lundi 6 août 2018

Terrain d’entente : Pour des élections sûres et une véritable sécurité nationale. Par Noam Chomsky, Michael Moore, Bill Richards

Le site Frexit-Limousin.fr déplace désormais ses publications vers son blog alternatif. Pour lire l'article, merci de vous rendre sur le lien ci- dessous (il suffit de cliquer).

TL APPEL CHOMSKY ET AL

Afin d'éviter la procédure, vous pouvez placer le nouveau site dans vos favoris et même vous abonner si vous le souhaitez (c'est gratuit) si vous souhaitez être informé des nouvelles publications.

https://frexitlimousin.wordpress.com/

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samedi 4 août 2018

Limitation de la vitesse à 80km/h : les radars flashent deux fois plus

La mesure controversée d'abaissement de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires a produit ses premières prunes.

ACT RADARS 80 JUILLET

Un mois après l'instauration de cette mesure, le 1er juillet, le nombre d'automobilistes flashés a été multiplié par deux au mois de juillet 2018 par rapport à la même période en 2017, rapporte Europe 1.

Il y a eu 500.000 flashs sur l'ensemble des routes françaises ce mois-ci, soit 2,1 fois plus qu'en juillet l'an dernier. Contacté par RTL, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a confirmé : "C'est 260.000 flashs de plus que l'an dernier". Mais selon lui, cette explosion est liée à un nécessaire temps d'adaptation des automobilistes : "C'est un chiffre qu'il faudra surtout suivre en tendance. Cette vitesse de 80 km/h, il faut encore que les Français se l'approprient".

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Les Français ont en effet eu du mal avec cette nouvelle contrainte : 400 dégradations de radars ont été recensées en ce mois de juillet, contre 100 habituellement, avance toujours Europe 1.

Le délégué à la sécurité routière explique que les forces de l'ordre se sont montrées tolérantes pour ce premier mois d'application, en proposant aux automobilistes soit de payer l'amende, soit d'accepter une explication sur le bien-fondé des 80 km/h. "Mais en août, la limitation doit être respectée", souligne le délégué dans Ouest-France.

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"Cela va déboucher sur des PV et des retraits de points, et c'est très grave. J'invite les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités et à retirer cette mesure qui n'a qu'une seule finalité : faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat", s'insurge auprès de Marianne Pierre-Olivier Cavey, directeur des études de la ligue de défense des conducteurs. Pour la ligue, "les 80 km/h ont un effet neutre voire contre-productif sur la sécurité routière car on se retrouve avec des voitures à la queue derrière des camions, ce qui mène à une conduite à risque et des problèmes de vigilance".

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Les chiffres de la mortalité sur les routes au mois de juillet ne sont pas encore connus. Dans Ouest-France, Emmanuel Barbe se montre optimiste : "Avec le 80 km/h, il y aura moins de victimes, c'est certain. Déjà en juin, il y a eu 30 morts de moins qu'en juin 2017. Parce que nous avons sensibilisé les automobilistes au 80 km/h".

https://www.marianne.net/societe/limitation-de-la-vitesse-80kmh-les-radars-flashent-deux-fois-plus?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Compte tenu du caractère peu convainquant et controversé du rapport initial sensé avoir justifié la réforme, on attend en effet avec impatience les prochains chiffres...  P.G.

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mercredi 1 août 2018

Tour de France : sur la route avec les "effaceurs", chargés de repeindre les graffitis gênants sur le bitume

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Voici pourquoi notre campagne pour le Tour de France a bien moins marché cette fois- ci: le gouvernement a fait appel à une société privée pour effacer les slogans, sous l'oeil ravi et avec la complicité des médias de l'oligarchie.  P.G.

ACT FREXIT TOUR DE FRANCE

Avant le passage du peloton (et des caméras), Patrick et Pierre parcourent à bord de leur camionnette le tracé de la Grande Boucle à la recherche d'inscriptions qui pourraient faire polémique pour les recouvrir. Franceinfo a passé une journée à leurs côtés.

Jeudi 19 juillet, 8 heures du matin. Le pied du col mythique de l'Alpe d'Huez, point d'orgue de la 12e étape du Tour de France, s'anime doucement. Quelques heures avant le passage du peloton, des anonymes s'essaient à l'ascension des 21 lacets. D'autres préfèrent la marche. Les supporters entassés dans les caravanes et les tentes se réveillent. Certains sont là depuis plusieurs jours pour trouver le bon spot pour voir les coureurs.

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Patrick et Pierre, eux, sont à pied d'œuvre depuis une bonne heure déjà. Dans leur camionnette siglée Doublet, du nom de la société qui les emploie, ils parcourent le col à la recherche de dessins obscènes, de messages politiques ou d'insultes. Le duo forme ce qu'on appelle l'"ambush" (car ils sont en "embuscade", à l'affût des tags gênants). "Mais on préfère 'effaceurs', c'est plus clair", corrige Patrick, 59 ans. Leur mission : nettoyer les routes de ses graffitis avant le passage de la caravane et des coureurs, grâce à 150 litres de peinture blanche et quelques rouleaux.

