mercredi 18 avril 2018

1968 dans le monde: une année brûlante

L'année 1968 s'est traduite par une inflexion majeure dans l'hémisphère occidental comme dans l'hémisphère communiste. Gardons-nous de la réduire aux revendications sociétales des étudiants parisiens. À San Francisco, Berlin, Rome, Bruxelles, Pékin... comme à Paris, il y eut l'avant et l'après-68.

HIST 68 COHN BENDIT

En Europe comme en Amérique, l'opposition massive à la guerre du Vietnam domine la vie sociale et politique. Les États-Unis connaissent aussi, un siècle après l'abolition de l’esclavage, une soudaine exacerbation des tensions raciales. À l’Est, la contestation du communisme soviétique et la faillite du maoïsme ébranlent les régimes en place (*).

Brûlures

À l'aube de 1968, le monde entier bouillonne et frémit. Mais ce qui va déclencher les brûlures de 1968 tient principalement à un fait, la guerre du Viêt-nam

- Un tournant dans la guerre :

L'engagement américain au Viêt-nam s'est brutalement intensifié en 1966 avec le bombardement aérien des villes du Nord en 1966. Mais dans un premier temps, l'opposition à la guerre est restée cantonnée aux campus universitaires et auxmilieux intellectuels.

Capture d'un Vietcong près de l'ambassade américaine de Saigon (offensive du Têt, 1968) (DR)Tout bascule le 30 janvier 1968, quand les forces nord-vietnamiennes et vietcongs (communistes du sud-Viêt-nam) déclenchent l'offensive du Têt (Nouvel An vietnamien).

Une centaine de villes, dont Saigon et Hué, la capitale historique de l'Annam, sont simultanément assaillies par plusieurs centaines de milliers de combattants. Les Sud-Vietnamiens et leurs alliés américains se ressaisissent rapidement.

Échec militaire, l'offensive du Têt, menée en direct sous les caméras des journalistes occidentaux, n'en constitue pas moins pour les communistes un succès médiatique. Elle fait basculer l'opinion américaine contre la guerre. Les désertions se multiplient. Des dizaines de milliers de jeunes Américains s'établissent à l'étranger pour échapper à la conscription.

Les manifestations de protestation deviennent quasi-quotidiennes dans toutes les grandes villes étudiantes d'Amérique mais aussi d'Europe.

- L'opposition à la guerre traverse l'Atlantique :

En Italie, les étudiants dénoncent tout à la fois la guerre du Viêt-nam et la raréfaction des débouchés professionnels !... Ils se distinguent de leurs homologues français par le fait qu'ils réussissent dès le début de l'année 1968 la jonction avec les syndicats ouvriers et à mener de concert des grèves de solidarité autour de l'emploi et des conditions de travail.

Les premiers affrontements sérieux avec la police se produisent le 1er mars 1968 à Rome, dans le parc de la Villa Borghese, devant la faculté d'architecture dont les autorités ont ordonné la fermeture.

Cette agitation va faire plusieurs victimes et perdurer jusqu'à l'automne 1969, justifiant le qualificatif de « Mai rampant »...

À Berlin-ouest, l'opposition à la guerre  se manifeste dès le week-end des 16 et 17 février 1968 avec la tenue d'un Congrès international sur le sujet. Il rassemble trois mille délégués de différents pays à l'appel du syndicat des étudiants socialistes allemands (SDS) dirigé par Rudi Dutschke (28 ans), dit « Rudi le Rouge ».

Rudi Dutschke et Alain Krivine (à sa gauche) lors d'une manifestation à Berlin-Ouest les 16-17 février 1968 (DR)

Tout s'accélère le 11 avril 1968 quand Rudi Dutschke est atteint de deux balles dans la tête. Il va s'en tirer péniblement mais ses partisans mettent immédiatement en cause la presse populaire et conservatrice du groupe Axel Springer qui ne tarit pas d'insultes à son égard et a probablement influencé son meurtrier.

Dans toutes les villes allemandes se multiplent les manifestations dirigées contre le groupe de presse et les institutions américaines. Parmi les étudiants arrêtés par la police figure le fils du social-démocrate Willy Brandt, alors ministre des Affaires étrangères !

À Londres, le 17 mars 1968, 25 000 personnes marchent sur l'ambassade américaine en sautillant sur place et scandant : « Ho Ho Ho Chi Minh ! » Ils sont accueillis à coup de matraques par la police. Le meneur du mouvement est un étudiant pakistanais, Tariq Ali. 

Affiche de soutien au Vietnam (DR)Les manifestations vont se prolonger jusqu'à la fin de l'été, avec un facteur aggravant : la question raciale.

Le 20 avril 1968, en effet, Enoch Powell, un député conservateur de très grande érudition, prononce à Birmingham un discours magistral sur les méfaits présumés de l'immigration, resté connu sous le nom de Rivers of Blood speech (« Discours des Rivières de sang »).

En France, tout débute le 22 mars 1968 dans une faculté de la région parisienne, à Nanterre, avec l'arrestation de six militants du Comité Viêt-nam. La faculté est perturbée pendant quelques semaines, jusqu'à ce que son recteur prenne la décision de la fermer, le 2 mai 1968. Aussitôt, les étudiants se transportent au coeur de Paris, à la Sorbonne.

Les autorités, dans l'affolement, décident de fermer celle-ci. Il s'ensuit de violentes échauffourées avec la police. Le mouvement étudiant culmine en intensité et fait l'objet d'une tentative de récupération par l'opposition politique et les syndicats le 13 mai, dixième anniversaire du vrai-faux coup d'État qui a ramené le général de Gaulle au pouvoir.

Finalement, ce dernier, après avoir donné l'impression de défaillir, reprend les choses en main. Il annonce solennellement à la télévision la dissolution de l'Assemblée nationale. Aussitôt, le 30 mai, un million de ses partisans descendent en masse les Champs-Élysées. La fête est finie. On ne déplore que deux morts : un commissaire de police tué par un camion-bélier et un jeune manifestant tombé dans la Seine.

- La fracture raciale aux États-Unis :

La guerre du Viêt-nam a réveillé la fracture raciale aux États-Unis en dépit de l'abolition définitive des lois ségrégationnistes par le président Lyndon Baines Johnson.

C'est que les jeunes Noirs, du fait de leur condition modeste, sont en première ligne parmi les conscrits appelés à combattre en Indochine. Ils ont moins de facilités que les étudiants blancs des classes moyennes et supérieures à contourner la loi, se faire réformer ou  affecter dans la Garde nationale.

