mercredi 11 juillet 2018

Crise au Royaume-Uni : après ​le ministre du Brexit David Davis, Boris Johnson démissionne

Après le ministre du Brexit David Davis la veille, c'était autour de Boris Johnson de démissionner ce lundi 9 juillet.

ACT DAVIS DEMISSION

Un double camouflet de taille pour la Première ministre Theresa May, deux jours après l'adoption par son gouvernement d'un plan pour un "Brexit doux" qui doit encore être confirmé par le Parlement britannique.

Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a annoncé sa démission dans l'après-midi de ce lundi 9 juillet. Flamboyante figure du camp du "Leave" , l'ancien maire de Londres avait rejoint le gouvernement de Theresa May après le référendum de 2016 ayant entériné le Brexit. Ce week-end, il avait comparé le fait de défendre le plan de "Brexit doux" proposé par Theresa May à "cirer une merde". Son départ fait suite à celui du "ministre du Brexit" David Davis, parti du gouvernement dans la soirée de dimanche.

Theresa May pensait peut-être arriver enfin au bout de ses peines quand elle a annoncé, vendredi, qu'elle était parvenue à rassembler son gouvernement derrière un "Brexit doux", qui assurerait le maintien d'une relation commerciale étroite avec l'Union européenne. Deux jours plus tard, la démission ce dimanche 8 juillet de son ministre chargé de mener la négociation à Bruxelles compromet fortement les plans de la Première ministre et replonge le Royaume-Uni dans la crise.

Le jeu de chaises musicales a commencé : le démissionnaire a été remplacé ce lundi par le conservateur Dominic Raab, jusqu'ici secrétaire d'Etat au Logement, a annoncé le 10 Downing Street. Cet eurosceptique, ancien membre de la campagne pro-Brexit, fait partie de la jeune génération montante du parti de Theresa May.

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David Davis, était le "Monsieur Brexit" du gouvernement depuis le référendum de juin 2016. Dans sa lettre de démission, il dénonce la voie de négociation imposée par Theresa May. Selon lui, les "règles communes" avec l'UE, adoptées par le gouvernement réuni en séminaire vendredi, "laissent le contrôle de larges parts de (leur) économie à l'Union européenne". Il déplore que ce "Brexit doux" ne permette pas de respecter la volonté de rupture avec Bruxelles que les Britanniques ont exprimée à travers leur vote et qu'il encourage l'UE à faire "de nouvelles demandes en vue de concessions" de la part du Royaume-Uni. Dans cette configuration, le contrôle du parlement britannique, qui ne s'est pas encore prononcé sur le plan proposé par le gouvernement May, est selon lui "illusoire". "Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier" avec l'UE, assure-t-il. Or, explique-t-il : "L'intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, pas seulement un conscrit réticent".

Risque de démissions en série

Cette démission a été suivie par celle d'un de ses adjoints en charge de la sortie du pays de l'Union européenne, Steve Baker, mais surtout par celui ce lundi d'un autre mastodonte du gouvernement, Boris Johnson, également adepte d'une ligne dure sur le Brexit. Dans les jours à venir, Theresa May va donc non seulement devoir nommer des remplaçants, mais aussi convaincre ces nouveaux venus d'adhérer à son plan.

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La situation est d'autant plus à risque pour la Première ministre que David Davis, maintenant hors du gouvernement, pourrait fédérer derrière lui une large partie des eurosceptiques du pays. Même s'il a assuré refuser cette position de leadership, beaucoup le voient devenir le fer de lance de plusieurs élus conservateurs critiquant le "Brexit doux". "Bravo", a ainsi salué Nigel Farage, ancien patron du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP). "Pour que le Brexit réussisse, nous devons nous débarrasser de cette horrible et duplice Première ministre".

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De nombreux députés Tories ont également annoncé ces derniers jours qu'ils retiraient leur soutien à Theresa May, souhaitant la remplacer par un défenseur d'une sortie beaucoup plus dure de l'Union européenne. Interrogées dans les médias ce lundi sur la crise politique provoquée par le départ de David Davis, plusieurs figures du mouvement conservateur britannique ont ainsi émis le souhait de la voir remplacée. Mais David Davis lui-même, questionné par la BBC, a estimé qu'elle devait rester en poste : "Je l'apprécie, a-t-il expliqué. C'est une bonne Première ministre". La locataire de Downing Street pourrait pourtant devoir gérer une motion de défiance dans les jours à venir.

https://www.marianne.net/monde/crise-au-royaume-uni-apres-le-ministre-du-brexit-david-davis-boris-johnson-demissionne?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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En matière d'UE, la trahison n'est jamais loin dans les milieux politiques, comme les Français l'ont appris à leurs dépens en 2008 (mise en oeuvre du Traité de Lisbonne), et les "faux nez" de l'opposition aux traités européens ne manquent pas, ceux qui font semblant d'être contre tout en oeuvrant pour le contraire.  A titre d'énième illustration, voir cette vidéo qui vient de sortir:

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Melenchon refuse clairement de sortir de l UE et de l euro dans son plan B

https://www.youtube.com/watch?v=_TgOqrW7c8w

Mélanchon récidive en réaffirmant que le "plan B" n'est en aucun cas une sortie possible de l'Union européenne!

P.G.

Posté par UPR Creuse à 07:02 - - Permalien [#]
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mercredi 4 juillet 2018

Après Parcoursup, le projet de réforme de la licence fait craindre une université à deux vitesses

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La mise en oeuvre du programme de l'ERT (European Round table)* en matière d'éducation se poursuit et s'accélère inéluctablement. L'article de Marianne ci- dessous fait la part belle aux critiques de certains syndicats "de gauche" qui se gardent bien d'expliquer les causes des conséquences qu'ils déplorent à juste titre, c'est pourquoi j'ai complété l'article par d'autes explications.   P.G.

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Après les modalités d'entrée à l'université, le gouvernement s'attaque à la licence. Selon un projet d'arrêté, chaque établissement va pouvoir personnaliser le contenu, la durée du cursus et les règles d'évaluation à appliquer aux étudiants. Certains syndicats craignent de voir s'installer une concurrence entre établissements.

Le chantier de l'enseignement supérieur se poursuit. Après la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants (ORE), réformant les modalités d'entrée à l'université avec notamment la mise en place de la plateforme Parcoursup, c'est au tour de la licence d'être bousculée. Ce diplôme universitaire, jusqu'ici délivré en trois ans, pourrait bientôt prendre la forme… que voudra bien lui donner chaque établissement.

Un projet d'arrêté du gouvernement, que Marianne a pu consulter et qui sera examiné par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) le 9 juillet, prévoit en effet de laisser aux universités plus de liberté pour déterminer le contenu et la durée des licences qu'elles proposeront aux étudiants. Selon les plans du gouvernement, cette réforme doit être mise en œuvre "au plus tard le 1er septembre 2019". Pour plusieurs syndicats, celle instaure "une autonomie à outrance" qui pourrait créer un "enseignement supérieur à deux vitesses".

Des licences en deux, trois ou quatre ans

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Dans ce projet d'arrêté "relatif au diplôme national de licence", le gouvernement prétend garantir "la valeur nationale des diplômes" en proposant la mise en place d'un "contrat de réussite pédagogique" qui doit permettre une "personnalisation" des parcours "en tenant compte de la diversité et des spécificités des publics étudiants accueillis". Concrètement, il laisse énormément de latitude aux universités. Celles-ci pourront ainsi proposer des parcours "différenciés" en deux, trois ou quatre ans, selon le profil de ses étudiants. Et les "blocs de connaissances et de compétences" seront définis par les différents départements de chaque établissement.

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Si le nombre obligatoire d'heures "d'enseignement et d'encadrement pédagogique" ne change pas sur le papier (1.500 heures sur toute la formation, selon les normes européennes), elles ne devront plus uniquement comprendre des séances "face à un enseignant", comme c'est le cas aujourd'hui. Désormais, les universités pourront aussi proposer dans ce cadre des "enseignements à distance mobilisant les outils numériques". Faisant craindre à certains syndicats une baisse du nombre de professeurs à moyen terme, ainsi que la création de licences aux heures de classe limitées dans les universités à faibles moyens.

Enfin, les "modalités de l'évaluation" seront également fixées par les établissements. Fini, l'incontournable loi des partiels, les universités seront libres de proposer à leurs étudiants différentes possibilités d'obtenir leur licence : système de contrôle continu, examens, rendu de travaux, de projets… Les choix des universités devront néanmoins être validés par les commissions de la formation et de la vie universitaire (CFVU).

Seule nouvelle règle qui devrait s'appliquer à tous : en cas d'échec, il ne faudra plus compter sur le principe national de compensation des notes (qui permettait de rattraper un 9/20 dans une matière par un 11/20 dans une autre, par exemple). Il faudra désormais par une "seconde chance" pour valider une unité d'enseignement. En clair, un examen de rattrapage.

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Du côté des organisations représentatives, deux camps s'opposent. Il y a d'un côté les satisfaits : la Fage, premier syndicat étudiant, ou la CPU (Conférence des présidents d'université), qui n'y voient qu'une suite logique à l'autonomie des universités mise en place en 2007. Parmi les mécontents, on trouve la Snesup-FSU, un des principaux syndicats d'enseignants du supérieur, ou l'Unef, deuxième syndicat étudiant. Pour ces derniers, l'arrêté marque une "déréglementation totale des cadrages nationaux des diplômes". "On se dirige de plus en plus vers des diplômes d'établissements qui n'auront plus grand chose à voir les uns avec les autres. Avec des maquettes, un encadrement et un nombre d'heure différents… L'université va-t-elle encore servir ses missions de service public ?", s'interroge auprès de Marianne Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU.

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Lilâ Le Bas, présidente de l'Unef, craint que l'université devienne une entreprise comme une autre, qui façonnera et vendra ses diplômes comme des produits. "Cette réforme va créer une concurrence entre les universités, entre les diplômes. Une licence de droit à tel endroit n'aura pas la même valeur qu'une autre selon l'université qui la proposera. Ça ne sera pas les mêmes enseignements, ni la même façon d'obtenir son diplôme", analyse-t-elle pour Marianne.

Selon ces sceptiques, l'offre sera si variée entre les différentes facultés de France que les lycéens pourraient encore plus s'y perdre au moment de faire leur choix d'orientation. Et les premières victimes du système seraient à nouveau ceux issus des milieux populaires. "A vouloir tout faire à la carte, ça ne peut que profiter aux initiés, observe Hervé Christofol. Il y aura ceux qui sauront quelle licence intégrer pour ne pas se barrer la route vers tel master, et les autres qui hériteront d'une place dans une autre licence, qui aura certes le même nom mais qui proposera un enseignement déficient…".

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"C'est la même logique qui a mené le gouvernement à mettre en place Parcoursup, reprend la présidente de l'Unef. Pour promouvoir la plateforme, ils ont mis en avant une volonté de mieux orienter, de faire réussir… pour au bout du compte sélectionner ceux qui ont le droit de faire des études. Là, on supprime tout cadrage, toute lisibilité de l'offre de formation, pour permettre aux étudiants qui auront les moyens de la décrypter d'intégrer les 'bonnes' licences", déplore-t-elle.

Une "vision élitiste" que certains, dont le Sgen-CFDT, ont d'ailleurs cru voir assumée au grand jour par le gouvernement, dans l'article 22 de son arrêté. Celui-ci indique que tous "les établissements publics" seront "habilités à délivrer les diplômes nationaux de licence". Ce que le syndicat a lu comme une annonce… "Il s'agit d'une incompréhension, nous assure le ministère de l'Enseignement supérieur. Le texte sera amendé, une école ne délivrera pas de diplôme de licence". Maladresse ou acte manqué ?

https://www.marianne.net/societe/apres-parcoursup-le-projet-de-reforme-de-la-licence-va-t-il-creer-une-universite-deux?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==


 

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*La Table ronde des Industriels européens (European Round Table, ERT) est un groupe de lobbying créé en 1983 par Pehr G. Gyllenhammar (président de Volvo), Wisse Dekker (président de Philips) et Umberto Agnelli (président de Fiat)1. L'ERT, qui rassemble les 49 plus grandes entreprises européennes, situées dans 18 pays de l'UE, est le principal commanditaire et auteur du traité constitutif de l'Union européenne.

L'ERT s'est donné pour objectif de « stimuler la compétitivité mondiale de l'industrie européenne », notamment en prônant la baisse du salaire minimum, la réduction des dépenses de sécurité sociale et la privatisation de services publics.

Pour réaliser sa mission l'ERT mène un intense lobbying auprès des institutions européennes (Commission européenne, Conseil des ministres, Parlement européen, ...). Dès la création de l'ERT, le vicomte belge Etienne Davignon - alors Commissaire européen à l'Industrie et au Marché Unique - se proposa pour les y aider.

