samedi 21 juillet 2018

Adrien Quatennens : "Un discours d'indépendance n'est pas un discours d'isolement"

TL QUATENNENS UE

Alors que les élections européennes n'auront lieu qu'en mars 2019, la France insoumise est déjà vivement critiquée par les autres leaders de gauche pour ses positions souverainistes. Le député insoumis Adrien Quatennens répond aux questions de "Marianne" sur le sujet, et s'explique également sur la stratégie "populiste" de son mouvement.

La bataille des européennes commence déjà, à une année du scrutin. A gauche, les fractures sont profondes sur ce sujet : la France insoumise (FI) propose de renégocier les traités et menace de quitter l’Union européenne (UE) en cas d’échec [1], alors que le Parti socialiste (PS), les écologistes et Génération.s refusent catégoriquement d’envisager un « Frexit ». Invité de Franceinfo le 12 juillet, Benoît Hamon a lancé une charge contre Jean-Luc Mélenchon, jugeant que la stratégie d’opposition à l’Union européenne des Insoumis relevait du « nationalisme de gauche » une tendance qui finirait irrévocablement selon lui « en nationalisme tout court ». L’ex-candidat du PS à la présidentielle a acté un « désaccord stratégique sur la question européenne » entre la France insoumise et son mouvement, Génération.s. Au Parti communiste (PCF) également, les critiques fusent, un cadre du parti ayant par exemple décrit la ligne des Insoumis comme "nationaliste ou chauviniste" au Figaro.

En position de force par rapport aux autres partis de gauche dans les intentions de vote, les Insoumis apparaissent cependant isolés dans leur camp, s’attirant de sévères critiques en raison de leur ligne souverainiste. Le député LFI Adrien Quatennens a répondu aux questions de Marianne – et à ces remises en cause – en marge de l’université d’été du média « Le Vent Se Lève», à laquelle il participait.

Sur la question européenne, la France insoumise propose une stratégie dite du « plan A – plan B » : changer les traités ou quitter l’UE. Cette ligne a été violemment critiquée par Benoît Hamon, et est rejetée par les socialistes et les écologistes. Que leur répondez-vous ?

AUTRE EUROPE 4

Adrien Quatennens : Je rappelle que la stratégie « plan A – plan B » a été pensée dans le cadre d'une conquête du pouvoir national, c'est-à-dire la campagne présidentielle. La campagne des élections européennes ne se jouera pas uniquement sur cet enjeu, mais le débat concernera tout de même la vision européenne en tant que telle, il est donc légitime.

Pour résumer à grands traits ce que nous disons : l'Europe est une réalité géographique, il ne s'agit pas de dire qu'on va décrocher la France du continent et la faire partir ! Nous dénonçons une certaine construction politique, qui donc, par définition, peut être changée : l'Union européenne telle qu'elle fonctionne aujourd'hui. Nous sommes passés d'un idéal de coopération entre les peuples à des traités qui ont été refusés démocratiquement, en violation de la souveraineté populaire. Or cette souveraineté populaire est notre boussole absolue, notre principale motivation d'action. Le cadre des traités de l'UE ne laisse plus de place à une souveraineté pleine et entière des peuples. [2] J'en veux pour preuve la déclaration de Jean-Claude Juncker selon laquelle il ne "peut pas y avoir de démocratie contre les traités européens". Y a-t-il une démocratie possible dans le cadre de ces traités ? Nous pensons qu'elle est très limitée.

Changer l'Europe, c'est une vieille antienne à gauche. Comment la France insoumise compte-elle s'y prendre ?

EUROPE MELANCHON

On a des pays qui ne sont pas harmonisés socialement, pas harmonisés fiscalement, qu'on a empaquetés dans ces traités et à qui on a dit "battez-vous et que le meilleur gagne", dans le cadre d'une compétition généralisée. Comme la compétition - la concurrence libre et non faussée - se fait notamment sur l'argument du prix, le plus compétitif équivaut presque toujours au moins-disant social et environnemental. Un programme comme le nôtre n'est donc pas compatible avec les traités puisqu'il a des objectifs très ambitieux et très hauts, en matière de planification écologique et de partage des richesses.

A traités constants, on ne peut pas avoir de politique progressiste ambitieuse. A gauche, cela fait trente ans que certains disent "on veut l'Europe sociale, on veut l'Europe environnementale" : c'est de l'incantation. Il s'agit véritablement d'être conséquents dans la manière de faire les choses. La stratégie « plan A – plan B », traduit cela, mais elle est mal comprise. Le plan A, c'est essayer de convaincre par une renégociation l'ensemble de nos partenaires, c'est essayer de faire autrement avec tout le monde, sur un certain nombre de sujets : évasion fiscale, Smic européen, protectionnisme solidaire... Les autres pays de l’UE doivent pouvoir entendre raison, y compris l'Allemagne, qui n'a pas intérêt à ce que la France sorte. Si ce n'est pas le cas, si on doit choisir entre la souveraineté populaire et l'Union européenne à tout prix, on choisira l'application de notre programme avec les pays qui partagent nos objectifs. [3]

melenchon-podemos-tsipras-iglesias

C'est pour cela que l'on construit des alliances à l'échelle européenne (les Insoumis ont créé une alliance qui comprend Podemos en Espagne, le Bloco au Portugal, mais également des formations de gauche au Danemark, en Finlande et en Suède, ndlr) : un des arguments de l'adversaire, qui va devoir travailler un peu car ce n'est pas assez lourd, est de dire "vous êtes seuls, isolés". On veut faire la démonstration qu'un discours d'indépendance n'est pas un discours d'isolement.

Vous êtes isolés au sein de la gauche française, en tout cas. Mais la notion de gauche, qui n’est pas utilisée dans vos discours, veut-elle encore dire quelque chose pour la France insoumise ?

C'est une notion pertinente, au sens où l'on sait ce qu'elle a voulu dire et quel espace elle représente, mais aujourd'hui ce qui nous intéresse n'est pas d'exister au sein d'un espace politique mais de convaincre la majorité pour que nos idées puissent gouverner. Nous sommes ouverts à la discussion avec tout le monde. Contrairement à ce que peuvent percevoir ses potentiels partenaires à gauche, qui la regardent comme un mouvement venu pour les humilier, les écraser, s'exonérer de discuter avec eux, la France insoumise est assise sur un programme et une stratégie et est ouverte à la discussion. Mais notre objectif est de fédérer le peuple, pas de rassembler un camp - la gauche.

Ce dialogue serein a-t-il vraiment lieu ?

sipa_00824216_000017

On sait bien comment c'est. J'ai eu un débat au Parlement européen avec Guillaume Balas (proche de Benoît Hamon membre de Génération.s, ndlr) et je me suis rendu compte que vous avez beau essayer de convaincre quelqu'un, s'il a besoin pour exister politiquement de faire la démonstration d'un clivage... Tactiquement, ils ont besoin d'appuyer les désaccords. C'est tout. Mais je ne désespère pas, j'ai confiance en notre capacité à convaincre !

