vendredi 20 octobre 2017

UN DÉPUTÉ "EN MARCHE" RECONNAÎT IMPLICITEMENT LA PERCÉE DES ANALYSES D'ASSELINEAU ET DE L'UPR SUR LA SCÈNE POLITIQUE FRANÇAISE.

UPR - Union Populaire Républicaine

OUTIL COMMUNICATION UPREN S'INDIGNANT QUE MÉLENCHON PLAGIE ASSELINEAU, UN DÉPUTÉ "EN MARCHE" RECONNAÎT IMPLICITEMENT LA PERCÉE DES ANALYSES D'ASSELINEAU ET DE L'UPR SUR LA SCÈNE POLITIQUE FRANÇAISE.
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À en croire tous les grands médias, la scène politique française aurait explosé après l'élection présidentielle :
- d'un côté le parti « En Marche », qui aurait vocation à devenir un mouvement durablement majoritaire, rassemblant tous les prétendus « experts » et tous les politiciens « raisonnables » de droite et de gauche, afin de diriger le pays dans le sens du « toujours plus d’Europe » et « toujours plus de mondialisation ».

- de l'autre côté, une opposition fragmentée entre un Front national en plein déclin après le départ de Florian Philippot et une « France insoumise » dirigée par un Jean-Luc Mélenchon qui attirerait à lui tous les Français « incompétents » et « ignorants » des réalités du monde…

Pour tous les grands médias français, l'avenir serait ainsi tout tracé : d'une part En Marche comme parti quasi-unique de gouvernement, d'autre part France insoumise comme opposition « officielle ».

Tous les grands médias semblent s'être d'ailleurs entendus sur une chose : François Asselineau, ses 332 000 électeurs de la présidentielle (près de 1% quand même) et les 29 000 adhérents de l'UPR n'existent tout simplement pas. Pas une minute de temps de parole ne leur a été consentie depuis le vendredi précédant le 1er tour de la présidentielle.

Seulement voilà : il y a ce que disent les médias ; et il y a ce qui se dit et ce qui se pense dans les têtes.

Or la place de l’UPR ne cesse de grossir parmi les préoccupations des politiciens français de tous les horizons.

C'est ainsi que l'on a vu successivement, au cours des semaines écoulées :

- Florian Philippot claquer la porte du Front national parce qu'il s'est soudain rendu compte, après 7 ans de présence, que le parti dont il voulait prendre la tête n'a jamais eu la volonté de sortir de l'Union européenne de l'euro et de l'OTAN.

Refusant de reconnaître son erreur stratégique, et peu soucieux de nouer des rapprochements, il a décidé de créer son propre parti pour plagier à 98 % de ce que l’UPR et François Asselineau expliquent et proposent aux Français depuis 10 ans et demi…

Comme si les Français de plus en plus nombreux qui font confiance à François Asselineau parce qu’il ne s’est jamais trompé depuis 10 ans, ni sur les analyses, ni sur les propositions, ni sur le positionnement politique, allaient soudain rallier quelqu'un qui reconnaît qu’il s’est trompé de crémerie, dont l’art principal est de plagier, et qui porte la trace indélébile de son passage à l’extrême droite…

- de son côté, Jean-Luc Mélenchon s'est mis à reprendre à son compte lui aussi un nombre de plus en plus important d'éléments d'analyse de l'UPR.

Un jour, il part en guerre contre le drapeau européen ; le lendemain il souligne la responsabilité de l'Union européenne dans les problèmes de la France ; et voilà qu'il s'est attaqué récemment, à l'Assemblée nationale, au coût énorme qu’occasionne notre appartenance à l'Union européenne.

Ce discours sur le coût de notre appartenance à l'UE est tout-à-fait nouveau dans sa bouche et n'est une reprise copiée-collée de nos analyses.

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Ce plagiat de Mélenchon sur les analyses de François Asselineau n’a pas échappé au microcosme politicien.

En particulier, il n'a pas échappé à Ludovic Mendes, député En Marche de la 2e circonscription de Moselle et membre de la commission des Affaires étrangères et européennes de l'Assemblée nationale.

Ce 19 octobre 2017, ce député En marche a envoyé un message Twitter ainsi rédigé : « LA MÉTAMORPHOSE : MÉLENCHON ASSISTE, IMPUISSANT, À SON IRRÉVERSIBLE TRANSFORMATION EN FRANÇOIS ASSELINEAU (OU NIGEL FARAGE). » (cf. notre photo et ce lien : https://twitter.com/ludovicMDS/status/920997475665764352 )

Le propos de ce député En Marche, pris en photo devant une nuée de drapeaux européens où ne figure pas un seul drapeau français, se veut probablement narquois ?

Il n'est pourtant qu’un pathétique aveu.

Cet aveu révèle que les partis politiques mis en avant par les médias - En Marche comme parti unique de gouvernement officiel – et France Insoumise et Front National comme partis d'oppositions officiels - sont en fait rongés de l'intérieur par la montée en puissance inexorable des analyses de François Asselineau et de l'UPR.

Le tweet du député Mendès est un hommage du vice politique, intellectuel et moral de la formation qu’il représente, à la vertu de la clarté et de l’exemplarité des analyses de l'UPR.

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Nous adressons tous nos remerciements à MM. Mélenchon, Mendes et Philippot pour prouver chaque jour un peu plus que les analyses de François Asselineau et de l'UPR sont en train de s'imposer comme élément décisif et structurant de la scène politique française.

Équipe de rédaction de l’UPR
19 octobre 2017

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lundi 16 octobre 2017

Autriche : les populistes anti-immigration seraient troisièmes, la droite conservatrice l'emporte

Le parti conservateur du jeune Sebastian Kurz (31 ans) remporterait les élections législatives autrichiennes selon les sondages de sortie des urnes. Le parti eurosceptique et anti-immigration FPÖ*, troisième, pourrait faire son retour au gouvernement.

ARG AUTRICHE ELECTIONSSelon les sondages de sortie des urnes rapportés le 15 octobre par l'AFP, le parti de droite conservatrice OVP (Parti populaire autrichien), emmené par le jeune Sebastian Kurz remporterait les élections législatives avec 31,7% des voix.

La seconde place se jouerait entre le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) de Heinz-Christian Strache, anti-immigration et eurosceptique, et les sociaux-démocrates, aux coudes à coudes.

Emmenés par le chancelier Christian Kern, ces derniers, qui avaient fait savoir qu'ils resteraient dans l'opposition s'ils ne remportaient pas le scrutin, sont crédités d'environ 27%, et arriveraient donc en deuxième position, toujours selon les premières estimations.

Le FPÖ, donné troisième avec 25,9% par les premières estimations, pourrait être en position de faire son retour au gouvernement, Sebastian Kurz n'ayant a priori écarté aucune option d'alliance. Le FPÖ avait en effet déjà gouverné aux côtés des conservateurs en 2000, après un score historique aux législatives, ce qui avait à l'époque entraîné des sanctions européennes.

De premiers résultats diffusés par l'agence de presse autrichienne APA avaient donné le FPÖ deuxième et les sociaux-démocrates troisièmes.

L'Autriche étant l'un des pays d'Europe à avoir accueilli en deux ans le plus de migrants au regard de sa population (1,5%), la campagne a été largement marquée par les débats sur l'immigration. Outre les positions radicalement anti-migrants et anti-islam du FPÖ sur la question, Sebastian Kurz, tenant de l'aile droite du parti conservateur, avait lui aussi adopté un ton dur à l'égard de l'accueil des réfugiés.

Actuel ministre fédéral de l'Europe, de l'Intégration et des Affaires étrangères, il avait notamment apporté son soutien à la fermeture de routes migratoires dans les Balkans, et avait pris position contre le port du voile intégral, une mesure entrée en vigueur en Autriche quelques semaines avant l'élection.

Sebastian Kurz s'était par ailleurs distingué en proposant la fermeture des crèches confessionnelles musulmanes.

C'est lui qui avait provoqué la tenue de ces élections législatives anticipées, en mettant fin à dix années de grande coalition avec les sociaux-démocrates du chancelier Christian Kern.

Une alliance anti-UE et anti-immigration ?

Sebastian Kurz devrait donc probablement s'allier avec le FPÖ afin de gouverner l'Autriche, ce qui pourrait infléchir la ligne jusqu'à présent europhile du pays.

La formation de Heinz-Christian Strache prône en effet un rapprochement avec le groupe de Visegrad, comprenant des pays comme la Pologne et la Hongrie, qui multiplient les bras de fer avec Bruxelles, en refusant notamment d'accueillir les quotas de migrants fixés par l'UE.

A l'automne 2015, l'actuel ministre des Affaires étrangères avait été l'un des premiers, sur la scène européenne, à critiquer la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière allemande Angela Merkel. Il a depuis encore durci sa ligne, réclamant notamment une réduction des aides sociales pour les étrangers.

Selon les estimations, plusieurs petits partis (libéraux, Verts, Vert dissident) pourraient recueillir les 4% pour entrer au parlement, mais sans pouvoir constituer d'alternative de coalition.

https://francais.rt.com/international/44588-autriche-conservateurs-sebastian-kurz-remportent


 

*"Le parti eurosceptique et anti-immigration FPÖ", est étiqueté "populiste" dans le titre, ce qui, dans la novlangue journalistique signifie "infréquentable", alors que les autres, du simple fait qu'ils sont plus ou moins "europhiles", sont par définition respectables quelles que soient leurs magouilles (v. notre article sur les manoeuvres des sociaux- démocrates autrichiens pour tenter d'influencer la campagne électorale: Scandale des fausses pages Facebook racistes : la gauche autrichienne s'effondre à 7 jours du vote)

P.G.

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«Vous avez compris les pauvres ?» : les opposants battent en brèche l'interview de Macron

La France insoumise, Les Patriotes ou encore Debout La France : les opposants à Emmanuel Macron* ont battu en brèche son intervention comme un seul homme, la jugeant tantôt méprisante, tantôt trop évasive sur le terrorisme ou la sécurité.

ARG MACRON INTERVIEW«Je ne sais pas si cinq ans suffiront à Macron pour tout casser. En revanche, je pense qu'après cinq mois, les Français en ont assez», a tweeté le député de La France insoumise Adrien Quatennens le soir du 15 octobre, pendant l'interview d'Emmanuel Macron lors du journal de 20h de TF1.

«Vous avez compris les pauvres ?! Vous êtes atteints de "jalousie", vous avez des "passions tristes" !», a-t-il poursuivi alors que le chef de l'Etat, se défendant d'être le «président des riches», a demandé aux Français de ne pas avoir de jalousie pour «ceux qui réussissent».

