samedi 23 juin 2018

Images du jour

Le passage en force du décret sur la limitation de vitesse à 80 km/h inspire pas mal d'humoristes. Voici ce que j'ai trouvé sur le net, en ce jour de mobilisation un peu partout en France, et notamment dans les départements ruraux. Pour agrandir les images, il faut cliquer dessus (ça devrait marcher...)       P.G.

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Posté par UPR Creuse à 06:51 - - Permalien [#]
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Limitation à 80 km/h : la Haute-Vienne dénonce « une atteinte à la vie en milieu rural »

Comme ses homologues Pascal Coste en Corrèze et Valérie Simonet en Creuse, Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne, ressent l'obligation du passage à 80 km/h comme une offense.  

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Décidément en Limousin, le décret ne passe pas. Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne, s'insurge contre une mesure qu'il juge inadaptée à son territoire. 

Sur les routes sans séparateur central, la limitation de vitesse va bientôt passer de 90 à 80 km/h. Sur les routes de Haute-Vienne, ce décret est-il pertinent ?  

Il ne tient pas compte des caractéristiques locales. Il s'applique de façon uniforme sur tout le territoire sans tenir compte de ce qui a été mis en place dans le département de la Haute-Vienne. Par rapport à d'autres, nous avons des routes plus sécurisées, avec moins de virages. Nous avons pris en compte ces données depuis plusieurs années. Sur certains tronçons de route à 90, nous avons abaissé la limitation à 70 km/h. Les usagers comprenaient alors qu'il y avait un danger, et ralentissaient. Demain, avec une limitation à 80 km/h, quel est l'intérêt des panneaux à 70 ? Il n'y a plus que 10 km/h d'écart, les usagers vont être perdus.

Cette mesure est-elle une punition pour les automobilistes ? 

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Les automobilistes vont se faire sanctionner partout. Les radars vont rapporter plus que le loto ! Cette limitation de vitesse est une façon très parisianiste de traiter le problème de déplacement. La voiture est nécessaire en territoire rural, pour aller au travail, faire ses courses, ou autre. Le déplacement est un besoin quotidien, par rapport à la dispersion, à la géographie. Le département est le premier à encourager le covoiturage, mais on ne pourra tout de même pas se passer de la voiture. 

Y avait-il d'autres mesures à prendre avant celle-ci ? 

L'excès de vitesse est bien sûr dangereux, mais alors pourquoi 80 km/h ? On pourrait descendre à 50, à 30... Le problème n'est pas là. Je suis bien obligé de faire appliquer la loi, mais je ressens comme une offense le fait qu'on réponde à notre besoin d'aménagement par une limitation de vitesse et la hausse du prix des carburants, un problème dont on parle peu. Ce n'est pas du tout la réponse que j'attendais. Il faudrait plutôt améliorer la qualité des voies dont on dispose, comme la RN 147, et responsabiliser les usagers de la route. Nous avons une campagne départementale sur les risques importants comme par exemple le téléphone au volant.

Combien de panneaux sont concernés en Haute-Vienne ? 

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Le passage aux 80 km/h implique pour notre collectivité le changement de 9 panneaux. Trois passeront de 90 km/h à 80 km/h. Ils sont situés sur des zones où les automobilistes allaient trop vite, sur la RD 920 et sur les RD704 et RD79, près des radars. Six panneaux de 90km/h seront posés sur les zones présentant des voies de dépassement comme cela nous est autorisé par la nouvelle réglementation en vigueur à compter du 1er juillet. Ils seront sur la D2000 , la RD947 à proximité de Bellac, la RD979 près d'Eymoutiers, la RD220 à côté de Bessines-sur-Gartempe, et les deux derniers seront sur la RD 920 à proximité d'Ambazac. Un panneau coûte 150 €, pose non comprise. L'Etat a pris l'engagement de nous rembourser. Je vais lui faire confiance...

Lucile Preux

https://www.lepopulaire.fr/limoges/transport/politique/2018/06/22/limitation-a-80-km-h-la-haute-vienne-denonce-une-atteinte-a-la-vie-en-milieu-rural_12896251.html

Lire aussi:

Bilan de l'expérimentation 80 km/h - 40 Millions d'automobilistes

https://www.40millionsdautomobilistes.com/wp.../02/Bilan-experimentation-80.pdf

Certes, les portions de routes sélectionnées démontraient une accidentalité supérieure à la moyenne nationale avant la mise en œuvre de l'expérimentation, mais les chiffres présentés dans le présent bilan démontrent que la baisse de la limitation de vitesse n'a en rien permis de réduire la mortalité routière sur ces axes :  2 accidents mortels sont à déplorer sur les 86 kilomètres de l'expérimentation en 2016, soit 5 fois plus que la moyenne nationale qui s'élevait la même année à 0,4 tué pour 86 km de routes.


Le rapport secret sur le 80 km/h éventé

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Exclusif - Faute d'une publication officielle, un vaste travail de recoupement permet de voir que les accidents ont augmenté durant l'expérimentation.

Par

La transparence n'est pas le maître mot de la Sécurité routière. Alors que Bernard Cazeneuve, initiateur en 2015 de l'expérience du 80 km/h sur trois tronçons de routes secondaires promettait une démarche « transparente, honnête et rigoureuse », ses successeurs se sont empressés de dissimuler les résultats d'une affaire qui était déjà mal engagée. Comment, en effet, tirer, d'aussi faibles sections d'étude et sur une période aussi courte, un résultat qui soit éclairant ?

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Néanmoins, l'expérimentation s'est tenue et s'est achevée en juillet 2017 et ses conclusions auraient dû être livrées au public à l'automne dernier, le temps de boucler un rapport qui soit incontestable. Au lieu de cela, alors que la conviction d'Édouard Philippe semble se fonder en grande partie sur cette expérimentation, aucun bilan officiel n'a été dressé. Tout juste le Premier ministre a-t-il répondu à la commission sénatoriale qui le pressait de questions que, « entre juillet 2015 et juillet 2017, on a recensé 20 accidents faisant 3 morts et 42 blessés ».

Face à cette carence, l'Association 40 Millions d'automobilistes s'est livrée à un travail de fourmi en analysant les fichiers du bulletin d'analyse des accidents corporels de la circulation (BAAC) du ministère de l'Intérieur. Sur les trois tronçons concernés, elle a pu tirer un bilan des fiches de 2012 à 2016, soit 18 mois d'expérience et les 42 mois qui ont précédé, en guise de référence. Et les constatations qu'elle a révélées au Point en avant-première ne manquent pas d'être alarmantes puisque, sur la seule année pleine de l'expérimentation à 80 km/h, tous les indicateurs de 2016 repartent à la hausse. « 30 blessés sont alors à déplorer, soit autant qu'en 2013, plus qu'en 2012 (26) et non loin de 2014 (31), qui est la pire année en nombre de victimes (34) et de gravité des accidents » souligne Pierre Chasseray, délégué général de l'association.