Tout cela donne quand même un drôle de spectacle. Dans les sondages, la gauche est représentée par une addition de formations aux scores très faibles, dont la somme atteint à peine 30% des suffrages potentiels...

des-manifestants-arborant-les-visages-de-benoit-hamon-g-et-jean-luc-melenchon-d-lors-d-un-rassemblement-appelant-a-une-candidature-commune-des-deux-hommes-a-paris-le-1er-avril-2017_5861013

Je suis très lucide sur le paysage à gauche. Quand la gauche atteignait 40-41% dans ce pays, c'était déjà la débandade et on s'inquiétait. Et aujourd'hui elle pèse à peine 30%. Cela pose question, pour toutes et tous. Mais si nous n'avions pas fait la France insoumise, on aurait eu un vrai risque d'un paysage à l'italienne où tout disparaît. Le choix de la FI a permis l'existence d'une opposition populaire, écologiste et humaniste. Ce que j'ai envie de dire au PS, à Génération.s, aux écologistes, c'est que la France insoumise est passée devant la social-démocratie en 2017. Le rapport est de 1 à 3 maintenant. Je ne les contrains à rien, mais il faut peut-être qu'ils s'interrogent eux-mêmes. J'ai un profond respect pour eux dans les discussions ; s'ils sont en désaccord, ils n'ont pas à venir, c'est la noblesse de la politique de respecter les divergences. Nous ne faisons pas de l'unité un objectif en soi. Mais je veux savoir si au moins ils ont compris ce qu'on faisait. Il y en a plein qui ont tellement vécu la FI comme un mouvement qui cherchait juste à les écraser qu'ils n'ont même pas fait l'analyse de notre stratégie. Vu le paysage politique, vaut-il mieux continuer à nous détester et organiser les conditions d'une concurrence où ils pèsent peu, ou travailler en commun sur des bases opérationnelles ?

Votre position sur l'Europe s'apparente à du souverainisme. Peut-on défendre de telles idées à gauche sans subir l'accusation infamante de nationalisme ?

AUTRE EUROPE 9jpg

Evidemment ! Il y a une confusion entre les fins et les moyens. Pour accomplir un programme comme le nôtre, il faut récupérer des leviers, dont nous sommes privés par les traités actuels. Une fois qu'on a récupéré des leviers, il y a la question du projet politique. Certaines forces politiques dans ce pays, très minoritaires comme Les Patriotes ou l'UPR, font exclusivement campagne sur la récupération de leviers face à l'Union européenne, et prônent le Frexit. [4]  A aucun moment ils ne disent quel est leur projet politique une fois les leviers repris. On ne fait pas de la récupération de leviers une fin en soi, mais on en a besoin pour appliquer un programme. Qui peut penser raisonnablement que certains partis qui se revendiquent du nationalisme aujourd'hui poursuivent un objectif humaniste, écologiste et social ? Il suffit de les écouter pour comprendre que ce n'est pas le cas. Mais je n'ai pas de mal à assumer que nous sommes souverainistes, au sens de la souveraineté populaire. C'est le peuple qui doit pouvoir décider, y compris en Europe quand il se prononce et qu'on bafoue son choix, comme on l'a vu en Grèce en 2015. Le mot m'intéresse en vérité moins que le contenu qu'on lui donne.

Un autre mot chargé d'enjeux est celui de "populisme". La France insoumise est souvent décrite comme mettant en œuvre une stratégie populiste. En quoi cela consiste-t-il ?

movimiento-obrero

Pour nous, le populisme consiste à coller aux intérêts du peuple, ni plus ni moins. Ce mot est souvent dévoyé pour rassembler les "extrêmes" et mettre dans le même panier la France insoumise et l'extrême droite. Il y a de ce point de vue une vraie confusion avec le terme de "démagogie", notamment entretenue dans les médias. On ne théorise pas notre stratégie populiste, mais on assume notre analyse : dans la théorie marxiste, il y avait deux classes, celle de ceux qui détiennent les moyens de production et celle de ceux qui ne les détenant pas n'ont que leur force de travail. Pour nous, aujourd'hui, il y a le 1% des possédants et le 99% de la grande masse du peuple. Il inclut la classe ouvrière, mais ne s'y résume pas.

Mais est-il possible de défendre les intérêts de 99% de la population ?

meluch 3

Il y a la nécessité de résoudre un certain nombre de contradictions au sein de ces 99%. Comment le faire ? En aidant à déterminer ce qu'est l'intérêt général. On en a un exemple avec la question écologique : que vous soyez cadre supérieur d'une boîte ou en situation de grande précarité, la question du climat fait le lien entre vous. C'est pareil pour les désaccords religieux, dépassés par l'intérêt général humain qui lui ne connaît pas de frontière. Cette manière de voir les choses nous a permis de rompre une barrière, et de permettre à des gens qui se reconnaissent dans nos idées mais pas dans "la gauche" de voter pour nous. Glorifier certains codes ne nous intéresse plus. Nous voulons incarner le grand mouvement de l'intérêt général.

Cependant, lors des débats sur la loi Asile et immigration ou concernant la réforme de la sélection à l'université, on a parfois eu l'impression que la France insoumise renouait avec certains réflexes de la gauche contestataire...

fete-a-Macron 4

Ce n'est pas parce que certaines actions ou manières de faire sont associées à une certaine symbolique que nous allons y renoncer. On ne doit pas rompre avec tout, il ne s'agit pas de mettre à la poubelle tout ce qui nous a précédé mais de trouver la bonne recette ici et maintenant. Sur les deux thèmes que vous évoquez, nous avons été clairs et rassembleurs. Concernant l'université, la proportion de jeunes qui s'inscrivent en fac est la même depuis des années, mais le boom démographique du début des années 2000 n'a pas été anticipé. Le gouvernement s'emploie à adapter le nombre d'étudiants au nombre de places disponibles, alors que nous voudrions adapter le nombre de places au nombre d'étudiants. Sur la question migratoire, nous sommes les seuls à insister sur les deux piliers : l'organisation de façon coordonnée de l'accueil de ceux qui se présentent à nos portes, mais aussi l'angle mort des causes : comment faire en sorte que les gens ne soient pas obligés de partir de leur pays.

Quoi qu'il en soit, les "99%" semblent plus divisés sur ces sujets que sur l'écologie...

Sans doute. Notre devoir est de résoudre ces contradictions par l'action politique, par l'argumentation.

Cela peut-il passer par le fait de prendre des positions iconoclastes à gauche ?

aquarius_2c_0

Il ne s'agit pas de dire le contraire de ce que nous voulons faire. Vous ne nous ferez pas dire qu'on doit renoncer à l'accueil des gens qui se présentent à nos portes ! Sur l'Aquarius, la majorité des Français était opposée à l'accueil d'après un sondage (56% de Français estiment que le gouvernement a fait le bon choix en n'offrant pas l'accueil à l'Aquarius d'après un sondage d'Opinionway, ndlr). Mais c'est quoi notre but, toujours coller à la majorité ou faire entendre raison au plus grand nombre ? C'est justement la différence entre démagogie et populisme.

Le discours des partis de gauche a parfois semblé déconnecté des aspirations des personnes issues des classes populaires...

