dimanche 15 avril 2018

Les médias sans vergogne

TRIBUNE LIBRE /

TL FAKE NEWS

13 avril 2018
Source: Vilain petit canard

Tout est bon pour tenter d’enrayer l’inéluctable défaite des terroristes de Jaïch al Islam et de leurs parrains occidentaux, les bonnes fées qui les soutiennent financièrement et leur tiennent lieu de force aérienne en Syrie.

Pourtant, la guerre est perdue, même un enfant le comprendrait. Mais comprendre n’est pas accepter. Les USA ne peuvent se résigner à l’idée qu’ils ne pourront plus, désormais, se placer en véritables démiurges, façonnant le destin du monde, et détruisant à loisir les États souverains au gré de leurs intérêts. Et les caniches — tenus tout autant par leur alliance mortifère à l’OTAN qu’à son versant économique, l’Union Européenne — aboient avec leur maître, tirant même sur la laisse pour lui montrer combien ils sont combatifs et fidèles compagnons.

f1d456e600e38d60282cac7d4b784b68

Dans un sursaut désespéré, l’alliance de bric et de broc tente le tout pour le tout, jouant une partie de poker menteur dont les cartes ont déjà été rebattues cent fois déjà, dans l’espoir de faire reculer la Russie, qui campe fermement sur ses positions, sûre de son bon droit. L’affaire Skripal, c’était juste l’échauffement, histoire de voir jusqu’à quel point les médias pouvaient raconter n’importe quoi sans que personne n’y trouve rien à redire; et de ce point de vue, il est vrai qu’en examinant attentivement l’alignement des médias, on n’aurait pas vu une oreille dépasser.

La première chaîne de radio francophone de Belgique en flagrant délit de mensonge

Par la voix du journaliste Daniel Fontaine, dans l’émission soir première, et plus précisément lors du journal de 18h, qui lisait son texte :

Elle (la Russie, ndlr) accuse les casques blancs, l’organisation de sauveteurs Syriens, dans les zones rebelles, d’avoir mis en scène cette attaque chimique, pour les caméras. Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé, affirme que 70 personnes sont bien mortes, samedi, dans des caves, à Douma. La majorité des victimes présentaient des symptômes d’exposition à des agents chimiques (…)

Écoutant tout d’abord d’une oreille distraite les gazouillements du journaliste se livrant à son activité favorite — la propagande — je n’en crûs pas mes oreilles, tout d’abord. Avait-il bien parlé de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ? L’affaire Skripal nous a montré, s’il le fallait encore, que les journalistes sont passés maîtres dans l’art de la suggestion, ainsi, je pense que bon nombre d’auditeurs/téléspectateurs restent, encore aujourd’hui, persuadés que Sergueï Skripal et sa fille sont morts, empoisonnés par un agent innervant.

oms

Dès qu’il a été disponible sur la plateforme, j’ai été réécouter l’extrait en question, accessoirement accompagné des images tournées par les caméras du studio. Et aux alentours de 18h03, il prononce exactement les mots figurant dans la citation ci-dessus, en prenant un soin tout particulier à articuler Organisation Mondiale de la Santé, comme pour l’enfoncer mieux dans la masse gélatineuse du cerveau de ses auditeurs.

Or Douma, au moment des faits (supposés) était aux mains des rebelles de Jaïch al Islam, qui sont parmi les plus fanatiques des rebelles takfiristes ayant combattu le régime Syrien : quelle ONG prendrait le risque d’y avoir une antenne ? Certainement pas les Nations Unies, pas même MSF, pas même la Croix-Rouge.

Je suis donc parti en quête de la dépêche ou du communiqué sur lequel ces affirmations se basaient. Je n’ai pas eu à chercher longtemps, il s’agissait d’un communiqué de l’OMS, daté du même jour, le 11 avril, qui disait ceci :

L’Organisation mondiale de la Santé est profondément alarmée par les rapports soupçonnant l’utilisation de produits chimiques toxiques dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale.

Selon les rapports des partenaires du groupe de responsabilité sectorielle Santé, on estime qu’au cours du bombardement de Douma samedi, 500 patients se sont présentés dans les établissements de santé avec des signes et symptômes correspondant à une exposition à des produits chimiques toxiques, en particulier des signes d’irritation sévère des muqueuses, d’insuffisance respiratoire et de troubles du système nerveux central chez ceux qui ont été exposés.

L’OMS précise donc d’emblée que cette information lui est parvenue via « les rapports des partenaires du groupe de responsabilité sectorielle Santé ». En creusant un peu, sur les sites de presse, on comprend que ces « partenaires » sont, nommément :

  • La Syrian American Medical Society
  • Les casques blancs

49748cf4-f623-45c2-985d-56c92b573b41

Faut-il préciser que les casques blancs sont à l’objectivité ce que Boris Johnson est à l’honnêteté intellectuelle ? On ne compte plus les manipulations avérées de ces soi-disant sauveteurs, qui ne sont qu’une émanation des services secrets britanniques destinées à donner une apparence de respectabilité à la rébellion. Sauveteurs devant les caméras, terroristes quand les projecteurs sont éteints. [Note d’Entelekehia : et la Syrian American Medical Society est un organisme régulièrement dénoncé comme une émanation d’al-Qaïda, encore récemment dans un article du journaliste Max Blumenthal]

N’est-il pas dès lors pour le moins étrange que la RTBF confonde les casques blancs avec rien moins que l’OMS ? N’allez pas croire une seconde que ce soit une erreur, il s’agissait bien de donner à cette information toutes les apparences de la légitimité, quitte à violer allègrement les règles les plus élémentaires de la déontologie journalistique.

D’ailleurs, l’immense majorité des médias a relayé la même version dans un parfait unisson, ce qui indique, comme dans l’affaire Skripal d’ailleurs, qu’on n’a pas affaire à des dérapages, mais à une manipulation délibérée et parfaitement orchestrée.

Par Philippe Huysmans
Source: Vilain petit canard

https://arretsurinfo.ch/les-medias-sans-vergogne/

BASE 14 995X225

En France également, de nombreux médias se sont clairement positionnés pour une intervention militaire en Syrie, sur la base des mêmes allégations mensongères...  

Voir par exemple nos publications:

Les médias américains exigent une agression à grande échelle contre la Syrie

Quels effets aurait une intervention occidentale en Syrie ?

D'autres par contre, mais c'était plus rare, ont au moins donné la parole à une autre version, comme par exemple:

Pourquoi la France ne doit pas s’associer aux frappes en Syrie

Vidéos du jour

La réalité du conflit syrien face à Bourdin, par une experte en géopolitique ! (12/04/18)

P.G.

AFFICHE FL PROPAGANDE SYRIE

Posté par UPR Creuse à 08:27 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

[RussEurope-en-Exil] Syrie : frappes à dingues ?

