jeudi 5 avril 2018

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

Et dire que l'on trouve encore des idolâtres de l'UE !
Mais ces idolâtres, par stupidité, inconscience, paresse intellectuelle ou manque d'empathie
sont quelque part responsables de la situation en Grèce.
Et quand des enfants meurent de faim ou de maladie
et que nous ne faisons rien pour arrêter les vautours qui pillent leur pays, nous sommes quoi ?

DS GRECE SANTE

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

12 mars par Noëlle Burgi, Membre du CNRS, CESSP
CADTM = COMITE POUR L'ABOLITION DES DETTES ILLÉGITIMES

Le système national de santé grec a été démantelé par l'application d'un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique. Ce texte présente une analyse critique des principales mesures de compression budgétaire mises en place dans ces secteurs et introduit un débat sur des initiatives communautaires censées renforcer certains déterminants sociaux de la santé (indemnités de chômage, assurance maladie, revenu minimum garanti). Il apparaît que les politiques mémorandaires ont manqué le but d'efficience et d'efficacité affiché, mais peut-être pas le projet implicite de construire un « nouveau modèle social européen » réduit à quelques prestations tout juste suffisantes à la survie des dépossédés. En s'appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, des entretiens en Grèce auprès de militants et dans des établissements de soin et une enquête en cours dans des quartiers ouvriers du Pirée, l'article conclut à l'épuisement – passager ? – des forces luttant pour la survie des droits sociaux démocratiques.

Sept ans après la mise en œuvre des memoranda, la Grèce se trouve dans une situation bien pire qu'en 2010


Introduction de l'article écrite par les Moutons Enragés :
"Nous avons toujours pensé, que la Grèce servait de laboratoire et que, si ça marchait pour les grecs, ça pourrait s'appliquer à d'autres. Les exigences de la troïka BCE/FMI/Commission Européenne, censées superviser les plans de sauvetage et ses implications dans les États membres de l'Union européenne, ont détruit le système de santé grec, au point où les médicaments de premières urgences pour les grands malades, diabétiques, cancéreux etc.. sont difficilement, voire plus du tout accessibles. Avec 200 euros par mois, qui peut payer 50% du prix de certains médicaments ?..."

 

La Tourmente grecque » : mortalité infantile + 43 %

31 juil. 2015 - Le taux de mortalité infantile a progressé en Grèce, depuis le début de la crise, de 43 %. C'est à ce taux que l'on reconnaît le niveau de développement d'un pays. La Tourmente grecque, film de Philippe Menut, rappelle cette triste réalité, et bien d'autres, qui montrent que la Grèce sert de "cobaye" aux aux spéculateurs.
"Le budget de l'éducation nationale s'est effondré. Plus de 1000 écoles primaires et secondaires ont été fermées. Des enfants s'évanouissent à l'école à cause de la faim."

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 25 mars 2018

Vaccins : un rapport parlementaire italien explosif

Au moment où la Commission à l’Environnement, la Santé publique et la Sécurité alimentaire du Parlement européen s’apprête à soumettre au vote une résolution sur « les réticences à la vaccination et la baisse du taux de vaccination en Europe », un pavé tombe dans la mare des certitudes vaccinolâtres.

ARG VACCINS ITALIE MILITAIRES

Ce pavé, c’est le rapport officiel d’une Commission d’enquête parlementaire italienne rendu public le 7 février 2018. L’objet du rapport : comprendre les raisons de milliers de décès et de maladies graves chez les personnels militaires italiens affectés à des missions à l’étranger. Les experts ont pris en compte tous les facteurs de risques auxquels ils ont été exposés, au premier rang desquels l’uranium appauvri présent dans les bombes et d’autres agents liés à l’armement. Mais ils ont également analysé d’autres facteurs de risque, notamment pour les soldats jamais partis en mission, et l’un d’entre eux retiendra en particulier notre attention en ce moment : les vaccins.

Après 18 années d’enquête pour déterminer les causes de milliers de décès, cette Commission parlementaire a identifié un risque significatif de développer des cancers et des maladies auto-immunes après l’administration de vaccins combinés et multi-doses, tels que recommandés dans le calendrier de prévention militaire (p. 156 du rapport). Rappelons ici que les vaccins pour les militaires sont identiques aux vaccins pour les enfants (pp. 156-157).

14372386

Les résultats de l’examen de la Commission – dont les intérêts ne sont ni en faveur, ni opposés aux vaccins et qui ne peut être considérée comme « appartenant à des mouvements réticents à la vaccination », – sont un sérieux signal d’alarme dans le contexte actuel de l’extension des obligations vaccinales en Europe. Les éléments qui suivent devraient donc faire réfléchir à deux fois les autorités européennes :

La Commission n’a pas pu trouver une seule étude démontrant la sûreté des vaccins combinés (p. 154).

• La Commission a estimé que « la quantité cumulée des différents composants des vaccins dépasse les quantités autorisées pour les autorisations de mise sur le marché des vaccins monovalents » . Cela signifie que dans les vaccins combinés, la somme des adjuvants (par exemple, aluminium ou mercure), conservants et contaminants biologiques – virus, bactéries, mycoplasmes et mycobactéries, ainsi que l’ADN fœtal humain ou d’ADN animal, provenant des tissus organiques de culture pour la fabrication des vaccins – n’a pas été testée.

« Les vaccins qui ont un nombre important de composants en termes quantitatifs, mais aussi en variété des composants étrangers, déterminent un nombre plus élevé d’effets secondaires. » (p. 139)

Entre autres, la Commission s’inquiète de l’usage et de la sécurité des vaccins à base d’adjuvants aluminiques (p. 160) (type vaccins « polio » hexavalents recommandés aussi chez les enfants), des quantités élevées d’ADN humain et animal retrouvées dans certains vaccins (ROR) et de la présence de nanoparticules inflammatoires polluant tous les vaccins. (pp. 157, 159, 165)

Les recommandations de la Commission parlementaire pour l’immunisation incluent :

vaccinsseringue

L’utilisation de vaccins et de doses isolés plutôt que de vaccins combinés (p. 186)

Ne pas administrer plus de 5 vaccins (souches vaccinales différentes) lors d’une seule visite.