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2016 est également la deuxième plus mauvaise année, après 2013 et 2014, en termes de nombre de blessés hospitalisés et de nombre de tués sur ces axes (voir tableau).« De plus, poursuit Pierre Chasseray, en comparaison avec des données de mortalité routière relevées à l'échelle nationale, les statistiques issues des routes secondaires en test révèlent l'inefficacité de la mesure : alors que 1 911 accidents mortels ont été recensés sur les 386 224 kilomètres que compte le réseau secondaire français (soit 1 accident mortel en moyenne tous les 202 km) en 2016, les sections de routes nationales soumises à l'expérimentation font état de 1 accident mortel tous les 28,7 km. »

 

Les résultats tenus secrets par le gouvernement du 80 km/h sur route ont été patiemment décryptés par les équipes de 40 Millions d'automobilistes

© 40 Millions d'automobilistes

Soit tout de même cinq fois plus que le réseau de référence. En revanche, 2015, qui a été une excellente année, y compris au niveau national, ne constitue pas une base de comparaison sûre puisque l'expérimentation a commencé le 1er juillet.

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Ces résultats ne sont pas contestables, car ils résultent des fiches officielles. La compilation des données, précise l'association, livre en détail les « lieux », « caractéristiques », « véhicules » et « usagers », ce qui lève tout doute sur les caractéristiques de l'accident, avant ou pendant l'expérimentation. Ces données ont même permis de déterminer avec précision le lieu des accidents, le nombre et la catégorie des usagers impliqués ainsi que la gravité de leurs blessures. En revanche, les responsabilités et les causes des accidents (comportement des usagers, alcoolémie, stupéfiants, distracteurs, vitesse excessive ou inadaptée…) sont indisponibles, les autorités considérant que leur publication pourrait porter atteinte à la protection de la vie privée des personnes concernées et leur porter préjudice.

On comprend dès lors pourquoi le Premier ministre conserve sous le coude cette expérimentation qui n'est ni concluante ni parlante. Trop limitée dans le temps et avec un échantillon de routes trop restreint, elle ne peut refléter avec l'exactitude scientifique et statistique attendue les effets d'une réglementation. Les variables en 2012, 2013 et 2014 le démontrent, un gros accident suffisant à lui seul à bouleverser la statistique.

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Elle a ainsi moins de poids que ce que les riverains et usagers des tronçons concernés dénoncent, c'est-à-dire une circulation en file indienne plus fréquente du fait des véhicules légers bloqués derrière les poids lourds. Prises de risque pour doubler quand même, énervement ou somnolence sont les effets dérivés de cette situation qui peuvent expliquer la progression de l'accidentalité en 2016. De quoi provoquer la colère des usagers qui remontent de toutes parts depuis quelques semaines, des provinces qui se sentent ostracisées par Paris.

Arbitrage administratif

Nombreux sont les députés et sénateurs présents sur le terrain à mesurer la grogne qui monte et à tirer la sonnette d'alarme du côté du gouvernement. L'entêtement d'Édouard Philippe n'y fera rien, les Français considèrent cette mesure inutile, vexatoire et de nature à compliquer un peu plus encore leurs déplacements en province, voire à ponctionner leur budget automobile déjà largement ébranlé ces derniers mois avec les augmentations massives de la taxe C02, des assurances, péages, parkings, PV, carburants, etc.

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Rapportés par Le Figaro, les propos du député LR de Moselle Fabien Di Filippo, qui a interpellé le gouvernement à l'Assemblée, témoignent de ce ras-le-bol : « Les Français éprouvent un fort sentiment d'injustice en se disant qu'ils n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture et qu'ils se retrouvent pénalisés par l'allongement des temps de trajet. Ils se disent aussi que, derrière cette mesure, il y a la volonté du gouvernement de les ratiboiser financièrement. Donc ça crée de la crispation. »

Un sentiment qui est partagé par nombre de ses collègues et par les sénateurs qui, les premiers avec Michel Raison (LR), Jean-Luc Fichet (PS) et Michèle Vullien (UDI), ont créé une commission d'étude et déjà demandé le report de la mesure au gouvernement en attendant les résultats de l'expérimentation. Une démarche à laquelle adhère le sénateur LR cosignataire de la lettre au gouvernement Alain Fouché.

« Si nous n'obtenons pas les informations que nous demandons sur cette expérimentation, je suis décidé à porter l'affaire devant l'instance administrative qualifiée pour la faire rapporter. Il nous faut des éléments pour juger du bien-fondé d'une telle mesure qui est ressentie par les Français comme un vaste racket. Le gouvernement anticipe la réduction de recettes sur les carburants avec la montée en puissance des véhicules hybrides et électriques et cherche des mesures de compensation. Le 80 km/h sur route, qui va bloquer les voitures derrière les camions, est de celles-là. »

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Surfant sur ce mécontentement en organisant des manifestations avec les motards de la FFMC partout en France, l'association 40 Millions d'automobilistes suggère donc aux usagers de télécharger sur le site internet la carte d'électeur factice qu'elle a créée pour l'occasion. Elle leur demande de l'envoyer symboliquement au président de la République pour marquer leur désaccord avec la politique de sécurité menée par son Premier ministre et, plus largement, pour refuser un système où l'opinion des citoyens n'est pas prise en compte.

Pour consulter l'étude complète sur l'accidentalité des 86 km/h sur les routes test, cliquez sur ce lien

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/le-rapport-secret-sur-le-80-km-h-evente-13-02-2018-2194498_657.php

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Non, ce décret n'est pas pertinent !!
Il est illégal !!
L'expérimentation n'a duré que 2 ans au lieu de 5 !
Les routes choisies (RN 151, RN 57 et RN 7), soi-disant accidentogènes,  sont suspectes :
- RN 57 : la vitesse n'était en cause que dans 28% des cas (drogue et alcool : 45% et fatigue : 20%)
- Les routes ont fait l'objet de travaux importants juste avant le début de l'expérimentation : 16 millions d'euros pour la RN 151 !!!!

- En ce qui concerne la RN151, l'un des hauts responsables de la DIR (Direction interdépartementale des routes) a assuré avoir constaté une fuite des automobilistes sur les routes avoisinantes limitées à 90 km/h : la RN151 perdant environ 250 véhicules/jour depuis le début des tests.
- Les mesures n'ont duré en réalité que 7 mois et voilà ce que déclarent les experts (ou plutôt les manipulateurs) "En raison d'incidents avec les équipements de mesure, les données pour mai 2017 ont été redressées..." (redressées ?????)