Martin Luther King pointe cette injustice. En avril 1967, devant une foule immense réunie à New York sur la place des Nations, il se demande pourquoi envoyer des jeunes Noirs défendre à 16 000 km de chez eux des libertés « qu'ils n'ont jamais connues dans le sud-ouest de la Géorgie et dans l'est de Harlem » et pourquoi envoyer des garçons blancs et noirs se battre côte à côte « pour un pays qui n'a pas été capable de les faire asseoir côte à côte sur les bancs des mêmes écoles » ?

C'est dans ce contexte que le pasteur est assassiné sur le balcon d'un motel à Memphis (Kentucky) un an plus tard, le 4 avril 1968. Son assassin se dénoncera plus tard. C'est un repris de justice blanc, James Earl Ray.

Révulsés par la mort du pasteur, les ghettos noirs des grandes villes américaines sombrent aussitôt dans des émeutes d'une extrême violence.

Cet Holy Week Uprising (« Soulèvement de la Semaine Sainte ») fait 39 morts et des dégâts comme les États-Unis n'en ont pas connu depuis la guerre de Sécession. Il est exploité par des extrémistes noirs adeptes de la violence et clairement racistes, tels les Black Panthers de Stokely Carmichael et Eldrige Cleaver.

Les enjeux raciaux prennent un tour inattendu aux Jeux Olympiques qui s'ouvrent à l'automne à Mexico.

Tommie Smith et John Carlos aux JO de Mexico le 17 octobre 1968 (DR)Le 17 octobre 1968, les athlètes américains Tommie Smith et John Carlos, respectivement 1er et 3e de l'épreuve du 200 mètres, baissent ostensiblement la tête et lèvent leur poing ganté de noir alors qu'ils sont sur le podium et que retentit l'hymne américain. Par ce geste de défi, ils affichent leur soutien aux Black Panthers !

Après Martin Luther King, voilà que les États-Unis pleurent également Robert Kennedy (43 ans).

Le populaire sénateur était donné favori pour les élections présidentielles de la fin de l'année. Le 5 juin 1968, alors qu'il sort d'un hôtel de Los Angeles où il vient de remporter les primaires démocrates de Californie pour les prochaines élections présidentielles, il est touché de deux balles tirées à bout portant par un jeune Palestinien, Sirhan Sirhan, qui lui reprochait son soutien à Israël.

- À l'Est et au Sud, ça bouge aussi mais pour d'autres raisons :

Au-delà du « rideau de fer » qui coupe l'Europe en deux, on ne se soucie ni du Viêt-nam ni des Afro-Américains mais l'on commence à penser que la tutelle soviétique a assez duré, d'autant que Moscou a perdu de sa superbe depuis la reculade de Cuba.

En Tchécoslovaquie, l'un des pays les plus étroitement soumis à Moscou depuis le « coup de Prague » de 1948, une révolution de palais survient le 5 janvier 1968 avec le remplacement d'Antonín Novotný par Alexander Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque.

Dès le mois d'avril, défiant les Soviétiques et poussé de l'avant par les milieux intellectuels, Dubcek tente d'instaurer un « socialisme à visage humain ». Il supprime la censure, autorise les voyages à l'étranger et fait même arrêter le chef de la police. Beaucoup de Tchécoslovaques se ruent à la découverte de l'Occident sans prendre garde aux manoeuvres prémonitoires du pacte de Varsovie.

Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées d'un total de 300 000 hommes ont envahi le pays dans la nuit sur décision de l'autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l'aéroport de Prague. Fin du Printemps de Prague.

Sans qu'il y paraisse, les Polonais n'étaient pas en reste et les milieux intellectuels s'agitaient tout comme à Prague. Mais le secrétaire général du Parti ouvrier unifié polonais Władysław Gomułka ne se laisse pas faire. Classé comme réformateur et libéral à son accession au pouvoir en octobre 1956, il est prêt à toutes les compromissions pour conserver le soutien des Soviétiques. 

Le 30 janvier 1968, la police arrête à Varsovie une cinquantaine d'étudiants qui manifestaient contre l'interdiction d'une pièce du répertoire classique (Les Aïeux d'Adam Mickiewicz) pour cause d'allusions antirusses ! C'est le début d'une agitation estudiantine qui culmine en mars avec la grève des universités et des échauffourées dans les rues, tout cela pour réclamer des droits triviaux qu'au même moment les étudiants occidentaux vouent aux gémonies ! 

Dans un discours au Palais de la culture, le 19 mars, Gomulka organise la contre-offensive en mettant en cause les menées de quelques étudiants « sionistes » (juifs). Il va dès lors réveiller l'antisémitisme résiduel de la population polonaise en mettant à pied les professeurs juifs et en conseillant aux juifs qui « aimaient Israël » (autant dire tous les juifs) de quitter le pays. Enfin, en août, il participe à l'invasion de la Tchécoslovaquie. Ainsi sauve-t-il momentanément sa place.

Répression de Tlatelolco (Mexico, 2 octobre 1968)Le reste du monde n'est pas épargné par l'agitation, qu'il s'agisse du Japon ou du Mexique. C'est dans ce dernier pays que surviennent les événements les plus sanglants de l'année, guerres et invasions mises à part.

Le 2 octobre 1968, soit une dizaine de jours avant l'ouverture des Jeux Olympiques de Mexico (12-27 octobre), des étudiants manifestent au centre de la capitale mexicaine, sur la place des Trois Cultures et dans le quarter avoisinant, dit Tlatelolco.

Les policiers, de façon délibérée, ouvrent le feu. On compte une vingtaine de morts selon le gouvernement, plus sûrement quelques centaines. Par cette répression brutale, le président Díaz Ordaz a voulu mettre un terme aux manifestations estudiantines avant l'ouverture des Jeux.

Cendres brûlantes

L'amateur d'Histoire peut s'amuser d'un parallèle entre l'année 1848 et l'année 1968. La première a été marquée dans toute l'Europe par des révolutions autrement plus violentes et meurtrières qu'en 1968. Mais dans les deux cas, on retrouve les mêmes aspirations utopiques et généreuses... et les mêmes échecs. Partout le retour à l'ordre a prévalu.

Mais sous cet apparent retour à l'ordre, le « printemps des peuples » de 1848 a suscité des aspirations nationales inédites, autour du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » et de la réinvention des langues et des identités nationales.

Les contestations étudiantes de l'année 1968 ont tout autant changé les sociétés européennes et dans une moindre mesure le reste du monde développé.

