jeudi 12 avril 2018

Communiqué UPR sur la Syrie

L’UPR demande de la façon la plus solennelle à Macron et au gouvernement français de ne pas intervenir militairement en Syrie, et d’arrêter l’alignement servile et tragique de la France sur la politique belliqueuse des États-Unis.

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Pour la énième fois depuis le déclenchement du conflit syrien, ni Paris, ni Washington n’ont présenté la moindre preuve qui permettrait d’attribuer à Bachar Al-Assad la responsabilité de l’attaque au gaz qui aurait été perpétrée contre la population du quartier de la Ghouta près de Damas le 7 avril dernier.

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En outre, aucune des deux capitales n’ont reçu l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU pour procéder à une opération militaire contre le gouvernement syrien. Dès lors, toute opération de cette nature serait une violation du droit international et pourrait avoir des conséquences d’une gravité incalculable.

À la lumière des événements et des nombreuses « fake news » produites par le camp anglo-saxon depuis une quinzaine d’années, l’UPR appelle les médias, les responsables politiques et économiques, et tous les Français, à la plus grande méfiance devant les allégations des gouvernements américain et français.

Comme l’a révélé une dépêche d’Associated Press du 2 février dernier, dont l’UPR s’était fait l’écho, les États-Unis n’ont jamais eu de preuve démontrant que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz toxique contre sa propre population, qu’il s’agisse de la tragédie survenue en août 2013, déjà à la Ghouta, ou de la tragédie de Khan Cheikhoun survenue en avril 2017.

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L’UPR rappelle aussi que c’est sur la base de la prétendue détention d’armes de destruction massive par le régime de Saddam Hussein que George W. Bush et Anthony Blair ont déclenché une guerre extrêmement meurtrière en Irak en 2003. Plus de 1,2 millions de civils irakiens, dont des centaines de milliers de femmes et d’enfants, ont été tués depuis lors, alors qu’il s’agissait d’une pure « fake news » – reconnue comme telle, quelques mois après, par le secrétaire d’État américain Colin Powell.

L’UPR rappelle encore que l’affaire Skripal s’est largement dégonflée depuis que le chef du laboratoire militaire britannique de Porton Down, en charge d’analyser le poison qui aurait été administré à l’ex-agent russe et à sa fille, a reconnu ignorer l’origine de la substance.

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Ces révélations ont mis en lumière que c’est sans aucune preuve, et en violant les procédures de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), que Londres a attribué à la Russie la responsabilité de cette prétendue tentative d’empoisonnement de l’ex-agent double. Une tentative d’empoisonnement bien mystérieuse puisqu’aux dernières nouvelles, les deux victimes – que nul journaliste ni observateur international n’a vu depuis le début de l’affaire – se porteraient aujourd’hui comme des charmes…

C’est d’ailleurs probablement en tirant les leçons du fiasco de l’affaire Skripal que la Première ministre britannique, Mme May, a décidé de ne pas emboîter le pas des États-Unis d’Amérique – du moins pour le moment – et de demander des preuves de la responsabilité de Bachar Al-Assad dans l’attaque du 7 avril.

Au lieu de jeter de l’huile sur le feu avec une folle irresponsabilité et d’obéir au moindre claquement de doigts de Washington, Macron doit mettre les efforts de la France au service de la paix mondiale, qui est aujourd’hui gravement menacée.

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Le gouvernement français doit se tenir à l’écart de toute intervention militaire en Syrie, et soutenir la mise en place d’une enquête internationale dans le cadre de l’ONU, en y associant l’OIAC, pour faire la lumière sur les événements survenus le 7 avril dans la Ghouta.

L’UPR rappelle enfin que l’article 35 de la Constitution de la République pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

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Sur un sujet aussi grave  qu’un éventuel conflit mondial avec la Russie, le sort du peuple français ne doit pas dépendre des sautes d’humeur et des messages Twitter de Docteurs Folamour vaniteux et déraisonnables. Les députés et les sénateurs doivent exercer le pouvoir que leur donne notre Constitution.

https://www.upr.fr/actualite/lupr-demande-de-la-facon-la-plus-solennelle-a-macron-et-au-gouvernement-francais-de-ne-pas-intervenir-militairement-en-syrie-et-darreter-lalignement-servile-et-tragique-de-la-france-sur

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mercredi 28 mars 2018

Baromètre social des Assises du journalisme : moins de monde, plus de précarité

Un moment important des annuelles Assises du journalisme organisées par Jérôme Bouvier est la présentation très professionnelle du Professeur Jean-Marie Charon du Baromètre social de la profession. Cette synthèse a été réalisée avec la collaboration de la Commission de la Carte des journalistes professionnels, la Correspondance de la Presse, du SNJ, de la CFDT,du SNJ-CGT, de l’Observatoire des Métiers de l’Audiovisuel et Audiens.