De l'art de détourner les graffitis

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"On remonte 100 km avant l'arrivée de l'étape en montagne et seulement 60 en plaine, puis on repart en sens inverse pour effacer les nouvelles inscriptions. Car on n'est pas à l'abri que les gens repeignent derrière nous", explique Patrick, un "effaceur" aguerri. Sous ses pinceaux, un tag "EPO" devient "888". Ni vu, ni connu. "On ajoute quelques traits, c'est facile", s'amuse-t-il. Ce Nordiste, passionné de vélo, cousin de l'ancien coureur Laurent Desbiens, n'en revient pas : c'est la première fois en huit ans sur la Grande Boucle que sa mission jouit d'une telle notoriété.

En lui réservant trois pages dans son édition annuelle, le magazine Pédale ! a mis en lumière ce rôle de l'ombre. Une publicité dont il se serait bien passé. "L'article nous a fait passer uniquement pour des 'effaceurs' de sexe, or ce n'est pas que cela", s'agace-t-il. D'ailleurs, en ce jour d'étape-reine dans les Alpes, Patrick et Pierre ne dissimuleront qu'un seul dessin de pénis dans les virages de l'Alpe d'Huez. Ils font parfois preuve d'originalité pour détourner les tags.

"Ça ne sert à rien de s'engueuler"

Pour Pierre, son accolyte, ce Tour de France est le premier. Et dix jours après le départ, ce Belge de 39 ans, féru de petite reine, ne souhaite qu'une chose : "Revenir l'année prochaine." Pour les deux hommes, ces trois semaines sont une parenthèse enchantée, malgré leur mission répétitive. "Ma plus grande joie, c'est de recevoir le mail en janvier où l'on me propose de faire le Tour", confie Patrick, croque-mort à Templeuve (Nord) le reste de l'année. "Onze mois par an, je travaille avec des gens allongés. Pendant un mois, je suis avec des bons vivants."

Pierre, 39 ans, vit son premier Tour de France en tant qu\'\"effaceur\".Pierre, 39 ans, vit son premier Tour de France en tant qu'"effaceur". (FRANCEINFO)

(...)

Dans les lacets du col de la Croix de Fer, ils repèrent un partisan de François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), en train de blanchir le bitume. "On s'arrêtera au retour, ça ne sert à rien de s'engueuler maintenant", tranche Patrick. Le duo fait son travail en tâchant d'éviter la confrontation avec le public. En huit ans, l'agent funéraire ne se souvient que d'une seule mésaventure avec un supporter mécontent de voir son graffiti effacé. "C'était avec un Basque dans les Pyrénées, se rappelle-t-il. Le pot de peinture a terminé sur mes chaussures."

Messages grivois, politiques et insultants

"La plupart du temps, les gens nous remercient et nous applaudissent", assure-t-il. Au restaurant situé dans la descente du col de la Croix de Fer, la serveuse se montre reconnaissante des coups de pinceaux du duo sur des inscriptions à la gloire du micro-parti de François Asselineau et du "Frexit" (la sortie de la France de l'Union européenne). Mais quand il faut choisir entre effacer le nom de Marine Le Pen ou celui du président de l'UPR, c'est la première qui gagne. "Lui, peu de gens le connaissent. Marine Le Pen, non", justifie Patrick.

\"Frexit\" est une des inscriptions les plus courantes sur la route de la 12e étape du Tour de France entre Bourg-Saint-Maurice et l\'Alpe d\'Huez."Frexit" est une des inscriptions les plus courantes sur la route de la 12e étape du Tour de France entre Bourg-Saint-Maurice et l'Alpe d'Huez. (FRANCEINFO)

Les deux hommes se veulent garants d'une certaine idée du Tour de France qui "doit rester une fête", selon eux. Ils saluent les spectateurs qui peignent des messages d'encouragements – au palmarès de l'asphalte, les Français Romain Bardet et Warren Barguil, ou le Slovaque Peter Sagan font figure de chouchous – et s'arrêtent à la demande pour effacer un tag.

(...)

"Cette année, les routes sont plutôt propres"

Cette année, le climat se révèle plus tendu que lors des dernières courses. "La présence de Chris Froome a mis le feu aux poudres", analyse Patrick. Dans les 21 lacets de l'Alpe d'Huez, la cote d'amour de l'équipe Sky et du coureur britannique, pourtant blanchi par l'Union cycliste internationale, n'est pas au plus haut. Noms d'oiseaux, allusions au dopage... La route devient une tribune à charge contre la formation, dont le leader est parfois pris à partie physiquement"L'idéal serait un Tour sans inscription, notamment celle faisant allusion au dopage car quand on aime le vélo, on ne veut pas de ça", regrette Pierre. Et de poursuivre, pragmatique :

En se rapprochant de la ligne d'arrivée, un "Sky tricheur" accompagné d'un dessin de seringue barre ainsi la route et fait tiquer les deux "effaceurs". "Ben non, il ne faut pas l'enlever !" insiste un spectateur, témoin de l'opération camouflage, à quelques heures du départ de l'étape. Pierre et Patrick préfèrent ne pas relever la remarque, effacent le message et remontent dans leur véhicule.

