lundi 15 janvier 2018

La Commission Européenne est accusée d’avoir négligé une étude scientifique sur la pêche électrique

Souvent considérée comme brutale et néfaste pour la faune marine, la pêche électrique est aujourd’hui au centre des interrogations. Alors que cette technique était interdite depuis 1998, la Commission Européenne l’autorise partiellement depuis 2006, suite à la parution d’un rapport scientifique soi-disant favorable à son adoption. Mais l’investigation d’un collectif d’ONG risque de tout changer : l’auteur du fameux rapport, le Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP) était tout sensiblement opposé à la pêche électrique ! Un « scandale politique » qui pourrait bien tout changer…

ACT PECHE UE

Pêche électrique : une méthode brutale 

Si la pêche électrique fait tant débat, c’est qu’elle est à double tranchant : elle est certes très efficace en matière de productivité, mais également fatale à de nombreux organismes marins. Le principe est relativement simple : un chalutier fait passer un courant de 10 volts dans les chaines de ses filets qu’il traine dans les fonds marins. L’électricité qui s’accumule dans les profondeurs force certains poissons à sortir de leur tanière, ou plus précisément du sédiment (une couche de particules retombée dans les fonds marins). Ensuite, les navires n’ont plus qu’à les récupérer grâce à leurs engins de pêche.

Si les impulsions électriques en elles-mêmes ne tuent que rarement les poissons, les blessures qu’elles leur laissent peuvent causer des séquelles durables et sont parfois fatales aux embryons des jeunes animaux. D’autant que ce type de pêche est surtout employé pour récupérer les soles, et non les autres organismes marins malgré tout affectés par ce procédé. Ce « taser pour les soles », comme le qualifie l’association Robin des Bois, est donc néfaste pour tous les types de poissons. De ce fait, au même titre que la pêche à l’explosif ou au poison, la pêche électrique a été interdite en 1998 afin de préserver l’écosystème marin.

Une autorisation partielle il y a 12 ans… et un nouveau vote le 16 janvier

Mais en 2006, les autorités hollandaises saisissent la Commission Européenne à propos de la pêche électrique. Cette dernière demande l’avis consultatif du Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP), une institution chargée de conseiller l’Europe sur le sujet. Suite à la parution de leur rapport scientifique, la Commission Européenne autorise cinq bateaux hollandais à mener l’expérimentation de la pêche électrique. Mais au vu des résultats, ce ne sont plus 5 mais 80 chalutiers qui parcourent les eaux à la recherche de sédiments à électriser ! Et ce, sans autorisation supplémentaire de la part de la Commission.

12 ans plus tard, le Parlement Européen décide de répondre à cette infraction… en lançant un vote le 16 janvier prochain à propos d’une nouvelle proposition législative, destinée à autoriser 5 % de la flotte de chaque État membre à pratiquer la pêche électrique. Un vote qui s’attire la fureur de l’association Bloom, qui publie sur son site un véritable « scandale politique ».

Un « scandale politique et financier »

23e rapport du CSTEP. Page 58. C’est à cet endroit exact que l’association Bloom trouve les conclusions de l’institution concernant la pêche électrique. Et elles sont bien loin de promouvoir cette méthode barbare… L’organe scientifique en charge des résultats, le Conseil international sur l’exploration de la mer (CIEM), dénonce son impact sur l’écosystème. Contrairement au Règlement européen du 21 décembre 2006 qui statue qu’il « convient d’autoriser » la pêche électrique, le CIEM prévient qu’il y a un « certain nombre de problèmes qui doivent être résolus avant que toute dérogation puisse être accordée ». L’organe conclut également que l’équipement blesse sans doute des espèces non ciblées, et que les morues par exemple, présentent des blessures répertoriées.

L’association Bloom, spécialisée dans la lutte pour la préservation des océans, dénonce donc avec ferveur le mensonge de la Commission Européenne. Signé par une dizaine d’ONG, le courrier demande à Karmenu Vella, le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, de renoncer à la pêche électrique. Une demande juste, compte tenu de cette dérangeante découverte. Quelle décision prendra le Parlement européen ce mardi 16 janvier 2018 ? Une question légitime posée après l’opposition à cette technique de 249 députés français, retranscrite dans une tribune publiée dans Le Monde.

https://dailygeekshow.com/commission-europeenne-mensonge-peche-electrique/parlementeuropeen/

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Deux autres médias "officiels" en parlent également. S.R.

La pêche électrique en mer divise - La Croix

https://www.la-croix.com/...et.../peche-electrique-mer-divise-2017-12-05-120089706...

 Une nouvelle technique, la pêche électrique, est abusivement pratiquée par des bateaux néerlandais. La commission pêche du Parlement européen plaide pour son élargissement.  ...

Pêche électrique : des ONG accusent la Commission européenne

www.lemonde.fr/.../peche-electrique-des-ong-accusent-la-commission-europeenne_523...
Il y a 5 jours - Cette pratique décriée est interdite par l'Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.

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Les dangers du glutamate/Un poison alimentaire omniprésent

Le glutamate ou E621 est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Pourtant, il présente de vrais inconvénients qu’il faut connaître.

ARG GLUTAMATE

 

Le glutamate monosodique. Vous ne connaissez peut être pas son nom mais vous l’avez forcément déjà croisé, et plus d’une fois. Le glutamate est un acide aminé naturellement présent dans le corps. Sa « version chimique » a été découverte en 1907, pour en faire un additif alimentaire.

Le glutamate se cache sous le nom de code E621 et est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Les Japonais le considèrent comme la 7e saveur, après le sucré, le salé, l’amer, l’acide, l’astringent ou âpre, et le piquant.

À quoi sert le glutamate ?

Avez-vous déjà eu la sensation de ne pas pouvoir vous arrêter de grignoter ces chips, devant la télé ? La faute au glutamate.

Cette substance qui se présente sous la forme d’une poudre blanche renforce le goût des ingrédients présents dans l’aliment et agit comme un excitant sur les papilles et surtout, sur le cerveau.

Le glutamate opère comme le ferait n’importe quelle drogue sur le cerveau. De l’avis des experts, les exhausteurs de goût agiraient sur les neurones, empêchant le bon fonctionnement des mécanismes inhibiteurs de l’appétit. En clair, plus on en mange, plus ils donnent faim, et plus on a envie d’en manger.

L’E621 est l’un des additifs alimentaires les plus utilisés dans le monde, avec une production atteignant chaque année les 2 millions de tonnes, dont 80 % sont consommés en Asie et tout de même près de 100 000 tonnes en Europe. En France, il peut être utilisé sous conditions. Il est d’ailleurs présent dans de nombreux produits de grandes marques.

Où trouve-t-on le glutamate ?

Le glutamate est présent dans de nombreux aliments transformés, comme les soupes, les bouillons, les sauces et en grande quantité dans les barquettes de plats préparés, la charcuterie sous-vide, les biscuits, les snacks etc. Dans certains pays, il est même utilisé comme condiment, à l’instar de la moutarde ou du poivre.

Le glutamate se cache sous le nom d’E621, GMS pour Glutamate Monosodique ou Glutamate de sodium,  mais il peut également prendre d’autres appellations beaucoup moins scientifiques comme « assaisonnement naturel » (le glutamate provient d’une algue marine) « protéines hydrolysées » ou encore « épices ».

