jeudi 15 février 2018

Coca-Cola et Nestlé vont privatiser la plus grande réserve d’eau de plusieurs pays d’Amérique du Sud

Des sociétés privées comme Coca-Cola et Nestlé sont en train de privatiser la plus grande réserve d’eau, connue sous le nom d’aquifère Guarani, en Amérique du Sud. L’aquifère est situé sous la surface du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay, il constitue le deuxième plus grand système aquifère connu au monde.

TL NESTLE COCA BRESIL

Les principaux conglomérats transnationaux “avancent” dans leurs négociations pour privatiser le système aquifère. Des réunions ont d’ores et déjà été organisées avec les autorités du gouvernement actuel, comme Michel Temer, pour définir les procédures nécessaires à l’exploitation des sources d’eau par les entreprises privées. Les contrats de concession dureront plus de 100 ans.

Le premier entretien public sur ce dilemme a eu lieu le 25 janvier, le jour même de l’ouverture du vote pour la destitution du Président Dilma Rousseff. Comme le rapporte Central Politico : « Cette coïncidence a été fatale pour l’ajournement de la réunion. Il doit y avoir une autre liste de projets à accorder ou à privatiser à moyen terme, avec des ventes aux enchères pouvant aller jusqu’à un an, comme les distributeurs d’énergie Eletrobras et les sources d’eau douce. », ajoute le site de nouvelles.

Cette question s’étend au-delà de l’Amérique du Sud, car tous les êtres humains seront touchés par la décision de privatiser le deuxième plus grand système aquifère du monde. Essentiellement, les sociétés tirent profit d’une ressource naturelle qui devrait être librement accessible à tous.

Dans le cadre du Projet de protection de l’environnement et de développement durable du projet d’aquifère Guarani, connu sous le nom de Projet d’aquifère Guarani de l’ANA (SAG), l’aquifère serait géré et préservé pour les générations présentes et futures. Après la victoire des conservateurs en Argentine et le coup d’État, poussé par l’ultra-droite au Paraguay et au Brésil, seul l’Uruguay a pu voter sur la privatisation de l’aquifère.

Environ les deux tiers (1,2 million de km²) de la réserve sont situés sur le territoire brésilien, en particulier dans les États de Goiás, Mato Grosso do Sul, Minas Gerais, São Paulo, Paraná, Santa Catarina et Rio Grande do Sul. Les générations futures en souffriront si cet accord est conclu, et c’est pourquoi les organisations de défense des droits de la personne du monde entier s’y impliquent.

« La société civile organisée est attentive aux éventuelles stratégies de privatisation des groupes économiques transnationaux. Depuis 2003, l’Organisation des États américains (OEA) et la Banque mondiale, par l’intermédiaire du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), ont mis en œuvre le projet de protection de l’environnement et de développement durable visant à rassembler et développer la recherche sur l’aquifère Guarani, dans le but de mettre en œuvre un modèle institutionnel, juridique et technique commun pour les pays du Mercosur. », indique un document de l’Organisation des droits de l’homme Terra de Direitos.

Rien ne changera si nous, en tant que population, restons les bras croisés et regardons des individus avides exploiter l’environnement et arracher des ressources précieuses aux générations présentes et futures.

 

Source :

http://www.centralpolitico.com.br/2017/08/privatizacao-do-aquifero-guarani-nossa.html?m=1

https://truththeory.com/2018/02/05/coca-cola-nestle-privatize-largest-reserve-water-south-america/

https://www.anguillesousroche.com/environnement/coca-cola-nestle-privatiser-plus-grande-reserve-deau-damerique-sud/

https://aphadolie.com/2018/02/08/coca-cola-et-nestle-vont-privatiser-la-plus-grande-reserve-deau-de-plusieurs-pays-damerique-du-sud/

mardi 13 février 2018

L’Ukraine poursuit sur sa trajectoire inéluctable vers l’abîme

Par Christelle Néant | 01 février 2018

TL UKRAINE FUITE EN AVANT

Pour qui a les yeux bien ouverts, est capable d’analyser la situation de l’Ukraine et celle vers laquelle elle se dirige inéluctablement un peu plus après chaque nouvelle décision de ses « dirigeants », et qui sait à quel point ce qui se passe en Ukraine pourrait dégénérer à l’échelle globale, le chemin que prennent les événements laisse parfois un sentiment de peur mêlé d’impuissance.

