samedi 26 mai 2018

Fin de l'académie de Limoges : la rectrice joue l'apaisement

Alors que se profile une fusion des académies, la rectrice Christine Gavini-Chevet, en attente d’instructions ministérielles, entend privilégier le dialogue avec des syndicats inquiets.

ACT ACADEMIE LIMOUSIN

Depuis la publication du rapport ministériel préconisant une nouvelle carte des académies calquée sur celle des grandes régions (donc la disparition de l’académie de Limoges), les inquiétudes sont vives, notamment parmi les personnels. Dans ce contexte sensible, la rectrice d’académie Christine Gavini-Chevet a multiplié ces derniers jours les rencontres avec les syndicats (FSU et Unsa). En l’absence d’instructions précises de la part de son ministère, elle dit vouloir privilégier le dialogue social, alors qu’en Limousin, 300 agents et cadres administratifs sont concernés par une réorganisation territoriale aux contours encore flous.

Que savez-vous exactement du projet ?

Le ministre nous a dit qu’il annoncerait ses décisions fin mai. Dans l’attente, je n’ai pour l’heure aucune feuille de route. En tant que recteurs, on nous a présenté le rapport et nous en avons aussitôt informé les syndicats.

La fusion des trois académies de Nouvelle-Aquitaine est-elle désormais inévitable ?

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

Le rapport estime que l’organisation intermédiaire, qui consistait à créer des grandes régions académiques avec des “grands recteurs” tout en conservant les académies actuelles, ne fonctionne pas bien. Pour ma part, je trouve qu’en Nouvelle-Aquitaine, cela marche plutôt pas mal… Mais quoi qu’il en soit, le ministère entend ne plus faire durer ce statu quo. Mais il est important de préciser que les solutions envisagées seront différentes selon les régions et selon leur taille. Il y aura une vraie concertation. Et il faut rappeler que le recteur de Nouvelle-Aquitaine, qui sera un acteur essentiel de la mise en place du projet, connaît bien les enjeux territoriaux, et connaît aussi très bien le Limousin.

Aux yeux du ministère, le Limousin serait devenu une académie trop petite… mais la Nouvelle-Aquitaine pourrait au final s’avérer une académie trop grande ?

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C’est un peu ça. En tout cas, le problème mérite qu’on y réfléchisse. Et nous sommes encore dans l’expectative. C’est-à-dire que les solutions envisageables peuvent aller de la fusion pure et simple des trois académies… à un nouveau partage des compétences qui pourrait accorder davantage de pouvoir au grand recteur. Rien n’est décidé. Nous verrons aussi quel rôle peuvent jouer les départements, qui pourraient devenir un échelon stratégique dans cette nouvelle organisation territoriale.

Mais qui dit transfert de compétences dit aussi transfert de personnels ?

Non, il n’y aura pas de mobilité imposée parmi les personnels administratifs. Nous ne laisserons aucun cadre sans solution. Tous ceux qui seront concernés se verront proposer soit une mobilité fonctionnelle, soit une mobilité géograhique en fonction de leurs souhaits et de leur situation.

AFFICHE FL EEM

Il n’y aura pas de changement dans le périmètre de gestion des enseignants jusqu’en 2022.

Et après 2022 ?

J’ai lu cette date comme vous. Je n’ai pas davantage d’information.

La carte des formations professionnelles est déjà gérée à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. Qu’en sera-t-il de l’offre pédagogique dans les filières générales ?

Vous savez, on a coutume de dire : “Bordeaux va tout aspirer”… Or l’Education Nationale n’est pas un système politique, c’est une administration d’État. Notre rôle n’est pas de privilégier un tel ou un tel, mais au contraire de restreindre les inégalités territoriales et de veiller à assurer un maillage cohérent. De la même façon, nous avons bien en tête le risque d’isolement des personnels. Nous allons conserver l’échelon départemental et il n’est pas exclu qu’il prenne d’ailleurs de l’importance…

Avez-vous un calendrier précis ?

Non. S’il s’agissait d’une simple question de gouvernance, cela ne nécessiterait pas beaucoup de temps. Or, l’enjeu d’une réorganisation des services, avec toute la dimension humaine qu’il revêt, va bien au-delà d’une seule question de calendrier…

https://www.lepopulaire.fr/limoges/education/2018/05/18/fin-de-l-academie-de-limoges-la-rectrice-joue-l-apaisement_12853052.html

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Je ne sais rien mais je vous dis tout !
Voilà qui résume bien l'intervention de cette dame !!!
Voilà comment on endort les sans dents !!
S.R.

OUTIL FL EUROREGIONS

jeudi 17 mai 2018

319 collectivités sommées de limiter à 1,2 % l’évolution de leurs dépenses de fonctionnement

Six présidents de conseils départementaux de Nouvelle-Aquitaine s’élèvent contre « la méthode » et « un contrat qui n’en est pas un ».

ACT ELUS COLLECTIVITES

Réunis à Bordeaux le 2 mai autour du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset (PS), les présidents de six départements de la nouvelle région (cinq de gauche et un de droite, la Charente) ne ménagent pas leurs critiques au sujet du "pacte de confiance" imaginé par le Gouvernement pour contenir l'évolution des dépenses de fonctionnement des 319 principales collectivités françaises, dont 29 en Nouvelle-Aquitaine : « En l'état, le projet du Gouvernement n'est tout simplement pas acceptable » estiment les présidents des départements de la Charente, de la Dordogne, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et de la Haute-Vienne.

