jeudi 19 avril 2018

Le « misérable petit ver » Assange devrait se rendre, déclare un sous-secrétaire d’État britannique

ACT ASSANGE UK JUSTICE

LONDRES (Reuters) – Julian Assange a été qualifié de « misérable petit ver » mardi par un sous-secrétaire aux affaires étrangères du gouvernement britannique, qui a déclaré que le fondateur de WikiLeaks devrait quitter l’ambassade équatorienne à Londres et se livrer à la justice britannique.

PHOTO DU FICHIER : Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, peut être aperçu sur le balcon de l’ambassade de l’Équateur à Londres, en Grande-Bretagne, le 19 mai 2017. REUTERS/Peter Nicholls

Assange vit à l’intérieur de l’ambassade depuis juin 2012, depuis le jour où il est entré dans le bâtiment afin d’éviter d’être extradé vers la Suède en vue d’être interrogé sur des allégations d’agressions sexuelles, qu’il a toujours niées.

L’enquête suédoise a été abandonnée en mai de l’année dernière, mais Assange, qui était en liberté sous caution au moment où il est entré dans l’ambassade, risque d’être arrêté par les autorités britanniques pour avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution s’il sortait.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade de l’Équateur », a déclaré le sous-secrétaire d’État Alan Duncan lors d’une séance de questions-réponses sur les affaires étrangères à la Chambre des communes du Parlement, en réponse à une question sur Assange.

« Il est temps que ce misérable petit ver sorte de l’ambassade et se rende à la justice britannique. »

Assange a répondu au commentaire de Duncan par un tweet.

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« En tant que prisonnier politique détenu pendant huit ans sans avoir été inculpé, en violation de deux décisions de l’ONU, je suppose que je dois être “misérable” ; mais rien de mal à être quelqu’un de “petit” bien que je sois plutôt grand ; et mieux vaut être un “ver”, une créature saine qui vivifie le sol, qu’un serpent », a-t-il dit.

Assange dit que la véritable raison de ses problèmes juridiques est le fait que WikiLeaks a publié des secrets diplomatiques et militaires américains, et craint que s’il quitte l’ambassade, il risque d’être extradé vers les États-Unis.

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Il se considère comme étant en détention arbitraire à l’ambassade équatorienne – une description de sa situation que les autorités britanniques rejettent en disant qu’il est entré volontairement dans le bâtiment et qu’il pourrait en sortir à tout moment s’il était prêt à faire face aux conséquences de ses actes.

« Étant donné le temps que j’ai passé en prison et en résidence surveillée, j’ai déjà purgé en entier toute peine théorique (je n’ai pas été inculpé) associée à la “violation des conditions de ma liberté sous caution”. Alors pourquoi y a-t-il un mandat d’arrêt contre moi ? » a-t-il dit dans un courriel adressé à Reuters.

Le mois dernier, un juge britannique a refusé de suspendre les poursuites judiciaires contre Assange pour avoir enfreint sa liberté sous caution et a déclaré qu’il était « un homme qui veut imposer ses conditions sur le cours de la justice ».

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La police britannique a mis fin à sa garde permanente de l’ambassade en octobre 2015, mais a alors déclaré qu’elle maintiendrait des « opérations en secret » pour arrêter Assange s’il essayait de quitter les lieux. À l’époque, la police a reconnu que 12,6 millions de livres (17,8 millions de dollars) avaient été dépensés pour garder l’ambassade.

Source : Reuters, Estelle Shirbon, 27-03-2018.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr.

https://www.les-crises.fr/le-miserable-petit-ver-assange-devrait-se-rendre-declare-un-sous-secretaire-detat-britannique-par-estelle-shirbon/

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Syrie : les inconsistances du discours gouvernemental

TRIBUNE LIBRE / par Jacques Sapir

TL SAPIR MACRON PREUVES

Le document officiel du gouvernement français censé établir la preuve de l’usage d’armes chimiques par le gouvernement syrien contre les groupes rebelles dans la ville de Douma (Ghouta orientale) pose plusieurs problèmes[1]. (...). Très clairement, ce document ne contient pas les preuves qu’Emmanuel Macron prétend détenir, pour justifier les frappes du samedi 14 dans la nuit. Une action d’une telle gravité exigeait, en effet, que ces preuves soient réunies et soient présentées aux Français. Ces problèmes amènent à questionner le narratif du gouvernement français et du Président de la République, M. Emmanuel Macron.

L’établissement des faits

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Ce document de plusieurs pages précise donc dans son point n°1 :

« Les services français ont procédé à l’analyse des témoignages, photos et vidéos apparus spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux dans les heures et jours qui ont suivi l’attaque. Des témoignages obtenus par les services ont également pu être analysés. L’examen des vidéos et images montrant des victimes et mises en ligne ont permis de conclure avec un haut degré de confiance que la grande majorité est de facture récente et ne relève pas d’une fabrication. La nature spontanée de la mise en circulation des images sur l’ensemble des réseaux sociaux confirme qu’il ne s’agit pas d’un montage vidéo ou d’images recyclées. Enfin, une partie des entités ayant publié ces informations est reconnue comme habituellement fiable. »

On doit noter que TOUTES les sources utilisées sont des sources de seconde main ou des sources dérivées sur les réseaux sociaux. Comment peut-on affirmer avec un « haut degré de confiance » que ces sources ne correspondent pas à une manipulation ? Ceci est un vrai mystère. Nous savons tous que ce qui circule sur les réseaux sociaux à propos de la Syrie doit être pris avec beaucoup de précaution. De même, il est affirmé que les sources sont « habituellement fiables ». Ce n’est pas un argument recevable dans le cadre d’une déclaration officielle (cela pourrait l’être pour des journalistes) parce qu’une déclaration officielle est bien plus lourde de conséquences. Soit on affirme (et on prouve) que la source EST fiable soit on n’affirme pas. L’impression d’un certain amateurisme prévaut.

Le document poursuit ensuite :

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« Les experts français ont analysé les symptômes identifiables sur les images et vidéos rendues publiques, prises soit en espace clos dans un immeuble présentant une quinzaine de victimes décédées, soit dans les hôpitaux locaux ayant accueilli des patients contaminés. Ces symptômes peuvent être décrits comme suit (cf. images en annexe) :

  • suffocation, asphyxie ou difficultés respiratoires,
  • mentions de fortes odeurs de chlore et présence d’une fumée verte sur les lieux touchés,
  • hyper salivation et hyper sécrétions (notamment orales et nasales),
  • cyanoses,
  • brûlures cutanées et brûlures de la cornée.

Aucune mort par effet mécanique n’est visible. L’ensemble de ces symptômes est caractéristique d’une attaque par armes chimiques, notamment par des agents suffocants et par des agents organophosphorés ou de l’acide cyanhydrique. Par ailleurs, l’utilisation supposée de bronchodilatateurs par les services médicaux observée dans les vidéos renforce l’hypothèse d’une intoxication par des agents suffocants. »

On constate, dans le texte, un mélange d’affirmations et de suppositions avec des glissements incessants de l’un des registres à l’autre. Des personnes sont vues, décédées (affirmation), mais les « fortes odeurs de chlore et présence d’une fumée verte sur les lieux touchés » sont de simples mentions de « témoins » sur les vidéos et non des observations directes, et le document le reconnait. Le lien entre les deux n’est pas évident. Les autres symptômes sont aussi des affirmations mais peuvent être attribués soit effectivement à l’usage de gaz (essentiellement du chlore) soit à d’autres possibles causes.

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Les sources indirectes utilisées permettent d’avoir une suspicion d’une possible attaque aux gaz mais certainement pas des certitudes. Une enquête sur place s’imposait. Les enquêteurs de l’ONU et de l’ OPCW étaient arrivés sur place quand la frappe des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France a eu lieu. Cela pose immédiatement le problème de savoir pourquoi cette frappe a été décidée avant que l’enquête ait eu lieu. La logique la plus évidente voulait que l’on laisse l’enquête aller à son terme, si cela était possible, et que l’on ne décide de possible frappes qu’une fois l’ensemble des éléments clairement établis.