Comme l’a souvent rappelé Xavier Moreau, mais aussi plusieurs experts ukrainiens, l’Ukraine ne pourra pas payer l’énorme monceau de dettes qu’elle a accumulé. Elle fonce dans le mur. L’Ukraine doit 77 milliards de dette en tout, dont environ 12 milliards de dollars au FMI, 3 milliards plus les intérêts à la Russie, et j’en passe, auxquels il faut ajouter les 2 milliards de dollars de gaz dus à Gazprom, suite au jugement de la cour de Stockholm.

Et dans un an, l’Ukraine perdra les revenus afférents au transit du gaz russe sur son territoire (2 milliards de dollars par an), après avoir déjà perdu les revenus venant de l’industrie et des mines du Donbass, et après avoir perdu une bonne part de ses marchés en Russie (et 31 milliards de dollars avec en 4 ans).

Et ce n’est pas l’UE qui pourra compenser pour toutes ces pertes. Ianoukovitch l’avait bien compris, quand il a finalement mis de côté l’offre d’accord européen, pour se tourner vers l’accord russe, bien plus avantageux.

L’Allemagne, chef de file de l’UE, a préféré miser sur sa sécurité énergétique plutôt que de se plier au diktat de Kiev et Washington, en donnant un premier feu vert pour la pose des conduites de Nord Stream 2 dans les eaux territoriales allemandes. En offrant ainsi à la Russie une autre voie d’acheminement de son gaz vers l’Europe, l’Allemagne condamne définitivement l’Ukraine à plonger, provoquant l’inquiétude de Kiev, qui voit le mur se rapprocher de plus en plus vite.

Et face au gouffre, les autorités de Kiev paniquent et vont vers ce qui semble être la voie la plus facile : la fuite en avant.

La fuite en avant idéologique vers toujours plus de radicalisme anti-russe, pour le pas dire vers du néo-nazisme pur et simple. Et ce quitte à finir par sombrer dans le débilisme le plus total, comme cette proposition de sanctionner financièrement les artistes ukrainiens qui se produisent en Russie, alors même qu’il n’y a aucune déclaration de guerre officielle avec ce pays.

Si cette manifestation du radicalisme ultra-nationaliste croissant en Ukraine peut prêter à sourire, d’autres symptômes sont beaucoup plus inquiétants. Comme la mise en place de milices néo-nazies censées faire respecter l’ordre dans les villes d’Ukraine.

Ces « escadrons nationaux » issus des rangs du régiment Azov, sont financés par des hommes d’affaires, en clair par des oligarques (alors que ces milices prétendent ne pas être soumises à l’oligarchie). Ces milices sont dirigées par Igor Mikhailenko (Cherkass), l’un des dirigeants du régiment Azov.

Ils sont censés coopérer avec la police, mais seulement si cette dernière fait ce qu’ils veulent. S’ils la jugent trop passive, alors ils ne lui obéiront pas. Comme on peut le voir sur cette vidéo, des heurts ont déjà éclaté entre des membres de ces milices et la police officielle.

Lors de leur prestation de serment, ces miliciens ont juré de nettoyer les rues des alcooliques et des drogués (et ce sera quoi la suite, ceux dont la tête ne leur revient pas, ceux qui parlent russe dans la rue ?). Si cela vous rappelle les SA des Nazis cela n’a rien de fortuit.

Pour dire plus clairement : le gouvernement ukrainien est en train de perdre le peu de contrôle qu’il lui restait sur le maintien de l’ordre dans le pays. Comme l’avait prédit assez tristement Tatiana Montian lors d’une interview, l’Ukraine se nazifie et se féodalise.

Chaque région, ville ou quartier va de plus en plus être soumis à la loi et au bon vouloir de l’oligarque ou du potentat local. Ces milices néo-nazies, issues d’un régiment qui a très largement prouvé en quatre ans d’existence son caractère mafieux, vont pouvoir s’adonner à tous les trafics les plus lucratifs en toute tranquillité, puisque désormais la loi ce n’est plus la police, c’est eux.

Conscient de cela, Porochenko essaye de reprendre la main, en mettant les unités militaires de ces milices sous le commandement unifié prévu par la loi de réintégration du Donbass, afin de les utiliser pour relancer le conflit en remplacement de l’armée qui est démoralisée, mal équipée et en sous effectif (la dernière vague de mobilisation ayant été un désastre). Mais croit-il réellement que les combattants de ces bataillons spéciaux vont mieux obéir demain qu’aujourd’hui, alors qu’en les arrosant d’un peu d’argent, n’importe quel oligarque peut acheter leur loyauté ?

