lundi 18 décembre 2017

[Vidéo] Les gangsters de la finance, par Arte

Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours… : depuis la crise de 2008, la banque HSBC est au coeur de tous les scandales.

TL HSBC ARTE

Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois. Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation. Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité.

Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d'argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue “too big to jail”, “trop grosse pour aller en prison”. La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires.

Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd'hui sous pavillon rouge.

Nouvelles menaces

De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des “subprimes”.

Documentaire de Jérôme Fritel (France, 2016, 1h30mn) ARTE F

Source : Arte plus 7, Jéröme Fritel, 11-12-2017

https://www.les-crises.fr/video-les-gangsters-de-la-finance-par-arte/#!prettyPhoto

Les gangsters de la finance - ARTE

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=ykxkA-radQU
Ajoutée le 11 déc. 2017

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Commentaires relevés sur le site d'Olivier Berruyer:
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Rien que le titre est un pléonasme !
Ces mêmes financiers qui sont les architectes de la construction européenne.
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Oui d’ailleurs Roland Veillepeau , ancien Directeur National des Enquêtes Fiscales en France ( promu Conservateur des hypothèques honoraire….) , qui témoigne à plusieurs reprises dans cette enquête, écrit sur son blog en utilsant des arguments de droit:
“Pourquoi le Parquet Financier national refuse t’il de s’attaquer aux dirigeants étrangers qui pillent nos finances publiques ? Le PNF, si rapide à dégainer et si sensible aux fraudes complexes, ne veut pas poursuivre les personnes étrangères, et notamment les ministres des finances, qui ont systématiquement mis en place dans leur pays des dispositifs d’optimisation fiscale pour des français”.
Et de citer les Ministres de Malte,du Luxembourg, d’Irlande,etc. …
https://blogs.mediapart.fr/roland-veillepeau/blog/060617/pourquoi-le-parquet-financier-national-ne-s-attaque-pas-aux-dirigeants-etrangers
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pas un mot sur la BRI ni sur les paradis fiscaux anglo-saxons… à croire que HSBC n’a aucun lien avec eux ! les affaires continuent…
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Laissez-moi rigauler : ” … ,mêlées à des des organisations terroristes ou des dictatures, comme la Corée du Nord ou la Syrie …”
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En moins de 30 secondes on a déjà compris ou veut en venir cette émission … désigner un coupable à combattre pour la gabegie mondiale, et donc dédouaner notre économie suicidaire de tous les jours !!!
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samedi 16 décembre 2017

[GEAB] Petroyuan et Arabie Saoudite : De la tentation du “QE militaire” US à la naissance du Moyen Orient 3.0

Fin 2017-début 2018, toutes les grandes banques centrales occidentales sortent des politiques monétaires non conventionnelles, les fameux quantitative easing (QE) qui ont permis d’approvisionner en liquidités les banques en manque de confiance mutuelle de l’après-crise des subprimes.

TL MONNAIES

QE fiscaux dans les pays riches
La Banque centrale européenne, la Bank of England et la Bank of Japan s’approchent toutes d’un ralentissement du rachat d’obligations. En Europe, Draghi l’a répété à l’envi[1] : la banque centrale ne peut pas tout et il faut donc des réformes structurelles de la monnaie unique. C’est ainsi qu’on parle de « QE fiscal »[2] (permettant notamment de financer les infrastructures via un renforcement des politiques fiscales au niveau européen) qui servirait l’économie réelle et qui serait le renforcement logique du plan Juncker[3].
La politique annoncée de la BoJ consiste grosso modo en la même stratégie, à ceci près qu’elle n’a pas à consolider une gouvernance pour sa monnaie comme préalable. La victoire électorale récente de Shizo Abe fournit a priori les conditions nécessaires et suffisantes pour enclencher la transition de diminution du rythme des rachats et du montant de leur dette (200 % du PNB)[4].

QE militaire dans les autres
Quant à la BoE, elle n’en est pas encore à annoncer la fin du resserrement de sa politique monétaire, mais les problèmes d’inflation qu’elle rencontre actuellement (3 % malgré une hausse des taux) ne devraient pas tarder à l’y obliger[5]. Il est probable qu’une politique fiscale ne constitue pas une option pour le Royaume-Uni dont les habitants connaissent des problèmes d’endettement importants[6]. Alors, sont-ils susceptibles de s’engager eux aussi dans un QE militaire convaincant ? Ou bien l’Europe constituera-t-elle in fine la seule planche de salut disponible ?

Côté États-Unis, les choses sont un peu différentes : la Fed a mis fin à son QE il y a trois ans déjà et se contentait depuis d’entretenir son stock en réinvestissant systématiquement les montants des obligations qui arrivaient à échéance dans de nouvelles obligations[7]. Or, depuis le mois d’octobre, la Fed a entrepris de diminuer le stock d’obligations qu’elle avait acquises pour soutenir son économie. Cette diminution se fait essentiellement : 1/ en « annulant » les écritures de monnaie créée sur les comptes des banques (pour la partie création monétaire pure) ; 2/ en trouvant pour les émissions ou renouvellement de bons du Trésor de vrais clients puisque la Fed ne jouera plus ce rôle. Problème : dans un monde désormais multipolaire et ultra-concurrentiel, comment créer un fort différentiel positif d’attractivité de l’économie nord-américaine ?

Les bons du Trésor pourraient être vendus aux citoyens américains eux-mêmes, mais encore faudrait-il qu’ils aient de l’épargne. Ce n’est toujours pas le cas… Au contraire, on note actuellement une ré-augmentation de l’endettement des ménages et des défauts de paiement[8]. Cette situation donne deux informations : une politique fiscale n’est pas plus envisageable que la vente des T-Bonds aux Américains, et il n’y a pas de temps à perdre si on veut éviter une nouvelle crise des subprimes. Ce deuxième point montre que la stratégie de relance de l’économie par affaiblissement du dollar (et donc l’enchérissement des produits importés) est une politique de bien trop longue haleine.

