mercredi 11 octobre 2017

Gauche révolutionnaire : la grande manipulation

Depuis une dizaine d’années, les courants libertaires, trotskistes, «antifas» qui forment la gauche révolutionnaire ont été retournés pour servir des objectifs de guerre.

Vincent Lenormant | 4 Octobre 2017

 

ARG ANTIFA JIHAD BREIZLa gauche révolutionnaire désigne l’ensemble des formations politiques qui sont en principe favorables à une révolution pour mettre fin au capitalisme, en s’appuyant sur des précédents historiques comme la Commune de Paris ou la Guerre d’Espagne ; en France, ces groupes se nomment NPA, Alternative Libertaire, CNT, Fédération Anarchiste… Leurs militants ne sont pas très nombreux, mais ils bénéficient d’une bonne image chez toute une population sensible aux idées libertaires, trotskistes, antifascistes, révolutionnaires. Nous allons voir comment ces groupes ont été manipulés, épurés, restructurés pour servir des objectifs de guerre, de la simple propagande jusqu’au recrutement de combattants.

La guerre en question, c’est avant tout celle de Syrie, qui a commencé par ce qu’on n’ose plus appeler « Printemps Arabe », tant ces événements furent une catastrophe pour le monde Arabo-musulman, avec l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans en Tunisie et en Egypte et la destruction de la Lybie et du Yémen. Au début des années 2000, la gauche révolutionnaire était encore fidèle à ses positions traditionnelles : anti-capitalisme, anti-impérialisme, anti-sionisme. La guerre d’Iraq en 2003 avait été l’occasion de manifestations qui la dénonçaient pour ce qu’elle était : une guerre d’agression, sous des prétextes mensongers. Et les manifestants ne se faisaient traiter d' »Husseinistes », d’admirateurs de Saddam, que par les néoconservateurs habituels. En 2004, le journal d’Alternative Libertaire dénonçait les projets étasuniens pour le « Grand Moyen-Orient », c’est-à-dire « la déstabilisation, la chute des régimes locaux, et un « remodelage » des territoires. Citation : «Bush a précisé la portée de la guerre qui se préparait : “ Un Irak libéré pourra montrer comment la liberté peut transformer cette région qui revêt une importance extrême, en apportant espoir et progrès à des millions de personnes (…) Pour d’autres nations de la région, un nouveau régime en Irak servirait d’exemple spectaculaire et impressionnant de la liberté. En ce qui concerne les pouvoirs en place, l’avertissement est clair : […] La question qui se pose maintenant est “qui sera le suivant ?”  L’extrême droite chrétienne milite pour un règlement définitif de la question palestinienne qui passe par l’installation de régimes à la botte des USA en Syrie et au Liban, et qui donne carte blanche à la droite israélienne pour organiser la purification ethnique des territoires occupés. »

Un tel article serait aujourd’hui inimaginable dans ce journal, son auteur serait traité de conspirationniste, d’ami des dictateurs, de « rouge-brun » ou carrément de fasciste. En 2004 toujours, le même journal dénonçait un début de collusion entre extrême-gauche et « islamisme », sans vraiment comprendre toutefois ce que signifiait cet « islamisme ». Ce mot est utilisé par ceux qui ne comprennent pas la nature du phénomène, comme par ceux qui veulent semer la confusion entre l’islam et la secte wahhabite. Le wahhabisme a été rendu tout-puissant au cours du XXème siècle par les Etats-Unis, qui ont fait de la famille Saoud leur principal allié arabe au Moyen-Orient. Dans le silence général en Occident, les Saoud ont cherché à se poser en leader du monde arabo-musulman ; ils ont construit des mosquées dans le monde entier où est enseignée leur doctrine obscurantiste et dévoyée, leur logique sectaire. Depuis des décennies, ils modifient les consciences, détruisent les cultures. Cela n’a rien à voir avec la religion : il s’agit d’impérialisme culturel et de fascisme.

Les Occidentaux se sont alliés aux Saoud car ils étaient les plus anti-communistes, les plus fanatiques, les plus à même de mettre les musulmans au pas, et les plus serviles. Parallèlement, les Frères Musulmans et Al Qaïda, tous deux liés à la CIA, ont tissé un réseau international, politique pour le premier et militaire pour le second. Les Frères Musulmans sont une sorte de franc-maçonnerie musulmane, ils ont été abondamment financés par le Qatar et la Turquie (Erdogan lui-même en est membre).

On peut se gratter la tête et traiter de fou celui qui dénonce la collusion entre les groupes terroristes pseudo-islamistes et le Pentagone, tant les media dominants font tout pour nous empêcher de comprendre, mais au bout d’un moment les faits et les preuves s’accumulent, et la plus évidente est la complicité et l’alliance totale entre l’OTAN, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et Israël (les Saoud et Israël ne font même plus semblant de ne pas s’entendre), sous le commandement des Etats-Unis. Les militants dévoyés de la pseudo-gauche ont adopté le réflexe de protéger les Etats-Unis en disant que la Russie ou la Chine sont, eux aussi, des pays impérialistes, et qu’ils ne sont pas moins dangereux. C’est tout simplement faux. Le budget militaire des Etats-Unis est égal à la somme de tous les budgets militaires de tous les autres pays du monde. Ils possèdent des bases partout (plus de 800 hors de leur territoire), et il serait bon de prendre conscience qu’ils mettent le monde à feu et à sang, qu’ils sont les seuls à avoir utilisé l’arme atomique, qu’ils n’hésitent pas à utiliser des armes chimiques ou radioactives, et que rien que depuis les début les années 2000 ils ont détruit des pays, massacré des millions de personne, pour le seul profit de l’oligarchie qui contrôle l’armée impériale qu’est l’OTAN. Ils ont clairement la prétention de dominer le monde et ils ont clairement choisi la guerre comme moyen d’y parvenir. Et pourtant en France les gens ne tremblent pas d’effroi à la simple évocation de la CIA. Le mot «CIA» évoque le mystère, le cinéma, le complot et immédiatement l’autocensure vient : il ne faut pas croire aux théories du complot. Il s’agit de conditionnement et de contrôle de la pensée. Personne ne veut s’avouer manipulé, même si tout le monde peut comprendre l’intérêt du «neuro-marketing» par exemple, et assister à sa mise en œuvre.

Il va de soi que les gens qui nous gouvernent et les chefs militaires s’intéressent de près à la manipulation des consciences et des opinions, et qu’ils financent la recherche scientifique allant dans ce sens. La guerre mondiale en cours au Moyen-Orient est l’occasion pour eux de faire des essais grandeur nature. Certaines choses ont marché, en particulier l’autocensure qu’ils ont réussi à installer au sein de la gauche révolutionnaire.

PHASE I : L’EPURATION

5 ans après les articles précités, en 2009, Alternative Libertaire avait adopté une nouvelle ligne : la tendance était à "la chasse aux «conspis". Le journal publie donc une série d’articles désolants d’ignorance et/ou de mauvaise foi, dans lesquels sont amalgamés les gens qui remettent en cause la version officielle du 11 septembre et ceux qui croient aux illuminatis ou aux extra-terrestres : tous des imbéciles qui dérivent vers l’extrême-droite.

A cette époque, de nombreux sites apparaissent, des sites étranges qui dressent des listes. Le mouvement «antifa», bizarrement, ne s’intéresse plus vraiment au FN ou aux néo-nazis, mais décide d’opérer un tri au sein de la gauche ; des gens comme Etienne Chouard, Michel Collon, Annie Lacroix-Riz ou Jean Bricmont sont soudainement considérés comme des fascistes, les «antifas» viennent faire le coup de poing lors de leurs apparitions publiques, ils sont calomniés, leurs auditeurs insultés et ridiculisés, traités de «conspirationnistes», «confusionnistes», «campistes», «rouge-bruns», «amis des dictateurs»… Le point commun entre toutes les personnalités incriminées, c’est bien sûr leur anti-impérialisme et leur critique des media dominants. Dans une logique pour le coup véritablement confusionniste, les faux «antifas» vont répandre l’idée que si vous vous opposez à la guerre en Libye, c’est que vous êtes un admirateur de Qadhafi. Si vous n’êtes pas avec les «rebelles syriens», c’est que vous adorez Assad. Si vous critiquez les Etats-Unis, vous êtes un idolâtre de Poutine. Dans tous les cas vous êtes assimilé au fascisme. Le site « confusionnisme.info » va exceller dans ce registre, jusqu’à ce que l’UPR, cible de leurs calomnies, révèle le vrai visage de l’animatrice de ce site, et sa proximité avec les néoconservateurs étasuniens.

Il a suffi aux manipulateurs d’aller dans le sens d’un sectarisme déjà présent dans ces milieux : «pas de dialogue avec l’extrême-droite». C’est un véritable terrorisme intellectuel qui fut instauré, et internet a été très utilisé dans ce but ; il est certainement moins cher et plus simple de troller des forums que d’infiltrer des agents. Résultat : toute parole dissidente fut assimilée à l’extrême-droite. C’est une stratégie de la boule puante. Le dialogue devint impossible, et de nombreux militants furent mis de côté, tandis que les autres surveillaient leur langage. Sur les forums internet affiliés à la gauche révolutionnaire, comme le forum anarchistele forum anarchiste révolutionnairele forum libertaire, la chasse était ouverte. Bientôt le simple fait d’évoquer la CIA devint impossible ; ça tombait bien : la guerre allait commencer.

On pourra objecter que c’est une vision complètement farfelue et paranoïaque d’imaginer que la CIA ou d’autres puissent s’intéresser aux groupuscules libertaires français, qui ne représentent que quelques centaines de militants. Mais si on considère le projet global, qui est de faire passer des guerres d’agression impérialistes pour des révolutions, on comprend mieux l’intérêt : il s’agit de prendre le contrôle de tous les groupes de gauche révolutionnaire, dans tous les pays occidentaux, pour y rendre inaudible l’anti-impérialisme et, par solidarité révolutionnaire, leur faire applaudir la guerre. Car le mouvement révolutionnaire brise un tabou intéressant : il rend acceptable le fait que dans un pays, une minorité prenne le pouvoir par la violence. La violence et la destruction y sont considérés comme un mal nécessaire pour passer à une société censée être plus juste. Quant à savoir si les responsables de cette manipulation sont la CIA, le Mossad, le MI6 ou tout simplement les Opérations Psychologiques de l’armée étasunienne (qui ne cachent pas du tout leurs buts et leurs moyens), impossible de le savoir, mais c’était dans l’intérêt de l’alliance OTAN/Saoud/Israël qui a provoqué cette guerre.

