mardi 16 janvier 2018

Dans l'Oise, 200 "chasseurs vigilants" pour épauler la gendarmerie

Deux-cents chasseurs de l'Oise sont actuellement sélectionnés pour épauler la gendarmerie dans les forêts du département et les zones reculées, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

ACT CHASSEURS

Issu d'une convention signée en mars 2017 par la préfecture, la gendarmerie et la Fédération départementale des chasseurs de l'Oise, ce dispositif baptisé "chasseurs vigilants" devrait être pleinement opérationnel fin janvier.

"Il ne s'agit pas de renforts, a déclaré à l'AFP le capitaine Eric Lecacheur, chargé de la prévention et du partenariat au groupement départemental de la gendarmerie de l'Oise. Leur mission consistera à observer, à nous alerter et à sensibiliser les personnes qui fréquentent les milieux naturels."

Véhicules abandonnés, dépôts d'ordures sauvages, pêches et chasses illégales, personnes disparues... "Les chasseurs seront tous identifiés, en cas d'urgence, s'ils appellent le 7, leur numéro sera reconnu, a précisé le capitaine Lecacheur. Ils pourront également se rendre directement à la brigade de leur secteur".

"En aucun cas, les +chasseurs vigilants+ ne seront amenés à intervenir directement, a-t-il encore insisté. Ils feront simplement ce que tout citoyen peut être amené à faire, c'est-à-dire nous prévenir."

Pour les forces de l'ordre, toutefois, connaître la source à l'origine d'un signalement est un gage de fiabilité. "Nous nous limiterons à 200 chasseurs, a détaillé le capitaine de gendarmerie. Pour couvrir l'ensemble du département, sans trop multiplier les remontées d'informations."

Selon la Fédération des chasseurs de l'Oise, 110 chasseurs ont déjà été recrutés. La sélection est réalisée par la gendarmerie et un casier judiciaire vierge est indispensable.

"Nous sommes sur le terrain tous les jours, nous pouvons nous rendre utiles", a souligné Luc Vandenabeele, trésorier de la fédération et président d'une association de chasse dans le sud-ouest du département. 

Le dispositif a fait réagir de nombreuses associations.

Mardi, la Fondation 30 millions d'amis s'est ainsi insurgée de la mise en place d'une "milice armée". L'association de défense du droit animal dénonce le fait que "des prérogatives de sécurité et de pédagogie soient confiées à des personnes armées non assermentées". 

La Ligue des droits de l'homme de l'Oise avait déjà demandé aux autorités, lors de la signature de la convention, de "cesser la casse du bien commun plutôt que de faire insidieusement appel à une milice en tenue de camouflage !" 

la Fondation 30 Millions d'Amis a annoncé qu'"elle saisira la juridiction compétente pour examiner la légalité de cet accord et a d'ores-et-déjà adressé un courrier au préfet".

https://actu.orange.fr/france/dans-l-oise-200-chasseurs-vigilants-pour-epauler-la-gendarmerie-CNT000000Vfok4.html

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Ce genre de mesure a l'avantage de respecter les recommendations européennes en matière de baisse des dépenses publiques, et de supprimer progressivement la barrière qui sépare police nationale (publique par définition) et polices locales/milices privées, qui est un marché prometteur et déjà en forte expansion. La création des polices municipales était déjà à mon avis une première brèche dans le dispositif républicain. En plus, on a là un shéma typiquement "américain", à l'image de ces comités de voisins armés, auxiliaires de police dans certains états...Voilà qui va plaire à bon nombre d'euro- atlantistes militants!   P.G.

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vendredi 12 janvier 2018

Agression de policiers à Champigny-sur-Marne : pédale douce et « pas-d’-amalgame »

TRIBUNE LIBRE/ OJIM

Chaque année, en différents endroits du pays, le réveillon du nouvel an est l’occasion d’actes malveillants et parfois violents. Cette année n’a pas échappé à la règle.

tl ojim police

Un événement a pourtant donné une tournure différente au récit médiatique de la Saint Sylvestre. Certains journalistes ont en effet fait preuve d’une certaine pusillanimité dans la couverture de l’agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne. Illustration.

