mercredi 11 avril 2018

« Hallucinant. Comme les gens votent mal, supprimons le vote !! Les Pays-Bas suppriment le référendum… »

TRIBUNE LIBRE / par

TL PAYS BAS REFERENDUMS

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est une information surréaliste en provenance des Pays-Bas qui nous arrive.

Comme vous le savez, le problème en demandant aux peuples leur avis, c’est qu’ils pourraient avoir l’outrecuidance de ne pas être d’accord avec la façon dont certaines élites au pouvoir ont décidé de les ruiner et de les mener vers la misère.

Lorsque l’on a demandé aux Français de voter pour ou contre la constitution européenne, ces vilains citoyens ont décidé que finalement, ils préféraient somme toute conserver leur constitution à eux, et puis tant qu’à faire, leur souveraineté plutôt que de tout déléguer à des mamamouchis européens planqués bien loin d’eux, dans un autre pays, et travaillant pas forcément uniquement à leur profit.

Je sais, c’est égoïste, petit, cela manque de « vision » et on sait tous que l’Europe c’est la paix machin toussa-toussa.

Mais ce n’est pas tout, voici que les Néerlandais se sont mis à avoir le même genre d’idée saugrenue. Du coup, la défiance des peuples à l’égard de « l’UERSS » a fini par se voir au grand jour, et ce n’est évidemment pas bon… pour les affaires de nos mamamouchis europathes.

Comme la démocratie c’est pénible, supprimons le vote !

Les députés néerlandais ont adopté par 76 voix contre 69, jeudi, un projet de loi qui prévoit la suppression du référendum consultatif. Jusqu’à maintenant, lorsqu’une pétition avait récolté plus de 300 000 signatures, le gouvernement se voyait contraint d’organiser un scrutin. Un référendum de ce type sur le pouvoir des services de renseignements est prévu le 21 mars. Ce pourrait bien être le dernier.

Le texte préparé par la ministre des Affaires intérieures, Kajsa Ollongren, met en fureur une partie de l’opposition.

De 1952 à 2015, seuls deux référendums, dont celui qui a vu le rejet de la Constitution européenne en 2005, avaient été organisés aux Pays-Bas. Mais depuis peu, les consultations se multipliaient. En 2016, les Néerlandais ont dû répondre « oui » ou « non » à l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Et en mars, ils doivent se prononcer sur les pouvoirs accordés aux services des renseignements néerlandais.

Dans le cas du référendum sur l’Ukraine, le « non » l’avait emporté. Pendant des mois, le gouvernement néerlandais avait traîné le résultat comme un boulet, avant de décider de ne pas remettre en cause l’accord entre Bruxelles et Kiev.

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Je vous disais, comme la démocratie est un truc assez emmerdant pour pouvoir faire ce que l’on veut, le mieux c’est tout de même d’abolir la notion de vote et de démocratie tant qu’on y est.

Certes, pour le moment, il va subsister l’illusion des élections régulièrement convoquées, ou le choix qui vous sera laissé sera tout simplement de ratifier l’élection du gus (chez nous c’est Macron) que le système a choisi pour préserver ses intérêts à lui, et pas les vôtres.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que l’Europe finit, par la force des choses, par apparaître ce qu’elle devient réellement, à savoir un régime malsain et autoritaire.

L’Europe ce n’est pas la paix. C’était déjà la misère, et cela devient la dictature.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/hallucinant-comme-les-gens-votent-mal-supprimons-le-vote-les-pays-bas-suppriment-le-referendum-ledito-de-charles-sannat/

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vendredi 23 mars 2018

Consultations "citoyennes" en Europe

Les consultations citoyennes sur l’Europe vont être organisées de début avril à fin octobre 2018 dans 26 États membres de l’Union européenne. La ministre en charge des affaires européennes a présenté l’organisation de ces consultations au Conseil des ministres du 14 mars 2018.

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Consultations citoyennes sur l’Europe : de quoi s’agit-il ?

Ces consultations ont pour objectif de recueillir les propositions des citoyens européens pour la refondation de l’Union européenne. Elles ont été proposées par le président de la République, Emmanuel Macron, dans un discours prononcé à Athènes le 7 septembre 2017 : "cette feuille de route pour construire l’avenir de notre Europe sur les dix années qui viennent, je ne propose pas que ce soit un traité négocié en catimini (...), non je propose que nous essayons une méthode nouvelle, que d’ici la fin de l’année, nous puissions construire les grands principes de la démarche, ce vers où nous voulons emmener notre Europe, de définir nos objectifs de manière claire et que nous puissions à partir du début de l’année prochaine les soumettre aux peuples européens. Que partout où les dirigeants choisiront de suivre cette voie, et je le souhaite avec ardeur, dans chacun des États membres, nous puissions pendant six mois organiser des consultations, des conventions démocratiques qui seront le temps durant lequel partout dans nos pays nos peuples discuteront de l’Europe dont ils veulent".

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Quelle organisation ?

Des consultations vont être organisées dans 26 États membres. Le Royaume-Uni qui sortira de l’Union européenne en 2019 et la Hongrie ne participent pas à l’initiative.

Outre une consultation en ligne qui sera ouverte dans tous les États participants, les citoyens français pourront participer selon diverses modalités :

  • débats organisés par le gouvernement, les collectivités territoriales, les élus ou la société civile. Le premier débat sera organisé dans la région Grand Est le 17 avril 2018, en présence du président de la République. Ces débats seront labellisés par le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères ;
  • panels citoyens sur les grands thèmes prioritaires (prospérité et emploi en Europe, développement durable, sécurité, innovation, l’Europe dans le monde, l’unité de l’Europe).

