mercredi 6 décembre 2017

« 1er ministre néerlandais : zéro taxe sur les dividendes pour ne pas finir comme la Belgique !! »

Je dois vous avouer que la construction européenne est tout de même un sacré « processus » et qu’il n’est pas tout à fait terminé quand on voit l’ambiance qui règne entre partenaires.

ACT PAYS BAS FISC

Ainsi Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, a déclaré samedi dernier lors d’une conférence de presse qu’il “ne veut pas finir comme la Belgique” !

Sympa pour nos amis belges même si ce n’est pas tout à fait faux, et que d’ailleurs la remarque du Premier ministre néerlandais peut aussi parfaitement s’appliquer à la… France !

Bref, pourquoi a-t-il fait cette sortie peu aimable au demeurant ?

Parce qu’il était en train de défendre son plan pour supprimer la taxe sur les dividendes. « La Belgique n’a plus qu’une seule entreprise internationale : InBev. Les autres sont parties, a-t-il ajouté. Le Premier ministre néerlandais souhaite supprimer la taxation des dividendes d’ici 2019. Les entreprises situées aux Pays-Bas payent actuellement 15 % de taxe sur les dividendes qu’elles paient aux actionnaires, mais Mark Rutte estime que cela nuit à la compétitivité de son pays. »

“Si les Pays-Bas ne suppriment pas la taxe, ils finiront comme la Belgique. On voit en Belgique ce qui se passe quand on ne change pas à temps les balises, s’est défendu samedi M. Rutte lors d’une conférence de presse et dans une interview à la chaîne NOS.”

La course au moins-disant fiscal se poursuit et elle est sans fin !

J’ai beaucoup parlé de compétitivité ces derniers temps, en insistant sur le fait que la compétitivité est une chose très relative puisqu’évidemment, elle dépend énormément de ce que va faire votre voisin… ou vos voisins, et plus on a de voisins, plus la compétitivité est relative et donc compliquée à maintenir car vous aurez toujours un moins-disant !

Et c’est exactement ce qui se passe.

L’Europe, et de façon générale le monde, devient un terrain de jeu pour les multinationales qui jouent sur les différences et l’absence d’entraves aussi bien à leurs flux financiers qu’à leurs flux de produits.

Sans droits de douanes, sans règles limitants les flux quels qu’ils soient, c’est évidemment là où c’est le moins cher que vont les entreprises.

En supprimant ses taxes sur les dividendes, effectivement les Pays-Bas ne finiront peut-être pas comme la Belgique, mais pour la France, c’est sûr que la fin sera funeste parce que notre modèle social a besoin d’énormément de fonds pour pouvoir se financer tant bien que mal.

Notre modèle social, par les coûts qu’il représente, va devenir de plus en plus intenable pour notre pays.

N’imaginez pas que j’y sois opposé ! Je ne cherche ici ni à le défendre ni à le « tuer ».[dommage,NdR] Je vous expose avec lucidité et froideur que pour maintenir notre modèle social, nous devons retrouver la maîtrise totale de nos frontières et de notre souveraineté y compris monétaire et remettre des droits de douane, soit nous acceptons les règles de la mondialisation et cela implique de réduire de façon drastique nos taux d’imposition, sinon, tous les flux financiers iront… aux Pays-Bas !

La France se videra de sa substance et ce sera la faillite à plus ou moins brève échéance.

En attendant, et pour gagner du temps, pour freiner la chute, la seule possibilité qui nous reste est de taxer de plus en plus fortement ce qui ne se délocalise pas.


C’est exactement sous cet angle-là que vous devez voir la nouvelle fiscalité sur l’immobilier qui deviendra une vache à lait comme jamais.

Cela sera tellement excessif que cela engendrera, ce qui est déjà prévisible, une immense crise immobilière d’ici quelques années.

Les propriétaires asphyxiés ne pourront plus remplir ni leurs obligations fiscales ni leurs obligations d’entretien ou d’amélioration car l’État aura volé tout le rendement.

Tous ces mécanismes sont techniquement assez simples à comprendre et tous aussi simples à anticiper.

Prenez ces évolutions en compte, elles vont façonner votre nouvelle gestion patrimoniale.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/1er-ministre-neerlandais-zero-taxe-sur-les-dividendes-pour-ne-pas-finir-comme-la-belgique-ledito-de-charles-sannat/

BASE 14 995X225

Pour nous qui défendons le modèle social français, issue du Conseil national de la Résistance, la chose est entendue: il faut sortir d'urgence de l'Union européenne pour rétablir le contrôle des mouvements de capitaux!   P.G.

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mercredi 29 novembre 2017

L’islamophilie du Pape François inquiète

Article proposé par S.R. (UPR 87)

BASE 14 995X225Attention: sujet clivant! Sans prendre forcément parti, en tous cas de manière aussi tranchée,  il est intéressant d'analyser les arguments en présence, afin d'enrichir son propre argumentaire, même si la thèse avancée nous semble parfois présenter des affirmations discutables: je ne suis pas sûr, par exemple, que la vision que l'auteur présente de l'islam soit conforme à la réalité complexe, à l'image d'autres religions... Au moment où nous mettons en place au niveau national une commission sur les questions migratoires, avec comme objectif une étude exhaustive de ces questions, de manière raisonnée et la plus objective possible,  nous faisons le pari de l'intelligence des Français, car ils seront amenés à se prononcer par référendum, à l'issue d'un débat démocratique, dans le cadre d'une souveraineté recouvrée.

Comme d'habitude, vos articles et contre- articles sont bienvenus: il suffit de les proposer à la délégation régionale.

Contrairement à ce que prétendent certains, nous n'esquivons pas certains débats. Nous évitons simplement d'en faire des sujets de discorde afin de nous rassembler sur l'essentiel: la libération de la France! Cela ne constitue pas un renoncement à la réflexion...

P.G


L’attitude profondément islamophile du Pape François inquiète de nombreux fidèles.

ARG RELIGIONS PAPE

Et cette inquiétude a très bien été exprimée par Gian Paolo Rossi sur son blog, publié par Il Giornale.it. J’ai trouvé son texte très pertinent et je l’ai traduit et adapté pour les lectrices et les lecteurs de Dreuz.

Inquiétude

Je le dis, la mort dans l’âme, ce Pape m’inquiète. L’extrémisme idéologique, l’absence de profondeur dans sa façon d’affronter les thèmes actuels qui secouent les fondements de notre Société, m’inquiètent.

Sa stratégie médiatique ponctuelle, parfaitement cohérente avec les exigences des élites mondiales, semble goulûment l’attirer.

Le fait qu’il exprime les idées que les élites mondiales veulent entendre m’inquiète.

Voir l’Église de Rome succomber sur certains thèmes à l’Esprit du Temps présent, conformément au pire mondialisme technocratique dont nous payons la dérive, m’inquiète.

Entendre le Pape s’exprimer sur l’immigration comme un document de l’Open Society de Soros m’inquiète.

Et quand le Vicaire du Christ, chef de l’Église catholique romaine, semble être le « Répliquant » de Soros, cela devrait tous nous inquiéter. L’Église a cessé d’être  « incroyable » pour devenir tout simplement banale.

Utopisme et angélisme

Les positions et les affirmations du Pape François sur l’immigration embarrassent par leur utopisme, leur irréalisme, leur angélisme et par la rupture radicale avec les enseignements de Jean Paul II et de Benoît XVI. Pour ces derniers, le « Droit à émigrer » a toujours été précédé par un droit supérieur : le Droit de ne pas émigrer, le Droit de vivre en paix et dans la dignité dans sa propre patrie. (Jean Paul II)

L’immigration porte avec elle des conséquences qui bouleversent l’identité des nations.

Le fanatisme immigrationniste de Bergoglio ne tient absolument pas compte du fait que le devoir d’accueil doit toujours être concilié avec les exigences de la société d’accueil. Chaque état a le droit de réguler les flux migratoires et de mettre en place des politiques dictées par les exigences générales du bien commun.