Eric Coquerel, lui aussi député insoumis, a pour sa part évoqué le manque de regrets évoqué par le chef de l'Etat concernant ses propos sur des ouvriers de GM&S venus tenter de le rencontrer, à qui il avait conseillé de «regarder pour un poste» au lieu de «foutre le bordel».

«Donc les salariés de GM&S licenciés qui réclament autre chose qu'une aumône méritaient le mépris insultant d'Emmanuel Macron», a résumé Eric Coquerel.

La présidente du Front national Marine Le Pen a pour sa part résumé sur Facebook son analyse de l'interview présidentielle, sous le titre : «Un Premier ministre déguisé en président confirme sa vision d’une France nomade».

Du côté du parti Les Patriotes, l'ex-numéro deux du FN Florian Philippot a tweeté à l'attention du président : «"Dire les choses" ne signifie pas être vulgaire et insulter à tout-va les Français.»

Il a par ailleurs estimé que le discours d'Emmanuel Macron avait été «très très léger sur le terrorisme, l’islamisme, l’insécurité, l’immigration massive».

Nicolas Dupont-Aignan, président du parti souverainiste Debout La France qui avait rallié Marine Le Pen lors de l'entre-deux-tours de la présidentielle, a pour sa part été frappé par l'ordre des questions.

«Incroyable de voir la question ô combien importante de la sécurité des Français reléguée en toute fin d’interview», a-t-il écrit sur Twitter.

Et puis il y a... les fidèles

Si le discours du chef de l'Etat a été largement battu en brèche par la classe politique, Emmanuel Macron a pu bénéficier de soutiens parmi... les membres de son propre gouvernement.

«Une parole juste, claire et franche au service d'un projet ambitieux. Fier d'œuvrer auprès d'Emmanuel Macron», s'est enthousiasmé le Premier ministre Edouard Philippe.

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a, sans suspense, lui aussi redoublé d'éloges : «Avec conviction Emmanuel Macron montre tout ce qui a déjà été fait pour protéger les Français

Enfin, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est réjoui de la prestation du chef de l'Etat : «Sans complaisance, un président déterminé à construire une société où chacun trouve sa place, dans une France en mouvement

Des positions enthousiastes qui ne convainquent visiblement pas toute la classe politique française.

https://francais.rt.com/france/44598-vous-avez-compris-pauvres-opposants-incendient-discours-macron-tf1


 

Un non- évènement suivi de commentaires convenus d'une classe politique où chacun joue son rôle, visiblement sans enthousiasme, comme le révèle la médiocrité générale des propos, tant sur la forme que sur le fond.

OUTIL LOGO FREXIT LIMOUSIN

*les opposants à Emmanuel Macron*= l'opposition pour rire, celle qui s'en prend au lampiste sans désigner les commanditaires. Rappel du dicton "lorsque le sage désigne la lune, l'imbécile regarde le doigt".

Ce type d'article ne s'adresse pas au sage...

P.G.

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Un événement : l’université d’automne de l’UPR les 18 et 19 novembre 2017 à Vallères, en Indre-et-Loire – INSCRIVEZ-VOUS !

 Cliquez-ici pour réserver votre place !

Comme la tradition s’en est solidement installée depuis plusieurs années maintenant, nous convions tous nos adhérents, tous nos sympathisants, et plus généralement toutes les personnes intéressées, à venir participer à l’Université d’automne de l’UPR.

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Comme chaque année, les sujets que nous y aborderons s’annoncent intéressants à de nombreux égards, avec des invités inédits pour nos tables-rondes.

Cette année, nous avons choisi de tenir notre Université à Vallères, en Indre-et-Loire.

Ceci est justifié par une volonté de changer de lieu, puisque cela faisait deux fois de suite que nous organisions notre Université d’automne dans l’Abbaye de Reigny, très beau lieu mais qui avait montré l’année dernière les limites de sa capacité.

Le programme ne peut pas être encore annoncé dans sa forme définitive, car nous sommes en attente de réponses d’un certain nombre d’intervenants que nous avons sollicités.

Néanmoins, le programme prévisionnel se présente ainsi :

  • Le VENDREDI 17 NOVEMBRE après-midi sera consacré à la tenue d’un Conseil National de l’UPR et donc réservé aux membres de cette instance collégiale

(Membres du Bureau national, Responsables nationaux, Délégués régionaux, Délégués départementaux, Délégués de l’étranger), auquel nous convierons aussi les représentants temporaires dans les départements n’ayant pas encore de délégué.


SAMEDI 18 NOVEMBRE

  • Ouverture des portes à 08H30 :

Véritable petit déjeuner à partir de 8h30, avec café et viennoiseries, au prix de 4 euros pour les adhérents de l’UPR.

  • Vers 10h : 1ère Table ronde :

La table ronde, dont le sujet est en train d’être arrêté, accueillera des personnalités qui seront dévoilées dans les toutes prochaines semaines. Un peu de patience !

vers 12h30 : déjeuner

Le menu exhaustif sera mis en ligne ultérieurement.

Une belle occasion pour rencontrer le responsable ou d’autres adhérents et sympathisants de l’UPR de votre département !

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14h30 : 2ème Table ronde :

Comme pour la table ronde de la matinée, tous les détails et la liste définitive des invités sera mise en ligne très prochainement.

18h30 : Questions-réponses avec François Asselineau

Le Président de l’UPR répondra aux questions du public durant une heure sur le programme, les analyses de l’UPR et l’avenir du mouvement.

19h30 : dîner

Le menu exhaustif sera mis en ligne ultérieurement.

vers 22h00 : Grande Tombola

(avec des lots instructifs, savoureux, historiques, etc., dont quelques  lots remarquables)

Cette tombola, désormais traditionnelle dans nos universités, permet à la fois de créer un moment de détente, de rire et de convivialité avec le public et de contribuer à l’équilibre financier de l’université. Les lots sont généralement choisis pour illustrer les analyses de l’UPR, notamment les analyses historiques. Plusieurs lots ont une valeur réellement importante.

Les locaux resteront à la disposition du public jusque plus tard dans la nuit pour échanger autour d’une dernière consommation.

 


=== NOTA ===
Des rencontres individuelles – en particulier avec les responsables nationaux, régionaux ou départementaux de l’UPR – pourront naturellement se tenir en marge des événements de la journée, à l’initiative des participants.

Participer à l’université de l’UPR, c’est notamment l’occasion parfaite pour rencontrer – et parfois pour faire connaissance – avec le Délégué départemental et les autres adhérents du département où l’on réside !


DIMANCHE 19 NOVEMBRE

  • Ouverture des portes à 08H30 :

Véritable petit déjeuner à partir de 8h30, avec café et viennoiseries, au prix de 4 euros pour les adhérents de l’UPR.

de 10h00 : Congrès de l’Union populaire républicaine

Les modalités d’organisation du Congrès seront dévoilées dans les tout prochains jours dans un article spécifique.

Le Président de la liste élue par les adhérents présentera son projet pour les trois ans à venir.

vers 12h30 : déjeuner

Le menu sera publié très prochainement.

14h30 – 18h30: Visite et Dégustation

Cette année, l’UPR innove pour son université d’automne propose à tous ceux qui le souhaitent la visite du Château d’Azay-le-Rideau !

Celui-ci  est bâti sur une île au milieu de l’Indre sous le règne de François Ier. Subtile alliance de traditions françaises et de décors innovants venus d’Italie, il est une icône du nouvel art de bâtir du Val-de-Loire au XVIème siècle.  Son parc paysager, conçu dans la seconde moitié du XIXe siècle, lui offre un véritable écrin naturel.
En 1905, l’Etat devient propriétaire du château d’Azay-le-Rideau. Ses propriétaires successifs ont contribué à en faire le joyau architectural le plus harmonieux du Val-de-Loire.

De janvier 2015 à juin 2017, le monument a bénéficié d’un important programme de restauration, entrepris par le Centre des monuments nationaux.

(...)


TARIFS D’ENTRÉE À L’UNIVERSITÉ

Comme les années précédentes, l’entrée à notre université d’automne est payante. Compte tenu de la modicité de nos finances – qui ont été particulièrement mobilisées pour les campagnes électorales de 2017 -, et par souci de bonne gestion, nous devons absolument faire en sorte que l’organisation de cette université 2017 soit financièrement à peu près équilibrée (il faut payer la location de l’endroit pendant le week-end, les installations diverses, etc.).

Les tarifs d’entrée sont différenciés en fonction :

  • de la situation sociale de chacun
  • de son appartenance ou non à l’UPR (seuls les adhérents à jour de cotisation peuvent bénéficier des tarifs très réduits que nous accordons à nos adhérents).

Ces tarifs comprennent l’entrée dans les lieux et la participation à toutes les activités proposées. Ils ne comprennent pas la participation aux repas, qui est vivement recommandée mais qui reste facultative.


TARIFS SPÉCIAUX POUR LES ADHÉRENTS DE L’UPR (applicable seulement aux adhérents à jour de cotisation au 18 novembre 2017)

  • Adhérent de l’UPR à jour de cotisation : 20 € / personne
  • Couple d’adhérents de l’UPR (chacun des deux étant adhérent et à jour de cotisation) : 30 € pour le couple
  • Adhérent de l’UPR à jour de cotisation et à faibles ressources : étudiants, chômeurs, RSA, adhérents au minimum vieillesse ou en grande précarité financière (sur présentation obligatoire des pièces justificatives) : 10 € / personne
  • Moins de 18 ans : gratuit

TARIF NORMAL

  • 30 € / personne
  • 45 € pour un couple
  • Personnes à faibles ressources : étudiants, chômeurs, RSA, adhérents au minimum vieillesse ou en grande précarité financière (sur présentation obligatoire des pièces justificatives) : 15 € / personne
  • Moins de 18 ans : gratuit

TARIFS DES REPAS À L’UNIVERSITÉ

  • Petit-déjeuner le samedi matin : 4 € / personne
  • Déjeuner le samedi midi : 15 € / personne
  • Dîner le samedi soir : 20 € / personne
  • Petit-déjeuner le dimanche matin : 4 € / personne
  • Déjeuner le dimanche midi : 15€ / personne

Un surcoût de 1 € par repas est à prévoir pour les personnes non adhérentes de l’UPR.

NB : Il s’agit de véritables repas 

Des boissons ainsi que des clubs-sandwichs pourront également être achetés sur place.


RÉSERVATIONS

La réservation à l’université doit s’effectuer en complétant le formulaire situé ici :

https://www.upr.fr/actualite/france/inscription-universite-2017

Même si la réservation préalable n’est pas obligatoire, nous insistons sur le fait qu’elle nous est extrêmement utile pour calibrer au mieux les besoins en repas et boissons.

En outre, et en cas d’extrême affluence, les personnes ayant réservé auraient la priorité d’accès. Nous ne pourrions alors pas garantir à des personnes n’ayant pas réservé qu’elles puissent entrer.