Pour garantir la neutralité politique de l’initiative, un comité de surveillance est mis en place. Les partis politiques présents au Parlement sont appelés à y désigner un représentant.

Une restitution nationale de ces consultations est prévue en France en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental. A l’échelon européen, le compte-rendu des ces consultations sera examiné lors du Conseil européen de 2018.

http://www.vie-publique.fr/focus/consultations-citoyennes-europe-lancement-debut-avril-2018.html

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Et si on n'en veut pas, d'une "autre" Europe, aura- t- on le droit de le dire? D'après vous ?

P.G.

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jeudi 1 mars 2018

Barroso ferait du lobbying pour Goldman Sachs auprès de la Commission européenne

Des ONG dénoncent le lobbying mené par José Manuel Barroso, ancien chef de l’exécutif européen, pour le compte de la banque américaine Goldman Sachs. Elles invitent la Commission à réunir son comité d’éthique pour statuer sur son cas.

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Un collectif d’ONG, l'Alliance pour une réglementation de transparence et d'éthique en matière de lobbying (ALTER-EU) a dénoncé les activités de lobbyiste de José Manuel Barroso, l'ancien président de la Commission européenne, dans une lettre adressée au secrétaire général de l'organe, Alexander Italianer, et publiée le 20 février

Les organisations demandent à l'institution de réunir son comité d’éthique interne pour revoir les engagements pris vis-à-vis du Portugais et travailler sur la porosité entre les milieux financiers et Bruxelles.

Devenu président non exécutif du conseil d’administration de Goldman Sachs en juillet 2016, José Manuel Barroso avait juré qu'il ne ferait pas de lobbying… Pourtant, le 25 octobre 2017, il a été repéré en grande discussion avec le Finlandais Jyrki Katainen, actuel vice-président de la Commission dans un hôtel de luxe de Bruxelles, un entretien sollicité par le Portugais

Cette réunion, qui aurait dû rester secrète, avait immédiatement fuité sur internet. Aussitôt, le site Politico avait relayé l’information, obligeant Jyrki Katainen à inscrire après coup l’entrevue dans le registre de transparence de la Commission. Le collectif d’ONG, composé de membres de Greenpeace, des Amis de la Terre ou encore de SpinWatch, dénonce le mépris de José Manuel Barroso envers les engagements qu'il avait pris.

«Une de nos inquiétudes concerne le fait que Monsieur Barroso a été embauché pour son savoir-faire, ses contacts et son influence, qu’il a acquis à la tête de la Commission pendant dix ans. Il y a eu des craintes que sa position privilégiée serait utilisée par la banque d'investissement pour influencer les décisions de l'Union européenne, sachant que cette banque est un grand lobbyiste actif à Bruxelles», ont-ils écrit dans le courrier.

Ils fustigent aussi la Commission, qui n'aurait selon eux pas assez œuvré pour empêcher le lobbying et réclament au comité d'éthique une enquête approfondie, notamment via des interrogatoires. «Nous adressons une plainte formelle vis-à-vis de cette mauvaise administration», ont écrit les ONG. 

Le collectif estime en outre que l'attitude de José Manuel Barroso entre en contradiction avec l’article 245 de la Commission, qui exige des anciens commissaires «le devoir d’agir avec intégrité […] après la fin de leurs missions comme l’exige l’acceptation de certains contrats».

L’ancien président devait être considéré comme un lobbyiste

La prise de fonctions de José Manuel Barroso au sein de la banque Goldman Sachs avait scandalisé de nombreux fonctionnaires européens, personnalités politiques ou simples citoyens, dont 154 000 avaient signé une pétition exigeant des sanctions contre le Portugais. François Hollande, le 14 juillet, avait même qualifié l’embauche de Barroso de «moralement inacceptable».

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Pour apaiser le courroux généralisé de l'opinion, les employés de la Commission se sont vus obligés par leur hiérarchie de «considérer l’ancien président comme un lobbyiste». Cela signifie concrètement que tout rendez-vous avec lui doit être dûment enregistré et selon les usages, faire l’objet de diverses traces écrites.

Un comité d’éthique s'était déjà réuni sur demande de la Commission européenne deux mois après la prise de fonction du Portugais dans la banque américaine. Le collectif critique le manque d'investigation de ce comité, qui avait statué sur l’embauche en se fiant à trois courriers rédigés par l'ancien président. Il y avait informé son successeur Jean-Claude Juncker qu’il n’avait «pas été engagé pour faire du lobbying pour le compte de Goldman Sachs» et qu’il n’en avait «pas l’intention». Une simple déclaration de bonne foi qu'il semble donc ne pas avoir respectée, selon l'ONG.

Le «code de conduite» de la Commission ne pouvait formellement pas interdire son embauche par la banque américaine pour raison de conflits d’intérêt, car il n'est valable et contraignant que dans les 18 mois suivant la fin des fonctions.

https://francais.rt.com/international/48214-jose-manuel-barosso-fait-lobbying-goldman-sachs

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jeudi 22 février 2018

Qui est Luis de Guindos le futur vice-président de la BCE ?

Le ministre espagnol de l'Economie a été choisi par les ministres de la zone euro pour la vice-présidence de la Banque centrale européenne, après le retrait du candidat irlandais. Conséquence : le remplaçant de Mario Draghi l'an prochain à la présidence de la BCE pourrait revenir à un pays du Nord, notamment au gouverneur de la Bundesbank.