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L'ERT est inscrite depuis 2012 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2014 pour cette activité trois collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 800 000 et 900 000 euros.

L’ERT a nettement influé sur le texte de l’Acte unique européen de 1986 et sur le texte du Traité de Maastricht de 19924, traité fondateur de l'Union européenne. Ces faits illustrent de façon flagrante que, par rapport à la masse des citoyens, les lobbies industriels (dont les moyens financiers sont incomparablement plus élevés que ceux des ONG supposées représenter les citoyens) bénéficient d'une relation privilégiée auprès des pouvoirs législatif et exécutif de l'UE.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Table_ronde_des_industriels_europ%C3%A9ens


 

Bilderberg & Co : le lobbying de l’European Round Table à Bruxelles

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Pour rendre plus concrète l’influence de certains lobbies sur nos vies quotidiennes et notre avenir, il semble important d’examiner des cas concrets. Au niveau européen, la Commission européenne a l’initiative des lois, c’est donc auprès d’elle que la plupart actions de lobbying sont menées, sans que cela ne choque personne, bien au contraire. L’ERT est donc l’un de ces groupes de pression, encore que le terme « pression » semble inapproprié tant les liens avec la Commission sont étroits. Mais la construction européenne elle-même a été influencée par ce groupe de lobbies, dans un sens uniquement libéral, et ce, malgré les résultats économiques peu concluants de ces politiques.

L’éducation vue par l’ERT et consorts

Qui a cru que l’éducation était le problème des États, des enseignants et spécialistes de l’éducation ? Désormais ce sont les lobbies et les concentrations de lobbies telles que l’OCDE ou la Commission européenne qui s’en chargent, mais pas pour garantir un enseignement digne de ce nom et donner une culture aux élèves, non, juste pour répondre aux « besoins » des entreprises. Et comme par hasard, le principal protagoniste de cette « modernisation de l’enseignement » est un des lobbies les plus liés au Bilderberg, c’est-à-dire l’European Round Table (ERT)[1].

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Tout commence en 1989[2], quand l’ERT rédige un rapport intitulé « Éducation et compétence en Europe »[3], expliquant que « L’éducation et la formation sont considérés comme des investissements stratégiques vitaux pour la réussite future de l’entreprise ». Voilà une affirmation qui oriente dans une nouvelle direction le débat sur l’enseignement. L’objectif, donc, est l’avenir des entreprises. Plus loin dans le rapport, on déplore le fait que celles-ci n’ont pas assez d’influence sur les programmes et que les enseignants n’ont qu’une « compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires et de la notion de profit ». Ce sont donc ces mêmes entreprises qui sont le plus à même d’éclairer les élèves sur cette « notion de profit », et non des enseignants pourtant formés à inculquer aux élèves une vision relativement globale du monde.

Enfin, l’idée d’un enseignement à distance est préconisée, reprise l’année suivante par la Commission européenne qui juge un tel enseignement plus « rentable ». À partir de là, toujours en suivant les préconisations faites par l’ERT dans ses « rapports », on équipe les établissements en ordinateurs, pas pour les former à l’informatique en elle-même, mais pour familiariser les élèves avec l’interface informatique. Conséquence non négligeable de cette introduction à grand frais de l’informatique à l’école, les élèves seront aptes à utiliser les nouveautés électroniques et informatiques lancées sur le marché.

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La même ERT revient à la charge dans un nouveau rapport en 1995, affirmant que « L’éducation doit être considérée comme un service rendu [...] au monde économique. », et que « Les gouvernements nationaux devraient envisager l’éducation comme un processus s’étendant du berceau au tombeau ». Vaste programme...

L’idée de « la formation tout au long de la vie » est immédiatement reprise par la Commissaire - socialiste - Édith Cresson en 1995[4], avec en prime une sorte de carte de compétences évaluées hors du contrôle de l’État, que chaque élève/futur salarié traînerait avec lui comme jadis le livret ouvrier. Bien évidemment, cette « formation » se fait via internet grâce à des logiciels spécialement conçus par des entreprises privées... De fait, on ne parle plus de savoirs mais de « compétences », quantifiables et immédiatement fonctionnelles quand l’élève/salarié arrive sur le marché (du travail)[5]. De même, la pédagogie est une notion à oublier, perçue comme inutile puisque le système éducatif sera uniquement destiné à effectuer un tri entre les futurs cadres, et la future main-d’œuvre.

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En 1998, l’OCDE considère[6] que les enseignants ne sont pas indispensables à « la formation tout au long de la vie », des « prestataires de services éducatifs » faisant l’affaire. La même année, la Commission, dans le rapport Reiffers, considère que « le temps de l’éducation hors école est venu et que la libération du processus éducatif rendue ainsi possible aboutira à un contrôle par des offreurs d’éducation plus innovants que les structures traditionnelles ». Plus loin dans le même rapport on peut lire : « Même à l’intérieur des établissements scolaires, l’individualisation plus marquée des modes d’apprentissage - qui sont flexibles et induits par la demande - peut être considérée comme supplantant les formules trop lourdes et dominées par l’offre. Elle annonce le déclin consécutif du rôle des enseignants, dont témoigne aussi le développement de nouvelles sources d’apprentissage, notamment par le biais des TIC (Technologies de l’information et de la communication, à savoir l’informatique) et de ressources humaines autres que le corps enseignant ». Cette analyse remet en cause l’école telle qu’on l’a toujours connue, avec un instituteur ou un professeur à qui on pouvait poser des questions, et qui suivait plus ou moins le parcours des élèves. Comment étudier les langues devant un ordinateur ? Comment apprendre la réflexion philosophique avec ses subtilités, face à un écran ? Comment récupérer à temps les élèves qui décrochent ?

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Ensuite, la notion de privatisation (on dit « autonomie » ou « partenariat public-privé ») s’installe avec ses corollaires : augmentation des frais de scolarité à la charge des étudiants, et retrait étatique dans la gestion du système scolaire. Tout est possible, puisque Maastricht a permis la libéralisation complète de la « prestation de services ». Mais il semble toutefois qu’avant même la signature de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS, qui prévoit la libéralisation complète des services), l’Europe - 1er exportateur de services à l’époque - ait poussé à la libéralisation de l’enseignement auprès du GATT (la première version de l’OMC), afin que ce secteur figure dans la liste des services visés par l’AGCS[7], la Commission s’engageant même à ne prendre aucune mesure qui puisse entraver l’arrivée de fournisseurs de services privés dans l’enseignement, du primaire au supérieur, tout en cherchant aussi à préserver le secteur public[8]...

Et de toute manière, la qualité de l’enseignement donné au commun des mortels importe peu, puisque les emplois qui seront crées seront en grande partie des emplois non qualifiés. Une étude prospective américaine a calculé que 60 à 65 % des futurs emplois ne nécessiteront aucune formation préalable, et sur les 30 emplois qui auront la plus grande croissance en volume d’ici à 2011, 19 ne nécessiteront aucune qualification, et 9 seulement requiéront un diplôme universitaire[9]. En France, le nombre d’emplois non qualifiés est reparti à la hausse depuis le milieu des années 90, d’où l’idée de Sarkozy de lancer l’apprentissage dès 12 ans pour ceux qui ne suivent pas bien dans le système scolaire...

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En 1998, l’OMC produit elle aussi un rapport, sur la libéralisation de l’enseignement, considérant comme une « barrière (...) l’existence de monopoles gouvernementaux et d’établissements largement subventionnés par l’État ». On commence même à avoir des facs IBM- Microsoft notamment en Belgique, ou en France des diplômes appelés « licences professionnelles » hyper spécialisés et dont les programmes, l’enseignement et le financement sont en partie assurés par les entreprises. Créées par Allègre lorsqu’il était à l’Éducation nationale et mises en place en septembre 2000 via un « partenariat » avec les entreprises, elles sont plus de 1 600 à l’heure actuelle avec un taux de réussite à plus de 80 % la première année, taux incroyablement élevé pour des études qualifiées de « supérieures ». En 2004, à Lille, il y en avait déjà 80 différentes, à Créteil, Metz, Lyon une soixantaine, et 34 000 élèves suivaient ces formations en 2004- 2005... À la rentrée 2006, il y avait 1 438 formations menant à 48 licences professionnelles, voilà pour l’ « harmonisation européenne », donc, même si au niveau national point d’harmonisation. Il n’y est bien sûr pas question de culture ou même d’un enseignement économique digne de ce nom. Où est la cohérence de diplômes aussi spécialisés alors que le discours ambiant est focalisé sur la « flexibilité » ?

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Il y a même en Angleterre un indice boursier de l’éducation (le « UK education and training index »), qui a augmenté de 240 % entre son lancement en 1996 et 2000, ce qui est bien supérieur aux indices évaluant les marchés traditionnels, preuve de l’importance des bénéfices potentiels dans le secteur.

En 2000, au sommet de Lisbonne[10] (qui fait de la compétitivité la priorité de l’Europe), l’objectif est clairement défini : « L’objectif central des systèmes éducatifs est d’aider l’Europe à devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive ». Cette notion de compétitivité a été si bien assimilée par certains que des PDG se retrouvent présidents d’université, à l’instar du PDG de Pétrofina, Patrick de Cornélis, membre de l’ERT et accessoirement président de la réputée université catholique de Louvain, en Belgique.

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Au final, ce processus est uniquement au service des entreprises qui pourront faire du chiffre dans l’éducation et formater les futurs consommateurs. À côté de cela, les inégalités vont se creuser davantage du fait des coûts de l’enseignement. L’éducation sera chère, et inabordable dans le supérieur pour une partie de la population. Pour les autres, il restera les licences professionnelles, et des cours formatés selon l’envie des entreprises. Si en plus de cela l’État n’investit plus du tout dans le système scolaire, les plus pauvres auront le choix entre se ruiner ou faire subir un enseignement minimaliste à leurs enfants, suivi essentiellement devant un ordinateur. Pour l’université, la recherche et les investissements privés seront bien évidemment orientés vers les filières jugées « rentables » à court et moyen terme, et il y a fort à parier que les thésards en sciences sociales et humaines auront beaucoup de mal à survivre (ce qui est déjà largement le cas)...
De plus, il faut rappeler que les besoins d’une entreprise à un moment donné ne sont pas les mêmes dix ans plus tard, et les formations risquent de devenir obsolètes. C’est déjà ce qui est arrivé en France avec certains BTS, lancés et promus en grande pompe pour fournir de la main-d’œuvre à peu près qualifiée à des entreprises qui, lorsque les étudiants ont terminé leur cursus en informatique, se sont retrouvées en pleine explosion de la bulle internet, les laissant sur le carreau.

Ainsi, l’école de demain formera des consommateurs prêts à utiliser les dernières trouvailles informatiques et électroniques, de futurs salariés ultra flexibles, mais certainement pas des citoyens conscients du monde qui les entoure.

(...)


[1] L’ERT représente 47 des plus importantes multinationales européennes. A sa création en 1983 par les PDG de Fiat, Volvo et Philips il n’y avait que 17 entreprises représentées. Une partie des membres de l’ERT est membre ou a été invitée par le Bilderberg, un lobbie chapeautant notamment la Trilatérale, qui a été fondée par deux de ses membres. Dans le sillage du Bilderberg, appliquant la même doctrine, on retrouve aussi le Council on Foreign Relations, qui travaille auprès du gouvernement américain, toujours avec la même orientation qui est d’établir un libéralisme sans entraves sur la planète, et de créer des institutions supranationales dans les domaines politique, économique et militaire.

[2] Cf. Gérard de Selys, « L’école, grand marché du XXIe siècle » in Le Monde Diplomatique, juin 1998.

[3] ERT, Education et compétence en Europe, Bruxelles, 1989, p. 27.

[4] Enseigner et apprendre ; vers la société cognitive. Livre blanc sur l’Education et la formation, Commission des Communautés européennes, Bruxelles, 29 novembre 95.

[5] Ce qu’a clairement dit Edith Cresson alors Commissaire européenne, citée par Benrard Berthelot de l’association Reconstruire l’école dans l’article « A propos de l’émission ‘Le cartable de Big Brother’ » : « Nous travaillons avec 40 branches professionnelles européennes : elles ont des besoins communs et nous essayons de les aider à mettre en place des systèmes d’accréditation des compétences communes [...]. Le test d’accréditation permettra de juger le candidat à un emploi, non sur les connaissances générales jugées par un diplôme, mais sur les compétences très pointues recherchées par les entreprises ».

[6] OCDE, 1998 « Analyse des politiques d’éducation ».

[7] Finalement l’AGCS prévoit la libéralisation de tous les services « à l’exception de ceux fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental ».

