lundi 23 octobre 2017

L’UE donne ses directives aux médias pour contrôler la pensée des citoyens

Article suggéré par S.R. (UPR 87)


 

(...)

ARG LIBERTE EXPRESSION RUEUn nouveau projet de l’UE intitulé pudiquement « Respect des mots » (1) doit servir de guide aux journalistes européens. Il est destiné à opérer un grand lavage de cerveau des Européens, puis à contrôler leur esprit pour qu’ils modifient la perception de ce qu’ils voient et ce qu’ils vivent.

(...)

Selon la directive européenne, nous autre journalistes, ne devons plus parler d’«extrémistes» et, lorsque nous parlons de la criminalité des migrants, nous ne devons pas mentionner leur ethnicité, à moins que cela ne soit «pertinent» par rapport au contexte de l’histoire. Selon moi, si les migrants représentent une catégorie à risque, il est pertinent d’en informer les citoyens. L’UE pense le contraire.

Je me souviens encore de ces deux homosexuels qui ont été lynchés devant un club gay du Marais à Paris, et dont les visages tuméfiés ont fait la une des médias pendant toute une semaine pour dénoncer l’homophobie des Français, afin de diaboliser ceux qui s’opposaient au mariage pour tous. Sauf que les médias oublièrent de préciser que les agresseurs étaient musulmans… Désinformation réussie.

Les « directives » sont promues sous le slogan: « Le journalisme éthique contre le discours haineux ». Ben voyons ! Comme il est facile de coller l’étiquette « haine » sur tout ce qu’on ne souhaite pas voir publié.

(...)

Les directives contiennent des suggestions sur la manière dont les journalistes doivent s’exprimer sur certains sujets : l’immigration, l’islam et l’islamisation en sont quelques exemples. Tout cela avec le recours inévitable à une terminologie politiquement correcte qu’il serait plus juste de renommer pour ce qu’elle est : le contrôle de la pensée. Poussé à l’extrême aux Etats-Unis, ce contrôle a donné en retour de boomerang la victoire au Président Trump qui viole plusieurs fois par jour le politiquement correct.

Même si les directives disent prudemment qu’il n’y a pas de «définition spécifique» du «discours de haine», elles suggèrent que nous les journalistes ne devrions pas produire de «discours de haine». Autrement dit : nous ne voulons pas définir ce qu’est un discours de haine car il engloberait des sujets sur lesquels nous approuvons les discours de haine, mais vous demandons de ne pas en produire. Facile et vicieux.

Aussi, lorsque nous jugeons nécessaire de produire un discours de haine, nous devrions «fournir un contexte et remettre en question ces notions».

Les lignes directrices disent aussi que les «extrémistes» devraient être totalement ignorés, alors que, fait intéressant, il y a beaucoup de chapitres appelant les médias à publier plus d’histoires sur les immigrants, les musulmans etc. et que les extrémistes de droite doivent être abondamment dénoncés.

(...)

«L’autre» dit une autre directive, consiste à créer une opposition binaire et mutuellement exclusive entre les deux groupes supposés homogènes: «nous» et «eux».(...)

Remarquez le choix des mots.

  • On nous demande de parler des migrants du Moyen-Orient et d’Afrique comme s’ils n’étaient pas différents de nous, alors qu’ils le sont en réalité.
  • On laisse sous-entendre que l’utilisation de mots décrivant d’autres groupes comme étant «différents» de nous est quelque chose de haineux ou d’insultant. Ce n’est pas le cas ! Il s’agit juste d’énoncer une réalité. Mais cette réalité contredit le narratif, alors il faut faire comme si la réalité n’existe pas.

Conclusion

Voilà encore une nouvelle tentative totalitaire de l’UE pour imposer sa vision du monde, et dire en substance aux citoyens européens qu’ils doivent être protégés contre eux-mêmes, et que les Eurocrates savent mieux que les citoyens ce qui est bon pour eux, et qu’il faut remettre entre leurs mains votre destin, votre volonté propre, vos pensées.

L’UE nous ordonne, à nous journalistes, quoi écrire et comment l’écrire. Ce n’est pas plus dangereux que ce qui se passait dans les dictatures communistes.