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Un nombre moins élevé de journalistes, plus précaires

35047 cartes de presse ont été attribuées en 2017 contre 37307 en 2009 soit une diminution de 6%. Parallèlement la précarité augmente avec une proportion de pigistes (payés à la pièce) + chômeurs qui augmente de près de 4% en onze ans. Bien plus, de nombreuses entreprises contournent le statut de pigiste via la micro entreprise voire le métier d’intermittent du spectacle ou encore par les droits d’auteur. Si l’on élargit aux emplois tous confondus de la presse écrite (mise en pages, administration, impression, distribution etc) la presse écrite dans son ensemble a perdu 28% de ses effectifs entre 2006 et 2017. La féminisation de la profession se poursuit avec près de 47% des cartes de presse féminines.

En parallèle les CLP (correspondants locaux de presse), payés au lance pierres, ayant parfois mais pas toujours un deuxième métier, sont plus de 26.000. Combien peuvent être assimilés à des journalistes ? Sans compter les rédacteurs dépendant de la convention Syntec, qui sont plusieurs centaines.

Licenciements : moins chez les quotidiens, plus chez les magazines

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Si La Voix du Nord va de restructuration en réorganisation (plus de cent postes supprimés au total) et si le quotidien communiste La Marseillaise semble très mal en point, en dehors de L’Équipe (25 départs de techniciens) il n’y a pas eu de grands plans de diminution des effectifs dans les quotidiens. Ce n’est pas le cas dans les magazines, tour à tour Causette, Les Inrocks, L’Obs (45 journalistes en moins), Marianne ont subi des baisses d’effectifs.

Dans les médias radio-télé Euronews a enregistré 80 « départs volontaires », Radio Orient s’est séparé de la moitié de ses effectifs, Radio France a vu des transferts importants vers France Info. La chaîne martiniquaise ATV (54 salariés) est en redressement judiciaire alors que Sport365 et Campagne TV ont cessé d’émettre.

Départ de trentenaires

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Alors que les diminutions d’effectifs touchaient traditionnellement les plus âgés, une proportion croissante de jeunes journalistes font le choix de quitter leur entreprise soit pour créer leur média soit pour un autre secteur, illustrant le raccourcissement des carrières (15 ans en moyenne) et souvent une déception de la pratique de leur métier.

Synthèse

Carrières plus courtes, moins rémunérées, augmentation de la « zone grise » des statuts incertains (et ne subissant pas de charges sociales), concentration aux mains de milliardaires vivant paradoxalement des subventions publiques pour leurs activités médias, tous ces éléments n’incitent ni à l’indépendance d’esprit, ni à l’exercice serein de la profession. Un jeune journaliste sait qu’il peut être remplacé du jour au lendemain, un moins jeune tient à son poste et à son évolution de carrière, avec de brillantes exceptions certes, mais l’exception n’infirme pas la règle, elle la confirme.

https://www.ojim.fr/barometre-social-des-assises-du-journalisme-par-jean-marie-charon-moins-de-monde-plus-de-precarite/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-03-27

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dimanche 25 mars 2018

La France vers le modèle colonial latino-américain

TRIBUNE LIBRE / Philippe Chapeli

Relire Eduardo Galeano

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Qualifier la Révolution française de « révolution bourgeoise » est un lieu commun mais qui exprime une réalité : la formation d’une bourgeoisie nationale porteuse d’idéaux libéraux et égalitaires. En France, c’est cette combinaison idéologique qui a caractérisé notre lutte des classes et notre histoire. Si au XIXe s. le prolétariat était en Angleterre et les classes en Prusse (dans la constitution prussienne), la lutte des classes était en France ! En France, la bourgeoisie nationale n’est pas complètement autonome et ne doit pas le devenir. Son comportement dépend des luttes et donc de l’articulation des rapports entre classes populaires et classes moyennes.

Que pourrait bien devenir notre pays sans l’idéal de la nation et la réalité d’une bourgeoisie nationale ? La France des années 2010 commence de se rapprocher dangereusement du modèle latino-américain si bien décrit par Eduardo Galeano.

