mardi 1 mai 2018

Pour ou contre la grève SNCF, les usagers prennent parti [réédition]

ACT SNCF GREVE

En raison de la mobilisation sociale et militante autour du 1° mai, l'équipe de Frexit-Limousin.fr représente des articles de fond publiés sur ce site à des fins d'argumentaire. Merci de votre compréhension. P.G.

AFFICHE ARG 1MAI

Il y a les « pour » et bien sûr les « contre ». Mercredi 4 avril, après deux jours de grève éprouvants pour les usagers qui ont dû affronter les trains bondés ou tout simplement l’absence de trains, les avis divergent sur la suite de cette grève du personnel de la SNCF qui devrait reprendre dimanche 8 avril. D’un côté, certains usagers demandent à ce qu’on cesse de les prendre en otage ; de l’autre, certains sont prêts à mettre la main au porte-monnaie pour soutenir les grévistes.

 

 

L’association des usagers des transports d’Île-de-France réclame, par exemple, l’ouverture de « véritables négociations » entre gouvernement et syndicats de cheminot pour une fin rapide de la grève à la SNCF, dans un communiqué publié mercredi.

« Gêne insupportable pour les usagers »

« Les principales personnes touchées sont les plus vulnérables », a souligné auprès de l’AFP, Bernard Gobitz, le vice-président de cette association qui représente les usagers des transports en région parisienne, mais partage sur ce sujet les mêmes positions que sa fédération nationale (Fnaut).

L’association des usagers « attend du gouvernement et des syndicats qu’ils engagent de réelles négociations, en sortant d’une logique de surenchère, afin de limiter la durée de la grève et la gêne insupportable qu’elle entraîne pour de nombreux usagers », selon le communiqué.

 

 

« Nous considérons, comme les syndicats, qu’une reprise rapide de la dette ferroviaire est indispensable, pour permettre une baisse du niveau des péages (droit de passage payé à SNCF Réseau), un renforcement de l’offre ferroviaire et des investissements plus importants et plus rapides », explique aussi l’association.

L’association souligne que 70 % des voyageurs de la SNCF sont franciliens et que la région parisienne est donc particulièrement touchée par le mouvement social.

Près de 200 000 € récoltés pour soutenir les cheminots

D’autres usagers, eux, sont plus favorables à la perspective de maintenir le rapport de force avec le gouvernement. Leur soutien s’exprime notamment par une cagnotte en ligne, qui permet de soutenir financièrement les cheminots qui, faisant grève, ne touchent pas de revenu.

Lancée le 23 mars par une trentaine d’écrivains, réalisateurs ou encore universitaires, cette cagnotte avait presque atteint la barre des 200 000 €, mercredi en milieu de journée, avec plus de 5 800 contributeurs.

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« Tout l’argent déposé sur la cagnotte ira directement, sans intermédiaires, aux fédérations de cheminots », hors frais de transfert, a indiqué récemment le sociologue Jean-Marc Salmon, à l’origine du projet, sur la page Leetchi dédiée à la cagnotte.

D’autres cagnottes ont aussi été créées comme la traditionnelle « caisse de grève » lancée par SUD-rail (troisième syndicat à la SNCF) qui contenait près de 17 600 € à la même heure, avec environ 420 participants.

Des intellectuels en première ligne

« Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes », ont écrit en mars, sur un blog de Mediapart, les fondateurs de la cagnotte, parmi lesquels figurent les écrivains Laurent Binet, Didier Daeninckx et Annie Ernaux, les philosophes Bernard Stiegler et Étienne Balibar, ou encore le réalisateur Robert Guédiguian.

« Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en société anonyme », ont-ils écrit, en soulignant que « les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer ».

La Croix avec AFP
https://www.la-croix.com/Economie/Social/contre-greve-SNCF-usagers-prennent-parti-2018-04-04-1200929060?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180404&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=979156&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Rien à dire pour une fois sur un article de "La Croix" qui se contente d'informer. C'est reposant.
Une occasion pour rappeler que l'UPR invite à un grand rassemblement à Paris le 1°mai, pour la défense des services publics bien sûr, mais aussi pour expliquer et ré- expliquer encore et toujours l'origine des "réformes" et la nécessité du FREXIT.    P.G.

APPEL 1 MAI

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SNCF, à la recherche du mystérieux service minimum [réédition]

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Plusieurs personnalités politiques ont demandé l’instauration d’un réel service minimum lors des grèves des cheminots

Une mesure souhaitée par une majorité de Français.

Un quai de la gare de Lyon, le 3 avril dernier, premier jour de la série de grèves à la SNCF. 

Un quai de la gare de Lyon, le 3 avril dernier, premier jour de la série de grèves à la SNCF. / Christophe Simon/AFP

Trains supprimés ou bondés, bousculades, lignes non desservies pendant deux jours… L’ampleur des perturbations de la grève des cheminots a poussé Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France, et à ce titre présidente de l’autorité organisatrice de transport « Île-de-France mobilités », à taper du poing sur la table.

« La présidente demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour faire respecter sans délai un vrai service minimum pour ne plus laisser aucun territoire francilien sans train », a communiqué l’organisme le 3 avril. Valérie Pécresse juge ainsi « inadmissible que le service minimum ne soit pas respecté sur plusieurs lignes aujourd’hui, comme les lignes P, R et U qui sont fermées ». Le contrat qui lie l’autorité organisatrice à la SNCF prévoit un trafic minimum de 33 % de trains sous peine de sanctions financières.

Pas de réelle obligation de circulation de trains

Cette question du service minimum est posée pratiquement lors de chaque grande grève des transports, par des élus mais surtout par les usagers du train, qui ont souvent entendu l’expression utilisée de manière impropre. Un sondage réalisé l’année dernière par l’Union des transports publics (UTP), qui regroupe les grandes entreprises de transport, révélait ainsi que 60 % des usagers croient qu’il existe bel et bien un service minimum dans le transport public. Or il n’en est rien.

 

 

La loi du 21 août 2007 sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres n’oblige pas la SNCF à faire circuler des trains. Elle la contraint cependant à établir un plan de transport prévisible et à en informer les voyageurs à temps. C’est pour cette raison que les cheminots indispensables à la circulation des rames ont obligation de se déclarer grévistes 48 heures avant le début du mouvement. Si 100 % des personnels faisaient grève, il n’y aurait de fait aucun transport possible.

Cela a d’ailleurs été le cas sur plusieurs lignes en l’Île-de-France. Des usagers se sont d’ailleurs étonné qu’aucun train ne circule sur leur ligne alors que d’autres étaient exploités sur une ligne voisine. « Cela peut arriver que nous concentrions nos forces sur une ligne plus fréquentée quand elle dessert pratiquement les mêmes stations », dit-on à la SNCF.

Les conducteurs doivent connaître la ligne pour y rouler

Le facteur le plus fréquent pour expliquer un trafic inexistant reste cependant l’insuffisance de personnel. Conducteurs bien entendu, mais aussi contrôleurs et surtout… aiguilleurs. « C’est ce qui se passe sur certaines petites lignes ou sur des branches de la ligne P ou R, explique Alain Krakovitch, directeur de Transilien (les trains d’Île-de-France). Les postes d’aiguillage sont de technologie assez ancienne et n’ont qu’un rayon d’action très limité. Il suffit qu’un seul ne puisse pas être tenu par un agent pour qu’une grande portion de la ligne doive être coupée. »

 

 

Quant aux conducteurs, il n’est pas forcément possible de les transférer d’une ligne à une autre pour équilibrer les fréquences. Le directeur des Transiliens précise qu’un conducteur doit être formé à la fois sur le bon type de locomotive mais aussi connaître la ligne…

Au cas où la mobilisation continuerait avec l’ampleur des 3-4 avril, les Français doivent donc encore s’attendre à de dures journées. Les responsables de la SNCF, à commencer par Guillaume Pepy, l’ont d’ailleurs répété : il n’y a pas de réquisition possible des cheminots grévistes.

86% des Français souhaitent un service minimum

Réquisitionner des professionnels ne peut être mis en œuvre, de manière générale, que par décision préfectorale et dans des situations exceptionnelles, « en cas d’urgence, lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique l’exige », selon le Code général des collectivités territoriales.

 

 

L’argument est-il recevable pour la grève des cheminots ? Sans doute pour le député UDI de Seine-et-Marne Yves Jego, qui a envoyé un message sur le réseau social Twitter : « À l’image des hôpitaux il est indispensable de créer un droit de réquisition des agents des transports pour un véritable service minimum dans chaque gare. » Dans une tribune de presse, le président (LR) du département de Seine-et-Marne Jean-Louis Thiériot évoque aussi la nécessité d’une telle possibilité.

En tout état de cause, selon le sondage de l’UTP, 86 % des ­Français disent souhaiter un service minimum.

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Les conducteurs mobilisés

Le trafic ferroviaire a été très perturbé le 4 avril, au deuxième jour de la grève des cheminots. Le taux global de grévistes en milieu de matinée communiqué par la direction était en légère baisse, à 29,7 % (contre 33,9 % la veille).
Les trois quarts des conducteurs restaient cependant très mobilisés (74 % contre 77 % mardi), de même que les contrôleurs (77 % contre 69 %) et les aiguilleurs (46 % contre 39 %).
En dépit de ce mouvement, le gouvernement va mener la « transformation » de la SNCF « jusqu’au bout, avec calme et avec une grande détermination », a déclaréle porte-parole ­Benjamin Griveaux à l’issue du conseil des ministres du 4 avril.

Michel Waintrophttps://www.la-croix.com/Economie/France/SNCF-recherche-mysterieux-service-minimum-2018-04-04-1200929091?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180405&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=987011&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Le sondage de l'UTP est répété en boucle, tel un mantra: En tout état de cause, selon le sondage de l’UTP, 86 % des ­Français disent souhaiter un service minimum. Un sondage commandité l'année dernière par une des parties, qui n'a donc qu'une valeur très relative...    P.G.