La communication du Ministère de l’intérieur est bien rodée. Les communiqués de presse de la Place Beauveau indiquent invariablement les moyens humains déployés pour contenir les violences urbaines qui connaissent un regain pendant cette période de l’année. Les « 140 000 personnes mobilisées pour le réveillon » ont fait l’objet d’une large couverture des medias, tels France Info, I24, BFM TV, L’Obs, LCI, etc. Ces moyens devaient selon LCI et l’Obs permettre de passer une Saint-Sylvestre « sous haute sécurité ». Mais un événement a enrayé cet exercice de communication.

France Info informe le 1er janvier que « dimanche peu avant minuit, deux policiers sont envoyés à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) pour résoudre une rixe en marge d’une fête pour le Nouvel An. Pris à partie, l’homme a eu le nez cassé alors que la policière souffre de nombreuses commotions ». LCI précise que « la vidéo (de l’agression) a fait le tour des réseaux sociaux et a déclenché une vague d’indignation ». « Emmanuel Macron a promis sur Twitter que les « “coupables du lynchage de policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) dans la nuit de la Saint-Sylvestre seraient retrouvés et punis” ».

Pédale douce

Le 1er janvier 2018, le journaliste Jérémy Trottin s’étonne sur BFMTV : « On peut se demander si Macron ne surréagit pas. C’est courant que des policiers soient blessés dans ce type d’opération. Il n’y a pas eu de mort ni de voitures brûlées de façon excessive ».

Même interrogation sur LCI lors de l’émission médiasphère le 2 janvier 2018. Les invités dissertent autour de la question : « Champigny : E. Macron dans la surréaction ? ». Sur France Info, le 5 janvier (5h45), un journaliste estime que les violences récentes impliquant la Police ont été « surmédiatisées ».

L’OJIM avait souligné en juin 2017 le fait que les violences contre des policiers étaient rarement évoquées dans les medias nationaux. De toute évidence, la diffusion de la vidéo de l’agression sur les réseaux sociaux puis le tweet du Président Macron semblent avoir perturbé les habitudes…

Un Président de la République qui condamne le lynchage de 2 policiers par un groupe déchainé, serait-ce une « sur réaction » ? Le terme « lynchage » serait- il excessif ? Sa définition consiste pourtant en des faits de violence physique qu’un groupe fait subir à un individu.

Le simple fait que cette question soit posée en dit long sur la banalisation de la violence dans une partie du corps social. Comme en témoigne cet ancien inspecteur de la Police judiciaire, qui indique qu’alors il y a quelques dizaines années, une intervention dans un quartier sensible pouvait se faire à deux policiers, celle-ci nécessite maintenant la mobilisation d’une soixantaine.

Surtout pas-d’-a-mal-ga-me !

Que sait-on des organisateurs de la soirée « hiphop/dancehall/zouk/afrobeat/bouyon » qui a dégénéré ? Pas grand-chose. Si ce n’est qu’il s’agirait selon le site Fdesouche « de la soirée « faceblack ». Ce qui amène Libération  à s’empresser de préciser : « Si elle est surnommée “faceblack”, c’est surtout dû au fait que l’événement a été partagé sur le groupe secret du même nom ». Et de nous rassurer : « Aucune non-mixité n’a d’ailleurs été annoncée sur le flyer ».

Imagine-t-on la réaction des médias suite à des violences causées lors d’une soirée organisée par un groupe qui se dénommerait « visage blanc » ?

Dans le cas présent, le nom du collectif ne filtrera qu’avec parcimonie après l’information de Fdesouche et la « checknews » de Libération. On aura compris qu’il importe avant tout de ne pas mettre de l’huile sur le feu. Un peu à l’image des informations contenues dans un rapport interne du Ministère de l’intérieur sur les violences durant la Saint Sylvestre, censé rester secret mais qui a « fuité » au Figaro. Alors que celui-ci fait état d’une augmentation des incidents (voitures brulées, tirs de projectiles, tirs contre les forces de l’ordre, etc.) lors du réveillon par rapport à l’année dernière, le Ministre de l’intérieur  déclarait au Parisien le 1er janvier : « Les festivités se sont bien passées (…) Dans l’ensemble, les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint-Sylvestre de manière pacifiée ». Dormez tranquilles, braves gens…

https://www.ojim.fr/agression-de-policiers-a-champigny-marne-pedale-douce-d-amalgame/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=e726fb2f68-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-e726fb2f68-71509009

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dimanche 31 décembre 2017

«Baissez les yeux fils de p...»: quand un dealer nargue les policiers avec son immunité diplomatique

Un jeune dealer camerounais de Villejuif a fait jouer sa supposée immunité diplomatique lors de son arrestation par les stups, avant de se vanter de son statut d'«intouchable» auprès de la BAC le lendemain.

