vendredi 20 avril 2018

La Cour européenne des droits de l’Homme suspend l’expulsion d’un imam marseillais

Le 8 mars, une commission de magistrats se déclarait favorable à l’expulsion, vers l’Algérie, de l’imam marseillais El Hadi Doudi, suspecté de prêches très radicaux et haineux. Depuis lors, il attendait de se voir notifier son expulsion par le ministère de l’intérieur. L’arrêté a été pris par le ministère mardi 17 avril au matin ; mais son application a été aussitôt suspendue par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). L’imam, qui se trouve actuellement au centre de rétention administratif de Marseille, en vue de sa reconduite en Algérie, verra son dossier examiné par la CEDH « dans quelques jours », le temps que la cour statue sur le fond du dossier.

ACT IMAM MARSEILLE

« Un bouc émissaire »

Me Nabil Boudi, avocat d’El Hadi Doudi, assure à La Croix, que son client est « un bouc émissaire », il annonce avoir engagé d’autres recours contre cette expulsion, devant la justice administrative. En raison, explique-t-il par ailleurs à l’AFP, de « disproportion de la mesure », « risque de torture » de l’imam en cas de retour dans son pays d’origine, l’Algérie, et « atteinte à sa vie privée et familiale ». Puisque l’imam de 63 ans laisserait, à Marseille où il est installé depuis 1981, sa famille derrière lui.

Appels à la discrimination, à la haine et à la violence

En mars, lors de son passage devant la commission composée de magistrats administratifs et judiciaires marseillais, le religieux s’était vu reprocher ses appels à des « actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence », contre les femmes, les juifs, les chiites, les personnes commettant l’adultère.

La mosquée As-Sounna, installée sur le boulevard national à Marseille, dans laquelle l’imam Doudi prêchait a été fermée pour six mois, à la suite d’un arrêté pris par la préfecture de police de Bouches-du-Rhône le 11 décembre 2017, arrêté entériné par le Conseil d’État le 31 janvier.

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Cour-europeenne-droits-lHomme-suspend-lexpulsion-dun-imam-marseillais-2018-04-18-

BASE 14 995X225Reste à savoir si, dans cette affaire, les recours ont été épuisés avant la saisie de la CEDH. Tel que présenté dans cet article, ça ne semble pas être le cas... A vérifier, donc.

Pour comprendre ce qu'est la CEDH, ses avantages et ses inconvénients, voire ses dérives, une petite vidéo bien utile:

A quoi sert la Cour européenne des droits de l'homme ?

CEDH CRITIQUE

https://www.youtube.com/watch?v=knL3sxnwO9E

 P.G.

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vendredi 30 mars 2018

Qui est l'imame danoise reçue par Emmanuel Macron à l'Elysée après les attentats dans l'Aude ?

L'imame danoise Sherin Khankan, qui a ouvert la première mosquée 100% féminine d'Europe, a été reçue par le président le 26 mars à l'Elysée. Elle a loué «l'interprétation souple de la laïcité» d'un dirigeant qui «soutient le féminisme islamique».

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Le président français Emmanuel Macron a reçu le 26 mars à l'Elysée l'imame «féministe» Sherin Khankan, en compagnie de la femme rabbin Delphine Horvilleur. Sherin Khankan est connue pour avoir fondé la mosquée Mariam de Copenhague, première mosquée d'Europe réservée aux femmes, inaugurée en 2017.

La réception d'une heure d'une femme rabbin et d'une imame était prévue à l'agenda de la présidence de la République. Hasard du calendrier, elle a eu lieu trois jours après les attentats perpétrés dans l'Aude par le terroriste islamiste Radouane Lakdim. Ces attentats n'ont pas été évoqués lors de l'entretien, selon les informations de l'Express.

Un «président sage» qui «soutient le féminisme islamique»

Selon Sherin Khankan, qui a communiqué sur Facebook après son entrevue présidentielle, Emmanuel Macron est un «président sage» qui «soutient le féminisme islamique» et voit la religion comme «une partie de la solution et non comme le problème».

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Dans un texte accompagné d'une photo, elle explique en outre que la France est un pays «connu pour sa séparation sans faille et inconditionnelle de la religion et de la politique» mais que le président Macron a, lui, «une conception plus souple de la laïcité». Sherin Khankan souhaite, par son «activisme», montrer que la religion, en l’occurrence l'islam, peut apporter une «contribution positive à la société». Elle estime de plus que la radicalisation peut être «une réaction au sentiment de non-appartenance à la communauté» enjoignant les «dirigeants du futur» à trouver des façons «d'inclure les minorités».

Lutter contre les «structures patriarcales de l'islam», la vocation de Sherin Khankan

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Sur Twitter, la porte-parole du parti Les Républicains (LR) a fustigé cette rencontre. «Au lendemain des attentats [de] Trèbes, Emmanuel Macron ne trouve rien de mieux à faire que de recevoir une imame danoise qui défend la supercherie du "féminisme islamique"», a ainsi tweeté Lydia Guirous. Elle a par ailleurs estimé «scandaleux» que Sherin Khankan «vante la souplesse du président Macron sur la laïcité en France».

Cette imame était conviée par le chef de l'Etat pour recueillir sa réflexion sur la meilleure manière, selon elle, d'améliorer le dialogue des civilisations et sur la place comme l'avenir de l'islam en Europe.

Désignée parmi les «100 femmes de l'année» en 2016 par la BBC, Sherin Khankan souhaite promouvoir, notamment en Occident, un dogme qui lutte contre «les structures patriarcales de l'islam». Auteur de La femme est l'avenir de l'Islam, paru en 2017, elle est la fille d’un père musulman syrien, ancien opposant à Hafez el-Assad, et d’une mère chrétienne finlandaise.

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Dans sa mosquée à Copenhague, Sherin Khankan s'occupe avec d'autres femmes de l'appel à la prière. Le vendredi, elle est uniquement réservée aux femmes. De nombreux mariages, parfois avec des partenaires d'une autre religion, y sont célébrés.

La Danoise, qui apparaît souvent dans les médias locaux, explique que la réaction de la communauté musulmane à son initiative de mosquée «féministe» a été majoritairement positive, rencontrant seulement une opposition «modérée» dans certaines franges. Mais selon elle, ces critiques proviennent de l’ignorance, la tradition de femmes imames existant depuis longtemps en islam. D'autres mosquées réservées aux femmes existent, notamment aux Etats-Unis, au Canada ou en Allemagne.

https://francais.rt.com/france/49254-imame-danoise-sherin-khankan-elysee-emmanuel-macron

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Le prince héritier saoudien révèle que le wahhabisme a été exporté à la demande des Occidentaux

Dans une interview au Washington Post, le prince héritier Mohamed ben Salmane a déclaré que l'Arabie saoudite avait commencé à propager l'idéologie wahhabite à la demande de ses alliés occidentaux, pendant la guerre froide, pour contrer l'URSS.