« Il est nécessaire de savoir conjuguer solidarité et respect des lois, afin de ne pas perturber la cohabitation sociale et de tenir compte des principes du droit et des traditions culturelles et religieuses à la base de la nation italienne. » (Benoît XVI) (Principe qui vaut pour chaque nation européenne.)

Le message du Pape François n’est ni révolutionnaire ni subversif, il est tout simplement la soumission de ce pontificat au projet de l’élite mondiale.

Qu’une chose soit bien claire : il n’est pas question ici de l’amour et de l’accueil que chaque chrétien doit réserver aux plus démunis et à ceux qui souffrent, fondements d’une piété personnelle enracinée dans l’enseignement de Jésus, dans son Annonciation de la Mort et de la Résurrection et dans l’œuvre historique des apôtres.

Ni du principe catholique du « bien commun universel embrassant toute la famille des peuples, au-dessus de tout égoïsme nationaliste. » (paroles de Jean-Paul II).

Il s’agit ici des propos d’un Pape qui embrasse un fondamentalisme migratoire, banalisant le drame historique de cet exode induit par le pouvoir mondialiste, comme s’il s’agissait d’un simple problème d’égoïsme national émanant des habituels racistes et xénophobes européens.

Le récent message du Pape François n’est ni révolutionnaire ni subversif, il est tout simplement la soumission de ce pontificat au projet de l’élite mondiale

Une Église de « No state, no borders » (sans État, sans frontières)

La presse italienne s’est attardée sur le thème du « droit du sol » (le droit à la nationalité dès la naissance), droit fermement revendiqué par le Pape.

« Certains migrants et réfugiés sont souvent apatrides, mais cette situation peut facilement être évitée grâce à une législation conforme aux principes fondamentaux du droit international. La nationalité italienne doit être octroyée à tout enfant étranger dès sa naissance sur le sol italien. »

« Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » : tels seront les thèmes du message de Bergoglio pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié, qui sera célébrée le 14 janvier 2018.

Pour le Pape, accueillir les migrants signifie leur assurer la sécurité dans leur périple en ouvrant des « couloirs humanitaires » l’octroi simplifié de visas humanitaires et faciliter le regroupement familial. Les expulsions collectives et arbitraires vers des pays qui ne peuvent garantir le respect de la dignité et des droits fondamentaux ne sont pas la solution.

(Encore faudrait-il que les migrants et les réfugiés respectent les droits fondamentaux des citoyens de leur pays d’accueil, notamment le droit de vivre dans leur pays en toute sécurité, sans être insultés, agressés, violés, volés, harcelés…)

État et Nation

Malgré les peurs liées au terrorisme et leur implication dans plusieurs attentats meurtriers en Europe, le pape François continue de plaider pour un accueil large des migrants et des réfugiés, soulignant que leur “sécurité personnelle” passe “avant la sécurité nationale. »

“Le principe de la centralité de la personne humaine nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » !!!

Cette phrase est liée à la tradition de l’Église et de l’Occident : la sacralité de l’existence impose qu’il n’y ait aucune Raison d’État supérieure à la vie humaine. Ainsi, les gouvernements ont l’obligation morale de sauver les migrants. Mais quand le Pape affirme que l’immigration doit être acceptée indépendamment de la sécurité nationale d’un pays, alors cela devient dangereux.

Les nations modernes ne se fondent pas sur un principe divin, mais sur un compromis entre l’appartenance identitaire, la liberté individuelle et la sécurité que l’État doit garantir à ses citoyens.

Si un État ne respecte pas cette obligation, il manque à l’un de ses devoirs premiers. La « sécurité nationale » dans ce cas n’a rien à voir avec la « Raison d’État », mais avec la sécurité personnelle de chaque citoyen, qui doit être assurée par l’État, sous peine d’invalidation du rapport de confiance entre l’État et l’individu.

Peut-être le Pape François ne le sait pas, mais sa phrase détruit la racine même de la démocratie occidentale et sa position s’apparente dangereusement à celle des « petits neveux » de Soros quand ils défilent dans les rues au cri de « No State, no borders ».

Responsabilité individuelle

Dans un message, publié lundi 21 août, pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui sera célébrée le 14 janvier 2018 par l’Église catholique, le Pape François appelle à un accueil « approprié et digne » des migrants, insiste sur l’extension et la simplification de l’octroi de visas humanitaires et affirme aussi qu’il faut favoriser le regroupement familial et l’étendre aux grands-parents, aux frères et sœurs, aux neveux sans jamais le faire dépendre des exigences économiques !

Ainsi, si un migrant arrive illégalement dans un pays, les citoyens devront le prendre en charge, non seulement lui, mais tous les membres de la famille, au nom de l’intégrité familiale, que lui-même a désintégrée en décidant d’émigrer (à l’exception de ceux qui fuient les persécutions véritables.)

Selon ce principe, le migrant ne sera pas éduqué à une éthique de responsabilité individuelle, à la réalisation graduelle de soi à travers le travail, à la croissance personnelle et économique, qui lui permettra d’améliorer ses conditions de vie et de subvenir aux besoins de sa famille, mais à celle d’un assistanat à vie.

(Situation normale pour un musulman : les allocations sociales représentent une sorte de jizya, l’impôt dû aux musulmans par les kouffars en échange de leur « protection » ; cet argent, fruit du travail des dhimmis, est un cadeau d’Allah, il appartient donc naturellement aux musulmans.

Choudary, imam extrémiste britannique, d’origine pakistanaise, recruteur de mercenaires d’Allah, maître à penser des djihadistes au Royaume de Sa gracieuse Majesté, avocat de formation, justifie cette manne « céleste », dont il profite allègrement : « l’argent appartient à Allah et s’il vous est donné, vous pouvez le prendre. Ne mentez pas, ne trichez pas, voilà ce que disait le prophète.“ Je ne fais rien d’illégal. Si nous vivions sous la charia, il y aurait de la nourriture, des vêtements et des logements pour tous. “Que vous viviez ou pas sur les prestations sociales ne signifie pas que vous ne pouvez pas propager vos idées. Je reste toujours dans le cadre de la loi. »)

Par ailleurs, le Pape met en garde contre “les expulsions collectives et arbitraires qui ne constituent pas une solution adéquate” et appelle les États à éviter “toute forme de détention” des mineurs migrants. Enfin, le pape François réitère son attachement à une intégration qui n’est pas “une assimilation, laquelle conduit à supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle”.

[Par contre, détruire notre propre identité culturelle par une politique migratoire insensée ne semble guère perturber le Pape François, bien au contraire !]

Ses propos outrepassent l’obligation d’accueil humanitaire ou d’une insertion socioprofessionnelle. Il ne s’agit plus d’une doctrine sociale de l’Église, mais de la doctrine socialiste.

Pour ce Pape, l’immigration n’est pas un drame historique, mais un objectif à atteindre, un projet à réaliser dans le rêve œcuménique d’une intégration globale.

L’immigration comme objectif

Pour le Pape polonais et le Pape allemand, fils d’une civitas europaea universelle, mais fondée sur l’identité des nations, le processus migratoire global était vu comme une tragédie de dimensions historiques, à laquelle il fallait répondre avec solidarité, amour et accueil, mais également avec le réalisme nécessaire face au danger de déstabilisation de tout un ordre social et culturel.

Pour cette raison, les Pontifes précédents avaient considéré le « Droit à ne pas émigrer » comme supérieur au « Droit à émigrer ». Dès lors, leurs actions visaient à l’élimination des racines malades responsables de cette immigration : les guerres pour Jean Paul II et l’absence de liberté économique nécessaire au développement pour Benoît XVI.

Pour le Pape argentin tiers-mondiste, par contre, l’immigration globale semble être un objectif, un projet à réaliser. Ainsi, le déracinement de millions d’êtres humains de leur propre terre, de leurs traditions séculaires et de leur identité est vu comme un phénomène nécessaire à la réalisation du rêve œcuménique d’une intégration globale, la même vision identique partagée par G. Soros.

