroniques peuvent poser à tout système dont le fonctionnement repose entièrement sur un environnement numérique.*...

https://www.silicon.fr/faille-e-carte-identite-moitie-estoniens-prives-services-numeriques-189365.html?inf_by=5a015fa1671db8a2278b


 

BASE 14 995X225L'article n'aborde pas les autres aspects, à commencer par les risques sur la protection de la vie privée et sur les libertés publiques, sans compter les menaces en matière de contrôle économique et géopolitique...  P.G.


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dimanche 22 octobre 2017

Yerres : Dupont-Aignan prend la défense des anti-Linky

Malgré un arrêté municipal interdisant l’installation de ces nouveaux compteurs, Enedis a lancé leur déploiement. Le député Nicolas Dupont-Aignan organise la riposte.

ACT LINKY NDALa colère gronde dans la rue Voltaire à Yerres. Ce lundi après-midi, une dizaine de riverains entourent Nicolas Dupont-Aignan, le député (DLF) et conseiller municipal pour montrer leur opposition aux compteurs Linky, ce nouvel équipement installé par Enedis (ex-ErDF) et qui calcule en temps réel la consommation d’un logement pour la transmettre par CPL (courant porteur en ligne).

Patricia, l’une des habitantes de la rue tempête : « Quand j’ai reçu, samedi, le courrier d’Enedis m’annonçant que le compteur Linky allait être bientôt installé, j’étais furax. Mon compteur a dix ans et il fonctionne très bien. Je n’ai reçu aucune modification contractuelle. » Ce voisin de Patricia insiste : « Si un poseur vient chez moi, il va être obligé de pénétrer par effraction… »

 

Nicolas Dupont-Aignan sonne la charge dans sa commune contre ce nouvel outil. Dans les jours qui viennent, les habitants recevront dans leurs boîtes à lettres un courrier de la mairie rappelant que le conseil municipal du 11 avril 2016 a pris une délibération interdisant l’installation de Linky. « La délibération prévaut et les techniciens envoyés n’ont actuellement pas le droit, dès lors que vous refusez, d’intervenir sur vos compteurs », écrivent le député et Olivier Clodong, son successeur (SE) à la tête de la mairie.

Les deux édiles expliquent qu’ils appliquent « le principe de précaution ». La ville s’appuyant sur plusieurs études concernant les ondes de radiofréquences émises par le CPL, dont celle du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui les a classées dans la catégorie « cancérogène possible ».

« L’arrêté que nous avons pris n’a pas été attaqué (NDLR : il n’a pas non plus été invalidé par la préfecture), pointe le député. Il faut rappeler que la ville est propriétaire de ses compteurs. Enedis utilise des méthodes de voyous. S’il y a des poseurs insistant, la police municipale interviendra pour aider les habitants. » Pour l’heure, 45 compteurs Linky ont déjà été installés, sans heurts, sur le territoire de Yerres.

A Brunoy, le rythme est plus élevé. Plus de 700 ont été mis en service depuis le début du mois de septembre. Pourtant, ici aussi, le conseil municipal avait pris une délibération le 26 juin 2016 pour interdire le déploiement de cette technologie. « Nous avons eu des contacts avec Enedis en juin. On nous disait que les installations se feraient plus tard dans l’année, raconte-t-on au cabinet de Bruno Gallier, le maire (LR) de Brunoy. Mais le déploiement a commencé plus tôt et un peu à marche forcée. Chaque jour, nous avons des dizaines d’appels en mairie pour nous avertir des installations. »

Bruno Gallier a écrit la semaine dernière à Josiane Chevalier, la préfète de l’Essonne, « pour lui demander d’intervenir auprès de l’opérateur de transport d’énergie face aux méthodes employées (opération non annoncée, non-respect du calendrier, non prise en compte du refus des habitants, intrusion sur des propriétés privées…) »

Dans l’Essonne, d’ici à 2021, 105 000 compteurs Linky doivent être installés.

 

Les conseils d’Enedis en cas de riverains récalcitrants

Enedis donne des conseils aux poseurs pour réussir à installer les compteurs Linky. DR

C’est un document d’Enedis destiné aux poseurs de compteurs qui est arrivé entre les mains de riverains de la rue Voltaire, à Yerres. Il donne la marche à suivre en cas de « refus sur le terrain ». Exemple de situation : « Cadenas sur le compteur ou le coffret. » Marche à suivre : « Casser le cadenas. » Autre cas : « Une porte non fermée à clé » justifie l’accès à une propriété privée.