À l’origine, il était utilisé dans la cuisine asiatique, et particulièrement chinoise. Il est aujourd’hui présent dans de nombreux produits, et notamment ceux qui laissent un goût fumé ou de « jus de viande » à l’instar des chips aromatisées, biscuits ou bouillons.

On a trouvé des glutamates…

Un petit tour dans les rayons d’un hypermarché nous a permis de faire un triste constat : oui le glutamate est très présent, mais pas toujours clairement énoncé.

Sur certaines étiquettes comme celle de la sauce tomate arôme champignons de Panzani, pas de doute. Idem pour les chips Lays, la Timbale Micro-ondes d’aucy et la soupe Knorr où les mentions « exhausteurs de goût : glutamate de sodium » ou « glutamate monosodique » ou encore « E621 » sont inscrites noir sur blanc.

D’autres, comme Herta et ses saucisses de Strasbourg fumées indiquent simplement « arômes de fumée » ce qui pourrait très certainement cacher le fameux additif alimentaire souvent décrié…

Quels sont les risques liés à la consommation de glutamate ?

Le glutamate est considéré comme non dangereux par l’EUFIC, European Food Information Council, qui  est un organisme financé par l’industrie agro-alimentaire Celle-ci considère que : « Le glutamate monosodique est un ingrédient alimentaire qui souffre souvent d’une mauvaise réputation, pourtant infondée. Le glutamate monosodique peut être utilisé en toute sécurité pour ajouter du goût ou pour réduire les taux du sodium présent dans les aliments. » (4).

Pour autant, des études menées dès les années 1950 ont démontré que le glutamate détruisait les neurones dans la couche interne de la rétine des rats (2). Vers 1969, J. Olney a découvert que ce phénomène n’était pas limité à la rétine, mais concernait tout le cerveau, et il parla alors d’excitotoxicité (3).

Qu’est-ce que l’excitoxicité ?

Dans son livre Excitotoxins, The Taste that Kills  (Excitotoxines, le goût qui tue), le Docteur Russel Blaylock explique que « le glutamate détruit certains neurones en autorisant l’invasion excessive de calcium dans les cellules. Cette invasion déclenche des taux excessifs de radicaux libres qui tuent les cellules. La perte en cellules nerveuses qui peut être causée par le glutamate [et l’aspartame] en excès est la raison pour laquelle on les appelle ‘excitotoxines’. Ils excitent ou stimulent la mort des cellules nerveuses. »

La consommation excessive de glutamate

Selon différentes études, les risques liés à la consommation excessive de glutamate seraient obésité, hypertension, hyperactivité, diabète, migraines, etc. Certains asthmatiques y seraient également allergiques.

Le glutamate peut aggraver les urticaires (3 % des cas). À partir 2,5 g on constate des maux de tête attribuables au glutamate (pour 2.3 % des consommateurs), crampes (0.4 %), engourdissements (0.7 %), faiblesse générale (4.0 %) et bouffées de chaleur (1.6 %) selon une étude de 1997.

 

 

Le syndrome du restaurant chinois

 

Glutamate - 4

Le glutamate Ajinomoto, un condiment
très apprécié au Japon et en Asie

 

 

Découvert à la fin des années 1960, le syndrome du restaurant chinois regroupe un ensemble de symptômes qui surviendraient dans les quelques minutes qui suivent un repas dans un restaurant chinois. La présence en grande quantité de glutamate dans la cuisine chinoise en serait responsable.

Les symptômes en question :

  • « Flush » c’est-à-dire des rougeurs cutanées sur le cou, le visage et la partie supérieure du tronc.
  • Les yeux injectés de sang.
  • Des céphalées.
  • Des sensations de brûlure dans tout le corps.
  • Des sensations d’oppression thoracique.
  • Des nausées et des vomissements.
  • Des démangeaisons…

 

Certains restaurants asiatiques aux États-Unis affichent clairement « No MGS » sur leur devanture, rassurant ainsi leurs clients sur le fait qu’ils n’ajoutent pas de glutamate dans leurs plats.

Comment éviter le glutamate

Le GMS se trouvant en grande partie dans les produits manufacturés, le mieux pour l’éviter reste de consommer le moins possible de produits industriels.

Préférez dans la mesure du possible les produits alimentaires bio dans lesquels tous les exhausteurs de goûts sont proscrits, et privilégiez les aliments ayant subi le moins de transformation possible.

Les enfants seraient très sensibles au glutamate, une attention particulière doit être accordée à ce qu’ils prennent au goûter, et… aux chips de l’apéro !

Source :

http://www.additifs-alimentaires.net/E621.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_glutamique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Glutamate_monosodique

https://www.consoglobe.com/les-dangers-du-glutamate-cg

Référence :

1 – Eufic.org

2 – Étude menée par D. R. Lucas et J. P. Newhouse

3 – http://www.nature.com/nature/journal/v227/n5258/abs/227609b0.html

4 – Eufic.org

Témoignage :

Nos poisons quotidiens

A voir également :

Mécanismes synaptiques de l’addiction : Dopamine, Glutamate et Sérotonine

https://aphadolie.com/2018/01/11/les-dangers-du-glutamate-un-poison-alimentaire-omnipresent/

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dimanche 14 janvier 2018

Allemagne: projet de loi pour faciliter l'expulsion des migrants niant «le droit d'Israël à exister»

En Allemagne, l'afflux massif de réfugiés en provenance du Moyen-Orient fait craindre au parti d'Angela Merkel, la CDU, de voir naître une «nouvelle facette» de l'antisémitisme, comme le rapporte le journal Die Welt,le 6 janvier.

ACT ALLEMAGNE JUIFS REICHSTAG

Pour y faire face, la CDU et son alliée la CSU comptent présenter devant le Bundestag un projet de loi à l'occasion du jour du souvenir de l'Holocauste, le 27 janvier prochain. Cette nouvelle réglementation a pour but de faciliter l'expulsion des immigrés qui exprimeraient des idées antisémites

«L'acceptation sans restriction de la vie juive» est un «critère pour une intégration réussie», est-il ainsi écrit dans le document qu'a pu consulter Die Welt. «Quiconque rejette la vie juive en Allemagne ou conteste le droit d'Israël à exister ne peut avoir sa place dans notre pays», est-il encore précisé. Stephan Harbarth, vice-président du groupe parlementaire CDU/CSU à l'origine du projet, a déclaré au journal qu'il était impératif de «s'opposer résolument à l'antisémitisme des migrants d'origine arabe et des pays africains».

Pour ce faire, la législation sur les expulsions pourrait se faire plus sévère. Die Welt souligne toutefois qu'un changement de la loi ne signifierait pas forcément un pic d'expulsions, puisque les migrants déchus de leur permis de séjour ne sont «pas nécessairement expulsés».