ACT MBS TRUMP

Une déclaration du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (surnommé «MBS») publiée par le Washington Post le 22 mars et passée, semble-t-il, inaperçue dans les médias francophones, fait office d’aveu. En effet, le prince héritier saoudien a assuré que l’idéologie wahhabite avait été propagée au cours de la seconde moitié du XXe siècle par Riyad à la demande des alliés occidentaux du royaume, dans le but de contrer l’influence de l’Union soviétique dans les pays musulmans.

En visite diplomatique aux Etats-Unis, «MBS» s’est exprimé lors d'une rencontre avec des membres de la rédaction du Washington Post. Bien que cette réunion ait été tenue secrète dans un premier temps, l'ambassade saoudienne a par la suite autorisé le célèbre journal américain à publier des extraits spécifiques des propos tenus par le prince héritier. Ainsi, le journal relate des déclarations de Mohamed ben Salmane sur différents dossiers, dont sa relation avec Jared Kushner, le gendre de Donald Trump et conseiller de la Maison Blanche, ses réformes internes au royaume, la guerre au Yémen ou encore le conflit israélo-palestinien.

Interrogé sur la propagation du wahhabisme, idéologie islamiste rigoriste née en Arabie saoudite et parfois accusée par la presse et des responsables politiques en Occident d'être une source du terrorisme islamiste, le prince héritier a déclaré que les investissements saoudiens dans les mosquées et écoles islamiques à l'étranger trouvaient leur origine dans le contexte de la guerre froide. Le prince héritier a expliqué que, à cette époque, les alliés occidentaux de Riyad avaient demandé à l'Arabie saoudite d'utiliser ses ressources afin d'empêcher l’Union soviétique de «conquérir le monde musulman ou d’y acquérir de l’influence».

Une révélation tardive du rôle de l'Occident dans la propagation du wahhabisme

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Interrogé par RT France, Pierre Conesa, historien français et ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, qualifie cette révélation de «tardive». Pour ce spécialiste en stratégies politiques internationales, cette révélation permet au prince héritier de «se décharger d’une partie de sa responsabilité sur le financement du terrorisme». 

Dans un article publié dans le Monde Diplomatique de juin-juillet 2016, intitulé «Un demi-siècle de diplomatie wahhabite», Pierre Conesa expliquait déjà que la politique étrangère du royaume saoudien avait été anticommuniste durant la guerre froide et opposait le panislamisme au panarabisme socialisant de Gamal Abdel Nasser, dirigeant égyptien de 1954 à 1970. Cette politique était largement soutenue par les Occidentaux et notamment les Américains. «L’adage très répandu pendant la guerre froide selon lequel "l’ennemi de notre ennemi est notre ami" empêche alors [les Occidentaux] de voir que le royaume wahhabite a son propre programme », ajoute l’historien. Une véritable industrie «théo-idéologique» qui «emprunte au soft power américain et à la propagande soviétique» se met alors au service du wahhabisme.

Un système de promotion mondiale de l'islam rigoriste

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Plus de deux décennies après la fin de la Guerre Froide, WikiLeaks publie plus de 60 000 documents diplomatiques saoudiens. Ces «câbles» mettent en lumière le système de prosélytisme et de promotion d’une lecture rigoriste de l'islam appliqué par le royaume wahhabite au niveau international. «Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite injecte des milliards de pétrodollars dans des organisations islamiques à travers le monde, pratiquant une diplomatie du chéquier», révèle le journal américain New York Times, en juillet 2015, après avoir épluché tous les documents diplomatiques mis à jour par WikiLeaks.

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«Quand après les attentats du 11 septembre 2001, alors que 15 des terroristes étaient saoudiens, George W.Bush désigne l’Afghanistan et l’Irak comme les ennemis des Etats-Unis, on comprend que l’Arabie est un bon client qu’il ne faut pas contrarier », analyse encore Pierre Conesa. Pour l’historien, la situation est similaire aujourd’hui, quand «Donald Trump annonce depuis Riyad que c’est l’Iran qui est la cause du terrorisme».

Riyad ne semble toutefois plus assumer son rôle d'exportateur global du wahabisme. Aux journalistes du Washington Post, Mohammed ben Salmane a en effet confié que les gouvernements saoudiens successifs «s[’étaient] fourvoyés sur de fausses pistes» et qu’il était temps désormais que «les choses reviennent à la normale», en ce qui concerne notamment le financement du wahhabisme. Il a assuré que ce «financement prov[enait] aujourd’hui en grande partie de fondations saoudiennes, et non du gouvernement». De manière on ne peut plus claire, le prince héritier Mohammed ben Salmane entend donc séduire ses partenaires occidentaux. L’accueil que lui a réservé Donald Trump au premier jour de son voyage à Washington semble démontrer que cette offensive de charme fonctionne à merveille.

https://francais.rt.com/international/49248-nous-avons-propage-wahhabisme-a-la-demande-des-occidentaux

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jeudi 29 mars 2018

Dans le quartier Ozanam de Carcassonne, le souvenir d’une chapelle vandalisée

En 2013, la chapelle d’Ozanam, quartier sensible de Carcassonne où vivait Radouane L., avait été visée par un incendie d’origine criminelle. Cinq ans plus tard, la question du dialogue interconfessionnel reste d’une actualité brûlante dans cette cité en difficulté.

ACT OZANAM

Depuis l’attentat de Trèbes (Aude) vendredi 23 mars, le quartier d’Ozanam à Carcassonne est au centre des attentions. C’est dans ces tours HLM d’après-guerre que vivait l’auteur des attentats de l’Aude, Radouane L.. Dans ce quartier populaire de 600 âmes, les patrouilles de police se sont intensifiées depuis le week-end dernier. À Ozanam, les riverains sont habitués aux tensions du quotidien. Mais il s’agit plus souvent de petite délinquance que d’acte terroriste.

Une chapelle incendiée en 2013

En effet, fin novembre 2013, cette cité avait déjà été médiatisée. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul d’Ozanam était alors la cible d’un incendie. Le chœur et la sacristie avaient été endommagés, ainsi que des objets de liturgie détruits par les flammes. Certains éléments de l’enquête avaient permis d’envisager la piste criminelle, notamment la porte principale de l’édifice forcée à plusieurs endroits. Malgré l’enquête, les motifs de cet acte n’ont jamais été précisément établis.

D’après Yasmine Mamou, conseillère municipale UDI de Carcassonne et déléguée aux quartiers prioritaires, il s’agirait là d’un « geste qui n’a rien d’antichrétien. C’était plus un acte de vandalisme commis par des jeunes inconscients de ce qu’ils faisaient ». À l’époque, le père Didier Escouperié qui officie dans la chapelle tous les jeudis soir, avait déclaré à La dépêche du Midi, que « cette église n’avait jamais fait l’objet de menace particulière ». Quelques jours après le sinistre, les responsables diocésains avaient lancé un appel à la solidarité pour nettoyer l’édifice. Appel entendu par une vingtaine de personnes dont une majorité de jeunes musulmans. Le père Jean de Soos, présent à cette opération de nettoyage, souligne ce « signe très fort » et précise : « Il y a la bêtise de quelques-uns et il y a la communion des autres ».

