vendredi 17 novembre 2017

La montée du nouveau maccarthysme, par Robert Parry

Au moment où le nouveau maccarthysme s’empare de l’Amérique, le journal néoconservateur, le Washington Post, rend la Russie responsable de presque tous les problèmes et traite les dissidents états-uniens de « compagnons de route », écrit Robert Parry.

Ne vous y trompez pas : les États-Unis sont entrés dans une nouvelle ère de maccarthysme qui impute à la Russie la responsabilité de pratiquement tous les problèmes politiques et qui a commencé à cibler les citoyens américains qui ne souscrivent pas à la propagande de cette nouvelle guerre froide.

ARG MC CARTHYSME

Cependant, ce qui différencie ce nouveau maccarthysme de celui des années 1950, c’est qu’il a le soutien des Démocrates, des progressistes et même de personnes vraiment très à gauche, tous aveuglés par leur dégoût pour le président Trump alors que c’étaient les Républicains et la droite qui étaient les chefs de file du maccarthysme des années 50. Les acolytes du sénateur Joe McCarthy dénigraient alors la majeure partie de la gauche, victime principale de ce mouvement et qualifiaient ses membres d’antiaméricains et de « compagnons de route » des Communistes.

Les vrais vainqueurs de ce nouveau maccarthysme semblent être les néoconservateurs qui ont utilisé la haine anti-Trump des Démocrates et des progressistes pour inciter la majorité des gens de gauche à partager l’hystérie politique qui voit la prétendue « ingérence » politique des Russes comme une occasion « d’avoir Trump ».

Les néoconservateurs et leurs alliés ont déjà exploité la frénésie anti-russe pour soutirer des dizaines de millions de dollars de plus aux contribuables afin de financer des programmes destinés à « combattre la propagande russe », c’est-à-dire des ONG et des « chercheurs » qui ciblent les Américains dissidents qui osent protester contre les justifications de cette nouvelle guerre froide.

Le Washington Post qui, depuis des années, est le porte-drapeau de la propagande néoconservatrice, élabore, de nouveau, la nouvelle orientation que doit suivre l’Amérique, comme il l’avait fait en ralliant le peuple américain à l’invasion de l’Irak en 2003 et en provoquant la sympathie pour les « changements de régime » avortés en Syrie et en Iran. Ce quotidien a commencé à rendre responsable la Russie de quasiment chaque événement mondial particulièrement fâcheux, la Russie, la Russie, la Russie !

Par exemple, mardi, un éditorial du Post a cherché les raisons de la poussive victoire de la chancelière allemande et de l’importance surprenante du score du mouvement d’extrême droite, une Alternative pour l’Allemagne, l’AfD, non dans les mesures d’austérité d’Angela Merkel, qui ont rendu plus difficile la vie de la plus grande partie de la classe ouvrière ni dans sa politique de porte ouverte aux réfugiés, qui a déstabilisé certains quartiers ouvriers, mais il en attribue la responsabilité à, bravo ! vous avez deviné, la Russie !

Les preuves, comme d’habitude, sont vagues et partiales, mais elles vont certainement être gobées par beaucoup de Démocrates et de progressistes, qui détestent les Russes auxquels ils imputent l’élection de Trump et par beaucoup de Républicains et de conservateurs chez lesquels subsiste une vieille haine pour la Russie qui vient de la première guerre froide.

Le Washington Post a cité le laboratoire de recherche numérique du Conseil de l’Atlantique, qui est à l’origine de beaucoup de l’hystérie sur Internet au sujet des prétendues activités russes sur Internet. Le Conseil atlantique est essentiellement un groupe de pensée de l’OTAN et il est financé par de l’argent émanant du gouvernement des États-Unis, les États pétroliers du Golfe, les sous-traitants militaires, les institutions financières mondiales et beaucoup d’autres sources qui vont profiter directement ou indirectement de la croissance du budget militaire des États-Unis et des interventions de l’OTAN.

Blâmer la Russie.

Dans cette nouvelle guerre froide, on reproche aux Russes non seulement de mettre à mal certains des plans de « changement de régime » des néoconservateurs, comme la guerre par alliés interposés en Syrie, mais aussi d’avoir joué un rôle dans certains événements politiques de l’Occident, comme l’élection de Donald Trump et la montée de l’extrême droite en Allemagne.

Le laboratoire numérique du Conseil atlantique soutient, selon l’éditorial du Washington Post, que « dans les dernières heures de la campagne [allemande ], des militants en ligne du parti d’extrême droite, l’ AfD, ont commencé à mettre en garde leur base contre une possible fraude électorale et ce sont des comptes de trolls anonymes qui ont déclenché ces alertes et des bot-nets (robots réseaux) en russe qui leur ont donné leur élan. »

Bien sûr, le Washington Post ne fournit rien qui relie ces alertes au gouvernement russe ou au président Vladimir Poutine. C’est dans la nature même du maccarthysme que ne soit exigée aucune preuve : une ambiance lourde et de sombres soupçons suffisent amplement. Pour ceux d’entre nous qui ont des sites web, les « trolls », certains bénévoles et d’autres professionnels, sont devenus une nuisance courante et ils reflètent de nombreuses opinions politiques, pas seulement celle du gouvernement russe.

En outre, il est courant, ces temps-ci, que les campagnes adressent des alertes de dernière minute à leurs sympathisants au sujet d’une possible fraude électorale pour susciter des doutes sur les résultats, si le score se révélait décevant.

Le gouvernement des États-Unis s’est précisément lui-même engagé dans cette stratégie tout autour du monde, en amenant les partis en faveur des États-Unis à non seulement se plaindre d’une fraude électorale mais aussi à descendre dans la rue pour contester la légitimité des résultats sortis des urnes. Cette stratégie états-unienne a été mise en œuvre dans des endroits comme l’Ukraine lors la révolution orange en 2004, l’Iran lors de la révolution verte en 2009 et la Russie, lors de la révolution des neiges en 2011, et bien d’autres encore.

Les alertes pré-électorales sont aussi devenues une caractéristique des élections états-uniennes et, en 2016, Donald Trump et Hillary Clinton ont même, tous les deux, pour des raisons différentes certes, soulevé des questions à propos la légitimité du vote.

Pourtant au lieu de considérer la manœuvre de l’AfD comme un stratagème typique utilisé par un parti de moindre importance et le résultat de l’élection allemande comme le reflet compréhensible du mécontentement des électeurs et de la lassitude engendrée par les trois mandats de Merkel comme chancelière, le Conseil atlantique et le Washington Post voient les Russes, et particulièrement Poutine, en embuscade, à l’origine de tous ces événements.

Adorer détester Poutine

Dans le monde de la propagande néoconservatrice, Poutine est devenu la bête noire par excellence, car il a fait échouer de nombreux projets des néoconservateurs. Il a aidé à éviter une importante attaque militaire américaine contre la Syrie en 2013 ; il a aidé le président Obama à parvenir à l’accord nucléaire avec l’Iran en 2014-2015. Il s’est opposé et a, dans une certaine mesure, contrarié le coup d’État soutenu par les néoconservateurs en Ukraine en 2014; et il a finalement fourni la puissance aérienne qui a vaincu les forces « rebelles » soutenues par les néoconservateurs en Syrie en 2015-17.

Le Post et les néoconservateurs veulent que Poutine s’en aille – et ils ont utilisé des allégations inconsistantes sur les « ingérences russes » aux États-Unis et d’autres élections comme nouveau thème de propagande pour justifier la déstabilisation de la Russie par des sanctions économiques et si possible, élaborer un autre projet de « changement de régime » à Moscou.

Rien de tout cela n’est même secret. Le président néo-conservateur du National Endowment for Democracy, financé par le gouvernement américain, Carl Gershman, a proclamé publiquement l’objectif de renverser Poutine dans un éditorial du Washington Post en écrivant : « Les États-Unis ont le pouvoir de maîtriser et de vaincre ce danger . La question est de savoir si nous pouvons trouver la volonté de le faire. »

Mais la façon de fonctionner de la propagande néoconservatrice est que les États-Unis et leurs alliés sont toujours les victimes d’un ennemi néfaste qui doit être contrecarré pour protéger tout ce qui est bon dans le monde. En d’autres termes, alors que la NED et d’autres opérations financées par les États-Unis visent Poutine et la Russie, ce sont la Russie et Poutine qui doivent être transformés en agresseurs.

« M. Poutine ne veut rien tant que de susciter des doutes, embrumer les esprits, provoquer des fêlures et créer de l’incertitude autour du pilier allemand de l’Europe » a déclaré l’éditorial du Post. « Il se délecte du chaos qui s’infiltre et des troubles qui s’installent dans les sociétés ouvertes. Dans ce cas, soutenir l’AfD à l’extrême-droite est extraordinairement cynique, étant donné les millions de Russes sont morts pour vaincre les fascistes il y a soixante-dix ans. »

Sans vouloir insister sur ce point, il n’y a aucune preuve crédible que Poutine ait fait cela. Le Conseil Atlantique, très virulent et anti-russe, prétend que certains « comptes trolls anonymes » ont fait la promotion d’une plainte de l’AfD concernant une possible fraude électorale et qu’elle a été reprise par « un réseau de bots en langue russe ». Même si cela est vrai – et le Conseil Atlantique est loin d’être une source objective – où est le lien avec Poutine ?

Ce n’est pas Poutine qui gère tout ce qui se passe en Russie, une nation de 144 millions de personnes. Mais le Post voudrait que vous le croyiez. C’est la pièce maîtresse de cette théorie du complot néoconservateur.

Faire taire les dissidents

De même, tout Américain qui remet en question cette propagande est immédiatement rejeté comme un « larbin du Kremlin » ou un « propagandiste russe », une autre campagne hideuse menée par le Post et les néoconservateurs. Encore une fois, aucune preuve n’est requise, juste une analyse que ce que vous dites est en quelque sorte parallèle à quelque chose que Poutine a dit.

Le bâtiment du Washington Post au centre-ville de Washington, DC (Crédit photo : Washington Post)

Mardi, dans ce qui équivalait à un article associé à l’ l’éditorial, le Post a de nouveau avancé des soupçons sans preuves sur les « agents russes » achetant 100 000 dollars de publicités sur Facebook de 2015 à 2017 pour prétendument influencer la politique américaine. Encore une fois, aucune preuve requise.