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

« Ce sont les collectivités locales qui servent de variable d'ajustement pour permettre au Gouvernement de respecter l'objectif européen de déficit public » poursuivent-ils dans un communiqué commun daté du 3 mai. Pour eux, « ce contrat n'en est pas un car il ne constitue pas un accord entre deux parties, mais un cadrage financier imposé par Bercy, au mépris de quarante ans de décentralisation ininterrompue. »

Le "pacte de confiance" présenté par le Gouvernement en septembre dernier prévoit une limitation de l'évolution des dépenses de fonctionnement des collectivités concernées (régions, départements, villes de plus de 50.000 habitants, agglomérations) à +1,2 % par an, « alors, précise le communiqué, que l'État prévoit de son côté une hausse de ses dépenses de fonctionnement de 2,5 % ».

La-démocratie-et-la-liberté-dexpression-en-France-au-quotidien

Les six présidents signataires s'accordent sur « le principe d'une contribution des collectivités territoriales à l'effort de la Nation », mais rappellent que lesdites collectivités ont « déjà réalisé 90 % des 11 milliards d'euros d'économies exigées sur la période 2012-2017 par l'État qui ne réalisait pour sa part que 24 % des économies auxquelles il s'était engagé. »

Le président du conseil départemental de la Haute-Vienne, Jean-Claude Leblois (PS), ne décolère pas : « Que l'État nous donne déjà ce qu'il nous doit sur les allocations individuelles de solidarité (RSA, PCH, APA). Car nous, dans les départements, on n'a pas le choix et on doit même intégrer dans nos budgets des charges de fonctionnement supplémentaires imputables à des décisions de l'État. Quand il supprime les emplois aidés, il crée des allocataires du RSA, donc des dépenses supplémentaires pour les collectivités. Idem pour les mineurs non accompagnés dont nous avons la charge financière et qui sont de plus en plus nombreux. Là-dessus, comme sur les frais de fonctionnement des services de secours et d'incendie, on ne peut pas mégoter, non ? » s'indigne l'élu.

En conséquence, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne l'affirme, il ne signera pas le "pacte de confiance" ainsi que sont appelées à le faire, avant le 30 juin, les 319 collectivités concernées, dont 29 en Nouvelle-Aquitaine : « Seul Alain Juppé, pour la ville et l'Agglo de Bordeaux, a annoncé qu'il signera ce pacte et la ville de Pau, dirigée par François Bayrou, dit y réfléchir », fait remarquer Jean-Claude Leblois, qui n'ignore pas que ce sont deux solides alliés du président de la République. Les conséquences si l'évolution des dépenses de fonctionnement dépasse 1,2 % en 2018 ? Une baisse annoncée des dotations de l'État et, par ricochet, des subventions aux associations, des aides aux communes et une limitation des frais de personnel : « Ce sont les seuls leviers que l'on peut encore actionner » fait remarquer Jean-Claude Leblois, entre fatalisme et agacement.

Marcel Oudot

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/05/11/319-collectivites-sommees-de-limiter-a-1-2-levolution-de-leurs-depenses-de-fonctionnement_12843639.html

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Quand tous ces élus qui protestent contre les mesures imposées par l'UE auront compris qu'un seul parti a la réponse à leurs problèmes,, la France pourra se permettre de reprendre son avenir en main !

Car, ils protestent, ils râlent, mais ne veulent pas couper les chaînes qui les emprisonnent !  S.R

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mercredi 16 mai 2018

Disparition probable de l'académie de Limoges!

ENQ ACADEMIE LIMOGES

L'Académie de Limoges disparaîtra-t-elle d'ici 2021 ?

 

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Un rapport ministériel préconise le passage de 26 à 13 académies, selon une carte calquée sur celle des grandes régions. De quoi raviver les craintes sur la disparition possible (probable?) de l'académie de Limoges et de son rectorat.

 

L'Académie de Limoges est-elle vouée à disparaître d’ici deux ans ? C’est en tout cas ce que préconise implicitement le dernier rapport ministériel (1) sur l’organisation territoriale de l’Education nationale, le troisième en six mois. Ce qui semble n'être encore qu'un "document de travail", selon les éléments de langage habituels, affiche en tout clairement la couleur : pour des raisons d'économies et de rationalisation de gestion, le passage de 26 à 13 académies serait très sérieusement envisagé, et rapidement. Un calendrier serait même avancé, le tout devant être fin prêt, dixit le rapport, au plus tard à la rentrée 2021.

 

Révélée notamment par le site internet "Le café pédagogique"  l'existence de ce rapport devrait donc faire couler beaucoup d'encre, et pas seulement en Limousin. Plusieurs scénarii sont en effet envisagés selon la taille des régions actuelles. Pour les plus petites, celles qui ne comptent que 5 à 6 départements, cette redistribution territoriale devrait se faire presque naturellement, selon le document ministériel, qui cite le cas normand (le projet de fusion des académies de Caen et Rouen) et invite les recteurs concernés à remettre un projet de fusion avant fin 2018, pour une application effective en 2019 ou 2020.

