lundi 18 juin 2018

Défense : la France s’offre corps et âme à l’Europe [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, Paris veut accélérer les coopérations et la consolidation européenne dans le domaine de la défense. Mais la plupart des pays européens n’hésitent pas à acheter américain ou profitent du volontarisme européen de la France pour renforcer leurs industries. L'Europe de la défense sera l'un des thèmes du Paris Air Forum qui se tiendra le 21 juin au Toit de la Grande Arche de La Défense à Paris.

ACT PARLY DEFENSE

L'objectif est clair. La France, qui a décidé de jouer la carte de l'Europe de la défense, a un grand dessein pour le Vieux-Continent. La future loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 "prend ce parti et mise résolument sur l'Europe de la défense", avait annoncé en février dernier à l'Assemblée nationale la ministre des Armées, Florence Parly. Sous l'impulsion d'Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Élysée, la France a donc pris l'initiative de développer une politique volontariste de coopération européenne et internationale. Et Paris veut encore accélérer dans le cadre de la LPM. "Nous avons de nombreux projets de coopération européenne dans le domaine de la défense et la coopération franco-allemande est un axe prioritaire", avait précisé la ministre. Des coopérations de préférence équilibrée. Ainsi, le nombre de programmes en coopération avec des pays européens devra être augmenté de 36 % par rapport à la précédente LPM.

La recherche systématique de coopérations européennes

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"Nous avons de nombreux programmes nouveaux à lancer pour moderniser nos équipements, avait expliqué en février de son côté aux députés le délégué général pour l'armement, Joël Barre. Nous rechercherons systématiquement, pour leur réalisation, une coopération européenne : parce que cela répond à une orientation politique, parce que c'est une nécessité économique, parce que cela facilite l'interopérabilité de nos forces en opération et parce que c'est un moyen de soutenir la consolidation industrielle à l'échelle de l'Europe".

Sont notamment concernés le programme de drone MALE européen (avec l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie), les futurs programmes de missiles FMAN et FMC (avec le Royaume-Uni), les travaux nécessaires au remplacement du char Leclerc (MGCS avec l'Allemagne), avions de patrouille maritime PATMAR futur (avec l'Allemagne), le programme SLAMF (avec le Royaume-Uni), le SCAF-Avion-NG ou la surveillance de l'espace exo-atmosphérique (avec l'Allemagne). Des pistes de coopération sont par ailleurs en cours d'exploration pour le programme de pétrolier ravitailleur FLOTLOG avec l'Italie et pour le programme de missile MAST-F avec l'Allemagne.

Les Européens veulent-il vraiment l'Europe de la défense ?

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Pourquoi un tel objectif ? "Nos alliés et nos voisins européens en particulier, qui sont confrontés aux mêmes menaces et aux mêmes dangers que nous, devraient pouvoir s'unir autour de ces projets rassembleurs et ainsi faire naître une autonomie stratégique européenne", avait expliqué Florence Parly. En conséquence, avait-elle précisé, "notre autonomie stratégique (...) doit contribuer à faire émerger une autonomie stratégique européenne".  Encore faut-il faire converger les besoins opérationnels des armées. Ce qui n'est pas une mince affaire, y compris entre la France, dont les armées font la guerre, et l'Allemagne, dont les soldats restent pour le moment en soutien. C'est d'ailleurs pour cela que Florence Parly a plaidé lundi lors l'inauguration du salon de l'armement terrestre Eurosatory pour "une grammaire des équipements".

"Il ne faut pas se contenter de bâtir des industries communes, il faut créer une grammaire des équipements, a-t-elle expliqué à Eurosatory. Nous ne pouvons nous contenter de dire qu'il faut des interventions communes, le répéter à l'envi, et continuer à avoir des équipements qui ne fonctionnent pas ensemble, qui ne se parlent pas, qui ne communiquent pas. Nos armements doivent se comprendre".

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L'intention de la France est louable et généreuse mais les Européens veulent-ils vraiment une vraie Europe de la défense ? Ainsi, en novembre dernier, la Suède a été capable en une semaine de choisir le système de défense anti-aérien américain Patriot (Raytheon) au détriment d'un système européen (franco-italien) beaucoup moins cher, puis de s'engager dans une coopération militaire renforcée entre pays européens (Coopération structurée permanente). Incroyable cynisme de la Suède. Or c'est loin d'être un cas isolé. Les ex-pays de l'est (Pologne, Roumanie....), achètent à tour de bras du "Made in USA". Sans oublier tous les pays européens qui ont acheté le F-35 (Danemark, Pays-Bas, Norvège, Italie, Grande-Bretagne), l'un des programme les plus coûteux de l'histoire de l'armement (près de 400 milliards de dollars), ou qui le veulent (Belgique, Finlande).

Même l'Allemagne hésite de temps en temps entre des matériels internationaux et européens à l'image de l'armement du Tigre. Berlin semble aujourd'hui préférer le missile israélien Spike au détriment d'un missile franco-allemand proposé et développé par MBDA (MAST-F). Ce qui oblige la France à proposer toujours plus de contreparties pour emporter l'adhésion de ses partenaires européens. Beaucoup trop ? Est-ce que sera également le cas lors du rapprochement entre Naval Group et Fincantieri ?

Arrogance, quelle arrogance?

 

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Les coopérations européennes se font-elles au détriment des intérêts industriels français ? "L'objectif, dans ces coopérations industrielles, n'est évidemment pas de nous affaiblir", avait assuré Florence Parly. Mais la France, qui a investi depuis plus de 50 ans dans son outil de défense (opérationnel, technologique, industriel), a souvent été en avance par rapport à ses partenaires européens (spatial, aviation de combat, électronique). Une avance industrielle et technologique trop souvent perçue par ses alliés comme de l'arrogance - la fameuse arrogance française que les Européens assènent pour masquer leurs insuffisances. A l'exception de Londres, qui coopère régulièrement d'égal à égal avec Paris. C'est le cas à travers MBDA. Et ça marche même si la France a beaucoup moins investi dans la filière missile ces dix dernières années que la Grande-Bretagne.

L'Allemagne a très bien su tirer parti ces dernières années des initiatives françaises, en arrachant aux industriels tricolores des compétences et des savoir-faire, notamment dans le domaine spatial, pour les relocaliser sur le sol allemand (OHB), comme le regrette un grand industriel interrogé par La Tribune. La coopération et la consolidation européennes ne sont "pas simples, mais nous avançons dans cette voie", avait d'ailleurs reconnu à l'Assemblée nationale, Joël Barre.

Des industries trop morcelées?