Pierre a maquillé un graffiti sur le barrage du Verney (Isère) et passe au suivant, jeudi 19 juillet 2018.Pierre a maquillé un graffiti sur le barrage du Verney (Isère) et passe au suivant, jeudi 19 juillet 2018. (FRANCEINFO)

Ce col mythique du Tour constitue LE rendez-vous des fous de vélo. Impatients, alcoolisés pour certains et sous un soleil de plomb, les spectateurs peuvent vite s'échauffer, ce qui complique leur mission. Avant que les coureurs ne s'élancent, le duo maquille des insultes envers Geraint Thomas, mais laisse de côté certains messages désobligeants.

Pour les messages laissés intacts, les "effaceurs" sont censés prévenir des endroits où ils ne sont pas intervenus. Le diffuseur de la course évite ensuite de les montrer à l'image, lors de la course. Ce jeudi-là, le bilan est celui d'une journée typique, estime Patrick: beaucoup de politique, du dopage et un seul dessin de pénis. "Cette année, les routes sont plutôt propres", constate le Nordiste. Un moindre mal pour un Tour de France mouvementé.

https://www.francetvinfo.fr/sports/tour-de-france/tour-de-france-sur-la-route-avec-les-effaceurs-charges-de-repeindre-les-graffitis-genants-sur-le-bitume_2857831.html

affiche france en marche

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dimanche 29 juillet 2018

Le confortable train de vie de Brigitte Macron à l’Élysée

Deux voitures, six bureaux, quatre personnes à son service

Pognon de dingue ! Comme chaque année, la Cour des comptes a listé toutes les dépenses liées à la "Première dame"*. Le montant dépasse les 280.000 euros par an.

ACT FIRST LADY

Au début de son mandat, en août 2017, Emmanuel Macron avait instauré une charte de la transparence pour que la Cour des comptes puisse suivre les dépenses de son épouse. Si les Sages de la rue Cambon se sont bien penchés sur les frais de la Première dame, ils ne manquent pas de rappeler dans leur dernier rapport que « Cette forme de comptabilité reste à ce jour insuffisamment développée pour réaliser complètement cet exercice ». Comme le précise toutefois Capital.fr, la Cour des comptes a pu chiffrer certaines dépenses.

Six à sept agents du service de la correspondance présidentielle

Les Sages rappellent dans un premier temps que Brigitte Macron dispose d’un directeur de cabinet et d’un chef de cabinet, ainsi que de deux secrétaires, dont l’une est également affectée au secrétariat du conseiller porte-parole. Le courrier est par ailleurs un poste de dépense important dans la mesure où Brigitte Macron a reçu près de 13 000 courriers en 2017, ce qui a mobilisé « six à sept agents du service [de la correspondance présidentielle ». En fonction du temps consacré par tous ces collaborateurs à l’activité de Brigitte Macron, la Cour évalue leur masse salariale chargée à 278.750 euros par an. En 2014, la Cour avait indiqué que, pour l’année 2013, les dépenses liées à l’activité de Valérie Trierweiler s’élevaient à 396 900 euros pour cinq collaborateurs directs.

Six bureaux dans l’aile « Madame » de l’Hôtel d’Evreux

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Brigitte Macron bénéficie pour sa part de six bureaux dans l’aile « Madame » de l’Hôtel d’Evreux, de la protection de plusieurs membres du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) ainsi que de deux véhicules issus de la flotte présidentielle : l’un pour ses déplacements, l’autre pour les agents du GSPR qui la protègent. En revanche, les Sages indiquent que « pour ses activités publiques et officielles, madame Brigitte Macron bénéficie des services de la coiffeuse-maquilleuse de la Présidence, mais il ne lui est attribué aucun budget de représentation. »

Source :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/26/2842076-brigitte-macron-cour-comptes-revele-budget-alloue-premiere-dame.html

https://www.capital.fr/economie-politique/collaborateurs-bureaux-maquilleuse-les-depenses-de-brigitte-macron-detaillees-par-la-cour-des-comptes-1299728

http://www.valeursactuelles.com/politique/deux-voitures-six-bureaux-quatre-personnes-son-service-le-confortable-train-de-vie-de-brigitte-macron-lelysee-97620

https://aphadolie.com/2018/07/28/le-confortable-train-de-vie-de-brigitte-macron-a-lelysee/

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*Rappelons que le terme "Première Dame", repris par toute la presse euro- atlantiste en France, et parfois hélas par la presse dite "de réinformation", est un élément de langage de propagande témoignant de notre domination culturelle ("First Lady").  Il en est de même pour le terme "Pères Fondateurs" concernant l'Union européenne ("Founding Fathers"), sur le modèle américain. On peut multiplier les exemples, à commencer par l'usage de plus en plus fréquent de l'anglo- américain, y compris dans nos rues, ou encore de la volonté de Macron de réunir le Congrès tous les ans (instituant ainsi le "discours sur l'état de l'Union" pratiqué outre- atlantique)... Sans même parler des réformes territoriales comme les "com- coms", équivalentes des "comtés" ou des grandes régions, les futurs "states" des Etats- Unis d'Europe... J'arrête là, car on va encore dire que nous sommes compotistes. P.G.