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Lutte 2.0 : comment les cheminots veulent gagner la bataille de l'opinion publique [réédition]

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AFFICHE ARG 1MAI

Malgré les difficultés que subiront les usagers, les syndicats de cheminots veulent convaincre la population de la dimension collective du combat. En face, le gouvernement dénonce une grève que "personne ne peut comprendre". Sur les réseaux sociaux, les premiers sont pour l'heure beaucoup plus efficaces que les seconds.

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Quel que soit le camp, la conquête de l’opinion est une priorité. Souvent, c’est elle qui détermine le vainqueur du bras de fer. En 1995, alors que le Premier ministre Alain Juppé promet une réforme des régimes spéciaux de la SNCF, il est obligé de reculer face à une forte mobilisation des cheminots soutenue par deux Français sur trois. Pour remporter la bataille sociale, il faut donc mener - dans le même temps - une offensive de com' pour rallier la population à sa cause. Les organisations de cheminots l’ont bien compris. Ère des réseaux sociaux oblige, les syndicats et ses partenaires ont transformé la forme de leurs discours pour arriver à leurs fins. Jusqu’à voir, cette semaine, le hashtag “Je soutiens la grève des cheminots” au plus haut des sujets discutés sur Twitter. Faisant de la lutte une “tendance”.

“Face aux arguments fallacieux du gouvernement, il nous fallait mener une campagne ambitieuse”, explique à Marianne Gérald Briant, élu communiste mais aussi chargé de la communication du parti sur les réseaux sociaux. Le 22 mars, à l’occasion de la mobilisation nationale de la fonction publique et des cheminots, le Parti communiste lance la campagne “Mon train j’y tiens”. Le slogan sera repris en masse par les internautes, sous la forme d’un hashtag, évidemment.

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L'autre mot-clé très utilisé est #TeamSNCF, un hashtag "volé" à la SNCF qui, hors grève, avait l'habitude de l'utiliser pour communiquer sur ses services et tenter de se rendre sympathique et accessible. Pas de chance pour Guillaume Pépy, certains cheminots grévistes rompus à l’usage des réseaux sociaux s’en sont donc emparés dernièrement. A tel point qu’il est devenu une sorte de point d’information numérique sur les actions des cheminots lors de la dernière mobilisation. Amélie, plus connue sous le pseudo de @amelie_picardie sur Twitter, est cheffe de bord. Le 22 mars, elle était dans la rue pour manifester. Et ce 3 et 4 avril, elle ne travaillera pas. “J’utilise ce mot-clé pour faire preuve de pédagogie, pour expliquer notre action et nos revendications et, parfois, calmer les personnes les plus virulentes”, confie-t-elle à Marianne. Pour elle, les clichés et les idées reçues sont les ennemis numéro 1 du personnel de la SNCF. “Avec les annonces du gouvernement, les attaques ont été plus dures”, constate-t-elle. Alors, il a fallu ruser pour “montrer l’envers du décors”.

Parler d’un “choix de société” plutôt que d’un “statut”

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Car derrière l'outil, il y a surtout une stratégie : sortir d'un sujet très cheminots-centré et montrer qu'il concerne tout le monde. Selon Gérald Briant, le gouvernement a décidé “dès le départ” de prendre le parti d’un discours “dur” à l’encontre des cheminots “comme s’ils étaient la cause de tous les tourments de l’entreprise”. Avec, comme principal argument, leur statut “obsolète” et “coûteux” pour la SNCF. Une diabolisation des agents qui n’avait qu’un but selon lui : “jouer sur l’aversion des Français pour les privilèges”, de quelque nature qu’il soit. Il fallait alors jouer le contre-pied, choisir son “terrain de jeu” et “ses thèmes de débat”. Cette campagne a été la première pierre de cette stratégie.

“Sans statut, le train français est en danger. Il fallait alors remettre le train et ce qu’il représente au centre du jeu. Faire cesser ce cheminot bashing pour faire réfléchir la population sur la question du train comme service public.” Pour cela, quel meilleur outil que les réseaux sociaux ? “Le seul espace capable de rivaliser avec les médias traditionnels”, pour l’élu parisien.

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Un pari qu’assume François Grasa, secrétaire général de la fédération FO des cheminots. La stratégie du gouvernement était de réduire le sujet aux ‘avantages’ de travailleurs, déplore-t-il pour Marianne. Alors qu’il s’agit d’un sujet de société qui engage chaque citoyen.” Ainsi, plutôt que d’entrer dans le procès fait en égoïsme, les différents syndicats ont décidé de déplacer le curseur. En ouvrant les rails à la concurrence à partir de 2021 comme l’exige l’Union européenne, donc en soumettant le secteur ferroviaire aux lois du marché et de la productivité, c’est un service public que l’on va abîmer. Alors, en soutenant les cheminots, c’est d’une certaine façon tout le service public que l’on défend à son échelle. Un raccourci tiré par les cheveux, leur rétorque-t-on ? Qu’importe, pour François Grasa, c’est un argument qui “prend” dans l’opinion. “Les Français voient bien que le service public est attaqué de toute part. Pas un jour ne passe sans que les infirmiers, les surveillants de prison, les agents administratifs, ne fassent part de leurs difficultés face au manque de moyens et d’effectifs, rapporte le syndicaliste. La cause des cheminots doit devenir l’étendard de luttes annexes.”

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C’est pourquoi, sur les réseaux sociaux, les slogans de soutien aux cheminots sont désormais assortis à d’autres causes, même si peu de chose les relie. La Confédération nationale du logement (CNL) par exemple, a édité un tract “Mon train j’y tiens, mon HLM aussi”. Le syndicat “Solidaires” communique lui sur une “zone à défendre (ZAD) autour des services publics”, rattachant ainsi le sort des écoles ou des hôpitaux à celui des cheminots, montrés comme des éclaireurs. Difficile de dire si la méthode est efficace. Mais d’après un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, 46% des Français trouvent le mouvement de grève dans le ferroviaire “justifié”, contre 42% il y a deux semaines. “Quelque chose se passe”, se réjouit le représentant syndical. Il faudra cependant en juger sur la durée.

Du côté de la SNCF, on cale son discours dans les pas du gouvernement pour désamorcer un tel phénomène, toujours en insistant sur le tort causé aux usagers. Ce dimanche, à l’occasion d’une interview accordée au JDD, son président Guillaume Pépy a voulu se montrer ferme. Citant une “grève pénalisante” pour des usagers “choqués” par cette mobilisation perlée que “beaucoup de gens ne comprennent pas”. “Ils tentent de dresser les personnes les unes contre les autres alors que, nous, nous usons d’une communication inclusive. Tout le monde peut s’identifier à la cause des cheminots”, soutient Gérald Briant, à deux doigts de paraphraser la petite phrase d’Olivier Besancenot : “nous sommes tous le cheminot de quelqu’un d’autre.”

https://www.marianne.net/societe/lutte-20-comment-les-cheminots-veulent-gagner-la-bataille-de-l-opinion-publique?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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"Faisant de la lutte une “tendance”": dans les médias de l'oligarchie euro- atlantiste, la tendance est toujours la même, et elle est constante...L'argumentaire des grévistes et ceux qui les soutiennent ne peut être qu'une ruse, une simple stratégie plus ou moins habile, de communication. Déformation professionnelle...    P.G.

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mercredi 4 avril 2018

[RussEurope-en-Exil] Grève à la SNCF, grève générale ?

TRIBUNE LIBRE  /  Jacques SAPIR

TL SAPIR SNCF CONVERGENCE

Avec le mois d’avril va débuter le grand mouvement social à la SNCF. Un mouvement social particulier car organisé sur un rythme de 2 jours de grève suivis de 3 jours travaillés. Il y a peu de doutes que ce rythme, choisi par les organisations syndicales pour permettre à ce mouvement de durer, va entraîner des perturbations répétées.

Tout le monde sait, ou tout du moins croit savoir, ce qui le motive : le projet de changement de statut de l’entreprise et de ses employés par le gouvernement. Mais, un certain nombre d’idées fausses circulent, dans la presse comme dans l’opinion au sujet de ce mouvement. Il est temps, avant que nous commencions tous à en subir les conséquences, qui seront désagréables à l’évidence, de faire le point sur cette question.

Les cheminots sont-ils des privilégiés ?

On dit beaucoup que les cheminots sont privilégiés en raison de leur statut, et en particulier avec les conditions de départ à la retraite qui sont plus avantageuses que celles de nombreux salariés. Mais, a-t-on réfléchi au pourquoi d’un tel statut ? Si les cheminots ont un « statut », c’est parce qu’ils ont des obligations particulières, ce que l’on appelle des astreintes, comme de travailler la nuit, les dimanches, les jours fériés. Les avantages que leur confère le statut sont une compensation pour ces astreintes. D’ailleurs, ce statut date de 1920, les compagnies de chemin de fer étaient alors privées, et c’est pour fidéliser leurs employés qu’elles ont élaborés un statut protecteur. Alors, on peut assurément discuter de certains de ces avantages, considérer qu’il faudrait – ce qui est d’ailleurs le cas – séparer le personnel administratif du personnel dit « roulant », mais, en bonne logique, on ne peut imposer des contraintes sans proposer des compensations. Le problème aujourd’hui est plus l’embauche, à durée déterminée, de personnels hors-statut, le recours massif à la sous-traitance, que celui du « statut ». Ces pratiques, qui sont déjà le fait de la SNCF, entraînent une dilution des compétences et du savoir-faire particulier, ce qui est souvent la cause d’accidents chez ces personnels. Par ailleurs, la SNCF a du mal à recruter pour certaines fonctions, justement parce que le statut apparaît comme insuffisamment attractif.