860_dpaphotosthree163363

L'individu-roi soucieux de ses droits a supplanté le citoyen pénétré de ses obligations sociales. Il a entraîné les institutions traditionnelles dans un irrésistible déclin, qu'il s'agisse des Églises, des syndicats ou des partis politiques. Il s'est aussi accommodé de l'émergence d'une nouvelle doctrine économique, née à Chicago autour du professeur Milton Friedman, qui va déboucher sur le néolibéralisme et le désengagement des États de la régulation économique...

https://www.herodote.net/Une_annee_brulante-synthese-226-20.php

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 12 avril 2018

Vidéo « Jeu de société » : Une percutante métaphore de notre aliénation économique

Le studio Les Parasites a publié un court métrage, intitulé « Jeu de Société ». Sous la forme d’une allégorie de la société, le groupe de jeunes producteurs dénonce un système dominé par l’argent et les rapports de force tout en se penchant sur la violence que les structures provoquent sur les relations humaines. Un petit chef d’œuvre à découvrir absolument.

VID PARASITES JEU DE SOCIETE

Les Parasites est un groupe constitué de jeunes passionnés par la réalisation de courts métrages. Leurs montages interrogent la société et la vie quotidienne, entre humour et critique engagée. Selon Guillaume Desjardins, l’un des membres, leur travail s’inspire d’une phrase de Théodore Monod « L’utopie n’est pas l’irréalisable, mais l’irréalisé ». Malgré un budget limité, ils publient une vidéo par semaine et un court métrage par mois sur leur chaîne YouTube.

 

À ce jour, leur principal outil de médiatisation est internet. Cependant, à leur échelle, ils ont déjà connu des succès sur le grand écran.  Leur production « Symptômes d’amour », a été récompensé à l’occasion du concours "48 hour film project" [sic] de Montpellier. Pour sa part, la vidéo « Jeu de société » dont il est question dans cet article a été diffusée dans un cinéma parisien, avant d’être publiée sur le web. Elle y a d’ailleurs rencontré un succès immédiat, puisque la production a été visionnée près de 100 000 fois en l’espace de 48 heures. Parmi les acteurs, on remarquera la présence d’Antoine Basler, qui a joué dans le film 99 francs (autre chef d’œuvre critique par ailleurs).

Jeu de société – Les Parasites - 2

 

Dans ce court métrage, Nicolas (Bastien Ughetto) rencontre la  famille de sa fiancée, Victoire (Roxane Bret). Pour plaire et s’intégrer, il va devoir jouer à un jeu de société qui dure depuis des générations dans sa nouvelle famille. Pourtant, un conflit apparait bientôt entre Nicolas et son futur beau-père. Alors que le premier dénonce l’absurdité du jeu, le second nie la possibilité de changer les règles du « jeu » qui a vocation à durer l’éternité. Référence voulue au conservatisme, cette opposition renvoie à la difficulté qu’il existe de combattre les structures anciennes, restées parfois légitimes uniquement parce qu’elles perdurent depuis longtemps, sans que l’on ne discute leur fond ou leur raison d’être. Le procédé employé est bien évidemment caricatural, mais il dépeint avec beaucoup de réussite les relations dans le modèle dominant ainsi que les vices qui y sont associés, d’autant que le jeu des acteurs est tout juste brillant et digne de grandes productions.

Ce « jeu », dont la forme n’est pas sans rappeler celle du Monopoly sans le nommer, est une allégorie de la société moderne. Le spectateur est interpellé puisque se succèdent humour noir, cynisme, engagement critique et poésie. Chaque scène fait référence au choix auquel fait face chaque être humain quand il doit s’intégrer dans un monde qu’il ne comprend plus. Ici, c’est non seulement le rôle de l’argent qui est questionné, mais également les relations de pouvoir entre les individus possédants et dépossédés, ainsi que les vices humains tels que la cupidité, la manipulation ou encore la violence pour conserver les structures actuelles en place.

Allégorie de la société et critique des rapports individuels

JV1

Chacun des membres de la famille représente une idée. Dans une société capitaliste, le père symbolise ceux qui détiennent les richesses (banques, grandes entreprises) et influencent les décideurs, quitte à changer les règles au dernier moment, lorsque cela s’avère nécessaire pour préserver des intérêts personnels. La mère peut être considérée comme étant le législateur, dont les décisions sont largement soumises au pouvoir du capital. Les enfants, eux, symbolisent chacun des acteurs différents de ce système, qui se sont adaptés avec plus au moins de réussite, sans toutefois s’opposer à la règle principale : toutes les relations sont basées sur l’achat et la vente de biens. Enfin, la grand-mère a été exclue, non seulement du jeu mais aussi de la famille : elle a perdu tout son argent et ne se pliait pas aux règles. Cette exclusion fait également référence à l’exclusion des personnes âgées au prétexte qu’elles ne sont plus assez productives pour le capital.

Si chacun des personnages peut être regardé comme représentant un symbole qui le dépasse, un autre niveau d’interprétation est à considérer : celui des individus, pris en tant que tels dans une situation qui n’est finalement pas si étrangère à notre vie de tous les jours. Vue sous cet angle, la vidéo des Parasites n’est pas plus tendre : le pouvoir et l’argent peuvent déstructurer une famille, rompre des liens amicaux ou encore rendre violent physiquement et moralement vis à vis du prochain. Toute tentative d’innover, de gagner sa liberté, est lourdement condamnée dans les familles les plus conservatrices. Dans cette perspective, le sentiment de malaise que suscitent les scènes est important : là où des sentiments d’entraide et d’amour caractéristiques de la sphère familiale devraient prévaloir, se sont imposés la suspicion, la cupidité et l’égoïsme.

 


 

Jeu de société – Les Parasites - 3

 

« Il faut surtout que ton jeu soit compatible avec le nôtre… »

 


 

Jeu de société – Les Parasites - 1

 


 

Source :

https://www.tipeee.com/les-parasites

https://mrmondialisation.org/jeu-de-societe/

https://positivr.fr/jeu-de-societe-court-metrage-les-parasistes/

http://stopmensonges.com/jeu-de-societe-percutante-metaphore-de-notre-alienation-economique/

https://aphadolie.com/2018/04/11/video-jeu-de-societe-une-percutante-metaphore-de-notre-alienation-economique/

Voir la vidéo également sur YouTube:

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1217&v=EwK9glIxIoo

BASE 14 995X225

On peut aussi, bien sûr, y voir une allégorie de l'Union européenne avec ses règles qu'on "ne peut pas changer". la scène finale qui suggère des "jeux alternatifs" mis de côté est savoureuse de mon point de vue. A voir absolument, ça dure 20 minutes.   P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 10 avril 2018

Evacuation à Notre-Dame-des-Landes : affrontements et journalistes tenus à l'écart

L'opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux" de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a débuté ce lundi 9 avril aux alentours de 6 heures du matin. Au cours des affrontements entre zadistes et forces de l'ordre, un gendarme a été blessé à l’œil... Pendant que les journalistes ont été escortés en dehors de la zone et interdits de filmer.

act ZAD évac

Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, place à l'évacuation d'une partie de la ZAD. Une opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux", selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, a débuté à l'aube, mobilisant 2.500 gendarmes mobiles. Au total, "une centaine de personnes" doivent être délogées. Peu avant 11h30, la préfète [sic] de la région Pays de la Loire a établi un premier bilan de dix squats démantelés "dont trois en cours" et de "six personnes expulsées sur un même squat". "Les autres étaient vides", a-t-elle indiqué, estimant que l'objectif d'une "quarantaine de squats démantelés" était "presque atteint".