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Pour justifier de telles coopérations et la consolidation du secteur, la France estime, à l'image de Florence Parly, que les "industries de défense nationale sont souvent trop petites par rapport à leurs grands compétiteurs mondiaux. Il y a donc un besoin urgent de consolidation à une échelle européenne". Une antienne rabâchée depuis les années 90. Lundi à Eurosatory, Florence Parly a une nouvelle fois rappelé "le morcellement du paysage industriel européen" qui est "un frein à notre développement. Il empêche les industries d'atteindre des tailles critiques, de pouvoir peser pleinement face à des concurrents américains et asiatiques toujours plus forts".

"Je ne vois aucun panache à tenter de survivre seul, quand nous pouvons réussir ensemble. Unir nos forces, c'est remporter des marchés, faire les meilleurs équipements au meilleur prix", a-t-elle estimé.

Faut-il toutefois rappeler que Dassault Aviation, Naval Group, Thales, MBDA, voire Nexter n'ont pas eu besoin de l'effet de taille pour devenir avec l'aide d'un Etat stratège des leaders technologiques dans le domaine de la défense et maîtriser sans apport étranger des programmes aussi complexes que les sous-marins SNLE, SNA, le Rafale, le char Leclerc, les satellites d'observation et de télécoms militaires ou encore le radar de surveillance de l'espace Graves (ONERA)... Faut-il également noter qu'Airbus et Thales sont tout de même dans le top 10 des plus grands groupes de défense mondiaux, selon le classement 2017 du magazine américain DefenseNews. Naval Group pointe lui à la 23e place. Loin, très loin devant Fincantieri (54e). Ce qui a changé, c'est la situation financière et budgétaire française qui ne permet plus de lancer en solo des grands programmes sur l'ensemble du spectre. C'est là, la principale faiblesse de la France...

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/defense-la-france-s-offre-corps-et-ame-a-l-europe-781419.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180612

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Pour ce qui est des coopérations avec le Royaume Uni, il faudra epliquer à Macron et ses complices que l'alibi de la défense européenne a du plomb dans l'aile, à moins qu'il ait des informations que nous n'avons pas sur la fin éventuelle du Brexit...

Pour le reste, de plus en plus de journalistes comprennent, comme on le voit dans cet article,  que les arguments économiques ne tiennent pas, en témoignent les réusites antérieures de la France, ou les décisions stratégiques industrielles des "européens", et que de surcroît la plupart des "européens" se fichent pas mal des plans sur la comète de notre Jupiter. Quant aux Allemands, ils doivent bien rigoler de pouvoir se gaver face à ces idéologues incapables de défendre leurs intérêts nationaux et industriels! Pour reprendre la conclusion de l'article, la principale faiblesse de la France, ce n'est pas sa situation financière, c'est la trahison de ses dirigeants et de ses élites.   P.G.

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lundi 11 juin 2018

Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSE

FRANCE | Tir à vue sur Dassault

Il y a milliardaire et milliardaire, souligne Philippe Migault dans un bel hommage à l’industriel Serge Dassault qui vient de décéder. Il était de bon ton dans l’intelligentsia française de se moquer du fils de Marcel et de minimiser les réussites de sa prestigieuse entreprise. Le contraste avec la sympathie du même milieu pour un autre milliardaire juif, George Soros, est saisissant. Pourquoi cette iniquité?

«Il avait été interné à la sinistre prison de Montluc, puis au camp de Drancy par les nazis, tandis que son père était déporté à Buchenwald. Mais curieusement on n’a pas entendu une seule des grandes voix de gauche, si promptes à évoquer les heures sombres, rappeler à la décence ceux qui ont continué à mettre Serge Dassault au pilori alors qu’il était décédé. Il y a apparemment des juifs et des milliardaires qui méritent d’être défendus et d’autres qu’on peut livrer à la vindicte, même post-mortem.»

Serait-ce parce que Dassault incarnait «une certaine France», celle qu’on est pressé de voir disparaître?

«Par ses positions volontiers gaulliennes, par le groupe qui portait son nom, il incarnait cette persistance des vieux Etats-nation. Il incarnait cette France, cette excellence française, qui ne veut pas mourir. Cette France qui, tout en vendant ses avions d’affaire comme des petits pains aux Etats-Unis, ne plie pas le genou devant Washington et soutient ses intérêts face à Boeing et à Lockheed-Martin. Cette France qui non seulement continue à poursuivre un idéal de grandeur, mais ne bat pas sa coulpe, s’estime en mesure de poursuivre seule des objectifs élevés et ne doute pas d’elle. Cette France qui, tournant le dos à l’Europe lorsqu’elle estime que ses intérêts le justifient, démontre non seulement qu’elle est capable de rester, seule, au plus haut niveau, mais aussi qu’elle fait mieux, seule, que les Européens ensemble.»

Source: Stratpol.

http://log.antipresse.net/post/france-tir-a-vue-sur-dassault?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

MOLDAVIE | Un scénario de bande dessinée!

Pour les aspirants de West Point, il fallait faire simple. Comment leur expliquer les raisons qu’ils auraient de se battre dans une terre lointaine, dont ils ignorent probablement jusqu’à l’existence?

Par des comics, voyons! Avec des crayons et de la couleur, on résume la situation. En blanc, la Moldavie qui se réunifie avec la Roumanie après des années de «négociations». En rose orangé, le territoire de la Roumanie où sont massés les gentils tanks américains. En vert, les méchants tanks russes attendent sur sol ukrainien (!), pour intervenir et empêcher cette réunification. Bref, la fake news comme instruction stratégique!

Pour simplifier, la Transnistrie, pays russophone indépendant, coincé entre la Moldavie et l’Ukraine, a passé à la trappe. En 1992, elle avait fait sécession de la Moldavie pour éviter d’être englobée dans une grande Roumanie. Autre détail qui a son importance, la partie sud de la Bessarabie qui borde la mer Noire et qui appartient à l’Ukraine (en jaune sur la carte), est devenue terre roumaine. Il n’est pas précisé si c’est avec l’accord de l’Ukraine.

Il y a un peu de vrai dans ce scénario qui pourrait être le prélude à de grandes manoeuvres. Le 25 mars dernier, les unionistes manifestaient en nombre à Chisinau, capitale de la Moldavie, pour fêter le centenaire du rattachement à la Roumanie de la Bessarabie, qui jusqu’en 1918 était une marche de l’Empire russe. Mais le rêve d’appartenir à une grande Roumanie n’est pas celui d’une majorité de Moldaves. Depuis 2016, leur nouveau président, Igor Dodon, s’est engagé à chercher une voie indépendante et neutre entre l’Union européenne et l’Union eurasiatique.