Par ailleurs, le texte «condamne fermement l'appel au boycott des entreprises et des biens israéliens», tel que défendu par le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), qui proteste notamment contre l'occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

Ce projet de loi intervient alors qu'une vague de manifestations anti-israéliennes s'est abattue sur Berlin en décembre dernier, en réponse à la décision controversée de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. Plusieurs drapeaux israéliens ont notamment été incendiés lors d'un rassemblement devant l'ambassade américaine, qui a rassemblé environ 1 500 personnes. La foule aurait scandé des slogans tels que «Mort aux juifs !» ou encore «Les juifs, souvenez-vous de Khaybar [un site juif en Arabie saoudite qui aurait été attaqué et conquis par le prophète], l'armée de Mahomet revient !», selon le journal berlinois BZ.

https://francais.rt.com/international/47089-allemagne-cdu-presenter-projet-loi-pour-faciliter-expulsion-migrants-antisemites

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Pour ce qui concerne «l'acceptation sans restriction de la vie allemande», tout simplement, il faudra sans doute patienter... Une occasion manquée, de mon point de vue, de poser de bonnes questions dans l'intérêt général de la population allemande, juifs inclus. Au lieu de ça, on a des députés qui semblent agir sous la pression d'un lobby, ce qui ne peut que jeter de l'huile sur le feu... P.G.

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« Économie, écologie, hypocrisie !! »

TRIBUNE LIBRE/ Charles Sannat

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Après Epson, au tour d’Apple. Visée par une plainte de l’association « Halte à l’obsolescence programmée », une enquête a été ouverte contre la marque à la pomme. Une petite victoire en France, qui semble en pointe sur ce combat. Mais l’UE, paralysée par les lobbies industriels, traîne des pieds, s’inquiètent les associations.

TL ECOLOGIE FINANCE

Une Europe soumise aux intérêts marchands !

« “L’ouverture de l’enquête par le procureur montre que notre cas est bien sérieux, se réjouit Laetitia Vasseur, déléguée générale et cofondatrice de l’association “Halte à l’obsolescence programmée”, qui n’hésite pas à s’en prendre aux mastodontes du numérique, Epson pour ses cartouches d’encre tout d’abord et maintenant Apple pour ses smartphones. “Nous sommes très satisfaits, ajoute-t-elle, d’autant plus que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a même ajouté un chef d’accusation, qui n’était pas présent dans la plainte initiale : “tromperie : “Nous pouvons donner les moyens à la DGCCRF d’étudier ce dossier, ce qui est un très bon signe

Le problème c’est bien une Europe paralysée par les lobbies, et c’est l’une des principales critiques que nous pouvons adresser aux institutions européennes qui sont devenues, au fil des ans et d’une lente déliquescence, des chambres d’enregistrements pour protéger les intérêts des multinationales et rien d’autre !

Produit cassé, produit jeté, produit remplacé !

« Quand un produit est cassé, le premier réflexe – et bien souvent la seule solution – est de le remplacer, alors qu’une étude de 2014 indiquait que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs biens plutôt que d’en acheter de nouveaux.

Le délit d’obsolescence programmée, entré dans le Code pénal il y a deux ans, est bien sûr préjudiciable pour les consommateurs, mais aussi pour l’environnement, car il augmente significativement la production de déchets… C’est ici qu’entre en jeu le concept d’“économie circulaire, qui consiste à faire en sorte que tous les produits soient recyclés intégralement. En mars 2018, le gouvernement publiera d’ailleurs une feuille de route, mais les obstacles sont nombreux :

“Les lobbies industriels, il n’y a qu’à voir lors de la table ronde avec la feuille de route de l’économie circulaire, ils sont très forts et présents. Après, c’est notre rôle en tant qu’association d’être présents, quand on en a les moyens, pour essayer de renverser la donne. Ce qui n’est pas une chose facile, parce qu’ils sont en effet puissants. »

La France est l’un des pays les plus en avance sur cette question

« “On peut dire clairement que la France est pionnière, estime Laetitia Vasseur. “Elle a influencé l’UE dans le cadre du rapport européen qui a été voté à une large majorité en juillet 2017, faisant référence au rapport consultatif de l’eurodéputé et écologiste français Pascal Durand. Si elle est en avance, elle peut aussi parfois donner des coups d’épée dans l’eau. Alma Dufour, chargée de campagne au sein de l’ONG “Amis de la Terre, se souvient qu’au moment de la loi sur la transition énergétique, “L’Assemblée avait imposé un affichage automatique sur la durée de vie… et le Sénat est revenu sur cette obligation, la transformant en expérimentation. Mais trois ans plus tard, il ne s’est rien passé, aucun constructeur n’affiche la durée de vie de son produit.

Au niveau européen, des outils existent déjà. Mais là encore, le poids des lobbies, doublé d’une “croyance“ à l’autorégulation du marché de la part des politiques, “une réticence à réglementer l’économie […] tous les instruments réglementaires sont toujours écartés et cette tendance se renforce de plus en plus“, poursuit la militante.

“Il y a une directive très importante qui s’appelle Cadre Éco-Conception, qui vise à imposer des critères environnementaux aux produits circulant sur le marché unique. Ce sont des instruments efficaces mis à la disposition des institutions européennes pour agir vraiment très concrètement sur l’obsolescence programmée et la conception des produits“. »

Toute politique écologique qui ne s’attaque pas à la conception des produits et à la consommation de masse n’est que pure hypocrisie !

Le réchauffement climatique, l’écologie, les petits oiseaux, les gentilles plantes et tout ça, c’est bien beau, mais leurs défenseurs, la plupart du temps, n’ont pas compris grand-chose aux enjeux ou sont les idiots utiles d’un système marchand qui se fiche d’eux dans les grandes largeurs.

Entendez-moi bien. Il NE PEUT PAS Y AVOIR D’ÉCOLOGIE si notre modèle économique est basé sur la consommation de masse et l’obsolescence programmée afin d’augmenter la consommation et donc la production et donc les PIB, et donc ce que l’on appelle “la croissance économique” !!

Ce système même, profondément peu vertueux, pousse à prélever dans la nature bien plus que ce dont l’humanité a besoin.

Ce système marchand, profondément vicieux, pousse à polluer, à massacrer la nature et à utiliser de façon absolument pas optimale nos ressources.

Ce système totalitaire marchand est également profondément nocif pour les âmes humaines, et plus nous le laissons se développer, plus nous voyons bien que ce qui est excité en nous est ce qu’il y a de moins bon. Jamais les gens n’ont été aussi consommateurs d’anxiolytiques.

Plus nous avons de confort matériel, plus nous souffrons d’inconfort psychologique.

La véritable écologie ne passe pas par une « lobotomisation » massive des gens avec une propagande environnementaliste qui commence à devenir pénible et totalement stupide. Je vois mes enfants passer des heures utiles de classe non pas à étudier le français ou les maths, mais à apprendre dans quelle poubelle ils doivent forcer leurs parents à jeter tel ou tel type d’ordure, car c’est bien de cela dont il s’agit : les enfants sont soumis, à l’école, à une propagande environnementaliste afin d’éduquer et de changer les comportements de leurs propres parents. Ce sont les procédés utilisés par les dictatures communistes.

La véritable écologie ce n’est pas non plus d’inventer de nouvelles taxes, de nous culpabiliser en nous faisant croire que nous sommes des assassins de plantes vertes (ce qui est vrai) et que quelques centimes de plus par litre de gasoil va tout arranger. C’est nous prendre pour des imbéciles.