Et si les gens ne veulent pas prendre conscience de toutes ces choses, s’ils ne veulent pas décider par eux-mêmes, je respecte leur droit au confort qui consiste à laisser les élites contrôler leurs pensées, je respecte leur décision de disparaître en tant que peuples européens, leur droit au suicide collectif.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1) respectwords.org/Reporting-on-Migration-and-Minorities

 

 

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samedi 21 octobre 2017

La criminelle complicité de l’Occident avec le régime Saoudien

Le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), vient de publier un ouvrage qui dénonce sans ambiguïté le rôle de l’Arabie saoudite dans le développement de l’islam radical et du terrorisme djihadiste. Nous avons rencontré son directeur, Eric Denécé, qui a piloté cet ouvrage (*).

ARG ARABIE SAOUDITE LIVREQ : QU’EST-CE QUI VOUS A CONDUIT À CIBLER AINSI L’ARABIE SAOUDITE ? CET ETAT REPRÉSENTE-T-IL RÉELLEMENT UN DANGER POUR LA FRANCE ET LE MONDE ?

Par sa volonté d’imposer sa vision sectaire de l’islam, par son autoritarisme interne, son soutien direct ou indirect au terrorisme, sa politique étrangère dangereuse et son intervention armée chez ses voisins, cet Etat est un facteur majeur de déstabilisation du Moyen-Orient et du monde. Pourtant, cette réalité indéniable est occultée par la quasi-totalité des dirigeants occidentaux. Etonnamment, alors que leurs Etats sont les cibles de la haine et de la violence wahhabites qui s’attachent à saper les fondements de leurs sociétés démocratiques, ils poursuivent, voire accroissent, leur coopération avec Riyad et ferment les yeux sur ses agissements coupables.

Q : DANS VOTRE OUVRAGE, VOUS INSISTEZ NOTAMMENT SUR LES LIENS ÉTROITS ET CONTRE-NATURE QUI UNISSENT LES OCCIDENTAUX ET LE ROYAUME SAOUDIEN.…

Ce n’est pas la première fois qu’une alliance est conclue entre les Occidentaux et les islamistes ; la première date de la Guerre froide, afin de contrer l’Union soviétique qui soutenait les régimes laïcs et nationalistes arabes. Puis d’autres furent conclues lors de la guerre d’Afghanistan en 1979, des « printemps » arabes – notamment afin de renverser Muhammad Kadhafi – et de la guerre en Syrie. Et chaque fois que le régime des Saoud a été en danger, il a fait appel aux Occidentaux. Cela a été le cas en 1979, lorsque des gendarmes français du GIGN ont libéré la grande mosquée de La Mecque occupée par des islamistes radicaux, ou en 1991, lorsque les Américains, les Britanniques et les Français sont intervenus à l’occasion de l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein.

Mais il y a aujourd’hui plus grave que ces alliances contre-nature qui ont pu avoir un temps une certaine justification. C’est la volonté des Occidentaux d’empêcher que Riyad soit critiqué et que l’opinion ne prenne conscience de la nature réelle de cet Etat infréquentable. Ainsi, à l’occasion de ses enquêtes sur le financement du terrorisme par l’Arabie saoudite, Richard Labévière[[1]] , s’est heurté aux injonctions du Quai d’Orsay – sous Alain Juppé comme sous Laurent Fabius – qui ne souhaitait pas que soit mis en lumière le financement de l’islam radical par l’Arabie saoudite. De même, Pierre Conesa a insisté sur l’ostracisme dont a été l’objet en France son dernier ouvrage[[2]] qui a le mérite de dénoncer haut et fort la diplomatie religieuse de l’Arabie saoudite et qui plaide pour la levée des ambiguïtés qui sous-tendent nos relations avec ce royaume de l’extrémisme. En revanche, peu de gens s’offusquent – ou savent –  que dans notre pays, pas moins de cinq agences de conseil en communication se chargent de « corriger » l’image des Saoud dans l’opinion.

Q : LE ROYAUME SAOUDIEN CONTINUE-T-IL DE DIFFUSER SES IDÉES RELIGIEUSES RADICALES ET DE FINANCER LES MOSQUÉES ET GROUPES ISLAMISTES DANS LE MONDE ?

