jeudi 12 juillet 2018

Des familles de policiers vivent dans la peur

L’agression d’un couple de policiers devant leur fille de trois ans à Othis n’est pas un phénomène isolé selon Perrine Sallé, qui milite dans une association de défense des familles travaillant au sein des forces de l’ordre.

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Les familles dont les membres travaillent dans les forces de l’ordre et de sécurité sortent de l’ombre. Le 9 juillet, une mobilisation a été organisée à Paris pour soutenir les proches des policiers, militaires et CRS subissant les conséquences de l’impopularité de leur profession. « La haine de l’uniforme se propage aux familles. », déplore Perrine Sallé, ex-compagne de policier et porte-parole de l’Association femmes des forces de l’ordre en colère (Affoc), qui s’est confiée à RT France.

La mobilisation du Trocadéro s’est déroulée alors qu’un couple de policiers s’est fait passer à tabac ce 5 juillet devant leur petite fille de trois ans à Othis (Seine-et-Marne), car la policière avait contrôlé les agresseurs peu de temps auparavant. « On a recensé sept enfants harcelés et tabassés car ils sont fils ou filles de CRS ou de policiers. Ils se font injurier. Ils sont obligés de mentir sur la profession des parents. Les familles vivent dans une peur perpétuelle. », détaille Perrine Sallé.

Menaces, insultes, agressivité : les forces de l’ordre et leurs familles alertent

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« Les enfants entendent : « Ton père, il finira brûlé comme un nugget. » », « Tu vas devenir orphelin. » ou encore « On va l’égorger comme à Magnanville », poursuit la militante. Comment réagissent les responsables scolaires ? « Il n’y a aucune réaction de la part des professeurs et un sentiment d’impunité de la part des délinquants. », estime encore la porte-parole de l’Affoc, qui poursuit : « Des enfants doivent partir en vacances anticipées, d’autres ont été déscolarisés. Il y a eu des hospitalisations de petits, qui tombent en dépression, ou sont victimes de terreurs nocturnes. »

Les compagnes de membres des forces de l’ordre, lorsqu’elles se font repérer, peuvent aussi être la cible de l’agressivité de délinquants.

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« On se fait insulter dans la rue. », témoigne Perrine Sallé. Lorsqu’elle est intervenue dans des discussions sur les réseaux sociaux pour défendre les familles de policiers, elle s’est aussitôt fait menacer de mort. « Mais quand on dénonce des injures sur les pages anti-flics, anti-uniformes, qui appellent au tabassage et au meurtre des familles, il n’y a aucune censure malgré les signalements. Pourtant certaines comptent jusqu’à 56 000 membres. », s’indigne-t-elle.

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Au point que certains policiers, pour éviter qu’on les identifie, font expédier leur courrier libellé « Ministère de l’Intérieur » à une adresse différente de celle de leur domicile. Cette peur est rarement exprimée dans les médias, selon la militante. « Les policiers et les militaires sont soumis au devoir de réserve et ne s’expriment pas. », développe Perrine Sallé. « Puisqu’ils ne peuvent pas s’insurger, personne ne se rend compte de ce qu’ils vivent. », déplore-t-elle. « Leur hiérarchie utilise en outre des moyens de pression contre le forces de l’ordre qui ont envie de dire que ça se passe mal. Pourtant ce n’est pas pour entacher l’institution mais pour que la situation s’améliore. », estime-t-elle également.

« Si nous-mêmes familles sommes en danger et que ceux qui garantissent la sécurité sont menacés, comment penser qu’ils vont assurer leur mission ? », interroge la porte-parole. La jeune femme a écrit quatre fois au ministère de l’Intérieur, sans obtenir de rendez-vous. « Il faut faire comprendre que cette situation est à risque pour tout le monde et nous attendons de vraies mesures. », conclut-elle.

 

Policières

 


 

Source :

https://www.facebook.com/FdFdOeC/

https://francais.rt.com/france/52309-ton-pere-finira-brule-comme-nugget-familles-policiers-vivent-peur

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mardi 27 mars 2018

«Cassez-vous, je vais vous tuer» : des journalistes agressés dans la cité de Radouane Lakdim

Au lendemain des attentats de l'Aude plusieurs équipes de télévision ont voulu mener leur enquête de voisinage dans le quartier Ozanam de Carcassonne où habitait l'auteur des faits. Agressés et pourchassés en voiture, ils ont dû rebrousser chemin.