Le délitement d’une nation

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La désindustrialisation de la France semble aujourd’hui coïncider avec la disparition de la démocratie. Depuis la mise en place de l’euro, la France s’est installée dans le déficit commercial, processus qui s’accompagne d’une décomposition de la vie politique. Voilà une entrée en matière économiste assez convenable pour s’interroger sur les liens entre économie et vitalité de la nation. Peut-on imaginer un pays développé sans industrie, sans capitalisme, et sans bourgeoisie ?

Revenons rapidement sur le passé et l’ascension, avant la chute.

En France comme ailleurs, le développement économique a largement reposé sur une collaboration entre l’Etat et la bourgeoisie nationale. Durant la Première révolution industrielle, le gouvernement a donné les impulsions et décidé des grands investissements, puis laissé les acteurs économiques capitalistes agir librement pour exploiter les infrastructures.

Cette période correspond, avec un peu de retard par rapport à l’Angleterre, au moment du développement des idéaux démocratiques. Des crises économiques ont commencé de survenir, à partir du Second empire, quand le capitalisme a prétendu se libérer des régulations étatiques. Mais ce capitalisme est resté national, avec des élites soucieuses de tempérer les politiques qui portaient atteinte aux branches industrielles. Une vie idéologique intense, initiée sous la Révolution française, a accompagné le développement industriel et permis de concilier capitalisme et amélioration du niveau de vie. L’affrontement entre des principes de liberté et d’autorité, d’égalité et d’inégalité a finalement favorisé la lutte des classes, la démocratie libérale et un contrôle national du capitalisme. Sa vie politique très riche a fait de la France, alors en position centrale, un modèle d’innovation.

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Même si la France n’a jamais été un très grand pays industriel, elle fut par excellence le pays de la lutte des classes et l’essai classique de Marx s’appelle en effet «Les luttes de classe en France ». Cette définition de la nation par des classes qui y sont en lutte a duré, tout en s’adoucissant, au XXe siècle. Une réelle inventivité sociale en a découlé, dont un système de ponction à la source de la plus-value du capital, le système des cotisations sociales, encore en vigueur.

Pris dans cette dynamique de long terme, le patronat, temporairement dompté en 1945, a depuis silencieusement reconstitué ses forces, pour finalement vouloir sortir de la dialectique des classes et de la nation, en mettant en place la « construction européenne ». Cette construction s’est révélée une arme de destruction massive de la démocratie libérale, par contournement du cadre national de la lutte des classes. La création de l’Union européenne fut l’aboutissement de ce processus : en 1992, en inventant l’euro, nos classes supérieures ont renoncé à conduire une politique économique indépendante. Les Français, en votant le traité de Maastricht, ont quant à eux renoncé à exister en tant que nation. Leur traditionnelle lutte des classes n’y est plus possible, leur monde ouvrier va redevenir force de travail atomisée.

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Mais un véritable désastre économique s’ensuit, révélé par l’apparition d’un déficit commercial structurel. Un « 1940 » de longue durée est inscrit dans les traités européens TUE et TFUE qui constitutionnalisent les politiques économiques. L’entrée dans l’ère post-nationale a certes débarrassé les classes supérieures de la démocratie et de la lutte des classes, mais le prix économique de cette victoire sociale aura été élevé : libéré de sa nation, notre capitalisme implose. On ne peut toutefois être sûr que notre régression industrielle soit un accident, une conséquence non désirée par des classes bourgeoise peu conscientes du lien entre vitalité de la Nation et force de l’économie. Car en effet, les politiques menées depuis 1992 s’apparentent vraiment à du sabotage. Le choix de Siemens contre Alstom, la destruction programmée de la SNCF, ne sont peut-être que les éléments planifiés d’un choix antinational en action.

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Faire de la politique et prétendre gouverner c’est donc aujourd’hui s’occuper de la « réduction des déficits » et de la gestion de la police. L’introduction du système de la Dette évoque le sort des pays du Tiers-Monde pressurés par le Fonds Monétaire International (FMI) dans les Années 1970. Les Français, par vanité peut-être, veulent continuer de croire qu’ils vivent dans l’une des démocraties du monde libre et dominant. Leur situation réelle est celle du maillon faible dans un nouveau genre de système colonial, cette Union européenne qui comprend des pays dominés et un pays dominant, l’Allemagne, qui impose ses règles et ses hommes.

