dimanche 17 décembre 2017

"Débat citoyen": La cour d’appel de Limoges fut au cœur des débats, au détriment de l’avenir du Limousin

Le débat-citoyen initié par les avocats limousins sur l’avenir de la cour d’appel de Limoges et celui du Limousin a rassemblé, jeudi soir, au Musée de la Résistance, près de 300 personnes.

ACT VINCENT LIMOGES DEBAT

(...) Si la génèse de la réforme judiciaire et les conséquences de la possible suppression de la cour d’appel de Limoges ont été parfaitement détaillées par le bâtonnier de Limoges, maître Abel-Henri Pleinevert, l’avenir du Limousin, lui, n’a été que très peu évoqué. Les politiques ayant eux-mêmes plusieurs fois recadré le débat sur le seul avenir de la cour d’appel. Se sentant probablement dépossédé de ce fameux débat, un homme enroulé dans un drapeau aux couleurs de l’ex-Limousin a lancé furieux : « Il n’y a que des politiques qui parlent ».

Défendre une idée  du territoire

Pourtant les auditeurs venus, ici, certes pour défendre la cour d’appel mais aussi une certaine idée de leur territoire sont restés sur leur faim. Peut-être le signe qu’un nouveau débat ne serait pas inutile ?

Robert Savy a pourtant tenté d’évoquer à nouveau les propositions qu’il avait faites quelques semaines plus tôt avec son compère Jean-Claude Peyronnet, lui aussi retraité de la politique. Il a évoqué tout de même sa satisfaction amusée « que la cour d’appel soit menacée car jusqu’ici Jean-Claude Peyronnet et moi étions consternés par le silence des élus limousins face au processus du déclin de notre région. J’ai l’impression que ce soir, le Limousin et ses habitants se réveillent. Ce réveil est massif et réconfortant », souligne-t-il. Applaudi longuement, il est incontestablement celui qui a porté la voix de la foule.

La proposition, comme point de départ de la reconquête du pouvoir en Limousin, de faire un état des lieux des conséquences de la réforme est revenue sur la table et affinée jeudi soir. Notamment par l’idée de Robert Savy - encore - « d’un financement de la Ville, de la Métropole, du conseil départemental de la Haute-Vienne et pourquoi pas ceux de la Creuse et de la Corrèze ». Rien n’a été acté. « Faites une étude messieurs les politiques mais faites la correctement. Les chiffres c’est bien, mais pensez au qualitatif », exige de son côté une citoyenne.

Si les inquiétudes comme celles concernant le centre autiste ont été écoutées, la volonté d’élargir le débat par un homme dans l’assistance proposant la création d’une association de citoyens a été balayée rapidement. Finalement, aucune proposition n’est sortie. Deux vœux, ont toutefois été émis du fond de la salle : « J’espère que la cour d’appel de Limoges sera sauvée mais j’espère aussi que vous allez continuer à nous défendre ». Les avocats l’ont promis dès l’origine de la mobilisation, ils seront les avocats de tout le territoire. Ils sont attendus là-dessus aussi.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/justice/2017/12/15/la-cour-dappel-de-limoges-fut-au-cur-des-debats-au-detriment-de-lavenir-du-limousin_12670599.html

BASE 14 995X225

Un grand merci à nos militants de Haute- vienne qui ont tenté, en vain, de mettre dans le débat les vraies questions de fond concernant l'avenir du Limousin, à commencer par les conséquences désastreuses de la loi NOTRe, soutenue par les politiciens présents dans la salle. Comme d'habitude les "échanges" ont été soigneusement "recadrés" par la tribune, qui avait une conception originale de ce que peut être un vrai "débat- citoyen". L'intervention de Ned Suraj SUKHDEO, candidat UPR aux denières élections législatives a été vite étouffée. Bravo à Vincent pour son idée de drapeau du Limousin et son intervention remarquée, y compris par la presse!   P.G.

vendredi 15 décembre 2017

Corse: "La Constitution doit être modifiée", exhorte Simeoni

Le leader nationaliste autonomiste corse Gilles Simeoni a déclaré mercredi sur BFMTV/RMC que "la Constitution doit être modifiée pour prendre en compte la spécificité de la Corse, de ses attentes et de ses besoins".

ACT SIMEONI CORSE

"L'inscription de la Corse dans la Constitution est la condition sine qua non de l'ouverture d'un espace juridique qui nous permettra de mettre en œuvre des politiques ( ...) indispensables à la prise en compte des intérêts de la Corse", a poursuivi M. Simeoni, répondant au Premier ministre Édouard Philippe, qui avait prévenu la veille que toute initiative de la nouvelle collectivité territoriale corse devait être "conforme au cadre constitutionnel" actuel.

La tête de liste de la coalition nationaliste, Pè a Corsica (Pour la Corse), qui a remporté dimanche une large victoire aux élections territoriales avec un score de 56,5 %, a également indiqué être "dans l'incertitude totale quant aux intentions réelles du gouvernement" déplorant que "les mots varient".

"Tantôt on nous parle d'autonomie, tantôt on nous parle de décentralisation, tantôt on fait semblant de croire que l'autonomie n'était pas dans notre programme alors qu'elle était au cœur de nos demandes", a-t-il ajouté.

"On laisse croire que l'autonomie serait une forme de rupture avec la France, ce qu'elle n'est absolument pas", a-t-il insisté.

Mardi, le chef du gouvernement, qui a chargé la ministre Jacqueline Gourault d'ouvrir un dialogue avec les nationalistes, a indiqué qu'il serait "attentif à ce que les compétences prévues par la loi, et ouvertes à la nouvelle collectivité, soient pleinement exercées".

Le gouvernement a rejeté d'ores et déjà les trois revendications emblématiques des nationalistes corses, la reconnaissance de la langue corse comme langue officielle de l'île au côté du français, la création d'un statut de résident ou encore l'amnistie des "prisonniers politiques".