Il est surprenant de ne pas entendre une seule condamnation du Pape François des causes de cette immigration de masse : les guerres « humanitaires » de l’Occident en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie) qui ont créé des millions de réfugiés.

Étonnant son silence sur les marchands d’esclaves qui alimentent l’immigration clandestine à travers le monde.

Aucune mise en garde sur le risque démographique pour l’Europe, posé par cette immigration de masse infernale, qui dans les prochaines décennies changera la face de l’Europe, son identité culturelle, sa religion.

Aucune allusion au fait que cette immigration globale appauvrira encore plus les pays pauvres, en les privant de ressources humaines, de compétences et ainsi d’espoir pour le futur, générant un mécanisme qui condamnera à la pauvreté la plus extrême les pays d’origine des migrants et réduira à la misère les pays d’accueil, qui à plus ou moins court terme seront dans l’incapacité de soutenir financièrement l’impact et les conséquences sociales de cet exode biblique.

Si l’Église devient une ONG…

Au cours des siècles, le réalisme de l’Eglise a été le résultat d’une tension intérieure, née de la conscience d’être dans le monde sans appartenir au monde. Cette tension [douloureuse, déchirante pour chaque chrétien] permit à l’Église de faire face à la réalité par une vision méta-historique, qui lui apporta de la sagesse à chacun de son jugement et de la profondeur à chacune de ses interventions.

L’Église du Pape François a choisi peut-être inconsciemment une autre voie : celle d’être dans le monde en appartenant au monde.

L’Église n’est plus en mesure d’avoir une dimension méta-historique et elle se réduit à être une grande ONG globale, seulement capable de subir les convulsions de l’histoire et la crise de notre civilisation. Dès lors, comment peut-elle continuer à demander aux chrétiens d’être les « sentinelles du matin », quand elle a décidé de veiller la lumière d’un crépuscule ?

Pour le Pape François, migrants et réfugiés sont des hommes et des femmes à la recherche de la paix. Si cela est vrai pour une infime minorité, c’est loin d’être le cas pour la majorité des envahisseurs musulmans.

« Ceux qui fomentent la peur à l’égard des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix, sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie, sources de grandes préoccupations pour tous ceux qui ont à cœur la protection de tout être humain. »

« Nombreux sont les pays de destination des immigrés, où se propage une rhétorique qui souligne les risques pour la sécurité nationale ou le fardeau de l’accueil des nouveaux arrivants, méprisant ainsi la dignité humaine qui doit être reconnue pour tous, car tous sont fils et filles de Dieu. »

Idéaliser, angéliser, enjoliver la migration de masse, qui déferle actuellement sur l’Occident relève d’un déni de la réalité abyssal. Cette immigration sauvage est en train de tuer l’Europe et ses citoyens, mais ce Pape n’en a cure.

Tous des anges dans leurs pays d’origine, pourquoi deviennent-ils alors des criminels chez nous ? Ils arrivent illégalement dans nos pays, et y vivent pour la plupart d’entre eux dans l’illégalité. Majoritairement musulmans, ils n’aiment ni respectent leur pays d’accueil et ne songent qu’à imposer leur foi obscurantiste, leurs traditions barbares, leur suprématisme islamique, leur haine, leur terreur, leur loi d’Allah.

Et nous sommes priés de les accueillir avec chaleur et affection, de les aider financièrement, de leur procurer un logement, un travail, au détriment de nos propres concitoyens, réduits à vivre dans la précarité. Favoriser les uns aux dépens des autres n’a jamais facilité le vivre ensemble, mais plutôt semé les graines d’une révolte sociale à venir. Et ce ne sont pas les belles paroles lénifiantes du Pape François à l’égard des envahisseurs, ses critiques acerbes continuelles envers les Européens, son mépris de leur dignité, de leur droit à vivre dans la paix, la sécurité et la justice sociale dans leur propre pays, qui éteindront les braises du feu de la révolte, en train de couver. Car, ce que le Pape Soros nous propose, c’est de devenir les esclaves dans nos propres pays de ses chers sœurs et frères musulmans, à qui il voue une affection et une compassion sans limite des plus touchantes. A se demander si ce berger ne s’est pas trompé de foi et de troupeau ? Sa place ne devrait-elle pas être à la Mecque, tant son admiration pour l’islam et sa compassion pour les adeptes d’Allah transcendent ses pensées les plus profondes ?

Source : « Papa Francesco Soros » – Il Giornale.it

https://www.dreuz.info/2017/11/26/lislamophilie-du-pape-francois-inquiete/

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mardi 28 novembre 2017

Le droit et la morale

CANNIBALE LECTEUR de Pascal Vandenberghe

ARG FINANCE HSBC

Lux Leaks, Swiss Leaks, Panama Papers, et maintenant Paradise Papers: les «scandales» de l'argent caché se suivent et se ressemblent. Et pendant ce temps-là, le montant des avoirs détenus dans les paradis fiscaux continue de croître inexorablement...

Lorsque paraît la première édition du livre de Gabriel Zucman, La richesse cachée des nations[1]. Enquête sur les paradis fiscaux(Seuil), en 2013, les fuites (ou leaks) qui défraient la chronique au rythme désormais régulier d'une par an (Lux Leaks en 2014, Swiss Leaks en 2015, Panama Papers en 2016 et Paradise Papers en 2017) sont encore à venir.

Disposant d'informations chiffrées jusqu'en 2016 (Panama Papers), l'auteur a mis à jour son livre dont la nouvelle édition est parue au moment où l'affaire des Paradise Papers a éclaté, en octobre dernier. Avant de voir de plus près ce que ce livre apporte, il n'est peut-être pas inutile de revenir sur quelques questions d'ordre général.

Tout d'abord, l'«optimisation fiscale», comme on appelle pudiquement cette évasion à grande échelle, concerne principalement deux grandes catégories: les «ultra-riches» et les sociétés multinationales. Pour les premiers il s'agit bel et bien d'échapper aux radars du fisc et de masquer des revenus ou des fortunes qui devraient être soumis à l'impôt. Dans la plupart des cas, le caractère illégal n'est pas à démontrer. Et les conséquences sont évidentes pour les États: augmentation des impôts des classes moyennes, réduction des dépenses et/ou baisse des services publics. Pour les secondes, les savants montages que l'on connaît leur permettent de transférer leur chiffre d'affaires et leurs bénéfices des pays dans lesquels ils opèrent vers des pays où l'impôt sur les bénéfices est bas, voire inexistant. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) en sont des grands spécialistes, et le Luxembourg est leur principal refuge en Europe.

On pourra donc commencer par dénoncer l'hypocrisie de l'Union européenne, qui pourchasse les paradis fiscaux, sauf ceux qui se trouvent sur son territoire, la «liste noire» européenne prévoyant explicitement d'en exclure ses membres.

Par ailleurs, outre les revenus fiscaux qui échappent ainsi aux États, les pratiques des multinationales ont des conséquences désastreuses sur l'économie locale par la concurrence déloyale avérée qui en découle: les entreprises nationales sont quant à elles soumises intégralement aux impôts, taxes et cotisations dans le pays où elles exercent leur seule activité. La question récurrente qui oppose droit et morale, dans la mesure où ces montages sont dans certains cas légaux, devrait par conséquent, pour trouver une réponse, non seulement s'intéresser aux impacts de ces pratiques sur les caisses des États, mais aussi à cette situation de distorsion de concurrence et à ses effets néfastes sur l'économie réelle. Il ne me semble pas que ceci soit suffisamment pris en compte: les «révélations» de l'International Consortium Investigate Journalists (ICJ) – on ne voit d'ailleurs pas très bien en quoi recevoir un fichier et l'exploiter peut être qualifié de «journalisme d'investigation»! – se bornent souvent à clouer au pilori quelques célébrités, histoire de «faire vendre» des journaux en mal de lecteurs avec du «sensationnel» («du sang à la Une, coco!»).