Absolument. Aujourd’hui, l’Arabie saoudite dépense à peu près autant pour sa diplomatie religieuse que pour ses achats d’armements, soit entre 5 et 8 milliards de dollars par an. Comme l’a mis en lumière Pierre Conesa,, la diplomatie religieuse de Riyad est un modèle d’endoctrinement et de prosélytisme, une véritable usine à propager le racisme, la misogynie, l’homophobie et la haine du dissemblable. Elle bénéficie d’une totale impunité auprès de la communauté internationale corrompue par les achats de pétrole et les ventes d’armes. Elle s’appuie sur le formidable réseau d’influence de la Ligue islamique mondiale, une ONG qui dispose d’un budget annuel estimé à 5 milliards de dollars.

En conséquence, chaque jour, nous observons les effets dévastateurs de son influence partout dans le monde, notamment en France – tant à travers la radicalisation de certains de nos concitoyens et de mosquées, que par les actes terroristes qui ont frappé notre pays -, comme au Moyen-Orient ou en Asie du Sud-Est.

Récemment encore, l’Allemagne a averti que des prédicateurs saoudiens étaient en train de propager le Jihad dans les Balkans. Et un récent rapport du Think Tank britannique Henry Jackson Society a mis également en lumière le fait que, de tous les États du Moyen-Orient – Iran compris -, l’Arabie saoudite était le principal bailleur de fonds de l’extrémisme en Grande-Bretagne et dans le monde. Il affirme que, depuis les années 1960, Riyad « a dépensé des dizaines de millions de dollars pour exporter l’islam wahhabite dans le monde islamique, y compris dans les communautés musulmanes occidentales[[3]]. Le rapport attribue implicitement la responsabilité de la violence politique perpétrée par les musulmans à l’idéologie extrémiste propagée par les Saoudiens. Il ajoute que ces derniers « contribuent à la diffusion d’interprétations extrémistes et illégitimes de l’islam dans la communauté musulmane britannique dans son ensemble » et énumère une impressionnante liste de mosquées fondées au Royaume-Uni par l’Arabie qui sont très clairement des repaires d’extrémistes.

Q : PENSEZ-VOUS QU’UNE ÉVOLUTION DE LA POLITIQUE OCCIDENTALE À L’ÉGARD DES SAOUDIENS SOIT POSSIBLE À COURT TERME ?

Je crains que non. Pourtant, seize ans après les attentats de septembre 2001, ni la radicalisation islamiste ni la menace terroriste n’ont diminué en dépit des mesures énergiques prises par la majorité des Etats. Les actes barbares des organisations djihadistes ne cessent d’ensanglanter le monde et la France n’a pas été épargnée.  Après ces attentats, les autorités gouvernementales ont accru les moyens accordés à la lutte antiterroriste et ont mis en place, avec plus ou moins de réussite, un dispositif destiné à lutter contre la radicalisation. Mais force est de constater que rien de concret n’a été fait pour lutter contre l’idéologie néfaste qui fonde la dynamique terroriste actuelle : le wahhabisme.

Surtout, les Etats-Unis n’ont aucunement intérêt à ce que Riyad soit déstabilisé. Ils ont d’ailleurs une responsabilité essentielle dans la situation chaotique à laquelle est parvenue la région avec le concept géopolitique de « Grand Moyen-Orient » cher aux néoconservateurs de l’administration de George W. Bush. Ce plan – dont le point d’orgue a été l’invasion de l’Irak en 2003 – avait pour objectif de transformer le paysage politique de la région en redessinant largement les frontières, afin d’y apporter « la paix, la stabilité et la démocratie », mais surtout d’assurer la protection des intérêts politiques et économiques américains et la sécurité d’Israël vis-à-vis de ses voisins arabes. Il n’a contribué qu’à déstabiliser durablement la région.

Propos recueillis par NLTO

[[1]]: Les Dollars de la terreur – Les Etats-Unis et les islamistes. Grasset, Paris, 1998.

 

[[3]]: Ibid. Traduction de l’auteur

 

 

http://arretsurinfo.ch/la-criminelle-complicite-de-loccident-avec-le-regime-saoudien/

 

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mardi 17 octobre 2017

«Un esprit malin» : les services de renseignement voulaient recruter le terroriste Mohammed Merah

L'ex-patron du renseignement intérieur toulousain a expliqué devant la cour d'assises de Paris, où comparait le frère du djihadiste Mohammed Merah, que sa direction centrale imaginait recruter le terroriste un mois avant qu'il ne passe à l'action.