Dans l’article, le Post rappelle aussi à ses lecteurs que Moscou porte depuis longtemps son attention sur les inégalités sociales aux États-Unis, ce qui nous ramène aux comparaisons entre l’ancien maccarthysme et le nouveau.

Oui, il est vrai que l’Union Soviétique dénonçait la ségrégation raciale en Amérique et invoquait cet aspect peu ragoûtant de la société américaine en exprimant sa solidarité avec les mouvements américains pour les droits civiques et le combat de libération nationale en Afrique . C’est aussi vrai que les communistes américains ont collaboré avec les mouvements des droits civiques nationaux pour promouvoir l’intégration raciale.

C’était la raison principale pour laquelle le FBI de J. Edgar Hoover avait ciblé Martin Luther King Jr et d’autres leaders afro-Américains- parce qu’ils s’associaient avec des communistes réels ou suspectés. De même, l’administration Reagan refusa son soutien à Nelson Mandela parce que son parti, l’African National Congress, avait accepté le soutien des communistes dans son combat contre l’Apartheid en Afrique du Sud et contre le régime de domination des Blancs.

C’est intéressant de voir que l’un des arguments des démocrates progressistes nationaux dans l’opposition à la ségrégation dans les années 60 était que la répression des Noirs américains sapait les efforts diplomatiques pour rechercher des alliés en Afrique. Autrement dit, la critique des communistes et des soviétiques de la ségrégation américaine a, en fait, contribué à entraîner le fin de ce système choquant.

Encore que, l’association de King avec de soi-disant communistes est resté un point de discussion pour les ségrégationnistes irréductibles même après son assassinat quand ils se sont opposés à la création d’un jour de congé national en son honneur dans les années 80.

Ces parallèles entre le vieux maccarthysme et le nouveau sont implicitement admis dans l’article de news du Post de mardi, qui cite les critiques de Poutine sur les policiers qui tuent des Noirs américains désarmés, comme preuve de son ingérence dans la politique américaine.

« Depuis qu’il est en fonction, Poutine a cherché à l’occasion, à mettre en évidence les tensions raciales aux États-Unis comme moyen de façonner la perception de la société américaine », déclare l’article. « Poutine s’est lui-même immiscé dans le débat de 2014 sur les races, après que des manifestations avaient éclaté à Ferguson, Missouri, parce qu”un policier blanc avait mortellement blessé par balles Michael Brown, un Afro-américain. »

« Croyez-vous que tout est parfait à présent sur le plan de la démocratie en Amérique ? » a dit Poutine dans l’émission 60 minutes de CBS. « Si tout était parfait, il n’y aurait pas eu le problème de Ferguson. Il n’y aurait pas d’exactions de la part de la police. mais notre tâche est de voir tous ces problèmes et d’y répondre comme il faut. »

La question spéculative du Post semble être que la réponse de Poutine comprend « des agents russes » achetant des pubs sur Facebook pour exploiter ces tensions raciales, mais il n’y a aucune preuve pour soutenir cette théorie de conspiration.

Cependant, alors que l’hystérie anti-russe se propage, nous verrons peut-être bientôt des Américains qui protestent également contre le meurtre par la police d’hommes noirs désarmés dénoncés comme « compagnons de route de Poutine, ce qui est fort semblable à la calomnie contre King et les leaders des droits civiques accusés d’être des ‘gogos communistes’ ».

Ignorant la réalité

Ainsi, les Démocrates et la chancelière Merkel, au lieu de regarder dans le miroir et de voir les vraies raisons pour lesquelles de nombreux électeurs blancs se tournent vers des alternatives « populistes » et « extrémistes », peuvent-ils se contenter de blâmer Poutine et continuer la répression contre les dissidents sur Internet en tant que travail « des agents russes ».

La chancelière allemande Angela Merkel avec les mains dans la position caractéristique du losange Merkel. (Photo de Wikipedia)

Déjà, sous le masque de la lutte contre la propagande russe, et contre les « fake news », Google, Facebook et d’autres géants de la technologie ont commencé à introduire des algorithmes pour traquer et marginaliser les infos qui défient les thèses officielles du gouvernement américain sur des questions brûlantes comme l’Ukraine et la Syrie . Encore une fois, aucune preuve n’est requise, juste le fait que Poutine ait pu dire quelque chose de similaire.

Alors que les démocrates, les progressistes et même certaines personnes très à gauche se joignent à cette hystérie du Russia - Gate poussés par la haine contre Donald Trump et ses tendances prétendument « fascistes », ils voudront peut-être se demander avec qui ils se compromettent et ce que ces néoconservateurs ont à l’esprit pour l’avenir.

On peut dire que si le fascisme ou le totalitarisme arrive aux États-Unis, il est plus susceptible d’arriver sous couvert de « protection de la démocratie » de la Russie ou d’un autre adversaire étranger que d’un clown télé-réalité comme Donald Trump.

Le nouveau maccarthysme avec ses algorithmes orwelliens peut sembler une façon intelligente de neutraliser Trump, (et même peut-être de le renverser) mais – bien après le départ de Trump – une structure permettant aux néo-conservateurs et aux médias mainstream de monopoliser le débat politique américain pourrait être une menace beaucoup plus grande pour la démocratie et la paix.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé de nombreuses histoires d’Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Robert Parry, Consortium News, 26-10-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

https://www.les-crises.fr/la-montee-du-nouveau-maccarthysme-par-robert-parry/

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La galanterie Française est interdite puisqu’elle fera de vous un harceleur

Article proposé par S.R. (UPR 87)


 

Oui dans peu de temps, le peu de galanterie française tentant d’exister à ce jour deviendra l’objet de procès pour « harcèlement sexuel » !!

ARG HARCELEURS

Cela fait maintenant quelques semaines que l’on nous bassine à longueur de journaux télévisés avec cette nouvelle phobie féminine « balance ton porc » née des travers d’un producteur américain de cinéma qui a profité de son statut pour s’offrir un moment de plaisir plus que douteux avec les starlettes en devenir venant chercher qui la gloire qui un petit rôle. S’il faut dénoncer de tels actes cela va sans dire, mais le faire, comme certaines devenues « grandes stars » depuis, 40 à 50 ans après les faits et donc après avoir acquis la notoriété, la gloire et le fric, me parait plus qu’hypocrite.

Comme me paraissent déplacés ces défilés et manifestations concernant le harcèlement sexuel, dans de nombreuses villes, organisés par des féministes ou « des femens » en mal de mâle semblant jouer les effarouchées ; comme si tous les hommes de la planète étaient soudainement devenus des obsédés sexuels !! Là encore, comme certaines ont avoué devant le micro de journaleux avides de sensation perverse oser dévoiler bien des années après avoir été harcelées et se sont tues pour ne pas perdre leur job, à celles-là je dis qu’il y a quelques décennies elles pouvaient se permettre de dire  « merde » à leur patron ou à leur supérieur, supposés harceleurs et retrouver un autre travail dans quelque domaine que ce soit 24 à 48 heures après avoir bien entendu déposé une plainte en bonne et due forme, car à cette époque le chômage était inexistant ou supposé tel. Pourquoi donc se sont-elles tues ??. Le faire des années et des années après n’a plus aucun sens. Quant à le faire pour dénoncer ce fait existant depuis le début de la race humaine en affichant « plus jamais ça » revient à vouloir, comme veulent le faire certains politicards abrutis sur les bords, éradiquer la prostitution !! Je leur souhaite bien du plaisir.

Une chose pour terminer, si la société pourrie dans laquelle on tente de surnager se mettait à être quelque peu moraliste comme veulent nous le faire accroire des « Schiappas » et autres mégères apprivoisées ou non en poussant des cris d’orfraie, il lui suffirait, par le biais des élus qui la représentent d’obtenir des publicitaires de tous poils de cesser d’exposer la chair féminine dénudée à longueur de pubs audiovisuelles, de vidéos sur le Net et d’affiches 4m sur 4 à tous les coins de rues pour faire la promotion de lingeries affriolantes et de parfums envoutants dont se parent et parfument ces dames. Et pour quoi faire ? pour séduire. Et séduire qui ? Les hommes harceleurs ou non. La boucle est bouclée …..

Alors, dénoncer le harcèlement qu’il soit sexuel ou autre : oui ; mais tout de suite et non des années après dont les faits sont d’ailleurs prescrits.

La galanterie ? une espèce en voie de disparition ou trainée devant l’inquisition des tribunaux révolutionnaires institués par la gente féminine. Car bientôt, c’est-à-dire demain, messieurs il se peut que vous soyez amenés à vous défendre devant une instance judiciaire pour avoir « osé » sourire ou complimenter une dame jeune ou âgée qui trouvera votre sourire ou compliment « déplacé » et donc qualifié de « harcèlement sexuel » …

Fermez le ban …

https://lagauchematuer.fr/2017/11/14/la-galanterie-francaise-est-interdite-puisquelle-fera-de-vous-un-harceleur-2/

 

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Un paysan sauve ses cultures d'un virus dévastateur… grâce à la musique !

Contaminées par une maladie incurable, les courgettes d'un agriculteur des Bouches-du-Rhône ont été sauvées par des mélodies diffusées tous les soirs. Cette technique qui permet d'éviter les pesticides a fait ses preuves pour d'autres cultures.

ARG PLANTES MUSIQUE

La musique adoucit les mœurs et peut aussi soigner les plantes! Certaines mélodies méticuleusement sélectionnées ont en effet la capacité d'inhiber virus et champignons ou de stimuler la pousse des plantes. C'est en tout cas le constat fait par Gilles Josuan, agriculteur dans les Bouches-du-Rhône.

Le producteur fait de la monoculture de courgette. Il y a dix ans, toutes ses cucurbitacées sont contaminées par le virus de la Mosaïque. «Aucune méthode de lutte contre ce fléau n'existe», indique l'agriculteur qui dit avoir tout essayé. Ce dernier ne se résignait pas à arracher tous ses plants, seule solution préconisée par l'agriculture conventionnelle. «Je suis tombé sur le site de l'entreprise Genodics qui proposait de soigner les plantes avec les protéines de musique! Je n'avais rien à perdre, j'ai donc voulu essayer», confie le paysan qui cultive 40 hectares sous serre et 50 en plein champs. «Dès que j'ai commencé à diffuser la musique dans mes serres, j'ai vu la différence. Mais le plus difficile était de propager de la musique dans une serre avec un taux d'hygrométrie élevé», précise le producteur. Pour cela, la société Genodics conçoit alors des appareils autoalimentés par des panneaux solaires et adaptés aux conditions des tunnels. «Après quelques ajustements de départ, nous sommes parvenus à sauver mes plants de courgettes. Aujourd'hui, le virus est toujours présent mais il est inhibé par la musique et mes légumes n'en portent aucune trace. Je peux donc de nouveau les commercialiser», se réjouit l'agriculteur.