C'est bien en cela que la lecture du livre de Gabriel Zucman est intéressante: il ne cite aucun nom. Ce n'est pas un livre à «sensations», mais celui d'un économiste qui reconstitue la toile et retrace l'histoire des paradis fiscaux, évalue[2] les sommes en jeu, et surtout propose des solutions qui permettraient de mettre fin à ce petit jeu du chat et de la souris.

Quelques chiffres pour éclairer le sujet. Premier constat: alors qu'en avril 2009, après la crise financière de 2007–2008, les dirigeants des pays du G20 décrétaient la «fin du secret bancaire», le montant des avoirs détenus dans les paradis fiscaux n'a cessé de croître depuis: d'environ 40% à l'échelle mondiale entre 2008 et 2016. Il atteignait 7'900 milliards d'euros en 2016, soit 8% du patrimoine financier mondial détenu off shore. 25% (2100 milliards) sont en Suisse. Mais pour les 75% restants (Singapour, Hong Kong, Bahamas, etc.), la distinction entre la Suisse et les autres paradis fiscaux n'a cependant pas de sens: une grande partie d'entre eux sont en réalité gérés par des banques suisses, depuis Zurich ou Genève. Plus de fortune, mais plus concentrée aussi: aider les petits fraudeurs n'en vaut plus la chandelle. Les banques s'intéressent maintenant aux ultra-riches, entendez par là les personnes dont la fortune dépasse les 50 millions d'euros.

La liste Falciani qui allait révéler «l'affaire HSBC» (Swiss Leaks) permet de mesurer cette concentration: 80% de la richesse gérée par HSBC appartient au 0.1% les plus riches; et plus de 50% aux 0.01% les plus fortunés. Ça ne fait pas grand monde, mais un sacré paquet de pognon!

Pour ces «clients-là», en moyenne ce sont 50% de leur patrimoine qui est dissimulé chez HSBC.

8% du patrimoine mondial, donc, mais il ne s'agit là qu'une moyenne: à y regarder de plus près, ce sont surtout les pays en voie de développement qui sont les plus touchés. Car si la fraction de la richesse financière privée détenue offshore n'atteint «que» 11% en Europe, elle est de 27% en Amérique latine, de 44 % en Afrique et de 54% en Russie! Tout ceci représente quelque 155 milliards d'euros de pertes fiscales par an sur le plan planétaire. Et encore ne s'agit-il ici que des particuliers: il convient d'y ajouter les 40% des profits des multinationales qui sont délocalisés dans les paradis fiscaux et échappent par conséquent à l'impôt sur les sociétés.

Très didactique et documenté, ce livre se conclut surtout par trois propositions que l'auteur estime en mesure de mettre fin aux paradis fiscaux. La première est connue: sanctions financières, commerciales et douanières. Les deux premières formes de sanctions peuvent être efficaces à la condition d'une grande coalition internationale (G20): le rapport de force serait fortement défavorable aux micro-États qui se sont spécialisés dans les services d'opacité financière. Pour les sanctions douanières, c'est une des missions de l'OMC que de décourager les pratiques déloyales de cette nature en autorisant les pays qui en sont victimes à imposer des droits de douane supplémentaires pour compenser le préjudice subi. Là aussi, l'union faisant la force, une coordination des pays lésés pourrait être efficace.

Deuxième proposition: la création d'outils de transparence financière en instaurant un «cadastre financier mondial». Des registres similaires existent déjà: le but est de fusionner dans un registre global les trois principaux, le Depository Trust Corporation (États-Unis), Clearstream (Luxembourg) Euroclear (France) et d'y ajouter les autres dépositaires et sources épars. La fortune financière, qu'elle soit privée ou des multinationales, serait ainsi clairement identifiée et connue.

Troisième proposition: une taxation mondiale. Pour les fortunes privées, comme l'a déjà préconisé Thomas Piketty dans Le Capital du XXIe siècle, il s'agit de créer un impôt mondial sur le capital. Objet de vifs débats, la taxation du capital semble pourtant relever du bon sens: historiquement, c'est surtout le travail qui a été taxé. Or les fortunes qui se cachent aujourd'hui dans les paradis fiscaux ne sont que très minoritairement le fruit d'un travail au sens propre du terme. Si à l'origine les bourses avaient comme vocation de financer le développement et la croissance des entreprises, il y a belle lurette qu'elles ne visent plus qu'à augmenter les dividendes versés aux actionnaires au détriment même des entreprises cotées, dont le seul objectif est dorénavant de présenter des résultats en hausse d'un trimestre sur l'autre pour satisfaire la voracité des «marchés», donc des actionnaires.

Il serait temps que la taxation du travail au sens propre diminue et soit compensée par une taxation du capital.

Quant à l'impôt sur les sociétés tel qu'il existe aujourd'hui, il est fondé sur la fiction qu'on peut établir les profits réalisés par chaque entreprise pays par pays. Or, sa faillite actuelle est bien due à une délocalisation des profits par deux techniques: les prêts intragroupes (on leste de dettes les filiales situées dans les pays fortement imposés) et la manipulation des prix de transfert (le trucage des prix auxquels les filiales achètent les unes aux autres leurs propres produits et services, en particulier les biens immatériels: brevets, logos, marques...). La solution serait donc – grâce notamment au «cadastre financier mondial» – de taxer les profits mondiaux, qui ne peuvent être truqués, et de reverser par répartition l'impôt récolté selon les ventes réalisées dans chacun des pays.

Court et de lecture facile, cet essai permet non seulement de comprendre comment l'évasion fiscale des grandes fortunes et des multinationales est organisée et d'en mesurer l'ampleur, mais aussi de ne pas tomber dans une sorte de fatalisme, de considérer ces pratiques comme inéluctables: une combinaison entre une pression citoyenne et une alliance entre les États* permettrait la disparition des paradis fiscaux. Bien plus qu'un constat documenté, c'est donc aussi un programme que nous propose l'auteur.

NOTES
  1. Le titre fait bien évidemment référence au livre le plus célèbre d'Adam Smith (1723–1790) appelé communément La richesse des nations (1776), le titre complet étant Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. Considéré comme le «père» de l'économie libérale, Adam Smith est l'inventeur de la notion de «main invisible» et du fantasme de l'autorégulation des marchés et de l'économie.
  2. Il s'agit bien d'estimations dont l'auteur explique les méthodes de recoupement qu'il a utilisées pour les calculer.

Source: Antipresse


 

BASE 14 995X225"alliance entre les États":

En attendant de changer les règles au niveau mondial, ce qui ne pourrait arriver que sous la pression d'un certain nombre d'Etats souverains, si on commençait par récupérer la souveraineté? Faute de quoi les rêves d'un monde plus juste, y compris sur le plan fiscal, risquent de ne rester que des voeux pieux...

P.G.

 

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mardi 24 octobre 2017

La frontière, le Système et le porno

Article suggéré par S.R. (UPR 87)


«...Il y a 420 millions de pages porno sur internet,
4.2 millions de sites Web porno (12% du total),
et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour.»

ARG FRONTIERES CELLULESDans cette grande entreprise d’abolition de l’Homme qui définit notre contre-civilisation, la frontière est l’ennemi.
Pas seulement la frontière qui dessine les contours de la Nation,mais la frontière au sens large, qui différencie le beau du laid, le bon du mauvais, le bien du mal. La frontière aussi quand elle se fait membrane autour des cellules, où se niche le plus intime de la Vie.
La frontière encore entre la chair et la technologie, entre l’homme et la machine. Toutes ces frontières subissent les assauts haineux du Système néolibéral dans sa volonté de tout niveler, de tout soumettre. Mais c’est probablement la frontière entre les genres, en tant qu’ultime verrou à l’atomisation complète de la société, qui subit l’attaque la plus massive, la plus dévastatrice, la plus prometteuse en matière de désintégration du corps social. Libération détournée de la femme, théorie du genre, culture porno : ou comment il ne sera bientôt plus possible aux hommes et aux femmes de s’aimer, pour le plus grand profit du Marché.
Petit essai.