 

"De nouveaux modes de gouvernance"

 

OUTIL FL EUROREGIONS

Pour les régions plus grandes, comme la Nouvelle-Aquitaine (mais aussi Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est et Occitanie), c'est évidemment plus compliqué. Etant donnée l'étendue des territoires concernés, "la mise en oeuvre de ce principe, explique le rapport ministériel, implique la conception de nouveaux modes de gouvernance pour maintenir ou renforcer, dans le nouveau cadre, le fonctionnement et la qualité de suivi indispensable".

 

En clair, le ministère constate que les nouvelles "régions académiques" créées en 2016 et assorties de "super-recteurs" (comme celui de Bordeaux, censé chapeauter les trois académies actuelles de Nouvelle-Aquitaine) n'ont pas su trouver leurs marques. Dans la configuration - certes encore hypothétique -  de ces grandes académies, la création d'un vice-chancelier des universités et d'un adjoint chargé de l'enseignement scolaire serait alors envisagée, ainsi que la fusion des corps d'inspection.

 

Quid du recrutement des enseignants ?

 

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Au-delà de la symbolique que pourraient représenter des rectorats vidés de leur substance (on pense à celui de Limoges mais aussi à celui de Poitiers), quelles seraient les conséquences budgétaires et humaines d'une telle réforme déjà dans les cartons depuis deux ans et dont l'esquisse suscite bien des résistances ? Même si le rapport suggère qu'un tel processus ne peut être lancé que progressivement dans les régions les plus grandes, la régionalisation du recrutement des enseignants est évidemment pressentie.

 

De même, il n'est pas exclu de voir apparaître un seul IA-Dasen (Inspecteur d'académie) pour plusieurs départements, mais d'abord à titre expérimental et seulement  là où la faiblesse relative des effectifs le justifierait. En revanche, pour les universités, tout pourrait aller plus vite. Car si le ministère suit à la lettre les préconisations de l'IGAENR, il pourrait décider, dès la rentrée 2018, de transférer au recteur de région académique toutes les compétences relatives à l'enseignement supérieur.

 

Mais pour l'heure, aucune annonce officielle. Sur cet épineux dossier, le gouvernement pourrait opter pour la prudence, comme le lui suggère d'ailleurs ledit rapport qui l'invite à respecter "un dialogue social fort"...

 

(1) Il s'agit d'un rapport de l'IGAENR (Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche).

 

Florence Clavaud-Parant

La nouvelle rectrice présente ses projets pour l'académie de Limoges

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Tout juste arrivée, Christine Gavini-Chevet, rectrice de l'académie de Limoges, fait le point sur les dossiers à sa charge, de Parcoursup au manque d'auxiliaires de vie scolaire en passant par la situation du collège Firmin-Roz. 

Elle évoque ensuite les spécificité de l'académie : « Elle a beaucoup de qualités. Ici, les gens portent attention à l'éducation, et les élèves ont de très bons résultats. En revanche, il ne faut pas fermer les yeux sur les difficultés.

Langues étrangères. Voulant rendre son académie attractive pour les étrangers, la rectrice pose le problème de l'apprentissage des langues. « Limoges ne fait pas exception, le pays n'est pas bon pour les langues. Or, pour faire parler de notre académie dans d'autres pays et favoriser la mobilité de nos étudiants, il faut savoir recevoir les étudiants étrangers, et maîtriser de ce fait l'anglais ».   
 

Contes et légendes - Le principe de la grenouille dans la marmite d'eau

http://sechangersoi.be/5Contes/Lagrenouille.htm
Imaginez une marmite remplie d'eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
Le feu est allumé sous la marmite....

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François Asselineau avait pourtant prévenu !

D'autres aussi avaient bien dit
que Macron finirait le dépeçage de la France !!
Mais les Français n'ont pas lu le
petit texte de Saint Augustin!
Ils n'ont pas non plus fait bon usage du court conte de la grenouille
dans la marmite !

La rectrice commence par une vilaine flatterie et tout le monde est content,
fier que l'on dise du bien de sa région
et on s'arrête à cela, évitant de lire la suite
("il ne faut pas fermer les yeux sur les difficultés")
qui annonce de mauvaises surprises !
Cela s'appelle de la manipulation !

Et que dire de son paragraphe sur l'anglais !
Si les étudiants viennent étudier en France, c'est pour apprendre le français !
Et pourquoi seuls les étudiants anglophones intéressent-t'ils cette rectrice ?
Serait-ce de la discrimination envers les étudiants espagnols, italiens, syriens,
russes, chinois, japonais, etc ?

S.R.

lundi 2 avril 2018

LA GESTION COMMUNALE UPR AU QUOTIDIEN

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Alors, la preuve que la "méthode" UPR fonctionne !
La preuve que les petites communes rurales peuvent vivre !
Elles n'ont pas besoin de se noyer dans une masse informe et totalitaire 

=== LA GESTION COMMUNALE UPR AU QUOTIDIEN ===

ACT FRED MAIRE UPR



LE BRILLANT EXEMPLE DE FRÉD
https://vimeo.com/262368850


Frédéric Robert est le maire UPR de Monêtier-Allemont, village de 300 habitants dans les Hautes-Alpes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mon%C3%AAtier-Allemont).

