dimanche 17 décembre 2017

De nombreux millionnaires parmi les membres du gouvernement

C’est un exercice auquel les hommes politiques sont aujourd’hui habitués, mais toujours à risque pour l’exécutif. Conformément à la loi relative à la transparence de la vie publique adoptée en 2013, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a publié, vendredi 15 décembre, les déclarations de patrimoine de la quasi-totalité des 32 membres du gouvernement d’Edouard Philippe.

ACT GOUVERNEMENT PHILIPPE

Nommés lors du mini-remaniement du 24 novembre, les secrétaires d’Etat Olivier Dussopt et Delphine Gény-Stephann disposent d’un délai supplémentaire et leur patrimoine ne sera pas publié avant quelques semaines.

Accusé par l’opposition d’être le « président des riches », Emmanuel Macron compte une douzaine de millionnaires dans son équipe gouvernementale. Le patrimoine le plus élevé est détenu par Muriel Pénicaud, la ministre du travail, qui a déclaré posséder pour plus de 7,5 millions d’euros de biens. L’ex-directrice des ressources humaines de Danone est propriétaire de deux maisons, l’une dans les Hauts-de-Seine (estimée à 1,3 million d’euros), l’autre dans la Somme (340 000 euros), mais elle possède également des valeurs mobilières (contrats d’assurance-vie, instruments financiers, etc.) pour quelque 5,9 millions d’euros.

Nicolas Hulot possède neuf véhicules à moteur

Deuxième ministre le mieux loti, Nicolas Hulot a déclaré à la HATVP un patrimoine de plus de 7,2 millions d’euros, composé d’une maison de plus de 300 mètres carrés en Corse (1 million d’euros), ainsi que de plusieurs autres biens immobiliers dans les Côtes-d’Armor et en Savoie, d’une valeur totale de 1,9 million. A cela s’ajoute la société Eole, qui encaisse les droits d’auteurs et royalties des produits dérivés Ushuaïa (shampoings, etc.), dont la valeur est estimée à 3,1 millions d’euros, ainsi que des valeurs mobilières d’environ 1,2 million d’euros. Détail amusant, le ministre de la transition écologique et solidaire possède neuf véhicules à moteur (six voitures, un bateau, une moto et un scooter électrique).

En comparaison, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, possède un patrimoine plus modeste, estimé à un peu plus de 1,7 million d’euros, où l’on trouve un appartement parisien (1,25 million d’euros), un appartement en Seine-Maritime (400 000 euros) et des valeurs mobilières d’environ 56 000 euros.

Il est à noter que le premier ministre, qui avait, en 2014, alors qu’il était maire du Havre et député de Seine-Maritime, écopé d’un blâme de la part de la HATVP pour une déclaration incomplète et fantasque assortie d’annotations manuscrites ironiques, s’est cette fois plié à l’exercice avec sérieux.

Le moins bien nanti du gouvernement est Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, qui possède moins de 50 000 euros de biens, principalement représentés par un terrain – non constructible – de deux hectares situé dans le Nord (estimé à 30 000 euros). Une « fortune » qui place l’ancien député Les Républicains parmi les Français les plus modestes.

Trois situations particulières

Selon l’Insee, le patrimoine moyen est de 158 000 euros bruts par ménage en France. Les 10 % des Français les plus riches détiennent 595 700 euros d’actifs et les 1 % les plus favorisés disposent de plus de 1,95 million d’euros.

Selon la Haute Autorité, tous les ministres se sont prêtés de bonne grâce, et dans les délais, à l’exercice de transparence. Sur la base des informations qui lui ont été transmises, ainsi que des vérifications effectuées auprès de l’administration fiscale mais aussi des banques et des notaires, le collège de la HATVP n’a pas relevé d’anomalies graves, qui auraient nécessité une observation publique ou, pire, un signalement au parquet.

Néanmoins, un tiers des déclarations « de situation patrimoniale » des membres du gouvernement ont donné lieu à des échanges entre la HATVP et les déclarants, et des demandes de précisions ou de rectifications « techniques », portant sur des éléments manquants, incomplets voire erronés (quote-part, usufruit ou nue-propriété, etc.), ont été effectuées, selon la Haute Autorité. Il s’agit d’une proportion certes importante mais comparable, par exemple, à celle constatée pour les députés de la précédente législature (2012-2017). [nous voilà rassurés...NdR]

Trois situations personnelles ont particulièrement retenu l’attention de la HATVP : celles de Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, de Nicole Belloubet, garde des sceaux, et de Nicolas Hulot, qui ont été priés de réévaluer leur patrimoine, dans le cadre de déclarations rectificatives séparées.

Ainsi, Mme Loiseau a dû rehausser de 400 000 euros la valeur de son appartement de 190 m2 à Paris (à 2 millions d’euros) et Mme Belloubet, de son côté, a dû rajouter à un patrimoine immobilier déjà conséquent ses parts dans deux appartements à Paris et une maison dans l’Aveyron, pour une valeur vénale supplémentaire de 336 000 euros (environ 1 million d’euros au total). Celles-ci ne figuraient nulle part dans sa première déclaration. Quant à M. Hulot, il avait lui aussi omis, dans sa longue liste de biens, des parts dans une maison et un appartement, pour une valeur cumulée de 157 000 euros.

« Pas de quitus ad vitam aeternam »

Toutes les déclarations publiées vendredi restent sous le contrôle de la HATVP durant toute la durée des fonctions ministérielles des déclarants, celle-ci se réservant la possibilité d’en réexaminer la véracité, si de nouvelles informations lui parvenaient… signalées par des citoyens ou par la presse. « Ces premières vérifications constituent une étape importante. Mais elles n’ont pas valeur de quitus ad vitam aeternam », souligne-t-on à la HATVP.