Un quartier fondé par des groupes catholiques

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Pour les deux prêtres, il est essentiel de maintenir l’activité de cette chapelle, aujourd’hui rénovée et qui n’accueille qu’une petite dizaine de fidèles à chaque office. « Cette messe, c’est vraiment la mémoire de ce quartier ». Le nom « Ozanam » fait référence à un personnage du christianisme social, Frédéric Ozanam fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et béatifié par le pape Jean-Paul II en 1997. Il a donné une impulsion catholique au quartier construit dans les années 1950, à l’initiative d’un groupe de catholiques, afin de loger des personnes en grande précarité. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul a été bâtie à cette même période. Désormais, ce sont essentiellement des populations marocaines qui habitent ces résidences et de nombreux migrants. « Le souci aujourd’hui, c’est qu’il manque un cadre religieux qui existait au temps des Sœurs blanches implantées à Ozanam. De même, il n’y a pas de lieu de culte musulman ni de maison de quartier comme dans d’autres secteurs sensibles de la ville, à Saint-Jacques au Viguier. Ozaman est un quartier livré à lui-même face à ses problèmes », déplore le père de Soos.

L’objectif principal : le dialogue interreligieux

Le dialogue interreligieux est un des objectifs de travail des collectivités et communautés religieuses locales. « Ces actes de vandalismes assez mineurs il y a quelques années, prennent aujourd’hui une autre ampleur », indique Yamina Mamou. « Il y a un manque de communication, une précarité à tous les niveaux, à la fois intellectuel et cultuel. Il est nécessaire que l’État reprenne les choses en main et entame un travail commun avec toutes les communautés », poursuit-elle. Selon elle, le premier plan d’action devrait être le désenclavement d’Ozanam afin que les jeunes générations « en perte de repère » soient « intégrées à la société dans laquelle ils vivent ».

Clotilde Costil
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/quartier-Ozanam-Carcassonne-souvenir-dune-chapelle-vandalisee-2018-03-27-1200927140?from_univers=lacroix&utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180327&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=971807&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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"il s’agirait là d’un « geste qui n’a rien d’antichrétien. C’était plus un acte de vandalisme commis par des jeunes inconscients de ce qu’ils faisaient": on suppose que s'il s'était agi d'une synagogue, on n'y aurait pas vu le moindre geste antisémite...Ce n'est pourtant pas faire de l'amalgame que de constater qu'il existe, dans certaines cités, un islamisme politique agressif, fût- il minoritaire, comme l'attestent les derniers évènements. Et si l'enquête sur cet incendie n'a pas abouti, rien ne permet d'affirmer que l'acte aurait été commis par des "jeunes inconscients"! On est donc dans de la pure propagande, l'objectif étant visiblement de minimiser la dimension politique et/ou religieuse du phénomène. Si on peut comprendre la volonté de certains "acteurs de terrain" d'apaiser les tensions, il n'est pas sûr que ce déni de réalité soit le meilleur moyen de régler le problème. On pourrait peut- être, au contraire, envisager de mobiliser toutes les "comminautés" dans une lutte commune et lucide...       P.G.

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lundi 12 mars 2018

Brèves d'antipresse

TL ANTIPRESSE 3

BIG BROTHER | Avec Google, les drones sauront mieux qui tuer

L’intégration du pouvoir informatique avec le pouvoir politique et militaire se poursuit placidement, à l’écart des préoccupations du grand public. Gizmodo et The Intercept nous apprennent ainsi que Google a discrètement passé contrat avec le Département de la défense U. S. pour développer des logiciels d’intelligence artificielle censés faciliter le ciblage par drones.

«L’équipe... travaille au développement d’une technologie d’apprentissage en profondeur destinée à aider les analystes des drones à interpréter les immenses données d’images aspirées par la flotte militaire de 1100 drones afin de mieux cibler les attaques contre l’Etat islamique.»

Bien entendu, et contre toute évidence, les responsables de chez Google ont annoncé que «cette technologie... est uniquement destinée à des usages non-offensifs».

Pour mémoire, la rébellion d’un Edward Snowden a germé justement à cause de sa participation à des recherches de ce genre.

http://log.antipresse.net/post/big-brother-avec-google-les-drones-sauront-mieux-qui-tuer?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

FAKE NEWS | Quand LE MONDE rebat les cartes de la Ghouta

«Intox persistante de la part du journal Le Monde dans son infographie sur les rebelles de la Ghouta», écrit Bahar Kimyongür cartes à l’appui. «Ahrar Al-Cham a été «désislamisé». J’ai signalé «l’erreur». Elle a été corrigée. Et puis, surprise, Faylaq a été à son tour relooké alors que le groupe est allié à Al Qaeda…

«Ce type de couverture médiatique fait clairement le jeu des djihadistes», enchérit Olivier Berruyer.

Le Monde n’en est pas à son coup d’essai. Avant de camoufler les djihadistes en Syrie, il avait camouflé les islamistes en Bosnie, puis les nazis en Croatie et en Ukraine. Heureusement que le grand public possède les capacités de mémoire d’un batracien…

http://log.antipresse.net/post/fake-news-quand-le-monde-rebat-les-cartes-de-la-ghouta?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

CANADA | Le premier ministre n’aime que les barbus?

Ce n’est pas envers n’importe quel courant de l’islam que vont les sympathies du jeune Justin Trudeau, mais, selon Tom Quiggin, vers le plus rétrograde. Son résumé publié par le Gatestone Institute énumère un catalogue alarmant.

«Depuis neuf ans, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, soutient ouvertement la cause islamiste, refusant tout dialogue avec les musulmans réformistes. Concernant le retour des combattants de l'Etat Islamique au Canada, Trudeau a affirmé qu'ils représenteraient une « voix puissante en faveur de la déradicalisation », traitant d' « islamophobes » ceux qui s'opposent à leur retour. Le gouvernement du Canada a aussi fait le choix de ne pas envoyer le nom de ces terroristes islamistes au comité de l'ONU qui tient la listedes djihadistes internationaux.»

http://log.antipresse.net/post/canada-le-premier-ministre-naime-que-les-barbus?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

SUISSE | Le démantèlement d’un géant énergétique

Dernier épisode en date d’une course à l’échec annoncée: le géant Alpiq, qui produisait à l’origine quelque 30% de l’énergie suisse, est contraint de vendre ses activités les plus rentables, après avoir tenté en vain de se défaire de ses barrages alpins.

