jeudi 21 juin 2018

Linky: après le reportage d'Envoyé spécial, Enedis et l'Etat doivent sortir du déni...

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Un débat qui préoccupe la société civile et bon nombre d'adhérents et sympathisants de l'UPR. Quelle que soit son opinion sur cette affaire, il n'est pas inutile de connaître les arguments des uns et des autres. Si vous contestez l'argumentaire ci- dessous, vos critiques et contre- articles sont les bienvenus, ils seront publiés afin d'éclairer la connaissance de ce dossier.   P.G.

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TRIBUNE LIBRE / Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

- Près de 700 communes et des centaines de milliers d'habitants refusent les compteurs communicants, chiffres en augmentation continue

- Enedis et ses sous-traitants doivent cesser d'intimider les habitants et d'installer les Linky par la force ou la ruse

- Comme la Belgique ou l'Allemagne, la France doit renoncer à la généralisation des compteurs communicants

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Le reportage d'Envoyé spécial diffusé jeudi 14 juin sur France2 est venu confirmer ce que nous dénonçons depuis deux ans et demi : le distributeur Enedis (filiale d'EDF) et ses sous-traitants utilisent des méthodes inqualifiables pour imposer les compteurs Linky, par les mensonges, l'intimidation voire la force, à d'innombrables habitants qui n'en veulent pas.

Tous les jours, les sociétés privées mandatées par Enedis prétendent que "si vous refusez le compteur Linky, nous allons vous couper l'électricité", ou "nous allons appeler la police", ou "vous devrez payer le compteur" ou encore "vous allez payer des pénalités", etc. Tout ceci est inventé - il n'existe légalement aucune mesure de rétorsion - mais c'est hélas souvent efficace auprès des gens mal informés ou vulnérables, en particulier les personnes âgées.

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Mais il y a pire : lorsque ces allégations ne suffisent pas, il arrive que les installateurs insultent et bousculent les habitants. Les incidents de plus en plus inquiétants se multiplient et, au lieu de mettre le holà, la direction d'Enedis... accuse les habitants. Or, faut-il le rappeler, ce sont bien les installateurs de Linky qui débarquent dans les communes, les quartiers, les immeubles, et qui sont donc les fauteurs de troubles.

Le déni d'Enedis et de l'Etat ne concerne pas seulement les méthodes des installateurs mais aussi les différentes raisons pour lesquelles les habitants refusent les compteurs communicants. Il est à ce sujet totalement inadmissible que les citoyens soient traités de "complotistes" ou d'arriérés terrorisés par le "Progrès".

En effet, il ne suffit pas qu'un objet soit nouveau pour qu'il soit bénéfique... même s'il est peint en vert fluo. Et, justement, le Linky pose et cause de nombreux problèmes, dont certains sont très graves, à tel point qu'il s'agit bien là d'une terrible régression par rapport aux compteurs ordinaires.

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Qui plus est, peu à peu, instances officielles et organismes reconnus viennent confirmer les critiques des citoyens. Ainsi, dans son récent rapport, la Cour des comptes a montré que le programme Linky bénéficiait financièrement à Enedis et absolument pas aux usagers. Ainsi la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a été obligée d'intervenir après que Direct énergie ait commencé à s'accaparer illégalement des données privées collectées dans le cadre du programme Linky.

Ainsi Promotelec (dont fait partie Enedis) a avoué que "lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n'est pas chargé de vérifier si l'installation électrique du foyer est en mesure de supporter le niveau de puissance défini" et que "des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d'Enedis afin d'augmenter la puissance de son compteur".

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Il n'est donc pas étonnant que la presse régionale et locale se fasse continuellement l'écho d'incendies qui se déclenchent après la pose du Linky, parfois le jour même, mais aussi d'innombrables appareils électroménagers détruits, sans oublier les installations qui disjonctent à d'innombrables reprises, les factures qui s'envolent, etc.

A tout cela s'ajoute bien sûr la question des données personnelles et la controverse sanitaire sur les ondes électromagnétiques. L'affaire Direct énergie, déjà évoquée, mais aussi l'affaire Facebook ne doivent laisser aucun doute : malgré les belles promesses et assurances avancées, il est évident que les données captées par les Linky seront tôt ou tard détournées, volées, revendues, etc.

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Quant à la question des ondes, c'est une controverse scientifique au même titre que celles anciennes ou récentes sur le tabac, la radioactivité ou les pesticides : les uns disent blanc, les autres noir, l'Organisation mondiale de la santé s'interroge. Mais l'expérience et le bon sens apportent la bonne réponse, qu'il s'agisse des données personnelles ou des ondes : la SEULE façon d'être protégé est... de garder les compteurs ordinaires. Il est d'ailleurs notable que ces derniers sont parfaitement efficaces et légaux, ayant été installés... par EDF et Enedis (auparavant ErDF).

Alors que la fronde anti-Linky se développe de façon exponentielle, que les déconvenues et accidents se multiplient, les autorités françaises se doivent de réagir immédiatement et, par exemple, de suivre le récent exemple de la Belgique (et plus ancien de l'Allemagne) : renoncer à la généralisation des compteurs communicants.

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Ce n'est pas seulement une question de finances, de sécurité, de respect de la vie privée : c'est finalement une véritable question de démocratie. Le gouvernement et le Président de la République sont au pied du mur : désormais, ils ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas, ils seront donc clairement responsables et coupables des futurs drames causés par le Linky. Ils doivent donc agir... vite.


Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

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lundi 11 juin 2018

Les trois "premières" de la nouvelle préfète de la Creuse Magali Debatte

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Le jour même de son entrée en fonction, Magali Debatte dit « nous » quand elle parle de la Creuse et des Creusois. Une priorité:  redynamiser en expérimentant afin de faire de ce département "une  vitrine des nouvelles politiques rurales". Pour le sujet du moment, le cannabis thérapeutique, l'enthousiasme est plus mesuré.   

Première affectation en tant que préfet 

Ingénieure militaire, Magali Debatte, 48 ans, a débuté sa vie professionnelle sur la base de l'île Longue à Brest ( la base des sous-marins nucléaires). Elle a bifurqué vers une carrière de haut-fonctionnaire il y a quinze ans en occupant successivement plusieurs postes axés sur l'aménagement du territoire. C'est son premier poste de préfet. Magali Debatte a ses attaches familiales dans une petite ville du Nord, le Cathau-Cambrésis et était jusqu'à sa nomination en Creuse, secrétaire générale pour les affaires régionales auprès du préfet de la région Hauts-de-France. Auparavant, Magali Debatte a occupé plusieurs postes dans l'administration centrale du ministère de l'Intérieur et deux postes de sous-préfet ( Maine-et-Loire et Sarthe) . Pour elle, une nomination en Creuse représente un défi : « C'est mon premier poste de préfet et je dois faire mes preuves ». Elle a bien noté l'exigence d' « innovation » attachée au PPC (Plan particulier pour la Creuse) et elle se dit « enthousiasmée » par le challenge. La nouvelle préfète est consciente qu' « ici, il est beaucoup attendu de l' Etat »'et qu'en retour ce territoire  bénéficiait d'une « attention particulière de l'Elysée ». : « On attend de nous de l'imagination ».

Magali Debatte, dans son bureau de la préfecture de la Creuse

Première impression en arrivant dans la Creuse 

 «  Ca fait quinze jours que je lis des fiches sur le département. Je suis arrivée ce week-end et j'ai fait beaucoup de route dimanche à travers la Creuse  : j'ai été frappée par des paysages somptueux et par la qualité du bâti rural. Il me semble évident qu'il faut protéger et valoriser ce patrimoine. Ce qui m'a étonné aussi, c'est le maillage très serré de petites routes : il y a toujours plusieurs façons d'aller d'un point A à un point B...avec le GPS ».

En revanche, quand on lui parle des 80 km/heure qui seraient particulièrement pénalisants pour un département comme celui-cî , elle sort sa fiche :  « Le temps moyen d'accès aux équipement publics est de vingt minutes en Creuse, les 80km/heure ne feront pas perdre de temps ».

Magali Debatte, nouvelle préfète, cérémonie de prise de fonction, lundi

Première priorité

« Je suis en charge de la redynamisation de ce territoire. Ma mission c'est de libérer ses ressorts, son énergie et que cela se traduise en projets. La Creuse a vocation a expérimenter des mesures inédites. A devenir un territoire vitrine faisant la démonstration de nouvelles politiques rurales (…) La méthode promue par le gouvernement est elle aussi nouvelle :  nous devons être innovants, imaginatifs, institutions et population mêlées,  sur le mode de la co-construction». Le plan particulier pour la Creuse (PPC) a été engagé, deux enjeux  dominent : « L'agriculture et la santé, ou plus largement les services à la personne».