Quant à Emmanuel Macron, c’est la déclaration qu’il a effectuée lorsqu’il s’était porté candidat à l’élection présidentielle qui reste valable. A la différence de ses ministres, celle-ci n’a pas été contrôlée par la HATVP, la loi alors en vigueur ne le prévoyant pas. Mais celle sur la confiance dans la vie publique du 15 septembre 2017 a changé les règles. Du coup, la Haute Autorité sera amenée à contrôler sa déclaration à la fin de son mandat… en 2022.



http://www.lemonde.fr/gouvernement-philippe/article/2017/12/16/de-nombreux-millionnaires-parmi-le-gouvernement_5230633_5129180.html

Posté par UPR Creuse à 09:39 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

L'ex-ministre, Jean-Jacques Urvoas, passible de la Cour de justice de la République

L'ex-ministre de la Justice est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur un dossier judiciaire.

ACT URVOAS

Ce ne sont qu'une petite dizaine de lignes. Elles reprennent la synthèse des remontées d'information de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) concernant l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre à l'encontre du député (LREM) Thierry Solère. C'est Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux à l'époque des faits - l'entre-deux tours de la présidentielle -, qui les aurait fait parvenir au député alors membre des Républicains.

En bon spécialiste du monde du renseignement, le ministre de la Justice a transmis, selon Le Canard enchaîné qui révèle l'affaire, le document par Telegram, une messagerie électronique bien connue des policiers comme des délinquants. Son destinataire Thierry Solère ne prendra pas le soin de faire disparaître ce document confidentiel dont la transmission viole le secret de l'enquête. Contacté, Pierre-Olivier Sur, l'avocat du parlementaire, n'a pas donné suite à nos questions, estimant «que pour son client, il n'y a pas de sujet».

Pour Claire Denis, le procureur de Nanterre qui vient de transmettre le dossier au procureur général près la Cour de cassation, ce sont là des «éléments susceptibles d'engager la responsabilité pénale» de l'ex-ministre de la Justice. Jean-Claude Marin a déjà transmis pour avis le dossier à la commission des requêtes de la Cour de justice de la République afin de déterminer si «les faits sont susceptibles d'être qualifiés de violation du secret professionnel commis par M. Jean-Jacques Urvoas, dans l'exercice de ses fonctions de garde des Sceaux, ministre de la Justice».

La main du politique

L'affaire en dit long sur l'usage de ces fameuses remontées d'information systématiques. Mais aussi sur le dédoublement de personnalité de ceux qui se succèdent Place Vendôme. Comme Christiane Taubira prise la main dans le pot de confiture en mars 2014 au sujet des écoutes de Nicolas Sarkozy, Jean-Jacques Urvoas s'insurgeait en avril 2017 des soupçons lancinants d'une justice à la main du politique. Il arguait des efforts de transparence du ministère depuis 2012. Dans le même temps, il transmettait à Thierry Solère des informations sur l'enquête préliminaire le concernant.

Cette dernière court depuis le 6 septembre 2016 «pour fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux». Elle se situe dans le sillage du différend qui a opposé la famille Solère et l'administration fiscale et qui s'est réglé par «un apurement des sommes un an et demi auparavant», rappelle un bon connaisseur du dossier. C'est Bercy qui en cette fin d'été 2016 et alors que Thierry Solère vient d'être nommé à la haute autorité des primaires de la droite et du centre a transmis le dossier pour ses implications pénales éventuelles.

Les perquisitions de juin dernier ont apporté un autre lot d'interrogations sur les rapports entre justice et politique. Elles ont révélé les échanges de Thierry Solère et de Roger Le Loire, alors juge d'instruction au pôle financier. En juin 2016, le TGI de Paris demande au magistrat de se déporter de tous ces dossiers politico-financiers à commencer par celui de Bygmalion. Il apparaît en effet que ce dernier souhaitait entrer en politique et cherchait une investiture pour les législatives 2017. Notamment auprès de Thierry Solère. Le dossier a été transmis au parquet de Paris qui a saisi la Brigade de répression de délinquance contre la personne.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/12/13/01016-20171213ARTFIG00241-urvoas-peut-etre-bientot-devant-la-cour-de-justice.php

BASE 14 995X225

RAPPEL : LE SCANDALE DE LA "LOI URVOAS"
----------------------
Sous le prétexte grossier de "moderniser" l'élection présidentielle, la "loi Urvoas" vise à verrouiller un peu plus encore le déroulement de l'élection présidentielle et, notamment, à priver les candidats hors-système de l'essentiel du temps de parole dans les médias.
Ce projet de loi liberticide ayant été adopté par l'Assemblée nationale, il est utile de revoir ce qu'en disait François Asselineau dans son entretien d'actualité enregistré le 15 décembre 2015 :

 

Loi Urvoas = DANGER. Mobilisation contre le projet de réforme de l’élection présidentielle

https://www.youtube.com/watch?v=UVJ3LkHT9Jk&feature=youtu.be

 

Posté par UPR Creuse à 09:11 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

samedi 16 décembre 2017

La jolie hausse des subventions aux syndicats

Une publication de N.S. (UPR 87): "Ne mord pas la main qui nourrit!"

Les organisations syndicales ont touché plus de 83 millions d’euros en 2016, via le fonds de financement du dialogue social, dont près de 19 millions d’euros pour la CGT, d’après un rapport récemment publié.

ACT SYNDICATS UE

Le jackpot ! 122,8 millions d’euros ont été partagés en 2016 entre syndicats et patronat, via le fonds de financement du dialogue social, selon le rapport annuel de cet organisme créé en 2014 et qui sert à financer la gestion des organismes paritaires, ou encore la formation syndicale des salariés. Un chiffre en augmentation de 7% comparé à 2015… et qui a surtout bénéficié aux organisations syndicales.