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«C'était vraiment très tendu» témoigne un reporter de la télévision suisse italienne cité par Le Figaro. Au lendemain de la prise d'otages du Super U de Trèbes, plusieurs équipes de journaliste ont voulu prendre la température dans la cité Ozanam de Carcassonne, où résidait Radouane Lakdim, l'auteur des trois attaques qui ont fait quatre morts et plusieurs blessés le 23 mars 2018 dans l'Aude.

Mais l'hostilité à l'égard des journalistes était plus que palpable. Une équipe de France 3 a notamment été violemment prise à partie par des habitants du quartier. Dans la vidéo diffusée par France 3 Languedoc-Roussillon, on voit deux jeunes agresser les journalistes et l’un d’eux dire : «Casse-toi, casse-toi je vais t’éclater, cassez-vous ou je vais vous tuer»Le preneur de son prend alors un coup. Selon France 3, le matériel de tournage a été en partie endommagé.

Le directeur du réseau régional de France 3, Olivier Montels, a apporté son soutien aux journalistes. «Rien n'arrêtera la liberté d'informer», a-t-il martelé sur Twitter.

Dans la cité, où les caméras étaient manifestement indésirables, des journalistes de BFMTV et de la télévision suisse ont également dû fuir les lieux, poursuivis en voiture par leurs assaillants. «Ils ont commencé à nous bousculer et à prendre nos pieds de caméras en les lançant sur nous», rapporte Marc Dana, envoyé spécial de France 3 et témoin de la scène.

https://francais.rt.com/france/49157-cassez-vous-je-vais-vous-tuer

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«Rien n'arrêtera la liberté d'informer»: celui- là au moins devrait commencer par balayer devant sa porte... En tous cas, voilà des incidents qui devraient ralentir les ardeurs de certains journalistes si prompts à défendre une "culture de l'excuse" systématique pour les délinquants et à pourchasser toute critique d'un islam politique agressif assimilée à de "l'islamophobie" et toute critique géopolitique accusant certains de semer le chaos au Moyen et Proche Orient...     P.G.

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Est- on encore dans le "politiquement correct" dans l'emploi de cette curieuse expression? :


 

Attentat dans l’Aude : le gendarme Arnaud Beltrame est mort poignardé au cou

 

L’autopsie du gendarme, qui s’est substitué vendredi au dernier otage dans le Super U de Trèbes (Aude), a révélé des lésions mortelles à l’arme blanche. L’officier a également été touché par balles.

Les conditions du décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame se précisent. L’autopsie réalisée sur le corps de l’officier de gendarmerie a révélé des «lésions mortelles» à l’arme blanche au niveau du cou, selon des sources concordantes. Cet officier supérieur, dont l’action héroïque a été saluée par le chef de l’Etat, serait donc mort poignardé à la gorge.

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Il a également été blessé par des tirs d’arme à feu. Son assassin, Radouane Lakdim, un djihadiste âgé de 25 ans qui s’était rué à l’assaut du magasin après avoir tiré sur des automobilistes et un policier de CRS, était muni d’un poignard et d’un pistolet 7.65, arme de petit calibre. L’arme de service du gendarme, de calibre 9 mm, a également été découverte à proximité de son corps. On ignore encore l’ordre précis des coups de poignard et des tirs. Les coups de feu ont provoqué l’intervention de l’antenne du GIGN, qui, en riposte, a tué l’assaillant.

En différents points du magasin, Lakdim avait disposé des explosifs artisanaux, reliés à un système de mise à feu, mais ils n’ont pas détonné.

Deux personnes toujours en garde à vue

Autopsie, auditions tous azimuts, expertises informatiques : une centaine d’enquêteurs de la Sous direction antiterroriste de la police judiciaire et de la DGSI (renseignement intérieur) déroulent leurs investigations. Deux personnes sont toujours en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» coordonnée par le parquet antiterroriste de Paris. Il s’agit de la compagne et d’un ami de Radouane Lakdim. Ces témoins clés n’ont pas fait valoir leur droit au silence : ils s’expriment en audition.