Une évaluation individuelle des risques avant la vaccination (pp. 126, 186) à partir des tests sanguins et des antécédents médicaux du patient. Ces tests ont pour objectif de déterminer les changements du système immunitaire et notamment son hyper-activation. La Commission a identifié 81 éléments à tester, en plus des composants actifs des vaccins (pp. 170). Les notices des vaccins recommandent d’ailleurs la vérification de l’état de santé de la personne à vacciner au moment de l’administration du vaccin (pp. 143, 148). Se basant sur ces notices, la Commission a énuméré une série de maladies qui contre-indiquent la vaccination. Le nombre cumulé des effets secondaires repris dans les notices examinées pour les militaires, s’élève à 240. (p. 174) (Précisons que la Commission a uniquement analysé les notices des fabricants, mais que le nombre des effets secondaires mentionné dans les rapports de suivi est nettement plus élevé.)

Un suivi à long terme de chaque vaccin individuel (1, p. 154).

vaccin

De ne pas revacciner pour une maladie pour laquelle l’immunité est déjà existante, comme pour les personnes ayant fait des maladies d’enfance.

Les recommandations de la Commission parlementaire pour une politique vaccinale plus sûre incluent :

Le développement de vaccins « purifiés » pour limiter l’accumulation de composants toxiques. (p. 155)

Des études permettant d’évaluer les effets et la sûreté de la vaccination à moyen et long termes. La plupart des vaccins ne sont évalués que sur une très brève période, quelques jours parfois ou semaines et généralement moins d’un mois. (pp. 155, 185)

De meilleures études sur les composants des vaccins, notamment les adjuvants et contaminants.

« Erreur en deçà des Alpes, vérité au-delà » ?

À la lecture de ce rapport, tout ce qu’il y a de plus officiel, plusieurs questions se posent :

Si un militaire court un risque avec plus de 5 vaccins, nos enfants sont-ils vraiment en sécurité avec 9, 11 ou 21 (par ex. hexavalent 8 souches + Prevenar 13) ?

Que dira notre ministre de la Santé Agnès Buzyn des conclusions de ce rapport, elle qui déclarait encore il y a peu : « Nous avons la certitude que ces vaccins sont inoffensifs » ?

7183194_10365990_1000x625

Les autorités européennes peuvent-elles en conscience ignorer les conclusions de ce rapport et s’engager résolument dans la fuite en avant que constitue la proposition de résolution du Parlement européen sur les réticences à la vaccination ?

En effet, l’Article 3 de la proposition de résolution du Parlement européen « souligne que les vaccins sont sûrs selon l’OMS, puisqu’un vaccin autorisé est rigoureusement testé lors de multiples essais cliniques, avant que son utilisation ne soit approuvée, et ensuite régulièrement réévalué après sa mise sur le marché » .

Nous vous reparlerons prochainement des avancées de ce projet européen, et comment vous pouvez vous mobiliser, mais sachez d’ores et déjà qu’une copie du rapport a été transmise au Parlement européen, et les quelques éléments qui précèdent aux députés européens. Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas.

 

Références :

Rapport entier de la commission parlementaire italienne ici

Traduction en anglais validée par la cour de Gènes ici.

https://www.alternativesante.fr/vaccins/vaccins-un-rapport-parlementaire-italien-explosif

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 19 mars 2018

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand au bord de l’asphyxie

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand font de plus en plus souvent face à des situations difficilement soutenables pour le personnel comme pour les patients. Témoignage d’un médecin urgentiste.

ACT URGENCES CLERMONT

Il est rentré « claqué » après 10 heures de service. Excédé. Remué par des conditions de travail qui se détériorent d’année en année. Il a fini par prendre son téléphone.

Pour témoigner : « Désolé de vous déranger mais la nuit a encore été cauchemardesque aux urgences ! Au-delà des dysfonctionnements quotidiens, on va droit dans le mur. Faut le faire savoir, Faire un truc ». Les propos sont d’un jeune médecin urgentiste du CHU de Clermont qui préfère garder l’anonymat.

Le facteur déclenchant de cet appel spontané ? Un afflux de patients sans précédent, des malades obstruant les couloirs des urgences, des lits quasi inexistants dans les services du CHU pour recevoir les patients, mais également et surtout la violence verbale et même physique qui devient de plus en plus présente.

« On fait un métier de Robocop »

Robocop

« Je ne sais pas combien de temps le système va pouvoir tenir mais il n’est plus viable », s’insurge l’urgentiste. « Ce que je vous dis là, tout le monde le pense. Je ne suis pas le premier à tenter de faire bouger les lignes. Je ne serai probablement pas le dernier. Ceux qui s’y sont risqués avant moi ont le plus souvent fini pas baisser les bras et quitter le navire. Et le phénomène ne touche pas que les urgences. C’est l’arbre qui cache la forêt ». Il y a en effet lontemps que le ras-le-bol et l’épuisement ont gagné tous les services du CHU. « Ras le bol que les décisions soient prises par des administratifs loin de la réalité des soins ». Bref, un système de santé au bout du rouleau dont les urgences ne seraient que le symptôme.

Les urgences de l'hôpital de Vichy au bord du burn-out

« En trente ans, le passage aux urgences a été multiplié par deux. Les locaux ne sont plus adaptés à l’activité. Faute de box de consultation, ils nous arrivent fréquemment de déshabiller et d’examiner les patients dans les couloirs. C’est délirant et dramatique. Nous avons parfois tellement de monde en attente que nous sommes obligés de faire rentrer les accompagnants pour calmer les patients délaissés dans les couloirs. Un vrai foutoir en période de pic épidémique et des conditions d’accueil et de soins indignes. C’est irréel. Tellement loin de ce que l’on a pu nous apprendre. On fait un métier de Robocop ».