En effet, sur ces 122,8 millions d’euros, plus de 83 millions sont revenus aux syndicats, soit près de 68% du total, contre 39,8 millions d’euros pour les organisations patronales (environ 32% du total). Et c’est la CGT qui a touché le gros lot, avec près de 19 millions d’euros, soit plus de 15% du total à elle seule ! Normal répondront les syndicalistes de la centrale de Philippe Martinez, les cégétistes étaient le premier syndicat dans le privé jusqu’en mars dernier, date à laquelle la CFDT leur est passée devant.

Justement, l’organisation dirigée par Laurent Berger est quasiment au même niveau que la CGT puisque ce sont 18,56 millions d’euros qui ont été touchés par la CFDT grâce au fonds. On trouve, ensuite, plus loin derrière, FO (14,9 millions d’euros), la CFE-CGC (12,6 millions d’euros), et la CFTC (12,5 millions d’euros). Pour les organisations représentant moins de 8% des salariés, aussi appelées “syndicats non représentatifs”, les montants sont moindres, en témoignent les sommes attribuées à l’Unsa (3 millions d’euros), et Solidaires (2,6 millions d’euros).

Les dotations pourraient baisser en 2018

Du côté des organisations patronales, c’est, sans surprise, le Medef qui a raflé la mise (12,2 millions d’euros), presque deux fois le montant attribué à la CPME (6,2 millions d’euros). L’U2P, qui représente les artisans et professions libérales, est bien moins lotie (2,3 millions d’euros). Par ailleurs, 17,5 millions d’euros ont été partagés entre 268 organisations patronales de branche. Mais les règles vont changer en 2018 : le fonds de financement du dialogue social va revoir ses règles, une centaine de petites organisations patronales devraient être éligibles aux dotations. Et qui dit plus de redistribution, sans hausse du montant global, dit aussi baisse des dotations pour chaque organisation.

https://www.capital.fr/votre-carriere/la-jolie-hausse-des-subventions-aux-syndicats-1260667

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 15 décembre 2017

DEMAIN samedi 16 décembre: réunion régionale UPR !

RAPPEL/ Voici le message d'invitation à l'ensemble des adhérents UPR en Limousin:

COM UPR LIMOUSIN

Madame, Monsieur,

Les prochaines réunions départementales de Creuse, de Corrèze et de Haute- Vienne se tiendront le

samedi 16 décembre 2017, à 10h, à TREIGNAC (Corrèze), salle municipale

dans le cadre d'une réunion régionale.

Ordre du Jour:

*Bilan de l'action des délégations, évolution des responsabilités et du militantisme, visibilité numérique...
*Répartition du nouveau matériel militant (affiches, banderoles).
*Compte- rendu du congrès, du Conseil National et de la réunion nationale des DR.
*Nouveau dispositif en Région: la commission exécutive, présentation du DR.
*Echanges entre adhérents et responsables sur les différents évènements internes.

Je compte sur votre participation. Pour d'éventuels co- voiturages, merci de vous adresser aux responsables départementaux.
A l'issue de la réunion, nous poursuivrons les discussions dans un restaurant à proximité.
Merci d'indiquer votre participation à cet évènement festif auprès du délégué de Corrèze:
julien.magne@upr.fr

Cordialement,

Philippe Gombert, délégué UPR du Limousin.

Posté par UPR Creuse à 08:26 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 14 décembre 2017

« Le Limousin est-il en train de mourir ? » Rappel: réunion publique aujourd'hui à Limoges!

« Le Limousin est-il en train de mourir ? », l'un des thèmes du débat-citoyen organisé jeudi 14 décembre

ACT REUNION LIMOGES

A l'initiative des avocats limousins, un débat-citoyen est organisé jeudi 14 décembre à 18 heures à l'espace CITE de Limoges. Au programme l'avenir de la Cour d'appel et du Limousin. 

« Pourquoi fermer la Cour d’appel de Limoges ? », « Le Limousin est-il en train de mourir ? » seront les thèmes abordés, jeudi 14 décembre, lors d'un grand débat-citoyen organisé à l'initiative des avocats des barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle.  « Les élus seront les bienvenus avec leurs idées et propositions. Viendront aussi ceux qui se sentent concernés par notre avenir et celui de nos enfants en Limousin », souligne le communiqué de presse annonçant le rendez-vous. Pas de cartons d'invitation donc..., il faut dire, en effet, que ce débat se prépare depuis plusieurs semaines maintenant.

L'idée du grand débat citoyen est née lors de la première « réunion de crise » qui a rassemblé les avocats  des barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle (le 20 novembre) pour défendre leur cour d'appel menacée. Ce jour-là, Richard Doudet soulignait « c'est à notre tour, avocats d'être touchés, mais c'est le territoire entier qui est concerné. Nous serons les avocats de ce territoire. La défense, c'est notre métier, c'est ce que nous savons faire. Il faut que notre cour d'appel devienne notre Chemin des Dames. Nous sommes le dernier rampart. Il faut stopper l'hémorragie vers Bordeaux.  »  

Depuis ce jour et « n’ayant obtenu aucune garantie ni aucune réponse à nos inquiétudes relatives au projet de fermeture de la Cour d’appel de Limoges », les barreaux de Brive, Guéret, Limoges et Tulle entendent interpeller publiquement la population du Limousin et les élus « sur les conséquences graves de ce projet ».