Magistrats et policiers n’ont plus de doutes sur les références idéologiques du djihadiste puisqu’ils ont découvert dans son appartement de Carcassonne des écrits faisant allusion à Daech, pouvant s’apparenter à un testament. L’attaque, qui a fait quatre morts au total, a été revendiquée par le groupe terroriste via son agence de propagande. Les expertises informatiques lancées en urgence visent à déterminer avec qui il était en relation.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-lieutenant-colonel-arnaud-beltrame-est-mort-poignarde-25-03-2018-7628190.php

 

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lundi 26 mars 2018

Accusé d'avoir cautionné l'agression d'étudiants grévistes, le doyen de la fac de Montpellier démissionne

Philippe Pétel avait semblé prendre la défense des individus cagoulés - évoquant des "étudiants" dont il était "fier" - qui avaient attaqué les grévistes de la faculté de droit, ce 23 mars. Egalement accusé d'avoir laissé entrer les agresseurs dans l'amphithéâtre de l'université de Montpellier, il a démissionné quelques heures plus tard.

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"La démission du doyen est un premier élément qui doit contribuer à l'apaisement du site". Par cette déclaration, le président de l'université de Montpellier Philippe Augé a bien résumé à quel point la situation de Philippe Pétel était devenue intenable. Accusé d'avoir laissé se produire une agression en règle d'étudiants grévistes et d'avoir défendu ces actes de violence dans un entretien télévisé surréaliste, le doyen de la faculté de droit a démissionné ce vendredi 23 mars au soir.

Rappel des faits : dans la nuit du jeudi au vendredi, des étudiants grévistes occupent un amphithéâtre et décident d'y rester toute la nuit avant une assemblée générale, dans le cadre de manifestations contre le nouveau système d'orientation Parcoursup. Soudain, un groupe de dix individus cagoulés, encore non identifiés, munis de bâtons et de palettes de bois, pénètrent dans l'enceinte et frappent les grévistes qui quittent l'amphithéâtre en catastrophe. Plusieurs sont hospitalisés. Dans ce sinistre règlement de comptes, le rôle du doyen est trouble : plusieurs étudiants l'ont accusé d'avoir laissé entrer les agresseurs, avant de fermer les portes de l'université aux forces de l'ordre.

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Les soupçons de l'implication de Philippe Pétel ont été nourris par l'interview télévisée qu'il a accordée à France 3, dans laquelle Philippe Pétel nie avoir fait entrer les étudiants "qui ont voulu se défendre", refuse de les condamner... et semble les féliciter : "Les étudiants ont voulu se défendre, je ne peux pas les en blâmer. Les étudiants en droit qui étaient là étaient tous contre l'occupation. (...) Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement", avait-il déclaré. Si le montage opéré par France 3 ne permet pas de comprendre s'il parle bien de l'agression en elle-même, le doyen de l'université ne condamne en tout cas absolument pas les violences dont d'autres étudiants ont été victimes.

Cautionner l'expédition punitive d'une milice contre des grévistes pacifiques n'était sans doute pas la meilleure idée pour apaiser les esprits... ni pour rester en poste à l'université. L'affaire est désormais entre les mains de la justice : le président de l'université de Montpellier a porté plainte contre X, et le parquet a ouvert une enquête pour "faits de violence en réunion avec arme". Les circonstances de l'intrusion devront également être élucidées. La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, après avoir condamné "avec la plus grande fermeté ces actes de violence", a quant à elle dépêché une équipe de l'Inspection générale qui doit se rendre sur place ce lundi.

https://www.marianne.net/societe/accuse-d-avoir-cautionne-l-agression-d-etudiants-grevistes-le-doyen-de-la-fac-de-montpellier

 

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Attentat de Trèbes : le gendarme qui avait remplacé une otage est mort de ses blessures

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s'était proposé comme otage auprès du terroriste auteur des attaques dans l'Aude, est mort des suites de ses blessures dans la nuit du 23 au 24 mars.

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Il s'était livré au ravisseur en échange de la libération d'otages : le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame a payé de sa vie l'héroïsme dont il a fait preuve pendant la prise d'otages de Trèbes, dans le sud de la France.

Grièvement blessé par l'assaillant, cet officier de 45 ans est décédé le 24 mars. «Jamais la France n'oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice», a tweeté le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Le président Emmanuel Macron lui a également rendu hommage, déclarant qu'il était «tombé en héros» et méritait «l'admiration de la nation tout entière». Sur place, un premier hommage a déjà été rendu à Arnaud Beltrame, dès le lendemain de sa mort, devant la gendarmerie où il officiait. Les drapeaux ont été mis en berne.

