jeudi 2 août 2018

Droits d’auteur : l’étrange campagne « citoyenne » contre « l’impitoyable » article 13 qui fait enrager les lobbies

L’europarlement a voté jeudi 5 juillet sur un projet de directive réglementant « le droit d’auteur dans le marché unique numérique ». C’est peu dire que cette perspective a mobilisé les géants mondiaux de l’Internet qui redoutent d’être soumis à quelques contraintes.

TL RUPTURE CENSURE

La proposition émanant de la Commission européenne est pourtant fort prudente, et ne menace guère les Facebook et autres Google de la guillotine immédiate. Mais, pour les firmes, surtout américaines, c’est déjà trop.

Google n’a ainsi pas hésité à dépenser 31 millions d’euros pour des offensives de lobbying direct. A cela s’ajoutent les pressions de 24 groupes et faux-nez divers dont la firme de Montain View est partie prenante.

Contacté pour « sauver internet », un youtubeur démasque (entre autres) la campagne d’un lobby basé à Bruxelles

Un Youtubeur, Trouble Fait, vient ainsi de dévoiler une sympathique « sollicitation » dont il a récemment fait l’objet. Le 8 juin 2018, il est approché par un interlocuteur qui l’incite à rejoindre le projet « #SaveYourInternet » (« sauvez votre Internet »). La cause semble noble : défendre « un internet ouvert face à la censure ». Qui pourrait être contre ?

VID TF LOBBY DROIT AUTEUR

Mais Trouble Fait (1), en creusant un peu, découvre qu’un lobby basé à Bruxelles est à la manœuvre : le financement et l’organisation de la campagne sont en partie gérés par le groupe de pression « N-Square » à travers le projet « Copyright for Creativity – a Declaration for Europe ».

Voir la vidéo:

Vers un ContentID à l’échelle d’Internet ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=qOn1M3H0dCw

Ledit projet entend combattre en particulier l’article 13 (consultable ici à la page 31) du projet de directive européenne. Un combat qui semble rejoindre sur certains points la défense de la liberté revendiquée par les créateurs du Web. Trouble Fait note cependant que cette initiative est notamment subventionnée par la Computer and Communications Industry Association (CCIA, mais avec deux C, pas de panique, quoique…), le syndicat patronal représentant les intérêts des géants du net.

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Mais que prescrit au juste le malheureux article 13 ? Il prévoit que « les prestataires de services de la société de l’information » prennent des dispositions « appropriées » permettant de signaler eux-mêmes aux titulaires de droits (auteurs, sites, journaux…) que vous avez utilisé un de leurs contenus. Pas d’interdiction donc, mais juste des outils techniques permettant d’avertir les auteurs, et de stocker ces informations au cas où ceux-ci souhaiteraient faire valoir leurs droits. Du reste, YouTube a déjà mis en place un tel dispositif (baptisé « Content ID »).

Les géants du Net mobilisés pour  la défense des « citoyens européens »… Vraiment ?

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Bref, Bruxelles n’a pas prévu de livrer Mark Zuckerberg aux mains de sanguinaires révolutionnaires, ni même de contraindre Facebook à verser des droits d’auteur. Mais les obligations techniques prévues coûteraient un peu de sous aux géants du Net – un pognon de dingue, peut-être ? – dont on connaît la misère financière.

Il n’en a donc pas fallu plus pour que ces derniers partent à l’assaut des barricades, se revendiquant de la défense des « citoyens européens » et en n’hésitant pas à affirmer que « les créateurs à travers l’Europe se réunissent pour combattre l’Article 13 et les machines à censurer ».

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Autrement dit, ces multinationales ont réussi, avec le soutien de certains militants de la liberté totale du Net – qui revendiquent l’absence totale de contraintes et le dogme de la gratuité – à doubler la Commission européenne en matière d’ultralibéralisme.

Car, pour paraphraser Lacordaire, « entre Google et le créateur de contenu, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». On pourrait préciser : la loi nationale, pas la réglementation européenne. La première est la seule légitime, la seconde ne vise jamais qu’à enfermer tous les pays dans des cadres uniformes.

(1) Contacté par Ruptures, le youtubeur Trouble Fait a souhaité préciser qu’au delà de la société de lobbying N-Square, des associations soucieuses de la défense des internautes ont également pris part à la lutte contre l’article 13 de la directive.

https://ruptures-presse.fr/actu/droits-d-auteur-etrange-campagne-citoyenne-contre-l-impitoyable-article-13-enrager-lobbies/

Voir aussi : Ruptures, le zapping n°3 : UE contre Démocratie… On a testé pour vous ! (VIDÉO)

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mercredi 30 mai 2018

Tu veux un cookie ?

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Cet article est très technique et est à destination des "webmasters" et de ceux qui maîtrisent un peu le domaine. Si vous n'y comprenez rien (comme moi) , pas de panique, faites suivre à ceux qui s'y connaissent!   P.G.