« Conscients que cette volonté du ministère s’inscrit dans un vaste mouvement de réforme de l’Etat au préjudice des territoires et plus particulièrement des 700.000 habitants du ressort de la Cour d’appel de Limoges, les avocats veulent réveiller les Limousins et provoquer des initiatives salvatrices afin qu’un sursaut collectif marque un arrêt brutal à ce qui s’apparente à une grave hémorragie de notre dynamisme local. »

La population, les élus, tous les acteurs économiques sont donc appelés à venir débatte jeudi 14 décembre à 18 heures à l’espace CITE, 7, rue de la Providence à Limoges (entrée libre).Les préconisations de Robert Savy et Jean-Claude Peyronnet (à gauche) pour la région Limousin présentées le 28 novembre

Robert Savy, ancien président du conseil régional du Limousin et Jean-Claude Peyronnet, ancien président du conseil général de la Haute-Vienne n'ont pas attendu ce rendez-vous pour faire des propositions pour sortir le Limousin du déclin. Leurs propositions de fusionner les trois départements de l'ex-Limousin et de faire de Limoges une métropole seront à n'en pas douter débattues...

Parmi les hommes et femmes politiques attendus jeudi 14 décembre, il y aura évidemment Robert Savy et Jean-Claude Peyronnet mais aussi Emile Roger Lombertie (maire de Limoges), Gérard Vandenbroucke (président de Limoges Métropole), Valérie Simonet (présidente du conseil départemental de la Creuse) est ce jour-là retenue à Cahors.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2017/12/08/le-limousin-est-il-en-train-de-mourir-l-un-des-themes-du-debat-citoyen-organise-jeudi-14-decembre_12661659.html

BASE 14 995X225

« Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.
 Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit. »
OEuvres complètes de Bossuet vol XIV,
Jacques B. Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145.

OUTIL FL EUROREGIONS

J'invite tous les militants disponibles à se rendre à cette réunion, car il est important d'expliquer à nos concitoyens qu'on ne peut pas d'un côté approuver les réformes territoriales imposées par l'UE, voire les anticiper (propositions de fusion de départements...) et "en même temps", se lamenter des conséquences de ces funestes politiques! La disparition programmée du Limousin au profit de la "Nouvelle Aquitaine" n'est pas une lubie de quelques gouvernants égarés, mais le fruit d'une idéologie politique visant à faire disparaître les états- nations d'Europe au profit d'un système fédéral d'euro- régions pilotées directement par bruxelles (et Washington...).

P.G.

La «clause Molière» de Wauquiez retoquée par la justice, l'opposition locale jubile

Le tribunal de Lyon a annulé la «clause Molière» voulue par Laurent Wauquiez – une disposition qui aurait imposé l'usage du français sur les chantiers publics de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Des politiques ont réagi à cette décision de justice.

ACT WAUQUIEZ UE

Comme plusieurs autres régions, Auvergne-Rhône-Alpes avait voté le 9 février, sous la présidence de Laurent Wauquiez, la «clause Molière» imposant l'usage de la langue française sur les chantiers dont elle est maître d’œuvre

Saisi par l'opposition régionale, le préfet de région d'alors, Michel Delpuech, avait contesté la légalité de la délibération devant le tribunal administratif de Lyon. Ce dernier a annulé le 13 décembre la délibération du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, mettant en doute le motif de la sécurité des travailleurs avancé par la région. «Il résulte que [la clause Molière] a été adoptée non pour assurer la protection de la santé et de la sécurité des salariés, mais pour exclure les travailleurs détachés des marchés publics régionaux et favoriser les entreprises régionales», selon le jugement du tribunal.

Les premiers satisfaits sont évidemment les opposants à Laurent Wauquiez dans la région. Ainsi le conseiller régional du groupe socialiste et démocrate Johann Cesa évoque une victoire contre le nouveau président du Parti Les Républicains (LR).

Elle aussi conseillère régionale, mais du Parti de Gauche, Corinne Morel-Darleux note un «cumul [de] revers» pour Laurent Wauquiez.

Rare convergence entre la gauche et la majorité présidentielle, le député Olivier Véran de La République en marche (LREM) qualifie la clause Molière de «scandaleuse». Il se satisfait aussi du délibéré.

Hors de la région, le socialiste (exclu du Parti) Gérard Filoche, lui, mentionne la «grotesque "clause Molière" annulée en justice».

Si Laurent Wauquiez n'a pas encore réagi à cette annonce, la décision de justice en région Auvergne-Rhône-Alpes pourrait faire jurisprudence. Certaines régions comme l'Ile-de-France ont également mis en place la clause Molière.

https://francais.rt.com/france/46491-clause-moliere-de-wauquiez-retoquee-par-justice

BASE 14 995X225

"exclure les travailleurs détachés des marchés publics régionaux et favoriser les entreprises régionales": tout le monde avait bien compris les motifs réels de la "clause Molière", une manière hypocrite de tenter de contourner les traités européens, faute de vouloir en sortir. Le tribunal en a tiré les conclusions logiques et renvoyé Wauquiez à ses chimères alter- européistes. Pour le plus grand bonheur de son "opposition" unanime (du PS au parti de Gauche, en passant par LREM), soulagée de voir préservé le dogme libéral de la "libre circulation des travailleurs, des capitaux et des marchandises".  P.G

Posté par UPR Creuse à 06:38 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

NON À LA PRIVATISATION DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

 

PV : fini les gendarmes, en route pour la privatisation des voitures radars

 

ACT RADARS

 

Les gendarmes ne piloteront bientôt plus les automobiles avec des radars embarqués. Cette activité va tomber dans l'escarcelle du privé. La sécurité sur les routes est devenue un marché qui attire les entreprises.