ACT POLICE INTERPELLATION

«Hey bande de fils de p…! Baissez les yeux ! Baissez les yeux p…! Vous êtes chez moi ici, vous ne pouvez rien contre moi ! Je suis intouchable bande de p…» : c'est en ces termes qu'un dealer de la cité Duclos de Villejuif aurait accueilli les policiers de la brigade anti-criminalité le 15 décembre, selon des informations rapportées par Le Parisien. Non content de les insulter, le jeune homme de 20 ans leur aurait aussi demandé de se battre, leur promettant de les «crever», devant un petit attroupement qui s'était formé.

Mais le plus difficile pour les policiers, c'est qu'ils n'ont eu d'autre choix que d'encaisser ces insultes et ces provocations sans pouvoir répondre. Et pour cause, le dealer dispose de l'immunité diplomatique. Il en avait même fait usage la veille, après avoir été arrêté par des enquêteurs du groupe stups de Paris XIIIe. Ces derniers avaient ainsi saisi son téléphone et 480 euros en liquide, avant que le jeune homme ne fasse état de son statut.

Pour vérifier ses dires, les enquêteurs ont contacté le ministère des Affaires étrangères qui a confirmé l’immunité du dealer et, en conséquence, ordonné sa libération immédiate, ainsi que la restitution des 480 euros.

Le jeune homme dispose de ce statut car il est le fils d’un personnel technique et administratif de la diplomatie camerounaise, selon le Parisien, qui précise qu'il s’agirait plus exactement d’un jardinier.

«A chaque fois qu’on intervient cité Duclos, on tombe sur lui», s'agace un policier qui explique que le jeune homme gère «le petit point de deal du quartier». «Quand il est tout seul, c’est lui qui baisse les yeux. Mais quand il est avec ses copains, il est insupportable. Même quand on ne vient pas pour lui, il la ramène. Il nous filme, prend des photos, met ça en ligne. Bref, on est un peu blasés avec lui», reconnaît le policier.

https://francais.rt.com/france/46694-baissez-yeux-fils-pute-quand-dealer-nargue-policiers-immunite-diplomatique

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Rien n'interdit, en respectant le droit international, d'expulser un ressortissant étranger indésirable. A moins que...  P.G.

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vendredi 29 décembre 2017

Paris : les policiers furieux d'être menacés de payer eux-mêmes leurs PV de stationnement

Une note attribuée au préfet aurait été envoyée aux services de police, avertissant que les agents devraient régler eux-mêmes les PV pour stationnement irrégulier, y compris pendant les opérations. Les policiers qui l'ont lue ne décolèrent pas.

ACT POLICE ARREST

L’arroseur arrosé ? Selon le site d’Europe 1, une note attribuée à la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), envoyée le 14 décembre, exhorte les services de police à se garer dans les règles de l'art. Victimes collatérales de la privatisation du stationnement à Paris, les policiers seraient menacés par le préfet de police Michel Delpuech de devoir payer eux-mêmes leurs amendes en cas d’infraction au stationnement.

Dans cette note, le préfet se justifierait en expliquant que «plusieurs opérateurs privés auront [...] la charge du contrôle du respect de l'acquittement de la taxe de stationnement à l'aide notamment de dispositifs automatisés». Pour éviter les verbalisations, le préfet recommanderait de faire «preuve de la plus grande rigueur pour l'usage des emplacements réservés aux services de police et le non stationnement dans les espaces non dédiés à cet effet».

Car ce changement de main impliquerait que la gestion des contentieux de stationnement gênant ne relève plus de l'Officier du Ministère public mais du juge administratif. Toute contestation de verbalisation deviendrait donc un serpent de mer et impliquerait la rédaction d’un rapport développé «suffisamment motivé pour justifier du caractère opérationnel de la mission ayant conduit au stationnement irrégulier», selon les termes du courrier envoyé. A défaut, la menace est explicite : «Le montant de l'amende relèvera du paiement par le conducteur du véhicule.» 

