lundi 16 avril 2018

Après les sanctions américaines, les sénateurs russes proposent des représailles économiques fortes

Les sénateurs russes de la Douma d'Etat ont annoncé le 13 avril avoir rédigé un projet de loi proposant une restriction drastique des importations de biens et de services américains en réponse aux dernières sanctions de Washington.

ACT SANCTIONS RUSSES OLIGARCHIE

Face aux dernières sanctions américaines visant une série d'hommes d'affaires, d'entreprises et de responsables russes, des parlementaires russes ont proposé le 13 avril de prendre plusieurs mesures de rétorsion. Un projet de loi appelant à restreindre les importations de logiciels, de produits agricoles, de médicaments, de tabac et d’alcool en provenance des Etats-Unis sera débattu la semaine prochaine à la Douma d'Etat, chambre basse du parlement russe.

Des mesures qui pourraient «perturber» l’économie américaine

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Les sénateurs russes ont également suggéré de suspendre la coopération avec Washington dans divers domaines stratégiques à l’instar de l’énergie atomique et de l’aéronautique. Si ce projet de loi est adopté, la Russie suspendra notamment l’exportation de titane à destination de Boeing. Une décision qui aurait un impact très lourd sur le constructeur américain selon le porte-parole de la société publique industrielle russe Rostec, Viktor Kladov.

Dans une récente interview accordée au quotidien russe Rossiïskaïa Gazeta, il a indiqué que depuis l’année dernière, 40% des pièces d'avions en titane russe avaient été vendues à Boeing et 60% à son rival "européen" Airbus. De son côté, Piotr Pouchkariov, analyste en chef du groupe financier TeleTrade, a estimé que «la Russie ét[ait] capable de "perturber" l’économie des Etats-Unis en arrêtant ou en restreignant l’importation de ce précieux métal». 

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Enfin, les sénateurs russes ont appelé à lever l'autorisation faite aux entreprises américaines de participer aux privatisations russes. À l'heure actuelle, la liste des entités juridiques pouvant organiser des transactions de privatisation en Russie comprend Goldman Sachs, JP Morgan, Credit Suisse, Morgan Stanley, BNP Paribas, UBS, CITI et plusieurs autres banques étrangères.

Selon, les données officielles des douanes russes, la Russie a importé 12,5 milliards dollars de produits américains en 2017.

https://francais.rt.com/economie/49741-parlementaires-russes-proposent-mesures-sanctions

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ça ne va pas les tuer, mais c'est toujours bon à prendre, et surtout, ça va dans le bon sens: l'impérialisme US est aussi une domination économique, juridique, culturelle...

P.G.

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lundi 19 février 2018

Brexit : Londres accuse l’UE de « mauvaise foi »

Le projet de sanctions de l’UE pour encadrer la période de transition après le Brexit est « peu judicieux » et « de mauvaise foi », a dénoncé jeudi à Londres le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, dans une déclaration à la virulence inhabituelle.

ACT BREXIT MAUVAISE FOI

« Je ne pense pas que c’était faire montre de bonne foi que de publier ce document au langage franchement discourtois, impliquant qu’ils pourraient, dans les faits, arbitrairement mettre fin à la période de transition », a déclaré le ministre aux médias. « C’est de mauvaise foi et peu judicieux de publier ça ».

Il commentait le document dévoilé mercredi par l’Union européenne, qui comporte un arsenal de sanctions pour « éviter un jeu déloyal » de la part de Londres durant la période de transition après le divorce.

Le projet de texte fixant les règles imposées au Royaume-Uni pour la période de transition après sa sortie de l’UE le 29 mars 2019 prévoit la possibilité de sanctions, notamment « un mécanisme permettant à l’Union de suspendre certains bénéfices pour le Royaume-Uni découlant de sa participation au marché unique ».

(...)

« L’Union européenne répond à la demande de Theresa May de pouvoir bénéficier du marché unique et de l’Union douanière pour un temps limité pendant lequel tous doivent jouer selon les mêmes règles », avait expliqué Stefaan De Rynck, conseiller de Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, dans un message publié sur son compte Twitter. « Prévoir la possibilité de sanctions en cas de jeu déloyal fait partie de tout accord », avait-il souligné.

Les 27 partenaires du Royaume-Uni souhaitent pouvoir lui couper l’accès au marché unique en cas de non-respect des règles, cela dans l’hypothèse où le temps manquerait pour porter le litige devant la justice européenne. Cette disposition implique de pouvoir imposer des droits de douane à un pays encore membre de l’UE jusqu’en décembre 2020.

Cet ajout avait provoqué dès mercredi la colère de plusieurs députés conservateurs au Royaume-Uni.

« Ces menaces idiotes montrent à quel point l’Union européenne a peur », avait réagi l’influent député conservateur britannique Bernard Jenkin sur la BBC. « Ce sera très difficile à accepter pour Theresa May », avait pour sa part jugé Jacob Rees-Mogg, l’un des principaux rivaux politiques de la Première ministre.

Demeurer dans le marché unique permettra au Royaume-Uni de continuer à faire du commerce sans barrières ni contrôles douaniers pendant la transition, tandis que les citoyens britanniques pourront continuer de vivre et de travailler dans n’importe quel autre État de l’UE.

La déclaration de Davis Davis survient alors que Theresa May a réuni mercredi et jeudi les principaux membres de son gouvernement pour définir avec eux la future relation entre le Royaume-Uni et l’UE.

David Davis a commenté ces réunions en assurant que l’atmosphère avait été « très constructive, beaucoup de questions ont été réglées », tout en ajoutant que « des progrès restent à faire ».