 

 D’une frontière à l’autre

 

Régis Debray a dit quelque chose de magnifique sur la frontière: «La frontière n’est pas du tout la fermeture angoissante. La frontière est une marque de modestie. Je ne suis pas partout chez moi. Il y a une ligne au-delà de laquelle il y a d’autres personnes que je reconnais comme autres.»

La sagesse de ces paroles nous semble faire sens pour la frontière sous toutes ses formes. Car la frontière au sens large, loin d’être la «fermeture angoissante» donc, permet la richesse des cultures, permet de préserver la vie et l’humanité dans leur diversité, permet la radicale et sublime séparation des genres, et donc leur bouleversante conjugaison.

 
Mais vu du Marché, il est clair que 
toutes ces frontières sont surtout des freins.
 

La frontière entre les nations d’abord, qui préserve les cultures, les identités, le lien à la terre, le sentiment d’appartenance, freine l’expansion du Marché, l’avènement de son gouvernement mondial des 1% ; ralentit les flux migratoires destinés à tout niveler, à commencer par les revenus, et empêche l’avènement de cet homme nomade globalisé sans racines ni histoire, tout occupé à consommer, à dé-penser.

La membrane des cellules aussi, comme frontière protectrice du patrimoine génétique 
des espèces,

freine l’invasion du Marché à l’intérieur du Vivant,
l’empêche de le manipuler et de le privatiser.
 

La frontière entre l’Homme et la Machine encore, freine l’ultime infestation de la technologie dans la chair humaine qui doit permettre aux apôtres hallucinés du transhumanisme 1 de devenir Dieu, de vaincre la mort elle-même et de donner naissance à leur Surhomme, googelisé et connecté jusqu’au trognon, mais enfin libéré de sa pesante humanité.

 

Quant à la destruction de toutes frontières entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, le beau et le laid, elle dit l’essence profondément malsaine du Système néolibéral, son amoralisme absolu, sa volonté d’abolir toute référence, toute possibilité de jugement par un relativisme radical qui vise à formater le corps social pour le reconfigurer en un agglomérat de dociles consommateurs débarrassés de toutes volontés autres que celle de jouir d’eux-mêmes, pour eux-mêmes.

 

Séparer l’homme de la femme

 

Après ce préambule un peu bavard, venons-en donc au cœur du sujet, c’est-à-dire à l’assaut du système dirigé contre la frontière qui se fait différence entre les genres, dualité des sexes, qui est peut-être la plus importante de toutes.
La plus importante car c’est de cette frontière, de cette différence que vient cette irrésistible attirance qui fait naître dans le cœur de l’Homme l’amour, la bravoure, la grandeur d’âme, la générosité, l’envie de beau et de bon, le désintéressement, le désir authentique et fécond, le désir d’enfant et donc nécessairement le désir de Foi, à cause de l’enfant justement dont on peut éventuellement se résoudre à concevoir la fin, mais jamais la disparition.
C’est le noyau de la première Patrie, celle de la famille, à la fois refuge et tremplin, sur laquelle s’appuie tout l’édifice d’une construction sociale structurante.

 

Autant de vertus donc qui élèvent, fortifient, enracinent l’Homme dans cette Tradition honnie qui contrarie tant le projet d’une société néolibérale réduite à la gestion juridico-marchande d’une addition d’égoïsmes concurrents. Autant de vertus qui freinent bien sûr accessoirement l’accès du Marché au très juteux monopole de la procréation.

 

Détachez l’homme de la femme, abattez la frontière, non qui les sépare mais qui les pousse dans les bras l’un de l’autre, nourrissez la rivalité et la discorde entre eux, la corrosion, et c’est alors tout l’ordre ancien qui bascule, laissant le champ absolument libre à l’avènement d’une société monstrueuse et glacée faite d’individus détachés de leur réalité, obsédés par eux-mêmes et donc livrés pieds et poings liés au Marché.

 

La libération par le cul

 

La postmodernité aura donné un coup d’accélérateur phénoménal à cette entreprise de séparation des hommes et des femmes.
Sous le masque habituel de la vertu progressiste si chère à la pègre néolibérale dirigeante, la femme a ainsi été poussée à conduire une guerre de conquête sans merci à une gent masculine trop heureuse de se soumettre dans un premier temps. Il faut dire que la stratégie choisie au tournant de la révolution bourgeoise de mai ’68, la libération par le cul donc, avait de quoi susciter la curiosité d’un regard masculin jusque-là habilement frustré.

 

Dans l’effervescence d’une époque qui s’était faite religion d’interdire d’interdire et de jouir de tout sans entraves, la femme a ainsi été instrumentalisée et trompée pour servir les intérêts du Marché désormais aux commandes.

 

Sous couvert de progrès social, elle fut donc rapidement amenée à s’exposer, à s’exhiber, sommée de tout montrer, de tout dé-voiler 2 sous l’impératif post-moderne et marchand de la surenchère transgressive, impératif nécessaire à la stimulation sans fin du désir.

 

Une société crypto-pédophile

 

En quelques décennies, l’industrie de la mode a ainsi affublé les femmes des accoutrements les plus provocants, les plus courts, fins, collants, moulant jusqu’à leurs plis et fentes les plus intimes ainsi exposés au regard de tous, déclinant cette vulgarité y compris pour les âges les plus tendres.

 

On notera au passage que cette surenchère a donc rapidement conduit à sexualiser les enfants comme elle a conduit à infantiliser le corps de la femme, notamment par une épilation intégrale devenue une autre marque obligatoire d’émancipation (pratique désormais quasi généralisée chez les hommes également). Prétendument rétive à la pédophilie, la société occidentale en multiplie pourtant les signes d’apologie avec une intensité qui devrait la questionner, si le questionnement y était encore possible.

 

Et puis à l’exhibition forcée de cette femme 2.0 − pour faire moderne − s’est conjugué un autre impératif post-soixante-huitard que permettait alors la contraception : la libération de ses mœurs avec affirmation obligatoire de ses appétits sexuels les plus débridés, appétits assortis d’une exigence de jouissance sans appel. Une révolution accompagnée et soutenue depuis dans un même élan par toute la caste dirigeante et sa merdia-sphère. Quel titre de la presse dite féminine se risquerait par exemple aujourd’hui à faire la moindre une sans un sujet sur le sexe, sujet nécessairement abordé sous un angle transgressif : adultère, pratiques déviantes, gadgets sexuels, culture porno etc…

 

Le porno, marqueur du progrès social

 

Grâce à l’avènement d’internet, la culture porno est d’ailleurs venue porter l’estocade dans les esprits déjà largement fragilisés par cette mutation. Par ordinateurs, tablettes et smartphones interposés, elle propage désormais y compris chez les enfants l’image d’une sexualité réduite à un sport de combat sur le ring duquel l’homme ne peut sortir que vidé, perdant, perdu, la queue entre les jambes donc, renvoyé à sa naturelle faiblesse face à un adversaire anatomiquement imbattable 3.

 

Le porno occupe ainsi une place de plus en plus importante dans l’entreprise de destruction des rapports hommes-femmes. De marché de niche, il est devenu produit de masse 4, grappillant ses parts de marché aux heures de grande écoute, s’imposant dans la mode, le cinéma et même les séries télévisées où se multiplient les scènes les plus osées, encore hypocritement «déconseillées au moins de dix ans» aux travers de logos dont on ne sait pas très bien s’ils sont dissuasifs ou incitatifs.