Une fois l’inscription effectuée, vous recevrez par courriel votre billet d’entrée avec code-barres. Celui-ci sera nécessaire à votre accès au lieu de l’Université.

(...)

VOUS VOULEZ BÉNÉFICIER DES TARIFS SPÉCIAUX D’ENTRÉE À L’UNIVERSITÉ, QUI SONT RÉSERVÉS À NOS ADHÉRENTS À JOUR DE COTISATION ?

==> C’EST LE MOMENT D’ADHÉRER (ou de renouveler votre cotisation) !

Nous rappelons que les adhésions à l’UPR, les renouvellements de cotisations et les dons bénéficient d’une RÉDUCTION FISCALE TRÈS IMPORTANTE : les 2/3 de la somme versée au cours de l’année N sont directement déductibles du montant de l’impôt sur le revenu à payer l’année N+1.

BESOIN D’AIDE ? L’Équipe UPR vous répond !

  • Des questions relatives à l’Université et à son organisation ? Contactez universite@upr.fr
  • Des questions relatives au Congrès triennal et à ses modalités ? Contactez congres@upr.fr

https://www.upr.fr/actualite/france/evenement-luniversite-dautomne-de-lupr-18-19-novembre-2017-a-valleres-indre-loire-inscrivez

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jeudi 12 octobre 2017

Agenda UPR Limousin

Philippe Gombert, délégué UPR du Limousin:

OUTIL COMMUNIQUE DRChers adhérents et sympathisants de l'UPR en Limousin,

Nous avons deux réunions importantes ce weekend. Vendredi soir, en Creuse (Boussac) à l'nitiative de la délégation départementale de la Creuse, et samedi après- midi à Limoges, à l'initiative de la délégation départementale de la Haute- Vienne. Une réunion en Corrèze est en préparation.

Il s'agit rien de moins que de préparer notre IV° congrès et d'organiser la présence de nos militants à l'université d'automne de l'UPR des 18 et 19 novembre 2017 à  Vallères, 37190.

Il s'agit également de faire un point d'étape entre nous après une période difficile pour notre parti. Ce n'est un secret pour personne, notre score aux dernières élections -présidentielle & législatives- a été un coup dur pour beaucoup de nos militants.

En Limousin, comme dans toute la France, notre engagement dans cette campagne a été intense, dans un environnement souvent hostile et dans des conditions difficiles, avec peu de moyens. Nous avons réussi l'exploit de présenter des candidats dans presque toutes les circonscriptions, à la différence des autres partis politiques, et nous avons doublé le nombre de nos adhérents, y compris dans nos 3 départements.

Pour la première fois depuis la signature du Traité de Rome, un parti politique français de taille significative a porté l'espoir d'une véritable libération de la France: la sortie unilatérale et sans équivoque de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN, et ceci sans aucune aide politique ou financière, grâce à l'engagement désintéressé de ses militants, provoquant la stupeur dans le monde politique et médiatique.

Notre faible score (moins de 1%) à l'élection présidentielle a découragé certains de nos militants, ce qui est compréhensible quand on a fourni des efforts considérables, et je tiens à remercier chacun pour ce travail admirable.

Pourtant, ces résultats étaient prévisibles: qui pouvait croire qu'un parti politique inconnu du grand public, après une censure médiatique de près de 10 ans, sans moyens et face à l'hostilité d'une oligarchie qui détient tous les pouvoirs, et une opinion publique façonnée par une propagande sans précédent,  pourrait d'un coup de baguette magique renverser le système?

C'est donc moins notre défaite que notre pourcentage qui a découragé. Avons- nous commis des erreurs? Certainement. Des questions sont apparues sur notre communication, notre organisation interne, la formation de nos cadres, notre degré de "professionnalisation", etc. C'est bien légitime. Ce qui l'est moins, à mon avis, c'est de mettre en cause la sincérité ou la compétence de ceux qui ont conduit la campagne. Il est facile de critiquer ceux qui se sont impliqués comme des dingues à une époque où les volontaires pour prendre les responsabilités n'étaient pas nombreux.

L'actualité ne cesse de nous donner raison, je suis convaincu que la France a besoin de l'UPR, plus que jamais. Je compte sur votre présence.

 

P.G.

 

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mercredi 11 octobre 2017

Gauche révolutionnaire : la grande manipulation

Depuis une dizaine d’années, les courants libertaires, trotskistes, «antifas» qui forment la gauche révolutionnaire ont été retournés pour servir des objectifs de guerre.

Vincent Lenormant | 4 Octobre 2017

 

ARG ANTIFA JIHAD BREIZLa gauche révolutionnaire désigne l’ensemble des formations politiques qui sont en principe favorables à une révolution pour mettre fin au capitalisme, en s’appuyant sur des précédents historiques comme la Commune de Paris ou la Guerre d’Espagne ; en France, ces groupes se nomment NPA, Alternative Libertaire, CNT, Fédération Anarchiste… Leurs militants ne sont pas très nombreux, mais ils bénéficient d’une bonne image chez toute une population sensible aux idées libertaires, trotskistes, antifascistes, révolutionnaires. Nous allons voir comment ces groupes ont été manipulés, épurés, restructurés pour servir des objectifs de guerre, de la simple propagande jusqu’au recrutement de combattants.

La guerre en question, c’est avant tout celle de Syrie, qui a commencé par ce qu’on n’ose plus appeler « Printemps Arabe », tant ces événements furent une catastrophe pour le monde Arabo-musulman, avec l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans en Tunisie et en Egypte et la destruction de la Lybie et du Yémen. Au début des années 2000, la gauche révolutionnaire était encore fidèle à ses positions traditionnelles : anti-capitalisme, anti-impérialisme, anti-sionisme. La guerre d’Iraq en 2003 avait été l’occasion de manifestations qui la dénonçaient pour ce qu’elle était : une guerre d’agression, sous des prétextes mensongers. Et les manifestants ne se faisaient traiter d' »Husseinistes », d’admirateurs de Saddam, que par les néoconservateurs habituels. En 2004, le journal d’Alternative Libertaire dénonçait les projets étasuniens pour le « Grand Moyen-Orient », c’est-à-dire « la déstabilisation, la chute des régimes locaux, et un « remodelage » des territoires. Citation : «Bush a précisé la portée de la guerre qui se préparait : “ Un Irak libéré pourra montrer comment la liberté peut transformer cette région qui revêt une importance extrême, en apportant espoir et progrès à des millions de personnes (…) Pour d’autres nations de la région, un nouveau régime en Irak servirait d’exemple spectaculaire et impressionnant de la liberté. En ce qui concerne les pouvoirs en place, l’avertissement est clair : […] La question qui se pose maintenant est “qui sera le suivant ?”  L’extrême droite chrétienne milite pour un règlement définitif de la question palestinienne qui passe par l’installation de régimes à la botte des USA en Syrie et au Liban, et qui donne carte blanche à la droite israélienne pour organiser la purification ethnique des territoires occupés. »

Un tel article serait aujourd’hui inimaginable dans ce journal, son auteur serait traité de conspirationniste, d’ami des dictateurs, de « rouge-brun » ou carrément de fasciste. En 2004 toujours, le même journal dénonçait un début de collusion entre extrême-gauche et « islamisme », sans vraiment comprendre toutefois ce que signifiait cet « islamisme ». Ce mot est utilisé par ceux qui ne comprennent pas la nature du phénomène, comme par ceux qui veulent semer la confusion entre l’islam et la secte wahhabite. Le wahhabisme a été rendu tout-puissant au cours du XXème siècle par les Etats-Unis, qui ont fait de la famille Saoud leur principal allié arabe au Moyen-Orient. Dans le silence général en Occident, les Saoud ont cherché à se poser en leader du monde arabo-musulman ; ils ont construit des mosquées dans le monde entier où est enseignée leur doctrine obscurantiste et dévoyée, leur logique sectaire. Depuis des décennies, ils modifient les consciences, détruisent les cultures. Cela n’a rien à voir avec la religion : il s’agit d’impérialisme culturel et de fascisme.

Les Occidentaux se sont alliés aux Saoud car ils étaient les plus anti-communistes, les plus fanatiques, les plus à même de mettre les musulmans au pas, et les plus serviles. Parallèlement, les Frères Musulmans et Al Qaïda, tous deux liés à la CIA, ont tissé un réseau international, politique pour le premier et militaire pour le second. Les Frères Musulmans sont une sorte de franc-maçonnerie musulmane, ils ont été abondamment financés par le Qatar et la Turquie (Erdogan lui-même en est membre).

On peut se gratter la tête et traiter de fou celui qui dénonce la collusion entre les groupes terroristes pseudo-islamistes et le Pentagone, tant les media dominants font tout pour nous empêcher de comprendre, mais au bout d’un moment les faits et les preuves s’accumulent, et la plus évidente est la complicité et l’alliance totale entre l’OTAN, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et Israël (les Saoud et Israël ne font même plus semblant de ne pas s’entendre), sous le commandement des Etats-Unis. Les militants dévoyés de la pseudo-gauche ont adopté le réflexe de protéger les Etats-Unis en disant que la Russie ou la Chine sont, eux aussi, des pays impérialistes, et qu’ils ne sont pas moins dangereux. C’est tout simplement faux. Le budget militaire des Etats-Unis est égal à la somme de tous les budgets militaires de tous les autres pays du monde. Ils possèdent des bases partout (plus de 800 hors de leur territoire), et il serait bon de prendre conscience qu’ils mettent le monde à feu et à sang, qu’ils sont les seuls à avoir utilisé l’arme atomique, qu’ils n’hésitent pas à utiliser des armes chimiques ou radioactives, et que rien que depuis les début les années 2000 ils ont détruit des pays, massacré des millions de personne, pour le seul profit de l’oligarchie qui contrôle l’armée impériale qu’est l’OTAN. Ils ont clairement la prétention de dominer le monde et ils ont clairement choisi la guerre comme moyen d’y parvenir. Et pourtant en France les gens ne tremblent pas d’effroi à la simple évocation de la CIA. Le mot «CIA» évoque le mystère, le cinéma, le complot et immédiatement l’autocensure vient : il ne faut pas croire aux théories du complot. Il s’agit de conditionnement et de contrôle de la pensée. Personne ne veut s’avouer manipulé, même si tout le monde peut comprendre l’intérêt du «neuro-marketing» par exemple, et assister à sa mise en œuvre.

Il va de soi que les gens qui nous gouvernent et les chefs militaires s’intéressent de près à la manipulation des consciences et des opinions, et qu’ils financent la recherche scientifique allant dans ce sens. La guerre mondiale en cours au Moyen-Orient est l’occasion pour eux de faire des essais grandeur nature. Certaines choses ont marché, en particulier l’autocensure qu’ils ont réussi à installer au sein de la gauche révolutionnaire.