Article rédigé juste avant les frappes du trio US/UK/France

TL SAPIR PREUVES

TRIBUNE LIBRE / J. Sapir

L’attitude ce certains pays occidentaux, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne au sujet de la Syrie soulève de nombreux problèmes. Ces pays, sur la base d’accusations d’emploi de gaz qui sont loin d’être prouvées, veulent faire des frappes sur des objectifs tant militaires que civils pour « punir » le régime syrien. Quand on connaît la cruauté et la brutalité du régime syrien, l’accusation est plausible*. Mais, il convient de rappeler que d’autres accusations précédentes le visant ont été démenties[1], et que les groupes s’opposant au régime, qui ne sont pas moins cruels ni moins brutaux que le régime et cela sans même parler de DAECH, ont développé et usé eux aussi d’armes chimiques. Ils portent la responsabilité de certaines des attaques chimiques qui ont été perpétrées durant cette guerre.

Cette attitude des trois pays occidentaux soulève, de plus, la question du respect du droit international. S’ils effectuaient des bombardements, dans la situation actuelle, cette action serait clairement illégale.

Les « preuves » et le précédant de 2003

30624202_1590751401021602_90312927327813632_n

Les accusations concernant une attaque chimique dans le secteur de la ville de Douma se sont multipliées depuis ces derniers jours. Mais, des éléments irréfutables n’ont pas été présentés au public. La Russie prétend que cette attaque n’a pas existé, et qu’elle relève d’un montage de l’un des groupes combattant à Douma[2]. Il convient de rappeler que des soldats russes ont pu se rendre dans la ville de Douma, qui a été reprise par les forces de Bachar-el-Assad. Devant cette situation, Emmanuel Macron, lors de son interview de jeudi 12 avril, a affirmé détenir des preuves. Néanmoins, depuis le scandale des affirmations américaines et britanniques à l’ONU au sujet des armes de destruction massive soi-disant détenues par l’Irak, ce genre d’affirmation n’est plus recevable. L’ancien secrétaire d’Etat américain, M. Colin Powell a reconnu, depuis, le mensonge, et indiqué qu’il avait été manipulé par une frange des services secrets[3]. De même, il a été prouvé que Tony Blair, le Premier ministre britannique avait lui aussi menti[4].

1239422_387393998056511_1012425107_n

Ce précédent a durablement invalidé la parole publique des responsables politiques. Emmanuel Macron dispose peut-être de preuves irréfutables. Mais, il ne peut être cru sur parole. Ces preuves, il doit les montrer à l’opinion, et les soumettre à critique et discussion. Faute de faire cela, il ne pourra emporter aucune conviction. Nous en sommes donc là.

Or, c’est sur la base de cette accusation, dont on mesure la fragilité, que ces trois pays veulent attaquer un pays souverain. Il y a là un problème politique évident. C’est ce qui explique que d’autres pays européens, et en particulier l’Allemagne et l’Italie aient refusé de s’associer à cette attaque. Face à cette menace, la Russie a menacé d’abattre les missiles et de frapper les bases d’où ils auraient été tirés si des soldats russes étaient blessés lors de ces frappes. Non seulement nous sommes en présence d’un acte irréfléchi de la part de ces trois pays occidentaux, mais aussi d’un acte très dangereux.

Quelle rationalité ?

De nombreux commentateurs se sont étonnés que le régime de Bachar-el-Assad utilise ce type d’armes alors qu’il est en train de gagner la guerre, mi-civile, mi intervention étrangère. C’est un argument à prendre en compte. Aucune raison militaire ne militait pour l’emploi de gaz à Douma. Mais, il convient aussi de dire que l’on ne sait pas à quel point le régime syrien contrôle ses forces armées. De plus, le rôle politique de ces gaz peut être de terroriser une fraction de la population. La motivation qui sous-tendrait un possible usage de ces gaz par les forces de Bachar-el-Assad n’apparaît donc pas clairement[5]. Quels que soient les motifs possibles, le régime syrien savait que s’il commettait cet acte une riposte des Etats-Unis, comme en 2017, était probable. Par contre, s’il s’agit d’une provocation menée par les groupes combattant Assad, la motivation apparaît plus clairement. Aux abois, ces groupes n’ont guère d’autre choix que de chercher à tout prix à internationaliser le conflit. Il convient donc de garder cela en tête avant que de se précipiter dans une logique d’intervention et de bombardements.

7789722378_bachar-al-assad-president-syrien-en-juin-2009

Car la guerre, et l’on se souvient de la formule de Clausewitz, aussi cruelle qu’elle soit, doit toujours servir une politique. La guerre est toujours la poursuite de la politique par d’autres moyens. Or, quelle est la politique des Etats-Unis et de leurs alliés ? La perspective d’un renversement pas la force de Bachar-el-Assad n’a plus aujourd’hui la moindre crédibilité. On voit bien ici que des frappes n’auraient pas d’autres justification que la vengeance et le fait de vouloir faire mal au régime. La stupidité de cette attitude est évidente.

Des voix protestataires

Il convient alors de revenir sur ce que seraient les « buts de guerre » des Etats-Unis et de leurs alliés. L’économiste Jeffrey D. Sachs, qui n’est pas un de mes amis et dont j’ai dénoncé la politique quand il conseillait Boris Eltsine et Yegor Gaïdar en Russie, décrit très bien les contradictions de la politique des Etats-Unis dans une vidéo[6]. Ce que dit Jeffrey Sachs est intéressant à plus d’un titre, et ne serait-ce que parce qu’il était bien placé auprès de l’appareil d’Etat américain[7]. Il commence à expliquer que les Etats-Unis ont fait une erreur stratégique il y a 7 ans de cela, et que la CIA (avec l’aide de l’Arabie Saoudite) cherchait à renverser Assad. Puis, pour décrire les réseaux qui poussaient (et qui poussent toujours) à la guerre il emploie la formule de « Permanent State ». C’est, en un sens, ce que l’on pourrait appeler la « bureaucratie », mais dans un sens plus pervers ; cette formule désigne en fait aussi ce que le Président Eisenhower appelait en son temps le « complexe-militaro-industriel »[8], mais un « complexe » où l’idéologie jouerait certainement un rôle plus important. Enfin il conclut en appelant Donald Trump à se fier à son instinct qui lui conseillait de se dégager au plus vite du bourbier Syrien.

20110529_163

Les propos de Jeffrey Sachs sont à mettre en parallèle avec ceux de nombreux hommes politiques en Europe, de Jeremy Corbyn et Jean-Luc Mélenchon à gauche à Matteo Salvini ou Jacques Myard et Gérard Longuet à droite. De fait, l’intervention militaire que veulent nos hystériques va-t-en-guerre, que ce soit BHL, Hollande ou Macron et ses soutiens n’aurait pas d’autres résultats que de faire monter la tension jusqu’à des extrêmes et de nous mettre hors-jeu quant à l’avenir du Moyen-Orient.

La politique française : hors-jeu ou inclusion ?

Car, et il n’en faut pas douter, Bachar-el-Assad a gagné. Certains en seront soulagés, d’autres le regretteront, mais cette victoire est désormais incontestable. Il a gagné militairement cette guerre, mais il n’a pas encore gagné la paix. Et l’on peut douter qu’il soit en mesure de la faire, du moins tant qu’il restera dans la situation actuelle.