On voit bien que la question du « statut » renvoie à la spécificité des compétences et aux astreintes particulières des personnels roulants, et non pas, comme on le croit souvent à la « pénibilité » du travail. Tant que ces compétences particulières seront requises, et que des astreintes elles aussi particulières seront attachées à ces postes, il faudra fidéliser les travailleurs. Et, pour fidéliser ces travailleurs, un statut est la méthode la plus efficace et la moins couteuse…

Le statut de l’entreprise

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Le deuxième point important porte sur le statut de l’entreprise et l’ouverture à la concurrence dans le domaine du rail. Car, même si elle reste propriété de l’Etat, le passage de la SNCF à une société de droit privé serait un changement majeur de cette société.

Alors, oui, la SNCF est lourdement endettée. La dette de la SNCF pèse 44 milliards d’euros actuellement. Mais cette dette n’a pas à voir avec le « statut » des cheminots. Ce sont des décisions des gouvernements successifs qui ont privilégié des partenariats public-privé très coûteux pour la SNCF, comme dans le cas de la construction de la ligne à grande vitesse vers Bordeaux, et qui ont concentré les investissements sur les lignes TGV au détriment des réseaux de proximité qui en sont la cause. Ce qui pose la question des priorités. On sait que la logique des transports est différente selon que l’on considère le périurbain (les trains de banlieue au sens large) et l’interurbain (les relations entre les grandes villes). Dans le cas de ces dernières, la SNCF est soumise à la concurrence de l’avion, du co-voiturage, ou des autocars. C’est une réalité. Mais, ces solutions de concurrence sont, il faut le rappeler, bien plus polluantes que le chemin de fer. Pour les relations périurbaines, en raison de l’engorgement des routes, il n’y a pas d’alternatives au transport ferroviaire. Vouloir privatiser, de droit ou dans les pratiques de gestion, ce dernier aboutit en fait à prélever une rente importante sur l’usager. Prenons à cet égard un exemple, celui du métro de Washington, qui est opéré par une société française. Dans les années 1980 et 1990, le prix du ticket était calculé « au coût marginal », c’est à dire que pour le même transport ce prix doublait avec les heures de pointe. Et l’on vous expliquait doctement que le but de cette tarification était de faire jouer la concurrence. Mais, compte tenu des embouteillages, il n’y avait guère de choix dans le mode de transport aux heures de pointe. Et, donc, ce principe dit « de concurrence » (qui s’exprimait dans la tarification) n’était rien d’autre qu’une forme de racket pour les personnes obligées de se déplacer pour aller travailler.

ETAT SOCIAL

Ajoutons à cela, la question du développement régional (très lié aux conditions de transport) et le fait que sur certaines lignes la fréquentation est fonction du nombre de dessertes alors que l’on pourrait penser que c’est l’inverse. Tous ces problèmes indiquent que dans le domaine du transport ferré, la question des externalités est essentielle. Nous ne prenons pas tous le train (que ce soit le TER, les trains de banlieue ou le TGV). Mais, notre situation économique à tous est impactée par l’existence d’un réseau de transport efficace. Nos emplois, en nombre comme en qualité, en dépendent. C’est pourquoi l’existence d’un service de transport intégré, avec des transferts des lignes les plus rentables à celles qui le sont moins, mais dont l’utilité économique de moyen et long terme est pourtant évidente, s’impose.

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La raison de l’endettement de la SNCF n’est pas à chercher, il convient de le redire, dans le statut de l’entreprise, mais dans la gestion par l’Etat, qui a cherché à imposer une privatisation larvée de cette entreprise. Cette gestion de l’Etat, parce qu’elle s’est faite en dehors d’une vision (d’un plan) d’aménagement des territoires et en faveur de certaines catégories les plus aisées, a été défectueuse. Mais, le recours à des formes de privatisation ne ferait qu’exacerber ces problèmes. Il convient de repenser le rôle de la SNCF dans un cadre global, intégrant et prenant en compte, l’ensemble des effets d’externalités. On voit bien que c’est l’absence d’intelligence du problème des externalités qui caractérise les projets de réformes libéraux sur la question des chemins de fer.

L’obsession de la privatisation

PNR 2017

Pourtant, on le sait, la privatisation est à l‘ordre du jour[1]. Elle semble même une véritable obsession de la part de nos gouvernements. Pourtant, là où les chemins de fer ont été privatisés, la situation n’a pas toujours évolué favorablement, que ce soit pour les usagers ou pour les employés.

L’exemple de la Grande-Bretagne montre que la privatisation des chemins de fer peut se passer très mal. La qualité du service s’y est globalement dégradée et les prix du billet ont explosé, augmentant de trois fois. Ainsi, pour des travailleurs habitant la région de Londres les coûts de transport représentent entre 12% et 14% du budget annuel, contre 2% en France en région parisienne[2]. Par ailleurs, le réseau a connu, depuis la privatisation de 1993 de nombreux accidents mortels. Le résultat est qu’aujourd’hui une majorité de britanniques souhaitent la renationalisation des chemins de fer.

L’exemple de l’introduction de la concurrence en Italie est souvent invoqué pour justifier ce processus. Les prix des TGV italiens auraient fortement baissé et la qualité du service se serait améliorée. Mais ; on oublie que la société dite « privée » de TGV dans la péninsule et largement subventionnée par l’Etat italien, justement pour pouvoir établir cette « concurrence ». Sans cette subvention, la compagnie privée serait incapable d’offrir les prix qu’elle offre aujourd’hui.

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En Allemagne, où les infrastructures restent publiques et la Deutsch Bahn (DB) est une entreprise de droit privé, mais majoritairement possédée par l’Etat fédéral, une privatisation partielle des lignes régionales a été entreprise. Ici non plus, les résultats ne sont pas miraculeux. La DB est, certes, la plus grande entreprise ferroviaire européenne, mais un tiers des trains allemands ont des retards et surtout le multiplication des compagnies privées à l’échelle régionale a entraîné une multiplication des accidents.

En fait, on constate que aucun bilan sérieux n’a été tiré des expériences de privatisation et d’introduction de la concurrence à l’étranger ! En fait, en théorie économique, la concurrence ne peut jouer que si et seulement si le consommateur à un choix réel. Or, pour le transport, et compte tenu de l’engorgement des autres moyens de transport (dans le cas des transports périurbain) ou de leur inexistence (dans le cas des relations « latérales » entre villes moyennes), le consommateur n’a pas de choix. Cela signifie que « privatiser » ou adopter des modes de gestion identiques à ceux du secteur privé n’aboutit qu’à prélever une rente sur le consommateur de service de transport ou plus précisément une « quasi-rente » ainsi que l’a défini Alfred Marshall il y a plus d’un siècle. Ainsi, les rentiers ne seraient pas ceux que l’on croit ! De plus, l’existence de « quasi-rente » est l’une des raisons pour lesquelles les entreprises ont recours à l’intégration verticale (elles achètent les entreprises en amont et en aval de leur secteur d’activité)[3]. Mais, cette intégration verticale est, elle aussi, une rupture du principe de concurrence, et aboutit rapidement à l’oligopole. C’était, d’ailleurs, la raison pour laquelle les chemins de fer ont été largement nationalisés dans le passé.

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Rien ne permet donc de dire que la concurrence et la privatisation seraient des facteurs de progrès dans les chemins de fer. Rien, sauf une directive de l’Union européenne qui va dans ce sens[4]. Et l’on commence à comprendre que cette réforme que veut le gouvernement n’a pas d’autres buts que de faire plier le modèle français sous les fourches caudines de l’UE.

Le futur d’un mouvement

La question centrale est évidemment l’ampleur des perturbations que la grève à la SNCF va provoquer et leur capacité à faire plier le gouvernement. Ces perturbations seront, à n’en pas douter, de grande ampleur, que ce soit pour le trafic passagers mais aussi pour le trafic marchandises. D’ailleurs, ne voit-on pas des journaux et des médias agiter le spectre du « coût économique » de cette grève ou présenter certains dirigeants syndicaux, comme M. Martinez de la CGT comme ceux qui veulent « bloquer la France » ? Mais, toute grève est un affrontement. La seule solution pour les travailleurs est de faire perdre de l’argent à l’entreprise pour que la direction de celle-ci comprenne qu’elle à plus à perdre qu’à gagner en ne négociant pas ou en maintenant ses projets. Et, comme dans le cas du transport ferroviaire, on est dans un secteur où les externalités sont très importantes, pour cette grève de la SNCF l’enjeu est bien de faire perdre de l’argent à toutes les entreprises pour que leurs dirigeants fassent, à leur tour, pression sur le gouvernement. Les idées avancées par des hommes politiques d’un mouvement qui devrait être sans douleur, que ce soit pour le public ou pour les entreprises, sont assez hypocrites et ne tiennent aucun compte des réalités matérielles.

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Au-delà, ce qu’espère une partie des syndicats, c’est que d’autres mouvements viendront rejoindre celui des cheminots. C’est d’ailleurs l’enjeu caché de ce mouvement : à partir d’une grève à la SNCF, arriver à fédérer d’autres luttes, en particulier mais pas uniquement dans les services publics, pour déboucher vers une grève générale. Et l’on peut penser qu’il faudrait bien une grève générale pour faire reculer ce gouvernement. On le voit, notre vie quotidienne va être probablement très perturbée dans les semaines, voire les mois, qui vont suivre.

Mais, si la grève va donc perturber nos habitudes, c’est essentiellement parce que le gouvernement s’entête sur une réforme des plus contestable et s’enferme dans une attitude que l’on peut qualifier d’irresponsable. C’est donc lui le principal responsable.

Notes

[1] http://www.consilium.europa.eu/fr/policies/4th-railway-package/

[2] https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/british-rail-passengers-rpice-hike-train-fares-europe-income-southern-virgin-gwr-a7506711.html

[3] Williamson, Oliver (Oct 1979). “Transaction-Cost Economics: The governance of contractual relationsnutsl=Journal of Law and Economics” (PDF). 22 (2): 233–261.