Pour atteindre ce résultat spectaculaire, le producteur applique à la lettre le protocole établi par la société. Il diffuse toutes les nuits entre 5 et 7 minutes d'une musique ciblée, «mais pas plus, sinon cela fatigue les plantes», précise l'agriculteur qui récolte 600 à 700 tonnes de légumes par an. Des rendements qui font des envieux. Si ses voisins étaient, au départ, amusés par la méthode de Gilles Josuan, ils s'y intéressent désormais de très près. «Certains voisins me posent des questions sur mes méthodes de production et réfléchissent à faire de même», indique l'agriculteur convaincu. À condition toutefois de trouver la musique adaptée à leurs cultures.

De fait, Genodics explique qu'il faut trouver des mélodies adaptées à chaque pathologie. «Concernant le problème de Gilles Josuan, au départ, nous avions identifié un seul virus alors qu'il y en avait un deuxième. Après cette découverte, nous avons adapté la mélodie et avons pu inhiber les deux virus, qui fatiguaient la plante mais restent inoffensifs pour l'homme», indique Pedro Ferrandiz, cofontateur de Genodics qui utilise les vibrations de la musique pour lutter contre les maladies de certaines plantes (champignons, virus, bactéries...), limitant ainsi l'usage des pesticides.

La protéodie serait à l'origine de ces résultats confondants. «Pour faire simple, lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés produisent des notes. Une mélodie spécifique à chaque protéine est ainsi émise», explique l'ingénieur à la tête de Genodics. «Il faut connaître les protéines pertinentes de la pathologie que l'on veut combattre puis l'isoler et trouver le chant de la protéine pour en stimuler ou inhiber sa synthèse», précise celui qui a mis en application les théories de Joël Sternheimer, physicien et mélomane.

130 agriculteurs utilisent cette solution

Le rôle de Genodics est ainsi d'identifier puis de déchiffrer la partition de la protéine. Avec ses techniques, la société a aidé plus de 130 agriculteurs à lutter contre des pathologies qui menaçaient leur production.

Ainsi, un arboriculteur de Saint-Féliu-d'Avall, dans les Pyrénées-Orientales, a pu lutter contre le virus de la sharka, à raison de la diffusion de deux séquences musicales par jour. Les séquences musicales aux vertus thérapeutiques ont permis de réduire la mortalité des pêchers. Le procédé a également soigné des plants de tomates atteintes de botrytis - un champignon responsable de la moisissure grise, ou des pommiers touchés par la tavelure. Les principaux clients de Genodics sont des viticulteurs. Les mélodies thérapeutiques sont parvenues à lutter contre le mildiou, un champignon, ou l'esca, qui décime les vignes notamment en France.

Le protocole est le même: diffuser de la musique de manière harmonieuse pour que chaque pied de vigne puisse «entendre» les notes. Les résultats sont à chaque fois au rendez-vous. «Ça marche systématiquement mais avec des taux de réussite variables de 25% à 95%. Par exemple, sur les cépages de Cabernet, les résultats sont spectaculaires et ils le sont un peu moins sur les vins d'Alsace . En moyenne, le taux de réussite est de 70%», se réjouit Pedro Ferrandiz.

De très bons résultats expérimentaux qui forcent l'intérêt de la communauté scientifique. Ainsi, Genodics a noué un partenariat avec l'université de Cergy, en région parisienne, afin de faire des essais et de mieux comprendre le fonctionnement scientifique de ses solutions.

De son côté, l'Inra reconnaît que «les plantes sont sensibles aux sons et qu'elles réagissent à certains bruits, comme celui du vent ou le craquement d'une plante voisine qui se dessèche et provoque une réaction. Toutefois, aujourd'hui nous n'avons pas prouvé scientifiquement ces liens», souligne Bruno Moulia, directeur de recherches à l'Inra. Concernant la théorie de Genodics, «je ne peux pas dire que ça ne marche pas, mais nous n'avons pas, non plus, démontré scientifiquement l'efficacité de ces traitements», souligne le membre de l'organisme français de recherche en agronomie. Les résultats de Genodics constituent son meilleur argument «mais on peut avoir des théories fausses avec des applications vraies», tempère toutefois le chercheur. Pour le savoir, il faudrait que l'institut mène des expérimentations, une hypothèse aujourd'hui envisagée par l'Inra. Mais pour cela il faut que l'institut débloque des fonds pour vérifier scientifiquement les théories.

http://www.lefigaro.fr/conso/2017/11/13/20010-20171113ARTFIG00015-un-paysan-sauve-ses-cultures-d-un-virus-devastateur-8230-grace-a-la-musique.php


 

BASE 14 995X225J'avais vu ça depuis pas mal de temps sur mes revues "complotistes" mais puisque c'est le Figaro qui le dit... !!  S.R.

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jeudi 16 novembre 2017

«Des idiots utiles?» : depuis Prague, les lobbyistes de Soros s'attaquent aux intervenants de RT

Un lobby financé par George Soros et les pays occidentaux, a qualifié 2 327 éminents intervenants de RT d’«idiots utiles». Pour Bryan McDonald, ce n’est rien d’autre qu’une attaque à la McCarthy sur la liberté d'expression dans l'espace médiatique.

 

ARG SOROS RT

Bryan McDonald est journaliste. Il a travaillé à Dublin durant de nombreuses années, pour le compte de Ireland on Sunday et The Evening Herald. Il écrit également des critiques de pièces de théâtre dans les colonnes du Daily Mail. Il se consacre à présent principalement aux sujets liés à la Russie.

Qu’ont Harrison Ford, Evander Holyfield, M. T, Will.I.Am, Oliver Stone, Stephen Fry et Vivienne Westwood… en commun?

En plus d'être célèbres, autre chose les réunit : ils sont tous intervenus sur RT. Or, Monika Richter, personnalité obsessionnelle d'un lobby basé en République Tchèque et connu sous le nom d’«European Values ​​Think-Tank» (groupe de réflexion des valeurs européennes), prétend avoir compilé une liste de toutes les célébrités, journalistes, commentateurs, universitaires et politiciens occidentaux étant apparus dans les programmes de la chaîne au cours de ces dernières années. Pratique pour les nouveaux producteurs de RT et leur futures recherches d'invités potentiels ! Car la liste contient 2 327 noms.

Sauf que, hélas, elle n'est pas particulièrement précise. Il s’agit en réalité d’une compilation hasardeuse, imprudente, de mauvaise qualité et qui fourmille d'étranges erreurs. Ainsi elle confond le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson avec un comédien imitant ce dernier. Plus bizarre encore, elle s’emmêle les pinceaux entre le légendaire Larry King et le tout aussi illustre Larry David. Ce ne sont pas là de rares erreurs isolées, elles sont légion.

Les campagnes de diffamation mal pensées de divers lobbyistes antirusses ne sont pas une nouveauté. Mais cette tentative est particulièrement inepte : elle est tellement criblée d’erreurs qu'elle semble avoir été réalisée en un week-end. Ce qui rend sa suggestion, en introduction, de faire en sorte que «politiciens et organisations médiatiques s'engagent publiquement [sic] à adopter un degré encore plus élevé de rigueur dans la vérification des faits» encore un peu plus fallacieuse.

L’arbre à billets

Avant d'aller plus loin, précisons qui finance les activités des «valeurs européennes» et quels intérêts servent ces affaires pseudo-académiques. En 2015, sa plus grande source de financement privé était le vétéran milliardaire du capitalisme sauvage George Soros (environ 25% au total via deux agences de la fondation «Open Society»). En Russie, l'organisation est considérée comme malintentionnée, au point d'être reconnue comme présentant une «menace à la sécurité» et interdite. Cette vision ne se limite d’ailleurs pas à Moscou, le gouvernement du pays d'origine de George Soros, la Hongrie, ayant qualifié Soros d'«ennemi d'Etat». En fait, même Israël est en accord avec ce point de vue, son ministère des Affaires étrangères affirmant que le milliardaire «sape continuellement les gouvernements démocratiquement élus d'Israël».

Nous savons que Soros n'est pas un ami de la démocratie. Il utilise sa vaste fortune pour s'immiscer dans les affaires d’Etats souverains et saper les administrations qu'il déteste. Ce qui, de manière assez ironique, est ce que Richter reproche à RT quand elle écrit que «la raison d'être de RT est de dénigrer l'Occident à tout prix et de miner la confiance du public dans la viabilité de la démocratie libérale». Affirmation parfaitement erronée étant donné que l'objectif de RT est de présenter le point de vue de la Russie. En outre, Moscou entretient d'excellentes relations avec de nombreuses autres démocraties, notamment la Corée du Sud, l'Inde, Israël… Elle est également en bons termes avec de nombreux Etats membres de l'Union européenne même si, sous l’impulsion de dirigeants pro-américains à Berlin et Paris, l’Union a de fait «délocalisé» sa politique étrangère aux Etats-Unis ces dernières années, la rendant automatiquement antirusse.

Un hasard : hormis Soros, les autres grands donateurs du lobby «Valeurs européennes» sont la Commission européenne, le Parlement européen et les ambassades des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Il ne faut pas être un génie pour remonter la piste de l’argent et comprendre quels sont les agendas en jeu ici. En outre, il est instructif que Richter soit également liée au Conseil de l'Atlantique, un grand organisme américain d'action politique, financé par le Congrès mondial ukrainien, la Lockheed Martin Corporation, la Raytheon Company et le département d'Etat américain. Autant d’entités qui, bien sûr, bénéficient de relations tendues entre la Russie et l'Occident.

