lundi 1 janvier 2018

PSA, Pimkie… Surprise, la loi Travail commence par supprimer des emplois !

À peine les décrets d'application signés que PSA et Pimkie se préparent à lancer des procédures de rupture conventionnelle collective. Un nouveau dispositif issu des ordonnances Travail moins contraignant qu'auparavant. Censée faciliter les embauches, la réforme commence donc par simplifier les licenciements.

ACT LOI TRAVAIL VIRE

À croire qu'ils étaient dans les starting-blocks. Ce jeudi 28 décembre, Le Parisien révèle que le groupe PSA se prépare à utiliser la nouvelle rupture conventionnelle collective, dispositif ouvert par la réforme du code du travail d'Emmanuel Macron, pour lancer un plan de licenciements dès la rentrée. Déjà Pimkie, l'enseigne de prêt-à-porter, avait convoqué ses quatre syndicats cinq jours avant le réveillon de Noël pour une réunion prévue le 8 janvier afin de présenter son propre projet de rupture conventionnelle collective.

Un empressement gourmand, puisque le décret d'application de cette mesure n'a été publié au Journal officiel que le 22 décembre... Pas le temps de niaiser, comme disent les Québécois ! Dans le document interne au groupe PSA que s'est procuré le quotidien, daté du 19 décembre soit trois jours avant la publication du décret au JO, la direction du groupe "invite" les syndicats de l'entreprise le 9 janvier à une réunion ayant pour ordre du jour la "négociation sur les ruptures conventionnelles collectives".

Selon Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT du groupe PSA Peugeot-Citroën, interrogé par Le Parisien, "cela va lui permettre de faciliter les départs collectifs et ainsi poursuivre la fonte des effectifs en CDI dans les usines. C'est un recul supplémentaire pour les droits des travailleurs". De son côté, un porte-parole de l'entreprise se limite à expliquer que "ce sujet va être abordé lors du comité central d'entreprise et s'inscrit dans le cadre de notre DAEC 2018 (dispositif d'adéquation des emplois et des compétences) mis en place ces dernières années". Sans plus de détails. Pourtant, selon les chiffres du syndicaliste, le groupe a déjà effectué 3.000 suppressions d'emplois en 2017 et 25.000 depuis 2013.

Sauf que la nouvelle mesure de rupture conventionnelle collective permet de licencier à moindres frais. Comme le rappelait l'avocat Olivier Khatchikian à LCP lors de la présentation de la réforme du code du travail, "quand un employeur veut réduire les effectifs de manière collective, il doit observer les règles relatives aux licenciements économiques collectifs (...), il doit justifier d'un motif économique valable et favoriser le reclassement des salariés licenciés". Avec les ordonnances Travail, plus besoin : "Toutes ces obligations pour l’employeur vont disparaître ! Aucune nécessité de justifier d'une cause réelle et sérieuse ! Envolé, le lourd dispositif de prévention et d'accompagnement des licenciements économiques. La loi prévoit en effet une simple 'homologation' de la rupture conventionnelle, comme pour une rupture conventionnelle individuelle ordinaire…".

"C'est une fragilisation de tout le marché du travail"

Ce jeudi 28 décembre, Eric Coquerel, député de la France insoumise, a expliqué ne pas être surpris par ces annonces. "C'est évident, à partir du moment où la loi ne protège plus les salariés, ça les laisse à la merci d'un rapport de force (...) c'est évident que pour les employeurs, c'est tout bénéfice (...), ça va être dévastateur pour l'emploi", a-t-il réagi sur BFMTV.

Pour le député, PSA et Pimkie ne sont donc que les "premiers de cordée" d'un mouvement beaucoup plus général : "On s'aperçoit que c'est une fragilisation de tout le marché du travail, c'est ce qu'on dénonçait avec les ordonnances et c'est ce qui est en train de se réaliser".*

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail qui a porté la réforme, répétait pourtant encore le 29 novembre sur RTL qu"il n'y a absolument aucune mesure dans les ordonnances qui va dans le sens de la précarisation. Évidemment, notre but, c'est l'inverse." Il lui faudra un sacré sens de la pédagogie pour l'expliquer aux futurs ex-PSA et Pimkie...

https://www.marianne.net/economie/psa-pimkie-surprise-la-loi-travail-commence-par-supprimer-des-emplois

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*Eric Coquerel et ses amis de la "France insoumise" omettent toujours de mentionner l'origine "européenne" de ces mesures, et pour cause...Et bien sûr, la fausse opposition est largement citée dans tous les médias de l'oligarchie. Le jeu de dupes continue, avec le faux clivage "gauche (droite? centre?) macroniste" contre "gauche radicale" ...jusqu'à quand?   P.G.

 

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Le blues des ex-ministres et députés confrontés à Pôle emploi

Après la vague de dégagisme qui a touché la classe politique, plusieurs figures de la hollandie peinent à retrouver un travail, révèle « Le Figaro ».

ACT DEPUTES BATTUS

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jeudi 21 décembre 2017

[RussEurope en exil] Vers la fin de l’Ubérisation ? Par Jacques Sapir

On parle beaucoup, depuis ces dernières années de « l’uberisation ». Ce néologisme cherche à rendre compte d’une évolution importante dans le monde du travail : des plates-formes, utilisant des applications pour smartphones, mettent en contact ce qui est décrit comme des « particuliers » avec d’autres « particuliers » pour échanger des services ou acheter un service.

TL SAPIR UBER PRECARITE

C’est ce que l’on appelle aussi l’économie « collaborative ». Cette économie recouvre des initiatives qui sont pour certaines très positives. Mais, elles recouvrent aussi des méthodes qui s’apparentent bien plus à l’extorsion d’une rente. J’ai consacré à cette question une émission sur Radio-Sputnik[1], avec Franck Dedieu délégué général de République Moderne, professeur à l’IPAG Business School et Sayah Baaroun, Secrétaire Général du Syndicat des Chauffeurs Privés VTC, émission qui a été diffusée le 15 décembre.

Le cas de la société UBER, dont la capitalisation en bourse est de plusieurs dizaines de milliards, est à cet égard exemplaire. UBER se prétend être une plateforme qui met en relation des chauffeurs, considérés comme des travailleurs indépendants, et des clients. L’outil de travail, le véhicule, appartient au chauffeur, mais l’application, qui permet la mise en relation avec les clients est la propriété d’UBER. Ce qui autorise d’ailleurs cette société à fixer le prix de la course faite par le chauffeur, et à imposer une certaine catégorie de véhicules. La rémunération d’UBER venant d’un pourcentage qu’elle prélève sur le prix de la course.

Depuis maintenant plusieurs mois les chauffeurs travaillant pour UBER se plaignent, et à juste raison, de la dégradation dramatique de leurs conditions de travail. Avec des semaines d’environ 70h il ne leur reste plus que 1000 euros à la fin du mois. Bien sûr, certains surnagent, ou survivent. Mais ils ne sont qu’une petite minorité.