[8] Cf. J. E. Charlier, S Croché « Le processus de Bologne, ses acteurs et leurs complices » in Education et société, décembre 2003.

[9] Cf. L’Ecole démocratique, n° 11, juillet- septembre 2002.

[10] Sommet de Lisbonne 2000.

(...)

https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bilderberg-co-le-lobbying-de-l-29446

samedi 23 juin 2018

Poulailler industriel de Lascaux, 1000 Veaux : L-PEA demande un rendez-vous à Madame la Préfète, nouvellement arrivée en Creuse

TRIBUNE LIBRE /LPEA

TL LPEA POULAILLER

11 juin 2018
Poulailler industriel de Lascaux, 1000 Veaux : L-PEA demande un rendez-vous à Madame la Préfète, nouvellement arrivée en Creuse

Madame la Préfète s’est positionnée, dès sa prise de fonction, en faveur du bien-être animal et des circuits courts. Nous nous félicitons d’une telle déclaration qui va dans le sens de l’opinion majoritaire des citoyens et consommateurs.

Nous souhaitons exposer nos arguments auprès de Madame la Préfète au sujet de la Ferme-Usine des 1000 Veaux et du projet de poulailler industriel de Lascaux, sur la commune de Moutier-Rozeille (23). Un courrier vient d’être envoyé par voie électronique et sera envoyé, dès demain, par voie postale, en Préfecture.

Loin de souhaiter une opposition frontale avec l’Etat, nous souhaitons ainsi qu’un dialogue puisse enfin s’instaurer.

6 juin 2018
🔊— A ECOUTER ! 

15 000 Poules à Lascaux :  Interview de la présidente de L-PEA sur Radio Vassivière

Un grand merci à cette radio locale pour son objectivité, son professionnalisme et son courage de laisser la parole à chacun, sur un pied d’égalité. Le journaliste avait pris soin de se renseigner sur le sujet. 
Nous avons pu exposer nos arguments, aux côtés d’un résident du village de Lascaux directement concerné par le projet.

4 juin 2018
Poulailler industriel de Lascaux (23) : L-PEA décline l’invitation du Maire de Moutier-Rozeille à une « réunion d’échange ».

L-PEA a rejoint la mobilisation des résidents du hameau de Lascaux (commune de Moutier-Rozeille, 23) contre le projet de poulailler industriel (15 000 poules pondeuses) de M. Bialoux, projeté sur la commune.

Monsieur le Maire de Moutier-Rozeille a invité des riverains proches du site du projet ainsi que la présidente de L-PEA à une « réunion d’échange », avec les porteurs de projet et plusieurs représentants de la chambre d’agriculture et de la profession agricole.

L-PEA a décidé, à l’instar des résidents, de décliner cette invitation.


En effet, le porteur de projet a pu exposer ses arguments auprès des riverains, le 5 mai dernier, ce qui n’a eu pour effet que de renforcer l’opposition. Monsieur le Maire a également échangé avec les riverains le 23 mai dernier. Il est tout à fait compréhensible et objectif que Monsieur le Maire rencontre les porteurs de projet et certaines sociétés agricoles.


Nous connaissons parfaitement ce type de projet, réalisé en indexation ou en intégration, tous sur le même modèle. Nous n’avons nul besoin d’entendre des arguments économiques hasardeux et nous entendre dire que les poules seront accueillies dans des conditions optimum.


Nous n’allons donc pas cautionner ce projet en répondant favorablement à l’invitation de Monsieur le Maire et participer, par ailleurs de manière très limitée, selon les termes de l’invitation, à un faux débat. Car tout a déjà été arbitré, acté et décidé.

Nous refusons l’entassement d’êtres sensibles, les mutilations corporelles, le traitement de certains animaux comme des déchets et leur mise à mort cruelle. Aucun argument ne saurait changer notre conviction vis-à-vis de la cruauté envers les animaux que représente ce type de projet.

Nous maintenons notre manifestation, le dimanche 1er juillet prochain, devant la Mairie de Moutier-Rozeille.

Notre Pétition vient de passer la barre des 36 000 signatures :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/cruaute-envers-animaux-15-000-poules/43424

➡️ Signez la pétition

➡️ Participez aux actions citoyennes (envoi de mails) 

➡️ Venez manifester le 1er juillet prochain, devant la mairie de Moutier-Rozeille

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Dommage que cette association n'ait pas souhaité rencontrer le maire; j'ai eu l'occasion de le renconter lors de la recherche de parrainages pour François Asselineau et je garde en mémoire ses capacités d'écoute et de dialogue, sa gentillesse et sa courtoisie. L'excès peut conduire à nuire à la cause que l'on défend, de mon point de vue.  C'est d'autant plus dommage que cette association a un certain nombres d'arguments qui me semblent intéressants, en dehors de toute idéologie particulière; nous sommes nous aussi partisans d'un autre modèle agricole opposé à celui que nous imposent l'Union européenne et ses lobbies industriels. Pour notre part, nous pensons que des modèles alternatifs ne peuvent être mis en place que dans le cadre d'une souveraineté populaire recouvrée, ce qui implique de sortir de l'Union européenne et de l'euro. Ce n'est malheureusement pas le cas de la plupart des associations avec qui nous pourrions avoir des points d'accord.  P.G.

Pour mieux connaître cette association, voir aussi:

L-PEA répond à l’ADEEPARC

Dans un article du 20 juin 2018, Philippe Monteil, président de l’association de défense de l’élevage, de l’environnement et du patrimoine agricole et rural creusois (l’ADEEPARC) met en cause L-PEA : nous serions des « Anti-élevage, anti-viande, anti-tout ». Opposés à tout, y compris au dialogue. Quelle vision caricaturale et simpliste, Monsieur Monteil !

Rappelons que LPEA promeut une approche éthique des animaux, la protection de l’environnement et de la santé publique. L’ADEEPARC et ses responsables peuvent-ils en dire autant, exemples concrets à l’appui ?

  • Castrer des porcelets à vif et broyer des poussins vivants, est-ce cela le bien-être animal ?
  • Entasser des veaux, des poules, des poulets… (80 % de la production animale française), dans des hangars où ne filtrent pas un rayon de lumière et où beaucoup meurent d’infections, de blessures, de faim et de soif : sont-ce des pratiques dignes ?
  • Transporter des animaux sur des milliers de kilomètres par route et par mer (plus de 3 millions d’animaux par an, exportés hors de l’Union Européenne) : est-ce cela respecter l’animal, Monsieur Monteil ?
  • Abattre des animaux à la chaine, les pieds baignant dans une mare de sang : est-ce cela, l’éthique ?
  • Soutenir l’utilisation du Glyphosate, déclasser les ruisseaux pour mieux les polluer, installer une Ferme-Usine au sein d’un Parc Naturel et un poulailler industriel en amont des sources d’un village : est-ce cela protéger l’environnement ?
  • Injurier des manifestants pacifistes et les mépriser au motif qu’ils ne partagent pas vos convictions : est-ce cela, Monsieur Monteil, votre vision du dialogue ?

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Les filières exploitantes, portées par la FNSEA, n’ont cessé d’outrepasser les normes, de réclamer leur allègement, au nom de l’économie, leur économie, celle-là même qui est en train d’épuiser les sols, les ressources et d’empoisonner la santé humaine, tout en provoquant, dans une large part, le réchauffement climatique. Le Gouvernement avoue son impuissance à légiférer et recule devant la pression des lobbies, comme nous en avons eu la triste démonstration lors des derniers votes dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation.

Nous, associations animalistes, ne disposons pas des 30 millions d’euros alloués par l’Union Européenne, en 2015, pour soutenir des campagnes publicitaires en faveur de la consommation de viande, ni des 15 millions d’euros promis par le commissaire européen, Phil Hogan, dans le même but, en octobre 2016. Nous ne bénéficions pas de l’appui d’experts en communication et de publicitaires, ni de budget suffisant pour contrebalancer la propagande des filières exploitantes. Si cela était le cas, la France serait végétalienne depuis longtemps.

Car nous, associations animalistes, ne faisons que présenter la réalité, sans aucun intérêt personnel ou économique. Notre force est la vérité.

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Ou peut-être avons-nous rêvé tout cela : les cochons gambadent en liberté dans des champs de fleurs, les poules ont des parcours rustiques et de jolies collines à explorer, les veaux s’épanouissent autour de leurs mères, les animaux vont sereinement se faire abattre, dans une odeur de sang, de mort, d’intestins et les cris de leurs congénères.

Si les consommateurs réagissent, si nous sommes entendus, c’est que la réalité ne peut laisser de marbre lorsqu’elle est en place publique, comme cela est enfin le cas ces dernières années. Quel humain, digne de ce nom, pourrait-il ne pas être horrifié par les révélations de l’association L214, images à l’appui ?

Que propose l’ADEEPARC et les filières exploitantes pour faire évoluer le « bien-être animal » ? Rajouter un perchoir dans une cage où s’entassent 10 poules ? Mettre au point un système de broyage des poussins plus rapide ?

Si les filières exploitantes se préoccupaient réellement du bien-être animal, les normes n’existeraient pas.

Les filières exploitantes, dont l’ADEEPARC se fait l’écho, n’ont cessé de contourner la vraie question, par des mensonges et des tromperies : comment pouvons-nous encore soutenir éthiquement l’idée de maintenir des êtres vivants dans de telles conditions et de leur ôter la vie sans aucune utilité ?

Mais l’ADEEPARC est peut-être tentée, à l’instar de notre député, de noyer le débat avec un « sac de ciment et au fond du port ».

https://l-pea.org/?page_id=1736

Vaccins : le coup de gueule d'un pharmacien (vidéo)

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Vaccins : le coup de gueule d'un pharmacien

https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=lRsF-UOR-T0

"J'affirme que la ministre de la Santé, elle et ses experts, ont menti à la représentation nationale (...) parce que c'est faux: les vaccins ne sont pas sûrs (...)"

TRIBUNE LIBRE / Serge Rader

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Le pharmacien Serge Rader est un connaisseur des médicaments, de leurs effets secondaires et de leur prix au niveau européen. Il est l’auteur d’un livre « Vaccins oui ou non » sur la contamination des vaccins aux nano particules. Il avait déjà participé à un autre livre avec la députée européenne Michèle Rivasi : « Le racket des laboratoires et comment en sortir ». Ce lanceur d’alerte est indigné par le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires pour les nourrissons en France depuis le début de l’année 2018. Il dénonce ici le manque de sécurité des vaccins et la désinformation des autorités.

Les vaccins ne sont pas sûrs selon lui. 3,5 milliards de dollars, c’est la somme des amendes infligées aux labos par la justice américaine pour dédommager les victimes. Le vaccin contre le papillomavirus, le HPV a fait 389 décès répertoriés au Vaers, le registre de la pharmacovigilance aux USA. Le rapport italien de 2015 montre que les vaccins représentent la deuxième cause d’effets secondaires des médicaments après les médicaments anti-cancéreux.

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Extraits:

3.28 – Les cas d’autisme régressif consécutifs à des vaccins ne sont pas déclarés aux autorités.

3.38 – On m’a signalé deux décès d’enfants cette année dont un bébé mort dans la nuit suivant sa vaccination à deux mois.

4.59 – Les maladies, les cas d’autisme, l’asthme explosent les cancers aussi. « L’état de santé général des enfants aujourd’hui n’est pas bon. Beaucoup d’études montrent que les choses ne tournent pas rond ».

6.12 – Pourquoi les vaccins ne sont pas sûrs ? « On injecte des soupes de purulence additionnées de produits chimiques (Conservateurs, adjuvants, excipients, allergènes et des contaminants.) » « Tous les vaccins humains sont contaminés avec des nano-particules toxiques. »

7.18 – Exemple de la commission des affaires sociales au Parlement avant le vote de la loi d’obligation qui privilégie les intérêts de l’industrie sur ceux de la santé.

7.46 – Pour l’autisme, on est passé d’un cas sur 10 000 à Un cas sur 100

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8.16 – La commission parlementaire italienne a rendu ses conclusions après 18 ans d’enquête. Sa conclusion : C’est que la cause des cancers des militaires italiens n’est pas à chercher du côté de l’uranium appauvri mais plutôt du côté des polyvaccinations. Elle recommande plusieurs mesures : revoir les formules vaccinales, limiter les antigènes vaccinaux à 5 par séance d’injection alors que les nourrissons français en reçoivent 22 par séance. Les séances doivent être espacées raisonnablement. Des examens prévaccinaux doivent être faits. Pas d’études sur la tolérance des adjuvants doivent être menées. »

« Plus de 80 composants dans les vaccins », « Il y a une corrélation entre le ROR et l’autisme »

12.33 – Wakefield, le gastrologue anglais demandait qu’on utilise plutôt les monovalents que les polyvalents. Il avait mis en évidence leur responsabilité dans les maladies inflammatoires du colon et dans l’autisme.