La véritable écologie sera de tordre le cou à ce système totalitaire marchand basé sur la consommation comme vertu cardinale et accomplissement absolu.

La véritable écologie c’est évidemment d’obliger les entreprises à concevoir des produits réparables et « up-gradable », ce que l’on pourrait traduire par « évolutifs ». Un ordinateur ne devrait se composer que de modules interchangeables, réparables ET recyclables.

Un réfrigérateur devrait durer 50 ans, comme le lave-vaisselle… Celui de ma grand-mère n’a jamais rendu l’âme… (Pas plus que ses meubles de cuisine en formica.) Nous savons construire des voitures pouvant durer 800 000 km. La consommation et le CO2 c’est bien, mais la pollution induite par la fabrication d’un véhicule et de ses deux tonnes de composants, je peux vous dire que ce n’est pas neutre pour l’environnement !

Bref, si nous voulons parler de la véritable écologie, alors nous devons parler de la consommation de masse. Si nous parlons de la consommation de masse, nous devons parler de notre conception de la croissance économique ! Et vous savez pourquoi ?

Parce que dans un monde de dettes, ou les dettes de cette année sont censées être remboursées par la croissance de l’année prochaine, personne n’est capable d’assurer la stabilité de ce système sans… une croissance forte !

Et… On ne peut pas parler d’écologie avec une croissance économique forte.

On ne peut parler d’écologie qu’avec, à défaut de décroissance, au moins d’une simplicité volontaire.

Si l’on parle de moins consommer et de mieux produire, c’est les bénéfices de certains grands groupes qui s’effondreront, au profit d’ailleurs de milliers de petits réparateurs et autres artisans qui formaient le tissu économique de nos pays il y a 60 ans… Une époque où personne ne parlait d’écologie ou de recyclage et où tout le monde en faisait !!

Le problème c’est que tous ces millions de petits artisans sont le peuple, et qu’à Bruxelles, cela fait bien longtemps que le peuple est absent.

Ceux qui font les politiques sont ces quelques très grands groupes.

Le drame du monde, le drame de notre pays, est très simple : nous avons abandonné notre souveraineté à de biens mauvais maîtres.

Il nous faut la reconquérir.

C’est le combat de titans que se doit de mener notre génération.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/economie-ecologie-hypocrisie-ledito-de-charles-sannat/

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samedi 13 janvier 2018

Chronique de la décadence /Premier club pour enfants drag queens

Desmond, new-yorkais, n’a que dix ans mais il est déjà l’un des drag queens les plus célèbres. Icône LGBT, il a annoncé la création d’un club réservé aux… enfants travestis.

ACT DRAGKID

Sous le surnom « Desmond is Amazing », (Desmond est merveilleux), cet enfant travesti new-yorkais de 10 ans est officiellement le créateur de « House of Amazing » (« maison du merveilleux »), un club réservé aux « drag kids », les enfants adeptes de la culture travestie, ses tenues et ses références.

« La « drag house » sera réservée aux jeunes de moins de 20 ans, leurs membres pourront communiquer librement sans l’interférence et le jugement des adultes », peut-on lire sur le site de Desmond.

Face aux critiques, l’enfant perverti réplique « Vous ne m’arrêterez jamais, je suis l’avenir ».

Desmond s’est mis à s’habiller en femme ou à se déguiser en princesse dès l’âge de deux ans.

En 2014, il est apparu dans le clip de Jinkx Monsoon, The Bacon Shake, aux côtés de son héros RuPaul, chanteur, parolier et drag queen emblématique.

Mais sa médiatisation a débuté à l’occasion de son apparition en tutu aux couleurs de l’arc-en-ciel lors de la Gay pride de New York en juin 2015.

Son compte Instagram compte aujourd’hui quasiment 16.000 abonnés. Ses fans, les « amazies », peuvent aussi suivre ses frasques sur sa page Facebook.

Le lobby LGBT exulte…

Source :

http://www.medias-presse.info/chronique-de-la-decadence-premier-club-pour-enfants-drag-queens/85778/

https://francais.rt.com/international/47012-10-ans-cree-haus-amazing-premier-club-drag-queens-enfants-ados

http://www.independent.co.uk/life-style/drag-club-children-boy-founds-set-up-ten-year-old-desmond-napoles-haus-of-amazing-brooklyn-new-york-a8139956.html

https://aphadolie.com/2018/01/08/chronique-de-la-decadence-premier-club-pour-enfants-drag-queens/

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mardi 9 janvier 2018

SUSHIS ATOMIQUES – Le Conseil bafoue la position du Parlement européen

Le 25 septembre 2017, la section « nouveaux aliments et sécurité toxicologique de la chaîne alimentaire » du Comité permanent du Conseil européen a approuvé la proposition de la Commission européenne de réduire les contrôles sur les importations de produits alimentaires venants de la région de Fukushima. Le Conseil n’a pas pris en compte l’objection du Parlement européen voté le 7 septembre en plénière.

 

ARG SANTE UE

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne et membre de la Commission environnement et santé publique :

« C’est un déni démocratique. Le Standing Committee n’a pas tenu compte de l’objection votée par 543 députés européens représentants tous les groupes politiques. Le Parlement s’est opposé à la proposition de la Commission européenne qui va à l’encontre du principe de précaution. Ce projet prévoit de réduire le nombre de municipalités et le nombre d’aliments contrôlés, en excluant notamment le riz exporté de Fukushima, des espèces de poissons, les crustacés et les mollusques.

Réduire les contrôles ne réduit pas la radioactivité !  On ne peut prendre ce genre de décisions à la légère. Par exemple, en supprimant l’obligation de contrôle du riz et de produits dérivés de la municipalité de Fukushima, cette proposition supprime le contrôle du riz utilisé dans les aliments pour bébés et destinés aux jeunes enfants. Aucun niveau de contamination n’est acceptable pour ces groupes particulièrement vulnérables.

En outre, cette proposition laisse des questions sans réponses. Elle aborde les isotopes Cs-134 et Cs-137, mais ne dit rien sur le strontium-90 (Sr -90), qui est un angle mort dans le système de surveillance au Japon. Le manque de surveillance de Sr-90 est très préoccupant, d’autant plus que cet isotope pourrait également être présent dans les 770 000 tonnes d’eau de refroidissement qui peuvent être déchargées dans la région de Fukushima et contaminer ainsi les fruits de mer.

Enfin, notre objection avait pointé le manque de transparence. La proposition de la Commission se base sur des données fournies par les autorités japonaises sans analyse globale, sans données brutes précises indiquant les becquerels par kilo, ni des précisions sur la méthodologie utilisée.

Outre l’opacité, nous sommes dans le déni démocratique. Le Conseil piétine l’objection des représentants des peuples européens. Il ne semble aussi pas tenir compte des actualités et des potentielles évolutions qui peuvent avoir un impact sur l’alimentation. On peut penser à la déclaration de Tepco de l’impact nul de la libération d’eau tritiée dans l’océan, ou aux négociations commerciales UE-Japon qui pourraient augmenter l’importation de riz. »

http://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/sushis-atomiques-le-conseil-bafoue-la-position-du-parlement-europeen/

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S.R (UPR 87)

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samedi 6 janvier 2018

« Les élèves ne savent pas ce que sont les mathématiques »

Avec douze médailles Fields – l’équivalent du prix Nobel en mathématiques –, la France se classe au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis. Depuis peu, elle se distinguait aussi dans les concours internationaux de mathématiques réservés aux lycéens. Mardi 29 novembre, l’étude « Trends in Mathematics and Science Study » (Timss) venait jeter un froid sur ces beaux succès.