« Les Français doivent comprendre que la santé en France est malade »

Tout aussi dramatique :  Les personnes âgées qui parfois décèdent sur les brancards faute de lit d'hospitalisation

Pour ce jeune médecin les urgences sont devenues le réceptacle ou l’amortisseur des dysfonctionnements du système de santé. Trouver des lits, gérer les patients, s’adapter aux imprévus, c’est leur quotidien. Un quotidien que les plus anciens ne supportent plus. « Ils finissent par quitter l’hôpital. Ils partent épuisés par le rythme. Epuisés par des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Même les services administratifs sont désemparés».

56.000
C'est le nombre annuel de passages aux urgences de Clermont. Il était de 38.000 en 1999, lors de l’inauguration du nouveau bâtiment. Il était de 28.000 en 1991.

Chef du pôle Samu-Smur-urgences au CHU, le professeur Jeannot Schmidt tente d’expliquer pourquoi les urgences sont saturées depuis quasiment deux mois.


Les patients emmenés par les sapeurs-pompiers attendaient à la porte des urgences lundi matin.

social-greve-aux-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand_3663905 - Copie

Comment c’est possible ?

La grippe comme chaque année. Mais également les surinfections dues au virus. Nous avons pu gérer la situation en janvier après avoir trouvé une trentaine de lits dans différents services. Mais cette adaptation n’a pu être pérennisée en février et en mars. D’où cet embouteillage. Nous sommes en tant normal à 150 passages/semaine. Depuis quelque temps, nous sommes à 165 passages avec des pics à 190. Mais le problème n’est pas le flux entrant mais sortant. Nous n’avons pas assez de lits d’hospitalisation. Actuellement, malgré les réunions et les efforts de l’ensemble de l’hôpital, l’équation est impossible à résoudre. Nous sommes en processus dégradé. Une situation qui est due aux faiblesses d’adaptation de l’hôpital en matière de lits.

L’épidémie de grippe semble pourtant derrière nous ?

Pas vraiment. D’autant qu’une épidémie c’est comme les inondations. La crue arrive, elle monte. Mais il faut parfois plusieurs semaines pour revenir à un niveau normal.

Des personnes, le plus souvent âgées, meurent dans des couloirs. Vous confirmez ?

Il faut mettre un bémol à cette affirmation. Sachez que toutes les semaines, deux à trois personnes décèdent aux urgences, parce qu’elles sont mourantes à leur arrivée.

Ce qui est indécent, c’est que des personnes meurent sur un brancard dans un couloir. Comme il est tout à fait anormal de prendre en charge un patient dans un couloir. Sans compter que l’on ne travaille pas forcément bien et que la partie confidentielle est quelque peu occultée.

Comment remédier à ses faiblesses sur le long terme ?

Tout le monde fait des efforts. Mais nous sommes toujours dans l’adaptation a minima. Il faudrait une unité de lits supplémentaires, des accès aux résultats biologiques plus rapide, des accès aux avis des spécialistes… Spécialistes qui sont eux aussi débordés.

Mais je ne peux laisser dire que nous n’en faisons pas assez. Tous les jours, nous travaillons à des solutions. Après, il faut également peut-être du courage en se disant on ferme telle unité pour avoir plus de lits de soin. L’autre réalité est que les décisions ne se prennent pas à Clermont, mais au niveau de l’ARS et des ministères.

Franck Charvais

https://www.lamontagne.fr/amp/clermont-ferrand/sante/puy-de-dome/2018/03/10/les-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand-au-bord-de-lasphyxie_12766917.html?__twitter_impression=true

BASE 14 995X225

Avec une telle logique, on n'est pas près de résoudre la crise...   P.G.

 

AFFICHE SOUVENEZ VOUS

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mardi 13 mars 2018

Les dessous du fiasco du « vaccin miracle » contre la dengue de Sanofi

Lancé en fanfare en 2015, le vaccin contre la dengue Dengvaxia, développé et commercialisé par Sanofi, est aujourd’hui sur la sellette après plusieurs décès d’enfants aux Philippines. Le groupe pharmaceutique français est accusé aujourd’hui d’avoir mis ce vaccin trop rapidement sur le marché et d’en avoir minimisé les risques, alléché par les perspectives de profits juteux qu’il offrait.

ACT SANOFI

 

Le Monde revient en détail sur l’histoire de ce vaccin :

« Les enfants philippins ne sont pas des cobayes ». Les pancartes brandies par les parents d’enfants vaccinés contre la dengue ont fait le tour du monde en décembre 2017. Quelques semaines plus tôt, l’industriel pharmaceutique français Sanofi avait révélé que son vaccin, Dengvaxia, lancé fin 2015, présentait un risque pour les personnes n’ayant jamais contracté cette maladie tropicale – transmise par des moustiques et provoquant un syndrome de type grippal parfois sévère – avant d’être vaccinées. La campagne est arrêtée. Pour la population, cette révélation est un choc : 830 000 écoliers ont reçu une ou plusieurs injections dans le cadre d’un programme de vaccination publique lancé en mars 2016. Les Philippines devaient être le premier pays au monde à bénéficier d’une vaccination de masse contre la dengue. Il est aujourd’hui au cœur d’une polémique. Avec une question centrale : ­Sanofi a-t-il minimisé les risques et commercialisé son vaccin dans plusieurs Etats malgré de nombreuses incertitudes quant à son innocuité et ses conséquences à long terme ?

Tous les ingrédients d’un succès étaient pourtant réunis. En 2008, Sanofi acquiert pour 332 millions d’euros une petite biotech anglo-américaine, Acambis, qui a mis au point un vaccin prometteur contre la dengue. Créé à partir du virus de la fièvre jaune génétiquement modifié pour exprimer certaines protéines de la dengue, il se distingue des vaccins testés jusque-là sans succès, y compris par Sanofi. Le laboratoire français imagine alors avoir mis la main sur le Graal : un vaccin permettant d’éviter plus de 3 millions de cas de dengue sévère et environ 10 000 décès par an sur 100 millions de cas symptomatiques. Qui ferait économiser plus de 7,2 milliards d’euros annuels à des pays en développement. Et qui pourrait rapporter plus de 1 milliard d’euros par an au laboratoire.