13.40 – « Pour des histoires de gros sous on intente à la vie de nos nourrissons. »

14.00 – « Il faut suivre ces vaccins sur le long terme. 14 morts subites du nourrisson en deux ans. »

14.40 – « Il y a aussi les morts subites du nourrisson qu’on nous cache avec le vaccin hexavalent. ». Un document confidentiel européen montre 14 morts subites du nourrisson entre 2009 et 2011 avec un seul vaccin.

17.37 – Vaccins biens testés ? « Le devenir du vaccin n’est pas étudié. » On vaccine les femmes enceintes alors que c’était interdit par décret.

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18.43 – Que peut-on dire sur l’aluminium ? Les autorités nous disent qu’il n’est pas toxique. En réalité, il reste dans l’organisme. Jamais d’étude de toxicité sur ce produit. Le Pr.Gherardi a montré que l’aluminium n’est pas éliminé par l’organisme. L’aluminium n’a aucune fonction dans le corps, il ne doit pas y en avoir dans le corps.

21.10 – Les doses utilisées sont phénoménales. La limite pour les adultes dans les poches de perfusion est fixée à 25 microgrammes et pourtant les bébés avec les vaccins en reçoivent 945 microgrammes.

22.20 – Dans le vaccin HPV on a utilisé un placébo. Il y avait de l’aluminium dans le placéboComment voulez-vous qu’on étudie les effets secondaires dans ces conditions. « HPV : 85 000 cas d’effets secondaires dont 37 000 neurologiques et 389 décès. C’est énorme. »

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24.19 – Pourquoi l’aluminium dans les vaccins ? Les experts vous disent que le vaccin sans aluminium est inefficace. Pourtant le DTP utilisé pendant 47 ans n’avait pas d’aluminium. Etait-il inefficace ? On peut vérifier dans le Vidal.

26.34 – L’obligation est impossible dans ces conditions. Les gens doutent, ils ne sont pas fous les gens. « Dans ce pays on conspue les gens qui servent la santé publique et on décore ceux qui servent les lobbys. »

Camille Bodin

 


 

Vaccins

 


 

Source :

https://www.prevention-sante.eu/radio-tv/vaccins-le-coup-gueule-pharmacien

http://initiativecitoyenne.be/2017/06/serge-rader-onze-vaccins-obligatoires-on-marche-sur-la-tete.html

http://www.lespetitsmatins.fr/collections/le-racket-des-laboratoires-pharmaceutiqueset-comment-en-sortir/

https://aphadolie.com/2018/06/22/vaccins-le-coup-de-gueule-dun-pharmacien-video/

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lundi 18 juin 2018

France : La loi Agriculture et Alimentation méprise la santé, l’environnement et le bien-être animal… [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Encore des promesses en l’air, un mépris des citoyens comme jamais vu aussi ouvertement et, des consommateurs toujours aussi voraces, qui font les mauvais choix. Vous savez que l’appel au boycott est interdit, pourquoi ? Parce que ça marche et ça, les gavés de fric en sont conscients. Les pétitions sont inutiles, donc, il reste les bons choix à faire pour que ça change, pour que notre argent ne serve pas à cautionner l’empoisonnement de la Nature, celui de nos enfants, le massacre des animaux, tout en engraissant les millionnaires de la mal-bouffe, avec la complicité du gouverne-ment…. et la nôtre.

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La loi Agriculture et Alimentation était attendue par tous ceux qui croient encore dans la capacité de la majorité des élus de la République française à légiférer pour un environnement et un cadre de vie plus sain et respectueux du vivant. Evidemment, le résultat des votes est extrêmement décevant et même écoeurant.

Ce devait être la loi du renouveau, la loi d’une alimentation « saine et durable ». Finalement, il n’en sera rien. « Les lobbys ont gagné » dénonce, écoeurée, la députée européenne Michele Rivasi. Et elle n’est pas la seule : c’est la douche froide pour de nombreuses associations engagées pour le respect de l’environnement, de notre santé et des animaux, même si elles s’y attendaient. Et pourtant de nombreux citoyens s’étaient mobilisés, mais il en faut plus pour dérouter la logique productiviste et consumériste de nos sociétés.

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« Après près d’un an de travaux lancés dès l’annonce de l’organisation des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), les organisations de la société civile désespèrent de voir un texte législatif aussi vide et contraire à l’esprit des EGA. C’est pourtant l’ensemble des acteurs agricoles, sociaux, économiques et environnementaux de la société française qui ont été mobilisés par le gouvernement. Alors que les consensus obtenus lors des ateliers sur les EGA à la fin 2017 promettaient de réelles avancées, quasiment aucune d’entre elles n’a été reprise dans ce projet de loi. A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d’une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d’acteurs ? L’esprit des EGA semble bien loin ! Comment expliquer tous ces renoncements face aux engagements pris par le Président de la République, que ce soit durant la campagne présidentielle ou face à l’ensemble des acteurs lors de son discours à Rungis ? », s’indigne un important collectif d’associations[1].

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« Regardez ce qui se passe, vous avez des députés de la République en Marche qui obéissent aux consignes. Peu importe si ces consignes vont à contre-sens de l’intérêt général, de la santé des enfants, de la bienveillance et du bien-être animal. Le gouvernement en réalité continue de préserver les profits de lobbys industriels particuliers contre l’intérêt général de la population. » s’indigne Michele Rivasi, député Europe Ecologie.

« Sur la malbouffe, alors qu’en France nous avons déjà un enfant sur six en surpoids ou obèse, et que la Stratégie nationale de santé publique pour 2018-2022 prévoit de protéger les enfants du matraquage publicitaire, les députés LREM ont rejeté l’obligation de l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score et l’interdiction de la publicité pour des produits trop gras, trop salés ou trop sucrés ciblant les moins de 16 ans, sous prétexte de ne pas remettre en cause « l’équilibre économique des chaines de télévision » et qu’il faut plutôt « responsabiliser les acteurs de l’industrie agroalimentaire » comme l’a rappelé le Ministre Stéphane Travert explicitement » ajoute Michele Rivasi.

Même rejet concernant l’introduction d’un repas végétarien dans les cantines scolaires. De plus l’appellation « steak végétal » a été interdite, à quand l’interdiction des noms « chips de betterave » ou « rillettes de thon » ?

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Concernant le pesticide glyphosate, la France devait l’interdire selon les déclarations du président Macron, malgré le renouvellement – pour 5 ans – de son autorisation par la Commission européenne, fin 2017. « Machine arrière toute », il reste autorisé. L’association Agir pour l’Environnement a dressé la liste des députés qui ont voté contre cette interdiction.

Inutile d’attendre davantage du côté de l’épandage de pesticides près des habitations : les débats ont écarté toute avancée, même minime, sur ce point…

Loi Agriculture et Alimentation : le bien-être animal est tout simplement méprisé

Sur le bien-être animal, c’est l’hécatombe. L’Assemblée a voté :

  • contre l’interdiction des cages pour les poules pondeuses et les lapins ;
  • contre l’interdiction de broyer vif les poussins mâles et les canetons femelles, ils continueront donc d’être détruits de manière industrielle dès la naissance ;
  • contre l’utilisation du sexage des oeufs dans la filière ponte,
  • contre l’étourdissement des volailles, des cochons et des animaux destinés à l’abattage ;
  • contre l’interdiction des fermes usines qui pourront accueillir toujours plus d’animaux ;
  • contre la limitation de la durée de transport des animaux vivants,
  • contre la mise en place du contrôle vidéo dans les abattoirs…

Cela se passe de commentaires.

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Jean-Luc Mélenchon président du groupe « La France insoumise » a rappelé, lors de son intervention à l’Assemblée nationale dimanche 27 mai 2018 que « le système agricole actuel, parce qu’il répond à des logiques industrielles, rend intenable la prédation de l’homme sur la nature et finit par considérer les animaux comme des choses et non des êtres sensibles. Traitant à la fois des questions écologiques, économiques, morales et culturelles liées à l’agriculture, il a expliqué pourquoi il fallait désormais avancer vers une agriculture paysanne et une modification de nos pratiques alimentaires. Enfin, il a affirmé que notre empathie pour les animaux n’était pas de la mièvrerie mais l’une des preuves les plus brillantes de notre humanité. »

Loi Agriculture et Alimentation : quelques timides avancées

Maigre consolation, quelques mesures adoptées vont dans le bon sens sans révolutionner un système mortifère :

  • le dioxyde de titane (E171) sous forme de nanoparticule, est suspendu ;
  • l’amendement pour rendre obligatoire un étiquetage environnemental plus clair et plus transparent sur les aliments a été adopté contre l’avis du ministre ;
  • un élargissement de la définition des néonicotinoïdes, ouvrant la voie à l’interdiction de substances actives similaires ;
  • l’obligation, d’ici 2022, d’avoir 50 % de produits sous signes de qualité, dont 20 % de bio, dans les cantines ;
  • l’autorisation des « préparations naturelles peu préoccupantes » (dont le fameux purin d’ortie et autres préparations à base de plantes utilisées en agriculture) ;
  • fin de l’utilisation d’eau en bouteille plastique dans certaines écoles ;
  • mise en place obligatoire des doggybag dans les restaurants d’ici 2021.

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Comment pouvait-on attendre d’autres décisions d’un gouvernement qui, comme ses prédécesseurs, méprise la question environnementale ? Même avec un Nicolas Hulot aux manettes du « Ministère de la transition écologique et solidaire », qui n’en a que le nom, le greenwashing n’a jamais été aussi éclatant et édifiant…

Les citoyens déçus se jetteront une nouvelle fois sur les pétitions, quasiment tout le temps inutiles, pour tenter de faire bouger les lignes d’une République en Marche vers le mur, celui de la honte et de l’archaïsme.

Il serait peut-être temps de nous mobiliser, à notre niveau, sans attendre la becquée des puissants ?

Notes

  1. Action contre la Faim / ActionAid France / Agir Pour l’Environnement / Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières / Amis de la Terre France / Association française des Diététiciens Nutritionnistes / Association Max Havelaar France / Attac France / BLOOM / CCFD-Terre Solidaire / Commerce Equitable France / CIWF France / CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) / Comité français pour la solidarité internationale / Coordination SUD / CRID / Criigen / Eau et Rivières de Bretagne / Fédération Artisans du Monde / Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (FADEAR) / Fédération Nationale d’Agriculture Biologique / Fermes d’Avenir / Filière Paysanne / Fondation pour la Nature et l’Homme / Foodwatch / France Nature Environnement / Générations Futures / Greenpeace France / Ingénieurs Sans Frontières AgriSTA (Agricultures et Souveraineté Alimentaire) / Justice Pesticides / LPO / Miramap / Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique / Nature et Progrès / OGM dangers / Oxfam France / Plateforme pour une petite pêche / REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) / RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) / Réseau Action Climat / Réseau CIVAM / Réseau Cocagne / Réseau Environnement Santé / RESOLIS / SOL / Syndicat National d’Apiculture / Terre & Humanisme / Terre de Liens / UFC que choisir / Union Nationale de l’Apiculture Française / WECF France / WWF France.

(...)

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/06/03/france-la-loi-agriculture-et-alimentation-meprise-la-sante-lenvironnement-et-le-bien-etre-animal/

Voir aussi:

Loi agriculture et alimentation : des renoncements et de timides avancées

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Un vrai «agrimarathon» de l’extrême. Nuit et jour, week-end compris, dans une ambiance parfois survoltée, les députés examinent depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation, pour un vote en première lecture prévu mercredi. A l’ouverture des débats, qui auront duré pas moins de cinquante heures face à une pluie de près de 2 500 amendements, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert (ex-PS), qui porte le texte, a jugé ce dernier «équilibré» et vanté «un changement de paradigme», notamment pour rendre l'«esprit de conquête» à l’agriculture. Le rapporteur Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse et éleveur, le trouve «ambitieux» et à même de répondre aux «réalités du terrain».

Mais au bout d’une semaine de discussions, marquées par une très forte mobilisation des élus et des lobbys, beaucoup dénoncent un projet de loi maintenant le statu quo d’une agriculture industrielle et ne permettant pas, ou alors très à la marge, d’engager l’agriculture dans un vrai changement de modèle, plus respectueux des agriculteurs, de l’environnement et de la santé.