Alors que l'assaillant venait d'abattre deux personnes dans un supermarché de la région de Carcassonne, «au péril de sa vie», il a fait le choix de prendre la place des otages retenus à l'intérieur du supermarché, a expliqué le procureur de la République de Paris François Molins lors d'une conférence de presse.

«[Le gendarme] avait laissé son téléphone ouvert sur la table [...] et c'est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu» et a abattu l'auteur de l'attaque, qui se réclamait de l'Etat islamique, avait auparavant détaillé à la presse le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

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Il a été blessé par balle à deux reprises et a reçu plusieurs coups de couteau par l'assaillant, a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête. «Un acte d'héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes, les policiers qui s'engagent au service de la Nation», a conclu le ministre.

Nommé officier adjoint au commandement du groupement de gendarmerie de l'Aude en 2017, Arnaud Beltrame a été commandant de la compagnie d'Avranches jusqu'en 2014, avant de devenir conseiller auprès du secrétaire général du ministère de l’Ecologie. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016. Marié, sans enfant, l'officier est décoré de l'ordre national du Mérite.

Fait prémonitoire : en décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi. Les forces de l'ordre procèdent régulièrement à ce type d'entraînement pour améliorer leur mode d'intervention en cas d'attentat.

https://francais.rt.com/france/49103-mort-pour-patrie-gendarme-qui-avait-remplace-otage-succombe-blessures

L'ex-candidat LFI qui s'était réjoui de la mort du gendarme Arnaud Beltrame placé en garde à vue

(...)

Stéphane Poussier, cet ancien candidat de la France insoumise aux législatives dans le Calvados qui avait publié plusieurs messages sur Internet dans lesquels il se réjouissait du décès du gendarme Arnaud Beltrame, a été placé en garde à vue, selon une information de franceinfo ce 25 mars. Il est poursuivi pour «apologie du terrorisme».

Dans un tweet, Stéphane Poussier avait écrit : «À chaque fois qu'un gendarme se fait buter, et c'est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse, là c'est un colonel, quel pied ! Accessoirement, un électeur de Macron en moins.»

Ces propos de Stéphane Poussier avaient suscité une très vive indignation et une condamnation unanime. La France insoumise avait immédiatement réagi. «Les propos honteux et abjects de Stéphane Poussier n'ont rien à voir avec la France insoumise. Nous les condamnons fermement. Nous avons immédiatement retiré cette personne de la plate-forme de la France insoumise», avait écrit La France insoumise dans un tweet relayé par Jean-Luc Mélenchon.

https://francais.rt.com/france/49124-ex-candidat-lfi-qui-etait-rejoui-mort-gendarme-arnaud-beltrame-place-garde-vue

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samedi 24 mars 2018

Que sait-on de Redouane Lakdim, l'auteur des attentats de Carcassonne ?

Au moins trois personnes sont mortes dans une série d'attaques qui ont eu lieu le 23 mars à Trèbes et à Carcassonne. L'assaillant, qui se revendiquait de Daesh, a été tué aux alentours de 14h30 au terme d'une prise d'otages meurtrière.

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Au moins trois personnes ont été tuées dans des attaques à Carcassonne et à Trèbes, le vendredi 23 mars. L'assaillant serait un Marocain d'environ 25 ans.

Selon plusieurs médias, l'individu était suivi par les services de renseignement depuis 2013 et aurait fait un bref séjour en prison en 2016 pour des faits de droit commun. Il aurait été fiché au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Cependant Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur prenant le parole depuis Trèbes assure que «c'était plutôt un petit délinquant qui à un moment est passé à l'acte. [...] On ne pouvait pas dire qu'il pouvait être un radical passant à l'acte dans les moments qui venaient. [...] C'était plutôt quelqu'un qui était un petit dealer.»

Selon des sources proches de l'enquête, dont les propos ont été relayés par l'AFP, il aurait d'abord volé une voiture dans la ville de Carcassonne, tuant le passager et blessant le conducteur. Il aurait ensuite pris pour cible quatre CRS qui faisaient leur jogging non loin de là. L'un d'eux a été touché à l'épaule, mais ne serait pas blessé grièvement.

«Je vais tous vous tuer»

L'individu aurait ensuite été pris la fuite à bord d'un véhicule en direction de Trèbes. Là, il est entré dans un supermarché Super U et aurait pris plusieurs personnes en otages. Selon le parquet, il aurait crié «Allah Akbar, je vais tous vous tuer» en pénétrant dans le magasin. Selon Le Figaro, l'homme était armé de couteaux, d'une arme de poing et de grenades. Lors de cette prise d'otages, deux personnes ont été tuées. 