Et pour ceux qui pensent que l’Ukraine ne se prépare pas à relancer les hostilités dans le Donbass (sa capacité à réaliser ses plans sur la comète est une autre histoire), plusieurs nouvelles vont malheureusement dans le sens d’une escalade.

Des armes lourdes et des troupes sont arrivées à Marioupol. L’OSCE a ainsi mentionné dans son rapport l’installation par l’armée ukrainienne en pleine ville (en pleine zone civile), en violation des accords de Minsk, de deux obusiers de 152 mm, et deux canons antichars Rapira de 100 mm. Et on ne parle là que de ce que l’OSCE a vu ! Autant dire seulement une petite partie de la réalité.

Sur la ligne de front, la situation n’inspire pas plus d’optimisme, alors qu’après avoir de nouveau grignoté et déminé une partie de la zone grise près de Gorlovka récemment, l’armée ukrainienne a redéployé près du front de nombreuses armes lourdes (canons et canons-obusiers de 122 mm et 152 mm), et elle occupe désormais le village de Novoalexandrovka qui se trouve dans la zone grise située face à la République Populaire de Lougansk. La présence de snipers sur le front, et l’arrivée de nouveaux instructeurs étrangers (dont des Lituaniens) pour former l’armée ukrainienne ont aussi été signalées.

Dans le même temps, Arsen Avakov, le ministre ukrainien de l’Intérieur, a appelé la Garde Nationale (principalement constituée d’ultra nationalistes-radicaux et de néo-nazis) et la police ukrainienne à se préparer à devoir opérer dans le Donbass, car selon lui « ces zones vont bientôt revenir sous le contrôle de Kiev ».

Sauf mise en œuvre miraculeuse des accords de Minsk pour arriver pacifiquement à ce résultat (ce qui a autant de chances d’arriver que de geler en Enfer), il n’y a qu’une seule solution pour parvenir à un résultat aussi rapide : une reconquête par les armes. Ce qui expliquerait d’ailleurs l’avertissement du ministre selon lequel ce sera « un travail très difficile ». C’est sûr que maintenir l’ordre en territoire occupé après une conquête militaire cela n’a rien d’une promenade de santé.

Une nouvelle tombée ce soir confirme cette volonté de Kiev de relancer les hostilités à grande échelle. À 19 h 24 aujourd’hui, un groupe de diversion ukrainien a tiré sur le bâtiment du ministère de la Défense de la RPD, visant semble-t-il le ministre de la Défense, Vladimir Kononov lui-même. Heureusement averti depuis plusieurs mois de la volonté de Kiev d’éliminer « Tsar » (surnom de Vladimir Kononov), sa sécurité a été renforcée, et cet attentat n’a fait aucune victime.

Les dirigeants ukrainiens se plient de plus en plus aux desiderata de l’idéologie bandériste que prônent les groupuscules ultra-nationalistes ou ouvertement néo-nazis, qui ont permis le Maïdan. Et plus cette idéologie grandit en Ukraine, plus les pays voisins (pourtant responsables de cette situation, en ayant encouragé et soutenu le Maïdan et les groupes ultra-nationalistes) commencent à réaliser que cela devient dangereux pour eux, et prennent des mesures.

Ainsi, la Pologne a voté une loi condamnant la propagande de l’idéologie bandériste et le déni des crimes des nationalistes ukrainiens en Volhynie pendant la Seconde Guerre Mondiale. Dans un sursaut de mémoire historique, la Pologne se souvient d’un seul coup que les ultra-nationalistes ukrainiens sont dangereux pour les Polonais, comme leurs ancêtres idéologiques l’ont été pendant la dernière grande guerre.

Il est un peu tard pour s’en souvenir. La Pologne a commis la même erreur qu’il y a plusieurs siècles en arrière, lorsqu’elle a créé de toute pièce le nationalisme ukrainien pour contrer l’influence russe dans son ancienne possession. Elle a nourri ceux qui finiront par la mordre.