La « preuve » par l’intention supposée

La partie analysant le contexte opérationnel est aussi intéressante à bien des égards. « La tactique utilisée par les forces pro-régime a consisté à séparer les différents groupes (Ahrar al-Cham, Faïlaq al-Rahmane et Jaïch al-Islam) afin de concentrer l’effort et d’obtenir des accords de reddition négociés. Les trois principaux groupes armés se sont ainsi engagés dans des tractations parallèles avec le régime et la Russie. Les deux premiers groupes (AaC et FaR) ont effectivement conclu de tels accords obtenant l’évacuation de près de 15.000 combattants et de leur famille. Dans cette première phase, la stratégie politique et militaire du régime syrien a consisté à alterner actions militaires offensives indiscriminées contre les populations locales, avec possible usage de chlore, et pause opérationnelle permettant des négociations.

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Le texte ici évoque un entrelacs de combats et de négociations et conclut à un «possible usage de chlore ». Dans le paragraphe suivant, il analyse alors le cas spécifique des négociations avec le Jaïsh al-Islam un groupe clairement djihadiste. « Les négociations avec Jaïsh al-Islam, entamées en mars n’ont pas été pleinement concluantes. Le 4 avril, une partie seulement des JaI (estimée à un quart du groupe) a accepté l’accord de reddition, transférant les combattants et leurs familles à destination d’Idlib (environ 4.000 personnes, avec les familles). Cependant, de 4.500 à 5.500 combattants du JaI, localisés principalement à Douma, ont refusé les termes de la négociation. Dès lors, à compter du 6 avril, le régime syrien, appuyé par les forces russes, a repris ses bombardements intensifs sur la localité, mettant fin à une pause opérationnelle, tant terrestre qu’aérienne, constatée depuis le lancement des négociations mi-mars. C’est dans ce contexte que sont intervenues les frappes chimiques analysées ici. »

On constate que le document devient brutalement bien plus affirmatif. Rien n’indique, si ce n’est le « haut degré de confiance » dans des sources secondaires ce qui pourrait motiver le glissement d’une « possible usage du chlore » à l’affirmation que ces frappes sont bien survenues. Ce qui pose immédiatement le problème de la vérification (qui est en réalité en cours…) mais aussi de l’usage d’une « analyse opérationnelle » comme moyen d’argumentation. Non que cette « analyse opérationnelle » ne soit, sous certains points, pertinente. Mais le fait qu’un adversaire puisse avoir eu intérêt à commettre une certaine action ne vaut pas preuve qu’il l’ait commise. A ce titre là tout chef d’entreprise devrait être inculpé pour fraude fiscale et tout pauvre pour vol à la tire… Il y a là un glissement méthodologiquement dangereux et dont on voit bien qu’il vient servir une cause particulière. A l’appui de ses dires, le document officiel produit une analyse des motivations supposées pour l’utilisation des armes chimiques :

« L’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien fait sens dans ce contexte, d’un double point de vue militaire et stratégique :

  • tactiquement, l’utilisation de telles munitions permet de déloger des combattants ennemis abrités dans des habitations afin d’engager le combat urbain dans les conditions les plus avantageuses pour le régime ; cette utilisation constitue un accélérateur de conquête et un démultiplicateur d’effet visant à faire tomber au plus vite le dernier bastion des groupes armés ;
  • stratégiquement, l’utilisation d’armes chimiques, notamment au chlore, documentée depuis le début 2018 dans la Ghouta orientale, a notamment pour objectif de punir les populations civiles présentes dans les zones tenues par des combattants opposés au régime, et de provoquer sur elles un effet de terreur et de panique incitant à la reddition ; alors que la guerre n’est pas terminée pour le régime, il s’agit, par des frappes indiscriminées, de démontrer que toute résistance est inutile et de préparer la réduction des dernières poches. »

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Cette analyse fait sens. Mais, on peut aussi considérer qu’elle est incomplète. Elle ne dit rien de l’intérêt pour certains groupes et en particulier pour ceux clairement identifiés comme djihadistes, d’utiliser eux-aussi, des armes chimiques. Or, des laboratoires ont été découvert dans la Ghouta, et ces laboratoires étaient sous le contrôles des groupes soient « rebelles » soient djihadistes. De même, le document ne dit rien des cas bien répertoriés de l’emploi de gaz par des groupes djihadistes, en particulier contre les kurdes. La présentation de l’analyse opérationnelle, sans être fausse, ne présente qu’une petite partie des motivations des uns et des autres dans cette affaire. Clairement, un usage des gaz pourrait faire sens pour les forces du régime de Damas. Mais, dire qu’un usage « fait sens » n’est nullement apporter la preuve de cet usage. De même, l’usage des gaz ne ferait pas sens que pour ces forces. Il peut faire sens aussi pour des groupes rebelles. Ici encore, on est renvoyé au fait que seul une enquête impartiale aurait pu prouver ce qui est véritablement advenu. Mais, le choix des présidents des Etats-Unis, de la France et de la Première-ministre de Grande-Bretagne a bien été de frapper avant que les faits ne soient établis. Cette décision renvoie sans doute à d’autres motifs.

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Les témoignages contredisant l’analyse officielle

Le journaliste britannique Robert Fisk, deux fois récipiendaire de la plus haute distinction pour les reporters (le British Press Awards) donne quant à lui une autre version de l’affaire de Douma dans le journal britannique The Independent[2]. Lui non plus n’a pas à être cru sur parole. Mais, son article à du moins l’avantage par rapport au document analysé d’avoir été rédigé à partir de Douma.

Alors, on peut dire bien sûr que Fisk ne s’est rendu à Douma qu’une fois que la localité ait été récupérée par le régime de Damas, qu’il opère avec l’accord du régime, qu’il intervient avec une semaine d’écart sur les supposés événements. C’est vrai et exact. Mais, ce n’est pas une analyse faite sur la base des réseaux sociaux. Et c’est cela le problème.

Le document officiel nous présente un raisonnement construit essentiellement par inférences, inférences quant aux symptômes (symptômes qui sont attribués par Robert Fisk après une discussion avec des médecins locaux aux poussières provoquées par les bombardements des troupes régulières), mais aussi inférences de ce que l’on croit que les forces du régime syrien veulent faire, et cela sans jamais prendre en compte aussi ce que les forces opposées, qu’on les appelle « rebelles » ou djihadistes, pourraient aussi vouloir faire.

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C’est la raison pour laquelle il eut été immensément plus préférable d’avoir d’abord une enquête indépendante sur le terrain avant de prendre une quelconque décision. Cette enquête, et il ne faut pas être naïf sur ce point, aurait pu être bloquée par le gouvernement syrien. Mais, en ce cas, le fait d’empêcher une équipe d’enquêteur officiellement mandatée par les Nations Unies de travailler aurait signifié une présomption de plus.

Conséquences politiques

La rapidité avec laquelle les trois pays occidentaux ont pris la décision d’exécuter les frappes laisse donc à penser que, contrairement à ce qui est publiquement affirmé, ces frappes n’avaient pas pour but de « punir » un gouvernement pour une usage de gaz qui n’était pas avéré, ni de changer la donne militaire dans la Ghouta (ce que ces frappes ont été dans l’incapacité de faire), mais que ces frappes poursuivaient un but politique. C’est encore plus vrai dans le cas de la France, où le faible nombre de missiles (12 sur 104) dénote une participation à la limite du symbolique.

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Mais, si le but réel de ces frappes est un but politique, alors, la légitimité de ces frappes devient hautement problématique. Dans un acte de guerre, et ces frappes constituent à l’évidence un acte de guerre, les « buts de guerre » doivent être clairement annoncés. Or, ici, nous avons une gesticulation devant des buts supposés qui pourraient bien masquer des buts très différents. Les conditions de réalisation de cette frappe, conditions qui ont abouti à la destruction d’un nombre important de missiles par les défenses anti-aériennes syriennes, renforcent cette hypothèse.