ACT MATHS

Une partie de l’enquête s’intéresse aux performances en mathématiques des élèves de terminale S. Et le constat est sans appel : la France est le pays qui accuse la plus forte baisse (de 106 points), passant d’un score de 569 en 1995 à un score de 463 en 2015. Pis, des trois niveaux scolaires – « avancé », « élevé » et « intermédiaire » – que l’étude distingue, les élèves français ne sont, en 2015, que 1 % à atteindre le niveau « avancé » en mathématiques, et 11 % le seuil « élevé ». Il y a vingt ans, ils étaient respectivement 15 % et 64 %.

Des professeurs peu surpris

« Le programme de mathématiques en terminale S ne prépare plus à l’arrivée dans l’enseignement supérieur. Nous sommes souvent atterrés du niveau des étudiants en première année de licence scientifique. Ils ne savent pas ce que sont les mathématiques, ils ont juste appris des recettes de cuisine pour passer le bac », déplore Aviva Szpirglas, professeur de mathématiques à l’université de Poitiers. Interrogée avant la parution de l’étude Timss 2015, mais informée de la baisse très nette du niveau des élèves depuis 1995.

Martin Andler n’est pas plus étonné. Professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, président d’Animath, une association qui promeut les mathématiques chez les jeunes, il affirme même que « tous les mathématiciens savent que le niveau a diminué, ils en ont la confirmation avec cette étude très sérieuse ». Selon lui, la France a certes ses « meilleurs élèves, ceux qui participent aux compétitions internationales, mais ils sont la pointe extrême de l’iceberg. Mais nos bons élèves, eux, sont très loin d’être au niveau des bons Anglais ou Américains ». « Ils sont incapables de raisonner, appuie Denis Monasse, qui accompagne des jeunes de terminale qui se destinent à une classe préparatoire scientifique, après avoir enseigné les mathématiques, tant en terminale qu’en prépa, au lycée Louis-Le-Grand à Paris. Ils ne savent plus ce qu’est une démonstration mathématique. On leur apprend à aligner des calculs stéréotypés. »

De l’avis de ces trois professeurs de mathématiques, l’étude Timss enfonce une porte ouverte. Preuve par l’absurde : « Les professeurs des lycées élitistes essaient de maintenir un enseignement parallèle en se raccrochant aux anciens programmes de maths, explique Denis Monasse. A Louis-Le-Grand, par exemple, de septembre à avril, nous préparions les élèves aux études supérieures, puis on les préparait au bac. » Ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier d’un tel soutien le paient cher et l’écart se creuse entre les élèves de « lycée normaux » et ceux des « grands lycées », aggravant l’impact du déterminisme social sur les performances scolaires.

Le ministère de l’éducation nationale impute cette baisse du niveau aux programmes scolaires français : ils ne seraient pas « en phase » avec ce qui est demandé dans une évaluation telle que Timss. Il rappelle également que la terminale S attire aujourd’hui des élèves ayant moins « d’appétence » pour les mathématiques qu’il y a vingt ans. Les professeurs interrogés font eux directement le lien avec les réformes du lycée menées depuis vingt ans. D’abord celle des spécialités quand, en 1995, les filières C et D ont été fondues dans une filière S (scientifique) regroupant des élèves de niveaux plus disparates en mathématiques.

Autre explication avancée par ces professeurs, l’obsession des gouvernements, de droite comme de gauche, de fabriquer des « honnêtes hommes », à l’image des savants de la Renaissance dotés d’une large culture générale. « Dans un contexte d’enseignement massifié, cela condamne les lycéens à être superficiels dans tous les domaines », estime Martin Andler. « On a choisi de former des citoyens plutôt que des scientifiques. Voici le résultat », tranche Denis Monasse.

http://www.lemonde.fr/bac-lycee/article/2016/11/29/les-eleves-de-terminale-s-ne-savent-plus-ce-qu-est-une-demonstration-mathematique_5040022_4401499.html#ZIHVURdOd6pvGk9B.99

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A mon avis, il n'y a eu aucune obsession ces dernières années des gouvernements à former des "honnêtes hommes" dotés d'une large culture générale, contrairement à ce que prétend Martin Andler, bien au contraire. La superficialité vient davantage (entre autres) du fait qu'on a remplacé la culture générale par un "catéchisme citoyen" insipide avec une multitude d'activités inutiles, tout en dévalorisant les enseignements disciplinaires...   P.G.

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lundi 1 janvier 2018

Haute- garonne: un recul de la protection de la nature

Déjà 929 petits cours d'eau rayés des cartes

ACT COURS D EAU

Dans le nord de la Haute-Garonne 929 petits ruisseaux viennent d'être déclassés et ne sont plus considérés que comme de vagues fossés ou de très éphémères ravines exclus du réseau hydrographique départemental. Ce grand ménage est le résultat de la cartographie de tous les cours d'eau de France lancée en 2015 par Ségolène Royal alors ministre de l'environnement sous la pression de la FNSEA et des JA (Jeunes agriculteurs). Depuis, dans chaque département, les deux principaux syndicats d'agriculteurs sont les éléments moteurs des comités de pilotages mis en place par les préfets pour cartographier une bonne fois pour toutes ce qui mérite d‘être appelé cours d‘eau, et ce qui n'est considéré que comme un simple écoulement. Forts de leurs pratiques du terrain les agriculteurs proposent aux services de l'état de déclasser des petits ruisseaux ou de simple écoulement qui étaient jusqu'ici répertoriés sur les cartes comme des cours d'eau. En Haute-Garonne la FNSEA se félicite d'avoir obtenu gain de cause sur la moitié des cours d'eau proposés par ses adhérents. L'enjeu est lourd de conséquence. «Car une fois qu'un cours d'eau est déclassé les agriculteurs ne sont plus tenus de maintenir une bande enherbée sur ses berges ; ni de respecter les zones de non-traitement à cinq mètres de chaque côté du cours», explique Christian Mazars, président de la FDSEA31.

Pour réaliser ce travail la Haute-Garonne a été découpée en sept zones. Les quatre premières qui correspondent au nord de Toulouse ainsi qu'au Saves et au Lauragais viennent de perdre près d'un millier de cours d'eau ou de tronçons de cours d'eau dont la dimension oscille entre cent mètres et cinq kilomètres. Reste maintenant à recartographier le nord du Comminges et le Muretin. Trop complexe en raison de son régime soumis à la fonte des neiges, le réseau hydrographique du piémont pyrénéen échappe pour le moment à cette remise à jour.