Nous essayons de renouer ce lien. Dans les méthodes d'action, nous ne sommes pas dans une logique où le parti injecte la conscience dans le peuple, comme l'avait théorisé Lénine. Nous considérons que la conscience découle de la détermination d'intérêts communs. Nous essayons de coller aux aspirations du peuple, pas de former une avant-garde révolutionnaire. Il y a une disponibilité dans le pays, notre but est d'accompagner ce mouvement. Quand on parle du dégagisme, ce n'est pas nous qui le faisons émerger : il est là, il est présent dans la société. On tient compte d'un fait pour l'épouser.

Cette volonté d'écoute des aspirations populaires se traduit par l'adoption d'un langage assez dur, voire violent, dans l'opposition à Emmanuel Macron et sa politique...

fete-a-Macron 2

Et c'est ainsi que nous sommes considérés comme la première opposition de France dans l'opinion. Une fois que le vote est tranché, la dispute continue. Par ailleurs, la conflictualité crée de la conscience. En réalité, si tous les acteurs politiques se succèdent sur un plateau de télévision à raconter la même chose sur la même tonalité dans la même ambiance climatisée, on va s'endormir très vite, y compris pour des gens qui sont éloignés de la politique. La dispute (pas la violence), la polémique, la mise en scène d'une conflictualité d'idées, permet une meilleure détermination. Mais elle n'est jamais vaine, et assise sur autre chose que sur la crédibilité. Nous assumons les contradictions qu'il y a dans la société, mais nous proposons des contre-solutions crédibles.

https://www.marianne.net/politique/adrien-quatennens-un-discours-d-independance-n-est-pas-un-discours-d-isolement?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

BASE 14 995X225

[1] "la France insoumise (FI) propose de renégocier les traités et menace de quitter l’Union européenne (UE) en cas d’échec": ça commence mal: nous avons démontré à plusieurs reprises que le "Plan B" de Mélanchon ne constitue en aucun cas une volonté de quitter l'Union européenne...(voir par exemple nos publications La rupture avec l’UE, oui mais comment ? La France Insoumise ne sait toujours pas... / Assemblée : finalement, Jean-Luc Mélenchon accepterait un drapeau européen... à 29 étoiles  / Jean-Luc Mélenchon : « Je suis un indépendantiste français »  etc.)

[2] "Le cadre des traités de l'UE ne laisse plus de place à une souveraineté pleine et entière des peuples." : ceci laisse entendre qu'à l'origine, la souveraineté des peuples n'était pas menacée; c'est une différence majeure entre la FI et l'UPR: nous expliquons pour notre part que dès le départ, l'objectif délibérément caché aux peuples était d'en finir avec la souveraineté des nations européennes, car tel était l'objectif géopolitique des véritables concepteurs du projet au lendemain de la guerre, les Etats- Unis, ce qu'avaient très bien dénoncé d'ailleurs à l'époque les gaullistes et les communistes...Par ailleurs, l'assertion de Quatennens semble ignorer que la constitution d'un "marché commun" était déjà problématique en terme de souveraineté économique, en tous cas pour une partie de la gauche de l'époque.

[3] "on choisira l'application de notre programme avec les pays qui partagent nos objectifs.": voilà qui laisse supposer que d'autres pays membres de l'UE se laisseraient tenter par l'aventure de la désobéissance mélanchonnienne, mais en admettant que ce soit réaliste, ça ne répond pas à la question: pourquoi rester dans le cadre de l'UE, qui présente une contrainte maximale, alors qu'il serait plus simple d'en sortir? Et au bout du compte, pourquoi vouloir à tout prix un projet alternatif en Europe au détriment d'autres projets possibles de coopération? Le monde est vaste...

[4] "Certaines forces politiques dans ce pays, très minoritaires comme Les Patriotes ou l'UPR, font exclusivement campagne sur la récupération de leviers face à l'Union européenne, et prônent le Frexit." : Quatennens reprochait à ses amis "de gauche" de ne pas avoir analysé la stratégie de la FI, mais il n'a visiblement pas lu le programme de l'UPR. Celui de F. Asselineau pour la Présidentielle est disponible sur notre chaîne You Tube, il fait plus de 5 heures et ne se limite pas à la "triple sortie"... par ailleurs, si nous mettons l'accent sur le FREXIT, c'est parce que sans cet impératif, AUCUN programme autre que celui de la Commission européenne n'est applicable. La stratégie de "désobéissance aux traités" n'a pas de sens selon nous dans la mesure où il existe une porte de sortie juridique des traités: l'article 50 du TUE. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire plus simple? Si M. Quatennens et ses amis sont en manque de "mise en scène de la conflictualité", qu'ils observent ce qu'il se passe à propos du Brexit: même dans un cadre légal respectueux du droit international, les occasions ne manquent pas pour que certains rendent l'affaire très compliquée...   P.G.

jlm enfumage visuel

BANNIERE UPR JUIN18

vendredi 20 juillet 2018

Aujourd'hui 20 juillet: table d'information UPR à Felletin (Creuse)

120721117_o

Peut- être une occasion de rencontrer les militants les plus actifs de l'UPR Creuse pour celles et ceux qui ne peuvent pas venir aux réunions le reste de l'année:

nous tenons une table d'information sur le marché de Felletin le

vendredi 20 juillet, de 8h à 13h environ.

Venez passer un moment avec nous, discuter, échanger...

Aidez- nous, participez!

BASE 14 995X225

OUTIL TABLE INFO LIMOUSIN CREUSE

BANNIERE UPR JUIN18

Posté par UPR Creuse à 06:23 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

dimanche 1 juillet 2018

Vidéo du jour: Asselineau dans "Le média", débat sur l'UE!

BASE 14 995X225

C'est enfin sorti, l'enregistrement avait eu lieu juste avant le Conseil national UPR du 16 juin. Sur le plateau, des partisans de l'UE et des opposants, enfin...plus ou moins... Un débat à ne pas manquer!  P.G.

VID DEBAT UE FA LE MEDIA

DANS LA GUEULE DU LOUP #5 : L'UNION EUROPÉENNE, VERS LE CHAOS ?

https://www.youtube.com/watch?v=s3fGgx_dyCk

Posté par UPR Creuse à 08:58 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 22 juin 2018

Grande conférence publique de François Asselineau à Château-Chinon, Bourgogne, le samedi 23 juin 2018 à 14h30.

Grande conférence publique de François Asselineau à Château-Chinon, Bourgogne, France(58120) le samedi 23 juin 2018 à 14h30.
Sujet : "PEUT-ON AVOIR ENCORE CONFIANCE EN LA POLITIQUE ?" - Entrée gratuite ouverte à tous.

34408513_10156415967572612_9138286741856190464_o

Posté par UPR Creuse à 09:48 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 20 juin 2018

General Electric : amende dérisoire après «la vente de notre souveraineté nucléaire aux Américains»?

Alexandre Leraître et David Gendreau, réalisateurs du documentaire Guerre fantôme : la vente d'Alstom à General Electric étaient les invités du JT ce 19 juin sur RT France.

ACT ALSTOM RT

Alors que General Electric pourrait devoir payer une amende de 34 millions d'euros pour ne pas avoir tenu son engagement à créer un millier d'emplois en France, les deux réalisateurs ont commenté cette menace du gouvernement et sont revenus pour RT France sur les enjeux de la vente d'Alstom au groupe américain.