 

ob_7e81fb_buck2Au sujet du 11 septembre, est-il vraiment si farfelu de se demander pourquoi les États-Unis maintiennent avec l’Arabie Saoudite des liens aussi étroits, alors que toute l’enquête incrimine ce pays ? Et pourquoi l’ensemble des pays occidentaux qui se prétendent en « guerre contre le terrorisme » ne cessent d’étaler leur amitié et de vendre des armes au principal pourvoyeur idéologique et financier du terrorisme pseudo-islamiste ?

PHASE II : LA RÉVOLUTION DES FRÈRES MUSULMANS

L’immolation par le feu d’un commerçant tunisien en décembre 2010 est-elle le fruit d’un complot ? Sans doute pas, mais ce qui est sûr et certain, c’est que ce fut le prétexte au lancement d’une opération préparée de longue date (le remodelage du Grand Moyen-Orient, comme le dénonçait Alternative Libertaire en 2004). Toute la pseudo-gauche, du PS à la Fédération Anarchiste, va s’enthousiasmer pour le « Printemps Arabe ». Seuls quelques grincheux déjà mis au ban de la gauche, ostracisés, ridiculisés, vont être sceptiques, se demander si les États-Unis ne seraient pas encore en train de rejouer l’air des Révolutions de Couleur (Ukraine, Géorgie, Kirghizistan…). Et ceux, très rares, qui comprenaient un peu ce que signifiait l’«islamisme», ne pouvaient que craindre l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans ou d’autres forces alliées au fascisme wahhabite.

Les groupes de gauche révolutionnaire, NPA et Alternative Libertaire en tête, ne vont pas se contenter d’applaudir les révolutions, ils vont réclamer une solidarité internationale et distiller une propagande insidieuse. Comme pour Milosevic, Hussein, Qadhafi il s’agit d’abord de faire passer Bachar al-Assad, l’ophtalmologue, pour le nouvel Hitler, un sadique prenant plaisir à mutiler des enfants. Il suffira pour cela d’emboîter le pas à la gigantesque machine de propagande destinée au grand public, à partir d’attentats sous faux drapeau, d’images fabriquées… Ce n’est pas l’objet de cet article de décortiquer la fabrication du récit officiel de la guerre syrienne, cet article-là s’y intéresse plus en profondeur.

Dans les media de la gauche révolutionnaire, la propagande va s’articuler autour de plusieurs idées-force :

1) La banalisation des Frères Musulmans et la relativisation de la menace sectaire.

Pour les besoins de la propagande, il va falloir dire que les Frères Musulmans ne sont pas si dangereux, qu’ils peuvent même être des alliés. En mars 2011, dans un article hallucinant avec le recul historique, Alternative Libertaire nous apprend qu’ils «semblent aujourd’hui sur la voie sinon d’une sécularisation, du moins d’une scission très nette entre démocrates et partisans d’un mouvement islamiste plus strict». En Egypte et en Tunisie, les Frères sont présentés comme composante indispensable de la révolution, tiraillés entre conservatisme et démocratie. Alternative Libertaire accepte et fait accepter l’idée que les Frères peuvent faire partie d’un révolution démocratique, sociale et libertaire.

Il est bon de rappeler que dans les années 70, ils ont mené une vaste campagne de terrorisme en Syrie, faisant des centaines de morts. C’était déjà l’expression de l’impérialisme des Etats-Unis et des Saoud. La réponse du pouvoir au début des années 80 syrien fut brutale : c’est ce qu’on appelle aujourd’hui le massacre de Hama. Une note de la DIA évoque 2000 victimes dans les rangs des Frères Musulmans, mais les chiffres ont été gonflés pour les besoins de la propagande de guerre. Les propagandistes vont donc régulièrement parler du massacre de Hama comme du massacre de 40000 civils, par sadisme de la part du pouvoir syrien, sans jamais évoquer les crimes des Frères Musulmans qui en sont la cause : « Hama, ville syrienne, théâtre en 1982 d’un massacre de sa population perpétré par Hafedh El Assad », « Le régime de Bachir al Assad utilise tous les moyens, militaires et policiers, pour liquider les opposants, comme à Hama en 1982 », etc, etc… Comment dire que les Frères étaient « individuellement présents » mais « discrets » au début des événements alors qu’il s’agissait de la principale force d’opposition dans le pays, une force internationale avec des financements internationaux ? Fin 2012, alors que les djihadistes ont depuis longtemps fait leur apparition en Syrie, le NPA dira encore que « les islamistes ou frères musulmans » n’ont que « peu d’écho et de présence militante sur le terrain. »

Certains auteurs n’hésiteront pas à qualifier d’« islamophobes » ceux qui pointent du doigt le danger pseudo-islamiste, et Gillbert Achcar, en 2013, ira jusqu’à dire que « même si le soulèvement était guidé par des forces islamiques, cela ne devrait pas changer notre position ». Voilà le NPA prêt à soutenir la victoire des barbus.

Rappelons-nous que la Syrie n’est pas peuplée uniquement de sunnites, mais que sa population est une mosaïque de peuples et de croyances diverses, Chiites, Druzes, Chrétiens… Par conséquent l’arrivée d’un pouvoir religieux et sectaire serait une catastrophe pour les Syriens. Dès 2012, à Alep, les « insurgés » ont mis en place des tribunaux islamiques. Quel peut-être le sort d’un chrétien devant un tribunal d’inspiration wahhabite ? Combien de Chiites, d’Alaouites, de Chrétiens ont été massacrés par les « rebelles » ?

Dans une stratégie de renversement de situation qui est une constante pour les propagandistes, ils ont également cherché à dire que le sectarisme était du côté du pouvoir baathiste, et ils ont même martelé qu’Assad était allié à Daech pour écraser la révolution. La libération de prisonniers politiques issus des Frères par Assad, à des fins de négociation, a été l’occasion pour eux de dire qu’Assad avait créé de toutes pièces le djihadisme. Sur le site Juralib, un article totalement halluciné présentera Daech comme une création d’Assad et de Poutine, tout en regrettant que la France n’ait pas participé à la Guerre d’Iraq. Rappelons que Daech a commencé à perdre du terrain seulement au moment ou l’armée russe est venue en aide à la Syrie, en septembre 2015. Jusque là, la Coalition menée par les États-Unis n’a rien fait contre eux, ils ont été soignés par Israëlsoutenus quasi-ouvertement par la Turquie elle même membre de l’OTAN, et il y a de plus en plus de preuves de la complicité entre les forces spéciales américaines et Daech.

Cette stratégie d’inversion des faits a atteint son paroxysme dans une interview de Robin Yassin Kattab où celui-ci dit en substance :
géopolitique = conspirationnisme.
Impérialisme = Russie et Iran.
Dire que la rébellion syrienne c’est Al Qaida = islamophobie.
Lutter contre le terrorisme = être de droite. Anti-impérialisme = soutien aux dictatures. Révolution syrienne = guerre d’Espagne. Assad = djihadisme = fascisme. Dans la même publication, sur le site Lundi Matin, on pourra lire également qu’Assad est pire que Daech. Il faudra le demander aux Syriens confrontés aux attentats aveugles qui ensanglantent tous les jours leur pays.

2) L’appel à la violence, le refus du dialogue

Dès le mois d’avril 2011, sur le site du NPA, on pourra lire que « certains opposants et observateurs estiment qu’il est trop tard pour ces tentatives [de dialogue]. » « La population ne se laissera plus amadouer par la dictature en place, alors même qu’une partie du peuple syrien se méfiait jusqu’ici de la perspective d’une révolution violente ». Pas de place pour le dialogue donc, la gauche révolutionnaire veut que le sang coule en Syrie. Les éditorialistes ne vont cesser de nous dire ce que veut le peuple syrien : la chute du régime. Le peuple n’a plus peur, il accepte de verser son sang. « Ceux qui sont aujourd’hui dans la rue ne reviendront jamais en arrière et ne veulent rien négocier. Pour eux, le seul mot d’ordre reste «le peuple veut la fin du régime». A partir de là, les propagandistes vont demander des armes pour les « rebelles » : « nous avons besoin d’armes, d’entraînement aussi « , mais il faudra éviter de dire d’où viennent ces armes et à qui exactement elles vont être distribuées. Fin 2012, alors que des dizaines de milliers de djihadistes du monde entier affluent vers la Syrie, qu’ils sont entraînés aux frontières turques et jordaniennes, le NPA dira que " Les prétendues aides militaires ne proviennent que du Qatar, d’Arabie saoudite et de la Libye. Elles sont infimes et destinées aux petits groupes «islamistes» marginalisés" . La CIA vient tout juste d’arrêter son programme d’aide aux « rebelles », et quand bien même évoquer ce programme était impossible à cette époque sans être taxé de conspirationnisme, c’est à présent tout à fait officiel. Mais nous sommes en 2012 et le NPA veut des armes pour les « rebelles » : « On ne saurait pas être contre, à condition toutefois de préciser certaines conditions. […] Des systèmes d’armement sophistiqués exigent parfois un personnel hyperspécialisé et créent donc une forme de dépendance extérieure. Ce n’est pas ce que demandent les rebelles syriens, qui ont avant tout besoin d’armes antichar et de missiles antiavions pour se protéger des assauts meurtriers de l’artillerie et des avions de chasse du régime. Ces conditions étant précisées, on pourra dire: chiche! »

Chiche. Les armes ont été livrées, les « rebelles » entraînés, la guerre de Syrie atteint les 500000 morts. Le NPA est-il satisfait ? En 2014, Gilbert Achcar, celui qui sait mieux ce que « le peuple veut » que les Syriens eux-mêmes, va se lancer dans un appel à la guerre totale : en Syrie selon lui,
« 
il est illusoire d’espérer provoquer le renversement du despote par de simples manifestations « , la famille régnante « ne peut être renversée que par les armes ». Il faut donc « une révolution qui l’emporte au moyen d’une insurrection populaire armée débouchant sur une guerre civile avec formation de zones libérées qui s’étendent progressivement jusqu’à la victoire finale ». « La révolution syrienne ne pourra se développer qu’en se transformant en guerre civile ». « La grande faillite des démocrates et progressistes de l’opposition syrienne, c’est qu’ils n’ont pas saisi d’emblée l’inéluctabilité de la guerre civile« .