Cette situation traduit, pour partie, la concurrence qui s’est instaurée, entre chauffeurs mais aussi, pour une autre partie, la concurrence entre sociétés gérant des applications, car UBER a bien entendu suscité des émules. Normalement, si l’on raisonne en termes « économiques », on considèrera qu’il y a un excès d’offre par rapport à la demande. D’ou le fait que les chauffeurs ne puissent gagner leur vie. Donc, dans ce raisonnement, un certain nombre de chauffeurs devraient sortir de cette activité économique, faisant baisser l’offre et conduisant progressivement à une hausse du revenu. Sauf, que la réalité est en fait bien plus complexe que la « théorie ». D’une part, le prix est fixé par les sociétés, et non par les chauffeurs. De ce point de vue, on est dans une situation étrange. D’autre part, les chauffeurs doivent s’endetter pour acheter le véhicule qui leur est imposé par UBER (ou par les autres sociétés). Cet endettement pèse lourdement sur leur équilibre financier. Alors, on va dire, pourquoi ces chauffeurs ne se retirent-ils pas de ces sociétés pour opérer comme de « vrais » indépendants ? C’est plus facile à dire qu’à faire. Pour se constituer en taxi, il faut une licence, et ces licences sont strictement contrôlées par la préfecture de police. Et, pour travailler comme VTC indépendant, il faut disposer déjà d’un carnet d’adresse et de clients réguliers. On voit donc que, derrière l’apparente promesse d’une « liberté » se profile une contrainte impitoyable qui enferme les chauffeurs d’UBER dans un carcan dont ils ne peuvent se délivrer.

Dans ce contexte, un nouvelle importante, et qui n’a pas été suffisamment relayée par la presse, nous est venue de Londres. C’est dans cette ville, capitale du Royaume-Uni, vous savez, ce pays que l’on décrit comme un temple du néolibéralisme et comme un enfer à la suite de sa décision de sortir de l’UE, qu’a été prise une décision qui fera date : la société UBER est sommée de requalifier les chauffeurs qui travaillent pour elle en « salariés ». Cette décision (en fait la première étape d’un processus judiciaire qui s’étendra durant tout le printemps prochain) fait suite d’ailleurs à des décisions analogues prises dans les grandes villes californiennes, au cœur même de ce que l’on appelle la « nouvelle économie ».

C’est une décision importante, car elle met fin à l’hypocrisie qui règne autour d’UBER, qui prétend n’être qu’une simple plate-forme mettant en contact des travailleurs indépendants et leurs clients. UBER, en effet, prétend ne pas être transporteur. Mais, alors, pourquoi UBER fixe-t-elle les prix qui peuvent être demandés par les chauffeurs ? On voit bien, ici, où le bat blesse. UBER prétend imposer des règles mais se refuse à assumer toute responsabilité. C’est pourquoi cette décision de la justice londonienne, et au-delà les plaintes qui devraient déboucher en justice en France à la fin du mois de mars 2018, invitent à se pencher sur ce que l’on appelle le « modèle économique » d’UBER .

L’idée qui a présidé à la création de cette société est ingénieuse, mais pas nécessairement morale. Elle revient, on l’a dit, à remplacer le contrat de travail par un contrat de location (de l’application UBER) et à prétendre que les travailleurs sont devenus des « auto-entrepreneurs ». On voit où se trouve l’avantage pour la société. Elle ne paye plus de charges sociales, et se désintéresse absolument de la situation dans laquelle elle met ses chauffeurs. Ce modèle a donné naissance au fantasme d’une économie dont le salariat aurait disparu, et avec lui les droits sociaux qui lui sont associés, pour être remplacé par une société d’entrepreneurs, de micro-entrepreneurs mêmes. Pourtant, des enquêtes montrent que ces statuts de micro-entrepreneurs ou d’auto-entrepreneurs, statuts qui sont tant vantés par notre Président de la République, Emmanuel Macron, recouvrent en réalité une dégradation non négligeable de la situation des travailleurs. On invitera ici nos lecteurs à se reporter à l’ouvrage de Sophie Vouteau Ma Vie d’Auto-entrepreneur qui vient juste de sortir[2].

Ce statut, dans de nombreux cas, et en particulier dans celui des chauffeurs d’UBER, ne fait que réactualiser un modèle économique des débuts du XIXème siècle : le travail à façons. Le donneur d’ordre passait distribuer les matières premières à ses travailleurs et repassait en fin de journée prendre le produit de leur travail, les payant donc à la pièce, sans contrat ni obligation. Le progrès serait-il de revenir aux heures les plus noires de la Révolution industrielle ? Ici, dans le cas d’UBER, on peut considérer que les inventeurs ou les détenteurs des droits d’une application sont de plus dans la situation du propriétaire foncier qui exploite, par la rente foncière, le paysan qui ne peut se constituer pleinement en « petit propriétaire ».

C’est pourquoi la décision du tribunal de Londres est-elle aussi importante. Il faut ici attendre ce que donnera au final cette procédure, et les résultats des procédures analogues qui ont été engagées en France.

Jacques Sapir

[1] https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201712151034354239-uberisation-esclavage/

[2] Aux éditions du Rocher, Paris-Monaco.

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-vers-la-fin-de-luberisation-par-jacques-sapir/

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lundi 11 décembre 2017

Accor vend 62 hôtels F1 pour le Samu social

Le groupe hôtelier a dévoilé un plan de modernisation des hôtels F1, sa chaîne économique. Particularité, le groupe cède 62 établissements qui seront utilisés par le Samu social dans un contexte de crise du logement d'urgence.

ARG MIGRANTS UE F1

En décidant de reprendre en main son offre d'hôtellerie à bas coût, Accor en profite pour céder 62 de ses 237 hôtels F1 sur le territoire français à une filiale de la Caisse des Dépôts, dans le cadre du renforcement des infrastructures de logement d'urgence. La gestion opérationnelle sera confiée au groupe SNI et c'est le Samu social qui aiguillera les populations visées par ces établissements.

Environ un tiers des hôtels cédés sont situés en Île-de-France, où les besoins sont les plus forts. Depuis plusieurs années, le Samu social, et de nombreux services publics et associations ont en effet souvent recours à l'hôtellerie pour le logement d'urgence, et la pratique pose de plus en plus problème, les clients payants et ceux qui sont logés gratuitement faisant difficilement bon ménage.

La Caisse des Dépôts a donc saisi l'occasion d'acquérir les hôtels et de les affecter au Samu social via une de ses filiales, le groupe SNI. Joint par téléphone, le secrétaire général du groupe, Vincent Mahé, détaille: «les immeubles seront adaptés à leur nouvelle destination sociale et rénovés. Le bâti sera adapté à l'accompagnement social et des cuisines collectives seront installées». Si le montant de la vente est inconnu, l'enveloppe de travaux est de 30 millions d'euros.

Pour réaliser cette acquisition, le groupe SNI a été rejoint par d'autres investisseurs institutionnels. Les partenaires envisagent déjà d'acheter d'autres hôtels. Ils se rémunéreront en facturant à l'État chaque nuitée d'accueil d'urgence. «Et pour l'État, ce système est beaucoup plus attractif financièrement», souligne Vincent Mahé. L'alternative est en effet de payer au prix fort les nuits auprès d'hôteliers privés.