En quatre ans de mandat, il a transformé sa commune, très endettée, en une commune florissante et en plein renouveau.

Ardent défenseur de la ruralité, Frédéric Robert refuse la « métropolisation » et la disparition des petites communes et des départements, délibérément voulue par l'État sans l'accord et à l'insu des Français.

Grâce à son dynamisme contagieux et à sa proximité de ses administrés, le maire UPR de Monêtier-Allemont a multiplié les actions communales reposant sur le bénévolat, attiré de nouveaux commerces, réduit les dépenses inutiles, insufflé un nouvel élan au tissu associatif.

Depuis deux ans, la commune dégage des excédents de gestion, malgré la disparition de la dotation globale de fonctionnement versée par l'État !

En bon maire UPR soucieux des deniers publics, Frédéric met sagement de côté les excédents ainsi réalisés en prévision des investissements futurs. Car il se refuse à recourir aux prêts bancaires afin de ne pas grever les budgets ultérieurs par des frais financiers et afin de rendre sa commune indépendante des banques.

NON ! LA FRANCE N'EST PAS À VENDRE !

frederic robert 5

L'an dernier, Frédéric Robert, s'était exprimé à la tribune de notre meeting géant organisé à Paris pour le 10e anniversaire de l'UPR le 25 mars 2017.

Au cours d'une intervention très remarquée et très applaudie, il s'était notamment écrié, devant les 6500 personnes présentes :
« Macron m'avait suggéré de vendre le patrimoine de la commune pour la désendetter ! Non ! La France n'est pas à vendre !»
https://www.youtube.com/watch?v=piAqL5XLbR8

Message d'un maire à E. Macron - Frédéric Robert clash - UPR - Fête des 10 ans - KO etPLS

frederic robert 1

https://www.youtube.com/watch?v=piAqL5XLbR8

Décidément, l'UPR, c'est bien l'anti-Macron. L'UPR, c'est l'esprit de résistance du peuple français face à la soumission des élites dirigeantes qui sont prêtes à brader la patrie de Jaurès, Clemenceau et de Gaulle pour un plat de lentilles.

FA
Source : entretien du 29 mars 2018 de Frédéric Robert sur la télévision locale « D!CI TV :
https://vimeo.com/262368850
 

Les Gens D!CI avec Frédéric Robert, maire de Monêtier-Allemont - DICI

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samedi 24 mars 2018

Les régions françaises risquent de perdre des aides européennes

L’Union européenne, qui élabore son prochain budget pluriannuel, pourrait bien tailler dans le vif des subventions aux régions françaises. Elles vont plaider leur cause la semaine prochaine à Bruxelles.

ARG PROP REGIONS

Alerte rouge pour les régions françaises. Les fonds européens, qui les ont largement irriguées depuis des années, pourraient très bientôt se tarir. Bruxelles se décarcasse en ce moment pour dresser les grandes lignes de son prochain budget pour la période 2021-2027. La date butoir pour tracer une première esquisse est fixée au 2 mai.

Et l’équation vire au casse-tête : faire plus avec moins d’argent. En effet, avec le Brexit, l’Europe ne pourra bientôt plus compter sur les livres sterling du Royaume-Uni, l’un des principaux contributeurs. L’actualité impose aussi de nouvelles missions qui alourdissent la facture. « Lutte contre le terrorisme, sécurité intérieure et extérieure, contrôle des frontières », égraine Günther Oettinger, commissaire européenne en charge du Budget.

Du coup, pour faire entrer tout cela au chausse-pied, les pays membres n’ont pas d’autre choix que de faire passer le budget global de 1 % du PIB de chaque pays à « un peu plus d’1,1 % », selon Günther Oettinger. Mais certaines aides pourraient aussi être revues.

 

Economie – UE - 1

 

Régions et Länders montent au front

Déjà, les régions ruent dans les brancards pour conserver leur pré carré. Car elles sont bien dans le viseur de l’UE. Le « fonds de cohésion » est le deuxième plus élevé (63,4 milliards d’euros entre 2014 et 2020) après la politique agricole commune (PAC). Réduire la voilure permettrait donc des économies immédiates. Impensable pour l’association Régions de France qui se rendra à Bruxelles mercredi aux côtés des Länders allemands (l’équivalent de nos régions), pour plaider sa cause.

« Il faut absolument maintenir la politique actuelle, sinon cela risque de créer des disparités qui n’existent pas aujourd’hui. », s’inquiète Hervé Morin, le président de Régions de France. « Mais nous pouvons aussi imaginer un système à deux vitesses où les territoires les plus riches pourraient uniquement obtenir des aides pour des projets de très grande ampleur ou liés à l’innovation. C’est ce que nous allons défendre à Bruxelles. »

Trois scénarios sur la table

Jusqu’à présent, la France a été bien servie. Si elle fait partie du podium des contributeurs du budget de l’UE (avec l’Allemagne et le Royaume-Uni), elle est aussi le troisième bénéficiaire des aides destinées aux régions. Cette manne a permis de financer des projets que vous connaissez certainement. Si vous pouvez rallier en TGV Paris à Strasbourg en moins de deux heures ou que des maisons de santé voient le jour pour pallier la désertification médicale dans les campagnes, c’est en partie grâce à l’Europe.

