vendredi 17 novembre 2017

La galanterie Française est interdite puisqu’elle fera de vous un harceleur

Article proposé par S.R. (UPR 87)


 

Oui dans peu de temps, le peu de galanterie française tentant d’exister à ce jour deviendra l’objet de procès pour « harcèlement sexuel » !!

ARG HARCELEURS

Cela fait maintenant quelques semaines que l’on nous bassine à longueur de journaux télévisés avec cette nouvelle phobie féminine « balance ton porc » née des travers d’un producteur américain de cinéma qui a profité de son statut pour s’offrir un moment de plaisir plus que douteux avec les starlettes en devenir venant chercher qui la gloire qui un petit rôle. S’il faut dénoncer de tels actes cela va sans dire, mais le faire, comme certaines devenues « grandes stars » depuis, 40 à 50 ans après les faits et donc après avoir acquis la notoriété, la gloire et le fric, me parait plus qu’hypocrite.

Comme me paraissent déplacés ces défilés et manifestations concernant le harcèlement sexuel, dans de nombreuses villes, organisés par des féministes ou « des femens » en mal de mâle semblant jouer les effarouchées ; comme si tous les hommes de la planète étaient soudainement devenus des obsédés sexuels !! Là encore, comme certaines ont avoué devant le micro de journaleux avides de sensation perverse oser dévoiler bien des années après avoir été harcelées et se sont tues pour ne pas perdre leur job, à celles-là je dis qu’il y a quelques décennies elles pouvaient se permettre de dire  « merde » à leur patron ou à leur supérieur, supposés harceleurs et retrouver un autre travail dans quelque domaine que ce soit 24 à 48 heures après avoir bien entendu déposé une plainte en bonne et due forme, car à cette époque le chômage était inexistant ou supposé tel. Pourquoi donc se sont-elles tues ??. Le faire des années et des années après n’a plus aucun sens. Quant à le faire pour dénoncer ce fait existant depuis le début de la race humaine en affichant « plus jamais ça » revient à vouloir, comme veulent le faire certains politicards abrutis sur les bords, éradiquer la prostitution !! Je leur souhaite bien du plaisir.

Une chose pour terminer, si la société pourrie dans laquelle on tente de surnager se mettait à être quelque peu moraliste comme veulent nous le faire accroire des « Schiappas » et autres mégères apprivoisées ou non en poussant des cris d’orfraie, il lui suffirait, par le biais des élus qui la représentent d’obtenir des publicitaires de tous poils de cesser d’exposer la chair féminine dénudée à longueur de pubs audiovisuelles, de vidéos sur le Net et d’affiches 4m sur 4 à tous les coins de rues pour faire la promotion de lingeries affriolantes et de parfums envoutants dont se parent et parfument ces dames. Et pour quoi faire ? pour séduire. Et séduire qui ? Les hommes harceleurs ou non. La boucle est bouclée …..

Alors, dénoncer le harcèlement qu’il soit sexuel ou autre : oui ; mais tout de suite et non des années après dont les faits sont d’ailleurs prescrits.

La galanterie ? une espèce en voie de disparition ou trainée devant l’inquisition des tribunaux révolutionnaires institués par la gente féminine. Car bientôt, c’est-à-dire demain, messieurs il se peut que vous soyez amenés à vous défendre devant une instance judiciaire pour avoir « osé » sourire ou complimenter une dame jeune ou âgée qui trouvera votre sourire ou compliment « déplacé » et donc qualifié de « harcèlement sexuel » …

Fermez le ban …

https://lagauchematuer.fr/2017/11/14/la-galanterie-francaise-est-interdite-puisquelle-fera-de-vous-un-harceleur-2/

 

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Un paysan sauve ses cultures d'un virus dévastateur… grâce à la musique !

Contaminées par une maladie incurable, les courgettes d'un agriculteur des Bouches-du-Rhône ont été sauvées par des mélodies diffusées tous les soirs. Cette technique qui permet d'éviter les pesticides a fait ses preuves pour d'autres cultures.

ARG PLANTES MUSIQUE

La musique adoucit les mœurs et peut aussi soigner les plantes! Certaines mélodies méticuleusement sélectionnées ont en effet la capacité d'inhiber virus et champignons ou de stimuler la pousse des plantes. C'est en tout cas le constat fait par Gilles Josuan, agriculteur dans les Bouches-du-Rhône.

Le producteur fait de la monoculture de courgette. Il y a dix ans, toutes ses cucurbitacées sont contaminées par le virus de la Mosaïque. «Aucune méthode de lutte contre ce fléau n'existe», indique l'agriculteur qui dit avoir tout essayé. Ce dernier ne se résignait pas à arracher tous ses plants, seule solution préconisée par l'agriculture conventionnelle. «Je suis tombé sur le site de l'entreprise Genodics qui proposait de soigner les plantes avec les protéines de musique! Je n'avais rien à perdre, j'ai donc voulu essayer», confie le paysan qui cultive 40 hectares sous serre et 50 en plein champs. «Dès que j'ai commencé à diffuser la musique dans mes serres, j'ai vu la différence. Mais le plus difficile était de propager de la musique dans une serre avec un taux d'hygrométrie élevé», précise le producteur. Pour cela, la société Genodics conçoit alors des appareils autoalimentés par des panneaux solaires et adaptés aux conditions des tunnels. «Après quelques ajustements de départ, nous sommes parvenus à sauver mes plants de courgettes. Aujourd'hui, le virus est toujours présent mais il est inhibé par la musique et mes légumes n'en portent aucune trace. Je peux donc de nouveau les commercialiser», se réjouit l'agriculteur.

Pour atteindre ce résultat spectaculaire, le producteur applique à la lettre le protocole établi par la société. Il diffuse toutes les nuits entre 5 et 7 minutes d'une musique ciblée, «mais pas plus, sinon cela fatigue les plantes», précise l'agriculteur qui récolte 600 à 700 tonnes de légumes par an. Des rendements qui font des envieux. Si ses voisins étaient, au départ, amusés par la méthode de Gilles Josuan, ils s'y intéressent désormais de très près. «Certains voisins me posent des questions sur mes méthodes de production et réfléchissent à faire de même», indique l'agriculteur convaincu. À condition toutefois de trouver la musique adaptée à leurs cultures.

De fait, Genodics explique qu'il faut trouver des mélodies adaptées à chaque pathologie. «Concernant le problème de Gilles Josuan, au départ, nous avions identifié un seul virus alors qu'il y en avait un deuxième. Après cette découverte, nous avons adapté la mélodie et avons pu inhiber les deux virus, qui fatiguaient la plante mais restent inoffensifs pour l'homme», indique Pedro Ferrandiz, cofontateur de Genodics qui utilise les vibrations de la musique pour lutter contre les maladies de certaines plantes (champignons, virus, bactéries...), limitant ainsi l'usage des pesticides.

La protéodie serait à l'origine de ces résultats confondants. «Pour faire simple, lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés produisent des notes. Une mélodie spécifique à chaque protéine est ainsi émise», explique l'ingénieur à la tête de Genodics. «Il faut connaître les protéines pertinentes de la pathologie que l'on veut combattre puis l'isoler et trouver le chant de la protéine pour en stimuler ou inhiber sa synthèse», précise celui qui a mis en application les théories de Joël Sternheimer, physicien et mélomane.

130 agriculteurs utilisent cette solution

Le rôle de Genodics est ainsi d'identifier puis de déchiffrer la partition de la protéine. Avec ses techniques, la société a aidé plus de 130 agriculteurs à lutter contre des pathologies qui menaçaient leur production.

Ainsi, un arboriculteur de Saint-Féliu-d'Avall, dans les Pyrénées-Orientales, a pu lutter contre le virus de la sharka, à raison de la diffusion de deux séquences musicales par jour. Les séquences musicales aux vertus thérapeutiques ont permis de réduire la mortalité des pêchers. Le procédé a également soigné des plants de tomates atteintes de botrytis - un champignon responsable de la moisissure grise, ou des pommiers touchés par la tavelure. Les principaux clients de Genodics sont des viticulteurs. Les mélodies thérapeutiques sont parvenues à lutter contre le mildiou, un champignon, ou l'esca, qui décime les vignes notamment en France.