La preuve, au lieu de réagir de manière raisonnable, des officiels ukrainiens comme Sviatoslav Cheremet, appellent ni plus ni moins à voter une loi reconnaissant que la Pologne a occupé l’Ouest de l’Ukraine et a commis des crimes contre l’Ukraine au 20e siècle. De quoi envenimer un peu plus les relations déjà tendues de Kiev avec ses voisins. Porochenko, quant à lui, prétend que la décision polonaise vient d’une évaluation biaisée et inacceptable des faits historiques.

Quand on sait qu’il est prouvé historiquement que plus de 100 000 civils polonais (dont beaucoup de femmes et d’enfants) ont été tués en Ukraine pendant la Seconde Guerre Mondiale par les adeptes de l’idéologie nationaliste ukrainienne (dont se revendiquent idéologiquement la plupart des ultra-nationalistes ukrainiens aujourd’hui), on doit se pincer après avoir lu la déclaration de Porochenko. Je sais bien qu’en Ukraine le révisionnisme historique est un sport national, mais à ce point là c’est grave.

Après avoir fait de Stepan Bandera un héros, voilà que l’Ukraine post-Maïdan veut faire absoudre ses sbires de leurs crimes. C’est comme si les Allemands s’offusquaient de la dénonciation des crimes des Nazis, et prétendaient que cela est une évaluation biaisée des faits historiques. Sic.

Malgré les avertissements répétés de la Russie, mais aussi de nombreux experts de plusieurs pays (y compris ukrainiens comme Tatiana Montian), les événements en Ukraine semblent suivre une trajectoire inéluctable vers le gouffre. Tels Cassandre, beaucoup de ceux qui ont les yeux ouverts sur ce qui se passe ont l’impression de prêcher dans le désert, de ne rien pouvoir faire pour empêcher le pire de se produire. De voir jouer devant leurs yeux un film dont ils connaissent déjà la fin sans pouvoir rien faire pour la changer.

Les voix de l’argent et du pouvoir sont plus audibles dans ce monde que celles de la raison. Et c’est cela qui est terrifiant. Pour quelques bouts de papier sur lesquels sont griffonnés des chiffres, nous sommes prêts à tuer, à exterminer, à laisser l’histoire se répéter sans fin comme des poissons rouges amnésiques, voire pire. Nous sommes prêts à jouer avec le feu malgré les avertissements répétés, disant que nous allons nous brûler.

Ceux qui croient que la raison nous empêchera de plonger dans l’abîme, ont oublié que l’humanité dans sa majorité et sa globalité n’est pas gouvernée par la raison. La très grande majorité des gens sont gouvernés par leurs peurs. Pour ne pas avoir à affronter ce qui leur fait peur, les gens sont prêts à tout. C’est en jouant sur les peurs des gens que des personnes comme Hitler ont pu faire commettre à leur peuple des atrocités sans nom.

Même ceux qui courent après l’argent, sont en réalité des gens totalement dévorés par leurs peurs, qu’ils cherchent à rassurer en accumulant toujours plus d’argent, plus de pouvoir. Nos dirigeants ne sont en rien plus rationnels que les populations qu’ils gouvernent. Cette illusion de la raison est une illusion dangereuse. Car elle fait croire à ceux (trop rares) qui sont sensés que tout le monde est comme eux. Ce n’est pas le cas.

Si la raison gouvernait l’humanité, celle-ci ne serait pas dans une situation aussi désastreuse sur les plans écologique, économique, et social, à l’échelle globale. Si la raison gouvernait, le peuple ukrainien aurait depuis longtemps renversé les autorités actuelles pour les empêcher de détruire totalement le pays.

Au lieu de ça, dominés par leur peur, les Ukrainiens regardent leurs autorités ressusciter l’idéologie pro-Nazie de Stepan Bandera, la hisser au rang d’idéologie nationale, et exterminer en son nom ce qui fut une partie de sa population sans rien faire pour l’en empêcher. Ils regardent Kiev envoyer toujours plus de leurs maris, fils et pères se faire tuer sur le front du Donbass dans une guerre fratricide, qui est aussi meurtrière qu’insensée. Ils regardent leur pays prendre une voie sans issue, qui les mène vers la reprise de la guerre et l’effondrement total de l’Ukraine, sans rien dire.

L’absence de raison à l’échelle du pays, comme à l’échelle du monde, pousse l’Ukraine sur une voie inéluctable qui la mène au chaos total et à la désintégration. Mais tel un réacteur nucléaire, la réaction en chaîne incontrôlée qui s’ensuivra pourrait bien avoir des conséquences bien plus lourdes que celles de l’effondrement de tout un pays.