Et la synthèse tient en tout et pour tout en deux phrases :
1) "La vitesse autorisée à une incidence significative sur les vitesses pratiquées."
2) "A une baisse de la vitesse limite autorisée correspond une baisse des vitesses pratiquée."

Fort de ce constat, les experts en ont conclu de manière systématique que l'abaissement de la vitesse résout tous les problèmes, et notamment celui de la cohabitation entre poids lourds et véhicules légers. Mieux : "plus de conducteurs sont ainsi en mesure de choisir la vitesse à laquelle ils souhaitent circuler".
Il faut avoir une "case de vide" comme dirait quelqu'un que nous connaissons bien pour oser faire de telles déclarations !

Et comme conclue Auto Plus dans un de ses articles "Partant d'un avis aussi éclairé, M. de La Palice aurait sans doute souligné que si les automobilistes avaient moins d'accidents, le nombre d'accidents diminuerait."

La vraie raison de cette mesure totalitaire ne serait-elle pas la guerre contre le milieu rural et les petites villes dont l'oligarchie veut voir la disparition, raison qui est validée par les mesures diverses et variées prises depuis quelques temps : le regroupement des régions, le départ des administrations dans les métropoles, la baisse drastique de la Dotation Globale de Fonctionnement, le non entretien des petites routes secondaires, la suppression des services publics, les chantages à la fusion des communes (par exemple, si vous ne fusionnez pas avec la commune voisine, on vous supprime votre école), etc, etc !

Citons les article 14, 15 et 16 
de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 qui fait partie de notre constitution :


"Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée." (14)

"La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration." (15)
 
"Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution." (16)

S.R.
 

lundi 28 mai 2018

Les motards en colère ont manifesté à Limoges et bloqué l'A20

Ils étaient plus de 450 motards à participer ce samedi après-midi aux différentes actions de protestation menées à Limoges. Les motards en sont à leur 4e manifestation en Haute-Vienne contre cette loi, et la mobilisation a toujours été importante.

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Blocages de la N520 et de l’A20

Rassemblés au parc des expositions de La Bastide, les motards ont conduit des actions de moins en moins pacifiques*. Les deux points forts de la journée d’hier se sont déroulés sur la Nationale 520 et sur l’autoroute A20. Durant une petite demi-heure, les motards ont organisé un barrage filtrant au rond-point du Family Village avec distribution de tracts aux automobilistes, avant de rejoindre l’autoroute et de stopper la circulation au niveau de l’échangeur de la Bastide, pendant une vingtaine de minutes.

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« Nous sommes déterminés et en colère. Jusque-là nous avons fait des manifestations gentilles mais nous allons bientôt passer le braquet supérieur » menace Thierry Durant, membre du bureau de Fédération des Motards en Colères (FFMC) de Haute-Vienne.

 

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« Passer les limitations à 80 km/h sur les départementales est une abération. Ca ne permettra jamais de faire baisser le nombre de morts sur les routes. Les gens seront moins vigilants, moins prudents et vous verrez que le nombre de victimes va même augmenter. »

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Augmentation du prix du gasoil, un projet de loi qui envisage de passer l’autoroute A20 payante… Les motifs de colère sont nombreux pour les motards comme pour de nombreux usagers de la route. La FFMC compte lutter jusque sur le terrain judiciaire pour tenter de faire annuler cette nouvelle loi qui sera applicable dans 5 semaines.

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Les motards de la Creuse, de la Corrèze et de la Haute-Vienne sont réunis pour cette journée de contestation. 

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https://www.lepopulaire.fr/limoges/transport/politique/2018/05/26/diaporama-les-motards-en-colere-ont-manifeste-a-limoges-et-bloque-l-a20_12862419.html

 

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Et comment expliquer que le gouvernement refuse de donner les conclusions de l'expérimentation, et même au Sénat ce qui est un comble !
Pourquoi cette guerre qui impose le 80 km/h alors qu'il est prouvé que c'est plus dangereux que le 90 et la preuve c'est que la Suède, qui avait baissé la vitesse à 80 revient au 90.

Et pourquoi cette phrase bizarre ou manipulatrice du pigiste du Populaire (ou alors c'est qu'il ne comprend rien) qui parle d'une manifestation de moins en moins pacifique alors que les photos ont l'air de prouver le contraire ! Et combien de vitrines brisées, combien de voitures brûlées, combien de blessés ?

il serait peut-être temps que les automobilistes les rejoignent.
Et il serait temps que l'on reprenne notre destin en main.  S.R.

 

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mercredi 21 mars 2018

Regardez bien cette vache : c’est un radar, et il débarque sur nos routes !

On sait depuis longtemps qu’ils prennent les automobilistes pour des vaches à lait, mais de là à inventer des radars vaches !!! B.D.


 

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L’ère des radars pédagogiques semble en grande partie révolue et les contraventions qui leur sont liées connaissent une chute nette depuis quelques mois. En revanche, de nouveaux radars camouflés de dernières générations offrent des résultats record sur l’année 2017 !

Pour comprendre toute l’histoire, en 2015 déjà, nos confrères de « L’Écho De La Boucle » nous apprenaient qu’au total, six prototypes étaient testés sur les routes de France, et en particulier dans le Doubs, le Jura, et en Côte d’Or. Mais initialement prévu pour l’été 2016, les résultats des essais n’étaient pas satisfaisants. Les chiffres de l’année 2017 ont en revanche fait pencher la balance dans le sens de la prévention. Conséquence : pas moins de 500 « radars-vaches » seront dispersés sur l’ensemble de l’hexagone au 1e juillet 2018 !

Utilisés depuis 2013 en Italie et en Autriche, ces bijoux technologiques forcent les automobilistes à se méfier de toutes les vaches en bordure de route, et forcement, de ralentir ! Selon Pierre Blanchatre, délégué titulaire à la Sécurité routière, « Les nouveaux radars devraient être placés dans des zones potentiellement accidentelles, en particulier sur les Routes Nationales et Départementales limitées à 90 km/h, prochainement à 80 km/h. ». […] « Les recettes automatisées des radars devraient dépasser le milliard en 2018 ».

Certaines communes ont d’ores et déjà été invités [sic] à opérer certaines adaptations en fonction de la faune domestique locale, les radars-vaches seront vraisemblablement, si l’environnement le permet, implantés dans des champs, en bordure de route, et accompagnés de vraies vaches !

Les mordus de vitesse sont prévenus, il faudra maintenant lever le pied même sur les routes les moins fréquentées !

http://bmf-news.com/2018/03/10/regardez-bien-cette-vache-cest-un-radar/

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Cette info circule sur les réseaux sociaux. BFM (?) pourvoyeur de "fake news"? Difficile en effet de croire à une telle boufonnerie... Il y a des petits malins qui s'amusent bien, semble- t- il...  P.G.