M. Philippe a préféré insister sur les "compétences spécifiques" qui pourraient être confiées à la Corse, en invoquant la formule du "pacte girondin" entre l'État et les collectivités, sans dessiner les contours de ces nouvelles attributions.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/corse-la-constitution-doit-%c3%aatre-modifi%c3%a9e-exhorte-simeoni/ar-BBGFWst?ocid=sf

BASE 14 995X225

Et en même temps... "La constitution doit être modifiée" dit Gilles Simeoni ! Mais pourquoi doit-on modifier la constitution, alors que la Corse fait partie intégrante de la France ???
Ah mais oui suis-je bête, c'est ce que prône l'UE avec les euro-régions et que dénoncent l'UPR et François Asselineau.

FREXIT VITE!

C.N.

Posté par UPR Creuse à 06:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

jeudi 14 décembre 2017

« Le Limousin est-il en train de mourir ? » Rappel: réunion publique aujourd'hui à Limoges!

« Le Limousin est-il en train de mourir ? », l'un des thèmes du débat-citoyen organisé jeudi 14 décembre

ACT REUNION LIMOGES

A l'initiative des avocats limousins, un débat-citoyen est organisé jeudi 14 décembre à 18 heures à l'espace CITE de Limoges. Au programme l'avenir de la Cour d'appel et du Limousin. 

« Pourquoi fermer la Cour d’appel de Limoges ? », « Le Limousin est-il en train de mourir ? » seront les thèmes abordés, jeudi 14 décembre, lors d'un grand débat-citoyen organisé à l'initiative des avocats des barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle.  « Les élus seront les bienvenus avec leurs idées et propositions. Viendront aussi ceux qui se sentent concernés par notre avenir et celui de nos enfants en Limousin », souligne le communiqué de presse annonçant le rendez-vous. Pas de cartons d'invitation donc..., il faut dire, en effet, que ce débat se prépare depuis plusieurs semaines maintenant.

L'idée du grand débat citoyen est née lors de la première « réunion de crise » qui a rassemblé les avocats  des barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle (le 20 novembre) pour défendre leur cour d'appel menacée. Ce jour-là, Richard Doudet soulignait « c'est à notre tour, avocats d'être touchés, mais c'est le territoire entier qui est concerné. Nous serons les avocats de ce territoire. La défense, c'est notre métier, c'est ce que nous savons faire. Il faut que notre cour d'appel devienne notre Chemin des Dames. Nous sommes le dernier rampart. Il faut stopper l'hémorragie vers Bordeaux.  »  

Depuis ce jour et « n’ayant obtenu aucune garantie ni aucune réponse à nos inquiétudes relatives au projet de fermeture de la Cour d’appel de Limoges », les barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle entendent interpeller publiquement la population du Limousin et les élus « sur les conséquences graves de ce projet ».

« Conscients que cette volonté du ministère s’inscrit dans un vaste mouvement de réforme de l’Etat au préjudice des territoires et plus particulièrement des 700.000 habitants du ressort de la Cour d’appel de Limoges, les avocats veulent réveiller les Limousins et provoquer des initiatives salvatrices afin qu’un sursaut collectif marque un arrêt brutal à ce qui s’apparente à une grave hémorragie de notre dynamisme local. »

La population, les élus, tous les acteurs économiques sont donc appelés à venir débatte jeudi 14 décembre à 18 heures à l’espace CITE, 7, rue de la Providence à Limoges (entrée libre).Les préconisations de Robert Savy et Jean-Claude Peyronnet (à gauche) pour la région Limousin présentées le 28 novembre

Robert Savy, ancien président du conseil régional du Limousin et Jean-Claude Peyronnet, ancien président du conseil général de la Haute-Vienne n'ont pas attendu ce rendez-vous pour faire des propositions pour sortir le Limousin du déclin. Leurs propositions de fusionner les trois départements de l'ex-Limousin et de faire de Limoges une métropole seront à n'en pas douter débattues...

Parmi les hommes et femmes politiques attendus jeudi 14 décembre, il y aura évidemment Robert Savy et Jean-Claude Peyronnet mais aussi Emile Roger Lombertie (maire de Limoges), Gérard Vandenbroucke (président de Limoges Métropole), Valérie Simonet (présidente du conseil départemental de la Creuse) est ce jour-là retenue à Cahors.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2017/12/08/le-limousin-est-il-en-train-de-mourir-l-un-des-themes-du-debat-citoyen-organise-jeudi-14-decembre_12661659.html

BASE 14 995X225

« Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.
 Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit. »
OEuvres complètes de Bossuet vol XIV,
Jacques B. Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145.

OUTIL FL EUROREGIONS

J'invite tous les militants disponibles à se rendre à cette réunion, car il est important d'expliquer à nos concitoyens qu'on ne peut pas d'un côté approuver les réformes territoriales imposées par l'UE, voire les anticiper (propositions de fusion de départements...) et "en même temps", se lamenter des conséquences de ces funestes politiques! La disparition programmée du Limousin au profit de la "Nouvelle Aquitaine" n'est pas une lubie de quelques gouvernants égarés, mais le fruit d'une idéologie politique visant à faire disparaître les états- nations d'Europe au profit d'un système fédéral d'euro- régions pilotées directement par bruxelles (et Washington...).

P.G.

Diatribe corsée contre l’autophobie nationale…

TRIBUNE LIBRE

Diatribe corsée contre l’autophobie nationale… Par Floréal (PRCF).

Encore une région d’un pays d’Europe, pas parmi les plus pauvres du reste (alors que des régions ouvrières de notre pays s’écroulent pour du bon, des Ardennes au bassin minier du Nord, la Corse talonne Paris pour son taux d’expansion* !), qui semble vouloir rompre les amarres avec l’État historiquement constitué dont elle faisait jusqu’alors partie intégrante.