TL COOKIES GEEK

À l'approche de la date de l'entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD 25.05.2018), la panique (quand ce n'est pas carrément le syndrome du larbin) saisit tous les éditeurs responsables et les webmasters.

On croirait à un concours de la pop-up la plus moche — la plus gênante, surtout — pour vous faire accepter les « conditions dans lesquelles le site collecte des informations par l'utilisation de cookies... ».

Panique aussi concernant les newsletters : « nous allons devoir redemander la permission à tous nos abonnés pour pouvoir continuer à leur envoyer notre newsletter ». Non, non, et non. Tout ça c'est juste du flan.

  • D'une part, le règlement en question ne stipule nulle part qu'une adresse e-mail serait automatiquement une donnée à caractère personnel.
  • D'autre part, si vos abonnés se sont inscrit en double option (confirmation), un mini contrat existe entre eux et vous qui vous autorise à leur envoyer votre newsletter dans les conditions spécifiées lors de l'inscription, et ce, jusqu'à ce que l'utilisateur choisisse de se désabonner. Le RGPD n'a pas pour effet d'annuler tout ce qui préexistait !

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Pour le reste, tout le monde se fiche des données que vous pourriez collecter via les cookies, vous allez comprendre que c'est de la roupie de sansonnet à côté de ce que vous transmettez comme données personnelles de navigation de vos visiteurs, directement aux GAFAM, et aux autres grands acteurs du marché. À l'insu de votre plein gré (ce ne sera bientôt plus une excuse en ce qui vous concerne, si vous êtes un collègue webmaster).

Prenons un exemple

Vous vous rendez sur le site de votre agence de voyage pour y commander votre séjour de rêve sur les plages de sable chaud. Dix minutes plus tard, vous ouvrez votre page Facebook et il vous propose, dans les pubs tout un tas de produits et services en rapport avec votre achat... Et les données collectées dans des cookies par l'agence en question ne sont nullement en cause, c'est un peu plus pervers que ça.

Lorsque vous vous inscrivez sur Facebook, celui-ci associe votre identité réelle à un identifiant numérique, disons 4859127884091837. Il place cet identifiant dans un cookie, qui sera stocké sur votre disque dur. Seul Facebook a le droit de lire ou de modifier ce cookie (l'utilisateur, quant à lui, peut l'effacer, mais en pareil cas, il devra à nouveau s'identifier lors de sa prochaine connexion).

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Jusque-là, tout va bien, et l'on ne voit pas immédiatement comment Facebook se fait transférer automatiquement les données de navigation des utilisateurs lorsqu'ils naviguent sur le web...

L'astuce est simple : les GAFAM, avec Facebook et Google en tête, s'arrangent pour que les webmasters incluent un fichier situé sur leur domaine dans toutes les pages de leur site. Cela va du bouton « like » à la jolie fonte google, en passant par les petits snippets javascript pour faire ci ou ça.

Dès lors, au chargement de la page, le navigateur du client (votre visiteur) va faire une requête (GET) sur le serveur GAFAM, et ce faisant, lui donner libre accès au cookie associé, ainsi qu'au referrer, soit l'URL de la page demandée. Oui, je sais, c'est du chinois, alors voyons ça concrètement.

Pour les besoins de la cause, j'ai créé : 

  • Une page « register » sur www.levilainpetitcanard.be, qui créera un cookie « register » portant valeur « 9a6663f1bf0c56043bff6efc2b6a2599 »
  • Une page anodine, sur le site www.lvpc.tk, qui affiche un simple texte... mais fait « référence » à un petit script localisé sur le domaine www.levilainpetitcanard.be
  • Le petit script en question, qui se contente d'afficher, dans une fenêtre d'alerte, les données ainsi collectées.

1) on va sur la page« register.php » qui représente n'importe quelle inscription sur un GAFAM ou autre acteur du marché

2) On va sur la page « anodine.htm » qui contient le code suivant : 

La référence au « GAFAM » est située à la dernière ligne du bloc <HEAD>. Il s'agit d'un lien vers le code supposément javascript situé sur www.levilainpetitcanard.be. En pratique, il ne fait que régurgiter les données sur lesquelles il a pu mettre la main sous forme d'une fenêtre de message (alert) en Javascript.

3) On voit le résultat

Non seulement le « GAFAM » peut récupérer l'identifiant unique de l'internaute, et le relier ainsi à l'utilisateur (et ses données récupérées précédemment), mais en plus il obtient l'adresse IP, les informations sur le navigateur, et le plus important : le referrer.

Notez que dans ce cas-ci, le referrer portait en paramètres (GET) des informations sur l'activité du client, permettant au GAFAM de mieux cibler encore les centres d'intérêt de l'internaute. Si vous vous trouvez dans la partie « boutique », il le saura, si vous êtes sur la page « réclamation », il le saura aussi.

Faut-il préciser que ce sont des terrabytes d'informations concernant les habitudes de navigation de leurs utilisateurs que ces GAFAM reçoivent tous les mois ? Il ne reste plus qu'à passer ça à la moulinette de l'indexage et du collationnement des données pour constituer un portrait toujours plus fidèle du pigeon de service : l'utilisateur/consommateur.