L'afflux massif de migrants depuis 2015, mais aussi l'aggravation de la situation économique et sociale pour de nombreux chômeurs, personnes âgées ou dépendantes, a accentué la pression sur les services publics du logement. Le gouvernement a lancé un plan de création de 13.000 places, mais recourt massivement à l'hôtellerie (41.000 nuitées avaient été achetées par l'État pour le seul mois de juin 2016, d'après un rapport parlementaire).

Plan de modernisation de l'offre économique

Accor a décidé de se séparer de ces actifs dans le cadre d'un plan de modernisation de son offre économique. Bien connus des Français pour leur emplacement le long des grands axes, les hôtels Formule1, nés en 1985 et devenus «F1» en 2008, appartiennent à quelques franchisés et pour la plupart à une structure d'investissement dédiée, dont le groupe Accor veut devenir le principal actionnaire.

Une augmentation de capital de 51 millions d'euros doit lui permettre de mener à bien une transformation des hôtels restants, avec des chambres partagées jusqu'à six personnes, un restylage total et un service Premium, avec salle de bain personnelle et non collective comme c'est le cas actuellement. En plus de 30 ans, la chaîne d'hôtels F1 a longtemps profité de sa place de leader, qu'elle doit défendre aujourd'hui sur un marché devenu particulièrement concurrentiel et qui évolue en même temps que les nouvelles tendances du voyage en France.

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/03/10/20005-20170310ARTFIG00013-accor-vend-62-hotels-f1-pour-le-samu-social.php

Voir aussi:

L’Etat va acheter des hôtels pour y loger des immigrés, pendant que des Français dorment à la rue

La Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB, Council of Europe Development Bank) va accorder un prêt de 100 millions d’euros à une société civile immobilière (SCI) française pour contribuer « à créer de nouvelles capacités d’accueil et d’hébergement d’urgence pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et les personnes vulnérables« .

La SCI qui va bénéficier de ce prêt s’appelle Hémisphère Holding. Ses statuts ont été signés le 21 octobre 2016 (trois mois seulement avant l’obtention du prêt européen) et son capital est de… mille euros. 999,90 euros déposés par Gestion Ampère et dix centimes par la Société nationale immobilière. Or Gestion Ampère est une filiale de la Société nationale immobilière. Et la Société nationale immobilière, c’est l’Etat.

La Société nationale immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, est propriétaire de plusieurs centaines de milliers de logements à travers toute la France. Et c’est d’elle que dépend Adoma, « premier opérateur national » de demandeurs d’asile.

Le prêt de 100 millions d’euros de la Banque de développement du Conseil de l’Europe vise précisément à " financer un programme mis en œuvre par Adoma à la demande de l’Etat français" .

Pour résumer, l’Etat français, via la Société nationale immobilière, a fait créer avec un capital de mille euros la SCI Hémisphère Holding qui a aussitôt obtenu un prêt de 100 millions d’euros pour financer le projet Adoma d’aide aux demandeurs d’asile en achetant des hôtels pour les y loger !

Ce qui correspond à la déclaration de Bernard Cazeneuve lors de sa visite dans un centre d’hébergement Emmaüs le 23 décembre 2016 :

" Un appel d’offre pour le rachat d’hôtels à des fins d’hébergement, actuellement en cours, devrait permettre de créer 5.000 places supplémentaires en convertissant des hôtels de tourisme."

Grâce à l’argent de la Banque de développement du Conseil de l’Europe, l’Etat français va donc développer l’accueil des immigrés dans des hôtels dont il deviendra propriétaire pendant que des Français dans la misère continuent de dormir à la rue ou dans des taudis.

http://www.medias-presse.info/letat-va-acheter-des-hotels-pour-y-loger-des-immigres-pendant-que-des-francais-dorment-a-la-rue/70801/

 

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Commentaire d'une de nos adhérentes, qui nous a suggéré cette publication:

"Et pendant ce temps, la France ruine ses habitants et n'a aucune volonté pour aider ceux qui n'ont pas les moyens de vivre !!
Et pour une fois je vais parler de moi !
L'Etat vient de m'envoyer la somme qu'il me donnera pour ma retraite, dans quelques mois, à 66 ans (et oui, pour nous ce n'est pas 62 ans !!)
La somme est faramineuse : 424 euros par mois BRUTS !!!
Et surtout qu'on ne m'accuse pas de racisme : une famille ne peut laisser mourir ses propres enfants pour élever ceux des autres !
Voilà, c'était ma minute de colère !"

Colère compréhensible: le message politique envoyé est désastreux pour la cohésion sociale et nationale de la France. On ne peut mener des politiques d'austérité (imposées de surcroît par des institutions supra- nationales) et détruire de facto le pacte social républicain tout en affichant une politique de "générosité" envers des ressortissants non autohtones, en situation illégale par ailleurs. Aucun peuple ne peut accepter une telle situation, et cela n'a rien à voir avec le racisme, le "populisme", la xénophobie ou que sais- je encore, même si certains ne manqueront pas d'exploiter la situation. Ce sont les responsables de ces politiques qui s'abritent derrière de grands principes humanistes quand ça les arrange qui doivent être combattus et démasqués!      P.G.

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jeudi 23 novembre 2017

Plus 24% de travailleurs détachés en France en 2016

PARIS (Reuters) - Le nombre de travailleurs européens détachés en France a augmenté de 23,8% en 2016, après une hausse de la même importance en 2015, pour s'établir à 354.151 salariés, selon les statistiques de la Direction générale du travail, dévoilés lundi par Les Echos.

ACT TRAV DETACHES

Les deux tiers de ces travailleurs, venus principalement d'Espagne, du Portugal, d'Allemagne et de Pologne, ont été embauchés dans cinq régions : Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-D'Azur, Hauts-de-France et Île-de-France.

L'intérim et le BTP sont les deux secteurs qui ont eu le plus recours à ces travailleurs, avec respectivement 22% et 18% des employés.

Emmanuel Macron a fait de la question des travailleurs détachés, avec la révision fin octobre de la directive de 1996, l'un des axes de son "Europe qui protège" et de la relance d'une Union ébranlée par des mouvements populistes ces dernières années.

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1DK2HX/plus-24-de-travailleurs-detaches-en-france-en-2016.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171121

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mardi 21 novembre 2017

L’Union Européenne, c’est la casse sociale

L’Union Européenne, c’est la casse sociale : après le sommet de Göteborg, les explications du Front Syndical de Classe

ARG UE DUMPING SOCIAL

Cela fait près de 40 ans qu’on nous bassine avec l’objectif de l’, sans qu’elle advienne bien sûr puisque  l’Union européenne n’a pas été construite dans ce but mais dans celui de faire prédominer les intérêts d’une minorité : celle de l’oligarchie.