Ce «coup de poker» illustre la situation tragique où se trouve l’hydroélectricité suisse, une source d’énergie propre, renouvelable, intégrée, mais plombée par les prix artificiellement bas du marché européen. L’Allemagne, notamment, produit à la fois de l’éolien «propre», mais massivement subventionné, et du thermique au charbon très sale dans des centrales rachetées en Europe de l’Est.

http://log.antipresse.net/post/suisse-le-demantelement-dun-geant-energetique?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

AMAZON | Faux livres et blanchisserie d’argent

Le géant mondial du commerce de détail se prête à tout. Il peut même servir de plateforme (involontaire sans doute) à des filières très simples de blanchiment d’argent. Il suffit de publier des livres bidon, avec autant de contenu que les couvertures décoratives des magazins Ikea, et de les racheter soi-même sur la plateforme de vente en ligne. Le procédé, qui vient d’être repéré, est expliqué sur Livres Hebdo.

http://log.antipresse.net/post/amazon-faux-livres-et-blanchisserie-dargent?mc_cid=da5b5c9239&mc_eid=3a5e263339

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mardi 28 novembre 2017

Birmanie : voyage délicat pour le pape François en pleine crise des Rohingyas

En Birmanie, majoritairement bouddhiste, le pape François doit rencontrer Aung San Suu Kyi, accusée de ne rien faire face à la persécution des musulmans rohingyas.

ACT PAPE ROHINGYAS

François est le premier pape à se rendre en Birmanie. Son avion a atterri peu avant 8 heures (heure française) ce lundi à Rangoun, pour un déplacement qui s’annonce délicat, en pleine crise des Rohingyas.

La Birmanie est un pays majoritairement bouddhiste, et qui ces derniers mois fait l’objet d’accusation de persécution de cette minorité musulmane. Environ 620 000 Rohingyas ont fui depuis fin août leurs villages de l’Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) pour échapper à une campagne de répression de l’armée, qualifiée d' « épuration ethnique » par les Nations unies.

Le Pape doit rencontrer plusieurs officiels birmans et devrait évoquer avec eux le sort de cette minorité. Il doit ainsi s’entretenir avec le chef de l’armée, Min Aung Hlaing, qui est accusé d’être le principal responsable de la campagne de répression. La semaine dernière, la Birmanie et le Bangladesh ont annoncé un accord sur un retour des réfugiés rohingyas, mais le chef de l’armée s’est déjà dit opposé à leur retour en masse.

Une immense messe à Rangun

Le pape François doit également rencontrer Aung San Suu Kyi, la principale dirigeante birmane et prix Nobel de la paix. Son manque d’empathie affiché pour les Rohingyas a été fortement critiqué sur la scène internationale.

Le souverain pontife doit donner mercredi une immense messe dans un stade de Rangoun. Le pays compte près de 700 000 catholiques, soit un peu plus de 1 % des 51 millions d’habitants.

Pour son 21e voyage, le pape se rendra également au Bangladesh, autre pays asiatique marqué par de fortes tensions religieuses et sous les projecteurs avec l’exode forcé des Rohingyas.

http://www.leparisien.fr/international/birmanie-voyage-delicat-pour-le-pape-francois-en-pleine-crise-des-rohingyas-27-11-2017-7417683.php


 

BASE 14 995X225Comme d'habitude, la "scène internationale" dont il est question s'entend comme la coalition autour des Etats- Unis et leurs alliés géopolitiques. Les lecteurs de ce site ont pu lire différents articles mettant en doute la version "occidentale" de la question Rohingya, ainsi que la présence au sein de cette minorité d'activistes jihadistes manipulés par les services de renseignement occidentaux et saoudiens afin de déstabiliser la Birmanie (Myanmar) et contrer ainsi les intérêts chinois dans la région.

Il est inquiétant de voir le Pape prendre parti pour un camp au détriment de sa mission de paix universelle, surtout dans un contexte de tensions internationales: pendant ce temps, au Yemen, un peuple subit un génocide dans le silence général, notamment de la "scène internationale"...Et une coalition militaire se met en place pour déstabiliser le Liban et l'Iran...

P.G.

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lundi 27 novembre 2017

La mauvaise chute de Tariq al-Capone (2)

Tariq Ramadan est-il «tombé comme Mossoul et Raqqa», dans un combat frontal, ou sommes-nous en train de jubiler parce qu'il s'est pris les pieds dans le tapis? Vu l'influence du personnage auprès d'une partie de la communauté musulmane et d'une certaine «claque» intellectuelle occidentale, la question n'est pas sans importance.

ARG TARIQ 2

Comme on pouvait s'y attendre, la déchéance de l'islamiste le plus présentable dans les salons et les auditoires a encore donné lieu à des exercices comiques de contorsion bien-pensante. D'accord, il a agressé des femmes (à moins que ce soit un «complot sioniste», qui sait?), mais enfin, quel homme ne l'a pas fait — ou pas eu envie de le faire? Toutes les sociétés sont phallocratiques, clament les puritain.e.s islamogauchistes, toutes reposent sur une «culture du viol», réel ou symbolique, et T. R. n'est que le dernier arrivé dans un club d'abuseurs qui accueille déjà du beau linge: éminents producteurs et réalisateurs de cinéma, journalistes, etc.

La condition d'entrée au Rape club est simple: il suffit d'être adulte et de sexe masculin. Tout homme, tôt ou tard, finira par frapper à la porte...

Par cette vaste généralisation, on détourne les regards de ce qui est le véritable éléphant dans la pièce. Et si l'on focalisait un peu? Si, en dehors de l'appartenance sexuelle, on se penchait aussi sur l'idéologie ouvertement professée par cet abuseur à répétition présumé?

Une fable édifiante

Revenons pour commencer sur une leçon parcourue un peu trop vite. Je mentionnais la semaine dernière un ouvrage que Frère Tariq avait publié au Liban en 1995. On y lisait un exemple édifiant tiré de la vie d'Ali. Au moment d'achever un ennemi vaincu qui lui avait craché au visage, le guerrier avait rengainé son épée et laissé vivre l'homme terrassé. Devant les récriminations outrées de ses très humanistes compagnons d'armes, Ali leur explique: «Il m'a craché au visage et j'ai craint de le tuer par colère vis-à-vis de ma propre personne et non pour Dieu.»

Cet épisode, selon Frère Tariq, «permet de mesurer combien les premiers compagnons du Prophète étaient proches de Dieu et l'aimaient de tout leur être». Car il permet de répondre à une question capitale: «Est-ce parce qu'on nous insulte personnellement qu'on réagit ou est-ce l'exigence de justice et de dignité devant Dieu qui est notre moteur?»

Ainsi donc, en se bornant à rappeler un exemple canonique, notre escobar [1] en arrive sans se mouiller personnellement (l'esquive étant sa grande spécialité) à justifier la violence djihadiste. Car ce conte moral est évidemment destiné à être lu à rebours. Ce qu'il n'est pas permis de faire à cause de nos sentiments propres, il est permis de le faire au nom de la «dignité» de Dieu. Tuer l'ennemi à terre n'était pas un problème pour Ali: c'était de le tuer pour soi-même et non en tant qu'offrande à Allah. Or de la permission à l'injonction, il n'est qu'un pas.

Les récits abondent sur la placidité des djihadistes qui, lors des attentats, poignardent ou fusillent des femmes et des enfants sans haine particulière, juste parce que leur sang serait censé satisfaire la justice d'Allah. C'est pas pour eux, c'est pour Dieu. Ça change tout! Et l'on ne manque pas non plus de témoignages de proches sur le calme, la douceur, voire la gentillesse de tant de jeunes gens qui viennent d'accomplir d'épouvantables carnages avant de se détruire à leur tour. «On ne comprend pas! Un garçon si sympa, si ordinaire...»