TL CORSE PRCF

Encore une région où nombre de citoyens de base, plutôt que de s’en prendre au capital fauteur de casse sociale et de décadence sociétale, ou d’affronter la dictature supranationale de Berlin/Bruxelles, met en accusation « Paris ». Comme d’autres, ailleurs, accusent « Madrid », « Londres », les « rats wallons » ou « Rome la Voleuse ». Que les Sans-dents du Mezzogiorno, de Manchester, du Borinage et de l’ex-Lorraine sidérurgique règlent donc leurs problèmes tout seuls ! Et que l’État-nation français, ce « colonisateur » qui, chaque année insuffle, selon les calculs, entre deux et 3,6 milliards d’euros dans l’économie corse, et qui dépêche chaque été sur place des pompiers bretons, bourguignons ou provençaux pour éteindre les incendies locaux, se fasse petit. Et qu’il se contente de reconstruire périodiquement, en baissant le nez de préférence, les gendarmeries et les bâtiments publics dévastés par d’ainsi-dits « patriotes »…

Cependant, amis corses, – et tout particulièrement vous, les 50% de citoyens désabusés qui vous êtes abstenus de cautionner la parade électorale indépendantiste ! – ne croyez pas que la pointe de ce billet soit tournée contre vous. Floréal en a d’abord contre la fausse gauche, la pseudo-extrême gauche et le faux communisme qui, depuis quarante années de dérives euro-béates, ont fini d’écœurer la jeunesse et la classe ouvrière, en Corse et sur le continent. Car ce billet est d’abord tourné contre vous, Français continentaux qui n’êtes plus capables de faire une heure de grève pour sauver votre retraite, d’aller une fois par an à une manif pour préserver votre CDI, qui ne savez plus chanter, consommer et danser qu’en anglais bas de gamme, et qui ne dédaignez pas d’en rajouter une louche quand la classe dominante et l’immense cohorte de ses courtisans médiatiques vous serinent que la France est le pire pays du monde, que ses services publics, sa langue, sa protection sociale, sa  laïcité républicaine, ses communes proches de l’habitant, sa langue porteuse d’une étincelante littérature humaniste, sont horriblement « ringards » : car c’est tellement mieux, comme chacun sait, en Allemagne, tellement plus brillant dans les sacro-saints « pays anglo-saxons », tellement top et must « en Europe du nord », bref n’importe où, mais pas dans ce pays tristement héritier des affreux « Jacobins », des fumeux Communards, des horribles Soixante-huitards. Sans parler des « hordes cégétistes » que stigmatisent inlassablement My TF1, BFM News et tant d’autres médias si « ludiques ».

18301780_1501995639842927_6409346040458797019_n

Car comment voulez-vous que certains citoyens qui proviennent d’autres cultures, ou qui vivent en périphérie de l’Hexagone, puissent aimer la France alors que nombre de Français « standards », suivant le veule exemple de la plupart de leurs politiciens, de leurs intellectuels et de leurs grands P.-d.-g., n’ont que mépris profond pour leur propre pays, pour son histoire, pour sa langue, voire pour ces conquêtes sociales dont chacun profite sans s’inquiéter une seconde du sang qu’elles ont coûté ?

Peuple français, aime-toi et de nouveau, on t’aimera. Et pour s’aimer vraiment, sans avoir rien de commun avec les racistes (qui s’aiment moins eux-mêmes qu’ils ne détestent autrui…), bref, pour avoir raison de s’aimer soi-même, rien de tel que de retrouver le chemin des luttes. Comme les Cubains le disent de Cuba, Quien la defiende la quiere mas (« qui la défend l’aime le plus »). Car ceux qui s’aiment, ce sont ceux qui sèment.

 

Parce qu’ils luttent !

******************************************************************

*Comme nous l’apprend l’économiste Jean-Christophe Chanut, graphiques à l’appui, « en France métropolitaine, c’est… en Corse que la croissance est la plus rapide depuis 2008 ! ». Pas mal pour une « colonie »…

 


 

Voir aussi:

Nouvelle poussée séparatiste en CORSE : l’euro-balkanisation de la France est lancée – Déclaration du secrétariat national du PRCF

Le premier tour des élections territoriales a été marqué par une abstention massive, d’un électeurs sur deux. La participation, à 52,17%, est en recul par rapport aux élections de 2015 (59,88%). Cela veut dire qu’un sur deux n’est pas allé voter à cette élection. Les abstentionnistes étaient ainsi 27% plus nombreux que pour l’élection régionale de 2010 ! C’est le premier fait important, la légitimité au sortir d’une élection se comptant d’abord au nombre de voix obtenues.

Cela ramène donc le score des séparatistes à une proportion plus conforme à son influence réelle. Comme Macron, ces vainqueurs ont une base de masse étroite et leur victoire est due en grande partie à l’incapacité des forces progressistes à présenter une alternative au vote . et non patriote car lorsque l’objectif à moyen terme est celui de Jean Guy Talamoni, “l’indépendance” de la Corse c’est-à-dire de permettre la main-mise des mafias sur l’île sans se poser la question de la macro-dépendance de la Corse à l’ allemande, on peut supposer que c’est davantage l’amour de l’argent et du pouvoir qui anime les cagoulés d’hier que celui de la Corse.

Reste que la thématique sécessionniste instille son poison dans le corps social. Et pas seulement en Corse. Cette démolition par en bas rejoint la démolition par en haut de notre nation républicaine. Démolition organisée, souhaitée et accélérée par Macron et par sa caste oligarchique et dont l’ UE est l’arme fatale.

Toute concession faite à un courant réactionnaire le renforce

Exploitant l’incapacité durable et irresponsable des forces progressistes insulaires et continentales à porter une alternative populaire et patriotique pour la France en général et pour la Corse en particulier, la démagogie séparatiste a encore fait un bond en avant en Corse lors des élections à l’ « Assemblée territoriale unique » (abolition des départements). On remarque au passage, selon une loi politique bien connue, que toute concession faite à un courant réactionnaire le renforce : comme dit la sagesse des nations, « l’appétit vient en mangeant », comme le montre le triste exemple de l’ flamand, ce racisme anti-francophone, en Belgique. Pour autant, pour spectaculaire qu’elle soit en pourcentage des votes exprimés, cette progression est bien plus faible en pourcentage du total des électeurs. Les deux listes nationalistes séparatistes ne réunissent que 26,6% des inscrits, c’est à dire à peine plus qu’au second tour des élections de 2010 (24.1%).