Redouane Lakdim aurait par ailleurs demandé la libération de Salah Abdeslam. Durant la prise d'otage, un lieutenant-colonel de 45 ans s'est proposé en échange contre un otage. Il a été ensuite blessé lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre contre le supermarché vers 15h et au terme duquel le terroriste a été abattu. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a salué «l'acte d'héroïsme» du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s'est livré au suspect en échange d'un otage.

Il a emmené sa petite sœur à l’école avant l’attaque

Redouane Lakdim vivait avec ses parents et ses trois ou quatre sœurs, dans un appartement de Carcassonne, perquisitionné ce vendredi en début d’après-midi. Contactée par Le Parisien, une voisine expliquait que le suspect a été vu ce vendredi matin accompagnant sa petite sœur à l’école…

Une autre voisine, qui connaît très bien la famille, décrit ce garçon comme quelqu’un de «calme», «sympa», avec «toujours un mot gentil». La même personne explique aussi que le jeune homme fréquentait régulièrement la mosquée.

https://francais.rt.com/france/49091-que-sait-on-redouane-lakdim-auteur-attentat-carcassonne

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Une fois de plus, un auteur d'attentat connu des services de renseignements (depuis 2013!), et un ministre qui nous déclare qu'on ne pouvait pas anticiper...

Affaire à suivre.  P.G.

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jeudi 15 mars 2018

À Mayotte, l’éternel débat sur le droit du sol

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de donner à la maternité de Mamoudzou un statut extraterritorial, pour limiter la possibilité de devenir français en naissant dans le département d’outre-mer

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Alors que Mayotte est agitée depuis trois semaines par un mouvement social pour protester contre l’insécurité, sa maternité se trouve au centre des débats. La saturation de ce service de l’hôpital de Mamoudzou, qui a enregistré 9674 naissances en 2017, illustre en effet à la fois très forte pression démographique subie par l’île et l’importance de l’immigration dans ce département d’outre-mer.

Une partie de la population et des élus locaux dénoncent régulièrement la présence au centre hospitalier de très nombreuses femmes originaires des Comores voisines, qui viennent y accoucher. Cette situation aboutit, selon eux, au fait que le système hospitalier est débordé. Par ailleurs, aux yeux de bien des Mahorais, ces mères sont attirées par l’espoir de donner à leurs enfants la possibilité d’acquérir la nationalité française, au nom du droit du sol.

Le gouvernement « réfléchit » aux différentes possibilités

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À son tour, le premier ministre Édouard Philippe a évoqué le sujet en répondant au Sénat, jeudi 8 mars, à une question du sénateur LREM de Mayotte Thani Mohamed Soilihi. « Est-ce qu’on s’autorise à travailler sur un nouveau statut de cette maternité ? Est-ce qu’on réfléchit aux transformations qu’il faudrait apporter en matière de droit et d’accès la nationalité à cet endroit ? Je mets tout sur la table », a-t-il déclaré.

Vendredi 9 mars, la ministre des outre-mer Annick Girardin a précisé que le gouvernement réfléchit à l’idée d’un « hôpital extraterritorial, pas que pour Mayotte, aussi pour la Guyane ». Il s’agirait d’un « hôpital où quand on y naît, on est ensuite déclaré (pour l’état civil) soit côté français, soit côté Comores, soit côté Madagascar ». « C’est une réflexion que nous avons depuis quelques mois mais c’est un cadre juridique très particulier », a-t-elle poursuivi.

Une « absurdité juridique »

Un service public doté de l’extraterritorialité dans un département français ? « Cela ne me paraît pas faisable, il y a quand même de fortes chances que cela soit jugé inconstitutionnel, commente Serge Slama, professeur de droit public à Grenoble. On ne peut pas déclarer une partie du territoire comme ne faisant plus partie de la République. »

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Ce n’est en tout cas pas la première fois que cette piste est mise « sur la table ». Elle avait été par exemple discutée en 2010 à l’occasion des débats à propos de la loi Besson sur l’immigration. Pour Serge Slama, en plus d’être « une absurdité juridique », cette « fausse bonne solution est aussi une aberration humaine ». « Si cela se faisait, on ferait prendre de risques sanitaires à des femmes qui iraient accoucher en dehors de la maternité », ajoute-t-il.