Lire l’intégralité de l’enquête sur le site du Monde.

arton1195

Au-delà des problèmes d’évaluation insuffisante des risques, l’affaire semble surtout illustrer les dérives de la logique commerciale et financière qui gouverne désormais les géants pharmaceutiques comme Sanofi. Le groupe français a coupé dans ses propres effectifs de R&D pour miser sur des acquisitions de « start-up » biotechnologiques comme Acambis, censées apporter des innovations « de rupture », sources de futurs blockbusters rapportant à eux seuls des milliards de profits. Dans le cas de la dengue, l’échec de ce modèle est patent.

corruption 2

Le Monde signale également de nombreux conflits d’intérêts : le premier pays à avoir autorisé le vaccin (d’ailleurs sous pression de la diplomatie française) a été le Mexique, dont le vice-ministre de la santé était alors un ancien cadre de Sanofi. Aux Philippines également, l’un des décideurs qui a favorisé Sanofi était lié financièrement à la firme chargée de la campagne de vaccination.

http://multinationales.org/Les-dessous-du-fiasco-du-vaccin-miracle-contre-la-dengue-de-Sanofi

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 9 mars 2018

Pourquoi l'hélico du Samu 87 vole-t-il moins au secours des Limousins?

Depuis cinq mois, des missions de secours héliportées sont régulièrement annulées en Limousin. Face à cette situation, les soignants du Samu sont exaspérés et quatre pilotes et deux techniciens de vol ont donné leur démission. Explications.

ACT SMU 87

Les patients du Limousin sont-ils moins bien secourus depuis l’automne ? La question peut légitimement se poser : l’hélicoptère du Samu 87, qui intervient sur les trois départements, ne fonctionne plus comme auparavant. Le nombre de missions aurait baissé, selon nos sources, d’une dizaine par mois (chiffre non confirmé par l'ARS). Elles seraient annulées pour des raisons indépendantes de la volonté des soignants du service hospitalier de secours mobile, impuissants et excédés par la situation.

Les équipages de vol seraient tellement démoralisés que six membres sur dix ont démissionné début février et quitteront la base de Limoges fin mai.

8 à 10 missions annulées par mois ?

En cause, le changement de société : de Mont-Blanc Hélicoptères, l’activité de transport de secours héliporté a été confiée fin septembre 2017 à Babcock MCS France, qui a obtenu le marché public pour toute la grande région, soit cinq bases au total (*). Un choix sous l’égide de l’agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine qui aurait des répercussions inattendues, voire inquiétantes, pour les victimes en Haute-Vienne, Corrèze et Creuse, car elles pourraient être synonymes de perte de chances. La Dordogne est elle-aussi concernée.

Babcock n’aurait en effet pas le même manuel d’exploitation que l’ancien prestataire, imposant à ses pilotes des critères de vol plus restrictifs. Or en Limousin, le territoire a ses spécificités : son relief, sa météo peu clémente – avec souvent du brouillard et un plafond nuageux –, son habitat rural, isolé et dispersé. Les pilotes avaient précédemment la possibilité de voler à basse altitude, afin de maintenir la visibilité, et d’atterrir la nuit quasi partout, à condition qu’un balisage lumineux soit effectué au sol par les pompiers : cela pouvait être une route, un corps de ferme, n’importe quel lieu permettant d’aller plus vite...

nouvel-helicoptere-du-samu-87-de-type-ec-145-samu-87_3658699

Mais les directives de la société Babcock, justifiées selon elle pour des raisons de sécurité (voir ci-dessous), ont modifié la donne, avec des minima qui empêchent l’hélicoptère de décoller en cas de mauvais temps ou exigent un stade éclairé pour les missions nocturnes. Le problème ? Cela réduirait le nombre d’interventions. La situation se serait produite à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Impossible d’avoir un chiffre officiel – le sujet est très sensible –, mais certaines sources font état d’au moins 8 à 10 missions annulées chaque mois. Alors qu’ils auraient pu être autrefois effectués par les airs, des secours sont donc réalisés par les routes, avec pour conséquence une perte de temps pour des patients qui peuvent avoir besoin d’un transfert rapide à l’hôpital.

 

Des négociations ont été entreprises par le centre hospitalier universitaire de Limoges pour que la société basée dans le Var assouplisse ces directives et revoie sa copie. Certains points pénalisants (comme l’interdiction de voler en dessous de 500 pieds, abaissée à 300) ont, semble-t-il, été améliorés.

Difficile d’en savoir plus sur les démarches du CHU de Limoges qui a préféré confier la communication de ce dossier polémique à l’agence régionale de santé.

Un choix de l’établissement qui tranche avec la présentation officielle du nouvel hélicoptère, objet d’une opération de communication d'ampleur, en octobre dernier, à l’intention des médias. Lesquels avaient été nombreux à couvrir l’événement. Mais le tableau est aujourd’hui moins idyllique.

Les patients vont-ils « en payer le prix » ?

Dès septembre dans un courrier adressé au directeur général du CHU de Limoges, Jean-Richard Mansencal, un ancien pilote chevronné du Samu 87, aujourd’hui retraité mais resté attentif à la qualité d’un service qu’il a assuré pendant 25 ans en Limousin, avait tiré la sonnette d’alarme.