Le tout ne s'est pas fait sans violence. Des affrontements ont eu lieu entre zadistes et force de l'ordre. Un gendarme a été blessé à l’œil, touché par un tir d'artifice. Il a été transporté immédiatement au CHU de Nantes. Une personne a été interpellée sur le lieu-dit des "Fosses noires" pour des jets de projectiles.

Echanges de grenades et de projectiles

Selon la Place Beauvau, une "mission de maintien de l'ordre" a d'abord été lancée par les forces de police aux alentours de 3 heures du matin après que des barricades ont été incendiées par des zadistes, certainement alertés de l'opération à venir. Les militaires ont ensuite dégagé la RD 281 traversant le site, où des obstacles avaient été installés.

Face à eux, des dizaines d'occupants et certains de leurs soutiens appelés en renfort ont tenté d'empêcher l'opération par des tirs de projectiles. En réponse, les gendarmes ont usé de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Des tractopelles ont ensuite suivi pour détruire des logements illégaux installés sur place.

Invité de la matinale d'Europe 1 au même moment, Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, a assuré que des "consignes de retenue" avaient été données aux forces de l'ordre pour éviter toute flambée de violence. Les arrestations, selon lui, viseront les "individus auteurs de violence ou d'actes de rébellion".

Les médias tenus à l'écart

29744386_10211362637161953_153165579354186837_o

Sur les réseaux sociaux, entre les deux camps, c'est aussi une bataille de l'image qui se dispute. Du côté des zadistes, via le compte Twitter de la zone, en plus des vidéos en direct montrant les expulsions, on joue de l'humour pour feinter une certaine sérénité face à cette intervention.

Côté gouvernement, l'atmosphère est nettement plus tendue, puisqu'on tente de verrouiller la couverture de l'évènement. En effet, plusieurs journalistes témoignent avoir été mis à l'écart par les forces de l'ordre. Le reporter du Monde Cédric Pietralunga indique que "le ministère de l'Intérieur a invité les journalistes sur place à 'ne pas gêner les manœuvres opérées par la gendarmerie', à rejoindre un 'espace presse' et propose aux rédactions des photos et vidéos de l'opération 'libres de droits'".

En clair, les médias sont interdits de filmer les affrontements, et doivent se contenter des images officielles fournies par les forces de l'ordre. Ils sont également escortés en dehors de la zone où ont lieu les heurts. Le journaliste de France Bleu Antoine Denéchère a indiqué que "la gendarmerie envo[yait] par mail les vidéos et photos de l'opération en cours". Il sera donc vraisemblablement difficile de se faire une idée pour l'observateur neutre : tandis que le porte-parole du ministère de l'Intérieur a évoqué des "affrontements peu intenses" entre les 2.500 gendarmes mobiles et 30 à 50 zadistes, les occupants de Notre-Dame-des-Landes ont tenu un point presse dans lequel ils déclarent ressentir une "vive émotion après cette opération brutale qui met à mal le dialogue qui commençait avec la préfecture."

caliméro-en-marche

L'opération était prévue de longue date : le gouvernement avait annoncé le 17 janvier dernier son intention d'évacuer les "occupants illégaux de parcelles" à la fin de la trêve hivernale. En clair, ceux qui n'ont pas communiqué aux autorités un projet à vocation agricole pour ces terres, comme l'a rappelé le Premier ministre samedi dans une interview accordée au Parisien. La quasi-totalité des occupants ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non-agricoles.

Ce n'est pas la première tentative d'évacuation de la ZAD. En 2012, l'opération "César" s'était soldée par un échec cuisant. Les 300 occupants de l'époque avaient refusé de quitter les lieux malgré l'intervention policière musclée. Les zadistes avaient communiqué le chiffre d'une "centaine de blessés" dans des affrontements avec les gendarmes. Des violences qui ont coûté cher, en terme d'image, au gouvernement de Jean-Marc Ayrault et à la présidence de François Hollande. Un épisode que l'exécutif actuel veut certainement s'épargner, quitte à empêcher les journalistes d'en être témoins.

La préfète de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire Nicole Klein a tenu une conférence de presse ce lundi 9 avril dans
l'après-midi afin de livrer un compte-rendu des opérations de la matinée. Soulignant que l'intervention des forces de l'ordre, "menée avec discernement dans le plus strict respect du droit", n'était "en aucun cas une surprise", la préfète a donné quelques détails chiffrés : sept personnes ont été interpellées par les gendarmes, dont celle qui aurait "blessé légèrement"un gendarme à l’œil. 13 squats ont été évacués, dont six détruits. D'après la préfète, tous les occupants de la ZAD ne sont pas voués à être évacués : elle a affirmé que ceux qui avaient déposé un "projet agricole sérieux" à la préfecture n'étaient pas menacés. Nicole Klein a toutefois prévenu : "En cas de réoccupation, les forces de l’ordre interviendront sans délai. On ne laissera pas se recréer une zone de non droit. Le retour à l’état de droit est non négociable."

https://www.marianne.net/societe/evacuation-notre-dame-des-landes-affrontements-et-journalistes-tenus-l-ecart?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

BASE 14 995X225

Quand les adeptes de la censure se plaignent d'être censurés...Vous allez voir qu'ils vont nous faire le coup de la presse en danger. C'était bien la peine de faire la campagne de Macron, quel ingrat!   P.G.

 

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 7 avril 2018

iMAGES EN VRAC

29598055_1988785401386261_6401798551482941198_nSources:

https://www.les-crises.fr/miscellanees-du-06-04/

Pages facebook...

29744386_10211362637161953_153165579354186837_o

DZvFNFXXUAEOO55

29684211_448254298942087_8941431457020200265_n

DZ8LASAW0AAuLAd

21204364-24333603

I180328c-small-857x600

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 5 avril 2018

La Chambre d'agriculture de Corrèze monte au créneau contre le loup

Ils ont raison !!!
Il n'est pas possible d'avoir des prédateurs supplémentaires !!!
Mais personnellement, je ne pensais pas aux loups !

Les loups ont leur place sur cette planète et les moyens pour protéger les troupeaux existent !
Et ce qui est incompréhensible c'est que les animaux tués sont largement indemnisés par l'Etat
et que la très très grande majorité des animaux tués le sont par des chiens errants et non par des loups !
Mais l'homme dont l'égo est plus surdimensionné que son cerveau ne veut pas s'insérer dans la Nature,
il veut tout simplement la dominer, mais la dominer c'est l'anéantir et c'est ruiner l'avenir de l'Homme !
Y'a plus d'humanité dans le regard d'un loup que dans celui des adhérents de la FNSEA !  S.R.