Conserver ces précieux coups de pouce est donc capital. Mais rien n’est encore gagné. Dans le meilleur des cas, c’est le statu quo. En revanche, les deux autres scénarios sur la table de Bruxelles ne présagent rien de bon. L’UE peut décider d’octroyer ses fonds à des régions moyennement riches. Là, environ la moitié des territoires français devra se serrer la ceinture. Troisième cas de figure : les aides sont fléchées vers les régions les plus pauvres du continent. Alors, c’est la soupe à la grimace pour les treize régions métropolitaines.

https://aphadolie.com/2018/03/23/les-regions-francaises-risquent-de-perdre-des-aides-europeennes/

Source :

http://www.europe-en-france.gouv.fr/Centre-de-ressources/Actualites/Une-Euroregion-qu-est-ce-que-c-est

http://www.leparisien.fr/economie/pourquoi-les-regions-francaises-risquent-de-perdre-des-aides-europeennes-22-03-2018-7623852.php

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Pour vous laver le cerveau, quelques vidéos pour mieux comprendre ce qui se cache derrière les euro- régions:

L'Union européenne finance-t-elle vraiment des projets en France ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=ac39DqQxevU

CONF ILLUSIONS UPR

Les illusions économiques de l'Union européenne

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=W1GR1QWplUM

Les eurorégions pour dynamiter les États

François Asselineu et Pierre Hillard sur les Euro-Régions HD

https://www.youtube.com/watch?v=GxDORzxJ64s

Le démantèlement des états

PIERRE HILLARD REGIONS

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=dzX5k4aDjXg

Pierre Hillard sur France Culture (2002)

https://www.youtube.com/watch?v=im7ByGvciJo

jeudi 22 mars 2018

Casse sociale et tout anglais, une même politique dénoncée par les militants CGT d’Annecy

Dans le très intéressant journal de l’UL d’Annecy en ( lire ci-après), les militants font le lien entre la politique de et la politique de casse sociale accelérée . La langue n’est elle pas le premier service public des travailleurs ? leur premier outil pour s’unir et défendre leurs droits ?


ACT LANGUE CONSTITUTION

«In Annecy Mountains»

Dans le magazine de l’agglomération, le « Grand Annecy » N°3,  de décembre 2017, il faut lire l’éditorial du président du Grand Annecy, Jean-Luc Rigaut :

“«In Annecy Mountains»: c’est désormais en ces termes que notre territoire rayonnera au-delà de ses frontières !.. »….

et les pages « Tourisme » 18 et 19,

“Désormais, ce territoire parlera d’une seule voix”

Il faut lire ces pages qui nous éclairent sur l’ambition affichée de déposséder les citoyens de leur territoire. Alors que communes, cantons – et bientôt départements – issus de la Révolution française, perdent leur essence et leurs compétences au plus près des gens, nous voici projetés dans un nouveau « territoire » « In Annecy Mountains », des bords du lac aux cimes des Aravis, du Plateau des Glières au massif des Bauges…

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Après nous avoir dépossédés, de manière terriblement violente, de la démocratie de décider au niveau des communes, voilà qu’on nous impose de parler la langue de l’Empire, dans la négation complète de l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français ») et de la loi Toubon du 4 août 1994 (« la langue française « élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France, langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics »)» Alors que le français est le premier service public de France et le lien du socle social déjà bien fragilisé dans notre pays, toutes sortes de décideurs politiques et économiques, dans une configuration générale de relégation systématique du français au profit du tout-anglais, choisissent de substituer le business globish aux expressions françaises : c’est la stratégie “communication” des chasseurs de profits.  Cette entreprise soustraite au débat citoyen par la réforme territoriale vise à instituer le Grand Marché Transatlantique avec sa langue des affaires et de l’entreprise, une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Maastricht).

Ces acteurs politiques et économiques locaux affichent très clairement leurs « ambitions internationales », un « pari audacieux ». Les décideurs haut-savoyards veulent mettre la barre très haut  pour que le « territoire » soit choisi par l’État comme « zone touristique internationale » à l’instar de celles déjà créées, à Paris, Nice, Cannes ou Deauville et où s’impose la déréglementation du travail, la caricature du « travailler plus pour gagner plus »…  Les commerces peuvent y ouvrir les dimanches et jusqu’à minuit, sur la base de compensations salariales sans garanties de contreparties minimales pour les salariés… contreparties négociées au cas par cas…

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Et pour arriver à leurs fins, les pouvoirs politiques et économiques sont prêts à vendre notre région comme une savonnette au travers d’ « une marque d’attractivité territoriale » !

Dans ce contexte imposé de pensée  et d’économie unique, d’uniformisation culturelle et de discrimination entre l’élite mondialisée et les dominés méprisés baragouinant le globish, la résistance organisée s’impose.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/casse-sociale-et-tout-anglais-une-meme-politique-denoncee-par-les-militants-cgt-dannecy/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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lundi 19 mars 2018

Pour calmer les Normands, le drapeau breton du Mont-Saint-Michel a été remplacé par celui de l'UE

Hissé temporairement à l’entrée du Mont-Saint-Michel, un drapeau breton a offusqué de nombreux Normands. Le maire, à l’origine de l’initiative, a finalement décidé de faire machine arrière, en le remplaçant par un drapeau européen.