Avec Philippe Ramon, le chargé de mission dédié au PPC, Magali Debatte entend endosser le rôle d' « un Etat chef d'orchestre : il faut faciliter, accompagner, susciter. » Un comité de pilotage  du PPC aura lieu en fin de semaine : « Toutes les propositions doivent converger en juillet et j'aimerais que l'on puisse réaliser les arbitrages à la fin du mois pour une signature dans le courant du second semestre". Quant aux moyens de concrétiser ces projets : « On les aura ! », lance la représentante de l' Etat.  Magali Debatte pense notamment "à la Caisse des dépôts et à l'Agence nationale de l'amélioration de l'habitat »

Les circuits courts plutôt que le cannabis thérapeutique

  Questionnée sur la proposition la plus en vue du PPC, soit l'expérimentation de la production de cannabis thérapeutique dans le département , Magali Debatte a confirmé qu'elle figurait bien dans les propositions du Plan particulier pour la Creuse, sans faire preuve d'un enthousiasme débordant pour cette idée : « Je ne suis pas sûre qu'il y ait un modèle économique derrière, que ça puisse créer une filière, en revanche, ça fait parler de nous au niveau national et c'est positif » . Pour la nouvelle préfète, au niveau agricole, le plan particulier est particulièrement pertinent pour accompagner des projets « qui  ne détruisent pas les paysages, développent les circuits court et favorisent le bien-être animal ».

[tout le contraire de la loi Agriculture & Alimentation qui vient d'être votée et de la politique menée par le gouvernement sous la contrainte de l'UE. Voir notre publication: France : La loi Agriculture et Alimentation méprise la santé, l’environnement et le bien-être animal… NdR]

Julien Rapegno

https://www.lamontagne.fr/gueret/institutions/politique/2018/06/04/les-trois-premieres-de-nouvelle-prefete-de-la-creuse-magali-debatte_12873391.html

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Alors, pour cette personne, qui n'est pas de la région et qui est préfet pour la première fois,  les Creusois ne se déplacent donc que pour aller dans un service public ????

Et en dehors de l'agriculture et de la santé, il y a des projets pour la Creuse ?
Pas d'artisanat, pas de petites et moyennes entreprises ?

En résumé, du pipotron, du bla bla bla, de la démagogie et des promesses très très vagues !   S.R.

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jeudi 7 juin 2018

CHU de Nice : un médecin écarté après avoir dénoncé des conditions déplorables

​Locaux délabrés, patients entassés et chambres sans fenêtre, le CHU de Nice a installé son service de "réanimation médico-chirurgicale, transplantations d'organes et surveillance continue" dans des locaux prévus… pour les archives. Une situation dénoncée par un médecin qui a depuis été écarté.

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Le tableau est surréaliste. Au sous-sol du site de L'Archet 2 du CHU de Nice se trouve le service de réanimation médico-chirurgicale, transplantations d'organes et surveillance continue. Depuis 22 ans, cette minuscule salle sans aucune fenêtre, initialement prévue pour abriter des archives, accueille des patients qui viennent de subir une opération chirurgicale, d'autres qui sortent du coma ou encore des femmes qui connaissent un accouchement difficile. Des cas sensibles qui nécessiteraient une attention toute particulière. Pourtant, tous sont entassés dans une salle délabrée, séparés par de simples paravents. Le docteur Pierre-Eric Danin, anesthésiste réanimateur appelé à prendre la tête du service, a haussé la voix pour dénoncer ces conditions déplorables. Son contrat n'a pas été renouvelé. Le personnel dénonce un "départ forcé".

Nice-Matin, qui rapporte cette situation ce lundi 4 juin, décrit des murs où la peinture tombe en lambeaux et un plafond qui prend l'eau chaque jour de pluie, jusqu'à dégouliner sur les patients. "C'est un service horrible. Un de mes proches y est décédé. Je suis allé le voir plusieurs fois et je n'avais qu'une envie : le sortir de là", confie anonymement au quotidien un professeur du CHU de Nice.

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Le personnel décrit un "enfer pour les patients et pour l'équipe". Auprès du journal, une soignante raconte le sort d'une dame "consciente" qui n'a "pas vu la lumière du jour depuis trois mois". Face à son lit de fortune, "un patient qui perd la tête et hurle sans cesse". "Dans la même chambre, on a des gens porteurs d'une poche de colostomie [une poche de recueil de matières fécales], des porteurs de bactéries hautement résistantes, tout est mélangé", déplore-t-elle. "C'est particulièrement difficile quand on accueille des familles endeuillées qui viennent se recueillir sur le corps d'un fils, d'un père, et qu'un autre patient demande la chaise pot. La douleur d'un côté du paravent, l'odeur et les bruits de l'autre, c'est indécent", raconte un autre salarié.

La direction promet des travaux

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Un médecin a décidé de parler pour alerter sur ces conditions de soins et de travail auprès de sa hiérarchie. Anesthésiste réanimateur, le docteur Pierre-Eric Danin devait prendre la tête du service. Mais après son coup de gueule, son contrat n'a pas été renouvelé. "J'ai un bel idéal pour l'hôpital public. Je ne pouvais pas me taire. On ne pouvait pas continuer à soigner des gens dans une cave ! Mais c'est plus facile de virer celui qui soulève le lièvre", regrette le praticien auprès de Nice-Matin.

Ce "départ forcé" a provoqué le mécontentement d'une centaine de soignants de l'établissement. Dans une lettre commune, ils s'insurgent de "l'éviction d'un médecin dont le seul tort aura été d'alerter activement sur les mauvaises conditions de travail et de soins". Et de dénoncer une "décision arbitraire, injuste et intolérable".

En retour, le directeur de l'hôpital, Charles Guepratte, a reconnu que les locaux "ne sont plus adaptés" et propose des "travaux de réfection" en attendant le schéma immobilier du CHU de Nice 2018. "Ce que propose la direction, c'est de mettre une couche de peinture, de changer les paravents, c'est du cache-misère, rejette responsable syndical CGT Laurent Gleizes. Ce qu'on demande, c'est d'étudier une relocalisation en urgence du service. On travaille sur de l'humain, pas sur du boulon ! Ce service est un service de haut vol que l'on ne peut laisser en souffrance".

https://www.marianne.net/societe/chu-de-nice-un-medecin-ecarte-apres-avoir-denonce-des-conditions-deplorables?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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JOLI MOIS UE

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samedi 19 mai 2018

Santé et argent magique. Le Hold up de la médecine par la bureaucratie au service de la finance. Le rôle des ARS

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Dès l'année 2002, les professeurs Even et Debré alertent: 

"À tous, ils rappellent que la médecine doit être sobre, humaine, fondée sur le cœur, le savoir, l’expérience et la raison et centrée sur chaque malade particulier et non pas une démarche technologique d’ingénieurs centrée sur les maladies en général. Hier la première du monde, notre médecine ne sera bientôt qu’un champ de ruines : dépenses galopantes ; urgences débordées ; pléthore extravagante d’hôpitaux souvent délabrés et sous-équipés ; pénurie sévère et désengagement des infirmières et des médecins ; prolifération d’un cancer administratif et informatique envahissant ; manque de lits pour les convalescents, les vieux et les handicapés ; sous-utilisation de la médecine de ville, mais prévention et dépistage des grands fléaux et des cancers quasi-inexistants ; surmortalité masculine précoce insupportable ; formation médicale continue en panne et pervertie par l’industrie ; aide au tiers-monde inexistante, etc. " 

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A la suite de l’altercation entre le président et des soignants du CHU de Rouen en avril 2018, il nous a semblé nécessaire de rappeler une nouvelle fois quelques pistes pour remettre l’argent de la santé là où il devrait être et libérer le carcan qui étouffe médecins et soignants. Rendre la liberté de soigner, meilleur moyen de lutter contre les déserts médicaux.

 Car si le président cherche l’argent, peu lui ont finalement répondu, comme si le problème ne pouvait pas être résolu. Comme après un attentat, maintenant on pleure nos morts aux urgences, mais on refuse de traiter le mal a sa racine. On s’apitoie sur les médecins (espèce en voie de disparition) et les autres soignants en burnout ou suicidés, les patients victimes étant le plus souvent invisibles. Une prise de conscience est nécessaire, et il faut dénoncer les causes pour y remédier.  