Les forces de l'ordre verbalisées ? Les membres de l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC) peinent à y croire. Ils ont répliqué, furieux, par le biais d’un post sur Facebook le 20 décembre. Ils se plaignent d’être forcés à distribuer des amendes et de recevoir un camouflet en récompense. «On nous ordonne, on nous menace pour verbaliser. Les forces de l’ordre en souffrent et peuvent s’en faire sanctionner lourdement ! En remerciement, cette même hiérarchie accepte que l’on soit verbalisé en situation d’intervention ! La police contorsionniste, on marche sur la tête et on doit courber l’échine», enrage l'association. Stéphane Lantz, délégué de MPC, a expliqué à ce sujet sur Europe 1 combien cette note est, selon lui, contre-productive : «Quand les collègues interviennent, c'est qu'il y a une urgence. Déjà qu'on nous explique à longueur de journée qu'on n'intervient pas assez rapidement, qu'on est lents, on va devoir expliquer que, "oui, excusez-nous, on a dû trouver une place à un kilomètre du lieu d'intervention".»

Les nouvelles dispositions au sujet de la verbalisation ne vont pas froisser que les fonctionnaires de police. A compter du 1er janvier 2017, la société privée Indigo sera en charge de distribuer les amendes de stationnement à Paris. Le montant de l'amende est fixée par Paris, elle passera de 17 à 50 euros. Selon le journal Le Parisien, la majorité des 1 600 agents municipaux actuellement chargés de distribuer les PV devraient être réaffectés à la lutte contre les incivilités, comme le jet de mégots, les crottes de chien, le bruit ou le racolage.

https://francais.rt.com/france/46841-policiers-furieux-detre-menaces-payer-amendes

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jeudi 14 décembre 2017

NON À LA PRIVATISATION DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

 

PV : fini les gendarmes, en route pour la privatisation des voitures radars

 

ACT RADARS

 

Les gendarmes ne piloteront bientôt plus les automobiles avec des radars embarqués. Cette activité va tomber dans l'escarcelle du privé. La sécurité sur les routes est devenue un marché qui attire les entreprises.

Toujours plus de surveillance, donc toujours plus de PV et d'amendes à régler, c'est bien ce qui est aussi prévu avec la privatisation prochaine de la conduite des voitures radars. Pour l'instant, seuls les gendarmes ou les policiers sont habilités à faire fonctionner ces véhicules banalisés, capables de flasher les excès de vitesse dans le flot de la circulation. Ces « mobiles mobiles », comme on les surnomme, seraient sous-utilisés, de l'avis du ministère de l'Intérieur qui veut confier leur gestion à des sociétés privées, ce qui permettrait par ailleurs d'affecter 400 fonctionnaires à d'autres tâches. A compter de la rentrée de septembre, officiellement, un simple chauffeur pourrait donc se retrouver derrière le volant de ces appareils de contrôle automatiques. D'abord en Normandie, puis progressivement dans les autres régions du pays.(...)

https://www.marianne.net/societe/pv-fini-les-gendarmes-en-route-pour-la-privatisation-des-voitures-radars

La privatisation des radars routiers va être expérimentée en Normandie

"C'est une expérimentation que nous allons d'abord réaliser » en « Normandie, puis que nous allons étendre », a déclaré le ministre de l'Intérieur sur Public Sénat. Le gouvernement va d'abord expérimenter l'externalisation des contrôles de vitesse routiers en Normandie avant de l'étendre. M. Collomb, qui souhaite ainsi recentrer policiers et gendarmes sur leurs missions de sécurité, n'a pas précisé quand il comptait lancer cette expérimentation ni le territoire concerné (département ou région).

Pas de politique du chiffre

« Il n'y aura pas une poussée » pour qu'« on mette le plus d'amendes possible », a promis le ministre, en réponse aux craintes que les sociétés concernées ne multiplient les P.-V. pour doper leurs chiffres d'affaires. La société ne sera « pas rémunérée au nombre de P.-V. » mais il y aura « un forfait fixé d'avance », a-t-il expliqué. Les Français « devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger », selon lui.