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mercredi 21 février 2018

Corrèze : le conseil départemental dit non à la limitation à 80 km/h

Le conseil départemental de la Corrèze va demander au premier ministre le droit de maintenir la limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes secondaires. Une décision prise à l'unanimité par l'assemblée réunie ce 15 février 2018.

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À compter du 1er juillet 2018, la vitesse sera limitée à 80 km/h sur les routes secondaires en France. Une décision qui ne fait pas que des heureux et qui ne convainc pas tout le monde. Après la ville d'Aubusson en Creuse, c'est au tour du département de la Corrèze de contester cette mesure. Réunis ce 15 février 2018, les conseillers départementaux ont en effet décidé à l'unanimité de proposer d'expérimenter le maintien de la limitation à 90 km/h.  

Dans une vidéo postée sur la chaîne YouTube du département, la collectivité explique qu'elle dépense chaque année 4 millions d'euros à la surveillance, la sécurité, l'aménagement et la maintenance des équipements routiers, soit 20% du budget route. 

Selon le département, entre 2012 et 2017, le nombre d'accidents corporels survenus sur les routes secondaires est passé de 79 à 66, le nombre de blessés de 109 à 80 et le nombre de tués de 13 à 9.  Le conseil départemental estime que le passage de 90 à 80 km/h aura peu d'effet sur l'accidentalité

Le département de la Corrèze estime que "seulement" 17 % des accidents corporels sont dus aux excès de vitesse, contrairement à ce qu'affirme la sécurité routière qui l'évalue à 31 %.  

Ce que demande le CD19 ? Une expérimentation dérogatoire pour maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur 975 km de routes départementales. Une proposition qui sera déposée auprès du Premier ministre.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/correze-conseil-departemental-dit-non-limitation-80kmh-1424709.html

Voir aussi la vidéo de FR3:

La Corrèze veut garder les 90 km/h !

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=FB1vVkS7fb0

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lundi 12 février 2018

Brèves d'antipresse

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RUSSIE | Blocus sur l’Arctique

La Russie — on le sait et c’est peut-être son principal problème — est assise sur la plus vaste réserve d’énergies fossiles du monde. Selon une estimation de la statistique géologique des Etats-Unis, l’Arctique pourrait receler — quelque 90 milliards de barils d’huile exploitables et 47 trillions de mètres cubes de gaz naturel. Or c’est la Russie qui en détient, géographiquement, le plus gros morceau: 48 milliards de barils et 43 trillions de m3 respectivement.

L’exploitation de ces gisements subpolaires se heurte à des difficultés techniques considérables. Une analyse captivante de Stanislav Pritchine, publiée sur le site de l’Institut royal britannique des Affaires internationales, suggère même que l’un des motifs des sanctions occidentales à l’égard de la Russie serait de faire obstacle à cette exploitation… En attendant, on l’imagine, un «printemps russe» qui porterait au pouvoir des partenaires plus compréhensifs pour les multinationales anglosaxonnes.

«Les sanctions occidentales sont partiellement destinées à entraver la capacité de la Russie à exploiter les ressources de l’arctique, et elles ont également suspendu des projets déjà en cours avec des partenaires occidentaux. Par exemple, au lendemain de l’imposition des sanctions US en 2014, ExxonMobil fut contrainte de cesser ses activités en Russie avec Rosneft. Privée de l’aide d’Exxon, Rosneft a suspendu son exploration du champ pétrolifère Victory dans la mer de Kara.»

Cependant, l’auteur esquisse aussi le contrecoup possible de cette stratégie: le développement de technologies en interne, notamment par des partenariats entre les géants énergétiques d’Etat (Lukoil et Rosneft) avec des entreprises privées russes ayant accumulé du savoir-faire de pointe, entre autres, dans des contrats à l’étranger.

Après avoir forcé la Russie à assurer son autarcie agricole, l’Occident va-t-il une fois de plus se tirer dans le pied?

http://log.antipresse.net/post/russie-blocus-sur-larctique?mc_cid=800042b4a1&mc_eid=3a5e263339

SUÈDE | Le féminisme à l’épreuve de la neige

Les Suédois.es viennent d’écrire un nouveau chapitre de la Psychopathia occidentalis en matière de politiquement correct. Constatant que les trottoirs étaient plus fréquentés par les personnes du sexe féminin, alors que les usagers de la route sont en majorité d’ordinaires mâles, les autorités roses-vertes de Stockholm ont décidé de déneiger en priorité les voies piétonnières. En est résultée une mémorable gabegie sur les routes… suivie d’un pugilat généralisé dans la presse.

«Début novembre, le système a été mis à l’épreuve par les premières chutes de neige importantes dans la capitale suédoise. Les voitures ont été bloquées sur le périphérique pendant des heures, des écoles ont été fermées faute de bus en circulation, des habitants appelés à rester chez eux… […] La patronne des conservateurs, Anna Kinberg Batra, s’est fendue d’un tweet grinçant, constatant que “tout n’est pas question de sexe. La neige, par exemple ". Avant de se demander : “En quoi la Suède est-elle plus égalitaire quand les bus n’arrivent pas à rejoindre les écoles ?"»

Faut-il y voir un début d’agacement face aux précieuses ridicules de l’égalitarisme?

http://log.antipresse.net/post/suede-le-feminisme-a-lepreuve-de-la-neige?mc_cid=800042b4a1&mc_eid=3a5e263339

ARMEMENTS | Les drones terroristes entrent en scène

Dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier, la Syrie a été le théâtre d’une première historique dans l’art de la guerre — qui est pourtant passée presqu’inaperçue. Alors qu’elles fêtaient leur Nativité, les bases russes de Hmeimim et de Tartous étaient visées par un essaim de 13 drones équipés de bombes gravitationnelles. L’attaque n’a pas fait de dégats: la défense aérienne a détruit 7 drones en vol et réussi à prendre le contrôle des 6 autres pour les poser.

Les médias occidentaux ont insisté sur le caractère «artisanal» et «low-tech» de ces bombardiers radiocommandés. Les Russes, de leur côté, ont souligné les connaissances technologiques nécessaires pour réaliser une telle attaque, notamment en matière de coordination au GPS. En soutenant qu’une telle opération dépassait les compétences d’une poignée d’islamistes d’Idlib, ils sous-entendent qu’une puissance étrangère pourrait leur avoir donné un «coup de pouce». Le ministère de la Défense russe s’est interrogé sur l’«étrange coïncidence» que constituait la présence d’un avion de reconnaissance U. S. dans le secteur.

Quoi qu’il en soit, l’humanité est officiellement entrée cette nuit-là dans l’ère des attaques d’armes miniatures robotisées en essaim prédite, notamment, par un Michael Crichton (dans La Proie en 2002).