Les principales victimes de ces frappes seront, dans l’ordre, le droit international qui a été clairement violé, mais aussi le contrôle démocratique – et en particulier en France – sur les actions des gouvernements, contrôle qui n’a pu être mis en œuvre que ce soit de manière procédurale ou de manière substantielle. Il convient de s’interroger sur la volonté d’agir à tout prix, sans preuve substantielle et sans mandat de notre gouvernement. Nous sommes bien en présence d’une irresponsabilité politique profonde, irresponsabilité qui se combine avec un mépris des règles et des principes de la démocratie des plus inquiétants.

Notes

[1] Il s’agit du document titré « Evaluation Nationale » qui a été produit à partir de sources ouvertes par les services du Ministère de la défense.

[2] https://www.independent.co.uk/voices/syria-chemical-attack-gas-douma-robert-fisk-ghouta-damascus-a8307726.html

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-syrie-les-inconsistances-du-discours-gouvernemental-par-jacques-sapir/

mercredi 18 avril 2018

Frappes USA/France/GB en Syrie – Qui a gagné ?

TRIBUNE LIBRE /

TL TRUMP SYRIA

Publié le 14 avril 2018 sous le titre F.U.K.U.S. Strikes Syria – Who Won?
Traduit par Dominique Muselet

Hier soir, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont lancé une attaque illégale contre la Syrie et ont bombardé plusieurs sites militaires et civils à l’intérieur du pays. Ils justifient leur attaque comme une punition pour une prétendue ‘attaque chimique’ qui a eu lieu une semaine plus tôt.

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L’’incident chimique’ du 7 avril à Douma a été fabriqué pour renverser la décision de Trump d’ordonner à l’armée américaine de quitter la Syrie. Les ‘rebelles’ salafistes de Douma financés par les saoudiens ont rassemblé des cadavres d’enfants, morts dans divers incidents, et les ont empilés dans un appartement pour faire de fausses vidéos d’une ‘attaque chimique’ qu’ils ont mensongèrement attribuée au gouvernement syrien.

Trump a fait semblant de prendre les vidéos pour argent comptant et a tweeté des menaces contre la Syrie et la Russie. La Russie a menacé de répondre fermement si une attaque des États-Unis touchait ses soldats ou ses intérêts en Syrie.

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Le Royaume-Uni et la France, qui, comme les États-Unis, ont reçu récemment la visite du prince clown saoudien et ont été inondés de milliards d’euros saoudiens, ont sauté sur l’occasion. La France admet aujourd’hui que ses ‘renseignements’ sur l’incident de Douma sont uniquement basés sur les vidéos youtube – de toute évidence mises en scène – et les affirmations d’organes de propagande financés par l’occident qui coopèrent avec les djihadistes.

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Hier, le ministère russe de la Défense a accusé la Grande-Bretagne d’avoir fabriqué l’’incident chimique’ :

Aujourd’hui, il y a d’autres preuves à la disposition du département militaire russe, qui témoignent de la participation directe de la Grande-Bretagne à la mise en œuvre de cette provocation dans la Ghouta orientale.

La Russie sait que du 3 au 6 avril, Londres a demandé aux Casques blancs de mettre rapidement en œuvre cette provocation qui avait été préparée à l’avance.

Les Casques blancs ont été informés que les militants de Jaysh al-Islam devaient mener une série de puissants bombardements d’artillerie sur Damas du 3 au 6 avril.

Ce qui entraînerait une réponse des troupes gouvernementales, que les représentants des Casques blancs devaient utiliser pour se livrer à des provocations avec des armes chimiques présumées.

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Les ‘Casques blancs’ sont financés par le gouvernement britannique et sont dirigés par un ‘ancien’ officier de renseignement militaire britannique. Les accusations directes de la Russie contre la Grande-Bretagne ont peut-être joué un rôle dans le déclenchement précipité de la frappe d’hier soir. L’arrivée de techniciens de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à Damas aussi. Ces derniers enquêteront aujourd’hui sur l’incident présumé à Douma et constateront probablement qu’il ne s’est rien passé. Le fait que les trois pays n’ont même pas attendu les résultats préliminaires de l’enquête doit être considéré comme un aveu de culpabilité. Ils savent que l’attaque chimique n’a pas eu lieu.

L’armée américaine craignait un conflit potentiel avec la Russie. Des négociations intenses ont eu lieu la semaine dernière entre le Pentagone et le ministère russe de la défense. On pense que le secrétaire à la Défense Mattis a dissuadé Trump d’opérer une frappe plus importante. La troisième guerre mondiale a été évitée.

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La nuit dernière, quelque 107 missiles et missiles de croisière ont été tirés contre deux sites de recherche et huit aéroports militaires en Syrie par les forces américaines, françaises et britanniques. Les forces russes et syriennes ont été averties. Le personnel et les équipements avaient été évacués. Les forces russes n’ont pas réagi car leurs zones en Syrie n’étaient pas visées. La défense aérienne syrienne a réussi à abattre ou à détourner 71 missiles avant qu’ils n’atteignent leur cible. Le Pentagone prétend qu’aucun de ses missiles n’a été détruit ou détourné de son objectif. Un média d’opposition syrien bien connu n’est pas d’accord avec la revendication du Pentagone :

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a réussi à documenter l’interception par les forces du régime de dizaines de missiles qui ont ciblé leurs positions et leurs bases militaires sur le territoire syrien ; plusieurs sources croisées ont confirmé à l’Observatoire syrien que le nombre de missiles abattus dépassait 65...

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Un taux de réussite de 60 à 70% pour la défense aérienne contre les missiles entrants est stupéfiant. La plupart d’entre eux auront été détruits par les systèmes Pantsir-S1 fournis par la Russie à la Syrie. Tous les aéroports militaires syriens sont désormais protégés par ces systèmes à courte portée et, alors que huit d’entre eux ont été ciblés, un seul a été touché.

L’une des cibles qui ont été touchées était le Centre de recherche scientifique de Barzah, non défendu, près de Damas. Le Pentagone prétend que des armes chimiques y sont fabriquées ou stockées. Cette affirmation est évidemment un mensonge :

  • En 2013, la Syrie a adhéré à la Convention sur la guerre chimique et a renoncé à toutes ses armes chimiques.
  • L’OIAC a vérifié tous les anciens sites d’armes chimiques accessibles en Syrie et a assisté à la destruction de l’équipement de production.
  • Le site de Barzah a été abandonné après que les équipements ont été enlevés.
  • On n’attaque pas un site avec des bombes normales si l’on sait que des armes chimiques y sont stockées. Les bombes diffuseraient les produits chimiques dangereux et tous ceux qui se trouveraient sous le vent seraient sérieusement affecté.
  • Après les frappes américaines, on pouvait voir des gens marcher dans les ruines. Aucun ne portait d’équipement de protection. Il n’y avait sûrement rien de ’chimique’.

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Il en va de même pour les installations de Jaramana touchées par les frappes. L’affirmation du Pentagone selon laquelle les frappes ont frappé les ‘installations de production et de stockage de produits chimiques’ de la Syrie est un mensonge.

Personne n’aurait été tué par les frappes. Selon le ministère russe de la Défense, trois personnes ont été blessées.

Quelles seront les conséquences de ces frappes ?

La pression des médias, des interventionnistes et des néoconservateurs en faveur d’une guerre plus large contre la Syrie (et la Russie) de ces dernières semaines, s’est calmée. Même John McCain, qui veut toujours plus de guerres, semble satisfait.

Le président de la Russie Vladimir Poutine n’a pas mâché ses mots :

Un acte d’agression contre un État souverain qui est sur la ligne de front du combat contre le terrorisme a été commis sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation de la Charte des Nations Unies et des normes et des principes du droit international.

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Le gouvernement chinois déplore également la violation du droit international et de la charte de l’ONU.