Amende «dérisoire» pour un chiffre d’affaires annuel de 100 milliards d’euros

General Electric n'a pas tenu ses promesses : pas de surprise ? «Tout le monde le savait parmi les gens qui connaissaient bien le sujet», a affirmé l'un des deux journalistes qui ont côtoyé aussi bien les syndicats que les employés d'Alstom dans le cadre de leur enquête. Et son collègue d'ajouter : «Ça va leur coûter moins cher de payer une amende dérisoire de 34 millions d’euros sachant qu’ils font un chiffre d’affaires annuel d’à peu près 100 milliards d’euros.»

Citant des sources syndicales, David Gendreau a par ailleurs souligné que beaucoup de sites du groupe étaient aujourd'hui menacés en France.

Rachat d'Alstom : «Déstabilisation des Américains pour contrôler un secteur stratégique»

Insistant sur ce qu'il assimile à «la vente de [la] souveraineté nucléaire [de la France] aux Américains», Alexandre Leraître a rapidement tenu à rappeler les enjeux majeurs liés au rachat d'Alstom par General Electric : «On a vendu [aux Américains] la maintenance des turbines de toutes nos centrales nucléaires, la maintenance des turbines du porte-avion CDG, des systèmes de radars, de la dissuasion nucléaire navale au niveau des sous-marins.» Confirmant les propos de son collègue, David Gendreau a ajouté : «On a perdu une grosse partie de notre indépendance avec cette affaire.»

Les journalistes n'ont pas manqué de rappeler que l’actuelle politique étrangère américaine de Donald Trump prouvait que Washington était capable de «mettre un pays sous embargo». Alexandre Leraître a souligné que les Etats-Unis avaient déjà pris de telles mesures contre la France lors de la guerre en Irak, à laquelle Paris avait refusé de participer, affirmant que l'affaire Alstom pourrait dorénavant permettre à Washington de «faire pression sur la diplomatie française».

Déplorant une dynamique de désengagement de l'Etat français, les journalistes n'ont pas caché leur inquiétude de voir les Américains prendre le contrôle de secteurs stratégiques à coups de «déstabilisations».

L'Etat ne regrette rien... «par atlantisme» ?

115972041_o

Interrogé sur d’éventuels regrets que pourrait éprouver l’Etat français au vu des conséquences de la vente d’Alstom, David Gendreau a rappelé que la commission d’enquête montée à ce sujet «n’a[vait] mené à rien» poursuivant ainsi : «On n’a pas l’impression qu’ils prennent la mesure [de l'enjeu], par atlantisme peut-être.»

Alexandre Leraître a par ailleurs affirmé avoir des retours expliquant qu’il existait des consignes de discrétion : «Ils veulent qu’on en parle le moins possible.»

Les journalistes ont enfin affirmé que des menaces pesaient sur la souveraineté de la France au vu de certaines affaires en cours autour notamment des entreprises Airbus ou Naval Group. Avec la mise en avant d'histoires de corruption puis la saisie de la justice américaine chargée d'enquêter sur celles-ci, le mode opératoire des affaires en cours se rapprocherait en effet de l'affaire du rachat d'Alstom.

AUTEURS LA GUERRE FANTOME

https://francais.rt.com/entretiens/51748-general-electric-amende-derisoire-vente-souverainete-nucleaire-americains

Posté par UPR Creuse à 06:34 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 18 juin 2018

Le ministère de l’Intérieur donne raison au militant UPR qui a pavoisé sa maison du drapeau de la France Libre...[réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Le ministère de l’Intérieur donne raison au militant UPR qui a pavoisé sa maison du drapeau de la France Libre malgré l’opposition du maire ! == NOUS APPELONS NOS ADHÉRENTS ET SYMPATHISANTS À L’IMITER !

FA FRANCE LIBRE DRAPEAU

Un adhérent de l’UPR, habitant de Sainte-Terre, en Gironde, a accroché à sa fenêtre un drapeau français à la croix de Lorraine, symbole de la France Libre créée par Charles de Gaulle le 18 juin 1940 et symbole de la Résistance. Notre adhérent a ainsi été le premier à participer à la grande campagne que lance l’UPR pour pavoiser la France de drapeaux de la France Libre (désormais en vente dans notre Boutique UPR : https://boutique.upr.fr/home/167-drapeau-france-libre.html)

Le maire « socialiste » de cette bourgade de 2 000 habitants a cependant prétendu interdire à notre adhérent d’arborer le drapeau de la Résistance ! Il lui a adressé une lettre recommandée pour le lui faire décrocher, au motif qu’il n’avait pas à afficher ses opinions politiques !

L’affaire a connu un certain retentissement dans la presse. Le Figaro, Valeurs Actuelles, Sud-Ouest, notamment, lui ont donné de l’écho.

Nous remercions aussi Natacha Polony, qui a pris la défense de notre adhérent sur LCI, en précisant bien qu’il s’agissait d’une initiative d’un adhérent de l’UPR (et non d’un de ces spécialistes de la récupération politique que l’on a vu aussitôt se manifester pour s’approprier notre campagne…).

VID NATACHA FRANCE LIBRE

VOIR LA VIDÉO AVEC NATACHA POLONY ICI :https://www.upr.fr/actualite/le-ministere-de-linterieur-donne-raison-au-militant-

Le ministère de l’Intérieur donne raison au militant UPR qui a pavoisé sa maison du drapeau de la France Libre malgré l’opposition du maire ! == NOUS APPELONS NOS ADHÉRENTS ET SYMPATHISANTS À L’IMITER !

——————-

APPEL AU PAVOISEMENT GÉNÉRAL !

J’appelle maintenant tous les adhérents et sympathisants de l’UPR qui en ont la possibilité d’arborer à leur fenêtre le même drapeau de la France Libre, et cela à travers toute la France métropolitaine et l’Outre-mer.

Il est possible de se procurer le drapeau de la France Libre sur notre boutique UPR – dans un format de 100 cm x 70 cm – au tarif modique de 10 €.
Il suffit de cliquer ici :
https://boutique.upr.fr/home/167-drapeau-france-libre.html

Vive la République !
Vive la France Libre !

François Asselineau
22 mai 2018

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 27 mai 2018

75e anniversaire du CNR: l'UPR inaugure son nouveau siège!

Dimanche 27 mai 2018, cela fera 75 ans, jour pour jour, que Jean Moulin, représentant personnel de Charles de Gaulle, parvint à rassembler à Paris les représentants de mouvements de résistance, de syndicats ouvriers et de plusieurs partis politiques, de gauche comme de droite, afin d’officialiser la création du Conseil National de la Résistance (CNR).

TL CNR SIEGE

La création du Conseil national de la Résistance le 27 mai 1943

 Depuis le 18 juin 1940, le général de Gaulle avait voulu unifier les différents mouvements de Résistance qui s’étaient spontanément constitués depuis la défaite, au lendemain de la demande d’armistice par le maréchal Pétain.