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«Sur ces questions d’agriculture, de santé, d’alimentation, c’est le lobby de l’agrochimie, c’est le lobby de l’élevage concentrationnaire, c’est le lobby de la malbouffe qui a gagné. C’est lui qui tire les ficelles de ce gouvernement avec le pantin Stéphane Travert qui est aux manettes», s’est emporté lundi l’eurodéputé Yannick Jadot sur LCP. Et d’estimer que «dans ce débat, Emmanuel Macron a très clairement tranché entre Stéphane Travert et Nicolas Hulot […], entre notre santé, l’environnement et le pire de l’agriculture». Petit passage en revue des principaux renoncements et des très timides avancées apportées cette semaine par les députés, parfois contre l’avis du gouvernement, à un texte jugé «sans grande ambition» par 50 organisations de la société civile. Il n’y est pas fait mention, par exemple, de la promesse présidentielle d’interdire le glyphosate en trois ans.

Pas mal de renoncements

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Les associations de défense de la cause animale ne cachent pas leur colère. Les débats sur le bien-être animal ont agité l’hémicycle jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi, pour déboucher sur une série de renoncements, alors que le candidat Macron avait promis d’instaurer la vidéosurveillance dans les abattoirs et d’interdire d’ici 2022 de vendre des œufs de poules élevées en batterie. «Interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses, castration à vif des porcelets, broyage des poussins (mâles), contrôle vidéo dans les abattoirs… Toutes les mesures en faveur des animaux ont été rejetées. Reste une opération de communication bien orchestrée», dénonce l’association L214 dans un communiqué. «Dans le discours des députés, le bien-être animal, le souci des éleveurs et des ouvriers d’abattoirs ont été répétés en boucle. Dans les faits, l’obéissance aux filières de production intensive a été flagrante», tacle Brigitte Gothière, la cofondatrice de l’ONG.

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En guise de cache-misère, les députés ont voté l’interdiction de l’installation de tout nouvel établissement d’élevage de poules pondeuses en cage. Une «supercherie», selon L214, puisqu’il n’y a de toute façon «plus de nouvelles installations depuis longtemps». Le vote d’une simple «expérimentation volontaire» de la vidéosurveillance dans les abattoirs a, lui, été qualifié sur Twitter par le député (non-inscrit) Olivier Falorni de «rideau de fumée grotesque».

A l’issue de vifs échanges, tous les amendements visant à introduire des repas végétariens dans la restauration collective ont été rejetés, après des avis défavorables du gouvernement. Un «blocage archaïque au regard des enjeux sanitaires et écologiques», a dénoncé Greenpeace, pour qui «il ne s’agit pas d’interdire la consommation de viande mais d’effectuer un rééquilibrage nécessaire et urgent entre protéines animales et végétales». Même rejet des amendements cherchant à interdire les contenants en plastique dans les cantines au nom du principe de précaution face aux perturbateurs endocriniens, mesures auxquelles le ministre de l’Agriculture était défavorable. Contre l’avis du gouvernement (décidément !), les députés ont en revanche interdit l’utilisation d’eau plate en bouteilles plastique dans les cantines scolaires en 2020, avec dérogations possibles en cas d’eau du robinet non potable.

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Dimanche, l’Assemblée a aussi rejeté les amendements proposant d’interdire dans la loi des publicités pour des «produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de 16 ans». Là encore, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé, en soulignant «le rôle de régulateur du CSA» qui peut «travailler sur les contenus», «sans que nous ayons besoin d’inscrire des choses par trop contraignantes dans la loi». Même rejet d’amendements visant à rendre obligatoire la mention du Nutri-score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires.

De très timides avancées

 

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Contre l’avis du gouvernement, les députés ont renforcé l’étiquetage de certains aliments. Il s’agit d’y faire figurer à partir de janvier 2023 différentes mentions telles que «nourri aux OGM», le mode d’élevage, l’origine géographique, ou encore «le nombre de traitements par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais». Ce dernier point a été salué par l’ONG Générations futures, qui demande aussi que soit indiqué le nom des molécules utilisées. Cette ONG s’est aussi félicitée de l’adoption d’un amendement gouvernemental demandant la suspension du dioxyde de titane E171, additif souvent utilisé – en particulier dans les bonbons – sous forme de nanoparticules. Les députés ont par ailleurs imposé la mention du pays d’origine d’un vin «en évidence sur l’étiquette» à partir de 2019, contre l’avis du gouvernement, là encore. Ils ont aussi voté un amendement de l’ex-socialiste Delphine Batho pour l’inscription dans le code rural et de la pêche maritime de la volonté de «promouvoir les produits n’ayant pas contribué à la déforestation importée» : une notion consistant à pointer la déforestation via l’importation de produits tels que l’huile de palme ou le soja.

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Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les députés ont voté pour l’obligation progressive, d’ici juillet 2021, des «doggy-bags», pratique très courante outre-Atlantique, qui permet aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas. «Trop de réglementation tue l’initiative», a regretté lundi l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), en soulignant que le gaspillage alimentaire est «l’affaire de tous» : «Sur les 10 millions de tonnes jetées chaque année en France, 2 millions de tonnes sont gaspillées à la maison et 700 000 dans la restauration commerciale.» Les députés ont par ailleurs souhaité en savoir plus sur la définition de la «durée de vie d’un produit alimentaire» et demandé un rapport sur le sujet.

Côté «équilibre des relations commerciales», l’Assemblée a voté un renforcement des sanctions pour les groupes agroalimentaires et de grande distribution qui ne publient pas leurs comptes annuels. Histoire d’éviter de réitérer ce qui s’est passé en septembre, quand des dirigeants du numéro 1 français de la viande, Bigard, ou du géant laitier Lactalis avaient refusé de divulguer les comptes de leurs groupes respectifs. Les députés ont aussi adopté un durcissement des sanctions contre les acheteurs qui ne respecteraient pas leurs obligations contractuelles vis-à-vis des agriculteurs. Les députés veulent aussi interdire l’emploi du terme «gratuit» dans les promotions alimentaires et ont autorisé le gouvernement à encadrer par ordonnance les promotions dans la grande distribution.

Coralie Schaub

http://www.liberation.fr/france/2018/05/28/loi-agriculture-et-alimentation-des-renoncements-et-de-timides-avancees_1654769

 

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Et Moreau, le député de la Creuse, rapporteur de la loi, est content !!
Et dire qu'il est député d'un département rural ! On aurait pu croire qu'il comprenait le monde paysan, qu'il savait ce qu'était le bien vivre, qu'il savait qu'une vache à qui l'on parle produit plus de lait !
Et dire qu'il était soi-disant agriculteur ! Comment un agriculteur peut accepter que l'on broie vif des poussins ?
Par ces renoncements, Macron, Travert, Moreau et les députés (enfin les quelques présents) se sont mis au service des multinationales et de l'UE !!! Et des représentants de la Nation qui "roulent" pour l'étranger, ils méritent quoi ?
Ils méritent tous du goudron et des plumes !
Car pour que même les médias "officiels" parlent de renoncement et de trahison des promesses, c'est que cette loi fait honte !
Moreau doit donc démissionner au lieu de pavoiser !
Et on ne l'entend pas sur la hausse du diesel, non justifié par les cours du baril, qui tue les agriculteurs et ruine aussi les travailleurs (qui doivent utiliser leur voiture pour le trajet) et les consommateurs (cette hausse sera répercutée sur les prix) ! Honte à lui !!
                     S.R.

samedi 16 juin 2018

Italie : et maintenant ? [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Que retenir de l’improbable séquence politique italienne qui a vu se multiplier les rebondissements depuis un mois ? Sur quoi peut-elle déboucher ? Le rédacteur en chef du mensuel Ruptures Pierre Levy livre son analyse.

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Texte publié en partenariat avec le site du mensuel Ruptures.

Les parlementaires italiens s’apprêtent à voter la confiance au gouvernement formé par l’alliance entre le Mouvement cinq étoiles (M5S) et la Ligue, et dirigé par un juriste novice en politique, Giuseppe Conte.

Ainsi se conclut – provisoirement – une séquence marquée par une succession de trois coups de théâtre. Depuis les élections du 4 mars, la situation politique transalpine semblait bloquée. Mais le 9 mai – premier coup de tonnerre – l’ex-Premier ministre Silvio Berlusconi, angoissé par la perspective d’un nouveau scrutin qui paraissait inéluctable et qui aurait probablement été fatal à sa formation, Forza Italia, donnait son feu vert à la Ligue, son alliée, pour se rapprocher du M5S.

En moins de deux semaines, les chefs du parti fondé par le comique Beppe Grillo, Luigi Di Maio, et de l’ancien mouvement autonomiste du Nord désormais converti en force nationale proclamée anti-Bruxelles, Matteo Salvini, se mettent d’accord sur un programme et sur une équipe gouvernementale. Giuseppe Conte, qui n’appartient à aucun des deux mouvements, est pressenti pour diriger celle-ci.

Puis, deuxième tremblement de terre : le président de la République, Sergio Mattarella s’oppose à la nomination de certains ministres, notamment celui pressenti pour le portefeuille des Finances, Paolo Savona, jugé trop critique envers l’euro. Le chef de l’Etat ne s’en cache guère : il relaye le refus à peine voilé de la Commission européenne, comme de Berlin et de Paris, quant à ce cabinet jugé hérétique.

Di Maio et Salvini sont furieux. Ils soulignent qu’une telle attitude bafoue le vote majoritaire des citoyens. Des élections semblent à nouveau inévitables. Tout laisse à penser que, dans cette hypothèse, la Ligue sortirait grande gagnante, capitalisant sur le déni de démocratie. Une hypothèse qui tétanise les élites dirigeantes de l’UE tout comme la classe politique européiste italienne.

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S’en suivent alors de discrètes négociations. Ultime coup de théâtre : exit le gouvernement de transition imaginé par le président Mattarella (qui aurait été conduit par une figure emblématique du FMI, une véritable provocation après un vote clairement anti-austérité…) ; et réapparition de Guiseppe Conte, qui, après avoir jeté l’éponge, accepte finalement de conduire une équipe gouvernementale M5S-Ligue. Cette dernière inclut cependant certains désidératas du chef de l’Etat.

Certes, Luigi Di Maio prend un très large portefeuille incluant le Travail et le Développement économique, tandis que Matteo Salvini hérite de celui de l’Intérieur, qu’il guignait. Mais l’éphémère ministre des Finances Savona se retrouve finalement aux Affaires européennes, un poste important mais moins stratégique. Le nouveau grand argentier, Giovanni Tria, ne remet nullement en cause la monnaie unique. Quant au ministre des Affaires étrangères, il échoit à Enzo Moavero Milanesi, qui a appartenu aux très pro-UE gouvernements Monti et Letta, et qui a lui-même longtemps travaillé pour Bruxelles.

Que retenir ?

Que retenir de ce prologue mouvementé ? Et sur quoi cette configuration inédite peut-elle déboucher ?

Premier constat : le vote des Italiens en faveur de partis réputés «antisystème» et accusés par l’oligarchie d’être anti-UE, n’a pu être ignoré. Cette «alliance populiste et d’extrême droite qui épouvante l’Europe» constituait bien et reste le pire cauchemar que Bruxelles pouvait imaginer.

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En témoigne le concert d’imprécations de la part des dirigeants européens. Parmi tant d’autres, l’actuel locataire de Bercy a ainsi martelé avec une déroutante arrogance : «chacun doit comprendre en Italie que l’avenir de l’Italie est en Europe.» Et Bruno Le Maire d’asséner sans réplique : «Les engagements qui ont été pris par l’Italie […] valent, quel que soit le gouvernement.» Bref, l’Italie est libre de ses choix à condition que ceux-ci ne changent pas.

Les commissaires européens se sont également succédé pour jouer leur partition. Dans ce registre, la palme revient à l’Allemand Günther Oettinger : ce dernier n’a pas hésité à affirmer que les marchés financiers sauraient bien venir à bout des volontés des électeurs italiens.

Il y a cependant un deuxième constat : le compromis accepté par Di Maio et Salvini laisse à penser qu’entre les partis réputés «antisystème» et le «système» lui-même, tous les canaux de communication ne sont pas rompus. Ce n’est pas une réelle surprise. Ni les dirigeants de la Ligue, ni encore moins ceux du M5S ne revendiquent leur hostilité fondamentale à l’intégration européenne. Luigi di Maio a même terminé sa campagne par des déclarations d’amour à l’Europe… Cela rappelle étrangement l’arrivée au pouvoir de Syriza en Grèce, prétendant combattre l’austérité tout en voulant rester dans l’UE et la monnaie unique. On connaît la suite.

Troisième constat : le programme ressemble à un bric-à-brac baroque. La fin de l’austérité, la remise en cause de la réforme des retraites, le durcissement de la politique migratoire, la levée des sanctions contre la Russie (un horrifique chiffon rouge pour les dirigeants européens), voisinent avec la baisse des impôts, le revenu minimum citoyen, l’arrêt du tunnel sous les Alpes ou la fin de la vaccination obligatoire…

Pour autant, la mise en œuvre ne serait-ce que du quart des propositions de la première catégorie serait explosive, tout particulièrement dans la troisième puissance de la zone euro.