[4] La DIRECTIVE 2012/34/UE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 21 novembre 2012 établissant un espace ferroviaire unique européen. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32012L0034&from=EN

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-greve-a-la-sncf-greve-generale-par-jacques-sapir/

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"Au-delà, ce qu’espère une partie des syndicats, c’est que d’autres mouvements viendront rejoindre celui des cheminots" Encore faudrait- il TENTER d'organiser une "convergence des luttes", ce que ne souhaitent pas les grandes confédérations (membres par ailleurs de la Confédration européenne des syndicats). Tout participant/observateur des luttes sociales de ces dernières années sait pertinemment que les mouvements sont TOUJOURS freinés par les (grands) syndicats quand ils prennent trop d'ampleur...

"le gouvernement s’entête sur une réforme des plus contestable et s’enferme dans une attitude que l’on peut qualifier d’irresponsable. C’est donc lui le principal responsable": le gouvernement ne fait qu'appliquer les directives européennes et il serait irresponsable de sa part de ne pas se conformer aux traités. Mais dire cela, c'est aller au fond des choses et poser le vrai problème; celui de notre appartenance à l'Union européenne...Désigner le gouvernement comme "principal responsable" revient, à mon sens, à détourner l'attention des acteurs du mouvement social vers de fausses solutions.      P.G.

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lundi 12 mars 2018

Mayotte : la mobilisation contre l'insécurité ne faiblit pas, Girardin va se rendre sur place

Grève générale, barrages routiers, menace des élus sur la tenue de législatives : les habitants de Mayotte poursuivent leur mobilisation contre l'insécurité et espèrent faire bouger l'exécutif. La ministre de l'Outre-mer s'y rend ce jour.

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Trois semaines après avoir commencé, la mobilisation ne faiblit pas à Mayotte, où la population continue de manifester contre l'insécurité grandissante sur l'île. La grève générale se poursuit et de nouveaux barrages ont été érigés le 8 mars pour bloquer les routes du département, alors qu'une mobilisation avait rassemblé la veille des milliers de personnes dans le chef-lieu de l'île, Mamoudzou. [préfecture, NdR]

Parlementaires, maires et élus départementaux se sont également joints au mouvement, précisant dans un communiqué que «les collectivités locales [seraient] fermées jusqu'à nouvel ordre».

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Plusieurs maires ont par ailleurs déjà annoncé leur refus d'organiser l'élection législative partielle des 18 et 25 mars. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a cependant fait savoir le 7 mars que «l’Etat pourvoira au fait que nous puissions organiser matériellement et opérationnellement le scrutin» et ce «même si les 17 maires refusent d’organiser l’élection».

Parallèlement aux barrages de la population, les gendarmes sont intervenus pour lever des barrages «sauvages» qui avaient été érigés par des jeunes parfois violents, comme à Koungou et à Tsoundzou.

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Conséquence des barrages routiers, le service des consultations externes du Centre hospitalier de Mayotte a été fermé le 8 mars «par manque de personnels», selon le service communication de l'hôpital.

Faire «réagir l'exécutif»

Excédés par l'insécurité qui règne sur l'île, sujette à une forte pression migratoire en provenance des Comores voisines, les habitants comptent ainsi faire «réagir l'exécutif», comme l'a confié Foumo Silahi un des porte-paroles du mouvement, cité par Mayotte Hebdo. Discrète sur la situation jusqu'à présent, avec simplement la promesse d'organiser une «conférence sur l'avenir de Mayotte», la ministre de l'Outre-mer Annick Girardin s'est engagée le 9 mars sur RMC à se rendre sur place rapidement. «Je suis prête à partir. Je pars à Mayotte, si le dialogue est possible, je suis toujours là où je peux être la plus utile», a-t-elle soutenu.

De leur côté, les manifestants menacent de durcir le mouvement dès le 12 mars, et prévoient notamment «l'encerclement de Mamoudzou», la plus grande ville de l'archipel, et, avec elle, les relais de l'Etat, comme la préfecture, ou encore l'aéroport.

https://francais.rt.com/france/48587-mayotte-mobilisation-contre-insecurite-ne-faiblit-pas-girardin-rendre-place

ALEX ALCUYET

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Grexit, un sentiment qui monte

TRIBUNE LIBRE / Fabien Perrier (Alternatives économiques)

« Plus de 50 % des Grecs sont pour la sortie de l’euro ! », assène Kostas. L’homme n’est pas sondeur mais menuisier. Il défend, coûte que coûte, l’idée d’un nécessaire Grexit. Pour cet Athénien, la Grèce ne peut s’en sortir dans le cadre monétaire actuel. Le Grexit ne représenterait-il pas un risque d’effondrement supplémentaire ? « Je suis déjà ruiné », répond Giorgos, un fabricant de fenêtres en aluminium.

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« Tout le monde a été emporté par la crise », poursuit Kostas. Son confrère embraye : « Depuis 2010, mon chiffre d’affaires a chuté de 70 %. Comme dans tout le secteur du bâtiment, d’ailleurs. » « Que les “partenaires européens” viennent voir la vraie vie des Grecs », s’agace l’un d’eux, alors que Bernard Cazeneuve était annoncé en visite à Athènes le 3 mars. Le message qu’entendait faire passer le Premier ministre est que la place de la Grèce est en Europe et dans la zone euro. « La Grèce est sur la bonne voie, la France reconnaît les efforts fournis », confie son entourage.

Trop d’austérité

Les deux artisans se disent « à bout ». Et ils ne sont pas les seuls. Les instituts de sondage officiels relaient ce nouveau sentiment de Grexit. Pour 53 % des Grecs interrogés par l’institut Alco en janvier dernier, l’euro est une erreur pour le pays. Ils ne sont plus que 45,5 % à vouloir rester dans l’euro. En dépit de leurs désillusions, ils sont encore minoritaires (42 %) à souhaiter un retour à la drachme. Mais le changement est tangible. En 2009, 64,5 % des personnes interrogées par Alco estimaient que le pays allait mieux grâce à l’euro. En début d’année, un autre institut de sondage, MRB, publiait des résultats plus tranchés, 54,8 % des Grecs déclarant que le pays devait songer à une sortie de l’euro.

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Pourquoi un tel revirement ? En 2015, les deux hommes, comme une majorité d’électeurs, avaient placé quelques espoirs en Syriza. Le parti de la gauche grecque mené par Alexis Tsipras, l’actuel Premier ministre, arrivait au pouvoir le 25 janvier avec le refus de l’austérité comme principe programmatique. Il voulait donc contrecarrer ces politiques appliquées en Grèce depuis 2010.

A l’époque, Athènes signe un premier accord avec ses créanciers. Ce « mémorandum » implique l’application de réformes structurelles (baisse des salaires et des pensions, coupes drastiques dans les dépenses publiques, réformes du marché du travail, hausses fiscales...) en échange d’un premier prêt pour éviter au pays le défaut de paiement. Alexis Tsipras et son gouvernement n’auront pas pu mettre en pratique leurs intentions. En juillet 2015, ils sont sommés par leurs « partenaires européens » de parapher un nouveau mémorandum, le troisième appliqué dans le pays.

Dette explosive

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Alors que le taux de chômage était d’à peine 10 % fin 2009, il frôle aujourd’hui les 23 %. Et 73,8 % des chômeurs sont de longue durée ; selon la législation en vigueur dans le pays, ils n’ont ni indemnité, ni couverture sociale. Quant à la dette du pays, elle reste explosive. Elle atteint actuellement 180 % du PIB et si elle n’est pas restructurée, elle pourrait représenter 275 % du PIB en 2060 selon le Fonds monétaire international (FMI). Et les créanciers continuent de réclamer leur dû. Alors que la Grèce n’a toujours pas perçu la dernière tranche de crédit (86 milliards) que lui avait promis la Troïka en juillet 2015, elle est tenue de rembourser 7 milliards d’euros avant l’été.

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« Moi, je soutiens Zoe Konstantopoulou et ses actions contre la dette », explique Giorgos. L’ancienne présidente de la Vouli, le Parlement grec, qui a rompu avec Syriza et créé son propre mouvement, a ses aficionados. Comme elle, ils estiment que l’économie hellène ne pourra pas redémarrer sans une véritable restructuration de la dette comportant l’effacement d’une part de son montant et le remboursement par l’Allemagne de sa dette historique envers la Grèce. « Tous les emprunts auxquels le pays a souscrit depuis 2010 ne servent qu’une chose : rembourser la dette aux banques européennes, souligne Kostas. Les Grecs n’en ont pas perçu le moindre centime... Au contraire, eux se serrent toujours plus la ceinture. »

Car chaque mémorandum est accompagné de son flot de mesures. Les salaires ont baissé de 40 % en moyenne depuis 2010 ; le salaire minimum (à temps plein) est de 586 euros brut, et même 510 euros brut pour les moins de 25 ans.

Retraites rabotées

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Alors même que les experts de la Troïka sont de retour à Athènes pour évaluer (tous les six mois) les programmes d’économies mis en place par le gouvernement, les négociateurs (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI) exigent de la Grèce qu’elle prenne de nouvelles mesures. A l’issue de l’eurogroupe, fin février, Athènes s’est engagée à en voter « par anticipation ». Elle se plie ainsi à une exigence avancée par le FMI, qui considère que les prévisions européennes sur le cours de l’économie grecque sont trop optimistes.

La Grèce devrait donc consentir à une nouvelle baisse du seuil d’exemption fiscale (5 000 euros par an) dès 2019 et à de nouvelles coupes dans les pensions de retraite, déjà rabotées plus d’une dizaine de fois depuis le début de la crise en 2010. Aucun calendrier n’est encore fixé sur ce dossier des retraites, mais le souhait des négociateurs est que les mesures à venir puissent s’appliquer de manière rétroactive.

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Alexis Tsipras se targue d’avoir obtenu que ces sacrifices soient compensés, euro pour euro, par des mesures d’allègement, elles aussi à partir de 2019, comme par exemple des baisses de TVA. Mais Euclide Tsakalotos, le ministre des Finances, a reconnu la semaine dernière devant le Parlement qu’« il y aura des perdants et des gagnants ».