«“Si l’incident en soi n’était pas forcément très spectaculaire du point de vue des critères terroristes, il augure sans doute d’un avenir très sombre", a déclaré Colin Clarke, chercheur en science politique auprès du think tank RAND spécialisé dans le terrorisme, les insurrections et les réseaux criminels.»

Il est à souligner que l’armée américaine étudie cette technologie depuis quelque temps déjà et qu’elle s’enorgueillit de son avance dans le domaine. Cela pourrait expliquer la relative discrétion des médias de grand chemin sur cette «excitante» innovation technologique.

http://log.antipresse.net/post/armements-une-premiere-historique-passee-inapercue?mc_cid=800042b4a1&mc_eid=3a5e263339

FAKE NEWS | Comment France 2 défend le 80 km/h

La décision gouvernementale de réduire la vitesse de 90 à 80 km/h sur les nationales françaises n’a pas été accueillie, c’est le moins qu’on puisse dire, par une approbation unanime. Heureusement, les médias de grand chemin sont là pour prêter main forte au pouvoir!

Le «20 Heures» de France 2 a ainsi organisé un test «impartial» entre les deux limitations (80 et 90 km/h) du point de vue de la consommation et du freinage. Or le comparatif apparaît grossièrement pipé dès le début, notamment en opposant, sur le même exercice, deux automobiles du même modèle (Peugeot 308), mais de deux générations différentes. le site auto-moto.com s’est livré à une analyse minutieuse de la démonstration de France 2. Il n’en est resté qu’un… cas d’école de fabrication de fake news!

http://log.antipresse.net/post/fake-news-comment-france-2-defend-le-80-km-h?mc_cid=800042b4a1&mc_eid=3a5e263339

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dimanche 28 janvier 2018

80 km/h: le délégué à la sécurité routière épinglé

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a été auditionné par les sénateurs ce 24 janvier 2018. Décryptage de la séance...

ACT SENAT VITESSE

L'ambiance était plutôt tendue ce 24 janvier 2018 dans les couloirs du Sénat. Alors que M. Gérard Larcher, le président du Sénat, s'était lui-même interrogé sur le bien-fondé de la future limitation à 80 km/h, le délégué interministériel à la Sécurité routière a été convié à se présenter au Sénat devant le président de la commission des lois.

La question

A la barre M. Emmanuel Barbe, face à lui une cinquantaine de sénateurs très en colère, et bien décidés à recevoir des éclaircissements. M. Philippe Bas, président de la Commission des lois, ouvre la séance en ces termes :

"Nous avons demandé à M. Barbe de venir s'expliquer sur la décision gouvernementale et en particulier sur l'interdiction de circuler à plus de 80 km/h sur les départementales ; le souci de sécurité routière n'autorise pas à accepter des décisions nouvelles sans inventaires, l'évaluation des résultats qui a été faite mérite d'être très sérieusement étayée. Les expérimentations, très modestes, qui ont été effectuées n'ont pas donné lieu à la publication de leurs résultats ! Sans doute n'étaient-elles pas suffisamment significatives... "

Une question claire, nette et précise, qui réclamait une réponse du même ordre. Pas gagné...

La dérobade

C'est donc sous un coup de massue bien asséné que le délégué s'est ouvert sur le contenu du tout dernier CISR (Comité interministériel de sécurité routière), en arguant de la portée et des bienfaits envisageables des 18 nouvelles mesures. Comme à la parade et avec une application non dissimulée, M. Barbe s'est alors longuement étendu sur les raisons de ne pas téléphoner au volant, sur la nécessité de ne pas boire au volant, sur l'évidente obligation du bien conduire avant de déclarer souhaiter revenir "très rapidement" sur l'affaire du 80 km/h.

Et comme à son habitude de déclarer tout de go : "La vitesse est le seul facteur causal d'accident : sans vitesse pas d'accident, c'est une évidence.... " Ce qui ne manqua de déclencher une hilarité teintée d'indignation dans l'Hémicycle, vite stoppée par le cinglant rappel de M. Bas : "Messieurs, nous allons laisser à M. Barbe toutes les chances de nous convaincre."

Les coups de bâtons

Peu à son avantage, le délégué échaudé n'hésita pas à prévenir : "J'ai le cuir dur et je suis habitué aux débats difficiles." Il n'en fallait pas moins, tant les plaidoiries des différents sénateurs furent particulièrement tranchantes. Chaque prise de parole des sénateurs poussant M. Barbe dans ses derniers retranchements. Quelques flèches parmi d'autres relevées durant cette audition de près de 2 heures :
"Cette mesure est une mesure faite sans analyse scientifique, sans réelle évaluation, et sans même que les expérimentations menées soient correctement analysées. Si les Français s'imaginent qu'en allant moins vite ils participeront à une circulation plus sûre, vous leur aurez menti !"

"Sachez que dans ma circonscription, les brigades et pelotons des forces de l'ordre ne sont pas en adéquation avec ce que vous dites sur la généralisation de la limitation. Ils sont plutôt pour des limitations sectorielles en fonction des situations."

"Il y avait trois expérimentations : le fait qu'elles ne sont pas allées au bout et le fait que les analyses ne soient pas plus fouillées laisse apparaître une certaine approximation dans la décision d'imposer cette mesure."

L'aveu

Droit dans la tourmente, le représentant de la sécurité routière encaissera les coups sans broncher, et surtout sans perdre sa ligne de conduite visant à soutenir coûte que coûte une expérimentation bâclée (voir Auto Plus n°1504). Pourtant, la cuirasse se fend soudain, lorsque le bilan de l'expérimentation devient LE sujet incontournable.

M. Barbe, embarrassé : "En matière d'accidentologie, une étude sur deux ans n'a pas de pertinence... L'objet de celle-ci était : est-ce que baisser la vitesse maxi fait baisser la vitesse moyenne ? Oui ! Est-ce qu'elle fait baisser l'accidentalité ? Bah ...heu... ici apparemment oui, mais, heu, c'est trop court, il y a un effet statistique qui n'est pas crédible... et ..." Un aveu d'incapacité qui ne manque pas d'agacer le président de la commission : "Monsieur le délégué, vous pouvez nous dire cela, mais vous ne pouvez pas nous cacher l'étude !" Chose promise, chose due, le délégué s'est, enfin, engagé à fournir tous les éléments de cette expérimentation menée sur trois routes nationales (RN57, RN7, RN 151) pendant deux années.

Et les suites...

Le haut scénario de l'expérimentation scientifique venait de s'aplatir comme un soufflé froid. Il ne s'agissait donc là que de s'assurer qu'en baissant la limitation de vitesse, les automobilistes allaient ralentir. La belle affaire... Le nombre d'accidents importait peu, l'essentiel étant de faire lever le pied aux conducteurs, point à ligne. Ralentir, oui mais jusqu'où, interpelle alors le sénateur de la Haute-Saône, Michel Raison : "350 vies épargnées à 80 km/h, mais combien alors à 60 km/h ? à 50 km/h ? Et pour finir en interdisant la voiture, même s'il resterait hélas des accidents de chevaux ou de bicyclette..."