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vendredi 27 juillet 2018

La république exemplaire...

Voici  un article publié sur notre site (et sur le site national upr.fr) il y a un an: les français commençaient à entrevoir le côté obscur de Macron et de ses copains. Intéressant à rappeler de nos jours où certains semblent découvrir le côté peu éthique de notre président "jupiter"...   P.G.

ARCHIVES 2

== « EN MARCHE » ARRIÈRE ! == Sur un signal envoyé par Richard Ferrand, la majorité macroniste à l’Assemblée nationale rejette l’obligation de casier judiciaire vierge pour être éligible.

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Alors que les députés préparaient l’examen du texte sur la prétendue « confiance dans la vie publique », présenté comme la première « réforme-phare » du quinquennat Macron, le gouvernement a finalement préféré renforcer le dispositif actuel des peines d’inéligibilité et de renoncer au principe du casier judiciaire vierge.
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a expliqué de façon emberlificotée que l’interdiction de se présenter à une élection si le casier n’est plus vierge « pourrait être interprétée » comme « une peine automatique », qui « contreviendrait au principe d’individualisation des peines garanti par la Constitution ».

Deux informations complémentaires spécialement scandaleuses sont à ajouter :

  • d’une part, c’est l’ex-ministre macroniste Richard Ferrand, limogé du gouvernement pour cause « d’affaires » et devenu président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, actuellement visé par une plainte de l’association Anticor (anti-corruption) pour abus de confiance, qui a déposé l’amendement supprimant l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge…
  • d’autre part, les débats ont été quasiment interdits puiqu’une partie des parlementaires, notamment la PS Delphine Batho, n’ont même pas pu défendre leurs sous-amendements annulés par l’adoption de celui de Richard Ferrand.

Source : Le Figaro du 25 juillet 2017

Commentaires

L’excuse trouvée par Mme Belloubet est triplement inacceptable.

1°) Qui saisirait le Conseil Constitutionnel ?

Pour qu’inconstitutionnalité il y ait, encore faudrait-il que le Conseil Constitutionnel soit saisi pour la prononcer. Mais qui aurait l’audace de le saisir sur un tel sujet devant l’opinion publique ?

2°) à supposer que le Conseil Constitutionnel soit saisi, rien n’indique qu’il décide qu’une telle disposition serait contraire à la Constitution.
Ou alors, il faudrait qu’il explique pourquoi imposer un casier judiciaire vierge serait contraire à la Constitution si cela concerne un candidat à une élection mais serait autorisé par la même Constitution si cela concerne– comme c’est actuellement le cas – des dizaines de profession : policiers, gendarmes, artisans-taxis, candidats à des concours de la fonction publique, experts-comptables, commissaires aux comptes, huissiers, etc.,

De qui se moque le gouvernement ?

3°) un référendum peut aisément régler la question*

Enfin, même en supposant que le Conseil Constitutionnel soit saisi, et même en supposant qu’il décide qu’une telle disposition serait contraire à la Constitution dès lors qu’elle concernerait des élus, rien n’interdit le président de la République de présenter aux Français par référendum une réforme constitutionnelle proposant de transformer justement en obligation constitutionnelle le fait d’avoir un casier judiciaire vierge.

Conclusion

  • C’est une nouvelle promesse électorale de Macron qui passe à la trappe…
    Chaque jour qui passe révèle ainsi aux Français l’étendue des mensonges électoralistes dont ils ont été abreuvés par le candidat de l’oligarchie euro-atlantiste. Et ce n’est qu’un début !
  • L’UPR maintient, quant à elle, sa promesse d’imposer un casier judiciaire vierge à tout candidat à une élection et à tout élu de la République. Si nous arrivons au pouvoir, nous ferons adopter cette disposition par référendum.

 

François ASSELINEAU

25 juillet 2017

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*En plus, le scandale "Benalla" a éclaté alors qu'une réforme constitutionnelle était sur les rails, l'occasion aurait été parfaite pour revenir sur cet abandon de promesse électorale...Bien entendu, ce n'était pas au programme.   P.G.