Toujours plus de surveillance, donc toujours plus de PV et d'amendes à régler, c'est bien ce qui est aussi prévu avec la privatisation prochaine de la conduite des voitures radars. Pour l'instant, seuls les gendarmes ou les policiers sont habilités à faire fonctionner ces véhicules banalisés, capables de flasher les excès de vitesse dans le flot de la circulation. Ces « mobiles mobiles », comme on les surnomme, seraient sous-utilisés, de l'avis du ministère de l'Intérieur qui veut confier leur gestion à des sociétés privées, ce qui permettrait par ailleurs d'affecter 400 fonctionnaires à d'autres tâches. A compter de la rentrée de septembre, officiellement, un simple chauffeur pourrait donc se retrouver derrière le volant de ces appareils de contrôle automatiques. D'abord en Normandie, puis progressivement dans les autres régions du pays.(...)

https://www.marianne.net/societe/pv-fini-les-gendarmes-en-route-pour-la-privatisation-des-voitures-radars

La privatisation des radars routiers va être expérimentée en Normandie

"C'est une expérimentation que nous allons d'abord réaliser » en « Normandie, puis que nous allons étendre », a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Public Sénat. Le gouvernement va d'abord expérimenter l'externalisation des contrôles de vitesse routiers en Normandie avant de l'étendre. M. Collomb, qui souhaite ainsi recentrer policiers et gendarmes sur leurs missions de sécurité, n'a pas précisé quand il comptait lancer cette expérimentation ni le territoire concerné (département ou région).

Pas de politique du chiffre

« Il n'y aura pas une poussée » pour qu'« on mette le plus d'amendes possible », a promis le ministre, en réponse aux craintes que les sociétés concernées ne multiplient les P.-V. pour doper leurs chiffres d'affaires. La société ne sera « pas rémunérée au nombre de P.-V. » mais il y aura « un forfait fixé d'avance », a-t-il expliqué. Les Français « devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger », selon lui.

26,3 % de flash en plus en 2016 qu'en 2015

Dans un entretien publié samedi par plusieurs quotidiens régionaux, M. Collomb avait précisé que la verbalisation des automobilistes en excès de vitesse resterait, elle, « de la compétence des policiers ». Alors que la mortalité routière a augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive après douze ans de baisse, « il faut absolument empêcher qu'il y ait des morts sur les routes, en particulier des jeunes », a souligné le ministre, en rappelant que les excès de vitesse restent l'une des trois causes principales de la mortalité routière, avec l'alcool et les stupéfiants. Fin juillet, la Sécurité routière avait annoncé que les radars automatiques avaient flashé 25,6 millions de fois en 2016, soit 26,3 % de plus qu'en 2015.

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/la-privatisation-des-radars-routiers-va-etre-experimentee-en-normandie-04-09-2017-2154395_657.php

 

 

 

Pétition au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb

NON À LA PRIVATISATION 
DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

Monsieur le Ministre,

Attendu que le déploiement de voitures-radars banalisées conduites par des chauffeurs privés, sillonnant les routes 8 heures par jour pour flasher les véhicules dans les deux sens de la circulation est imminent ;

Attendu que depuis l'installation du 1er radar fin 2003, la répression routière a pris des proportions tellement excessives que 38.000 PV sont dressés chaque jour pour excès de vitesse, 12,5 millions de points de permis sont retirés chaque année, et que sur les 218.000 personnes qui ont vu leur permis invalidé faute de points l'année dernière, 72.000 ont perdu leur emploi instantanément ;

Attendu que le déploiement de cet arsenal répressif à la capacité de verbalisation exceptionnelle (9 PV par minute !) ne va faire qu'amplifier jusqu'à l'insoutenable, la répression injuste, incohérente et démesurée que subissent chaque jour des millions de Français qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer ;

Attendu que les conditions de ce marché proposé par le précédent gouvernement à des sociétés privées sont tellement contestables que l'appel d'offre a été classé "confidentiel" ;

Je vous demande de mettre un terme immédiat à ce projet de déploiement de voitures-radars conduites par des chauffeurs privés, et de réorienter la politique de sécurité routière pour qu'elle ne se fasse plus contre les conducteurs, mais avec eux.

 Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération.

JE SIGNE LA PÉTITION >>>

* obligatoire

Déjà 369 065 signataires, objectif 500 000 !

https://mobilisezvous.liguedesconducteurs.org/non-privatisation-radars-mobiles-embarques-p/

 


 

Voir aussi:

La privatisation de la police est une dérive grave que tous les Républicains doivent condamner indépendamment de leur opinion sur les contrôles de vitesse.

C’est une diversion et un impôt déguisé que d’en rajouter sans cesse sur les contrôles-radars quand, dans le même temps, pour satisfaire aux critères de Maastricht, les gouvernements successifs ne cessent de désosser l’ex-ministère de l’Équipement en lui retirant les moyens pour entretenir et éclairer convenablement la voirie.

De fait, faut-il rappeler que la mission de – sous prétexte d’une politique tout répressif dans une course effrénée au PV – a été retirée des prérogatives du ministère des pour être confiée à l’Intérieur. Permettant ainsi au gouvernement de réduire les effectifs consacrés à cette mission  – et notamment le travail fait sur l’infrastructure et tout particulièrement les routes nationales – et de justifier ensuite de la privatisation des contrôles. Le résultat en a été un coup d’arrêt net à la baisse du nombre de morts sur les routes. Mais il y a bel et bien un bénéfice à cette politique inefficace : celui pour les sociétés privées gérant et exploitant les parcs gigantesques de . Qui sont bien les premières bénéficiaires de la pluies d’ qu’elles font tomber sur les automobilistes. Autant de profits privés qui ne seront pas réinvestis dans la sécurité routière alors que le gouvernement Macron vient d’annoncer de nouveaux gels des crédits d’investissements dans les infrastructures de transport.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/petition-contre-privatisation-radars-stop-a-privatisation-de-police-nationale/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

Posté par UPR Creuse à 05:39 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 13 décembre 2017

Saint-Sulpice-le-Guérétois (23) : la croix du portail du cimetière va être enlevée à la demande du Conseil Municipal

Une publication proposée pa N.S. (UPR 87)

ACT CREUSE ST SULPIVE CIMETIERE

La municipalité de Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse) souhaite se conformer à la loi de 1905 et retirer la croix du portail du cimetière communal.