59ccdbd2488c7b83088b4567

Si la France a un objectif, ce devrait être justement celui-là : se réinsérer dans le jeu politique du Moyen-Orient pour pouvoir peser sur la paix qui vient, et garantir que le jihadisme soit réellement vaincu mais aussi qu’une situation acceptable soit faite aux minorités, tant cultuelles que politiques. On comprend bien que cela constituera – s’il est possible de le mettre en place – la meilleure garantie pour que le jihadisme ne puisse revenir. Contribuer à une paix réelle, à une paix qui passe par des compromis, mais aussi par la reconnaissance des droits des kurdes, envers qui nous avons une vieille dette, telle devrait être l’objectif de la France, car cette objectif est le seul qui associe tant les principes démocratiques que les conditions de notre sécurité. Cet objectif, de plus, est le seul qui soit compatible avec le droit international. Or ce droit, tout imparfait et limité qu’il soit, reste le meilleure garantie de stabilité au niveau mondial.

otan-ue-20170720

Nous avons donc le choix entre une politique qui renforcera notre exclusion de la zone du Moyen-Orient, car nous n’avons pas les moyens de présence des Etats-Unis, et qui fragilisera notre sécurité, et une politique d’inclusion. Mais, cette dernière ne peut se mener que dans un dialogue avec la Russie et l’Iran. On peut d’ailleurs constater que l’attitude, bien plus prudente, de l’Allemagne, tend en réalité vers cela. Il convient donc de rouvrir un véritable dialogue politique tant avec la Russie qu’avec l’Iran, et pour cela commencer à se détacher du cadre de l’OTAN qui nous enferme et qui nous contraint. Il convient aussi d’apporter dans ce dialogue nos moyens et notre capacité économique pour la reconstruction de la Syrie et, au-delà, de l’Irak. Car, reconstruire un pays est une chose que nous savons faire et ce certainement mieux que les Etats-Unis.

Mais, choisir cette stratégie d’inclusion implique de fermer la porte aux options militaires irréfléchies et irresponsables. Il ne semble pas que notre Président, Emmanuel Macron l’ait compris.

Notes

[1] Voir l’analyse des déclarations du Secrétaire à la défense des Etats-Unis James Mattis, http://www.newsweek.com/now-mattis-admits-there-was-no-evidence-assad-using-poison-gas-his-people-801542

[2] Voir https://francais.rt.com/international/49727-moscou-detient-preuves-irrefutables-que-attaque-chimique-ghouta-mise-en-scene et https://fr.sputniknews.com/international/201804131035935022-moscou-attaque-presumee-douma/

[3] Voir http://www.nti.org/gsn/article/powell-blames-himself-iraqi-wmd-speech-un/ Voir aussi https://www.huffingtonpost.com/jonathan-schwarz/colin-powell-wmd-iraq-war_b_2624620.html

[4] Voir https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/chilcot-report-inquiry-tony-blair-iraq-war-weapons-of-mass-destruction-evidence-verdict-a7122361.html

[5] Voir l’interview de Peter Ford, l’ancien ambassadeur de Grande-Bretagne en Syrie, https://www.youtube.com/watch?v=3j_Z1f84Ps8

[6] https://www.youtube.com/watch?v=-vwKk4pADCw&app=desktop

[7] Sur les liens de Sachs avec l’appareil d’Etat démocrate, voir le chapitre 1 de Sapir J., Les économistes contre la démocratie, Paris, Albin Michel, 2002.

[8] https://www.history.com/this-day-in-history/eisenhower-warns-of-military-industrial-complex

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-syrie-frappes-a-dingues-par-jacques-sapir/

BASE 14 995X225

*Commentaire relevé sur le site:

« Quand on connaît la cruauté et la brutalité du régime syrien » : bla-bla conformiste. Le pouvoir syrien résiste, et il incarne une nation qui résiste à l’impérialisme.
De toute façon, « Bachar al-Assad a gagné » ; quant à gagner la paix, les Russes notent que c’est au moment où se dessinait un avenir de paix que les agresseurs ont frappé la Syrie.
https://www.rt.com/news/424096-syria-strike-peaceful-future/

Après les diplomates : Haley, Pierce, Delattre, les dirigeants : Trump, May, Macron. Elle s’allonge, la liste des criminels contre la paix.

116653612_o

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

mardi 3 avril 2018

La puissance de l’ombre

On savait, depuis les attentats de janvier 2015, la France rongée par un mal souterrain. Les théories du complot, ces « ferments de haine et de désintégration de notre société », commencent à « miner notre jeunesse », disait-on alors (1). Un second ingrédient est venu s’ajouter à la menace : les fake news, ces « fausses informations » principalement diffusées sur Internet qui saperaient notre démocratie et nécessiteraient une mobilisation générale.

TL FAKE NEWS COMPLOT

Le tocsin fut sonné en janvier 2018 par la parution d’un sondage prétendant que « huit Français sur dix adhèrent à une théorie du complot ». Sa méthodologie est si discutable qu’il s’apparente lui-même à une fake news (lire « Un sondage sur mesure »). Peu importe : les journalistes s’engouffrent dans la brèche. « Fake news, théories du complot, comment lutter ? », s’interroge France Inter le 11 janvier 2018. « Fake news et théories du complot : et si elles nuisaient (aussi) à vos études ? », décline le magazine L’Étudiant (6 février 2018). L’affaire est jugée assez sérieuse pour que le président Emmanuel Macron envisage de « faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles (2) ». Et pour que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), qui en connaît un rayon sur le sujet, publie un rapport sur « les fausses informations en ligne » et leurs « implications sécuritaires » (3). En ligne de mire, la Russie, accusée de vouloir déstabiliser l’Occident.

COMPLOTEUR ORDI

Il existe bien des raisons de combattre le conspirationnisme. Stérile sur le plan politique, l’adhésion aux bobards numériques témoigne des progrès d’un relativisme qui met dans le même sac des croyances alimentées par des marchands de peur et des connaissances scientifiques éprouvées ; des rumeurs propagées à la sauvette et des faits vérifiés, comparés, analysés ; des théories aux fondations bancales et des hypothèses rationnelles.

La soudaine passion médiatique pour la vérité peut toutefois surprendre. Après tout, les journalistes et les dirigeants politiques se sont longtemps accommodés de certains mensonges, du bourrage de crâne de la Grande Guerre aux armes de destruction massive de Saddam Hussein. Et ils s’en accommodent encore. En décembre 2016, le journal de France 2 « révélait » l’existence d’un bar interdit aux femmes à Sevran, générant d’interminables débats sur la montée du communautarisme, et des menaces de mort pour le gérant du lieu. Trois mois plus tard, un reportage du Bondy Blog démonte la supercherie (4) : l’établissement n’est pas un repaire d’islamistes, il sert de l’alcool et accueille des clientes — ce que confirment trois autres enquêtes, du Monde, d’Ouest-France, et de France Bleu.