Comment arrêter de transmettre les données de nos visiteurs ?

La solution la plus simple consiste à faire ce que j'ai fait sur Le Vilain Petit Canard : supprimer toute référence à des scripts/css/snippets/iframes en provenance d'une source externe. On rapatrie les polices Google qu'on veut utiliser et on les référence localement, on télécharge la version de JQuery qu'on souhaite utiliser et on fait de même, on vire les boutons « like » pour ne garder éventuellement qu'un bouton « partage » qui ne nécessite pas de référence à un code distant.

Après quoi, on peut installer un addon comme LightBeam dans firefox pour visualiser les éventuelles dépendances restantes. Pour moi, elles ont toutes été supprimées au moment où j'écris ceci à part une référence à Google (Recaptcha) qui ne sera présente que si vous souhaitez placer un commentaire sur mon site.

Conclusion

Les webmasters ont une responsabilité majeure dans la collecte par les GAFAM et autres géants du Big Data des données de leurs utilisateurs, il convient donc qu'ils prennent conscience de la portée du phénomène et tiennent mieux en compte le droit des utilisateurs à ne pas être traqués partout où ils passent.

https://www.levilainpetitcanard.be/articles/informatique/tu-veux-un-cookie_913995905

 

 

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vendredi 16 mars 2018

​Précaires, personnes âgées, ruraux… les naufragés de la "dématérialisation" des services de l'Etat

Impôts, Pôle emploi, allocations familiales… Les services de l'Etat ont amorcé depuis quelques années leur "dématérialisation". Les guichets disparaissent peu à peu pour laisser place aux sites Internet. Laissant 13 millions de Français mal-connectés, non-connectés ou étrangers aux pratiques numériques sur le carreau.

ACT ACCES INTERNET

Le droit à être déconnecté semble n'avoir que peu de jours devant lui. Le gouvernement actuel, dans le prolongement de l'action des précédentes mandatures depuis le début des années 2000, s'est fixé un cap : dématérialiser 100 % des services de l'Etat à l'horizon 2022. Autrement dit, pour solliciter certains droits ou un document, il faudra que chaque Français se débrouille seul face à son écran. Pour de nombreux services, c'est d'ailleurs déjà le cas actuellement. S'inscrire à Pôle emploi, remplir les démarches pour obtenir la prime d'activité ou demander une carte grise, par exemple sont autant d'actions qui ne peuvent se faire qu'en ligne. Un problème pour de nombreux Français. Qu'ils soient en zone blanche, et dépourvus de connexion à Internet, ou qu'ils ne maîtrisent pas les codes du numérique… 13 millions de personnes sont concernées, selon l'étude menée en 2017 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).

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Parmi les oubliés de ce virage numérique, les personnes "non éligibles à un Internet de qualité" représentent 11,1% des Français selon l'UFC-Que-Choisir et son étude "Transition vers le haut débit : l'inadmissible amplificateur de la fracture numérique" publiée en septembre 2017. La majorité d'entre eux sont des retraités vivant en zones rurales. C'est d'ailleurs à ce public que s'adresse la Poste qui a annoncé vouloir lancer un "service d'aide à la déclaration des revenus en ligne" assuré par leurs facteurs contre la modique somme de 50€. Pour certains, le désengagement de l'Etat est une opportunité comme une autre.

Paul fait partie de cette population. Retraité de la SNCF, il ne quitte plus son village de Dun, dans le département de l'Ariège. Si le haut débit arrive peu à peu, la totalité des 500 habitants de la commune n'y a pas encore droit. "Je n'utilise que très peu Internet mais quand je le fais, il faut être patient", raconte l'homme de 68 ans. Mais ce n'est pas la rapidité de sa connexion qui l'inquiète. Même si elle l'handicape, il sait que des travaux sont en cours pour que l'ADSL se propage dans les mois prochains. "Il y a trop de cases à remplir, de données personnelles à renseigner. C'est du chinois. Et qui me dit que l'on ne va pas m'arnaquer, me voler ?", lance-t-il, inquiet. Son fils est là pour le rassurer et le guider, mais ce n'est pas le cas de tous.

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"On les exclut de la société"

"Chez les séniors ou les ruraux, les personnes isolées sont les plus à plaindre. Elles ne peuvent bénéficier de l'appui de leur famille, de personnes qui ont pu accéder à ces technologies. Et quand à cela s'ajoute l'impossibilité de se connecter convenablement, on les exclut de fait de la société", constate Jacques-François Marchandise, délégué général de la Fondation nouvelles générations internet (FING).

A travers ses recherches, notamment en coordonnant l'enquête "Capacity" sur les usages numériques des Français publiée en mars 2017, ce militant de l'inclusion numérique a pu dresser une sorte de portrait robot des personnes les plus lésées. Après les seniors et les ruraux : les précaires, les bas-revenus et les non-diplômés sont en première ligne.