Bien sûr qu'on ne comprend pas. Puisqu'on ne lit pas ce qui est écrit en toutes lettres...

«Le moment est crucial», note Frère Tariq. Serait-il suffisamment crucial, chez les partisans de cette lecture-là de l'islam, pour qu'on puisse étendre cette éthique de la violence admise à d'autres domaines que la razzia et la guerre? Par exemple, aux rapports avec les femmes?

La vie, c'est le Mal

Il ne me semble ni abusif ni original de relever que l'islam traditionnel a un problème avec les femmes. Le christianisme aussi, du reste, à ce détail près que le modèle de société qu'il a fondé a passé son temps, ces deux ou trois derniers siècles, à repousser les ténèbres du puritanisme. Sans oublier cet autre détail que le puritanisme est combattu en tout premier lieu par le Christ lui-même, ami des prostituées et ennemi juré des scribes, des pharisiens et des formalistes de tout poil, qu'il traite joliment de «sépulcres blanchis».

Vassili Rozanov, l'un des plus audacieux penseurs chrétiens, a consacré des pages troublantes à cette étrange dérive d'une parole de vie et de lumière vers une idéologie de la stérilité et de la noirceur à mesure que le christianisme s'officialisait. Les hommes de la clarté lunaire sont-ils encore évangéliques, se demande-t-il. Ou ne seraient-ils pas retombés — enchaînons-nous — dans les dérives manichéennes que le christianisme des origines a justement combattues? De la Perse ancienne jusqu'aux gnostiques, des gnostiques aux délires écolo-gauchistes et véganes, la haine des cathares (des purs, en grec) pour le joyeux bordel, la bransloire perenne (selon Montaigne) qu'est ce monde peuplé d'humains mal torchés est une objection constante à l'insouciance coupable où nous nous vautrons depuis la nuit des temps. Quel baume au cœur des rabat-joie et des frustrés de tout genre que de pouvoir déclarer le monde entier bon à brûler parce qu'ils n'y ont pas trouvé leur juste place! Quel alibi pour les révolutionnaires, les inquisiteurs et les tartuffes que de pouvoir régler leurs comptes avec de moins ratés qu'eux au nom d'une raison supérieure liée à la malignité de la vie elle-même. Or qu'est-ce qui perpétue cette vie mal embouchée sur terre, sinon la fertilité de la femme?

Un certain islam, ainsi, a décidé de mettre des barrières entre les hommes innocents et leurs éternelles tentatrices. Il faut être ouest-européen et n'avoir eu avec l'islam que des rapports expéditifs de colon à colonisé pour accorder foi aux fables selon lesquelles les voiles plus ou moins intégraux «protégeraient» les femmes et témoigneraient du «respect» qu'on leur porte. Cela serait-il vrai, du reste, qu'il faudrait s'interroger sur l'incapacité de ladite idéologie à juguler les pulsions bestiales du mâle autrement qu'en supprimant l'objet de leur concupiscence.

Dans les sociétés qui ont une pratique plus longue et plus quotidienne de cette idéologie, comme l'Inde, la Russie, la Grèce ou la Chine, on se berce d'un peu moins d'illusions. C'est pourquoi, dans lesdites sociétés, tout «dialogue» avec les musulmans repose avant tout sur un rapport de forces. Sans rapport de forces, point de dialogue car la soumission, dans son concept même, l'exclut.

La leçon oubliée de Cologne

Ainsi en va-t-il aussi, du reste, dans les sociétés arabo-musulmanes elles-mêmes lorsqu'elles essaient de prendre part à la modernité (et que nos donneurs de leçons ne les renvoient pas à coups de bombes ou de révolutions montées à leurs coutumes régressives). C'est qu'on y est un peu informé du problème. C'est pourquoi la pratique et la prédication de l'islam sont sévèrement encadrées par l'Etat dans tous les pays musulmans, alors qu'en Suisse ou en Grande-Bretagne les prédicateurs fondamentalistes et leurs sponsors du Golfe persique ont pratiquement carte blanche. Ce n'est que dans un tel cadre qu'un tartuffe fondamentaliste peut sévir dans la plus parfaite impunité des années durant.

On aurait pu croire que la vague migratoire de ces dernières années finirait par mettre au parfum nos oies blanches. Nous en sommes encore loin, alors même que les agressions de Cologne nous ont donné un aperçu grandeur nature des défis qui attendent les femmes en Europe, et qui sont d'une tout autre nature que l'«outrage sexiste verbalisable» que M. Macron a soudain décidé de réprimer avec la dernière énergie.

Au lendemain de ce gang-bang en place publique, j'ai raconté (Antipresse n° 7, 17.1.2016) comment mon salon de coiffure «hommes» (mais tenu par des dames) à Belgrade avait soudain été envahi par de petits groupes, certes très candides, de jeunes réfugiés syriens:

 «La coiffeuse n'en revenait pas:

 — Pourquoi nous ? Il y a tant de salons tenus par des hommes, en ville...

 Pour ma part, c'était justement la raison. Les jeunes réfugiés venaient là moins pour se faire couper les cheveux que pour se faire frôler par des femmes. Combien d'entre eux avaient été touchés au corps par une femme autre que leur mère ? Ils arrivaient rarement de Damas, plus souvent de campagnes reculées. La visite dans ce salon de coiffure était pour eux une expérience érotique avouable.»

A la suite des mêmes événements, l'écrivain algérien Kamel Daoud livrait, dans une tribune du Monde, une analyse beaucoup plus incisive du conflit entre l'islam et la femme:

 «Le rapport à la femme est le nœud gordien, le second dans le monde d'Allah. La femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée. Cela dénote un rapport trouble à l'imaginaire, au désir de vivre, à la création et à la liberté. La femme est le reflet de la vie que l'on ne veut pas admettre. Elle est l'incarnation du désir nécessaire et est donc coupable d'un crime affreux: la vie.

 C'est une conviction partagée qui devient très visible chez l'islamiste par exemple. L'islamiste n'aime pas la vie. Pour lui, il s'agit d'une perte de temps avant l'éternité, d'une tentation, d'une fécondation inutile, d'un éloignement de Dieu et du ciel et d'un retard sur le rendez-vous de l'éternité. La vie est le produit d'une désobéissance et cette désobéissance est le produit d'une femme

La pilule de désinhibition

Kamel Daoud est sans doute un libre penseur, un hérétique. Mais ce qu'il dit entre si bien en résonance avec l'exemple du prophète Ali, loué par le bon Tariq. Tuer ou violer pour ses passions (donc pour la vie), c'est haram. Tuer ou violer pour Dieu, c'est halal. Pour se mettre en règle avec Dieu, il suffit de donner à ses pulsions une justification théologale. Une pilule de désinhibition dont les mécréants, les athées et les libertins ne disposent pas — et doivent du coup la remplacer par la drogue ou l'alcool.