Il n’est pas exclu qu’il trouve un jour des tanks amis sur son chemin.

Source: Sputnik Moldavie.

http://log.antipresse.net/post/moldavie-un-scenario-de-bande-dessinee?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

DELIRE | Google véganise ses emojis

Dans un tweet du 6 juin, la cheffe du design des emojis chez Google annonce une révolution culturelle dans la prochaine édition d’Android:

«On parle beaucoup d’inclusion et de diversité au sein de Google, alors si vous voulez encore une preuve qui montre que c’est une priorité pour Google, je vous inviter à tourner votre attention vers l’émoji salade — nous avons retiré l’œuf dans Android P beta 2, pour que cela soit une salade vegan plus inclusive.»

Belle évolution: au début de l’internet, on traquait les emojis à croix gammée. En 2018, c’est la chasse à l’œuf! Au nom de la «salade plus inclusive»!

Mais cela ne témoignerait-il pas d’une volonté d’exclusion des non-vegans et des carnivores? La twittosphère est en ébullition autour de ce débat fondamental.

http://log.antipresse.net/post/delire-google-veganise-ses-emojis?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

USA | La fraternité par les bombes

La porte-parole du Département d’Etat, Heather Nauert, a une conception décidément très ouverte de la fraternité des peuples. Le 5 juin, commentant l’état actuel des relations américano-allemandes, elle a déclaré:

«Nous avons des relations très étroites avec le gouvernement allemand. Si l’on regarde dans les histoires, c’est le 71e anniversaire du discours annonçant le Plan Marshall. Demain, c’est l’anniversaire de D-Day (le débarquement de Normandie). Nous avons de toute évidence une longue histoire avec le gouvernement de l’Allemagne, et nous avons de forts liens avec le gouvernement d’Allemagne.»

CQFD: qui aime bien, châtie bien!

http://log.antipresse.net/link/usa-la-fraternite-par-les-bombes?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

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samedi 28 avril 2018

« Affaire d’État. Liens troubles entre l’État français, l’État islamique et Lafarge ! »

TRIBUNE LIBRE / par | 27 Avr 2018 |

TL LAFARGE SCANDALE

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

 

Lafarge, Daech, Syrie, et barbouzeries! C’est un article d’un journal très révisionniste, totalement fasciste, et profondément complotiste du nom de Libération ! Vous aurez compris l’ironie de mon propos puisque Libération n’est justement rien de tout cela.

Le journal Libé, c’est plutôt du politiquement correct dégoulinant et à volonté en entrée, plat et dessert !

Et voilà que Libération fait un long papier, très long même sur les liens entre l’État français, l’État islamique et l’entreprise Lafarge.

Mais qu’avons-nous fait?

Comme chacun sait, Bachar est le méchant boucher de Damas, et les rebelles sont supers gentils, et nous, comme on est bons (et pas les brutes ou les truands), on est aussi du côté des gentils.

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C’est vrai que les gentils, en Syrie, ils sont vite un peu islamistes sur les bords. Du coup, ils sont gentils là-bas, mais très méchants ici… C’est ce que l’on appelle la complexité des relations internationales, et comme nous sommes des imbéciles de sans-dents, on ne peut pas comprendre !

Manque de bol, il y a une enquête avec une juge qui semble interroger un peu de monde chez Lafarge, vous savez, le grand groupe cimentier français qui avait une usine là-bas, en Syrie, pour fabriquer du ciment et du bon béton.

Bon béton que l’on retrouve d’ailleurs dans les tunnels qui servent aux islamistes pour se planquer… Ben Laden lui aussi faisait dans le BTP en Afghanistan et ailleurs. BTP, islamisme et services secrets ont toujours fait bon ménage !

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Nous avons bombardé la Syrie, pays souverain, même si nous ne l’aimons pas.
Nous avons armé des combattants là-bas, appelés gentils rebelles et devenus rapidement de vilains islamistes.
Nous avons accusé une entreprise française de liens avec l’ennemi alors qu’il commence à apparaître que les locaux de cette même entreprise hébergeaient les forces spéciales américaines puis françaises, puis aussi les gentils islamistes de Daech…

Bref, il apparaît surtout que nous menons en Syrie une politique qui n’est pas celle de la France.

Que nous arrive-t-il pour que nous agissions ainsi ?

Qu’avons-nous oublié de nous-mêmes, de notre histoire, de nos traditions ?

L’affaire syrienne est un scandale d’État.

Un scandale d’État qui remonte jusqu’à chacun de nos derniers présidents.

Voici les extraits des meilleurs moments de cette grande enquête de Libération.

Syrie : comment Lafarge informait l’État français

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Dans l’affaire du financement de l’État islamique par l’entreprise de matériaux de construction, Libération révèle que les renseignements français étaient informés de façon précise et régulière par le directeur sûreté. L’Élysée et le Quai d’Orsay participaient à des discussions stratégiques sur l’envoi de soldats dans l’usine.

Lors de ce troisième interrogatoire, révélé par ­Libération, la juge questionne Jean-Claude Veillard sur un point crucial : les services de renseignements français étaient-ils informés de la « réalité du financement » de l’EI par ­Lafarge ? La réponse est limpide : « Je ne faisais aucun tri dans les informations que je donnais aux services des renseignements. » Et d’enfoncer le clou : « Au cours des réunions, j’ai donné toutes les informations. » Selon l’agenda fourni par Jean-Claude Veillard aux enquêteurs, le directeur sûreté a rencontré à 33 reprises les différents services de renseignement extérieurs (DRM, DGSE) et intérieurs (DGSI) entre 2012 et 2014.

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Jusqu’ici, le scandale dépeignait surtout l’entêtement d’une multinationale pour engranger des profits au risque d’exposer ses salariés aux enlèvements et de contribuer au financement d’une organisation terroriste. Désormais, c’est l’État qui apparaît au cœur de l’affaire.

Une affaire d’État !

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« Ancien commando marine, en poste dans l’entreprise depuis 2008, Jean-Claude Veillard, 64 ans, est un familier des cercles de la défense nationale. À la juge Bilger, il tient à préciser qu’il a « passé [sa] vie à combattre le terrorisme, en Afghanistan, en Bosnie, en Somalie ». Décrit comme un homme à la fibre patriotique chevillée au corps, il noue au fil du temps une relation de confiance avec différents services secrets.

La juge tente alors de sonder l’importance de ses renseignements pour les services : « Étiez-vous la seule source d’information pour la DGSE ? » « Dans cette partie de la ­Syrie, j’aurais la prétention de le croire », rétorque le directeur sûreté.