Fin de l'audience, mais les sénateurs en colère n'ont pas encore dit leur dernier mot. Un groupe de travail de sénateurs du Rhône, de la Haute-Saône et du Finistère, (Mme Vullien, M. Raison, M. Fichet) est désormais en charge de démêler le vrai du faux dans le bilan de cette invraisemblable expérimentation fantôme.

Cependant, si ce groupe de sénateurs frondeurs ne parvient pas à se faire entendre dans les mois qui suivent, la décision d'abaisser la limitation de vitesse en France sera actée par décret dès le 1er juillet, comme l'a décidé le premier ministre, Edouard Philippe.

Image : E.Boulière / Auto Plus

https://news.autoplus.fr/80-kmh-Limitation-de-vitesse-Senat-Securite-routiere-Emmanuel-Barbe-1523979.html

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jeudi 11 janvier 2018

80 km/h sur route : le Danemark démontre l'ineptie de la mesure

La France s’apprête à faire le chemin inverse du Danemark, qui est parvenu à faire baisser le nombre d'accidents en augmentant de 10 km/h la vitesse maximale autorisée. Exemple transposable au pays de Descartes ?

ACT VITESSE

Ce matin, une semaine après que le Premier Ministre Édouard Philippe a fait connaître sa conviction personnelle à propos du projet du Gouvernement d'abaisser à 80 km/h la limitation de vitesse sur les routes du réseau secondaire, Pierre Chasseray remonte au front. Un combat perdu d'avance ?

Le délégué général de l'Association 40 Millions d'Automobilistes va droit au but : "Nous sommes tous d'accord : si nous devions rouler à 10 km/h, il n'y aurait plus d'accident mortel. Sauf qu'une juste règle, c'est quand la vitesse à respecter est respectable", martèle-t-il en reprenant l'un de ses vieux thèmes de bataille. "S'en tenir à cette vérité permet d'économiser des vies : l'expérience au Danemark le prouve."

C'est là que nos édiles devraient tendre l'oreille. L'Association 40 Millions d'Automobilistes est allée à la rencontre des fonctionnaires danois qui ont pu vérifier ces dernières années qu'une hausse de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes de campagne concourt à diminuer le nombre d'accidents mortels. "Pas parce que 90 km/h est mieux que 80 km/h dans l'absolu : simplement parce que cette vitesse paraît pertinente, raisonnable et justifiée. Acceptée, la limitation est par conséquent respectée." Ce qu'il fallait démontrer.  

Une règle acceptée est une règle respectée

Soutenue par le Sénateur de la Vienne Alain Fouché (bien connu pour ses élans contre les "radars, pompes à fric"), l'Association 40 Millions d'Automobilistes aimerait convaincre le Ministère de l'Intérieur et la Sécurité routière que l'expérience danoise est transposable aux routes françaises. "Les autorités danoises étaient confrontées à un problème : sur les routes limitées à 80 km/h, les Danois roulaient en moyenne à 85 km/h." Manière pour Pierre Chasseray de dire que si les 90 km/h sont bien acceptés en France, il y a fort à parier que les 80 km/h ne passeront pas.

Rappelons le résultat de ce sondage réalisé par le quotidien Le Parisien en 2015 : 74 % des automobilistes consultés rejettent les 80 km/h.

Réduire le différentiel de vitesse diminue les risques

Comment les autorités danoises en sont-elles venues à contredire la logique qui veut que diminuer la vitesse sur les routes permet de réduire le nombre d'accidents ? C'est ce que racontent les experts rencontrés au Danemark par 40 Millions d'Automobilistes.

En 2005, déjà, ce pays avait décidé de rehausser de 110 km/h à 130 km/h la vitesse maximale autorisée sur certaines voies rapides. Une décision couronnée par une diminution du nombre de décès accidentels.

"Les autorités avaient constaté que la vitesse moyenne effective sur autoroute était de 120 à 122 km/h", rappelle Adiaan Schelling, consultant sécurité au sein de l’autorité danoise des transports (ou Vejdirektoratet). "Il fut décidé de prendre acte de cet état de fait. Depuis le passage aux 130 km/h maxi, la vitesse moyenne a grimpé à 124 km/h, mais le nombre d'accidents est en régression."

Un automobiliste frustré prend davantage de risques

Les raisons de ce miracle tombent sous le sens : entre les véhicules les plus lents et les plus rapides, le différentiel de vitesse a diminué. Ce qui limite les situations de conduite dangereuses.

Le Havarikommissionen qui enquête après chaque collision ou sortie de route au Danemark constate que si la vitesse constitue un facteur aggravant, la cause première est l’erreur de jugement, particulièrement lors d’un dépassement dangereux. Un scénario surreprésenté dans l’accidentologie danoise.

"La vitesse ne cause pas d'accident", estime John Sckaletz, analyste au département de la circulation routière de la direction de la police nationale danoise. "La vitesse joue un rôle lorsque survient l'accident, certes, mais c'est en tant que facteur aggravant de ses conséquences. La véritable question à se poser, c'est de savoir pourquoi l'accident survient." Cela peut être un dépassement rageur, le non-respect des distances de sécurité, ou bien un manque de vigilance (somnolence, téléphone, alcool).

Avec une limitation portée à 90 km/h, les Danois ne roulent pas plus vite

Curieux de savoir si le même phénomène constaté sur autoroute pourrait se reproduire sur les routes du réseau secondaire, où les 80 km/h sont régulièrement bafoués, les fonctionnaires du Vejdriektoratet ont lancé en 2011 une expérimentation en poussant à 90 km/h la vitesse maximale autorisée sur seize tronçons peu accidentogènes.

A l'issue de ces trois années de tests, les autorités danoises ont relevé une baisse du nombre d'accidents, pour une augmentation de 0,2 km/h seulement de la vitesse moyenne effective des véhicules. Car si les automobilistes les plus lents ont effectivement augmenté leur allure, la frange de 15 % de ceux qui dépassaient les 80 km/h ont conservé leurs habitudes et roulent dorénavant en deçà de la nouvelle limite de 90 km/h. Preuve qu'une règle acceptée est une règle respectée.

"Lorsqu'il s'agit de réduire le nombre d'accidents, vous ne pouvez pas seulement changer la réglementation. Il faut aussi prendre en compte le comportement des usagers", résume Adriaan Schelling. "Avant, beaucoup d'usagers roulaient trop vite sur le réseau secondaire. Il y avait donc beaucoup de dépassements dangereux et beaucoup de collisions frontales. Mais depuis 2013, tous les indicateurs d'accidentalité routière sont à la baisse et nous enregistrons les meilleurs chiffres de sécurité routière depuis 1930. Alors pourquoi pas 90 km/h, si c'est la solution pour y parvenir et si c'est mieux accepté ?"