AFFICHE SOUVENEZ VOUSDans un pays qui a perdu sa souveraineté, c'est le règne des bandes et des féodalités qui s'installe; d'autant plus rapidement que le chef de l'Etat lui- même est inexpérimenté, immature et narcissique. François Asselneau avait mis en garde contre ce côté inquiétant du personnage...

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mardi 24 juillet 2018

Frédéric Taddeï rejoindra l’antenne de RT France à la rentrée prochaine

Frédéric Taddeï : «En 2018, il faut aller sur une chaîne russe» pour de vrais débats

18 juillet 2016

Dans une interview accordée au Parisien, l’animateur emblématique Frédéric Taddeï détaille les motivations qui l’ont décidé à rejoindre l’équipe de RT France. Au menu de cet entretien, la question centrale de la liberté d’expression.

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Répondant à une interview du Parisien publiée ce 18 juillet, Frédéric Taddeï en a dit un peu plus sur les circonstances de son arrivée sur l’antenne de RT France. «C’est la seule chaîne qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je préfère à la télévision : une vraie émission culturelle avec de vrais débats, comme à l’époque de Ce soir (ou jamais!)», a-t-il fait valoir. Et d’ajouter : «La question que l’on devrait se poser, c’est pourquoi, en 2018, il faut aller sur une chaîne russe pour pouvoir le faire.»

Quand on lui a demandé s’il ne serait pas inquiet de «perdre [sa] liberté», Frédéric Taddeï a renversé la perspective. «Pas du tout. J’ai animé Ce soir (ou jamais!) pendant 10 ans sur une chaîne d’Etat [France 3 puis France 2]. Je n’ai pas fait la propagande du gouvernement pour autant», a-t-il argumenté.

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«Ça ne vous pose pas un problème de travailler pour un média financé et contrôlé par le Kremlin ?», lui  a demandé Le Parisien. Ce à quoi le présentateur emblématique de Paris Première et de l’audiovisuel public a répliqué : «Les gens qui me reprochent d’aller animer des débats sur RT sont ceux qui aimeraient bien qu’il n’y ait plus de débats du tout.»

«Le jour où il y aura un débat sur la Russie, j’inviterai des pro-Poutine, ce que j’ai toujours fait et que mes confrères ne font pas, et, bien entendu, des anti-Poutine», a encore taclé Frédéric Taddeï, rappelant qu’il avait une totale liberté dans le choix de ses intervenants.

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Frédéric Taddeï rejoindra l’antenne de RT France à la rentrée prochaine. Du lundi au jeudi à partir de 19h, il animera une émission d’une heure où alterneront actualité culturelle et débats de société. Les spectateurs qui regrettent la disparition d’émissions telles que Ce soir (ou jamais!) ou Hier, aujourd’hui, demain, devraient être comblés par cette nouvelle émission de Frédéric Taddeï.

https://arretsurinfo.ch/frederic-taddei-rejoindra-lantenne-de-rt-france-a-la-rentree-prochaine/

 

TV FRANCE VERITE 1

INDEPENDANCE PRESSE PLN

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samedi 14 juillet 2018

Que vive la République!

Vidéo

ARCHIVES 2

 Régis Debray et Alain Finkielkraut - La République est-elle en train de mourir?

https://www.youtube.com/watch?v=kQ3pBbMBfV8

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Autour du livre de Régis Debray: Que vive la République!

§ La République, après avoir vaincu l'alliance du Trône et de l'Autel, est menacée par une autre alliance, celle de l'Image (le spectacle) et de l'Argent.

Cette alliance contredit les principes fondamentaux de la République: l'Egalité et la Connaissance (l'Ecole).

§ Primat de l'économique sur le politique. Subordination de la conscience à l'intérêt ou de la Loi au pouvoir de fait= subversion.

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§ La République n'est pas égalitariste: elle entend donner aux inégalités d'autres causes: ne plus les fonder sur l'hérédité ou la fortune mais sur le travail ou le talent ou le mérite. Cela suppose d'abord l'égalité devant la loi, et l'égalité devant le savoir. C'est ce qui rend la République une et indivisible: elle ne l'est plus quand elle devient une oligarchie.

§ Depuis 1984, l'éventail des revenus a augmenté.Si on peut admettre une hiérarchie des revenus de 1 à 5 ou de 1 à 10, une hiérarchie de 1 à 50 met en question le pacte républicain.

§ Pour servir l'intérêt général, il vaut mieux être désintéressé...Ne pas être aimanté, fasciné ou indexé dans la considération publique sur son niveau de revenus. Le service de la République, c'est l'abnégation.

§ L' Image contre la Connaissance.L'image comme facteur de séduction et non d'instruction.

§ La démocratie passe par l'éducation du Peuple. L'école laïque ne donne pas au gens une opinion, mais les moyens d'avoir une opinion: elle développe leurs facultés critiques, l'aptitude à distinguer le vrai d'avec le faux.

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§ Gambetta: "je lis et je vous souhaite d'en faire autant".La République est fondée sur la lecture, sur les journaux d'opinion, et non pas sur le spectacle qui tend à réduire la Culture au divertissement. Il n'y a pas un marché de la connaissance: l'école est gratuite en France quand elle est publique.