Henda Ayari, la première femme qui a porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol, résume l'attitude de son agresseur présumé par une maxime qui claque comme un fouet: «soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée». Si une femme est violée parce qu'elle était dévoilée, le viol n'avait pas pour «moteur» la satisfaction des basses pulsions de l'homme (qui est tout de même du châtiment l'arme nécessaire), mais «l'exigence de justice et de dignité devant Dieu».

Encore une fois, le cas n'est pas jugé, et nous n'irons pas plus loin dans la spéculation. Après tout, la possibilité que Frère Tariq soit victime de dénonciations calomnieuses voire d'un «complot sioniste» n'est pas à exclure tout à fait.

Sans enfreindre sa présomption d'innocence, on pourrait tout de même lui poser cette simple question à la fois théologique et pratique: sur les 72 vierges qui constituent la récompense des bienheureux dans l'au-delà, combien sont consentantes? Un bon théologien devrait pouvoir répondre sans peine.

 NOTES
  1. «ESCOBAR, subst. masc. — Personnage hypocrite, sachant utiliser d'adroits subterfuges pour arriver à ses fins ou les justifier.» Cf. Antipresse 103.

Source: Antipresse.

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samedi 25 novembre 2017

La mauvaise chute de Tariq al-Capone

J'ai toujours considéré inélégant de tirer sur l'ambulance. Mais que faire lorsqu'on est en guerre et qu'on se rend compte que l'adversaire utilise les ambulances pour exfiltrer ou relocaliser ses troupes? On l'aura deviné, je parle du panier à salade qui a évacué M. Tariq Ramadan de l'arène des idées pour le transférer sur le terrain du procès de mœurs. Malgré la gravité des accusations qui pèsent sur lui, certains en éprouvent comme une frustration. Comme si Frère Tariq, tel Fantômas, s'était encore une fois tiré d'affaire avec son habileté d'anguille.

ARG FRERE TARIQ

Voici quelques jours, mon ami Christophe Calame publiait sur les réseaux sociaux quelques phrases de journal consacrées à l'affaire. «La formule était cinglante — «Tariq Ramadan est tombé, comme sont tombées Mossoul et Raqqa» — mais hélas incomplète. Tariq Ramadan est tombé comme Mossoul et Raqqa seraient tombées non en tant que bastions de l'État islamique, mais, par exemple, en tant que lupanars (ce qu'elles étaient sans doute aussi, mais collatéralement).

Loin de moi l'idée de considérer le viol comme une faute collatérale. Je laisse ce mépris aux copains et défenseurs parisiens de M. Strauss-Kahn. Mais Tariq Ramadan est «tombé», tel Al Capone piégé par le fisc, à cause d'un sous-produit de son industrie, et non à cause du «cœur du business» qu'il serait urgent de démonter.

La focalisation sur le comportement privé du petit-fils de Hassan al-Banna (et petit-neveu du «réformiste libéral» et dissident Gamal al-Banna dont il ne se réclame guère) risque d'escamoter son action publique et la subversion rétrograde qu'il a efficacement contribué à répandre. Bref, ce magistère idéologique (n'allons pas l'appeler spirituel, car on peine à déceler une quelconque spiritualité dans sa rhétorique) qui continue d'intimider une part significative de l'opinion et d'en électriser une autre. Et qui a sans doute efficacement prolongé son impunité sur un chemin parsemé d'abus inaperçus par des yeux qui regardaient ailleurs et de dénonciations non entendues par des oreilles soudain fermées à la détresse féminine. Quand il ne s'agissait de pure et simple indolence, comme celle de Mme Brunschwig-Graf qui, alors ministre de l'instruction publique du canton de Genève, s'était refusée à agir «sur la base de rumeurs» — mais qui ne s'est nullement empressée non plus de faire vérifier lesdites rumeurs. (Fort heureusement, elle allait par la suite devenir présidente de la Commission fédérale contre le racisme, et donc en mesure de sévir contre ceux qui auraient eu l'idée de creuser ces rumeurs et d'en tirer d'abusives conclusions.)

Des vertus de la présomption d'innocence

Des mois, voire des années durant, les responsabilités pénales hypothétiques du professeur genevois vont donc occulter ses responsabilités morales établies. Car, en attendant son verdict, M. Ramadan bénéficie de toutes les protections que lui confère l'État de droit, à commencer par la présomption d'innocence que défendront jusqu'à la dernière miette de vraisemblance certains des avocats les plus prestigieux et les plus coûteux du barreau genevois.

Que Frère Tariq soit condamné ou non au terme du processus n'est même pas si important que ça. On savoure d'ores et déjà l'ironie de l'histoire qui a fait de cet islamiste sophistiqué le héros d'une nouvelle affaire Dreyfus. Les camps sont formés et ne démordront pas de leurs positions. En cas de condamnation, ceux qui ont d'emblée crié au «complot sioniste» n'y verront bien entendu que la confirmation de leur thèse. En France, la polémique entre la tribu Médiapart (pro-TR) et la tribu Charlie Hebdo (anti-TR) a rapidement enflé jusqu'à l'accusation d'appel au meurtre!

En attendant, plus personne ne songera à s'occuper du message central du gourou.

Mais quel est-il, au fait? Dans le brouhaha de ces derniers jours, on l'a complètement perdu de vue. Pour peu qu'on ait jamais eu envie de le voir, de le décomposer et de le résumer. Ce travail-là eût été une affaire d'intellectuels et d'universitaires — en particulier lorsqu'il s'agit, comme ici, d'un intellectuel particulièrement bien verni. Mais les intellectuels du domaine francophone semblent fort réticents à croiser le fer avec Frère Tariq. Ils préfèrent laisser cette périlleuse besogne à des politiques bien moins outillés pour cela. Quand ils ne pétitionnent pas en sa faveur.

Petite parenthèse: de l'impunité des «grands intellectuels»

La levée de boucliers en faveur de Frère Tariq est à l'opposé diamétral du lynchage public de Harvey Weinstein, alors que les deux étaient accusés, à peu près, des mêmes forfaits. C'est que l'un est un «grand intellectuel» dénoncé par des femmes sans éclat tandis que l'autre n'est qu'un jouisseur et un faiseur de fric accusé par des stars. Et peu importe si l'intellectuel ne laisse qu'un sillage de brumes et de louvoiements alors que le jouisseur, tout poisseux qu'il est, a produit certains des meilleurs films de ces dernières décennies.

C'est étrange, chez les intellos, ce besoin de se décerner des alibis, aurait observé Michel Audiard. On songe à la vague de compassion dont a bénéficié parmi ses pairs cet autre enfumeur de haut vol, le philosophe marxiste Louis Althusser, lorsqu'il étrangla sa femme. Ce crime sordide, qui n'aurait valu à un homme ordinaire que honte et répudiation publique, a fait d'Althusser un mythe, surtout parmi ceux qui ne l'avaient jamais lu. Le médiocre rimailleur Cantat, en orchestrant son come-back, s'est sans doute cru lui aussi membre de la caste des druides lévitant au-dessus de la loi commune. Mais il s'est pris les pieds dans le tapis: il n'avait pas pondu suffisamment de théories obscures pour que le meurtre sauvage de Marie Trintignant lui soit tout à fait pardonné.