Sous l’église de Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse), la porte du four de l’ancienne boulangerie tient lieu de décoration. Un peu plus haut, devant ladite église, on peut apercevoir une pierre reposoir surmontée d’une croix, tout comme sur une pierre au pied de l’église on peut voir se dessiner une autre croix…

Plus loin dans la rue, le cimetière se dresse, et à l’intérieur, de nombreuses sépultures sont, elles aussi, surmontées de cette croix symbolique…

Le portail de la partie haute du cimetière, certainement installé entre les années 1930 et 1960 d’après le maire Claude Guerrier, dispose lui aussi d’une croix, que la municipalité souhaite enlever. Les devis sont envoyés, la croix sera retirée et un nouveau ventail sera mis en remplacement, sans croix.

« Cette démarche ne se veut pas polémique, ce n’est pas contre le catholicisme, prévient Claude Guerrier, mais le cimetière est un espace public partagé où tout le monde a accès, quelles que soient ses croyances, convictions ou absence de croyances ».

http://lafrance.co/saint-sulpice-le-gueretois-23-la-croix-du-portail-du-cimetiere-va-etre-enlevee-a-la-demande-du-conseil-municipal

les-cons-ça-ose-tout-1080x603

Posté par UPR Creuse à 09:05 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945

PUB ALR VATICAN

Message de l'auteur, à propos de son document Histoire d’une censure vaticane et médiatique à répétition, suite à la censure qu'elle vient de subir à la RTBF.

Chers amis,

Je vous remercie de prendre le temps de vous informer sur un exemple de censure cléricale et médiatique étendue sur plus d’une année, et qui vient de se clore à la RTBF, principale chaîne de télévision belge. Un tel interdit mériterait la fanfare, mais les spectateurs belges l’ignoreront sans doute autant que le public français. Cet exemple accroît la longue liste connue des ostracismes prononcés de longue date en France contre la recherche scientifique et critique en général, et contre les chercheurs indépendants des puissants en particulier.

L’exposé, un peu long, ne vous rebutera pas, j’en suis certaine : j’ai été contrainte à fournir des détails, les jugeant d’autant plus nécessaires qu’il est rare de pouvoir saisir (ou disposer d’éléments solides sur) le processus de censure qui, nous affirme-t-on, n’existe pas dans nos démocraties-modèles et notre grande presse libre. Les correspondances attestent que je n’étais aucunement demanderesse de la publicité des grands médias: dois-je préciser que c’est toujours le cas, et que je considère les sources électroniques comme le quasi exclusif moyen d’information actuellement accessible : jusqu’à quand est une question qui se pose de plus en plus clairement.

La diffusion de ce document est, comme d’habitude, non seulement libre mais encore vivement encouragée.

Bien cordialement

Annie Lacroix-Riz


 

A propos de son livre:

Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945, Paris, Armand Colin, Nouvelle édition refondue, 2010

Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l'Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945, Paris, Armand Colin, Nouvelle édition refondue, 2010 {JPEG}Bihr Alain