Le protocole est le même: diffuser de la musique de manière harmonieuse pour que chaque pied de vigne puisse «entendre» les notes. Les résultats sont à chaque fois au rendez-vous. «Ça marche systématiquement mais avec des taux de réussite variables de 25% à 95%. Par exemple, sur les cépages de Cabernet, les résultats sont spectaculaires et ils le sont un peu moins sur les vins d'Alsace . En moyenne, le taux de réussite est de 70%», se réjouit Pedro Ferrandiz.

De très bons résultats expérimentaux qui forcent l'intérêt de la communauté scientifique. Ainsi, Genodics a noué un partenariat avec l'université de Cergy, en région parisienne, afin de faire des essais et de mieux comprendre le fonctionnement scientifique de ses solutions.

De son côté, l'Inra reconnaît que «les plantes sont sensibles aux sons et qu'elles réagissent à certains bruits, comme celui du vent ou le craquement d'une plante voisine qui se dessèche et provoque une réaction. Toutefois, aujourd'hui nous n'avons pas prouvé scientifiquement ces liens», souligne Bruno Moulia, directeur de recherches à l'Inra. Concernant la théorie de Genodics, «je ne peux pas dire que ça ne marche pas, mais nous n'avons pas, non plus, démontré scientifiquement l'efficacité de ces traitements», souligne le membre de l'organisme français de recherche en agronomie. Les résultats de Genodics constituent son meilleur argument «mais on peut avoir des théories fausses avec des applications vraies», tempère toutefois le chercheur. Pour le savoir, il faudrait que l'institut mène des expérimentations, une hypothèse aujourd'hui envisagée par l'Inra. Mais pour cela il faut que l'institut débloque des fonds pour vérifier scientifiquement les théories.

http://www.lefigaro.fr/conso/2017/11/13/20010-20171113ARTFIG00015-un-paysan-sauve-ses-cultures-d-un-virus-devastateur-8230-grace-a-la-musique.php


 

BASE 14 995X225J'avais vu ça depuis pas mal de temps sur mes revues "complotistes" mais puisque c'est le Figaro qui le dit... !!  S.R.

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mercredi 15 novembre 2017

« Pourquoi nos enfants deviennent des crétins ! »

 L’édito de Charles SANNAT /article proposé par S.R. (UPR87)

ARG ENFANTS CRETINS

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Tout d’abord, je tiens tout de suite à préciser que ce titre un peu violent n’est pas une insulte à l’égard de nos enfants, mais bien une inquiétude profonde de notre avenir à commencer par le monde qu’en tant qu’adultes nous préparons, et avons d’ailleurs déjà préparé, à nos enfants.

Le crétinisme est une maladie liée au manque d’iode et qui touchait particulièrement les zones éloignées des côtes où l’apport en poissons et produits de la mer permet de fournir nos organismes en iode. C’est dans les Alpes et dans l’Eure que la prévalence de crétinisme était la plus forte.

Puis, avec des régimes alimentaires meilleurs, nous avons su faire reculer cette maladie terrible. Pourtant, le crétinisme revient, mais il n’est pas le seul.

Baisse du QI, du comportement et autisme en hausse, la santé mentale et les capacités cognitives de nos enfants, là, maintenant, sous nos yeux effarés, sont en train de s’effondrer.

La réponse à titre collectif tarde ? Prenez les devant à titre individuel.

Je vous invite à toutes et tous visionner ce reportage excellent et alarmant d’ARTE mais qui correspond en tous points à ce que je peux voir autour de moi et constater dans les écoles que je fréquente à travers mes propres enfants.

La situation est très grave.

« Et si l’humanité était en train de basculer vraiment dans l’imbécillité, comme l’imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge Idiocracy ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l’échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s’ajoute une explosion des cas d’autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ? Épidémie ? Huit ans après “Mâles en péril”, qui révélait l’impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l’effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. “Demain, tous crétins ?” relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l’utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d’autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l’influence des lobbies industriels, n’ont pas encore pris la mesure. »

Voilà pour le résumé de l’émission d’ARTE à voir en vidéo (complète) ci-dessous tout en bas, d’une durée d’environ 45 minutes.

Nous savons quoi faire pour réduire les risques !

Les facteurs aggravant de la bêtise et de la baisse de notre intelligence nous les connaissons.

  1. Les régimes alimentaires.
  2. Les perturbateurs endocriniens et donc les sources de pollution.
  3. Les écrans au sens large qui ont également un impact majeur sur la construction des esprits de nos enfants.

Nous pouvons attendre les bras croisés que l’État fasse quelque chose.
Vous pouvez attendre et contempler vos enfants s’enfoncer en attendant que « l’Europe fasse quelque chose ».
Vous pouvez et nous pouvons nous lamenter en disant… « et moi, que voulez-vous que j’y fasse ? ».

Eh bien justement, la réponse c’est nous.

Chacune et chacun de nous en tant que parent.

Je refuse que la vacuité soit l’horizon éducatif indépassable pour mes enfants !

  • Je refuse la médiocrité pour mes enfants.
  • Je refuse le manque d’ambition pour mes enfants.
  • Je refuse cette société de l’inculture crasse pour mes enfants.
  • Je refuse cette bien-pensance absurde et mortifère pour la construction de mes enfants.
  • Je refuse les méthodes de lectures inefficaces pour mes enfants.
  • Je refuse de lobotomiser mes enfants devant des écrans et des émissions destinées à transformer ceux que j’aime uniquement en temps de cerveaux disponible pour les publicités des grandes marques.
  • Je refuse que mes enfants soient marchandisés, abrutis, crétinifiés et soumis au totalitarisme marchand.
  • Je refuse la télé pour mes petits, l’alimentation industrielle, les boissons gazeuses mortelles pour le foie, ou encore les bombons qui rendent fous (oui, oui, cela existe, tenez, regardez).

Sans oublier les bonbons qui attaquent les dents en quelques secondes et tout le reste tellement ils sont acides mais qui restent en vente libre.

Ou encore ces “friandises-là” contenant un mélange d’acide citrique et d’acide malique couramment utilisé pour détartrer les… cafetières. Tuons donc nos enfants!

Je refuse tout cela, parce que tout cela c’est la facilité.

Élever des enfants, les accompagner avec un amour infini à devenir des adultes épanouis et responsables ainsi que des citoyens de valeur, cela demande du temps, de l’effort, du courage et de la constance, c’est-à-dire l’inverse des valeurs que ce système absurde tente par tous les moyens de faire rentrer dans nos têtes.

Mes amis, mères et pères qui lisez ces lignes, votre combat, notre combat est de protéger nos enfants contre ce qu’il y a de mauvais. Depuis la nuit des temps, chaque espèce animale protège ses petits.

Nous n’avons plus à protéger nos enfants des rats en les suspendant dans des linges en hauteur à des poutres, ou à monter la garde la nuit pour faire fuir les loups.

Que cette époque était finalement simple. L’ennemi était évident, et protéger vos enfants ne réclamait pas d’efforts intellectuels particuliers ou d’aller à l’encontre d’un système majoritaire.

Nous vivons une époque très complexe, où il est très difficile de nommer l’ennemi ou le danger. Ennemi et danger sont protéiformes et désincarnés.

Nous ne luttons ni contre un pays, ni contre un peuple, ni contre tel ou tel individu, ou contre telle ou telle structure ou entité.

Nous luttons contre un système qui a été parasité par une idéologie mortifère et qui est celle du totalitarisme marchand allant jusqu’à détruire par ses excès l’environnement et aussi, par voie de conséquence, vos enfants.

Je ne vous parle pas d’un sombre futur hypothétique, mais d’un triste présent bien actuel.

Le combat a lieu aujourd’hui et maintenant.

Chacune et chacun de nous doit le mener.

Personne ne doit se résigner à abdiquer les saines ambitions légitimes pour ses enfants.

Cette ambition légitime concerne le bon développement physique, psychique, affectif, mental et culturel de nos enfants.