La guerre civile, la pire horreur qui puisse arriver à un pays, devient vertueuse dans la bouche d’Achcar. Il faudra lui payer un voyage à Alep, pour qu’il explique directement aux Syriens que c’était pour leur bien.

3) Protéger les Etats-Unis, Israël et les Saoud

Les propagandistes ont tout fait pour cacher et protéger les véritables responsables de la guerre, l’alliance OTAN/Israël/CCG. Au début des événements, ils ont d’abord voulu faire croire que celle-ci protégeait Assad, afin de semer la confusion chez les anti-impérialistes. Alternative Libertaire savait en 2011 que les puissances occidentales « ne maîtrisaient plus rien ». Le NPA, lui, nous expliquait « la relative prudence des puissances occidentales, des saoudiens et surtout d’Israël face aux événements. Pour eux, Assad est un « mal connu », et, malgré tout, un pilier de l’ordre régional. Ce qui peut venir après lui est beaucoup plus terrible pour eux« . Par conséquent, " le maintien du régime syrien est la meilleure option possible pour Israël" . Le NPA ira jusqu’à présenter ce mensonge comme une évidence : " pourquoi l’Occident et Israël craignent-ils tellement de perdre le régime de Bachar al-Assad? " . La réponse arrive quelques mois plus tard : " La victoire de la Révolution syrienne ouvrira un nouveau front de résistance contre les puissances impérialistes, alors que sa défaite les renforcerait" . Le mois suivant : " Sous prétexte qu’Assad s’est moins aligné sur les USA et Israël que d’autres régimes arabes […], ou craignant une montée de l’intégrisme religieux, certains à gauche ne soutiennent pas l’insurrection syrienne. C’est un contre-sens ! La place des anti-impérialistes et anticapitalistes, c’est d’agir aux côtés des révolutionnaires arabes" .

Achcar toujours, va prétendre en 2012 que « les événements en cours signalent un fort déclin de l’hégémonie américaine », " L’influence que peuvent avoir les États-Unis sur le processus en cours en Libye est très limitée " . L’année suivante, il déclare sans rire « Washington ne souhaite le démantèlement d’aucun Etat. Il veut une « transition ordonnée » – que le pouvoir change de mains, mais en garantissant la continuité fondamentale de la structure de l’Etat » (après que les États-Unis aient détruit les États somalien, afghan, iraquien, libyen…). Et bien sûr, " Les puissances occidentales ne vont apporter de soutien substantiel – en particulier militaire – à aucune force de l’opposition, parce qu’elles ne font confiance à aucune de ses composantes" .

Les auteurs précités ne sont évidemment pas tous des agents, même si en ce qui concerne Gibert Achcar, Ghayat Naisse, Joseph Daher ou l’hystérique Ziad Majed on est en droit de le penser. Ce qu’on peut constater et tenter d’étudier, avec le recul historique, c’est un édifice immense de contrôle de la pensée, d’interdiction de la parole dissidente par la censure et par l’autocensure, un édifice qui dépasse largement le cadre de notre étude (la gauche révolutionnaire en France), puisqu’il s’est avant tout manifesté dans les media dominants, à destination du grand public. C’est dans Le Monde qu’on trouvera la propagande la plus vile, en particulier sous la plume de Jean-Pierre Filiu, qui a par ailleurs écrit le scénario d’une bande dessinée de propagande (la bande dessinée est un bon angle pour toucher le public de gauche.) On sait maintenant que Le Monde prenait ses ordres directement de l’Élysée ou du quai d’Orsay, mais est-ce une surprise ? Un militant de gauche devrait pouvoir comprendre que les media subventionnés par l’État sont au service de l’État, et qu’en cas de guerre, la liberté de la presse n’a plus aucun sens puisque c’est la sécurité nationale et le secret défense qui priment.

Cela n’empêchera pas bien sûr les groupes de gauche révolutionnaire de se référer exclusivement aux media dominants pour étayer leur argumentation, et de rejeter tout point de vue alternatif. Chez le NPA, AL et consorts, il est de bon ton de considérer toute info provenant de Russia Today comme mensongère (la voix du Kremlin, quelle horreur !), mais de ne jamais douter d’une info provenant du Monde ou du New York Times.

Le paroxysme de l’absurdité a été atteint en décembre 2016, quand tous les media dominants ont hurlé au génocide de la population alépine par les sauvages armées « de Bachar et de Poutine ». A ce moment-là, Philippe Poutou lui-même a été mis a contribution pour s’indigner devant ce « massacre » : « les massacres ont commencé dans Alep-est. Toutes les informations sont concordantes. » Le NPA ne manquera de culpabiliser la gauche : « la vérité choquante est que le peuple syrien dans sa lutte pour son émancipation n’a pas trouvé une solidarité internationale à la hauteur de ses sacrifices. Il reste seul devant l’enfer des armes d’un régime sanguinaire, et il montre un courage extraordinaire, de ses jeunes, des masses populaires révoltées, qui font face à la barbarie extrême du régime et de ses alliés. » Ces jeunes, ces masses populaires révoltées, c’était en fait des milliers de djihadistes venus des quatre coins de la planète, qui tenaient la population d’Alep-Est en otage, avaient mis en place des tribunaux pseudo-islamiques, volé, violé, torturé, massacré, terrorisé. Mais pour le NPA, ce sont des « héros« . Il faudra donc aussi leur payer un voyage à Alep, pour qu’ils puissent demander directement aux Alépins s’ils regrettent le temps où des barbus semaient la terreur dans leurs quartiers et violaient leurs filles.

Le NPA, Alternative Libertaire mais aussi l’UJFP, Cedetim, Émancipation, Ensemble, le Forum Palestine Citoyenneté, L’Insurgé, Nasskoune, l’Union syndicale Solidaires se sont réunis en 2013 au sein d’un collectif : « Avec la Révolution Syrienne » afin d’aider activement les « rebelles syriens » qu’ils présentent comme des militants pacifiques et démocrates, alors que les combattants sont payés avec des fonds provenant de l’étranger, qu’ils possèdent des tanks, et que les plus puissants d’entre eux sont des djihadistes prêts à mourir pour Dieu. Le collectif ARS va répandre la bonne parole de propagandistes comme Joseph Daher pour faire croire à une administration libertaire des zones rebelles ; il faut pour cela réussir à imaginer des zones libres habités par des libertaires progressistes qui font vivre la démocratie directe en harmonie avec les djihadistes coupeurs de têtes qui les protègent.

C’est en 2013-2014 que l’idéologie communiste libertaire va commencer à être vraiment mise à contribution. Une certaine Leila « Shrooms » Shami, se présentant comme militante anarcho-féministe, va faire l’éloge d’Omar Aziz, présenté comme une anarchiste syrien ayant théorisé le fonctionnement de conseils locaux en s’inspirant de Rosa Luxembourg ou de la Commune de Paris. Pourtant, si on lit le texte en question, l’auteur reconnaît l’autorité du Conseil National Supérieur créé par les Frères Musulmans en Turquie, et demande aux conseils de s’y soumettre et de se mettre au service de l’Armée Syrienne Libre. On aura vraiment du mal à y trouver la moindre trace d’anarchisme. On trouve sur Youtube une interview où la caméra ne vient jamais filmer le visage de Leila Shami, mais on peut entendre sa voix, la voix d’une anglophone ne sachant pas prononcer l’arabe, aux côtés de Charles Lister, intermédiaire entre les Etats-Unis et les groupes armés rebelles d’une part et propagandiste dans toute la presse mainstream, lié au Qatar. Le mythe des conseils démocratiques des « rebelles modérés » sera répété sans cesse par le collectif ARS ainsi que par les media qui y sont liés. Le collectif tient ses conférence sous le drapeau de l’ASL, le drapeau du colonisateur français (les Français ont peut-être oublié les massacres commis par la France en Syrie au temps du mandat, mais pas les Syriens. Et il faut être bien mal avisé pour imaginer que les Syriens voient dans l’état français un « libérateur ».)

PHASE III : LE ROJAVA

A partir de 2014 une nouvelle opération est lancée : le Rojava. Les militants libertaires, sans abandonner leur soutien à la rébellion islamo-communarde, vont devenir fascinés par les Kurdes des YPG-YPJ, la branche syrienne du PKK. Le leader du PKK, en prison en Turquie, est censé avoir adopté l’idéologie communiste libertaire, un « municipalisme » dont l’inspirateur serait l’anarchiste étasunien Murray Bookchin. La rébellion Kurde déclare mettre en place dans ses territoires une société libertaire, égalitaire, anticapitaliste et écologique. Dès lors, il est urgent de les soutenir et d’inciter les gens à partir se battre. A partir de 2014, des anarchistes du monde entier affluent vers la Syrie, empruntant le même chemin que les djihadistes qui les ont précédés. Il est difficile d’imaginer que cela représente plus de quelques milliers de combattants, mais, comme pour les djihadistes, cela permet aux États d’origine de se débarrasser d’un certain nombre de radicaux et de mettre leur colère à profit.

Or il est évident que le Kurdistan n’est rien d’autre que le Plan B des États-Unis, après l’échec des djihadistes. Un Kurdistan indépendant en territoire syrien et iraquien leur permettrait de démembrer et donc d’affaiblir ces deux états, et mettre la main sur de gigantesques ressources énergétiques. L’Iran, qui héberge une large population kurde, serait menacé. Il faut absolument garder en tête que les habitants du nord de la Syrie ne sont pas majoritairement Kurdes. Le Rojava est en dehors du Kurdistan, les Kurdes se trouvant essentiellement en Turquie. En Iraq les Kurdes sont soutenus par Israël. On peut penser que la Turquie est opposée à la création d’un Kurdistan mais on peut aussi penser qu’il pourrait en profiter pour y déporter ses Kurdes tout en en repeuplant le sud de la Turquie avec les Syriens. Et effectivement les YPG/YPJ sont soupçonnés de procéder à des déplacements de population.