Opération « grosmarmotte » !

Pour ­converser avec le directeur ­sûreté, la DGSE opte pour la création d’une adresse mail dont l’intitulé est ­surprenant : grosmarmotte@gmail.com. Plusieurs fois, Veillard l’utilisera pour informer le service de la destinée de l’usine. Ainsi, le 13 septembre 2014, il avise la DGSE de sa future rencontre avec deux dirigeants kurdes en France. L’EI attaque l’usine et en prend possession quelques jours plus tard, le 19 septembre. Dans un autre mail adressé à la DGSE, daté du 22 septembre, Veillard fait ouvertement part de son inquiétude : «L’usine est maintenant occupée par Daech qui bénéficie de notre cantine, clinique et base vie. […] Le contact a été établi pour la libération de nos collègues chrétiens. Nous recherchons maintenant une voie pour payer la “taxe” car leur jugement est simple : la conversion, la taxe ou la vie…»

L’usine de Lafarge, base des forces spéciales françaises !

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« Dès 2014, alors que l’usine syrienne venait d’être investie par l’EI. Sherpa, partie civile dans l’enquête, a demandé l’audition de Laurent Fabius, alors au Quai d’Orsay. «En octobre ou novembre», Jean-Claude Veillard fait état de contacts avec le cabinet militaire du président François Hollande. « Mon simple objectif était de faire comprendre que cette usine pouvait être utilisée comme base dans le cadre de déploiement des forces militaires françaises », explique le directeur sûreté de Lafarge dans le bureau du juge. À la fin de l’année 2015, ce sont dans un premier temps les forces spéciales américaines qui prendront pied dans l’usine. Le 28 décembre 2015, Jean-Claude Veillard contacte par mail l’ambassadeur français pour la Syrie, basé à Paris, Franck Gellet, afin de le rencontrer : «J’ai informé le directeur de la DRM et le CEMP [état-major personnel] du PR [président de la République] de cette évolution de situation. […] Je sollicite un rendez-vous dès que possible afin que nous puissions partager avec vous les informations à notre disposition et que vous nous proposiez une stratégie pour garder le contact avec ce site.» Le commandement militaire retient finalement la proposition de Lafarge, et positionne des forces spéciales françaises dans l’usine, aux côtés des Américains, quelques semaines plus tard. »

Je vous invite à prendre le temps de lire directement cet article en entier sur le site de Libération.

Je vous invite également à diffuser au plus grand nombre ces informations, pour qu’elles ne restent pas confidentielles, pour que les citoyens de notre pays sache quelle sale guerre nous faisons pour des intérêts qui ne sont certainement pas ceux du peuple souverain de France !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/affaire-detat-liens-troubles-entre-letat-francais-letat-islamique-et-lafarge-ledito-de-charles-sannat/

Voir aussi:

Affaire Lafarge : «Le gouvernement français était impliqué, le programme était de renverser Assad»

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Dénonçant une implication de l'Etat français dans l'affaire des tractations financières entre l'usine Lafarge en Syrie et Daesh, le politologue Bassam Tahhan pointe la responsabilité des politiciens de l'époque, avec à leur tête François Hollande.

RT France a reçu le 24 avril Bassam Tahhan, géopolitologue d'origine syrienne pour parler de l'affaire Lafarge en Syrie. De nouvelles révélations publiées par Libération le 22 avril soulignent que l'Etat français aurait été informé des tractations, notamment financières, entre le cimentier français basé dans le nord de la Syrie et les terroristes de l'Etat islamique.

Pour Bassam Tahhan, il ne fait aucun doute que la France était au cœur de ces échanges : «Je crois que l'Etat français était non seulement au courant mais qu'il organisait tout cela» a-t-il notamment déclaré. Il a rappelé que Lafarge avait non seulement payé des taxes à Daesh pour que ses ouvriers puissent aller et venir sur le site industriel, mais avait aussi acheté du pétrole à l'organisation terroriste pour continuer à faire tourner son usine. Bassam Tahhan a également détaillé la teneur des matériaux auxquels auraient eu accès les terroristes à travers l'usine Lafarge en Syrie, parmi lesquels des matières chimiques. De quoi permettre à Daesh, selon lui, de «faire un combustible d'obus et de missiles».

Pour le géopolitologue, les responsables de Lafarge mis en examen dans cette affaire ne sont que des «fusibles». Bassam Tahhan n'hésite pas à pointer la responsabilité des représentants politiques français. Pour lui, les dirigeants de Lafarge «étaient des marionnettes dans les mains des hommes politiques de l'époque c'est à dire Fabius, Valls, même le président de la République François Hollande». «Ils étaient au courant», estime-t-il encore, ajoutant : «Le programme était de renverser Assad.»

https://francais.rt.com/entretiens/50162-bassam-tahhan-sur-affaire-lafarge-letat-francais-organisait-tout

Vidéo:

Affaire Lafarge : «Le gouvernement français était impliqué, le programme était de renverser Assad»

https://www.youtube.com/watch?v=1BzcHHuKu30

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samedi 10 mars 2018

Industrie : un rebond en trompe l'oeil ?

En 2017, 125 ouvertures de sites industriels ont été recensées contre 100 fermetures selon le cabinet Trendeo. Ce solde positif ne doit pas faire oublier que l'industrie française continue de traverser des difficulté à répétition.

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Le tissu industriel français retrouve quelques couleurs. Selon la dernière étude du cabinet Trendeo publiée le 2 mars dernier, le nombre d'ouvertures d'usines a dépassé celui des fermetures en 2017 et le nombre de créations d'emplois présente un solde positif de 93.038. Un chiffre inédit depuis que l'organisme privé a commencé sa collecte de données en 2009. De son côté, la direction générale de l'industrie a noté que la production manufacturière a bondi au quatrième trimestre 2017 (+2,5% après +0,8%), dans un bulletin de conjoncture publié le premier mars dernier. Ce rebond est porté par une croissance de l'ensemble des activités.

Si ces constats peuvent paraître favorables à première vue, l'industrie française reste un secteur très fragile dans l'économie française. Les derniers déboires de l'usine Ford Aquitaine et la fermeture récente de l'usine Tupperware à Joué-lès-Tours illustrent bien toutes les difficultés d'une industrie tricolore sous tension.