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Trois points de friction majeurs en particulier sont susceptibles de mener à l’affrontement dès le Conseil européen prévu fin juin : l’intégration plus poussée de la zone euro, évidemment contradictoire avec un assouplissement de l’austérité ; la réforme de la politique migratoire et d’asile, où l’Italie se trouve en première ligne ; et la reconduction des sanctions contre la Russie, reconduction contre laquelle les deux partenaires gouvernementaux sont unis.

Il reste la question majeure : jusqu’à quel point la majorité des Italiens, qui ont exprimé leur colère le 4 mars dernier, seraient-ils décidés à se laisser brutalement décevoir ? Naguère encore, une réponse pessimiste aurait semblé s’imposer.

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Mais depuis quelques mois, en Allemagne, en Autriche, en Tchéquie, en Hongrie, les électeurs ont déjà pris un malin plaisir à enchaîner les claques adressées à Bruxelles. Sans parler du vote en faveur du Brexit. Bref, l’idée européenne est en loques. Même si un récent sondage «eurobaromètre» croyait pouvoir récemment discerner des citoyens «de plus en plus favorables» à l’Europe, comme a cru pouvoir le pointer l’Italienne Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l’UE. A ce niveau, ce n’est plus de la méthode Coué.

C’est de l’humour.

https://francais.rt.com/opinions/51316-italie-et-maintenant-pierre-levy

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dimanche 10 juin 2018

La loi sur l’interdiction des téléphones portables à l’école et au collège adoptée

L’Assemblée nationale a adopté une loi qui interdit l’usage du téléphone portable à l’école et au collège. Pour l’opposition, ce texte ne sert à rien. Leur principal grief : l’interdiction existait déjà.

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C’est une loi qui ne change qu’une phrase dans le code de l’éducation, mais pourrait affecter en profondeur le quotidien des écoliers et des collégiens dès la rentrée 2019.

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi 7 juin, une proposition de loi qui interdit par défaut l’usage des portables dans les écoles et les collèges. Le nouvel article 511-5 stipule que le smartphone devient appareil non-grata " à l’exception des lieux où, dans les conditions qu’il précise, le règlement intérieur l’autorise expressément" .

Cette réforme vise à traduire en texte une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Peu après son adoption, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a salué « une loi du XXIe siècle » qui envoie « un signal à la société française sur cet enjeu de société », en prévoyant une « interdiction effective » des portables.

De l’exception à la règle

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Cette nouvelle interdiction a pour but de lutter contre « les mauvais usages » des portables, tels que cyber-harcèlement, consultation de sites pornographiques, addiction aux écrans.

Mais les opposants ont dénoncé un texte qui ne servirait à rien. Ce serait une « tartufferie », a assuré le député Les Républicains Patrick Hetzel, ancien directeur de l’enseignement supérieur auprès de Valérie Pécresse, tandis que les communistes ont jugé le texte « absurde ».

Leur principal grief : l’interdiction existait déjà. En effet, l’ancienne mouture de l’article 511-5 permettait aux directeurs d’établissement de bannir les portables de l’enceinte de l’école.

Les défenseurs de la réforme assurent qu’il existe pourtant une différence notable : l’interdiction, qui était auparavant l’exception à la règle, devient la norme. « Certains essayent de nous dire que cette loi est inutile », a répliqué Jean-Michel Blanquer, mais « allez sur une plage où il est interdit de se baigner sauf quand c’est autorisé, ou une plage où il est autorisé de se baigner sauf quand c’est interdit. Vous verrez que vous ne vous baignerez pas avec la même fréquence. », a-t-il affirmé.

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Mais cette réforme n’aborde pas le problème de la sanction. En effet, les directeurs de collège ont pris l’habitude de confisquer les téléphones portables. Pourtant, cette sanction « est illégale car elle ne fait pas partie des mesures prévues dans le code de l’Éducation. », assure au Parisien, Valérie Piau, avocate et spécialiste en droit de l’éducation. Une telle sanction peut, en effet, être considérée comme une atteinte au droit de propriété.

Source :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037032809&dateTexte=&categorieLien=id

http://www.france24.com/fr/20180607-loi-interdiction-portables-ecole-college-adoptee-assemblee-nationale-education-macron

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/06/07/l-assemblee-vote-l-interdiction-du-telephone-portable-dans-les-ecoles-et-les-colleges_5311263_823448.html

https://aphadolie.com/2018/06/09/la-loi-sur-linterdiction-des-telephones-portables-a-lecole-et-au-college-adoptee-video/

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Toute loi qui diminue les prérogatives des chefs d'établissement me semble plutôt une bonne idée, dans la mesure où "l'autonomie des établissements" a été le vecteur essentiel des multiples dérégulations au sein de l'Education nationale, en mettant les écoles sous l'influence grandissante des féodalités locales de toutes sortes ( y compris économiques). On comprend que l'opposition libérale et/ou libertaire s'en offusque. Malheureusement, on est loin d'une reprise en main de la politique éducative par la Nation. Le ministre Blanquer a parfois de bons réflexes, mais il ne pourra pas aller bien loin face aux lobbies européens qui pilotent les réformes successives alors qu'il agit au sein d'un gouvernement euro- atlantiste. De plus, son invitation au sommet actuel de Bilderberg, au côtés de Cazeneuve, ne laisse rien présager de bon.    P.G.

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jeudi 7 juin 2018

Sous Trump, le lobby israélien s’est mué en hydre à plusieurs têtes

TRIBUNE LIBRE / par Jonathan Cook

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Depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, le lobby israélien a mobilisé quatre autres puissants lobbies : les évangéliques chrétiens, la droite alternative, le complexe militaro-industriel et l’Arabie saoudite.

Les récentes mesures prises par l’administration Trump dans le conflit israélo-palestinien vont à coup sûr dissiper le moindre doute quant à l’énormité et la dangerosité de l’influence du lobby israélien à Washington.

Sous Trump, ce lobby a démontré un pouvoir d’influence sans précédent – même par rapport à ses propres normes – au mépris flagrant de toutes les plus évidentes priorités américaines.

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On a d’abord eu droit, en mai, au déménagement de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, non pas dans la plus grande discrétion, mais lors du 70eanniversaire du jour le plus sensible du calendrier palestinien : la Nakba. Ce jour-là, les Palestiniens commémorent leur expulsion massive de leur patrie en 1948.

En déplaçant l’ambassade, Trump a donné la bénédiction officielle des États-Unis pour mettre en pièces un processus de paix de 25 ans – et en choisissant la date de la Nakba pour organiser le transfert, il a provoqué les Palestiniens et, par extension, le monde arabe tout entier, en leur rappelant cruellement leur défaite.

Puis, la Maison-Blanche en a rajouté en félicitant les tireurs d’élite israéliens qui, le même jour, venaient de massacrer des dizaines de Palestiniens sans armes, qui protestaient contre la clôture du périmètre autour de Gaza. Il n’est pas exclu qu’une série de déclarations émanant de la Maison-Blanche ait été dictée par le Premier ministre israélien d’extrême droite, Benyamin Netanyahou lui-même.

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Aux Nations unies, les États-Unis ont bloqué une résolution du Conseil de sécurité réclamant que ce massacre fasse l’objet d’une enquête, tandis que Nikki Haley, l’envoyé de Trump à l’ONU, faisait observer aux autres délégués : « Aucun pays dans cette assemblée n’agirait avec plus de retenue qu’Israël ».

Aucune de ces mesures ne servait la moindre priorité nationale américaine, pas plus que la décision prise par Trump la semaine précédente de déchirer l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran – depuis longtemps critiqué par le gouvernement israélien.

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En fait, c’est tout le contraire : ces actions risquent d’enflammer les tensions jusqu’à provoquer une guerre régionale entraînant rapidement les grandes puissances, ou motiver des attaques terroristes sur le sol américain.

Mur du silence

Rappelons-nous qu’il y a deux décennies, il était impossible de suggérer l’existence d’un lobby israélien à Washington sans être taxé d’antisémite.

Paradoxalement, les partisans d’Israël ont exercé ce pouvoir même dont ils niaient l’existence, et soumis leurs opposants par l’intimidation, tout en prétendant que toute évocation d’un lobby israélien ne reposait que sur des « tropes* » antisémites du pouvoir juif.

Le mur du silence n’a été brisé qu’avec la publication en 2006 d’un essai fondateur – publié en livre par la suite – de deux éminents universitaires américains, John Mearsheimer et Stephen Walt.

Or, ces deux auteurs n’ont pas réussi à trouver un seul éditeur aux États-Unis, ce qui atteste de l’implacable emprise de ce lobby, alors même qu’on venait de le sortir de l’ombre. Pour trouver ses lecteurs, l’essai a dû être publié de l’autre côté de l’Atlantique, par la prestigieuse, quoique confidentielle, London Review of Books. L’un de ces écrivains, Stephen Walt, a publiquement admis que sa carrière en avait pâti.

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Il se présente depuis une petite marge de manœuvre sur le sujet. Même le chroniqueur du New York Times, Thomas Friedman, ardent défenseur d’Israël, a reconnu l’existence du lobby.

En 2011, il a expliqué un rituel bien établi, quoique stupéfiant, de la politique américaine : à chaque visite aux États-Unis d’un Premier ministre israélien, le Congrès l’accueille avec plus de ferveur que le président américain lui-même. Friedman fit observer : « J’espère que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, comprend que, s’il a été gratifié de l’ovation reçue au Congrès cette année, ce n’était pas pour sa politique. Son ovation a été achetée et payée par le lobby israélien ».

Intimidation du Congrès

Friedman faisait allusion au réseau d’organisations du leadership juif et des comités d’action politique aux États-Unis, tous agressivement pro-israéliens, qui, au moment des élections, envoient régulièrement d’importantes sommes d’argent pour soutenir ou desservir tel ou tel candidat du Congrès.

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Non que ces organisations pro-israéliennes contrôlent le Congrès, mais elles maîtrisent les techniques d’intimidation politique. Elles comprennent et exploitent les failles du système américain où s’engouffrent les lobbies et leurs moyens financiers pour dicter les programmes de la plupart des législateurs américains. Chacun des membres du Congrès est vulnérable – non seulement parce qu’il risque de perdre de généreux donateurs, mais de se retrouver aussi face à un adversaire généreusement financé.

Le principe de « suivre la trace de l’argent » ne trouve pas meilleure illustration que dans le cas de Trump. Au début de sa course vers l’investiture du parti républicain pour la présidentielle – dans laquelle si peu d’observateurs lui donnaient une chance qu’il en était réduit à financer sa campagne sur ses deniers personnels – il tenait des propos relativement critiques à l’égard d’Israël.

Aussi difficile à croire que cela puisse paraître aujourd’hui, il avait promis de rester « neutre » sur la question israélo-palestinienne. Il avait exprimé des doutes quant l’opportunité et la logique d’offrir à Israël des milliards de dollars par an en aide militaire, soutenu une solution à deux États et refusé de s’engager à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

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Tout cela a été abandonné dès qu’il a eu besoin de gros bailleurs de fonds pour mener jusqu’au bout sa candidature présidentielle. Le faiseur de rois du parti républicain, c’est Sheldon Adelson, milliardaire des casinos et champion de la politique israélienne ultranationaliste et anti-arabe, dans laquelle excelle Netanyahou. Adelson aime tellement Netanyahou qu’il lui a même acheté un journal, Israel Hayom, qu’Adelson a développé au point d’en faire le quotidien le plus diffusé en Israël.

Tout compte fait, Adelson a soutenu la campagne électorale de Trump à hauteur de 35 millions de dollars. C’est parce qu’il avait besoin du soutien d’Adelson que Trump a nommé David Friedman – bienfaiteur de longue date des colonies juives illégales en Cisjordanie – au poste (supposé non partisan) d’ambassadeur des États-Unis en Israël. Et lors de l’ouverture de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem la semaine dernière, Adelson faisait partie des invités d’honneur.

Le vilain petit canard de l’antisémitisme

Ceux qui accusent d’antisémitisme quiconque ose soulever la question du lobby israélien, soit comprennent de travers ce qui est revendiqué, soit en donnent, intentionnellement, une représentation fallacieuse.

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Personne, hormis les antisémites haineux, facilement identifiables, ne se livre à la réactualisation des Protocoles centenaires des Sages de Sion – un faux document célèbre rédigé par les partisans du tsar russe, censé prouver que ‘’les juifs’’ cherchaient à dominer le monde en faisant main basse sur banques et médias.