Pour brouiller les cartes, les États-Unis ont créé les Forces Démocratiques Syriennes qui regroupent les Kurdes avec des combattants arabes, mais concrètement les YPG/YPJ sont largement majoritaires et procèdent à une « kurdisation » forcée de la région. Le pouvoir est au parti, le PYD. Le paradis libertaire est censé régner dans des zones organisées depuis toujours de manière tribale, en guerre, sous le contrôle de soldats armés et commandés par les États-Unis. C’est dur à avaler et de nombreux articles vont tenter de faire passer la pilule, au nom du réalisme et au moyen, encore et toujours, de la culpabilisation : « Il est incroyablement facile — sinon honteux, à certains égards — de s’asseoir dans le confort de nos maisons occidentales et de critiquer la « trahison » d’un mouvement au nom de sa « collaboration » avec l’impérialisme lorsque la vie de tant de personnes est, littéralement, en jeu. […] Le révolutionnarisme et la solidarité de fauteuil, uniquement conditionnés par les notions de « pureté » n’ont aucun sens dans le monde réel », pourra-t-on lire dans Ballast.

Les États-Unis ont implanté une bonne dizaine de sites militaires au sein des communes libres du Rojava, ils ont pu envoyer des milliers de soldats : ils ont donc envahi la Syrie, en toute discrétion. Les derniers événements montrent clairement que les Kurdes sont actuellement plus en guerre contre l’État syrien que contre Daech. Ils ont réussi à reprendre de vastes territoires riches en pétrole à Daech sans que ceux-ci ripostent, afin d’empêcher l’armée syrienne d’en reprendre possession. Daech a ensuite lancée une grande offensive contre l’armée-syrienne, permettant aux Kurdes de s’emparer d’encore plus de puits de pétrole et de gaz. On a vu un chef de tribu auparavant daechiste se mettre au service des Kurdes. Il est encore trop tôt pour savoir ce qui se passe vraiment au Rojava, mais il y a de quoi se méfier et être prudent.

Les groupes de gauche révolutionnaire vont déclarer apporter un soutien critique, mais dans les faits, ils promeuvent ultra-activement les YPG/YPJ, par des levées de fond et une propagande incitant les militants à franchir le pas et passer à l’action : aller se battre en Syrie, tirer sur des Arabes avec des armes étasuniennes.

On pourra suivre les aventures d’un communiste libertaire dans les YPG, rêver en voyant des combattants poser devant tous les symboles de l’anarchisme et de l’antifascisme, les drapeaux rouges et noirs, les A cerclés… Le site Lundi Matin nous expliquera précisément la marche à suivre pour s’engager et rejoindre le front.

Voilà comment les États-Unis ont réussi à envoyer des anarchistes du monde entier se faire tuer en Syrie pour leurs intérêts. C’est un tour de force qui ne doit pas faire une grande différence sur le plan purement militaire, mais qui est très intéressante pour eux sur le plan psychologique : soutien de la gauche « radicale » à la création d’un « nouvel Israël » où le PKK deviendra peut-être « la gauche Kurde », mais où le pouvoir sera toujours au mains des atlantistes et sionistes.

Reste à savoir ce que signifie le retournement de la gauche révolutionnaire pour la France. Il n’est effectivement pas rassurant de voir un site de propagande comme Lundi Matin se faire passer pour la voix des anarchistes et appeler à l’émeute et à la violence. Cette violence éclatera tôt ou tard du fait de la situation désastreuse de la France, et il est évident que dans les tiroirs du Pentagone, des plans sont déjà prêts.

Vincent Lenormant | 4 Octobre 2017

Source: http://www.librairie-tropiques.fr/2017/10/gauche-revolutionnaire-la-grande-manipulation.html

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dimanche 17 septembre 2017

Des centaines de personnes manifestent devant la tour Eiffel en soutien aux Rohingyas

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris pour dénoncer les violences commises à l'encontre de la minorité musulmane rohingya en Birmanie et pour demander l'intervention de la communauté internationale*.

59bd5beb488c7b4a0a8b4567A l'appel du collectif HAMEB (Halte au massacre en Birmanie), quelque 700 personnes se sont rassemblées à Paris dans l'après-midi du 16 septembre, dans le but de dénoncer ce qu'elles qualifient de persécutions du gouvernement birman envers les musulmans rohingyas.

Brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit «Stop killing muslims in Burma**» (Arrêtez de tuer les musulmans en Birmanie) et scandant des slogans demandant le retrait de son prix Nobel de la paix à Aung San Suu Kyi, aujourd'hui conseillère spéciale de l'Etat birman (de facto dirigeante du pays), les manifestants sont restés statiques pendant plusieurs heures, au Trocadéro.

De nombreuses organisations communautaires musulmanes*** se sont jointes au rassemblement, comme des associations représentant les membres de cette minorité musulmane, auxquels le gouvernement birman ne reconnaît pas la nationalité.

De nombreux drapeaux de pays musulmans étaient par ailleurs visibles. Quelques slogans anti-israéliens et pour la défense de la Palestine ont aussi été scandés.

«On demande des sanctions envers la Birmanie»

«On montre notre solidarité, on demande d'arrêter les massacres par l'armée birmane, on dénonce la complicité de Aung San Suu Kyi, le prix Nobel criminel [...] On demande des sanctions envers la Birmanie», résume Farouk, membre du collectif HAMEB, au micro de RT France.

Selon le militant, les Rohingyas sont victimes de racisme en raison d'une couleur de peau «un peu plus mate» que la majorité des Birmans, ainsi que pour leur pratique de l'islam dans un pays très majoritairement bouddhiste. Le jeune homme espère que des mobilisations de par le monde pousseront des pays comme la Chine, qui, selon lui, a des intérêts économiques dans la région où sont implantés les Rohingyas, à condamner les autorités birmanes. «Les Occidentaux n'en parlent pas non plus parce qu'en Birmanie, il y a des intérêts énormes. Aujourd'hui, les Rohingyas se trouvent donc seuls», assure-t-il. 

«C'est vraiment inhumain de voir des femmes se faire violer, des enfants se faire tuer... et le silence, c'est ça qui est le plus grave c'est ce silence», s'indigne pour sa part Fily Keita Gassama, ajointe au maire communiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), ceinte de son écharpe tricolore

Une opération militaire de représailles qualifiée d'«épuration ethnique» par l'ONU

L'armée birmane a lancé une vaste opération, le 25 août, contre les rebelles rohingya de l'«Arakan rohingya salvation army» (ASRA), qui avaient auparavant attaqué une trentaine de postes de police dans l'ouest du pays. L'ASRA affirme agir pour protéger sa communauté. Selon l'AFP, environ 400 000 Rohingyas auraient déjà fui vers le Bangladesh depuis le début de ce que l'ONU a qualifié d'«épuration ethnique»****. 

De son côté, Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis avril 2016 après les premières élections libres qu'a connues la Birmanie depuis plus de 20 ans, a décidé d'annuler sa visite à Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra à partir du 19 septembre à New York. Elle a néanmoins promis de sortir de son silence le même jour, lors d'un grand discours.

https://francais.rt.com/france/43273-centaines-personnes-manifestent-devant-tour-eiffel-soutien-rohingyas


 

Commentaires:


 

*communauté internationale: terme qui devrait éveiller systématiquement la méfiance: en général, désigne les Etats- Unis et les pays occidentaux alliés (OTAN, ONG...)

**«Stop killing muslims in Burma»: pourquoi cette inscription en anglais, à Paris? Un indice de plus...

***De nombreuses organisations communautaires musulmanes: lesquelles? Pourquoi ne sont- elles pas mentionnées, au moins pour les plus importantes ou les plus connues? Qui compose ce collectif? Pourquoi interroger un "anonyme"?

****ce que l'ONU a qualifié d'«épuration ethnique».: qui, à l'ONU? S'agit- il d'une résolution de l'assemblée générale? D'une position du Conseil de sécurité?

Si les thèses que nous avons relayées sur ce site sont exactes, on pourrait assister au début d'une opération de manipulation de l'opinion, à des fins de justification d'une nouvelle déstabilisation d'un état souverain, la Birmanie (Myanmar), par la conjonction d'intérêts économiques et géopolitiques  occidentaux et de manoeuvres communautaires islamistes, comme autrefois au Kosovo, ou plus récemment en Syrie. A suivre donc avec recul, sans cautionner pour autant les exactions et les crimes, d'où qu'ils viennent. P.G.

 

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mardi 22 août 2017

Attentat de Barcelone : la police espagnole a retrouvé le passeport d’un des terroristes

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72 heures après les attentats de Barcelone, toutes les pistes sont en train d’être exploitées par les services espagnols de renseignement. Pour l’heure, le passeport d’un des assaillants a été retrouvé dans un véhicule utilisé par les terroristes et un Imam, d’origine marocaine, est activement recherché

72 heures après les attentats meurtriers qui ont fait plus de 13 morts à Barcelone, des détails surgissent petit à petit. Ce samedi, les services de renseignement espagnols ont livré quelques informations sur l’identité des assaillants. L’un d’eux s’appelle Younes Abouyaaqoub.

L’homme a complètement disparu des radars. Il est en ce moment introuvable. Son nom est placé en tête de liste des personnes les plus recherchées après les attentats de Barcelone. D’après les services de renseignement espagnols, Younes Abouyaaqoub serait l’auteur matériel des attentats*.

(...)

http://lecourrier-du-soir.com/2017/08/20/attentat-de-barcelone-la-police-espagnole-a-retrouve-le-passeport-dun-des-terroristes/

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*Dernière minute, on apprend ce matin qu'il auraait été abbattu paar la police catalane...