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Les élus de droite ou de gauche, toujours embourbés dans les fausses solutions (maisons de santé qui resteront vides etc.. ) qui s’empareraient de ces pistes auraient un boulevard pour gagner la sympathie des français. En effet les citoyens commencent à réaliser que le péril se rapproche d’eux et de leurs familles qui demain, en cas d’urgence, attendront plusieurs heures sur une chaise ou un brancard, quitte parfois à mourir avant d’avoir seulement vu un médecin. A moins que le plafond de l’hôpital ne leur tombe sur la tête (comme à Marseille,9 avril 2018).

Et pendant ce temps-là à l’assemblée et au sénat, on discute du sexe des anges ou presque. De la possibilité d’inscrire dans la Constitution le droit à l’avortement (et bientôt à l’euthanasie probablement). Mme Veil a pourtant inscrit ce droit il y a plus de trente ans et Mr Leonetti a poursuivi avec sa loi sur la sédation définitive… Pulsions de mort d’une société déliquescente soumise à la haute finance ? Nos élus devraient pourtant constater que bien que le principe de précaution soit inscrit dans la Constitution, cela ne les a pas empêché de voter l’obligation vaccinale pour des nourrissons sans qu’aucun « essai clinique » n’ait démontré l’innocuité d’une inoculation groupée, ni l’âge adéquat pour soumettre un bébé à 73 valences en même temps ( groupés dans 11 vaccins). Pourtant au-delà du doute nécessaire[1], le rapport italien sur la vaccination des militaires devrait faire réfléchir .. [voir notre publication Vaccins : un rapport parlementaire italien explosif /http://www.frexit-limousin.fr/archives/2018/03/25/36250458.html]

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La médecine va mal, et chacun sait aujourd’hui que nous n’exagérons pas, que tous les appels au secours des médecins et soignants dès les années 2012 et surtout 2015 étaient plus que justifiés[2]. Les 50 000 manifestants soignants, réunis le 15 mars 2015 dans Paris, avant le premier vote de l’abominable loi Touraine, n’ont pas réussi à réveiller le peuple. Délicatement bercé et berné par les promesses de tiers payant, savamment relayées par les médias aux ordres, il a dormi jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce que quelques-uns ne s’effondrent définitivement aux urgences ou devant leur téléphone au SAMU.

 Qu’est-ce qui a changé entre l’époque où le système de santé français était au premier rang mondial (vers 1998) et le naufrage actuel ?

 Le hold-up de la médecine par la bureaucratie 

Avant 1996 et la création des ARH[3], agences régionales d’hospitalisation, le maire était de droit le président du conseil d’administration de l’hôpital local et le préfet de département (et la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) placé sous son autorité), exerçait la tutelle des établissements de santé assurant le service public hospitalier et la tutelle des établissements médico-sociaux.

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Il gérait aussi la permanence des soins et pour partie la question des urgences via un comité départemental, le CODAMU.[4] [5] Officiellement les orientations nationales de santé publique fixées par l’état devaient se décliner sous la responsabilité du préfet, mais il voyait cela de loin sans s’immiscer dans les « choix » médicaux. Les élus locaux avaient encore un poids (relatif car les réformes développées depuis le début des années 80 avaient déjà commencé le travail de sabotage avec les lois de 1984 sur le statut des médecins devenus "praticiens hospitaliers, la loi de 1991 créant la double hierarchie, séparant médecins et paramédicaux. Nous y reviendrons à une autre occasion). 

Le coup de massue fut la création des ARH en 1996, qui donne de nouvelles armes aux technocrates pour définiitivement priver les médecins de liberté de soigner.

L’état centralisateur a voulu créer une « autorité dédiée afin de rendre plus lisibles les actions dans le domaine de l’hospitalisation et de « concentrer suffisamment de pouvoirs administratifs  ». Il l'exprime clairement !

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Elimination des représentants élus dans la gestion des hôpitaux de leur commune ! Trop proche de la plèbe et incapable de fermer leur hôpital de proximité efficace, utile même si pas toujours rentable ! Les ARH sont placées sous la tutelle du ministère de la santé et sous le contrôle économique de l’Etat constituées sous la forme de groupement d’intérêt public (GIP) associant des personnes publiques compétentes dans le domaine de l’hospitalisation : l’Etat (préfets, DRASS et DDASS), organismes d’assurance maladie (caisses régionales et les unions régionales des caisses crées dans la même ordonnance que celle instituant les ARH).

Les ARH sont chargées des missions de planification et d’allocations des ressources hospitalières. Les ARH, et c’est là l’innovation, reçoivent une véritable délégation de pouvoir à l’imitation des recteurs et des préfets, pour mettre en œuvre la politique régionale d’offre de soins hospitaliers, d’analyser et coordonner l’activité des établissements de santé publics et privés, de contrôler leur fonctionnement et de déterminer leurs ressources (article L6115-1 CPS.). Fini les pouvoirs des chefs de service, des compétences MEDICALES.

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Puis l’ordonnance du 4 septembre 2003 a encore renforcé les pouvoirs des directeurs des ARH, leur transférant un certain nombre d’attributions alors détenues par les préfets.

C’en est fini de la liberté de gestion médicale des hôpitaux publics et privés qui marchait si bien : la multiplication des administratifs se développe de plus en plus à partir de 1995 avec la mise en place des SROSS, schémas régionaux d’organisation sanitaire et sociale.

Elle avait largement commencé entre les années 1975 et 95 : l'hôpital Hérold dans lequel je fus chef de clinique en 1973 comportait près de 400 lits gérés par une quarantaine d'administratifs. La fusion en 1988 des hôpitaux Herold + Bretonneau à Paris s'accompagne d'une réduction de lits se limitant à 360 lits environ à l'ouverture (donc beaucoup moins que les deux établissements réunis, et ils seront gérés par près de 400 personnels administraifs non médicaux. Avec la création des ARH, le pouvoir décisionnaire de ces administratifs va croitre et embellir.

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A partir de cette époque du premier SROSS et la création des ARH, commence la chasse aux petites maternités (moins de 300 accouchements par an) malgré la défense courageuse de leurs médecins, personnels et citoyens. Les manifestations se multiplient d’un bout à l’autre de la France, de la Corrèze aux Ardennes en passant par la Normandie, etc... sans unir leurs efforts malheureusement. Les comités de défense des petites maternités ont dû mal à porter leur parole au-delà des locaux et bien sûr le plan national tente de réduire leurs doléances à des conditions locales ..

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Des drames commencent à arriver avec des accouchements dans des voitures ou en hélicoptère lorsque la neige allonge les trajets. En même temps que les maternités et peut-être de façon moins visible, les lits de psychiatrie, de chirurgie disparaissent dans tout le pays, y compris dans la grosse Ile de France. Bref, le maillage territorial de la santé est progressivement détricoté. Les français ferment les yeux, sauf lorsque leur maternité est menacée et que cette catastrophe devient visible. Alors on manifeste localement mais on a du mal à unir les luttes..

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Les directeurs des ARH, nommés par décret en conseil des ministres, exercent leurs attributions au nom de l’Etat[6], sont chargés de définir par activité et équipement les territoires de santé, de se prononcer sur le retrait d'autorisation ou sur la modification de son contenu, de créer les établissements publics de santé, (…) conclure les contrats de concession pour l'exécution du service public hospitalier, passer les conventions relatives à la santé mentale, prendre la décision d'admission à participer au service public hospitalier. Ces directeurs tout puissants, médecins ou non ne peuvent évidemment pas connaitre tous les besoins des diverses villes, des spécialités multiples et sont trop souvent sous influence de lobbies politiques, financiers, associatifs ou autres.

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La multiplication des partenariats public privé va fondamentalement modifier l’exercice hospitalier public et le concept même de service public, à partir du moment où les enjeux financiers deviennent prioritaires devant les préoccupations médicales. Et ce sont les directions administratives qui de fait en décident !

L’introduction en Bourse des puissants laboratoires pharmaceutiques qui vont fournir les médicaments innovants, de certaines structures privées d’hospitalisation[7], la création de sociétés type start-up par des hospitaliers du public vont également troubler les contours du tableau hospitalier depuis le début du nouveau siècle. Tout ceci sous le « contrôle de l’ARH ».