ACT CORREZE LOUP

Les élus de la Chambre d'agriculture de la Corrèze ont validé unanimement, ce mardi, une cellule de veille anti-loup, pour faire le pendant à la cellule de veille créée par le préfet.

La Corrèze possède désormais deux cellules qui guettent l'arrivée du loup dans le département, mais elles n'ont pas tout à fait les mêmes objectifs. A la cellule veille loup mise en place par le préfet voilà quelques semaines, la Chambre d'agriculture a répondu mardi par la création d'une cellule de veille anti-loup.

La Chambre d’agriculture et la FDSEA ont refusé de participer à la cellule préfectorale, la jugeant, sans le dire tout à fait ouvertement, pro-loup.

« On ne veut pas d’un prédateur supplémentaire. On ne pourra plus s’en défaire quand on l’aura » prévoit Tony Cornelissen. Sa cellule à lui sera chargée « de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour empêcher que le loup n’arrive en Corrèze ».

Un « tous les moyens » que l’un des élus de la chambre, Mathieu Jimenez, traduit ainsi : « s’il y en a un qui traîne vers la forêt, vous n’en entendrez pas parler, on a ce qu’il faut… » L’idée des opposants est que, résume le même Mathieu Jimenez, « si l’on éradique les loups solitaires, ils ne reviendront pas ».

Pour le préfet Bertrand Gaume, au sein de l'officielle cellule de veille loup, il ne s'agit pas "d'être contre, ou d'être en faveur du loup, mais de donner toutes les armes juridiques". Le préfet a notamment rappelé que les indemnisations, qui existent pour les cheptels ovins, ne sont pas prévus pour les bovins.

Quand à interdire l'entrée du département au loup, le préfet déclare forfait : "je ne sais pas réaliser l’interdiction d’un phénomène de migration de la faune." D'autant qu'il est interdit de chasser le loup.

Jean-Loup Mercier

https://www.lamontagne.fr/tulle/environnement/correze/2018/04/04/la-chambre-d-agriculture-de-correze-monte-au-creneau-contre-le-loup_12798425.html

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 16 mars 2018

​Précaires, personnes âgées, ruraux… les naufragés de la "dématérialisation" des services de l'Etat

Impôts, Pôle emploi, allocations familiales… Les services de l'Etat ont amorcé depuis quelques années leur "dématérialisation". Les guichets disparaissent peu à peu pour laisser place aux sites Internet. Laissant 13 millions de Français mal-connectés, non-connectés ou étrangers aux pratiques numériques sur le carreau.

ACT ACCES INTERNET

Le droit à être déconnecté semble n'avoir que peu de jours devant lui. Le gouvernement actuel, dans le prolongement de l'action des précédentes mandatures depuis le début des années 2000, s'est fixé un cap : dématérialiser 100 % des services de l'Etat à l'horizon 2022. Autrement dit, pour solliciter certains droits ou un document, il faudra que chaque Français se débrouille seul face à son écran. Pour de nombreux services, c'est d'ailleurs déjà le cas actuellement. S'inscrire à Pôle emploi, remplir les démarches pour obtenir la prime d'activité ou demander une carte grise, par exemple sont autant d'actions qui ne peuvent se faire qu'en ligne. Un problème pour de nombreux Français. Qu'ils soient en zone blanche, et dépourvus de connexion à Internet, ou qu'ils ne maîtrisent pas les codes du numérique… 13 millions de personnes sont concernées, selon l'étude menée en 2017 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).

640_vallee-de-la-creuse

Parmi les oubliés de ce virage numérique, les personnes "non éligibles à un Internet de qualité" représentent 11,1% des Français selon l'UFC-Que-Choisir et son étude "Transition vers le haut débit : l'inadmissible amplificateur de la fracture numérique" publiée en septembre 2017. La majorité d'entre eux sont des retraités vivant en zones rurales. C'est d'ailleurs à ce public que s'adresse la Poste qui a annoncé vouloir lancer un "service d'aide à la déclaration des revenus en ligne" assuré par leurs facteurs contre la modique somme de 50€. Pour certains, le désengagement de l'Etat est une opportunité comme une autre.

Paul fait partie de cette population. Retraité de la SNCF, il ne quitte plus son village de Dun, dans le département de l'Ariège. Si le haut débit arrive peu à peu, la totalité des 500 habitants de la commune n'y a pas encore droit. "Je n'utilise que très peu Internet mais quand je le fais, il faut être patient", raconte l'homme de 68 ans. Mais ce n'est pas la rapidité de sa connexion qui l'inquiète. Même si elle l'handicape, il sait que des travaux sont en cours pour que l'ADSL se propage dans les mois prochains. "Il y a trop de cases à remplir, de données personnelles à renseigner. C'est du chinois. Et qui me dit que l'on ne va pas m'arnaquer, me voler ?", lance-t-il, inquiet. Son fils est là pour le rassurer et le guider, mais ce n'est pas le cas de tous.

AAqs8B4

"On les exclut de la société"

"Chez les séniors ou les ruraux, les personnes isolées sont les plus à plaindre. Elles ne peuvent bénéficier de l'appui de leur famille, de personnes qui ont pu accéder à ces technologies. Et quand à cela s'ajoute l'impossibilité de se connecter convenablement, on les exclut de fait de la société", constate Jacques-François Marchandise, délégué général de la Fondation nouvelles générations internet (FING).

A travers ses recherches, notamment en coordonnant l'enquête "Capacity" sur les usages numériques des Français publiée en mars 2017, ce militant de l'inclusion numérique a pu dresser une sorte de portrait robot des personnes les plus lésées. Après les seniors et les ruraux : les précaires, les bas-revenus et les non-diplômés sont en première ligne.

(...)

https://www.marianne.net/societe/precaires-personnes-agees-ruraux-les-naufrages-de-la-dematerialisation-des-services-de-l?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 14 mars 2018

Quand Edouard Philippe propose une nouvelle version… des ABCD de l'égalité

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, ce jeudi 8 mars, le Premier ministre s'est prononcé en faveur d'une lutte "contre les préjugés sexistes" dès l'école. Soit une mesure très similaire aux fameux "ABCD de l'égalité" de Najat Vallaud-Belkacem... que le parti d'Edouard Philippe combattait il y a à peine quelques années.