Hormis la France Libre de Charles de Gaulle et les Francs-tireurs et partisans (FTP) d’obédience communiste, les mouvements de résistance étaient généralement inorganisés et n’étaient pas suffisamment coordonnés. Nombre de maquis n’entretenaient pas de relations entre eux et ce cloisonnement des mouvements de Résistance empêchait toute action commune organisée, et donc efficace.

Le 1er janvier 1942, le fondateur de la France Libre avait nommé le préfet Jean Moulin comme son représentant personnel, chargé d’unifier l’ensemble de ces mouvements. En juin 1942, il avait mis en place un « Comité des experts », dans le but de parvenir à une synthèse des projets politiques pour l’après-guerre.

Jean-Moulin

Né le 20 juin 1899 à Béziers et mort le 8 juillet 1943 près de Metz, Jean Moulin fut un haut fonctionnaire (préfet d’Eure-et-Loir) et résistant français. Refusant l’occupation nazie, il rejoignit la France Libre à Londres en septembre 1941, en passant par l’Espagne et le Portugal. Il fut reçu par Charles de Gaulle à qui il fit un compte rendu de l’état de la Résistance en France et de ses besoins, notamment financiers et en armement. À l’issue de quelques entretiens, il fut envoyé à Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements de la Résistance. Il fut arrêté à Caluire-et-Cuire, dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo à Lyon où il fut torturé par Klaus Barbie avant d’être transféré à la Gestapo de Paris. Il mourut dans le train qui le déportait dans un camp de concentration en Allemagne, peu avant le passage de la frontière, le 8 juillet 1943. Son décès fut enregistré en gare de Metz. Il est resté célèbre pour avoir constitué puis dirigé le Conseil national de la Résistance à partir du 27 mai 1943, à la demande et sous l’autorité du général de Gaulle. Considéré comme l’un des principaux héros de la Résistance, il fut nommé général de brigade à titre posthume lors de la Libération, puis général de division en novembre 1964. Ses cendres furent transférées, le 19 décembre 1964, au Panthéon où se trouvent les tombeaux des grands hommes de la République française. La cérémonie, présidée par Charles de Gaulle, président de la République, fut marquée par le discours écrit et prononcé par André Malraux. Ce discours, devenu légendaire, est sans conteste lun des discours les plus bouleversants de l’Histoire de France, en particulier dans sa péroraison qu’il est difficile de réécouter sans avoir les larmes aux yeux.

Compte tenu de l’état d’esprit traditionnellement querelleur des Français, l’unification des mouvements de résistance fut un tour de force. Elle se produisit néanmoins un an plus tard, le 27 mai 1943, lors de la première réunion du CNR qui se tint à Paris. Ce fut sous l’autorité de Charles de Gaulle, qui était le résistant le plus légitime car le plus ancien puisque c’est lui qui avait appelé, le premier, les Français à s’unir pour libérer la France de l’assujettissement à l’étranger.

Les participants de cette première réunion du CNR du 27 mai 1943 furent :

  • Jean Moulin, préfet, représentant personnel de Charles de Gaulle et président du Conseil
  • Pierre Meunier, collaborateur de Jean Moulin
  • Robert Chambeiron, collaborateur de Jean Moulin

Les représentants des huit grands mouvements de résistance :

  • Pierre Villon du « Front national de la résistance » créé par le Parti communiste français, qui allait devenir l’un des principaux rédacteurs du programme du CNR
  • Roger Coquoin pour « Ceux de la Libération »,
  • Jacques Lecompte-Boinet pour « Ceux de la Résistance »,
  • Charles Laurent pour « Libération-Nord »,
  • Pascal Copeau pour « Libération-Sud »,
  • Jacques-Henri Simon pour « Organisation civile et militaire »,
  • Claude Bourdet pour « Combat »,
  • Eugène Claudius-Petit pour « Franc-Tireur » ;

Les représentants des deux grands syndicats d’avant-guerre :

  • Louis Saillant pour la CGT,
  • Gaston Tessier pour la CFTC ;

et les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :

André Mercier pour le PCF,
André Le Troquer pour la SFIO,
Marc Rucart pour les radicaux,

Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,
Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),

Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

 

Le programme du CNR fut adopté à l’unanimité dix mois après, le 15 mars 1944 : il prévoyait de châtier les traîtres, de chasser les « collabos » des administrations et de confisquer les biens de ceux qui s’étaient enrichis avec le marché noir.

Le programme du CNR décida par ailleurs des grandes réformes de la Libération :

  • le rétablissement du suffrage universel ;
  • la restauration de la liberté de la presse, qui avait sombré dans les mains des puissances d’argent ;
  • la nationalisation des grandes compagnies de production d’énergie et des richesses du sous-sol
  • la nationalisation de la Banque de France
  • la nationalisation des quatre grandes banques de dépôt ;
  • la nationalisation des grandes compagnies d’assurance ;
  • un plan complet de sécurité sociale, géré par les intéressés ;
  • une forte augmentation des salaires ;
  • l’autorisation du syndicalisme indépendant ;

En revanche, à la demande des radicaux, le droit de vote des femmes ne figure pas dans le programme. Il sera néanmoins adopté par une ordonnance du 21 avril 1944 de Charles de Gaulle, signée à Alger dans le cadre du Comité français de la Libération nationale.

CNR-1944

Membres du CNR réunis le 10 septembre 1944 de gauche à droite : Robert Chambeiron, Pierre Meunier, Auguste Gillot, Joseph Laniel, Henri Ribière, Jacques Lecompte-Boinet, Gaston Tessier, Pierre Villon, Georges Bidault, André Mutter, Louis Saillant, Pascal Copreau, Paul Bastid, Daniel Mayer, Jean-Pierre Lévy, Jacques Debû-Bridel

Cette 1re réunion du CNR du 27 mai 1943 eut des conséquences politiques et géopolitiques considérables, comme le résuma plus tard Robert Chambeiron, l’un des principaux adjoints de Jean Moulin :

« En métropole, avant le 27 mai, il y avait des résistances ; après, il y a la Résistance.[…] Les Américains ne peuvent plus douter de la légitimité de De Gaulle. La France devient un pays allié à part entière et, à ce titre, sera présente lors de la capitulation des armées nazies, le 8 mai 1945. D’autre part, les Alliés doivent abandonner leur projet d’administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. Et, parce qu’il y a eu le CNR et de Gaulle, la France sera, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, l’une des cinq grandes puissances à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité. »

 

L’UPR s’inscrit depuis 11 ans dans la continuité du CNR

Depuis sa création le 25 mars 2007, l’Union populaire républicaine (UPR) a placé son action politique dans la continuité de celle du Conseil national de la Résistance, en appelant tous les Français à se rassembler provisoirement au-dessus du clivage droite-gauche dans l’objectif essentiel de rendre à la France son indépendance nationale.