Cette “revendication” brandie depuis des lustres n’étant mise en avant régulièrement que pour faire oublier la réalité de son existence : le dumping social, la mise en concurrence des travailleurs, la primauté de la libre circulation des capitaux, la fraude fiscale, la mise en cause de la souveraineté des peuples quel que soit leur vote et leurs choix comme en 2005, l’écrasement des plus vulnérables comme dans le cas de la Grèce … le soutien aux pires dictatures comme c’est le cas sur le continent européen avec par exemple l’Ukraine à participation gouvernementale directement nazie!

Et une fois de plus la Confédération Européenne des Syndicats accompagnée de ses affidés français avec en tête les dirigeants de la CFDT nous refait le coup en appelant les syndicats à être présents et à prendre des initiatives à l’occasion ce 17 novembre du Sommet social de Göteborg pour l’adoption d’un socle des droits sociaux.

Mais il s’agit bel et bien d’une escroquerie et de tromperies que d’attendre de la part de l’UE la mise en place d’un socle de droits sociaux à l’heure où partout en Europe et en France en application de directives européennes exigeant des réformes structurelles du code du travail ce sont des régressions sociales majeures qui sont imposées aux travailleurs!

À moins que ce socle social ne soit qu’une fois de plus une harmonisation par le bas au profit du patronat et de son ineffable “com-pé-ti-ti-vi-té” !

Le socle social ce sont les luttes et d’abord celles actuelles -desquelles la CFDT est totalement absente- qui l’imposeront à un patronat et à un pouvoir déterminés à remettre en cause tous les conquis issus de la Libération!

Et pour la CGT l’heure est venue de rompre avec ces illusions néfastes, démobilisatrices et d’en finir avec le syndicalisme rassemblé d’alliance contre nature avec des organisations comme la CFDT qui n’en finissent pas de trahir les travailleurs!

Et cela passe par la remise en cause des choix des années 90 qui pour adhérer à la CES nous ont fait accepter les conditions de cette dernière : accepter la politique de “dialogue social“, la collaboration des “partenaires sociaux“, le départ de la Fédération Syndicale Mondiale ….

Et plutôt que de perdre notre énergie à faire semblant de faire pression sur l’UE, concentrons nous sur les luttes en France contre les contre-réformes comme en ce 16 novembre où la CFDT et la CES sont totalement muettes et absentes!

POUR RAPPEL, en février 2015

La Commission européenne recommandait que les six points suivants soient mis en œuvre en France*  :

1. Assurance d’une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard (renforcement de sa stratégie budgétaire, précision des réductions de dépenses prévues pour ces années)
2. Accentuation des efforts visant à rendre efficace la revue des dépenses (maîtrise des dépenses de santé, réduction du coût des collectivités territoriales, réforme des retraites)
3. Maintien des réductions des coûts du travail (baisse du coût du travail, limitation de l’augmentation du SMIC)
4. Élimination des obstacles réglementaires à la croissance des entreprises (révision des critères réglementaires de taille, ouverture des professions réglementées)
5. Simplification et amélioration de l’efficacité du système fiscal pour stimuler l’investissement (transfert de la fiscalité vers la consommation et l’environnement, suppression des impôts inefficaces);
6. Réforme du marché du travail pour lutter contre les rigidités et la segmentation (réforme du droit du travail et du système d’assurance chômage)

source : front syndical de classe

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/lunion-europeenne-cest-casse-sociale-apres-sommet-de-goteborg-explications-front-syndical-de-classe/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)


 

BASE 14 995X225*GOPE (grandes orientations des politiques économiques)/article 121 du TFUE

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vendredi 17 novembre 2017

« Chaud devant ! Prochainement, pour vous, les ruptures conventionnelles collectives ! »

par | 10 Nov 2017

C’est la dernière nouveauté en date, et je peux vous dire que cela va faire hurler chez les ex-futurs salariés bientôt tous virés ou presque et que l’on va se taper sur le ventre dans les antres du Medef.

ARG LICENCIEMENTS UE

Les ruptures conventionnelles sont devenues en quelques années la principale manière de licencier, et cela a considérablement flexibilisé le marché du travail pour les employeurs, permettant aussi, il faut le dire, pour certains salariés de partir plutôt sur une rupture conventionnelle, et donc les droits au chômage, plutôt que sur une démission.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à présent, une rupture conventionnelle était par nature, par essence même, une décision individuelle, à tel point d’ailleurs que l’inspection du travail surveille de relativement près le nombre de ruptures conventionnelles (qui doivent être déclarées) par chaque entreprise afin d’être sûre que par certains effets d’aubaines, certaines entreprises ne masquent pas un plan social à travers de multiples ruptures conventionnelles.

D’un côté donc la rupture conventionnelle, unitaire, personnelle, individuelle et de l’autre, les plans sociaux avec la cohorte de coûts et de contraintes attachées, comme les indemnités mais aussi des notions de formation ou de « reclassements », bref, autant d’éléments qui empêchent notre gentil patronat de virer comme il l’entend et de gagner autant qu’il le souhaite.

Pourtant, c’est l’un des éléments que pas grand monde n’a vu venir des ordonnances Macron qui devraient prochainement autoriser les entreprises à mettre en place des procédures de ruptures conventionnelles collectives au lieu d’un plan social coûteux.

La différence, nous la voyons tous. Vous aurez a priori des ruptures conventionnelles collectives sur la base du volontariat et cela viendra remplacer les plans dits « volontaires » et puis nous devrions sans doute conserver les plans sociaux quand on dégraisse sans laisser le choix ou sans faire appel aux « volontaires ».

Mais le décret peut aller aussi loin que le voudra le président Macron, puisque l’Assemblée nationale lui a voté les pleins pouvoirs économiques et sociaux.

Demain, peut-être, allez-vous vous réveiller dans un monde où l’idée même de plan social aura disparu.

Et vous devez voir la logique d’ensemble.

Nos mamamouchis ont d’abord réduit le coût maximum des licenciements en mettant des plafonds même en cas de licenciements abusifs que les juges ne peuvent plus dépasser.

Puis maintenant qu’en réalité on a mis des seuils, on vous explique très doctement qu’il faut pouvoir faire baisser le coût des plans sociaux…

Sur la partie volontaire, on va donc faire de la simple rupture conventionnelle… Voilà une idée risquant fort de plaire grandement à SFR qui va devoir se délester rapidement de quelques milliers de ses collaborateurs, qui ne vont pas partir avec grand-chose malgré toute leur implication.

Les ruptures conventionnelles collectives, sur vos écrans au plus tard le 1er janvier 2018.

Le gouvernement a transmis son projet de décret fixant les modalités pratiques de ces ruptures conventionnelles collectives aux partenaires sociaux.

Dès la publication de ce décret, ces ruptures conventionnelles collectives seront possibles dans les entreprises, or selon les syndicats, et je veux bien les croire, cette nouvelle formule est un véritable plébiscite auprès des entreprises qui assaillent de coups de téléphone aussi bien les administrations que les experts comptables pour savoir comment faire pour en bénéficier et faire quelques charrettes à pas cher !
Le tsunami de licenciements en début de quinquennat, pas à la fin !