Dans cette lettre, il expliquait que les nouvelles règles d’exploitation allaient entraîner « une chute d’activité opérationnelle qui [affecterait] de plein fouet le sort des patients du Limousin ». « Ce sont [eux] qui vont en payer le prix lourd, celui du retard dans les secours, [...] celui d’une augmentation du temps de prise en charge quand les déplacements seront effectués par la route. »

Avec le transport héliporté, les secours mettent en effet 12 minutes pour relier Limoges à Eymoutiers, 19 pour Brive ou Guéret, là où une ambulance met respectivement 40 et 60 minutes. En moyenne, l’aéronef de Limoges réalisait 600 sorties par an, dont 60 % d’interventions primaires, c’est-à-dire sur les lieux même des accidents ou au domicile des victimes ; le reste concernait du transport interhospitalier. L’appareil pourra-t-il poursuivre dans ces proportions et continuer à venir aussi efficacement en aide aux Limousins qu'il l'a fait dans le passé ? La question reste en suspens.

Hélène Pommier

 (*) En plus de Limoges, les Samu de Bordeaux, Périgueux, Bayonne et Poitiers disposent aussi d’un hélicoptère.

La réponse de Babcock
Au 1er janvier 2018, la société Babcock exploitait 27 bases en France sur 48.
Contacté, son service de communication nous a indiqué par écrit que Babcock « exploite ses aéronefs sur la base du cadre réglementaire commun du service médical d’urgence par hélicoptères (SMUH). La compagnie réalise près de 15.000 heures de vol de SMUH en France par an. Nos procédures sont conformes à des études de risque internes afin de s’assurer d’un parfait niveau de sécurité en phase avec les attentes du transport sanitaire héliporté; notre système de gestion de la sécurité/procédures d’exploitation sont validés par la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Les prestations fournies par Babcock sont conformes aux attentes de performances définies dans le contrat qui nous a été notifié ».

https://www.lepopulaire.fr/limoges/sante/medecine/2018/03/06/pourquoi-l-helico-du-samu-87-vole-t-il-moins-au-secours-des-limousins_12762368.html

 

BASE 14 995X225

Et voilà les dégâts de la mondialisation, de l'UE, et du regroupement forcé des régions !!!
Le Samu fonctionnait avec une entreprise française de haut niveau, Mont Blanc Hélicoptères, mais l'ARS a préféré une entreprise étrangère, Babcock !

Babcock International Group est une entreprise britannique multinationale spécialisée dans la gestion d'actifs et d'infrastructures complexes dans tout environnement critique ; bien que britannique, une partie de ses actionnaires sont des fonds d'investissement américains comme The Vanguard Group, des sociétés de gestion d'actifs (allemande comme Deutsche Asset Management Investment GmbH), des fonds britanniques spécialisés dans l'assurance, etc

Et voilà comment la Nouvelle Aquitaine confie la survie des accidentés ou des grands malades à la finance internationale.    S.R.

 

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

 

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 24 février 2018

Menace de fermeture des urgences de nuit à Clamecy : 30 maires de la Nièvre démissionnent

L’hôpital de Clamecy pourrait perdre son service d’urgences de nuit. Trente maires de la Nièvre, mais aussi de l'Yonne, ont décidé de démissionner. Ils refusent que leur territoire soit "sacrifié sur l’autel de la rationalisation des choix budgétaires".

ACT URGENCES BOURGOGNE

Pourquoi les élus sont-ils en colère ?

Plusieurs services des urgences pourraient disparaître prochainement : ceux de Decize et Clamecy dans la Nièvre et d’Avallon et Tonnerre dans l’Yonne craignent pour leur avenir.


Le projet régional de santé 2018-2022 (qui porte sur l'organisation des secours dans la région Bourgogne-Franche-Comté) sera rendu public d’ici cet été.

En attendant, de nombreux élus ont décidé de passer à l’action. Ils dénoncent "des décisions arbitraires" qui mettent en péril la santé des habitants. En cas de problème la nuit, beaucoup devront faire une heure de route, voire plus, pour se rendre à Auxerre ou à Nevers. Au-delà, cette décision aurait un impact sur l’attractivité du territoire.

(...)

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/nievre/clamecy/nievre-30-maires-demissionnent-contre-menace-fermeture-urgences-nuit-clamecy-1427089.html

Voir aussi:

Les urgences de nuit de l’hôpital de Clamecy vont-elles fermer ?

Le nouveau projet régional de santé 2018-2022 (qui porte sur l'organisation des secours dans la région Bourgogne-Franche-Comté) est encore en discussion. Sa publication est attendue d’ici le mois de juin. La menace plane sur plusieurs services des urgences de la région : ceux de Decize et Clamecy dans la Nièvre, ainsi qu’Avallon et Tonnerre dans l’Yonne.

Il manque 200 urgentistes dans les centres d'urgence des villes importantes de Bourgogne, estime l'ARS. Pour l’Agence Régionale de Santé, la solution résiderait dans la fermeture des services de moindre importance.

Quelles sont les principales raisons d'inquiétude ?

La situation inquiète le personnel de l’hôpital de Clamecy. "L’établissement est déjà affaibli du fait de la fermeture de la chirurgie et de la maternité il y a plus de 10 ans. Le seul service qui reste actuellement, c’est un service de médecine de 30 lits", résume Alain Marchet, infirmier et président de la Coordination de la promotion de la santé dans le Haut-Nivernais.

Concrètement, en cas de problème la nuit, les habitants de Clamecy seraient obligés de faire entre 45 minutes et 1h30 de route pour aller se faire soigner à l’hôpital de Nevers, de Cosne ou d’Auxerre.

L’ARS assure que le SMUR sera effectif 24 heures sur 24. Mais, le 9 janvier 2018, elle a précisé que "des analyses de fréquentation sont réalisées pour apporter une réponse au cas par cas, en adaptant les horaires aux besoins de la population réellement constatés. […] Des aménagements d’organisation deviennent indispensables, compte tenu du manque d’urgentistes dont souffre la région : il est nécessaire de mieux répartir leur présence sur le territoire."