L’exécutif est déchiré entre les partisans d’une franche rupture avec les 27, dont le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et celui de l’Environnement, Michael Gove, et ceux qui veulent maintenir des liens forts avec l’UE, en particulier Philip Hammond, le ministre des Finances.

Face à l’indécision de Londres, Michel Barnier avait pressé lundi Theresa May de « faire un choix ». « Nous avons besoin de clarté sur les propositions britanniques sur la future relation », avait-il insisté.

En décembre, Londres et Bruxelles avaient conclu un accord préliminaire sur leur divorce, et doivent désormais s’entendre sur la période de transition post-Brexit et la future relation qui unira les deux parties.

https://www.euractiv.fr/section/royaume-uni-en-europe/news/brexit-londres-accuse-lue-de-mauvaise-foi/

Voir aussi:

Paris craint d’exacerber l’euroscepticisme avec le Brexit

par | 14 Fév 2018 |

C’est une dépêche de l’AFP reprise par le site Euractiv revenant sur les derniers propos tenus par le porte-parole du gouvernement français qui a prévenu que « punir » Londres dans le cadre du Brexit risquerait “de renforcer le sentiment anti-européen dans l’UE à un an des élections européennes”.

« Notre position est assez simple. Il n’est pas question de punir qui que ce soit dans le cadre du Brexit. C’est la pire chose qui puisse arriver et je pense que cela renforcerait le sentiment anti-européen dans beaucoup de pays où on a des élections dans un an », a souligné Benjamin Griveaux devant les correspondants de la presse anglophone à Paris, le 12 février.

En effet, la “perspective de voir les partis eurosceptiques arriver en très bonne place aux prochaines élections européennes et nationales préoccupe les fonctionnaires européens et les pro-européens”.

« Quand un pays quitte l’Union, c’est un échec pour la Grande-Bretagne et pour l’Union. Il ne faut jamais humilier ou punir », a souligné M. Griveaux.

Le problème c’est que le projet de sanctions de l’UE “pour encadrer la période de transition après le Brexit est «peu judicieux» et «de mauvaise foi», a dénoncé jeudi à Londres le ministre britannique chargé du Brexit David Davis, dans une déclaration à la virulence inhabituelle”.

L’Europe apparaît publiquement pour ce qu’elle est réellement, à savoir une dictature. Une dictature soft et qui se cache sous des airs séduisants de “l’Europe c’est la paix”. Mais si l’Europe n’est pas acceptée, alors elle devient violente et elle s’impose aux peuples, même à ceux qui votent contre elle, ce qui a été le cas y compris en France avec le refus de la Constitution européenne, et le refus des Français de disparaître en tant que nation.

Une offense que l’Europe n’oublie jamais.

(...)

Charles SANNAT

Source Euractiv.fr ici

https://insolentiae.com/paris-craint-dexacerber-leuroscepticisme-avec-le-brexit/

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lundi 5 février 2018

Le Tribunal arbitral du sport annule la suspension de sportifs russes sanctionnés pour dopage

28 des 43 sportifs russes présents aux JO de Sotchi en 2014 et sanctionnés par le CIO pour dopage ont vu leur suspension à vie levée : ils pourront ainsi, sous conditions, participer aux JO d’hiver de Pyeongchang qui débutent le 9 février.

ACT SPORTIFS RUSSES

«Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a estimé que les preuves avancées par le CIO n’avaient pas le même poids dans chaque cas individuel», a jugé le TAS le 1er février. Cette décision ouvre ainsi la porte à une participation aux JO d’hiver de Pyeongchang de 28 des 43 athlètes russes qui avaient été bannis à vie par le CIO pour des violations des règles sur le dopage lors des JO de Sotchi en 2014.

Selon le jugement du TAS, dans ces 28 cas, les preuves avancées sont «insuffisantes» pour établir qu’«une violation des règles antidopage avait été commise par les athlètes». «En ce qui concerne ces 28 athlètes, leurs appels sont confirmés, leurs sanctions annulées et leurs résultats individuels obtenus à Sotchi 2014 sont rétablis», poursuit le jugement.

Le TAS a par ailleurs partiellement retenu les appels des 11 autres athlètes russes, maintenant leur interdiction de participer aux JO PyeongChang pour violation des règles antidopage, mais levant leur suspension à vie. Pour quatre d’entre eux, la suspension à vie est pour l’instant maintenue.

Une décision «juste» qui satisfait Moscou

Le responsable du comité olympique russe, Alexandre Joukov, s’est montré satisfait de la décision du TAS qu’il estime «juste». «Depuis le départ, nous avons répété que nos athlètes ne sont pas impliqués dans des affaires de dopage, et nous sommes désormais heureux que leur noms aient été lavés et leurs récompenses rendues», a-t-il affirmé. Une décision qui a également été saluée par le Kremlin, qui a assuré par la voix de son porte-parole Dmitry Peskov que Moscou «continuerait à prendre les mesures légales pour défendre les athlètes russes bannis des JO par le CIO».

La participation de ces 28 athlètes russes aux JO est cependant loin d’être acquise. Réagissant au jugement, le CIO a tenu à faire savoir que la levée de leur suspension «n’entraînait pas une participation automatique». «Ne pas être sanctionné ne confère pas automatiquement le privilège d’une invitation», a ainsi expliqué le CIO dans un communiqué.

Pour justifier l’éviction de nombreux athlètes russes des prochains JO d’hiver en Corée du Sud, le CIO avait décidé de s’appuyer sur des «indices» de dopage éventuel sans pour autant avancer de preuves, provoquant des réactions scandalisées dans le monde du sport et au delà.

https://arretsurinfo.ch/le-tribunal-arbitral-du-sport-annule-la-suspension-de-sportifs-russes-sanctionnes-pour-dopage/

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