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Il n'y a plus de suspense : les ministres des Finances de la zone euro ont choisi ce lundi Luis de Guindos, candidat unique depuis le retrait dans la journée du gouverneur de la Banque d'Irlande, Philip Lane, pour la vice-présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Le ministre espagnol de l'Economie, de l'Industrie et de la Compétitivité succédera le 1er juin au Portugais Vitor Constâncio pour un mandat non-renouvelable de huit ans. Cette recommandation du Conseil européen sera formellement adoptée lors d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE les 22 et 23 mars prochain, a indiqué l'Eurogroupe dans un communiqué.

"J'ai été ministre mais être ministre n'est pas quelque chose qui limite mon attachement à la défense de l'indépendance de la Banque centrale européenne. Je défendrai l'indépendance de la Banque centrale européenne", a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles, après avoir été choisi par l'Eurogroupe.

Agé de 58 ans, diplômé en sciences économiques, proche du Parti populaire (PP), Luis de Guindos Jurado a fait sa carrière dans le public et le privé, en fonction des alternances politiques, comme le montre son curriculum vitae officiel  (en espagnol). Pour les eurodéputés espagnols, il symbolise « les politiques d'austérité qui ont fait tant de dégâts en Europe », qu'il a défendues en tant que membre de l'Eurogroupe et appliquées dans son pays. Il défend son bilan, notamment d'avoir remis l'Espagne sur les rails de la croissance.

"Ma principale satisfaction est d'être passé d'une situation dans laquelle nous étions au bord de l'effondrement à une situation dans laquelle nous sortons de notre cinquième année de croissance, même s'il reste encore beaucoup à faire", a-t-il récemment déclaré.

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[Le processus de nomination du directoire de la BCE. Crédits : Eurogroupe]

De Lehman Brothers à l'austérité sous Rajoy

Marié, père de deux enfants, Luis de Guindos a dirigé à ses débuts une société de Bourse acquise par Morgan Stanley, AB Asesores. Il passe ensuite dix ans dans la haute administration, comme directeur général de la politique économique au ministère des Finances et devient secrétaire d'Etat à l'Economie en 2002 dans le gouvernement de Jose Maria Aznar pendant deux ans. Retour au privé après l'échec du PP aux élections, période où il devient président exécutif de Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal, jusqu'à la faillite de la banque américaine emportée par la crise des subprimes. Il travaille ensuite au cabinet PwC avant de revenir au gouvernement en 2011 comme ministre de l'Economie. Il est considéré comme un poids lourd du gouvernement de Mariano Rajoy.

Une photo devenue célèbre le montre en mars 2012 aux côtés de Jean-Claude Juncker, faisant mine de l'étrangler, incarnant la pression de l'Union européenne sur l'Espagne pour que celle-ci réduise ses déficits.

"Luis de Guindos a joué un rôle très souvent décisif à l'intérieur de l'Eurogroupe, il a une bonne réputation, il est reconnu par ses collègues, je crois que nous avons trouvé un bon candidat", avait déclaré Peter Altmaier, l'actuel ministre allemand des Finances, qui  deviendra sous peu ministre de l'Economie. Son prédécesseur Wolfgang Schäuble, ardent défenseur de l'orthodoxie budgétaire, l'avait qualifié d'"excellent ministre."

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[Le directoire de la BCE, où siège le Français Benoît Cœuré. Crédits : Eurogroupe]

Pour de nombreux observateurs, ce choix d'un candidat d'un pays du Sud de l'Europe accroît la probabilité de celui d'un candidat d'un pays du Nord pour remplacer le président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, en octobre 2019. Et notamment du gouverneur de la Bundesbank, l'Allemand Jens Weidmann, 49 ans, un opposant à l'actuelle politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne, ce qui pourrait jouer en sa défaveur.

Cependant, d'autres postes importants sont en jeu à la tête des institutions européennes, notamment la présidence de la commission, celle du Conseil européen et celle de l'euro-parlement, toutes à renouveler l'an prochain.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/qui-est-luis-de-guindos-le-futur-vice-president-de-la-bce-769105.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180220

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samedi 17 février 2018

Vidéos du jour: Europe Les Etats désunis (Coralie Delaume)

VID CORALIE DELAUME

Europe Les Etats désunis Coralie Delaume

https://www.youtube.com/watch?v=iSz5CgWiOyo

La méthode Monnet/Quelle finalité politique pour l'Europe?

La construction européenne n'est pas un beau projet qui aurait mal tourné!

Voir aussi:

Coralie DELAUME

https://www.youtube.com/watch?v=kFmXFJ4FL3Q

Ou encore:

'UE : contre les nations, contre les démocraties ? Conférence avec Pierre Manent et Coralie Delaume

https://www.youtube.com/watch?v=ZCNu6KxyoFM

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Les analyses de Coralie Delaume rejoignent les nôtres sur de nombreux points et nul doute que son approche honnête et pédagogique contribue nettement à faire progresser l'idée de souveraineté dans les milieux de la gauche dont elle est proche, une perspective qui nous réjouit bien sûr, car il n'y aura jamais de FREXIT sans un rassemblement provisoire au- delà du clivage droite- gauche: le réflexe partisan entretenu par le système euro- atlantiste et nombre de politiciens à son service, à droite comme à gauche, doit être surmonté de toute urgence dans l'intérêt de la France. Et pour ceux qui ont peur de perdre leur "âme révolutionnaire et progressiste", rassurez- vous, dès l'indépendance recouvrée, nous redécouvrirons avec délectation nos vieilles querelles idéologiques!   P.G.