Or, il existe un continent qui vit cette situation depuis deux cents ans, proche de la France culturellement, par la langue et le tempérament, l’Amérique latine dont l’étude peut nous renseigner sur notre futur.

Le nationalisme comme projet social : le cas de l’Amérique latine

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La société latino-américaine repose sur une dynamique portant des idéaux de liberté et d’égalité, comme la France. Ceux-ci s’incarnent dans des forces sociales qui prennent une forme assez différente de ce qui existe en Europe : les guérillas, les mouvements indigénistes, les cartels, les groupes paramilitaires. Ces dispositifs, dont le fonctionnement est horizontal, sont censés réguler le climat de violence inter-individuelle qui caractérise le continent, en l’absence d’Etat.

Tandis que l’Etat-nation s’est construit sur une longue durée en France, l’Amérique latine n’a ni l’Etat ni la nation. Le nationalisme, qui n’est pas un état, fait donc lui aussi partie de la dynamique générale : « la cause nationale latino-américaine est, avant tout, une cause sociale » affirme Eduardo Galeano1. Au XIXe s., l’Amérique latine s’est beaucoup inspirée des idées issues de la Révolution française. Les courants libéraux, indépendantistes, s’en réclamaient en opposition au système hiérarchique de la monarchie espagnole. Mais ce modèle antiautoritaire n’a pas permis d’organiser l’Etat : le rapport de l’individu à l’Etat est trop lâche.

Cette faiblesse structurelle de l’Etat a favorisé le maintien d’un modèle économique de type colonial et empêché la constitution de capitalismes nationaux. Elle a freiné la formation de bourgeoisies nationales capables, comme en France dans le prolongement de sa Révolution, de se sentir responsables de l’ensemble de la population, à l’imitation de la noblesse.

La description d’un continent qui a conservé son statut colonial en dépit des mouvements d’indépendance est au cœur de l’ouvrage « Les veines ouvertes de l’Amérique latine », d’Eduardo Galeano (1970), tableau surtout économiste de l’Histoire de ce continent.

L’histoire de l’Amérique latine s’oppose à celle des Etats-Unis, dont le modèle économique repose sur l’autonomie vis-à-vis de l’Europe, les richesses produites n’étant pas expatriées. Il semble que la valeur d’égalité, d’horizontalité, ait affaiblit le rapport d’autorité nécessaire à un minimum d’efficacité économique.

Ainsi, l’Amérique latine est restée peu développée, conservant son système de grande propriété : en 1910, à la veille de la réforme agraire impulsée par la Révolution, les terres mexicaines étaient détenues par environ 800 propriétaires, dont beaucoup étaient des étrangers vivant en Europe ou aux Etats-Unis. Sur 15 M. d’habitants, 12 M. travaillaient dans les haciendas2. En 1911, l’écrivain américain John Kenneth Turner déplorait que son pays ait vassalisé le dictateur Porfirio Diaz et transformé le pays en une colonie esclave3. Face au gouvernement nationaliste de Lazaro Cardenas, dont les réformes sociales sont comparables à celles du Front populaire en France, le cartel pétrolier US imposa un embargo entre 1939 et 1942 !!4. La Standard et la Shell s’étaient partagés le territoire mexicain. Cardenas nationalisa l’exploitation du pétrole. Plus au Sud, l’économie du Venezuela se répartit au XXe s. entre le pétrole et les latifundis traditionnels. Dans les années 1950, le Venezuela, considéré comme le grand lac de pétrole de la Standard Oil Company, était la plus grande base militaire américaine présente en Amérique latine. Déjà, au XIXe s. l’industrie en Amérique du Sud reposait sur le bon vouloir des capitalistes européens, qui contrôlaient le commerce.

Le libre-échange, comme le « bon » nationalisme, est un privilège des puissances dominantes. Les indépendances profitèrent ainsi aux grandes puissances commerciales organisant l’industrie et détruisant les productions locales traditionnelles. Pendant ce temps, les Etats-Unis consolidaient leur économie par le protectionnisme. L’exemple des Etats-Unis sortant de la Guerre civile révèle ainsi, souligne Galeano, l’existence de deux modèles historiques, l’un basé sur le libre-échange et l’esclavage, l’autre sur le protectionnisme et l’économie intensive, « deux conceptions du destin national ».