Belote et rebelote

La plupart des principales affirmations de Richter ont peu de sens. Elle persiste à accuser RT de «désinformation» mais ne fournit aucune preuve de son caractère délibéré, ne faisant que souligner quelques erreurs factuelles au cours des ans, erreurs qui ne sont pas plus extraordinaires que celles constatables chez les médias concurrents. Parce qu'il n'y a pas d'organisation médiatique qui ne se trompe jamais.

L'auteur cite également «le rapport des services de renseignements américains sur l'ingérence électorale russe», document connu pour être un outil de désinformation et qui a été rejeté par tous les experts occidentaux crédibles spécialisés dans la Russie, et qualifie avec insistance les intervenants d'«idiots utiles». Une insulte qu’on s’imagine difficilement utiliser à l’encontre de géants tels que Kofi Annan, Mikhaïl Gorbatchev, Peter Sutherland, Jeremy Corbyn et Wolfgang Ischinger, individus qui auront réalisé dans leur vie bien plus que la responsable de l’étude en question, au regard de la qualité de cette dernière, ne pourra jamais l’espérer dans son existence.

L'autre grande révélation des «Valeurs européennes» est que «RT utilise des interventions de politiciens occidentaux, de journalistes et d’écrivains, d’universitaires et d'autres personnalités publiques influentes pour se doter d'une plus grande crédibilité». Ce qui n'est pas tout à fait vrai. 

En réalité RT, comme toutes les autres chaînes de télévision, a recours à cela surtout pour faire grossir son audience, car, de toute évidence, les téléspectateurs préfèrent écouter la réflexion de, disons, Noam Chomsky (inscrit dans la liste comme «Noah» – une erreur de plus) sur les affaires mondiales, plutôt que celles d’un parfait inconnu qui considère que le gouvernement américain est au-delà de toute critique. De plus, Richter accuse RT d'anti-occidentalisme (et en particulier d’anti-américanisme). Ce qui pousse à se demander comment elle décrirait la couverture médiatique américaine de la Russie, si elle était vraiment honnête.

La lobbyiste fait alors une déclaration stupéfiante : «RT ne parle jamais de la Russie — seulement des défauts et des hypocrisies de la société occidentale.» Ceci est un pur mensonge, et si vous avez des doutes, lisez mes articles sur le site de RT et vous verrez que la plupart de mes propres écrits pour ce média sont focalisés sur la Russie.

Des mensonges en abondance 

Richter se contredit tout au long de son papier. Par exemple, elle affirme que l'impact de RT sur le public occidental est «de minimal à modeste», mais, quelques lignes plus bas, préconise que les «effets spécifiques» de RT sur ses téléspectateurs soient une priorité de recherche pour toutes les organisations et tous les gouvernements. Encore plus bas, elle tonne sur le fait que la «campagne de désinformation» menée par la Russie, et qui inclurait le journalisme de RT, représente un «risque sécuritaire» qui «ne doit pas être pris à la légère»… avant d’affirmer qu'il est «impératif» de ne pas «surévaluer» RT.

Bien sûr, le véritable agenda qui est derrière les rapports de cette nature est généralement mis en évidence par ce qui est omis. Le journaliste Michael Colborne, basé à Prague (et qui a lui-même écrit pour des blogs soutenus par Soros) a souligné que ce festival de calomnies de 52 pages était «plein de qualificatifs et d'arbitraire n'évoquant que des personnes qui auraient une signification suffisante aux yeux du public». «Cela pourrait expliquer le fait qu'il manque quelques noms, y compris ceux de deux amis des Valeurs européennes, qui sont eux-mêmes intervenus sur RT !», a-t-il ajouté.

Colborne faisait référence à Julia Davis et Eric Garland, qui sont aujourd'hui connus comme activistes anti-russes particulièrement déterminés, très présents sur les réseaux sociaux et travaillant d’une manière qui reflète parfaitement le programme de tels groupes de pression. «C’est, intellectuellement, de la merde, c’est totalement malhonnête. Etiqueter chaque intervenant RT comme un idiot, sauf vos amis, c’est bien commode !», a poursuivi Colborne. Voyez-vous ça !

https://francais.rt.com/opinions/45398-idiots-utiles-depuis-prague-lobbyistes-soros-attaquent-intervenants-rt

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«Lobby juif» et «migration juive» : un ancien courrier du prince Charles fait polémique

Le Daily Mail a déniché un courrier du prince Charles datant de 1986, dans lequel l'héritier de la couronne, de retour d'Arabie saoudite, évoque un certain «lobby juif» et semble considérer qu'il s'agit de la cause des problèmes au Moyen-Orient.

ACT CHARLES

Dans un courrier daté de 1986 et dévoilé le 11 novembre par le Daily Mail britannique, qui se l'est procuré auprès des archives publiques, le prince Charles s'ouvrait à son ami et écrivain Laurens van der Post de ses premières impressions au retour d'un voyage en Arabie saoudite, à Bahreïn et au Qatar, en compagnie de la princesse Diana.

Dans cette lettre, l'héritier de la couronne anglaise lui faisait notamment part de ses découvertes sur la situation géopolitique au Moyen-Orient : «Je suis à présent informé du fait que les Arabes et les Juifs appartenaient initialement au même peuple sémite et que c'est la migration juive européenne (venant surtout de Pologne, m'a-t-on dit) qui a apporté tous ces grands problèmes.»

«Je suppose que je suis trop naïf», confesse le prince

Plus loin, le prince Charles, énigmatique, s'interroge : «Je sais bien qu'il y a de nombreux facteurs à prendre en compte ici, mais comment peut-on venir à bout du terrorisme si personne n'en élimine les causes ?»

Et le prince de Galles d'appeler de ses vœux, in petto, une réaction de Washington : «Il y aura bien un président américain qui aura le courage de s'élever contre le lobby juif aux Etats-Unis ? Je suppose que je suis trop naïf !»

Erreur de jeunesse ?

Les services de la résidence royale de Clarence House, cité par le journal The Independent, ont réagi à ces révélations et ont assuré que les propos contenus dans ce courrier signé de la main du prince ne reflétaient pas ses propres opinions, mais celles des personnes qu'il avait rencontrées au cours de ce voyage.

Clarence House a également rappelé que le prince Charles s'était depuis lors illustré sur la scène de la diplomatie internationale et avait démontré ses compétences dans la promotion du dialogue interculturel et interconfessionnel entre les communautés juives et arabes à travers le monde.

La communauté juive d'outre-Manche réagit

La communauté juive du Royaume-Uni s'est émue et l'éditorialiste du Jewish Chronicle, Stephen Pollard, s'est fendu d'un Tweet cinglant résumant son état d'esprit. «A la fois choqué et pas surpris», a-t-il déploré, avant de glisser un lien vers une tribune de sa confection dans laquelle il étrille l'emploi de l'expression «lobby juif».

«Pour moi, le lobby juif est un de ces thèmes antisémites qui ont traversé les siècles. Il s'agit de ce mythe selon lequel il y aurait des juifs très puissants qui contrôleraient la diplomatie, les médias, les banques et je ne sais quoi encore.»

Puis il ajoute, visiblement alarmé : «Le fait que ces propos émanent de l'héritier de la couronne, c'est pour le moins déstabilisant.»

https://francais.rt.com/international/45592-lobby-juif-migration-juive-ancien-courrier-prince-charles-polemique


 

BASE 14 995X225Il eût sans doute été plus judicieux et adéquat de parler de "lobby israélien", mais quand certains lobbyistes, voire des hommes politiques de premier plan (cf. Manuel Valls...), prétendent que l'anti- sionisme, voire la moindre critique d'Israel relèvent de l'anti- sémitisme, comment s'étonner des dérives inévitables? A moins que ce soit le but recherché par certains... 

Evidemment, on peut difficilement imaginer que le Prince Charles ne soit pas rompu aux subtilités du langage diplomatique, et on peut concevoir que ses propos aient été perçus comme une provocation, surtout en cette période de fortes tensions géopolitiques où la Grande Bretagne n'est pas un acteur de second plan: peut- être devrait- il prendre conseil auprès de sa maman dont la discrétion sur les sujets "sensibles" est légendaire...  P.G.

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lundi 13 novembre 2017

Levothyrox : les ministres Agnès Buzyn et Bruno Le Maire visés par une plainte

Agnès Buzyn et Bruno Le Maire vont-ils avoir affaire à la justice dans le dossier du Levothyrox ? La ministre de la Santé et le ministre de l'Economie sont visés par une plainte déposée au tribunal de Grasse (Alpes-Maritime) pour "non-assistance à personne en danger" par une patiente sous Levothyrox et qui se plaint d'effets secondaires liés à la nouvelle formule du médicament.

ACT LEVOTHYROX

Selon la plainte, révélée par Nice-Matin, la plaignante, Anne-Catherine Colin-Chauley, se base sur les articles du Code pénal concernant "l'abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril".

Médecins, pharmaciens, médias et élus également visés

La plainte vise nommément ces deux ministres mais aussi le laboratoire Merck, fabricant du médicament, contre qui elle a déjà déposé plainte pour un autre motif, et l'Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Elle vise également, cette fois contre X, les médecins et pharmaciens "ayant refusé de prendre en considération les symptômes indésirables de leurs patients", les journalistes et les médias qu'elle accuse d'avoir "orienté les informations" et enfin les députés, sénateurs et maires qui n'auraient pas "honoré leur devoir d'intérêt général".

La plaignante, avocate au barreau d'Ajaccio, reproche à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn de n'avoir "pas su gérer la crise sanitaire" et au ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, de ne pas "avoir essayé de transacter avec le laboratoire Merck".

Domiciliée à Mougins (Alpes-Maritimes), elle a créé le collectif Alerte Thyroïde auquel, selon elle, 600 personnes auraient déjà adhéré. Elle avait aussi été la première à déposer plainte fin août, à titre personnel, contre Merck pour mise en danger de la vie d'autrui. Elle avait constaté des effets indésirables dus à la nouvelle formule, mises sur le marché fin mars, de ce médicament prescrit à trois millions de personnes en France pour traiter des pathologies thyroïdiennes.

200 autres plaintes à venir

Elle a déposé fin octobre 100 plaintes de particuliers se joignant à son action. Elle doit en déposer jeudi 200 autres, selon elle, toujours pour mise en danger de la vie d'autrui. Toutes ces plaintes sont enregistrées à Grasse puis transmises au tribunal de grande instance de Marseille qui a ouvert une enquête préliminaire et centralise les demandes des patients.