Les syndicats redoutent donc une vague de plans sociaux.

Ils ont parfaitement raison, et cela a aussi une grande logique politique.

Mieux vaut que les gens qui sont aussi des électeurs soient virés en début de quinquennat qu’en fin de mandat, bien que Macron, et c’est tout à son honneur n’a jamais caché ses intentions de casse sociale parfaitement assumées lors de la campagne.

Les fêtes de Noël risquent d’être particulièrement moroses et tristes pour bon nombre de nos concitoyens.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/chaud-devant-prochainement-pour-vous-les-ruptures-conventionnelles-collectives-ledito-de-charles-sannat/


 

BASE 14 995X225N'oublions pas que Macron ne fait que mettre en oeuvre les grandes orientations de politiques économiques (GOPE) préconisées par la Commission européenne.

Screen-Shot-10-28-17-at-10P.G.

mercredi 18 octobre 2017

Uber über alles !

La revue Eléments mérite vraiment qu’on en parle.

ARG ELEMENTS ROBOTSMieux, elle mérite d’être lue, partagée, et relue. Collectionnée peut-être. Alain de Benoist, le philosophe anarchiste*, bon bougre et mauvais coucheur, qui veille sur sa destinée et y produit tous les deux mois des éditos vengeurs et des articles ravageurs (et vice versa), a bien voulu répondre à quelques questions à peine orientées, suscitées par le solide dossier du dernier numéro sur l’ubérisation à marches forcées à laquelle on soumet aujourd’hui la société française mondialisée, et qui nous prépare de jolis lendemains qui chanteront faux.

Jean-Paul Brighelli. Voilà que vous détournez le « grand remplacement » ethnique cher à Renaud Camus par un « grand remplacement » économique : l’ubérisation de l’ensemble des sociétés libérales — française, entre autres. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste cette mutation ?

Alain de Benoist. Le « grand remplacement économique », ce n’est pas tant l’ubérisation que le remplacement de l’homme par la machine, voire par l’intelligence artificielle, à laquelle conduit l’évolution même du travail, évolution dont l’ubérisation ne représente qu’un aspect.

« On l’oublie trop souvent : le capitalisme, ce n’est pas seulement le capital, c’est également le salariat. C’est aussi le système qui repose sur la force de travail, base de la valorisation du capital, et la transformation du travail concret en travail abstrait, concomitante de la transformation de la valeur d’usage en valeur d’échange. La transsubstantiation du travail en argent, puis de l’argent en capital, produit l’autovalorisation de la valeur. Le travail au sens moderne est une catégorie capitaliste. La généralisation du salariat fut une révolution silencieuse, mais une mutation énorme. Hier on avait un métier, aujourd’hui on cherche un emploi. Le métier et l’emploi, ce n’est pas la même chose. L’avènement du marché où l’on peut vendre et acheter contre salaire de la force de travail implique à la fois la destruction des anciennes formes sociales et la séparation du travailleur d’avec les moyens de production.

« La contradiction principale à laquelle se heurte aujourd’hui le capitalisme est directement liée à l’évolution de la productivité. Cette contradiction est la suivante. D’un côté, le capital recherche en permanence des gains de productivité lui permettant de faire face à la concurrence, ce qui entraîne des suppressions d’emploi et une diminution du temps de travail global (on produit de plus en plus de choses avec de moins en moins d’hommes). De l’autre, il pose le temps de travail comme seule source et seule mesure de la valeur. La contradiction tient au fait que les gains de productivité aboutissent à supprimer des emplois, alors que c’est justement la forme « emploi » qui a permis au travail d’être le moteur de l’expansion du capital. La contradiction entre le marché actuel du travail et la production réelle de survaleur fait que le système capitaliste est aujourd’hui menacé, non pas seulement d’une baisse tendancielle du taux de profit, mais d’une dévalorisation généralisée de la valeur.

« Avec la révolution informatique et le développement de la robotique, la production de richesses se découple par ailleurs toujours davantage de la force de travail humaine, et pour la première fois on supprime davantage de travail qu’on ne peut en réabsorber par l’extension des marchés.

« L’argument libéral classique est de dire que tout cela n’a rien de nouveau, que le progrès technique a toujours détruit des emplois, mais qu’il en a créé d’autres. On cite l’exemple de la révolte des canuts lyonnais contre les métiers à tisser, celui des luddites anglais ou celui des tisserands silésiens de 1844. On rappelle aussi la façon dont les emplois du secteur tertiaire ont remplacé ceux des secteurs primaire et secondaire. C’est oublier qu’aujourd’hui tous les emplois ne sont pas substituables, et qu’ils le sont même de moins en moins compte tenu de l’importance prise par les connaissances et de l’inégale distribution des capacités cognitives. Si dans le passé un paysan a pu se reconvertir en ouvrier sans grand problème, un ouvrier du bâtiment aura beaucoup plus de mal à se reconvertir en programmateur informatique. C’est pourquoi la robotique détruit aujourd’hui plus d’emplois qu’elle n’en crée.

« Mais c’est oublier surtout que nous sommes en train de sortir de l’époque où les machines faisaient les choses aussi bien que l’homme pour entrer dans celle où les machines font beaucoup mieux. Cela change tout, car cela signifie que les machines peuvent désormais entrer en compétition avec des fonctions qui ne sont plus seulement manuelles ou répétitives, ce qui pose le problème de la décision : la machine est mieux placée pour décider puisqu’elle peut traiter mieux qu’un humain les informations dont elle dispose. C’est ce qu’avaient déjà biens vu Hannah Arendt et Günther Anders. Voilà pour le « grand remplacement » !

JPB. Vous reprenez le terme de « précariat », introduit en économie alternative par des alter-mondialistes et des anarchistes (italiens à l’origine) à la fin des années 1970 — quelques années à peine après le départ de la crise structurelle dont se nourrit depuis cette époque le libéralisme. En quoi consiste-t-il ?

AdB. La précarité, aujourd’hui, tout le monde la constate autour de soi. Face à la montée d’un chômage devenu structurel (et non plus seulement conjoncturel), la tendance actuelle, parallèlement au remplacement des activités productives par des emplois inutiles, qui sont en dernière analyse des emplois de contrôle, destinés à désamorcer les velléités de révolte sociale[1], est de chercher à diminuer le chômage en augmentant la précarité. C’est la mise en application du principe libéral : « Mieux vaut un mauvais travail que pas de travail du tout ». D’où l’idée de « flexi-sécurité », qu’il faut comprendre ainsi : la flexibilité c’est pour tout de suite, pour la sécurité on verra plus tard. Le refrain mille fois répété par le Medef est bien connu : plus on pourra licencier facilement, moins on hésitera à embaucher. Mais comment expliquer alors que la précarité ait constamment progressé en même temps que le chômage ?

« C’est cette montée de la précarité qui a abouti en Angleterre à la multiplication des « travailleurs pauvres » (working poors) et aux contrats « à zéro heure » (on en compte aujourd’hui plus de 1, 4 million), et en Allemagne, depuis les réformes Harz, aux « minijobs » (450 euros sans cotisations et sans couverture sociale) qui, en 2013, concernaient 7 millions de travailleurs, soit près de 20% de la population allemande active, parmi lesquels un grand nombre de retraités.