PHASE I : L’EPURATION

5 ans après les articles précités, en 2009, Alternative Libertaire avait adopté une nouvelle ligne : la tendance était à "la chasse aux «conspis". Le journal publie donc une série d’articles désolants d’ignorance et/ou de mauvaise foi, dans lesquels sont amalgamés les gens qui remettent en cause la version officielle du 11 septembre et ceux qui croient aux illuminatis ou aux extra-terrestres : tous des imbéciles qui dérivent vers l’extrême-droite.

A cette époque, de nombreux sites apparaissent, des sites étranges qui dressent des listes. Le mouvement «antifa», bizarrement, ne s’intéresse plus vraiment au FN ou aux néo-nazis, mais décide d’opérer un tri au sein de la gauche ; des gens comme Etienne Chouard, Michel Collon, Annie Lacroix-Riz ou Jean Bricmont sont soudainement considérés comme des fascistes, les «antifas» viennent faire le coup de poing lors de leurs apparitions publiques, ils sont calomniés, leurs auditeurs insultés et ridiculisés, traités de «conspirationnistes», «confusionnistes», «campistes», «rouge-bruns», «amis des dictateurs»… Le point commun entre toutes les personnalités incriminées, c’est bien sûr leur anti-impérialisme et leur critique des media dominants. Dans une logique pour le coup véritablement confusionniste, les faux «antifas» vont répandre l’idée que si vous vous opposez à la guerre en Libye, c’est que vous êtes un admirateur de Qadhafi. Si vous n’êtes pas avec les «rebelles syriens», c’est que vous adorez Assad. Si vous critiquez les Etats-Unis, vous êtes un idolâtre de Poutine. Dans tous les cas vous êtes assimilé au fascisme. Le site « confusionnisme.info » va exceller dans ce registre, jusqu’à ce que l’UPR, cible de leurs calomnies, révèle le vrai visage de l’animatrice de ce site, et sa proximité avec les néoconservateurs étasuniens.

Il a suffi aux manipulateurs d’aller dans le sens d’un sectarisme déjà présent dans ces milieux : «pas de dialogue avec l’extrême-droite». C’est un véritable terrorisme intellectuel qui fut instauré, et internet a été très utilisé dans ce but ; il est certainement moins cher et plus simple de troller des forums que d’infiltrer des agents. Résultat : toute parole dissidente fut assimilée à l’extrême-droite. C’est une stratégie de la boule puante. Le dialogue devint impossible, et de nombreux militants furent mis de côté, tandis que les autres surveillaient leur langage. Sur les forums internet affiliés à la gauche révolutionnaire, comme le forum anarchistele forum anarchiste révolutionnairele forum libertaire, la chasse était ouverte. Bientôt le simple fait d’évoquer la CIA devint impossible ; ça tombait bien : la guerre allait commencer.

On pourra objecter que c’est une vision complètement farfelue et paranoïaque d’imaginer que la CIA ou d’autres puissent s’intéresser aux groupuscules libertaires français, qui ne représentent que quelques centaines de militants. Mais si on considère le projet global, qui est de faire passer des guerres d’agression impérialistes pour des révolutions, on comprend mieux l’intérêt : il s’agit de prendre le contrôle de tous les groupes de gauche révolutionnaire, dans tous les pays occidentaux, pour y rendre inaudible l’anti-impérialisme et, par solidarité révolutionnaire, leur faire applaudir la guerre. Car le mouvement révolutionnaire brise un tabou intéressant : il rend acceptable le fait que dans un pays, une minorité prenne le pouvoir par la violence. La violence et la destruction y sont considérés comme un mal nécessaire pour passer à une société censée être plus juste. Quant à savoir si les responsables de cette manipulation sont la CIA, le Mossad, le MI6 ou tout simplement les Opérations Psychologiques de l’armée étasunienne (qui ne cachent pas du tout leurs buts et leurs moyens), impossible de le savoir, mais c’était dans l’intérêt de l’alliance OTAN/Saoud/Israël qui a provoqué cette guerre.

 

ob_7e81fb_buck2Au sujet du 11 septembre, est-il vraiment si farfelu de se demander pourquoi les États-Unis maintiennent avec l’Arabie Saoudite des liens aussi étroits, alors que toute l’enquête incrimine ce pays ? Et pourquoi l’ensemble des pays occidentaux qui se prétendent en « guerre contre le terrorisme » ne cessent d’étaler leur amitié et de vendre des armes au principal pourvoyeur idéologique et financier du terrorisme pseudo-islamiste ?

PHASE II : LA RÉVOLUTION DES FRÈRES MUSULMANS

L’immolation par le feu d’un commerçant tunisien en décembre 2010 est-elle le fruit d’un complot ? Sans doute pas, mais ce qui est sûr et certain, c’est que ce fut le prétexte au lancement d’une opération préparée de longue date (le remodelage du Grand Moyen-Orient, comme le dénonçait Alternative Libertaire en 2004). Toute la pseudo-gauche, du PS à la Fédération Anarchiste, va s’enthousiasmer pour le « Printemps Arabe ». Seuls quelques grincheux déjà mis au ban de la gauche, ostracisés, ridiculisés, vont être sceptiques, se demander si les États-Unis ne seraient pas encore en train de rejouer l’air des Révolutions de Couleur (Ukraine, Géorgie, Kirghizistan…). Et ceux, très rares, qui comprenaient un peu ce que signifiait l’«islamisme», ne pouvaient que craindre l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans ou d’autres forces alliées au fascisme wahhabite.

Les groupes de gauche révolutionnaire, NPA et Alternative Libertaire en tête, ne vont pas se contenter d’applaudir les révolutions, ils vont réclamer une solidarité internationale et distiller une propagande insidieuse. Comme pour Milosevic, Hussein, Qadhafi il s’agit d’abord de faire passer Bachar al-Assad, l’ophtalmologue, pour le nouvel Hitler, un sadique prenant plaisir à mutiler des enfants. Il suffira pour cela d’emboîter le pas à la gigantesque machine de propagande destinée au grand public, à partir d’attentats sous faux drapeau, d’images fabriquées… Ce n’est pas l’objet de cet article de décortiquer la fabrication du récit officiel de la guerre syrienne, cet article-là s’y intéresse plus en profondeur.

Dans les media de la gauche révolutionnaire, la propagande va s’articuler autour de plusieurs idées-force :

1) La banalisation des Frères Musulmans et la relativisation de la menace sectaire.

Pour les besoins de la propagande, il va falloir dire que les Frères Musulmans ne sont pas si dangereux, qu’ils peuvent même être des alliés. En mars 2011, dans un article hallucinant avec le recul historique, Alternative Libertaire nous apprend qu’ils «semblent aujourd’hui sur la voie sinon d’une sécularisation, du moins d’une scission très nette entre démocrates et partisans d’un mouvement islamiste plus strict». En Egypte et en Tunisie, les Frères sont présentés comme composante indispensable de la révolution, tiraillés entre conservatisme et démocratie. Alternative Libertaire accepte et fait accepter l’idée que les Frères peuvent faire partie d’un révolution démocratique, sociale et libertaire.

Il est bon de rappeler que dans les années 70, ils ont mené une vaste campagne de terrorisme en Syrie, faisant des centaines de morts. C’était déjà l’expression de l’impérialisme des Etats-Unis et des Saoud. La réponse du pouvoir au début des années 80 syrien fut brutale : c’est ce qu’on appelle aujourd’hui le massacre de Hama. Une note de la DIA évoque 2000 victimes dans les rangs des Frères Musulmans, mais les chiffres ont été gonflés pour les besoins de la propagande de guerre. Les propagandistes vont donc régulièrement parler du massacre de Hama comme du massacre de 40000 civils, par sadisme de la part du pouvoir syrien, sans jamais évoquer les crimes des Frères Musulmans qui en sont la cause : « Hama, ville syrienne, théâtre en 1982 d’un massacre de sa population perpétré par Hafedh El Assad », « Le régime de Bachir al Assad utilise tous les moyens, militaires et policiers, pour liquider les opposants, comme à Hama en 1982 », etc, etc… Comment dire que les Frères étaient « individuellement présents » mais « discrets » au début des événements alors qu’il s’agissait de la principale force d’opposition dans le pays, une force internationale avec des financements internationaux ? Fin 2012, alors que les djihadistes ont depuis longtemps fait leur apparition en Syrie, le NPA dira encore que « les islamistes ou frères musulmans » n’ont que « peu d’écho et de présence militante sur le terrain. »

Certains auteurs n’hésiteront pas à qualifier d’« islamophobes » ceux qui pointent du doigt le danger pseudo-islamiste, et Gillbert Achcar, en 2013, ira jusqu’à dire que « même si le soulèvement était guidé par des forces islamiques, cela ne devrait pas changer notre position ». Voilà le NPA prêt à soutenir la victoire des barbus.

Rappelons-nous que la Syrie n’est pas peuplée uniquement de sunnites, mais que sa population est une mosaïque de peuples et de croyances diverses, Chiites, Druzes, Chrétiens… Par conséquent l’arrivée d’un pouvoir religieux et sectaire serait une catastrophe pour les Syriens. Dès 2012, à Alep, les « insurgés » ont mis en place des tribunaux islamiques. Quel peut-être le sort d’un chrétien devant un tribunal d’inspiration wahhabite ? Combien de Chiites, d’Alaouites, de Chrétiens ont été massacrés par les « rebelles » ?

Dans une stratégie de renversement de situation qui est une constante pour les propagandistes, ils ont également cherché à dire que le sectarisme était du côté du pouvoir baathiste, et ils ont même martelé qu’Assad était allié à Daech pour écraser la révolution. La libération de prisonniers politiques issus des Frères par Assad, à des fins de négociation, a été l’occasion pour eux de dire qu’Assad avait créé de toutes pièces le djihadisme. Sur le site Juralib, un article totalement halluciné présentera Daech comme une création d’Assad et de Poutine, tout en regrettant que la France n’ait pas participé à la Guerre d’Iraq. Rappelons que Daech a commencé à perdre du terrain seulement au moment ou l’armée russe est venue en aide à la Syrie, en septembre 2015. Jusque là, la Coalition menée par les États-Unis n’a rien fait contre eux, ils ont été soignés par Israëlsoutenus quasi-ouvertement par la Turquie elle même membre de l’OTAN, et il y a de plus en plus de preuves de la complicité entre les forces spéciales américaines et Daech.