En Amérique latine, cette situation a empêché l’émergence de bourgeoisies nationales. Les bourgeois ne sont que les commissionnaires d’un capitalisme étranger dominateur (les marxistes parlent de « bourgeoisie comprador »). Pour eux, la nation n’est donc pas un objet à défendre :

« La nation n’est qu’un obstacle à franchir – car la dépendance indispose quelquefois – et un fruit délicieux à dévorer.(…) Le grand galop du capital impérialiste a trouvé l’industrie locale sans défense et sans conscience de son rôle historique. Quant à l’Etat, son influence sur l’économie latino-américaine, qui s’affaiblit depuis deux décennies [en 1970] a été réduite au minimum grâce aux bons offices du FMI. (…) En AL, le processus de dénationalisation a été beaucoup plus rapide et plus économique et a eu des conséquences incomparablement plus terribles. »5

Contrairement à l’Europe, dont la bourgeoisie industrielle était devenue hégémonique, l’entreprise fut en Amérique latine essentiellement le fait de l’Etat : « L’Etat occupa la place d’une classe sociale (…) : il incarna la nation et imposa l’accès politique et économique des masses populaires aux bénéfices de l’industrialisation. Dans cette matrice, œuvre des caudillos populistes, ne se forma pas une bourgeoisie industrielle radicalement différente des classes jusqu’alors dominantes ».6 Et, à l’exception du Mexique, les populistes tels que Péron en Argentine ne touchèrent pas à la structure latifundiste.

En Amérique latine, la bourgeoisie, subordonnée aux puissances économiques, redoute donc davantage la pression populaire que celle de l’impérialisme US. En Europe et aux Etats-Unis, elle se développa de manière fort différente.

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Cette réalité explique la capacité de la bourgeoisie en Amérique latine à saboter les économies de leur propre pays quand elles le jugent nécessaire, pour des raisons politiques, en général avec l’appui des Etats-Unis : l’histoire du continent est ainsi ponctuée de mouvements de déstabilisation économique interne, dans le but de s’opposer aux revendications populaires et à la démocratie libérale : au Mexique dans les années 1920, l’un des aspects de la guerre des Cristeros contre la réforme agraire est la mise en place d’un boycott économique pour renverser le gouvernement révolutionnaire. Au Chili, en 1973, un blocus économique interne portant notamment sur les produits de première nécessité, visait au renversement du gouvernement de Salvador Allende. Les déstabilisations de ce type ponctuent enfin l’histoire de la révolution bolivarienne au Venezuela depuis 1999.

Retour en Europe

Se livrer pieds et poings liés à une puissance dominante, au mépris d’un capitalisme national, qu’il s’agisse des Etats-Unis, pour l’Amérique latine ou de l’Allemagne, pour l’Europe, ne fait qu’entraîner les nations déjà constituées vers une situation de type colonial dans laquelle les bourgeoisies ex-nationales se retournent contre leurs peuples. L’idée de « nationalisme comme cause sociale », selon l’expression de Galeano, devra donc à nouveau faire son chemin.

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Ce détour par l’Amérique Latine révèle de manière empirique l’erreur fondamentale des idéologues de gauche qui prétendent que la sortie du capitalisme passerait par la destruction de l’Etat-nation.

Le paradoxe actuel, c’est que les convictions européennes des classes vraiment moyennes, qui incluent les professions intermédiaires et les professeurs de collège, sont très superficielles. En se contentant de stigmatiser, lors des mouvements sociaux ou dans leurs programmes politiques, le Président de la République ou la Constitution de la Ve République, , elles montrent qu’elles n’envisagent la lutte que dans le cadre national. S’agit-il d’une stratégie d’évitement de la question européenne ou simplement d’une viscérale incapacité à se projeter mentalement hors des frontières nationales pour analyser les mécanismes de domination ? Il semble en tout cas exister un sérieux “gap théorique” sur la question de l’insertion des luttes dans les relations internationales. Mais soyons optimistes. Il ne faudrait que peu de choses pour que les classes vraiment moyennes rejoignent les classes populaires, dans un rejet commun du démantèlement de l’Etat-nation.

Philippe Chapelin (historien)

Notes

1. Eduardo Galeano, Les veines ouvertes de l’Amérique latine, 1970, Pocket/Terre humaine, p. 330.
2. Ibid., p. 167.
3. John Kenneth Turner, « Mexico barbaro », 1911.
4. Eduardo Galeano, op. cit., p. 221.
5. Ibid., p. 289.
6.