De quoi les États-Unis disposent-ils qui présente un potentiel de très forte rentabilité à part leur fameux appareil militaro-industriel ? Pas grand-chose en fait, en tout cas pas grand-chose qui ne soit déjà optimisé. Selon ce qu’on intègre au budget militaire, il représente tout de même entre 700 et 1000 milliards de dollars par an[9]

Figure 1 – Budgets militaires 2016 des neuf pays les plus dépensiers. Source : PGPF.

C’est ainsi qu’est apparu à l’esprit de notre équipe le concept de « QE militaire », en écho au « QE fiscal » européen. La question devenant alors : comment les États-Unis pourraient-ils optimiser de manière rapide et significative la rentabilité de ce pan de leur économie ?

Les trois pistes

Trois pistes simples apparaissent alors :

1- Piste européenne : les États-Unis mettent de l’huile sur les nombreux conflits de la planète, justifiant leur présence qu’ils font payer aux pays concernés. La crise euro-russe de 2014, le déploiement de troupes US-Otan en Europe et l’augmentation des contributions des membres de l’Alliance au budget, sont en fin de compte une première application de cette notion de QE militaire (au moment précis où la Fed arrêtait son QE, d’ailleurs…).

Défauts :

. en augmentant leurs contributions, les alliés reprennent la main sur les fonctions de commandement et peuvent utiliser cette marge de manœuvre pour calmer les tensions (la Corée du Sud en fournit un bon exemple) ;

. ça rapporte, mais ça coûte aussi. Même si les alliés contribuent mieux au budget, si le budget total augmente, la part US augmente également ;

. et si personne ne calme les tensions, il y a aussi des risques de réel embrasement qui ne sont en fait pas l’objectif de l’appareil militaire US : problème de coûts, mise en transparence de l’avantage réel de l’arme US sur les autres, image désastreuse conduisant au déploiement de stratégies de découplage de l’ « allié » US.

2- Piste japonaise : au lieu de miser sur le « militaro », les États-Unis misent sur l’« industriel » et opèrent une vraie réforme de leur appareil suivant un principe de rationalité économique : diminution des dépenses (bases, hommes, missions, etc.) et optimisation des recettes (vente d’armements). Dans cette logique, il peut toujours y avoir intérêt à attiser les conflits, mais en laissant les pays concernés prendre leur indépendance stratégique (une tendance dont le Japon fournit le parfait exemple[10]).

Défaut : le monde peut devenir un endroit très dangereux, ce qui n’est in fine dans l’intérêt de personne. Aucun dirigeant moderne ne peut ignorer le fait de la globalisation (non pas économique, mais sociétale). Ce qui arrive en un point a des conséquences d’un bout à l’autre du globe.

3- Piste moyen-orientale (?) : les États-Unis misent résolument sur l’explosion des dépenses militaires dans un monde multipolaire pour profiter de ce marché au moment où leur primauté technologique est encore avérée et crédible[11]. Ils recréent la confiance de leurs futurs clients en adoptant une plus grande impartialité dans les conflits, voire en participant à la réduction des tensions. Ils ramènent vers eux une partie des dépenses liées à la mise en place des systèmes de défense des gros acteurs géopolitiques émergents qui commençaient à regarder davantage vers la Russie ou la Chine. Ils dégagent des marges, redonnent de la matière à leur économie, et peuvent même réinvestir une partie des bénéfices dans la recherche pour augmenter à nouveau leurs chances de garder leur avance sur les concurrents (c’est le Moyen-Orient qui inaugure, si l’analyse que nous faisons dans les Perspectives de ce numéro est juste, cette nouvelle stratégie, pensons-nous).

Défaut : même si ces conditions de déploiement du marché de l’armement mondial sont plus rassurantes, le monde peut quand même devenir un lieu dangereux à terme. Sauf si l’évolution est concomitante de la mise en place d’une nouvelle gouvernance multipolaire qui, sur le plan stratégique notamment, fonde la confiance de ses partenaires sur des systèmes militaires de défense et non d’attaque.

En chiffres…

Livrons-nous alors à un petit exercice mental… Le pays n’a plus les moyens de maintenir les 800 bases militaires qu’il possède à l’étranger et qui lui coûtent de l’ordre de 160 milliards de dollars par an[12].

Figure 2 – Bases militaires US à l’étranger, 2015. Source : Politico.

Si les États-Unis abandonnaient la moitié de leurs bases étrangères, les économies s’élèveraient à environ 65 milliards par an[13]. Par ailleurs, dans un monde multipolaire où la paix serait assurée par l’équilibre des forces, le besoin d’armement est encore énorme. Ainsi, par exemple, le Japon se remilitarise rapidement[14]. Les exportations étasuniennes d’armes seraient donc considérablement renforcées. Si celles-ci augmentent par exemple de 50 %, ce serait encore de l’ordre de 25 milliards de rentrée d’argent supplémentaire[15]. On atteint ainsi 90 milliards de dollars par an d’économies ou de bénéfices. Si l’on tient compte en outre de la forte augmentation du budget militaire 2018 voulue par Trump et votée presque à l’unanimité par le Congrès[16], on atteint un « stimulus » de l’ordre de 150 milliards de dollars par an. Le voilà, le nouveau QE : c’est un « QE militaire » dans le sens où, plus que jamais (ce n’est pas peu dire concernant les États-Unis), les dépenses militaires soutiennent massivement l’économie. Les montants en jeu sont évidemment bien moindres que ceux du QE de la Fed, mais il faut se rappeler aussi qu’un tel soutien est beaucoup plus efficace pour l’économie réelle. D’ailleurs, les premiers signes du remplacement du pétrodollar par le QE militaire que nous venons de décrire semblent d’ores et déjà visibles, quand on sait par exemple que les exportations d’armes US vers l’Arabie saoudite ont augmenté en 2016, tandis que dans le même temps les importations US de pétrole en provenance de ce pays ont fortement baissé[17], rééquilibrant de ce fait la balance commerciale US-AS en faveur des premiers. Étant donné les balances commerciales auxquelles les États-Unis nous ont habitués depuis plusieurs décennies, ce genre de petit fait peut facilement être interprété comme un vrai changement de tendance et le début du fameux « atterrissage économique » des États-Unis que nous anticipons depuis plusieurs mois, et dont le pays a tant besoin pour réduire ses doses de perfusions financières et recommencer à marcher tout seul…