ACT MONT ST MICHEL

Le maire du Mont-Saint-Michel Yann Galton a décidé de hisser le drapeau breton aux côtés du drapeau normand à l’entrée de l’îlot rocheux du Mont-Saint-Michel. Un geste symbolique qui a eu pour conséquence de raviver la sempiternelle dispute qui oppose Bretons et Normands sur l’appartenance de l’un des sites les plus visités de France.

Le Mont-Saint-Michel appartient certes officiellement à la Normandie. Mais pour son maire, il appartient également à la Bretagne. «Ce qu'on appelle la Côte d'Emeraude, ça part de Saint-Malo, ça va jusqu'à Granville, alors Normand, Breton, c'est pareil», a-t-il déclaré à France 3 Normandie.

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Pour autant, l’explication géographique de l'édile n’a pas suffi à calmer les Normands les plus hostiles que la présence des couleurs bretonnes sur l'île ont courroucé. Comme le rapporte l’antenne normande de France 3, plusieurs personnes n’ont pas hésité à envoyer des courriels à la municipalité, afin de faire part de leur mécontentement. «Arborer ce drapeau c'est nier l'histoire du Mont. Monsieur le Maire, remettez le Mont en Normandie et donc le drapeau breton dans sa boîte», a écrit l’un d’entre eux.

Exaspéré par la tournure des événements, le maire a retiré le célèbre «Gwenn ha Du». Celui-ci sera finalement remplacé par un drapeau de l'Union européenne, dont le bleu étoilé est jugé plus rassembleur et plus consensuel.

https://francais.rt.com/france/48828-normand-breton-drapeau-discorde

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"Normand, Breton, c'est pareil" : ça s'appelle...la France! Seulement voilà, les esprits sont tellement façonnés que le seul remède pour calmer les tensions entre provinces ("euro- régions") délibérément mises en concurrence, est l'arbitrage de...l'Union européenne! Tout un symbole...   P.G.

OUTIL FL EUROREGIONS

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mercredi 14 mars 2018

Pourquoi le poids de la dette menace-t-il l'avenir de Haute Corrèze communauté ?

La plus étendue des communautés de communes corréziennes doit faire face à un gros problème de dette, une situation qui pourrait conduire à une hausse de la fiscalité pour les ménages, et qu'on vous explique en 4 points.

ACT HCC LIMOUSIN

Quelle est la situation financière de Haute Corrèze communauté ?

Née seulement le 1er janvier 2017 de la fusion de 6 communautés de communes, Haute Corrèze Communauté (HCC, 71 communes, un peu plus de 34.000 habitants) dispose d’un budget total de 29,5 millions d’€ (fonctionnement et investissement) selon les élements du débat d'orientation budgétaire 2018.
À côté du budget principal, figurent des budgets annexes sur de nombreuses compétences : enfance/jeunesse ; assainissement (collectif et individuel) ; eau ; déchets ; zones d’activités.

Côté recettes, la fiscalité des ménages et entreprises des 71 communes assure 13,16 millions d’€. S’y ajoutent de l’argent en provenance d’un fonds national de péréquation, diverses dotations et quelques recettes propres.

Quel est le niveau de la dette ?

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Tous budgets confondus, elle atteint 12,37 millions d’€. Pour 2017, la capacité de désendettement (nombre d’années pour rembourser la totalité du capital de la dette en y consacrant tout l’autofinancement) de HCC est de 12,55 ans.
Le ratio acceptable est estimé entre 10 et 12 ans. Mais dès 2018, il le devient beaucoup moins et passe à 15,5 ans. La situation devient dangereuse.

Et celui des réserves financières ?

C’est là le véritable problème d’HCC : son épargne nette, autrement dit ses réserves disponibles, était dans le rouge dès 2016 (avant la fusion) et le sera à nouveau en 2018 (après un retour au positif en 2017).
Si rien n’est fait, cette absence d’autofinancement interdit tout recours à l’emprunt et ne laisse quasiment aucune marge pour des investissements… jusqu’en 2028 !

Quelles sont les solutions ?

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Autant le dire tout de suite, elles n’ont rien d’agréable. Les élus ont différentes options devant eux, et peuvent même les mixer. La liste ne prétend pas être exhaustive.
La 1re, c’est d’agir sur les dépenses, en réduisant les charges du personnel (130 équivalents temps pleins à HCC) ; le risque, c’est de ne plus être capable d’assurer les services promis à la population et de louper cette proximité jugée indispensable.
La 2e, ce serait de trouver de nouvelles recettes, par exemple en cédant une partie des 96 bâtiments que gère HCC ; oui, mais cela risque de prendre du temps (pour définir ce que l’on vend et trouver des acheteurs) alors que des mesures doivent être prises dès 2018.