Laurent Wauquiez veut remettre en cause le droit du sol

La possibilité de modifier les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte est un serpent de mer, que Laurent Wauquiez, l’actuel président des Républicains, vient de réveiller lors de sa visite sur place. « Quand un enfant naît ici de deux parents clandestins, il ne doit pas pouvoir être français », a-t-il lancé.

François Baroin avait déjà avancé cette idée en 2005, quand il était chargé de l’outre-mer dans le gouvernement. Un de ses successeurs à ce poste, Christian Estrosi, avait fait de même en 2008. Mais ce qui paraissait éventuellement envisageable d’un point de vue juridique quand Mayotte était une simple collectivité est aujourd’hui exclu pour un territoire devenu un département en 2011. À moins de modifier la Constitution.

Le droit du sol n’est pas absolu

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Certes, son article 73 prévoit que les lois applicables dans les départements et régions d’outre-mer peuvent faire l’objet « d’adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités ». Mais la Constitution « ne paraît pas autoriser, en l’état, la mise en place de règles dérogatoires en matière de droit de la nationalité », avait déjà conclu en 2006 une commission d’enquête du Sénat.

Au passage, les parlementaires avaient rappelé un autre principe de droit : contrairement à ce qui est souvent énoncé, le droit du sol n’est pas absolu en France et le simple fait de naître dans la maternité de Mayotte ne suffit pas à faire d’un nouveau-né un « petit Français ». Un enfant mineur né en France de parents étrangers peut réclamer la nationalité française seulement à partir de treize ans et à la condition qu’il y ait eu sa résidence habituelle pendant cinq ans, à partir de l’âge de huit ans.

https://www.la-croix.com/France/Immigration/A-Mayotte-leternel-debat-droit-sol-2018-03-10-1200919700?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180312&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=952976&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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lundi 12 mars 2018

Mayotte : la mobilisation contre l'insécurité ne faiblit pas, Girardin va se rendre sur place

Grève générale, barrages routiers, menace des élus sur la tenue de législatives : les habitants de Mayotte poursuivent leur mobilisation contre l'insécurité et espèrent faire bouger l'exécutif. La ministre de l'Outre-mer s'y rend ce jour.

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Trois semaines après avoir commencé, la mobilisation ne faiblit pas à Mayotte, où la population continue de manifester contre l'insécurité grandissante sur l'île. La grève générale se poursuit et de nouveaux barrages ont été érigés le 8 mars pour bloquer les routes du département, alors qu'une mobilisation avait rassemblé la veille des milliers de personnes dans le chef-lieu de l'île, Mamoudzou. [préfecture, NdR]

Parlementaires, maires et élus départementaux se sont également joints au mouvement, précisant dans un communiqué que «les collectivités locales [seraient] fermées jusqu'à nouvel ordre».

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Plusieurs maires ont par ailleurs déjà annoncé leur refus d'organiser l'élection législative partielle des 18 et 25 mars. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a cependant fait savoir le 7 mars que «l’Etat pourvoira au fait que nous puissions organiser matériellement et opérationnellement le scrutin» et ce «même si les 17 maires refusent d’organiser l’élection».

Parallèlement aux barrages de la population, les gendarmes sont intervenus pour lever des barrages «sauvages» qui avaient été érigés par des jeunes parfois violents, comme à Koungou et à Tsoundzou.

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Conséquence des barrages routiers, le service des consultations externes du Centre hospitalier de Mayotte a été fermé le 8 mars «par manque de personnels», selon le service communication de l'hôpital.

Faire «réagir l'exécutif»

Excédés par l'insécurité qui règne sur l'île, sujette à une forte pression migratoire en provenance des Comores voisines, les habitants comptent ainsi faire «réagir l'exécutif», comme l'a confié Foumo Silahi un des porte-paroles du mouvement, cité par Mayotte Hebdo. Discrète sur la situation jusqu'à présent, avec simplement la promesse d'organiser une «conférence sur l'avenir de Mayotte», la ministre de l'Outre-mer Annick Girardin s'est engagée le 9 mars sur RMC à se rendre sur place rapidement. «Je suis prête à partir. Je pars à Mayotte, si le dialogue est possible, je suis toujours là où je peux être la plus utile», a-t-elle soutenu.