L'automobiliste gaulois est-il suffisamment discipliné ?

Pierre Chasseray se refuse à croire que cette infime hausse de 0,2 km/h de la vitesse moyenne s'explique par une discipline supposée exemplaire chez l'automobiliste danois. "On dit toujours que le Français est moins discipliné que son voisin nordique, mais en France, la vitesse moyenne effective est de 82 km/h sur les routes limitées à 90 km/h."

"Évidemment, il serait abusif de prétendre que la baisse de l’accidentalité au Danemark est la conséquence de l’augmentation de la limitation de vitesse. Mais ces bons résultats sont la preuve qu’une limitation de vitesse plus élevée n’engendre pas nécessairement plus d’accidents et qu’a contrario, une baisse de la limitation en France n’entraînerait pas systématiquement une diminution de la mortalité", conclut Pierre Chasseray.

Et le délégué général de passer sous silence la question de l'impact d'une topographie bien plus variée sur les routes secondaires françaises qu'au Danemark. Personne ne l'a encore évalué.

Autre motif d’étonnement pour l’observateur français, les autorités danoises ont motivé leur décision d’augmenter la vitesse maximale autorisée par un souci de faciliter la mobilité de leurs concitoyens dans leurs campagnes : "La dépense est raisonnable mais les avantages sensibles, en termes de gain de temps pour les automobilistes", expliquait en 2014 le Ministre danois des Transports, Birk Olesen. "Augmenter la vitesse moyenne des véhicules permet de faciliter les échanges et de soutenir l’activité économique." On peine à se remémorer la dernière fois qu'une figure politique s'est risquée à professer un tel raisonnement en France.

L'État refuse de partager les conclusions de ses tests à 80 km/h

Les opposants à la généralisation des 80 km/h s’agacent du fait que le Gouvernement français n’a jamais daigné partager les enseignements tirés de l’expérimentation organisée de juin 2015 à juin 2017, sur trois tronçons de routes nationales limitées à 80 km/h. Forcément, ils en concluent que les résultats ne sont pas ceux escomptés par la Sécurité routière, une théorie alimentée par une enquête de l’hebdomadaire Auto Plus qui a constaté que des travaux d’amélioration des tronçons concernés rendaient vaine toute comparaison "avant-après". 

Le Gouvernement a déjà laissé entendre que sa résolution est prise : la vitesse maximale sera réduite en janvier 2018, dans l'espoir d'abaisser la vitesse effective des véhicules. Alors à quoi bon agiter l'exemple danois ?

Certes, il est physiquement véridique, mécaniquement incontestable qu’un véhicule qui roule moins vite s’arrête plus court et heurte moins fort l’obstacle. Mais l’Association 40 Millions d'Automobilistes veut persuader le Gouvernement qu'un abaissement de la vitesse maximale est une mesure vouée à l'échec, du fait de son rejet par la majorité des automobilistes.

Comme tant d’autres citoyens, l'Association 40 Millions d'Automobilistes est persuadée qu’il existe dorénavant des leviers plus pressants à actionner que celui de la vitesse ; qu’il y a davantage de vies à épargner en organisant la traque des chauffards qui roulent sous l'emprise de l’alcool, de stupéfiants ou, tout simplement, de la fatigue. Sans parler du téléphone qui détourne l’attention et de l’état de la chaussée, facteur de mortalité routière largement sous-estimé.

https://www.challenges.fr/automobile/dossiers/le-danemark-demontre-qu-on-meure-moins-sur-une-route-a-90-km-h-qu-a-80-km-h_555560

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mercredi 10 janvier 2018

Limitation à 80km/h : Larcher réclame à Philippe les résultats de l'expérimentation

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a demandé "solennellement" dimanche à Edouard Philippe de publier les résultats de l'expérimentation sur l'abaissement à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires, pour voir si la mesure est efficace.

ACT VITESSE

 

"Il faut que le Premier ministre réponde aux parlementaires qui lui ont demandé (...) de leur transmettre les conclusions de l'expérimentation pendant deux années", a déclaré M. Larcher dans l'émission "Le Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, indiquant que 50 sénateurs ont fait une telle demande sur cette expérimentation lancée en 2015.

Mobilité en territoire "abandonnée"

"Je le demande solennellement ce matin (dimanche), c'est d'ici mardi comme président du Sénat, d'avoir accès à un dossier qui n'est pas un secret d'Etat. Car, si réellement, ça doit sauver des vies, alors il faut y aller", a-t-il ajouté, alors que pour tenter d'enrayer la hausse persistante du nombre de morts sur les routes, le gouvernement doit annoncer mardi l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400.000 km de routes secondaires. [C'est fait!]

Pour le président du Sénat et sénateur des Yvelines, "il faut se poser la question parce que ceci va s'appliquer dans des territoires qui sont en déficit d'équipement, des territoires souvent ruraux, des territoires qui ont le sentiment d'être abandonnés".

"Et au lieu de conduire des investissements dans ces territoires, on leur dit: votre mobilité sera entravée en quelque sorte", a poursuivi M Larcher, insistant sur le fait que "la meilleure façon" de savoir si la limitation de la vitesse est utile est "de voir les résultats de l'étude".

Une mesure impopulaire

Dans un entretien au Journal du dimanche, Edouard Philippe défend la probable réduction de la vitesse à 80km/h, même s'il "comprend les arguments, et même la mauvaise humeur", disant accepter d'être "impopulaire" au besoin "pour sauver des vies".

"Je sais que si nous annonçons cette mesure je serai critiqué. Mais je sais qu'elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l'État - d'ailleurs, nous annoncerons des choses à ce sujet. Et si pour sauver des vies il faut être impopulaire, j'accepte de l'être", plaide le Premier ministre.

Aux journalistes lui demandant s'il faut toujours en France passer par des interdictions pour obtenir des résultats, le chef du gouvernement rétorque qu'"il y a 3.500  morts et 70.000 blessés par an, 70.000 ! Après des décennies de progrès, nos résultats se sont dégradés. Eh bien je refuse de considérer cela comme une fatalité. Chaque fois qu'un responsable politique a eu le courage de s'engager, les résultats ont été spectaculaires".

Plusieurs personnalités, dont l'ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui s'est rallié à la majorité LREM, ont signé vendredi un appel pour soutenir la réduction de la vitesse à 80km/h sur les routes secondaires, une mesure contre laquelle "il n'y a aucun argument". En 2016, un total de 3.477 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, un bilan bien éloigné de l'objectif de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020 fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Cette disposition s'inscrit dans un plan de mesures qui sera officialisé à l'issue d'un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR).

https://www.latribune.fr/economie/france/limitation-a-80km-h-larcher-reclame-a-philippe-les-resultats-de-l-experimentation-763779.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180108

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Voilà une mesure qui ne va pas inciter les licenciés de La Souterraine à se déplacer en Corrèze pour travailler (comme le souhaitait Macron), déjà que l'état des routes en Creuse...Pour une fois que je suis d'accord avec Larcher! Par contre, Valls ne loupe jamais une bonne occasion pour se faire détester, tant mieux...    P.G.