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[1] Dernier discours en date le 18 octobre. Source : BCE, 18/10/2017
[2] À ce sujet, lire CNBC, 05/10/2016
[3] Plan que nous avons étudié dans notre article sur la BEI dans le GEAB n°118 d’octobre 2017
[4] Source : Tokyo Foundation, 09/11/2017
[5] Source : Seeking Alpha, 10/11/2017
[6] Source : The Guardian, 18/09/2017
[7] Source : Les Echos, 08/11/2017
[8] Source : MarketWatch, 14/11/2017
[9] Sources : The Balance (24/05/2017), POGO (10/02/2016)
[10] Shinzo Abe travaille depuis des années à l’obtention d’une modification de la constitution japonaise devant permettre au pays de reprendre la main sur sa défense nationale. Il paraît aujourd’hui bien positionné pour obtenir cet amendement d’ici 2020. Source : Japan Times, 03/05/2017
[11] Voir l’article du GEAB n°117 (« La supériorité de l’armement US en question ») sur le resserrement de l’avance technologique US vis-à-vis des nouveaux acteurs de l’industrie de l’armement. Source : GEAB n°117, 15/09/2017
[12] Source : Mint Press News, 07/03/2016
[13] Soit 80 milliards par an correspondant à la moitié du coût des bases étrangères, à quoi il faut tout de même retrancher les dépenses en personnel qui resteront à honorer, soit environ 15 milliards. En effet, Il y a environ 300 000 soldats US à l’étranger, soit 150 000 à rapatrier. Chacun « coûte » en moyenne 100 000 $ par an. Source : Wikipedia, ici et
[14] Sources : Reuters (04/06/2016), BFMTV (05/09/2017)
[15] En moyenne, les États-Unis ont exporté pour 47 milliards par an entre 2012 et 2016. Source : Wikipedia
[16] Dans une étonnante entente entre démocrates et républicains qui ont alloué plus que ce que Donald Trump demandait… Signe sans doute que chacun a conscience du soutien à l’économie que représentent les dépenses militaires. Source : New York Times, 18/09/2017
[17] Source : Bloomberg, 14/11/2017

Source : GEAB

https://www.les-crises.fr/geab-petroyuan-et-arabie-saoudite-de-la-tentation-du-qe-militaire-us-a-la-naissance-du-moyen-orient-3-0/


 

Commentaires glanés sur ce site:

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=> De quoi les États-Unis disposent-ils qui présente un potentiel de très forte rentabilité à part leur fameux appareil militaro-industriel ?

Les États-Unis peuvent aussi compter sur l’application du principe d’extraterritorialité du droit américain pour rançonner leurs partenaires.

https://fr.sputniknews.com/international/201712121034288329-airbus-usa/

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Ils peuvent compter également sur la veulerie et le masochisme de leurs partenaires européens, comme en témoigne la carte mondiale de l’occupation militaire américaine.

Ils peuvent compter encore sur la fascination de leurs partenaires pour la langue de l’Empire : incapables de traduire en français “Quantative easing”, ou les légendes de leurs cartes. Quant à l’expression à la mode 2.0, 3.0, j’aimerais qu’on me dise ce qu’elle apporte de plus.

Ils peuvent compter enfin sur la nullité intellectuelle des experts européens, qui produisent ce genre de sentence : “Aucun dirigeant moderne ne peut ignorer le fait de la globalisation (non pas économique, mais sociétale). Ce qui arrive en un point a des conséquences d’un bout à l’autre du globe.”

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oui, très bon rappel. En dehors des attaques contre BNP, Airbus, on se souvient des attaques contre Pirate Bay, et le fait que Kim Dotcom a eu des actifs saisis par décision US alors qu’il n’y a jamais mis les pieds. Ou le cas Assange
et également une suprématie effroyable (hors Chine) dans le domaine d’internet: GAFA + surveillance totale.
et aussi le contrôle total du vivant, avec les OGM imposés partout et maintenant le forçage génétique
et aussi de nombreux domaines industriels de pointe. En concurrence serrée avec la Chine et l’Allemagne en général, mais souvent une longueur d’avance
et le mythe du rêve américain et Hollywood, qui attirent des millions d’immigrés qualifiés venant innover et produire

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@Jean,Nicolas et Fritz.
Vous apportez de l’eau au moulin à la thèse du GEAB en évoquant l’extraterritorialité.
En effet,d”après ce think-tank , les US sont obligés de revoir la stratégie de leur système militaro- industriel en raison :
-de leur endettement massif
-qui ne sera plus possible dans les mêmes proportions en raison de l’avènement du PetroYuan.