§ La République est une culture délibérative: ça consiste à discuter de façon argumentée et rationnelle; la culture de l'image est une culture de révérence: martèlements, vérités assénées, posées de façon dogmatique.

§ La culture de l'image est une culture individualiste. Sur un écran de télévision, il n'y a pas de place pour le Peuple.Le culte de l'image est un culte anti- républicain.

§ L'école enseigne en français, la République est liée à la Nation.L'image est transnationale.

§ Subversion par l'affairisme, l'obsession américaine de l'argent et le culte du vedettariat.

§ Les professeurs et instituteurs font état d'ne concurrence déloyale entre la connaissance et l'image. La civilisation de l'audio- visuel fonctionne au pathos et à la nouveauté constante, à l'éphémère alors qu'eux font référence à l'ancien. Malaise. On leur répond: "votre souffrance est une chimère".

§ L'école veut former l'Homme et le Citoyen (Condorcet, Alain...): le trésor des humanités ne doit pas être réservé à une élite sociale, ni même intellectuelle.

etc.

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Le ton est donné. L'occasion de se pencher sur les fondements de ce régime politique somme toute relativement stable mais si souvent trahi, né dans la douleur et maintenu dans les soubresauts et les incertitudes de l'histoire, avec différentes versions plus ou moins réussies et un avenir incertain dans sa dissolution progressive au sein d'un ensemble supranational, dont les principes sont de plus en plus visiblement contradictoires avec ses idéaux d'origine...A quoi sert la République sans souveraineté? Faut- il reprocher à Macron d'être un monarque comme le font certains (comme si on était encore au temps du Général) ou d'être un pantin au service d'intérêts géopolitiques étrangers et d'une oligarchie financière hostile aux fondements républicains de notre Nation?

P.G.

Les hymnes de la République

CHANT DU DEPART

Mes versions préférées de la Marseillaise et du Chant du Départ

Roberto Alagna "La Marseillaise"

https://www.youtube.com/watch?v=fqZ4GQ5ZPME

LE CHANT DU DÉPART ‍(« LE FRÈRE DE LA MARSEILLAISE ») (1794) | HYMNE DE GUERRE, RÉVOLUTION FRANÇAISE

https://www.youtube.com/watch?v=1gC_152tUQo

 

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La France, la patrie de nos ancêtres, elle n'est pas née en 1789, mais qui osera prétendre que la République ne l'a pas glorifiée? Au- delà de nos divergences, jacobins, girondins, monarchistes constitutionnels, légitimistes, bonapartistes, socialistes..., quels sont nos combats du jour? Nos priorités?

Nos rapports à l'Union européenne, à la mondialisation, au libéralisme, à la soumission géopolitique de notre pays? Débattons, échangeons...avançons... et libérons la France!

Bonne fête nationale à tous.

P.G.

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lundi 9 juillet 2018

L'autre Tour de France

ARCHIVES 1Alors qu'on apprend ce matin qu'une nouvelle grève se prépare dans ce secteur avant- garde de "l'ubérisation de la société", voici un article de nos archives, publié le 20 juillet 2017. P.G.

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Photo : CC Gustave Deghilage

Ubérisation : l’immense peloton des livreurs à vélo se lance dans la course pour le respect de leurs droits

https://www.bastamag.net/Uberisation-l-immense-peloton-des-livreurs-a-velo-se-lance-dans-la-course-pour

 

 Ils acheminent des repas à domicile, en bicyclette, pour le compte des nouvelles applications de livraison sur smartphone : Deliveroo, foodora ou UberEATS. Ils seraient 10 000 à circuler, à toute allure, dans les villes de France. Depuis quelques mois, des coursiers à vélos se révoltent, dans le sillage de la lutte des chauffeurs VTC.

Mis en concurrence, payés à la tâche, soumis à des cadences infernales, exposés aux dangers routiers...

Comment surmontent-ils leur condition de travailleurs ultra-précarisés, pour se mobiliser collectivement ? Les coursiers à vélos ouvrent une étape vers de nouvelles formes de résistance au travail à l’ère de l’ubérisation. Enquête.

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Ils avaient la tête dans le guidon, ils la relèvent. Le tout récent Collectif des livreurs autonomes à Paris (Clap [1]) proclame sur sa banderole rose et bleu turquoise, lors leur première sortie en manifestation le 1er mai : « La rue est notre usine ». La rue est leur usine, et le vélo leur atelier. Un atelier mobile et utra-rapide. Smartphone fixé sur l’avant-bras, maillot fluorescent et dos cassé par un gros sac en cube, ces livreurs jouent un contre-la-montre permanent pour acheminer burgers, pizzas ou lasagnes commandés par les clients dans leur restaurant préféré, via une application mobile comme Deliveroo, foodora ou UberEATS.