Coincer l'escobar

Mais revenons au message central de Frère Tariq, à son rôle dans le dispositif. Il n'est jamais aisé de cerner la tactique d'un jésuite: nos amis catholiques en savent quelque chose avec leur dernier pape (et le premier issu de la Compagnie de Jésus). Or Frère Tariq est, par son habileté rhétorique et ses procédés, l'autre grand jésuite qu'il nous reste. Il mérite même, stricto sensu, l'appellation d'escobar, ce substantif que nous a légué Blaise Pascal en exposant dans ses Provinciales l'hypocrisie du pompeux jésuite espagnol Antonio Escobar y Mendoza (1589-1669).

«ESCOBAR, subst. masc. — Personnage hypocrite, sachant utiliser d'adroits subterfuges pour arriver à ses fins ou les justifier.»

Nous n'avons plus hélas de logiciens suffisamment lucides et déterminés pour disperser comme un Pascal la jésuiterie orchestrée par Tariq Ramadan et son entourage de frères musulmans. Nous n'avons même plus, du reste (et c'est plus grave), suffisamment de foi en la logique. Il nous faut nous débrouiller tout seuls avec nos modestes moyens intellectuels et notre aversion pour l'esbroufe, cet instinct précieux que toute notre éducation supérieure s'emploie à endormir.

En pareil cas, le mieux est de ramener le cas à ses éléments fondamentaux. Quelles sont les fins de Tariq Ramadan? Rendre l'ordre social et politique de l'islam légitime en Europe — et bien entendu légal dans un deuxième temps. Et ses adroits subterfuges? Essentiellement, le double langage, «la duplicité des polémistes jésuites, qui usent de deux poids et deux mesures selon qu'ils ont affaire à leurs amis ou à leurs ennemis».

Il n'est qu'à comparer la dissonance entre les propos tenus par Frère Tariq à l'attention de sa clientèle européenne et ceux qu'il réserve au «B2B», à sa communication intraislamique. D'autres l'ont relevée, il suffit de prendre la peine de lire.

Pour amadouer son public infidèle et le convaincre de la compatibilité de l'ordre politique islamique avec l'état de droit européen, Ramadan convoque une vaste et superficielle bibliographie de philosophes occidentaux, mais en évitant soigneusement de mettre en question ses propres dogmes fondamentaux. Il insinue, sous-entend, calomnie (au sens pascalien). Détail hautement significatif: le retour perpétuel de la phrase «vous me faites dire ce que je n'ai pas dit» — due sans doute à la malveillance de ses détracteurs, mais également à la cautèle dont il entoure ses propres positions.

Pour lever cette brume, pourtant, il y a un procédé simple: mettre le maçon au pied du mur. Lui demander, par exemple, de préciser si le meurtre pour Dieu demeure toujours plus halal que le meurtre par emportement, comme il l'illustre dans un livre de 1995, faisant passer avec art la violence djihadiste pour une non-violence «théologique».

Plus concrètement encore, insister pour obtenir du rhéteur une condamnation sans équivoque (par oui ou par non) de la lapidation des femmes, en tant que symbole des pratiques les plus incompatibles qu'on puisse imaginer avec un ordre social moderne. C'est cette condamnation fondamentale qu'aucun adversaire de Ramadan n'a jamais pu obtenir. Tout juste a-t-il concédé l'idée d'un «moratoire» sur les châtiments corporels — et l'a traduite par un appel monocorde conçu pour ne pas être entendu là où il aurait dû l'être.

Imagine-t-on un responsable politique européen, un intellectuel, un prof par surcroît, proposer un «moratoire» (et non un rejet net et absolu) sur les pratiques pédophiles?

Il est étrange que tous ses interlocuteurs aient passé outre cette hypocrisie fondamentale sans jamais lui opposer la politique de la chaise vide. Une femme lapidable, pourtant (avant ou après le fameux «moratoire»), est par excellence aussi une femme violable. L'argument a étrangement échappé aux féministes indignées, qui ont préféré dénoncer la «culture du viol» qui serait la marque de «l'homme» en général, plutôt que la signature du prédicateur moraliste en particulier, quelle que soit sa religion.

Dans le monde dit musulman, heureusement, tout le monde n'a pas cette myopie de dindes et d'autruches. Certain.e.s ont très clairement établi le rapport entre un comportement et l'idéologie qui le sous-tend. A commencer par les victimes elles-mêmes.

Slobodan Despot

Source: Antipresse.


 

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"le rapport entre un comportement et l'idéologie qui le sous-tend": ça concerne également Weinstein, à mon humble avis, ce n'est simpement pas la même. Pour le reste je partage entièrement la formule:

Une femme lapidable, pourtant (avant ou après le fameux «moratoire»), est par excellence aussi une femme violable

P.G.

 

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lundi 6 novembre 2017

Détournement de sens

Extrait d'un article de Jacques Sapir paru ce jour sur le site "Les crises", rendant hommage au livre "le grand détournement" de Fatiha Agag-Boudjahlat.

(https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-detournement-de-sens-par-jacques-sapir/)

ARG SAPIR FATIHA

(...)

on peut reprocher à Fatiha Agag-Boudjahlat de n’avoir pas osé aller plus loin en montrant comment la construction de communautés fantasmées s’opposait frontalement à la notion de peuple, un terme très peu utilisé dans ce livre et jamais dans son sens de communauté politique, et donc de souveraineté.

Le problème de la souveraineté

Car, le problème central est là. Le salafisme existe depuis le début des années 1920[2], et a des racines bien plus anciennes encore. Sa dérive sectaire est désormais majoritaire, et pose d’ailleurs un problème évident d’ordre public[3]. Pourtant, il n’a pris en France la dimension de problème politique majeur que depuis une quinzaine d’années. De même, la présence de mouvements inspirés par les Frères Musulmans est attestée en Europe depuis les années 1950, ce mouvement étant né en Egypte en 1928[4]. Pourtant, là encore, ce n’est que depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, que ces mouvements ont, petit à petit, pris de l’importance. On ne peut donc parler de « menace intangible ».

Si l’on veut comprendre comment a pu se constituer ce cadre religieux et politique, il faut ici comprendre un double mouvement. Il y a, d’une part, l’écrasement des mouvements du nationalisme arabe, écrasement qui fut largement porté par les pays occidentaux et à leur tête les Etats-Unis, écrasement qui permis à ces sectes religieuses de récupérer une partie du combat post-colonial. Mais il y a aussi la critique radicale portée sur la souveraineté par les institutions européennes qui nie en réalité la notion de peuple comme communauté politique fondée sur des bases territoriales et qui ouvre la porte aux idées de « communautés » transnationales, mais aussi à l’idée que c’est l’ethnicité qui fait le peuple et non un pacte politique. En un sens, et cela est bien dit par Fatiha Agag-Boudjahlat, les identitaires et les communautaristes mènent le même combat contre la République.