Mais de même que s’organise une alternative au dollar ,il se met en place une alternative à extraterritorialité.
Dans le monde: http://geab.eu/a-lecoute-des-signaux-faibles-de-tendances-notre-selection/
En France:voir l’intervention d’Hubert Védrine sur ce sujet qui explique que les français réalisent des montages pour faire du commerce avec l’Iran.Ici à 29 mn https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face du 10 12.
Les US, anticipent ces réactions aux différents outils de leur hégémonie, en changeant de stratégie militaro-industrielle, selon le prospective du Geab.

ps: petroyuan et SWIFT http://www.leap2020.net/une-reaction-a-notre-article-du-geab-sur-le-petroyuan-par-irina-yarigina-professeur-de-luniversite-financiere-detat-de-moscou/

 

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samedi 9 décembre 2017

Jérôme Cahuzac condamné à trois ans de prison ferme

Jérôme Cahuzac condamné à trois ans de prison ferme

ACT CAHUSAK NOEL

Justice.

Jérôme Cahuzac (photo AFP) est condamné à trois ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité, conformément aux réquisitions. Il a été reconnu coupable de fraude fiscale, de blanchiment de fraude fiscale et d'omission de déclaration de patrimoine ce matin par le tribunal correctionnel de Paris.

Son ex-épouse, Patricia Cahuzac, est quant à elle condamnée à deux ans de prison ferme.

Son banquier, François Reyl, ainsi que son intermédiaire, Philippe Houman, sont condamnés à un an de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende. Quant à la banque Reyl, elle est condamnée à 1 875 000 euros d'amende.

http://www.liberation.fr/direct/element/jerome-cahuzac-condamne-a-trois-ans-de-prison-ferme_53552/

savoie-des-detenus-tournent-un-clip-de-rap-dans-la-prison-d-aiton

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Lafarge en Syrie : trois cadres mis en examen pour "financement d'une entreprise terroriste"

Trois cadres du cimentier Lafarge, soupçonnée d'avoir indirectement financé des organisations jihadistes, dont le groupe Etat islamique, pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie de Jalabiya dans le nord de la Syrie malgré la guerre, ont été mis en examen vendredi 1er décembre, a appris France Inter de source judiciaire.

ACT LAFARGE SYRIE

Bruno Pescheux, directeur de l'usine de 2008 à 2014, et Frédéric Jolibois, éphémère directeur de l'usine à partir de l'été 2014, pour les chefs de "financement d'une entreprise terroriste", "violation de la réglementation relative aux relations financières avec l'étranger" et "mise en danger de la vie d'autrui".

Jean-Claude Veillard, directeur sûreté chez Lafarge, est lui mis en examen pour "financement d'une entreprise terroriste" et "mise en danger de la vie d'autrui".

Bruno Pescheux a reconnu avoir indirectement versé de l'argent à des groupes armés

Jean-Claude Veillard et Frédéric Jolibois ont été placés sous contrôle judiciaire, tout comme Bruno Pescheux qui a fourni un cautionnement à hauteur de 150 000 euros. Ce dernier est un des rares dans ce dossier à avoir reconnu avoir indirectement versé de l'argent à des groupes armés.

Le groupe Lafarge est soupçonné d'avoir versé de l'argent au groupe Etat islamique pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014 son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie. Depuis juin 2017, trois juges - un juge antiterroriste et deux magistrats du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris - enquêtent sur ces soupçons de financement du terrorisme et sur une possible mise en danger de la vie d'autrui des salariés.

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/lafarge-en-syrie-un-cadre-mis-en-examen-

fabius_sponsor_al_nosra2

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jeudi 7 décembre 2017

« Comment on se fiche de vous. La preuve en images par les paradis fiscaux !! »

On se fiche de nous. Je sais, ce n’est pas un scoop, ni une nouveauté, mais c’est toujours avec une certaine forme de délectation intellectuelle que j’aime bien prendre le temps de pointer, au-delà des absurdités du système, les mensonges éhontés auxquels nous sommes priés de croire et que des médias aux ordres (qui sont à peu près tous devenus la propriété de grandes multinationales) n’oseront jamais signaler à votre auguste sagacité.

ARG PARADIS UE

Par exemple, cette histoire de paradis fiscal est assez marrante, voire cocasse.

À chaque fois que le système se fait avoir sur ses dérives fiscales, qui sont tout de même juste totalement organisées par nos dirigeants avec leur complicité la plus totale, il faut faire quelque chose pour donner quelques gages et quelques miettes de bonne conscience aux petits peuples que nous sommes tous.

Et à chaque fois, l’os qui nous est jeté et que nous rongeons collectivement est identique. C’est le même os.

Exactement le même.

Et tout le monde fait semblant de s’extasier en criant waouh, le beau nonos tout neuf !

L’os à ronger c’est la liste noire des paradis fiscaux…. 

Hahahahahahahaha, mes amis, la liste noire, hahahahahahaha, je m’en étouffe de rire, ohouhouhohouououh arrêtez cela tout de suite, j’ai mal aux côtes et les crampes assaillent mes zygomatiques.

Vous allez me dire, Charles cessez de faire l’esprit chafouin.

Je vous dirais, non, jamais, la “chafouinerie” est un art de vivre de même que l’insolence. Un art exquis d’ailleurs et franchouillard (c’était pour la rime en “ar”).

Bref, comme personne ne va me croire, revenons sur ces mensonges hallucinants que personne ne dénonce en image.

Voici la capture d’écran d’un article en date du 5 décembre 2017, c’est-à-dire avant-hier…

Moscovici espère une liste noire des paradis fiscaux. Célébrons cette avancée mes amis !