Notons d’abord que la démagogie nationaliste est sans limite et que, dans les conditions de sécurité très moyennes qui sont celles de la Corse actuelle, où les séparatistes ont pour le moins des attitudes… intimidantes, aucune force politique ne leur tient vraiment tête sur place, y compris, faut-il le dire, le PRETENDU Front « national ». Il est tout de même désolant que tout ce qui va mal en Corse soit imputé à « l’Etat », en clair, à la République française, que nul n’y fasse observer que ce sont les services publics continentaux, des pompiers bretons, bourguignons, lorrains, etc. qui viennent de passer l’été à arroser les incendies insulaires sans que jamais cet effort (tout naturel dans le cadre d’une république indivisible, mais on ne peut pas éternellement recevoir sans au moins, reconnaître…) soit reconnu, et qu’en fait de « colonisation », la Corse soit désormais la seconde région de France en matière d’expansion économique, fort loin devant les prétendus « colonisateurs » picards, ardennais, ch’ti, qui plongent dans la pauvreté de masse…

Au-delà de la centralisation NAPOLEONNIENNE excessive (et non pas « jacobine » : Robespierre a dirigé la France durant moins de deux années, et il défendait l’idée d’une large autonomie communale !), le bonapartisme territorial a survécu à la chute de l’ « Aigle » dans les quatre républiques bourgeoises postérieures) qu’a subie la Corse, comme toutes les ci-devant provinces de France, on ne peut appréhender le développement du pseudo- « indépendantisme » corse en dehors du contexte européen. Comme en Espagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, la « construction européenne » destitue et délégitime systématiquement les Etats-nations d’Europe (ou les Etats plurinationaux historiquement constitués comme l’URSS, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie : il n’y a eu, bizarrement, que l’Allemagne fédérale à se « réunifier » ces trente dernières années…). Car ce qui se met en place, n’en déplaise aux benêts politiques comme Benoît Hamon, c’est bel et bien un EMPIRE germano- et américano-centré qui pratique comme jamais, le « diviser pour régner » et qui préfère avoir en face de lui, non pas des Etats-nations capables de résister (et susceptibles de reculer devant de puissants mouvement sociaux…), mais de pseudo micro-Etats « indépendants » de la France, de l’Espagne, de la Belgique, etc.. De micro-Etats ENCORE PLUS DEPENDANTS de fait, de Bruxelles, Berlin et Washington (que pèserait Talamoni face à Merkel ?). Même si, dans un premier temps, Bruxelles-Berlin regardent avec suspicion les mouvements « indépendantistes »… tant que le « centre » européen n’est pas sûr de bien les contrôler*.

Macron UE MEDEF : le démantèlement de la République en marche

En tout cas, on devine comment Macron va très probablement exploiter l’évolution de la situation politique insulaire pour précipiter le démantèlement GENERAL de la République indivisible et de l’ « ordre public social » qui lui correspondait. Qui peut douter que ce grand adepte du « pacte girondin » (une région, une loi… et un code du travail bas de gamme, fin des services publics, de la Sécu, des statuts, des conventions collectives, de l’Education nationale, du primat unificateur de la langue française, etc.) n’accélère aussi l’adoption par ses députés godillots de la Charte européenne des langues minoritaires et régionales appuyée par Berlin, qui vise à destituer le français, en apparence au profit des langues régionales, en réalité, au profit du tout-anglais. Car non seulement l’oligarchie au pouvoir ne va pas contrer le corse et l’immense appel au breton, alsacien, flamand, basque, nord-catalan qu’il implique, mais elle sera certainement tentée de l’exploiter à fond pour faire de la Corse « autonome » le laboratoire du démantèlement du territoire national français et de l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français »).

Or, gravissime serait le départ de la Corse de la République, non seulement pour les Corses – qui perdraient quantité d’apports, très sous-estimés par eux, de la solidarité nationale et de la « continuité territoriale » – mais pour la France dans son ensemble. D’autant que, comme chacun sait, si les Français continentaux deviennent des étrangers, pardon, des « résidents » en Corse, que les fonctionnaires ne parlant pas corse deviendraient inemployables sur l’île. Et que deviendront les Corses fort nombreux qui vivent sur le « continent » (Marseille, Nice, etc.) s’ils choisissent la future nationalité corse ? Des étrangers en France continentale ? Ou des étrangers « résidant » en Corse s’ils choisissent de rester français ? Jolis « progrès » en vue pour la « fraternité », l’ « accueil » et le « respect » dont se prévalent les séparatistes insulaires tout en tolérant sans honte que les murs de Corse soient pollués de slogans « amicaux » tels que « IFF ! » (I Francesi fora, dehors les Français !) ou « AF » (I Arabi fora, comme on l’a entendu à maintes reprises ces derniers temps à Ajaccio)… Quand, à l’appel du PCF clandestin, les FTPF de Corse libéraient par eux-mêmes l’île de la domination mussolinienne, le message porté au monde par les Corses avait tout de même une tout autre allure, comme à l’époque où Rousseau écrivait pour eux la première Constitution républicaine d’Europe…  Pire encore serait le fait que le pouvoir ANTINATIONAL et ANTIREPUBLICAIN de Macron-MEDEF pût se servir du pseudo-indépendantisme corse pour précipiter la fin de la république indivisible née de la Révolution.

(...)

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/nouvelle-poussee-separatiste-corse-leuro-balkanisation-de-france-lancee-declaration-secretariat-national-prcf/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

lundi 11 décembre 2017

Elections territoriales : large victoire pour la coalition nationaliste en Corse

Selon les résultats définitifs, la coalition nationaliste est arrivée largement en tête lors du deuxième tour des élections territoriales obtenant 56,5% des suffrages. Un score qui serait donc supérieur à celui réalisé au premier tour (45,36%).