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Le conducteur présumé de la camionnette de Barcelone Younès Abouyaaqoub, a été abattu par la police catalane à Subirats près de Barcelone. Il était en cavale depuis les attentats du 17 août.

La cavale de Younès Abouyaaqoub, le conducteur présumé de la camionnette-bélier de Barcelone est terminée. La police catalane a déclaré l'avoir abattu le 21 août.

En milieu de journée, les forces de l'ordre ont annoncé mener une opération dans la ville de Subirats, à un cinquantaine de kilomètres de Barcelone. Au cours de cette opération, elles ont déclaré avoir abattu un homme, qui portait ce qui semblait être une ceinture d'explosifs, sans confirmer son identité dans un premier temps.

Ne sachant pas s'il s'agissait d'une véritable ceinture d'explosifs ou si elle était factice, des démineurs ont été appelé sur place. Un robot s'est alors approché de l'homme qui gisait face contre sol pour déterminer s'il était porteur ou non d'explosifs.

Ce n'est qu'en fin de journée que la police catalane a confirmé que l'homme abattu était bien Younès Abouyaaqoub.

«Je préfère qu'il soit en prison ou même mort»

La mère de Younès Abouyaaqoub avait confié le 21 août au micro de nombreux médias son désarroi quant aux actions de son fils : «Je voudrais qu'il rentre, qu'il arrête ce qu'il est train de faire. Je ne suis pas responsable de tout ça.»

«Je veux qu'il se rende à la police. Je préfère qu'il soit en prison ou même mort plutôt qu'il tue d'autres personnes», avait-elle déclaré.

https://francais.rt.com/international/42310-younes-abouyaaqoub-suspect-attentat

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samedi 13 mai 2017

EXIT LE FREXIT, Fin du débat, l'apocalypse est écartée!

MONTAGE PROJECT FEAR

Finalement, on ne va presque pas regretter l'abandon de tout débat sur la question du Frexit et d'une sortie de l'Euro. Sans même parler de l'OTAN: pendant la campagne présidentielle,la presse avait largement relayé les thèses anxiogènes des spécialistes européistes du “Project Fear” (projet de la peur) destiné à provoquer l'effroi chez les électeurs quant à l'idée même de sortir de l'Union européenne et de l'euro. Quelques exemples:

 

Ne confondons pas Brexit et Frexit

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/03/21/31007-20170321ARTFIG00253-ne-confondons-pas-brexit-et-frexit.php

FIGAROVOX/TRIBUNE- Alors que le Royaume-Uni déclenchera le Brexit le 20 mars, et à l'approche de l'élection présidentielle, la présence de la France dans l'Union européenne est discutée. Pour Marc Touati, l'analogie entre les deux pays n'a aucun sens.

Marc Touati est économiste et Président du cabinet ACDEFI.

http://www.acdefi.com/

C'est un fait: le Brexit n'a, pour l'instant, pas produit d'effets négatifs sur l'économie britannique. Bien au contraire, celle-ci se porte comme un charme, continuant d'afficher une croissance soutenue et un chômage de plein-emploi.

Cette réussite pourrait amener certains à en déduire qu'à l'image du Brexit, le Frexit n'aurait pas de conséquences vraiment dramatiques pour l'économie française. Cette déduction est évidemment hâtive et surtout erronée. Et ce pour au moins trois principales raisons. Premièrement, avec le Brexit, le Royaume-Uni a certes quitté l'Union européenne, mais n'a pas changé de devise.

On notera que cet argument est très souvent utilisé par des gens qui ont durement reproché aux britanniques et aux suédois leur refus d'entrer dans l'euro...

 

A l'inverse, un Frexit se traduirait par le remplacement de l'euro par le franc. Et lorsqu'on se souvient que lors du passage du franc à l'euro, il a fallu plus de trois ans pour adapter les systèmes informatiques et la comptabilité des banques et des entreprises au sens large, on imagine le capharnaüm qui suivrait le mouvement inverse. Sans parler de la valse des étiquettes et des confusions en tous genres.

 

Cet argument ne nous avait pas été servi dans l'autre sens, quand il fallait passer du franc à l'euro, avec un taux de conversion prêtant à des confusions en tout genre...Quant à la valse des étiquettes, cela fut nié pendant des années par les europhiles.

 

(...)

 

 

 

si la France devait sortir de la zone euro, elle pâtirait de six handicaps majeurs: une croissance structurelle moribonde (environ 0,8 %), des coûts organisationnels pléthoriques pour remplacer l'euro par le franc, un dérapage des comptes publics, une «planche à billets» de la Banque de France inefficace et créatrice d'hyper-inflation, un krach obligataire dramatique pour l'Etat, les entreprises et les ménages, sans oublier une crise politique sans précédent. Et donc, in fine, une récession durable, un chômage en augmentation et un délitement de la société française. Nous sommes prévenus.

 

En effet, il ne manque que l'apocalypse et la damnation éternelle. Alors que si on reste dans l'euro, pas de chômage, pas de crise politique, pas de récession, pas de “planche à billet” (rebaptisée “quantitative easing”), pas de délitement de la société française, que de la croissance et du bonheur!

 

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Brexit et Frexit... Ce n'est pas identique

http://www.latribune.fr/opinions/editos/brexit-et-frexit-ce-n-est-pas-identique-679856.html

 Brexit et Frexit, ce n'est donc pas identique (Philippe Mabille)

D'un côté, on a une Grande Bretagne qui va se redéployer à l'international et tenter de sortir par le haut de la négociation à grands risques engagée avec l'Union européenne - et l'on peut compter sur le flegme et le pragmatisme britanniques pour limiter la casse et trouver un nouvel équilibre dans le jeu mondial, y compris dans ses relations avec une Union européenne qui a l'occasion de se redéfinir.

Alors que les français, qui n'ont ni flegme, ni pragmatisme, ne feront que des bêtises, et sont incapables de se gérer tous seuls. Cet amour de la France et de son peuple est tout simpement renversant...

De l'autre, il y a une volonté de détruire tout ce qui a été bâti au cours de soixante années de construction européenne, sans proposer aucune stratégie alternative pour une France qui se retrouverait isolée et repliée sur elle-même, avec une monnaie dévaluée, une industrie et des épargnants ruinés.(...)

 

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Le Frexit, un scénario noir pour les banques

http://www.leparisien.fr/economie/le-frexit-un-scenario-noir-pour-les-banques-29-03-2017-6805161.php

Les banques évaluent-elles les effets d'une sortie de l'euro ?

FRÉDÉRICK LACROIX. Au vu des sondages, se poser ce genre de questions relève d'une bonne gestion. Le scénario est fortement improbable, mais l'industrie bancaire serait probablement la première industrie touchée dans une hypothétique sortie de la zone euro. Si un contrôle des capitaux et des changes était mis en place, cela passerait par les banques. Mais ce risque nous semble largement théorique, car on ne sort pas de l'euro d'un claquement de doigts.

Qu'entendez-vous par là ?

S'il existe une procédure pour sortir de l'Union européenne, comme le Brexit est en train de l'illustrer, il n'en existe pas pour sortir de la zone euro. Il faudrait forcément une renégociation des traités, ce qui requiert l'unanimité des membres de l'Union européenne (UE). Cela prendrait du temps. Sauf à décider d'un retrait unilatéral, désordonné, ce qui reviendrait à ne pas respecter les textes européens et internationaux. Bref, la France se mettrait dans l'illégalité.

L'auteur semble incapable d'envisager une sortie de l'Union européenne en même temps qu'une sortie de l'euro, ce qui nous permettrait d'invoquer l'article 50, en toute légalité. Par contre, il connaît l'article 48, qui requiert l'unanimité des états membres. Peut- être pense- t- il aux “souverainistes” qui veulent négocier un “autre euro” (monnaie duale ou commune) dans le cadre d'une hypothétique “autre Europe”. Dans ce cas, il a raison.

 

Ne suffit-il pas d'une loi pour convertir tous les contrats en franc ?

Les traités européens, ratifiés par la France, ont une valeur supérieure à la loi. Par ailleurs, la participation à l'UE est inscrite dans la Constitution. Sans modification de la Constitution et une révision des traités, une telle loi ne peut pas avoir d'effets juridiques. Qui plus est, remplacer l'euro par le franc est d'une efficacité très relative, notamment à l'égard de dettes internationales, soumises à un droit étranger. Par ailleurs, le franc décrocherait très vite, car attaqué. Ce ne sont que des conjectures, mais nous pourrions nous retrouver dans une situation où les actifs financiers des banques et des entreprises seraient libellés en franc, mais, au passif, les dettes internationales resteraient en euro. On peut imaginer le résultat...

 

Il a raison une fois de plus sur la Constitution, mais ça n'empêche nullement d'enclancher l'article 50, qui relève, provisoirement, d'un traité international déjà existant et ratifié par la France...conformément à sa constitution.

 

Quant à la question des dettes, l'auteur fait semblant d'ignorer que l'essentiel est libellé en droit français...Pour le reste, l'attaque contre le franc, les actifs et passifs des banques, comme il le dit, ce ne sont que des conjectures.

 

(...)

 

En cas de panique, un gouvernement peut-il mettre en place un blocage des capitaux ?

 

Un gouvernement peut prendre des mesures restreignant, voire bloquant la libre circulation des capitaux depuis la France. Ces mesures doivent être motivées par la défense des intérêts nationaux et ne pourraient être que temporaires.

 

L'auteur semble confondre blocage et contrôle des mouvements des capitaux, ce dernier relevant d'une décision souveraine nullement limitée dans le temps.

 

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Frexit : les 5 risques majeurs d'une sortie de l'euro

http://www.capital.fr/entreprises-marches/la-sortie-de-l-euro-un-pari-economique-perilleux-1221856

La palme revient à capital.fr, qui fait appel, de manière apparemment neutre et équilibrée, aux analyses de l'Institut Montaigne (à droite) et Terra Nova (à gauche), deux “think tanks” ultra- libéraux partisans acharnés de la construction européenne et de l'euro. Au passage, on notera que pour l'auteur de cet article, c'est le FN qui porte le projet de Frexit, réduit à une simple sortie de la zone euro! Sans commentaires...