Ibid., p. 291.

https://www.les-crises.fr/la-france-vers-le-modele-colonial-latino-americain-par-philippe-chapelin/

samedi 3 mars 2018

Entretien spécial Guyane – Retour sur la campagne de Georges Mignot, le candidat UPR de la 2ème circonscription.

François Asselineau et Vincent Brousseau sont en Guyane pour soutenir la candidature de Georges Mignot, le candidat UPR de la 2e circonscription de Guyane pour les élections législatives partielles.

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Dans ce bref entretien, François Asselineau revient sur les derniers jours de la campagne.

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Conférence Charles Saint-Prot : L'Etat-Nation face à l'Europe des Tribus

Charles Saint-Prot, politologue, spécialiste de l'Islam et du Moyen-Orient, Président de l'Observatoire d'études géopolitiques présentait au Cercle Aristote son dernier ouvrage L'Etat-Nation face à l'Europe des tribus paru aux editions du CERF.

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https://www.youtube.com/watch?v=vJtWJTFdi7A

Extraits:

"Il y a aujourd'hui une double menace qui pèse sur les nations (...), c'est d'une part le particularisme régionaliste et d'autre part le supra- nationalisme.(...) Dans les deux cas, il s'agit de les détruire. (...) C'est le cas dans ce qui se passe dans le monde arabe, en Syrie, au Yemen, le séparatisme kurde (...) et en Europe: l'affaire de la Catalogne, l'Ecosse, le score élevé des listes séparatistes en Corse (...) le danger n'épargne pas la France (...)

Risques de sécession régionale (Kurdes en Irak et en Syrie, mais aussi en Turquie et en Iran), risques de sécession sur des bases ethniques ou pseudo- ethniques (Soudan Kabylie, Lybie, Kosovo, Catalogne, Ecosse...), risques de sécession confessionnelle (Liban, Irak, Yemen...), le séparatisme encouragé par l'étranger (...)

L'Union européenne a été conçue pour disloquer les états- nations.

Une société a besoin de l'Etat, une autorité légitime au service du Bien Commun, protectrice, indépendante des partis, des factions qui mettent en danger la solidarité nationale. (...)

L'Etat- Nation est devenu le sujet du droit international à partir des Traités de Westphalie.

Jean Bodin expliquait que la loi est la volonté du Souverain, formule qu'on retrouvera chez Lacordaire au XIX° siècle.

Selon Bodin, les nations sont en péril lorsque les citoyens perdent le sentiment de former un peuple. L'histoire enseigne que ce renoncement provient toujours d'un recul de l'autorité. Raymond Aron notait que le recul de l'autorité est la véritable crise des civilisations. La menace est celle du totalitarisme qui prospère toujours lorsque s'effondrent les autorités traditionnelles, l'école, la famille, le pouvoir politique, comme l'a écrit Hannah Arendt.

La fracture entre le pays réel (la grande majorité des citoyens) et le pays légal (les prétendues élites) est de moins en moins contestable. Elle est criante aujourd'hui avec un président ui ne connait que deux sortes de Français, les libéraux qui montent des start-ups et les "gens des quartiers", mais tout le reste de la France, il l'ignore superbement (...)

Les signes de cette fracture sont nombreux, l'abstention, la revendication du vote blanc, le vote pour les "radicaux" ou les "extrêmes", mais la méfiance des citoyens envers la classe politique ne signifie pas qu'ils veuillent l'anarchie: la majorité d'entre eux souhaitent un état fort et juste, juste car fort. Les citoyens veulent un Etat au service du Bien Commun (...) "

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Il n'est jamais inutile de s'intorroger sur les fondements philosophiques des concepts qui animent nos convictions politiques. La nation, l'Etat, les fondements du droit international moderne...   P.G.

 

samedi 24 février 2018

Charles-Henri Gallois, responsable UPR des affaires économiques, répond à vos questions

Charles-Henri Gallois répondait aux questions des internautes sur YouTube le 21-02-2018.

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mardi 20 février 2018

N. Dupont-Aignan : «Je ne suis pas pour le frexit» (vidéo)

"Je refuse la position de M. Asselineau"

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Vidéo:

N. Dupont-Aignan : «Je ne suis pas pour le frexit»

https://www.youtube.com/watch?v=8YiaZT9VJms

Ajoutée le 17 févr. 2018

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lundi 19 février 2018

Vidéo: entretien d'actualité # 58

Le président de l’UPR François Asselineau analyse l’actualité récente au 15 février 2018.