Pour mériter d'être considéré comme un cours d'eau, un écoulement doit répondre à trois critères cumulatifs définis par le code de l'environnement : il doit avoir un débit suffisant pendant la majeure partie de l'année, et posséder un lit ainsi qu'une source clairement identifiable. Si un de ces trois éléments manque à l'appel, l'écoulement échappe à la qualification et aux mesures de protection qui l'accompagnent. Conscient du caractère très polémique de cette nouvelle cartographie du paysage, Bernard Pommet, directeur adjoint de la direction départementale des territoires (DDT) s'efforce d'en minimiser la portée en la réduisant à un processus administratif qui ne modifie rien la réalité physique du département, mais se limite à préciser le statut définitif des cours d'eau et des écoulements. Sans toutefois évoquer la perte de la protection dont ils bénéficiaient avant d'être recartographiés.

Un comité «piloté» par la FNSEA

Pour mettre en œuvre la cartographie des cours d'eau la direction départementale des territoires (DDT) a constitué un comité de pilotage qui intègre la profession agricole essentiellement représentée par la FNSEA et les jeunes agriculteurs (JA) ainsi que de membres du réseau France Nature Environnement, des syndicats de rivière, de la fédération de pêche et de représentants de l'association France biodiversité et de l'association des maires de France. Les travaux de cartographie se réalisent en trois temps. La DDT fournit d'abord une première carte ou figurent tous les cours d'eaux recensés à l'exception des simples fossés. C'est alors qu'interviennent en priorité les syndicats agricoles qui proposent une liste de cours d'eaux à déclasser. Sur cette base la DDE propose une nouvelle carte prenant en compte une partie des préconisations des agriculteurs. Les cas qui demeurent encore litigieux sont enfin confiés à une commission ad oc composée de membres du comité de pilotage. Bernard Pommet directeur adjoint de la DDT 31 confirme que la FNSEA et Jeunes Agriculteurs «ont fortement mobilisé leurs troupes». Il affirme également que «quasiment chaque cours d'eau déclassé a donné lieu à une visite sur le terrain d'un agent de la DDT.»

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/27/2711963-deja-929-petits-cours-d-eau-rayes-des-cartes.html

La cartographie des cours d'eau engagée depuis 2016 dans chaque département sous l'égide des directions départementales de territoires (DDT) est loin d'être un long fleuve tranquille. Dans le Gers et en Ariège les Amis de la Terre et le Chabot, deux associations de protection de l'environnement ont refusé de siéger au sein des commissions de cartographie. En Haute-Garonne l'association Nature Midi-Pyrénées membre du réseau France Nature Environnement (FNE) a choisi de participer aux travaux de cette commission. Ses membres se félicitent du dialogue qui s'est instauré entre toutes les parties engagées et de la volonté des services de l'État de prendre comme base de travail «tous les cours d'eau identifiables sur les cartes. Ce qui n'a pas été le cas dans d'autres départements.» Mais pour France Nature Environnement le classement des cours d'eau doit rester un document indicatif sans impact sur la protection de l'environnement ce qui est loin d'être le cas. Car l'imposition des trois critères cumulatifs d'une durée minimale d'écoulement de l'eau, et de la présence d'un lit et d'une source, impose d'exclure un certain nombre de cours d'eau dont la configuration ne correspond pas exactement à cette définition de mesures de protection dont ils bénéficiaient jusqu'ici en matière de respect des berges et d'épandages de pesticides.

Pour les défenseurs de l'environnement ce déclassement d'une partie des cours d'eau est incompatible avec les principes de la bonne conduite agricole et environnementale (BCAE) tels qu'ils ont été adoptés en avril 2015. Car cette redéfinition des cours d'eaux est moins disante que les dispositions de la BCAE alors même que la loi sur la biodiversité de 2016 interdit toute régression en matière de protection de l'environnement.

Au département de géographie de l'université Jean- Jaurès, Jean Marc Antoine regrette enfin le caractère définitif de ce recensement des cours d'eau élaboré selon des critères environnementaux, mais qui ne seront pas opérants lorsqu'il faudra trancher sur le statut d'un cours d'eau dans un dossier d'urbanisme. Car même s'il se révèle inadapté, un tel recensement très lourd à mettre en œuvre ne sera pas réengagé de sitôt.

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/27/2711959-un-recul-de-la-protection-de-la-nature.html

 

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samedi 30 décembre 2017

Sebastian Kurz contre Soros : décryptage d’une fausse rumeur

Depuis les dernières élections législatives en Autriche qui ont vu la victoire du parti chrétien-démocrate (ÖVP) et de son jeune leader Sebastian Kurz, de nombreux sites ont repris en boucle l’information suivante : « Sebastian Kurz a informé le milliardaire mondialiste George Soros que sa fondation Open Society avait 28 jours pour cesser son activité en Autriche. » Annonce ainsi commentée par le site d’information catholique Médias-Presse-Info (proche de Civitas) : « Après la Hongrie, l’Autriche prend le chemin du grand nettoyage. »

TL SOROS KURZ FAKE NEWS

Propagation de la fausse rumeur

Une information reprise de manière convergente par le site laïc Résistance Républicaine, qui utilise quant à lui le conditionnel tout en citant des déclarations supposées du prochain chancelier autrichien. L’annonce de cette confrontation sera ensuite reprise en cascade sur de nombreux sites francophones et étrangers : depuis le fantasque MetaTv (article supprimé depuis, encore accessible via le cache de Google) jusqu’au très sérieux quotidien italien Il Giornale ainsi que par une foule de sites anglophones. Des vidéos étant réalisées par certains, dont quelques-unes ont déjà recueilli un nombre significatif de vues.

Cette information sur Kurz et Soros est en fait complètement fausse. En remontant vers l’origine de ces allégations, on tombe sur un article unique qui cite de prétendues déclarations de Sebastian Kurz ; déclarations dont on ne trouve aucune source dans l’article en question ni nul part ailleurs sur le web. Parmi les déclarations relatées on peut citer :

« La situation est devenue critique (…) Soros jette tous ses moyens dans sa poussée pour un contrôle global. La désinformation et la manipulation des médias ont déjà augmenté de façon exponentielle du jour au lendemain. Nous n’avons pas de place pour la complaisance. » (resistancerepublicaine.eu)

Ou encore :

« Le spectre de George Soros est le plus grand défi auquel l’humanité sera confrontée en 2017. Il est comme un grand calamar vampire enroulé autour du visage de l’humanité, enfonçant sans relâche son entonnoir dans tout ce qui sent l’argent ; utilisant cet argent pour corrompre les politiciens, les journalistes et le secteur public, et tenter de créer le monde à son image » (money.it)

La seule lecture de ces déclarations révèle immédiatement le côté irréaliste et grotesque de celles-ci, surtout prononcées par un ministre des affaires étrangères prochainement chancelier d’Autriche ! L’article poursuivant dans la même veine :

« Kurz, est un “truther” autoproclamé qui se dit avoir été éveillé (NDA : en anglais” red-pilled” en référence au film Matrix) par le film” Loose Change” sur les attentats du 11 septembre. Kurz affirme avoir pleinement compris l’agenda de Soros et déclare : “en aucune façon mon pays ne sera sa cinquième victime”. (money.it)

L’auteur de l’article – qui s’est visiblement bien amusé – prêtant enfin au futur chancelier une dernière citation bravache :

« Le peuple autrichien a rejeté le Nouvel Ordre Mondial, et c’est mon devoir et mon privilège de maintenir sa volonté. » (money.it)

Nous sommes ici confrontés à l’exemple type d’une fausse information relayée en cascade et non vérifiée aux multiples étapes de sa diffusion.