Le programme de l’UPR présenté en 2011 a en outre pris explicitement pour modèle le programme du CNR de 1944. Nous avons repris à notre compte ses objectifs fondamentaux de justice sociale et d’égalité des citoyens, notamment :

  • en proposant de renationaliser ou d’interdire de privatiser tous nos grands services publics,
  • en rétablissant la liberté de la presse (en luttant contre leur concentration financière aux mains d’une poignée de grandes puissances d’argent),
  • en inscrivant dans la Constitution les principes de la retraite par répartition et de la Sécurité sociale pour tous,
  • en nationalisant tout établissement financier qui bénéficierait de fonds publics,
  • en rendant aux syndicats leur indépendance (face à l’Union européenne et aux entreprises),
  • en réformant la Constitution dans un sens plus démocratique,
  • en instaurant le référendum d’initiative populaire,
  • en procédant à une relance du pouvoir d’achat par une forte augmentation des salaires,
  • en mettant un terme aux dérives régionalistes et en garantissant l’unité nationale,
  • en rendant à l’État son autorité, son impartialité et en le mettant au service exclusif du peuple français.

 

Inauguration du nouveau siège de l’UPR le dimanche 27 mai 2018

En fidèle successeur du Conseil national de la Résistance, l’UPR fête donc le 75e anniversaire de la 1re réunion de cette instance décisive de la Libération et qui a façonné la France des « Trente Glorieuses », en procédant, le 27 mai 2018, à l’inauguration de son tout nouveau siège parisien.

Situé au 28, rue Basfroi, 75011 Paris, ce siège présente une superficie de 180 m² (contre 42 m² dans l’actuel siège de la rue Érard). Il offrira au public un bel espace d’accueil, où il sera possible :

  • de recueillir toutes les informations nécessaires sur l’UPR,
  • d’obtenir du matériel militant (tracts, affiches, autocollants),
  • d’adhérer ou de verser sa cotisation annuelle,
  • de faire des dons,
  • d’acheter sur place les objets en vente sur la boutique UPR en ligne (en économisant ainsi les frais de port).

Le siège comportera aussi plusieurs bureaux pour les permanents, une salle de réunion ouverte, des locaux techniques et un grand studio en cours d’aménagement (avec une partie régie) pour le lancement de notre nouvelle télévision « UPR-TV », disponible sur Internet et dont le contenu et la fréquence des diffusions vont être considérablement étoffés.

Tous les adhérents et sympathisants souhaitant assister à cette inauguration du siège sont les bienvenus. Le programme est le suivant :

  • 16 h : ouverture des portes du 28, rue Basfroi, 75011 PARIS, et rapide visite des locaux par groupe de 20 personnes maximum (Attention ! Selon l’affluence, nous serons contraints de faire patienter le public et d’organiser une file d’attente)
  • 17 h : discours de François Asselineau, président-fondateur de l’UPR

 

  • 17 h 30 : ouverture du buffet à tous.

Attention : afin de limiter nos frais d’organisation, nous prions les participants d’apporter de la boisson et/ou des plats pour le buffet (gâteaux sucrés, gâteaux apéritifs, fruits, quiches, tartes sucrées ou salées, etc.)

 

  • En parallèle :
    • ouverture de la boutique UPR pour vente sur place
    • François Asselineau signera des dédicaces à toute personne adhérant à l’UPR ou versant sa cotisation annuelle sur place.

https://www.upr.fr/actualite/france/27-mai-2018-lupr-inaugure-son-nouveau-siege-national-a-loccasion-du-75e-anniversaire-de-la-1re-reunion-du-conseil-national-de-la-resistance-vous-etes-tous-invites

jeudi 24 mai 2018

24 mai 2016: création du site "Frexit-Limousin"

En fait, son premier nom fut UPR en Creuse, car il était question de créer une page d'information pour les adhérents UPR de la Creuse à l'image des pages facebook existantes à l'époque pour la Haute- Vienne et la Corrèze. C'est donc sous l'appellation "uprencreuse@canalblog.com" que le site fit son apparition. 

120173685_o

Nous avions préféré le format "blog" plutôt que "facebook", n'étant pas enthousiastes pour la plateforme de M. Zuckerberg au sein de la délégation creusoise, et nous pensions qu'il pouvait être utile d'utiliser un format plus classique, de style "bulletin d'information".

Notre succès, bien que modeste au début, nous a conduit à souhaiter maintenir le site après la fusion des pages facebook de l'UPR Limousin, non en tant que vitrine de la délégation régionale, mais plutôt comme un complément à visée pédagogique de formation/information/réinformation de nos adhérents, militants et sympathisants, et au- delà, de tout lecteur curieux à la recherche d'informations pluralistes.

Nous avons donc acheté un nom de domaine et rebaptisé le site, afin d'adapter ses finalités à celles de la délégation régionale.

Aujourd'hui, avec plus de 126 300 visites en deux ans, et un lectorat quotidien qui varie entre 100 et 400 personnes par jour, nous occupons un espace utile à la fois pour l'échange d'informations entre adhérents, la présentation d'argumentaires et des communications officielles de l'UPR, mais aussi pour un compte- rendu des activités des délégations départementales en Limousin, ce qui permet à tout un chacun de suivre notre travail, et éventuellement de participer à nos actions militantes. Nous publions également des informations locales qui peuvent aider à enrichir notre connaissance du terrain et à faire le lien entre les politiques nationales (et internationales) et leurs répercussions au quotidien dans notre région. Pour cette dernière partie, nous manquons encore de contributeurs en Creuse et en Corrèze. Avis aux amateurs!

Merci à nos fidèles lecteurs. N'hésitez pas à commenter, suggérer des articles, voire critiquer ou proposer des améliorations en écrivant à la délégation régionale!

BASE 14 995X225

P.G.

 

29354819_1513423722088864_5351190943545403792_o

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 05:47 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

COUP DE THÉÂTRE EN ALLEMAGNE

COUP DE THÉÂTRE EN ALLEMAGNE : dans le plus prestigieux journal allemand, 154 professeurs d’économie demandent le rejet du plan Macron et l’introduction d’une « procédure ordonnée de sortie de l’euro » dans les traités européens.

FA NECROSE EURO

Voici un nouveau signe de la nécrose accélérée de l’euro, qui fait grand bruit dans le monde feutré des marchés financiers mondiaux.

Le 21 mai 2018, ce sont pas moins de 154 professeurs d’économie allemands parmi les plus réputés outre-Rhin qui ont jeté un monumental pavé dans la mare en publiant un « appel » – au ton cinglant et sans appel – pour demander au gouvernement de coalition de Mme Merkel de rejeter le plan Macron de réforme de la zone euro et, par la même occasion, d’œuvrer pour qu’une procédure précise de sortie de l’euro soit ajoutée aux traités européens. (Comme le savent les lecteurs des analyses de l’UPR, une telle clause n’existe pas et il est donc impossible pour un État de sortir juridiquement de l’euro sans sortir de l’UE en même temps, par l’article 50 du TUE).

Cet appel est à prendre d’autant plus au sérieux qu’il est publié dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), le quotidien allemand de référence du patronat allemand et de la fine fleur des élites d’outre-Rhin en matière politique, économique et industrielle. La FAZ  est aussi parfois considérée comme étant une sorte de journal officieux de ce que pensent les membres du gouvernement.

On note aussi que, parmi les signataires, figure le très honorable et prestigieux Jurgen Stark, ancien économiste en chef de la BCE lui-même, ce qui accroît encore le caractère sensationnel de cet « appel ».