ACT PROCES MERAHC'est après un voyage de Mohammed Merah au Pakistan, entre août et octobre 2011, que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait voulu voir le jeune Toulousain pour parler de son précédent parcours  en Afghanistan, selon l'ex-directeur de l'antenne du renseignement intérieur de Toulouse lors de son audition le 16 octobre au cours du procès du frère de Mohammed Merah pour complicité d'acte de terrorisme.

Mohammed Merah, fiché comme son frère Abdelkader par les services de renseignement depuis 2006, avait déjà fait l'objet d'une enquête après son arrestation par la police afghane le 22 novembre 2010 à Kandahar.

Convoqué le 14 novembre pour un «débriefing préventif», Mohammed Merah est alors interrogé par deux spécialistes parisiens. Mais rien de suspect ne ressort des deux heures trente d'entretien. 

«Son caractère dangereux n'est pas paru évident. Il leur a semblé naturel et ils ont jugé que l'on pouvait s'orienter, compte-tenu de son esprit curieux et voyageur, vers un recrutement», a expliqué à l'audience le policier, précisant que le terme alors utilisé était celui «d'approche».

L'ex-policier a confié avoir été en désaccord avec cette analyse, estimant que Mohammed Merah restait troublé. 

Les deux examinateurs emportent le dossier et promettent une note d'expertise, qui sera remise le 21 février 2012, un mois avant le premier assassinat de Mohammed Merah.

«Mohammed Merah a un esprit ouvert, malin»

Il y est notamment écrit : «Mohammed Merah a un esprit ouvert, malin. Il n'entretient aucune relation avec un réseau terroriste, il a un profil voyageur.» La note se conclut par une demande de vérification de la fiabilité de Merah.

«C'est une approche de recrutement», a décrypté le témoin, ajoutant : «Mon refus a été net et catégorique et j'en ai fait part à ma hiérarchie.»

Après deux assassinats de militaires et une tentative d'assassinat à Montauban le 15 mars, du fait de Mohammed Merah, l'ex-patron du renseignement toulousain explique avoir alerté sa hiérarchie à plusieurs reprises de sa conviction qu'il s'agissait d'un acte djihadiste.

Il donne les noms de 12 suspects potentiels dont celui de Mohammed Merah mais il n'est pas écouté, la piste d'un acte commis par un groupe d'extrême droite étant alors privilégiée.

Il faudra attente les quatre assassinats de l'école juive le 19 mars pour que la piste salafiste soit enfin prise au sérieux.

https://francais.rt.com/france/44637-merah-a-esprit-malin-dcri-recruter-terroriste-toulouse

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mercredi 27 septembre 2017

Le Myanmar a besoin d’une solution diplomatique, pas d’un autre djihad soutenu par l’Occident

Alors que l’Occident et une grande partie du monde musulman ignorent le Yémen et la Palestine, cela doit les arranger qu’une « guerre sainte » dirigée contre la Chine, ennemie des occidentaux, se développe et fasse diversion. 

Par Afra’a Dagher, journaliste syrienne basée à Lattaquié en Syrie.

ARG BIRMANIE MOSQUEEDepuis le 26 mars 2015, l’Arabie saoudite commet un génocide au Yémen. Des innocents au Yémen ont subi une épidémie de choléra provoquée volontairement; et maintenant ils subissent la faim, un phénomène commun pour les enfants du Yémen, pratiquement tous musulmans.

Où sont alors les voix de la soi-disant communauté musulmane mondiale, l’Oumma, quand il s’agit de parler du Yémen dont le peuple n’est pas massacré par des bouddhistes mais par des musulmans ? Je mentionne les bouddhistes parce que beaucoup de gens appellent les Saoudiens à venir en aide au peuple musulman rohingya du Myanmar. Peut-être que ces voix « musulmanes » ont oublié que les Saoudiens sont le principal exportateur de terrorisme dans d’autres pays musulmans, y compris la Syrie.

En outre, la Turquie qui parle beaucoup du Myanmar n’a pas encore levé un petit doigt pour le Yémen.

Franchement, la religion n’est qu’une fausse couverture lorsque l’on perd son humanité. L’humanité est la véritable essence de la religion et ceux qui n’ont aucune compassion pour le peuple du Yémen ont trahi leurs propres soi-disant frères et ont révélé leur propre hypocrisie.