(...)

https://www.marianne.net/societe/precaires-personnes-agees-ruraux-les-naufrages-de-la-dematerialisation-des-services-de-l?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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jeudi 22 février 2018

Soros demande à l’Union Européenne de « réguler les réseaux sociaux »

Il était une fois… ça commence comme un conte de fées… Il n’y a pas si longtemps internet et les réseaux sociaux pouvaient être considérés comme un refuge pour la liberté d’expression et un courant d’air frais loin de la propagande douce des médias dominants.

TL SOROS INTERNET

Et ce fut le cas. De très nombreux blogs, sites d’analyse, chaines YouTube se sont créés faisant en effet contrepoids aux informations officielles. Toute nouvelle création entrainant des effets d’opportunité inattendus, de nombreux sites dits « putes à clic » ont été créés pour attirer le public – et la publicité – via des informations fantaisistes. Sur un plan plus politique, l’élection de Trump et le Brexit n’allant pas dans le sens de l’histoire, les médiacrates ont trouvé une explication simple : de fausses nouvelles via internet et les réseaux sociaux ont permis ces aberrations, naissance du concept de « fake news ».

Soros côté pile : pour l’innovation et la démocratie

Pour mener le combat de l’Empire du Bien, nul n’est mieux placé que le milliardaire américain George Soros. Dans un article de The Guardian publié jeudi 15 février il met en garde contre la liberté des médias sociaux qui peuvent « influencer la manière dont les gens pensent et se conduisent sans même qu’ils s’en rendent compte ». Il ajoute « Ceci interfère avec le fonctionnement de la démocratie et l’intégrité des élections » et le peuple perd « sa liberté de penser ». D’où l’urgence de légiférer pour que la liberté d’expression soit plus strictement contrôlée sur internet et les réseaux sociaux. Que constate George Soros ? Que les géants Facebook et Google sont devenus « des obstacles à l’innovation ». Comprenez : ils ont contribué à libérer la parole aux Etats-Unis comme en Europe. Et plus « ils ont causé nombre de problèmes ». Comprenez : cette libération de la parole est allée trop loin. D’où sa supplique aux autorités de l’Union Européenne pour qu’elles reprennent les choses en mains.

Soros côté face : renforcer l’autocensure des GAFA

Habilement, Soros semble s’attaquer au monopole des GAFA mais le véritable enjeu de son discours n’est pas là et il est à double facette. Tout d’abord demander aux autorités politiques de museler Google et Facebook. Ce qui a déjà été fait en Allemagne et ce qui sera peut-être fait par la loi en France en 2018. Ensuite et surtout que Google et Facebook instaurent eux-mêmes leur propre censure pour se protéger d’une possible régulation venue de l’extérieur. Ce qu’ils sont en train de faire. Il est toujours plaisant de voir un pyromane jouer les pompiers. Au nom de l’économie Soros regrette le Brexit et la chute de la livre sterling qui affaiblirait les finances britanniques. Le même Soros le 16 septembre 1992 (Black Wednesday) spéculait contre la livre britannique, la forçait à sortir du Système Monétaire Européen (SME) et empochait un milliard de livres au passage. Au nom de la « liberté du peuple » George Soros veut instaurer « le contrôle de la liberté ». De même que dans le 1984 d’Orwell le ministère de l’Amour organisait la semaine de la Haine.

https://www.ojim.fr/soros-demande-a-lunion-europeenne-de-reguler-reseaux-sociaux/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-02-20

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mercredi 24 janvier 2018

Fake news et complotisme, pour quoi faire ?

TRIBUNE LIBRE/ OJIM

TL OJIM COMPLOT

Le 7 janvier 2017, Franceinfo rendait publics les résultats d’une étude selon laquelle huit français sur dix croiraient à « au moins une théorie du complot ». Il s’agit d’un sondage IFOP réalisé pour le compte de la Fondation Jean Jaurès et l’association Conspiracy watch. À quoi une telle étude peut-elle bien être utile ?

La parution des résultats de cette étude a eu lieu quatre jours après l’annonce du président Macron selon laquelle il allait légiférer afin de lutter contre les fake news. Outre l’évidente difficulté à déterminer ce qui est ou non une fake news en règle générale, beaucoup de points peuvent interpeller, comme par exemple le rôle de Facebook dans le financement des grands journaux français pour qu’ils « luttent contre les fake news » ou le timing impeccable entre les censures en cours sur les principaux réseaux sociaux et la volonté présidentielle. Et comme le timing médiatique semble vraiment très bien fait, l’étude concernant le poids du complotisme en France tombe à pic : si nous sommes à ce point menacés par les théories du complot, au point que notre vision de la réalité en serait altérée, le président de la République ne peut que prendre la posture de celui qui va nous protéger. Emmanuel, c’est papa Macron en ces affaires.

Dis papa ? C’est quoi une fake news ?