Inflation, récession, fuites de capitaux, défaut de paiement… Un Frexit (sortie de la France de la zone euro) provoquerait une crise sans précédent.

(...)

Le risque financier

Pour nombre de spécialistes, c'est le danger le plus évident. "La perspective d'un retour au franc entraînerait rapidement une sortie de capitaux des investisseurs institutionnels, français et étrangers, ainsi que ceux des particuliers", estime ainsi l'Institut Montaigne, think tank d'obédience libérale. En cause: le risque de dévaluation, qui pourrait provoquer une panique dans les milieux financiers.

(...)

Le problème de la dette

Avec la dépréciation de la nouvelle monnaie, un autre problème devrait être réglé : celui de la dette publique, libellée en euros. Serait-il possible, pour éviter que les montants à rembourser ne s'envolent, de la payer en francs? Oui, assure Jacques Sapir, qui évoque "une longue jurisprudence" favorable, la "lex monetae". Peu de chances toutefois que les créanciers acceptent cet état de fait, la dette publique française étant détenue à 60% par des non résidents. Pour ces créanciers internationaux, "une dépréciation de l'ordre de 25% signifierait qu'ils toucheraient 25% en moins, ce qui est énorme", souligne Mathieu Plane. Un contentieux s'ouvrirait alors, avec un risque de voir le remboursement en francs jugé contraire au droit de propriété, et donc anticonstitutionnel. Les agences de notation ont d'ailleurs annoncé qu'elles considèreraient une telle "redénomination" unilatérale de la dette comme un défaut de paiement.

On rappellera que c'est exactement ce qu'il s'est passé lors du passage à l'euro, les épargants (notamment allemands) n'ont pas pu s'y opposer et nul n'a songé à qualifier la nouvelle monnaie d'anticonstitutionnelle.

 

Indépendamment de cela, le retour à une monnaie nationale pourrait entraîner une hausse sensible des taux d'intérêt payés par la France, dont le profil deviendrait plus risqué. Selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, rembourser la dette coûterait ainsi 30 milliards d'euros supplémentaires par an.

Le risque inflationniste

A moyen terme, une dépréciation du franc pourrait certes doper la compétitivité des produits français, qui deviendraient proportionnellement moins chers pour les acheteurs étrangers. Mais elle aurait également des effets négatifs, puisqu'elle favoriserait l'inflation via les importations.

"Nous avons besoin de pétrole, d'uranium, de métaux rares, et nous ne pouvons pas les remplacer par une production nationale", rappelle l'Institut Montaigne. Les entreprises françaises, en cas de sortie de l'euro, devraient donc encaisser un "choc", en payant plus cher les matières premières et composants importés. Même phénomène pour les particuliers, qui verraient leur pouvoir d'achat sérieusement entamé: selon Terra Nova, think tank classé à gauche, "la facture pourrait se situer entre 1.500 et 1.800 euros par ménage et par an", avec un impact plus fort sur les ménages modestes.

Le risque de récession

Quel serait in fine l'impact d'une sortie de l'euro sur la croissance? Le FN évoque un cercle vertueux, avec regain d'activité et créations d'emplois. De nombreux économistes penchent au contraire pour un effet récessif, quoique difficile à quantifier. D'après l'Institut Montaigne, la récession pourrait atteindre 2,3% la première année, et 9% à terme, avec pas moins de 500.000 emplois détruits. "L'inflexion conjoncturelle" pourrait être "significative", abonde de son côté Philippe Waechter.

(...) Reste que le Brexit n'est pas encore effectif. Et la situation du Royaume-Uni, qui n'utilise pas l'euro, n'est pas comparable à celle de la France. "Le problème, si la France quitte la monnaie unique, c'est que l'ensemble de la zone euro pourrait disparaître", prévient Mathieu Plane... qui prédit alors "une crise sans précédent".

CONCLUSION

 

Exit le Frexit

 

http://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-05-05/Exit-le-Frexit-id9835

Comme si de rien n'était, Pujadas et Salamé arbitrent un débat sur la sortie de l'euro.

(...)

Et donc, s'affrontent deux savants Cosinus, le pro-sortie, et l'anti-sortie. Alors, Messieurs, le prix de la baguette. Dites-moi donc. Pujadas et Salamé veulent savoir s'ils paieront leur baguette en francs Le Pen. Leur baguette : ils se mettent à notre portée. On écoute mollement, quand soudain on réalise que l'on assiste à un débat zombie. Car la question est morte et enterrée. Depuis la veille au soir. Telle est la conclusion la plus évidente de la prestation de Le Pen, même si cette conclusion n'est pas apparue immédiatement : confondant son dossier bleu et son dossier rouge, approximative sur l'euro et l'écu, perdue dans un calendrier labyrinthique, Marine Le Pen a tué l'idée même de sortie de la France de l'euro. Qu'elle soit élue, et on a compris que la mise en oeuvre du Frexit serait reléguée après les élections syldaves et bordures, donc aux alentours de 2025. Qu'elle soit battue, et la question s'éteindra d'elle même.

 

Le Pen battue, la question du Frexit est effectivement sortie du débat, y compris d'ailleurs par ceux qui prétendaient “sortir un jour de la zone euro” et qui n'abordent plus le sujet.

 

Fort heureusement, il reste l'UPR, qui sera présente aux élections législatives!

 

Pour les lecteurs intéressés par les questions monétaires, voir nos conférences sur le site upr.fr, et notamment:

 

-la tragédie de l'euro, par François Asselineau

 

-le retour au franc, par Vincent Brousseau

 

Ainsi que diverses analyses sur les questions économiques par Charles- Henri Gallois...

 

(23-1) - GOMBERT Philippe-bannière Facebook

 

 

 

lundi 8 mai 2017

En utilisant l'hymne européen pour son discours de victoire, E.Macron envoie un signe clair...

france à vendre

En utilisant l'hymne européen pour son discours de victoire, E.Macron envoie un signe clair, il sera le Gouverneur de la Province France

Au son de L'Ode à la joie, Macron savoure sa victoire au Louvre

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A peine élu président de la République française, Emmanuel Macron s'est rendu dans la cour du Louvre à Paris, où il a prononcé son grand discours face à plusieurs dizaines milliers de ses supporters.

La mise en scène se voulait à la hauteur du défi, immense, qui l'attend désormais. Le nouveau président Emmanuel Macron est arrivé ce dimanche soir peu après 22h30, au son de L'Ode à la joie de Beethoven, l'hymne européen, dans la cour du Louvre à Paris, où l'attendaient plusieurs dizaines de milliers de ses partisans.

http://www.bfmtv.com/politique/au-son-del-ode-a-la-joiemacron-savoure-sa-victoire-au-louvre-1159243.html

 

COM OFF

Déclaration de François Asselineau à l’issue du second tour de l’élection présidentielle

Mes chers compatriotes, de France métropolitaine, d'outre-mer et de l'étranger,
Les résultats du second tour de l'élection présidentielle constituent une très grande victoire.
Ô certes pas une victoire pour les Français, mais une victoire pour l'oligarchie économique, financière et industrielle qui a fait main basse sur la démocratie dans notre pays, en asservissant à son profit la quasi-totalité des médias de masse.
Avec une outrecuidance sans précédent, c'est Jacques Attali en personne qui nous avait prévenus de la manipulation à venir lorsqu'il avait annoncé sur BFMTV le 27 août 2014 qu'Emmanuel Macron, alors totalement inconnu du grand public, avait l'étoffe d'un présidentiable.
Cette déclaration donna le coup d'envoi à une gigantesque entreprise de manipulation de l'opinion publique qui s'est étalée sur plus d'un an et demi afin d'imposer dans la tête des Français l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République.
Lire la suite:

https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau/d%C3%A9claration-de-fran%C3%A7ois-asselineau-%C3%A0-lissue-du-second-tour-de-l%C3%A9lection-pr%C3%A9siden/1858984351021068/

ou voir la vidéo:

https://www.facebook.com/uprlimousin/

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L'UPR LANCE SA CAMPAGNE POUR LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES !

Retrouvez sur notre site dédié la liste des candidats investis par le Bureau national de l'Union populaire républicaine ainsi que notre programme législatif.

https://legislatives.upr.fr/

vendredi 5 mai 2017

Actualités européennes (4)

Debat-presidentiel-Monsieur-Macron-ne-jouez-pas-avec-moi

2017 - LE DEBAT MACRON - LE PEN - REPLAY INTEGRAL HD

Que dire après un spectacle d'une telle médiocrité? Entre l'incompétence de l'une et le sophisme de l'autre...

Pauvre France ! #2017LeDébat

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"En Marche! et vive la France": la vidéo de soutien de Barack Obama à Emmanuel Macron

A trois jours du scrutin du second tour de l'élection présidentielle, voilà de quoi faire plaisir aux partisans de candidat d'En Marche!

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/04/en-marche-et-vive-la-france-la-video-de-soutien-de-barack-ob_a_22069108/

L'Université de Limoges appelle à soutenir Macron!

Nous avons vu des journalistes ne connaissant pas la charte de Munich, certains syndicats faire fi de la charte d'Amiens, maintenant ce sont des fonctionnaires ou agents publics dépendants du ministère de l'enseignement supérieur qui oublient le code de la fonction publique.

« Cher.e.s étudiant.e.s, cher.e.s collègues,

 Il n'est pas dans les missions ni dans les habitudes de l'Université de se positionner lors de scrutins politiques. Cependant, dimanche prochain, l'enjeu pour la France est suffisamment important pour que nous rompions avec ces pratiques.

En effet, les idées que véhicule le Front National sont contraires aux valeurs de l'Université, faites d'ouverture, de partage, de solidarité, de démocratie, de respect de l'autre et de ses idées, de qualité du vivre ensemble...

Aussi, dans la même ligne que les positions de la CPU, des responsables des grands organismes de recherche, des prix Nobel, ... nous appelons l'ensemble des électeurs et des électrices membres de notre établissement à faire barrage à l'extrême droite et éviter ainsi à notre pays une régression insupportable, faisant peser des risques sur la formation de sa jeunesse et le développement de la science.