26,3 % de flash en plus en 2016 qu'en 2015

Dans un entretien publié samedi par plusieurs quotidiens régionaux, M. Collomb avait précisé que la verbalisation des automobilistes en excès de vitesse resterait, elle, « de la compétence des policiers ». Alors que la mortalité routière a augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive après douze ans de baisse, « il faut absolument empêcher qu'il y ait des morts sur les routes, en particulier des jeunes », a souligné le ministre, en rappelant que les excès de vitesse restent l'une des trois causes principales de la mortalité routière, avec l'alcool et les stupéfiants. Fin juillet, la Sécurité routière avait annoncé que les radars automatiques avaient flashé 25,6 millions de fois en 2016, soit 26,3 % de plus qu'en 2015.

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/la-privatisation-des-radars-routiers-va-etre-experimentee-en-normandie-04-09-2017-2154395_657.php

 

 

 

Pétition au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb

NON À LA PRIVATISATION 
DES RADARS MOBILES EMBARQUÉS !

Monsieur le Ministre,

Attendu que le déploiement de voitures-radars banalisées conduites par des chauffeurs privés, sillonnant les routes 8 heures par jour pour flasher les véhicules dans les deux sens de la circulation est imminent ;

Attendu que depuis l'installation du 1er radar fin 2003, la répression routière a pris des proportions tellement excessives que 38.000 PV sont dressés chaque jour pour excès de vitesse, 12,5 millions de points de permis sont retirés chaque année, et que sur les 218.000 personnes qui ont vu leur permis invalidé faute de points l'année dernière, 72.000 ont perdu leur emploi instantanément ;

Attendu que le déploiement de cet arsenal répressif à la capacité de verbalisation exceptionnelle (9 PV par minute !) ne va faire qu'amplifier jusqu'à l'insoutenable, la répression injuste, incohérente et démesurée que subissent chaque jour des millions de Français qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer ;

Attendu que les conditions de ce marché proposé par le précédent gouvernement à des sociétés privées sont tellement contestables que l'appel d'offre a été classé "confidentiel" ;

Je vous demande de mettre un terme immédiat à ce projet de déploiement de voitures-radars conduites par des chauffeurs privés, et de réorienter la politique de sécurité routière pour qu'elle ne se fasse plus contre les conducteurs, mais avec eux.

 Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération.

JE SIGNE LA PÉTITION >>>

* obligatoire

Déjà 369 065 signataires, objectif 500 000 !

https://mobilisezvous.liguedesconducteurs.org/non-privatisation-radars-mobiles-embarques-p/

 


 

Voir aussi:

La privatisation de la police est une dérive grave que tous les Républicains doivent condamner indépendamment de leur opinion sur les contrôles de vitesse.

C’est une diversion et un impôt déguisé que d’en rajouter sans cesse sur les contrôles-radars quand, dans le même temps, pour satisfaire aux critères de Maastricht, les gouvernements successifs ne cessent de désosser l’ex-ministère de l’Équipement en lui retirant les moyens pour entretenir et éclairer convenablement la voirie.

De fait, faut-il rappeler que la mission de – sous prétexte d’une politique tout répressif dans une course effrénée au PV – a été retirée des prérogatives du ministère des pour être confiée à l’Intérieur. Permettant ainsi au gouvernement de réduire les effectifs consacrés à cette mission  – et notamment le travail fait sur l’infrastructure et tout particulièrement les routes nationales – et de justifier ensuite de la privatisation des contrôles. Le résultat en a été un coup d’arrêt net à la baisse du nombre de morts sur les routes. Mais il y a bel et bien un bénéfice à cette politique inefficace : celui pour les sociétés privées gérant et exploitant les parcs gigantesques de . Qui sont bien les premières bénéficiaires de la pluies d’ qu’elles font tomber sur les automobilistes. Autant de profits privés qui ne seront pas réinvestis dans la sécurité routière alors que le gouvernement Macron vient d’annoncer de nouveaux gels des crédits d’investissements dans les infrastructures de transport.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/petition-contre-privatisation-radars-stop-a-privatisation-de-police-nationale/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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lundi 27 novembre 2017

Paris : après la manifestation, un identitaire poursuivi et 14 antifas relâchés

Après la manifestation identitaire interdite, un membre du groupe anti-immigration et des militants de gauche ont été interpellés à Paris. Seul le premier est poursuivi pour participation à un groupement en vue de commettre des violences.