Kurz lié à Soros ?

Le plus étonnant dans cette histoire étant que Sebastian Kurz fait partie, ou bien a fait partie, de l’ECFR, un think tank influent lié à George Soros et à l’Open Society Foundations.

Citons ici un dossier publié sur le site geopolitica.ru intitulé : « quels liens unissent Sebastian Kurz et les réseaux Soros ? » Un article qui met en lumière le rôle des réseaux Soros au sein de l’ECFR :

« Le futur plus jeune chef d’État du monde appartient en fait à l’ECFR : European Council on Foreign Relations. Un think-tank européiste de haut niveau, fondé sous l’impulsion de George Soros lui-même et financé en grande partie par l’Open Society Foundation. Une information confirmée par la simple lecture du portail internet de l’ECFR où l’on retrouve son nom parmi la liste des membres autrichiens :
 http://www.ecfr.eu/council#austria – Sebastian Kurz – Federal Minister for Europe, Integration and Foreign Affairs ».

Un article de Jean Quatremer paru sur son blogue en octobre 2007, intitulé « Soros milite pour une politique étrangère européenne » expliquait ainsi les origines de l’ECFR :

« Le richissime financier américain d’origine hongroise, George Soros, estime nécessaire que l’Union européenne devienne un acteur de poids sur la scène mondiale (…) Il parraine donc le lancement, aujourd’hui, d’un “think tank” paneuropéen qui est aussi un lobby dont le but est de contribuer à créer une politique étrangère véritablement commune : le” European Council on Foreign Relations” (ECFR) »

Toujours sur geopolitica.ru :

« Parmi les membres de l’EFCR on retrouve aussi Wolfgang Schüssel, ancien chancelier fédéral d’Autriche, qui lui aussi avait réalisé en 1999 une entente gouvernementale entre libéraux conservateurs et populistes. Populistes dirigés à l’époque par le célèbre Jörg Haider. Une alliance qui avait fait grand bruit et avait entraîné une campagne médiatique massive contre l’Autriche. »

Le dossier de geopolitica.ru expliquant par ailleurs avec nuance :

« Mais il ne s’agit pas de tomber dans l’excès inverse et d’imaginer Sebastian Kurz comme un simple pion de George Soros, ceci dans une vision complotiste de la politique. En tant que ministre d’un gouvernement européen, il est assez logique que Sebastian Kurz participe de think-tanks d’importance comme l’ECFR. Pour autant, il est aussi crucial de rappeler le rôle central que jouent les réseaux Soros au sein de l’ECFR et plus encore le rôle que joue ce think-tank dans la politique européenne actuelle, notamment en matière d’immigration massive et imposée. »

Il est en fait assez troublant de constater que la nouvelle présentant Sebastian Kurz comme un opposant virulent de George Soros ne correspond pas du tout à la nature des liens qui unissent le futur chancelier à l’un des think tanks européistes les plus puissants de l’Union Européenne et par ailleurs proche de l’Open Society de Soros, ceci n’impliquant pas – excès inverse – que Kurz soit un obligé de Soros aux moyens quasi illimités.

Afin de comprendre le processus d’intoxication qui a eu lieu autour de cette nouvelle, il est intéressant de se pencher plus avant sur la source de ces rumeurs.

En remontant le fil de diffusion de cette véritable « fake news », on arrive à une source unique. Il s’agit d’un article écrit par un certain Dmitry Baxter publié sur le site yournewswire.com. Dmitry Baxter est l’un des principaux rédacteurs de yournewswire.com. Avec une page Facebook suivie par plus de 80 000 personnes, il s’agirait en fait d’un faux compte utilisé comme avatar par Sean Adl-Tabatabai, le propriétaire et rédacteur en chef de yournewswire.com.

yournewswire.com : l’artillerie lourde des « fake news »

yournewswire.com est un site spécialisé dans les effets d’annonce et les titres complotistes racoleurs. Avec des accroches telles que : « George Soros orchestre un plan dévastateur pour tuer 100 000 Haïtiens » ou encore « Trump mobilise les troupes américaines pour contrer une attaque chinoise de style “Pearl Harbor” sur la Californie », yournewswire.com navigue en fait entre le site « clikbait », la provocation ou le second degré et la dissidence médiatique. Un mélange des genres qui le rend difficile à classer tant le vrai se mêle au faux dans la production de masse d’informations « alternatives » que cherchent à diffuser yournewswire.com, dont le titre signifie : « votre fil de nouvelles ».

Il est à l’origine de nombreuses nouvelles non sourcées, telle celle affirmant que la Reine d’Angleterre aurait menacé d’abdiquer si le Royaume-Uni votait contre le Brexit. Le bobard ayant été partagé plus de 23 000 fois sur Facebook.

yournewswire.com est souvent présenté par les médias mainstream anglophones comme un site proche de l’Alt-Right américaine. Il est aussi régulièrement pointé du doigt comme un possible outil de la guerre proxy utilisé par la Russie dans le cadre de la nouvelle guerre froide médiatique en cours. C’est la version qu’en donnent des médias libéraux (au sens américain) tels que motherjones.com, un site pour le coup réellement lié à George Soros.

Dans un article consacré à yournewswire, le Times développait à son tour cette idée plus en détails :

« Joel Harding, un ancien officier de renseignement américain et expert en propagande au Kremlin, a déclaré que YourNewsWire.com est “utilisé par les Russes comme un site proxy pour répandre la désinformation, que son propriétaire soit au courant ou non”. YourNewsWire.com est l’un des plus grands, a déclaré Harding. “Il est prolifique. Il est vraiment très bon, en ce sens qu’il produit beaucoup d’histoires à gros volume qui sont en fait reprises par beaucoup d’autres, citées et référencées”. »

Selon cette logique, yournewswire.com a aussi été mis sur liste noire par un certain nombre d’organismes de contrôle des médias, comme par exemple le service diplomatique de l’Union européenne : l’EEAS – European External Action Service – organisme chargé des affaires extérieures et des relations publiques de l’union européenne. L’EEAS considérant que yournewswire publie des : « fausses nouvelles médiatiques soutenant la politique de la Russie ».

Début 2017, Google bannissait yournewswire.com de sa plateforme publicitaire. Le site rejoignant plus de 200 autres éditeurs interdits de recevoir des revenus publicitaires par Google.

Ce qui est certain, c’est que cette « théorie du complot russe » émane de médias et d’instances dirigeantes d’Occident préoccupées par l’érosion médiatique que connait la dominance cognitive américaine avec l’émergence d’acteurs géopolitiques non-alignés sachant utiliser l’arme de l’infoguerre à leur tour. Sean Adl-Tabatabai, le fondateur et propriétaire de yournewswire.com, infirmant de son côté complètement cette version et déclarant son site complètement indépendant de la Russie.