Cette ambition, à titre individuel et personnel, relève de votre seule et unique responsabilité.

Nous avons le choix de ne pas jouer ce jeu-là. De ne pas acheter ces produits. De ne pas mal manger, de ne pas s’intoxiquer dans des environnements pollués.

Les actes de résistance sont toujours fondés sur des convictions plus fortes et plus justes que ce que le système dominant défend et veut imposer.

Est-il juste d’imposer la casse du savoir et de la connaissance ?
Est-il juste d’imposer la casse de ce qu’est l’enfance et l’imaginaire d’un petit ?
Est-il juste d’imposer des éducations sexuelles prématurément et qui parfois confine au viol psychique de la maturité de l’enfant ?
Est-il juste de leur faire manger n’importe quoi ? De les intoxiquer avec les produits pourris que nos industriels nous vendent ?

Tout cela est profondément injuste, mais nous pouvons limiter la casse, choisir d’autres façons de faire, avoir le courage de ne pas donner un smartphone en CM1 parce que « quand même c’est plus sûr ». Un smartphone n’a jamais empêché un enfant d’être enlevé. Jamais. Il n’est non seulement pas un gage de sécurité pour vos enfants, mais il est l’un des outils de sa déstructuration.

Si l’amour infini et inconditionnel est ce qui doit caractériser tout parent, alors, parents et grands-parents, lutter contre ce système de façon pacifique et par la résistance passive est un devoir impérieux et une nécessité absolue.

Le système n’est jamais rien que la somme de nos décisions quand bien même nos décisions sont formatées par les publicités et les messages médiatiques. Nous ne sommes pas obligés de les suivre.

Mais il est vrai que toute résistance demande du courage. Le courage d’aimer nos enfants encore plus fort, pour ne pas poursuivre le développement d’un monde de crétins.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Voir la vidéo d'ARTE:

https://insolentiae.com/pourquoi-nos-enfants-deviennent-des-cretins-ledito-de-charles-sannat/

mardi 14 novembre 2017

En une semaine, six policiers et deux gendarmes ont mis fin à leurs jours

C’était une figure connue de la police et de la sécurité dans le sport. L’ancien chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, Antoine Boutonnet, a mis fin à ses jours dans les locaux de la direction générale de la gendarmerie nationale, dimanche 12 novembre, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Ce commissaire de police avait rejoint la gendarmerie en mars. D’après les informations que Le Monde a pu recueillir, il a utilisé une arme à feu pour se suicider.

ACT POLICE

Son décès a poussé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à s’exprimer dimanche soir : « Au cours de la semaine qui s’achève, cinq fonctionnaires de police et un militaire de la gendarmerie nationale ont volontairement mis fin à leurs jours, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Ces suicides portent à 44 le nombre de policiers et à 16 le nombre de gendarmes qui se sont donné la mort depuis le début de l’année 2017. » Le suicide d’une policière de la région de Perpignan, plus tard dans la soirée, est venu aggraver le bilan.

M. Collomb a demandé aux patrons de la police et de la gendarmerie de lui présenter « une évaluation des mesures mises en œuvre pour prévenir les suicides ». A son tour, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé lundi 13 novembre que M. Collomb allait recevoir « l’ensemble des organisations représentatives ».

Le suicide au sein de la police et de la gendarmerie est un sujet récurrent de préoccupation. Pour cause : il est surreprésenté dans la profession. Une étude épidémiologique de 2010, réalisée par l’Inserm et portant sur les suicides dans la police de 2005 à 2009, avait révélé que le risque de suicide dans la police était supérieur de 36 % par rapport au reste de la population.

Depuis dix ans, un peu moins de 27 gendarmes se suicident chaque année, sur une population d’environ 100 000 militaires. Au sein de la police, qui compte 150 000 agents, en moyenne 42 fonctionnaires se suicident chaque année. Les chiffres fluctuent d’une année sur l’autre : il y a eu 55 suicides de policiers en 2014, 44 en 2015 et 36 en 2016. Compte tenu des derniers chiffres connus, 2017 sera une année noire pour la police.

« Le sujet est complexe »

Les raisons structurelles de ce phénomène sont pourtant peu documentées, que ce soit par l’institution ou par la recherche. Interrogé sur le sujet en 2013, à travers une question au gouvernement, le ministre de l’intérieur, à l’époque Manuel Valls, avait déclaré : « Il est établi que les causes sont majoritairement d’ordre privé », en ajoutant toutefois que « la difficulté du métier de policier ne peut être niée dans les facteurs déclenchant le passage à l’acte ».

« Le sujet est complexe, corrobore une source au sein de la police. On a souvent des gens qui sont en situation de maladie, dans un contexte de séparation ou qui ont subi le décès d’un proche… On est rarement dans des cas d’imputabilité directe au travail, même si on ne peut pas l’exclure. » Les facteurs de risque sont potentiellement nombreux : possession d’une arme individuelle, stress au travail, phénomène de fatigue lié aux horaires atypiques et aux heures supplémentaires, éloignement des familles du fait du système de mutation, confrontation régulière à la mort et à la violence…

Lorsqu’il était ministre de l’intérieur, en 2014, Bernard Cazeneuve avait mis en place un baromètre social, un questionnaire annuel diffusé largement parmi les effectifs afin de « prendre le pouls des troupes pour comprendre le malaise policier et révéler d’éventuels risques psychosociaux ». Une mesure bien accueillie, mais pas suffisamment suivie d’effets, pour Unité-SGP Police FO, deuxième syndicat de gardiens de la paix. « Nos services de ressources sont déficients, dénonce son secrétaire général, Yves Lefebvre. Il faudrait arrêter la politique du chiffre mise en place par Nicolas Sarkozy, cesser le management infantilisant, permettre aux policiers d’avoir une vie de famille… Aujourd’hui, environ 50 000 policiers n’ont qu’un week-end de libre toutes les six semaines. A ce rythme, ils n’ont plus la capacité de se ressourcer. »

« Le malaise est ancré au plus profond »

Une négociation est actuellement en cours sur l’application au sein de l’institution d’une directive européenne encadrant le temps d’activité et de repos. Elle fixe notamment un repos minimal de onze heures consécutives par tranches de vingt-quatre heures et une durée hebdomadaire maximale de travail de quarante-huit heures. [1]

« Les cas de dérogations exceptionnelles deviennent peu à peu des pratiques coutumières », dénonçait l’UNSA Police, troisième syndicat de gardiens de la paix, dans un courrier transmis au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du réseau police nationale, le 10 novembre. Le syndicat attirait l’attention sur « le malaise ancré au plus profond de notre institution et le mal-être généralisé qui en découle ». Il évoquait certaines problématiques, comme la mauvaise prise en charge de l’« intempérance alcoolique » ou encore des « pathologie(s) mentale(s) ».

Dans un cas sur deux environ, les policiers ou gendarmes qui mettent fin à leurs jours le font au moyen d’une arme à feu, le plus souvent leur arme de service. Le passage à l’acte a majoritairement lieu en dehors du lieu de travail. [2]

 http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/11/12/collomb-veut-renforcer-les-mesures-de-prevention-du-suicide-chez-les-forces-de-l-ordre_5213854_1653578.html#KEJKeVYobsP6tb0L.99

BASE 14 995X225[1] Un petit coup de propagande UE au passage: la France maltraite ses policiers, l'UE tente d'imposer des normes plus raisonnables...

[2] Le reste de l'article se veut neutre et objectif: on ne sait pas trop si ces suicides sont une affaire privée(des "déséquilibrés mentaux" plus ou moins alcooliques!) ou structurelle. Bien des raisons du passage à l'acte ne sont pas mises en avant: la montée des incivilités et des violences dans la société et la perte progressive de tout esprit civique, le recul des figures d'autorité, à commencer bien sûr par l'autorité de l'Etat, la non application des décisions de justice, les injonctions contradictoires d'un management choisi sur sa docilité idéologique plutôt que sur ses compétences réelles, la suspicion systématique envers les personnels qui paralyse toute action efficace, la lâcheté d'une hiérarchie plus prompte à "ouvrir le parapluie" en cas de pépin que de traiter les problèmes de fond, etc.