Cette stratégie d’inversion des faits a atteint son paroxysme dans une interview de Robin Yassin Kattab où celui-ci dit en substance :
géopolitique = conspirationnisme.
Impérialisme = Russie et Iran.
Dire que la rébellion syrienne c’est Al Qaida = islamophobie.
Lutter contre le terrorisme = être de droite. Anti-impérialisme = soutien aux dictatures. Révolution syrienne = guerre d’Espagne. Assad = djihadisme = fascisme. Dans la même publication, sur le site Lundi Matin, on pourra lire également qu’Assad est pire que Daech. Il faudra le demander aux Syriens confrontés aux attentats aveugles qui ensanglantent tous les jours leur pays.

2) L’appel à la violence, le refus du dialogue

Dès le mois d’avril 2011, sur le site du NPA, on pourra lire que « certains opposants et observateurs estiment qu’il est trop tard pour ces tentatives [de dialogue]. » « La population ne se laissera plus amadouer par la dictature en place, alors même qu’une partie du peuple syrien se méfiait jusqu’ici de la perspective d’une révolution violente ». Pas de place pour le dialogue donc, la gauche révolutionnaire veut que le sang coule en Syrie. Les éditorialistes ne vont cesser de nous dire ce que veut le peuple syrien : la chute du régime. Le peuple n’a plus peur, il accepte de verser son sang. « Ceux qui sont aujourd’hui dans la rue ne reviendront jamais en arrière et ne veulent rien négocier. Pour eux, le seul mot d’ordre reste «le peuple veut la fin du régime». A partir de là, les propagandistes vont demander des armes pour les « rebelles » : « nous avons besoin d’armes, d’entraînement aussi « , mais il faudra éviter de dire d’où viennent ces armes et à qui exactement elles vont être distribuées. Fin 2012, alors que des dizaines de milliers de djihadistes du monde entier affluent vers la Syrie, qu’ils sont entraînés aux frontières turques et jordaniennes, le NPA dira que " Les prétendues aides militaires ne proviennent que du Qatar, d’Arabie saoudite et de la Libye. Elles sont infimes et destinées aux petits groupes «islamistes» marginalisés" . La CIA vient tout juste d’arrêter son programme d’aide aux « rebelles », et quand bien même évoquer ce programme était impossible à cette époque sans être taxé de conspirationnisme, c’est à présent tout à fait officiel. Mais nous sommes en 2012 et le NPA veut des armes pour les « rebelles » : « On ne saurait pas être contre, à condition toutefois de préciser certaines conditions. […] Des systèmes d’armement sophistiqués exigent parfois un personnel hyperspécialisé et créent donc une forme de dépendance extérieure. Ce n’est pas ce que demandent les rebelles syriens, qui ont avant tout besoin d’armes antichar et de missiles antiavions pour se protéger des assauts meurtriers de l’artillerie et des avions de chasse du régime. Ces conditions étant précisées, on pourra dire: chiche! »

Chiche. Les armes ont été livrées, les « rebelles » entraînés, la guerre de Syrie atteint les 500000 morts. Le NPA est-il satisfait ? En 2014, Gilbert Achcar, celui qui sait mieux ce que « le peuple veut » que les Syriens eux-mêmes, va se lancer dans un appel à la guerre totale : en Syrie selon lui,
« 
il est illusoire d’espérer provoquer le renversement du despote par de simples manifestations « , la famille régnante « ne peut être renversée que par les armes ». Il faut donc « une révolution qui l’emporte au moyen d’une insurrection populaire armée débouchant sur une guerre civile avec formation de zones libérées qui s’étendent progressivement jusqu’à la victoire finale ». « La révolution syrienne ne pourra se développer qu’en se transformant en guerre civile ». « La grande faillite des démocrates et progressistes de l’opposition syrienne, c’est qu’ils n’ont pas saisi d’emblée l’inéluctabilité de la guerre civile« .


La guerre civile, la pire horreur qui puisse arriver à un pays, devient vertueuse dans la bouche d’Achcar. Il faudra lui payer un voyage à Alep, pour qu’il explique directement aux Syriens que c’était pour leur bien.

3) Protéger les Etats-Unis, Israël et les Saoud

Les propagandistes ont tout fait pour cacher et protéger les véritables responsables de la guerre, l’alliance OTAN/Israël/CCG. Au début des événements, ils ont d’abord voulu faire croire que celle-ci protégeait Assad, afin de semer la confusion chez les anti-impérialistes. Alternative Libertaire savait en 2011 que les puissances occidentales « ne maîtrisaient plus rien ». Le NPA, lui, nous expliquait « la relative prudence des puissances occidentales, des saoudiens et surtout d’Israël face aux événements. Pour eux, Assad est un « mal connu », et, malgré tout, un pilier de l’ordre régional. Ce qui peut venir après lui est beaucoup plus terrible pour eux« . Par conséquent, " le maintien du régime syrien est la meilleure option possible pour Israël" . Le NPA ira jusqu’à présenter ce mensonge comme une évidence : " pourquoi l’Occident et Israël craignent-ils tellement de perdre le régime de Bachar al-Assad? " . La réponse arrive quelques mois plus tard : " La victoire de la Révolution syrienne ouvrira un nouveau front de résistance contre les puissances impérialistes, alors que sa défaite les renforcerait" . Le mois suivant : " Sous prétexte qu’Assad s’est moins aligné sur les USA et Israël que d’autres régimes arabes […], ou craignant une montée de l’intégrisme religieux, certains à gauche ne soutiennent pas l’insurrection syrienne. C’est un contre-sens ! La place des anti-impérialistes et anticapitalistes, c’est d’agir aux côtés des révolutionnaires arabes" .

Achcar toujours, va prétendre en 2012 que « les événements en cours signalent un fort déclin de l’hégémonie américaine », " L’influence que peuvent avoir les États-Unis sur le processus en cours en Libye est très limitée " . L’année suivante, il déclare sans rire « Washington ne souhaite le démantèlement d’aucun Etat. Il veut une « transition ordonnée » – que le pouvoir change de mains, mais en garantissant la continuité fondamentale de la structure de l’Etat » (après que les États-Unis aient détruit les États somalien, afghan, iraquien, libyen…). Et bien sûr, " Les puissances occidentales ne vont apporter de soutien substantiel – en particulier militaire – à aucune force de l’opposition, parce qu’elles ne font confiance à aucune de ses composantes" .

Les auteurs précités ne sont évidemment pas tous des agents, même si en ce qui concerne Gibert Achcar, Ghayat Naisse, Joseph Daher ou l’hystérique Ziad Majed on est en droit de le penser. Ce qu’on peut constater et tenter d’étudier, avec le recul historique, c’est un édifice immense de contrôle de la pensée, d’interdiction de la parole dissidente par la censure et par l’autocensure, un édifice qui dépasse largement le cadre de notre étude (la gauche révolutionnaire en France), puisqu’il s’est avant tout manifesté dans les media dominants, à destination du grand public. C’est dans Le Monde qu’on trouvera la propagande la plus vile, en particulier sous la plume de Jean-Pierre Filiu, qui a par ailleurs écrit le scénario d’une bande dessinée de propagande (la bande dessinée est un bon angle pour toucher le public de gauche.) On sait maintenant que Le Monde prenait ses ordres directement de l’Élysée ou du quai d’Orsay, mais est-ce une surprise ? Un militant de gauche devrait pouvoir comprendre que les media subventionnés par l’État sont au service de l’État, et qu’en cas de guerre, la liberté de la presse n’a plus aucun sens puisque c’est la sécurité nationale et le secret défense qui priment.

Cela n’empêchera pas bien sûr les groupes de gauche révolutionnaire de se référer exclusivement aux media dominants pour étayer leur argumentation, et de rejeter tout point de vue alternatif. Chez le NPA, AL et consorts, il est de bon ton de considérer toute info provenant de Russia Today comme mensongère (la voix du Kremlin, quelle horreur !), mais de ne jamais douter d’une info provenant du Monde ou du New York Times.

Le paroxysme de l’absurdité a été atteint en décembre 2016, quand tous les media dominants ont hurlé au génocide de la population alépine par les sauvages armées « de Bachar et de Poutine ». A ce moment-là, Philippe Poutou lui-même a été mis a contribution pour s’indigner devant ce « massacre » : « les massacres ont commencé dans Alep-est. Toutes les informations sont concordantes. » Le NPA ne manquera de culpabiliser la gauche : « la vérité choquante est que le peuple syrien dans sa lutte pour son émancipation n’a pas trouvé une solidarité internationale à la hauteur de ses sacrifices. Il reste seul devant l’enfer des armes d’un régime sanguinaire, et il montre un courage extraordinaire, de ses jeunes, des masses populaires révoltées, qui font face à la barbarie extrême du régime et de ses alliés. » Ces jeunes, ces masses populaires révoltées, c’était en fait des milliers de djihadistes venus des quatre coins de la planète, qui tenaient la population d’Alep-Est en otage, avaient mis en place des tribunaux pseudo-islamiques, volé, violé, torturé, massacré, terrorisé. Mais pour le NPA, ce sont des « héros« . Il faudra donc aussi leur payer un voyage à Alep, pour qu’ils puissent demander directement aux Alépins s’ils regrettent le temps où des barbus semaient la terreur dans leurs quartiers et violaient leurs filles.

Le NPA, Alternative Libertaire mais aussi l’UJFP, Cedetim, Émancipation, Ensemble, le Forum Palestine Citoyenneté, L’Insurgé, Nasskoune, l’Union syndicale Solidaires se sont réunis en 2013 au sein d’un collectif : « Avec la Révolution Syrienne » afin d’aider activement les « rebelles syriens » qu’ils présentent comme des militants pacifiques et démocrates, alors que les combattants sont payés avec des fonds provenant de l’étranger, qu’ils possèdent des tanks, et que les plus puissants d’entre eux sont des djihadistes prêts à mourir pour Dieu. Le collectif ARS va répandre la bonne parole de propagandistes comme Joseph Daher pour faire croire à une administration libertaire des zones rebelles ; il faut pour cela réussir à imaginer des zones libres habités par des libertaires progressistes qui font vivre la démocratie directe en harmonie avec les djihadistes coupeurs de têtes qui les protègent.