 

Faisant écho aux chaînes musicales adolescentes où le porno-soft est devenu la norme (voir les clips de rap notamment), les radios jeunes y vont bien sûr aussi de leur contribution sous prétexte d’éduquer, en proposant un discours de plus en plus trash sur la sexualité, banalisant les pratiques les plus extrêmes comme fun, et relevant bien entendu de la seule liberté et des goûts de chacun.
En réalité, tout est fait pour favoriser l’expansion d’une culture porno devenue une sorte de marqueur du progrès social occidental.

 

Le porno, trash, soft, chic ou à tendance crypto-pédophile (top-modèles de plus en plus jeunes et dénudés), est désormais imposé partout dans la Cité par la publicité ou les modes, inonde les foyers à travers le petit écran et/ou internet, et s’est aussi rendu accessible aux plus jeunes grâce aux smartphones. Au point que certains auteurs parlent désormais de pornocratie, la forme de gouvernement finalement «la mieux adaptée à l’ère ultralibérale en tant qu’elle utilise l’État résiduel [et ses merdias] pour dispenser et propager le commandement [ultime] : Jouis !» 5

 

Sauf que dans sa tentative d’érotiser le sadisme jusqu’à la nausée, 
la culture porno est d’abord une culture de mort.
Comme le dit si justement Chris Hedges, «le porno, comme le capitalisme mondial,
c’est là où les êtres humains sont envoyés pour mourir»
.

 

Le porno fonctionne en effet sur l’exact modèle des drogues dures, qui imposent l’augmentation des doses et de la force du produit pour produire l’excitation initiale toujours recherchée par le consommateur, avec comme corollaire la banalisation de pratiques toujours plus déviantes et dégradantes, toujours plus spectaculaires, toujours plus violentes (surtout pour les femmes d’ailleurs), là encore sous l’impératif de la surenchère transgressive inhérente à la gestion marketing du désir 6

 

En deux décennies, la culture porno a fait remonter ses codes, ses comportements et banalisé son sadisme dans le grand-public. La totale liberté voulue par les pouvoirs publics pour l’industrie porno, conjuguée aux progrès technologiques, a aussi permis aux pratiques les plus délirantes de faire désormais partie du paysage mental normal des jeunes d’aujourd’hui, au moment où ils construisent leur modèle sexuel.

L’âge du premier baiser est ainsi devenu celui de la première fellation 7, et des psychologues sont maintenant appelés à la rescousse dans des écoles pour des cas de fellations collectives 8. Les viols d’enfants par d’autres enfants font même leur apparition 9

Malgré tout, le porno reste «cool» dans nos sociétés occidentales libérées, et tout politicien qui prétend vouloir en questionner les nuisances est dénoncé comme un puritain coincé ou un dangereux censeur par les merdias pornocrates de la gauche libérale dominante.

Pour clore ce chapitre, on soulignera enfin que cette culture porno s’inscrit désormais dans un phénomène d’obscénité généralisée qui touche d’autres supports que le sexe. On peut ainsi parler de pornographie pour la musique lorsqu’elle se résume, comme dans les rave party d’Ibiza ou d’ailleurs, à une simple pulsation dont la seule fonction est de permettre de «jouir en tas», selon la formule de Philippe Muray. De même, cette culture porno fait également écho à la montée en puissance de cette pornographie de la mort à laquelle on assiste dans nos sociétés où les cadavres, les décapitations et autres boucheries de masse sont montrés désormais en boucle sur tous les écrans possibles, ce qui conduit l’auteur de La Cité perverse à noter ingénument qu’il a dû «se passer quelque chose dans le monde», car ce qu’on cachait hier, le sexe et les cadavres, aujourd’hui «on les montre. Cela s’exhibe».

On pourrait même conjecturer qu’il existe finalement une forme de continuité entre l’industrie porno, Daesh et ses snuff-movies.

Le sexe est partout, mais il n’y a plus de genre

Au milieu de toute cette poisse, la promotion de la théorie du genre, de même que la surreprésentation 10 des lobbies LGBTQ dans l’espace public et les écoles 11 (sous prétexte de lutte contre les discriminations évidemment), achève de brouiller les derniers ou plutôt les premiers repères des nouvelles générations.

L’hétérosexualité est ainsi en train de devenir un concept conservateur, has been, voire rétrograde, qui n’est au mieux qu’une orientation parmi d’autres forcément cool dont on ne manque pas d’assurer en permanence la visibilité et la promotion tapageuses, y compris et même surtout auprès des enfants désormais.

En Allemagne, sous la pression des associations LGBTQ, des collégiens pourraient ainsi être invités à simuler des sodomies en cours 12

De la demi-molle à l’impuissance

En toute logique, après des décennies d’exhibition, vingt ans de culture porno à hautes doses, d’impératifs de performances et de brouillage des identités sexuelles, la lassitude et la crainte se sont progressivement insinuées dans le regard d’un homme 2.0 plus que jamais désorienté.

À l’érection primesautière d’une époque de nudité vaguement joyeuse à ses débuts a donc tranquillement succédé la demi-molle d’une usure teintée de crainte, préfigurant l’impuissance généralisée en marche.
Les consultations pour les problèmes de couples ont ainsi explosé, comme le pourcentage de divorcés et de célibataires.

Aujourd’hui, au lieu de la découverte touchante et hésitante des corps lors des premiers émois, des études montrent que l’usage du Viagra s’est banalisé chez les jeunes mâles tétanisés par les exploits auxquels ils se sentent contraints pour satisfaire les exigences supposées de leur partenaire 13. Avec pour conséquence que, de plus en plus, la femme postmoderne libérée devra en réalité sa jouissance davantage à l’industrie pharmaceutique qu’au réel désir de partenaires pour lesquels l’acte sexuel est peu à peu ressenti comme une épreuve.

Cette pornocratie occidentale aura ainsi réussi à tout voler, à tout violer de la femme sans coup férir, à lui imposer que la généreuse visibilité et la disponibilité de son cul représentent de facto les seules preuves recevables de son émancipation, lui volant jusqu’à l’authenticité du désir qu’elle pense susciter, la renvoyant ainsi probablement à la condition la plus dégradante qu’elle ait jamais connue depuis l’aube des temps, et tout cela à l’insu de son plein gré.

Quant aux hommes, à qui l’on demande de surcroît d’être aujourd’hui des femmes comme les autres 14. De plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent leur salut dans l’industrie pharmaceutique voire dans la poudre d’escampette, ou qui se contentent désormais de pornographie en rêvant des progrès forcément prometteurs de la robotique du plaisir.

L’objectif est donc en vue pour le Système.

Les rapports hommes-femmes deviennent de plus en compliqués, corrosifs, et s’acheminent graduellement vers l’impossibilité, laissant la voie libre au Marché pour s’intercaler définitivement entre eux, gérer leur misère sexuelle et affective en leurs proposant comme palliatifs l’excitation permanente, tournante et virevoltante de leur Ego, excitation ponctuée comme il se doit d’actes − orgasmiques ? − d’achat répétés.

Conclusion

La guerre totale du Système contre la frontière sous toutes ses formes vise à l’oblitération du monde ancien, à permettre l’infestation du Vivant par le Marché et la technologie, à créer cette Grande Société Unique composée de consommateurs nomadisés, atomisés et maladivement égocentriques.

Dans cette immense entreprise de nivellement et d’anéantissement, abattre la frontière entre les hommes et les femmes, les rendre semblables et donc concurrents «au point qu’il ne leur sera plus possible de s’aimer», vise l’éclatement du corps social en brisant le lien premier, originel, traditionnel, qui cimente encore la société.

Une fois ce lien brisé, tout aura alors été aboli de l’ordre ancien, de l’ordre naturel, et nous pourrons alors entrer dans cette ère de glaciation − façon Gattaca −les rapports humains seront exclusivement fondés sur la gestion juridico-marchande d’égoïsmes concurrents, y compris entre des genres alors standardisés.