Une baisse des suppressions d'emplois

La dynamique de l'emploi est particulièrement portée par une baisse prolongée des suppressions d'emplois, qui se réduisent chaque année depuis 2012 (-35% en 2017). Il faut noter également que les créations d'emplois sont aussi en hausse, ce qui permet à cet indicateur "de regagner la moitié du terrain perdu depuis leur maximum de 2010". L'industrie automobile et les services ont été particulièrement dynamiques tout comme le secteur du logiciel qui est à son meilleur niveau depuis 2009.

À l'inverse, les secteurs qui présentent des difficultés, les services bancaires et financiers connaissent leur année la plus difficile en atteignant un total de 32.000 emplois perdus depuis 2009, "pas loin des pertes du secteur automobile". Ces destructions d'emplois "attestent de la violence du choc de 2008, tout autant que la mutation des usages des consommateurs".

Le rebond actuel de l'emploi bénéficie principalement à des secteurs qui ont été très touchés pendant la crise de 2009/2013 comme l'automobile. Par conséquent, les régions qui présentent une économie fortement liée à l'industrie de la voiture voient leur situation s'améliorer. Les Hauts-de-France sont par exemple la région qui a connu le plus de créations nettes d'emplois en 2017. Et selon les experts de la DGE, les patrons de l'industrie manufacturière en France prévoient d'augmenter leurs effectifs au cours des trois prochains mois.

Un solde de créations d'usines relativement faible

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Si les ouvertures d'usines ont dépassé les fermetures en 2017 sur le territoire français, le solde est relativement faible (25). Ce solde positif entamé en 2014 repose avant tout sur une accélération de la baisse des fermetures que sur une hausse des créations. D'ailleurs, les créations recensées par Trendeo sont en baisse constante depuis 2014. Mais ces chiffres sont à manier avec précaution. Le cabinet indique d'ailleurs que les données (*) "ne peuvent en aucun cas prétendre à l'exhaustivité des données publiques."

Une désindustrialisation en marche

En dépit de tous ces bons chiffres, le poids de l'industrie dans l'économie française ne cesse de se dégrader depuis des années. Et malgré le plan de soutien du gouvernement français prévu pour ce secteur et une embellie de l'activité économique ces derniers mois, il semble que le processus de décomposition du tissu industriel soit inéluctable. Les derniers chiffres du ministère de l'Économie indiquent qu'entre 2000 et 2016, le poids de l'industrie dans l'économie française est passé de 16,5% à 12,5% du produit intérieur brut. Du côté de l'industrie manufacturière, l'évolution est quasi similaire à celle de l'industrie en général. Dans une perspective historique plus large, les données de la Banque mondiale illustrent parfaitement la perte de vitesse de l'industrie dans la valeur ajoutée française depuis plusieurs décennies.

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Un plan pour rien ?

Le 26 février, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a présidé le comité exécutif du Conseil national de l'industrie (CNI) pour valider une liste de 10 comités stratégiques autour de 10 filières (**). L'un des objectifs annoncé est l'élaboration de contrat de filière. Le président de France industrie Philippe Varin a rappelé à cette occasion :

" La compétitivité n'est plus uniquement celle de l'entreprise, mais celle d'une filière dans son ensemble. Le CNI labellise aujourd'hui 10 filières mobilisées autour de projets concrets dont la dynamique est pilotée par les industriels, et dont le but est d'améliorer la compétitivité et l'attractivité de l'industrie en France, et de créer des emplois qualifiés dans nos territoires."

Si de nombreux efforts des pouvoirs publics sont entrepris depuis plusieurs années pour soutenir ce secteur, les différentes politiques industrielles menées à l'échelle nationale n'ont pas montré de résultats convaincants au regard des chiffres de la direction générale de l'entreprise.

(*) Trendéo précise que leurs données "constituent un indicateur avancé, permettant d'estimer les tendances de façon immédiate et ne peuvent en aucun cas prétendre à l'exhaustivité des données publiques. Nos chiffres sont en effet inférieurs, pour les créations d'emplois comme pour les suppressions (nous pensons prendre en compte environ 40% des mouvements d'emplois. Nos chiffres devraient donc être multipliés par 2,5 si l'on devait les redresser. Nous prenons en effet moins bien en compte l'évolution des emplois intérimaires, ainsi que les embauches ou réductions d'effectifs par petit nombre, ou encore les mouvements des TPE, qui ne sont que très difficilement repérables".

(**)  Aéronautique, Alimentaire, Automobile, Bois, Chimie et matériaux, Ferroviaire, Industries et technologies de santé, Industrie navale et maritime, Mode et luxe, Nucléaire.

Grégoire Normandhttps://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/industrie-un-rebond-en-trompe-l-oeil-770643.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180306
Voir aussi:

Industrie : un poids économique toujours plus faible

 |  08/12/2017
La place de l'industrie française dans l'économie ne cesse de se réduire selon les derniers chiffres de la direction générale des entreprises. Pour faire face à ce déclin, le gouvernement a multiplié les annonces en faveur d'une industrie sous perfusion. Un choix qui suscite déjà des débats.

La désindustrialisation se poursuit en France. Selon une étude de la direction générale des entreprises publiée ce 7 décembre, la place de l'industrie dans l'économie française ne cesse de se dégrader depuis des années. Et malgré le plan de soutien du gouvernement français prévu pour ce secteur et une embellie de l'activité économique ces derniers mois, il semble que le processus de décomposition du tissu industriel soit inéluctable.

(...)

Un solde commercial négatif

Au niveau des échanges commerciaux, la situation est guère meilleure. Depuis 2010, le solde commercial du secteur industriel est toujours négatif. En 2016, le déficit s'élevait à 44,5 milliards d'euros contre 36,8 milliards d'euros l'année précedente. Et d'après les derniers chiffres du commerce extérieur de la France, la balance commerciale pour l'industrie est encore déficitaire. Les principaux partenaires commerciaux de la France se situent en Europe et en Asie.

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Par ailleurs, les parts de marché mondial de la France pour les produits manufacturés ne cessent de s'effondrer, passant de 4,7% en 2006 à 3,5% en 2016. Une situation qui se retrouve également pour la plupart des voisins de la France (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne et Italie). De son côté, la Chine a gagné de nombreuses parts de marché durant la dernière décennie pour les produits manufacturés mais la transformation de l'économie chinoise vers une économie de services pourrait changer la donne dans les années à venir.

Enfin, du côté du personnel, si la France comptait 2,8 millions de salariés dans l'industrie manufacturière (soit 11,1% de l'emploi salarié total) à la fin du second trimestre 2017, toutes les régions, sauf l'Occitanie et la Corse, ont connu des destructions d'emplois entre 2010 et 2016. Et ce déclin de l'emploi industriel a lieu alors que pour la première fois depuis 2009,  les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de l'année d'après les derniers chiffres du cabinet Trendéo.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/industrie-un-poids-economique-toujours-plus-faible-760989.html

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dimanche 25 février 2018

Garantie légale de conformité L’Europe va-t-elle rendre obsolète l’avancée de la Loi Hamon ?