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lundi 6 novembre 2017

L’homme est l’avenir de la femme. Natacha Polony.

Extrait 

(…)

JC Lattès, 2008, p. 244-247

Ces lignes, messieurs, vous sont donc dédiées. Elles sont un hommage à tout ce que peut être un homme. Elles sont un hommage à la virilité, cette qualité tant décriée, et qui n’est rien d’autre que la confiance qu’un homme peut avoir dans son appartenance à son sexe.

OUTIL EDITO NATACHA

Une sorte de certitude rassurante car sereine. Et si rien n’est plus difficile à définir que cette appartenance, que chacun développe à son gré, elle est le miroir dans lequel les femmes se contemplent avec volupté. La virilité est une forme de confiance, de force tranquille ; ce qui signifie que l’époque actuelle, dans sa volonté de criminaliser toute résurgence du patriarcat honni, a rompu le charme et fait des hommes des êtres en doute perpétuel.

Pas question pour autant de regretter le temps où « être un homme » semblait avoir un sens immédiat qu’il n’était même pas nécessaire d’interroger. Car la notion n’était pas moins problématique. Elle relevait, non de la confiance, mais de l’injonction. Considérons l’actuelle remise en cause comme une occasion de dissiper le vieux malentendu : vous n’êtes pas, messieurs, d’affreuses brutes épaisses qu’il faut réprimer ou contrôler. La violence n’est pas une fatalité masculine. Et en vous construisant face aux femmes, vous apprendrez peut-être que votre grandeur est d’investir votre force et votre audace dans la défense et le respect de l’autre, de la femme ; et non dans la peur et le rejet, ou bien au contraire dans l’indifférenciation.

J’ai moi-même choisi, je le confesse, de vivre avec un spécimen en voie de disparition, un de ces authentiques machos que la modernité féministe voue aux gémonies et condamne aux oubliettes de l’histoire. Un être qui ne repasse pas ses chemises, qui paie l’addition au restaurant et propose de m’accompagner dès que je fais un pas dehors, de peur qu’il ne m’arrive quelque chose. Un être qui pique des colères noires et veut toujours avoir raison, et qui fait tout à ma place parce qu’il estime que, par principe, il le fait mieux que moi. Un homme, dans toute son horreur. Un homme, sensuel et râleur, si différent de ce que je peux être et si proche de ce en quoi je crois. Un homme dans le regard duquel je lis que je suis une femme.

Je l’avoue, j’aime l’altérité. J’aime cette différence essentielle qui fait que lui et moi sommes humains sans être semblables. J’aime ces jeux de domination qui nous font nous provoquer et nous affronter, chacun cédant tour à tour devant l’autre, chacun confrontant ce qu’il est à l’inconnu de l’autre. J’aime enfin découvrir à travers notre altérité ce qui nous unit et nous rend l’un à l’autre indispensables. Rien n’est plus destructeur du désir que l’abolition des frontières, le lissage minutieux des aspérités au nom de notre incapacité millénaire à penser la dualité.

Messieurs, ne soyez pas dupes des injonctions contradictoires des femmes. Elles vous parlent d’égalité, de partage des tâches, elles se veulent libres et indépendantes. Et c’est en effet ce dont elles ont besoin. Comme elles ont besoin de cette figure rassurante de l’homme protecteur, autoritaire, assumant ses devoirs et symbolisant la loi ; l’homme qu’on vous a sommés de ne plus être. Ne soyez pas dupes des discours ambiants qui vous intiment l’ordre de vous renier au nom du métissage du féminin et du masculin dont on veut vous faire croire qu’il constitue le stade ultime de l’humanité, comme la seule chance d’abolition des souffrances de tant de femmes. Il n’est sans doute pas de pire ennui pour une femme que de se trouver face à cet homme insipide et morne qui a si bien appris sa leçon de féminisme et demande respectueusement l’autorisation pour tenter quelque trace de séduction , cet homme un peu ridicule qui use de crèmes antirides et d’autobronzant, cet homme pathétique qui n’éprouve pas le besoin de se lever pour une femme enceinte ou d’offrir sa veste à une belle en robe légère. Car quel geste plus beau que cet enveloppement tendre et puissant de celui qui dépose sur des épaules un peu de chaleur et de protection ?

Et j’adresse ces lignes à mon fils, aujourd’hui si petit, à peine sorti du statut de l’ange, comme un message d’amour et d’espoir. Puisse-t-il à son tour être fier d’être un homme. Un homme, c’est-à-dire un être imprégné des valeurs chevaleresques qui ont fondé la civilisation occidentale. Un homme, c’est-à-dire un être jouant à être le plus fort pour mieux servir, pour mieux protéger, car telle est la vraie grandeur (que les femmes devraient également cultiver), celle qui consiste à ne jamais abuser de son pouvoir. Un homme, sûr de ce qu’il veut être et se promenant dans les modèles anciens et les grandes figures. Même s’il garde à l’esprit que tout cela n’est qu’une fiction, et qu’il ne doit pas être prisonnier des codes mais se les approprier, pour mieux parfois les renverser.

Puisse-t-il apprendre à regarder les femmes dans leur complexité, leurs contradictions et leurs incertitudes. Puisse-t-il les aimer fières et fragiles, pudiques et passionnées, telles qu’elles seraient si notre triste époque ne leur enseignait l’infantile niaiserie qui les empoisonne, et que les bons génies du marketing tentent à tout prix d’inoculer aux hommes. Et en puisant dans la mémoire aujourd’hui délaissée de l’Occident, en s’en retournant aux racines d’une civilisation qui, peut-être plus qu’aucune autre, même si c’est bien imparfaitement, a su marier féminin et masculin, il découvrira que les vertus chevaleresques portées par nos vieux récits sont ce qu’il a de plus grand et de plus respectueux à offrir aux femmes.

Petit homme futur, apprends à marcher dans la vie, te composant et te recomposant au gré de tes rencontres et de tes expériences, au gré des livres et des êtres que tu croiseras. Et quelle que soit la façon dont tu choisisses d’entendre ces mots, tu seras un homme, mon fils. Mais pour cela, tâche tout simplement et pleinement, à travers tes valeurs et ta morale, de devenir un Homme.

Extrait de L’homme est l’avenir de la femme. Natacha Polony. JC Lattès, 2008, p. 244-247

Source: http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/09/12/eloge-de-la-virilite-selon-natacha-polony.html

http://arretsurinfo.ch/eloge-de-la-virilite/

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dimanche 5 novembre 2017

"Droit à l'enfant", disparition du père, bébés "OGM"... Les arguments des anti-PMA "pour toutes" passés au crible

Le gouvernement s'est engagé à ouvrir la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes dans le cadre de la révision des lois bioéthiques.

ARG PMA

L'annonce a réveillé les opposants. Le gouvernement doit proposer l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes seules dans le cadre de la révision des lois bioéthiques. En première ligne pour contester ce projet, La Manif pour tous, mouvement né en opposition au mariage pour tous en 2012.

Dénonciation d'un "droit à l'enfant", refus d'une médecine qui s'adapterait à des "demandes sociétales" et non plus pathologiques, défense du cadre familial hétérosexuel... Franceinfo a passé aux cribles cinq arguments des opposants à l'ouverture de la PMA. 

Cela va instaurer un "droit à l'enfant" 

Dans une tribune publiée par Le Monde, la députée Les Républicains Valérie Boyer appelle à lutter contre l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, en écrivant : "Ne cédons pas face à ceux qui s’arrogent un droit à l’enfant." Ce "droit à l'enfant", également dénoncé par La Manif pour tous, sous-entend que la loi céderait à une volonté égoïste d'avoir un bébé "au mépris du droit des enfants". Pour Dominique Mehl, sociologue et directrice de recherche au CNRS, une telle expression "est inexacte".

Si ce droit existait, pour une adoption ou dans un centre de PMA, vous iriez devant les tribunaux en cas de refus. Ce n'est pas le cas, ce n'est donc pas un droit, mais une liberté de procréer.