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Les décisions d’activité médicale échappent alors aux chefs de service, aux médecins et aux soignants, d’autant que les directeurs d’ARH ont un pouvoir quasi absolu malgré les commissions qui l’entourent. Dès 2002 les pr Even et Debré alertent les élus, les médecins et les citoyens sur la suradministration déjà qui ruine l’hôpital.[8]

2002 : « Aux malades, ce livre raconte les risques et les maladies d’aujourd’hui et la vie des médecins et des infirmières qui les soignent. (..) Aux médecins, il tente de faire comprendre la confusion incroyable d’un système qui les paralyse et pourquoi il ne fonctionne pas comme il devrait. C’est ici une invitation à la mobilisation et l’action. Aux élus, il dénonce la politique centralisée, menée depuis 25 ans, purement administrative et comptable, à courte vue, sans lucidité ni courage, en mêlant gaspillages insensés et restrictions injustifiées. » À tous, il rappelle que la médecine doit être sobre, humaine, fondée sur le cœur, le savoir, l’expérience et la raison et centrée sur chaque malade particulier et non pas une démarche technologique d’ingénieurs centrée sur les maladies en général. (...).  »

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Quelle clairvoyance dans ce texte écrit y a 16 ans déjà. Et depuis cette période, le train a continué à dérailler, à foncer dans le mur. Tout ce qui était écrit dans ce livre s’est poursuivi, aggravé jusqu’au Titanic actuel. Comme disait un internaute, le patron du Titanic a tenté de changer de cap devant l’iceberg, trop tard certes. Mais en santé, actuellement on continue les mêmes recettes (pourquoi changer ce qui ne marche pas) avec l’arrogance d’un petit milieu dans sa bulle qui ne sait ni écouter, ni voir ..

Les ordonnances Juppé ont cassé l’hospitalisation publique et privée, la privant de sa liberté de soigner, de s’organiser, de gérer localement et non de très loin déjà, des bureaux feutrés où le café et le thé agrémentent les réunions entre gens bien élevés qu’il ne faut pas contrarier, si on tient à son poste[9].   Néanmoins la médecine libérale, hors hospitalisation, disposait encore d’une certaine marche de manœuvre, malgré la pression de plus en plus forte des caisses de sécurité sociale chargées de les mener par la baguette sur l’obéissance aux recommandations de prescription. C’était encore trop.

 Naissance des ARS et mort programmée de la médecine de ville.

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Les ARH vont devenir les ARS via la loi Bachelot de 2009 [10] , dont la main mise va s’étaler largement sur tous les secteurs de la médecine française sans exception. Ce nouveau régime juridique est « marqué en tout point par la transversalité entre l’hospitalier, le médico-social et l’ambulatoire, par la démocratie sanitaire et par la lisibilité de la politique de santé en région ».

Comme le reste de la politique, on est de plus en plus plongé dans Orwell et le nouveau langage qui modifie le sens des mots. Citons les plus célèbres  : « La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force. »

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La démocratie sanitaire est une vaste plaisanterie à l’heure où les médecins généralistes et spécialistes hospitaliers public ou libéraux sont privés de toute liberté de soigner. Quant aux soignés, ils sont menu fretin, jamais reçus au ministère, malgré des manifestations importantes ou des grèves de la faim répétitives. Le fossé se creuse entre autorités de l’état replié sur lui-même , y compris à l’échelle des ARS et les citoyens.

Les ARS [11] ne sont en aucun cas indépendantes, comme on le prétend parfois. Elles sont le bras armé du ministère, comme les autres préfectures : délégation de pouvoirs, autonomie renforcée, pouvoirs renforcés, aucun lien hiérarchique avec le préfet de région.

Les pouvoirs du nouveau Directeur Général d’ARS sont considérables. Leur apparition marque la disparition complète des pouvoirs des préfets sur les questions de santé. La loi HPST dans son article 129 présente l’organisation de l’ARS[12] dont la mise en place constitue une véritable fusion entre organismes différents comprenant des personnels de statuts différents.[13]

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«  Les ressources de l'agence sont constituées par une subvention de l'Etat, des contributions des régimes d'assurance maladie ; des contributions de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, des ressources propres, dons et legs ; sur une base volontaire, des versements de collectivités territoriales ou d'autres établissements publics, des crédits du fonds pour la modernisation des établissements de santé publics et privés dans des conditions définies par décret ». Bref pour l'essentiel nos impôts.

Le personnel des agences (une par région) comprend, des fonctionnaires, des personnels mentionnés au 1° de l'article, des agents contractuels de droit public, des agents de droit privé régis par les conventions collectives applicables au personnel des organismes de sécurité sociale.

Le directeur de l'agence a autorité sur l'ensemble des personnels de l'agence. La grande révolution achevée par cette loi complète celle engagée avec les ARH et constitue un « véritable hold-up de tout le secteur médical par la technocratie ».

MACRON CHIRURGIEN

Le rôle des médecins et cadres de santé en tant que tels est nul, même si leur nombre n’y est pas négligeable. En peu de temps, ils sont conditionnés à remplir des tableaux excel, à faire du « reporting » à longueur de journée, dont beaucoup diront qu’ils ne savent pas à quoi ils servent[14]. La culture du chiffre est devenue le dieu de la gestion managériale dirigée, circonstance aggravante, par des non médecins pour lesquels ce qui convient au patient est une entité théorique, apprise dans les écoles à des années-lumière de la réalité du terrain. 
 

 Tentons de ne pas rire (jaune) en lisant les objectifs des ARS :

"L’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé (cet indicateur est intégré dans le contrat entre l’Etat et l’ARS, indicateur choisi sans médecins de terrain évidemment)

La réduction des inégalités territoriales"

(en supprimant toutes les structures de proximité, Orwell encore).

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L’amélioration de l’efficience du système de santé.

 Traduisons-les ! EFFICIENCE = sous, fric, finance, Bourse, business, notre nouveau dieu à tous !

L’objectif avoué étant de diriger les hôpitaux et tous services de santé comme des entreprises. Les tableaux d’activité de nos services ressembleront rapidement comme deux gouttes d’eau, à ceux d’une entreprise de vente de logiciels ou de machines à laver.

Le Dieu Argent, via bénéfices-pertes, a envahi nos murs autrefois sensibles à la misère humaine. Ce n’est pas encore la start-up, mais cela va arriver quelques années après la loi Bachelot, l’hôpital géré par les robots, le médecin augmenté, et l’intelligence artificielle étant le rêve éveillé de nos dirigeants actuels.

 Missions des ARS

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« Les missions confiées aux ARS sont extrêmement larges. Elles sont véritablement responsables de l’organisation des soins sur la région et tout particulièrement, c’est là leur grand défi, de la cohérence des prises en charge ».

Cohérence de la logique financière basée sur le principe fusion- acquisitions dignes de Renault ou Citroen et décidée loin des professionnels de terrain. Médecine oubliée au passage, directeurs d’hôpitaux sous les ordres du directeur d’ARS, y compris l’apparemment puissant directeur général de l’APHP à Paris sous les ordres directs du directeur général de l’ARS.

A quoi servent ces couches successives de direction, par exemple, à l’aphp directeur du site hospitalier, du GH groupement hospitalier, du siège et de l’ARS.. enfin du ministre, en vous épargnant les directeurs adjoints, secrétaires généraux à chaque niveau et la déclinaison en directions diverses ; par exemples personnel médical, paramédical, informatique, PMSI, travaux, finances, etc. Avec aussi leurs adjoints etc … d’où le mammouth hospitalier technocratique. 

(...)

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Revenir à une organisation du système de santé centré sur le soin décidée localement par les soignants et approbation des soignés et citoyens via leurs élus locaux, ne laissant à l’administration que son rôle propre de gestion des ressources permettrait de larges économies, et de plus de réintégrer les personnels dans les structures médicales et d’en embaucher d’autres, singulièrement dans les EHPAD, ces établissements pour personnes agées dépendants tellement dans la misère. Ce retour d’argent au médical permettrait aussi de rémunérer les libéraux selon les critères européens (moyenne de la consultation du généraliste en Europe : 50 €)) et ainsi de lutter contre les déserts médicaux en rendant les conditions de vie des médecins plus correctes.

Surtout rendre la main aux professionnels de santé dans les décisions et organisations médicales permettrait de retrouver le sens de nos missions et de donner goût aux plus jeunes pour s’installer.

(...)

Oser aborder la dérive gestionnaire des ARS serait un bon début comme source d’argent magique. Il y en a d’autres, dont nous avions donné une liste non exhaustive dans « soigner ou obéir »[18] et dans d’autres tribunes comme celle sur la suppression de la liste en sus publiée sur agoravox.