Décidément, l'UE, c'est la régression à tous les niveaux ! S.R.


 

Pour rappel, depuis la loi consommation de 2016, en cas de problème sur un bien dans les deux ans suivant l’achat, le consommateur n’a pas à prouver que le défaut était d’origine.

ACT CONSO

La présomption lui est favorable… Cette victoire, poussée par l’UFC-Que Choisir, participait d’un certain rééquilibrage entre professionnels et consommateurs afin que la garantie légale soit réellement effective, et que le remplacement d’un bien ne soit pas assimilé à un parcours du combattant pour qui n’a pas forcément les moyens, le temps ou tout simplement l’expertise pour prouver l’origine de la défaillance de l’appareil. Cette mesure va également dans le sens d’une plus grande réparabilité et donc durabilité des produits. Elle a d’ailleurs été fort justement très largement saluée… Mais l’Europe ne semble pas vouloir laisser le consommateur français en profiter plus longtemps...

consommateurs sens du client relation client

En effet, jeudi 22 février, les députés européens de la Commission IMCO discutaient de la révision de la Directive concernant certains aspects des contrats de vente en ligne et hors ligne et qui pourrait se solder par l’harmonisation à un an maximum de la durée de la présomption de non-conformité des biens. Des voix s’élèvent en effet pour rendre les dispositions européennes d’harmonisation maximale, empêchant les Etats membres d’aller au-delà de celles-ci… Si l’objectif d’une durée commune de présomption de non-conformité pour l’ensemble des Etats-membres est compréhensible, le délai impératif d’un an n’est lui pas admissible…

consommateur-code-barre

C’est pourquoi l’UFC-Que Choisir en appelle aux parlementaires européens afin de s’opposer à une régression des droits des consommateurs français, et au-delà de tous les européens ayant ou qui pourraient potentiellement avoir une législation plus favorable. Harmoniser oui, empêcher les Etats membres de renforcer encore davantage les droits des consommateurs, non !

Alain Bazot

Président de l'UFC - Que Choisir

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https://www.quechoisir.org/billet-du-president-garantie-legale-de-conformite-l-europe-va-t-elle-rendre-obsolete-l-avancee-de-la-loi-hamon-n52236/

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Harmoniser ou sortir de ce machin, dans lequel ce sont toujours les lobbies qui remportent la mise?  P.G.

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lundi 19 février 2018

2006-2015, la décennie noire de l'industrie française

PARIS (Reuters) - Quelque 27.300 établissements en moins, 530.000 emplois de perdus, l'Insee dresse mercredi dans une étude le bilan d'une décennie noire (2006-2015) pour l'industrie manufacturière française dont les maux, déjà apparents au début de la période, ont été exacerbés par la crise de 2008-2009.

ACT INDUSTRIE INSEE

Presque tous les secteurs d'activité ont été frappés, surtout le textile, le bois-papier-imprimerie, la sidérurgie ainsi que l'automobile. Seuls l'agroalimentaire et l'aéronautique ont résisté au repli général.

En décembre 2015, l'industrie manufacturière française comptait 123.300 établissements employeurs et 2,7 millions de salariés, soit respectivement 18% et 16% de moins qu'en 2006.

Sur la seule année 2009, au plus fort de la crise, elle a perdu 184.000 salariés.

Elle est le secteur qui a le plus souffert sur la période, loin devant la construction (9% d'établissements et 7% de salariés en moins sur 10 ans) et a été dépassée depuis 2009 par le commerce comme premier employeur du privé.

Par activité, les industries textiles et de l'habillement, un secteur composé pour l'essentiel de PME, ont perdu 35% de leurs effectifs entre 2006 et 2015, le bois-papier-imprimerie et le raffinage 26% et 27% respectivement chacun.

Autres secteurs sinistrés, la sidérurgie comme l'automobile ont vu leurs effectifs fondre de 28%.

A l'inverse, l'agroalimentaire, aujourd'hui le premier secteur de l'industrie manufacturière, a accusé une baisse très limitée (-0,4%) du nombre de ses salariés alors que la construction aéronautique et spatiale a enregistré une hausse de 24% des siens.

Par zones géographiques, le recul a été général sur le territoire national mais les zones d'emploi les plus touchées ont été le bassin parisien, le nord, l'est et le centre de la France.

L'OPTIMISME EST REVENU EN 2017

En 2015, l'industrie manufacturière ne représente plus de la moitié des salariés des secteurs marchands que dans neuf bassins d'emploi : Sablé-sur-Sarthe et La Ferté-Bernard (Sarthe), Segré (Maine-et-Loire), Issoudun (Indre), Ambert et Thiers (Puy-de-Dôme), Saint-Claude (Jura), Oyonnax (Ain), La Vallée de l'Arve (Haute-Savoie).

L'Insee rappelle que l'emploi salarié dans l'industrie est en repli depuis 1975 et que la part de l'industrie manufacturière dans la valeur ajoutée de l'ensemble de l'économie a été divisée par deux entre 1970 et 2014 et ce pour plusieurs raisons structurelles : gains de productivité, externalisation vers les services, concurrence étrangère accrue, délocalisations ou encore la déformation de la demande au profit des services.

Des statistiques parmi les plus récentes pourraient laisser penser que la situation a cessé de se dégrader.

Pour la première fois depuis 2009, les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de 2017, même si le nombre d'emplois moyen des nouveaux établissements est en baisse, selon une étude publiée en septembre dernier.

Les chiffres de l'emploi salarié diffusés mardi par l'Insee montrent que, pour la première fois depuis le début des années 2000, l'industrie n'a quasiment pas détruit de postes au quatrième trimestre 2017 avec un solde négatif limité à -400.

Les enquêtes de conjoncture traduisent de plus un climat des affaires euphorique dans l'industrie, à son meilleur niveau depuis dix ans et avec des intentions d'embauche en hausse.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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mercredi 7 février 2018

Australie : Le scepticisme à l’égard des vaccins est désormais passible de poursuite

Les infirmières et sages-femmes australiennes qui osent dénoncer les dangers de la vaccination sur les médias sociaux ou en personne seront poursuivies, a averti le gouvernement australien, exhortant les membres du public à signaler les sceptiques des vaccins aux autorités.