Anne-Catherine Colin-Chauley avait déjà attaqué les autorités ministérielles et administratives devant le tribunal administratif de Nice, qui a toutefois rejeté ses demandes de "mesures d'instruction contre l'ANSM" et de "mesures utiles à prendre par la ministre de la Santé et le ministre de l'Economie". Devant la colère des patients, l'ancienne formule du Levothyrox a fait son retour dans les pharmacies françaises le 2 octobre, mais en quantités limitées.

http://www.francetvinfo.fr/sante/levothyrox/levothyrox-agnes-buzyn-et-bruno-le-maire-vises-par-une-plainte_2464696.html

Voir aussi:

"Qu'ils arrêtent de prendre les malades pour des imbéciles" : un avocat affirme que l'ancienne formule du Levothyrox est toujours fabriquée!

Un avocat vient d'adresser une "sommation interpellative" à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, au groupe allemand Merck, un de ses sous-traitants et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il assure que l'ancienne formule du Levothyrox, médicament destiné à traiter les troubles de la thyroïde, est toujours produite dans une usine de Bourgoin-Jallieu (Isère), pour le marché italien.

Des milliers de malades ne supportent pas la nouvelle formule du médicament à cause d'effets secondaires. Alors que la ministre de la Santé a annoncé le retour de l'ancienne formule en pharmacies au début du mois d'octobre, de nombreux patients ont encore des difficultés pour s'en procurer. Ils ne comprennent pas cette situation.

Une situation "totalement ubuesque"

Corinne ne décolère pas : "Ça me choque, je trouve ça totalement ubuesque." Cette psychologue toulousaine prend du Lévothyrox depuis 25 ans pour soigner sa thyroïde. Elle ne supporte pas la nouvelle formule, comme des milliers de malades. Pour elle, il est donc vital de retourner à l'ancienne formule.

Elle ne comprend pas que les patients français se retrouvent en difficulté. "Qu'il soit délivré au compte goutte ou que des centaines de personnes soient obligées de prendre leur voiture pour aller en Espagne, en Allemagne ou en Italie le chercher alors qu'il est produit chez nous, pour l'étranger et pas pour nous, (...) je trouve ça inadmissible."

La possibilité d'interroger le sous-traitant

Son avocat, maître Christophe Léguevaques, qui coordonne l'action collective de plus de 2 000 patients contre le laboratoire Merck, attend des réponses du fabricant. "C'est grave parce que ça veut dire tout simplement que l'on nous ment. En septembre, Merck a expliqué qu'il ne fabriquait plus l'ancienne formule."

La "sommation interpellative" qu'il a déposée permet de poser officiellement des questions au sous-traitant, "notamment combien de comprimés produisez vous par an ? Peut-on étendre la production pour satisfaire la demande du marché français ? Pourquoi on ne fabrique pas ce Lévothyrox ancien pour des malades français ?", liste maître Léguevaques. 

Des formules française et italienne différentes

Pour Valérie Léto, pharmacienne responsable de l'entité juridique chez Merck Sérono (une filiale du groupe Merck) à Lyon, il ne faut pas mettre sur le même plan le Lévothyrox italien et l'ancienne version française. "Le produit fini italien n'est pas strictement identique, même si la formule est semblable." Elle liste les différences entre les deux produits :

L'origine des matières premières est différente, le procédé de fabrication est différent, les paramètres de contrôle du produit fini sont différents et l'aspect des comprimés est différent.

Elle estime donc que les patients qui utilisaient l'ancienne formule du Lévothyrox ne peuvent pas utiliser la version du médicament qui est mise sur le marché italien. "Pour les patients qui étaient équilibrés avec l'ancienne formule de Lévothyrox, il est important de leur mettre à disposition une formule strictement identique."

50 000 boîtes de l'ancienne formule disponibles

Les arguments du laboratoire ne convainquent pas l'avocat qui a déposé la sommation. "Le moment venu, on va faire une analyse chimique et, s'ils ont menti, ça va leur coûter cher. Il faut qu'ils arrêtent de prendre les malades pour des imbéciles."

Le ministère de la Santé, de son côté, explique que 198 000 boîtes d'Euthyrox, l'ancienne formule du médicament, ont été importées d'Allemagne début octobre pour les patients français. Au 5 novembre, il y en avait encore 50 000 en stocks et à disposition des malades, d'après le ministère.

http://www.francetvinfo.fr/sante/levothyrox/qu-ils-arretent-de-prendre-les-malades-pour-des-imbeciles-un-avocat-affirme-que-l-ancienne-formule-du-levothyrox-est-toujours-fabriquee_2461820.html

Voir enfin cet entretien:

Levothyrox : "Les laboratoires savaient que 3% à 5% des malades allaient déclencher des effets indésirables forts"

(...)

Les plaignants dénoncent un défaut d'information de la part du laboratoire Merck. "Les laboratoires savaient que 3% à 5% des malades allaient déclencher des effets indésirables forts", a expliqué sur franceinfo Christophe Lèguevaques, avocat. "Cela représente quand même entre 150 000 et 180 000 personnes."

franceinfo : que demandez-vous ?

Christophe Lèguevaques : Le seul langage que comprend le laboratoire c'est l'argent. Ce que veulent les malades avant tout, c'est la reconnaissance qu'ils sont malades à cause de ce médicament. C'est le respect de leur dignité. Ils ont trop l'impression qu'on les prend pour des gens zinzins, alors qu'ils souffrent depuis plusieurs mois sans avoir eu la considération dont ils avaient besoin.

Allez-vous attaquer l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ?

Le moment venu, nous allons peut-être saisir le tribunal administratif contre l'ANSM et nous pourrions demander par exemple la révocation du directeur qui n'a pas été à la hauteur. Nous sommes en train d'étudier cette piste, nous verrons.

Avez-vous eu une réponse du ministère de la Santé ?

Cela fait un mois que nous avons écrit aux ministres, nous avons proposé une solution qui a fait ces preuves : la création d'une commission nationale d'indemnisation. J'avais écrit à madame Buzyn et madame Belloubet. À ce jour, je pense qu'elles sont débordées ou que les services n'ont pas informé les ministres, mais je n'ai même pas reçu un accusé de réception.

Qu'aurait-dû faire le laboratoire ?

Informer le public. Le plus simple aurait été de mettre, comme en Belgique, une information dans la boîte de comprimés indiquant : "attention cela aura peut-être des conséquences sur votre santé, consultez votre médecin." Le laboratoire n'a rien fait, il n'a rien dit aux malades directement. Il a considéré que ce n'était pas sa responsabilité, ce qui est faux.

Qu'avez-vous pensé de la réaction des laboratoires ?

Ils ont une obligation de pharmacovigilance. Cela veut dire qu'ils doivent surveiller le devenir de leurs médicaments. Très vite, ils ont eu des retours comme quoi la nouvelle formule n'était pas acceptée et dès le mois de juin, une pétition a réuni 50 000 personnes pour dire, "rendez-vous l'ancienne formule". Pourtant, ils n'ont rien fait. Ils ont gardé le silence de mai à octobre. C'est à partir de ce moment-là que les gens se sont retrouvés dans la panade et n'ont pas reçu d'informations leur permettant de savoir ce qu'il se passait.

http://www.francetvinfo.fr/sante/levothyrox/levothyrox-les-laboratoires-savaient-que-3-a-5-des-malades-allaient-declencher-des-effets-indesirables-forts_2436183.html

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dimanche 12 novembre 2017

"Les hommes et les femmes sont belles" : quand des professeurs prônent l'accord de proximité

Quelque 314 membres du corps professoral ont signé une tribune sur le site Slate.fr expliquant qu'ils n'enseigneront plus la règle du masculin qui l'emporte sur le féminin. A la place, ils priviligieront l'accord de proximité.

ACT EDUCATION UE OTAN

"Nous n'enseignerons plus que 'le masculin l'emporte sur le féminin'." Dans une tribune parue sur le site Slate.fr, lundi 7 novembre, 314 membres du corps professoral, enseignants de la maternelle à l'université, assurent qu'ils vont désormais préférer à cette règle l'accord de proximité.

Patricia Bonnard, professeur de français dans un collège à Genas (Rhône), est l'une des signataires de ce manifeste. "Cette règle de la prédominance du masculin sur le féminin n’a pas toujours existé : elle a été mise en place au XVIIe siècle, explique-t-elle à franceinfo. Cette règle est discutable surtout aujourd’hui au XXIe siècle."

Cette dernière explique qu'elle enseignera toujours la règle classique mais qu'elle ne sanctionnera pas ses élèves de 4e ou de 3e qui lui préféreront la règle de proximité. "L’accord de proximité, ça consiste simplement à accorder l’adjectif ou le verbe d’ailleurs. (...) Quand vous avez la formule dans une lettre 'chers toutes et tous' virgule, le 'chers' va se mettre au féminin parce que le nom le plus proche c’est 'toutes'", détaille l'enseignante. 

"Le masculin peut jouer le rôle de genre neutre"

A l'Académie française, où l'on considère que l'écriture inclusive représente "un péril mortel" pour la langue française, cette graphie nouvelle ne reçoit aucune approbation"Quand on dit que le masculin l’emporte sur le féminin, on fait comme si ça voulait dire les hommes l’emportent sur les femmes alors que c’est un genre grammatical, qui serait peut-être préférable d’appeler le genre non marqué, c’est-à-dire qu’en français, le masculin peut jouer le rôle d’un neutre"assure à franceinfo Patrick Vannier, membre du service du Dictionnaire de l'Académie française. "Je pense que ce serait dommage de ne pas conserver un héritage de plus de trois siècles", conclut-il.

http://www.francetvinfo.fr/societe/education/ecriture-inclusive/video-les-hommes-et-les-femmes-sont-belles-quand-des-professeurs-pronent-l-accord-de-proximite_

Voir aussi:

Ecriture inclusive : la polémique entre enseignants, académiciens et ministres en six actes

Depuis près d'un mois, des professeurs, des membres de l'Académie française et du gouvernement s'opposent vivement sur cette méthode d'écriture. Franceinfo revient sur ce débat.