Christelle Néant

Suivez DONi Press en français sur Telegram pour être sûr de ne jamais rater d’information.

Source: https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-poursuit-sur-sa-trajectoire-ineluctable-vers-labime/

https://arretsurinfo.ch/lukraine-poursuit-sur-sa-trajectoire-ineluctable-vers-labime/

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 5 février 2018

4 février 1794 La Convention abolit l'esclavage

Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), l'assemblée de la Convention vote l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

HIST ESCLAVAGE

Querelles autour des grands principes

Quand, au début de la Révolution, la célèbre Nuit du 4 août met fin aux privilèges féodaux, seul le duc de La Rochefoucauld-Liancourt envisage d'étendre aux esclaves le principe d'égalité devant la Loi.

Les représentants des colonies menacent de se séparer de la métropole si l'on abroge l'esclavage et, le 28 mars 1792, l'Assemblée législative se contente d'établir une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l'exception des esclaves).

Les esclaves se révoltent

Abolition de l'esclavage (1794), allégorie (bureau du patrimoine du Conseil régional de la Martinique)Ces demi-mesures et ces dissensions ne satisfont guère les esclaves. En Guadeloupe, une révolte aussi brève que violente éclate dans la nuit du 20 avril 1793. Plusieurs Blancs sont massacrés.

À Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti), la principale et la plus riche de toutes les colonies françaises, affranchis et esclaves se soulèvent à leur tour et les commissaires de la République se résignent le 4 septembre 1793 à proclamer la liberté des esclaves.

Le décret de Pluviôse, voté dans l'enthousiasme, généralise ces décisions. Il énonce : «La Convention déclare l'esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution».

Le décret ne sera en définitive appliqué qu'en Guadeloupe et en Guyane avant d'être abrogé par le Premier Consul en 1802.

https://www.herodote.net/4_fevrier_1794-evenement-17940204.php

Posté par UPR Creuse à 08:03 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 14 janvier 2018

Expulsion ou incarcération : Israël laisse le choix à des dizaines de milliers de migrants africains

En matière de contrôle de l'immigration, Israël n'a pas les états d'âme des pays européens. Tel-Aviv a annoncé ce 3 janvier 2018 le lancement d'un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération.

ACT ISRAEL MIGRANTS RT

S'exprimant en amont d'une réunion de son cabinet, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est félicité de la mise en place de ce projet destiné à «faire partir les migrants entrés illégalement». Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 38 000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais.

Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d'avion et près de 3 000 euros, avec pour date-butoir mars 2018. Ceux qui refuseront d'être déportés seront incarcérés pour une durée indéterminée. Après la date du 1er mars, il sera encore possible pour ces personnes de quitter volontairement Israël, mais une somme inférieure leur sera remise. Le ministère de l'Intérieur a prévenu que ceux qui refuseront seraient emprisonnés.

Dans un communiqué distinct, le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, chargé de l'application du programme, a souligné qu'Israël était «déterminé à renvoyer des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement». Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont déjà quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d'Afrique subsaharienne.

Des migrants en danger dans leurs pays d'origine

Pour autant, le gouvernement israélien reconnaît tacitement que les Soudanais et les Erythréens ne peuvent pas retourner chez eux dans le cadre de ce programme. Le gouvernement érythréen a en effet été accusé par l'ONU de crimes contre l'humanité, «généralisés et systématiques».

Quant au Soudan, son président Omar el-Béchir fait l'objet de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Excepté la prison en Israël, il n'y a qu'une seule solution : Israël a signé des accords avec des pays tiers, en l'occurrence le Rwanda et l'Ouganda, qui doivent accueillir les migrants volontaires.

Ces migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ce flux a été stoppé avec la fin de la construction par l'Etat hébreu d'une clôture électronique le long de la frontière avec l'Egypte.

Les autorités israéliennes ont ouvert des centres de rétention dans le sud, où près de 1 500 migrants sont soumis un régime de semi-liberté. Ces établissements vont fermer leurs portes et les migrants qui refuseront de partir seront envoyés en prison. Benjamin Netanyahou s'était rendu fin août 2017 dans le sud de Tel-Aviv, où résident des milliers de migrants africains, et s'était engagé à rendre ce secteur «aux citoyens israéliens».

https://francais.rt.com/international/46991-expulsion-ou-incarceration-israel-migrants-africains

(...) Tel-Aviv a annoncé le 3 janvier 2018 le lancement de ce programme dans lequel les quelque 40 000 migrants, principalement erythréens et soudanais, auront le choix entre l'expulsion et l'incarcération.