ACT AUSTRALIE VACCINS

Un professionnel de la santé est passible ‘d’une peine d’emprisonnement de 10 ans’ pour avoir exprimé des doutes quant à l’efficacité de la vaccination ou pour avoir fourni d’autres études sur la sécurité des vaccins. Les opposants à la nouvelle loi prétendent que la liberté d’expression et l’intégrité scientifique sont attaquées en Australie par un gouvernement qui a été acheté et payé par Big Pharma.

« Sans exception, nous nous attendons à ce que toutes les infirmières autorisées, les infirmières et les sages-femmes inscrites utilisent les meilleures données disponibles pour prendre des décisions en matière de pratique. Cela inclut la fourniture d’informations au public sur les questions de santé publique. », a déclaré la présidente du Conseil des soins infirmiers et obstétricaux d’Australie (NMBA), Lynette Cusack,  dans un communiqué.

Le NMBA a appelé les Australiens à signaler les infirmières ou les sages-femmes faisant la promotion de la lutte contre la vaccination – les «anti-vaxx», comme on les appelle familièrement.

« Le conseil examinera si l’infirmière ou la sage-femme a manqué à ses obligations professionnelles et traitera sérieusement ces questions. », indique le communiqué.

« Tout matériel anti-vaccination qui est publié et / ou un conseil qui est faux ou trompeur qui est distribué par une infirmière, une infirmière ou une sage-femme inscrite (y compris via les médias sociaux) peut également constituer une infraction en vertu de la loi nationale et pourrait entraîner des poursuites par la AHPRA [Australian Health Practitioner Regulation Agency.] »

L’un des plus ardents défenseurs de la vaccination, la ministre de la Santé de Victoria, Jill Hennessy, n’a pas de temps à perdre pour les parents qui croient que la sécurité des vaccins nécessite une étude plus approfondie afin de s’assurer qu’ils sont sécuritaires pour les enfants.

Décrivant les sceptiques du vaccin comme des « moutons morts au cerveau », le politicien a déclaré : « Il s’agit d’un mouvement organisé, en grande partie issu des États-Unis d’Amérique, qui est déterminé à induire les parents en erreur quant à la sécurité des vaccinations. C’est un message dangereux et je vais continuer à me battre. Les vaccinations sauvent des vies. », a conclu le ministre.

Selon les nouvelles lois, les parents qui n’immunisent pas leurs enfants peuvent cesser de recevoir des prestations de garde d’enfants. Seules les personnes ayant des raisons médicales solides sont exemptées de cette répression.

Source :

http://conscience-du-peuple.blogspot.fr/2014/07/la-loi-sur-la-sante-publique-la.html

http://conscience-du-peuple.blogspot.fr/2018/02/le-scepticisme-legard-des-vaccins-est.html

http://australiannationalreview.com/2018/01/21/vaccine-skepticism-in-australia-now-punishable-by-10-years-in-jail/

https://www.theguardian.com/australia-news/2016/oct/20/australian-nurses-who-spread-anti-vaccination-messages-face-prosecution

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Pour les 10 ans de prison, rien n’est sûr à ce sujet. Il pourrait s’agir de fausses rumeurs. Ce qui est avéré est que le personnel médical qui dénoncerait les dangers de la vaccination s'exposerait à des poursuites, indique The Guardian: "The statement also urges members of the public to report nurses or midwives promoting anti-vaccination. Promoting false, misleading or deceptive information is an offence under national law and is prosecutable by the Australian Health Practitioner Regulation Agency".  P.G.

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jeudi 25 janvier 2018

Donald Trump tire les premières salves contre les importations chinoises

La politique d'«America First» est en marche. L’administration Trump impose des mesures antidumping contre les panneaux solaires et les grandes machines à laver. Pékin a exprimé son «ferme mécontentement»

ACT XI TRUMP PANNEAUX

Lors de sa campagne électorale en 2016, le candidat Donald Trump avait promis une guerre commerciale contre la Chine, l’accusant de détruire les emplois américains. Dans la nuit de lundi à mardi, il est passé aux actes, imposant des droits de douane punitifs, dits «de sauvegarde», sur des panneaux solaires et sur les grandes machines à laver fabriqués en Chine, mais aussi en Corée du Sud, au Mexique, en Thaïlande et au Vietnam. Lundi, le président américain a également reçu un rapport d’une enquête sur l’aluminium importé de Chine à des prix inférieurs à leur coût de production. Il a trois mois pour décider d’une mesure antidumping. Bref, la guerre promise est lancée.

L’animosité est dans l’air depuis plusieurs mois. Les rencontres entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, une première fois en avril 2017 aux Etats-Unis, puis en novembre en Chine, n’ont pas suffi pour éviter les tensions. Le locataire de la Maison-Blanche, champion de «America First» maintient que les importations en provenance de la Chine se font au détriment de l’économie américaine. Par conséquent à la fin de l’année dernière, son administration a refusé d’octroyer le statut d’économie de marché à la Chine, alors même qu’un tel dispositif était prévu dans l’accord d’adhésion chinoise à l’Organisation mondiale du commerce en 2001.

Plus agressifs

«Il faut s’attendre à ce que les Etats-Unis deviennent encore plus agressifs sur les importations de l’acier chinois, anticipe un expert en relations sino-américaines qui préfère garder l’anonymat. Le président Trump doit répondre aux attentes des travailleurs de l’industrie métallurgique dans la ceinture d’acier (plus connue sous le nom de Rust Belt). Ces derniers souffrent de la concurrence chinoise et ont largement voté pour le président.» Selon cet expert, la Chine a effectivement créé une anomalie en produisant près de 60% de l’acier mondial.

Il relève aussi que les deux responsables politiques aux Etats-Unis – Wilbur Ross, secrétaire d’Etat au Commerce et Robert Lightizer, le chef négociateur commercial américain, sont issus de l’industrie de l’acier. En effet, certains produits en acier importés aux Etats-Unis font déjà l’objet des mesures antidumping.

Pékin n’a pas été surprise par la décision américaine et a immédiatement exprimé son «ferme mécontentement» et a promis des mesures «en concertation avec d’autres Etats». En réalité, les autorités chinoises ont monté le ton depuis plusieurs jours. Selon elle, la politique commerciale américaine viole non seulement les règles internationales, mais se fait aussi au détriment des industriels et des consommateurs américains. Dans son édition de lundi, le Global Times – la voix de Pékin destinée à l’étranger – relève que l’administration Trump bloque systématiquement des investissements chinois aux Etats-Unis. Selon le journal en ligne, 27 propositions ont été rejetées l’an dernier, y compris celle d’Ant Financial de reprendre les activités de Moneygram.

https://www.letemps.ch/economie/2018/01/23/donald-trump-tire-premieres-salves-contre-importations-chinoises

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Un peu gonflés, les Chinois, eux qui ne sont pas les derniers à défendre leurs intérêts commerciaux (à juste titre d'ailleurs) quand c'est nécessaire...Pour le reste, Trump applique son programme, la presse libre- échangiste s'inquiète, le spectre du "retour au protectionnisme" fait trembler certains intérêts, de quoi alimenter les "conversations" qui se déroulent en ce moment- même à Davos...   P.G.