C’est quand tu ne penses pas la même chose que moi mon fils. Tout cela sent bon son amalgame : si un média alternatif est considéré comme média pourvoyeur de fake news, pour cette simple raison qu’il met en scène une vision du monde autre que la vision officielle des pouvoirs en place en France et en Europe, une vision russe par exemple, alors la confusion savamment entretenue entre domaine des fake news et domaines du complotisme aura pour effet de limiter la liberté de la presse et la liberté d’expression, en favorisant les attaques contre les médias alternatifs. Le président américain Donald Trump, que l’on nous présente sans cesse comme un imbécile dans les médias français officiels, ce qui est à n’en pas douter une fake news permanente, ne s’y est pas trompé, annonçant pour sa part non pas une loi contre des fake news mais la création d’une cérémonie pour « récompenser les médias les plus malhonnêtes et corrompus de l’année », autrement dit les médias officiels déversant des tombereaux quotidiens de fake news à son encontre. Ce seront les Fake news Awards. Trump met le doigt sur un point essentiel : quand les médias et le pouvoir politique officiels parlent de lutter contre des fake news, ils oublient automatiquement qu’ils en sont chaque jour le plus gros pourvoyeur, ne serait-ce que par la quantité de prétendues informations non vérifiées sans cesse déversées, « informations » vite mises au placard quand elles s’avèrent fausses. Le pouvoir officiel ne souhaite pas partager le monopole de la propagande. Le phénomène n’est pas nouveau. Personne n’a oublié la fiction des armes de destruction massive irakiennes, et les faux documents présentés à l’ONU.

Il n’y avait pas de médias alternatifs de grande ampleur ni de réseaux sociaux aussi développés que maintenant quand télévisions et radios d’État évoquaient un charnier à Timisoara ou des camps d’extermination en Yougoslavie. Pas plus quand les médias français racontaient tout et n’importe quoi au sujet de la première Guerre du Golfe, à grands renforts d’images de déserts vides, ou encore lorsque ces mêmes médias parlaient de bombardements, qui n’ont jamais eu lieu, prétendument perpétrés par Kadhafi contre son peuple, bombardements imaginaires qui furent le prétexte au déclenchement d’une guerre aux motifs probablement inavouables et aujourd’hui source de bien des maux (voir à ce sujet le livre des journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske, Avec les compliments du guide, Fayard, 2017). Y compris pour l’Europe. Pour l’heure, le rôle du Guide de la Libye dans le financement de la campagne d’un certain président et l’action guerrière menée par ce dernier pour le faire taire est encore une fake news. Pour l’instant.

(...)

La France, ça complote, ça complote ?

Il n’a échappé à personne que la mobilisation générale voulue par le pouvoir contre les fake news, plus ou moins avérées, et le complotisme a pour fonction de contrôler les informations pouvant menacer le pouvoir et sa conception du monde. Il n’y a aucun complot par contre à imaginer dans le fait que la Fondation Jean Jaurès, de laquelle sont proches des anciens socialistes occupant maintenant de hautes responsabilités au sein de LREM, les instituts de sondage, réputés proches du président, et un média d’État sortent une étude affirmant que 80 % des français sont victimes d’une épidémie de complotisme aiguë.

Un média alternatif russe, Sputnik, a clairement démontré le 11 janvier 2017 que la Fondation Jean Jaurès n’a rien d’un club de pensée neutre mais tout d’une officine entièrement subventionnée par l’État. Comme la majeure partie des médias officiels qui, du coup, reprennent cette « information » selon laquelle Français nous serions tous ou presque complotistes et adorateurs de Fake news God. D’après l’étude considérée, 79 % des Français croient à au moins une théorie du complot, dont 25 % à plus de cinq. Tous complotistes répètent en boucle les médias inféodés au pouvoir économique dominant, et en particulier les jeunes. Ainsi, nous sommes un peuple d’imbéciles incultes puisque un quart d’entre nous croient à des thèses plus farfelues et manipulatoires les unes que les autres : la Terre serait plate, le sida serait une création en laboratoire, le gouvernement et les laboratoires pharmaceutiques seraient de mèche (étrangement, pas un mot au sujet de l’écoulement précipité de tonnes de vaccins anti grippe aviaire, alors jugée dangereuse pour l’humanité elle-même, approchant de leur date de péremption, sous une ministre dont les liens avec ladite industrie étaient avérés), la CIA serait impliquée dans l’assassinat de Kennedy (le fait est que même les chercheurs les plus officiels reconnaissent que nombre d’hypothèses et de théories sont étudiables puisque les commanditaires de cet assassinat demeurent inconnus), des groupes islamistes auraient été créés, soutenus et manipulés par des gouvernements occidentaux (ce qui est loin d’être une théorie du complot, le rôle des américains par exemple auprès des groupes alors en lutte contre l’URSS étant un fait, tout comme par exemple le financement par la France de groupes de « résistance » contre l’EI qui sont avant tout d’autres groupes islamistes, ou bien le financement de ce même EI par l’entreprise Lafarge), un groupe secret viserait à établir une gouvernance oligarchique mondiale, etc…