Bon, en 2009, déjà, on avait mis en place plein de listes noires, blanches et même grises concernant les paradis fiscaux contre lesquels il est très important de faire semblant de lutter. Comme personne ne dit rien et que tout le monde fait semblant d’y croire, tout va donc très bien dans le meilleur des mondes.

Mais il faut savoir quand même qu’en 2012, la France virait tous les pays inscrits sur sa liste noire des paradis fiscaux… histoire de pouvoir continuer à blanchir tranquillement puisque tout le monde avait la tête tournée ailleurs !

Mais comme nous vivons en “Absurdie”, ce n’est pas bien grave. Tenez d’ailleurs les articles que nous trouvions en 2015, oui 2015 il y a deux ans, avec d’ailleurs le même Moscovici dont on se demande du coup ce qu’il a fait en deux ans…

Résumons donc avec ces deux articles côte à côte pour plus de cruauté !!!

Conclusion : on ne se fiche pas seulement de vous. On vous prend ostensiblement pour des cons décérébrés et sans mémoire.

On prend les citoyens pour des crétins dont on fait ce que l’on veut grâce à une maîtrise jamais atteinte, aussi bien des canaux de communication que des techniques de manipulation.

À ce niveau, c’est du grand art, et dans le rôle du benêt de service désigné pour faire le pitre, notre Moscovici est un maître.

La première technique de résistance intellectuelle, c’est la mémoire.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/comment-on-se-fiche-de-vous-la-preuve-en-image-par-les-paradis-fiscaux-ledito-de-charles-sannat/

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mercredi 6 décembre 2017

« 1er ministre néerlandais : zéro taxe sur les dividendes pour ne pas finir comme la Belgique !! »

Je dois vous avouer que la construction européenne est tout de même un sacré « processus » et qu’il n’est pas tout à fait terminé quand on voit l’ambiance qui règne entre partenaires.

ACT PAYS BAS FISC

Ainsi Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, a déclaré samedi dernier lors d’une conférence de presse qu’il “ne veut pas finir comme la Belgique” !

Sympa pour nos amis belges même si ce n’est pas tout à fait faux, et que d’ailleurs la remarque du Premier ministre néerlandais peut aussi parfaitement s’appliquer à la… France !

Bref, pourquoi a-t-il fait cette sortie peu aimable au demeurant ?

Parce qu’il était en train de défendre son plan pour supprimer la taxe sur les dividendes. « La Belgique n’a plus qu’une seule entreprise internationale : InBev. Les autres sont parties, a-t-il ajouté. Le Premier ministre néerlandais souhaite supprimer la taxation des dividendes d’ici 2019. Les entreprises situées aux Pays-Bas payent actuellement 15 % de taxe sur les dividendes qu’elles paient aux actionnaires, mais Mark Rutte estime que cela nuit à la compétitivité de son pays. »

“Si les Pays-Bas ne suppriment pas la taxe, ils finiront comme la Belgique. On voit en Belgique ce qui se passe quand on ne change pas à temps les balises, s’est défendu samedi M. Rutte lors d’une conférence de presse et dans une interview à la chaîne NOS.”

La course au moins-disant fiscal se poursuit et elle est sans fin !

J’ai beaucoup parlé de compétitivité ces derniers temps, en insistant sur le fait que la compétitivité est une chose très relative puisqu’évidemment, elle dépend énormément de ce que va faire votre voisin… ou vos voisins, et plus on a de voisins, plus la compétitivité est relative et donc compliquée à maintenir car vous aurez toujours un moins-disant !

Et c’est exactement ce qui se passe.

L’Europe, et de façon générale le monde, devient un terrain de jeu pour les multinationales qui jouent sur les différences et l’absence d’entraves aussi bien à leurs flux financiers qu’à leurs flux de produits.

Sans droits de douanes, sans règles limitants les flux quels qu’ils soient, c’est évidemment là où c’est le moins cher que vont les entreprises.

En supprimant ses taxes sur les dividendes, effectivement les Pays-Bas ne finiront peut-être pas comme la Belgique, mais pour la France, c’est sûr que la fin sera funeste parce que notre modèle social a besoin d’énormément de fonds pour pouvoir se financer tant bien que mal.

Notre modèle social, par les coûts qu’il représente, va devenir de plus en plus intenable pour notre pays.

N’imaginez pas que j’y sois opposé ! Je ne cherche ici ni à le défendre ni à le « tuer ».[dommage,NdR] Je vous expose avec lucidité et froideur que pour maintenir notre modèle social, nous devons retrouver la maîtrise totale de nos frontières et de notre souveraineté y compris monétaire et remettre des droits de douane, soit nous acceptons les règles de la mondialisation et cela implique de réduire de façon drastique nos taux d’imposition, sinon, tous les flux financiers iront… aux Pays-Bas !

La France se videra de sa substance et ce sera la faillite à plus ou moins brève échéance.

En attendant, et pour gagner du temps, pour freiner la chute, la seule possibilité qui nous reste est de taxer de plus en plus fortement ce qui ne se délocalise pas.


C’est exactement sous cet angle-là que vous devez voir la nouvelle fiscalité sur l’immobilier qui deviendra une vache à lait comme jamais.

Cela sera tellement excessif que cela engendrera, ce qui est déjà prévisible, une immense crise immobilière d’ici quelques années.

Les propriétaires asphyxiés ne pourront plus remplir ni leurs obligations fiscales ni leurs obligations d’entretien ou d’amélioration car l’État aura volé tout le rendement.

Tous ces mécanismes sont techniquement assez simples à comprendre et tous aussi simples à anticiper.