Dominique Mehl, sociologue et directrice de recherche au CNRS

à franceinfo

De fait, actuellement, les médecins des Cecos (Centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains) peuvent refuser à un couple hétérosexuel l'accès à la PMA après examen de leur dossier. Et parfois, l'infertilité du couple ne suffit pas. Les motivations du couple, sa situation financière ou l'âge du père peuvent entraîner un refus, expliquait Libération en 2007 : "Pour autoriser ou non une assistance médicale, les médecins s'en remettent à eux-mêmes." Dans ce cas, un couple n'a pas de possibilité de recours.

De même, "la loi française a autorisé les personnes seules à adopter des enfants en 1966", souligne cette spécialiste de la bioéthique et de la parentalité. "Qui, à l'époque, a dit que ces personnes avaient droit à un enfant ? Personne." Aujourd'hui, certains militants proches de La Manif pour tous réclament la suppression du droit à l'adoption pour les célibataires. Mais à l'époque, la réforme de l'adoption a été adoptée dans le consensus.

Pour la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, derrière le "droit à l'enfant" se cache "en fait le refus de l'homoparentalité". La sociologue Dominique Mehl, également auteure de l'ouvrage Les Lois de l'enfantement, procréation et politique en France 1982-2011 (Ed. Presses de Sciences Po, 2011), ajoute que "dans l'histoire du droit de la famille, le droit s'adapte aux évolutions de la société et des mœurs (le divorce, l'égal exercice de l'autorité parentale, le mariage pour tous...) déjà installées."

La médecine n'a pas à répondre à des "demandes sociétales"

Si la PMA est aujourd'hui autorisée pour les couples infertiles ou pour éviter la transmission d'une maladie grave, son extension aux couples de femmes et aux femmes seules serait une évolution vers les "demandes sociétales" et non plus une réponse à une pathologie"Une réflexion fondamentale sur la médecine (et son budget) mériterait d’être engagée avant que celle-ci soit insidieusement portée à s’exercer vers des demandes exponentielles de la société, sans qu’aucun critère soit élaboré pour discerner son juste exercice, autre que celui de la discrimination", écrit Pierre d’Ornellas, archevêque catholique de Rennes, dans une tribune au Monde.  

Il n'y a pourtant là rien de nouveau. "La médecine est aussi un instrument qui crée du lien social et qui répond à des demandes de société", note la sociologue Dominique Mehl. Elle cite "la chirurgie esthétique parfois remboursée par la Sécurité sociale" ou encore "la fécondation in vitro qui n'a pas été inventée pour manipuler des gamètes, mais pour répondre à des couples qui n'arrivaient pas à avoir d'enfants." On pourrait également citer l'IVG (interruption volontaire de grossesse) qui, lorsqu'elle n'est pas thérapeutique, est bien un usage de la médecine en réponse à une demande sociétale.

"La médecine s’est (...) toujours inscrite dans une forme de transgression", abonde Jacques Gonzalès, médecin, historien de la médecine, interrogé par Pèlerin magazine. Auteur de Histoire de la procréation humaine, croyances et savoirs dans le monde occidental (Ed. Albin Michel, 2012), il rappelle qu'à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, des "fécondations artificielles" ont eu lieu "en cachette".

A l’époque, le principe d’une insémination chez l’humain, c’est-à-dire de faire procréer sans sexualité, était perçu comme une pratique choquante car réservée aux animaux.

Jacques Gonzalès, médecin, historien de la médecine

au "Pèlerin magazine"

Le fait "que le recours à la PMA soit étendu aux femmes célibataires ou aux couples d’homosexuelles (...) semble donc une évolution 'logique', la science bousculant toujours les acquis", estime Jacques Gonzalès. Mais le médecin se montre tout de même sceptique sur la mise en œuvre de cette PMA étendue.

Cela entraîne la "fin du père"

C'est l'un des arguments clés de La Manif pour tous, qui en a fait un mot-dièse sur Twitter (#PMAsansPère) : "Etre privé de son père, c’est-à-dire être orphelin de père, est une souffrance immense. Il est donc inacceptable de provoquer volontairement cette souffrance, source d’injustice intolérable pour les enfants", écrit le mouvement dans un communiqué.

"La famille traditionnelle (un père, une mère et leurs enfants biologiques, vivant en paix dans le même foyer), ça ne représente pas du tout la totalité des scénarios familiaux", nuance la sociologue Dominique Mehl. Selon une étude de l'Inseeun quart des enfants français vivent avec un seul parent. Avec l'ouverture de la PMA aux femmes seules, la monoparentalité ne serait plus liée à des séparations et des divorces, mais "volontaire et choisie", souligne Dominique Mehl.

La monoparentalité change donc de nature et c'est l'émergence d'une nouvelle forme de familles, cela ne signifie pas que c'est anodin pour autant.

Dominique Mehl, sociologue et directrice de recherche au CNRS

L'absence d'un père biologique est-elle préjudiciable pour un enfant ? Il n'y a pas de consensus scientifique sur cette question. "Il n’existe pas, pour la psychanalyse, de définition du 'bon parent', écrit Geneviève Delaisi de Parseval dans Libération. Pour la psychanalyse, l’essentiel est que puisse fonctionner le complexe d’Œdipe, c’est-à-dire la triangulation de la fonction paternelle au terme d’une dynamique structurante marquée par un déplacement des investissements affectifs sur un autre personnage que la mère. Mais rien ne dit que cette fonction doive nécessairement être assumée par un homme."

"Toutes les familles sont un peu à risque", estime également Dominique Mehl. A l'inverse, le psychanalyste Jean-Pierre Winter est favorable au mariage entre couples homosexuels mais opposé à l'homoparentalité. Il affirme auprès d'Atlantico "L'effacement d'une personne qui a contribué à la conception aura des conséquences sur le psychique de l'enfant. En l’occurrence, je ne connais pas de cas dans lesquels il n'y a pas de conséquences."

Une étude menée en 2012 auprès de familles homoparentales et parue dans la revue de l'Association française de sociologie a cependant conclu : "Ces familles, quelle que soit la manière dont elles ont été fondées, sont inscrites dans des réseaux de parenté et des entourages plus larges [que le cadre de l'homoparentalité] et ne viennent pas bouleverser les grands principes inhérents aux représentations occidentales de la parenté."

Cela va créer des "enfants OGM"

L'affiche issue de la campagne de La Manif pour tous voulait marquer les esprits. On peut y voir un bébé dessiné au milieu d'une rangée de légumes. La légende : "Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?" Devant l'indignation suscitée par cette affiche qui amalgame organisme génétiquement modifié et PMA, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes a réclamé son retrait.

"Comparer les bébés nés après FIV [fécondation in vitro] ou insémination à des légumes OGM est profondément offensant pour les enfants et leurs familles", a tweeté Marlène Schiappa. La Manif pour tous a dénoncé un "faux procès" : "Jamais un enfant n'a été comparé à un légume OGM. Jamais l'opposition à la PMA sans père n'a stigmatisé les familles monoparentales."

 

Affiche issue de la campagne anti-PMA de La Manif pour tous.

"D'un point de vue scientifique, cette affiche est complètement fausse, la PMA n'a rien à voir avec un OGM, un organisme génétiquement modifié, explique Marina Carrère d'Encausse, médecin échographiste et présentatrice de l'émission "Allô docteurs" sur France 5. [Un OGM], c'est un être vivant dont le génome a été génétiquement modifié par la main humaine. Par exemple, un légume que l'on rend résistant à une maladie. Contrairement aux OGM, on ne modifie pas la nature avec la PMA, on va simplement l'aider plus ou moins." 

Michel Cymes, médecin et chirurgien et coprésentateur "d'Allô docteurs", précise : "La PMA regroupe plusieurs techniques qui mettent en relation un ovule et un spermatozoïde pour optimiser les chances de procréation." Insémination artificielle, fécondation in vitro, stimulation ovarienne... Ces différentes techniques pour réaliser une PMA ne sont donc pas des manipulations génétiques. La sociologue Dominique Mehl dénonce une "comparaison injurieuse pour les enfants"

Les enfants des couples de femmes qui naissent grâce à une aide à l'étranger et peut-être bientôt en France seront des enfants comme les autres. Ils auront les gènes du donneur et les gènes de la mère. Il n'y a pas de manipulation génétique.