Leur dos courbé sous leur sac de livraison leur donne davantage le profil d’un escargot que celui d’un sprinteur du Tour de France. Mais un escargot 2.0, très rapide et véloce. Ils traversent le dédale urbain à toute vitesse, slaloment entre les voitures, grillent les feux, frôlent les bus, évitent les piétons. Des étapes quotidiennes sans finish ni podium. Mais depuis plusieurs mois, ces avaleurs de bitume anonymes descendent aussi de vélo pour protester contre les tenants de cette économie dite de la « foodtech ». Ils rejoignent les chauffeurs VTC dans le peloton des luttes contre la précarisation à marche forcée qui caractérise l’ubérisation de certains secteurs de l’économie. De Bordeaux à Lyon, de Toulouse à Paris, de Rennes à Marseille, autant de villes où ces drôles de coureurs cyclistes en ont ras-la-pédale.

« Tisser des liens entre ubérisés »

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A Paris, le mouvement remonte au 15 mars 2017. Un appel à la « déconnexion massive » des plateformes numériques est d’abord lancé par le collectif des coursiers de Bordeaux, ainsi que par les Fusées vertes de Lyon, deux groupes formés après la faillite de Take Eat Easy, une start-up belge de livraison de repas, à l’été 2016. L’action mobilise peu. Le Clap voit cependant le jour quelques semaines plus tard.

« On a tiré les leçons de cet échec, et on a cherché à tisser des liens entre ubérisés », explique Erwan [2], membre du Clap. Il y a onze mois que cet étudiant de dix-neuf ans en anthropologie joue les coursiers à pédales pour l’entreprise Deliveroo. Plutôt méfiant à l’égard de ces boîtes nouvelle génération, Erwan y trouve néanmoins son compte après avoir déposé sans succès des CV un peu partout. La flexibilité des horaires du job s’adapte à ceux de ses cours.

Aux heures du déjeuner et du dîner, il s’inscrit sur les « shifts », ces créneaux horaires sur lesquels les places sont limitées. Il attend ensuite que l’algorithme lui attribue une commande. Les mieux notés, les plus rapides, sont prioritaires : « Pendant trois mois, je suis resté connecté huit heures par jour pour une seule commande », peste le Clapiste. Avec un revenu de 7,50 euros de l’heure – en plus des deux à quatre euros la livraison selon l’ancienneté – plus quelques primes pour les week-ends et les intempéries, Erwan se dégage un « gros Smic » horaire.

Tenir les délais de livraison incite à prendre tous les risques

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A l’automne 2016, Deliveroo annonce le passage à une rémunération à la course, autour de cinq euros la livraison. Fini le revenu fixe, place au variable. Les primes en tous genres se font de plus en plus rares. Voyant leur flotte de livreurs s’agrandir, notamment après le faillite de Take Eat Easy, les plateformes auraient levé le pied sur les petites incitations financières à travailler. Ils sont donc peu nombreux à toucher les « plus de 2000 euros » par mois avancés par le directeur et fondateur de foodora, Boris Mittermüller.

« On risque de devenir comme les chauffeurs VTC », travaillant 70 heures par semaine pour à peine un Smic, s’inquiète Arthur Hay, fondateur en mars du syndicat CGT des coursiers à vélo de Gironde. « La décision de Deliveroo a été le déclencheur du mouvement, mais pas du mécontentement », précise le nouveau cégétiste.

En décembre, alors qu’il est actif dans le collectif local, Arthur Hay organise avec plusieurs confrères une « opération escargot » : « Ils avaient baissé le bonus pluie, la veille d’une grosse tempête classée orange... » Objectif ? Assurer les livraisons tout en respectant le code de la route. « Je peux assurer qu’ainsi, on va beaucoup moins vite ! », raille ce diplômé en gestion humanitaire. Tenir les délais de livraison en trente minutes chrono incite à prendre tous les risques [3]. Et les accidents sont fréquents. « À quand le premier mort ? » s’inquiètent certains.

Des « libres entrepreneurs » fliqués et sanctionnés au moindre écart

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En tant qu’auto-entrepreneurs, les livreurs ne sont pas couverts en cas d’accident. Un récent décret issu de la loi Travail oblige les plateformes à souscrire une assurance responsabilité civile. Néanmoins, cette assurance ne couvre que les dommages causés à un tiers, et non ceux subis par les travailleurs. Ne cotisant qu’au régime des indépendants (RSI), ils n’ont droit ni au chômage, ni aux congés payés. D’autant que tout est à la charge de ces forçats du pavé : achat du vélo, frais d’entretien, forfait téléphonique, cotisation RSI...