C'est une forme d'écriture qui est devenue un véritable sujet de débat  et de polémique. Après avoir créé de vives réactions sur les réseaux sociaux, l'écriture inclusive est désormais au centre de discussions politiques en France. Jeudi 9 novembre, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a réitéré son opposition à l'enseignement de cette méthode, qui vise à rendre les femmes plus visibles dans la langue française. Cette forme d'écriture utilise par exemple un point médian – "les Français·e·s", "tou·te·s" – ou encore l'accord de proximité, qui consiste à accorder l'adjectif avec le nom le plus proche. 

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, a elle aussi pris part au débat, jugeant l'enseignement de cette écriture "problématique". Franceinfo revient en six actes sur cette polémique grandissante. 

1/Un premier manuel scolaire est publié en écriture inclusive

Le débat sur l'écriture inclusive démarre peu après la rentrée scolaire. Fin septembre, Le Figaro rapporte qu'un manuel scolaire de CE2, le livre Magellan et GaliléeQuestionner le monde, a été publié par Hatier au mois de mars en écriture inclusive. 

Selon le Huffington Post, l'éditeur déclare avoir suivi les conclusions d'un document du Haut conseil à l'égalité entre hommes et femmes. Son guide "Pour une communication publique sans stéréotype de sexe", datant de 2015, explique que des "représentations auxquelles les citoyen.ne.s sont constamment exposé.e.s renforcent les stéréotypes de sexe et les inégalités entre les femmes et les hommes"Le Haut conseil, une instance placée auprès du Premier ministre, estime ainsi que "pour renverser cette tendance, l’Etat et les collectivités territoriales se doivent d’être exemplaires". 

Fin septembre, l'institution ne manque pas de féliciter sur Twitter les éditions Hatier, "qui donnent l'exemple pour une écriture inclusive" avec la publication de ce manuel scolaire.

 

2/Jean-Michel Blanquer prend position contre cette écriture

Quelques semaines plus tard, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, se prononce sur ce sujet. Interrogé par BFMTV et RMC, le 16 octobre, il estime que la présence de l'écriture inclusive dans les manuels scolaires n'est "pas une bonne idée"

"On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire"réagit le ministre. Pour lui, la question de l'enseignement de l'écriture inclusive crée "des polémiques inutiles", qui mettent à mal la "bonne" cause de l'égalité entre hommes et femmes. 

3/Pour l'Académie française, l'écriture inclusive est un danger "mortel"

Fin octobre, c'est au tour des Immortels de prendre part au débat. Les membres de l'Académie française expriment leur opinion sur l'écriture inclusive dans un communiqué alarmiste, diffusé le 26 octobre. "Prenant acte de la diffusion d’une 'écriture inclusive' qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde"écrit l'institution. 

"Devant cette aberration 'inclusive', la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures", poursuit-elle. "La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité"s'inquiète l'Académie, qui compte quatre femmes sur 34 membres

4/Plus de 300 enseignants annoncent qu'ils enseigneront cette écriture

Quelques jours plus tard, le 7 novembre, 314 professeurs "de tous niveaux et tous publics" signent une tribune commune, publiée sur le site Slate. Dans ce texte, ils déclarent qu'ils prennent (ou prendront) part à l'enseignement de l'écriture inclusive. "Nous, enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère, déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d'enseigner la règle de grammaire résumée par la formule 'Le masculin l'emporte sur le féminin'", annoncent-ils. 

Les signataires préviennent qu'ils enseigneront désormais la règle de proximité, qui consiste à accorder le genre de l'adjectif avec le nom le plus proche qu'il qualifie. Ces professeurs enseigneront également l'accord de majorité, ou l'accord au choix. 

Les auteurs de la tribune rappellent que la règle "le masculin l'emporte sur le féminin" est "récente dans l'histoire de la langue française" et qu'elle répondait à l'époque à "un objectif politique"lié au fait que le masculin était alors considéré comme plus "noble" que le féminin. Enfin, "la répétition de cette formule aux enfants (...) induit des représentations mentales qui conduisent femmes et hommes à accepter la domination d'un sexe sur l'autre", dénoncent les signataires. 

5/Marlène Schiappa s'exprime à son tour

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes prend elle aussi part au débat. Interrogée par le magazine Causeur – connu pour ses positions antiféministes –, Marlène Schiappa affirme qu'elle n'a "jamais soutenu l'écriture inclusive ni son enseignement à l'école", relève Libération. "Je pense que c'est assez problématique, réagit-elle. On ne peut pas décider de son propre chef ce qu'on va enseigner ou pas, quelle qu'en soit la raison."

La secrétaire d'Etat réitère ses propos jeudi matin, au micro de France Culture"Je suis favorable à féminiser le langage, à ne pas invisibiliser les femmes dans le langage. Mais je ne suis pas pour l’obligation d’enseigner l’écriture inclusive à l’école", précise-t-elle.

6/Jean-Michel Blanquer persiste et signe

Invité de l'émission "Les 4 Vérités" sur France 2, jeudi matin, le ministre de l'Education nationale confirme son opposition à l'enseignement de l'écriture inclusive, et réagit à la tribune publiée sur Slate. 

"L'égalité homme-femme est un sujet beaucoup trop important pour qu'il soit abîmé par des polémiques totalement inutiles sur le langage, juge-t-il. Je dis à ces professeurs que la grammaire ne se décide pas par un individu. Ils n'ont pas le droit et se mettent en faute", prévient le ministre. 

Contacté par franceinfo, le ministère de l'Education nationale rappelle qu'il existe un système d'inspection pour veiller au respect des programmes. Les professeurs enseignant l'écriture inclusive seront-ils sanctionnés ? Le débat continue.

http://www.francetvinfo.fr/societe/education/ecriture-inclusive/ecriture-inclusive-la-polemique-entre-enseignants-academiciens-et-ministres-en-six-actes_2459696.html

Encore un peu de propagande:

L’écriture inclusive est-elle vraiment un "péril mortel" ?

(...)

L’écriture inclusive – ou langage épicène – vise à rendre les langues neutres du point de vue du genre, et ainsi à aider les femmes à se sentir davantage concernées et impliquées dans la communication écrite. Comme pour la féminisation des noms de métiers (écrivaine, députée, etc.), il s’agit de mettre à contribution la morphologie flexionnelle telle qu’on l’écrit, dans le but d’améliorer la visibilité des femmes dans la vie publique et de rééquilibrer leur position dans la société.

En français, cette démarche se traduit notamment par l’usage de graphies du type étudiant·e·s, inscrit·e·s, etc., qui a fait l’objet d’une recommandation du Haut Conseil à l’égalité en 2015. Qu’elle soit efficace ou non pour l’émancipation des femmes, l’écriture inclusive n’en est pas moins sujette à des réactions passionnelles et à de virulents discours idéologiques – pour preuve cette condamnation officielle de l’Académie française il y a quelques jours. À en croire les immortel·le·s – qui comptent quatre femmes pour trente hommes, « la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures ».

On peine à concevoir comment le français dans son ensemble, a fortiori le français parlé par quelque 270 millions de locuteurs selon les estimations officielles, pourrait se voir exposé à un « péril mortel » par la simple adoption de nouvelles conventions graphiques. Des écritures inclusives ont cours dans des langues de grande communication telles que le portugais, l’espagnol, l’allemand ou l’anglais, sans que ces dernières ne donnent aucun signe de « péril mortel ». On sait en outre que loin d’être en péril, le français conquiert au contraire du terrain, en France comme dans l’Afrique dite « francophone », aux dépens de centaines de langues autochtones en danger avéré de disparition. L’État français et l’Organisation internationale de la Francophonie y travaillent sans relâche, en investissant chaque année des sommes colossales dans sa promotion.

Au-delà de la querelle inclusive, cette condamnation s’inscrit dans la lignée d’interventions hostiles, de la part de l’Académie, à l’égard de la féminisation des noms de métiers, de la promotion des langues régionales, de l’usage de l’anglais dans les institutions internationales, du franglais, du « néo-argot des banlieues », ou de la rectification orthographique recommandée par le Conseil supérieur de la langue française. L’Académie coche ainsi toutes les cases, ou presque, des différents discours idéologiques dominants analysés en sociologie du langage : pour la variété normée du français sur laquelle elle prétend exercer le monopole, contre les autres langues et variétés orales ou écrites de français, jugées illégitimes et menaçantes.

Dans cette « solennelle mise-en-garde » adoptée à l’unanimité contre l’écriture inclusive, les sociolinguistes reconnaîtront côte à côte discours de mise-en-péril, purisme et idéologie de la langue standard. L’écriture inclusive y est envisagée comme étrangère à la langue, impure et animée par des visées impures. Elle remet en question la norme écrite standard par l’ajout de « formes secondes et altérées », aboutissant à une « langue désunie, disparate ».

The ConversationDe tels discours idéologiques, s’agissant du français comme d’autres langues dominantes, s’interprètent comme constitutifs de la reproduction des élites : il s’agit en définitive de défendre le monopole sur la norme standard exercé par des classes dirigeantes majoritairement masculines, pour mieux légitimer leur accès exclusif au pouvoir.

Geoffrey Roger, Lecturer in French linguistics, University of London

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://www.francetvinfo.fr/societe/education/ecriture-inclusive/lecriture-inclusive-est-elle-vraiment-un-perilmortel_2459806.html


 

BASE 14 995X225Une attaque en règle d'un professeur anglo- saxon, qui déplore ouvertement la progression de la langue française dans le monde, et l'opposition de l'Académie à l'intrusion de l'anglais, qui pourfend l'"idéologie" des opposants à l'écriture inclusive, alors que lui, bien entendu, n'exerce qu'une expertise scientifique et neutre, dénuée d'arrières pensées géopolitiques, le tout relayé complaisamment par France Info, la routine, quoi!

P.G.

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vendredi 10 novembre 2017

Pas d'accord sur le glyphosate dans l'UE, la décision va en appel

Les représentants des 28 Etats membres de l'UE ont échoué jeudi à s'accorder sur l'avenir du glyphosate lors d'un vote pour renouveler pour 5 ans la licence de l'herbicide controversé, qui va maintenant passer dans un comité d'appel.

ACT STRATAGEME MONSANTO

La nouvelle proposition de réautorisation faite par la Commission européenne, pour une période deux fois plus courte qu'elle ne le souhaitait initialement, n'a pas convaincu les pays les plus réticents, comme la France ou l'Italie.