Prenez ces évolutions en compte, elles vont façonner votre nouvelle gestion patrimoniale.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/1er-ministre-neerlandais-zero-taxe-sur-les-dividendes-pour-ne-pas-finir-comme-la-belgique-ledito-de-charles-sannat/

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Pour nous qui défendons le modèle social français, issue du Conseil national de la Résistance, la chose est entendue: il faut sortir d'urgence de l'Union européenne pour rétablir le contrôle des mouvements de capitaux!   P.G.

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Grèce: nouvel accord avec ses créanciers

La Grèce a annoncé samedi être parvenue à un accord avec les représentants de ses créanciers dans le cadre de la troisième revue de l'actuel programme d'aide au pays, qui déterminera le versement de la prochaine tranche de prêts.

ACT GRECE GAUCHE

"Nous sommes parvenus à un accord avec les représentants des institutions sur tous les sujets", a déclaré à la presse le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos.

M. Tsakalotos et son homologue de l'Economie Georges Stathakis discutaient depuis mardi à Athènes avec les représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne, du MES (Mécanisme européen de stabilité) et du Fonds monétaire international.

Afin d'obtenir le feu vert de ses créanciers pour le déblocage de prêts, la Grèce devait s'engager à respecter 95 engagements d'ici décembre, notamment une réforme de la fonction publique et le protection sociale, la libéralisation du marché de l'énergie et une accélération des privatisations.

La conclusion définitive de la "troisième évaluation" du programme grec est prévue à l'Eurogroupe du 22 janvier et doit ouvrir la voie pour le virement d'une nouvelle tranche de prêts au pays endetté, à condition que les réformes soient adoptées auparavant par le parlement grec.

La Grèce vit depuis 2010 sous perfusion de prêts internationaux consentis par les Européens et le FMI au travers de trois programmes, en échange de purges successives d'austérité et de dérégulation qui ont fait fondre d'un quart le PIB et propulsé le chômage à un niveau record dans la zone euro.

Le troisième programme, financé par les Etats membres de l'EU mais pas par le FMI, court jusqu'en août 2018, et Athènes espère ensuite se tourner vers les marchés pour se financer seule.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/12/02/97002-20171202FILWWW00162-grece-troisieme-accord-avec-ses-creanciers.php

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mardi 5 décembre 2017

Chroniques de l’impérialisme : le nouveau livre de Bruno Guigue est paru [éditions Delga]

Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, le prétendu monde libre revêt ses
ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit.

PUB BRUNO GUIGUE IMPERIALISME

C’est ainsi qu’il pratique le bombardement de pays étrangers à des fins « démocratiques», mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance économique en privilège moral. Le reste du monde n’est pas dupe, mais finalement peu importe. « Le monde libre » a toujours raison car il est du côté du Bien, et il ne risque pas la contradiction aussi longtemps qu’il est le plus fort — c’est du moins ce qu’il croit. La barbarie congénitale qu’il attribue aux autres est l’envers de son monopole autoproclamé de la civilisation. Auréolé du sacro-saint « droit d’ingérence », ce mariage réussi du sac de sable façon GI’s et du sac de riz façon Kouchner, l’Occident vassalisé par Washington s’imagine sans doute qu’il sauve le monde en le soumettant à l’impitoyable razzia exigée par les vautours de la finance et les multinationales de l’armement.

 

Prix public 20 euros
Référence 978-2-37607-129-7

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/chroniques-de-limperialisme-nouveau-livre-de-bruno-guige-paru-editions-delga/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

Normalien et énarque, chroniqueur en géopolitique, Bruno Guigue est un intellectuel progressiste et anti-impérialiste. En 2008, il a été exclu de la haute fonction publique pour avoir publiquement dénoncé les exactions de l’armée israélienne. Auteur de cinq ouvrages et de nombreux articles traduits en huit langues, il enseigne la philosophie et les relations internationales.

http://editionsdelga.fr/portfolio/bruno-guigue/

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dimanche 3 décembre 2017

La désinformation à 1,1 milliards d’€/an de subventions publiques aux médias payées avec votre argent !

Une publication proposée par S.R. (UPR 87)

Médias et presse papiers inféodés, aux bon vouloir du pouvoir, hors amendements fiscaux démesurés, octroyés aux 45 000 journalistes presse et médias de France, par François Hollande. Cela afin de satisfaire aux demandes pressantes des affidés du pouvoir.

ARG PRESSE CENSURE

UN SCANDALE BIEN FRANÇAIS, se décline peut-être, sous vos yeux ????

Fin octobre 2012, Michel Françaix, député de l’Oise, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l ‘Assemblée Nationale, présentait les conclusions d’un audit, sur notre presse tricolore, dont le site Owni a tiré les infos clés.

Le chiffre d’affaires du secteur est évalué à 10 milliards d’euros, dont environ 1,1 milliard d’aide. En 2013, les seules aides directes prévues au titre de la loi de finances représentent 516 M€. Rapporté aux 40 000 journalistes encartés, cela représente plus de 10 000 € par tête de pipe.

Selon Michel Françaix, une grande partie de l’argent public versé à la presse est mal employé. Comme un cautère sur une jambe de bois, il sert à renflouer des médias condamnés à mort, par l’évolution technologique sans assurer la relève du secteur.*

Parmi les mauvais exemples d’acharnement thérapeutique, le député cite notamment les 50 centimes versés à France Soir, pour chaque numéro vendu ou les béquilles financières fournies au groupe Hersant pour éviter la conflagration. Le tout sans résultat, autre que de faire des trous dans le bas de laine des finances publiques, bas de laine, déjà si bien troué, que très bientôt il n’en restera plus rien ?

Tous les medias se bousculent au guichet, quand il s’agit d’empocher des euros. En 2011, ce sont Le Monde (15 millions), Le Figaro (14,5 millions) et Ouest France (14 millions) qui ont perçu les plus gros chèques.