Les mouvements religieux qui sont apparus au sein de l’islam (et dont il convient de rappeler qu’ils sont loin de réunir la totalité des musulmans) ont donc bénéficié de l’éviction des mouvements nationalistes et de la critique post-moderne de la Nation dont la technocratie Bruxelloise est porteuse. Une réfutation du rôle fondamental de la Souveraineté, tel qu’il émerge des travaux de Bodin et de Jean-Jacques Rousseau, a d’ailleurs été produite par Andras Jakab, et cette critique est parfaitement convergente avec le discours tenu par l’Union Européenne[5]. Ils se combinent alors au processus d’acculturation qui frappe une partie de la jeunesse issue de l’immigration et qui la pousse à se chercher une culture fantasmée. On rappelle que, dans les territoires tenus par DAECH en Syrie et en Irak, les barres chocolatées qui sont la quintessence d’une sous-culture occidentale étaient hautement prisées par les « combattants ».

En fait, on est en présence d’un double mouvement de capture : celui des musulmans par des sectes fondamentalistes qui se prétendent les seuls représentants de l’islam, et celui d’une partie de la population immigrée par une pseudo-communauté musulmane à laquelle cette population est sommée d’adhérer ou d’être considérée comme traitre.

Une nouvelle trahison des clercs ?

Cela conduit alors Fatiha Agag-Boudjahlat à s’interroger sur ce que l’on appellera, à la suite de Julien Benda, une nouvelle « trahison des clercs ». Autrement dit pourquoi des intellectuels, de gauche comme de droite montrent-ils une telle perméabilité aux thèses communautaristes et racistes au point, dans certains cas, de s’en faire les complices. Fatiha Agag-Boudjahlat cite de nombreux noms et montre de manière irréfutable ce processus.(...)

On peut, comme le fait Fatiha Agag-Boudjahlat, s’interroger sur les sources intellectuelles de cet accommodement, voire de cette complicité. On revient ici sur la question du relativisme absolu et de la dé-contextualisation, thèmes qui sont abondamment traités dans le livre. On peut, comme Céline Pina, mettre en avant le clientélisme des élites politiques qui conduit alors des « intellectuels » à adopter des positions de justification[6]. Un autre livre, écrit récemment par Bernard Ravet montre bien qu’à ce clientélisme est venu s’ajouter la lâcheté profonde de l’administration et de la hiérarchie de l’éducation nationale[7]. Ces explications sont certaines ; mais, elles n’épuisent pas le problème.

Car, la haine de la France n’est pas que le fait d’une minorité de jeunes et de moins jeunes issus de l’immigration. Cette haine se construit sur une confusion : les élites prétendent que c’est la « France » qui agit pour cacher leurs propres manigances. Or, ce mensonge est repris comme tel par de nombreux intellectuels. On touche là à la question de la nécessité pour tout pays de produire un « récit national » qui aborde honnêtement les points lumineux comme les points sombres de son histoire. Or, une partie des intellectuels en France se refuse à l’idée même d’un « récit national », car ce dernier serait vecteur du « nationalisme ». Et l’on retrouve ici la haine de la souveraineté concoctée depuis Bruxelles par la technocratie de l’Union européenne.

(...)

C’est donc un livre important qui nous est donné ici par Fatiha Agag-Boudjahlat. Il faut l’en remercier, le lire et le discuter. Ce livre est, sur certains points, incomplet. On renvoie ici le lecteur aux ouvrages que j’ai écrit ou auxquels j’ai participé[8]. Mais il atteint son but. Il montre la construction perverse d’un autre sens aux mots que nous utilisons, construction qui permet de casser le langage commun qui s’était instauré entre Français. Il désigne le projet tyrannique qui est à l’œuvre derrière ce détournement orwellien du sens des mots.

Jacques Sapir

Notes

[1] Agag-Boudjahlat, Fatiha, Le grand retournement, Paris, Le Cerf, 2017.

[2] Rougier B., (dir.), Qu’est-ce que le salafisme ?, PUF, Paris, 2008, 271 p

[3] Amghar S., Le Salafisme d’aujourd’hui : Mouvements sectaires en Occident, Michalon, 2011

[4] Maulion F. – L’organisation des frères musulmans : évolution historique, cartographie et éléments d’une typologie, Diplôme universitaire de 3è cycle, Paris, Université Panthéon-Assas – Paris II – Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines, 2004, 337 p

[5] Jakab A., « La neutralisation de la question de la souveraineté. Stratégies de compromis dans l’argumentation constitutionnelle sur le concept de souveraineté pour l’intégration européenne », in Jus Politicum, n°1, p.4 ; consultable en ligne: http://www.juspoliticum.com/La-neutralisation-de-la-question,28.html

[6] Pina C., Silence coupable, Paris , Kero, 2016.

[7] Ravet B., Principal de collège ou imam de la république ?, Paris, Kero, 2017.

[8] Sapir J., Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Michalon, 2016 et Bourdin B. et Sapir J., Souveraineté, Nation, Religion, Paris, Le Cerf, 2017.

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-detournement-de-sens-par-jacques-sapir/


 

BASE 14 995X225La question du contenu de la souveraineté est un débat fondamental, en France comme dans le monde: si on observe ce qui se passe en Espagne, on a un projet d'apparence identitaire (le "peuple catalan") sur la base d'un projet politique identique au projet porté par le pays contesté: diversité, multiculturalisme et communautarisme ethnique et religieux, sans compter une même adhésion au projet européen! Confusion des mots, double- langage etc.

P.G.

mardi 24 octobre 2017

Expansion du salafisme wahhabite à Sarajevo et en Bosnie (vidéo)

Source: Dominique Bianchi

Ajoutée le 23 sept. 2017

ARG YOUGO ISLAM

Islamisme à Sarajevo 2017

Ajoutée le 23 sept. 2017
https://www.youtube.com/watch?time_continue=174&v=SHS8QBb5Ghk

Voir aussi, pour la version style "tout ça n'est pas si grave,
on peut tous vivre ensemble, avec nos sensibilités différentes..."
La guerre est pudiquement évoquée, pas un mot sur l'OTAN, bien sûr,
pas même sur la défunte Yougoslavie.

La Bosnie-Herzégovine, fief du salafisme européen #Reporters

Ajoutée le 27 nov. 2015
https://www.youtube.com/watch?v=KD_-6yw2a00

J'ai cherché en vain jusqu'à présent un résumé à peu près correct de l'histoire de la Yougoslavie
pour ceux qui ne connaissent pas et qui trouvent cette affaire un peu compliquée (à juste titre).
En attendant, voici une des versions les plus originales, celle- là, je ne l'avais jamais entendue:
la création de la Yougoslavie, c'est un complot des Russes! Bien dans l'air du temps...
Mais ce n'est pas la pire des thèses qu'on trouve sur you tube.
La plupart du temps on a droit à la fable euro- atlantiste sur les méchants nationalistes
(surtout serbes) fauteurs de guerre.  P.G.

BASE 14 995X225

HISTOREVUE - Yougoslavie
https://www.youtube.com/watch?v=KFI3wHbmqck
Ajoutée le 25 sept. 2016

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