Dominique Mehl, sociologue

à franceinfo

C'est la première étape vers la GPA

L'argument, utilisé par La Manif pour tous, est repris par Laurent Wauquiez, candidat à la présidence des Républicains. Pour lui, élargir l'accès à la PMA à toutes les femmes, c'est ouvrir la porte à la gestation pour autrui (GPA) pour les couples d'hommes, au nom du principe d'égalité. Pour Laurent Wauquiez, la PMA n'est qu'une "étape" avant la GPA "et donc la marchandisation du corps de la femme".

Souvent associée dans les débats à la PMA, la GPA est pourtant une pratique très différente : elle consiste à avoir recours à une mère porteuse qui mettra au monde un bébé pour un couple tiers, hétérosexuel ou homosexuel. "Quand Laurent Wauquiez fait semblant de ne pas comprendre qu'on parle de la PMA et pas de la GPA et qu'il mélange à dessein pour faire peur et instrumentaliser un certain nombre de débats, je trouve que c'est assez cynique", a dénoncé Marlène Schiappa.

De fait, la GPA n'est absolument pas à l'ordre du jour de l'agenda politique : rares sont les personnalités favorables à sa légalisation. A gauche, on peut citer la sénatrice EELV Esther Benbassa. Manuel Valls, qui s'y est montré favorable en 2011, dénonce désormais "une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes". Najat Vallaud-Belkacem, François Rebsamen, Jean-Marie Le Guen et Aurélie Filippetti, qui avaient signé une tribune au Monde en faveur de l'encadrement de la GPA en 2010, se gardent bien de s'exprimer aujourd'hui sur le sujet. A droite, Nadine Morano s'y était déclarée favorable en 2008 "dès lors que la femme a un vrai problème de stérilité, dès lors aussi qu'il n'y a pas de marchandage du corps".

Dans son rapport rendu le 27 juin, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), favorable à la PMA, a lui aussi exclu le recours à la GPA. Le CCNE évoque ainsi les "violences juridiques, économiques, sanitaires et psychiques" qui s'exercent sur les mères porteuses et sur les enfants nés par GPA. La sociologue Dominique Mehl regrette que le CCNE n'ait pas évoqué les pratiques de GPA altruiste, c'est-à-dire encadrées par la loi et sans contrepartie financière pour la mère porteuse, qui ne bénéficie que d'un remboursement de ses frais.

http://www.francetvinfo.fr/choix/droit-a-l-enfant-disparition-du-pere-bebes-ogm-les-arguments-des-anti-pma-pour-toutes-passes-au-crible_2415709.html#xtor=EPR-51-[droit-a-l-enfant-disparition-du-pere-bebes-ogm-on-a-passe-au-crible-les-arguments-des-anti-pma-pour-toutes_2448590]-20171102-[titre]


 

BASE 14 995X225Intéressant de connaître l'argumentaire des adeptes du culte de la Science, de l'Histoire et du Progrès. Derrière les questions "de société" se cachent toujours des conceptions d'ordre métaphysique, notamment sur les rapports entre l'Homme et la Nature, qui rendent le dialogue compliqué, voire impossible...

Surtout quand les oppositions se cristallisent autour d'"arguments d'autorité", comme ça semble être le cas dans cet article.

P.G.

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vendredi 3 novembre 2017

Marlène Schiappa sur RTL ? Féministes il y a encore du boulot !

Durant la semaine du 16 au 20 octobre 2017, la parole la plus prononcée et les mots les plus écrits dans les médias français sont : « La parole a été libérée ». Référence au prédateur sexuel Harvey Weinstein ainsi qu’à sa conséquence française, la mise en œuvre d’un hashtag #balancetonporc sur Twitter. C’est dans ce contexte que la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes était l’invitée d’Élizabeth Martichoux le lundi 16 octobre lors de RTL Matin. Onze minutes révélatrices de l’état du féminisme en France, tant même cette secrétaire d’État-là paraît en retard et sous influence. À quand une vraie déconstruction de la domination masculine en France ?

schiappa rtl

À féminisme, féminisme et demi

Pour Marlène Schiappa, la déconstruction de la domination masculine c’est maintenant. Précédée par le Président de la République, lors de sa conférence de presse télévisée du dimanche soir 15 octobre 2017, Marlène Schiappa est invitée pour exposer les contours de son projet de loi sur le harcèlement de rue. Élizabeth Martichoux tend la perche du studio à la secrétaire d’État au sujet de cette surprenante préséance du chef de l’État. L’auditeur ou le téléspectateur suivant l’entretien sur le site de la radio s’étonne : la secrétaire d’État ne relève pas, paraissant comprendre que la journaliste juge dommageable que le président ait en quelque sorte vendu la mèche. Le sourire de Marlène Schiappa en dit long sur cette incompréhension.

À l’évidence, Élizabeth Martichoux n’interroge pas sur une indélicatesse ou une petite erreur de communication mais bien sur le fait même de cette préséance du chef de l’État en tant qu’il est un homme. C’est bien de domination masculine et du fait que cette domination se pratique même chez ceux qui s’annoncent en charge de la combattre que la journaliste veut signaler à la principale militante de ce combat au sein du gouvernement. En effet, une fois de plus la parole ne semble pas si libérée que cela : un homme politique de sexe masculin a volé la vedette à une femme politique portant un projet, signalant ainsi que ce projet porté par une femme est avant tout le sien. Ce que du reste la Secrétaire d’État reconnaît à plusieurs reprises au cours de l’entretien, en se plaçant sous la protection toute patriarcale d’Emmanuel Macron.

Élizabeth Martichoux ne comprend pas bien ? Nous, non plus

Ce n’est pas le seul moment surprenant de l’entretien accordé par Madame Schiappa à RTL. Laissons de côté la susceptibilité à fleur de peau de la Secrétaire d’État, récusant le mot de « militante » prononcé à son propos par la journaliste au sujet de la PMA, préférant insister sur son statut de « membre convaincue du gouvernement » – une susceptibilité qui est devenue une marque de fabrique du macronisme. Le plus important est que Madame Schiappa a eu du mal à se faire comprendre. Les explications de la Secrétaire d’État quant aux fondements et au contenu à venir de son projet de loi n’ont guère été audibles à l’antenne, tant pour l’auditeur que pour Madame Martichoux. Cette dernière a en effet beaucoup insisté pour que Madame Schiappa parvienne à expliquer ce qu’est « le harcèlement de rue ». La Secrétaire d’État n’y est pas clairement parvenue, ce qu’aucun média officiel n’a jugé utile de souligner les jours suivants. L’invitée commence par exposer que « l’idée de la verbalisation du harcèlement de rue, c’est qu’il y ait du flagrant délit. Que les forces de l’ordre puissent verbaliser le harcèlement de rue ». Ceci étant posé, Élizabeth Martichoux s’interroge à juste titre sur ce qu’est « le harcèlement de rue ».

En effet, tant qu’à verbaliser et à donner des amendes à des individus pour un délit, il peut sembler nécessaire que ce délit soit non seulement caractérisé mais qu’il soit préalablement défini. C’est ce dernier verbe que la journaliste utilise, regrettant justement que le harcèlement de rue ne soit pas « défini ». Réponse de la porteuse de projet : « Très bien ! J’ai installé un groupe de parlementaires dont la mission est justement de le définir ». L’auditeur tend l’oreille… En cette séquence médiatique où la question du sexisme, du harcèlement et des agressions sexuelles est au centre de toutes les attentions, semaine qui débute par l’annonce d’un « grand projet de loi pour lutter contre le harcèlement de rue », la Secrétaire d’État explique posément que ce délit contre lequel la loi devra lutter n’est pas défini. Qu’il n’a pas encore d’existence conceptuelle en somme. Surprise, Madame Martichoux insiste afin de comprendre. Réponse de Marlène Schiappa : « On peut retenir la définition du harcèlement de rue [dont elle vient justement d’expliquer qu’il n’était pas défini – la pensée complexe paraît s’étendre], et on peut retenir la notion d’outrage sexiste, dont certains experts disent qu’il suffit effectivement d’une fois, dès lors que le caractère d’intimidation installant un climat d’insécurité pour les femmes est prouvé ». Donc… Une preuve d’un climat d’insécurité provoqué par un délit dont la nature n’est pas définie mais dont on peut tout de même retenir… la définition.