L’Humanité a empoché plus de 3 millions d’euros au titre de l’aide à la pluralité, La Croix (2,94 millions) et Libération (2,87 millions). De son côté, Le Petit Quotidien (4 pages destiné aux enfants à partir de cinq ans pour que chaque jour, du lundi au samedi inclus, « votre enfant prenne la bonne habitude de la lecture quotidienne ») a profité de plus de 2,5 millions de subventions.

Plus d’un milliard d’aides au total : Ces aides directes, ne prennent absolument pas en compte le super taux de TVA réduit à 2,1%, pour la presse papier, ni les aides postales, ni les aides au développement du portage, ni « l’enveloppe » SNCF, ni celle données aux diffuseurs… Au final, aides directes + aides indirectes dépassent le milliard d’euros.

C’est notamment, la presse magazine, qui bénéficie des aides fiscales les plus fortes (35% des bénéficiaires) contre 24% pour la PQR (presse quotidienne régionale) et 15% pour la presse nationale. Michel Françaix préconise de limiter la TVA réduite aux seuls journaux d’information. Cela reviendrait notamment à priver la presse people de ce viatique, semblant totalement outrancier.

Pour le député de l’Oise, c’est dans le numérique que se joue l’avenir de l’information. Michel Françaix met en cause le manque de transparence du fonds d’aide au développement de la presse en ligne. Doté d’une vingtaine de millions d’euros/an, ce fonds a pu être utilisé pour contribuer au financement du salaire brut des journalistes, eux-mêmes affectés au numérique, ce qui a donné lieu à un important effet d’aubaine, mais surtout à un outrancier, gâchis d’argent public, constate le député.

Des subventions pour les patrons du CAC 40 : Si cette distribution pouvait parfois se justifier, lorsque les médias étaient tenus à bout de bras, par des indépendants, elle ne l’est désormais plus, depuis que la plupart des titres ont été racheté par des groupes financiers. Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines. Bernard Arnault possède Les Echos, Investir et Radio Classique. Dassault a mis Le Figaro dans sa besace. François Pinault, Le Point, l’Agefi, La Recherche, l’Histoire, etc. Au nom des traditions, faisant depuis la libération de 1945, force de loi, l’état contribue à hauteur de 40% dans les frais de fonctionnements et des personnels, de la plupart des journaux de France.

Ce n’est pas au contribuable, mais bel et bien, à ces sociétés du CAC 40, à remettre au pot, pour maintenir ces titres à flot, si toutefois, elles le souhaitent. Pourquoi perfuser ces gazettes aux frais du contribuable alors que 72% des Français ne leur font absolument plus du tout, confiance ?

Les Français sont-ils pour autant mieux informés, que les autres Européens ? Que ni-ni !, répond Benjamin Dormann (qui parle quant à lui de 2 Md € annuels de subventions) dans un livre récent intitulé « Ils ont acheté la presse afin qu’elle se taise, ou bien obéisse au pouvoir ? ».

Beaucoup de titres, sont coupés de la société civile, se contentant de distiller les poncifs du politiquement correct. Leur insolence, ne dépasse jamais le point de rupture au-delà duquel, il serait impossible de demander des subventions. C’est la « soupe aux sous », persifle Benjamin Dormann. « L’essentiel de la presse dite d’opposition, est passée au fil des ans, sans l’assumer, du rôle de porte-parole des descendants historiques du « J’accuse ! » à la chambre d’écho des acteurs financiers partisans du « J’achète ! », assure-t-il. Le pire est que cette cascade de subventions, est totalement improductive, puisqu’elle ne permet pas d’étoffer les débats d’idées, puisqu’ils sont annihilés, par crainte de suppressions des subventions, distribuées selon le bon vouloir, de nos princes qui nous dirigent.

Toutefois, précisons que les parutions Contrepoints.org, comme Contribuables Associés, refusèrent au nom de la liberté de parole et d’écriture, les subsides publics, ils demandent que cesse la distorsion de concurrence. « Pour permettre enfin le retour à une démocratie saine, ils réclament au plus vite, la fin de ces subventions qui pervertissent la liberté de la presse, et permettent aux politiques maniant le pouvoir d’une main de fer, de s’assurer la loyauté des journalistes », c’est ce que réclament les pétitionnaires. Supprimer les subventions versées au cinquième pouvoir ? Vite, ça presse !

http://lagauchematuer.fr/2017/12/02/la-desinformation-a-11-milliards-dean-de-subventions-publiques-aux-medias-payees-avec-votre-argent/

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*"il sert à renflouer des médias condamnés à mort, par l’évolution technologique sans assurer la relève du secteur.": elle a bon dos l'évolution technologique: il faut ajouter la médiocrité et/ou l'absence de débats sérieux, l'idéologie euro- atlantiste, quelle que soit l'orientation politique du journal subventionné, l'apologie quasi- unanime du libéralisme, du consumérisme, de la libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes, j'en passe...

P.G.

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jeudi 30 novembre 2017

Paradis fiscaux : quatre pays de l'Union européenne méritent d'être sur liste noire, selon Oxfam

Alors que la Commission européenne doit dévoiler sa liste noire des paradis fiscaux le 5 décembre, l'ONG prend Bruxelles de court et énumère ce mardi les 35 pays, hors-Union européenne, qui mériteraient d'y figurer.

ACT UE PARADIS FISC

Après les "SwissLeaks", les "LuxLeaks" et les "Panama Papers"... les révélations récentes des "Paradise Papers" - sur les pratiques d'optimisation (parfois de fraude) fiscale des grandes entreprises et fortunes de ce monde - exercent une pression supplémentaire sur les décideurs politiques. A ce titre, la Commission européenne, désireuse de frapper "au portefeuilles" les fraudeurs, doit dévoiler le 5 décembre sa liste noire des paradis fiscaux.