ACT CORSE ELECTION 2

Un triomphe pour les nationalistes corses ? Selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture de Corse, 56,5% des électeurs ont voté pour la coalition nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse) lors du second tour des élections territoriales en Corse le 10 décembre.

La formation emmenée par l'autonomiste Gilles Simeoni et l'indépendantiste Guy Talamoni a même battu son score du premier tour. Pè a Corsica avait alors réuni 45,36% des suffrages. En deuxième position du scrutin arrive la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni avec 18,29% des voix.

Gilles Simeoni a fêté ce succès à Bastia et a adressé un message sur les réseaux sociaux, en corse : «Vittoria [Victoire] !»

Léger bémol à cette allégresse nationaliste, la participation s'établit à 52,6%, contre 67% en décembre 2015.

Les 63 élus de la toute nouvelle collectivité territoriale (née de la fusion des deux conseils départementaux et de l'actuelle collectivité de Corse) ne disposeront que d'un mandat de 3 ans et demi puisque les prochaines régionales auront lieu en 2021. Toutefois, l'objectif de Pè a Corsica est d'obtenir un réel statut d'autonomie dans les trois ans, pour une mise en œuvre effective dans les dix ans.

https://francais.rt.com/france/46416-elections-territoriales-large-victoire-pour-nationalistes-corses

BASE 14 995X225

Voilà, le compte à rebours du démantèlement de la France est enclanché, à la suite d'une réforme territoriale préparant le terrain. Ici, il ne sera pas question dans l'immédiat d'une indépendance formelle, l'affaire catalane a démontré qu'un tel processus est prématuré, on utilisera la célèbre "méthode Monnet" qui a fait ses preuves, la politique des "petits pas": toujours un peu plus d'autonomie, de manière aussi progressive que nécessaire, en fonction du contexte et du rapport de force, jusqu'au processus final: une situation de facto irréversible.  P.G.

18301780_1501995639842927_6409346040458797019_n

Posté par UPR Creuse à 07:42 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

jeudi 7 décembre 2017

Quand l’île d’Oléron se déchire autour de l’arrivée d’un McDonald’s…

Unee publication proposée par S.R. (UPR 87)

Comment se fait-il qu’un maire qui a été élu démocratiquement, ne puisse pas décider de ce qui doit se faire ou pas sur sa commune, et doive rendre des comptes au tribunal administratif saisi par un géant américain ?

ACT OLERON

Voici un aperçu de ce qui nous attend à cause de tous ces politiques à la botte de l’UE, qui travaillent pour le capital et pas pour le pays.. Bon courage au maire Dolus d’Oléron, ce n’est pas gagné..

Le géant américain de la restauration rapide se heurte depuis 2014 à l’opposition farouche du maire de Dolus d’Oléron de voir arriver un fast-food sur sa commune. Débouté devant le tribunal administratif, l’édile doit maintenant faire face aux pro-McDo.

Pas un restaurant d’ouvert. Lundi 27 novembre, le centre de la petite commune de Dolus d’Oléron a des allures de ville morte. Pour le visiteur qui souhaite déjeuner, il faut se rabattre sur un sandwich froid de l’Intermarché de cette ville de 3 200 habitants. C’est précisément à quelques encablures de l’enseigne de grande distribution que McDonald’s cherche à s’implanter depuis 2014. Le géant américain de la restauration rapide rêve d’y installer le premier McDo d’Oléron. Pour manger un Big Mac, les Oléronais doivent pour le moment prendre le volant direction Marennes, sur le continent, à une vingtaine de minutes de voiture.

Cette absence de concurrence sur l’île aiguise les appétits de la multinationale, car le marché est potentiellement très lucratif : la population de l’île passe de 30 000 personnes en basse saison à 200 000 l’été. Oui, mais voilà, McDonald’s a croisé sur son chemin un obstacle de taille : le maire de Dolus, Grégory Gendre, qui refuse obstinément de délivrer le précieux permis de construire.

« On serait la première île de l’Atlantique à accueillir un McDo »

« Pourquoi il va pas à l’île de Ré ? » Attablée, mardi 28 novembre, dans un café du centre de Dolus, Lili vient d’interrompre Donato, le gérant du lieu, qui explique depuis quelques minutes que « non, ça ne le dérange pas du tout » de voir McDonald’s s’installer sur l’île. Mais Lili, elle, ça ne lui plaît pas. Avec son amie Antoinette, cette retraitée n’a pas du tout envie de voir débarquer la célèbre enseigne américaine. « On n’en a pas besoin sur l’île », assure-t-elle. « Pour manger des frites congelées, franchement, c’est pas la peine, je peux faire ça chez moi », renchérit Antoinette. Toutes les deux soutiennent le maire, Grégory Gendre, dans son combat contre McDonald’s

…/…

Ancien journaliste économique, ex-militant de Greenpeace, fondateur de l’association « Roule ma frite » qui recycle l’huile de friture des restaurateurs ou des cantines scolaires, il se sait « marqué au fer vert ». L’élu de 39 ans mène une campagne active contre le McDo.

…/…

Grégory Gendre a déjà pris trois arrêtés de refus de permis de construire du McDo en mai 2014, juste après son élection, puis en avril 2015 et en août 2016. « Le programme sur lequel on a été élus et sur lesquels les gens ont voté, c’est de soutenir une agriculture durable et des circuits courts, explique Grégory Gendre. Les fonds d’investissement détenteurs de McDo font un métier d’investisseurs et aujourd’hui, on ne peut pas cautionner ce modèle. »

…/….

Grégory Gendre assure pouvoir compter sur le soutien de ses administrés et brandit pour cela une consultation organisée en 2015, où 97 personnes sur 137 s’étaient prononcées contre le McDo. « C’est de la malbouffe, on n’en a pas besoin ici », lâche Cédric, infirmier libéral, l’un des opposants croisés dans les rues de Dolus.