Cette publication confirme trois choses fondamentales :

  • le « plan Macron de réforme de la zone euro » ne sera jamais avalisé par les dirigeants allemands, pas plus que par les dirigeants des Pays Bas, de la Finlande et de plusieurs autres pays d’Europe du nord.

 

  • la nécrose de l’euro s’accélère : en réclamant officiellement l’introduction d’une « procédure ordonnée de sortie » de l’euro, les élites du monde économique allemand brisent le tabou absolu : celui du dogme sacro-saint de l’irréversibilité  de l’euro et de la prétendue « construction européenne ». Cette nécrose est d’autant plus rapide que cette publication en forme de coup de théâtre coïncide avec les soubresauts politiques en Italie où les dirigeants de la nouvelle coalition gouvernementale M5S-Ligue ont confirmé qu’il était hors de question de continuer à respecter le pacte de stabilité de la zone euro, mettant aussitôt en émoi les marchés financiers et relançant les hypothèses sur une explosion de l’euro dans les mois qui viennent.

 

  • parmi les 4 plus grands pays de l’Union européenne, la France est en train de s’isoler dans une politique de l’autruche totalement déconnectée des réalités :
    • tandis que le Royaume-Uni conduit sereinement son départ définitif de l’Union européenne, et que les très bons résultats économiques britanniques ridiculisent toutes les prophéties de malheur faites par les opposants au Brexit,
    • tandis que l’Italie s’apprête à ne plus tenir aucun compte des directives venues de Bruxelles et Francfort et de procéder à une croissance des déficits budgétaires qui a toute chance de provoquer une crise majeure de l’euro,
    • tandis que toutes les élites allemandes s’apprêtent et réclament le début de démantèlement de l’euro,
    • seule la France, dirigée par une marionnette aussi veule qu’incompétente, poursuit hagarde une chimère européiste, que le peuple français rejette lui aussi de plus en plus massivement.

 

François Asselineau
22 mai 2018

Traduction effectuée par mes soins, avec les réserves d’usage
—————————

APPEL : L’EURO NE DOIT PAS CONDUIRE À UNE UNION DES RESPONSABILITÉS!

Frankfurter Allgemeine Zeitung – 21 mai 2018

154 professeurs d’économie mettent en garde contre la poursuite du développement de l’union monétaire et bancaire européenne en une union des responsabilités. Nous publions ci-dessous leur appel dans son intégralité.

————————

Nous – 154 professeurs d’économie soussignés – mettons en garde contre la poursuite du développement de l’union monétaire et bancaire européenne en une union des responsabilités. Les propositions du président français Macron et du président de la commission européenne Juncker, mentionnées dans l’accord de Berlin de la coalition gouvernementale allemande, présentent de grands risques pour les citoyens européens.

1. Si, comme l’indique ce projet, le mécanisme européen de stabilité (MES) était utilisé comme un outil de réassurance pour le recouvrement bancaire (backstop), cela ferait chuter l’incitation des banques et des autorités de contrôle à traiter les créances douteuses. Cela se ferait au détriment de la croissance et de la stabilité financière.

2. Si, comme l’indique ce projet, le MES était transformé par la législation de l’UE en un «fonds monétaire européen» (FME), celui-ci serait sous l’influence de pays qui ne sont pas membres de la zone euro. Étant donné que les pays individuels devraient perdre le droit de veto dans les décisions urgentes de ce FME, les pays créanciers pourraient être mis en minorité. Par exemple, le Bundestag allemand perdrait son droit de contrôle.

3. Si, comme l’indique ce projet, le système de garantie des dépôts bancaires était communautarisé, il ferait aussi peser sur tous les États le coût des erreurs commises par l’ensemble des banques et des gouvernements dans le passé.

4. Le fonds européen d’investissement prévu pour la stabilisation macroéconomique et le projet de fonds d’appui aux réformes structurelles devraient déboucher sur de nouveaux transferts et de nouveaux prêts aux pays de la zone euro qui n’ont pas pris les mesures de réforme nécessaires au cours des années passées. Ce serait une erreur de récompenser ces comportements irresponsables. L’Allemagne a déjà accepté plus de 900 milliards d’euros de passif de la part de la Banque centrale européenne (BCE) par le biais du système de paiement interbancaire Target 2, qui ne rapporte pas d’intérêts et ne peut pas être remboursé.

5. Un ministre européen des finances disposant d’une capacité budgétaire en tant qu’interlocuteur de la BCE contribuerait à rendre la politique monétaire encore plus politisée. Les très gros achats d’obligations de la Banque centrale européenne (2 550 milliards d’euros en septembre 2018) équivalent déjà à un financement public par l’intermédiaire de la banque centrale.

Le principe de responsabilité est la pierre angulaire de l’économie sociale de marché. L’union des responsabilités sape la croissance et menace la prospérité dans toute l’Europe. Cela se voit déjà de façon évidente dans la baisse du niveau des salaires pour un nombre croissant de personnes, principalement des jeunes. Par conséquent, nous demandons au gouvernement fédéral allemand de revenir aux principes de base de l’économie sociale de marché.

Ce qui importe, c’est de promouvoir des réformes structurelles et non pas de créer de nouvelles lignes de crédit et des incitations à la mauvaise conduite économique. Le privilège des obligations d’État dans la provision de risque des banques devrait être aboli. La zone euro a besoin d’une procédure d’insolvabilité ordonnée pour les États et d’une procédure de retrait ordonnée. L’Union des marchés de capitaux devrait être achevée – également parce que les mouvements de capitaux internationaux compensent les chocs asymétriques. À la BCE, la responsabilité et les droits de vote devraient être liés. Les soldes cibles doivent être réglés régulièrement. Les achats d’obligations d’État devraient prendre fin rapidement.

——————————————————-

Cet appel a été lancé par les professeurs d’économie Dirk Meyer, Thomas Mayer, Gunther Schnabl et Roland Vaubel. De nombreux économistes l’ont rejoint, leurs noms sont énumérés ci-dessous.

Dirk Meyer enseigne à l’Université Helmut Schmidt de Hambourg. Thomas Mayer est directeur fondateur de l’Institut de recherche Flossbach von Storch et professeur à l’Université de Witten / Herdecke. Gunther Schnabl enseigne à l’Université de Leipzig. Roland Vaubel est émérite à l’Université de Mannheim.

(...) Liste sur:

https://www.upr.fr/actualite/france/154-professeurs-deconomie-allemands-adjurent-le-gouvernement-allemand-de-rejeter-le-plan-macron-et-quune-clause-de-sortie-de-leuro-soit-ajoutee-aux-traites

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

vendredi 18 mai 2018

Jean Bernadotte (1763 - 1844) « Sergent Belle-Jambe », roi de Suède

HIST BERNADOTTE

 

Le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte en prince héritier de Suède (1811, François Gérard, collections royales de Stockholm)Peu de destins auront été plus singuliers que celui de Jean-Baptiste Bernadotte.

Comment ce modeste Béarnais au teint basané, né dans la France de Louis XV, et qui selon la légende s’était fait tatouer « Mort aux rois ! » sur la poitrine, aurait-il pu imaginer qu’il deviendrait roi de Suède ?