Tant pis, l’« information » est dans la nature et chacun peut continuer de s’y référer. Ainsi, le 6 janvier 2018, Nathalie Saint-Cricq, chroniqueuse à France 2, évoquait toujours ce « café dans lequel les femmes n’ont pas le droit d’entrer ». C’était lors de la journée « Toujours Charlie » organisée par le Printemps républicain. Nombre de journalistes, de dirigeants politiques, d’intellectuels patentés étaient présents ; l’événement fut largement couvert. Mais personne ne dénonça un rassemblement de benêts crédules colportant des ragots.

attention-complot-Dortiguier-llp-2

On observe le même déséquilibre avec l’accusation de complotisme. Depuis l’élection de M. Donald Trump, de vénérables journaux traquent à longueur de colonnes le moindre « détail troublant » susceptible d’accréditer l’idée d’une machination russe contre la démocratie américaine. Rien ne peut les convaincre. Si un élément vient affaiblir une de leurs théories, ils en échafaudent une nouvelle… comme les sceptiques quant à la « version officielle » du 11-Septembre (5). Qui accuse le New York Times, le Washington Post ou CNN de conspirationnisme ?

Ainsi va la vie des fausses informations sur lesquelles s’édifient des théories du complot. Si elles sont diffusées par des dirigeants politiques ou des journalistes autorisés, on les présente comme de simples erreurs ; on s’excuse, puis on oublie. Mais, quand le mensonge vient d’un obscur site Internet ou d’une officine jugée « extrême », il devient une menace pour la démocratie. On s’offusque de la naïveté d’individus peu éclairés et on leur enjoint de revenir dans le droit chemin.

maxresdefault

Or cette prétention à séparer le bon grain de l’ivraie constitue l’une des sources du problème. Depuis la fin de la guerre froide, les grands médias ont voulu s’arroger le monopole du discours légitime, imposer le cadre du débat, exclure de l’arène publique toute pensée critique, qualifier de populiste ou de démagogue quiconque remettait en cause l’ordre dominant. Ce magistère a fait son temps. Les connivences de plus en plus aveuglantes entre médias, pouvoir politique et milieux d’affaires ont fini par jeter le discrédit sur cette parole officielle. Si les journalistes se montrent empressés avec les puissants au point de taire leurs turpitudes, pourquoi ne mentiraient-ils pas sur autre chose — l’existence d’un vaste complot, par exemple ? Après tout, l’histoire contemporaine est parsemée de machinations véritables, et la vérité fut souvent tapie dans l’ombre…

Les receleurs de conspirations se nourrissent de cette méfiance pour propager leurs fariboles. Un nouveau cercle de la raison tracé par les pourfendeurs des « fausses informations » ne ferait qu’accroître le nombre de leurs clients.

Benoît Bréville

(1Propos tenus respectivement par Mme Fleur Pellerin, alors ministre de la culture, et par Mme Najat Vallaud-Belkacem, son homologue de l’éducation nationale.

(2Vœux à la presse, 3 janvier 2018.

(3« Digital Hydra : Security implications of false information online » (PDF), NATO Strategic Communications Centre of Excellence, Riga, novembre 2017.

(5Lire Aaron Maté, « Ingérence russe, de l’obsession à la paranoïa », Le Monde diplomatique, décembre 2017.

https://www.monde-diplomatique.fr/mav/158/BREVILLE/58515

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mercredi 21 mars 2018

Navalny : l’invention du “principal opposant politique” russe

BASE 14 995X225

Article publié juste avant l'élection russe. Analyse confirmée par les résultats officiels!  P.G.


tl navalny

Cela fait plus d’un an que l’AFP intoxique gravement toute la presse avec comme élément de langage « Alexeï Navalny est le principal opposant à Vladimir Poutine » (Sources 1,2,3,4,5,6) :

Ce serait bien que l’AFP justifie sa position qui consiste à qualifier Navalny de « principal opposant ». En effet, selon les sondages, il semble plutôt que ce dernier recueille entre 2 et 3 % des intentions de vote, loin derrière l’extrême droite et les communistes (sources : Levada plutôt proche de l’opposition, Romir représentant local de Gallup) :

Encore qualifié aujourd’hui de “juriste charismatique” par l’AFP, il faut savoir que Navalny dénonce (à juste titre) la corruption en Russie. Mais il ne cache pas ses penchants extrémistes, comme dans cette vidéo qu’il a réalisée, où il tue un Tchétchène pour vanter le port d’armes.

Lien vers la vidéo

Son fait d’armes majeur fut les manifestations de mars 2017, qualifiées de “manifestations monstres” dans la presse française, alors qu’elles n’ont réuni que quelques milliers de manifestants, majoritairement jeunes, à Moscou, ville qui regroupe 12 millions d’habitants (Source : Le Figaro)

En octobre, il n’a rassemblé qu’un millier de manifestants à Moscou, et 5 000 à Saint-Pétersbourg. RFI a parlé de « succès d’estime », alors que même les journaux d’opposition en Russie parlaient d’échec. (Sources : RFI, Courrier International)

Bref, il est bien triste de voir nos médias soutenir des personnalités aussi douteuses.

https://www.les-crises.fr/navalny-l-invention-du-principal-opposant-politique/

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Regardez bien cette vache : c’est un radar, et il débarque sur nos routes !

On sait depuis longtemps qu’ils prennent les automobilistes pour des vaches à lait, mais de là à inventer des radars vaches !!! B.D.


 

ACT RADARS VACHES

L’ère des radars pédagogiques semble en grande partie révolue et les contraventions qui leur sont liées connaissent une chute nette depuis quelques mois. En revanche, de nouveaux radars camouflés de dernières générations offrent des résultats record sur l’année 2017 !

Pour comprendre toute l’histoire, en 2015 déjà, nos confrères de « L’Écho De La Boucle » nous apprenaient qu’au total, six prototypes étaient testés sur les routes de France, et en particulier dans le Doubs, le Jura, et en Côte d’Or. Mais initialement prévu pour l’été 2016, les résultats des essais n’étaient pas satisfaisants. Les chiffres de l’année 2017 ont en revanche fait pencher la balance dans le sens de la prévention. Conséquence : pas moins de 500 « radars-vaches » seront dispersés sur l’ensemble de l’hexagone au 1e juillet 2018 !

Utilisés depuis 2013 en Italie et en Autriche, ces bijoux technologiques forcent les automobilistes à se méfier de toutes les vaches en bordure de route, et forcement, de ralentir ! Selon Pierre Blanchatre, délégué titulaire à la Sécurité routière, « Les nouveaux radars devraient être placés dans des zones potentiellement accidentelles, en particulier sur les Routes Nationales et Départementales limitées à 90 km/h, prochainement à 80 km/h. ». […] « Les recettes automatisées des radars devraient dépasser le milliard en 2018 ».

Certaines communes ont d’ores et déjà été invités [sic] à opérer certaines adaptations en fonction de la faune domestique locale, les radars-vaches seront vraisemblablement, si l’environnement le permet, implantés dans des champs, en bordure de route, et accompagnés de vraies vaches !