Les perdants ? « Ce sont toujours les mêmes ! », tranche Giorgos. « Avant, nous avions un salarié dans l’entreprise. Maintenant, nous n’arrivons même plus à vivre à trois, mon frère, mon fils et moi... » Dans le pays, la paupérisation est rampante.

Plus d’un tiers des Grecs sont aujourd’hui en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale ; 21,4 % vivent déjà sous le seuil de pauvreté. Christos Triandafilou, chercheur à l’Institut grec du travail, souligne qu’avec les baisses successives des salaires, le seuil de pauvreté, de 6 120 euros en 2007 pour une personne seule, a baissé à 4 512 euros. Quinze ans après l’adoption de la monnaie unique par Athènes, le Grexit commence à s’imposer comme la seule porte de sortie pour une population à bout de nerfs.

https://www.alternatives-economiques.fr/grexit-un-sentiment-monte/00077796

mardi 12 septembre 2017

Manifestation contre la réforme du code du travail : la CGT confrontée au risque de l’isolement

Philippe Martinez a appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 21 septembre pour contrer La France insoumise, qui organise la sienne le 23.

4-768x432Emmanuel Macron a prévenu ses opposants : « Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », a-t-il lancé, vendredi 8 septembre, depuis la Grèce.Le président de la République affrontera, mardi, son premier vrai test social. Ce jour-là, la CGT appelle à se mobiliser contre ce qu’elle nomme « la loi travail XXL ». Une référence à la réforme portée en 2016 par Myriam El Khomri, alors ministre du travail.

Plus de 180 manifestations sont annoncées sur tout le territoire. Et « il n’y aura pas que la CGT dans la rue », a promis son secrétaire général, Philippe Martinez, dimanche, dans Le Parisien.

  • Force ouvrière ne défilera pas

Seuls Solidaires, la FSU et l’UNEF ont décidé de se joindre aux cortèges. Même si la plupart des organisations syndicales ont critiqué, avec plus ou moins de force, les ordonnances réformant le code du travail, l’exécutif a déjà remporté une victoire en ramenant FO dans le jeu de la concertation et en obtenant de son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, des prises de position mesurées sur ces textes.

« Le gouvernement a tout fait pour détacher Force ouvrière de la CGT, décrypte Pierre Ferracci, président du groupe de conseil Alpha et expert en questions sociales. Il l’a fait en inscrivant dans les ordonnances des mesures qui donnent satisfaction à Jean-Claude Mailly : en l’occurrence sur le rôle de la branche – sujet central pour FO – qui est préservé. Par rapport aux intentions initialement exprimées durant la campagne présidentielle de privilégier l’accord d’entreprise, il y a un rééquilibrage manifeste. »

De plus, considère M. Ferracci, « l’exécutif a compris que Jean-Claude Mailly ne voulait pas revivre les situations où son organisation fut mise à l’écart, comme lors de la contestation contre la loi El Khomri ou pendant l’élaboration en 2013 de l’accord interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi » : « Le gouvernement s’est montré à l’écoute de FO qui, de son côté, a considéré qu’il y avait une position médiane à prendre entre la CFDT et la CGT. »

Tout en soulignant des « points fondamentaux de désaccord », M. Mailly estime avoir réussi à bloquer certaines dispositions et, surtout, pense avoir obtenu le renforcement du pouvoir de la branche. La direction de FO a donc refusé de descendre dans la rue mardi. Un choix qui ne fait pas l’unanimité en interne. Plus de la moitié de ses unions départementales, soit une cinquantaine, et au moins sept de ses fédérations ont décidé de passer outre. « Beaucoup de camarades se sont laissés porter par la CGT qui a fait de la retape partout, car ils ne sont pas sûrs de leur coup », regrette un dirigeant de FO.

  • La CFDT absente des manifestations

Malgré sa « profonde déception », la CFDT ne défilera pas non plus. « Quelles sont les perspectives ?, interroge Véronique Descacq, numéro deux du syndicat. Juste dire que l’on n’est pas contents ? Ce ne sera pas une manifestation de salariés mais de militants. » Du côté des centrales dites « réformistes », on rejette sur la CGT la responsabilité de la balkanisation syndicale.

« Si la date du 12 n’avait pas été décidée de manière unilatérale, elle aurait constitué une des options possibles pour nous », assure François Homméril, président de la CFE-CGC. Malgré de féroces critiques – qui ne reflètent pas forcément l’opinion majoritaire parmi ses troupes –, le patron de la centrale des cadres n’a pas appelé à se mobiliser mardi, mais certaines de ses fédérations seront présentes sur le terrain.

Pour autant, le dialogue n’est pas rompu entre les cinq confédérations représentatives. Leurs leaders se sont retrouvés, le 5 septembre, au siège de la CFDT pour faire le point. « Les analyses sont beaucoup moins divergentes que lors de la loi El Khomri, souligne Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT. Nous pensons que la jonction pourra se faire dans le temps. »

« Nous n’avons pas les mêmes méthodes mais ça ne veut pas dire que nous sommes complètement divisés », note, pour sa part, Philippe Louis, président de la CFTC.
  • La France insoumise, concurrente de la CGT

La CGT doit aussi composer avec La France insoumise (LFI) qui organise une manifestation, le 23 septembre à Paris, contre ce qu’elle qualifie de « coup d’Etat social ». Une initiative qui a crispé encore un peu plus des relations déjà compliquées entre Philippe Martinez et Jean-Luc Mélenchon. Les deux hommes se sont entretenus, le 6 septembre, à l’Assemblée nationale. Le chef de file de la CGT a fait savoir qu’il ne serait pas présent à la marche de LFI quand le député des Bouches-du-Rhône, lui, a coché la date du 12.

Pour contrer la concurrence du mouvement de M. Mélenchon, la CGT a annoncé une nouvelle journée de mobilisation, le 21 septembre, à la veille du conseil des ministres au cours duquel doivent être présentées les ordonnances – et deux jours avant la manifestation de LFI... « La situation est délicate pour Philippe Martinez : il ne peut pas se montrer moins combatif que La France insoumise, sauf à risquer de se faire boulotter par celle-ci », observe Raymond Soubie, président de la société de conseil Alixio et spécialiste des questions sociales.

« Philippe Martinez n’a aucune envie d’être récupéré par La France insoumise mais il ne souhaite pas que la mobilisation du 12 septembre soit dépassée par celle du 23 septembre, à l’initiative du mouvement de Jean-Luc Mélenchon », abonde M. Ferracci.
  • La CGT veut peser sur les prochaines réformes

Dans les prochaines semaines, la CGT compte capitaliser sur la grogne née après les annonces sur la baisse des APL, la diminution du nombre de contrats aidés ou encore le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires et le gel de leur point d’indice. Sans compter une rentrée universitaire sous tension…

« On verra comment la CGT arrive à mettre en mouvement son propre appareil et si elle parvient à élargir, note Guy Groux, chercheur au Cevipof. Mais je vois assez mal une mobilisation massive fondée sur l’agrégation de mécontentements. »

L’organisation dirigée par M. Martinez n’a cependant pas dit son dernier mot car d’autres dossiers lourds attendent les syndicats comme la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance-chômage et l’apprentissage.

« La contestation des organisations syndicales peut monter en puissance à la faveur des négociations qui vont s’ouvrir sur ces thématiques – dans l’hypothèse où le gouvernement voudrait faire passer des mesures qui leur déplaisent, observe Pierre Ferracci, président du groupe de conseil Alpha et expert en questions sociales. Et le bouquet final, ce sont les retraites et les régimes spéciaux, autant de motifs potentiels de crispation. » Pour lui, « le gouvernement a intérêt à être sur ses gardes ».

« La CGT aura encore du grain à moudre, poursuit Guy Groux. Si elle perd la bataille du 12, elle considère qu’elle n’a pas pour autant perdu la guerre. »

Compte tenu du nombre de sujets à risque déjà sur la table ou qui le seront durant les mois à venir, « la situation doit être suivie de très près », juge M. Soubie, ajoutant : « Toute la question est de savoir si les mécontentements vont converger et se cristalliser. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/11/manifestation-contre-la-reforme-du-code-du-travail-la-cgt-confrontee-au-risque-de-l-isolement_5183982_823448.html#7WHem2wmwEqPqGcd.99

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samedi 20 mai 2017

Actualités européennes (7)

ACTUALITES EUROPEENNES

France 3Limousin dans la tourmente, conséquence prévisible de la politique des euro- régions

Suppression programmée des communes, des départements, mais aussi des services de proximité...

Communique de l'inter- syndicale

INTERSYNDIALE FR3LIMOUSIN

Une soirée électorale à France 3 Limousin :

Pour quoi faire ?

Téléspectateurs de Haute-Vienne, Creuse et Corrèze, pour vous informer, prière de vous tourner vers Bordeaux !

 

 C’est inédit, pour la 1ère fois dans son histoire, France 3 Limousin ne vous proposera pas de soirées électorales depuis son studio de Limoges ! Une aberration pour notre chaîne dédiée à la proximité.

 

 Pour la 2ème fois en deux semaines, 90% des salariés titulaires soutiennent un mouvement de grève et réclament un véritable droit à l’information régionale.

 Dans la plus grande région de France, aussi grande que l’Autriche, nous serions les seuls de l’ensemble du réseau France 3 à faire le choix d’une soirée centralisée, regroupant pas moins de 49 circonscriptions !

 Comment ne pas s’inquiéter de l’avenir de France 3 Limousin quand étape par étape, nous disparaissons de tous les supports : plus de site internet dédié, plus de mesures d’audience Médiamétrie, plus de logos …

 

Ajoutez à cela l’externalisation d’émissions à l’étude pour la rentrée prochaine : programme-t-on la disparition pure et simple de France 3 Limousin ?