En ordonnant la frappe, le président Trump a également enfreint la loi étasunienne, en particulier la War Powers Resolution.

Une réunion du Conseil de sécurité aura lieu aujourd’hui, mais, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont des vetos, cela n’aura aucune conséquence.

L’une des choses qui ne doit pas satisfaire les États-Unis, c’est le succès que les défenses aériennes russes ont remporté hier soir contre les frappes américaines. Cette annonce de la déclaration du ministère russe de la Défense va leur créer des maux de tête supplémentaires :

Il faut souligner qu’il y a plusieurs années, la Russie a cédé à la demande de nos partenaires occidentaux, et a accepté de ne pas fournir de systèmes S-300 AD à la Syrie. Compte tenu de l’incident récent, la Russie estime pouvoir réexaminer cette question non seulement en ce qui concerne la Syrie, mais aussi d’autres pays.

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Davantage de pays vont désormais pouvoir acheter du matériel de défense aérienne russe de pointe. Les ingérences des États-Unis et les frappes israéliennes contre la Syrie seront beaucoup plus risquées. Lorsque la Syrie aura les systèmes S-300, elle pourra détecter et attaquer tout avion israélien survolant le Liban. Israël a souvent utilisé l’espace aérien libanais pour attaquer des cibles en Syrie. Il n’aura bientôt plus ce luxe.

La Syrie, l’Iran et le Hezbollah ont tous publié des déclarations annonçant des représailles pour l’attaque. Elles auront lieu probablement sur le terrain contre des cibles et des actifs étasuniens en Irak, au Liban, en Syrie et en Israël. Le peuple syrien à Damas a constaté le succès des défenses aériennes et en a été très satisfait. Il répondra par un soutien accru à son gouvernement et à ses plans de libération de toute la Syrie.

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Trump a échappé à la pression publique créée par la fausse ‘attaque chimique’ grâce à une frappe aérienne plus ou moins symbolique. Il a tweeté ‘Mission accomplie !’ Je pense qu’il va continuer d’insister pour qu’il soit mis fin aux opérations américaines en Syrie. Celui qui a mis en scène la fausse attaque chimique n’y a rien gagné.

La réaction de Trump est aussi une invitation aux djihadistes et à ceux qui les influencent de monter des opérations sous faux drapeau chaque fois que ça leur chante.

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Le Pentagone a laissé la porte ouverte à de nouvelles ‘attaques chimiques’ et à d’autres frappes étasuniennes. Il a affirmé aujourd’hui que la Syrie dispose toujours d’installations d’armes chimiques. Si c’est vraiment le cas, pourquoi les États-Unis n’exigent-ils pas une inspection et un démantèlement de ces installations par l’OIAC ? La Syrie a signé la Convention sur les armes chimiques et serait obligée de l’accepter.

Le mépris évident des États-Unis pour le droit international et pour les organisations internationales comme l’ONU, l’OIAC et l’AIEA aura de graves conséquences. Les États-Unis peuvent maintenant sûrement faire leur deuil d’un accord de désarmement avec la Corée du Nord. La Russie, la Chine et d’autres pays utiliseront l’exemple des frappes de la nuit dernière pour ignorer le droit international quand cela leur conviendra. Il n’y aura plus de faveurs comme de ne pas vendre de systèmes S-300 à certains pays ou de s’associer aux sanctions américaines contre d’autres pays.

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En fin de compte, les instigateurs de la fausse attaque chimique, les États-Unis et leurs partenaires dans le crime se seront fait plus de mal à eux-mêmes, avec ces frappes, qu’ils n’en ont fait à la Syrie.

Moon of Alabama

Article original:http://www.moonofalabama.org/2018/04/fukus-strikes-syria-who-won.html
URL: https://arretsurinfo.ch/frappes-usa-france-gb-en-syrie-qui-a-gagne/

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UN ENNEMI DE L’ÉTAT DE DROIT (français et international) SIÈGE À L’ÉLYSÉE !

TRIBUNE LIBRE / Par Georges Gastaud* et Annie Lacroix-Riz**

TL MACRON BOULET

Texte soutenu par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, et Pierre Pranchère, Combattant volontaire de la Résistance, ancien député communiste.

 L’oligarque que les manips médiatiques et l’usage machiavélique du repoussoir lepéniste ont placé à l’Élysée n’aura pas mis un an à révéler sa vraie nature : celle d’un redoutable ennemi de ce qu’il est convenu de nommer « l’ État de droit ».

Sur le terrain linguistique, Macron viole imperturbablement l’Article II-a de la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français » : « Make the planet great again ! » est l’intitulé d’un site officiel de l’Elysée, « France is back ! » est le slogan que Macron a promu dans ses discours, prononcés en anglais de Versailles à Davos, devant les P.-D.G. de multinationales ; sans parler du Business Globish incompréhensible qui larde de pédantisme « managérial » les allocutions de l’ex-Young leader devenu trader chez Rothschild. Comment se fait-il qu’aucun député, qu’aucun sénateur, qu’aucun média de masse, qu’aucun quotidien national ou régional n’ait durement pointé ces infractions graves et répétées à la Constitution, traitée en chiffon de papier, et à la langue française, que Macron a feint d’honorer devant une Académie française majoritairement frappée de servitude volontaire ?

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Et voilà que désormais, Macron viole ouvertement l’Article II de la Loi laïque de 1905 (qui fait partie du « bloc de constitutionnalité ») en discourant devant les évêques pour affirmer que « le lien entre l’Etat et l’Eglise a été abîmé » et qu’il entend désormais le « réparer » en dialoguant systématiquement avec la hiérarchie catholique. Or cet article de la Loi séparant l’Etat des Eglises dispose que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ». En conséquence de quoi, nul président de la République, nulle personnalité censée représenter l’Etat, ne sont autorisés à cultiver, dans l’exercice de leurs fonctions, un « lien » parfaitement ILLEGAL ET ANTICONSTITUTIONNEL entre l’Etat républicain et tel ou tel culte, qu’il soit catholique, protestant, juif (on pense aux éternels « dîners du CRIF », cette machine à blanchir les crimes de guerre de Netanyahou) ou musulman (on pense à la volonté acharnée de certains de établir un « Islam de France » : c’est-à-dire en clair, à mettre en place un concordat totalement contraire à la lettre comme à l’esprit de la loi de 1905.

Bien entendu, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, qui se prétend laïque, se tait, comme si le cléricalisme, cette sempiternelle alliance antipopulaire du Trône et de l’Autel, n’avait pas été de tout temps l’ennemi de l’égalité hommes/femmes. Là encore, peu nombreuses sont les réactions qui vont à l’essentiel : la FORFAITURE que constitue ce discours d’un chef de l’Etat qui piétine la légalité constitutionnelle ; au contraire, le Parlement et la grande presse sont majoritairement complices, voire enthousiastes ; quant à l’« opposition », elle est plutôt discrète si l’on excepte quelques dignes voix insoumises qui gagneraient en efficacité si, sortant de la seule indignation, elles rappelaient précisément le texte de la loi de 1905 en pointant son indubitable violation par le chef de l’exécutif. On espère au moins que les catholiques progressistes et laïques protesteront puisque Macron a même eu le culot, ce 9 avril 2018, de dicter aux évêques ce que devrait désormais être leur « engagement », bafouant ainsi le principe laïque – protecteur des convictions de chacun ! – que V. Hugo formulait ainsi : « l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». On savait certes que la cinquième « république », décadente et en voie de dissolution dans l’UE néolibérale, cléricale et atlantique, est devenue incapable de susciter des Jean Moulin ou des Ambroise Croizat : on constate qu’elle peine désormais à secréter, ne serait-ce qu’un nouveau Gaston Monnerville appelant à destituer les fauteurs de forfaitures suprêmes ! A quand donc une combative manifestation nationale des vrais républicains appelant le peuple à refuser le dynamitage en marche de la République souveraine, laïque, sociale, une, démocratique et indivisible dont l’actuelle constitution se réclame encore en principe !