[1] Le grand Claude Bernard est bien oublié, depuis que l’hôpital qui portait son nom à Paris a disparu, de fait …

[3] ordonnance n°96-346 du 24 avril 1996 sous le règne de Juppé et malgré la longue grève de fin 95. Chirac cède sur le statut des cheminots mis en cause aujourd’hui mais discrètement autorise la promulgation des ordonnances qui cassent la sécurité sociale et ce n’est qu’un début. Les manifestants croient à leur victoire, en fait on les détrousse déjà.

[5] La DRASS, (ancien article R1421-5 du CSP.) service extérieur du ministère de la santé, sous l’autorité du Préfet de région. Elles avaient pour mission d’assurer la déclinaison des orientations du gouvernement, tant concernant le secteur sanitaire, médico-social et social (planification, allocation des ressources).

[6] compétences prévues à l’ancien article L6115-1 (à l’exclusion des compétences propres de la commission exécutive COMEX, sorte de conseil d’administration de l’Agence)

[7] La générale de santé, etc..

[8] Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus

ombres et lumières sur la médecine De Philippe Even, Bernard Debré Cherche Midi 2002

[9] que les jeunes médecins ne s’étonnent pas de la discordance des retours des ARS au ministère avec leur pratique quotidienne. Il ne faut pas déplaire si on tient à son coin de tranquillité. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire, un vieux principe…

[10] La loi HPST, l’ordonnance de coordination du 23 février 2010 et le décret instaurent et précisent le régime juridique des ARS.

[11] Sous autorité du ministère de la santé de la sécurité sociale et des personnes agées et handicapés

[12] l’agence régionale de santé est substituée à l’agence régionale de l’hospitalisation, au groupement régional de santé publique, à l’union régionale des caisses d’assurance maladie, à la mission régionale de santé ainsi que, pour la partie des compétences transférées, à la caisse régionale d’assurance maladie

[13] Responsable de conflits multiples entre les anciens services..

[14] Dès les années 2010 et 2011 les syndicats révèlent de grandes souffrances des personnels transférés qui ne savent plus à quoi ils servent, rapidement mis sous l’autorité d’un jeune loup sortant de l’ENA et obéissant aux ordres du tout puissant directeur général ne rendant de fait de compte à personne sauf au ministre dont il est l’éxecutant.

[15] Dominique Legendre, décembre 2010, cahiers hospitaliers

[16] -« gére » 130 000 professionnels de santé

- Le lien avec 4 CHU et près de 470 établissements sanitaires publics et privés et 2 200 établissements et services médico-sociaux

[17] Source ARS PACA

[18] Editions Fauves 2016 G et N Delepine

 

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https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sante-et-argent-magique-le-hold-up-204197

 

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Finance,mondialisation, UE !!
On revient quand en France ?  S.R.

Encore convient- il de poser le bon diagnostic et comprendre l'origine de ces "réformes" et leur logique...  P.G.

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mardi 15 mai 2018

Un député actionnaire de Sanofi veut déréglementer les essais cliniques sur les humains

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Le 9 mai était examinée en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale une proposition de loi du groupe centriste MODEM, qui porte sur la réforme des « Comités de protection des personnes ». Ces comités ont pour rôle de s’assurer que tout projet de recherche portant sur l’être humain respecte diverses mesures (médicales, éthiques et juridiques) visant à assurer la protection des personnes qui participeront à cette recherche. Il existe une quarantaine de comités en France, composés de chercheurs, de professionnels de santé, d’usagers, d’associations et de psychologues. Ces comités doivent en particulier donner leur aval à des essais cliniques, c’est-à-dire les études qui évaluent l’efficacité et la tolérance d’un traitement. La proposition de loi qui veut réformer le fonctionnement de comité a été conçue par un député fort attentif aux intérêts de l’industrie pharmaceutique…

Une proposition de loi qui fragilise la protection des patients

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La dimension expérimentale des essais cliniques présente d’abord des risques évidents : le dernier accident grave date de 2016. Un homme volontaire pour un essai mené par le laboratoire portugais Bial à Rennes décède des suites de l’absorption d’une dose de la molécule testée. On peut donc payer de sa vie la participation à un essai clinique, mais les sujets de ces études sont des personnes qui peuvent être en situation de grande vulnérabilité face aux commanditaires de l’étude : qu’ils soient en bonne santé ou malades, leur niveau d’information sur les risques auxquels ils font face peut être variable. C’est ainsi pour vérifier que leur consentement est éclairé, c’est-à-dire que l’industriel ou l’organisme de recherche organisateur de l’essai clinique a rempli ses obligations en matière d’information, que les Comités de protection des personnes jouent un rôle essentiel. S’ils donnent un avis défavorable à l’étude, le labo doit faire appel de la décision.

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Mis en place avec la première loi bioéthique en matière de recherche, en 1984, ces comités sont donc des instances clefs dans le parcours d’un médicament. Et c’est parce qu’ils sont si essentiels que la législation a tout fait pour les protéger de l’influence de la toute-puissance pharmaceutique : pour une étude clinique, le comité qui contrôle est tiré au sort parmi les 40 comités répartis sur le territoire. Ainsi, il est plus difficile pour les industriels de cibler des membres à influencer.

Une réforme réclamée par le LEEM, premier lobby pharmaceutique français. 

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Or, pour l’industrie pharmaceutique plus que pour n’importe quel autre secteur, le temps, c’est de l’argent : puisqu’un brevet ne dure que vingt ans, les labos doivent tout faire pour mettre un nouveau produit au plus vite sur le marché. Ces procédures préalables au lancement d’essais cliniques leur sont donc insupportables. En février 2017, le LEEM, lobby français des industries pharmaceutiques, lançait un cri d’alarme complaisamment relayé par la presse, se plaignant d’une durée moyenne trop élevée de traitement de ses dossiers par les Comités de protection des personnes (deux mois). Et alors même que la France est le troisième pays du monde en terme d’essais cliniques menés, le lobby alertait sur la baisse du nombre de participants.

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C’était sans compter sur la complicité du groupe parlementaire MODEM qui a utilisé sa niche (journée accordée à un groupe d’opposition pour présenter à l’Assemblée ses propres propositions de loi) pour proposer une loi « relative à l’expertise des comités de protection des personnes ». Cette proposition fait parfaitement écho aux jérémiades des labos, estimant que le tirage au sort des CPP entraîne des délais trop longs. L’exposé des motifs de la proposition de loi ne mentionne pas un seul instant le point de vue des patients mais relaie tous les éléments de langage des industriels. Elle vise à instaurer une limitation du tirage au sort, réduisant son champ aux seuls CPP disposant d’experts reconnus pour le sujet donné de tel ou tel essai clinique. Une pirouette destinée à réduire le champ des interlocuteurs par essai clinique, et menaçant au passage l’intégrité des comités.

Un député fort gâté par les laboratoires

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Pourquoi des députés se font-ils les relais aussi zélés de l’industrie pharmaceutique ? Le rapporteur de la proposition de loi, Cyrille Isaac-Sibille est un médecin. Mais aussi un actionnaire. Actionnaire de… Sanofi, dont il possède 92 parts selon sa dernière déclaration de patrimoine. De plus, en février dernier, le magazine Médiacités révélait que le médecin avait été fort gâté par l’industrie pharmaceutique entre 2014 et 2016, touchant rien que durant cette période 3 563 € de cadeaux (voyages, repas…), selon la base de donnée transparence.sante.gouv.fr qui permet de consulter les liens déclarés des praticiens.

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À n’en point douter, Cyrille Isaac-Sibille fait partie de ces médecins qui ont fait leur les souhaits et désirs de l’industrie pharmaceutique au détriment de l’intérêt des patients. La seule revue médicale indépendante, Prescrire, juge pourtant que les Comités de protection des personnes doivent être renforcés, et non affaiblis comme le veut ce drôle de docteur. En tant que député, Isaac-Sibille a écrit une proposition de loi dictée par un lobby plutôt que par une quelconque conception de l’intérêt général. Son groupe parlementaire, le prétendu modéré et rationnel MODEM, l’a suivi comme un seul homme dans ce dévoiement révoltant de la « représentation nationale ».