De leur côté, les manifestants menacent de durcir le mouvement dès le 12 mars, et prévoient notamment «l'encerclement de Mamoudzou», la plus grande ville de l'archipel, et, avec elle, les relais de l'Etat, comme la préfecture, ou encore l'aéroport.

https://francais.rt.com/france/48587-mayotte-mobilisation-contre-insecurite-ne-faiblit-pas-girardin-rendre-place

ALEX ALCUYET

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vendredi 2 février 2018

Marseille : des dealers squattent le ministère de la Justice

Les éducateurs de la PJJ, excédés, sont en grève.

ACT MARSEILLE PJJ

Un culot ou un sentiment d'impunité hors du commun : depuis cinq mois, c'est jusque dans l'enceinte du ministère de la Justice qu'un réseau de stupéfiants a pris ses habitudes, dans le quartier des Chutes-Lavie. En l'occurrence, sur les 9 hectares du verdoyant domaine de l'unité éducative de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). On trouve notamment dans cet ancien espace bastidaire du 13e un Centre éducatif fermé tout neuf, un foyer, des services d'insertion, etc.. Près de 80 éducateurs et autres intervenants, placés sous la tutelle du ministère de la Justice, y travaillent chaque jour auprès d'un public de mineurs délinquants.

Nombre d'entre eux ont justement connu le trafic de stupéfiants : le domaine de la traverse Sylvestre devrait être un havre où ils tentent de redresser des vies qui ont dévissé. Mais c'est justement dans cet espace de repli et de reconstruction que les dealers viennent "tenter de recruter les plus jeunes, livre, accablée, Isabelle Audureau, pour la CGT-PJJ. Ceux qui vendent sur ce plan stups ont sorti des braseros, des fauteuils, ils font comme s'ils étaient chez eux. Des clients débarquent carrément en voiture, en groupe, sur le site", s'étrangle la syndicaliste. Dans cette proximité avec le réseau et ses petits lieutenants, les fonctionnaires disent vivre "une contradiction insupportable entre leurs missions d'éducation, d'insertion et de prévention de la récidive, et le fait de laisser les jeunes témoins voire acteurs de ce trafic".

Ils seront en grève aujourd'hui pour le dire haut et fort.

Des hommes cagoulés encerclent l'éducatrice

Si cette situation est connue "de longue date", elle s'est dernièrement envenimée : "Les allées et venues des agents de la PJJ et des usagers du service sont désormais contrôlées par des personnes postées sur le site", décrit la CGT. Qui cite le cas de cette éducatrice, qui s'est ainsi vue cernée, un soir, par plusieurs hommes cagoulés. "À un autre collègue, ils ont dit, en gros : 'Ici, t'es chez nous'. On a dépassé là le sentiment d'insécurité. Les éducateurs ont la trouille, ils sont prêts à exercer leur droit de retrait", martèle Isabelle Audureau. Si la police n'a pas, pour sa part, constaté d'enracinement du trafic sur le site, elle reconnaît une situation de "porosité" avec les cités voisines, où les plans stups sont bien connus.

Le communiqué de la CGT PJJ ne mâche, en tout cas, pas ses mots : "Les personnels ont le sentiment d'être abandonnés au coeur d'un conflit de territoire et sont condamnés à l'immobilisme par peur de représailles." Le CHSCT de la PJJ va d'ailleurs être saisi "en urgence" par les syndicats, jugeant que "les risques psychosociaux n'ont jamais été aussi élevés sur le site".

Mesures de sécurité

Au plus haut de leur hiérarchie, avec qui les organisations syndicales ont eu plusieurs rencontres la semaine dernière, ces alertes sont prises "très au sérieux". Ouvert aux quatre vents, le portail, "point de fragilité", sera ainsi "fermé et gardienné", promet Franck Arnal, directeur interrégional adjoint de la PJJ. Le mur d'enceinte sera aussi relevé à deux mètres. Enfin, la tolérance accordée aux habitants de la cité mitoyenne et très enclavée des Marronniers, de traverser le domaine, sera retirée. "Je ne découvre pas les difficultés des quartiers Nord, souffle Franck Arnal. Cependant, nous n'avons pas la maîtrise de ces manifestations de violence et de territoire.Il nous faut pourtant réagir, sinon c'est l'État qui recule." Le symbole, en ce lieu, "serait fort" : un terrible constat d'échec dans la lutte pour reprendre le terrain et les jeunes au trafic de drogue.

http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4814129/des-dealers-squattent-le-ministere-de-la-justice.html

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
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