C'est pour le mener à bien que l'Autorité pour la population et l'immigration s'est lancée dans une vaste campagne de recrutement. Cette dernière a publié une annonce, repérée par le journal Hareetz le 12 janvier, soulignant la nature du travail demandé, à savoir la tenue d'audiences pour les demandeurs d'asile, interroger et fournir des preuves que certains d'entre eux sont prêts à partir «volontairement» ou encore surveiller que ces derniers retournent bien dans leur pays d'origine, ou ailleurs.

Une autre partie du travail consiste à trouver les migrants en situation irrégulière, à prendre connaissance de leur histoire et à enquêter sur leur employeur. Un travail pour lequel aucun diplôme n'est requis, mais où une expérience en combat ou en sécurité est «un plus», selon l'annonce.

En dehors d'une «paie appropriée», les personnes qui iraient au bout de leur contrat se verraient attribuer un bonus pouvant aller jusqu'à 30 000 shekels, soit plus de 7 200 euros.

https://francais.rt.com/international/47254-israel-paie-appropriee-bonus-7200-euros-personnes-pretes-expulser-migrants

BASE 14 995X225

Une information qui ne fait pas la une de nos médias, alors que la question des mmigrants est évoquée régulièrement. Compte tenu de la ligne éditoriale défendue de façon quasi- unanime, on aurait pu s'attendre à une vague d'indignation...    P.G.

Posté par UPR Creuse à 08:14 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

dimanche 31 décembre 2017

«Ton fils est un chien !» : un député israélien humilie la mère d'un prisonnier palestinien

Devant les caméras, un député israélien a pris à partie une Palestinienne qui se rendait en bus à une prison israélienne afin de voir son fils. Face à la vague d'indignation, la Knesset a décidé d'accorder au député une protection rapprochée.

ACT DEPUTE ISRAEL

Le conflit israélo-palestinien s'est invité jusque dans un bus ce 25 décembre 2017. Le député de la Knesset Oren Hazan, s'en est vivement pris à une Palestinienne, alors que celle-ci allait rendre visite à son fils emprisonné à Nafha, en Israël. «Ton fils est un chien. C'est un chien !», a-t-il ainsi lancé en présence de plusieurs caméras de journalistes qu'il avait lui-même pris soin de convoquer. Selon l'AFP, le député était en effet accompagné de médias ainsi que de militants de droite, dans le cadre d'une opération visant à dénoncer l'autorisation de telles visites par l'Etat hébreu.

«Vous rendez visite à une racaille qui croupit en prison, mais que vous, vous voyez comme un membre de votre famille !», a-t-il encore vitupéré, debout entre les rangées de sièges du bus en s'adressant à la mère assise. Celle-ci, s'efforçant de couper court, finit par lancer au traducteur présent : «Dites-lui que nos fils sont de vrais hommes !» Et le député, qui a publié lui-même la vidéo sur Facebook, de rétorquer : «Je suis membre de la Knesset [...] Je vais m'assurer que vous n'ayez plus de droit de visite.»

Habitant d'une colonie israélienne en Cisjordanie, membre du Likoud, le parti nationaliste israélien dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, Oren Hazan est allé plus loin, en proférant des menaces de mort à peine voilées. «Si vous continuez comme ça, vous ne verrez plus la vie», a-t-il ainsi lancé, avant de lui reprocher le fait que trois civils et les corps de deux soldats israéliens soient retenus par le mouvement islamiste du Hamas, au pouvoir à Gaza. Toujours devant les objectifs, le député demande par l'intermédiaire du traducteur de passer personnellement le message au Hamas. Ce à quoi la mère de prisonnier palestinien a répondu qu'elle n'avait rien à voir, personnellement, avec cette organisation.

Protection rapprochée décidée par la Knesset

Les propos ont suscité une rare déclaration du porte-parole de la branche armée du Hamas, Abou Obeida. «Au lieu d'envoyer un idiot se livrer à des actes puérils [...] soyez courageux et tentez de résoudre cette question avec courage et sans intimider des femmes», a-t-il réagi dans un communiqué cité par l'AFP, à l'attention des autorités israéliennes. En raison du tollé suscité par la séquence vidéo dans les territoires occupés, le porte-parole de la Knesset a annoncé que Oren Hazan bénéficierait d'une protection rapprochée.