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Seuls les deux députés de la France Insoumise présents lors de ce premier examen en commission ont soulevé la question des liens d’intérêts du médecin-député, sous les cris d’orfraie de leurs collègues LREM qui estimaient qu’il s’agissait là d’une terrible attaque “ad hominem”. Bafouillant et confus, Cyrille Isaac-Sibille a alors eu ce lapsus légendaire, pour justifier sa détention d’action Sanofi “Je suis fier de défendre les intérêts euuh… d’investir dans le secteur pharmaceutique”. La proposition de loi sera discutée dans l’hémicycle le 17 mai.

http://www.frustrationlarevue.fr/un-depute-actionnaire-de-sanofi-veut-dereglementer-les-essais-cliniques-sur-les-humains/

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Et si un jour, tous ces députés se contentaient d'exécuter les missions pour lesquelles, nous Français, les rémunérons ?
Est-ce si rémunérateur de trahir ?
Ou alors, en tant qu'européistes extrémistes, leur mission consiste t-elle en la destruction de toutes nos protections sociales, sanitaires, etc, que nos parents et grands-parents ont obtenues à force de combats et d'obstination ?
S.R.

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lundi 14 mai 2018

« Pas d’économies sur l’hôpital » selon Macron, mais 960 millions en moins selon Buzyn…

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Malgré la promesse d’Emmanuel Macron de ne pas réaliser d’économies sur le budget de l’hôpital pendant son quinquennat, une circulaire émanant du ministère de la Santé annonce au contraire une économie de 960 millions d’euros… Qu’en est-il ?

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Emmanuel Macron l’avait dit les yeux dans les yeux aux journalistes sur le plateau de BFMTV le 15 avril : « Il n’y aura pas d’économies sur l’hôpital dans ce quinquennat, je vous rassure. » Problème : selon une circulaire émanant des services de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, une économie substantielle a bien été prévue dans le budget hospitalier. Celle-ci est même chiffrée à 960 millions d’euros.

Figurant en annexe de cette circulaire épaisse de 70 pages datée du mois d’avril, on la retrouve sous l’appellation… « Économies ». Il est précisé à ce titre : « 960 millions d’euros pèseront directement sur les établissements de santé en 2018.»

BUZYN PAROLES

Interrogés par RT France en novembre 2017, les membres du syndicat Sud-Santé sonnaient déjà l’alerte quant au budget annoncé dans le domaine de la santé hospitalière : « Agnès Buzyn n’a de toute façon pas le poids politique nécessaire pour défendre ses budgets et elle s’écrase devant les régaliens. Quoi qu’elle ait prévu, elle va devenir une communicante qui devra faire avaler des couleuvres à ses interlocuteurs sociaux. La preuve, elle a récemment fait de grandes déclarations, mais elle nous a pondu un budget catastrophique. »

 


 

« C’est comme si on nous demandait de supprimer 15 000 emplois »

 


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Pour Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), interrogé par France info, cette annonce est inacceptable : « 960 millions d’euros d’économies, c’est comme si on nous demandait de supprimer 15 000 emplois, et je ne crois pas qu’il y ait des emplois en trop à l’hôpital. »

Comment cette économie sera-t-elle réalisée ? Tout simplement grâce à une moindre augmentation du budget des hôpitaux en 2018. Il devait progresser de 4% selon les premières prévisions de dépenses : il n’augmentera que de 2%.

Pas sûr que cette démarche convainque du côté des professionnels de santé qui dénoncent régulièrement le cruel manque de moyens dont souffre leur institution, à l’instar du syndicat Sud-Santé qui, au bilan 2017 de Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, oppose le nombre de suicides professionnels dans son secteur : « Neuf suicides entre septembre 2016 et septembre 2017 à l’AH-HP. C’est sans compter les tentatives qu’on ignore, les burn-outs, les arrêts de travail… Ils n’entrent pas dans les statistiques, ceux-là. »

Source :

https://francais.rt.com/france/48965-hopitaux-patrick-pelloux-alerte-gouvernement-etat-services-durgence-entretien

https://francais.rt.com/france/50330-pas-deconomies-sur-hopital-selon-macron-mais-960-millions-moins-selon-buzyn-paradoxe

https://www.challenges.fr/economie/malgre-les-promesses-d-emmanuel-macron-l-hopital-fera-bien-pres-d-un-millard-d-economies-en-2018_584177

https://aphadolie.com/2018/05/09/pas-deconomies-sur-lhopital-selon-macron-mais-960-millions-en-moins-selon-buzyn-paradoxe/

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vendredi 11 mai 2018

Les enfants qui grandissent en milieu rural sont-ils en meilleure santé mentale ?

Les chercheurs ont longtemps spéculé que plus l’environnement dans lequel nous grandissons est « sale » – avec beaucoup de germes – plus notre système immunitaire devient robuste. Une nouvelle étude publiée lundi dans les Actes de la National Academy of Science suggère qu’un tel environnement pourrait également être bénéfique pour notre santé mentale.

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L’hypothèse de l’hygiène – ou théorie hygiéniste – comme on l’appelle, stipule que notre système immunitaire doit être en contact avec des germes relativement inoffensifs et des substances étrangères dans ses premières années. Le but est qu’il puisse se calibrer, sans quoi il pourrait devenir trop sensible et réagir de façon excessive à certaines substances, comme la poussière et le pollen, entraînant alors des allergies et de l’asthme. De nombreuses recherches ont en effet montré que le fait de grandir dans un environnement rural – ou avec des animaux de compagnie – est associé à des taux plus faibles de maladies auto-immunes, tandis que les taux d’allergies et de maladies auto-immunes augmentent régulièrement dans les zones urbaines.

Christopher Lowry, professeur de physiologie à l’Université de Colorado à Boulder (États-Unis), théorisait il y a dix ans qu’un monde trop hygiénique pourrait également influencer notre risque de développer certaines maladies psychiatriques, comme la dépression et le stress post-traumatique. L’hypothèse pourrait ici expliquer pourquoi les taux de maladies psychiatriques sont plus importants chez les personnes vivant en milieu urbain. Le chercheur a récemment collaboré avec des chercheurs de l’Université d’Ulm en Allemagne pour tester directement cette théorie.

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Les chercheurs ont pour cette étude recruté 40 jeunes hommes allemands en bonne santé et âgés de 20 à 40 ans. La moitié des hommes ont expliqué avoir été élevés (jusqu’à l’âge de 15 ans environ) dans une ferme avec beaucoup d’animaux, tandis que l’autre moitié avait été élevée en milieu urbain et sans animaux. Des échantillons de sang et de salive ont été prélevés dans les deux groupes 5 minutes avant et 5, 15, 60, 90 et 120 minutes après le test. Les volontaires ont ensuite été invités à accomplir une série de tâches normalement stressantes : ils devaient dans un premier temps prononcer un discours devant des gens en blouse blanche sur la raison pour laquelle ils méritaient leur emploi de rêve. Ils ont aussi été invités à compter en arrière par intervalles de 17 à partir de 3,079, le tout en étant chronométrés.

Après ces tests, les individus élevés dans les villes avaient des niveaux significativement plus élevés de composants du système immunitaire appelés cellules mononucléaires du sang périphérique (PBMC). Ils ont également montré une élévation prolongée du composé inflammatoire interleukine 6 et une activation atténuée du composé anti-inflammatoire interleukine 10. «Les personnes qui ont grandi dans un environnement urbain ont eu une induction exagérée de la réponse immunitaire inflammatoire au facteur de stress, et elle a persisté tout au long de la période de deux heures», note Christopher Lowry.

Étonnamment, alors que leurs corps réagissaient au stress, ces anciens citadins se sentaient moins stressés que leurs homologues ruraux. «Cette réaction inflammatoire exagérée est comme un géant endormi dont ils ignorent totalement l’existence», poursuit le chercheur. Des études antérieures ont montré que ceux qui ont une réponse inflammatoire exagérée sont plus susceptibles de développer une dépression et un trouble de stress post-traumatique (TSPT) plus tard dans la vie. L’expérience a également montré que notre réponse immunorégulatrice au stress se développe au début de la vie, et est en grande partie façonnée par notre environnement microbien.

Rappelons que plus de 50% de la population mondiale vit désormais dans des zones urbaines, ce qui signifie que les humains sont exposés à beaucoup moins de micro-organismes qu’auparavant, notent les auteurs.

«Si vous n’êtes pas exposé à ces types d’organismes, alors votre système immunitaire ne développe pas un équilibre entre les forces inflammatoires et anti-inflammatoires. Vous pouvez alors développer une inflammation chronique et une réactivité immunitaire exagérée qui vous rend vulnérable aux allergies, aux maladies auto-immunes et, comme nous le proposons, à des troubles psychiatriques», explique le chercheur, qui préconise de «manger des aliments riches en bactéries saines ou en probiotiques, de passer du temps dans la nature et d’adopter des animaux de compagnie à fourrure».