…/…

Un projet accidentogène ? 

Mais, devant le tribunal, Grégory Gendre n’a pas pu faire valoir ses seules convictions. Pour empêcher le géant du fast-food de s’installer, il a donc soulevé la question de la circulation qu’engendrerait un McDonald’s. « On a pris les chiffres de McDo, c’est 100 à 120 véhicules par jour, ça ne rentre pas. Déjà l’été, c’est un bordel sans nom », dit-il. Son équipe a même réalisé une vidéo pour prouver le caractère accidentogène du projet.

Vidéo

« C’est un faux argument, cette histoire de parking, il y a largement assez de places, balaye le propriétaire du terrain, Philippe Villa, ancien candidat aux municipales. Dans un permis de construire, l’idéologie n’a pas sa place »*. L’homme est un peu le porte-parole officieux de la firme américaine, qui refuse de s’exprimer sur le sujet, et avec laquelle il a « re-signé une convention de location pour trois ans ».

…/…

Lire l’article complet de Margaux Duguet

Source FranceTvInfo

https://lesmoutonsenrages.fr/2017/12/05/quand-lile-doleron-se-dechire-autour-de-larrivee-dun-mcdonalds/#more-108400

BASE 14 995X225

*Pour certains, l'"idéologie", c'est toute pensée qui met en cause la voracité insatiable des multinationales...et au passage leur intérêt personnel, bien sûr.    P.G.

mardi 5 décembre 2017

Le régionalisme entraînera la mort de la France

On ne se lassera jamais d'expliquer et de ré- expliquer ce qu'on ne dit jamais dans les médias, "opposition" comprise (FN/FI...).

Voici une ancienne interview de Pierre Hilard proche de nos analyses sur la question des réformes territoriales.   P.G.


 

ARG HILLARD REGIONS

Dans sa récente conférence de presse, le chef de l’État (François Hollande au moment de cet article) avait fait part de sa volonté de diminuer le nombre de régions, tout en augmentant leur taille et leur puissance. Comment recevez-vous ce projet ?

PH : L’idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 2009, le rapport Balladur avait lancé un projet similaire. Le président Hollande veut, apparemment, procéder à une refonte des frontières régionales françaises. En dehors de la modification territoriale, il est difficile de savoir quelles compétences nouvelles seront attribuées à ces régions. Pour le moment, aucune information n’a filtré de l’Elysée. On peut, cependant, être sûr que ces blocs régionaux vont acquérir tôt ou tard des prérogatives supplémentaires car c’est la finalité du projet. Suis-je étonné d’une telle annonce … bien sûr que non. Elle n’est que la conséquence d’un long travail fait en amont dans le cadre de l’Union européenne. Celle-ci s’inspire du travail fait en coulisses par l’Allemagne.

Peut-on y voir une tendance à tendre vers le modèle allemand des Länder ?

PH : L’Union européenne est le diffuseur des principes régissant la spiritualité politique allemande : régionalisme ethnique et technocratique dans un cadre fédéral. Le principe régionaliste a toujours été prégnant depuis l’existence de la CEE puis de l’UE. Il a vraiment décollé avec l’adoption du Traité de Maastricht (1992) instituant le principe du fédéralisme. J’explique tout cela d’une manière détaillée dans mon livre « Minorités et régionalismes ». Grâce aux travaux du professeur en science politique, Rudolf Hrbek [1], nous savons que les préparatifs ont vraiment commencé en 1987 :

« Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la Conférence des Ministres-Présidents d’octobre 1987 à Munich, où il fut fixé comme objectif « une Europe à structure fédérale ».

« Deux ans plus tard, les Ministres-Présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’Etat en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne. Remis aux Ministres-Présidents en mai 1990, ce rapport détaillé, contenant des propositions concrètes pour une révision des traités régissant la Communauté, comprenait quatre points principaux :

√ Introduction du principe de subsidiarité, modèles pour la participation des Länder et des régions aux travaux du Conseil des ministres,

√ Création au plan communautaire d’un Organe spécial,

√ Possibilité pour les Länder et les régions d’intenter en tant que tels des actions auprès de la Cour de Justice européenne.

Ces revendications furent soutenues par deux résolutions : l’une des Ministres-Présidents du 7 juillet 1990 et l’autre du Bundesrat du 24 août 1990.

La résolution du Bundesrat demandait en outre au gouvernement fédéral de faire participer les Länder aux travaux (y compris les travaux préparatoires) de la Conférence gouvernementale et à l’élaboration des positions qui seraient adoptées par les négociateurs allemands. Le gouvernement fédéral répondit favorablement à cette demande des Länder : ce n’est que durant les négociations finales à Maastricht que les chefs d’Etat et de gouvernement restèrent seuls avec les ministres des Affaires étrangères. Dans la phase préparatoire, au contraire, les Länder et le gouvernement fédéral collaborèrent de façon très étroite. »

Tous ces travaux se sont associés à une multitude de rapports et textes en tout genre élaborés au sein d’instituts comme l’Assemblée des Régions Frontalières Européennes (ARFE, institut européen, en fait allemand), l’Assemblée des régions d’Europe (ARE) ou le Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux d’Europe (CPLRE). Les Commissions de l’ARE et du CPLRE dans les années 1980 et 1990 étaient occupés par des Allemands travaillant en liaison permanente avec des Catalans, des Basques, des Friouls-Vénitiens, des Galiciens ou des Flamands.

Ce travail a permis d’élaborer des mesures favorisant le régionalisme, l’ethnicisme et la promotion de la coopération transfrontalière afin de faire disparaître les frontières étatiques au profit d’eurorégions. Ces dernières ont pour vocation de réunir des régions de part et d’autre des frontières devenues obsolètes. C’est un remodelage complet des structures internes des pays européens qui est en cours.