ACT EDOUARD ABCD

Il faut être très attentif pour comprendre les méandres de la politique française. Positions, voire postures : tout change et tout se transforme, à toute allure. Illustration avec la question de la sensibilisation dès l'école à l'égalité entre filles et garçons. En ce jeudi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté des mesures prises par le gouvernement, qui a fait de l'égalité des sexes la "grande cause" du quinquennat. Dans son discours, il a notamment abordé la question de l'éducation : "Pour assurer la transmission d'une culture de l'égalité, tout commence à l'école. C'est au début du processus de socialisation que nous devons lutter contre les préjugés sexistes".

Du bon sens ? Etonnant, tout de même, d'entendre cela dans la bouche de l'ancien maire de droite (Les Républicains)… Car en 2013, lorsque sa formation s'appelait encore l'UMP, elle s'était justement violemment engagée contre la ministre des Droits des femmes qui avait voulu engager ce même combat, Najat Vallaud-Belkacem. La socialiste entendait aussi lutter contre les stéréotypes de genre et le sexismevia un programme d'enseignement appliqué en maternelle et en primaire. L'UMP, avec Jean-François Copé à sa tête, avait alors mené une campagne résolue contre la mise en place de ses "ABCD de l'égalité", les assimilant à une prétendue "théorie du genre". Face à la violence de la polémique et des fake news relayées par la droite sur le sujet, le gouvernement avait fini par reculer, le ministre de l’Éducation Benoît Hamon annonçant en 2014 un simple plan de formation des enseignants pour l'égalité filles-garçons.

2057d8e63b60dcb1be638d9934e9f98e--gender-stereotypes-learning-french

A l'époque, Edouard Philippe n'avait pipé mot, depuis sa mairie du Havre. Pour aujourd'hui proposer à son tour d'"assurer la transmission d'une culture de l'égalité" dès le "début du processus de socialisation", dans une démarche ressemblant trait pour trait aux "ABCD de l'égalité", axée notamment sur des séances en classe consacrées à la lutte contre les préjugés. Il sera intéressant de demander à plusieurs des poids lourds de son gouvernement ce qu'ils pensent du projet. Par exemple à Bruno Le Maire, lui aussi à l'UMP à l'époque des "ABCD", et qui confiait alors à l'Obsqu'il les trouvait "pas pertinents". "Les enseignants ne sont pas là pour éduquer à la place des parents", soutenait-il même. En écho à Jean-François Copé, Gérald Darmanin n'hésitait pas de son côté à amalgamer le projet de Najat Vallaud-Belkacem avec la "théorie du genre (...), une absurdité absolue". Verdict : "Il faut s'y opposer totalement".

Jean-Michel Blanquer va devoir s'y mettre

351a3b0168bbaf2f0dd42386dffc2574

Le plus drôle dans cette histoire, c'est que le ministre de l'Education qui devra mettre en œuvre les annonces d'Edouard Philippe, Jean-Michel Blanquer, déclamait encore pas plus tard qu'en novembre dernier, sur Europe 1, son hostilité à feu les "ABCD de l'égalité" : "Est-ce que ça a été efficace ? Est-ce que a changé quoi que ce soit ? Non, au contraire, on a clivé davantage. Donc on voit bien qu'il faut faire autrement".

Il faut dire que la droite est spécialiste des revirements sur le sujet… Car à l'époque de Najat Vallaud-Belkacem, déjà, les esprits attentifs avaient relevé son retournement de veste, incarné en particulier par Nadine Morano. En 2014, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy était l'une des plus virulentes contre les "ABCD", s'indignant que le gouvernement socialiste veuille "mener le débat sur l’égalité en apportant la négation du genre". Sauf que deux ans plus tôt, quand elle-même était ministre, elle avait défendu lors d'un colloque… la lutte contre les stéréotypes de genre et ce, dès la crèche ! "C'est là que ça commence, les stéréotypes", martelait-elle. Comme quoi, la lutte contre les postures politiciennes devrait aussi donner lieu à un programme de formation de nos gouvernants…

https://www.marianne.net/politique/coucou-nvb-quand-edouard-philippe-propose-une-nouvelle-version-des-abcd-de-l-egalite?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Marre de Google et Facebook ? Des alternatives françaises existent

Le moteur de recherche Google et le réseau social Facebook jouissent d'un quasi-monopole dans leur domaine. Leur point commun ? Ils collectent massivement les données personnelles de leurs utilisateurs à des fins publicitaires. Mais quelques "irréductibles Gaulois" veulent construire un web plus éthique. Parmi eux, Qwant, Lilo ou encore Whaller promettent des services protecteurs de la vie privée.

ACT GOOGLE FB ESPIONS

« Big Brother is watching you ». À l'image du fameux roman 1984 de George Orwell, Google et Facebook semblent tout savoir de leurs utilisateurs. Âge, sexe, centre d'intérêts, orientation sexuelle... Autant de données personnelles massivement collectées par les deux géants américains à des fins publicitaires. À contre-courant, une poignée d'entreprises françaises veut conjuguer innovation et respect de la vie privée.

« Notre vie numérique devrait respecter nos libertés individuelles. Il ne faut plus chercher à faire comme les grands d'Internet : il faut faire différemment », martèle Thomas Fauré, président et fondateur du réseau social Whaller, startup de 10 employés.

galette-rois-2015-4

Lancée en 2013, cette plateforme « made in France » garantit la protection des données. « Nous n'exploitons aucune donnée à titre commercial. De plus, nous ne les revendons pas à des tiers », précise cet ingénieur de formation. Le tout sans aucune publicité. Pour autant, Whaller, qui se dit proche de l'équilibre, a généré un chiffre d'affaires de 500.000 euros en 2017 et ambitionne de passer le million cette année.

Le réseau social propose deux offres : un accès gratuit, dépourvu de certaines fonctions, et un accès payant entre 20 euros à 1950 euros hors taxe par mois. Car l'entreprise cible principalement les organismes, publics ou privés. Le réseau social est ainsi utilisé par HEC, Mc Donald's ou encore Action contre la faim. Au total, la startup revendique un peu moins de 200.000 utilisateurs - à titre de comparaison, 2,13 milliards d'internautes utilisent Facebook dans le monde.

Casser les monopoles

facebook euros

Les usagers de Whaller sont répartis entre 8.000 réseaux - sa grande particularité. En effet, le réseau social fonctionne par sphères fermées. Ainsi, il est possible de créer un réseau pour sa famille, ses collègues ou encore son association. L'utilisateur peut donc partager une photo de soirée entre amis, sans que ses collègues ne soient au courant« Nous permettons d'avoir une multiplicité de réseaux, qui ne se mélangent pas - comme dans notre vraie vie finalement », souligne Thomas Fauré. En totale opposition à la philosophie initiale du web, qui plaidait pour un internet ouvert.