De son couronnement, le 11 mai 1818 à Stockholm, est issue une dynastie qui règne depuis lors avec sérénité sur ce grand pays du Nord.

La réalité a dépassé la fiction...

Soldat de la République

C’est à Pau, patrie d’Henri IV, que Jean-Baptiste Bernadotte voit le jour le 26 janvier 1763. Fils d’un tailleur d’habits, il s’engage à 17 ans comme simple soldat au régiment d’infanterie Royal-La Marine.

Sérieux et travailleur, il grimpe lentement, grade après grade, les échelons militaires. À la veille de la Révolution, Bernadotte est promu sergent major. Apprécié pour son physique avantageux et sa prestance, le Béarnais est alors surnommé dans son régiment « Sergent Belle-Jambe ».

Bernadotte lieutenant du-36e régiment de ligne en 1792 (Louis-Felix Amiel, 1834)Les guerres de la Révolution vont lui permettre une rapide promotion. En 1793, il accède au grade de capitaine puis de chef de bataillon. L’année suivante, il participe à la bataille de Fleurus. Son rôle décisif dans la victoire lui vaut d’être aussitôt promu général de brigade. Quelques mois plus tard, il est nommé général de division.

Durant trois ans, Bernadotte va combattre en Belgique et aux Pays-Bas au sein de l'armée de Sambre­et-Meuse, commandée par Jourdan et Kléber. En 1797, il est envoyé avec sa division en Italie pour assister Bonaparte. Entre les deux hommes, le contact est froid car Bernadotte admet difficilement d’être sous les ordres d’un général plus jeune que lui. Le Béarnais mène avec succès l’avant-garde française contre l'archiduc Charles et c’est lui qui est chargé de rapporter au Directoire les drapeaux pris à l’ennemi.

Parent par alliance de Joseph Bonaparte

Nommé ambassadeur à Vienne, Bernadotte n’est pas de l'expédition d'Égypte. De retour en France au printemps 1798, il se rapproche de Joseph Bonaparte, alors député au Conseil des Cinq-Cents. Celui-ci est marié à la fille d’une des plus riches familles de Marseille, Julie Clary. Le Béarnais en profite pour épouser la sœur de cette dernière, Désirée, qui n’est autre que l’ancienne fiancée de… Napoléon !

Le mariage est célébré le 17 août 1798 à Sceaux, en présence de Joseph et Lucien Bonaparte. Un an plus tard, Désirée accouche d’un enfant, Oscar, et propose à Napoléon d’en être le parrain. Le futur Premier Consul accepte de bon cœur. Le destin de Bernadotte sera désormais étroitement lié à celui des Bonaparte.

Le 3 juillet 1799, le Béarnais est nommé ministre de la Guerre du Directoire. Il est alors un farouche républicain et Sieyès, qui complote pour renverser le régime, s’arrange pour le faire démissionner au bout de deux mois.

Lors du coup d’État du 18 Brumaire, Bernadotte refuse à la fois de se rallier à Bonaparte et de défendre le régime.

Maréchal d’Empire

En mai 1804, Bernadotte accepte néanmoins de se rallier à l'Empire. En récompense, il est fait Maréchal d'Empire et deviendra deux ans plus tard prince de Ponte-Corvo. Bernadotte participe aux guerres de l’Empire. Il ne s’illustre guère durant les batailles, se voyant régulièrement reprocher son attentisme par Napoléon.

Mais le 7 novembre 1806, lors de la bataille de Lübeck, sur la Baltique, Bernadotte se comporte avec une rare urbanité à l'égard des officiers suédois qui ont été faits prisonniers. À leur retour, ceux-ci chanteront ses louanges à Stockholm...

La bataille de Lübeck (6 et 7 novembre1806)

Prince-héritier de Suède

Alors qu'il est en semi-disgrâce, Bernadotte va soudainement voir son destin basculer à l’été 1810. Le 28 mai 1810, le prince-héritier Charles-Auguste de Suède, décède d’une chute de cheval.

Son père adoptif, le roi Charles XIII, malade et sans enfant, cherche donc un nouveau prince héritier. La Suède souhaite se rapprocher de la France, afin de contrer la Russie, et se met en quête d’un futur roi ayant les faveurs de Napoléon. Craignant que l’Empereur n’impose un membre de sa famille, le gouvernement suédois propose le titre à Bernadotte, en souvenir de sa bienveillance à l’égard des prisonniers.

Napoléon hésite. Il se méfie de Bernadotte et redoute que cette promotion ne donne des idées de trône à ses autres maréchaux. Il finit toutefois pas accepter, espérant disposer ainsi d’un solide allié en Europe du Nord.

Le 21 août 1810, les états généraux d'Örebro désignent à l'unanimité Bernadotte prince royal et successeur du roi Charles XIII. Deux mois plus tard, le Béarnais débarque en Suède. Il se convertit au luthéranisme et prend le prénom de Charles Jean. À la cour de Stockholm, il fait très vite oublier son passé révolutionnaire.

Son épouse Désirée Clary est quant à elle peu disposée à s’installer dans ce royaume nordique, si loin de sa famille et dont elle ne connait rien. Prétextant des problèmes de santé, elle fait traîner les choses et ne rejoint son mari que six mois plus tard, avec leur fils unique, Oscar. Mais la Marseillaise qui se fait très mal au climat scandinave et à l’austérité de la religion luthérienne, supporte encore moins l’éloignement de sa sœur, devenue de son côté reine d’Espagne. Elle choisit de revenir rapidement en France, laissant son fils à Stockholm.

Adversaire de la France

vlcsnap-2017-10-09-15h37m14s754_0

En juin 1812, Napoléon envahit la Russie. Alors que l’empereur espère une attaque de la Suède contre la Finlande, Bernadotte lui fait faux bond en déclarant sa neutralité. Napoléon lui en gardera une éternelle rancune.

Bernadotte n'en a cure. Il signe un traité d'alliance avec la Russie et rejoint la coalition formée contre la France, en échange de l’annexion de la Norvège, alors unie au Danemark dont le souverain est jugé trop favorable à Napoléon !

Il combat ses anciens frères d'armes en Allemagne mais répugne toutefois à envahir la France. 

Roi de Suède et de Norvège

Le 5 février 1818, Charles XIII meurt. Bernadotte lui succède sur le trône de Suède et de Norvège sous le nom de Charles XIV.

Souverain d’une monarchie encore à mi-chemin entre absolutisme et parlementarisme, Bernadotte va régner en monarque tantôt libéral, tantôt conservateur. Bénéficiant du contexte pacifique de l’après traité de Vienne, il rétablit les fiances du royaume et fait de la Suède, pays jusqu’alors belliqueux, un État neutre, sur le modèle de la Suisse. Depuis son accession au trône, le royaume n’a plus participé à un conflit.

Bien qu’il n’ait jamais réussi à parler la langue de ses sujets, il resta très populaire. Son jubilé, en 1843, fut l’occasion d’une immense ferveur. Bernadotte meurt à 81 ans, le 8 mars 1844. Son fils Oscar lui succède sous le nom d’Oskar Ier. L’actuel roi de Suède, Charles XVI, est son arrière-arrière-arrière-petit-fils !

https://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=2410&ID_dossier=345

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,