Il sera en revanche nécessaire d’étendre l’étude à des échantillons plus importants, et plus diversifiés, puisque n’étaient impliqués dans cette étude que des hommes. «Beaucoup de recherches doivent encore être faites, mais il semble que passer autant de temps que possible, de préférence pendant l’enfance, dans des environnements offrant une large gamme d’expositions microbiennes a de nombreux effets bénéfiques», conclu le chercheur.

http://sciencepost.fr/2018/05/les-enfants-qui-grandissent-en-milieu-rural-sont-ils-en-meilleure-sante-mentale/

 

PRIX SPECIAL COMPLOTISME

La preuve que les mondialistes, l'UE et Macron ont tout faux !!!
Mais ont-ils vraiment tout faux ?
N'y aurait-il pas une volonté d'affaiblir les générations futures, plus fragiles,
plus rentables au niveau du business de de la santé
et plus malléables psychologiquement (oui, c'est très "complotiste" !).


Mais alors, pourquoi vouloir à tout prix rassembler les populations dans des métropoles tentaculaires et sans âme ?


Pourquoi avoir regroupé les régions autour d'une métropole et pourquoi avoir vidé les petites communes de leurs richesses pour les tuer et les supprimer ?
 
  S.R.

Voilà un commentaire qui mérite largement un prix "spécial complotisme" decerné par la rédaction du site!  P.G.

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jeudi 5 avril 2018

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

Et dire que l'on trouve encore des idolâtres de l'UE !
Mais ces idolâtres, par stupidité, inconscience, paresse intellectuelle ou manque d'empathie
sont quelque part responsables de la situation en Grèce.
Et quand des enfants meurent de faim ou de maladie
et que nous ne faisons rien pour arrêter les vautours qui pillent leur pays, nous sommes quoi ?

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Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

12 mars par Noëlle Burgi, Membre du CNRS, CESSP
CADTM = COMITE POUR L'ABOLITION DES DETTES ILLÉGITIMES

Le système national de santé grec a été démantelé par l'application d'un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique. Ce texte présente une analyse critique des principales mesures de compression budgétaire mises en place dans ces secteurs et introduit un débat sur des initiatives communautaires censées renforcer certains déterminants sociaux de la santé (indemnités de chômage, assurance maladie, revenu minimum garanti). Il apparaît que les politiques mémorandaires ont manqué le but d'efficience et d'efficacité affiché, mais peut-être pas le projet implicite de construire un « nouveau modèle social européen » réduit à quelques prestations tout juste suffisantes à la survie des dépossédés. En s'appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, des entretiens en Grèce auprès de militants et dans des établissements de soin et une enquête en cours dans des quartiers ouvriers du Pirée, l'article conclut à l'épuisement – passager ? – des forces luttant pour la survie des droits sociaux démocratiques.

Sept ans après la mise en œuvre des memoranda, la Grèce se trouve dans une situation bien pire qu'en 2010


Introduction de l'article écrite par les Moutons Enragés :
"Nous avons toujours pensé, que la Grèce servait de laboratoire et que, si ça marchait pour les grecs, ça pourrait s'appliquer à d'autres. Les exigences de la troïka BCE/FMI/Commission Européenne, censées superviser les plans de sauvetage et ses implications dans les États membres de l'Union européenne, ont détruit le système de santé grec, au point où les médicaments de premières urgences pour les grands malades, diabétiques, cancéreux etc.. sont difficilement, voire plus du tout accessibles. Avec 200 euros par mois, qui peut payer 50% du prix de certains médicaments ?..."

 

La Tourmente grecque » : mortalité infantile + 43 %

31 juil. 2015 - Le taux de mortalité infantile a progressé en Grèce, depuis le début de la crise, de 43 %. C'est à ce taux que l'on reconnaît le niveau de développement d'un pays. La Tourmente grecque, film de Philippe Menut, rappelle cette triste réalité, et bien d'autres, qui montrent que la Grèce sert de "cobaye" aux aux spéculateurs.
"Le budget de l'éducation nationale s'est effondré. Plus de 1000 écoles primaires et secondaires ont été fermées. Des enfants s'évanouissent à l'école à cause de la faim."

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dimanche 25 mars 2018

Vaccins : un rapport parlementaire italien explosif

Au moment où la Commission à l’Environnement, la Santé publique et la Sécurité alimentaire du Parlement européen s’apprête à soumettre au vote une résolution sur « les réticences à la vaccination et la baisse du taux de vaccination en Europe », un pavé tombe dans la mare des certitudes vaccinolâtres.

ARG VACCINS ITALIE MILITAIRES

Ce pavé, c’est le rapport officiel d’une Commission d’enquête parlementaire italienne rendu public le 7 février 2018. L’objet du rapport : comprendre les raisons de milliers de décès et de maladies graves chez les personnels militaires italiens affectés à des missions à l’étranger. Les experts ont pris en compte tous les facteurs de risques auxquels ils ont été exposés, au premier rang desquels l’uranium appauvri présent dans les bombes et d’autres agents liés à l’armement. Mais ils ont également analysé d’autres facteurs de risque, notamment pour les soldats jamais partis en mission, et l’un d’entre eux retiendra en particulier notre attention en ce moment : les vaccins.

Après 18 années d’enquête pour déterminer les causes de milliers de décès, cette Commission parlementaire a identifié un risque significatif de développer des cancers et des maladies auto-immunes après l’administration de vaccins combinés et multi-doses, tels que recommandés dans le calendrier de prévention militaire (p. 156 du rapport). Rappelons ici que les vaccins pour les militaires sont identiques aux vaccins pour les enfants (pp. 156-157).

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Les résultats de l’examen de la Commission – dont les intérêts ne sont ni en faveur, ni opposés aux vaccins et qui ne peut être considérée comme « appartenant à des mouvements réticents à la vaccination », – sont un sérieux signal d’alarme dans le contexte actuel de l’extension des obligations vaccinales en Europe. Les éléments qui suivent devraient donc faire réfléchir à deux fois les autorités européennes :

La Commission n’a pas pu trouver une seule étude démontrant la sûreté des vaccins combinés (p. 154).

• La Commission a estimé que « la quantité cumulée des différents composants des vaccins dépasse les quantités autorisées pour les autorisations de mise sur le marché des vaccins monovalents » . Cela signifie que dans les vaccins combinés, la somme des adjuvants (par exemple, aluminium ou mercure), conservants et contaminants biologiques – virus, bactéries, mycoplasmes et mycobactéries, ainsi que l’ADN fœtal humain ou d’ADN animal, provenant des tissus organiques de culture pour la fabrication des vaccins – n’a pas été testée.

« Les vaccins qui ont un nombre important de composants en termes quantitatifs, mais aussi en variété des composants étrangers, déterminent un nombre plus élevé d’effets secondaires. » (p. 139)

Entre autres, la Commission s’inquiète de l’usage et de la sécurité des vaccins à base d’adjuvants aluminiques (p. 160) (type vaccins « polio » hexavalents recommandés aussi chez les enfants), des quantités élevées d’ADN humain et animal retrouvées dans certains vaccins (ROR) et de la présence de nanoparticules inflammatoires polluant tous les vaccins. (pp. 157, 159, 165)

Les recommandations de la Commission parlementaire pour l’immunisation incluent :

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L’utilisation de vaccins et de doses isolés plutôt que de vaccins combinés (p. 186)

Ne pas administrer plus de 5 vaccins (souches vaccinales différentes) lors d’une seule visite.

Une évaluation individuelle des risques avant la vaccination (pp. 126, 186) à partir des tests sanguins et des antécédents médicaux du patient. Ces tests ont pour objectif de déterminer les changements du système immunitaire et notamment son hyper-activation. La Commission a identifié 81 éléments à tester, en plus des composants actifs des vaccins (pp. 170). Les notices des vaccins recommandent d’ailleurs la vérification de l’état de santé de la personne à vacciner au moment de l’administration du vaccin (pp. 143, 148). Se basant sur ces notices, la Commission a énuméré une série de maladies qui contre-indiquent la vaccination. Le nombre cumulé des effets secondaires repris dans les notices examinées pour les militaires, s’élève à 240. (p. 174) (Précisons que la Commission a uniquement analysé les notices des fabricants, mais que le nombre des effets secondaires mentionné dans les rapports de suivi est nettement plus élevé.)