Silence, quand tu nous tiens

Madame Schiappa précise sa pensée : « On sait très bien intimement à partir de quand on se sent intimidée, harcelée, en insécurité ». Ainsi, la définition du harcèlement de rue, délit qui va conduire à des verbalisations et à des amendes, dépendra du « ressenti » de la personne non genrée de type féminin se sentant victime dudit harcèlement. La Secrétaire d’État annonce une « formation » pour les policiers, ce qui ne manquera pas de les rassurer. Reste que cette « définition » (l’intimement) peut surprendre dans une république dont le socle est fondé sur le Bien commun, lequel ne fixe pas des lois en diversité, et relativistes selon le ressenti des individus, mais des lois valables pour tous. La loi détermine les délits en fonction de critères objectifs et non pas subjectifs. Ici, le bon vouloir d’un individu genré de type féminin deviendrait-il source de l’application de la loi ? La question mériterait d’être posée. Elle ne l’est pas.

Pourtant, ne rien comprendre n’est pas tout. Il y a aussi les silences. Et dans RTL Matin, ce lundi 16 octobre 2016, ils sont silences bruyants. Pas un mot sur le harcèlement de rue tel qu’il se développe dans certains quartiers ? Pas un mot non plus sur cette forme de harcèlement de rue qu’est le harcèlement sexiste vestimentaire inhérent à la culture d’une partie spécifique des communautés formant nation française ? Non. Pas un mot. Pas une question non plus. Madame Schiappa encore un effort ! Osez le féminisme ! Sans tabous ?

Crédit photo : capture d’écran vidéo RTL

https://www.ojim.fr/marlene-schiappa-sur-rtl-feministes-il-y-a-encore-du-boulot/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=40e903eb79-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-40e903eb79-71509009

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mercredi 1 novembre 2017

Enterrements : d’importantes différences de prix selon les entreprises

Dans une enquête, l’association de consommateurs “Familles rurales” dénonce les écarts de prix allant de 1 à 5 selon les entreprises pour une inhumation.

ACT TOUSSAINT PF

Les sociétés de pompes funèbres dans le viseur de “Familles rurales“. L’association de consommateurs dénonce dans une étude les écarts de prix “considérables” entre les entreprises.

Ainsi, pour une inhumation, les prix peuvent être jusqu’à cinq fois plus élevés. Dans l’étude, Familles rurales explique que les entreprises locales de pompes funèbres sont les plus compétitives.

Des prix jusqu’à 5 fois plus élevés

L’étude a porté sur 13 départements. L’association a fait établir 37 devis dont 10 sur Internet entre août et septembre pour “organiser les obsèques les moins chères possibles pour un grand-oncle en fin de vie”. A chaque devis la demande portait sur une inhumation et une crémation.

Pour une inhumation, le client peut payer jusqu’à 5 fois plus cher, entre 862,72 euros et 4.585,92 euros, selon les entreprises. Pour une crémation, la facture varie du simple au triple; allant de 1.344 euros à 4.141,58 euros. Les tarifs les moins élevés ont été relevés dans des boutiques et pas sur Internet, et dans des entreprises locales.

Les sociétés de pompes funèbres n'hésitent pas, pour la plupart, à surfacturer leurs clients... C'est le constat fait par "Familles rurales", dans une enquête menée dans 13 départements.

Les réglementations mises en place afin de protéger les familles en cas de décès ne sont par conséquent respectées que par 4 entreprises sur 10 dans ce secteur.

Cette réglementation est pourtant stricte : tout devis doit faire apparaître 3 colonnes... La premières recense les prestations courantes obligatoires. La deuxième fait apparaître les options, notamment les soins de conservation, ou encore le transfert vers une chambre funéraire. Et enfin, dans la dernière colonne, figurent les prestations effectuées pour le compte de tiers...

Les abus d'internet et des grands groupes

Il ressort également de cette enquête la fâcheuse tendance des clients à aller vers les grands groupes, alors que les petits artisans sont en général moins chers... Pour une inhumation par exemple, une entreprise locale a proposé au minimum un devis s'élevant à 862,72 euros, tandis que de la part des grands groupes, impossible de trouver en dessous de 1.990 euros. C'est également le cas pour une crémation...

"Familles rurales" conseille également de se rendre directement en boutique afin d'obtenir les meilleurs tarifs. Sur internet, les prix s'élèvent à 1.944 euros minimum pour une inhumation par exemple, contre 862,72 euros en boutique.

https://fr.finance.yahoo.com/actualites/pompes-fun%C3%A8bres-stop-abus-085300013.html


BASE 14 995X225"la fâcheuse tendance des clients à aller vers les grands groupes": J'y vois un double effet: la douleur qui frappe les familles les empêche souvent de faire les bons choix, ce qui laisse la place à tous les escrocs qui sont nombreux dans le secteur car ils savent, eux, que le "client" est fragilisé, plus l'absence de conscience politique de beaucoup de nos concitoyens: on achète du pain industriel en supermarché voire des produits de médiocre qualité fabriqués à l'autre bout du monde, et pas toujours pour des raisons économiques: la facilité est devenu un critère majeur dans nos sociétés. Ajoutez à cela la dérégulation et l'absence de contrôle des pouvoirs publics, voire leur complicité, et vous avez tous les ingrédients d'une dégradation généralisée, pour le plus grand profit de quelques- uns.

Par delà cet aspect économique préoccupant, on constate que les familles continuent de se réunir à la Toussaint et que nos cimetières sont largement fleuris. Quelques notes d'espoir, donc.

P.G.

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mercredi 25 octobre 2017

Manifestations, voitures brûlées : Linky, le compteur électrique d'ENEDIS face à la fronde

15 voitures d’ENEDIS (ex-ERDF) ont été brûlées à Limoges le 24 octobre. En cause, le nouveau compteur communicant Linky qu’elle veut installer en France. Pose forcée, dégâts, ondes, surveillance : politiques et associations fustigent l'appareil.

59ef49ef488c7be07a8b456715 voitures d’ENEDIS incendiées le 23 octobre à Limoges, des inscriptions «Linky dégage» retrouvées à proximité : c'est un petit appareil électrique d’apparence anodine qui déchaîne à ce point les passions. ENEDIS, alors nommé ERDF, s'était mis en demeure de répondre à la directive européenne no 2009/72 qui impose aux pays de l'Union européenne d'installer des compteurs électriques intelligents chez au moins 80 % des consommateurs du marché intérieur. ERDF a alors inventé Linky, un compteur connecté par réseau avec le fournisseur d'électricité qui stocke les données de consommations. La compagnie en a posé sept millions depuis 2015, et a déclenché une opposition inédite.

La fronde nationale anti-Linky

Car les consommateurs ne décolèrent pas. En cause : la création selon eux d'une nouvelle pollution électromagnétique et les données de consommation, susceptibles d'être utilisées par ENEDIS. Et aussi le coût de 5 milliards d'euros d'investissements qui sera un jour reporté sur la facture des abonnés. Des collectifs régionaux ou des associations s'engagent dans le combat anti-Linky, comme Robin des toits ou Next-up, ainsi qu'une nuée de complotistes. En tout 360 communes anti-Linky sur 36 734 se sont opposées à sa mise en place. D’autres maires signalent que sur leur commune, les administrés sont libres de refuser la pose. Nicolas Dupont-Aignant a aussi pris position publiquement contre ce compteur.

Des rassemblements se sont organisés dans toute la France

Harcèlement pour la pose ?