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vendredi 16 février 2018

Elargissement : l’UE envoie un signal aux Balkans, la Turquie s’agace

Des perspectives, mais surtout pas de promesses. La Commission de Bruxelles a rendu publique, mardi 6 février, une proposition – dite « stratégie » – pour relancer le processus d’élargissement de l’Union européenne (UE) aux six pays des Balkans occidentaux (Serbie, Kosovo, Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Macédoine).

ACT BALKANS

Ce processus, censé favoriser l’entrée de certains de ces pays en 2025 au plus tôt, avait été solennellement lancé lors d’un sommet à Thessalonique en Grèce en 2003, mais il est paralysé à ce stade, faute de volonté politique côté européen, et surtout, faute de réformes dans des pays encore gangrenés par la corruption et, parfois, la violence.*

La Commission européenne veut avancer dans les négociations d’adhésion, d’ores et déjà ouvertes, en 2012, avec le Monténégro (650 000 habitants) et surtout, depuis 2014, avec la Serbie (7 millions d’habitants). L’Albanie et la Macédoine sont officiellement candidates. La Bosnie-Herzégovine et le Kosovo n’ont pas encore atteint ce stade des discussions avec Bruxelles.

La date de 2025 ne concerne en fait que la Serbie et le Monténégro en vue d’une éventuelle adhésion. Une date « indicative », a souligné le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, devant le Parlement de Strasbourg, mardi 6 février. Il a souligné que cet horizon temporel est surtout « une perspective pour motiver les pays à poursuivre les réformes ».

« Fatigue liée à l’élargissement »

Car son institution marche sur des œufs : en « off », à Bruxelles, personne ne croit au réalisme de cette proposition. Qui peut imaginer que le Kosovo va entrer rapidement dans un processus d’adhésion, alors que cinq pays de l’UE, dont l’Espagne, ne reconnaissent toujours pas son existence ? Idem pour la Macédoine, qui ne parvient toujours pas à résoudre le conflit sur son nom avec la Grèce…

Les Etats membres n’ont en réalité pas envie d’évoquer l’élargissement de l’Union, alors que la France, pour ne parler que d’elle, déplore déjà qu’une Europe à 28 (27 bientôt avec le Brexit) soit difficilement gouvernable. Et surtout, alors que la Pologne et la Hongrie, pourtant membres de club, prennent des libertés avec l’Etat de droit, voire le violent.**

De nombreux diplomates estiment aussi que le processus d’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, entrées en 2007, a été beaucoup trop rapide. La Bulgarie souffre encore d’une corruption endémique, et, en Roumanie, le Parti socialiste au pouvoir tente de réformer le parquet anticorruption national, au mépris de l’Etat de droit. Les deux Etats n’ont toujours pas été intégrés dans l’espace sans passeports Schengen. Johannes Hahn, le commissaire à l’intégration, a lui-même reconnu la situation, mardi, parlant de « fatigue liée à l’élargissement » dans l’UE.

Après avoir passablement négligé les Balkans occidentaux, la Commission fait face à un défi géopolitique, avec six pays encore très instables à ses portes. Bruxelles espère les soustraire aux influences grandissantes de la Russie, mais aussi de la Chine, de l’Arabie saoudite ou de la Turquie.***

« Exporter de la stabilité »

Moscou diffuse dans la zone sa propagande antieuropéenne et soutient les mouvements nationalistes. Les pays du Golfe ou Riyad inquiètent le Service d’action extérieure que dirige Federica Mogherini, la haute représentante de l’UE, parce qu’ils tentent d’instiller une vision radicale de l’islam dans les sociétés balkaniques, d’où sont d’ailleurs partis de nombreux djihadistes vers les zones de combat irakiennes et syriennes.

« Je ne voudrais pas que, dans cinq, dix ou vingt ans, on nous dise que nous avons trahi une région qui voulait vraiment entrer dans l’UE », a souligné, mardi, Mme Mogherini.****Le premier ministre albanais, Edi Rama, indiquait, il y a quelques semaines, que, « si la perspective [d’une adhésion] s’éteint ou devient une illusion, les choses pourraient tourner mal » dans la région.

La « perspective » plutôt vague de Bruxelles et les moyens modestes alloués à sa nouvelle politique – 500 millions d’euros du budget de l’UE seront réorientés vers des projets spécifiques, notamment la baisse des coûts du roaming (« itinérance ») téléphonique dans la région –, suffiront-ils à tirer les Balkans vers le haut ?

D’ici là, le retour de l’élargissement risque de s’inviter rapidement dans la campagne pour les élections européennes de 2019. Surtout si la Turquie en profite pour réclamer que le processus lié à sa propre adhésion soit relancé, alors qu’il est complètement gelé depuis des mois, à la suite des multiples dérives autoritaires du président Recep Tayyip Erdogan. Et que plus personne parmi les pays membres ne soutient ce processus. « L’UE parle de la relance de l’élargissement dans les Balkans occidentaux, mais la Turquie est également un sujet », argue Faruk Kaymakci, le représentant permanent de la Turquie auprès de l’UE.