Autre information, de taille celle-ci : 30 % des Français n’auraient plus confiance dans les médias officiels. En particulier les jeunes. Peut-être est-ce sur cela qu’une démocratie devrait s’interroger : pourquoi nombre de Français ne croient-ils plus ce qui est écrit dans les pages du Monde ou raconté sur France 2, TF1, etc ? Il doit bien y avoir une raison non ? Au sein de l’OJIM, nous avons une opinion à ce propos et… elle n’a rien de complotiste. Une autre question serait intéressante à poser : pourquoi tant de jeunes seraient-ils sensibles aux théories du complot dans un pays qui multiplie les programmes d’éducation aux médias, déverse la bonne parole en masse auprès de la jeunesse, a un maillage éducatif complet et dépense tant d’argent pour l’éducation et la culture ? Il y a un truc qui ne fonctionne pas ?

Crédit photo : vadymvdrobot via Envato Elements. DR

https://www.ojim.fr/fake-news-complotisme-quoi-faire/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=952f496e2e-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-952f496e2e-71509009

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mardi 23 janvier 2018

Google annonce un renforcement de la censure sur YouTube

Les vidéos sont le média le plus apprécié des moins de 35 ans et constituent le cœur de cible aussi bien de YouTube (propriété de Google) qui les héberge que de Facebook qui rémunère les médias pour en produire et les diffuser via sa plate-forme. Pendant longtemps le principe de la neutralité du net a été respecté : les propriétaires des tuyaux s’interdisaient d’interagir avec les contenus. Ce n’est plus le cas en 2018.

TL OJIM CENSURE YT

En Allemagne une loi liberticide punit de très fortes amendes les transmetteurs numériques de contenus « contraires à la Constitution ». Google veut maintenant mettre les bouchées doubles pour préserver le gâteau publicitaire de YouTube. Une « enquête » à charge du Times en 2017 avait dénoncé les vidéos « extrémistes » ou propageant des « discours de haine ». Havas Angleterre avait alors suspendu les publicités de certains de ses clients sur Google.

YouTube : qui veut faire l’ange fait parfois la bête

Allant plus loin Susan Wojcicki Présidente de YouTube a annoncé le 5 décembre 2017 la nouvelle politique de YouTube. Dans un post de blog assez étonnant et dans un style moralisant très américain elle loue YouTube « qui a éclairé mes enfants » et  permis aux activistes d’encourager « le changement social, de mobiliser les protestations, de documenter les crimes de guerre ». En clair YouTube remplit un rôle social et politique positif. Hélas le malin guette car le réseau a vu « de mauvais acteurs exploiter notre ouverture d’esprit pour égarer (mislead), manipuler, harasser et même blesser ».

Protection du public mais surtout des annonceurs

Dans cet esprit de croisade contre les démons la charmante Susan a réagi pour « protéger notre communauté contre les contenus extrémistes ou violents ». De juin à décembre 2017 plus de 150.000 vidéos ont été supprimées, « des centaines de comptes fermés et des milliers de commentaires effacés ». Cette nouvelle politique permettra de « protéger les annonceurs et les créatifs de contenus inappropriés. Nous voulons que nos annonceurs soient assurés que leurs publicités soient voisines de contenus qui reflètent les valeurs de leurs marques (c’est nous qui soulignons) ». Poursuivant cette politique la société investira dans l’intelligence artificielle – qui permet de supprimer les vidéos non youtubement correctes de manière automatique – mais portera également le nombre de ses censeurs professionnels à 10.000 en 2018. On ne sait si le Ministère de la vérité d’Orwell employait autant de personnel mais il y a doute.

Parmi les dernières victimes des censeurs, le YouTubeur Le Lapin taquin a décidé de quitter YouTube. Un exemple à suivre ?

https://www.ojim.fr/google-annonce-renforcement-de-censure-youtube/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=952f496e2e-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-952f496e2e-71509009

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samedi 20 janvier 2018

John Pilger: « Organiser la résistance à la censure sur Internet »

Par John Pilger
13 janvier 2018

TL GAFA

(...)

Quelque chose a changé. Bien que les médias aient toujours été plus ou moins une extension de la puissance du capital, ils y sont maintenant presque entièrement intégrés. La dissidence une fois tolérée dans le courant dominant a régressé à une sorte de résistance clandestine métaphorique à mesure que le capitalisme libéral vire vers une forme de dictature de la grande entreprise. C’est un tournant historique où les journalistes contrôlent les périmètres du nouvel ordre : regardez l’hystérie anti-russe et les chasses aux sorcières #MeToo, notamment dans les journaux libéraux tels que le Guardian et le New York Times. Dans une situation où les journalistes indépendants sont éjectés des médias principaux, Internet reste la source vitale de révélations sérieuses et de l’analyse fondée sur des preuves : le vrai journalisme.