Les problèmes ont démarré dès les opérations de pose fin 2015 par les prestataires d’ENEDIS, qui, payés à la prestation, sont accusés par les opposants à Linky de faire du zèle, voire même de harcèlement. «Parfois ils posent les compteurs malgré l'avis des gens, on leur dit de les influencer pour qu’ils acceptent», explique Etienne Cendrier, porte-parole de l'association Robin des Toits, qui milite contre Linky, interrogé par RT France. «On est tombé sur des documents comportant des conseils pour les poseurs de compteurs, qui disent qu’il ne faut pas qu’ils se laissent intimider par les consommateurs.» On pourrait imaginer que le militant exagère, mais ce papier existe bel et bien. Le maire d’Yerres Olivier Clondong, qui détient ce document interne d’ENEDIS rédigé à l’intention des prestataires, l’avait montré dans un reportage de BFM TV. «Ne pas tenir compte des affiches, casser le cadenas si besoin» faisaient partie des instructions données au prestataire. De vraies méthodes de délinquants, que la société a cessé de préconiser depuis, selon BFM TV.

Par ailleurs, pour les habitants qui en acceptent la pose, celles-ci ne se ferait pas sans son lot de problèmes.

Une enquête de UFC Que Choisir auprès des ménages équipés révèle que 69 % des usagers jugent leur compteur Linky «inutile et générateur de dysfonctionnements». Sur 2 000 personnes possédant ce nouveau compteur, 26% se plaignant d'au moins un dysfonctionnement.

En outre, sur 300 000 poses, huit incendies se sont déclenchés à la suite de la pose des compteurs.

Sur les réseaux sociaux, on trouve ainsi de nombreux témoignages de mauvaises expériences des consommateurs. 

L’un d’eux se plaint que des pannes dans le système de chauffage.

D'après un autre, les prestataires se lanceraient parfois dans des installations intempestives sans accord du client.

Quant au service client, il serait aux abonnés absents selon certains.

Rayonnement électromagnétique

Un aspect qui fâche les consommateurs est le rayonnement électromagnétique qui serait provoqué par le compteur. En effet il utilise le courant porteur en ligne (CPL) qui fait transiter localement des données numériques par l'intermédiaire du réseau électrique. «Les fils électriques reliés au compteur Linky ne sont pas prévus pour ça, alors ça bave. Les fils en cuivre rayonnent un peu, dès qu’on le fait marcher en CPL, toute la journée» assure Etienne Cendrier. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé ces ondes des radiofréquences dans la catégorie «cancérogène possible».

Toutefois l'association n'a jamais mesuré ce rayonnement. Mais Gladys Laroche, la chargée des relations extérieure d'ENEDIS avait affirmé dans un reportage du 13h de France 2 le 21 avril 2016 que le compteur était un des appareils qui produisait le moins de rayonnement électromagnétique «moins qu’une télévision, qu’une ampoule».

Mais c’est plutôt le futur développement lié à Linky qui inquiète. «A terme on nous mettra un émetteur radio Linky optionnel sur les compteurs qui dialoguera avec différents éléments de nos habitats : chauffe eau, réfrigérateur […] tout va se mettre à rayonner, ce sont des endroits extrêmement exposés, des pièges à ondes», s'inquiète Etienne Cendrier.

Autre argument avancé par le militant, le compteur Linky aurait rendu «des appartements invivables» à certaines personnes électro-sensibles.

Big Linky is watching you 

Linky est un compteur dit intelligent. Il dispose d’une technologie permettant de connaître sa consommation en temps réel, la «charge électrique», selon ENEDIS afin de faire des économies. Les données permettent de savoir combien de personnes sont présentes dans le logement, les horaires d'absence, de réveil : une mine d'informations sur la vie privée.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a appelé à la vigilance concernant la courbe de charge. «Les données de consommation appartiennent au client. On ne peut rien faire sans son consentement, qui doit être formellement tracé» a expliqué Jean-Lorain Genty, un membre de l’équipe nationale du programme Linky sur le site silicon.fr. Mais avec l'aval du consommateur, ENEDIS pourra disposer de millions de données sensibles, susceptibles d'être piratées.

L'entreprise pourrait être tentée de récupérer les données et de les exploiter pour notamment suivre en temps réel les réseaux, équilibrer l'offre et la demande, permettre aux clients d'homogénéiser leur consommation, maîtriser les pics de demande durant l'hiver par exemple.

Deux conceptions s'opposent : d'une part la maîtrise du réseau par mégadonnées, qui pourrait servir aux collectivités, aux gestionnaires de copropriétés, au plan climat, et d'autre part la crainte des consommateurs concernant leur vie privée. «En tant que citoyen je ne veux pas que mes données soient vendues par ENEDIS pour être récupérées par des entreprises qui me proposent des produits», s'exclame Etienne Cendrier. «Selon ce que dit ENEDIS, tout pourrait être régulé à distance, on pourrait déclencher le chauffage juste avant de rentrer. En soi tout le monde est pour les économies d'énergie. Mais en réalité pour eux l'idée c’est de libéraliser le coût de l'énergie grâce au big data. On entrera dans l'ère de l'énergie à coût variable», conclut-il.

Economie ou pas ?

Quant aux économies supposées, promises par ENEDIS, le porte-parole de Robin des Toits n'est guère convaincu : «On nous avait promis des économies extraordinaires alors qu’on constate plutôt des augmentations sur les factures.»

En Allemagne, une étude commandée au cabinet Ernst & Young par le ministère de l’Economie allemand sur les compteurs communicants en août 2013 a révélé que les coûts de mise en œuvre dépassaient nettement les économies réalisées par les consommateurs.

https://francais.rt.com/france/44922-linky-compteur-electrique-que-tout-le-monde-combat

Posté par UPR Creuse à 18:02 - - Permalien [#]
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21 véhicules incendiés sur un site Enedis de Limoges

21 véhicules sont partis en fumée dans la nuit de lundi à mardi 24 octobre, sur le site Enedis de l'avenue de la révolution, à Limoges. La piste d'un acte volontaire est privilégiée.

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Une enquête est ouverte après l'incendie d'une vingtaine de véhicules d'Enedis, dans la nuit de lundi à mardi 24 octobre, à Limoges. Le feu a pris vers 1h30 du matin, au 19 bis avenue de la Révolution et les pompiers de la Haute-Vienne sont restés mobilisés une bonne partie de la nuit pour en venir à bout. Cet incendie rappelle celui survenu dans l'enceinte de la gendarmerie de Limoges, en septembre dernier. Celui-là avait été revendiqué par une mouvance d'ultra gauche, baptisée "RAGE" pour "Révolte anarchiste des Gendarmes exilés".

Une lettre de revendication

Mardi après-midi, nos confrères du Populaire du Centre ont reçu un mail de revendication signé DECCLIN pour Des Élus Contre les Compteurs Linky.

"Linky dégage"

Une inscription "Linky dégage" avait effectivement été retrouvée ce matin à proximité des lieux du sinistre. L'enquête a été confiée à la section de recherche de la police judiciaire de Limoges. Une équipe de police technique et scientifique a été dépêchée sur place pour tenter de trouver des indices.

Les compteurs Linky déjà visés par l'ultra-gauche en Rhône-Alpes

En mai et en juin dernier, à Grenoble (Isère) puis à Crest (Drôme), des véhicules d'Enedis avaient déjà été brûlés. Des militants libertaires et anticapitalistes ont à chaque fois revendiqué les incendies. Ils dénoncaient par exemple ""toutes les sociétés qui ne peuvent exister sans soumission de l'être humain, que ce soit au travers des smartphones, des compteurs Linky ou par le travail".

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/19-vehicules-incendies-sur-un-site-enedis-de-limoges-1508827103


 

Une fois de plus, au- delà d'une indignation légitime, la question qui se pose est qui se cache derrière ce type d'actions, et surtout, pour servir quels intérêts, au bout du compte? Qui manipule ces bandes de crétins et dans quel but? Alors que nombre de citoyens et même de municipalités se mobilisent de manière responsable et démocratique contre l'installation de ces compteurs...

BASE 14 995X225P.G.

Posté par ddupr à 08:45 - - Permalien [#]
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