La 3e option, ce serait de raboter les sommes qu’HCC retourne chaque année à ses 71 communes, un total d’environ 10 millions d’€ ; le geste serait sans doute mal vu alors que chaque maire a bien du mal à boucler son budget. Et la principale victime serait sans doute Ussel.
La 4e, c’est la hausse de la fiscalité sur les ménages. Elle ne pourra pas se faire sur la taxe d’habitation, celle-ci étant supprimée totalement à partir de 2020, et normalement compensée par l’État. Il reste la taxe sur le foncier bâti pour assurer au minimum 600.000 € de recettes supplémentaires par an ; l’hypothèse haute serait d’un million d’€.
Enfin, il y en a une 5e : que Haute Corrèze Communauté fasse le tri dans ses compétences. Pour faciliter les choses au moment de sa création, elle a fait le choix de reprendre toutes les compétences qu’avaient les 6 ex-communautés de communes. Elle est de toute façon condamnée à faire un tri.

Eric Porte

https://www.lepopulaire.fr/ussel/institutions/politique/2018/02/24/pourquoi-le-poids-de-la-dette-menace-t-il-l-avenir-de-haute-correze-communaute_12750274.html

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Heureusement que l'on avait dit et redit que les communautés de communes était faites pour mutualiser la gestion et qu'ainsi on ferait des économies !!
Bon, on nous a également dit la même chose pour la fusion des régions !  S.R.

OUTIL FL EUROREGIONS

vendredi 9 mars 2018

Pourquoi l'hélico du Samu 87 vole-t-il moins au secours des Limousins?

Depuis cinq mois, des missions de secours héliportées sont régulièrement annulées en Limousin. Face à cette situation, les soignants du Samu sont exaspérés et quatre pilotes et deux techniciens de vol ont donné leur démission. Explications.

ACT SMU 87

Les patients du Limousin sont-ils moins bien secourus depuis l’automne ? La question peut légitimement se poser : l’hélicoptère du Samu 87, qui intervient sur les trois départements, ne fonctionne plus comme auparavant. Le nombre de missions aurait baissé, selon nos sources, d’une dizaine par mois (chiffre non confirmé par l'ARS). Elles seraient annulées pour des raisons indépendantes de la volonté des soignants du service hospitalier de secours mobile, impuissants et excédés par la situation.

Les équipages de vol seraient tellement démoralisés que six membres sur dix ont démissionné début février et quitteront la base de Limoges fin mai.

8 à 10 missions annulées par mois ?

En cause, le changement de société : de Mont-Blanc Hélicoptères, l’activité de transport de secours héliporté a été confiée fin septembre 2017 à Babcock MCS France, qui a obtenu le marché public pour toute la grande région, soit cinq bases au total (*). Un choix sous l’égide de l’agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine qui aurait des répercussions inattendues, voire inquiétantes, pour les victimes en Haute-Vienne, Corrèze et Creuse, car elles pourraient être synonymes de perte de chances. La Dordogne est elle-aussi concernée.

Babcock n’aurait en effet pas le même manuel d’exploitation que l’ancien prestataire, imposant à ses pilotes des critères de vol plus restrictifs. Or en Limousin, le territoire a ses spécificités : son relief, sa météo peu clémente – avec souvent du brouillard et un plafond nuageux –, son habitat rural, isolé et dispersé. Les pilotes avaient précédemment la possibilité de voler à basse altitude, afin de maintenir la visibilité, et d’atterrir la nuit quasi partout, à condition qu’un balisage lumineux soit effectué au sol par les pompiers : cela pouvait être une route, un corps de ferme, n’importe quel lieu permettant d’aller plus vite...

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Mais les directives de la société Babcock, justifiées selon elle pour des raisons de sécurité (voir ci-dessous), ont modifié la donne, avec des minima qui empêchent l’hélicoptère de décoller en cas de mauvais temps ou exigent un stade éclairé pour les missions nocturnes. Le problème ? Cela réduirait le nombre d’interventions. La situation se serait produite à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Impossible d’avoir un chiffre officiel – le sujet est très sensible –, mais certaines sources font état d’au moins 8 à 10 missions annulées chaque mois. Alors qu’ils auraient pu être autrefois effectués par les airs, des secours sont donc réalisés par les routes, avec pour conséquence une perte de temps pour des patients qui peuvent avoir besoin d’un transfert rapide à l’hôpital.

 

Des négociations ont été entreprises par le centre hospitalier universitaire de Limoges pour que la société basée dans le Var assouplisse ces directives et revoie sa copie. Certains points pénalisants (comme l’interdiction de voler en dessous de 500 pieds, abaissée à 300) ont, semble-t-il, été améliorés.

Difficile d’en savoir plus sur les démarches du CHU de Limoges qui a préféré confier la communication de ce dossier polémique à l’agence régionale de santé.

Un choix de l’établissement qui tranche avec la présentation officielle du nouvel hélicoptère, objet d’une opération de communication d'ampleur, en octobre dernier, à l’intention des médias. Lesquels avaient été nombreux à couvrir l’événement. Mais le tableau est aujourd’hui moins idyllique.

Les patients vont-ils « en payer le prix » ?

Dès septembre dans un courrier adressé au directeur général du CHU de Limoges, Jean-Richard Mansencal, un ancien pilote chevronné du Samu 87, aujourd’hui retraité mais resté attentif à la qualité d’un service qu’il a assuré pendant 25 ans en Limousin, avait tiré la sonnette d’alarme.