C’est en 2013-2014 que l’idéologie communiste libertaire va commencer à être vraiment mise à contribution. Une certaine Leila « Shrooms » Shami, se présentant comme militante anarcho-féministe, va faire l’éloge d’Omar Aziz, présenté comme une anarchiste syrien ayant théorisé le fonctionnement de conseils locaux en s’inspirant de Rosa Luxembourg ou de la Commune de Paris. Pourtant, si on lit le texte en question, l’auteur reconnaît l’autorité du Conseil National Supérieur créé par les Frères Musulmans en Turquie, et demande aux conseils de s’y soumettre et de se mettre au service de l’Armée Syrienne Libre. On aura vraiment du mal à y trouver la moindre trace d’anarchisme. On trouve sur Youtube une interview où la caméra ne vient jamais filmer le visage de Leila Shami, mais on peut entendre sa voix, la voix d’une anglophone ne sachant pas prononcer l’arabe, aux côtés de Charles Lister, intermédiaire entre les Etats-Unis et les groupes armés rebelles d’une part et propagandiste dans toute la presse mainstream, lié au Qatar. Le mythe des conseils démocratiques des « rebelles modérés » sera répété sans cesse par le collectif ARS ainsi que par les media qui y sont liés. Le collectif tient ses conférence sous le drapeau de l’ASL, le drapeau du colonisateur français (les Français ont peut-être oublié les massacres commis par la France en Syrie au temps du mandat, mais pas les Syriens. Et il faut être bien mal avisé pour imaginer que les Syriens voient dans l’état français un « libérateur ».)

PHASE III : LE ROJAVA

A partir de 2014 une nouvelle opération est lancée : le Rojava. Les militants libertaires, sans abandonner leur soutien à la rébellion islamo-communarde, vont devenir fascinés par les Kurdes des YPG-YPJ, la branche syrienne du PKK. Le leader du PKK, en prison en Turquie, est censé avoir adopté l’idéologie communiste libertaire, un « municipalisme » dont l’inspirateur serait l’anarchiste étasunien Murray Bookchin. La rébellion Kurde déclare mettre en place dans ses territoires une société libertaire, égalitaire, anticapitaliste et écologique. Dès lors, il est urgent de les soutenir et d’inciter les gens à partir se battre. A partir de 2014, des anarchistes du monde entier affluent vers la Syrie, empruntant le même chemin que les djihadistes qui les ont précédés. Il est difficile d’imaginer que cela représente plus de quelques milliers de combattants, mais, comme pour les djihadistes, cela permet aux États d’origine de se débarrasser d’un certain nombre de radicaux et de mettre leur colère à profit.

Or il est évident que le Kurdistan n’est rien d’autre que le Plan B des États-Unis, après l’échec des djihadistes. Un Kurdistan indépendant en territoire syrien et iraquien leur permettrait de démembrer et donc d’affaiblir ces deux états, et mettre la main sur de gigantesques ressources énergétiques. L’Iran, qui héberge une large population kurde, serait menacé. Il faut absolument garder en tête que les habitants du nord de la Syrie ne sont pas majoritairement Kurdes. Le Rojava est en dehors du Kurdistan, les Kurdes se trouvant essentiellement en Turquie. En Iraq les Kurdes sont soutenus par Israël. On peut penser que la Turquie est opposée à la création d’un Kurdistan mais on peut aussi penser qu’il pourrait en profiter pour y déporter ses Kurdes tout en en repeuplant le sud de la Turquie avec les Syriens. Et effectivement les YPG/YPJ sont soupçonnés de procéder à des déplacements de population.

Pour brouiller les cartes, les États-Unis ont créé les Forces Démocratiques Syriennes qui regroupent les Kurdes avec des combattants arabes, mais concrètement les YPG/YPJ sont largement majoritaires et procèdent à une « kurdisation » forcée de la région. Le pouvoir est au parti, le PYD. Le paradis libertaire est censé régner dans des zones organisées depuis toujours de manière tribale, en guerre, sous le contrôle de soldats armés et commandés par les États-Unis. C’est dur à avaler et de nombreux articles vont tenter de faire passer la pilule, au nom du réalisme et au moyen, encore et toujours, de la culpabilisation : « Il est incroyablement facile — sinon honteux, à certains égards — de s’asseoir dans le confort de nos maisons occidentales et de critiquer la « trahison » d’un mouvement au nom de sa « collaboration » avec l’impérialisme lorsque la vie de tant de personnes est, littéralement, en jeu. […] Le révolutionnarisme et la solidarité de fauteuil, uniquement conditionnés par les notions de « pureté » n’ont aucun sens dans le monde réel », pourra-t-on lire dans Ballast.

Les États-Unis ont implanté une bonne dizaine de sites militaires au sein des communes libres du Rojava, ils ont pu envoyer des milliers de soldats : ils ont donc envahi la Syrie, en toute discrétion. Les derniers événements montrent clairement que les Kurdes sont actuellement plus en guerre contre l’État syrien que contre Daech. Ils ont réussi à reprendre de vastes territoires riches en pétrole à Daech sans que ceux-ci ripostent, afin d’empêcher l’armée syrienne d’en reprendre possession. Daech a ensuite lancée une grande offensive contre l’armée-syrienne, permettant aux Kurdes de s’emparer d’encore plus de puits de pétrole et de gaz. On a vu un chef de tribu auparavant daechiste se mettre au service des Kurdes. Il est encore trop tôt pour savoir ce qui se passe vraiment au Rojava, mais il y a de quoi se méfier et être prudent.

Les groupes de gauche révolutionnaire vont déclarer apporter un soutien critique, mais dans les faits, ils promeuvent ultra-activement les YPG/YPJ, par des levées de fond et une propagande incitant les militants à franchir le pas et passer à l’action : aller se battre en Syrie, tirer sur des Arabes avec des armes étasuniennes.

On pourra suivre les aventures d’un communiste libertaire dans les YPG, rêver en voyant des combattants poser devant tous les symboles de l’anarchisme et de l’antifascisme, les drapeaux rouges et noirs, les A cerclés… Le site Lundi Matin nous expliquera précisément la marche à suivre pour s’engager et rejoindre le front.

Voilà comment les États-Unis ont réussi à envoyer des anarchistes du monde entier se faire tuer en Syrie pour leurs intérêts. C’est un tour de force qui ne doit pas faire une grande différence sur le plan purement militaire, mais qui est très intéressante pour eux sur le plan psychologique : soutien de la gauche « radicale » à la création d’un « nouvel Israël » où le PKK deviendra peut-être « la gauche Kurde », mais où le pouvoir sera toujours au mains des atlantistes et sionistes.

Reste à savoir ce que signifie le retournement de la gauche révolutionnaire pour la France. Il n’est effectivement pas rassurant de voir un site de propagande comme Lundi Matin se faire passer pour la voix des anarchistes et appeler à l’émeute et à la violence. Cette violence éclatera tôt ou tard du fait de la situation désastreuse de la France, et il est évident que dans les tiroirs du Pentagone, des plans sont déjà prêts.

Vincent Lenormant | 4 Octobre 2017

Source: http://www.librairie-tropiques.fr/2017/10/gauche-revolutionnaire-la-grande-manipulation.html

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mardi 10 octobre 2017

Ruffin rassure Bourdin sur la sortie de l'UE !

"Ça veut pas dire qu'on sort de l'union Européenne, hein, quand on enlève un symbole !". Merci M. Monsieur Ruffin pour ce petit rappel en effet très cohérent avec la ligne incohérente des Insoumis

VID RUFFIN BOURDIN

Ruffin rassure Bourdin sur la sortie de l'UE !

Ajoutée le 7 oct. 2017
https://www.youtube.com/watch?sns=fb&v=IxOoR7syGYc&app=desktop

 

meluch 4

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Theresa May sommée de publier un rapport secret assurant que le Brexit peut encore être évité

Une conseillère de la reine d'Angleterre a publiquement demandé à Theresa May de révéler une note juridique que le gouvernement aurait commandée à des experts. Celle-ci démontrerait que le Brexit peut encore être annulé...

ARG MAY BLAIR BREXITTheresa May traverse une période plus que délicate depuis les élections anticipées du 9 juin dernier, qui ont privé les conservateurs de leur majorité absolue au Parlement. Alors que les négociations sur le Brexit piétinent et qu'une fronde s'organise au sein du parti de Theresa May, c'est un rapport secret concernant un possible maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne (UE) qui plonge le Premier ministre dans la tourmente.

Le 7 octobre, The Guardian se faisait l'écho d'une lettre ouverte adressée au Premier ministre par Jessica Simor, conseillère de la reine et juriste éminente. Cette dernière demande à ce que soit publié un mystérieux «rapport» remis par des experts au gouvernement, dont l'existence lui aurait été révélée par «deux très bonnes sources» proches des négociateurs du Brexit. Jessica Simor invoque le Freedom of Information Act (loi sur la liberté d'information) de 2000, qui oblige les pouvoirs publics à communiquer tous les documents administratifs non classés.

D'après Jessica Simor, la révélation de cette note juridique pourrait avoir l'effet d'une bombe et expliquerait que Theresa May ne souhaite pas en révéler la teneur. «Il démontre que la notification de l'article 50 [du Traité sur l'Union européenne, permettant à un Etat membre de la quitter] peut être retirée à tout moment avant le 29 mars 2019, autorisant ainsi le Royaume-Uni à demeurer dans l'UE dans des conditions favorables», assure la juriste.

L'espoir renaît chez les anti-Brexit

Les conclusions de la note confirmeraient donc que le Brexit peut encore être annulé. «Cela abonde dans le sens des analyses de Lord Kerr, l'un des rédacteurs de l'article 50, de Jean-Claude Piris, ancien directeur général du service juridique du Conseil européen et de Martin Selmayr, avocat et chef de cabinet du président de la Commission européenne [Jean-Claude Juncker]», estime Jessica Simor. Si toutes ces personnalités sont des anti-Brexit déclarés, c'est néanmoins en leur qualité d'experts du droit qu'ils se seraient exprimés quand, par le passé, ils ont chacun livré des conclusions similaires à celle de la fameuse note secrète. «Il est essentiel que le grand public et ses représentants aient accès à ce document le plus vite possible», s'inquiète Jessica Simor.

Si le contenu de ce rapport est aussi brûlant, c'est en partie parce que le gouvernement assure depuis plusieurs mois que le Brexit, fort de sa légitimité acquise par le référendum et par la ratification du Parlement, est désormais inéluctable : il resterait donc aux parlementaires à choisir entre un accord médiocre avec l'UE... ou pas d'accord du tout. Face à des pays européens bien décidés à négocier le plus durement les conditions auxquelles le Royaume Uni sortira de l'UE, Theresa May semble avoir de la peine à s'imposer comme leader et à asseoir son autorité de négociatrice. 

Il ne fallait pas davantage que cette polémique pour redonner du poil de la bête aux opposants politiques de Theresa May, qui entendent bien faire échouer le Brexit«L'idée que l'article 50 est irréversible est un mythe forgé par les partisans du Brexit afin d'empêcher les Britanniques de changer d'avis», a réagi l'ancien vice-Premier ministre libéral-démocrate Nick Clegg, après la publication de la lettre ouverte de la conseillère de la reine. Même son de cloche du côté des travaillistes. «Le Brexit se révèle bien plus complexe qu'annoncé et ne tient pas ses promesses, comme celle des 350 millions [de livres sterling] supplémentaires pour le système de santé», a constaté Chuka Umunna, député travailliste et figure phare de l'opposition à Theresa May. «Légalement, rien n'est inévitable et le Royaume-Uni garde le droit de changer d'avis», a-t-il encore martelé.