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jeudi 18 janvier 2018

La voiture électrique, une impasse écologique

Dans une tribune publiée dans Le Monde, Stéphane Lhomme, le directeur de l’Observatoire du nucléaire, explique que « le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique » et que « le subventionner n’a pas de sens ».

TL VOITURE ELECTRIQUE

En effet, « contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel », écrit Stéphane Lhomme qui cite « les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément » par les gouvernements successifs (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, novembre 2013).

L’expert dénonce :

« La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO2 au fil des ans… »

Autre mensonge, « il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines. Mais comme le signale le magazine Science et Vie de janvier 2015, ‘les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel’. La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron ! »

Dernier scandale, celui de « l’argent public consacré à son développement », et on parle là « de sommes astronomiques » dépensées pour installer 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’euros ou encore pour financer le bonus ‘écologique’ à l’achat d’une voiture électrique qui dépasse 10 000 euros par véhicule, souvent complété par une prime de la région. »

Stéphane Lhomme note enfin que « la quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés. »

http://alerte-environnement.fr/2017/07/19/la-voiture-electrique-une-impasse-ecologique/

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lundi 15 janvier 2018

La Commission Européenne est accusée d’avoir négligé une étude scientifique sur la pêche électrique

Souvent considérée comme brutale et néfaste pour la faune marine, la pêche électrique est aujourd’hui au centre des interrogations. Alors que cette technique était interdite depuis 1998, la Commission Européenne l’autorise partiellement depuis 2006, suite à la parution d’un rapport scientifique soi-disant favorable à son adoption. Mais l’investigation d’un collectif d’ONG risque de tout changer : l’auteur du fameux rapport, le Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP) était tout sensiblement opposé à la pêche électrique ! Un « scandale politique » qui pourrait bien tout changer…

ACT PECHE UE

Pêche électrique : une méthode brutale 

Si la pêche électrique fait tant débat, c’est qu’elle est à double tranchant : elle est certes très efficace en matière de productivité, mais également fatale à de nombreux organismes marins. Le principe est relativement simple : un chalutier fait passer un courant de 10 volts dans les chaines de ses filets qu’il traine dans les fonds marins. L’électricité qui s’accumule dans les profondeurs force certains poissons à sortir de leur tanière, ou plus précisément du sédiment (une couche de particules retombée dans les fonds marins). Ensuite, les navires n’ont plus qu’à les récupérer grâce à leurs engins de pêche.

Si les impulsions électriques en elles-mêmes ne tuent que rarement les poissons, les blessures qu’elles leur laissent peuvent causer des séquelles durables et sont parfois fatales aux embryons des jeunes animaux. D’autant que ce type de pêche est surtout employé pour récupérer les soles, et non les autres organismes marins malgré tout affectés par ce procédé. Ce « taser pour les soles », comme le qualifie l’association Robin des Bois, est donc néfaste pour tous les types de poissons. De ce fait, au même titre que la pêche à l’explosif ou au poison, la pêche électrique a été interdite en 1998 afin de préserver l’écosystème marin.

Une autorisation partielle il y a 12 ans… et un nouveau vote le 16 janvier

Mais en 2006, les autorités hollandaises saisissent la Commission Européenne à propos de la pêche électrique. Cette dernière demande l’avis consultatif du Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP), une institution chargée de conseiller l’Europe sur le sujet. Suite à la parution de leur rapport scientifique, la Commission Européenne autorise cinq bateaux hollandais à mener l’expérimentation de la pêche électrique. Mais au vu des résultats, ce ne sont plus 5 mais 80 chalutiers qui parcourent les eaux à la recherche de sédiments à électriser ! Et ce, sans autorisation supplémentaire de la part de la Commission.

12 ans plus tard, le Parlement Européen décide de répondre à cette infraction… en lançant un vote le 16 janvier prochain à propos d’une nouvelle proposition législative, destinée à autoriser 5 % de la flotte de chaque État membre à pratiquer la pêche électrique. Un vote qui s’attire la fureur de l’association Bloom, qui publie sur son site un véritable « scandale politique ».

Un « scandale politique et financier »

23e rapport du CSTEP. Page 58. C’est à cet endroit exact que l’association Bloom trouve les conclusions de l’institution concernant la pêche électrique. Et elles sont bien loin de promouvoir cette méthode barbare… L’organe scientifique en charge des résultats, le Conseil international sur l’exploration de la mer (CIEM), dénonce son impact sur l’écosystème. Contrairement au Règlement européen du 21 décembre 2006 qui statue qu’il « convient d’autoriser » la pêche électrique, le CIEM prévient qu’il y a un « certain nombre de problèmes qui doivent être résolus avant que toute dérogation puisse être accordée ». L’organe conclut également que l’équipement blesse sans doute des espèces non ciblées, et que les morues par exemple, présentent des blessures répertoriées.

L’association Bloom, spécialisée dans la lutte pour la préservation des océans, dénonce donc avec ferveur le mensonge de la Commission Européenne. Signé par une dizaine d’ONG, le courrier demande à Karmenu Vella, le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, de renoncer à la pêche électrique. Une demande juste, compte tenu de cette dérangeante découverte. Quelle décision prendra le Parlement européen ce mardi 16 janvier 2018 ? Une question légitime posée après l’opposition à cette technique de 249 députés français, retranscrite dans une tribune publiée dans Le Monde.

https://dailygeekshow.com/commission-europeenne-mensonge-peche-electrique/parlementeuropeen/

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Deux autres médias "officiels" en parlent également. S.R.

La pêche électrique en mer divise - La Croix

https://www.la-croix.com/...et.../peche-electrique-mer-divise-2017-12-05-120089706...

 Une nouvelle technique, la pêche électrique, est abusivement pratiquée par des bateaux néerlandais. La commission pêche du Parlement européen plaide pour son élargissement.  ...

Pêche électrique : des ONG accusent la Commission européenne

www.lemonde.fr/.../peche-electrique-des-ong-accusent-la-commission-europeenne_523...
Il y a 5 jours - Cette pratique décriée est interdite par l'Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.

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