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Le Parlement grec adopte les nouvelles mesures d’austérité sur fond de manifestations et de grève générale

Le Parlement grec a adopté le soir du 18 mai les nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers d’Athènes – UE, FMI et MES – en contrepartie du versement d’une nouvelle tranche de prêts. Un apport urgent car la Grèce doit rembourser 7 milliards d’euros en juillet (cf. la dernière édition de Ruptures).

C’est à une faible majorité que la coalition gouvernementale dirigée par Alexis Tsipras a approuvé ce plan de rigueur supplémentaire (assorti de quelques maigres compensations pour les plus vulnérables) : sur 281 députés présents (la Vouli – le Parlement grec – en compte 300 au total), 153 ont voté pour (les élus Syriza et ceux de son allié, le petit parti souverainiste ANEL) et 128 contre.

(...)

 Alexis Tsipras s’était empressé de féliciter Emmanuel Macron pour son élection, parlant à propos de celle-ci d’ « une inspiration pour la France et l’Europe ». Le nouveau président devrait lui rendre la pareille en célébrant la capacité du Premier ministre grec à « tenir bon face à la rue » (forcément archaïque et populiste).

https://ruptures-presse.fr/actu/grece-parlement-adopte-mesures-austerite-syriza-tsipras-manifestations-greve-generale/

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La justice européenne invalide la taxe française sur les dividendes des grandes entreprises

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé le 17 mai que la taxe de 3 % sur les dividendes des grandes entreprises instaurée en France était contraire au droit bruxellois.

La modeste contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés avait été mise en place par la loi de finances rectificative pour 2012. Il s’agissait pour Bercy de compenser l’annulation d’un autre prélèvement déjà censuré par la CJUE.

L’Association française des entreprises privées (Afep) et une vingtaine de grands groupes français – dont Danone, Total, LVMH, Vivendi et Sanofi – avaient saisi la justice européenne pour contester cette taxe sur les dividendes distribués. Les géants du CAC 40 arguaient que les bénéfices de leurs filiales étrangères se trouvaient taxés deux fois : une première dans le pays d’origine, une seconde lors de leur distribution sous forme de dividendes par la maison-mère. Le Conseil d’État avait transmis le recours à la CJUE en juin 2016.

La justice européenne vient de donner raison à l’Afep et aux multinationales, mettant en avant l’article 4 de la directive bruxelloise sur les sociétés mères et leurs filiales, qui vise précisément à empêcher une double imposition des bénéfices distribués par une filiale à sa société mère.

(...)

La timide taxe rapportait chaque année deux milliards d’euros à l’État. L’Afep et les grands groupes français ne comptent pas se contenter de son annulation, ils veulent contraindre le ministère des Finances à rembourser aux entreprises concernées quatre milliards d’euros « indûment » perçus.

Avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Édouard Philippe à Matignon et Bruno Le Maire à Bercy, il semble très peu probable que l’État s’oppose aux injonctions de la justice européenne. Par conséquent, on peut s’attendre à une confirmation française de l’illégalité du prélèvement. Il reviendra au gouvernement de soigner sa « com’ » pour faire passer la pilule auprès des Français. Peut-être plus compliqué : il s’agira aussi de se montrer inventif pour combler le manque à gagner fiscal…

https://ruptures-presse.fr/actu/justice-europeenne-cjue-invalide-taxe-dividendes-grandes-entreprises-afep/

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L’éloge dithyrambique de Donald Tusk à propos d’Hercule Macron, sauveur de l’Europe

Le 17 mai, après l’annonce de la composition du gouvernement, Emmanuel Macron a reçu Donald Tusk à l’Élysée. Le président du Conseil européen s’est surpassé dans l’éloge de son hôte, à tel point que l’on croirait qu’un demi-dieu dirige désormais la France.

L’enthousiasme bruxellois face à l’élection du nouveau président n’est plus à démontrer, seul le milieu patronal parvient encore à rivaliser dans le dithyrambe (voir notre liste des soutiens du candidat Macron). La tonalité très européiste du gouvernement mené par Édouard Philippe devrait galvaniser encore davantage les gardiens de la construction européenne (ah, Sylvie Goulard en ministre des Armées…). À lire la déclaration qu’a faite Donald Tusk avant sa rencontre avec Emmanuel Macron, on se demande si l’euphorie n’est pas en train de faire perdre la tête à certains.

https://ruptures-presse.fr/perles/eloge-donald-tusk-hercule-macron-sauveur-europe/

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D’après un sondage YouGov, 68 % des Britanniques veulent que le processus de Brexit aille jusqu’au bout

D’après un sondage réalisé par la société d’études de marché YouGov et rendu public le 12 mai, l’électorat britannique ne se divise pas, comme on pourrait le croire spontanément, en deux grandes catégories sur la question du Brexit, mais en trois. Le groupe supplémentaire est composé des personnes qui ont voté contre la sortie de l’UE lors du référendum du 23 juin 2016 mais qui veulent néanmoins que le résultat du scrutin soit respecté. Cette configuration avantagerait considérablement le Parti conservateur, notamment lors des élections générales anticipées du 8 juin prochain.

(...)

Selon l’étude, le corps électoral britannique se répartit comme suit quant à la question européenne : 1. ceux qui ont voté pour le Brexit lors du référendum et veulent que le processus de sortie de l’UE aille jusqu’au bout (45 %) ; 2. ceux qui ont voté contre le Brexit mais veulent que le gouvernement respecte le résultat du référendum (23 %) ; 3. ceux qui ont voté contre le Brexit et veulent que le résultat du référendum soit annulé ou contourné (22 %). Par ailleurs, 9 % des sondés ont déclaré « ne pas savoir » où ils se situaient

https://ruptures-presse.fr/actu/sondage-yougov-elections-generales-parti-conservateur-theresa-may-brexit/

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lundi 20 juin 2016

ACTUALITES: sélection de la semaine

Charles Villeneuve_00004

ROYAUME-UNI

LA DÉPUTÉE JOE COX ASSASSINÉE: UN TRAGIQUE REMAKE DE LA MORT D'ANNA
LINDH

Pensées pour la famille de Joe Cox... C'est exactement la même chose que
pour la campagne suédoise de 2004, qui avait trait à l'adoption ou non
de l'euro: la ministre Anna Lindh avait alors été assassinée dans un
centre commercial, alors qu'elle était l'égérie du vote "oui a l'euro" -
de même que Joe Cox était une fervente défenseur de maintien dans l'UE.
Puis les médias se sont emballés, mettant la population en émoi alors
qu'elle s'apprêtait a voter, sur un scrutin ayant un enjeu historique.

http://www.bfmtv.com/international/grande-bretagne-une-deputee-travailliste-985014.html
[2]

PROPHÉTIE TRAGIQUE DE FRANÇOIS ASSELINEAU SUR RADIO SPUTNIK

6 jours avant, François Asselineau craignait que le même scénario qu'en
Suède ne puisse arriver. Ecouter à 16'25.

https://soundcloud.com/sputnik_fr/francois-asselineau-brexit-hysterie-des-medias-tout-est-bon-pour-faire-peur-aux-populations
[3]

COMMENTAIRES DE FRANÇOIS ASSELINEAU SUR LE MEURTRE DE JOE COX

Il revient sur cet événement tragique, alors que la campagne du Brexit
est maintenant en suspens, et que les médias britanniques tournent en
boucle sur la députée victime et son combat pour l'UE. Un sondage dans
les prochains jours indiquant que le Brexit est en recul juste avant le
vote crucial?

https://soundcloud.com/sputnik_fr/francois-asselineaule-camp-europeiste-se-saisit-de-cette-affaire-pour-faire-mousser-cette-operation
[4]

_Avant l'assassinat:_

LE BREXIT POURRAIT MENER À LA FIN DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE D'APRÈS
DONALD TUSK

Rien que ça. C'est là aussi la triste réplique de la campagne de terreur
et de désinformation (frôlant parfois le ridicule) qui avait été menée
en Suède en 2003.

http://www.atlantico.fr/pepites/selon-donald-tusk-victoire-brexit-pourrait-mener-fin-civilisation-occidentale-2732627.html
[5]

THE SUN APPELLE LES BRITANNIQUES À SORTIR DE L'UE

C'est le quotidien le plus vendu outre-Manche. La presse britannique est
plus libre que la presse française, où ceci serait difficilement
imaginable dans une situation équivalente.

https://fr.sputniknews.com/international/201606141025797061-the-sun-appelle-brexit/
[6]

FRANCE

ERDF DEVIENT ENÉDIS

Il est question à terme de faire disparaître des Etat-nations comme la
France pour la Commission européenne (cf. conférence sur les
euro-régions d'Asselineau). Au fur et à mesure, les références à notre
pays sont gommées, y compris sur les noms des entreprises. C'est ce qui
arrive à ERDF, du même genre que GDF, France Telecom et d'autres.

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/06/01/20005-20160601ARTFIG00133-erdf-devient-enedis.php
[7]

61% DES FRANÇAIS DÉFAVORABLES À L'UE

Un sondage très heureux contrairement au titre du Nouvel Obs: les
français commencent à prendre conscience de la nécessité de retrouver
leur liberté et leur démocratie.

http://tempsreel.nouvelobs.com/brexit/20160609.OBS2198/sondage-a-pleurer-l-euroscepticisme-triomphe-dans-l-union-europeenne.html
[8]

MIDI-PYRÉNÉES-LANGUEDOC-ROUSSILLON DEVIENT OCCITANIE

Au terme d'un vote local, le nom choisi par l'Union européenne pour
cette grande région a donc été retenu. La vision long-terme de la
Commission européenne est que l'Occitanie soit indépendante, cf.
conférence sur les euro-régions.

http://www.lindependant.fr/2016/06/16/consultation-pour-le-nom-de-la-grande-region-occitanie-selon-une-methode-languedoc-pyrenees-selon-une-autre,2215262.php
[9]

LE FN REÇU 4 FOIS PAR I-TÉLÉ LE 13 JUIN

Louis Aliot, Nicolas Bay, David Rachline, Florian Philippot reçus dans
la même journée sur la même chaîne: il faut le faire! L'UPR a pendant ce
temps un temps de parole sur nos médias égal à zéro.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13450987_2022985981260503_6022411203568021406_n.jpg?oh=2d58df0fc927daaa9149cfea39cbc895&oe=57E14942
[10]

UNE APRÈS-MIDI DE BFM TV ANALYSÉE

2h43 de terrorisme, 24 minutes de manifestations (casseurs seulement),
45 minutes de publicité.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13407222_10153744158983995_777757560433454881_n.jpg?oh=1b91f20f014a1ef493cedf6ed0c37fc2&oe=57DC2D39
[11]

FRANCE - LOI TRAVAIL

HOLLANDE ENVISAGE D'INTERDIRE LES MANIFESTATIONS

Il l'a annoncé le 15 juin, si la sécurité n'est pas garantie. Un comble
quand les casseurs agissent parfois en toute impunité sous les yeux de
la police. Dans tous les cas, remettre en cause le droit de manifester
est une attitude, à proprement parler, fasciste.