ACT ANTIFAS IDENTITAIRES

Un homme, proche du groupe Génération identitaire, a été déféré le 26 novembre au parquet de Paris et sera convoqué devant le tribunal correctionnel pour participation à un groupement en vue de commettre des violences et pour port d'armes, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

L'individu avait été arrêté le 25 novembre vers 15h, non loin du quartier initialement prévu pour la manifestation interdite de Génération identitaire, dans le XVe arrondissement de Paris.

Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, une clé à molette, un gant coqué et des piles scotchées ensemble ont été saisis sur lui par les policiers.

Les antifas relâchés

Les 14 militants antifas qui avaient été interpellés le 26 novembre vers 19h, soupçonnés d'avoir formé un groupement en vue de commettre des violences, ont quant à eux tous été relâchés. Leurs gardes à vue ont été levées dans l'après-midi du 26 novembre.

Ces interpellations avaient eu lieu après l'entrée d'un groupe dans une librairie anarchiste proche de la place de la République, dans l'après-midi du 25 novembre. Selon le libraire, interrogé par l'AFP, la dizaine de personnes avait crié, brièvement et sans violence, des slogans identitaires.

Le 25 novembre, le préfet de police Michel Delpuech avait pris un arrêté interdisant la manifestation de ce groupe identitaire et les contre-rassemblements annoncés par des groupes antifa «afin d'éviter des affrontements violents et des troubles à l’ordre public».

Le matin du 25 novembre, le tribunal administratif de Paris avait rejeté la requête en référé déposée par Génération Identitaire contre l'interdiction de manifester. Le mouvement avait dit «prendre acte» de cette décision tout en dénonçant «un acharnement judiciaire» à son encontre.

https://francais.rt.com/france/45976-paris-apres-manifestation-identitaire-poursuivi

 

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mardi 14 novembre 2017

En une semaine, six policiers et deux gendarmes ont mis fin à leurs jours

C’était une figure connue de la police et de la sécurité dans le sport. L’ancien chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, Antoine Boutonnet, a mis fin à ses jours dans les locaux de la direction générale de la gendarmerie nationale, dimanche 12 novembre, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Ce commissaire de police avait rejoint la gendarmerie en mars. D’après les informations que Le Monde a pu recueillir, il a utilisé une arme à feu pour se suicider.

ACT POLICE

Son décès a poussé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à s’exprimer dimanche soir : « Au cours de la semaine qui s’achève, cinq fonctionnaires de police et un militaire de la gendarmerie nationale ont volontairement mis fin à leurs jours, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Ces suicides portent à 44 le nombre de policiers et à 16 le nombre de gendarmes qui se sont donné la mort depuis le début de l’année 2017. » Le suicide d’une policière de la région de Perpignan, plus tard dans la soirée, est venu aggraver le bilan.

M. Collomb a demandé aux patrons de la police et de la gendarmerie de lui présenter « une évaluation des mesures mises en œuvre pour prévenir les suicides ». A son tour, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé lundi 13 novembre que M. Collomb allait recevoir « l’ensemble des organisations représentatives ».

Le suicide au sein de la police et de la gendarmerie est un sujet récurrent de préoccupation. Pour cause : il est surreprésenté dans la profession. Une étude épidémiologique de 2010, réalisée par l’Inserm et portant sur les suicides dans la police de 2005 à 2009, avait révélé que le risque de suicide dans la police était supérieur de 36 % par rapport au reste de la population.

Depuis dix ans, un peu moins de 27 gendarmes se suicident chaque année, sur une population d’environ 100 000 militaires. Au sein de la police, qui compte 150 000 agents, en moyenne 42 fonctionnaires se suicident chaque année. Les chiffres fluctuent d’une année sur l’autre : il y a eu 55 suicides de policiers en 2014, 44 en 2015 et 36 en 2016. Compte tenu des derniers chiffres connus, 2017 sera une année noire pour la police.