Ajoutons que le décollage véritable de la régionalisation s’appuie sur la recommandation 34 (1997) du rapporteur allemand Peter Rabe, député du Land de Basse-Saxe, à l’époque dirigé par Gerhard Schröder. C’est ce document qui propulse le principe régionaliste dont la finalité est de donner aux collectivités régionales un poids économique, fiscal, administratif, etc. complet en contournant l’autorité nationale au profit d’un dialogue direct avec Bruxelles et ses lobbies. Si le processus va à son terme, c’est la mort de la France comme de tous les États européens. Dans cette affaire, François Hollande et ses ministres ne font que suivre une feuille de route élaborée depuis longtemps.

 


 

« C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. »

 

Pierre Hillard

 


 

Enfin, peut-on parler, comme l’évoquait l’un de nos contributeurs récemment, d’un retour à la féodalité dicté par Bruxelles ?

PH : C’est exactement cela. C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. Nous avons et nous aurons de plus en plus des potentats locaux qui seront cajolés par les lobbies et toutes les représentations étrangères planétaires présents à Bruxelles. On imagine sans peine les magouilles en tout genre. D’autant plus que la Commission européenne saura jouer des rivalités entre régions pour abaisser les protections sociales. C’est la région dite « la plus compétitive » qui sera la mieux vue. Déjà, on évoque des smics régionaux.

Il va de soi aussi que les remboursements médicaux ou soins dentaires seront tirés vers le bas dans le cadre d’un mondialisme œuvrant en faveur d’une gouvernance mondiale. N’oublions pas que le processus de régionalisation va de pair avec l’instauration d’un marché transatlantique. C’est lié. Il faut détruire les Etats pour laisser la place à une multitude de régions qui n’offriront aucune résistance aux produits et aux normes venant d’outre-Atlantique.

Si le président Bill Clinton, recevant en 2000 la plus haute distinction euro-fédéraliste, le Prix Charlemagne, a prôné la régionalisation de l’Europe, ce n’est sûrement pas l’effet du hasard. Nous sommes engagés dans une spirale. Malheureusement, les Français dans leur grande majorité n’ont pas compris la finalité de cette politique. Sauf miracle (et j’y crois), il ne faut pas oublier l’enseignement de l’histoire qui rappelle que la nature élimine les êtres et les États qui ne perçoivent pas les dangers mortels.

 

Pierre Hillard

https://aphadolie.com/2017/12/05/les-euroregions-pour-dynamiter-les-etats/

Posté par UPR Creuse à 06:49 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 4 décembre 2017

Elections territoriales en Corse : triomphe de la coalition nationaliste au 1er tour

La coalition nationaliste est arrivée largement en tête du premier tour des élections territoriales corses avec 45,36% des voix, selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture.

ACT CORSE ELECTIONS 1

Avec 45,36% des voix au premier tour des élections territoriales corses, la liste nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse), qui rassemble les autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, devance celle de la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni, créditée de 14,97% des voix, d'après les résultats définitifs communiqués par la préfecture le soir du 3 décembre.

La liste Les Républicains (LR) emmenée par Valérie Bozzi arrive en troisième position (12,77%), devant la liste de La République en marche (LREM) de Jean-Charles Orsucci qui obtient 11,26% des suffrages et le parti indépendantiste U Rinnovu 6,69%. Ce dernier ne franchit pas la barre fatidique des 7% nécessaires pour se présenter seul au second tour qui aura lieu le 10 décembre.

La liste commune PCF-Insoumis obtient pour sa part 5,68% des suffrages. Le Front national (FN) ferme la marche avec 3,28%. 

La participation à 52,17% est en recul par rapport aux dernières élections territoriales de décembre 2015 (59,88%). 

La Collectivité territoriale unique, une toute nouvelle instance

Les 234 000 électeurs corses étaient appelés ce 3 décembre à voter pour choisir les 63 élus d'une nouvelle instance inédite, née de la fusion des deux conseils départementaux et de la collectivité territoriale (région).

Les futurs élus de la Collectivité territoriale unique (CTU) remplaceront les 30 conseillers départementaux de Haute-Corse, les 22 de Corse-du-Sud et les 51 élus de la Collectivité territoriale de Corse. Ils n'auront qu'un mandat de trois ans et demi, jusqu'en 2021, date à laquelle les Corses revoteront, comme tous les Français, pour les élections régionales.

https://francais.rt.com/france/46174-elections-territoriales-corse-coalition-nationaliste-tete-premier-tour

OUTIL FL EUROREGIONS

L'UPR ne participait pas à cette élection, du fait d'une implantation locale encore insuffisante et pour des raisons de stratégie et de priorités internes (budget, congrès...). Pour comprendre le sens de cette élection et ses sombres conséquences prévisibles, voir et revoir la conférence de François Asselineau sur les euro- régions.  P.G.

Posté par UPR Creuse à 09:08 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 29 novembre 2017

En Normandie, 18 communes fusionnent pour n'en former qu'une

Petit Caux, en Seine-Maritime, fait partie des 230 communes nouvelles créées le 1er janvier 2016. Avec 18 communes regroupées, elle représente la fusion la plus importante de France.

ACT MAIRES UE

A l'autre bout du fil, l'incompréhension domine. "J'habite Biville-sur-Mer, pas Petit Caux", lance Maria, 72 ans. Elle n'a pas entendu parler de sa commune nouvelle, créée dans ce coin de Seine-Maritime le 1er janvier 2016. "Mais je vais me renseigner", promet-elle. Un peu plus loin sur la côte, Ghislaine, 64 ans, est mieux informée. "Je suis au courant, répond d'emblée cette habitante de Saint-Martin-en-Campagne, avant de s'interroger : Si j'ai bien compris, notre maire, ce n'est plus notre maire ?"

Oui, elle a bien compris. Depuis le 1er janvier, les maires des 18 communes qui ont fusionné pour former Petit Caux, 9 000 habitants et un nom tout nouveau, ne sont plus que des "maires délégués". Le maire de Ghislaine et Maria s'appelle désormais Patrick Martin. Il était déjà le président de la communauté de communes qui a précédé la commune nouvelle. Une entité trop petite, selon la loi NOTRe, cette "com com" allait être avalée par une voisine. "Il y avait un risque de retour en arrière. La commune nouvelle est la meilleure solution pour conserver nos compétences", pointe l'édile.