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Cette même légalité que Macron interprète dans sa forme la plus inexorable quand il s’agit, contre « la rue », de matraquer les écolos de Notre-Dame-des-Landes, de traquer des migrants calaisiens, de soutenir d’indignes doyens attentant aux franchises universitaires, ou de briser la grève cheminote par tous les moyens possibles, qu’ils soient médiatiques, économiques (propagande éhontée sur les autoroutes pour le covoiturage, utilisation de fait de jaunes sans honneur pour tirer des trains, réquisition maximale des « bus Macron »…) et, n’en doutons pas, répressifs et policiers le moment venu si la mollesse de nos réactions ordinaires laisse accroire à Macron-Thatcher que la chose est devenue « jouable ».

Citoyens qui lisez ceci, ne haussez pas les épaules en disant : « détails que tout cela : vu ce qui se passe sur le terrain social, les entorses à la langue et à la laïcité institutionnelle sont peu de chose ». Faux ! Toutes ces défaisances de ce qui subsiste de la nation républicaine marchent du même pas : en réalité, la liquidation des maigres garanties constitutionnelles que la Cinquième « République » en voie d’auto-dilution dans une UE de plus en plus dictatoriale, accordait aux citoyens, accompagne logiquement la casse méthodique des conquêtes sociales de la Résistance et de l’indépendance nationale, qui les rendait possibles.

 

Avec qui plus est, sous la poussée belliciste de Hollande et de la « gauche » impérialiste, type Libé, la décision aventuriste de frapper la Syrie souveraine au risque d’affronter l’armée russe et de déstabiliser la paix mondiale. A l’instar de Bush et de Trump, Macron ignorerait ainsi le droit international en contournant cyniquement l’ONU (les veto russe et chinois sont dits « scandaleux » quand ils protègent le Proche-Orient contre les faucons étatsuniens alors que le veto américain est tout naturel quand il protège le boucher Netanyahou d’une condamnation de la « communauté internationale » : parlementaires français et presse sont, là encore, très majoritairement complices de ce deux poids/deux mesures monstrueux !).

S’il en est temps encore, il urge de comprendre ce dont Macron est le nom : celui d’une casse tous azimuts, au profit de l’oligarchie capitaliste, de l’héritage progressiste français. D’une casse « en même temps » sociale, industrielle, nationale, scolaire, universitaire, diplomatique et institutionnelle qui ne fait que s’aggraver depuis, au moins, l’élection (sous influence de l’argent étranger ?) de Nicolas Sarkozy. Une casse qui deviendra vite irréversible si la gauche populaire continue d’éluder l’indispensable lutte pour une sortie, par la voie progressiste, de cette construction euro-atlantique qui mène notre pays vers la mort, le reniement et le déshonneur.

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C’est pourquoi il est indécent d’entendre la gauche politico-syndicale établie bêler à l’unisson sur la « légitimité » de Macron, pour lequel, il est vrai, Mme et MM. Groison, Laurent, Berger, Martinez, etc., ont appelé à voter le 6 mai 2017 en présentant le bulletin Macron comme un rempart antifasciste. Et en oubliant pour l’occasion que l’actuelle « majorité parlementaire » a été « élue » sur la base d’une participation extrêmement minoritaire des citoyens (44% des inscrits se sont déplacés, 56 % ont boycotté de fait le second tour des législatives : c’est le taux le plus bas de participation jamais atteint sous les quatre dernières républiques !).

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En outre, aurions-nous déjà oublié que ce « président » pseudo-« jupitérien », officie dans le cadre du Traité de Lisbonne, ce clone de la « constitution européenne » qu’avait pourtant rejetée le 29 mai 2005, et avec elle le drapeau et l’hymne européen mentionnés dans le TCE et officialisés par Macron, le vote du peuple souverain ?

Oui, un « président de la République » aussi mal « élu » et violant à ce point la loi républicaine (fût-ce celle d’une « démocratie » bourgeoise de plus en plus rabougrie), oui, un « président de tous les Français » lançant contre les cheminots une contre-réforme que ne mentionnait nullement le « pacte présidentiel », oui, un « chef de l’Etat » inscrivant l’état d’urgence liberticide dans la loi ordinaire, harcelant sans relâche le monde du travail et la jeunesse populaire (c’est-à-dire 90% de la nation !), oui, un président qui annonce déjà qu’il violera au besoin le droit international en Syrie (Macron a déclaré qu’il frapperait l’Etat syrien, quoi que décide le Conseil de Sécurité !), autrement dit, un chef des armées et de la diplomatie qui annonce cyniquement qu’il est prêt à enterrer l’ONU sans égards pour la paix mondiale, oui, un « président » censé protéger la Constitution et exécuter la loi commune, mais qui, dans les faits, les viole constamment en toute impunité, oui un tel « président » est illégitime. Les militants, anciens résistants et intellectuels communistes que nous sommes, resteront-ils encore longtemps presque seuls à le dire ?

Que ceux qui accablent ordinairement le communisme de l’épithète infamante de « totalitarisme » mais qui refusent de voir la fascisation galopante de l’agonisante « démocratie française », prennent donc dix secondes de recul avec l’anticommunisme obsédant qui leur obstrue la vue ; qu’ils méditent une minute, en l’appliquant à Macron, le mot de Lénine : « L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne », et ils verront vite qu’il ne s’agit pas là hélas, d’une formule polémique et « datée », mais bien d’un constat incontestable, plus vrai et plus actuel que jamais, dont tous les démocrates véritables doivent tirer au plus tôt, avec courage et détermination, toutes les conséquences militantes.

 

*philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

**historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/untitled-36/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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En tant que démocrates et patriotes, nous partageons une bonne partie de cette analyse, mais pour nous le Frexit ne sera possible que par un rassemblement le plus large possible, donc au- delà des clivages partisans. Pour ce qui concerne Macron et son rapport à l'état de droit, nous partageons le point de vue exprimé ici: en bafouant la Constitution et le droit international de façon récurrente, il doit faire l'objet, selon nous, d'une procédure de destitution. Voir:

Syrie : Asselineau appelle à la destitution de Macron par l’article 68 de la constitution (version intégrale)

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https://www.upr.fr/actualite/syrie-asselineau-appelle-a-la-destitution-de-macron-par-larticle-68-de-la-constitution-version-integrale

P.G.

mardi 17 avril 2018

Ce qu’a dit Emmanuel Macron face à Bourdin et Plenel

Syrie, mouvements sociaux, laïcité… Dimanche 15 avril, le chef de l’État a abordé de nombreux sujets lors d’une interview télévisée de près de trois heures sur BFMTV, RMC et Mediapart.

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Frappes en Syrie

Emmanuel Macron a justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi 14 avril contre des sites présumés liés à des armes chimiques en Syrie par la nécessité de « reconquérir » une légitimité notamment vis-à-vis « des Russes », « qui ont construit méthodiquement l’impuissance de la communauté internationale ». « C’est se mettre en capacité de dire :”les démocraties et la communauté internationale ne sont pas du côté des faibles” ». Le chef de l’État a toutefois affirmé que la France n’avait « pas déclaré la guerre au régime » syrien.

► SNCF

Emmanuel Macron a refusé l’idée d’une « coagulation des mécontentements » (des cheminots, des zadistes, des étudiants, du personnel hospitalier…). C’est « un amalgame de choses différentes (…) Les un(e) s sont lié(e) s à des décisions prises, les autres à un mal-être qui existait avant mon élection », a-t-il défendu. Au sujet de la grève des cheminots, « c’est une colère que je comprends, que je respecte, mais qui est liée à une décision que nous prenons, que j’assume, une réforme que nous mènerons jusqu’au bout » a-t-il déclaré, confirmant que l’État reprendrait « progressivement » une partie de la dette de la SNCF « à partir du 1er janvier 2020 ».