À bien des égards, les problèmes au Myanmar ne sont qu’une autre façon pour Israël et l’Occident de détourner les musulmans du sort de la Palestine, un peuple, composé majoritairement de musulmans mais aussi de chrétiens, exposés depuis longtemps à l’oppression, aux restrictions et au nettoyage ethnique.

Malheureusement, des soi-disant moudjahidines islamistes viennent du monde entier pour se battre en Syrie et massacrent les Syriens sous prétexte « d’aider les musulmans » du pays et que le gouvernement ne serait pas musulman! C’est tout simplement absurde et dangereux à tous les niveaux.

Dorénavant, les Rohingyas ont leur propre « armée libre », quelque chose qui ne peut que faire empirer une situation déjà bien mauvaise. En particulier, cette « armée libre » est connue sous le nom de Al-Yaqeen et elle est liée aux branches du mouvement interdit des Frères musulmans égyptiens, qui continue de recevoir des fonds provenant d’organismes dépendants de George Soros ainsi que de la Turquie et du régime qatari. Récemment, la station de télévision libanaise Al-Mayadeen a interviewé un militant de l’armée Rohingya qui a admis qu’il était combattant, mais a affirmé que ses seules armes étaient des couteaux.

Malheureusement, les soi-disant moudjahidines sont le carburant et les soldats pour chaque guerre par procuration que l’Amérique et Israël veulent mener. Le Myanmar est un lieu important sur la nouvelle route de la Soie chinoise appelée Une Ceinture Une Route (One Belt-One Road). En outre, les ressources pétrolières et gazières du Myanmar sont vitales pour la Chine, ce que les États-Unis et d’autres financiers traditionnels des moudjahidines savent parfaitement. On ne peut oublier tout cela si on veut comprendre la situation de Myanmar.

Beaucoup de ces horribles photos, qui montraient soi-disant la crise des Rohingyas, se sont avérées fausses et d’autres provenaient de pays différents ou de catastrophes lointaines [lire à ce sujet Le président turc Erdogan et les photos truquées d’un soi-disant génocide en Birmanie, Ntd]). Je ne nie pas que beaucoup de Rohingyas soient opprimés, mais les réalités de la situation sont très différentes de ce qui est raconté dans les médias occidentaux. Ceux qui croient tout ce qu’on leur montre à propos des Rohingyas, devraient se souvenir des Casques blancs en Syrie qui ont été exposés ultérieurement comme diffusant des mises en scènes et des fausses images pour promouvoir les mensonges d’Al-Qaïda.

Nous ne pouvons pas laisser un autre Afghanistan se produire au Myanmar. Pour aider à trouver une bonne solution là-bas, il faut une initiative diplomatique et non pas une autre guerre par procuration qui utiliserait le prétexte de la religion! Les mosquées en Birmanie sont actives et les musulmans peuvent y aller prier sans que personne ne les en empêche. En fait, [rien qu’à Yangon], il y a neuf mosquées.

Nous ne pouvons nous permettre une autre guerre par procuration dirigée par l’Occident au nom de l’islam. Ces guerres ne profitent qu’aux ennemis des braves gens, musulmans ou autres. C’est par la diplomatie que l’on doit résoudre les problèmes au Myanmar, pas par le djihad ni par les financiers occidentaux du djihad.

Afra’a Dagher | Septembre 16, 2017

Article original en anglais: http://theduran.com/myanmar-needs-diplomacy-not-another-western-backed-jihad/

Traduit par http://La gazette du citoyen

http://arretsurinfo.ch/le-myanmar-a-besoin-dune-solution-diplomatique-pas-dun-autre-djihad-soutenu-par-loccident/

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dimanche 17 septembre 2017

Des centaines de personnes manifestent devant la tour Eiffel en soutien aux Rohingyas

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris pour dénoncer les violences commises à l'encontre de la minorité musulmane rohingya en Birmanie et pour demander l'intervention de la communauté internationale*.

59bd5beb488c7b4a0a8b4567A l'appel du collectif HAMEB (Halte au massacre en Birmanie), quelque 700 personnes se sont rassemblées à Paris dans l'après-midi du 16 septembre, dans le but de dénoncer ce qu'elles qualifient de persécutions du gouvernement birman envers les musulmans rohingyas.

Brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit «Stop killing muslims in Burma**» (Arrêtez de tuer les musulmans en Birmanie) et scandant des slogans demandant le retrait de son prix Nobel de la paix à Aung San Suu Kyi, aujourd'hui conseillère spéciale de l'Etat birman (de facto dirigeante du pays), les manifestants sont restés statiques pendant plusieurs heures, au Trocadéro.

De nombreuses organisations communautaires musulmanes*** se sont jointes au rassemblement, comme des associations représentant les membres de cette minorité musulmane, auxquels le gouvernement birman ne reconnaît pas la nationalité.

De nombreux drapeaux de pays musulmans étaient par ailleurs visibles. Quelques slogans anti-israéliens et pour la défense de la Palestine ont aussi été scandés.

«On demande des sanctions envers la Birmanie»

«On montre notre solidarité, on demande d'arrêter les massacres par l'armée birmane, on dénonce la complicité de Aung San Suu Kyi, le prix Nobel criminel [...] On demande des sanctions envers la Birmanie», résume Farouk, membre du collectif HAMEB, au micro de RT France.

Selon le militant, les Rohingyas sont victimes de racisme en raison d'une couleur de peau «un peu plus mate» que la majorité des Birmans, ainsi que pour leur pratique de l'islam dans un pays très majoritairement bouddhiste. Le jeune homme espère que des mobilisations de par le monde pousseront des pays comme la Chine, qui, selon lui, a des intérêts économiques dans la région où sont implantés les Rohingyas, à condamner les autorités birmanes. «Les Occidentaux n'en parlent pas non plus parce qu'en Birmanie, il y a des intérêts énormes. Aujourd'hui, les Rohingyas se trouvent donc seuls», assure-t-il. 

«C'est vraiment inhumain de voir des femmes se faire violer, des enfants se faire tuer... et le silence, c'est ça qui est le plus grave c'est ce silence», s'indigne pour sa part Fily Keita Gassama, ajointe au maire communiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), ceinte de son écharpe tricolore

Une opération militaire de représailles qualifiée d'«épuration ethnique» par l'ONU

L'armée birmane a lancé une vaste opération, le 25 août, contre les rebelles rohingya de l'«Arakan rohingya salvation army» (ASRA), qui avaient auparavant attaqué une trentaine de postes de police dans l'ouest du pays. L'ASRA affirme agir pour protéger sa communauté. Selon l'AFP, environ 400 000 Rohingyas auraient déjà fui vers le Bangladesh depuis le début de ce que l'ONU a qualifié d'«épuration ethnique»****. 

De son côté, Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis avril 2016 après les premières élections libres qu'a connues la Birmanie depuis plus de 20 ans, a décidé d'annuler sa visite à Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra à partir du 19 septembre à New York. Elle a néanmoins promis de sortir de son silence le même jour, lors d'un grand discours.

https://francais.rt.com/france/43273-centaines-personnes-manifestent-devant-tour-eiffel-soutien-rohingyas


 

Commentaires:


 

*communauté internationale: terme qui devrait éveiller systématiquement la méfiance: en général, désigne les Etats- Unis et les pays occidentaux alliés (OTAN, ONG...)

**«Stop killing muslims in Burma»: pourquoi cette inscription en anglais, à Paris? Un indice de plus...

***De nombreuses organisations communautaires musulmanes: lesquelles? Pourquoi ne sont- elles pas mentionnées, au moins pour les plus importantes ou les plus connues? Qui compose ce collectif? Pourquoi interroger un "anonyme"?

****ce que l'ONU a qualifié d'«épuration ethnique».: qui, à l'ONU? S'agit- il d'une résolution de l'assemblée générale? D'une position du Conseil de sécurité?

Si les thèses que nous avons relayées sur ce site sont exactes, on pourrait assister au début d'une opération de manipulation de l'opinion, à des fins de justification d'une nouvelle déstabilisation d'un état souverain, la Birmanie (Myanmar), par la conjonction d'intérêts économiques et géopolitiques  occidentaux et de manoeuvres communautaires islamistes, comme autrefois au Kosovo, ou plus récemment en Syrie. A suivre donc avec recul, sans cautionner pour autant les exactions et les crimes, d'où qu'ils viennent. P.G.

 

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