Il ne restera plus à l’Homme, comme choix, que de s’en remettre à la pharma et à la Silicon Valley − c’est-à-dire au Marché − pour lui greffer la sonde anale ultime qui lui permettra de devenir enfin ce Surhomme photoshopé et hyper-connecté, capable de surperformer dans une réalité forcément augmentée, mais définitivement déshumanisée.

Entrefilets

  1. «En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien»
  2. Risquons-nous à proposer d’éclairer sous cet angle l’hystérie anti-burkini qui agite les promoteurs de la laïcité, qui se trouvent être aussi souvent ceux de la pornocratie. Car c’est un lieu commun de dire que l’exhibition permanente tue le désir de l’objet exhibé. Et que peut-être, confusément, inconsciemment, la pudeur d’un burkini leur fait peut-être craindre moins une régression comme ils disent, qu’une concurrence pour ainsi dire déloyale vis-à-vis de la femme moderne exhibée en ce qu’il, le burkini, rallumerait soudain quelque chose d’oublié dans le regard éteint de l’homme blasé, quelque chose qui aurait à voir avec l’envie de mystère, l’envie de respect, la dignité, bref, le désir, allez savoir…
  3. La pornographie c’est ce à quoi ressemble la fin du monde (Chris Hedges)
  4. Comme le souligne Dany-Robert Dufour dans La Cité perverse, l’industrie du porno et du para-porno génère aujourd’hui plus de 1 000 milliards de dollars de revenus annuel dans le monde, soit plus que l’armement et la pharma réunis. Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4 2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour
  5. La Cité perverse, Dany-Robert Dufour
  6. Le porno postmoderne n’a plus rien à voir avec le porno de papa. Surenchère transgressive oblige, ce sont les coups, étouffements, dilatations, strangulations, triple-pénétrations, viols collectifs, vomi, simulations de meurtres et autres délires que les actrices ne peuvent parfois affronter que gavée de tranquillisants et/ou d’analgésiques. C’est cela qui fleurit sur les smartphones de nos enfants aujourd’hui.
  7. L’âge du premier baiser devenu celui de la première fellation
  8. Quand le porno éduque nos enfants
  9. Il serait d’ailleurs intéressant qu’une étude évalue les effets de cette culture porno généralisée sur cette frange d’individus qui, dans toutes sociétés, sont affectés d’une disposition à l’extrême perversion (comme les pédophiles par exemple), et chez qui cette stimulation permanente doit certainement favoriser le passage à l’acte. Combien d’enlèvements, de viols, de meurtres?
  10. En France par exemple, la proportion d’homosexuels est ultra-minoritaire avec environ 1% des hommes et femmes (0,6% des couples), alors que la question de l’homosexualité (et par extension LGBTQ) occupe une place inversement proportionnelle dans le débat sociétal, au cinéma, dans les médias, etc…
  11.  Quand le mouvement LGBT s’invite à l’école !
  12. Allemagne : les collégiens devront-ils bientôt simuler des sodomies en cours ?
  13. Génération Viagra : 20 ou 30 ans et déjà addicts à la petite pilule bleue
  14.  La féminisation de la société a certainement atteint l’un de ses sommets comiques lorsque, pour protester contre les agressions sexuelles de Cologne, les mâles allemands ont pris le taureau par les cornes et défilé…. en mini-jupes.

dimanche 22 octobre 2017

Pourquoi l’ingérence est réactionnaire

Notre époque est fertile en tours de passe-passe idéologiques. L’un des pires - hélas - est d’avoir fait passer l’ingérence pour une idée progressiste.

ARG OTAN INGERENCELes interventions occidentales se réclament des « droits de l’homme » pour liquider - ou déstabiliser - des gouvernements qui déplaisent aux pays de l’OTAN. Elles invoquent volontiers la « démocratie » pour bafouer la souveraineté des autres Etats. On voit même des capitalistes fournir des armes à de prétendus « révolutionnaires » arabes sous les applaudissements d’organisations de gauche occidentales ravies d’apporter une caution progressiste aux opérations de la CIA.

Cette supercherie n’est possible qu’au prix d’une refoulement considérable, celui du sens véritable de la « démocratie ».

Il y a 2 500 ans, un certain Aristote disait que « la délibération entre citoyens ne peut concerner que les affaires qui sont les nôtres, et non celles des Scythes ».

Ce robuste bon sens ayant été mis au placard, la modernité post-communiste a accouché d’un étrange « devoir d’ingérence » autorisant les représentants du Bien à terrasser les suppôts du Mal en s’affranchissant des frontières. Caution morale apportée à l’intervention chez les autres, le devoir d’ingérence désigne en réalité le droit à l’écrasement du voisin lorsqu’il vous déplaît.

Formulé au début des années 1990, ce prétendu « devoir » entendait dénoncer « la théorie archaïque de la souveraineté des Etats, sacralisée en protection des massacres » (Kouchner). Archaïque, la « souveraineté des Etats » ? Pas exactement. En réalité, il s’agit de la souveraineté de certains Etats, dont le seul tort est de s’opposer à l’hégémonie occidentale. En épousant les intérêts de l’Etat profond US, la doctrine du devoir d’ingérence sert surtout à faire tourner les rotatives du mensonge pour justifier de nouveaux massacres. Le devoir d’ingérence, c’est le mariage réussi des glandes lacrymales et des frappes chirurgicales. Il réalise une sorte de miracle, où les indignations humanitaires coïncident comme par enchantement avec les plans impérialistes.

Peu importe le droit des peuples à régler leurs propres affaires, puisqu’au nom de la « démocratie » et du « progrès » la souveraineté nationale passe à la trappe. « Archaïque », on vous dit ! Pour les partisans de l’ingérence, la « volonté générale » fait partie de ces vieilleries abandonnées à la critique rongeuse des souris. Un peuple n’est libre que s’il choisit les lois auxquelles il se soumet, et personne ne peut prendre sa place sinon par la force. Mais la puissance tutélaire sait mieux que cette masse inculte ce qui est bon pour elle. L’ordre politique doit dépendre du consentement des citoyens, et non de l’intervention étrangère ? Confiants dans les vertus pédagogiques des B52, les bienfaiteurs de l’humanité n’en ont cure.

C’est simple : en bafouant la souveraineté nationale, l’ingérence impérialiste nie la souveraineté populaire. Elle efface le droit des peuples à l’autodétermination pour lui substituer l’obligation d’adresser des remerciements à ceux qui décident à leur place. Elle remplace la démocratie d’en-bas (la seule possible) par une « démocratie » d’en-haut imposée « manu militari » par des puissances étrangères. A supposer que l’intention soit bonne (ce qui n’est pas le cas), l’ingérence consiste à traiter les peuples qu’elle prétend secourir en mineurs irresponsables.

Certains répondront que tout le monde pratique l’ingérence, et qu’il n’y a pas lieu d’incriminer les uns plus que les autres. Mais c’est faux. Les USA ayant pratiqué 50 interventions dans des pays étrangers depuis 1945, on peut difficilement professer un tel relativisme. On incrimine la Russie, mais ce pays a 5 bases militaires à l’étranger quand les USA en ont 725, et son budget militaire pèse 8% du budget du Pentagone. Enfin Moscou, à la différence de Washington, ne finance aucune organisation terroriste, ne dénonce aucun traité de désarmement, n’inflige aucun embargo à des populations, ne fait assassiner aucun chef d’Etat et ne menace personne du feu nucléaire.

Au passé comme au présent, l’ingérence est toujours l’arme dont usent des élites cramponnées à leurs privilèges. En 1790, alors que les Jacobins sont encore une force embryonnaire, la presse royaliste presse les têtes couronnées d’intervenir pour mettre fin à la Révolution. Le publiciste anglais Edmund Burke prêche une croisade dont les protagonistes seront « les vengeurs des injures et des outrages infligés à la race humaine ». Les monarchies européennes ont l’obligation morale, dit-il, de « mettre une fois pour toutes hors d’état de nuire une nation agitée et maléfique ». La menace du Duc de Brunswick de « détruire Paris » et l’invasion du territoire de la République par les troupes de la coalition répondront à cet appel.