"Je n'en pense pas grand-chose"

Dans une période où l'Etat donne de moins en moins d'argent aux communes, la fusion est, en outre, encouragée par une incitation financière. In fine, la manœuvre doit permettre à ces petites communes d'unir leurs forces, de mutualiser les équipements et les moyens et d'augmenter leur poids politique dans la région. "Il vaut mieux une seule collectivité soudée que 18 petites communes dispersées", explique Patrick Martin, qui espère en outre réaliser des économies d'échelle.

Les habitants attendent de voir. "Pour l’instant, je n’en pense pas grand-chose, ça vient de se mettre en place", confie Patrick, 54 ans, du village d'Assigny. Il aimerait bien que cette fusion se traduise par la fin des inégalités entre les 18 villages du territoire. "Sur le bord de mer, c'est parfait. Mais de l'autre côté de la D925, il faut pleurer pour avoir quelque chose : une connexion internet avec du 512 kbits à notre époque, ce n'est pas terrible."

"On essuie un peu les plâtres"

Beaucoup s'inquiètent d'une éventuelle hausse d'impôts. "A Brunville, on ne paye pas beaucoup d'impôts. Ce qui me fait peur, c'est d'être regroupé et de payer plus", explique Mélina, 37 ans. "L'essentiel, c'est que cela ne change rien au niveau des impôts", abonde Ghislaine. Le maire promet que la hausse sera limitée. "On a prévu un lissage sur douze ans, avec une hausse maximum de 10 euros par an et par foyer", indique-t-il.

Comme le montre le site internet –qui souhaite la bienvenue dans la communauté de communes de Petit Caux aujourd'hui disparue– tout n'est pas encore calé. Validée définitivement le 7 novembre, la fusion s'est faite "à marche forcée". "On essuie un peu les plâtres, on ne connaît pas encore toutes les conséquences de cette décision", reconnaît Patrick Martin, qui se donne jusqu'aux prochaines municipales, en 2020, pour que cette commune soit "effective dans les faits et dans les têtes". Pendant cette période transitoire, il a été décidé de conserver les anciennes mairies, les conseils municipaux –qui forment, rassemblés, le conseil de Petit Caux– ainsi que le personnel. Les anciennes communes conservent leurs compétences d'état civil, d'urbanisme et d'élections.

Plusieurs rues ont le même nom

En attendant, le maire de Petit Caux a dû gérer tout une série de problèmes pratiques. Quelle adresse indiquer sur les enveloppes ? Comment résoudre l'imbroglio de ces rues qui partagent un même nom, un même code postal et désormais une même commune ? Après avoir consulté La Poste, il a opté pour la solution "la plus indolore possible". Les nouvelles adresses conservent le nom des anciennes communes, auxquels s'ajoute la mention "Petit Caux". Quelques rues seront rebaptisées. "Pour les rues de l'église ou de la mairie, il va falloir faire preuve d'un peu d'imagination pour les doter d'un nouveau nom", reconnaît Patrick Martin.

Les panneaux d'entrée de ville ne seront pas modifiés, mais complétés avec une mention "commune de Petit Caux". Le problème le plus épineux reste le choix du nom des habitants. "On a lancé une consultation et reçu une petite centaine de réponses. Mais je n'ai rien vu de très séduisant", confie le maire, qui veut prendre le temps de trouver un nom "moderne et symbolique". Ghislaine n'est pas plus inspirée : "Là, vous me posez une colle", répond-elle.

https://www.francetvinfo.fr/politique/mon-maire-ce-n-est-plus-mon-maire-en-normandie-18-communes-fusionnent-pour-n-en-former-qu-une_1265171.html


 

OUTIL FL EUROREGIONSPour comprendre le sens des "réformes territoriales" imposées par Bruxelles, voir et revoir la conférence de François Asselineau sur les "euro- régions". Voir aussi son discours devant l'assemblée des maires de France.

Disponibles sur le site national de l'UPR.

S.R. (UPR 87)

samedi 25 novembre 2017

Emmanuel Macron accueilli par un concert de sifflets et de huées au Congrès des maires

Les édiles de France ne partagent pas la vision d'Emmanuel Macron pour les communes et ne se privent pas de le lui faire savoir. Comme pendant la campagne électorale, le chef d'Etat a été copieusement sifflé à son arrivée au Congrès des maires.

ACT MACRON MAIRES

La hache de guerre est loin d'être enterrée entre Emmanuel Macron et les maires de France. Venu faire son allocution au centière Congrès des maires de France le 23 novembre, le chef d'Etat avait visiblement prévu l'accueil glacial des édiles, qui ne l'avait déjà pas épargné pendant la campagne électorale.

L'organisation n'avait en effet pas lésiné sur le niveau de décibel de la musique à son arrivée, mais cela n'a pas suffit pour couvrir le concert de sifflets et de huées réservé au président.

Les ors de l'Elysée, où quelques 1 000 maires avaient été conviés la veille, n'ont manifestement pas été suffisants pour les convaincre du bien fondé de l'action du chef de l'Etat à l'endroit des communes.

A l'inverse, le vice-président de l'Association des maires de France, André Laignel (PS), a fait un discours très applaudi. Dénonçant une avalanche de décisions défavorables aux collectivités locales prises depuis l'été, «sans concertation», il a affirmé que les maires étaient «sacrifiés», avant de conclure sous une ovation que la «décentralisation [était] en danger».

https://francais.rt.com/france/45889-emmanuel-macron-accueilli-par-concert-sifflets-huees-congres-maires


 

BASE 14 995X225

Ce ne sera pas faute de les avoir prévenus!

Voir et revoir la conférence de François Asselineau sur les "euro- régions"!

Posté par UPR Creuse à 09:39 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,