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/loi-travail-hollande-envisage-d-interdire-les-manifestations-si-la-securite-n-est-pas-garantie_1500931.html
[12]

HÔPITAL NECKER: UNE RÉUTILISATION INDÉCENTE DE 3 VITRES BRISÉES

Coup de gueule d'un parent d'enfant malade, quand le gouvernement met
sur le même plan émotionnel 3 vitres brisées et le désarroi de
nombreuses familles d'enfants malades. L'indécence est aussi l'absence
de communication sur le système de santé délaissé et déboussolé, alors
que 22000 lits vont encore être supprimés en France en 2017 pour
réaliser les économies demandées par les GOPE écrites par la Commission
européenne.

https://lundi.am/Sur-l-instrumentalisation-des-vitres-de-l-hopital-Necker-Un-parent
[13]

TAXIS EN GRÈVE

Les taxis ont appelé au blocage à partir du 14 juin. Ils protestent
contre la loi travail mais aussi contre la loi Macron allant dans le
sens de l'Überisation de la société. Il a été vu sur un pare-brise de
taxi en grèce: "Le gouvernement soutien Über. Les taxis soutiennent
UPR".

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/deux-syndicats-de-taxis-veulent-bloquer-paris-et-l-euro-2016-983769.html
[14]

LES ÉQUIPES DE RT ET RUPTLY ATTAQUÉES LORS DES MANIFESTATIONS

Journalistes frappés par la police, et victimes d'éclats de grenades.
Autant pour la liberté de la presse.

https://francais.rt.com/international/22144-equipe-ruptly-correspondant-rt-attaques-paris
[15]

UNE AUTRE VUE DES MANIFESTATIONS

1 million suivant les syndicats, 80000 suivant le gouvernement, 200
suivant les médias?

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13417617_600336093476457_8973795992223476383_n.jpg?oh=30fc056cc566731f03b728d67d00a9f7&oe=57E37895
[16]

UN BATAILLON DE CASSEURS NON DISPERSÉ PAR LA POLICE?

Comme le dit la photo, ce n'est pas la CGT...

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10154413248091435&set=pcb.10154412677591435&type=3
[17]

FRANCE - EURO DE FOOT

LE CLIP EN ANGLAIS DE L'ÉQUIPE DE FRANCE

"I was made for lovin' you, my team". Est-il besoin de commenter?

http://www.leparisien.fr/musique/video-euro-2016-decouvrez-le-clip-de-skip-the-use-pour-les-supporters-des-bleus-27-04-2016-5748373.php
[18]

DES HOOLIGANS RUSSES PAS SI RUSSES QUE ÇA?

Des doutes sont levés sur l'identité russe des hooligans ayant semé le
trouble face aux anglais, notamment un tatouage ukrainien suspect.

https://fr.sputniknews.com/international/201606141025814730-supporteurs-russes-blogueurs/
[19]

LA RUSSIE MENACÉE DE DISQUALIFICATION

Alors même qu'aucun citoyen russe n'a été reconnu coupable,
contrairement à des hooligans anglais (aucune sanction pour
l'Angleterre?).

https://fr.sputniknews.com/france/201606141025808629-uefa-euro-russie/
[20]

LA FRANCE VEUT DÉPORTER LES SUPPORTERS RUSSES POUR TERRORISME

Un traitement inhumain des supporters russes, pourtant soumis à la
présomption d'innocence, par les forces de police françaises: hôtel
cerné par les forces de police, contrôle du bus de supporters avec
interdiction de boire ou d'aller aux toilettes, ordre de déportation
pour terrorisme...

http://reseauinternational.net/la-france-veut-deporter-les-supporters-russes-pour-terrorisme/
[21]

UNION EUROPÉENNE

CENSURE DES RÉSEAUX SOCIAUX

La Commission européenne vient de valider fin mai un code de conduite
avec Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft, dans le but de limiter les
discours haineux sur internet. Reste a voir comment est défini un
discours haineux car le concept peut être assez élastique, et peut
facilement dériver sur un usage politique une fois le système en place.
Bref, c'est en tous cas l'arrivée sous peu d'une censure européenne sur
les réseaux sociaux.


http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-1937_fr.htm [23]

SUISSE

RETRAIT OFFICIEL DE LA DEMANDE D'ADHÉSION À L'UNION EUROPÉENNE

Un symbole, mais qui prend tout son sens à la veille du vote sur le
Brexit.

http://www.tdg.ch/suisse/suisse-candidate-ladhesion/story/12602876 [24]

RUSSIE

TRÈS INQUIÉTANT: MENACE DE LA RUSSIE ADRESSÉE À L'OTAN PAR
L'INTERMÉDIAIRE DE CITOYENS RUSSES

Les russes en question reprécisent que la Russie ne fait que se
défendre. Mais la patience russe semble atteindre ses limites face aux
provocations répétées de l'OTAN et à l'attitude guerrière occidentale:
les russes disent que la Russie veut la paix et la négociation - mais
n'hésitera pas, en cas d'attaque de l'OTAN, à lancer un barrage
nucléaire qui réduirait les Etats-Unis en cendres.

http://reseauinternational.net/une-alerte-russe/ [25]

ETATS-UNIS

ATTAQUE INDIRECTE DE L'IRAN EN VUE?

Hillary Clinton éclate de rire et a l'air ravie à l'idée de pouvoir
intervenir en Iran. Elle écarte cependant l'attaque directe qui serait
contre-productive et préfère l'hypothèse d'une attaque indirecte sous
impulsion américaine.

https://www.youtube.com/watch?v=xvhBoF_pCHo&feature=share [26]

4 NOUVEAUX BATAILLONS DE L'OTAN DÉPLOYÉS PRÈS DE LA FRONTIÈRE RUSSE

Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne: la Russie surveille de près les
mouvements de l'OTAN pour assurer sa sécurité.

http://www.lecourrier-du-soir.com/articles/europe-de-l%E2%80%99est-l%E2%80%99otan-d%C3%A9ploie-4-bataillons-la-russie-s%E2%80%99%C3%A9nerve-et-se-pr%C3%A9pare-%C3%A0-tout
[27] 
 

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lundi 13 juin 2016

ACTUALITES: Sélection de la semaine

FRANCE

NOTRE GOUVERNEMENT: UN FASCISME ROSE

Ce sont les mots de l'historien Emmanuel Todd, qui rejoignent les propos
de François Asselineau qui qualifiait il y a quelques mois notre
gouvernement comme étant le plus d'extrême-droite depuis la fin de la
seconde guerre mondiale.

http://arretsurinfo.ch/emmanuel-todd-si-je-fais-la-somme-de-ce-que-les-socialistes-ont-fait/
[1]

APRÈS LA LOI MACRON ET LA LOI EL KHOMRI, LA LOI SAPIN II

Cette loi va supprimer les exigences de qualification pour certains
métiers. Les Francais n'ont pourtant rien demandé. Comme les autres lois
économiques du gouvernement Valls, la déréglementation continue, par
application des recommandations de l'UE a la France (les GOPE):
 "éliminer les obstacles à l'activité dans le secteur des services, en
particulier dans les services aux entreprises et les professions
réglementées;"

http://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/la-loi-sapin-ii-met-les-artisans-en-colere_1799472.html#iGbIOBj4vbifCckD.01
[2]

LE SÉNAT VOTE À UNE MAJORITÉ ÉCRASANTE LA LEVÉE DES SANCTIONS CONTRE LA
RUSSIE

Une bonne nouvelle! Du bon sens de la part des sénateurs, car non
seulement ces sanctions nous mènent vers la guerre, mais elles sont de
plus très dommageables à notre économie.

https://francais.rt.com/economie/21809-senat-nadopte-pas-proposition-resolution-sanction-russie
[3]

UN MILLIARDAIRE CHINOIS ACHÈTE DEUX NOUVEAUX VIGNOBLES À BORDEAUX

C'est l'article 63 du TFUE qui le permet - aucun contrôle possible des
flux de capitaux. Si vous gagnez au loto, n'essayez pas de faire pareil
en sens inverse en achetant du patrimoine chinois: vous n'en aurez pas
l'autorisation.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-milliardaire-chinois-achete-deux-nouveaux-vignobles-a-bordeaux_1800862.html#xtor=AL-75
[4]

NOUVEAU PROGRAMME D'HISTOIRE POUR LE COLLÈGE: LE NOUVEL ORDRE MONDIAL AU
PROGRAMME

En page 362, l'on vante le nouvel ordre mondial sous domination
américaine, en citant du Georges Bush, et en vantant la grandeur de
l'armée américaine. C'est dans le même livre que Napoléon et Louis XIV
sont réduits à 4 petites pages.

http://fr.calameo.com/read/0048146550d5fdab964a4?IdTis=XTC-FZHX-G8CJXU-DD-DK68N-0FE
[5]

LA MISSION DE SARKOZY POUR GEORGES BUSH EN SYRIE, EXPLIQUÉE PAR BACHAR
EL ASSAD

Sarkozy était chargé de convaincre Bachar el Assad de coopérer avec
l'occident pour obtenir l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium en
Iran. El Assad a refusé, et s'en sont ensuivis les printemps arabes pour
éliminer les dirigeants "non coopératifs" avec l'occident - dont lui.

http://reseauinternational.net/bachar-el-assad-explique-la-mission-de-sarkozy-pour-g-bush/
[6]

Nicolas Dupont-Aignan chez Bourdin: pas de référendum sur la sortie de
l'UE

Non, non et non, il ne fera pas de référendum sur la sortie de l'UE,
mais un référendum sur un nouveau projet européen. Au moins c'est
clair... et impossible comme ne cesse de le répéter l'UPR, à cause de
l'article 48 du TUE qui précise que l'unanimité est nécessaire pour
changer les traités européens. On croirait entendre du Syriza!