Il est singulier de constater combien les historiens s’intéressent peu au plus ancien des États européens : le Vatican. Encore plus curieux est le fait que, quand ils s’y intéressent, ils ne l’appréhendent guère comme un État qui, à l’image de tous les autres États, n’est qu’un « monstre froid », « le plus froid même des monstres froids  » (Nietzsche), dont les comportements de leurs dirigeants ne peuvent ni ne doivent se comprendre qu’en fonction des intérêts de cet État dans ses rapports avec tous les autres acteurs de la scène politique internationale, à commencer par les autres États. Car, sous ce rapport, pas plus que sous aucun autre, le Vatican ne fait exception à la règle. Annie Lacroix-Riz en apporte la démonstration dans cet ouvrage consacré à la politique extérieure du Vatican durant la période cruciale de l’histoire de l’Europe contemporaine qui va des prémices du premier aux lendemains du second conflit mondial. Sa thèse est que, par delà les vicissitudes d’une histoire bouleversée et les revers qu’elle y aura connus, cette politique s’est caractérisée par une remarquable continuité dans la poursuite de ses objectifs, sa Realpolitik amenant le Vatican à nouer une alliance solide et durable avec l’État allemand, quels qu’en aient été les dirigeants et leurs idéologies. Ce n’est pourtant pas ce dernier qui a sa préférence au départ. Au début du XXe siècle, l’allié privilégié du Vatican reste le vieil État habsbourgeois, la double monarchie austro-hongroise, profondément catholique, qui a été en son temps le fer de lance de la Contre-Réforme en Europe centrale. Mais ses deux bêtes noires sont d’une part la Russie tsariste, épicentre de l’orthodoxie honnie, d’autre part la France qui, autour de 1860, a pris une part décisive à l’unification italienne, qui va réduire le Vatican à l’État territorialement croupion qu’on connaît aujourd’hui et qui, après l’adoption des lois de séparation des Églises et de l’État de 1905, n’est pas loin d’incarner l’Antéchrist pour la Curie romaine. Aussi lui faut-il bien consentir à l’alliance des Habsbourg avec les Hohenzollern, fussent-ils luthériens. Et dès août 1914, ce sont bien les Empires centraux que le Vatican soutient, en se faisant notamment le défenseur de leurs revendications territoriales. Le cours de la guerre allait cependant rapidement le convaincre que, des deux États de langue allemande, c’était bien l’Allemagne la plus solide, même dans la défaite. C’est donc à cette dernière que le Vatican va dès lors lier le destin de sa politique extérieure. Pour faire face à une France que sa victoire semble avoir encore renforcée et une Russie désormais livrée à l’athéisme bolchevique, le Vatican va tout faire de ce qui est en son pouvoir pour alléger le poids des sanctions (notamment territoriales et financières) ordonnées par le traité de Versailles contre l’Allemagne, tout en préparant déjà le terrain de la revanche, par la dénonciation du dit traité et son appui à l’autonomisme et à l’irrédentisme dans les territoires catholiques arrachés aux Habsbourg et aux Hohenzollern, le Vatican allant jusqu’au comploter contre la Pologne, pourtant catholique et antibolchevique, parce que sa renaissance s’est faite notamment par réunion de tels territoires. Dans cette nouvelle configuration, le Vatican va chercher un appui sinon un allié dans les États-Unis d’Amérique, dont l’intervention dans la guerre a commencé à faire un acteur de la scène politique européenne. Au centre de toutes ces manœuvres se trouve Eugenio Pacelli, nommé nonce apostolique (représentant du Vatican) à Munich en mai 1917, fonction étendue à toute l’Allemagne après la défaite, l’artisan du concordat avec l’Allemagne (1924). Il deviendra secrétaire d’État du Vatican (une fonction qui cumule celle de Premier ministre et de ministre des Affaires Étrangères), avant d’être élu pape en mars 1939 : ce sera Pie XII. Lorsque Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, en dépit des tendances anticatholiques et plus largement antichrétiennes du nouveau régime, le Vatican trouvera en lui son champion. Il appuiera tous ses projets d’expansion territoriale, d’abord « pacifiques » (à commencer par l’Anchluss, l’absorption en 1938 d’une Autriche déjà largement nazifiée par l’, ardemment désirée par la Curie romaine, qui neutralisera l’opposition de l’Italie mussolinienne en l’occurrence) puis guerrières, à l’Ouest (au détriment des Pays-Bas, la Belgique et la France), au Nord (Danemark et Norvège) et à l’Est (Pologne puis Russie). Avec le déclenchement de l’opération Barbarossa (nom de code de l’invasion de la Russie – juin 1941), autrement dit de la guerre d’extermination du « judéo-bolchevisme » dans l’Est européen, que le Vatican présentera quelquefois quasiment comme une guerre sainte, d’autant plus qu’il espère pouvoir ainsi faire entrer dans son giron l’Église ukrainienne uniate, il n’aura plus pour le régime nazi que les yeux de Chimène. Des yeux qui se fermeront volontiers pour ne pas voir les pires crimes et génocides de masse dont le régime nazi va se rendre coupable, à commencer par ceux des juifs et des Roms, fussent-ils accomplis aux portes mêmes du Vatican, comme lors de la déportation des juifs de Rome à l’automne 1943. Mais il en ira de même à propos des massacres perpétrés par l’Etat fantoche oustachi (croate) à l’égard des Serbes, des juifs et des Roms, ne leur laissant le choix qu’entre la conversion (au catholicisme) et la mort. Les fameux « silences  » de Pie XII, en contradiction apparente avec l’Évangile, ne sont que trop cohérents au regard des positions occupées par le Vatican dans les rapports de forces politiques au sein de l’Europe en guerre. Quand, après la chute de Stalingrad (février 1943) et surtout la bataille de Koursk (juillet-août 1943), se lève le spectre de la défaite allemande à l’est, le Vatican va mettre en place ses fameuses ratlines, littéralement filières à rat, destinées à permettre au plus grand nombre parmi les hauts dignitaires et autres exécutants de basses œuvres nazis ou alliés de ces derniers de se réfugier en des lieux sûrs, en Europe même (dans des couvents) ou en dehors de l’Europe (notamment en Amérique latine). Une opération supervisée par Giovanni Montini, le futur pape Paul VI (1963-1978)… Et, une nouvelle fois, le Vatican tentera de trouver un allié dans les États-Unis de manière à s’assurer que l’occupation de l’Allemagne par les vainqueurs, devenue inévitable, soit la moins préjudiciable possible. Une tentative qui sera d’un certain succès, Washington montrant un intérêt particulier à enrôler à son service des nazis ayant brillé dans la répression des mouvements de résistance et dans la lutte contre l’Union Soviétique, dans la perspective de ce qu’on pressent devoir devenir la future confrontation entre les anciens alliés. Le trajet d’un dénommé Klaus Barbie est, de ce point de vue, édifiant mais nullement exceptionnel : avant de finir conseiller des dictateurs boliviens dans les années 1960-1970, l’ancien « boucher de Lyon  », bourreau de Jean Moulin, recyclé par les soins des réseaux catholiques, était devenu une barbouze états-unienne en Allemagne. Restait au Vatican, sous l’égide des États-Unis et plus largement des États occidentaux, à accomplir un dernier miracle : celui de faire renaître l’Allemagne occidentale de ses ruines en tant qu’État à part entière, en le lavant de tous les crimes de son prédécesseur nazi. Il y contribuera en remettant en selle le vieux parti de la droite catholique allemande, ce Zentrum qu’il avait lui-même sabordé après l’installation de Hitler à la Chancellerie en 1933, et auquel il redonnera vie sous les couleurs de la Christlish Demokratische Union (CDU) et de la Christlich Soziale Union (CSU) bavaroise qui domineront la scène politique allemande jusqu’au début des années 1970. Deuxième version d’un ouvrage initialement paru en 1997, ici enrichi de l’exploitation de nombreuses nouvelles archives (à l’exception de celles du Vatican, toujours fermées et sans doute en partie volontairement détruites), très solidement documentée et argumentée, cette livraison d’Annie Lacroix-Riz fourmille de nombreux développements secondaires et de détails significatifs plus nombreux encore dont il est impossible de faire mention ici. Qu’il me soit permis pour conclure en signalant qu’elle débouche sur deux questions qui se situent cependant au-delà de son champ d’étude mais dont la solution contribuerait à parfaire son approche critique de l’institution ecclésiale. La première concerne les modalités de l’action diplomatique du Vatican et conduit à s’interroger sur les modalités d’action et les modes de fonctionnement du clergé, tant séculier que régulier, qui forme les bras de la pieuvre vaticane. La seconde a trait aux intérêts matériels et notamment financiers du Vatican, dont on devine à plusieurs reprises qu’ils pèsent lourdement dans les choix de la Curie romaine ou des différentes Églises nationales. À quand un ouvrage de synthèse sur « l’or du Vatican » ?