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Sommaire :
00:34 Question : Quelle est la bonne nouvelle de la semaine pour l’UPR ?
09:23 Question : Que pensez-vous des dernières déclarations de Macron sur la situation en Syrie ?
24:09 Question : Des nouvelles du Brexit ?
27:36 Question : Une réunion de l’OTAN se tient ces jours-ci, quelle est votre analyse ?
33:18 Parenthèse : Vidéo sur l’OTAN, réalisé par un militant (« Géronimo »)
35:59 Question : Le débat sur les élections européennes de 2019 a lieu actuellement à l’Assemblée. Quelle est votre analyse ?
44:55 Question : La Ministre du travail a annoncé vouloir lutter contre les travailleurs détachés, Qu’en pensez-vous ?
53:26 Autre sujet : La situation des agriculteurs
53:50 Parenthèse : Présentation d’Hervé Minec, candidat UPR des législatives partielles de la 8e circonscription de Haute-Garonne.
55:00 Parenthèse : Présentation de Georges Mignot, candidat UPR des législatives partielles de la 2e circonscription de Guyane.
55:20 Parenthèse : Une délégation de l’UPR, menée par Christophe Blanc, sera présente au salon de l’agriculture.
56:11 Autre sujet : Les Jeux Olympiques
56:57 Autre sujet : Réforme de la justice de Mme Belloubet
58:18 Conclusion

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Crédits : Intervenant : « François Asselineau » – Président de l’UPR.
Voix off : « Thibaud Lonjon »
Technique : « Sylvain Gargasson », « Fabien Sémat »
Animations graphiques : @PierreDuNet
Prospection de contenu : @Bechir, @PierreDuNet
Montage : « Fabien SEMAT »
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dimanche 11 février 2018

3 des 4 pays les plus heureux au monde sont justement les trois États européens restés en dehors de l’UE

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Un article proposé par J.M. (UPR 23)

Tiens tiens, comme par hasard, les pays les plus heureux au monde sont ceux, occidentaux, qui n’ont pas cédé à la pression de la propagande européiste. Il n’y a pas de meilleure preuve que celle-ci.

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Une nouvelle fois, la Norvège est désignée en 2016 comme « le pays le plus heureux du monde ».

Selon le très documenté rapport du Réseau de solutions pour un développement durable (SDSN), un organisme lié aux Nations-Unies, ce pays a combiné les meilleurs résultats dans un nombre varié de domaines (santé, sécurité, bien-être, libertés publiques…).

Oslo est un habitué de cette médaille d’or. Les Norvégiens ont par ailleurs refusé par deux fois (1972 et 1994) leur entrée au sein de l’Union européenne. Et le rejet populaire de l’UE est tel que personne n’imagine plus, désormais, organiser un nouveau référendum.

Comme régulièrement, la Norvège est suivie par l’Islande, la Suisse et le Danemark. Ce dernier est le seul pays du quatuor qui soit membre de l’Union européenne, mais il a majoritairement rejeté en 2000 l’entrée dans la zone euro. Il fut également celui qui, en 1992, a dit Non au traité de Maëstricht, avant de se faire tordre le bras, lors d’une seconde consultation qui inversa ce verdict un an plus tard. En décembre 2015 enfin, le peuple danois fit un nouveau bras d’honneur à Bruxelles en refusant d’intégrer l’Europe de la Justice et de la Police.

Le peuple islandais, reste, lui aussi, opposé à l’adhésion à l’UE

Le peuple islandais, reste, quant à lui, opposé à l’adhésion à l’UE, au point que le gouvernement interrompit en 2013 les négociations engagées dans ce sens en 2010. Enfin, le peuple suisse n’a jamais cessé de faire de la résistance contre l’intégration européenne pour préserver sa démocratie, au grand désespoir d’une large part de la classe politique helvétique.

Bref, trois des quatre pays les plus heureux au monde sont les trois seuls pays d’Europe de l’Ouest à rester en dehors de l’UE.

Est-ce justement parce qu’ils sont heureux qu’ils refusent de rentrer dans le bloc ? Ou bien est-ce parce qu’ils ne font pas partie de ce dernier qu’ils sont les champions du bonheur ? Un mélange des deux, peut-être…

Reste évidemment l’hypothèse de Bruxelles : une bien regrettable coïncidence…

Ruptures. Le site progressiste radicalement eurocritique

https://ruptures-presse.fr/

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jeudi 8 février 2018

« C’est qui le patron ?!® » La marque qui rend consom’acteur

Consommer autrement et de manière responsable, c’est possible. La marque du consommateur le prouve en proposant une brique de lait équitable qui s’est déjà vendue à 18 millions d’unités en 10 mois. Son cahier des charges et son prix – assurant une juste rémunération aux producteurs – ont été fixés par des consommateurs.