« Le sujet est complexe »

Les raisons structurelles de ce phénomène sont pourtant peu documentées, que ce soit par l’institution ou par la recherche. Interrogé sur le sujet en 2013, à travers une question au gouvernement, le ministre de l’intérieur, à l’époque Manuel Valls, avait déclaré : « Il est établi que les causes sont majoritairement d’ordre privé », en ajoutant toutefois que « la difficulté du métier de policier ne peut être niée dans les facteurs déclenchant le passage à l’acte ».

« Le sujet est complexe, corrobore une source au sein de la police. On a souvent des gens qui sont en situation de maladie, dans un contexte de séparation ou qui ont subi le décès d’un proche… On est rarement dans des cas d’imputabilité directe au travail, même si on ne peut pas l’exclure. » Les facteurs de risque sont potentiellement nombreux : possession d’une arme individuelle, stress au travail, phénomène de fatigue lié aux horaires atypiques et aux heures supplémentaires, éloignement des familles du fait du système de mutation, confrontation régulière à la mort et à la violence…

Lorsqu’il était ministre de l’intérieur, en 2014, Bernard Cazeneuve avait mis en place un baromètre social, un questionnaire annuel diffusé largement parmi les effectifs afin de « prendre le pouls des troupes pour comprendre le malaise policier et révéler d’éventuels risques psychosociaux ». Une mesure bien accueillie, mais pas suffisamment suivie d’effets, pour Unité-SGP Police FO, deuxième syndicat de gardiens de la paix. « Nos services de ressources sont déficients, dénonce son secrétaire général, Yves Lefebvre. Il faudrait arrêter la politique du chiffre mise en place par Nicolas Sarkozy, cesser le management infantilisant, permettre aux policiers d’avoir une vie de famille… Aujourd’hui, environ 50 000 policiers n’ont qu’un week-end de libre toutes les six semaines. A ce rythme, ils n’ont plus la capacité de se ressourcer. »

« Le malaise est ancré au plus profond »

Une négociation est actuellement en cours sur l’application au sein de l’institution d’une directive européenne encadrant le temps d’activité et de repos. Elle fixe notamment un repos minimal de onze heures consécutives par tranches de vingt-quatre heures et une durée hebdomadaire maximale de travail de quarante-huit heures. [1]

« Les cas de dérogations exceptionnelles deviennent peu à peu des pratiques coutumières », dénonçait l’UNSA Police, troisième syndicat de gardiens de la paix, dans un courrier transmis au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du réseau police nationale, le 10 novembre. Le syndicat attirait l’attention sur « le malaise ancré au plus profond de notre institution et le mal-être généralisé qui en découle ». Il évoquait certaines problématiques, comme la mauvaise prise en charge de l’« intempérance alcoolique » ou encore des « pathologie(s) mentale(s) ».

Dans un cas sur deux environ, les policiers ou gendarmes qui mettent fin à leurs jours le font au moyen d’une arme à feu, le plus souvent leur arme de service. Le passage à l’acte a majoritairement lieu en dehors du lieu de travail. [2]

 http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/11/12/collomb-veut-renforcer-les-mesures-de-prevention-du-suicide-chez-les-forces-de-l-ordre_5213854_1653578.html#KEJKeVYobsP6tb0L.99

BASE 14 995X225[1] Un petit coup de propagande UE au passage: la France maltraite ses policiers, l'UE tente d'imposer des normes plus raisonnables...

[2] Le reste de l'article se veut neutre et objectif: on ne sait pas trop si ces suicides sont une affaire privée(des "déséquilibrés mentaux" plus ou moins alcooliques!) ou structurelle. Bien des raisons du passage à l'acte ne sont pas mises en avant: la montée des incivilités et des violences dans la société et la perte progressive de tout esprit civique, le recul des figures d'autorité, à commencer bien sûr par l'autorité de l'Etat, la non application des décisions de justice, les injonctions contradictoires d'un management choisi sur sa docilité idéologique plutôt que sur ses compétences réelles, la suspicion systématique envers les personnels qui paralyse toute action efficace, la lâcheté d'une hiérarchie plus prompte à "ouvrir le parapluie" en cas de pépin que de traiter les problèmes de fond, etc.