Nous connaissons votre attachement aux valeurs humanistes qui animent notre communauté et ne doutons pas que vous saurez l'exprimer à cette occasion en votant massivement pour le seul candidat défendant les principes républicains.

Bien cordialement.

Le Président de l'Université de Limoges,

L'équipe présidentielle,

Les directeur.rice.s de composantes et d'instituts de recherche »

On notera que ce texte n'appelle pas à simplement “faire barrage à la bête immonde” mais à soutenir un candidat. Petit rappel:

chaque fonctionnaire se doit d'appliquer strictement le "devoir de réserve", à défaut il s'expose à des sanctions disciplinaires les plus lourdes (elles sont classées en 4 groupes, cela va généralement pour cette faute de la mise à pied sans traitement de 6 mois à 2 ans jusqu'à la révocation en passant par la mutation sanction...).

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Le « syndrome de dimanche – 20h01 » déterminera l’avenir proche de la France et de l’UE

C’est peu dire que les élections françaises passionnent la presse des différents pays européens. De Berlin à Rome, de Lisbonne à Copenhague – on a fait ici l’impasse sur Ljubljana ou Vilnius – les grands journaux multiplient reportages, enquêtes, commentaires, et spéculations sur les suites du scrutin.

Les chancelleries elles-mêmes y vont de leur propre partition, même si les déclarations et les confidences s’expriment évidemment en termes plus diplomatiques. Et encore : pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne, le président de la Commission a ouvertement donné sa consigne de vote – inutile de préciser laquelle. La chancelière allemande, pourtant prudente à l’accoutumée, n’a pas été en reste.

Pour s’en tenir aux médias dominants, deux approches se côtoient. La première tente de décrypter les motivations des électeurs, les programmes des candidats, et le contexte économique et social du pays. La seconde est plus diffuse : elle s’efforce d’anticiper les conséquences, pas seulement institutionnelles et directes, mais plus encore en termes de perspectives et de rapports de force, particulièrement au niveau de l’Union européenne.

Elements de langage

Cette piste est la plus intéressante, car on sent s’ébaucher les discours et « éléments de langage » qui jailliront dimanche soir à 20h01, et dont les téléspectateurs français auront la primeur.

Ce qu’on pourrait nommer le « syndrome de 20h01 » – ce qui sera présenté sur les grandes chaînes dans les premiers instants – revêt une importance fondamentale, car il structurera la représentation de l’état idéologique et politique de la France pour les semaines et les mois, voire les années à venir.

https://ruptures-presse.fr/actu/lemonde-lepen-resultats-presidentielle-illusion-representation/

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Bruxelles compte démarrer les négociations avec Londres par… une demande de rançon de 100 milliards d’euros

Les Vingt-sept font monter les enchères quant à la somme qui sera exigée du Royaume-Uni avant que ce dernier sorte effectivement de l’UE.

 

Les négociations entre Bruxelles et Londres en vue du Brexit doivent s’engager peu après les élections britanniques anticipées prévues le 8 juin (lire Ruptures du 26/04/17). Les Vingt-sept entendent être « fermes » et « durs » vis-à-vis des Anglais. Ils mettent en avant trois exigences prioritaires : le statut des expatriés, la gestion de la future frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord britannique, et la question de l’ardoise que l’UE entend faire payer aux Anglais, qui ont eu le toupet de choisir la sortie du club…

Jusqu’à présent, les estimations des sommes exigées du Royaume-Uni tournaient autour de 60 milliards d’euros – une paille ! Mais dans son édition datée du 3 mai, le Financial Times a refait les comptes, en incluant les différentes demandes des Etats membres. Le quotidien financier chiffre entre… 91 et 113 milliards d’euros le montant de l’addition. Pour sa part, le « think tank » bruxellois Bruegel avance une fourchette de 82 à 109 milliards.

(...)

Il s’agit de signifier aux peuples tentés par une sortie de l’UE que celle-ci aurait un coût immense

D’autre part et surtout, il s’agit de signifier aux peuples tentés par une sortie de l’UE que celle-ci aurait un coût immense. Pour certains dirigeants européens, cette volonté d’intimidation – d’aucuns disent également de vengeance – est ouvertement assumée. Mais à trop tirer sur la corde, celle-ci pourrait bien casser : si les négociations sont rompues, la Grande-Bretagne n’obtiendra certes pas l’accord commercial ambitieux qu’elle souhaite conclure avec Bruxelles. Mais elle sera libérée de tout engagement.

Méthodes de la mafia

Reste que réclamer de Londres 100 milliards d’euros avant de pouvoir sortir de l’Union s’apparente à une exigence de rançon, comme l’a noté le chef du UKIP à l’europarlement. Des « méthodes proprement mafieuses », a même dénoncé Nigel Farage.

Sauf qu’en l’espèce, l’oligarchie bruxelloise, à l’inverse de Cosa Nostra, ne pourra guère compter sur l’Omerta – la loi du silence…

https://ruptures-presse.fr/actu/bruxelles-ue-brexit-rancon-maffia/

 

samedi 29 avril 2017

Macron et la presse

INDEPENDANCE PRESSE PLN

Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40, par Aude Lancelin*

https://www.les-crises.fr/emmanuel-macron-un-putsch-du-cac-40-par-aude-lancelin/#!prettyPhoto

Extraits:

La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms. L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de Bercy en navette fluviale pour remettre sa démission à l’Elysée, poursuivi par les caméras de BFM TV, le tout dans le style flouté et distant caractéristique de la paparazzade, de l’image arrachée à l’intimité d’une personnalité livrée bien malgré elle à la convoitise des foules. Comme l’Hyppolite de Racine, le futur ex-ministre en question, qui n’était autre qu’Emmanuel Macron, semblait ainsi être saisi par surprise en train de « traîner tous les cœurs après lui » sur la Seine, dans une étrange séance de ski nautique géant national. Ce que le téléspectateur ignorait à ce stade, c’est que ce sont les cœurs des patrons du CAC 40 qui battaient la chamade pour lui depuis déjà un petit moment, et que tous avaient un plan pour la France : porter à la Présidence de la République le chérubin si compréhensif aux doléances du capital. A ce stade il n’était rien, mais ça n’était pas un problème. Ses Geppetto, les poches pleines de billets et les rédactions pleines de journalistes, étaient prêts à en faire tout.

(..)

Il est certain en effet que la situation dans les médias s’est spectaculairement dégradée depuis ces années là, jusqu’à faire chuter la France au 45ème rang du classement 2016 de la liberté de la presse établi par « Reporters sans Frontières », quelque part entre le Botswana et la Roumanie. Le tout à cause, contentons-nous de citer l’organisme international sur ce point, « d’une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias qui ont fini par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale. » Jamais une situation pareille de mainmise quasi totale sur la presse ne s’était vue en France depuis 1945.

De sinistre mémoire, le quinquennat Hollande restera du reste comme celui de la victoire par KO du capital sur l’indépendance des rédactions. Le candidat PS s’était fait élire aussi sur la promesse de relever les seuils anti-concentration dans ce domaine. La loi naine dont son règne accouchera fin 2016, dite « Loi Bloche », s’empressera d’enterrer la chose au profit de la mise en place de dérisoires « chartes éthiques » censées garantir la liberté des journalistes. Autant fournir de simples casques de chantier pour protéger des salariés travaillant en zone irradiée.

A rebours de ses engagements, François Hollande favorisera en 2015 le rachat de titres historiques comme « Libération » et « l’Express » par Patrick Drahi, géant des télécoms, connu pour ses emplettes par effets de levier hautement destructrices d’emplois, et son contorsionnisme invétéré en matière fiscale. C’est également sous ce quinquennat qu’aura lieu la prise de contrôle du groupe « Canal+ » par Vincent Bolloré avec les conséquences sinistres que l’on sait. Ou encore le rachat en 2015 du « Parisien » par Bernard Arnault, déjà propriétaire des « Echos » et premier annonceur publicitaire de la presse, bien connu également pour son progressisme social, sans parler de sa sympathie pour le populo. Mais aussi, après l’absorption en 2010 du quotidien « le Monde » par un trio d’investisseurs emmené par Xavier Niel, ogre concurrent des télécoms, l’avalement par ce même groupe de la quasi totalité de la presse social-démocrate mainstream, avec le rachat en 2014 de « L’Obs », là encore surveillé comme le lait sur le feu par le président de la République.

(...)

Plus précoce que sa dupe élyséenne, il y a des années que Macron plaçait ses pions auprès des géants des médias. Déjà lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild, le protégé d’Alain Minc avait conseillé le groupe Lagardère pour la vente de ses journaux à l’international. Excellentes aussi, les relations entretenues par Macron avec le sulfureux patron de Canal+, Vincent Bolloré, dont on connaît la passion pour les démocrates africains et l’indépendance des rédactions. L’ambitieux ne s’en était nullement caché auprès du journaliste Marc Endeweld, auteur de « L’Ambigu monsieur Macron » (Flammarion). Très étroites également, celles qu’il a avec le fils de ce dernier, Yannick Bolloré, PDG d’Havas, géant de la communication mondiale. Avec le groupe de Patrick Drahi, c’est carrément la love story à ciel ouvert, même si en période électorale les pudeurs de carmélite s’imposent

(...)

Lorsque Martin Bouygues et Patrick Drahi s’affronteront pour le rachat du groupe SFR, c’est Macron lui-même, alors secrétaire général de l’Elysée, qui jouera un rôle décisif en faveur de ce dernier. Et en retour, lorsque celui-ci décidera de se lancer dans la course à la présidentielle fin 2016, on ne tardera pas à voir rejoindre son équipe l’ancien banquier Bernard Mourad, hier encore directeur d’Altice Media Group, à savoir SFR Presse. C’est du reste « Challenges » qui sortira cette dernière information, le magazine aujourd’hui encore dirigé par Claude Perdriel, autre organe fervent de la macronôlatrie. Un agenouillement public à la fois si étouffant et si peu contestable que même ses rédacteurs, peu soupçonnables de déviances gauchistes, s’en plaindront sous la forme d’un communiqué.