Les mordus de vitesse sont prévenus, il faudra maintenant lever le pied même sur les routes les moins fréquentées !

http://bmf-news.com/2018/03/10/regardez-bien-cette-vache-cest-un-radar/

BASE 14 995X225

Cette info circule sur les réseaux sociaux. BFM (?) pourvoyeur de "fake news"? Difficile en effet de croire à une telle boufonnerie... Il y a des petits malins qui s'amusent bien, semble- t- il...  P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 19 mars 2018

Mounir Mahjoubi admet que RT ne relaie pas de «fake news» mais que son «état d'esprit» dérange

Alors que LREM accuse régulièrement RT France de fausses informations, le secrétaire d'Etat au Numérique avoue que c'est «plutôt un état d'esprit» qui dérange le parti présidentiel. Un «état d'esprit» qui serait trop «négatif» à l'égard du président.

ACT MOUNIR FAKE NEWS

Dans une interview accordée à la chaîne Arte en début d'année dernière et diffusée le 13 mars dernier, Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique d'Emmanuel Macron à l'époque et désormais secrétaire d'Etat au Numérique, a livré sa vision de RT France. Si ces quelques mots sont passés relativement inaperçus, leur implication est pourtant considérable. Ils contredisent en effet les accusations répétées à l'envi par La République en marche (LREM) contre RT France depuis plus d'un an.

Alors que le journaliste, qui admet lui-même du bout des lèvres que les nombreuses accusations de mensonges portées contre RT ne correspondent pas à la réalité, demande à Mounir Mahjoubi s'il peut citer des exemples de «fake news» relayées par RT ou Sputnik, celui-ci répond : «C'est plus ensuite un état d'esprit permanent.» En d'autres termes, sans doute conscient qu'ils n'en ont jamais diffusées, Mounir Mahjoubi explique que les griefs que son parti nourrit contre les journalistes de RT ne concernent pas des fausses informations... mais une ligne éditoriale qui ne serait pas favorable au président.

Mounir Mahjoubi explique en effet : «Dans plus de 90% des cas, toutes les informations au sujet d'Emmanuel Macron vont montrer une perception négative ou sombre du candidat, et plus de 90% des informations qui vont concerner Marine Le Pen vont être des informations laudatives, qui vont la mettre en avant, montrer son courage». Derrière ces chiffres qui ne s'appuient sur rien d'autre que son propre sentiment, le reproche adressé à RT est donc bel et bien de ne pas relayer une image suffisamment positive à ses yeux d'Emmanuel Macron.

arton57983

Cet aveu est d'autant plus étonnant si on le confronte à la position de LREM en avril 2017, alors que des journalistes de RT venaient d'être interdits d'accès au QG de campagne d'Emmanuel Macron par son équipe. Un porte-parole du parti expliquait alors que le problème était bien la fabrication «méthodique» d'«informations mensongères» dont il était convaincu que RT était à l'origine. A l'époque, le fameux «état d'esprit» de RT, jugé trop peu macronien, ne semblait pas remettre en cause le droit de nos journalistes à exercer leur métier – «sinon on n’accréditerait pas Valeurs actuelles», allait jusqu'à préciser le porte-parole de LREM.

Résumons donc. D'un côté, Mounir Mahjoubi reconnaît que le défaut de RT France serait son «état d'esprit» trop négatif à l'égard du président, et non de la propagation de prétendues «fake news». De l'autre, LREM assure ne s'en prendre qu'aux propagateurs de «fake news» et non à ce qu'elle croit identifier comme un «état d'esprit» négatif à l'égard du président. Faut-il alors en conclure que LREM est désormais réconciliée avec RT France et reconnaît à ses journalistes le droit d'exercer librement leur profession ?

https://francais.rt.com/rt-vous-parle/48850-etat-desprit-mounir-mahjoubi-admet-rt-france-relaie-pas-fake-news-etat-esprit-derange

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

vendredi 16 mars 2018

L'ONU accuse Facebook d'avoir alimenté la crise des Rohingyas en Birmanie

fake-news ANNONCE

Voici un article qui vous explique ce qui arrive dans des pays qui n'ont pas la chance, comme nous, d'avoir un "decodex" et un gouvernement qui veille à chasser les "fake news".


 

Les experts des droits de l'Homme des Nations unies qui enquêtent sur un possible génocide contre les Rohingyas en Birmanie ont déclaré, lundi 12 mars, que Facebook avait joué "un rôle déterminant" dans la propagation de discours de haine dans le pays. Là-bas, plus de 30 millions de Birmans utilisent Facebook, la plupart d'entre eux ne sachant ni comment naviguer sur Internet, ni débusquer les fausses nouvelles, notamment celles relayées par un moine bouddhiste hyperactif sur les réseaux.

PROP BIRMANIE

Facebook a joué "un rôle déterminant" dans la propagation de discours de haine en Birmanie, selon des experts des droits de l'Homme des Nations unies qui enquêtent sur un possible génocide contre les Rohingyas dans ce pays. Pourtant, le mois dernier, le réseau social disait œuvrer régulièrement au retrait de discours de haine en Birmanie et désinscrire ses abonnés partageant de tels contenus.

Le réseau social n'a, pour l'heure, pas commenté ces accusations.

"Tout passe par Facebook"

S'exprimant devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève, l'enquêtrice Yanghee Lee a affirmé que les atrocités commises contre les musulmans Rohingyas "portaient les marques d'un génocide" et a appelé le Conseil a mettre sur pied une instance pour réunir les preuves en vue de potentiels procès. Pour rappel, plus de 650.000 Rohingyas ont fui l'État de Rakhine (Arakan) pour rejoindre le Bangladesh depuis que des attaques menées, en août dernier, par des rebelles Rohingyas contre l'armée et la police birmanes, ont provoqué une féroce campagne de répression contre cette minorité musulmane.

wirathu-birmanie

Elle a également conforté les accusations de Marzuki Darusman, président de la mission internationale indépendante d'établissement des faits mandatée par l'ONU, concernant le rôle de Facebook dans la propagation d'articles haineux et de désinformation, en pointant le fait que "tout passe par Facebook en Birmanie".

 "Il est utilisé pour transmettre des messages à la population mais nous savons aussi que les bouddhistes ultranationalistes ont leurs propres pages et se livrent à de l'incitation à la violence et à la haine contre les Rohingyas et d'autres minorités ethniquesJ'ai peur que Facebook se soit maintenant transformé en une sorte de monstre, et pas en ce à quoi il était initialement destiné", a-t-elle ajouté.