« Nous désirons une pleine adhésion à l’Europe. D’autres options ne nous satisfont pas », a assuré le président Erdogan dans le journal italien La Stampa, dimanche 4 février, balayant la proposition du président Macron, qui a récemment suggéré qu’il fallait repenser la relation avec Ankara, « non pas dans le cadre du processus d’intégration, mais d’une coopération, d’un partenariat ».

Mardi soir, le Conseil européen a confirmé la tenue, le 26 mars, d’une rencontre avec son président, Donald Tusk, M. Juncker, le président Erdogan et le premier ministre bulgare, Boïko Borissov. L’occasion pour Ankara de jouer à nouveau cette carte de l’adhésion pour avancer sur d’autres sujets lui tenant à cœur : la libéralisation des visas vers l’UE ou la modernisation d’un accord d’union douanière vieux de plus de 15 ans.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/02/07/elargissement-l-ue-envoie-un-signal-aux-balkans-la-turquie-s-agace_5253124_3214.html#7zTxWETLPs1tGzgi.99

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Ce que Le Monde ne vous dit pas:
*La "corruption" et la "violence" dénoncées par Le Monde sont le fruit de la terrible guerre de l'OTAN menée contre la Yougoslavie, guerre soutenue par ce journal. Les "réformes" attendues sont bien entendues le démantèlement de l'héritage yougoslave: l'UE exige privatisations, libre- échange, "ouverture" commerciale aux multinationales, démantèlement des droits sociaux etc.
**Ce que Le Monde appelle "l'état de droit", ce sont les traités européens, un carcan légal imposé aux peuples par une oligarchie, le plus souvent par des procédés juridiques plus que contestables...
***L'Arabie saoudite est déjà bien implantée en Bosnie- Herzégovine, grâce à l'OTAN, et la Turquie est toujours officiellement dans un processus d'adhésion à l'UE, ce qui est devenu improbable, mais qui ne l'empêche pas de recevoir encore des subventions dans ce cadre...
****"« Je ne voudrais pas que, dans cinq, dix ou vingt ans, on nous dise que nous avons trahi une région qui voulait vraiment entrer dans l’UE »": la région en question a été convaincue "démocratiquement" à coup de bombes et d'exactions de toutes sortes, passibles un jour, espérons- le, de poursuites devant la justice internationale, idem pour les politiciens et les journaux complices!   P.G.

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mardi 13 février 2018

Fake news : vers une judiciarisation de l’information en France

TRIBUNE LIBRE / OJIM

TL FAKE NEWS

La « confiance dans l’information » a bon dos. Sous prétexte de protéger le bon peuple de mauvaises influences, les autorités publiques comme privées veulent mettre à la liberté d’expression un bandeau sur les yeux et un bâillon sur la bouche. Pour son bien comme il se doit.

Censure privée

Du côté privé ce sont les GAFA qui précisent chaque jour un peu plus leur politique contre les fake news et autres « discours de haine, extrémistes ou violents ». Google se vante d’avoir supprimé 150000 vidéos en moins de huit mois en 2017. La France est championne en fonction du nombre de tweets supprimés sur Twitter. De son côté, Facebook paie les journaux dominants en France pour qu’ils éliminent les « fausses nouvelles ».

Censure publique

Mais de leur côté les autorités étatiques ne sont pas en reste. En Allemagne la loi dite NetzDG punit d’une amende pouvant aller à plusieurs dizaines d’euros les réseaux sociaux porteurs de fake news ou des fameux « messages de haine ». La France semble ne pas vouloir être en reste depuis que le président Macron a annoncé un projet de loi allant dans le même sens lors de ses vœux à la presse le 3 janvier 2018.

Dans le JDD du 4 février 2018, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a précisé les intentions du gouvernement. « La loi prévoira des obligations nouvelles pour les plateformes (numériques, c’est nous qui ajoutons) qui devront coopérer avec l’État (c’est nous qui soulignons) et être transparentes sur les contenus sponsorisés. Une procédure de référé judiciaire sera mise en place pour faire cesser rapidement la diffusion d’une fausse nouvelle, lorsque celle-ci sera manifeste ».

Elle ajoute « Il n’y a plus de liberté de la presse lorsque la mauvaise monnaie chasse la bonne, c’est-à-dire lorsque les fake news chassent les vraies informations ». Comme ce sont les médias dominants qui sont payés par les réseaux sociaux pour débusquer les nouvelles non conformes à l’esprit du jour,on imagine volontiers que les « vraies informations » seront celles de l’oligarchie médiatique. Quand ces médias en février 2017 inventent de toutes pièces une déclaration de Trump nul doute qu’une telle nouvelle ne pourra être une fake news puisque ce sont ces mêmes médias qui déterminent qui dit le vrai et qui dit le faux.

Encore plus inquiétant la ministre ajoute “De plus, nous aurons une action forte en matière d’éducation aux médias ». Quand on connaît plus en détail les activités du CLEMI, le Centre pour l’Éducation aux Médias et à l’Information, on peut craindre le pire. De mauvaises langues murmurent que Françoise Nyssen quitterait son ministère de la Culture pour un grand Ministère de la Vérité dès la loi votée. Une fake news ?

https://www.ojim.fr/fake-news-vers-judiciarisation-de-linformation-france/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-02-12

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"« Il n’y a plus de liberté de la presse lorsque la mauvaise monnaie chasse la bonne, c’est-à-dire lorsque les fake news chassent les vraies informations »": voilà une formule à retenir et qui convient parfaitement à...l'euro (et l'idéologie euro- atlantiste que nous subissons sans cesse dans les "médias mainstream")!  P.G.