La mobilisation s’organise pour sauver les urgences de nuit 

Ce discours ne passe pas auprès de Claudine Boisorieux, maire de Clamecy. L’établissement est reconnu en situation d’isolement géographique, rappelle-t-elle. "Si on remet en cause les urgences de nuit, on sait bien que progressivement les urgences de jour seront remises en cause", assure l'élue.
La maire a annoncé sa lettre de démission au préfet de la Nièvre le 22 février. "Je démissionnerai tout en restant conseillère municipale", précise Claudine Boisorieux.

D’autres initiatives pourraient être envisagées pour le jeudi 1er mars, à l’occasion de la visite de la ministre de la Santé, à Nevers. Agnès Buzyn doit participer aux États Généraux de la Santé.
Ce jour-là, un débat public sera organisé à la Maison de la Culture de Nevers Agglomération. Il portera sur les propositions faites par des acteurs de santé et des représentants des usagers pour améliorer le système de santé dans la Nièvre. Les Nivernais qui souhaitent participer à ce débat public doivent s’inscrire sur le site internet de l’ARS avant le 21 février.*

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/nievre/clamecy/clamecy-habitants-se-mobilisent-garder-leurs-urgences-nuit-1426095.html

BASE 14 995X225

*Comme d'habitude, on a une inscription obligatoire avec des délais très restreints, histoire de faire semblant d'autoriser un débat public, qui, de toute façon, sera cadré avec une tribune contrôlée, l'organisateur étant juge et partie. Et comme d'habitude aussi, personne (ou presque) ne vous dira dans quel cadre s'inscrivent ces politiques publiques en matière de santé, ni surtout qui en a décidé...   P.G.

Voir aussi notre publication: Euro-casse de l’hôpital public : refuser les mesures Buzyn et s’attaquer aux vraies causes !

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 21 février 2018

Quatre questions sur l'épidémie de rougeole qui a fait une victime en France

BASE 14 995X225

La terrible épidémie de rougeole en France a un premier bilan qui s'élève à 1 mort. Le hasard fait bien les choses puisque heureusement, la France impose maintenant les 11 vaccins obligatoires à la population, jusque là majoritairement défiante. A comparer malgré tout aux chiffres de la grippe: 1500 à 2000 morts par an avec un pic à 18300 en 2014-15. En juin dernier, un article alertait sur des recrudescences de rougeole en Italie et en Roumanie, deux pays qui ont récemment légiféré sur l'obligation vaccinale. Aucune alerte conséquente à la rougeole ne semble par contre avoir été levée dans des pays sans obligation vaccinale tels que l'Allemagne ou la Suède. Ce battage médiatique autour de la rougeole n'a-t-il pas comme un parfum de Tamiflu ?  D.P.


 

Quatre questions sur l'épidémie de rougeole qui a fait une victime en France

ARG VACCINS GRIPPE

Une femme est morte de la rougeole au CHU de Poitiers, le 10 février. Les autorités de santé rappellent qu'il n'existe pas de traitement et que seule la vaccination permet d'éviter la contamination.

Une femme de 32 ans est morte de la rougeole samedi 10 février au CHU de Poitiers (Vienne), a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, mardi 13 février. La patiente, qui n'était pas vaccinée contre la maladie, selon l'agence, avait été hospitalisée le 1er février. Il s'agit de la première victime française d'une épidémie qui a débuté en novembre, en plein débat sur la vaccination obligatoire souhaitée par le ministère de la Santé.

Quelle est l'ampleur de l'épidémie de rougeole ?

387 cas depuis novembre 2017. L'épidémie de rougeole sévit en Nouvelle-Aquitaine depuis novembre 2017. Elle "persiste" dans la région, selon l'ARS, qui recense 269 cas confirmés, dont 66 qui ont nécessité une hospitalisation. Quatre de ces patients ont dû être admis en réanimation. Ces chiffres ont plus que doublé depuis le 24 janvier, quand l'ARS comptait 115 cas, dont 32 hospitalisations. L'épidémie touche essentiellement la Gironde et la Vienne, où se trouvent les grosses agglomérations de Bordeaux et Poitiers. Sur l'ensemble du territoire français, la Direction générale de la santé a recensé 387 cas, dont 83 hospitalisations, depuis le 1er novembre.

Onze morts depuis 2008. Cette épidémie n'est pas nouvelle en France. Depuis 2008, après plusieurs années de recul, la rougeole a causé la mort de 11 personnes. Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France, selon les chiffres les plus récents de l'Institut de veille sanitaire (InVS). "Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique (31 encéphalites, 1 myélite, 2 Guillain-Barré)", précise l'InVS.

Comment l'expliquer ?

Une couverture vaccinale insuffisante. Pour les autorités de santé, il ne fait aucun doute que la trop faible couverture vaccinale est en cause. L'annonce de la mort d'une patiente "renforce la nécessité, pour l'ensemble de la population, de vérifier rapidement sa vaccination, seul moyen de stopper l'épidémie", souligne l'ARS. Selon l'agence, "la couverture vaccinale en Nouvelle-Aquitaine est actuellement insuffisante pour faire face à cette épidémie". Elle varie de 70,8% à 81% selon les départements, alors que l'Organisation mondiale de la santé recommande une couverture de 95%. "Sur tous les cas de rougeole connus en Europe, du 1er décembre 2016 au 30 novembre 2017, 87% n'étaient pas vaccinés", estime le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (en anglais).

Une maladie très contagieuse. Un malade peut contaminer jusqu'à 20 personnes. Le CHU de Poitiers estime que cinq des personnes hospitalisées ces dernières semaines "ont pu contracter la maladie au contact d'un autre patient au CHU de Poitiers lors de l'apparition des premiers cas". L'établissement a donc "décidé d'imposer le port d'un masque pour toute personne se présentant aux services d'urgences adultes et pédiatriques", une mesure étendue aux services "dont les patients présentent une fragilité particulière".

D'autres pays sont-ils concernés ?