La fronde gagne même les rangs conservateurs. Après la conférence du parti chaotique qui s'est déroulée à Manchester le 4 octobre dernier, le député Grant Shapps, ancien ministre du Développement international, avait finalement confirmé l'existence d'un groupe de 30 députés exigeant le départ de Theresa May. Alors que les éditoriaux se multiplient dans la presse pour demander sa démission, le Premier ministre semble vouloir maintenir le cap. «Ce dont le pays a besoin, c'est d'un leadership calme et c'est exactement ce que j'assure, avec le soutien complet de mon gouvernement», assurait-elle encore la veille de la publication de la lettre de Jessica Simor.

Des négociations âpres qui mettent Theresa May sous pression

Un an après le référendum, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont commencé le 19 juin 2017 les négociations sur le Brexit. Londres et Bruxelles doivent se mettre d'accord sur les conditions de leur divorce d’ici fin mars 2019. Depuis, les embûches se sont multipliées, le Royaume-Uni soupçonnant certains Etats membres de l'UE de chercher à obtenir les conditions les plus défavorables pour les Britanniques, voire à se venger du référendum par lequel ces derniers ont choisi de quitter l'UE en juin 2016.

Le Premier ministre britannique, Theresa May, avait dévoilé en janvier 2017 un plan pour le Brexit contenant 12 priorités. Les aspects les plus importants concernaient la sortie du marché unique et de l'union douanière. Une telle approche, qualifiée de «Brexit dur», lui avait valu une certaine popularité parmi les conservateurs. «Pas d'appartenance partielle à l'UE, pas de statut de membre associé à l'UE, rien qui nous laisse à moitié dehors, à moitié dedans. Nous ne cherchons pas à adopter un modèle dont bénéficient déjà d'autres pays», avait-elle martelé.

Alors que l'essor des mouvements critiques ou hostiles à l'égard de l'UE se confirme un peu partout sur le continent, cette dernière n'entend pas céder sur ses principes. Bruxelles continue par exemple d'exiger le paiement des 50 à 60 milliards d’euros que Londres s’était engagé à payer au titre de contribution au budget de l'UE sur les prochaines années. Une commission de la Chambre des Lords avait pourtant affirmé en mars dernier que le Royaume-Uni n'aurait plus aucune obligation légale de contribuer au budget européen.

Alors que le bras de fer ne fait que commencer, Theresa May devra prouver qu'elle est à même de pouvoir le poursuivre. La pression qu'elle subit est d'autant plus forte que ses opposants ont déjà réussi à faire monter les enchères : ce n'est plus seulement son avenir politique, déjà incertain, qui est en jeu, mais bien le Brexit lui-même.

https://francais.rt.com/international/44317-theresa-may-sommee-publier-rapport-secret-assurant-brexit-encore-evite

Voir aussi:

Tony Blair : «Il est possible – et nécessaire – que le Brexit n'ait pas lieu»

16 juil. 2017

L'ancien Premier ministre britannique estime que l'opinion publique a évolué sur la question de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Il entrevoit la possibilité de son abandon. Une telle option est d'ailleurs pour lui cruciale pour l'avenir de son pays.

Farouche opposant au Brexit, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair n'a pas abandonné la partie. Un an après le oui au référendum des Britanniques, et alors que le Parlement a voté fin mars le déclenchement de l'article 50 – qui acte le début du processus de sortie –, l'ex-chef du gouvernement estime que l'opinion publique a changé de cap sur la question.

«Je pense qu'il est désormais possible que le Brexit n'ait pas lieu», a-t-il confié dans une interview à Sky News le 15 juillet. «Je pense qu'il est absolument nécessaire qu'il n'ait pas lieu», a-t-il poursuivi, jugeant que chaque jour qui passait apportait les preuves des dommages autant économiques que politiques causés par le Brexit.

Ces propos de l'ancien Premier ministre ne sont guère surprenants, Tony Blair ayant clamé en mai dernier son intention de s'investir davantage contre le Brexit, se disant déterminé à se «salir les mains» pour le combattre.*

Si les élection législatives de juin ont affaibli la position de Theresa May pour ses futures négociations avec Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, Londres peut néanmoins se satisfaire du souhait de plusieurs pays de conclure des accords commerciaux bilatéraux post-Brexit avec le Royaume-Uni. Le président américain Donald Trump s'était même montré, le 8 juillet, très enthousiaste à ce sujet.

https://francais.rt.com/international/41063-tony-blair-il-est-possible-necessaire-brexite-ait-pas-lieu


 

OUTIL LOGO FREXIT LIMOUSINTous ces grands démocrates prêts à trahir la volonté des électeurs par des arguties juridiques. Mais si on les prend au mot, on se demande bien pourquoi la "magna carta" de 1215 n'a pas encore été abrogée, sans parler de l'habeas corpus...les électeurs ont sans doute évolué depuis lors!

Politiciens de droite comme de gauche, journalistes, lobbyistes influents mettent la pression pour bafouer la démocratie et rejoindre le club de leur chère Union européenne, qui, il est vrai, n'est, elle, pas démocratique. Logique.

Quant à Tony Blair, le fossoyeur du travaillisme anglais,  prêt à "se salir les mains" pour empêcher le Brexit, on peut lui faire confiance, c'est un habitué...

P.G

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Scandale des fausses pages Facebook racistes : la gauche autrichienne s'effondre à 7 jours du vote

Un homme d'affaires employé par le parti du chancelier autrichien (SPÖ) avait mis en place de fausses pages Facebook de soutien à son adversaire de droite. Entre théories du complot et révélations, ce scandale pourrait coûter cher à la gauche...

58a2d58cc36188722b8b47a0L'Autriche traverse une période politique des plus troublées. Un scandale sans précédent impliquant le Parti social-démocrate (SPÖ) devrait confirmer le triomphe annoncé du Parti populaire (ÖVP, droite libérale) et permettre au Parti de la liberté (FPÖ, droite radicale) d'obtenir la deuxième place lors des élections fédérales qui auront lieu le 15 octobre prochain.

Tout a commencé par des révélations choc parues dans le magazine Profil et le journal Die Presse en septembre dernier. Ces médias ont mis à jour une opération «sous faux drapeaux» imputée au Parti social-démocrate dont l'objectif était de discréditer le candidat du Parti populaire, Sebastian Kurz (ÖVP), en diffusant de fausses informations à son sujet.

Sur la page «Wir für Sebastian Kurz» («Nous soutenons Sebastian Kurz»), de nombreux propos racistes et antisémites ont été publiés afin de véhiculer une image xénophobe de l'électorat du Parti populaire et rebuter ainsi une bonne partie de l'électorat de droite.

Sur la page «Die Wahrheit über Sebastian Kurz» («La vérité sur Sebastian Kurz»), qui s'affichait comme appartenant à la mouvance identitaire, l'objectif était au contraire de dissuader les électeurs d'extrême droite de se rallier au Parti populaire, en diffusant de fausses informations destinées à faire passer le parti pour laxiste en matière d'immigration.

Mais derrière ses fausses pages Facebook de soutien au candidat du Parti populaire, Sebastian Kurz (ÖVP), se cachait en réalité un entrepreneur israélien du nom de Tal Silberstein, qui n'est autre qu'un ancien conseiller du chancelier social-démocrate Christian Kern (SPÖ), qui brigue un nouveau mandat.

La gauche reléguée à la troisième place selon les sondages

Sitôt le pot aux roses découvert, le scandale a pris une ampleur nationale contraignant, Georg Niedermühlbichler, le numéro 2 du Parti social-démocrate et directeur de campagne du chancelier-candidat Christian Kern, à démissionner le 2 octobre. Avant de quitter son poste, ce dernier avait néanmoins juré ne pas avoir été mis au courant de l'opération organisée par Tal Silberstein. «Notre parti n'a ni eu connaissance, ni commandé ni financé cette opération», avait-il déclaré lors d'une conférence de presse le jour même.

Le chancelier social-démocrate doit désormais affronter ce que la presse autrichienne n'a pas tardé à appeler «une catastrophe nucléaire». Sa candidature était déjà fortement fragilisée par le fait qu'il avait dû remplacer au pied levé son prédécesseur, démissionnaire après l'éviction de son parti du second tour de la présidentielle en 2016. Le voici désormais soupçonné d'avoir voulu combler son retard en ayant recours à des procédés malhonnêtes et illégaux en dépit de ses multiples déclarations précisant qu'il n'était au courant de rien.

Les tentatives de la gauche pour redresser la barre demeurent pour l'instant infructueuses. Un temps donné deuxième dans les sondages, le SPÖ a en effet amorcé un lent déclin dans les études d'opinion, perdant plusieurs points, pour se stabiliser autour de 22%. Un résultat inférieur à celui du Parti populaire (ÖVP) qui se situe aux alentours de 33% mais aussi à celui de la droite populiste du FPÖ qui receuille autour de 25% des intentions de vote.

Alors qu'elle visait au moins la seconde place, la gauche se retrouve désormais à batailler pour ne pas passer derrière le FPÖ, ce parti anti-immigration qui avait échoué de peu à s'emparer de la présidence en 2016. «Kern n’a plus aucune chance», commentait Wolfgang Bachmayer, patron d’un des principaux instituts de sondage autrichiens dans le quotidien Kurier du 6 octobre.

Contre-attaques et théories du complot : centre-gauche et droite libérale se déchirent

Depuis que cette affaire a été rendue publique, le SPÖ comme l'ÖVP n'ont pas de mots assez durs l'un envers l'autre. Au cours de la cinquantaine de débats organisés entre les différents candidats, Sebastian Kurz, celui de la droite libérale, a accusé à de multiples reprises le Chancelier-candidat d'avoir voulu «ruiner le processus démocratique».

De son côté, le SPÖ avait dans un premier temps pris soin de condamner et de se désolidariser de l'opération mise en place par Tal Silberstein. Mais depuis quelques jours, il semble avoir changé de stratégie. Il contre-attaque en sortant une autre affaire de sa manche, révélée le 5 octobre dernier par le Kurier : des membres du Parti populaire (ÖVP) auraient été mis au courant de l'existence de ces fausses pages Facebook et auraient proposé de l'argent à leurs administrateurs, encadrés par Tal Silberstein, pour révéler l'affaire.