 

Bihr Alain, « Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945 », dans revue  Interrogations ?, N°12 – Quoi de neuf dans le salariat ?, juin 2011 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Annie-Lacroix-Riz-Le-Vatican-l (Consulté le 5 décembre 2017).

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/collaboration-histoire-dune-censure-vaticane-mediatique-a-repetition-de-rmc-a-rtbf/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

mardi 12 décembre 2017

FN : EVRARD, député frontiste du Pas de Calais file avec Philippot : ou comment donner le change après le recentrage européiste

TRIBUNE LIBRE

TL FN PRCF EURO

La guerre des chefs continue de faire rage au sur fond de déception électorale. Dans le même temps, le tombe les masques en annonçant très officiellement être contre la sortie de l’UE et de l’Euro. Ce n’est pas une surprise, depuis des années les militants communistes du PRCF démontrent par A+B que le , Marine Le Pen, Philippot et compagnie en bon chiens de garde du système capitaliste sont contre la sortie de l’UE et de l’Euro, n’utilisant un discours eurocritique que pour mieux duper les ouvriers et surfer sur le vide laisser par un bien trop occupé à chanter les louanges de “l’Euro qui protège..”

Dans le Pas de Calais, c’est l’un des ex responsables au sein de la fédération PCF62 José Evrard qui s’est fait élire éputé sous l’étiquette FN  en juin dernier qui file avec Philippot. Le PRCF 62 a cette occasion met les points sur les i.

Ex-dirigeant de la Fédération communiste du PCF, renégat de l’internationalisme prolétarien et du patriotisme 100% antiraciste du PCF de naguère, le député frontiste lensois José Evrard vient de passer aux « Patriotes » de Florian Philippot.

Difficile en effet de demeurer au FN « mariniste » quand ce parti girouette, aimanté par la classe capitaliste et par l’anticommunisme dont le FN est une expression particulièrement haineuse, renie son principal « argument de vente » en terre ouvrière : la proposition, toute en trompe-l’œil, d’une rupture avec l’euro. Certes, comme nous l’avions mille fois démontré et comme M. Evrard feint de s’en apercevoir soudain, le FN n’a jamais vraiment défendu le « Frexit », fût-il réactionnaire*, seulement la « sortie concertée » de l’euro. Autrement dit, la subordination de la souveraineté nationale à la codécision de Berlin et des autres Etats, tous plus pro-capitalistes les uns que les autres, de l’UE. Mais désormais, les choses sont claires : « Marine », à côté de laquelle Evrard a fait toute sa campagne, est désormais pour la funeste « construction » européenne qui a ravagé nos industries, laissant le bassin minier à l’état de paysage martyr.

Philippot, dont les ambitions présidentielles ne font guère de doute, va de ce fait tenter de créer sa PME politique pour occuper le créneau MENSONGER du Frexit de droite.* Mais qui peut douter une seconde, si jamais cette PME finit par « prendre », que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, Philippot n’abandonnera le jour venu sa stratégie dite « souverainiste » quand la classe bourgeoise, QUI VEUT PASSIONNEMENT DISSOUDRE LA FRANCE DANS L’UNION EURO-ATLANTIQUE, et qui ne demande rien d’autre au FN que de fixer une partie de l’électorat ouvrier sur un vote pseudo-patriotique (en réalité, xénophobe, ce qui n’est pas du tout la même chose), aura sifflé pour Philippot/Evrad la fin de la récré qu’elle a déjà sifflée pour « Marine » ?

Ouvriers et fils d’ouvriers du Pas-de-Calais qui voulez rester fidèles au combat social et au patriotisme ardent de vos aïeux mineurs, laissez tomber le mirage dangereux du frontisme, « jean-mariste », « philippiste » ou « mariniste » et aidez plutôt le PRCF à reconstruire un vrai parti communiste, patriote, internationaliste, et 100% engagé dans la lutte révolutionnaire pour un FREXIT PROGRESSISTE !*

En attendant, Evrard qui s’est fait élire comme député « bleu marine » poussera-t-il l’honnêteté jusqu’à remettre en cause son mandat en le soumettant à un nouveau vote des Lensois ?

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/fn-evrard-depute-frontiste-de-calais-file-philippot-donner-change-apres-recentrage-europeiste-fn/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

BASE 14 995X225

*C'est quoi un FREXIT réactionnaire? ou un FREXIT progressiste?: la libération de la France ne relève pas selon nous du clivage droite- gauche, c'est même précisément ce clivage, maintenu sous respiration artificielle par certains, qui est destiné à empêcher toute possibilité de réussir une véritable sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. C'est ce qu'avaient compris les protagonistes du Conseil national de la Résistance, qui rassemblaient TOUTES les sensibilités politiques patriotiques de l'époque, et c'est le sens de la démarche de l'UPR. Ce sont les politiques ultérieures qui pourront être qualifiées de "progressistes" ou "réactionnaires", mais ça, c'est une autre histoire, c'est à dire en fait, le retour de l'Histoire de France. Et s'il existe un créneau mensonger d'un Frexit de droite, justement dénoncé ici, il existe aussi, à mon avis, un créneau mensonger d'un Frexit de gauche!  P.G.

Posté par UPR Creuse à 07:22 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,