Près de 90 000 décès dans le monde en 2016. La rougeole est plus fréquente dans les pays en développement et touche plus de 20 millions de personnes chaque année, selon l'OMS. L'Organisation a recensé 89 780 décès à cause de la rougeole en 2016 dans le monde, "dont une majorité d'enfants de moins de 5 ans". C'est la première fois que ce chiffre est inférieur à 100 000 par an. En 2015, la rougeole avait tué "134 200 enfants de moins de 5 ans dans le monde, soit de 350 à 400 enfants par jour", rappelle Le Monde

Cinquante morts dans l'Union européenne depuis 2016Grèce, Italie, Roumanie, Royaume-Uni, Suède… Nos voisins européens sont aussi touchés : la rougeole a tué 50 personnes dans l'UE depuis 2016, dont 38 en Roumanie, selon le dernier rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (PDF en anglais). L'an dernier, devant l'ampleur de l'épidémie, qui a causé la mort de quatre personnes, dont trois enfants, le gouvernement italien a rendu dix vaccins obligatoires pour l'entrée à l'école.

Pourquoi la rougeole peut-elle être mortelle ?

Un virus qui attaque le système respiratoire. La rougeole ne provoque pas qu'une éruption cutanée et de la fièvre. Elle est due à un paramyxovirus du genre morbillivirus, qui provoque des lésions de l'appareil respiratoire et du système nerveux. "La rougeole n'est pas une maladie bénigne", insiste l'ARS. La plupart des décès sont liés aux complications de la maladie, plus fréquentes avant l'âge de 5 ans ou chez l'adulte de plus de 30 ans. Parmi les complications les plus graves, l'OMS cite "des cécités, des encéphalites (qui peuvent s'accompagner d’œdèmes cérébraux), des diarrhées sévères (susceptibles d’entraîner une déshydratation), des infections auriculaires et des infections respiratoires graves comme la pneumonie". Contractée pendant la grossesse, la rougeole peut également donner lieu à de graves complications et entraîner une fausse couche. 

Aucun traitement n'existe. Comme le rappellent les autorités de santé, aucun traitement antiviral spécifique contre la rougeole n'existe, seuls certains symptômes peuvent être traités. "Une prise en charge clinique appropriée permet d'éviter les complications graves de la rougeole", explique l'OMS. Le malade doit être correctement nourri et recevoir un traitement contre la déshydratation. Des antibiotiques peuvent servir à traiter les infections oculaires et auriculaires, ainsi que la pneumonie.

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/maladie/quatre-questions-sur-l-epidemie-de-rougeole-qui-a-fait-une-victime-en-france_2608656.html#xtref=https://www.google.fr/

 

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 7 février 2018

Australie : Le scepticisme à l’égard des vaccins est désormais passible de poursuite

Les infirmières et sages-femmes australiennes qui osent dénoncer les dangers de la vaccination sur les médias sociaux ou en personne seront poursuivies, a averti le gouvernement australien, exhortant les membres du public à signaler les sceptiques des vaccins aux autorités.

ACT AUSTRALIE VACCINS

Un professionnel de la santé est passible ‘d’une peine d’emprisonnement de 10 ans’ pour avoir exprimé des doutes quant à l’efficacité de la vaccination ou pour avoir fourni d’autres études sur la sécurité des vaccins. Les opposants à la nouvelle loi prétendent que la liberté d’expression et l’intégrité scientifique sont attaquées en Australie par un gouvernement qui a été acheté et payé par Big Pharma.

« Sans exception, nous nous attendons à ce que toutes les infirmières autorisées, les infirmières et les sages-femmes inscrites utilisent les meilleures données disponibles pour prendre des décisions en matière de pratique. Cela inclut la fourniture d’informations au public sur les questions de santé publique. », a déclaré la présidente du Conseil des soins infirmiers et obstétricaux d’Australie (NMBA), Lynette Cusack,  dans un communiqué.

Le NMBA a appelé les Australiens à signaler les infirmières ou les sages-femmes faisant la promotion de la lutte contre la vaccination – les «anti-vaxx», comme on les appelle familièrement.

« Le conseil examinera si l’infirmière ou la sage-femme a manqué à ses obligations professionnelles et traitera sérieusement ces questions. », indique le communiqué.

« Tout matériel anti-vaccination qui est publié et / ou un conseil qui est faux ou trompeur qui est distribué par une infirmière, une infirmière ou une sage-femme inscrite (y compris via les médias sociaux) peut également constituer une infraction en vertu de la loi nationale et pourrait entraîner des poursuites par la AHPRA [Australian Health Practitioner Regulation Agency.] »

L’un des plus ardents défenseurs de la vaccination, la ministre de la Santé de Victoria, Jill Hennessy, n’a pas de temps à perdre pour les parents qui croient que la sécurité des vaccins nécessite une étude plus approfondie afin de s’assurer qu’ils sont sécuritaires pour les enfants.

Décrivant les sceptiques du vaccin comme des « moutons morts au cerveau », le politicien a déclaré : « Il s’agit d’un mouvement organisé, en grande partie issu des États-Unis d’Amérique, qui est déterminé à induire les parents en erreur quant à la sécurité des vaccinations. C’est un message dangereux et je vais continuer à me battre. Les vaccinations sauvent des vies. », a conclu le ministre.

Selon les nouvelles lois, les parents qui n’immunisent pas leurs enfants peuvent cesser de recevoir des prestations de garde d’enfants. Seules les personnes ayant des raisons médicales solides sont exemptées de cette répression.

Source :

http://conscience-du-peuple.blogspot.fr/2014/07/la-loi-sur-la-sante-publique-la.html

http://conscience-du-peuple.blogspot.fr/2018/02/le-scepticisme-legard-des-vaccins-est.html

http://australiannationalreview.com/2018/01/21/vaccine-skepticism-in-australia-now-punishable-by-10-years-in-jail/

https://www.theguardian.com/australia-news/2016/oct/20/australian-nurses-who-spread-anti-vaccination-messages-face-prosecution

BASE 14 995X225

Pour les 10 ans de prison, rien n’est sûr à ce sujet. Il pourrait s’agir de fausses rumeurs. Ce qui est avéré est que le personnel médical qui dénoncerait les dangers de la vaccination s'exposerait à des poursuites, indique The Guardian: "The statement also urges members of the public to report nurses or midwives promoting anti-vaccination. Promoting false, misleading or deceptive information is an offence under national law and is prosecutable by the Australian Health Practitioner Regulation Agency".  P.G.