► Étudiants et zadistes

« J’entends toutes les colères », a dit Emmanuel Macron, qui a toutefois jugé « illégitime » celle des opposants à l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes : « Je considère que cette colère n’est pas légitime. (…) Il y a des gens qui n’aiment pas l’ordre républicain. » Idem pour celle qui s’exprime dans les universités bloquées, où « les étudiants sont bien souvent minoritaires, ce sont des groupes qui ne sont pas des groupes étudiants qui viennent et ce sont ceux dont j’ai dit »qu’ils étaient « des professionnels du désordre ».

 

► Fiscalité

« Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local ni d’un impôt national. » Interrogé sur sa réforme de l’ISF, Emmanuel Macron a dit « assumer totalement les gestes fiscaux lorsqu’il (l’argent) est réinvesti dans l’économie, dans le but de garder les talents et d’en attirer ». Il a en outre promis d’être « intraitable » sur la fraude fiscale et a défendu le « verrou de Bercy »(c’est-à-dire le monopole du ministère du budget en matière de poursuites pour fraude – NDLR), interrogeant seulement la création d’« un seuil au-delà duquel, de manière systématique, on transmet les dossiers à la commission d’infraction fiscale », dans un souci de « transparence ».

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► Islam et islamisme

« Cette religion est nouvelle dans la République. » Interrogé sur l’islam, Emmanuel Macron a dit « constater » la peur suscitée par cette religion. Appelant à « pacifier le lien entre les religions », il a également affirmé mener un « travail de reconquête » des « enfants de la République qui sont prêts à céder à la tentation du djihad ».

► Port du voile

Emmanuel Macron a déclaré ne « pas avoir une réponse univoque sur ce point ». « Pourquoi le voile nous insécurise ? Cela n’est pas conforme à la civilité qu’il y a dans notre pays. Nous sommes attachés à l’égalité entre l’homme et la femme. On doit l’expliquer, on doit convaincre. Je ne veux pas de loi qui l’interdise dans la rue, ce serait contre-productif. La société, elle n’est pas laïque et doit leur permettre de porter leur voile. Ce que je veux c’est qu’aucune femme ne soit obligée de porter le voile. C’est une bataille pour l’émancipation. »

► Europe

« Je veux en Europe que nous ayons une démocratie forte et vivante, c’est-à-dire que celui qui a un mandat, qu’il l’assume, qu’il décide. (Sinon), ceux qui sont aux franges de la démocratie (les démocraties illibérales) peuvent dire : ''vous le voyez bien, les démocrates sont des faibles''. Moi je pense qu’on peut être démocrate et fort. »

https://www.la-croix.com/France/Politique/Ce-qua-dit-Emmanuel-Macron-face-Bourdin-Plenel-2018-04-16-

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Passionnant! Je suis bien content d'avoir ignoré cette émission: outre les arguments de communication du type "en même temps" qui visent à sidérer l'opinion, je savais qu'un certain nombre de questions dérangeantes ne lui seraient pas posées, comme par exemple:

  

https://www.les-crises.fr/on-a-besoin-de-vous-questions-pour-un-macron/

Il y en a d'autres évidemment, comme par exemple:

"Comment conciliez- vous le concept de souveraineté européenne avec votre rôle constitutionnel qui fait de vous le garant de l'indépendance nationale? Allez- vous modifier la constitution?" Même type de question pour le drapeau européen etc.

P.G.

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Frappes en Syrie : le ridicule ne tue pas les puissants

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Le délire inculte de Trump dans l’ordre international ne perturbe en rien les alliés des États-Unis qui ont « toujours raison » face à la Russie, à la Chine et à la plupart des peuples du Sud. Les conservateurs anglais dont la première ministre est empêtrée dans le Brexit, les Macronistes français, néo-bonapartistes au petit pied, dans l’ordre interne mais serviles « harkis » des Américains en politique étrangère, ont assisté l’intervention militaire des États-Unis en Syrie. Quoi de plus logique que de bombarder pour protéger les civils ? Quoi de plus cohérent que de violer le droit international pour en faire assurer le respect ?

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Nulle part les intérêts occidentaux ne supportent d’être évacués : la Russie est impardonnable de n’avoir pour renaître aucun besoin des moyens euraméricains et d’avoir réglé, sans les Occidentaux, la question de Daech en Syrie !

La Chine n’est pas supportable malgré ses yuans et ses créances : comment ose-t-elle rivaliser avec la première puissance mondiale, bénie par ses Églises évangéliques et ses valeurs « universelles » ?

En Syrie, comme ailleurs, le basculement du monde est nié : seul l’Occident est « démocratique », seul il défend la Civilisation, l’Unique, c’est-à-dire la sienne ! Quoi de plus « naturel » ? Voilà près de 400 ans qu’il exerce son hégémonie sur toute la planète s’y croyant tout permis, de la colonisation d’hier aux ingérences d’aujourd’hui.

Pour faire bonne mesure, l’Euramérique se présente à sa propre opinion comme victime menacée dans son existence même : en dépit du dollar et de l’euro qui régulent le commerce mondial, et de sa capacité d’exploiter la plupart des économies nationales, il se plaint de la concurrence « déloyale » des puissances émergentes alors qu’elle fait de la concurrence (toujours faussée) son principe d’action fondamental !

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En dépit de la puissance militaire des États-Unis (grâce à un budget 10 fois supérieur à celui de la Russie), l’Occident s’estime sur la défensive vis-à-vis de « l’agressivité » russe, tout comme l’armée israélienne d’occupation s’estime agressée par des Palestiniens « armés » de cailloux !

Le cynisme le plus pitoyable est l’invocation par le Ministre de la Défense français, suite au bombardement de la Syrie du 14 avril 2018, du droit international.

C’est que la philanthropie française n’a pas de limites : c’est au nom de l’Humanité qu’il faut punir les méchants syriens, monstres parmi les monstres ! Peu importe les dégâts de masse provoqués depuis des décennies par les multiples interventions armées en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, par exemples, et les massacres de masse en Afrique subsaharienne qui m’émeuvent personne : tout le mal a pour origine la sinistre alliance russo-syrienne. Les liens étroits tissés entre les Salafistes, les Frères Musulmans et l’Occident ne sont rien ; la destruction de la plupart des pays du Moyen Orient n’a pas de signification…. Le Bien est définitivement du côté américain !

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Peu importe que l’on sanctionne avant de négocier, que l’on punisse avant de prouver malgré la sacro-sainte « présomption d’innocence » invoquée au profit de tous les escrocs patentés d’Europe et des États-Unis !!

En Syrie, en effet, la Commission d’Enquête internationale sur l’éventuelle utilisation de gaz toxiques n’a pas eu le temps d’arriver sur place : les missiles occidentaux ont été lancés avant ! C’était plus sûr. Le ridicule ne met pas à mort les puissants !

Un certain goût de la violence et de la répression ne cesse de monter au sein des oligarchies occidentales et de leurs commis politiques. Ces oligarchies instrumentalisent les crises des autres pour tenter de gommer leurs propres difficultés.

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L’extrême médiocrité des élites au pouvoir (quand ce n’est pas la vulgarité primitive d’un Trump !), sous couvert d’une personnalisation dénoncée seulement chez les autres, appuyée par une courtisanerie délirante des grands médias, conduit à une confusion croissante de l’opinion, entretenue par une pseudo-démocratie du bavardage incessant et du spectacle infantilisant des dirigeants, en état d’agitation chronique !

N’importe : les Occidentaux ont perdu leur guerre en Syrie ; l’endettement massif de l’Irak, sous couvert du FMI, y prépare des lendemains qui déchantent ; le peuple libyen ne restera pas toujours fragmenté ; les peuples africains ne seront pas toujours soumis !

Quant aux citoyens d’Occident, ils ont su, dans l’Histoire, malgré des temps morts, mettre à bas ceux qui leur faisaient les poches tout en voulant les abrutir !