Dans cette lettre, il expliquait que les nouvelles règles d’exploitation allaient entraîner « une chute d’activité opérationnelle qui [affecterait] de plein fouet le sort des patients du Limousin ». « Ce sont [eux] qui vont en payer le prix lourd, celui du retard dans les secours, [...] celui d’une augmentation du temps de prise en charge quand les déplacements seront effectués par la route. »

Avec le transport héliporté, les secours mettent en effet 12 minutes pour relier Limoges à Eymoutiers, 19 pour Brive ou Guéret, là où une ambulance met respectivement 40 et 60 minutes. En moyenne, l’aéronef de Limoges réalisait 600 sorties par an, dont 60 % d’interventions primaires, c’est-à-dire sur les lieux même des accidents ou au domicile des victimes ; le reste concernait du transport interhospitalier. L’appareil pourra-t-il poursuivre dans ces proportions et continuer à venir aussi efficacement en aide aux Limousins qu'il l'a fait dans le passé ? La question reste en suspens.

Hélène Pommier

 (*) En plus de Limoges, les Samu de Bordeaux, Périgueux, Bayonne et Poitiers disposent aussi d’un hélicoptère.

La réponse de Babcock
Au 1er janvier 2018, la société Babcock exploitait 27 bases en France sur 48.
Contacté, son service de communication nous a indiqué par écrit que Babcock « exploite ses aéronefs sur la base du cadre réglementaire commun du service médical d’urgence par hélicoptères (SMUH). La compagnie réalise près de 15.000 heures de vol de SMUH en France par an. Nos procédures sont conformes à des études de risque internes afin de s’assurer d’un parfait niveau de sécurité en phase avec les attentes du transport sanitaire héliporté; notre système de gestion de la sécurité/procédures d’exploitation sont validés par la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Les prestations fournies par Babcock sont conformes aux attentes de performances définies dans le contrat qui nous a été notifié ».

https://www.lepopulaire.fr/limoges/sante/medecine/2018/03/06/pourquoi-l-helico-du-samu-87-vole-t-il-moins-au-secours-des-limousins_12762368.html

 

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Et voilà les dégâts de la mondialisation, de l'UE, et du regroupement forcé des régions !!!
Le Samu fonctionnait avec une entreprise française de haut niveau, Mont Blanc Hélicoptères, mais l'ARS a préféré une entreprise étrangère, Babcock !

Babcock International Group est une entreprise britannique multinationale spécialisée dans la gestion d'actifs et d'infrastructures complexes dans tout environnement critique ; bien que britannique, une partie de ses actionnaires sont des fonds d'investissement américains comme The Vanguard Group, des sociétés de gestion d'actifs (allemande comme Deutsche Asset Management Investment GmbH), des fonds britanniques spécialisés dans l'assurance, etc

Et voilà comment la Nouvelle Aquitaine confie la survie des accidentés ou des grands malades à la finance internationale.    S.R.

 

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mardi 27 février 2018

La petite commune de Beynac en Haute-Vienne vend son presbytère pour refaire son centre-bourg

La petite commune de Beynac (Haute-Vienne) a connu des débuts d’années plus joyeux. Par manque d’argent, le village aux 700 âmes doit se séparer de son presbytère, où plus aucun abbé n’a besoin de se loger. Les fonds récoltés permettront de réaliser, enfin, un projet qui date de 2012.

ACT BEYNAC HV

En fin d’année dernière, l'équipe municipale de Beynac a pris une décision difficile : vendre le presbytère de 160 m² dans lequel certains avaient fait leur catéchisme.

« On fait pas ça de gaieté de cœur, on a beaucoup hésité », lance soudain le maire, désolé, Jean-Claude Couty. Mais sa commune, qui a bien pensé à la rénovation puis la mise en location, n’a plus les moyens de garder la demeure.

Après avoir exploré « un peu toutes les pistes », l'édile, s’est résigné à appeler une agence immobilière. Au bout du fil, Barbara Salingre n’a pas caché sa surprise.

« C’est la première fois qu’on me demandait d’intervenir sur un bien communal. Sentir qu’une page d’histoire doit se tourner pour des questions d’argent, ça serre la gorge. J’ai suggéré au maire de trouver des alternatives, mais ils n’ont vraiment pas le choix. Ils sont forcés de le faire s’ils veulent concrétiser leurs projets en attente », regrette l’agent immobilier chargé de la vente.

PRESBYTERRE BEYNAC

Les précieux 168.000 € espérés, « amélioreront le village, ça, c’est sûr ! On souhaite aménager le bourg depuis 2012. La vente nous permettra d’en financer une partie. Et puis nous avons un atelier municipal avec un garage mal adapté, on pourrait l’améliorer… »

 

https://www.lepopulaire.fr/beynac/religion-spiritualite/institutions/2018/02/23/la-petite-commune-de-beynac-en-haute-vienne-vend-son-presbytere-pour-refaire-son-centre-bourg_12749151.html

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Et voilà !
Et voilà comment ce gouvernement et le précédent (ce qui est la même chose,) au service de l'UE et de la mondialisation, ne reversent pas les impôts que nous payons aux communes !
Et voilà comment le regroupement des communes au sein des communautés de communes (dans ce cas CC du Val de Vienne regroupée autour d'Aixe-sur-Vienne), imposé par l'UE, ruine les petites communes, parents pauvres de ces sinistres entités qui sont un déni de démocratie ! S.R.

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