C’est toutefois avec Xavier Niel, à qui le même Perdriel revendit l’Obs en 2014, que les relations avec le candidat Macron sont devenues au fil du temps carrément torrides. Entre capitalistes qui s’assument, désirant pour la France un destin de « start up nation », peuplée de benêts rêvant de devenir milliardaires, c’est peu de dire que le courant passe. Alors même qu’un reportage diffusé au 20 heures de France 2 annonçait début 2016 que le patron de Free s’apprêtait à financer les ambitions de l’autre, Niel est devenu plus taiseux sur la question. Difficile en effet d’admettre publiquement pour l’homme fort du groupe « Le Monde » son degré de proximité avec le candidat d’En Marche!, alors même que beaucoup accusent déjà le quotidien du soir d’être devenu le bulletin paroissial du macronisme. Interrogé sur LCP le 16 mars dernier, à peine Niel consentira-t-il à admettre que deux candidats pourraient convenir à ses convictions libérales, à savoir Emmanuel Macron et François Fillon. Un second choix qui ne surprendra que ceux qui ignorent que le candidat LR est l’homme qui lui accorda en 2009 la quatrième licence de téléphonie mobile, dans des conditions toujours restées opaques.

Lui aussi actionnaire du groupe « Le Monde », le milliardaire du luxe Pierre Bergé, n’aura pas réussi à s’abstenir de tweeter sa fougue macronienne pendant la campagne. « J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale-démocratie », lira-t-on ainsi le 30 janvier. Là encore, les journalistes du quotidien se sont contentés de détourner le regard. Trop occupés pour certains à scruter les atteintes oligarchiques à la liberté d’expression chez nos voisins. Une imprudence due au grand âge, entend-on mezza voce au « Monde », sans que rien permette de dire hélas que ce jugement soit un simple effet de la terreur subie. La facilité, et en réalité aussi le bon sens, pousserait à penser que les journalistes, sous le joug de leurs bailleurs de fonds n’osent plus bouger une oreille. La réalité est hélas plus complexe. Certains d’entre eux crèvent de peur, c’est un fait. Beaucoup d’autres en revanche ne sentent même pas le poids de leurs chaînes. Ils pensent réellement qu’entre la finance à face de chérubin et le lepénisme à visage féminin, il n’y a plus rien à choisir, à penser, à tenter. Ils ont du reste souvent été sélectionnés pour cette aptitude-là, cette étonnante faculté à faire sien ce qu’on vous commande de penser, cette soumission anticipée aux desideratas actionnariaux qu’il serait en effet malséant d’avoir ne serait-ce qu’à énoncer.

(...)

Davantage qu’une intuition, c’est une certitude : si Emmanuel Macron devait être élu à la Présidence de la République, on se réveillerait en mai avec une nouvelle nuit du Fouquet’s, des révélations feuilletonnées sur toutes sortes de grands donateurs, de premiers cercles rappelant les pires heures du sarkozysme, de collusions d’une ampleur inédite entre très gros intérêts industriels, médiatiques et financiers. Partout l’argent rode autour de cette candidature, tout le monde le sait. Lorsque les conditions concrètes qui ont présidé à cette mise sur orbite sortiront enfin dans la presse, post festum, car elles finiront par sortir, ces choses là finissent toujours par sortir, les Français n’auront alors plus que leurs yeux pour pleurer. Entre temps, l’ISF sur les grands patrimoines financiers aura été supprimé, le code du travail ravagé à coups d’ordonnances, les services publics sévèrement amputés, les dividendes toujours mieux reversés.

 

*Aude Lancelin est journaliste. Spécialiste de la vie des idées, elle a été directrice adjointe des rédactions de l’Obs et de Marianne entre 2011 et 2016. Elle est notamment l’auteur du « Monde libre » (éditions Les Liens qui Libèrent, prix Renaudot essai 2016), et le coauteur des « Philosophes et l’amour » (Plon). Aujourd’hui elle écrit notamment pour le 1 hebdo, et anime sur le web l’émission « Contre-Courant » avec le philosophe Alain Badiou.

 

SYSTEME ELECTORAL

 

 

dimanche 16 avril 2017

Marie en Martinique, et toujours François...

MARIE MARTINIQUE 2

Marie de Virginy, porte-parole de l’UPR-Martinique dans "Sa ou ka di" - 07-04-2017 - Martinique 1ère

https://www.youtube.com/watch?v=wnCNIQHLqa8

 Génial, bravo Marie!!

François Asselineau - RTL - 15 avril 2017

https://www.youtube.com/watch?v=4sfyTGW6kCQ

 Journaliste correct. Changement d'atmosphère?

Focus du programme de François Asselineau de polony.tv

POLONY 1

https://www.youtube.com/watch?v=lwxi_le0pQ4

 Enfin une réflexion sérieuse sur le programme de FA et de l'UPR, y compris avec une approche philosophique (notamment sur les fondements du libéralisme politique...) Même les critiques sont acceptables et sensées, et surtout de bonne foi.

 Un événement considérable dans le paysage médiatique français.

 « Il va plus loin que Mélanchon »

 A faire circuler, notamment auprès des électeurs potentiels de la « France insoumise », pas si insoumise que ça finalement...

 

Clip de campagne officiel n°1 (version longue sous-titrée)

https://www.youtube.com/watch?v=v_oh6utoHkY

François Asselineau - clip officiel n°2 élection présidentielle 2017

https://www.youtube.com/watch?v=HqQFnFE9ZcU

La campagne de François Asselineau décryptée par 8 chroniqueurs #ONPC - 15 Avril 2017

https://www.youtube.com/watch?v=6HWhVAdzmIw

 

François Asselineau sur Kernews Partie 2

https://www.youtube.com/watch?v=11CEHMVzTtg

Découvrez la vidéo de soutien du youtubeur Kriss Papillon

ABSTENTIONNISTES, INDECIS… que faire? (présidentielle 2017)

 https://www.youtube.com/watch?v=17wMhM5DkKE

Meeting de François ASSELINEAU à Nice

https://www.youtube.com/watch?v=sjVmnO6wG4E

 Attention, il faut avancer la lecture car le temps d'attente est un peu long...

SCANDALE DEMOCRATIQUE UPR 2017_Aprés france inter et france2, France 3 Censure ASSELINEAU

https://www.youtube.com/watch?v=Eq7hsruFGow

Ajoutée le 15 avr. 2017

Le 12 avril sur France 3 juste (avant le soir 3)
Source : https://www.youtube.com/watch?v=o-2Dr...

Il semblerait que le CSA ait imposé 10 clips à chaque fois, au détriment donc d'un candidat à tour de rôle. Le problème, c'est qu'une fois qu'un citoyen a visionné l'ensemble, il n'aura pas nécessairement envie de tout revoir. Encore un coup fumeux de cet organisme que nous voulons profondément transformer.

EN DIRECT : François Asselineau en meeting à Marseille

https://www.youtube.com/watch?v=xj-zXUR1mI4

 

Un peu de détente:

Le président qu'il nous faut ( Léo et l'UPR )

https://www.youtube.com/watch?v=e8AnEIYpygQ

 

 

 

 

jeudi 13 avril 2017

Alex à la Réunion, François en métropole...

GRAND ORAL ALEX

Le Grand Oral d' Alexandre Jennan, représentant de François Asselineau

https://www.youtube.com/watch?v=ig_37VOQFqE

 Les lecteurs de ce blog connaissent bien Alex et ses interventions sur RTL- Réunion. Ici, c'est sur Réunion 1°, face à un journaliste qui, sans être complaisant, se comporte « normalement »: on est loin de ce qui se passe en métropole!

Présidentielle : François Asselineau prédit "l'explosion de l'euro quel que soit le président élu" (France Info)

https://www.youtube.com/watch?v=BuBEzcJ9L7Y

 Face à 4 journalistes hostiles, à la limite de l'irrespect, sous un feu de questions dans l'objectif de le déstabiliser (ce qu'ils ne font pas avec tout le monde...), François Asselineau garde son calme.L'arrogance de M. Apathie est un cas d'école.

Invités : Nathalie Arthaud / Nicolas Bay / François Asselineau - L'épreuve de vérité (11/04/2017)

https://www.youtube.com/watch?v=y-9sc_AJEcQ

 Pour ceux qui n'ont pas la patience (ou le temps) d'écouter d'autres candidats, la partie avec François Asselineau est ici:

François Asselineau sur Public Sénat - 11 avril 2017

https://www.youtube.com/watch?v=OwmVy9LeRZU

 Petits rires, interruptions multiples du candidat pour l'empêcher de finir son raisonnement ou pour masquer qu'ils ne savent pas quoi répondre, changements de sujet incessants, ignorance visible des dossiers de ces prétendus journalistes, l'ambiance est toujours la même, quelque soit le plateau...

REPLAY. Intégrale du meeting de François Asselineau - Les matins de la présidentielle

https://www.youtube.com/watch?v=eRp7vgXbU8E

ET SI FRANÇOIS ASSELINEAU AVAIT RAISON ? JEAN BRICMONT ANALYSE L'ACTUALITÉ INTERNATIONALE !

https://www.youtube.com/watch?v=cJlZ4M69y9E

 

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lundi 10 avril 2017

Fin de l'"équité", début de l'égalité du temps de parole sur les radios et à la télé...

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L'égalité sur France Inter, c'est toujours quelques minutes de temps de parole. Pour la "matinale", il faudra attendre...

François Asselineau sera l'invité d'Alexandra Bensaïd sur France Inter à 7h50 puis de la matinale de France Bleu à 8h15.

ALEX sur RTL-Réunion - banques

RTL-Infos - " Otan en emporte l'euro ! " - Alex de L’UPR Réunion - 4 avril 2017

https://youtu.be/ovob8OuzOu8

ALEX sur RTL-Réunion - banques mediasbis

RTL-Infos - "Le risque FN existe t il ?" - Alex de L’UPR Réunion - 6 avril 2017

https://youtu.be/v7h4RABM_uo

Marine Le Pen coincée sur l'U.E par Olivier Mazerole dans Le Grand Jury sur RTL.

https://www.facebook.com/UPR-Haute-Vienne-1207750769240822/