Des sites tels que wikileaks.org, wsws.org, consortiumnews.com, globalresearch.ca, democracynow.org et counterpunch.org sont de plus en plus ciblés comme « offensants » par Google et d’autres géants ; et le filtrage et la limitation des recherches Google sur ces sites sont de la censure flagrante. Ce ne sont pas des sources marginales, mais essentielles pour les personnes qui essaient de donner un sens à un monde dans lequel la science et la technologie ont remarquablement progressé tandis que la politique « démocratique » dominante a régressé à l’extrémisme de la guerre de classe et du bellicisme incessant.

L’invention perverse des fausses nouvelles en fait partie, tout comme le « Russie-gate ». Le télédiffuseur RT – qui fait souvent le travail abandonné par les médias libéraux occidentaux – aurait été détruit s’il n’avait pas été soutenu par un gouvernement puissant. On pourrait en dire autant de Julian Assange s’il n’avait pas fait preuve d’une résilience et d’un courage extraordinaires et s’il n’avait pas obtenu le soutien d’un petit gouvernement courageux. La question est urgente ; les voix doivent s’élever ! J’exhorte mes collègues à rompre leur silence.

(Article paru en anglais le 11 janvier 2018)

Source: WSWS

https://arretsurinfo.ch/john-pilger-%e2%80%aforganiser-la-resistance-a-la-censure-sur-internet%e2%80%af/

vendredi 19 janvier 2018

L’hiver qui vient

LE 4 JANVIER DERNIER, MARK ZUCKERBERG PUBLIAIT SUR SA PAGE FACEBOOK UN MESSAGE SOUS FORME DE MEA CULPA, ET ANNONÇAIT UN CHANGEMENT DE STRATÉGIE DE FACEBOOK.

TL FB DOLLAR

Les médias, tous les médias, qu’ils soient mainstream ou alternatifs vont prendre cher, très cher. Faut-il vous rappeler qu’aujourd’hui, l’ensemble des médias, mais plus encore les médias alternatifs, qui ne disposent pas d’un autre moyen de diffusion sont tributaires de Facebook à concurrence de 80 à 95% de leur trafic ? Le calcul est très simple, sur 10 visiteurs, au mieux vous en avez deux qui n’ont pas été redirigés vers votre page via Facebook. Les changements annoncés, s’ils sont appliqués, résulteront en une chute brutale du trafic[1] pouvant aller jusqu’à 70% pour les sites mainstream, voire 95% pour les médias alternatifs. Bonne année !

Les déclarations

Je ne vais pas reprendre mot pour mot les déclarations de Zuck, qui comme un parfait gamin commence par nous expliquer comment qu’il est intelligent, comment qu’il se fixe des défis (lire 25 bouquins en un an…), et comment qu’il parle bien mandarin, vous trouverez l’intervention originale sur sa page Facebook.

Zuck nous explique que « le monde est anxieux et divisé », et que Facebook « a encore beaucoup à faire, que ce soit pour protéger la communauté contre les abus et la haine, la défendre contre les interférences par des États, ou en s’assurant que le temps passé sur Facebook est du temps bien utilisé ».

Arf, c’est donc Facebook qui décide désormais comment bien utiliser notre temps, et propose de nous aider dans cette tâche en ne nous montrant plus les contenus qu’il estime « inutiles » ou « anxiogènes ». Eh oui, pour être réceptif à la publicité, vous ne devez pas être stressé, un peu comme les homards suisses : ces petites bêtes, c’est connu, ont une peur bleue de l’eau (chaude) et préfèrent de loin un bon coup de marteau sur la tronche, après leur avoir fait un massage thaïlandais ou leur avoir raconté une ou deux blagues belges histoire de les détendre.

Donc désormais, ce sera « puppies all over the place ». Des chatons, encore plus de chatons… Rien que des images lénifiantes et des histoires qui finissent bien, qui nous disent comme le monde il est beau, comme le monde il est gentil : place à l’émotion. Mais attention, seulement l’émotion positive, qui libère tant et plus de dopamine dans le chou-fleur qui vous tient lieu d’unité centrale.

A quoi faut-il s’attendre, en pratique ?

Dans un autre post, daté du 12 janvier, Mark Zuckerberg précisait un peu ses intentions :

« Vous verrez moins de contenus publics comme ceux provenant d’entreprises, de marques, ou de médias. » (les pages, ndlr).

Tout en favorisant le contenu publié par vos amis, vos proches, pour susciter « plus d’interactions ». Les contenus sponsorisés, quant à eux, seront toujours bien là. Comme nous le voyons, au delà du discours mettant l’accent sur l’aspect social et la lutte contre les fake news, il ne s’agit ni plus ni moins que de limiter l’audience des médias : désormais, pour pouvoir diffuser à leurs abonnés, ils devront sponsoriser les contenus, passer à la caisse.

Faut-il préciser que pour des médias perpétuellement au bord de la faillite en dépit du fait qu’ils sont largement financés sur fonds publics, ceci n’est pas vraiment une option ? Que pour l’immense majorité des médias alternatifs, ce n’est pas envisageable, eux qui ne vivent que de dons ou des maigres revenus de leurs publications ?