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jeudi 14 décembre 2017

NON À LA PRIVATISATION DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

 

PV : fini les gendarmes, en route pour la privatisation des voitures radars

 

ACT RADARS

 

Les gendarmes ne piloteront bientôt plus les automobiles avec des radars embarqués. Cette activité va tomber dans l'escarcelle du privé. La sécurité sur les routes est devenue un marché qui attire les entreprises.

Toujours plus de surveillance, donc toujours plus de PV et d'amendes à régler, c'est bien ce qui est aussi prévu avec la privatisation prochaine de la conduite des voitures radars. Pour l'instant, seuls les gendarmes ou les policiers sont habilités à faire fonctionner ces véhicules banalisés, capables de flasher les excès de vitesse dans le flot de la circulation. Ces « mobiles mobiles », comme on les surnomme, seraient sous-utilisés, de l'avis du ministère de l'Intérieur qui veut confier leur gestion à des sociétés privées, ce qui permettrait par ailleurs d'affecter 400 fonctionnaires à d'autres tâches. A compter de la rentrée de septembre, officiellement, un simple chauffeur pourrait donc se retrouver derrière le volant de ces appareils de contrôle automatiques. D'abord en Normandie, puis progressivement dans les autres régions du pays.(...)

https://www.marianne.net/societe/pv-fini-les-gendarmes-en-route-pour-la-privatisation-des-voitures-radars

La privatisation des radars routiers va être expérimentée en Normandie

"C'est une expérimentation que nous allons d'abord réaliser » en « Normandie, puis que nous allons étendre », a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Public Sénat. Le gouvernement va d'abord expérimenter l'externalisation des contrôles de vitesse routiers en Normandie avant de l'étendre. M. Collomb, qui souhaite ainsi recentrer policiers et gendarmes sur leurs missions de sécurité, n'a pas précisé quand il comptait lancer cette expérimentation ni le territoire concerné (département ou région).

Pas de politique du chiffre

« Il n'y aura pas une poussée » pour qu'« on mette le plus d'amendes possible », a promis le ministre, en réponse aux craintes que les sociétés concernées ne multiplient les P.-V. pour doper leurs chiffres d'affaires. La société ne sera « pas rémunérée au nombre de P.-V. » mais il y aura « un forfait fixé d'avance », a-t-il expliqué. Les Français « devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger », selon lui.

26,3 % de flash en plus en 2016 qu'en 2015

Dans un entretien publié samedi par plusieurs quotidiens régionaux, M. Collomb avait précisé que la verbalisation des automobilistes en excès de vitesse resterait, elle, « de la compétence des policiers ». Alors que la mortalité routière a augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive après douze ans de baisse, « il faut absolument empêcher qu'il y ait des morts sur les routes, en particulier des jeunes », a souligné le ministre, en rappelant que les excès de vitesse restent l'une des trois causes principales de la mortalité routière, avec l'alcool et les stupéfiants. Fin juillet, la Sécurité routière avait annoncé que les radars automatiques avaient flashé 25,6 millions de fois en 2016, soit 26,3 % de plus qu'en 2015.

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/la-privatisation-des-radars-routiers-va-etre-experimentee-en-normandie-04-09-2017-2154395_657.php

 

 

 

Pétition au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb

NON À LA PRIVATISATION 
DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

Monsieur le Ministre,

Attendu que le déploiement de voitures-radars banalisées conduites par des chauffeurs privés, sillonnant les routes 8 heures par jour pour flasher les véhicules dans les deux sens de la circulation est imminent ;

Attendu que depuis l'installation du 1er radar fin 2003, la répression routière a pris des proportions tellement excessives que 38.000 PV sont dressés chaque jour pour excès de vitesse, 12,5 millions de points de permis sont retirés chaque année, et que sur les 218.000 personnes qui ont vu leur permis invalidé faute de points l'année dernière, 72.000 ont perdu leur emploi instantanément ;

Attendu que le déploiement de cet arsenal répressif à la capacité de verbalisation exceptionnelle (9 PV par minute !) ne va faire qu'amplifier jusqu'à l'insoutenable, la répression injuste, incohérente et démesurée que subissent chaque jour des millions de Français qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer ;

Attendu que les conditions de ce marché proposé par le précédent gouvernement à des sociétés privées sont tellement contestables que l'appel d'offre a été classé "confidentiel" ;

Je vous demande de mettre un terme immédiat à ce projet de déploiement de voitures-radars conduites par des chauffeurs privés, et de réorienter la politique de sécurité routière pour qu'elle ne se fasse plus contre les conducteurs, mais avec eux.

 Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération.

JE SIGNE LA PÉTITION >>>

* obligatoire

Déjà 369 065 signataires, objectif 500 000 !

https://mobilisezvous.liguedesconducteurs.org/non-privatisation-radars-mobiles-embarques-p/

 


 

Voir aussi:

La privatisation de la police est une dérive grave que tous les Républicains doivent condamner indépendamment de leur opinion sur les contrôles de vitesse.

C’est une diversion et un impôt déguisé que d’en rajouter sans cesse sur les contrôles-radars quand, dans le même temps, pour satisfaire aux critères de Maastricht, les gouvernements successifs ne cessent de désosser l’ex-ministère de l’Équipement en lui retirant les moyens pour entretenir et éclairer convenablement la voirie.

De fait, faut-il rappeler que la mission de – sous prétexte d’une politique tout répressif dans une course effrénée au PV – a été retirée des prérogatives du ministère des pour être confiée à l’Intérieur. Permettant ainsi au gouvernement de réduire les effectifs consacrés à cette mission  – et notamment le travail fait sur l’infrastructure et tout particulièrement les routes nationales – et de justifier ensuite de la privatisation des contrôles. Le résultat en a été un coup d’arrêt net à la baisse du nombre de morts sur les routes. Mais il y a bel et bien un bénéfice à cette politique inefficace : celui pour les sociétés privées gérant et exploitant les parcs gigantesques de . Qui sont bien les premières bénéficiaires de la pluies d’ qu’elles font tomber sur les automobilistes. Autant de profits privés qui ne seront pas réinvestis dans la sécurité routière alors que le gouvernement Macron vient d’annoncer de nouveaux gels des crédits d’investissements dans les infrastructures de transport.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/petition-contre-privatisation-radars-stop-a-privatisation-de-police-nationale/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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