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jeudi 8 février 2018

8 février 2008: le jour où le Parlement français a trahi le peuple à Versailles

Il y a dix ans, le 4 février 2008, les parlementaires français réunis à Versailles, se sont prononcés par 560 voix pour (62,7 % des votants), 181 voix contre (20,2 % des votants), et 152 abstentions (soit 17,02 % des votants), en faveur de la modification de l’article XV de la Constitution de la Ve République permettant juridiquement à la France de ratifier le traité de Lisbonne le 8 février (1).

HIST REFERENDUM 2005

Cette modification a pu être apportée grâce à l’article 89 alinéa 3 (4), qui permet aux députés et sénateurs, réunis en « congrès », de modifier la Constitution sans passer par la voie du référendum.

Rappelons que le Traité de Lisbonne est un copié-collé à 99% d’un autre texte, le « Traité établissant une Constitution Européenne », rejeté 3 ans auparavant par le peuple français, qui l’avait considéré à une large majorité ( 54,68 % des suffrages ) comme contraire aux intérêts du pays (référendum du 29 mai 2005) (2).

On aurait pu penser que les responsables français n’accepteraient pas de soumettre à nouveau un texte à l’approbation nationale, moins de 3 ans après un vote négatif sur un texte identique, qui plus est en utilisant une procédure permettant d’éviter le recours au scrutin populaire. C’était sans compter sur l’argument ultime utilisé par les européistes : les français avaient « mal » voté en 2005 et il fallait les empêcher de continuer à faire les mauvais choix en leur imposant les bons, et le leur  « expliquer » avec le concours des médias dominants et avec « pédagogie » (3.1)  , car les électeurs ne se rendent pas toujours compte des priorités que seuls les élus, l’élite de la Nation, sont capables d’appréhender dans leur globalité (3.2).

Démocratie vient de deux mots grecs, « demos » et « kratos » qui signifient respectivement « peuple » et « pouvoir », ce mot désigne donc un système politique où le peuple a le pouvoir et l’exerce, et  où ses choix sont donc respectés. Dans notre « démocratie » représentative, les élus sont appelés les représentants du peuple et en aucun cas ne devraient préjuger que leur choix est sur un pied d’égalité ou pire de supériorité par rapport au choix des électeurs.. L’article 3 de notre Constitution définit d’ailleurs explicitement le concept de Souveraineté (4): « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». La souveraineté appartient donc au Peuple, et puisque le Peuple a déjà donné son avis, les élus ne sont nullement fondés à contredire cet avis. Ici, les élus donnent sans surprise, au vu du peu de contre-pouvoirs restants après 24 modifications successives de la Constitution d’origine (5), un bel exemple de manipulation des textes juridiques en vue de les détourner de leur esprit d’origine.

Ce 4 février, les élus ont pris une décision contraire à celle du peuple. Ils trahissent donc leur fonction première. Si les représentants des deux assemblées étaient en majorité vraiment démocrates, même les élus ayant voté « oui » en 2005 auraient dû voter « non » en 2008 pour montrer leur attachement à la souveraineté populaire et au résultat du vote. Ce jour là, ils auraient dû déjouer le piège tendu à notre démocratie. Ils ont fait le contraire, confirmant une nouvelle fois la fracture béante séparant les « élites » de la « populace », leur totale déconnexion de la réalité, et surtout leur illégitimité.

Dix ans, ça se fête ! Combien se souviendront de cette date qui devrait pourtant figurer dans les livres d’histoire du futur ? Combien de médias d’envergure nationale ou même locale auront une pensée pour ce jour funeste, date officielle de la trahison du Peuple par ses élites, votant la fin de la démocratie dans notre pays, en assujetissant notre Constitution à des traités qui définissent eux-mêmes que les Peuples n’ont aucun pouvoir et doivent respecter les lois iniques de l’Argent Roi ?

Nous ne verrons probablement pas de feu d’artifice à la Tour Eiffel pour célébrer ce tournant dans notre organisation politique, ni même une allusion dans les « grands » médias, qui auraient pourtant une occasion en or de remonter le moral des troupes avec une grande séance d’autosatisfaction eurolâtre. Non, les principaux médias resteront cois car cette date est celle de la trahison du Parlement (à l’exception de 181 qui ont voté contre (6) ).

Il n’y aura pas non plus de tentative d’un bilan public et objectif des conséquences de ce tournant dans notre Histoire, alors que le Peuple subit de plein fouet depuis dix ans l’augmentation du chômage et de la dette publique, la précarisation, la destruction du Code du Travail, la remise en cause du principe de solidarité et de la Sécurité Sociale, la destruction du modèle démocratique hérité de la Révolution, la mise en place d’un régime policier, la participation active à des guerres d’agression, la mise sur écoute des citoyens et le flicage sur internet, la vente des intérêts de la nation à des capitaux étrangers, et tant d’actes d’autodestruction imposés par les diktats découlant directement de notre appartenance à l’Union Européenne, à l’euro et à l’otan. Ce peuple, pourtant en première ligne mais qui avait refusé cette mort programmée de la nation, bien conscient, lui, que ces injonctions sont à l’exact opposé idéologique et moral de ce qui a pu faire la fierté des français, ces trois principes indissociables : Liberté Egalité Fraternité.

Les Français, se souvenant que Français veut dire libre, doivent donc faire renaître la Démocratie directement depuis le corps social, puisque la tête semble ne plus en vouloir. Ils doivent maintenant se rassembler et choisir la seule solution qui leur permettra de retrouver la possibilité de choisir leurs politiques économiques, monétaires, militaires, sociales, environnementales, éducatives, et cela en sortant de l’Union Européenne, de l’euro et de l’OTAN.    