Robert CHARVIN

https://www.investigaction.net/fr/frappes-en-syrie-le-ridicule-ne-tue-pas-les-puissants/

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lundi 16 avril 2018

Etat-major russe en Syrie : Londres a activement participé à la provocation chimique de Douma

Briefing du Major-Général Igor Konashenkov, représentant officiel du Ministère de la défense russe, le 13 avril 2018

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Transcription :

Chers collègues, bonjour.

Le Centre russe pour la réconciliation, conjointement avec les autorités syriennes, a achevé une opération humanitaire de grande échelle dans la banlieue de Damas de la Ghouta orientale. Au total, 170 152 personnes ont été évacuées lors de l’opération, dont 63 117 militants avec leurs famillesTous les centres résidentiels de la Ghouta orientale sont actuellement sous le contrôle du gouvernement syrien. La police militaire russe a été déployée dans la Ghouta orientale afin de surveiller la situation et de maintenir l’ordre.

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Tandis que l’environnement se stabilise dans la banlieue de Damas, les habitants retournent chez eux. Au total, quelque 63 000 personnes sont maintenant rentrées chez elles, soit la moitié de ceux qui avaient quitté la région. Le gouvernement syrien travaille à la réhabilitation des infrastructures civiles détruites. Les systèmes d’alimentation en énergie et en eau ont été restaurés ; la reconstruction est en cours dans la région. Les habitants reçoivent une assistance médicale.

Ainsi, la Ghouta orientale actuelle est loin d’être un « trou noir » où personne ne pourrait se rendre, mais une banlieue de la capitale retournant à une vie paisible.

La situation est sous le contrôle des autorités légales qui prennent des mesures pour restaurer le commerce, ajuster les prix, assister les civils et réhabiliter les écoles. Toutes les conditions pour assurer la normalisation rapide de la situation dans la région sont établies .

Pendant ce temps, les résidents de la Ghouta orientale qui ont subi des violations de la part des terroristes pendant de nombreuses années ont grandement besoin d’une aide humanitaire. La Russie a été la première à apporter cette assistance. Le Centre russe pour la réconciliation a livré 520 tonnes de vivres, plus de 50 000 litres d’eau embouteillée et 9 000 jeux de linge de lit, et a fourni des équipements lourds pour enlever les gravats.

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Aujourd’hui, un convoi transportant du matériel de construction, des camions, des tubes en acier pour le système d’approvisionnement en eau et l’équipement requis pour la révision des systèmes électriques est parti pour la ville de Douma. Cinq autres convois similaires doivent partir pour Douma la semaine prochaine.

Il convient de souligner que tous les équipements de construction et les matériaux livrés par les convois à la Ghouta orientale seront remis aux représentants des Nations Unies en Syrie pour être ensuite distribués aux civils. Telle est la contribution de la Russie à l’aide humanitaire de l’ONU pour le peuple syrien. Il faut être attentif au fait que la Russie fournit une aide réelle aux véritables civils en Syrie, contrairement aux promesses creuses faites par certains pays occidentauxLa Russie exhorte la communauté mondiale à rejoindre la Russie et à fournir aux Syriens l’aide humanitaire nécessaire.

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Il est de notoriété publique que tout le monde n’est pas heureux face à ces progrès sur la voie de la restauration d’une vie paisible en Syrie. Les États-Unis et les pays occidentaux ont lancé contre le gouvernement légal syrien des accusations absurdes et sans fondement d’attaque chimique présumée contre des civils dans la Ghouta orientaleEnviron une semaine plus tard, les Etats-Unis et certains pays européens n’ont toujours pas fourni la moindre preuve sur l’utilisation présumée d’agents toxiques par les troupes syriennes le 7 avril dans la ville de Douma.

Le ministère russe de la Défense a des preuves accablantes qu’à Douma, le 7 avril, s’est tenue une provocation planifiée visant à tromper la communauté internationale. Son but initial était de provoquer des frappes de missiles des Etats-Unis contre la Syrie.

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Il convient de rappeler qu’une vidéo tournée à l’hôpital de Douma où des personnes blessées auraient été amenées est la « preuve » clé de toutes ces accusations portées par les pays occidentaux. Cependant, nous sommes parvenus à retrouver ceux qui avaient participé directement à ces vidéos et à leur poser des questions. Aujourd’hui, la Russie diffuse une interview avec ces personnes.

Les citoyens de Douma ont raconté comment une mise en scène vidéo avait été filmée, à quels épisodes ils avaient participé et quels rôles ils avaient tenu. De plus, ils nous ont montré des extraits de ces vidéos dans lesquels ils figuraient. Les deux personnes impliquées dans la vidéo ont un diplôme de médecine et travaillent au service des urgences de l’hôpital de DoumaSelon eux, les personnes qui ont été amenées à l’hôpital n’avaient pas de blessures causées par des agents chimiques.

Alors que des civils recevaient les premiers secours, des individus non identifiés ont fait irruption à l’intérieur de l’hôpital. Certains d’entre eux avaient des caméras. Ils ont commencé à crier, à répandre la panique et à asperger les autres personnes présentes avec de l’eau. Ils ont crié que toutes les personnes présentes à l’hôpital étaient victimes de l’usage d’armes chimiques. Les patients et leurs proches ont commencé à s’asperger mutuellement avec de l’eau. Après que l’action a été filmée, les inconnus se sont immédiatement échappés.

Comme on peut le voir, ces Syriens se montrent sur les images. Il faut bien noter que ces personnes ne dissimulent pas leurs noms. Ce ne sont pas des messages impersonnels sur les réseaux sociaux ou des déclarations d’activistes anonymes. Je souligne une fois de plus que ce sont des personnes qui ont participé directement au tournage de ces images. De tels faits constituent des preuves dans le monde civilisé, contrairement aux accusations infondées et irresponsables répandues dans le but d’étiqueter et de dénigrer les dirigeants d’autres pays.

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Plus tôt, la Russie avait lancé de nombreux avertissements à tous les niveaux sur des provocations d’utilisation d’armes chimiques organisées par des insurgés dans la Ghouta orientale. Aujourd’hui, il existe d’autres preuves à la disposition du département militaire russe, qui témoignent de la participation directe de la Grande-Bretagne à l’organisation de cette provocation dans la Ghouta orientale.

La Russie sait avec certitude que du 3 au 6 avril, les représentants des soi-disant Casques blancs ont été influencés par Londres pour la mise en œuvre rapide de cette provocation préparée à l’avance. Les Casques blancs ont reçu des informations selon lesquelles les militants de Jaysh al-Islam allaient mener une série de puissants bombardements d’artillerie contre Damas du 3 au 6 avril. Cela provoquerait une réponse des troupes gouvernementales, que les représentants des Casques blancs devront exploiter pour mener des provocations avec de pseudo-armes chimiques.

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Aujourd’hui, un groupe d’experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques arrive en Syrie. Le Centre de réconciliation russe est prêt à leur assurer la sécurité et les conditions de travail nécessaires dans la Ghouta orientaleLa partie russe espère que le groupe de l’OIAC sera guidé non pas par les exigences de tiers et les pseudo-évidences anonymes des réseaux sociaux, mais mènera une enquête objective et indépendante pour établir la vérité. Le ministère russe de la Défense est convaincu que la position responsable de l’OIAC permettra de réduire le degré de tension dans la région et ainsi de préserver la paix fragile qui a été instaurée en Syrie.

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Tenant compte du fait que la vie paisible revient dans la Ghouta orientale, l’attention doit être attirée sur la catastrophe humanitaire en cours à Raqqa, qui a été libérée il y a cinq mois par les Etats-Unis et les pays de la soi-disant Coalition internationale. Le 10 avril, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a préparé un rapport. Le document indique que les civils retournant dans la ville de Raqqa sont quotidiennement mis en danger par l’énorme quantité de munitions éparpillées et d’engins explosifs improvisés.