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vendredi 13 octobre 2017

En France, le séjour irrégulier d'un étranger n’est plus un délit

" La Cour de cassation a décidé, jeudi 5 juillet, que le séjour irrégulier d'un étranger ne pouvait plus suffire à son placement en garde à vue, ce qui va obliger le gouvernement à créer un nouveau dispositif pour les sans-papiers susceptibles d'être soumis à une procédure d'expulsion.

59cbbd6e488c7b57638b4567La décision est historique. Tout d'abord, c'est une véritable révolution juridique : le séjour irrégulier n'est plus un délit. D'autre part, l'impact de cette décision sera considérable, selon les associations d'aide aux étrangers. Chaque année, 60 000 personnes étaient placées en garde à vue pour ce délit.

Désormais donc, un sans-papiers ne peut plus être considéré comme un délinquant. S'il doit toujours être raccompagné à la frontière, puisqu'il n'est pas dans une situation légale en France, un étranger en situation irrégulière doit l'être dans un cadre administratif et non plus pénal. "


Et la petite citation qui va bien pour enfoncer le clou:

" Pour la première fois depuis 70 ans, c’est le regard de l’ensemble de la société française qui a vocation à changer sur les sans-papiers puisque (…) le sans-papiers ne peut plus être assimilé à un délinquant. "
Patrice Spinosi Avocat de l'association d'aide aux étrangers Cimade.

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jeudi 12 octobre 2017

Voiture de police incendiée : jusqu'à sept ans de prison prononcés contre des militants antifas

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé le 11 octobre des peines allant jusqu'à sept ans de prison ferme contre sept personnes impliquées dans l'attaque et l'incendie d'une voiture de police en mai 2016 à Paris, sous les protestations de leurs partisans rassemblés devant la salle.

59dde81b09fac282298b4567S'il a relaxé deux jeunes hommes qui étaient poursuivis pour participation à un attroupement violent, le tribunal a condamné le militant antifasciste Antonin Bernanos, prévenu le plus scruté de cette affaire retentissante, à cinq ans de prison dont trois ferme pour «violences aggravées». L'étudiant de 23 ans n'a toutefois pas été incarcéré immédiatement.

La peine la plus lourde, sept ans ferme, a été prononcée contre Joachim Landwehr, reconnu coupable d’avoir lancé le fumigène ayant causé l’incendie de la voiture. Mais ce dernier ne s’est pas présenté au procès et l’on suppose qu’il se trouve actuellement en Suisse, pays dont il est citoyen.

Des manifestants s'étaient donné rendez-vous devant le tribunal correctionnel pour soutenir les prévenus. Un important dispositif policier avait été déployé pour l'occasion.

Les audiences ont été rythmées par les clameurs de dizaines de personnes massées à l'extérieur de la salle, scandant des slogans tels que «Flics, violeurs, assassins» ou «Tout le monde déteste la justice».

«Ils pourront à nouveau se livrer à des actes de violence»

Le porte-parole du syndicat de police Alliance a exprimé ses réserves concernant ce verdict. «Cela pourrait sembler satisfaisant, mais ce n'est que de l'apparence si l'on regarde les faits. Celui qui est condamné à sept ans de prison est toujours en fuite. [...] Concernant Antonin Bernanos, c'est trois ans fermes mais sans mandat de dépôt, il y aura donc obligatoirement un aménagement de peine. Aujourd'hui il est libre et demain il pourra à nouveau participer à des manifestations et se livrer à des actes de violence», a-t-il déploré.

Des images qui ont fait le tour du monde

Les faits survenus le 18 mai 2016 avaient marqué les esprits. Une voiture de police avait été attaquée puis incendiée, près de la place de la République à Paris, lors d'une contre-manifestation qui avait dégénéré en marge d'un rassemblement contre la «haine anti-flics». Les images du véhicule en flamme avaient été diffusées dans de nombreux pays.

Les images de l'agression montraient plusieurs personnes cagoulées attaquant une voiture de police, l'une brisant une fenêtre, une autre frappant un policier à l'intérieur, une autre encore cassant la vitre arrière avec un plot. Enfin, un individu lançait un fumigène allumé dans la voiture, provoquant son embrasement et forçant les agents à en sortir.

https://francais.rt.com/france/44456-voiture-police-incendiee-sept-ans-prononces-antifas

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