 

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Après la marque Le Petit Producteur® et le collectif Les Gueules Cassées®, la nouvelle initiative de Nicolas Chabanne fait beaucoup parler d’elle. Le principe : demander au consommateur son avis sur la qualité souhaitée d’un produit et combien il est prêt à payer pour. Une idée qui paraît pleine de bon sens… et qui n’avait pourtant jamais été concrétisée ! C’est aujourd’hui chose faite, en tandem avec Laurent Pasquier, cofondateur du fameux moteur de recherche alimentaire mesGoûts.fr. La brique de lait estampillée à juste titre « C’est qui le patron ?!® » est devenue en quelques mois un véritable phénomène de société… qui fera sans doute des petits à l’étranger. Cette démarche de transparence, qui redonne de la valeur ajoutée au travail des producteurs, place le consommateur face à ses responsabilités.

Une rémunération juste pour le producteur

L’initiative a été lancée en août 2016 par une consultation publique via Internet. Origine du lait, rémunération du producteur, alimentation des animaux, type d’emballage… Plusieurs critères sont proposés à l’internaute pour élaborer le cahier des charges du produit qu’il désire voir commercialisé au juste prix. Au final, 7 850 « consom’acteurs » répondent au formulaire en choisissant majoritairement les critères les plus qualitatifs. Et, notamment, celui d’une rétribution décente pour l’éleveur, qui puisse aussi lui permettre de prendre quelques jours de vacances en se faisant remplacer. « Mais attention », précise Nicolas Chabanne, « ce n’est pas de la charité : pour en moyenne 4 € de plus par an, le consommateur sait qui produit son lait et comment il travaille ; c’est un engagement bilatéral ». Un véritable engouement médiatique et populaire qui s’est fait quasiment sans publicité, grâce au relais des réseaux sociaux et à une action collective.

Un modèle économique gagnant-gagnant

Dans ce climat morose pour la filière française de production du lait, l’initiative a fait du bien à la coopérative de Bresse-Val-de-Saône (Ain), qui regroupe une cinquantaine d’exploitations, dont certaines étaient en grande difficulté. La marque du consommateur leur garantie en effet 39 centimes par litre de lait via la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH), soit environ 25% en plus du prix consenti par les grands collecteurs de lait français. Et pour le producteur, ces quelques centimes font toute la différence. « Cela montre qu’il est possible de faire différemment », explique Martial Darbon, président de la coopérative. « Aujourd’hui, on peut tabler sur une production mensuelle stable correctement rémunérée. » De son côté, La marque du consommateur prélève 5% sur les ventes, somme qui alimente le développement d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) à laquelle chacun peut devenir actionnaire pour 1€.

De nombreux développement en cours

Si l’enseigne Carrefour a été la première à la proposer en rayon, la brique de lait « C’est qui le patron ?!® » est aujourd’hui disponible dans 8 500 points de vente de la grande distribution (Auchan, Intermarché, Colruyt, Casino, Migros, Cora et Leclerc). Forte du succès de sa première référence, La marque du consommateur vient d’étendre sa gamme avec un jus de pomme et une pizza (en rayon depuis fin avril) et du beurre bio (en rayon le 18 septembre prochain). D’autres produits sont d’ores et déjà en préparation : compote de pommes, crème fraîche, œufs, fruits, jambon, steak haché, yaourts, pâtes, fromage blanc, farine, salade, sardines, soupe de légumes, cookies…

Les questionnaires d’élaboration du steak haché, des pâtes et de la salade sont actuellement en ligne.

 

Logo - C'est qui le patron

 


 

Source :

https://lamarqueduconsommateur.com/

http://agriculture.gouv.fr/cest-qui-le-patron-r-la-marque-qui-rend-consomacteur

https://spotjardinmonsite.com/2018/02/06/bravo-pour-cette-tres-belle-initiative/comment-page-1/#comment-8874

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/c-est-qui-le-patron-nicolas-chabanne-le-vrp-des-terroirs_1945266.html

 

 

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En attendant la mise en oeuvre de la Politique nationale agricole de l'UPR...  P.G.

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