Un suivi à long terme de chaque vaccin individuel (1, p. 154).

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De ne pas revacciner pour une maladie pour laquelle l’immunité est déjà existante, comme pour les personnes ayant fait des maladies d’enfance.

Les recommandations de la Commission parlementaire pour une politique vaccinale plus sûre incluent :

Le développement de vaccins « purifiés » pour limiter l’accumulation de composants toxiques. (p. 155)

Des études permettant d’évaluer les effets et la sûreté de la vaccination à moyen et long termes. La plupart des vaccins ne sont évalués que sur une très brève période, quelques jours parfois ou semaines et généralement moins d’un mois. (pp. 155, 185)

De meilleures études sur les composants des vaccins, notamment les adjuvants et contaminants.

« Erreur en deçà des Alpes, vérité au-delà » ?

À la lecture de ce rapport, tout ce qu’il y a de plus officiel, plusieurs questions se posent :

Si un militaire court un risque avec plus de 5 vaccins, nos enfants sont-ils vraiment en sécurité avec 9, 11 ou 21 (par ex. hexavalent 8 souches + Prevenar 13) ?

Que dira notre ministre de la Santé Agnès Buzyn des conclusions de ce rapport, elle qui déclarait encore il y a peu : « Nous avons la certitude que ces vaccins sont inoffensifs » ?

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Les autorités européennes peuvent-elles en conscience ignorer les conclusions de ce rapport et s’engager résolument dans la fuite en avant que constitue la proposition de résolution du Parlement européen sur les réticences à la vaccination ?

En effet, l’Article 3 de la proposition de résolution du Parlement européen « souligne que les vaccins sont sûrs selon l’OMS, puisqu’un vaccin autorisé est rigoureusement testé lors de multiples essais cliniques, avant que son utilisation ne soit approuvée, et ensuite régulièrement réévalué après sa mise sur le marché » .

Nous vous reparlerons prochainement des avancées de ce projet européen, et comment vous pouvez vous mobiliser, mais sachez d’ores et déjà qu’une copie du rapport a été transmise au Parlement européen, et les quelques éléments qui précèdent aux députés européens. Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas.

 

Références :

Rapport entier de la commission parlementaire italienne ici

Traduction en anglais validée par la cour de Gènes ici.

https://www.alternativesante.fr/vaccins/vaccins-un-rapport-parlementaire-italien-explosif

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lundi 19 mars 2018

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand au bord de l’asphyxie

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand font de plus en plus souvent face à des situations difficilement soutenables pour le personnel comme pour les patients. Témoignage d’un médecin urgentiste.

ACT URGENCES CLERMONT

Il est rentré « claqué » après 10 heures de service. Excédé. Remué par des conditions de travail qui se détériorent d’année en année. Il a fini par prendre son téléphone.

Pour témoigner : « Désolé de vous déranger mais la nuit a encore été cauchemardesque aux urgences ! Au-delà des dysfonctionnements quotidiens, on va droit dans le mur. Faut le faire savoir, Faire un truc ». Les propos sont d’un jeune médecin urgentiste du CHU de Clermont qui préfère garder l’anonymat.

Le facteur déclenchant de cet appel spontané ? Un afflux de patients sans précédent, des malades obstruant les couloirs des urgences, des lits quasi inexistants dans les services du CHU pour recevoir les patients, mais également et surtout la violence verbale et même physique qui devient de plus en plus présente.

« On fait un métier de Robocop »

Robocop

« Je ne sais pas combien de temps le système va pouvoir tenir mais il n’est plus viable », s’insurge l’urgentiste. « Ce que je vous dis là, tout le monde le pense. Je ne suis pas le premier à tenter de faire bouger les lignes. Je ne serai probablement pas le dernier. Ceux qui s’y sont risqués avant moi ont le plus souvent fini pas baisser les bras et quitter le navire. Et le phénomène ne touche pas que les urgences. C’est l’arbre qui cache la forêt ». Il y a en effet lontemps que le ras-le-bol et l’épuisement ont gagné tous les services du CHU. « Ras le bol que les décisions soient prises par des administratifs loin de la réalité des soins ». Bref, un système de santé au bout du rouleau dont les urgences ne seraient que le symptôme.

Les urgences de l'hôpital de Vichy au bord du burn-out

« En trente ans, le passage aux urgences a été multiplié par deux. Les locaux ne sont plus adaptés à l’activité. Faute de box de consultation, ils nous arrivent fréquemment de déshabiller et d’examiner les patients dans les couloirs. C’est délirant et dramatique. Nous avons parfois tellement de monde en attente que nous sommes obligés de faire rentrer les accompagnants pour calmer les patients délaissés dans les couloirs. Un vrai foutoir en période de pic épidémique et des conditions d’accueil et de soins indignes. C’est irréel. Tellement loin de ce que l’on a pu nous apprendre. On fait un métier de Robocop ».

« Les Français doivent comprendre que la santé en France est malade »

Tout aussi dramatique :  Les personnes âgées qui parfois décèdent sur les brancards faute de lit d'hospitalisation

Pour ce jeune médecin les urgences sont devenues le réceptacle ou l’amortisseur des dysfonctionnements du système de santé. Trouver des lits, gérer les patients, s’adapter aux imprévus, c’est leur quotidien. Un quotidien que les plus anciens ne supportent plus. « Ils finissent par quitter l’hôpital. Ils partent épuisés par le rythme. Epuisés par des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Même les services administratifs sont désemparés».

56.000
C'est le nombre annuel de passages aux urgences de Clermont. Il était de 38.000 en 1999, lors de l’inauguration du nouveau bâtiment. Il était de 28.000 en 1991.

Chef du pôle Samu-Smur-urgences au CHU, le professeur Jeannot Schmidt tente d’expliquer pourquoi les urgences sont saturées depuis quasiment deux mois.


Les patients emmenés par les sapeurs-pompiers attendaient à la porte des urgences lundi matin.

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Comment c’est possible ?

La grippe comme chaque année. Mais également les surinfections dues au virus. Nous avons pu gérer la situation en janvier après avoir trouvé une trentaine de lits dans différents services. Mais cette adaptation n’a pu être pérennisée en février et en mars. D’où cet embouteillage. Nous sommes en tant normal à 150 passages/semaine. Depuis quelque temps, nous sommes à 165 passages avec des pics à 190. Mais le problème n’est pas le flux entrant mais sortant. Nous n’avons pas assez de lits d’hospitalisation. Actuellement, malgré les réunions et les efforts de l’ensemble de l’hôpital, l’équation est impossible à résoudre. Nous sommes en processus dégradé. Une situation qui est due aux faiblesses d’adaptation de l’hôpital en matière de lits.

L’épidémie de grippe semble pourtant derrière nous ?

Pas vraiment. D’autant qu’une épidémie c’est comme les inondations. La crue arrive, elle monte. Mais il faut parfois plusieurs semaines pour revenir à un niveau normal.

Des personnes, le plus souvent âgées, meurent dans des couloirs. Vous confirmez ?

Il faut mettre un bémol à cette affirmation. Sachez que toutes les semaines, deux à trois personnes décèdent aux urgences, parce qu’elles sont mourantes à leur arrivée.

Ce qui est indécent, c’est que des personnes meurent sur un brancard dans un couloir. Comme il est tout à fait anormal de prendre en charge un patient dans un couloir. Sans compter que l’on ne travaille pas forcément bien et que la partie confidentielle est quelque peu occultée.

Comment remédier à ses faiblesses sur le long terme ?

Tout le monde fait des efforts. Mais nous sommes toujours dans l’adaptation a minima. Il faudrait une unité de lits supplémentaires, des accès aux résultats biologiques plus rapide, des accès aux avis des spécialistes… Spécialistes qui sont eux aussi débordés.

Mais je ne peux laisser dire que nous n’en faisons pas assez. Tous les jours, nous travaillons à des solutions. Après, il faut également peut-être du courage en se disant on ferme telle unité pour avoir plus de lits de soin. L’autre réalité est que les décisions ne se prennent pas à Clermont, mais au niveau de l’ARS et des ministères.

Franck Charvais

https://www.lamontagne.fr/amp/clermont-ferrand/sante/puy-de-dome/2018/03/10/les-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand-au-bord-de-lasphyxie_12766917.html?__twitter_impression=true

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Avec une telle logique, on n'est pas près de résoudre la crise...   P.G.

 

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