Plus de 30 millions d'utilisateurs en Birmanie

Il est vrai que Facebook est très prisé en Birmanie depuis l'essor massif du mobile - d'ailleurs, l'application serait pré-installée sur tous les téléphones portables. C'est ce qu'explique au New York Times Jes Kaliebe, le patron de Phandeeyar, principal centre technologique du Myanmar qui a aidé le réseau social à s'implanter dans le pays. Selon lui, "Facebook est devenu l'Internet de facto de la Birmanie".

fake-news-Dreuz

Dans ce même article, on apprend que les utilisateurs de Facebook ont bondi d'environ 2 millions en 2014 à plus de 30 millions aujourd'hui. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas comment naviguer sur Internet et n'ont donc pas les codes pour repérer les fausses nouvelles. "Je pense qu'il est vraiment important que les gens se concentrent sur l'éducation de cette nouvelle génération d'utilisateurs numériques", ajoute-t-il.

Désinformation, photos de cadavres et insultes

Les "routes de l'info" sont donc grandes ouvertes à la désinformation et à la propagande. En Birmanie, plusieurs ONG dénonçaient déjà l'impact de Facebook dans cette grave crise humanitaire, qualifiée de "nettoyage ethnique" par l'ONU.

b319e804-0ad1-44cd-b10d-8b8c435d2dd6

Un papier du site Numerama met justement en lumière la grande caisse de résonance dont bénéficiait le moine bouddhiste Ashin Wirathu (qualifié de "Hitler birman"), dont le mouvement ultra-nationaliste est interdit en Birmanie depuis mai 2017, sur FacebookSur sa page, il publiait régulièrement des messages hostiles aux Rohingyas, qu'il s'agisse de les accuser de nombreux maux - quitte à verser dans la désinformation à grand renfort de photos de cadavres ou de violence -, ou simplement de les insulter. Sous la pression, le compte de Wirathu a été supprimé fin février car les "normes communautaires interdisent les organisations et les personnes qui promeuvent la haine et la violence", selon un porte-parole du réseau social.

(Avec Reuters)

https://www.latribune.fr/economie/international/l-onu-accuse-facebook-d-avoir-alimente-la-crise-des-rohingyas-en-birmanie-771601.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180313

BASE 14 995X225

Des Boudhistes ultra- nationalistes, des musulmans Rohingyas modérés "rebelles" qui, certes, ont pris les armes contre l'armée et la police, mais de là à les réprimer si "férocement"...Un peuple birman composé de crétins qui "ne savent pas naviguer sur internet". Tous les éléments de langage sont présents, du "discours de haine" au "netoyage ethnique", en passant par le "Hitler birman". On notera au passage l'utilisation récurrente du nom "Birmanie", qui est l'ancien nom colonial du Myanmar, un retour du refoulé?  Les sources? Une enquêtrice, une mission "indépendante", "plusieurs ONG", des "experts" des droits de l'Homme, un article qui mérite largement un prix de déontologie journalistique...  P.G.

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Fake news, les projets du gouvernement

TRIBUNE LIBRE / OJIM

Les effets de la farce des « Fake news », inventée par l’idéologie dominante pour donner une explication à des défaites électorales « immorales » pour la doxa en cours – nommément le Brexit et l’élection de Trump – ne cessent de se propager en cercles qui s’élargissent constamment. Une loi liberticide a déjà été mise en application en Allemagne, le gouvernement d’Édouard Philippe veut suivre la même voie en France. Pour aller où ?

TL OJIM CENSURE

Censurer les réseaux sociaux

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a présenté la future loi comme « nécessaire pour protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures » faisant écho aux propos du Président Macron lors de ses vœux à la presse qui condamnait « les bobards inventés pour salir ». Le Président a confirmé ses intentions lors du dîner du CRIF du mercredi 7 mars 2018, parlant de « combattre les discours haineux ».

Le texte prévoirait une procédure judiciaire d’urgence lors des élections. Un juge pourrait en 48h faire cesser la diffusion de « fausses informations », ordonnant la « suppression du contenu », voire le « déréférencement d’un site » ou même la suppression d’un compte sur un réseau social.

google-censure-2

Ce qui implique la collaboration des GAFA et surtout ce qui les incite à produire en amont leurs propres instruments internes de censure ce qu’ils sont en train de faire à marche forcée. Les réseaux sociaux aussi bien que les fournisseurs d’accès et les plates-formes internet seraient tenus de proposer aux internautes un mécanisme de remontée des « fausses informations », ce que font déjà les polices médiatiques du type Decodex du Monde, financé par Google. Pire « toute personne ayant intérêt à agir » pourrait saisir le juge des référés ce qui permet d’imaginer une belle foire d’empoigne entre sycophantes* professionnels.

Surveiller et punir Russia Today

59fc9c5d09fac2a35e8b4567

Le texte prévoirait un renforcement de l’autorité du CSA sur les chaînes liées à un État étranger ce qui ne concerne en réalité que Russia Today (lancé en France en décembre 2017, jusqu’ici avec un succès limité) et la radio Sputnik tous deux liés à l’agence de presse nationale russe. La convention leur permettant d’émettre pourrait être « suspendue » lors des élections. Suspension veut dire interdiction d’émettre pendant plusieurs semaines.

Mais le CSA pourrait résilier unilatéralement la totalité de la convention qui permet d’émettre sur le câble. Comme la convention de RT signée en 2015 se termine en 2019, année électorale, on imagine que la direction de la chaîne russe sera particulièrement attentive. D’autant que le CSA pourra « tenir compte des contenus électroniques des filiales de la maison mère », autrement dit RT États-Unis.

fake-news-Dreuz

Enfin le Conseil d’État pourrait intervenir lorsque les chaînes passent par le satellite. Tout cet arsenal ne touchera en rien les grandes chaînes américaines grosses productrices de fausses nouvelles comme CNN. Cherchez l’erreur.

https://www.ojim.fr/fake-news-les-projets-du-gouvernement/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-03-13

*

A. − HIST. [Dans la Grèce antique, à Athènes] Dénonciateur professionnel qui assignait en justice des citoyens riches afin d'obtenir une part de leurs biens s'ils étaient condamnés. (Dict. xixeet xxes.).

B. − Littér. Calomniateur, délateur; p. ext., personnage hypocrite, fourbe. (...)

http://www.cnrtl.fr/definition/sycophante

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

vendredi 9 mars 2018

Le gouvernement a transmis sa loi contre les «fake news» aux députés LREM... mais elle a déjà fuité

Le Monde a publié des extraits du projet de loi de lutte contre les «fake news». S'il semble inspiré par l'hostilité de l'exécutif vis-à-vis de RT France, son ambiguïté révèle une volonté bien plus large de contrôler l'information sur Internet.

ACT RT COMPLOT

Le Monde s'est procuré une copie du texte du projet de loi visant à lutter contre les fausses informations, document communiqué par le gouvernement aux députés de La République en marche (LREM) et qui a manifestement fuité. Le texte est disponible dans son intégralité sur le site NextInpact. Les extraits cités par le quotidien du soir ce 7 mars confirment les grandes orientations de cette loi. 