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-dupont-aignan-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-829321.html
[7]

FRANCE - LOI EL KHOMRI

UNE JOURNALISTE DE L'OBS LIMOGÉE POUR AVOIR AFFICHÉ SON SOUTIEN AUX
GRÈVES

C'est encore une fois la Turquie, autoritaire, qui donne des leçons de
démocratie - à juste titre - à la France.

http://www.trt.net.tr/francais/europe/2016/06/05/liberte-d-expression-en-france-une-journaliste-licenciee-pour-avoir-affiche-son-soutien-aux-greves-504363
[8]

LA GRÈVE DES ÉBOUEURS CONTINUE À PARIS ET DANS PLUSIEURS RÉGIONS

http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211004225802-a-trois-jours-de-leuro-la-greve-des-eboueurs-continue-a-paris-et-en-region-2004432.php#Xtor=AD-6000
[9]

LES SYNDICATS DE MARINS ONT DÉPOSÉ UN PRÉAVIS DE GRÈVE POUR LES 13-14
JUIN

http://www.corsematin.com/article/derniere-minute/corsica-linea-et-la-meridionale-preavis-de-greve-pour-les-13-et-14-juin
[10]

MARTINEZ (CGT) SOUHAITE QUE L'EURO SOIT UNE FÊTE POPULAIRE

Donc le message est bien qu'il faut ralentir les grèves pour ne pas que
ça gêne trop la fête? Puis on espère les reprendre après l'euro une fois
le souffle retombé? Des grèves qui ne dérangent pas : le nouveau concept
de la CGT pour lutter contre des lois inacceptables et qui plus est
adoptées non-démocratiquement? En réalité, la CGT est affiliée à la CES,
elle-même financée par la Commission européenne - la direction de la CGT
cherche donc à apaiser la grève pour que la loi travail voulue par la
Commission puisse être finalement incontestée.

http://www.boursorama.com/actualites/martinez-la-cgt-souhaite-que-l-euro-soit-une-fete-populaire-1ee01b041e373a9ab54a83ebcf8cb7e8
[11]

MACRON REÇOIT UN ŒUF SUR LA TÊTE

Quoi de plus étonnant quand on méprise les français à ce point?

http://www.leparisien.fr/economie/loi-travail-a-montreuil-macron-recoit-un-oeuf-sur-la-tete-06-06-2016-5860253.php
[12]

ROYAUME - UNI

CONTOURNEMENT À VENIR DU RÉSULTAT DU VOTE DU BREXIT?

Le parlement britannique se prépare-t-il à contourner le vote
démocratique au cas où la population se prononcerait pour le Brexit?
Dans le cadre des négociations de sortie, des parlementaires envisagent
de maintenir la libre circulation des biens et des personnes avec l'UE
(article 63 du TFUE), même en dehors de l'UE.

https://www.rt.com/uk/345545-mps-majority--single-market/ [13]

DERNIERS SONDAGES: LE BREXIT EN TÊTE

67% selon le Télégraph, 55% suivant un autre sondage: la tendance en
faveur du Brexit se précise.

http://www.express.co.uk/news/politics/677155/Brexit-IN-THE-LEAD-as-Project-Fear-sees-voters-desert-Cameron-EU-referendum
[14]

DELORS INVITE LE ROYAUME-UNI À QUITTER L'UNION EUROPÉENNE

Ne pas écouter ce qu'on nous dit sur le fait que sortir de l'UE
casserait nos liens avec les pays voisins: l'exemple du Royaume-Uni
montre que tous sont soucieux de préserver des relations d'amitié et de
partenariat avec lui. L'utilisation de l'article 50 est bien la bonne
solution pour sortir sereinement de l'UE, comme proposé par l'UPR!

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jacques-delors-invite-le-royaume-uni-a-quitter-l-union-europeenne_1203673.html?fb_action_ids=10151299068599431&fb_action_types=og.recommends
[15]

PAYS-BAS

88% POUR UN RÉFÉRENDUM SUR LA SORTIE DE L'UE

C'est un journal néerlandais qui a publié ce sondage. On se croirait en
train de revivre l'effondrement de l'URSS... mais à l'ouest cette
fois-ci.

http://www.express.co.uk/news/world/677994/EU-European-Union-referendum-Holland-Netherlands-Brexit-Nexit
[16]

SYRIE

LES ETATS-UNIS NE VEULENT PAS DU CESSEZ-LE-FEU, LA RUSSIE SE RÉENGAGE
MILITAIREMENT

Poutine avait fait se retirer les forces armées russes de la Syrie,
croyant que les américains respecteraient le cessez-le-feu et
donneraient une place à la négociation. Il n'en a rien été (renforcement
occidental d'Al Qaida/Daech qui a lancé des contre-offensives entre
autres). La Russie a triplé ces derniers jours ses frappes aériennes
dans le pays, et envoyé des troupes au sol.

http://reseauinternational.net/syrie-les-etats-unis-ne-veulent-pas-daccord-la-russie-revient-pour-un-nouveau-round/
[17]

TURQUIE

DES ENFANTS ESCLAVES ASSEMBLENT DES UNIFORMES POUR DAECH 12H/JOUR

Agés de 9 à 13 ans, payés 12 euros par jour.

https://francais.rt.com/international/21750-turquie-enfants-esclaves-assemblent-daesh
[18]

POLOGNE

APPRENDRE À AIMER L'OTAN DÈS L'ÉCOLE

La grandeur et l'importance de l'OTAN vont être enseignés prochainement
aux élèves polonais.

https://fr.sputniknews.com/caricatures/201605231025241295-polonais-ecole-otan/
[19]

LA POLOGNE RECRUTE 35000 VOLONTAIRES POUR FAIRE FACE À LA RUSSIE

C'est un bataillon d'infanterie de volontaires, pour prévenir une
agression russe (laquelle est pourtant dans une stratégie défensive face
aux agressions de l'OTAN). Nous assistons donc à la continuation d'une
escalade militaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201606031025560142-pologne-russie-combattants-volontaires/
[20]

ALLEMAGNE

LA RUSSIE ADVERSAIRE DE L'ALLEMAGNE?

C'est ainsi qu'est décrite la Russie dans le dernier livre blanc sur la
sécurité de l'Allemagne. La géostratégie allemande est-elle en pleine
confusion, alors que Merkel venait d'appeler à des échanges économiques
accrus avec la Russie?

https://fr.sputniknews.com/international/201606051025596352-alemagne-russie-relations/
[21]

UNION EUROPÉENNE

LE PACTE DE STABILITÉ EST-IL MORT?

La Commission européenne a décidé de ne pas sanctionner l'Espagne et le
Portugal qui ont dépassé les 3% de déficit (tout comme la France). Le
pacte de stabilité serait donc mort, même si l'info est relativement
tue!

http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/08/chut-cle-voute-leuro-sest-effondree-bye-les-3-264286
[22]

L'UE SE RÉSERVE UN DROIT DE VETO SUR LES ACCORDS GAZIERS

Encore un pan de notre souveraineté à la trappe... tout ça pour mieux
contrer la Russie et Gazprom?

http://www.euractiv.fr/section/energie/news/eu-to-vet-member-states-gas-deals-with-russia/
[23]

GLOBAL PEACE INDEX 2016

10 ÉTATS DANS LE MONDE SEULEMENT NE SONT PAS EN GUERRE

Le seul pays européen parmi ces 10 est la Suisse - qui n'est ni membre
de l'UE, ni membre de l'OTAN. L'Union européenne, c'est bien la guerre.

http://www.independent.co.uk/news/world/politics/global-peace-index-2016-there-are-now-only-10-countries-in-the-world-that-are-not-at-war-a7069816.html
[24]

ENTRETIEN D'ACTUALITÉ AVEC FRANÇOIS ASSELINEAU

00:10. Le rapport de la Commission européenne sur les GOPÉ.
 À quelle sauce allons-nous être mangés en 2016-2017, quel que soit le
prochain président de la République, si celui-ci ne fait pas sortir la
France de l'UE ?
 -------
 08:23. Le blocage de la France et l'illusion du conflit « classique ».
 -------
 14:01. La soumission de la Belgique et de l'Espagne à l'UE.
 -------
 20:24. Les coupes budgétaires en France et le rachat de Servair par le
Chinois HNA.
 -------
 24:38. Un nouveau cas de haute trahison : Airbus a revendu sa très
stratégique activité électronique de défense aux Américains de KKR.
 -------
 25:35. L'oligarchie s'impatiente devant le fiasco Macron : Jacques
Attali taille un costume (sur mesure) à son poulain déjà fatigué :
 « Macron n'incarne que le vide ».
 -------
 31:37. Le « story telling » de la « startup en stratégie électorale »
Liegey Muller Pons, qui a inventé de toutes pièces les prétendus «
marcheurs » de Macron.
 -------
 38:28. Le point sur la recherche des parrainages pour 2017.
 -------
 41:50. Les manœuvres militaires inquiétantes de l'OTAN près de la
frontière russe.
 -------
 48:58. Un général britannique évoque la possibilité d'une guerre avec
la Russie.

http://www.upr.fr/entretiens-actualite-upr/32576 [25]