Ce n'est pas la première fois qu'Oren Hazan s'illustre par ses propos. «Il n'y a pas de nation palestinienne, il n'y a qu'une idiotie palestinienne qui n'est intéressée que par le terrorisme», avait-il notamment fulminé à la tribune de la Knesset en mars 2017.

En 2015, il avait été suspendu de son poste de vice-président du Parlement israélien, après des accusations de proxénétisme et usage de drogues, et suspendu un mois de toute activité parlementaire pour avoir insulté une députée handicapée, d'après l'AFP.

https://francais.rt.com/international/46846-ton-fils-est-chien-depute-israelien-mere-palestinien

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

jeudi 28 décembre 2017

Où donc y a-t-il le plus de prisonniers dans le monde ?

Dans le monde, plus de 10 millions de personnes sont actuellement enfermées dans une prison.

ARG PRISON

Alors que ces détenus sont condamnés ou en attente de leur procès et que les droits de l’Homme ne sont pas toujours respectés, une carte montre dans quels pays le taux d’incarcération est le plus élevé.

Cette carte mondiale interactive des taux d’incarcération a été publiée le 2 décembre 2017 par ICI Radio Canada, un support élaboré à l’aide de l’outil CARTO et basé sur les informations du World Prison Brief data, une banque de données en ligne complète dépendant de l’Institut de recherche sur la politique criminelle de Birkbeck (ICPR) à l’Université de Londres (Royaume-Uni):

 

carte-mondiale-du-taux-d_incarcc3a9ration-1

Premier constat lorsque nous observons la carte, un pays ressort clairement, il s’agit des États-Unis – ayant déjà la réputation d’être le pays contenant le plus de prisonniers au monde. En effet, ce pays emprisonne environ 2,2 millions de personnes, soit un cinquième de tous les détenus du monde. Cependant, au regard du taux d’incarcération, à savoir 698 pour 100 000 habitants, les États-Unis ne sont que seconds derrière les Seychelles (799).

Il faut savoir que la plupart des démocraties occidentales ont un taux d’incarcération inférieur à la moyenne mondiale, qui se situe à 144 détenus pour 100 000 habitants. Les pays ayant les plus forts taux d’incarcération sont des états relativement peu cités pour leur respect des droits de l’Homme, citons par exemple le Turkménistan (583 détenus pour 100 000 habitants), Cuba (510) ou encore la Thaïlande (461).

Au niveau de la moyenne par continent, l’Amérique (387) arrive loin devant l’Europe (192) et les autres, bien que l’Océanie ait enregistré la plus importante hausse d’emprisonnements ces 15 dernières années. Selon Radio ICI Canada, la hausse du nombre de détenus est très forte en Amérique du Sud (145%), où la guerre contre la drogue fait rage et ne fait pas toujours la différence entre toxicomanes et trafiquants. Ainsi, de nombreux jeunes sont incarcérés, une situation alarmante dans un pays comme le Brésil, alors qu’une situation similaire concernerait les femmes à l’autre bout du monde, en Thaïlande.

Les minorités sont plus exposées. Aux États-Unis, les noirs et les latinos sont beaucoup plus incarcérés que les blancs, une situation que connaissent les roms dans certains pays européens et les autochtones au Canada. Enfin, évoquons le fait qu’au moins 2,5 millions de personnes sont en prison en attente de leur procès (ou de leur sentence) soit un quart du total mondial des détenus. Par ailleurs, le taux de personnes en détention préventive varie beaucoup d’un pays à un autre et certains en abusent beaucoup – comme la Libye, où 90% des prisonniers sont dans ce cas.

Pourcentage de prisonniers en détention préventive:

pays-avec-les-plus-haut-taux-demprisonnement

Source :

http://www.prisonstudies.org/world-prison-brief-data

http://citizenpost.fr/2017/12/voici-carte-mondiale-taux-dincarceration-pays/

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1070271/carte-prisonniers-monde-portrait-emprisonnement

https://aphadolie.com/2017/12/22/ou-y-a-t-il-le-plus-de-prisonniers-dans-le-monde/

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,