                                                                                 

Sources :

(1) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-revisions-constitutionnelles/loi-constitutionnelle-n-2008-103-du-4-fevrier-2008.5079.html

(2) : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000447940&categorieLien=id

(3.1)     https://blog.francetvinfo.fr/bureau-bruxelles-france2/2009/05/20/idee-recue-n8-le-traite-de-lisbonne-est-une-copie-conforme-de-la-constitution.html

(3.2) :  https://www.youtube.com/watch?v=9iXY7LDD2xs

(4) : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur.5074.html ( sous réserve de modifications scélérates, et en quasi-catimini par le Congrès après cette date du 4 février 2018, pour toute consultation, l’originale est ici : https://www.senat.fr/evenement/revision/texte_originel.html

(5) :   http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-revisions-constitutionnelles/les-revisions-constitutionnelles.5075.html

(6) :    http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

https://www.soverain.fr/10-ans-ca-se-fete-jour-elites-francaises-ont-sauve-peuple-de-lui-meme/

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mardi 6 février 2018

Amazon veut équiper ses salariés de bracelets électroniques

L'objectif de ces bracelets : surveiller les endroits où les employés posent leurs mains et se mettre à vibrer quand ils saisissent le mauvais objet, résume Mashable.

ACT AMAZON BRACELETS

Amazon espère que ces bracelets permettront à ses employés de gagner du temps. Mais pour le site spécialisé GeekWire (lien en anglais)ce futur dispositif est plutôt inquiétant. Mardi 30 janvier, il a révélé que l'entreprise américaine venait de faire breveter un système de bracelets pour les salariés de ses entrepôts.

"Si le brevet présente cette technologie comme un système qui permet de gagner du temps, surveiller les employés de cette façon paraît dystopique", a commenté Geekwire, inquiet. "C'est particulièrement vrai pour Amazon, une entreprise accusée d'imposer des conditions de travail intolérables dans ses entrepôts, comme des pauses toilettes chronométrées [une allégation contestée par Amazon], des semaines de travail de 55 heures, et des chronomètres qui permettent de s'assurer qu'un employé remplit assez de boîtes heure par heure", liste le site, traduit par Mashable.

https://mobile.francetvinfo.fr/internet/amazon/amazon-veut-equiper-ses-salaries-de-bracelets-electroniques_2591282.html#xtref=http://m.facebook.com/

Voir aussi:

Faut-il s'inquiéter des bracelets électroniques développés par Amazon pour suivre ses salariés ?

"Est-ce qu'il y aura aussi le boulet au pied ?", s'est interrogée la secrétaire générale de la Confédération générale italienne du travail.

générale de la Confédération générale italienne du travail.

Amazon veut-elle transformer ses salariés en robots ? Mardi 30 janvier, l'entreprise américaine a fait breveter un bracelet électronique lui permettant de détecter les mouvements des mains de ses salariés dans ses entrepôts. L'objectif : suivre leur travail et améliorer (encore) leur productivité. Un projet qui a rapidement provoqué un tollé. Alors, faut-il s'inquiéter ? [sic]

L'idée : des bracelets électroniques pour guider les salariés avec des vibrations

En mars 2016, Amazon a déposé deux brevets sur ces bracelets électroniques, révèle le site spécialisé GeekWire (en anglais). Mais c'est seulement le 30 janvier 2018 que le bureau américain des brevets et des marques de commerce les a validés. Schémas à l'appui, ces documents détaillent le fonctionnement de ces bracelets vibrants.

Schéma de l\'utilisation du bracelet electronique développé par Amazon.Schéma de l'utilisation du bracelet electronique développé par Amazon. (UNITED STATES PATENT AND TRADEMARK OFFICE)

Ce système de "traçage (...) des mouvements des mains d'un employé (...) pourrait être utilisé pour surveiller la réalisation de tâches assignées" comme l'inventaire et la préparation des commandes, expliquent les documents officiels relatifs à ce brevet. L'appareil est "prévu pour être porté (...) près de la main et pour émettre des vibrations".

Concrètement, si un employé place ses mains au mauvais endroit ou ne touche pas le bon objet au moment de la collecte dans les entrepôts, le bracelet pourra se mettre à vibrer par ultrason. Un moyen de guider, mais aussi de surveiller, tous les mouvements des salariés logistiques de l'entreprise.

Le contexte : des conditions de travail déjà difficiles

La polémique autour de ces bracelets est d'autant plus vive qu'Amazon est très critiquée à propos des conditions de travail de ses employés, dans certains entrepôts. Entre cadences minutées, troubles musculo-squelettiques et lettres recommandées au moindre fléchissement du salarié, franceinfo avait enquêté, en octobre 2017, sur l'envers du décor d'Amazon.

Dans les allées des entrepôts d'Amazon, tout est déjà minuté, codifié, scruté, grâce aux scanners utilisés à chaque étape du traitement des colis"Avec ça, ils savent exactement où vous vous trouvez et se servent de ces informations pour calculer votre temps d'arrêt", accusait alors Alain Jeault, employé sur le site de Sevrey (Saône-et-Loire) et délégué CGT.