Pour commencer, l’argument sur l’existence d’un lobby israélien ne fait aucunement référence aux personnes juives. Est en cause un pays, Israël, et son influence démesurée sur les politiques nord-américaines.

D’autres pays ou groupes de citoyens américains tentent d’exercer ce genre d’influence, soit par le biais de lobbies similaires, soit en recourant à divers subterfuges.

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Personne n’oserait nier l’existence du lobby cubain – ce groupe de pression qui a contribué à orienter la politique américaine et cherché à évincer le leader révolutionnaire Fidel Castro. Encore actuellement, la quasi-totalité des législateurs américains écument de rage devant ce qu’ils interprètent comme des manœuvres occultes déployées par la Russie en vue d’orienter la politique américaine dans le sens de Moscou.

Pourquoi devrait-on croire qu’il en va tout autrement d’Israël ? La question n’est pas de savoir si le lobby existe, mais pourquoi le système politique américain ne fait rien pour se soustraire à son ingérence.

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Si la prétendue main invisible du leader russe Vladimir Poutine s’ingérant dans les affaires américaines fait peser une telle menace, pourquoi celle d’Israël serait-elle au-delà de tout soupçon ?

Cinq lobbies en un

Plutôt que démasquer et affronter le lobby israélien, les présidents américains se sont généralement volontiers ralliés à sa cause. Ce qui s’est clairement vu, entre autres, lorsque Barack Obama a rétropédalé lors de sa première confrontation avec Netanyahou, à qui il demandait de limiter l’expansion des colonies juives illégales en Cisjordanie.

Sous Trump, en revanche, le lobby israélien en est venu à exercer un pouvoir sans égal, parce qu’on a affaire désormais à bien plus qu’un seul et unique lobby. Il s’agit d’une hydre à cinq têtes, digne de la mythologie grecque, et une seule d’entre elles relève directement d’Israël ou des juifs américains organisés.

En fait, le pouvoir du lobby n’émane désormais plus d’Israël principalement. Depuis l’élection de Trump, le lobby israélien a réussi à absorber et à mobiliser quatre puissants lobbies supplémentaires – et ce dans des proportions inédites : les évangéliques chrétiens, la droite alternative, le complexe militaro-industriel et le lobby de l’Arabie saoudite.

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La victoire électorale de Trump dans son propre pays dépendait de sa capacité à rallier à sa cause deux groupes profondément engagés en faveur d’Israël, tout en étant largement indifférents, voire activement hostiles, aux juifs de ce pays.

Les dirigeants de l’extrême droite américaine – coalition peu structurée de groupes suprématistes blancs et néonazis – se sont entichés d’Israël, mais n’aiment généralement pas les juifs. Ce sentiment a été résumé par le leader d’extrême droite, Richard Spencer, qui se qualifie lui-même de « sioniste blanc ».

Bref, la droite alternative chérit Israël parce que ce pays a réussi à perpétuer un modèle, depuis longtemps décrié, de forteresse patriotique raciste et belliqueuse. Elle voudrait que les États-Unis deviennent un pays exclusivement réservé à une communauté « blanche » fantasmée, tout comme Israël se veut l’incarnation d’une communauté exclusivement juive.

Trump s’appuie sur le vote de l’extrême droite, comme en témoigne la nomination précipitée à son administration de plusieurs personnalités associées à ce courant, dont Steve Bannon, Stephen Miller, Michael Flynn, Julia Hahn et Sebastian Gorka.

Réaliser la prophétie divine

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Toutefois, le rôle des évangéliques est encore plus déterminant. C’est ainsi que le fervent chrétien Mike Pence a été désigné colistier de Trump. Son équipe avait compris que les voix de dizaines de millions d’Américains lui seraient acquises si Trump se conformait à leurs préjugés.

Pour le plus grand bonheur de Netanyahou, leur plus grand parti-pris se traduit par un soutien fanatique à Israël, non seulement à l’Israël restreint à l’intérieur de ses frontières actuelles internationalement reconnues, mais surtout au Grand Israël, qui englobe des dizaines de colonies juives illégales construites sur des terres palestiniennes.

Les sionistes chrétiens croient que les juifs doivent être regroupés au sein de leur patrie biblique afin que s’accomplisse la prophétie divine qui provoquera la seconde venue du Messie.

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C’est surtout par souci de plaire aux sionistes chrétiens que Trump a transféré l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Et c’est aussi pourquoi deux pasteurs évangéliques connus pour leurs propos antisémites, John Hagee et Robert Jeffress, ont été appelés à gratifier de leurs bénédictions la cérémonie d’ouverture.

Trump est redevable envers les évangéliques – on a donc motif à s’inquiéter de sa politique dans la région. Les sionistes chrétiens ne s’intéressent pas aux principes d’équité, de justice ou de droit international. Ils sont au contraire prêts à attiser les tensions au Moyen-Orient – et même à déclencher l’Armageddon lui-même – s’ils y voient un moyen de renforcer Israël et de réaliser la prophétie divine.

Mise en garde d’Eisenhower

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Le complexe militaro-industriel jouit d’une influence de bien plus longue date, quoique plus masquée, sur la politique américaine. Déjà en 1961, un ancien général de l’armée américaine devenu président, Dwight Eisenhower, avait mis en garde contre la menace imminente d’un secteur privé de plus en plus envahissant, et dont les marges bénéficiaires sont tributaires de l’ampleur des guerres.

Depuis, le pouvoir de ces grandes sociétés s’est accru et étendu, exactement comme le craignait Eisenhower. Pour le plus grand bonheur d’Israël.

Dans son livre The Fateful Triangle, publié au début des années 1980, Noam Chomsky, intellectuel américain dissident, observait qu’Israël et États-Unis ne partageaient pas les mêmes perceptions du Moyen-Orient.

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Les États-Unis incarnaient alors ce que Chomsky appelait le « pouvoir du statu quo », avant tout soucieux de préserver l’ordre régional existant. Israël, au contraire, s’employait à la déstabilisation de la région – sa balkanisation – et en a fait sa stratégie, en vue d’étendre son hégémonie sur des États voisins divisés, chacun d’entre eux en proie à de constantes querelles intestines.

On constate sans peine aujourd’hui quelle vision du Moyen-Orient a prévalu. Les industries de guerre dont le siège social est aux États-Unis font pression en faveur d’une « guerre mondiale permanente contre le terrorisme », gourmande en jouets meurtriers coûteux – dont elles ont déjà largement profité. L’Occident a même réussi à présenter ses guerres d’agression contre d’autres États souverains sous l’étiquette « humanitaire ».

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Les avantages qu’en retire le complexe militaro-industriel se traduisent par les profits exponentiels enregistrés ces dix dernières années par les grands marchands de canons américains comme Lockheed Martin ou Raytheon.

Entretenir les peurs

Israël n’a pas seulement bénéficié des sanctions contre ses rivaux régionaux et de leur démembrement – Syrie, Irak et Iran – mais a également saisi cette occasion pour se rendre indispensable à la prospérité de ces industries de guerre.

Il a, par exemple, été la cheville ouvrière du développement et du perfectionnement de nouvelles façons d’exploiter la culture de la peur – dont la plus importante, l’industrie toujours en pleine expansion de la « sécurité intérieure ».

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Israël se sert des territoires palestiniens occupés à des fins d’expérimentation et s’est spécialisé dans le développement de nombreuses technologies : surveillance et biométrie, méthodes létales et non létales de contrôle des foules, systèmes complexes d’incarcération, profilage psychologique des populations assujetties, et redéfinitions très douteuses du droit international visant à la levée des sanctions en vigueur en cas de crimes de guerre et guerres d’agression.

Cette situation s’avère incommensurablement bénéfique aux industries militaires qui cherchent à tirer profit des nouvelles guerres et occupations au Moyen-Orient. De plus, l’expertise d’Israël en la matière s’en trouve désormais très recherchée par les élites politiques et sécuritaires américaines qui souhaitent pacifier et contrôler des populations nationales agitées.

La déstabilisation du Moyen-Orient encouragée par Israël fait peser de nouvelles menaces sur les États-Unis – protestations, immigration et terrorisme – pour lesquelles Israël fournit alors des solutions clé en main.

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Israël a contribué à rationaliser la militarisation des forces de police aux États-Unis et ailleurs, et assure leur formation. Il a aussi progressivement introduit – aux États-Unis comme dans d’autres pays occidentaux – le type de profilage racial et politique qui est, depuis longtemps, la norme en Israël.

C’est la raison pour laquelle l’universitaire israélien Jeff Halper vient de tirer la sonnette d’alarme : la « guerre contre le terrorisme » pourrait, en fin de compte, faire de nous tous des Palestiniens.

Alliance avec l’Arabie saoudite

Mais le plus gros coup de pouce qui a renforcé la puissance d’Israël à Washington est sans doute sa nouvelle alliance, à peine dissimulée, avec l’Arabie saoudite.

Pendant des décennies, le lobby pétrolier américain fut perçu comme contrepoids au lobby israélien. C’est pourquoi les partisans d’Israël ont toujours conchié le Département d’État américain, perçu comme l’incarnation d’un avant-poste arabisant.

Plus maintenant. Trump, en homme d’affaire fidèle à lui-même, a cultivé des liens encore plus étroits avec les Saoudiens dans l’espoir que les ventes d’armes et de technologies revitaliseront l’économie des États-Unis et feront advenir leur renaissance politique.

Lors d’une visite du prince héritier Mohammed ben Salmane aux États-Unis en mars, M. Trump a précisé : « L’Arabie saoudite, nation très riche, va, nous l’espérons, faire bénéficier les États-Unis d’une partie de son abondance, sous la forme d’emplois et en acquérant les meilleurs équipements militaires au monde ».

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Or, les liens étroits qu’entretiennent Washington et les Saoudiens ressemblent de plus en plus à une aubaine pour Israël, plutôt qu’à un obstacle. Ces deux pays se sont trouvé une cause commune : ils s’opposent fébrilement à l’Iran et à ses alliés chiites en Syrie et au Liban, et ils sont déterminés à les empêcher d’acquérir encore plus de pouvoir dans la région.

Israël est en quête d’une hégémonie militaire sur le Moyen-Orient, et l’Iran risque de la compromettre. De son côté, Riyad a besoin d’une hégémonie idéologique et financière, que l’Iran a les moyens de contrarier.

Quant aux Palestiniens – la seule question qui continue de diviser profondément Israël et l’Arabie saoudite – ils sont de plus en plus perçus par ben Salmane comme une pièce de jeu d’échecs qu’il est tout disposé à sacrifier en échange de la destruction de l’Iran.

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Trump a déchiré, avec l’enthousiasme incendiaire que l’on sait, l’accord nucléaire conclu entre Obama et l’Iran parce que ses deux alliés du Moyen-Orient le lui ont conjointement réclamé.

Et tout indique qu’il pourrait faire pire encore – jusqu’à attaquer l’Iran – si la pression d’Israël et des Saoudiens atteignait une masse critique.

L’heure est à un peu plus d’humilité

Tous ces différents lobbies exercent depuis longtemps un pouvoir considérable à Washington, mais ils restent profondément divisés. Ces dernières années, en revanche, leurs intérêts se sont considérablement entremêlés, de sorte qu’Israël devient de plus en plus incontournable en politique américaine.

Sous Trump, leurs priorités ont si bien convergé que ce lobby multicéphale a capté la présidence sur les questions qui le concernent le plus, et d’autant plus efficacement qu’il joue collectif.

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Je ne dis pas que le lobby israélien est à l’avenir à l’abri de tout défi. D’autres menaces émergent en réaction au pouvoir irresponsable du lobby israélien : notamment, les voix progressistes sur la scène politique américaine qui, pour la première fois, rompent avec le caractère, de longue date, bipartisan du débat sur Israël.

La progression inattendue de Bernie Sanders dans la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle, la montée en puissance du mouvement international Boycott, désinvestissement et sanction (BDS), la désaffection croissante des jeunes juifs américains envers Israël, et la dénonciation grandissante des crimes israéliens par l’opinion publique américaine sur les réseaux sociaux sont autant de signes révélateurs de tendances lourdes, qu’Israël aura du mal à contrer ou à inverser.

Israël est en train d’obtenir en ce moment ce qu’il recherche depuis toujours. Mais contre le péché d’orgueil, nous avons été mis en garde depuis l’époque de la Grèce antique.Israël pourrait en venir à un peu plus d’humilité – par la manière forte.

Jonathan Cook

Jonathan Cook est un journaliste anglais basé à Nazareth depuis 2001. Il a écrit trois ouvrages sur le conflit israélo-palestinien et remporté le prix spécial de journalisme Martha Gellhorn. Vous pouvez consulter son site web et son blog à l’adresse suivante : www.jonatthan-cook.net.