« L'Internet ouvert a été le meilleur terreau possible pour les monopoles. Aujourd'hui, notre web appartient aux GAFA américains (Google, Apple, Facebook, Amazon) et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) », s'indigne Thomas Fauré. « Il faut casser les monopoles et redonner sa place à l'innovation. Pour faire de la qualité, nous devons retrouver une sécurité dans les outils que nous utilisons, car nous avons complètement perdu le contrôle des grandes plateformes. » Avec l'idée sous-jacente que l'internaute doit disposer d'une plus grande maîtrise sur sa vie privée.

Etre conscient de son pouvoir en tant qu'internaute, c'est aussi le mantra de Lilo. Ce moteur de recherche, qui compte une dizaine d'employés entre Paris et Nantes, a été créé en 2015. Son constat : « Grâce à ses requêtes sur Internet, chaque internaute génère en moyenne 30 euros de revenus aux moteurs de recherche, revendique Clément Le Bras, cofondateur et directeur de la startup. C'est donc lui qui devrait posséder le pouvoir ! », et avoir notamment un droit de regard sur la destination de l'argent généré.

Promouvoir un web éthique

XVM42e5c3c4-66eb-11e7-8d20-2d6ece4fe616

Lilo reverse 50% de son chiffre d'affaires à des projets sociaux-environnementaux. À chaque recherche, l'internaute gagne une goutte d'eau, enregistrée dans une cagnotte virtuelle. Il les reverse ensuite parmi les plus de 130 projets disponibles sur la plateforme.

Depuis sa création, la startup a déjà collecté près de 665.000 euros... Tout en parvenant à être rentable depuis 2016, un an seulement après sa création. Comment expliquer un tel modèle ? « Cela pose surtout la question des marges de Google !, rétorque Marc Haussaire, directeur technique et co-fondateur de Lilo. Le fleuron de la Silicon Valley a réalisé un chiffre d'affaires mondial de 100,9 milliards de dollars pour un bénéfice net de 12,6 milliards en 2017.

« Nous ne sommes pas dans une course à la croissance. Notre finalité n'est pas de générer du profit, mais d'avoir un impact positif », enchaîne Marc Haussaire.

La promotion d'un web éthique passe aussi par le respect de la vie privée. Ainsi, Lilo s'engage à ne pas collecter, exploiter ou revendre les données de ses utilisateurs. Les adresses IP, permettant l'identification d'un ordinateur, sont anonymisées. Des arguments qui ont déjà convaincu près de 680.000 utilisateurs - avec un rythme de 4.000 nouveaux utilisateurs par jour.

Protéger ses données, un souci d'initiés ?

C'est aussi ce qui fait le succès de Qwant, acteur historique en la matière. Lancé il y a 5 ans, le moteur de recherche revendique désormais 58 millions d'utilisateurs uniques par mois depuis janvier 2018 - contre 20 millions il y a un an. Et il enregistre « une croissance de 20% par mois », assure Eric Léandri, PDG et co-fondateur de Qwant, startup de 152 employés. Le profil type des addicts de Qwant sont des « gens entre 25 à 45 ans, qui sont très au point technologiquement ». La protection des données est-elle une préoccupation de quelques initiés ? Pas vraiment.

« Les pouvoirs publics sont très réceptifs et l'Europe a trouvé comment avancer, notamment avec le RGPD [Ndlr : règlement général sur la protection des données, applicable à partir du 25 mai]. Il y a une prise de conscience globale très importante », affirme Eric Léandri.

Reste à convaincre les investisseurs. « Ils ne sont pas encore sensibilisés à la question. Quand j'arrive en disant que je veux créer un anti-facebook, tout le monde rigole ! », raconte Thomas Fauré de Whaller.

Vers une souveraineté numérique ?

france-by-gtv-express-52-600x600

Au-delà des investisseurs, les internautes sont aussi difficiles à convaincre. « Il y a un frein psychologique, presque une addiction. Quand les gens testent un autre moteur de recherches que Google, ils sont perdus, estime Clément Le Bras, président de Lilo. On ne s'en rend pas compte, mais cela fait 15 ans maintenant que des gens voient tous les jours la marque Google. Cela paraît anecdotique, mais très peu de marques ont sa visibilité. »

Pour lutter contre ce manque de notoriété, toutes ces entreprises développent des partenariats avec des entreprises et des organismes publics (écoles, ministères, universités...). « Le rôle de la société civile et politique est primordial. Il faut pousser à l'utilisation de plateformes françaises pour construire une souveraineté numérique », revendique Thomas Fauré. Une vision partagée par Eric Léandri, PDG de Qwant. « Maintenant, les petites et moyennes entreprises doivent commencer à basculer sur des solutions européennes. Lorsqu'elles le feront, le grand public va être touché. Si tous les matins, en allant au bureau, vous utilisez Qwant, alors pourquoi ne pas essayer aussi à la maison ? » Et de conclure : « Ce qui compte, c'est que tout le monde prenne sa petite part de responsabilité. »

https://www.latribune.fr/technos-medias/marre-de-google-et-facebook-des-alternatives-francaises-existent-771187.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180309

BASE 14 995X225

"Maintenant, les petites et moyennes entreprises doivent commencer à basculer sur des solutions européennes": de quelle souveraineté s'agit- il, au bout du compte? Dans ce domaine comme dans d'autres, "Le rôle de la société civile et politique est primordial"...    P.G.

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 10 mars 2018

Addiction aux écrans chez les enfants : Une expérience qui fait froid dans le dos

ARG ENFANTS ECRANS

Publié par

Enfants - Tablettes – Smartphones - 2

 

 

Quand un enfant est sur un écran, il donne l’impression que rien n’existe plus autour de lui. Mais, en fait, ce n’est pas du tout une impression. La preuve.

 

Le jour où les effets des écrans seront assimilés à ceux de la drogue, alors, soyons-en sûrs, les parents ne laisseront plus leurs enfants passer autant de temps sur leurs smartphones, tablettes et autres ordinateurs. D’où l’extrême importance de cette expérience à peine croyable.

Pour promouvoir les repas en famille, une marque alimentaire a imaginé un test aux résultats hallucinants. Dans quatre familles différentes, tandis que les enfants étaient absorbés par leur écran, tout leur environnement a été modifié (même leurs parents) sans qu’ils ne s’en aperçoivent une seule seconde !

L’expérience Dolmo fait froid dans le dos. Elle met en lumière l’addiction des plus jeunes aux écrans. Les enfants, rivés à leurs tablettes et smartphones, ne remarquent même plus les changements dans la pièce où ils se trouvent. Seul le brouillage momentané d’Internet les fait revenir à la réalité.

À l’occasion d’une enquête sur les dangers des écrans pour les enfants, France 2 est revenue sur cette caméra cachée édifiante.