Frédéric Boutaud, directeur territorial d’Enedis dans l’Essonne, botte en touche : « Il est important de rappeler que le déploiement se passe bien. Nous sommes dans un dialogue permanent avec les élus et les clients qui comprennent les bénéfices de cette innovation. Ce nouveau compteur est indispensable pour répondre aux nouveaux usages. Nous sommes dans une modernisation du service public. » Quant à la nocivité des ondes soulevées par les associations opposées à Linky ? « C’est une technologie filaire simple avec des niveaux d’émission faibles », répond Enedis.

http://www.leparisien.fr/yerres-91330/yerres-si-des-poseurs-de-compteurs-linky-insistent-la-police-municipale-interviendra-02-10-2017-7303605.php


Il faudra expliquer à ce directeur territorial, pour commencer, qu'un service public n'a pas de clients, mais des usagers...

BASE 14 995X225P.G.

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vendredi 13 octobre 2017

Compteurs Linky : le maire de Bayonne demande que les habitants puissent refuser l’installation

Le capteur Linky est une arnaque qu’on veut imposer de force aux Français. La décision du maire de Bayonne, semblable à celle d’environ 400 communes en France, est une excellente nouvelle.

ARG LINKY ROBOTLe maire UDI de Bayonne, Jean-René Etchegaray, a demandé par courrier à Enedis (ex-ERDF), qui déploie les compteurs électriques connectés Linky, « de ne pas changer les compteurs chez les personnes qui refusent cette installation », a indiqué mercredi la mairie.

A l’issue du conseil municipal du 19 juillet, « l’ensemble des sensibilités politiques s’est retrouvé pour dire qu’il n’est pas admissible de forcer les usagers qui y sont opposés à accepter la pose de nouveaux compteurs. Un agrément certain doit être exprimé », écrit au directeur territorial d’Enedis le maire de la commune, qui compte quelque 48.000 habitants.

« Je souhaite (…) que vous validiez le principe de ne pas changer le compteur chez les personnes qui refusent cette installation en ayant dit de façon claire, par courrier ou de vive voix, leur opposition à votre intervention », ajoute-t-il dans ce courrier en date du 21 juillet.

Ces nouveaux compteurs dits “intelligents” permettent de relever à distance et en direct la consommation d’électricité d’un abonné. Ils sont installés par Enedis, filiale d’EDF chargée du réseau électrique basse et moyenne tension.

Les compteurs numériques connectés Linky, dont cinq millions d’exemplaires ont déjà été installés depuis décembre 2015, sont contestés dans environ 400 villes et communes. Ceux qui s’opposent à son installation redoutent des risques sanitaires, un surcoût, une intrusion dans leur vie privée ou encore l’utilisation de données personnelles.

Selon l’Agence nationale des fréquences (ANFR), la probabilité que les compteurs “intelligents” comme Linky puissent avoir des effets nocifs pour la santé est « très faible ». L’ANFR précise cependant qu’« il n’existe pratiquement aucune littérature scientifique traitant des effets sanitaires spécifiques de l’exposition aux compteurs communicants ».

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2017/08/04/compteur-linky-maire-bayonne-demande-habitants-puissent-refuser-installation/

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lundi 2 octobre 2017

Le gouvernement envisagerait d'introduire les interdictions de manifester dans le droit commun

Selon plusieurs sources, le ministère de l'Intérieur aurait l'intention d'introduire dans le droit ordinaire une disposition prévue par l'état d'urgence permettant d'interdire à certains individus de manifester.

59cf507d09fac2af4f8b4567C'est une mesure d'exception que permettait la loi relative à l'état d'urgence : elle pourrait à l'avenir être intégrée au droit commun, selon des informations du Figaro et du Monde. Le ministère de l'Intérieur aurait en effet émis un avis favorable à l'instauration d'interdictions administratives de manifester.

Si Le Monde évoque des «pistes de réflexion» suivies par la place Beauvau, Le Figaro rapporte, selon des sources au sein du ministère, que le projet serait déjà bien avancé. Il viserait prioritairement des individus faisant déjà l'objet d'un signalement pour des faits de violence. Cette mesure, qui contraint les fauteurs de trouble à émarger dans un commissariat à l'heure du rassemblement auquel ils n'ont pas le droit de participer, est déjà régulièrement utilisée depuis mai 2016, principalement pour des individus issus de la mouvance antifasciste.

Cependant, un tel dispositif n'est permis que par l'article 5 de la loi relative à l'état d'urgence, qui autorise le préfet à «interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté» ainsi qu'à «interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics». Son introduction dans le droit commun serait donc une nouveauté de taille. Elle conforterait sans doute dans leurs critiques les voix qui se font entendre depuis quelques semaines pour dénoncer une «dérive» lors de l'étude par les parlementaires de la loi antiterroriste, qui a suscité jusqu'aux inquiétudes de l'ONU.

 

Posté par ddupr à 09:09 - - Permalien [#]
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