Article original traduit par Dominique Macabies.

https://arretsurinfo.ch/sous-trump-le-lobby-israelien-sest-mue-en-hydre-a-plusieurs-tetes/

*TROPE, subst. masc.

A. − RHÉTORIQUE

1. [Dans l'anc. rhét.] Figure par laquelle un mot prend une signification autre que son sens propre. Les Tropes sont certains sens plus ou moins différens du sens primitif, qu'offrent, dans l'expression de la pensée, les mots appliqués à de nouvelles idées (P. Fontanier, Les Figures du disc., Paris, Flammarion, 1968, [1821], p. 39). (...)http://www.cnrtl.fr/definition/trope

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mercredi 6 juin 2018

Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSE

MIGRANTS | Punir les passeurs… ou les décorer?

Le directeur de l’Antipresse, Slobodan Despot, a pris part au débat sur le sort des «trois de Briançon» le 31 mai à l’émission Infrarouge. Il a souligné notamment la responsabilité des pays occidentaux dans le chaos au Moyen-Orient, cause première des vagues migratoires. Mais il a également mis en évidence la complaisance de la société du spectacle à l’égard de sa propre «humanité» et montrait comment ce narcissisme servait à masquer les véritables enjeux du phénomène.

En tant qu’éditeur, Slobodan Despot a publié en 2007, aux éditions Xenia, Une fois que tu es né, tu ne peux plus te cacher, la superbe enquête de la journaliste italienne Maria Pace Ottieri sur l’identité et les motivations réelles des migrants risquant leur vie en Méditerranée. A l’époque, ce document à la fois précis et bouleversant avait été accueilli par l’indifférence générale. En somme, les bonnes âmes occidentales s’intéressent-elles vraiment aux migrants en tant qu’êtres humains? Ou ceux-ci ne sont-ils que les comparses de leur étalage de bonté?

http://log.antipresse.net/post/migrants-punir-les-passeurs-ou-les-decorer?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

RADIO-FRANCE | Service public ou caste médiatique?

«Le service public de radiodiffusion et de télévision français a-t-il pour vocation d’informer les citoyens ou d’être le porte-parole de l’opposition vénézuélienne ?» se demande Maurice Leblanc dans un long courrier adressé au médiateur de Radio-France. Partant du cas vénézuélien, où la radio publique relaie systématiquement les points de vue de l’opposition de droite au pouvoir chaviste, le réquisitoire s’étend sur la question des directeurs des chaînes publiques, passant de poste en poste en circuit fermé.

«Vous avez dit service public ou «caste médiatique» indifférenciée?»

Pour finir par une froide mise en garde:

«Au lieu de bassiner vos auditeurs et téléspectateurs avec les «fake news» (réelles ou supposées) des autres, commencez par faire la chasse à celles qui sortent de vos studios. Entre autres, celle prétendant qu’il existe une «dictature» au Venezuela. Sinon, vous ne faites que renforcer le croissant sentiment de défiance à l’égard des journalistes, que vous dénoncez à longueur de temps. Le citoyen n’y trouve pas son compte. Et ne vous faites aucune illusion. Ceux à qui vous «servez la soupe» ne vous en seront nullement reconnaissants.»

http://log.antipresse.net/link/radio-france-service-public-ou-caste-mediatique?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

BHL | Mr. Fake News frappe encore

L’insurpassable BHL s’est vu jouer un bien mauvais tour par ses amis de l’Euromaïdan. A peine s’était-il précipité surTwitter pour dénoncer l’assassinat d’un journaliste antipoutine — et par qui d’autre que Poutine lui-même? —, que le pot aux roses était dévoilé. Le pseudo-assasinat d’Arkadi Babtchenko était en fait un montage maladroit des barbouzes ukrainiennes, justifié par des contorsions dignes de Mr. Bean. Peut-être, au fond, ne l’ont-ils fait que pour compromettre le grand philosophe parisien, par ailleurs connu pour sa retenue et la fiabilité de ses sources?

Il y a peu, BHL se serait sans doute rallié à la cause des Russes. Leurs services passaient pour extrêmement fiables dans l’assassinat, jusqu’à l’étrange affaire Skripal, sans doute conçue par les Anglais pour ruiner la réputation du KGB. Mais à qui se fier désormais?

Ne reste plus au Tartarin de la géopolitique qu’à tuer de ses propres mains les victimes qu’il veut mettre sur le compte d’autrui. Il pourrait commencer, par exemple, par trucider son compte Twitter…

http://log.antipresse.net/post/bhl-mr-fake-news-frappe-encore?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

MH-17 | La Malaisie reste sceptique

Alors que l’Australie et les Pays-Bas, comme l’ensemble du monde occidental, n’ont pas hésité à dénoncer la Russie dans l’affaire de l’avion malaisien abattu, le troisième pays gravement endeuillé, la Malaisie, demeure réservée quant aux responsabilités de la tragédie.

Anthony Loke, le ministre malais des transport, a déclaré le 31 mai qu’«il n’y a pas de preuves décisives permettant d’incriminer la Russie dans le matériel présenté par l’Equipe d’investigation commune.»

«“Quant à savoir qui est responsable? On ne peut pas simplement montrer du doigt la Russie", a déclaré M. Loke au sujet des conclusions. “Bien entendu, nous devons tenir compte des relations diplomatiques, a-t-il dit, ajoutant que “toute action future sera fondée sur des preuves décisives".»

Au-delà du bon usage diplomatique, le gouvernement malais a également montré plus de respect pour ses morts que les pays occidentaux qui ont instrumentalisé les leurs dans leur étrange hystérie antirusse.

http://log.antipresse.net/post/mh-17-la-malaisie-reste-sceptique?mc_cid=3dda123d81&mc_eid=3a5e263339

 

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Interdiction du glyphosate en 2021 : pourquoi votre député a voté contre

Dans la nuit du 28 au 29 mai, les 85 députés présents à l'Assemblée nationale ont décidé de ne pas inscrire dans la loi la date de sortie du glyphosate. Votre député était-il présent ? Qu'a-t-il voté et pourquoi ? Eléments de réponse.

ACT LIMOUSIN GLYPHOSATE

Emmanuel Macron l'avait promis. Le glyphosate, substance chimique classée "cancérogène probable" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et composant principal du Roundup, devait être interdit en France "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans". 

Mais l'amendement à la loi agriculture et alimentation projetant d'en inscrire l'interdiction officielle en 2021 dans la loi, a été rejeté par 63 députés sur les 85 présents dans l'Hémicycle au moment du vote, à 2 heures du matin. 577 députés peuvent siéger, en temps normal, à l'Assemblée Nationale.

Qu'a voté votre député ?

La Montagne s'est penché sur le vote des députés d'Auvergne et du Limousin à partir de l'analyse fournie par l'Assemblée Nationale. Voici ce qu'il en est :

VOTE DEPUTES

Sur les 13 députés auvergnats et limousins, seuls 4 étaient présents. Ceux-ci ont voté contre l'amendement, refusant que l'interdiction du pesticide soit inscrite dans la loi. Les arguments invoqués sont assez similaires malgré des couleurs politiques différentes. 

Les députés En Marche ont "confiance" en Emmanuel Macron

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"On se tiendra à cet engagement de l'arrêt du glyphosate dans trois ans. C'est un engagement fort du président de la République. J'ai complètement confiance en lui et donc je ne juge pas utile de l'instaurer dans la loi", indique Jean-Baptiste Moreau, député En Marche de la Creuse et rapporteur du projet de loi EGalim (Agriculture et Alimentation), dont découle l'amendement. 

La députée LRM du Puy-de-Dôme Valérie Thomas s'est également prononcée contre l'amendement : "Sortir du glyphosate dans les trois ans est impossible car pour certains cultivateurs il n’y a pas pour l’instant d’autres alternatives. Ce serait leur mettre le couteau sous la gorge!"

"Ces lois à date butoir sont trop souvent inapplicables."

Valérie Thomas (Députée En Marche du Puy-de-Dôme)

Pour la députée, une collaboration de toutes les parties concernées est préférable à la "menace" de l’arme législative : "S’il y a mauvaise volonté, nous pouvons très bien refaire la loi…"

Les députés LR n'ont pas souhaité "alourdir la loi"

jean yves bony député cantal lrem

Jean-Yves Bony et Vincent Descoeur, députés du Cantal, ont tous deux voté contre l'amendement. Jean-Yves Bony explique : 

"Je suis agriculteur et pour l'interdiction du glyphosate. Mais le président a donné sa parole pour la sortie d'ici trois ans et il est soutenu par Nicolas Hulot. A partir de là, on n'a pas jugé nécessaire d'alourdir la loi avec un décret supplémentaire."

Jean-Yves Bony (Député LR du Cantal)

"L'incription dans la loi était un débat interne à la majorité. Ce qui importe c’est que nous ayons obtenu la confirmation par le Ministre que cette interdiction interviendrait dans les trois ans et que la recherche de solution alternative allait être amplifiée", ajoute Vincent Descoeur

La plupart des députés étaient absents

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Michel Fanget (MoDem, Puy-de-Dôme) et Jean-Paul Dufrègne (PCF, Allier) considèrent qu'ils n'avaient pas la compétence écologique nécessaire. Ils appartiennent à des commissions différentes de celle en charge du dossier : "Affaires étrangères" pour l'élu puydômois et "Finances" pour celui de l'Allier, alors que l'amendement a été préparé par la commission des Affaires économiques. 

Même chose pour Frédérique Meunier, députée LR de la Corrèze. "Ce sont mes collègues du groupe LR en charge de l'agriculture qui étaient de permanence au moment du vote", indique-t-elle. 

Réputée assidue à l'Assemblée Nationale, Christine Pirès-Beaune n'a pas pu assister à cette séance nocturne pour "raisons familiales". L'élue socialiste regrette que la décision de supprimer le glyphosate d'ici trois ans n'ait pas été prise au niveau européen : "L'interdiction au seul niveau français ne fera qu'accentuer la concurrence déloyale dont souffrent déjà nos agriculteurs." 

"J’avais une réunion du conseil municipal de Saint-Amant-Roche-Savine lundi soir. Je tenais à être présent. C’était en effet la première réunion avec le nouveau maire de la commune", fait quant à lui valoir André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme.

Laurence Vichnievsky (MoDem) s'agace que certains assimilent son absence à une désertion: " J'aurais voté cet amendement s'il avait été examiné dans le courant de l'après-midi, comme il était prévu. Mais il a été examiné à 2h du matin. Je ne suis pas Superwoman". 

 

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"Je n'étais pas sur Paris ce jour là, mais j'aurais voté comme le rapporteur, Jean-Baptiste Moreau", indique Christophe Jerretie, élu LRM de Corrèze. Et de conclure: "Emmanuel Macron n'a jamais dit qu'il allait inscrire cette promesse dans la loi."

Un amendement médiatique, mais pas central
Jean-Paul Dufrègne, député communiste de l'Allier souligne néanmoins que l'amendement sur le glyphosate avait beau être médiatique, il n'était pas au fondement de la loi EGAlim : "Le coeur de cette loi était bien celui des prix rémunérateurs pour les agriculteurs qui dégagent aujourd'hui des revenus indécents et qui mettent à mal la profession".

Cécile Lemoine et Jean-Paul Gondeau

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/ruralite/politique/2018/05/31/interdiction-du-glyphosate-en-2021-pourquoi-votre-depute-a-vote-contre_12866871.html

 

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Le glyphosate est un herbicide classé potentiellement cancérigène par l'Organisation Mondiale de la Santé. Le président Emmanuel Macron s'était engagé à interdire d'ici trois ans le glyphosate.
Pourtant une majorité des députés présents et le gouvernement ont rejeté cette interdiction, cédant à la pression du lobby agro-chimique !

Qu'ont fait nos députés ?
Et bien, ils étaient dans leur lit !!!! Mais, les paye t-on pour ça ?
Enfin pas tous, mais celui qui était présent aurait mieux fait d'y être !!!
Résultat du vote pour le Limousin :
Djebarri : absent
Magne : absent
Beaudoin-Hubière : absent
Jerretie : absent
Meunier : absent

Moreau : a voté Contre l'interdiction !!!!

Le 19 avril 2018, Moreau fait adopter à l'Assemblée un amendement au projet de loi sur l'agriculture et l'alimentation établissant que « les dénominations associées aux produits d'origine animale ne peuvent pas être utilisées pour commercialiser des produits alimentaires contenant une part significative de matières d'origine végétale »
Moreau est préoccupé par des détails ridicules mais l'empoisonnement des populations et surtout de nos enfants, les générations futures, ne le préoccupent pas !!
Il est député de la France, donc au service des Français, ou il roule pour Monsanto ?   S.R.

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