Dans ce contexte, ces bracelets inquiètent, mais ne semblent pas surprendre les salariés du groupe. D'anciens et actuels employés d'Amazon ont ainsi déclaré au New York Times (en anglais) que "l'entreprise utilisait déjà une technologie de suivi similaire dans ses entrepôts", et qu'ils ne "seraient pas surpris si elle mettait ces brevets en pratique", relève Slate.

C'est une illustration de plus de l'obsession des dirigeants d'Amazon qui veulent avoir un contrôle total et une vision panoramique de tout ce qu'il se passe dans l’entrepôt.

"Ce bracelet n'est pas étonnant, c'est une continuité de la discipline de fer qui règne chez Amazon, estime aussi Jean-Baptiste Malet, journaliste et auteur d'En Amazonie, infiltré dans le "meilleur des mondes" (Ed. Fayard), à franceinfo. Ca a déjà cours dans les entrepôts, avec les scanners. Les employés sont tracés et ne font que obéir à des normes définies aux Etats-Unis."

Les réactions : "Est-ce qu'il y aura aussi le boulet au pied ?", s'inquiète-t-on en Italie

Peu après la publication de ces brevets, l'Italie s'est enflammée autour de ces bracelets électroniques. La polémique est remontée jusqu'au chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, qui a estimé que "le défi, c'est un travail de qualité et non pas le travail avec un bracelet". "Homme ou esclave ? Je veux restituer la dignité du travail, certaines multinationales exploitent, pressent et ensuite mettent au rebut. Ça suffit !" a réagi de son côté le leader de la Ligue du Nord, Matteo Salvini.

Les syndicats italiens ont aussi fait part de leur inquiétude. "Est-ce qu'il y aura aussi le boulet au pied ?", s'est interrogée la secrétaire générale de la Confédération générale italienne du travail, Susanna Camusso, dans 24 Ore. "Des plateformes numériques sont en train de créer une nouvelle forme d'exploitation", a renchéri Carmelo Barbagallo, secrétaire général de l'Union italienne du travail. En France, cette annonce n'a pas (encore) provoqué de réactions politiques.

On arrive à la robotisation de l'être humain.

"Ce qui est rassurant, c'est que ce bracelet provoque un tollé mondial, commente Jean-Baptiste Malet à franceinfo. J'espère que ça ne vas pas s'arrêter à une indignation morale. Ce n'est pas digne du progrès. On peut imaginer ce genre de bracelets vibrants pour un chien, et encore..."

La défense d'Amazon : "Des spéculations erronées"

Face au tollé, Amazon a décidé de réagir. "La spéculation à propos de ce brevet est erronée, a réagi une porte-parole d'Amazon. Chaque jour, dans n'importe quelle entreprise dans le monde, les employés se servent de scanners à main pour faire l'inventaire et préparer les commandes". 

L'entreprise vante même les bienfaits que pourraient avoir ces bracelets pour les salariés. "Placer ces équipements plutôt sur le poignet des employés leur permettrait d'avoir les mains libres et ne pas avoir les yeux rivés sur des écrans", fait valoir Amazon, estimant que si cette idée devait être un jour mise en œuvre, elle améliorerait l'organisation pour les employés travaillant dans la préparation des commandes.

https://mobile.francetvinfo.fr/internet/amazon/faut-il-s-inquieter-des-bracelets-electroniques-developpes-par-amazon-pour-suivre-ses-salaries_2592472.html

samedi 27 janvier 2018

À Davos, George Soros prédit le futur de Donald Trump

Le financier milliardaire américain George Soros a de nouveau ciblé le Président américain lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, après avoir fait ses propres pronostics sur l'avenir de l'administration Trump.

ACT SOROS UE

«Je considère l'administration Trump comme un danger pour le monde. Mais je le considère comme un phénomène purement temporaire qui disparaîtra en 2020, voire plus tôt» a déclaré le milliardaire.

«J'attribue au Président Trump le mérite de motiver ses principaux partisans avec brio. Mais pour chaque supporteur, il créé un plus grand nombre d'opposants, qui sont également fortement motivés. C'est la raison pour laquelle je m'attends à un retournement démocratique en 2018», a-t-il ajouté.

Devant un public très occupé à relayer ses propos sur les réseaux sociaux, George Soros a aussi longuement étrillé les géants de l'internet, citant Facebook et Google.

Il les a décrits comme des «monopoles toujours plus puissants» qui pourraient être tentés de se lier à «des régimes autoritaires» afin de créer «un réseau totalitaire».

«Ils insèrent impudemment la dépendance dans leurs services. Cela peut être très dangereux, surtout pour les jeunes. Il existe des similitudes entre les plateformes en ligne et le casino. Les casinos ont développé des moyens de soutirer tout l'argent des joueurs, même celui qu'ils n'ont pas».

«Davos est un bon endroit pour annoncer que leurs jours sont comptés», a-t-il dit

Depuis l'investiture du Président Trump, une foule d'observateurs de gauche a saisi toutes les occasions pour le défier pour divers prétextes, ayant déposé des dizaines de plaintes contre le Président. La plupart de ces organisations sont censées être financées par George Soros, ce qui pose la question de savoir si ces groupes luttent pour des valeurs démocratiques ou s'ils essayent simplement de compliquer le mandat de Trump.

https://fr.sputniknews.com/international/201801261034895101-soros-trump-davos/

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Pas content, le Soros! Un bon point pour Trump...Quand aux régimes autoritaires évoqués, on se demande bien à qui il fait allusion...Peut- être à l'UE avec ses médias qui s'associent à Facebook et Google pour organiser la censure?

P.G.

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
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