« Mais la précarisation, c’est aussi de façon beaucoup plus générale la destruction de tout ce qui dans le passé était solide et durable, et se trouve aujourd’hui remplacé par de l’éphémère et du transitoire. Dans ce que Zygmunt Bauman a très justement appelé la société liquide, tout est à la fois liquéfié et liquidé. Que ce soit dans le domaine professionnel, sentimental, sexuel, éducatif, politique, social ou autre, nous vivons à l’ère du zapping : on « zappe » d’un partenaire à l’autre, d’un métier à l’autre, d’un parti politique à l’autre, comme on « zappe » d’une chaîne de télévision à une autre. Et dans tous les cas, le changement n’aboutit qu’à donner le spectacle du même. On est toujours déçu parce que, sous diverses guises, c’est toujours le même chose qui se donne à voir. L’idéologie du progrès joue évidemment son rôle : avant, par définition, c’était moins bien. Le politiquement correct (qu’il vaudrait mieux appeler l’idéologiquement conforme) joue le sien : en transformant les mots, la « novlangue » transforme les pensées. L’individualisme ambiant fait le reste.

JPB. Un chauffeur de taxi « ubérisé » gagne fort mal sa vie, en moyenne. Serait-ce là l’un de ces « bullshit jobs » nommés pour la première fois par David Graeber pour désigner des « boulots à la con » dans la sphère administrative (privée ou publique) et désormais étendus à l’ensemble de la sphère économique ? À une époque où les employés des grandes surfaces ne sont plus jamais embauchés à temps plein, afin de les tenir en laisse en les faisant vivre avec 800 euros par mois, où un prof débutant touche après 5 à 6 ans d’études 1400 euros par mois, en quoi la précarité concertée est-elle la solution la plus adaptée trouvée par le néo-libéralisme contemporain ?

AdB. Les promesses du « travail indépendant » (l’« ubérisation » de la société) sont de leur côté trompeuses, car la précarité y est la règle plus encore que dans le salariat. Dans le monde post-industriel, qui privilégie les connaissances plus que les machines, chacun se voit convié à « devenir sa propre entreprise » (à être « entrepreneur de soi-même ») pour valoriser ses « actifs incorporels », quitte pour les anciens salariés à devenir des travailleurs multitâches, courant d’une activité à l’autre, cherchant de nouveaux clients tout en s’improvisant juristes ou comptables. L’ubérisation n’est alors qu’un nouveau nom de la parcellisation et de l’atomisation du travail. La précarité devient la règle, car les résultats recherchés se situent sur un horizon de temps de plus en plus court. Plus que jamais, on perd sa vie en tentant de la gagner.
« Sous couvert de « flexibilité » on recherche des hommes taillables et corvéables à merci, qui doivent sans cesse s’adapter aux exigences d’une économie dont on estime qu’ils doivent être les serviteurs, sinon les esclaves. La généralisation de la précarité, c’est l’avènement de l’homme substituable, interchangeable, flexible, mobile, jetable. C’est l’entière réduction de la personne à sa force de travail, c’est-à-dire à cette part de lui-même qui peut être traitée comme une marchandise. C’est la soumission à l’impératif de rendement, la vente de soi s’étendant à tous les aspects de l’existence.

JPB. Sur l’ensemble du dossier présenté par votre revue, je vous trouve terriblement marxiste — « le facteur économique est bien déterminant en dernière instance ». Peut-on cependant tisser un lien entre la réalité économique à laquelle on est en train de convertir l’ensemble de l’économie mondialisée, et l’homo festivus inventé par Philippe Muray ? Ou si vous préférez, dans quelle mesure l’ubérisation tous azimuts se conforte-t-elle de la société du spectacle — et vice versa ?

AdB. Pas du tout marxiste, mais marxien pourquoi pas ! Deux cents ans après sa naissance, il serait peut-être temps de lire Marx en étant capable de faire le tri entre les nombreuses facettes de sa pensée – en oubliant les « marxismes » et les « antimarxismes » qui n’ont fait qu’accumuler les contresens sur son œuvre. La philosophie de l’histoire de Marx est assez faible, mais il n’y a pas besoin d’être marxiste pour constater, avec lui, que notre époque est tout entière plongée dans les « eaux glacées du calcul égoïste ». Marx est à la fois l’héritier d’Aristote et celui de Hegel. Il a tort de ramener toute l’histoire humaine aux luttes de classes, mais il décrit à merveille celles de son temps. Ce qu’il écrit sur le fétichisme de la marchandise, sur la « réification » des rapports sociaux, sur l’essence de la logique du Capital (sa propension à l’illimitation, au « toujours plus », qui n’est pas sans évoquer le Gestell heideggérien), sur la théorie de la valeur, va très au-delà de ce qu’on a généralement retenu chez lui.

« L’homo festivus dont parlait le cher Philippe Muray est en effet comme un poisson dans l’eau dans l’économie libérale aujourd’hui déployée à l’échelle mondiale. L’homo festivus ne cherche pas seulement à faire la fête tout en aspirant à se vider le crâne (il ne faut pas se prendre la tête !) grâce aux mille formes de distraction contemporaine, au sens pascalien du terme. Il est aussi celui qui a remplacé le désir de révolution par la révolution du désir, et qui pense que les pouvoirs publics doivent faire droit, y compris institutionnellement, à toute forme de désir, car c’est en manifestant ses désirs, quels qu’ils soient, que l’homme manifeste pleinement sa nature.

« Cela s’accorde parfaitement à l’idéologie libérale, qui conçoit l’homme comme un être présocial, cherchant à maximiser en permanence son seul intérêt personnel et privé. Comme l’a si bien montré Jean-Claude Michéa, c’est parce que le libéralisme économique et le libéralisme « sociétal » (ou libertaire) sont issus du même socle anthropologique qu’ils ne peuvent à un moment donné que se rejoindre. La société du spectacle, où le vrai n’est plus qu’un moment du faux et où lêtre s’efface totalement derrière le paraître, est le cadre idéal de cette rencontre.

C’est la société de l’aliénation volontaire, qui croit que les rapports sociaux peuvent être régulés seulement par le contrat juridique et l’échange marchand, mais qui ne débouche que sur la guerre de tous contre tous, c’est-à-dire sur le chaos.

JPB. Vous notez qu’Emmanuel Macron est le chantre de cette ubérisation généralisée. Mais comment diable l’a-t-on élu ? Par un malentendu ? Grâce à l’écran de fumée médiatique ? Par un désir profond d’en arriver à un salaire universel garanti (le seul candidat qui le proposait était Benoît Hamon : un hasard ?) qui permettrait de vivoter dans la précarité sans plus poser de problème à un capitalisme financiarisé qui pourrait alors s’épanouir ? Mais alors, qui achètera les merveilleux produits fabriqués demain par les quelques travailleurs encore en exercice et une noria de machines « intelligentes » ? Bref, l’ubérisation serait-elle le premier pas vers la fin du libéralisme — l’ultime contradiction interne du système ?