Sean Adl-Tabatabai, un curieux « conservateur »

Issu de milieux modestes, Sean Adl-Tabatabai a d’abord travaillé comme producteur de télévision pour la BBC et MTV avant de prendre la direction du site de David Icke, un ancien présentateur sportif de la BBC célèbre pour avoir diffusé massivement la théorie du complot reptilien. David Icke est à l’origine de l’idée délirante que le monde serait en fait secrètement dirigé par des reptiles extraterrestres déguisés en humains. David Icke ne faisant que reprendre certains archétypes de la culture populaire américaine contemporaine, telles qu’on a pu les voir dans la célèbre série télévisée « V » ou dans le film visionnaire « Invasion Los-Angeles » de John Carpenter. John Carpenter qui utilisait alors le complot extra-terrestre comme une métaphore de l’élite mondialiste et non de manière littérale. Arriviste et malin, David Icke reprendra à son compte de nombreux autres topos de la science-fiction comme Matrix mais aussi des conceptions de type new age ou issues de l’occultisme de bas-étage, produisant ainsi toute une littérature anxiogène pour les esprits en perte de repères face à l’avènement de la société liquide globalisée.

Le fondateur de yournewswire.com semble donc directement issu de cette complosphère-spectacle. Mais pas seulement, Sean Adl-Tabatabai s’est d’abord fait connaître comme l’un des premiers homosexuels à se marier au Royaume-Uni, posant complaisamment avec son compagnon. La propre mère de Sean Adl-Tabatabai, « experte en médecine holistique », participe aussi de l’aventure, étant l’une des principales rédactrices avec des milliers d’articles à son nom.

Un profil qui ne correspond pas vraiment à celui de l’activiste de l’Alt-Right tel que l’on se le représente habituellement ni même de celui de l’animateur vedette d’un nouveau konservintern anti-globaliste.

Tout indique dans l’origine et l’historique de Sean Adl-Tabatabai un possible montage médiatique visant à intoxiquer internet, mais dans quel but ? S’agit-il réellement d’un outil utilisé par la Russie ? Quel intérêt peut bien avoir la Russie à diffuser ainsi un tel brouillage médiatique alors qu’elle démolit plus surement la domination cognitive américaine par des outils plus conventionnels tels que Russia Today ou Sputnik et surtout par la foule de sites et de blogs pro-russes tels le Saker : outils d’un soft-power proliférant et asymétrique bien plus efficace dans la guerre mondiale de l’information contemporaine.

On pourrait dès lors imaginer le scénario inverse : yournewswire.com pourrait être issue d’officines chargées de diffuser un discours absurde et de mêler le vrai au faux afin de discréditer la réinformation sérieuse et sourcée. À l’image de l’ancien patron de Sean Adl-Tabatabai : David Icke. Icke qui discréditera pendant des années l’anti-globalisme conséquent de chercheurs reconnus par ses conceptions délirantes sur un complot d’hommes reptiles extra-terrestres. Les médias dominants pouvant alors recourir facilement à l’amalgame entre un discours quasi psychiatrique avec un véritable travail d’enquête sur des thématiques controversées.

Ou bien Sean Adl-Tabatabai et ses proches sont-ils simplement de malins arrivistes qui ont compris certaines tendances du moment et qui savent les exploiter pour de pures raisons financières en surfant sur la confusion généralisée des esprits ?

Toujours est-il que le plus problématique reste la reprise trop rapide de cette « fake news » sans aucun contrôle de la part des médias qui ont relayé cette rumeur. À l’heure du bombardement ininterrompu d’informations quotidiennes et de brèves via les réseaux sociaux, on ne saurait trop mettre en garde les acteurs professionnels ou bénévoles des médias – les officiels comme ceux de la réinfosphère – de toujours garder présent à l’esprit le critère premier de toute recherche d’information : la vérification des sources. Dans tous les domaines : historique, médiatique, médical ou autre, plus que jamais, le critère axial de la recherche d’information reste la vérification et la multiplicité des sources. Dans le tourbillon contemporain d’informations, ce critère est le seul gage d’une information/réinformation sérieuse et professionnelle.

Entre les médias de masse subventionnés et la complosphère délirante, il existe une troisième voie : celle de l’enquête sérieuse et sourcée. C’est celle de l’Observatoire du Journalisme.

« In medio stat virtus » disaient les anciens romains…

https://www.ojim.fr/kurz-soros-fake-news/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=3f12af8472-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-3f12af8472-71509009

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mercredi 27 décembre 2017

Israël, pas un «vrai pays» ? Le Crif furieux, le magazine Youpi retiré de la vente

Dans un de ses numéros, le magazine didactique pour enfants Youpi j'ai compris !, n'inclut pas l'Etat hébreu (ni la Corée du nord) dans la liste des «vrais pays». Il n'en fallait pas plus pour que le Crif réagisse, dénonçant un «mensonge grave».

ACT YOUPI ISRAEL

Le 24 décembre, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a tweeté sa réaction à ce qu'elle a perçu comme un outrage : le rédacteur en chef de la publication pour enfants Youpi j'ai compris ! a rédigé une fiche sur tous les pays du monde accompagnée d'une carte.

En revanche, la notice concernant l'Etat d'Israël a suscité l'ire de l'institution juive en semblant induire qu'il ne faisait pas partie des «vrais pays». «On appelle ces 197 pays des Etats, comme la France, l'Allemagne ou l'Algérie. Il en existe quelques uns de plus, mais tous les autres pays du monde ne sont pas d'accord pour dire que ce sont de vrais pays (par exemple l'Etat d'Israël ou la Corée du Nord)», expliquait la notule signée de Bertrand Fichou.

Dans un tweet indigné, le Crif a affirmé : «L’existence d’Israël est une vérité internationalement reconnue. Dire le contraire revient à rejoindre le camp de ceux qui considèrent qu’Israël ne doit pas exister.»

Avant d'ajouter : «Je vous demande donc instamment

- de retirer immédiatement de la vente le numéro

- de publier un rectificatif»

Le président du Crif, Francis Kalifat a écrit au président du groupe Bayard presse et au rédacteur en chef de Youpi j'ai compris ! pour dénoncer «un mensonge grave au regard de l'histoire.»

Le magazine polémique sera finalement retiré de la vente.

«On reconnaît une erreur, une maladresse, nous ne voulions évidemment en aucun cas contester l'existence de l'Etat d'Israël», a déclaré à l'AFP Pascal Ruffenach, président du groupe Bayard, qui édite le magazine Youpi. «Nous faisons acte de bonne volonté, c'est important de contribuer à l'esprit de pacification et d'apaisement», a-t-il ajouté.

Le magazine pour enfants de cinq à huit ans Youpi est publié par Bayard presse depuis 1988 et a connu différentes appellations. En 1991, il s'appelait Youpi découvertes, en 1997, Youpi le petit curieux et depuis 2012, Youpi j'ai compris ! Ses pages, à caractère informatif, comprennent un reportage animalier, des jeux et des notices de bricolage.

Si Israël est reconnu par l'ONU, une vingtaine de pays, en majorité musulmans, n'ont jamais reconnu la création de l'Etat hébreu en 1948. C'est le cas de l'Algérie, de la Syrie, de l'Arabie saoudite ou encore de la Corée du Nord.

https://francais.rt.com/international/46806-israel-pas-dans-liste-vrais-pays-crif-exige-correctif-editions-bayard

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