Comme la ministre de la Culture, chargée de ce dossier – le ministère de l'Information n'existant plus depuis 1974 –, l'avait déjà annoncé dans les colonnes du JDD le 4 février dernier, en période électorale, la justice pourra être saisie en cas de diffusion de «fausses informations». Le texte prévoit ainsi, d'après Le Monde, une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et européennes. Un juge pourrait, sous quarante-huit heures, «faire cesser [la]diffusion» de fausses informations, sans préciser selon quels critères serait évaluée la «fausseté» de l'information en question.

google-censure-2

Comment y parvenir sur internet, où les acteurs et canaux de diffusion sont pléthore ? Parmi les pistes, le texte de projet de loi évoque le «déréférencement d’un site[…] ou le retrait des contenus». Il prévoit aussi d'imposer la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux.

«Toute personne ayant intérêt à agir» pourra ainsi saisir le juge en référé, outre le parquet, contre une information qu'elle estimerait fausse.

Les médias étrangers, ou «sous influence», dans le collimateur

Autre point qui a paru important aux rédacteurs de cet avant-projet de loi qui doit encore être débattu et voté par le Parlement avant d'être validé par le Conseil constitutionnel : les médias étrangers.

POUTINE MANIP 4

Selon les extraits cités par Le Monde, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pourrait désormais refuser une convention à une société contrôlée par un Etat étranger, ou selon les termes plutôt vagues utilisés «sous l’influence de cet Etat [si la chaîne] est susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou de participer à une entreprise de déstabilisation de ses institutions, notamment par la diffusion de fausses nouvelles».

Pour Le Monde, ces dispositions, par ailleurs déjà exprimées par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse le 3 janvier dernier, visent directement les médias russes. «Ce volet est inspiré par le cas de la chaîne RT (anciennement Russia Today), accusée par Emmanuel Macron de s’être comportée en organe de "propagande mensongère", ainsi que du site d’information Sputnik, tous deux financés par l’Etat russe», rappelle le quotidien. 

COMPLOTEUR ORDI

Exprimant son intention de combattre «le complotisme et le populisme», Emmanuel Macron a présenté ce projet de loi comme visant à «protéger la vie démocratique». Articulant en même temps des notions telles que «la vérité», ou encore «la liberté d'expression», le président de la République a expliqué que l'Etat souhaitait surveiller la façon dont les informations sont produites et diffusées.

La proposition de loi devrait être présentée par le groupe LREM à l'Assemblée nationale au printemps 2018, avec une première application lors de la campagne des élections européennes de 2019.

https://francais.rt.com/france/48558-projet-loi-gouvernement-contre-fake-news-communique-lrem-deja-fuite

BASE 14 995X225

Tremblez, complotistes et défenseurs de l'axe du mal, Macron is watching you!  P.G.

Posté par UPR Creuse à 07:39 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

jeudi 8 mars 2018

La Ghouta et les idiots utiles du « regime change » (3)

TL BG FAKE SYRIE GHOUTA

 

Pour illustrer cet éditorial que Bruno Guigue a eu l'amabilité de nous proposer, voici un exemple de la manière scandaleuse et mensongère dont l'immonde RT, à la solde du répugnant totalitaire (Ras)Poutine désinforme son peuple ( à défaut de le bombarder) et propage de fausses nouvelles fantaisistes et invérifiables
parmi les plus candides des citoyens occidentaux;

n'hésitant pas à accréditer de sulfureuses Mata-hari complotistes
pour mieux servir leurs élucubrations fantasmagoriques  :

Rania Khalek

Guerre de Syrie:
ce que les médias de la classe dirigeante
ne vous disent pas sur la Ghouta orientale

 

Rania Khalek est une journaliste américaine,
écrivaine et commentatrice politique
basée au Moyen-Orient.


Source RT ( USA ) : Heure de publication: 5 mars 2018 15:30 

 

 

 

 

 
 
 
Alors que les forces gouvernementales syriennes combattent Jaysh al-Islam pour reprendre la Ghouta orientale, les médias occidentaux ont totalement ignoré les atrocités commises par les insurgés, préférant attribuer toute la violence au«régime».

Ils sont encore là, hurlant à propos d'une ville en Syrie qui est reprise par le gouvernement. Cette fois, c'est la Ghouta orientale, une banlieue de Damas et l'un des derniers bastions de l'insurrection islamiste qui a déchiré le pays au cours des sept dernières années.

Avant la Ghouta orientale c'était Alep et avant Alep c'était Madaya et avant Madaya c'était Homs, et ainsi de suite. Tous ces endroits ont été encadrés comme s'il n'y avait pas d'insurgés armés présents, et les autorités syriennes massacraient sans pitié des civils à cause d'une soif de sang affreusement caricaturale. Si les insurgés étaient mentionnés, ils étaient habituellement (et sont toujours) présentés par la presse occidentale comme des rebelles modérés et des combattants de la liberté.

Donc, si votre seule compréhension de la Ghouta orientale vient des médias traditionnels, alors vous avez l'impression qu'il y a un conflit unilatéral entre le gouvernement syrien et ses civils. Mais cette guerre n'est pas si simple.

Les leaders djihadistes

Les "rebelles" responsables de la Ghouta orientale sont une collection de groupes djihadistes, dont le plus puissant est Jaysh al-Islam, ou l'Armée de l'Islam, un groupe salafiste-djihadiste soutenu par l'Arabie Saoudite qui cherche à remplacer le gouvernement syrien par un État islamique (IS, anciennement ISIS). Jaysh al-Islam est extrêmement sectaire et tout aussi méchant dans sa rhétorique, ses tactiques et ses objectifs les mêmes qu'IS. Il se livre à des exécutions publiques et se glorifie publiquement d'avoir fait défiler des civils de la secte minoritaire alaouite en cage dans les rues, en tant que boucliers humains. Le fondateur du groupe, feu Zahran Alloush, a ouvertement appelé au nettoyage ethnique des minorités religieuses de Damas.

Le deuxième plus grand groupe est Faylaq al-Rahman , qui est allié à Hayet Tahrir al-Sham, ou HTS, le dernier nom de la filiale syrienne d'Al-Qaïda. HTS a également une petite présence dans la Ghouta orientale ainsi que Ahar al-Sham et Nour al-Din al-Zenki, anciens destinataires d'armes américaines dont les combattants se sont filmés jovialement en train de décapiter un adolescent.

La région de Ghouta orientale, à la périphérie de la capitale Damas, Syrie © Hamza Al-Ajweh

Plus récemment, des civils fuyant la Ghouta orientale ont décrit avoir été la cible de militants cherchant à les empêcher de fuir vers la sécurité du territoire contrôlé par le gouvernement (qui a permis à 80% de la population d'échapper à ce carnage. Un autre fait que les médias occidentaux se gardent de signaler. De même, les rapports documentés selon lesquels les insurgés refusaient de fournir de la nourriture et de l'aide humanitaire aux civils ont été ignorés par le courant "occidental".