Enfants - Tablettes – Smartphones - 1


 

Regardez :

Quand les écrans sont une drogue

https://www.youtube.com/watch?time_continue=133&v=ADpS6oK5zH4


 

En moyenne, un enfant garderait les yeux fixés sur un écran pendant quatre heures et onze minutes. C’est gigantesque et cela cause de graves soucis, notamment en matière de développement. Le problème, c’est que les parents sont bien mal placés pour leur faire la leçon : en moyenne, un adulte passerait cinq heures et sept minutes sur un écran !

 

Enfants - PC

 

Cette expérience met en lumière un problème de société que les spécialistes et psychologues n’hésitent plus à qualifier d’addiction au même titre que n’importe quelle autre drogue. Selon Mandy Saligari, addictologue : « Quand vous donnez à votre enfant une tablette ou un smartphone, en réalité c’est comme si vous lui donniez une bouteille de vin ou un gramme de cocaïne». Cette addiction conduit même à des comportements violents une fois les sujets privés de l’objet de leur attention et peut même conduire en centre de désintoxication dans les cas les plus extrêmes.

 

Enfant - Tablette

 

Quel sera l’impact à terme de la consommation à outrance des écrans ? Les dirigeants d’Apple, Google, ou Twitter ont eux-mêmes interdit l’usage des nouvelles technologies à leurs enfants par crainte des effets néfastes sur leur développement.

 

Il est temps d’enrayer cette dangereuse spirale dont personne ne sait où elle nous mène vraiment. On a donc grand besoin de ce type de reportages et d’expériences. Ils nous ouvrent les yeux et, en cela, sont et bienvenus et précieux…

 

Enfants - Tablettes – Smartphones - 3

 


 

Source :       

https://dailygeekshow.com/experience-enfants-tablettes/

https://positivr.fr/ecrans-enfants-drogues-addiction-experience-camera-cachee/

 

Sur le même theme :

Les dangers des écrans pour les enfants

Pourquoi Steve Jobs et Cie ont gardé leurs enfants éloignés des iPads ?

https://aphadolie.com/2018/03/08/addiction-aux-ecrans-chez-les-enfants-une-experience-qui-fait-froid-dans-le-dos/

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mardi 6 mars 2018

L’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) ou l’Agence Nationale des Technocrates Satisfaits ?

La triste réalité de la destruction de nos services publics par l'UE... avec humour ! S.R.


HUM ANTS

Connaissez-vous l'ANTS ? Si vous n'avez pas besoin de papiers administratifs, cette entité sera passée inaperçu de votre vie quotidienne. Tant mieux pour vous. Mais pour ceux qui ont besoin d'une carte grise ou nouvellement appelé certificat d'immatriculation, ce n'est pas la même histoire

Banalement, je viens d'acheter un véhicule d'occasion. La routine pour beaucoup de gens dans notre pays. Mais, car il y a un mais, depuis le 1er janvier 2018, vous ne pouvez plus aller en Préfecture demander votre carte grise. Terminé.

 Ces braves technocrates ne veulent plus vous voir. Terminé, le contact humain. Au rancard les relations humaines. Vive internet. Plus de visages, plus de communications verbales, juste un clavier et un écran anonyme

Comme beaucoup, je me connecte donc au site ultra sophistiqué qui s'appelle ANTS. Créer votre compte. Bon, jusque-là, ca roule. Mot de passe, question secrète, ouf ! Ca y est. Je peux demander ma carte grise.

Première embûche. Il faut un code de cession. Quèsaco ce truc ? Je demande à mon vendeur qui me répond qu'il n'en a pas. Bon... Je coche donc non et je continue. Je vous passe les cases à remplir pour en arriver au Saint Graal, la fin et je clique pour envoyer. Roulement de tambour et paf, le retour (pas du Jedi, dommage) : "erreur technique, veuillez essayer plus tard." 

Embrouillaminis. Je recommence, et re paf, même phrase. Je laisse de côté pendant quelques heures en allant boire un café. Besoin d'un remontant.

depositphotos_62331267-stock-illustration-drunk-emoticon


Je m'y recolle et rebelote, même topo. 

Argh ! C'est quoi ce site de m... ! Je tente de biaiser. Une fenêtre indique que l'on peut faire une autre demande, mais différente. Rempli de fougue et d'espoir, je fonce. Mes doigts volent sur le clavier et zou, je clique. Et paf ! L'inscription qui tue se matérialise devant mes yeux ébahis : "Dossier en cours, pour obtenir de l'aide cliquer ici..."

Enfer et damnation. Je clique sur aide et une fenêtre s'ouvre indiquant l'objet de la réclamation. Je remplis et miracle, le message est envoyé. 
Réponse qui arrive deux jours après avec un numéro de dossier. Important ! On s'occupe de vous... Ben tiens. Et puis, deux jours plus tard, réception de la réponse complète. Je vous laisse deviner...

51jRN80x72L

Non ? Vous ne voyez pas ? "Recommencez et veuillez nous transmettre ce qui s'affiche sur l'écran."

Énorme soupir ! J'obtempère et je l'envoie par e-mail en réponse. Mais, impossible d'envoyer le message, car le site ne fonctionne pas... Sans blagues. 
Quelle saga. Pour répondre à un message, ce serait trop simple de répondre directement. Comme avec une boite e-mail par exemple. Que nenni. 

Il faut repasser par le site, faire une nouvelle demande, rappeler le numéro et ouf ! Ca y est, réponse envoyée. Ca va, vous suivez ? 
Nouvelle réponse automatique plus tard : on a bien enregistré votre demande sous le numéro ... De quoi tomber apathique ou neuneu...

Cette ineptie a duré 1 mois et puis j'ai abdiqué. Je suis allé dans un garage pour obtenir la carte grise. Coût 30€. La secrétaire me parle du site de l'ANTS. Catastrophique me dit-elle. Presque 30 000 cartes grises bloquées. Les garages sont pris d'assaut par les particuliers, n'arrivant pas à obtenir le précieux document. Une véritable pétaudière. 

Et en plus, vous avez intérêt à fermer toutes vos sessions ouvertes avec l'ANTS, car sinon même le garage ne va pas y arriver. Géniaux les "ingénieurs" qui ont pondu ce site. Des enfants feraient mieux. 

50063641d8d243aaa73544515a15c

Je vais recevoir sous peu ma carte grise. Et vous n'allez pas le croire... L'ANTS n'arrête pas de m'envoyer des e-mails pour m'expliquer la fabrication de ma carte grise et son envoi. 

Garde ton calme mon ami... Je n'ai pas testé une demande d'un passeport ni d'une carte d'identité. Je passe mon tour... Game Over.

L'Agence Nationale des Technocrates Satisfaits devrait rembourser tous les usagers qui ont été obligés de débourser 30€ chez un garage. 

À réformer de toute urgence, comme beaucoup de sites administratifs.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-agence-nationale-des-titres-202028

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,