Selon les experts de l’OMS, entre le 1er octobre 2017 et le 28 février 2018, plus de 660 Syriens ont été touchés et blessés à divers degrés de gravitéPlus de 130 personnes ont été tuéesChaque jour, jusqu’à six explosions touchant des civils se produisent, dont les victimes sont le plus souvent des enfants et des adolescents.

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Selon l’OMS, il n’y a que deux hôpitaux à Raqqa. Ils sont surpeuplés et ne fournissent pas d’assistance à tous les blessés. Les experts soulignent que les habitants de Raqqa sont privés d’aide humanitaire en raison du manque de bureaux de représentation des organisations internationales dans la région et de l’incapacité des autorités locales à remédier à la situation.

La situation épidémiologique à Raqqa est extrêmement grave. Jusqu’à présent, des milliers de cadavres se décomposent sous les ruines de la ville. La ville a été effacée de la surface de la terre à 70% du faits des bombardements de l’aviation américaine.

Ce sont là les déclarations faites par des représentants d’organisations internationales.

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Contrairement à la situation [de cette ville « libérée » par la coalition américaine], il convient de rappeler que le travail des écoles, des hôpitaux et des institutions sociales a été restauré dans tous les territoires libérés des terroristes par les troupes gouvernementales. Il y a des marchés, des commerces et les logements sont en cours de restauration.

Je vous remercie pour votre attention.

Source : http://eng.mil.ru/en/news_page/country/more.htm?id=12171238@egNews

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

URL: Arretsurinfo.ch

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dimanche 15 avril 2018

Syrie : le projet de résolution russe à l'ONU pour faire condamner les frappes a été rejeté

La Russie n'a pas réussi le 14 avril à faire adopter par le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) une résolution condamnant les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie, ne recueillant pas les neuf voix nécessaires à son approbation.

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La Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour le texte, huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus. Le projet de texte, de cinq paragraphes, faisait part d'une «grande inquiétude» face à cette «agression» contre un Etat souverain, qui viole, selon Moscou, «le droit international et la Charte des Nations unies».

La France va proposer sa propre résolution

La France a quant à elle annoncé le dépôt prochain d'un nouveau projet de résolution à l'ONU pour sortir «de l'impasse syrienne» : «Nous présenterons dans les meilleurs délais un projet de résolution avec nos partenaires britanniques et américains», a déclaré l'ambassadeur français, François Delattre.

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Selon une source diplomatique française, la France compte avec son projet pousser en faveur de la création d'un mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques, favoriser un accès humanitaire sans limite et obtenir une nouvelle dynamique du processus de paix engagé à Genève.

Vassili Nebenzia tire à boulets rouges

Auparavant, l'ambassadeur de Russie auprès de l'ONU, Vassili Nebenzia, avait vivement dénoncé les attaques aériennes américaines, françaises et britanniques. «Vos agressions aggravent la situation humanitaire» en Syrie, a-t-il déploré. «Vous n'êtes pas sortis du néo-colonialisme», a-t-il ajouté, estimant que Washington, Londres et Paris avaient «foulé au pied la Charte de l'ONU».

Le projet de texte russe, de cinq paragraphes, dénonçait la survenance des frappes occidentales tôt le matin du 14 avril alors qu'une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) se trouvait justement en Syrie pour réunir des éléments sur les attaques chimiques présumées du 7 avril à Douma.

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https://francais.rt.com/international/49836-syrie-resolution-russe-onu-pour-condamner-frappes-rejetee

L'objectif des frappes en Syrie était d'empêcher l'enquête de l'OIAC à Douma, selon Moscou

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié le 14 avril les frappes aériennes en Syrie d'«acte d'intimidation» et a estimé dans un communiqué que cette opération aérienne de la part des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni avait pour but d'empêcher l'enquête sur l'utilisation présumée d'armes chimiques par Damas : «Tout porte à croire que la raison de cette attaque sur la Syrie était d'empêcher le travail des inspecteurs de l'OIAC.»

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Selon le ministère russe des Affaires étrangères, le raid aérien occidental qui s'est déroulé dans la nuit du 13 au 14 avril a été lancé «sous le prétexte absolument fallacieux de l'utilisation présumée de l'arme chimique par les autorités syriennes à Douma le 7 avril, en banlieue de Damas.»

(...)

https://francais.rt.com/international/49823-objectif-frappes-syrie-etait-dempecher-la-tenue-enquete-douma-selon-moscou

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Communiqué UPR

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Emmanuel Macron vient de décider solitairement d’associer la France à des frappes militaires américaines et britanniques unilatérales en Syrie, alors que l’Allemagne, l’Italie et le Canada s’y sont notamment refusés.

Cette décision d’une exceptionnelle gravité a été décidée par Macron :

  • seul et en toute opacité, probablement après quelques conciliabules téléphoniques avec le président des États-Unis et la Première ministre britannique,
  • sur la base d’une accusation dénuée de toute preuve,
  • sur la base d’une accusation possiblement inventée de toute pièce par Washington, comme le furent les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein en 2003,
  • sans aucun mandat de l’ONU,
  • en violation indiscutable du droit international,
  • et sans avoir obtenu l’aval préalable des parlementaires français, en vertu de l’article 35 alinéa 1 de la Constitution qui pose que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

Certes, le président de la République a invoqué l’article 35 alinéa 2 pour annoncer que « le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ». Mais :

  • cette disposition ne figurait pas dans le texte d’origine de la Constitution de 1958 approuvée par référendum par 82% des Français ; elle n’y a été ajoutée qu’en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, par la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 dite « de modernisation des institutions de la Ve République », adoptée sans l’aval des Français, à leur insu, et par la procédure du Congrès.
  • sauf à vider complètement de sens l’alinéa 1, cette disposition de l’alinéa 2 ne saurait concerner que des interventions militaires à l’impact très limité, à vocation purement humanitaire (notamment pour venir au secours de citoyens français), et ne risquant pas de nous entraîner de facto dans une guerre frontale contre un pays souverain comme la Syrie, a fortiori dans une guerre avec la Russie.

La lecture biaisée que fait Emmanuel Macron de l’article 35 de la Constitution est donc totalement inacceptable en l’espèce. Car l’alinéa 2 de l’article 35 prévoyant seulement « un débat qui n’est suivi d’aucun vote », son application dans le cas syrien reviendrait à accepter que Macron, seul, s’arroge le droit d’entraîner potentiellement le peuple français dans une escalade dévastatrice avec la Russie, qui peut déraper à tout moment dans une guerre mondiale aux conséquences incalculables et peut-être cataclysmiques, et cela sans que les parlementaires, représentants de la souveraineté nationale, puissent même donner leur autorisation !

La décision solitaire de Macron est ainsi non seulement contraire à la prudence et à la sagesse dont doit faire preuve un chef d’État lorsque la paix mondiale est en jeu, mais elle est illégale au regard de la Charte de l’ONU et du droit international, et elle bafoue l’esprit même des institutions et de la démocratie.

Le président de la République vient ainsi de faire preuve d’un « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », selon les termes précis que requiert l’article 68 de la Constitution pour engager la procédure de destitution du chef de l’État.

François Asselineau demande donc aux parlementaires français de se constituer immédiatement en Haute Cour et d’engager la procédure de destitution du président de la République prévue par l’article 68 de la Constitution.

 

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François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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Réaction de François Asselineau sur Russia Today, suite à l’intervention française en Syrie

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Réaction de François Asselineau sur Russia Today, suite à l’intervention française en Syrie

Entretien du 14/04/2018 avec François Asselineau, président de l’UPR. Invité à réagir à l’attaque de la coalition des Etats-Unis, du Royaume-Uni, et de la France, il dénonce l’illégalité de l’intervention, aussi bien au regard du droit international qu’au droit français, et l’irresponsabilité de leurs dirigeants.

https://www.upr.fr/actualite/reaction-de-francois-asselineau-sur-russia-today-suite-a-lintervention-francaise-en-syrie

"Nous sommes dirigés par des espèces de Docteur Folamour à la fois vaniteux et irresponsables"

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=t5IHpQDF8_U

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