A court d'options, la Commission renvoie le texte tel quel au sein d'un comité d'appel, qui fonctionne sur les mêmes principes que le comité d'experts réunis jeudi mais à un niveau politique "supérieur", c'est-à-dire avec des représentants de chaque pays ayant plus de responsabilités.

Les jours sont désormais comptés, la licence actuelle expirant le 15 décembre.

"Une majorité qualifiée n'a pas été atteinte, ni pour ni contre le texte proposé", a indiqué l'exécutif européen. Malgré l'absence de décision, il a tout de même noté que 14 pays, soit "une majorité des Etats qui ont voté", ont soutenu la proposition de la Commission: neuf pays ont voté contre, mais cinq se sont abstenus.

La proposition initiale de la Commission était de reconduire l'autorisation pour 10 ans, après le feu vert donné par l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), mais elle avait fini par tenir compte des appréhensions de nombreux pays.

Données sur le glyphosate, herbicide controversé massivement utilisé
Données sur le glyphosate, herbicide controversé massivement utilisé ( AFP / Alain BOMMENEL, Laurence SAUBADU, Kun TIAN )

Les tergiversations de l'UE agacent l'industrie phytosanitaire, qui a fait part de sa "déception" après le vote.

"Si les Etats membres respectaient la science, le glyphosate aurait été approuvé pour 15 ans déjà l'an passé", a déploré Graeme Taylor, porte-parole de l'Association européenne des fabricants de pesticides (ECPA).

- Responsabilité partagée -

Les opposants au glyphosate se sont réjouis de l'échec de jeudi.

Le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est dit "fier" jeudi que la France, partisane d'un renouvellement pour trois ans, ait "tenu bon". La France, l'Italie et l'Autriche ont plusieurs fois redit leur opposition.

"Un bon résultat pour notre santé et l'environnement", s'est félicitée la ministre luxembourgeoise Carole Dieschbourg. Le Luxembourg mais aussi la Belgique ou encore Malte ont voté contre.

L'Allemagne, en pleine négociation de coalition - avec les Verts notamment- s'est abstenue.

Si le comité d'appel saisi par la Commission ne débouche toujours pas sur une majorité claire, alors la décision finale reviendra à la Commission, malgré les appels réitérés du commissaire à la Santé Vytenis Andriukaitis à ne pas assumer seul la responsabilité de la décision.

Les minutes de la précédente réunion à huis clos, le 25 octobre, avaient montré que les opinions différaient largement entre Etats membres (qui n'y sont pas désignés nommément) malgré une pluralité de solutions avancées, entre trois et cinq ans.

Glyphosate : pas d'accord européen
Glyphosate : pas d'accord européen ( AFP / Simon MALFATTO )

Plusieurs Etats membres s'étaient prononcés en faveur d'un renouvellement pour 15 ans et avaient ajouté que le compromis le plus bas qu'ils pourraient accepter était de 7 ans.

La Commission y notait également que le cadre réglementaire ne permet pas de travailler sur une date de disparition progressive de la substance dans l'UE, réclamée par certains Etats membres, car une entreprise garde la possibilité de redéposer une demande d'autorisation lorsque la licence arrive à expiration.

- Précaution -

Cela fait maintenant plus de deux ans que l'UE bloque sur le sujet, à la suite du classement de la substance comme "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS, en 2015.

Les adversaires du glyphosate estiment que le principe de précaution devrait prévaloir.

Sont venues s'ajouter à la controverse les accusations d'influence exercée par le géant de l'agrochimie Monsanto sur le contenu des études scientifiques publiées.

Plus d'un million de personnes ont signé une pétition européenne réclamant l'abandon du glyphosate.

Dans l'UE, les pesticides à base de cette substance représentent un marché d'environ un milliard d'euros. Herbicide le plus utilisé dans l'UE, le glyphosate est plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût.

http://www.boursorama.com/actualites/pas-d-accord-sur-le-glyphosate-dans-l-ue-la-decision-va-en-appel-1cec37df004dd94e03b814f79e58551c

BASE 14 995X225Une illustration de plus de la justesse des analyses de l'UPR. Le processus auto- bloquant fonctionne à plein dans cette affaire, pour le plus grand profit des lobbies, comme d'habitude.

P.G.

« Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics,
 quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.
 Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit. »

OEuvres complètes de Bossuet vol XIV,
Jacques B. Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145.

 

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Un spécialiste US du changement de régime cible le dirigeant hongrois Orban

De nombreux lecteurs n’ont probablement jamais entendu le nom du remarquable opérateur politique né en Serbie, Srđa Popović. Pourtant, lui et son organisation, CANVAS, ont joué un rôle de premier plan dans la plupart des Révolutions de couleur soutenues par la CIA depuis qu’il a dirigé le renversement du président serbe Slobodan Milosevic en 2000, puis dans au moins cinquante pays selon le dernier dénombrement.

Par F. William Engdahl | 13 octobre 2017

ARG SOROS HONGRIE SERBIE

Le 8 septembre, le spécialiste professionnel du changement de régime, Srđa Popović, est venu à Budapest et s’est joint aux groupes d’opposition anti-Orban devant le Parlement hongrois.

 

Il est clair que Popović n’était pas en ville pour promouvoir son livre hongrois sur le changement de régime non violent mais plutôt pour aider les partis anti-Orban avant les élections hongroises du printemps 2018.

Beaucoup en Hongrie sentent la main grasse du financier des changements de régime d’origine hongroise George Soros derrière l’apparition de Popović maintenant à Budapest.

Au delà de la réputation auto-fabriquée de « bon samaritain » qui auréole Srđa Popović, il est utile de regarder de plus près qui a parrainé sa remarquable carrière depuis qu’il a fondé une petite ONG d’opposition étudiante à Belgrade, appelée Otpor !, en 1998, avec son désormais célèbre logo au poing fermé.

La carrière de Srđa Popović, de 2000 à aujourd’hui, suggère un manipulateur remarquablement malhonnête, au service des agences de renseignement étrangères et des gouvernements, malgré ses dénégations véhémentes.

Otpor ! en Serbie

Popović a attiré l’attention internationale pour la première fois en tant que fondateur en 1998, de Otpor ! qui signifie Résistance ! en serbe, d’abord comme groupe de protestation des étudiants à l’Université de Belgrade, qui s’occupait des griefs des étudiants.

Cela allait bientôt changer.

Lui, et d’autres fondateurs d‘Optor !, ont été formés aux méthodes US de changement de régime par Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institute, à Cambridge, dans le Massachusetts, spécialiste américain du coup d’État, et par l’ambassadeur US à Belgrade Richard Miles, et d’autres agents de renseignement américains entraînés, spécialistes en conception d’images de relations publiques.

Guidant l’opération d’éviction de Milošević, soutenue par Otpor !, l’ambassadeur des États-Unis en Serbie, Richard Miles, était spécialiste du changement de régime, bien plus que de la diplomatie classique.

Il a orchestré le coup d’État de la CIA en Azerbaïdjan, qui a amené Aliyev au pouvoir en 1993, avant d’arriver à Belgrade, et ensuite celui, toujours de la CIA, en Géorgie qui a porté au pouvoir Mikhaïl Saakachvili.

L’Agence américaine pour le développement international (USAID), largement connue comme l’antenne de la CIA, avait financé Otpor ! avec des millions de dollars par le biais d’entreprises commerciales et par des ONG subventionnées par le gouvernement américain : le National Endowment for Democracy (NED), le National Democratic Institute et l’International Republican Institute.

L’Open Society Institute de George Soros canalisait également de l’argent vers le mouvement Otpor ! de Popović pour le renversement de Milosevic.

Je n’ai pas encore trouvé de changement de régime organisé par la CIA et le département d’État américain, ou de Révolution de couleur, dans lesquels la fondation pour la « construction de la démocratie » de Soros n’était pas en phase avec les plans du Département d’État de Washington et de la CIA. Il s’agit peut-être juste d’une coïncidence.

Au début des années 1980, la NED et toutes ses filiales étaient un projet de Bill Casey, le chef de la CIA à l’époque de Ronald Reagan, pour dissimuler les opérations de changement de régime de la CIA dans le monde entier sous les auspices d’une ONG « privée » pour promouvoir la démocratie, la NED. Allen Weinstein, cofondateur de la NED a l’admis au Washington Post : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a déjà été fait secrètement il y a 25 ans par la CIA. »

Selon Michael Dobbs, qui était journaliste d’investigation étranger pour le Washington Post pendant l’éviction de Milosevic, l’International Republican Institute a payé Popović, et une douzaine d’autres dirigeants de Otpor ! pour assister à un séminaire de formation sur la résistance non violente à l’hôtel Hilton de Budapest en octobre 1999.

Popović et d’autres étudiants serbes triés sur le volet ont reçu une formation sur des sujets tels que l’organisation d’une grève et la façon de communiquer avec des symboles, tels que le poing fermé qui est devenu leur logo. Ils ont appris comment surmonter la peur et comment miner l’autorité d’un régime dictatorial.

Le principal conférencier à la réunion secrète de l’hôtel Hilton était l’associé de Gene Sharp, le colonel à la retraite de l’armée américaine Robert Helvey, un ancien analyste de la Defense Intelligence Agency qui a formé puis utilisé les activistes d’Otpor ! pour distribuer 70 000 exemplaires d’un manuel sur la résistance non violente en traduction serbe.

Helvey a travaillé avec Gene Sharp, fondateur du controversé Albert Einstein Institute, enseignant des techniques au gouvernement américain pour dissimuler ses coups d’États sous le couvert de la non-violence. Sharp était décrit par Helvey comme « le Clausewitz du mouvement de la non-violence », une référence au célèbre stratège militaire prussien.

Popović et son ONG Otpor ! ont reçu une part importante des 41 millions de dollars distribués par le gouvernement américain pour sa campagne de « construction de la démocratie » en Serbie.

Dobbs décrit l’implication des États-Unis :

« Derrière l’apparente spontanéité du soulèvement de rue qui a forcé Milošević à respecter les résultats d’une élection présidentielle très contestée le 24 septembre, une stratégie soigneusement étudiée par des militants démocrates serbes avec l’aide active de conseillers occidentaux et de sondeurs (…). Les consultants financés par les États-Unis ont joué un rôle crucial dans pratiquement toutes les facettes de l’opération, en organisant des sondages de suivi, en formant des milliers de militants de l’opposition et en aidant à organiser un décompte parallèle de votes d’une importance vitale. Les contribuables américains ont payé 5 000 bombes de peinture en aérosol utilisées par les étudiants militants pour griffonner des graffitis anti-Milošević sur des murs à travers toute la Serbie.