AdB. Dans une démocratie devenue elle aussi liquide, Macron a su instrumentaliser à son profit l’épuisement du clivage droite-gauche et l’aspiration au « dégagisme » d’un électorat qui ne supportait plus la vieille classe politique. Il a également compris que l’alternance des deux anciens grands partis de gouvernement ne mettait plus en présence que des différences cosmétiques, et que l’heure était venue de les réunir en un seul. C’est ce qui lui a permis de l’emporter avec au premier tour moins d’un quart des suffrages exprimés.

« Macron est avant tout un contre-populiste au tempérament autoritaire et à l’ego hypertrophié. Il reprend à son compte le clivage « conservateurs » contre « progressistes », mais c’est pour choisir la seconde branche de l’alternative : réunir les partisans de l’« ouverture » (en clair : les élites libérales de tous bords) contre les tenants de la « fermeture » (en clair : ceux qui s’opposent, instinctivement ou intellectuellement, à l’idéologie dominante). Contre ceux « d’en bas », il est le représentant de la Caste « d’en haut ». On voit bien aujourd’hui qu’il ne supporte pas qu’on lui résiste, qu’il n’aime pas les corps intermédiaires, qu’il est insensible aux aspirations populaires, qu’il n’a rien à dire à la France qui va mal. A un moment où les classes moyennes, menacées de déclassement et de paupérisation, sont en train de rejoindre les classes populaires, il démontre ainsi son intention de construire une « start up nation », en parfaite conformité avec une religion économique qui exige l’absorption du politique par la gouvernance. Cela augure plutôt mal de l’avenir. »

Alain de Benoist et Jean-Paul Brighelli

http://blog.causeur.fr/bonnetdane/


 

OUTIL LOGO FREXIT LIMOUSIN*"le philosophe anarchiste", voilà une étiquette audacieuse pour Alain de Benoist, qui ne me serait pas venue à l'idée de prime abord...Mais bon, comme je ne cesse de le répéter, les articles sont choisis pour leur intérêt, leur niveau académique, leur apport intellectuel sur des thématiques qui nous intéressent etc, quelles que soient les orientations idéologiques des auteurs, mais ils n'engagent que ceux- ci, dont nous respectons, par principe, le point de vue, dès lors qu'il est argumenté.

Par souci d'honnêteté envers nos lecteurs, surtout ceux qui ne connaîtraient pas cette école de pensée appelée "nouvelle droite" par la bien- pensance officielle, nous recommandons la fiche "wikipedia" d'Alain de Benoist (source qu'on ne pourra pas caractériser comme proche de nous), dont voici un extrait:

Parmi les fondateurs, en 1968, du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE), principal mouvement du courant que les médias ont baptisé « Nouvelle Droite », il a, entre autres, collaboré aux revues Nouvelle École, Éléments, Krisis (revue qu'il fonde en 1988 et se définissant7 comme « de gauche, de droite, du fond des choses et du milieu du monde », celle-ci pratiquant en effet l'ouverture vers plusieurs courants d'idées et penseurs extérieurs au milieu néodroitier, comme Jean Baudrillard, Régis Debray, Jean-François Kahn ou Michel Jobert, voire engagés au sein de la gauche antilibérale, tels Bernard Langlois et Ignacio Ramonet), ainsi qu'au Figaro magazine, qu'il dut quitter au début des années 1980.

Son livre Vu de droite obtient le grand prix de l'Essai en juin 1978 par l'Académie française.

De 1970 à 1982, il travaille également au Spectacle du Monde, et y collabore de nouveau épisodiquement depuis les années 2000. Alain de Benoist s'est aussi fait connaître en participant à l'émission Panorama sur France Culture de 1980 à 1992.

En 1986, le « chef de file » de la Nouvelle Droite publie Europe, Tiers monde, même combat — dont le bandeau donne à lire : « Décoloniser jusqu'au bout ! » —, ouvrage qui prône le soutien aux luttes pour l'autonomie des peuples du Tiers monde et l'alliance avec celui-ci8 contre l'impérialisme. Une vision déjà en germe dans les écrits antérieurs de l'auteur9 et qui restera la sienne. Pour Christian Savés (du CNRS), Alain de Benoist a en effet conduit une « remarquable entreprise de démystification » de l'« idéologie ethnocidaire de l'Occident10. »[pas clair] Il a par ailleurs été fortement influencé par les penseurs liés à la Révolution conservatrice allemande comme Ernst Jünger et Armin Mohler11."

 


 

[1] " remplacement des activités productives par des emplois inutiles, qui sont en dernière analyse des emplois de contrôle, destinés à désamorcer les velléités de révolte sociale": un des reproches majeurs que l'on peut faire à cette approche plus "marxiste" que "marxienne": une conception strictement utilitaire (et pas seulement en terme de "classes sociales") de l'économie: facile de tomber dans le piège de l'"économisme" sans parfois s'en rendre compte, et c'est de surcroît un point commun avec les libéraux (le "même socle anthropologique", comme dirait Michéa), qui m'a améné personnellement, à prendre mes distances avec ce type d'approche, même si c'est parfaitement valide à un certain niveau. Question bête, c'est quoi, un emploi inutile? Le débat est ouvert, à vos plumes les amis!

P.G.

samedi 16 septembre 2017

Selon un économiste allemand, «le miracle économique allemand doit peu aux réformes structurelles»

Parmi les économistes allemands, on commence à mettre en cause les bienfaits des réformes Schröder du début des années 2000, celles, précisément, dont l'actuel gouvernement français - en retard d'un bon petit paquet de guerres - entend s'inspirer pour déréguler le marché du travail. 

ARG EMPLOI ALLEMAGNEL'article ci-dessous est initialement paru dans le journal belge Le Soir, et reproduit ici pour en assurer une diffusion en France. Il relaie les propos de l'économiste Christian Odendhal, membre du CER (Centre for European Reform) un think tank basé à Londres (...) fondé par un ancien du très libéral hebdomadaire The Economist.