Plusieurs membres du Parti social-démocrate vont même plus loin, dans ce que certains journaux autrichiens, à l'instar du Kronen Zeitung, qualifient de «théorie du complot». Ils s'étonnent en effet de ce que les pages Facebook incriminées aient continué à fonctionner jusqu'en septembre, alors que Tal Silberstein, arrêté pour des soupçons de blanchiment d'argent en Israël au mois d'août, avait été remercié par le SPÖ à cette époque. Pourquoi a-t-il continué à défendre les intérêts du Parti social démocrate ?

Le maire de Vienne, Michael Häupl, a été l'un des premiers membres du SPÖ à émettre des soupçons, s'interrogeant notamment le 2 octobre sur une déclaration de Sebastian Kurz. Au cours d'un ancien débat télévisé, ce dernier avait évoqué «les douze collaborateurs» de Tal Silbertein – un nombre qui n'avait alors encore jamais été relayé par la presse. «Il a l'air bien renseigné... Cela pose des questions», s'est étonné Michael Häupl.

Alors que près de 6,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes le 15 octobre prochain, la bataille entre les sociaux-démocrates (SPÖ) et le Parti populaire (ÖVP) réjouit le Parti de la liberté (FPÖ), qui a mené une campagne très discrète, se contentant de rappeler que gauche social-démocrate et droite libérale gouvernaient le pays ensemble au sein d'une même coalition.

Après leur éviction du second tour de la présidentielle en 2016 (elle avait opposé les candidats du FPÖ et des écologistes), le parti anti-immigration espère conforter sa position de nouveau parti incontournable. En arrachant la deuxième place, il pourrait même contraindre l'ÖVP à faire alliance avec lui pour former un gouvernement de coalition...

https://francais.rt.com/international/44338-scandale-fausses-pages-facebook-racistes-gauche-autrichienne-effondre-vote

Voir aussi:

Chancelier autrichien : des concessions à Londres sur le Brexit seront une «capitulation» pour l'UE

14 févr. 2017

En conférence de presse, le chancelier autrichien Christian Kern s'en est pris avec véhémence au Royaume-Uni, qui tenterait de négocier le Brexit pour obtenir des faveurs des pays de l'UE dans différents secteurs. Selon lui, cela n'arrivera pas.

«Les membre d'un club doivent avoir de meilleures conditions que ceux qui ne font pas partie de ce club. Nos amis britanniques doivent prendre conscience que rien ne sortira de ces négociations. Dans le cas contraire, ce serait une capitulation de l'Europe.»

Tels furent les mots prononcés par le chancelier autrichien Christian Kern lors d'une conférence de presse le 13 février.

Alors que le Premier ministre britannique Theresa May se prépare à faire valoir l'article 50 à la fin du mois de mars pour commencer les négociations de deux ans sur les termes d'un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les personnalités politiques de l'UE commencent à prendre positions sur ces pourparlers.

En effet, lors de la même conférence, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a mis en garde contre les tentatives du Royaume-Uni d'accéder à un  traitement spécial pour certaines industries telles que les télécommunications, les produits chimiques et l'acier, selon Bloomberg.

Pour Jean-Claude Juncker, de tels engagements pourraient compromettre l'unité de l'UE au cours des négociations sur le Brexit. «Il est dans notre intérêt commun qu'il n'y ait pas de dispositions spéciales», a-t-il ajouté.

La veille, sur les ondes de la radio allemande Deutschlandfunk radio, le président de la Commission européenne avait exhorté l'Europe à présenter un front uni dans les négociations avec le Royaume-Uni qui, selon lui, pourrait proposer des clauses différentes aux pays de l'UE.  

«Est-ce que les Hongrois et les Polonais veulent exactement la même chose que les Allemands et les Français? J'en doute sérieusement», a-t-il déclaré.

https://francais.rt.com/international/33952-chancelier-autrichien-sur-brexit-londres-doit-comprendre-que-toute-negociation-est-inutile

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Qui décide de la politique en Allemagne?

Nouvelle analyse sur l’influence du «Council on Foreign Relations» américain

par Karl Müller

ARG MERKEL USQuasiment pendant toute l’année pré-électorale, la chancelière allemande a rassassé que les Allemands «n’ont jamais vécu dans d’aussi bonnes conditions que maintenant». C’était la devise de ses apparitions publiques … et le fil rouge de ses réponses aux questions des citoyens. Les questionneurs invités par les chaînes de télévision étaient vite satisfaits, et y étaient probalement forcés … aucune question ne pouvait être discutée à fond lors de telles mises en scènes. Les émissions faisaient plus ou moins partie du "spectacle manipulé de la «campagne électorale".

L’Allemagne orientale est plus consciente de la réalité

Lors des apparitions publiques sans présélection des questions, la situation était différente, en Allemagne orientale, même très différente. Les Allemands vivant dans les Länder de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Brandenbourg, Saxe-Anhalt, Saxe et Thuringe semblent plus conscients de la réalité que leurs concitoyens occidentaux – et il n’est pas juste de réduire leur protestation à un jet de tomates.
Beaucoup d’entre eux font partie de ceux qui ont des salaires bas et ils savent, par exemple, que les salaires des 40% du bas de l’échelle des revenus au cours des 25 dernières années sont restés nettement derrière la progression des salaires des 60% du haut de l’échelle. Ils savent également qu’ils doivent en partie accepter des baisses dans les salaires réels.[1] Même le Deutschlandfunk* a commenté une semaine avant les élections: «Chez cette clientèle, les messages programmatoires des partis ont probablement les mêmes effets que les paroles de la SED*» … et d’ajouter, «la plupart des moyens publicitaires utilisés pour la campagne électorale dans la rue sont aussi vides de contenus que rarement auparavant».

La politique étrangère est un sujet tabou pour la «chancelière des alliés occidentaux»

Fait étonnant, la politique étrangère de l’Allemagne n’a – à l’exception du thème problématique concernant la Turquie – presque jamais été soulevée dans la campagne électorale. Maintien de la paix, entente entre les peuples, droit international public … presque nul. Au moins dans la campagne électorale publique. Est-ce un hasard? Un manque d’intérêt? Ou bien cela fait-il partie du spectacle?
Revenons à l’Allemagne de l’Est. Beaucoup de personnes y sont intéressées à maintenir une bonne relation avec la Russie, acceptent difficilement les sanctions contre la Russie, se réjouissent du gazoduc Nord-Stream 2, se réjouiraient probablement aussi de la «Nouvelle route de la soie» – si elles en étaient informées soigneusement. Peut-être se sont-elles également demandé si le déroulement de la campagne électorale allemande n’était pas planifié ainsi depuis belle lurette. Il fallait à tout prix que Merkel reste chancelière, c’était clair après la victoire de Donald Trump, c’était et c’est toujours dans l’intérêt de l’«Etat profond» americain. «Chancelière des alliés occidentaux!» – aujourd’hui ce serait probablement la dénomination la plus correcte.

Le rôle du CFR

Les véritables bureaux de planification ne se trouvent vraisemblablement pas en Allemagne. Beaucoup plus importante pour l’Allemagne est probablement une organisation américaine s’appelant Council on Foreign Relations, sigle: CFR. Début septembre une institution suisse très méritoire, nommée Swiss Propaganda Research, a publié une importante étude: «Die Propaganda-Matrix: Wie der CFR den geostrategischen Informationsfluss kontrolliert».[2] [La matrice de la propagande: la manière de laquelle le CFR contrôle le fleuve géostratégique des informations]
Cette analyse doit absolument être étudiée par tout groupe de personnes (citoyens, écoles, séminaires etc.) ou tout individu désirant affiner leur sens de la réalité.
Ce qui est formulé en introduction est confirmé au cours de la lecture: «Qu’il s’agisse de la Russie, de la Syrie ou de Donald Trump: pour comprendre le récit géopolitique des médias occidentaux, il est obligatoire de connaître le rôle-clé du CFR américain. Par la suite, il est présenté pour la première fois comment le réseau du CFR a créé un cycle d’information transatlantique très fermé dans lequel presque toutes les sources et points de référence importants sont contrôlés par des membres du CFR et ses organisations de propagande

Jusqu’aujourd’hui: l’hégémonie mondiale américaine doit être garantie

L’analyse informe sur l’histoire du CFR et son but d’assurer l’hégémonie américaine mondiale. Depuis la fondation du CFR en 1921, on a créé une institution pour un «empire américain global, dont les positions-clé sont occupées depuis ce moment-là presque entièrement par les actuellement environ 5000 représentants du CFR».
L’étude démontre de manière bien documentée et claire par des graphiques bien lisibles comment non seulement les médias allemands sont intégrés dans le réseau du CFR mais aussi des organisations non gouvernementales, des soi-disants laboratoires d’idées et des experts, l’armée, les services secrets, des gouvernements [locaux], des agences de presse, des bureaux de relations publiques et certains journalistes – sans oublier un certain nombre d’acteurs connus.

Ce qui rend optimiste

Pourtant déjà le dernier paragraphe de l’introduction rend optimiste: Le CFR a bien créé une «matrice de l’information nettement supérieure à la propagande gouvernementale classique des Etats autoritaires». Mais «grâce au succès des médias indépendants [elle perd] de plus en plus en efficacité».
A la fin de l’étude on peut lire: «Grâce à Internet, […] on a la possibilité de diffuser des informations de manière décentralisée et bon marché et de contourner ainsi les «gardiens» du CFR. Entretemps, il existe aussi dans l’espace germanophone [et français, ndt.] un grand nombre de médias et de plates-formes financés par les lecteurs, interrogeant de manière critique les narratifs conventionnels et permettant ainsi de prendre connaissance de points de vue divergents». On y trouve également d’autres liens intéressants.

Tout dépend des citoyens

Donc: combien de temps encore le système Merkel fonctionnera-t-il? Il ne faut pas faire dépendre la réponse de Mme Merkel elle-même. Elle dépendra surtout de nous citoyens. Quiconque s’informe peut comprendre quel spectacle est mis en scène. Personne ne doit tout savoir pour comprendre: il est totalement aberrant d’affirmer que les Allemands «n’ont jamais vécu dans d’aussi bonnes conditions que maintenant». Le nombre et le poids des tâches sont énormes. Le mildiou que Madame Merkel a tenté de répandre sur le pays peut s’avérer être suicidaire.    

1    cf. https://www.diw.de/de/diw_01.c.550957.de/themen_nachrichten/realeinkommen_nehmen_seit_1991_weniger_stark_zu_als_die_wirtschaftskraft_erste_anzeichen_fuer_wieder_steigende_einkommensungleichheit.html
2    https://swprs.org/die-propaganda-matrix

http://www.zeit-fragen.ch/fr/ausgaben/2017/nr-24-26-september-2017/wer-bestimmt-die-politik-in-deutschland.html

*radio- télévision allemande

**SED: parti socialiste unifié, le parti "communiste" de la RDA (République démocratique allemande, "Allemagne de l'Est").

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