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 5 février 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine

(...)

ACT LIMOUSIN DEBAT

L’hôpital sous hashtag

Sur Twitter, la guerre à coups de hashtags n’épargne pas le monde de la santé. Au tweet #Balancetonhosto, où soignants et usagers pointaient du doigt les défaillances de leur centre hospitalier, voire réglaient leurs comptes, les établissements répondent désormais par #FierDeMonHopital. Le CHU de Limoges n’échappe pas au phénomène. Et depuis lundi, il a régulièrement alimenté son fil Twitter de messages bienveillants de patients, partenaires, ou de visuels affichant « Fiers de participer tous les jours au service public de santé » ou encore « Fiers, chaque jour, de mettre au monde vos bébés ». Un contre-feu qui entraîne à son tour… des critiques. Bref, #querellesansfin… 

Justice

La configuration choisie pour l’audience de la rentrée solennelle de la cité judiciaire de Limoges a surpris, pour ne pas dire agacé, bien des invités… En raison de salles d’audience bien trop étroites pour accueillir les personnalités publiques, politiques, les officiers de police et de gendarmerie, les avocats, les magistrats de la cour d’appel invités, le choix a été fait de s’installer dans la salle des pas perdus. Mais ladite salle n’est autre qu’un long couloir et seuls les magistrats et greffiers de la cité judiciaire, ainsi que quelques happy-few, ont eu la possibilité de s’asseoir, les autres étant relégués derrière des cordons, debout et tassés. Quelques rires plus ou moins grinçants ont fusé quand le président Benoît Giraud, suivant le protocole, a déclaré l’audience ouverte pour conclure par la formule classique : « vous pouvez vous asseoir ». Pour accentuer l’inconfort de la situation, certains avocats n’ont pas manqué de le prendre au mot…

(...)

Débat ou pas ?

Le fameux débat citoyen sur le thème du « Limousin dans la Nouvelle-Aquitaine » promis par les avocats ne trouve pas de date, l’emploi du temps du président Rousset étant particulièrement chargé. De plus, les avocats n’en n’ont pas fini avec la menace qui pèse sur leur cour d’appel. En coulisse, ils se battent sur les spécialisations des juridictions.

(...)

https://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/institutions/2018/02/04/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-nouvelle-aquitaine_12727334.html#refresh

BASE 14 995X225

Même pas une minute pour le Limousin ? On notera au passage le titre qui distingue le Limousin et la Nouvelle Aquitaine.: même la presse n'arrive pas à s'y faire!   S.R.

Posté par UPR Creuse à 07:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 2 février 2018

Il n’y a plus d’herboriste diplômé en France

Marie Roubieu vient de décéder à l’âge de 97 ans. Elle était la dernière survivante des herboristes titulaire du diplôme supprimé en 1941. Il n’a jamais été rétabli depuis.

TL HERBORISTE

Son nom est inconnu du grand public. Seul un petit cercle de spécialistes des plantes médicinales la connaissait. Marie Roubieu avait obtenu son diplôme officiel d’herboriste avant que le régime de Vichy ne l’abolisse en 1941, au profit des pharmaciens. « Elle apprenait aux autres à reconnaître les plantes, les sentir, les goûter, les cueillir, avec une rigueur très scientifique. On faisait des sorties sur le terrain et des voyages botaniques aux Caraïbes pour trouver des arbres à épices », raconte Clotilde Boisvert, botaniste, qui a fondé en 1980 « L’École des Plantes CB » à Paris.

En dépit des promesses des gouvernements successifs, la France reste le seul pays de l’Union européenne à ne pas reconnaître la profession d’herboriste. « L’herboristerie se meurt », regrette Michel Pierre, auteur de nombreux livres sur les bienfaits des plantes (1) et patron de la célèbre Herboristerie du Palais-Royal (à Paris). Car depuis une quinzaine d’années, explique le spécialiste, 143 plantes bénéfiques pour la santé sont en vente libre dans les grandes surfaces. Quant aux autres plantes médicinales, elles ne peuvent être vendues qu’en pharmacie. Un marché qui n’intéresse pas forcément les officines, si bien qu’on a du mal à les trouver.

Une industrialisation de la phytothérapie

Les pharmaciens préfèrent commercialiser des produits confectionnés à partir de molécules de plantes qui occupent moins de place et coûtent plus cher que des sachets de thym ou d’ortie. « On assiste clairement à une industrialisation de la phytothérapie. Environ 500 plantes – et bientôt près d’un millier – peuvent ainsi être utilisées comme compléments alimentaires sous forme de gélules, ampoules ou concentrés. Mais on n’a pas pour autant le droit de les vendre comme plantes pour tisane », déplore Michel Pierre, qui persiste à vendre de la bruyère en tisane, quitte à se mettre hors-la-loi.

Faut-il rétablir le métier d’herboriste ?

De la passiflore, qui aide à mieux dormir, aux feuilles de cassis, qui soulagent les douleurs articulaires, en passant par celles du noisetier qui stimulent la circulation sanguine, les irréductibles qui continuent à proposer ces remèdes de grand-mère sont de plus en plus rares. Il n’existe plus qu’une cinquantaine d’herboristes en France. Ils se sont récemment regroupés au sein d’un syndicat, Synaplante, pour réclamer que la loi change. Une situation paradoxale, alors que l’engouement pour les plantes n’a jamais été aussi fort.

Christine Legrand
https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/Il-dherboriste-diplome-France-2018-01-29-1200909621

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,