Assiégée tous azimuts par quatorze puissances étrangères, la jeune République des soviets subira le même sort de 1917 à 1921. Comme la République française en 1793, elle sortira victorieuse d’une guerre impitoyable contre l’ennemi intérieur et extérieur. Ecrasée par la machine de guerre fasciste, la République espagnole du « Frente popular » n’aura pas cette chance. A leur tour, les Vietnamiens et les Cubains devront se battre durement pour repousser un impérialisme qui liquida de nombreux gouvernements progressistes, de Mossadegh et Lumumba à Soekarno, Goulart et Allende. Arme privilégiée des classes dominantes, l’ingérence n’a jamais servi les peuples.

C’est pourquoi les progressistes ont de bonnes raisons de la condamner. Ils devraient écouter Robespierre, qui fulminait contre « la manie de rendre une nation libre et heureuse malgré elle », rappelait que « Paris n’est pas la capitale du monde » et que « personne n’aime les missionnaires armés ». C’est lui, représentant l’aile gauche de la bourgeoisie révolutionnaire, qui affirme que l’Europe ne sera pas soumise par « les exploits guerriers », mais par « la sagesse de nos lois ». Lui, l’anti-esclavagiste, le partisan du suffrage universel et des lois contre l’indigence, et non ces Girondins affairistes - chers à Michel Onfray - qui rêvaient de s’en mettre plein les poches en soumettant les pays voisins.

Parce qu’elle consiste à s’assoir sur la volonté des peuples, l’ingérence est réactionnaire.  Aucune philosophie des circonstances atténuantes, aucune religion des droits de l’homme ne la fera paraître plus reluisante en l’aspergeant d’eau bénite. On ne peut se prévaloir de l’universalisme que pour se l’appliquer à soi-même, et non pour donner des leçons aux autres. Il n’y a rien à attendre de la droite, car elle finit toujours par obéir aux puissances d’argent. Mais ce qui reste de la « gauche » occidentale gagnerait à méditer les enseignements de l’histoire. « Le prolétariat victorieux, disait Engels, ne peut imposer le bonheur à aucun peuple étranger sans miner sa propre victoire », et Lénine affirmait contre ses camarades marxistes « le droit des nations à disposer d’elles-mêmes » en toutes circonstances.

Dont acte.

Article original sur la page facebook de Bruno Guigue

https://www.levilainpetitcanard.be/articles/actu/pourquoi-ingerence-est-reac_458435712

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vendredi 13 octobre 2017

En France, le séjour irrégulier d'un étranger n’est plus un délit

" La Cour de cassation a décidé, jeudi 5 juillet, que le séjour irrégulier d'un étranger ne pouvait plus suffire à son placement en garde à vue, ce qui va obliger le gouvernement à créer un nouveau dispositif pour les sans-papiers susceptibles d'être soumis à une procédure d'expulsion.

59cbbd6e488c7b57638b4567La décision est historique. Tout d'abord, c'est une véritable révolution juridique : le séjour irrégulier n'est plus un délit. D'autre part, l'impact de cette décision sera considérable, selon les associations d'aide aux étrangers. Chaque année, 60 000 personnes étaient placées en garde à vue pour ce délit.

Désormais donc, un sans-papiers ne peut plus être considéré comme un délinquant. S'il doit toujours être raccompagné à la frontière, puisqu'il n'est pas dans une situation légale en France, un étranger en situation irrégulière doit l'être dans un cadre administratif et non plus pénal. "


Et la petite citation qui va bien pour enfoncer le clou:

" Pour la première fois depuis 70 ans, c’est le regard de l’ensemble de la société française qui a vocation à changer sur les sans-papiers puisque (…) le sans-papiers ne peut plus être assimilé à un délinquant. "
Patrice Spinosi Avocat de l'association d'aide aux étrangers Cimade.

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dimanche 1 octobre 2017

La Commission européenne propose une modification des règles de l’espace Schengen

L’instance européenne répond aux demandes de plusieurs pays, dont la France, afin de prolonger les contrôles à certaines frontières intérieures de l’UE

ill_1200637_e5f5_flagLa Commission de Bruxelles a proposé, mercredi 27 septembre, une modification du code Schengen, à savoir les règles qui régissent l’espace européen sans passeport. Sous la pression d’une série de pays, et en raison de la crise migratoire et de la menace terroriste, elle a dû se résoudre à admettre que les contrôles rétablis par plusieurs pays aux frontières intérieures de l’Union peuvent être maintenus, voire prolongés.

Usant d’éléments de langage assez transparents, Bruxelles nie tout « feu vert automatique » et affirme que l’absence de contrôles aux frontières est « l’essence même » d’un système qu’il convient de préserver absolument car, s’il était mis en danger, « cela signifierait le début de la fin de l’Europe », a insisté le commissaire aux affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. Les conditions d’application des nouvelles règles seront « strictes », les éventuels abus sanctionnés, souligne son collègue néerlandais Frans Timmermans. Plutôt que d’une mise à mal de Schengen, la Commission parle de son « renforcement ».

La réalité semble différente. Six Etats (la France, qui a invoqué le danger terroriste, l’Allemagne, le Danemark, l’Autriche, la Suède et la Norvège, pour des raisons liées à la pression migratoire après l’afflux massif de 2015), ont bel et bien rétabli les contrôles. L’autorisation accordée à Paris expire le 31 octobre, la tolérance dont bénéficient les autres capitales doit s’arrêter le 11 novembre. Ensemble, les gouvernements de ces pays ont plaidé récemment pour un assouplissement des règles, estimant que les dangers auxquels ils sont confrontés n’ont pas disparu.

Dans un savant exercice sémantique, la Commission leur répond que les contrôles doivent demeurer « l’exception », la mesure « en dernier recours ». Elle admet toutefois qu’elle doit assurer l’équilibre entre la liberté de mouvement et la sécurité. D’où sa proposition de maintenir, voire d’étendre les contrôles. La période « maximale » autorisée passera de six mois à douze. Et elle pourra, ensuite, être étendue jusqu’à vingt-quatre mois supplémentaires (trois ans au total, donc), à condition que le pays concerné se coordonne avec ses voisins, recueille l’autorisation des autres Etats membres et convainque la Commission.

Porte entrouverte à la Roumanie

Celle-ci prendrait-elle le risque de s’opposer à une capitale qui invoquerait un danger grave pour la sécurité de ses citoyens ou s’opposerait, par principe, à l’entrée de migrants sur son territoire – comme c’est déjà le cas pour une série de pays de l’Est ? C’est peu probable. D’où l’idée que, de détricotage en détricotage, c’est le projet même de Schengen qui pourrait finir par être enterré.

Schengen a déjà été plusieurs fois sous pression quand, en 2015, la Grèce a été menacée d’une suspension, voire d’une exclusion, ou quand, en 2012, Nicolas Sarkozy a menacé Bruxelles d’une sortie de la France si les « clauses de sauvegarde » de Schengen n’étaient pas révisées. C’est la gestion des frontières extérieures qui était en cause à l’époque. Et c’est ce point qui incite aussi une série de pays (Allemagne et Pays-Bas en tête) à refuser, depuis plusieurs années, l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace de libre circulation. Lors de son récent voyage à Bucarest, le président Macron a, lui, entrouvert la porte à la Roumanie, mais seulement quand Schengen aura été réformé, prévenait-il.

Mercredi, pour contrebalancer l’idée d’un rétrécissement de celui-ci, la Commission a, elle, proposé d’intégrer rapidement les deux pays. Elle est appuyée par le Parlement européen, mais il est peu probable que sa nouvelle tentative aboutisse. Réaliste, elle a d’ailleurs retiré la Croatie de sa liste de candidats alors que le président Jean-Claude Juncker l’avait citée lors de son récent discours sur l’état de l’Union, à Strasbourg.


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