L'ONG Oxfam, à la pointe sur cette question, prend Bruxelles de court en désignant ce mardi "les pays qui devraient figurer sur une liste se voulant objective, efficace et crédible", assène-t-elle dans un communiqué.

A partir de trois critères - à savoir la transparence, la fiscalité "équitable" (dont le taux d'impôt sur les sociétés n'est pas nul par exemple) et la participation aux forums internationaux sur la fiscalité -, l'organisation a recensé 35 pays* qui méritent, selon elle, d'être identifiés publiquement comme paradis fiscaux. Sa liste noire inclut la douzaine de pays déjà dans le viseur de Bruxelles, comme l'avait révélé Le Monde début novembre. Elle comprend notamment des territoires sous tutelle du Royaume-Uni, à l'instar de l'île de Man, des îles Caïmans et des Bermudes.

Irlande, Luxembourg, Malte et Pays-Bas

Oxfam a également fait figurer plusieurs pays du continent européen, mais qui ne sont pas membres de l'Union européenne. Il s'agit, entre autres, de la Suisse (dont la révision de sa fiscalité est au point mort) et des anciennes nations yougoslaves : la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. [certains journalistes devraient prendre des cours d'histoire- géographie, l'Albanie n'a jamais étéé une nation yougoslave! NdR]

L'ONG s'est gardée d'intégrer des Etats de l'UE, car Bruxelles a d'ores-et-déjà assuré qu'aucun des 28 ne sera inscrit sur liste noire. Oxfam estime pourtant que quatre d'entre eux méritent d'être considérés comme des paradis fiscaux.

On retrouve alors l'Irlande, au milieu du bras de fer entre Apple et la Commission européenne. Le Luxembourg, déjà éclaboussé par les révélations des "LuxLeaks". L'île de Malte, déjà au cœur des "Malta Files" puis des "Paradise Papers", tout comme les Pays-Bas, dont le système de double domiciliation permet à des grands groupes de s'affranchir de l'impôt en Europe et dans leur pays d'origine.

Oxfam critique d'ailleurs ce choix de Bruxelles de ne pas cibler les acteurs présents à l'intérieur de ses frontières :

"Cette approche nuit considérablement à la crédibilité du processus, car plusieurs États membres comme l'Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas figurent parmi les paradis fiscaux les plus puissants au monde."

 

Quid des sanctions ?

Établir une liste noire est une chose, mais pour garantir l'efficacité du dispositif, encore faut-il prévoir des sanctions. Jusqu'à présent, la Commission européenne s'est contentée d'une liste non-publique d'une cinquantaine de pays identifiés comme "suspects" en matière de transparence fiscale. L'objectif était d'entrer en contact avec les Etats concernés pour les inciter à modifier leur législation et de sanctionner ceux qui s'y refusaient.

Les "Paradise Papers" forcent Bruxelles à agir plus rapidement, d'où la publication prochaine de cette liste noire. Pour l'instant, le cadre des sanctions n'a pas été dévoilé. Plusieurs pistes sont à l'étude, "comme une privation des fonds européens pour les pays ciblés, ou des sanctions pour les entreprises qui transfèrent des sommes vers un pays désigné comme paradis fiscal par la liste noire", selon Europe 1.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a pour sa part proposé sur France 2 que les "États qui n'apportent pas les informations nécessaires pour lutter contre l'évasion fiscale n'aient plus accès aux financements des grands organismes internationaux comme le FMI ou la Banque mondiale".

Pour d'autres, le fait de figurer sur une liste noire publique est déjà une sanction en soit, car cela ternit l'image du pays vis-à-vis de ses partenaires internationaux.

350 milliards d'euros par an

Les "Paradise Papers" ont permis d'affiner le montant estimé de l'évasion fiscale. D'après les calculs de l'économiste français Gabriel Zucman, professeur à l'université de Berkley (Californie) et auteur des rares travaux sur les paradis fiscaux, 350 milliards d'euros échappent chaque année aux administrations fiscales. Ces pertes se chiffrent à 120 milliards d'euros pour l'Union européenne et 20 milliards pour la France.**

Oxfam rappelle que ces scandales fiscaux ne nuisent pas seulement aux pays européens. "On estime que les pays en développement perdent environ 100 milliards de dollars par an à cause de l'évasion fiscale des entreprises", souligne l'organisation. "Un tiers de ce montant suffirait à lui seul pour financer les soins de santé essentiels qui permettraient d'éviter la mort de huit millions de personnes."

________________

*Albanie, Guam Niué, Ancienne république yougoslave de Macédoine, Hong Kong, Oman, Anguilla, Îles Caïmans, Palaos, Antigua-et-Barbuda, Îles Cook, Serbie, Aruba, Îles Féroé, Singapour, Bahamas, Îles Marshall, Suisse, Bahreïn, Île Maurice, Taiwan Bermudes, Îles Vierges Britanniques, Trinité-et-Tobago, Bosnie Herzégovine, Îles Vierges des États-Unis, Vanuatu, Curaçao, Jersey, Émirats arabes unis, Monténégro, Gibraltar, Nauru, Groenland et Nouvelle Calédonie.

https://www.latribune.fr/economie/international/paradis-fiscaux-quatre-pays-de-l-union-europeenne-meritent-d-etre-sur-liste-noire-selon-oxfam-759371.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171128

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**Les chiffres avancés sont visiblement sous- estimés: rien que pour la France, d'autres études font état de 80 milliards de pertes par an...  P.G.

Posté par UPR Creuse à 09:23 - - Permalien [#]
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