Pour résumer, Popović a commencé sa carrière de révolutionnaire en tant que spécialiste du changement de régime dans une opération financée par la CIA, le Département d’État américain, des ONG du gouvernement américain, dont l’infâme NED et l’Open Society Institute de George Soros. La question est de savoir ce qu’a fait Srđa Popović après son premier service utile à Washington en 2000.

Mondialisation des révolutions

Après avoir réussi à se débarrasser de Milosevic pour le compte de ses sponsors du gouvernement américain, Popović a créé une nouvelle organisation appelée CANVAS. Il a décidé de globaliser son modèle qui a si bien fonctionné à Belgrade en 2000 afin de se faire passer, au yeux du département d’État américain, pour une personnalité internationale indispensable à l’organisation d’un changement de régime prétendument démocratique.

Le CANVAS – Centre for Applied Nonviolent Action and Strategies – se présente comme non lucratif, et non gouvernemental avec la description suivante : « Établissement d’enseignement axé sur l’utilisation de conflits non-violents. »

Selon WikipediaCANVAS cherche à « éduquer les militants pros-démocratie à travers le monde dans ce qu’il considère comme des principes universels pour le succès dans la lutte non-violente ».

Popović et CANVAS affirment qu’au moins 50% du financement apparent  de cette activité philanthropique vient de l’allié de Popović à Optor !, Slobodan Đinović, coprésident de CANVAS et de l’ONG Otpor ! de Popović, et PDG de quelque chose appelé Orion Telecom à Belgrade.

Une recherche auprès de Standard & Poors Bloomberg ne révèle aucune information sur Orion Telecom, hormis le fait qu’elle est détenue à 100% par une holding cotée à Amsterdam appelée Greenhouse Telecommunications Holdings BV et que le même Slobodan Đinović est PDG d’une holding décrite uniquement comme fournissant « des services de télécommunication alternatifs dans les Balkans ».

Cela ressemble à une version business des célèbres poupées russes matriochka pour cacher quelque chose.

En laissant de côté la déclaration peu convaincante de Popović prétendant que la moitié des fonds de CANVAS provient de la générosité désintéressée de Dinovic et de son fabuleux succès en tant que PDG d’une entreprise de télécoms en Serbie, cela laisse l’autre 50% des fonds ignoré car Popović refuse d’en révéler l’origine,

Bien entendu, l’ONG de Washington est juridiquement privée, bien que ses fonds proviennent principalement de l’USAID. Bien sûr, les fondations Soros Open Society sont privées.

Est-ce que ce sont des clients privés de CANVAS ? Nous ne le saurons pas puisque Popović refuse de divulguer les informations de manière légalement vérifiable.

Il n’y a pas de frais pour les séminaires de CANVAS et son savoir-faire révolutionnaire peut être téléchargé gratuitement sur Internet.

Cette générosité, lorsqu’elle est rapprochée des pays dans lesquels CANVAS a formé des « activistes pros-démocratie » de l’opposition pour un changement de régime suggère que l’autre 50%, sinon plus, du financement de CANVAS provient de canaux qui conduisent au moins en partie au Département d’État américain et à la CIA.

Le Washington Freedom House, étroitement lié au lobby pro-guerre des néocons, et qui reçoit l’essentiel de ses fonds du gouvernement US, est connu pour avoir financé au moins une partie des activités de CANVAS. 

Cette dernière organisation prétend avoir formé des « militants pros-démocratie » dans plus de 50 pays, dont l’Ukraine, la Géorgie, le Zimbabwe, la Birmanie – en fait le nom légal depuis l’indépendance est le Myanmar, mais Washington insiste sur le nom colonial – l’Ukraine, la Géorgie, l’Érythrée, la Biélorussie, l’Azerbaïdjan, la Tunisie, l’Égypte et la Syrie.

Le CANVAS de Popović a également été impliqué dans des tentatives infructueuses de changement de régime lors de la Révolution de couleur contre Hugo Chavez au Venezuela, et dans l’échec de la Révolution verte en Iran en 2009.

Tous ces pays sont également des cibles pour le régime de Washington, leurs gouvernements refusant de suivre la ligne sur des questions clés de politique étrangère qui concernent des matières premières vitales telles que le pétrole, le gaz naturel ou les minéraux stratégiques.

Goldman Sachs et Stratfor

Des détails récents, encore plus intéressants, sont apparus concernant les liens intimes entre Stratfor, connu sous le nom de « CIA occulte » par ses clientes multinationales, dont Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, et des agences gouvernementales américaines dont le Department of Homeland Security et la Defence Intelligence Agency.

Il a été révélé, en 2012, dans une énorme diffusion – quelque cinq millions d’emails – de mémos internes de Strafor dénichés par la communauté de hackers Anonymous, que Popović, après la création de CANVAS, entretenait également des relations très étroites avec Stratfor.

Selon les emails internes de Stratfor, Popović a travaillé pour Stratfor pour espionner des groupes d’opposition. La relation entre Popović et Stratfor était si intime qu’il avait fait travailler sa femme au sein de l’entreprise et avait invité plusieurs personnes de Stratfor à son mariage à Belgrade.

Également révélée par WikiLeaks, dans les mêmes emails de Stratfor,  se trouve l’information intrigante que l’une des poules aux œufs d’or de la mystérieuse CANVAS était une banque de Wall Street nommée Goldman Sachs.

Satter Muneer, un associé de Goldman Sachs, est cité par l’analyste de Stratfor à l’époque, spécialiste de l’Eurasie, Marko Papic. Papic, à qui un collègue de Strafor a demandé si Muneer était la poule aux œufs d’or finançant CANVAS, a répondu par écrit : « Ils ont plusieurs poules aux œufs d’or, je crois. Il est sûr que c’est l’une d’entre elles. »

Maintenant, le très remarquable M. Popović fait étalage de sa carrière malhonnête en Hongrie, où un démocrate très populaire – et non un dictateur – qui laisse choisir ses électeurs, est une cible pour le talent particulier de Popović agissant pour le compte du Département d’État US.

Cela ne sera pas du tout aussi facile que de renverser Milošević, même s’il a l’aide d’étudiants militants formés à l’Université d’Europe centrale de Soros, à Budapest.

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mercredi 8 novembre 2017

Beurre : près de la moitié de la demande non satisfaite fin octobre

Près de la moitié (48%) de la demande de beurre n'a pas été satisfaite en grande surface en France entre le 23 et la 29 octobre, selon une étude publiée lundi par le cabinet Nielsen.

ACT BEURRE

La disponibilité du beurre chute "drastiquement". "La disponibilité des références de beurre chez les distributeurs continue de chuter drastiquement. Le phénomène s'accélère à court terme : en moyenne, le taux de rupture atteint même 48%", durant la semaine du 23 au 29 octobre, soit "près de la moitié de la demande potentielle de beurre (qui) n'a pas été satisfaite" à cette période, affirme dans un communiqué le cabinet, spécialisé dans les études de consommation.

La tension sur le marché du beurre ne cesse donc de s'accentuer puisque la semaine précédente, celle du 16 au 22 octobre, 30% de la demande de beurre n'avait pas été satisfaite, selon cette même source.
"Le phénomène de stockage semble toujours d'actualité chez les consommateurs qui achètent nettement plus de beurre qu'à l'accoutumée... lorsqu'ils en trouvent !", ajoute Nielsen. Ainsi, sur cette même période, "le chiffre d'affaires des beurres a grimpé de 41% par rapport à la même semaine l'an passé".

Une pénurie désormais bien visible. La pénurie de beurre en France, évoquée depuis la rentrée par les boulangers puis dans les médias et désormais visible dans les supermarchés, est la conséquence de plusieurs facteurs.

Selon le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière, elle découle "d'un déséquilibre offre-demande sur l'ensemble du marché du beurre", mais également de "problèmes d'approvisionnement en supermarchés", qui témoignent "de relations commerciales extrêmement difficiles entre la distribution française et ses fournisseurs".

Le prix du lait invoqué par les agriculteurs.Selon certains syndicats agricoles - JA et FDSEA -, la cause du non-approvisionnement en beurre des grandes surfaces est à chercher du côté du prix du lait.

"Aujourd'hui, les grandes surfaces ne veulent pas payer aux transformateurs - à qui on vend notre lait - le juste prix. On est en panne de négociation. Et le beurre, au lieu d'être orienté sur le marché intérieur, va sur les marchés plus rémunérateurs", a ainsi expliqué samedi un agriculteur à Grandris (Rhône), en marge d'une manifestation devant un hypermarché.

http://www.europe1.fr/economie/beurre-pres-de-la-moitie-de-la-demande-non-satisfaite-fin-octobre-3484823


 

Commentaire de Charles Sannat (https://insolentiae.com/beurre-pres-de-la-moitie-de-la-demande-non-satisfaite-fin-octobre/)


 

Cet article d’Europe 1 confirme ce que je peux constater dans les rayons, à savoir que la pénurie s’aggrave. D’ailleurs, elle n’est pas la même dans tout le pays.

Je constate de manière empirique que le beurre alimente encore les rayons parisiens, mais nettement moins les rayons provinciaux.

Aujourd’hui, je trouve facilement du beurre à Paris. Pas en Normandie ! Or il me semble voir plus de vaches dans le bocage normand que dans les plaines de Saint-Denis ou de la Défense !!

(...)

La réalité c’est que le beurre n’est plus orienté sur le marché intérieur, mais sur les marchés rémunérateurs.

Il faudrait vendre la plaquette de beurre de 250 grammes 3 € pour les retrouver dans nos rayons, ce qui sera le cas l’année prochaine avec les nouvelles négociations entre producteurs et grandes surfaces qui ne voulaient pas augmenter le prix qui avait été négocié en cours de route…

Tout cela n’est qu’une histoire de gros sous et prochainement d’inflation alimentaire. Accrochez-vous et stockez un peu de riz d’avance.

Posté par UPR Creuse à 07:51 - - Permalien [#]
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