***
Il y a une quinzaine d'années, l'Allemagne était « l'homme malade » de l'Europe. L'économie stagnait, le chômage touchait plus de 10 % de la population active et le déficit public frôlait les 4 % du PIB – un comble pour le pays qui, dix ans plus tôt, avait imposé la fameuse « règle des 3 % » dans le traité de Maastricht.
Depuis, la situation s’est complètement inversée : nos voisins d’outre Rhin ont rapidement digéré la Grande Récession qui a suivi la crise financière, et surfé sur la crise des dettes souveraines, évitant la rechute en récession dont ont pâti la plupart des économies partageant la monnaie unique. Le taux de chômage est au plus bas, à 3,8 %. Le budget public en surplus.
Le modèle
L'Allemagne, de manière assez compréhensible, est donc apparue comme le modèle à suivre, et cette imitation de l'Allemagne comme le nouvel Evangile européen, a été portée sinon imposée aux quatre coins de la zone euro aussi bien par la Commission que par la Banque centrale européenne (BCE) et par les dirigeants nationaux. 
De quoi parle-t-on ? Des fameuses « réformes structurelles » - en particulier du marché du travail – qui forment le cœur de la stratégie de sortie de crise, aussi bien dans les pays de la périphérie de la zone euro (les plus touchés) qu'ailleurs, chez nous (NB : ce sont des Belges qui parlent), mais aussi en France. Au delà du Quiévrain, le nouveau président (Macron donc) mise tout - ou presque - sur ses réformes pour doper la croissance et l'emploi. 
En Allemagne, les réformes Hartz, du nom de leur principal concepteur Peter Hartz, alors membre du comité directeur de Volkswagen, ont été mises en œuvre sous la houlette du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder entre 2003 et 2005. Elles visaient quatre objectifs principaux : réduire le coût des pensions et plus généralement de l’État providence; flexibiliser le marché du travail, d'une part en favorisant l'auto-entrepreneuriat, les « mini-jobs », les CDD et la sous-traitance, et d'autre part en réduisant le coût des licenciements pour les petites entreprises; inciter au retour à l'emploi en réduisant la durée d'indemnisation du chômage et le montant des aides sociales; augmenter le taux d'emploi des plus âgés en durcissant les conditions de départ anticipé. 
Dès 2005, l'économie allemande rebondit. L'emploi repart à la hausse alors que le chômage baisse. Ni la crise financière ni celle de l'euro ne contrarient durablement cette « renaissance économique ». Nos voisins d'outre-Rhin auraient donc mis au point la bonne recette, oserait-on dire la « potion magique » ? 
Un coup de chance
«C'est un mythe» explique Christian Odendhal, chief economist au Centre for European Reform, un think tank basé à Londres, dans une étude qu'il a récemment publiée. «Il s'agissait de changements importants, mais ces réformes ne peuvent expliquer le rebond de l'économie allemande après 2004». 
«Quatre autre facteurs ont joué un rôle plus important.» D'abord, le boom des économies émergentes, et parmi celles-ci la Chine, a dopé la demande pour les biens d'équipements – une spécialité allemande de longue date - et pour les biens de consommation «made une Germany» - en particulier l'automobile. Et après la Grande Récession, ce boom s'est poursuivi, dopé par les plans de relance chinois. 
Christian Odendhal réfute également la vulgate selon laquelle les réformes Hartz auraient mis sous pression les travailleurs, les forçant à modérer leurs exigences salariales, et dopé ainsi la compétitivité de l'industrie allemande. Depuis le milieu des années 1990, les syndicats avaient en effet accepté de privilégier l'emploi, non les salaires. «Les réformes Hartz ont permis de donner un nouveau tour de vis pour les bas salaires, mais l'essentiel de la modération salariale s'était produit avant cela». 
De même – et c'est en partie lié – les entreprises allemandes s'étaient profondément restructurées afin de réduire leurs coûts et de doper leur profitabilité en organisant le recours systématique à la sous-traitance en Allemagne, mais aussi et surtout dans les pays à bas salaires de l'est de l'Europe. Enfin, Christian Odendhal pointe un quatrième facteur : le redémarrage du secteur de la construction après dix ans de déclin. 
«La raison pour laquelle les réformes Hartz ont acquis un statut mythique, c'est parce qu'elles ont été mises en œuvre au bon moment». L'Allemagne, en particulier parce qu'elle disposait d'un panier d'exportation adapté à la demande des pays émergents, a pu profiter pleinement du boom économique mondial. «L'Allemagne a eu la chance que la demande extérieure soit venue à son secours», explique Odendhal. 
Le test Macron
«Alors que la croissance chinoise ralentit, que les importations allemandes ne montrent aucun signe de hausse importante et que l'économie américaine poursuit son petit bonhomme de chemin à un rythme modéré, les autres membres de l'union monétaire n'auront pas la même chance». 
L'économiste pointe également les effets secondaires de ces réformes au niveau social en Allemagne et du point de vue économique au sein de la zone euro. «La modération salariale en Allemagne a eu des effets négatifs pour l'Europe. Des salaires plus bas se sont traduits par une consommation et des importations plus faibles. En conséquence, l'Allemagne (accumulant des surplus extérieurs) a exporté du capital – lequel a contribué à nourrir les bulles immobilières et l'endettement ailleurs en Europe».
Il souligne également les limites des politiques de flexibilisation du marché du travail et de pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. «Cela contribue peu, voire pas du tout, à booster la productivité. En réalité, ça peut même être nuisible si de telles réformes réduisent l'incitation des entreprises à investir dans les travailleurs et dans les équipements».
Si l'Europe ne semble pas tirer les bonnes leçons de l'expérience allemande, «l'élection d'Emmanuel Macron, qui a juré de réformer le marché du travail en France, va mettre à l'épreuve cette rhétorique construite autour des réformes Hartz. Si elle s'avère être fausse, le président français pourrait bien échouer à relancer la croissance et l'emploi, ouvrant ainsi la voie à un populiste lors des prochaines élections présidentielles » prévient Christian Odendhal. 

En clair, certains libéraux commencent à s'inquiéter des conséquences désastreuses des politiques anti- sociales sur l'avenir de la construction européenne, qui provoque un rejet de plus en plus visible, ce qu'ils appellent "populisme".
P.G.

mardi 5 septembre 2017

Des salariés de GM&S mobilisés devant l'usine PSA de Poissy et délogés

Mis à jour
le 05/09/2017 à 16h53

Une centaine de salariés de GM&S, l'équipementier automobile creusois placé en liquidation judiciaire, ont manifesté mardi leur mécontentement devant une entrée de l'usine PSA Peugeot de Poissy (Yvelines), avant d'être délogés par les forces de l'ordres.

gms paris

Le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre jeudi sa décision sur l'offre de reprise par l'emboutisseur GMD, qui préserverait 120 emplois sur 277. Une solution jugée "insuffisante" par les manifestants.

Venus en autocar et en voiture, ils se sont rassemblés et ont distribué des tracts devant l'une des entrées du site, tandis qu'à l'entrée opposée une contre-manifestation a rassemblé environ 120 membres de la direction de l'usine.

La mobilisation a entraîné des bouchons autour de l'usine.

Les forces de l'ordre sont intervenues en milieu de journée pour déloger les manifestants qui avaient organisé un sit-in.


 

SLOGAN DESINDUS

Nous avions essayé d'expliquer pendant la campagne électorale que cette affaire relevait de la logique de l'article 63 du Traité de Fonctionnement de l'Union européenne ("libre circulation des mouvements de capitaux"). Le courage et la détermination des salariés creusois ainsi que la "médiatisation" de cette affaire avaient permis d'éviter le pire, mais bien sûr, ce n'est pas l'équipe Macron, au service de l'UE et de l'oligarchie qui se cache derrière, qui mettra un terme à la désindustrialisation de la France.Il faut un FREXIT, d'urgence!

P.G.

Posté par ddupr à 18:35 - - Permalien [#]
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