Guerre de l'information

La Syrie est peut-être la guerre civile la plus largement propagandisée de l'histoire. Des dizaines de millions de dollars ont été dépensés par les gouvernements occidentaux et leurs alliés régionaux pour construire un appareil médiatique qui édulcore l'insurrection, reporte toute la responsabilité de violence sur le gouvernement Syrien et son allié russe, et agite l'opinion en vue d'une intervention militaire plus énergique contre le président syrien Bashar Assad. Les médias occidentaux en sont venus à compter sur ces seules sources de propagande pour obtenir des informations sur le conflit.

Le plus célèbre est le White Helmets (Casques Blancs), un groupe de sauvetage lourdement financé par les gouvernements américain et britannique. Commercialisés par une grande société de relations publiques, les Casques blancs plaident ouvertement pour un changement de régime tout en travaillant aux côtés des rebelles liés à Al-Qaïda dans les zones d'opposition. Certains de ses membres ont participé à des atrocités sur vidéo , un fait presque entièrement ignoré par les médias occidentaux, zélés propagandistes de ce groupe.

L'autre source de référence pour les médias occidentaux est l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation de surveillance dirigée par un homme travaillant chez lui en Grande-Bretagne, qui est ouvertement favorable à l'opposition Syrienne ( hors de Syrie ) mais abritée ( et financée) par les gouvernements occidentaux déterminés au "regime change"  .

Les médias occidentaux s'appuient aussi souvent sur des «activistes des médias» autoproclamés dans les régions de la Syrie contrôlées par des groupes militants. Mais ces groupes ne tolèrent pas l'activisme ou le journalisme. En fait, ils sont connus pour emprisonner, torturer et exécuter sommairement des militants, des avocats, des travailleurs humanitaires, des journalistes et des minorités. C'est pourquoi les journalistes occidentaux ne peuvent pas se rendre dans les régions de Syrie où les insurgés sont détenus: ils seront probablement kidnappés, rachetés ou tués.

Cela devrait soulever de sérieuses réserves et questions sur quiconque prétend être une source d'information indépendante de la Syrie tenue par les insurgés car il est impossible de diffuser des informations sans la permission des autorités djihadistes qui ont intérêt à promouvoir un récit qui entend provoquer l'indignation pour encourager l'intervention. Cela est particulièrement vrai dans la Ghouta orientale, où les insurgés sont en train de perdre du terrain. La seule chose qui peut encore sauver Jaysh al-Islam de la disparition (et donc retarder la libération des populations en otage) est l'intervention extérieure.

Bien sûr, les informations provenant des zones gouvernementales doivent également être traitées avec réserve, voire scepticisme. Parce que, après tout, les gouvernements mentent aussi. Mais dans le cas de la Syrie, la presse occidentale traite déjà les reportages des médias dans les régions du gouvernement syrien comme s'ils étaient tous inventés, tout en régurgitant inconditionnellement tout ce que les insurgés disent comme un fait, tandis que ces mêmes médias ignorent totalement les victimes dans les zones gouvernementales.

© Ozan Kose

Pendant des années, les insurgés de la Ghouta orientale ont terrorisé et tué des milliers de civils vivant à Damas, dont vous n'avez presque jamais entendu parler en Occident. Au lieu de cela, les points de vente traditionnels sont en train de demander à l'Occident de faire quelque chose.

Escadrons de la mort d'Al-Qaïda

Et cela nous amène à l'un des mensonges les plus pernicieux des médias occidentaux, à savoir comment l'inaction occidentale a permis à l'effusion de sang en Syrie de continuer en toute impunité. Mais l'Occident est intervenu en Syrie et, ce faisant, dans plus tradition de "politique de la cannonière"  (désormais relooké en "droit d'ingérence humanitaire"), a prolongé le massacre et renforcé le pouvoir d'Al-Qaïda.

Malgré l' avertissement dès novembre 2011 que l'opposition armée était dominée par des extrémistes violents et sectaires, l'administration Obama a dépensé 1 milliard de dollars par an pour entraîner et acheminer des armes vers une insurrection dont elle savait qu'elle était liée à Al-Qaïda afin de renverser le gouvernement syrien. Al-Qaïda a construit sa plus grande filiale dans l'histoire en tant que résultat direct de cette politique irresponsable de changement de régime américain.

En d'autres termes, le gouvernement américain a externalisé sa guerre contre la Syrie aux escadrons de la mort d'Al-Qaïda et les Américains n'en ont aucune idée parce que les médias occidentaux continuent de promouvoir des mensonges sur la soi-disant inaction de l'Occident.

Il ne s'agit pas de glorifier le gouvernement syrien, qui est en effet autoritaire et extrêmement vicié. Mais de considérer ce qui aurait remplacé ce gouvernement s'il s'était effondré. L'alternative était inacceptable pour la plupart des Syriens. C'est pourquoi la grande majorité des Syriens - au moins 75% en 2016, un nombre certainement plus élevé aujourd'hui, alors que le gouvernement a récupéré de vastes étendues de territoires contre les insurgés - vivent dans des zones contrôlées par le gouvernement. En fait, des millions de personnes ont fui vers la sécurité des villes contrôlées par le gouvernement après que des insurgés aient violemment capturé leurs zones pour échapper au comportement criminel des insurgés armés. D'autres ont fui parce qu'ils craignaient que le gouvernement bombarde les groupes extrémistes qui les invitaient à leur entrée.

Doubles standards

Et puis il y a le double standard "de masse" .

Porte-parole du Département d'Etat Heather Nauert © Mandel Ngan

Pour vraiment comprendre la sévérité de ce que les États-Unis ont fait en Syrie, replaçons nous dans le contexte américain. Ce serait l'équivalent du financement et de l'armement du KKK par ses adversaires américains pour envahir et occuper les villes américaines et les médias décrivant les milices du KKK comme des «rebelles modérés» et des «combattants de la liberté» qui tuent des minorités et bombardent des civils à Washington, New York et Los Angeles. Imaginez comment Washington pourrait réagir face à un tel scénario. En fait, vous n'avez pas besoin d'imaginer. Ne cherchez pas plus loin que leur massacre "mondialisé" après les attentats terroristes du 11 septembre, ce qui, ruse de l'histoire, a créé la menace d'Al-Qaïda au Moyen-Orient.

Après que l'EI a capturé de vastes étendues de territoire en Irak, le gouvernement irakien, avec le soutien aérien américain, a lancé une série d'opérations pour reprendre des villes comme Mossoul, Falloujah et Tikrit, que la presse occidentale célébrait presque toujours comme libération.

Pendant ce temps en Syrie, le gouvernement syrien, avec le soutien aérien russe, a utilisé plusieurs des mêmes tactiques militaires pour reprendre des villes comme Alep et la Ghouta de l'est, mais les médias ont qualifié ces opérations d'actes haineux qui équivalent à un génocide. .

Le conflit en Syrie pourrait apparaître comme un chaos confus et compliqué. Mais comme les clameurs de la presse grand public pour que l'Occident fasse quelque chose sont de plus en plus belliqueux, il est important de rester conscient du fait qu'il y a un programme et une idéologie derrière leur version unilatérale et univoque de la réalité.

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/03/la-ghouta-et-les-idiots-utiles-du-regime-change-par-bruno-guigue.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,