Que peut-on faire ?

Je ne voudrais pas passer pour le méchant de service, mais si vous entretenez encore, ne serait-ce que subrepticement l’illusion que vous pourriez limiter la casse et maintenir votre petit média au niveau où il se trouve à l’heure actuelle, je vous conseille de faire une bonne cure de sommeil, loin de votre smartphone, loin des réseaux sociaux, et d’y repenser sérieusement à votre réveil.

Voilà plus de dix ans que les internautes, désormais transformés en moutons stupides s’imaginent que Facebook est là pour aider à la propagation de l’information, que ce soit pour en consommer ou pour en diffuser. Cruelle désillusion, Facebook n’a pour vocation que de faire toujours plus de pognon, d’être toujours plus rentable pour les investisseurs qui en veulent pour leur argent. Et cela, même Zuck ne peut que s’y plier.

Ne croyez pas, en tant qu’éditeur de média, que vous n’y soyez pour rien : n’avez-vous pas, vous aussi, compté sur Facebook plus que tout autre moyen pour élargir votre audience ? Croyiez-vous naïvement que Facebook n’essaierait pas, le moment venu, d’en tirer profit ?

Les avantages des inconvénients

À quelque chose malheur est bon, nous dit le proverbe. Ainsi, bon gré, mal gré, il y a un certain nombre d’aspects positifs à ce changement de stratégie :

  • Les utilisateurs qui sont sur Facebook pour y chercher de l’information (soit une bonne part de leur public) retourneront sur le web pour y chercher l’information, et déserteront Facebook qui ne sera plus guère qu’un centre de distribution de vidéos de chatons mignons intercalées entre deux publicités.
  • Tous les éditeurs seront impactés de la même façon, y compris les médias mainstream : c’est beau la démocratie, même si c’est pas vraiment fait exprès.
  • Ceux qui iront encore sporadiquement sur FB y verront moins de posts/spam dans le genre « tague un ami qui… » et autres cornichonneries.
  • Facebook lui-même va probablement essuyer le plus beau recul boursier de sa courte histoire, laissant (un peu) la place à d’autres médias sociaux (un peu) moins rapaces.

Ce n’est donc pas « vraiment » une mauvaise nouvelle, mais l’annonce d’un bouleversement dans la manière dont les contenus « gratuits » seront diffusés et consommés, désormais. Il nous appartient de négocier ce virage dans les meilleures conditions pour permettre à la presse alternative de continuer à faire son travail : informer.

Par Ph. Huysmans |14 Janvier 2018

Notes

[1] En octobre dernier, le réseau social avait commencé à tester, dans six petits pays un fil d’actualité indépendant pour les médias. Résultat: des chutes d’audience, sur Facebook, de 60 à 80% pour les médias. En octobre dernier, le Guardian écrivait: « Si ce test devait être répliqué au niveau mondial, il détruirait de nombreux petits éditeurs, ainsi que des grands qui dépendent beaucoup trop des réseaux sociaux pour avoir des visiteurs. » Source: LE TEMPS

Source: https://www.levilainpetitcanard.be/articles/informatique/lhiver-qui-vient_1490777810

https://arretsurinfo.ch/lhiver-qui-vient/

mardi 16 janvier 2018

Des milliers d’Américains espionnés pendant 13 ans via les caméras de leurs ordinateurs

Un pirate informatique vivant aux Etats-Unis a espionné pendant 13 ans quelques milliers d’Américains via les caméras et les micros de leurs ordinateurs. Il avait notamment accès à différents fichiers, volait des données personnelles et téléchargeait des millions d’images à caractère pornographique et pédophile.

ACT SURVEILLANCE TECHNO

Phillip Durachinsky âgé de 28 ans est accusé d'avoir utilisé un logiciel malveillant connu sous le nom de «Fruitfly» pour filmer subrepticement les gens en prenant secrètement le contrôle de leur caméra et de leur microphone, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Selon l'acte d'accusation, de 2003 à début 2017, le hacker a recueilli des données provenant de milliers d'ordinateurs appartenant à des particuliers, des entreprises, des écoles, à un service de police et au ministère américain de l'Énergie.

Il a recueilli une grande variété d'informations, y compris des dossiers bancaires, des photographies. Le virus lui a également permis d'intercepter les données provenant du clavier ainsi que d'activer à distance les caméras et les microphones pour faire des enregistrements audio et vidéo.

Grâce au malware, Phillip Durachinsky a aussi téléchargé sur l'ordinateur de l'une de ses victimes des millions d'images pornographiques, y compris de la pornographie avec des enfants.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201801111034692904-hacker-usa-espionne-americains-ordinateurs/

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Quand on voit ce que peut faire un simple particulier malveillant, je vous laisse imaginer la suite...Raison de plus pour s'interroger sur les systèmes d'exploitation et les logiciels, technologies, plateformes... qu'on utilise (ou pas), plus souvent par habitude ou lobbying commercial que par réelle volonté...  P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
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