Suite à plusieurs actions de ce type, Arthur se fait « remercier » par Deliveroo au mois de mars. Et il n’est pas le seul : Jérôme Pimot, pionnier de la lutte des cyclo-coursiers, s’est vu désactiver son compte après avoir témoigné de ses conditions de travail dans une émission de radio. Officiellement pour absence de port de l’uniforme de la marque au kangourou. Un comble pour ces entrepreneurs « indépendants ». Ils ont beau être à leur compte, ils ne décident de rien. La plateforme leur impose tout, à commencer par les tarifs, les factures, ou le choix des courses. Tracés, fliqués, sanctionnés au moindre écart, ces « libres entrepreneurs » ont tout du salarié subordonné, mais sans les droits associés.

« Ça a commencé sur un banc de la place Bellecour »

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Mis en concurrence, isolés sur leur selle, payés à la tâche, éjectables d’un jour sur l’autre... La condition du coursier moderne ne favorise pas l’organisation collective. « Il y a 200 ans, quand les ouvriers ont commencé à s’organiser, ils bénéficiaient d’une unité de lieu. Aujourd’hui c’est compliqué, mais nous avons d’autres outils », analyse Erwan. Les temps d’attente des commandes devant les restaurants, les regroupements improvisés entre deux bips sur les téléphones, deviennent des instants propices à l’échange, à la prise de contacts.

Aussi informels soient-ils, ces lieux et temps de sociabilité sont autant de prémices à l’action commune. On s’y croise, on s’y reconnait, on s’y retrouve. Ainsi est né le groupe des coursiers lyonnais. « Ça a commencé sur un banc de la place Bellecour. On se regroupait entre deux livraisons et on se donnait des conseils de réparation, des astuces, et on s’est rendu compte des différences de rémunération », se souvient Mike. Du haut de ses 23 ans, et de ses deux ans et demi de métier dans les mollets, celui-ci fait figure d’ancien, passant de foodora à Stuart, de Deliveroo à UberEATS, comme il change de vitesse.

Étudiants précaires, étrangers et jeunes banlieusards

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Très vite, les discussions se poursuivent sur Internet. Les chaînes WhatsApp, les groupes Facebook et autres forums de discussion sont autant de caisses de résonance pour les griefs des livreurs. On y cause dérailleur, chambre à air, tarifs des courses, et parfois défense des droits. Et l’on y poste de temps à autre les consignes reçues sur son téléphone, comme autant de traces écrites qui pourront se retourner contre l’entreprise le moment venu. A chacun sa révolution numérique…

« Notre outil de travail est devenu une arme », constate Jérôme Pimot, qui a porté plainte en justice contre son premier employeur-client, Tok Tok Tok, pour « salariat déguisé ». Cet ancien animateur périscolaire de 47 ans a monté plusieurs collectifs de coursiers, avant de participer à la formation du Clap.

Mais il n’est pas toujours évident de mobiliser les virtuoses du guidon. D’abord peuplée par la « communauté fixie », adeptes urbains du pignon fixe tendance plus ou moins hipster, la faune des livreurs est désormais composée d’étudiants précaires, d’étrangers parlant peu français, ou de jeunes banlieusards. Une population hétérogène, mouvante, parfois rompue à un certain fatalisme et se renouvelant fréquemment. « On essaie de fédérer une communauté ingouvernable », s’amuse Jérôme Pimot.

Collectif, association, ou syndicat ?

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D’où l’intérêt d’un collectif autonome plutôt que d’un syndicat, organe traditionnel de défense des travailleurs ? « Nous ne sommes pas anti-syndicaux, précise Erwan. Le Clap est plutôt inter-syndical. Nous sommes plusieurs à avoir des engagements chez Sud ou à la CGT, mais nous voulons que l’outil dépasse les sensibilités personnelles. Certains coursiers pourraient avoir peur d’un syndicat et de son image un peu vieillotte. » Pour attirer davantage de membres, le Clap organise aussi des événements festifs, des ateliers réparation, histoire de faire vivre « l’esprit vélo » et de bâtir des solidarités.

A Bordeaux, Arthur Hay a fait le chemin inverse. Lassé par le « manque de dynamisme » du collectif local, il est allé frapper à la porte de la CGT. « Je me suis dit “le syndicat est peut-être old school, mais il possède l’expérience”. On nous dit partout que le droit du travail relève de l’Antiquité, mais qu’est-ce qu’il y avait avant ? On était tous mis en concurrence, on nous virait comme un rien. Les syndicats se sont battus pour qu’il y ait un cadre juridique, une couverture sociale. Dès qu’il y a un problème sur une plateforme, je me fais connaître pour entendre les revendications des livreurs ». La CGT Coursiers compte aujourd’hui 14 syndiqués « fidèles ».

Syndicat ou association ? L’interrogation a aussi traversé le mouvement des chauffeurs VTC. Leur lutte a montré la légitimité des associations à siéger à la table des négociations. Un collectif historique de la lutte, CAPA-VTC, vient tout de même de s’affilier à Force Ouvrière. Au grand étonnement d’Arthur Hay, à qui FO aurait claqué la porte au nez.

Des actions victorieuses

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Peu importe la structure, « nous gagnerons une légitimité par des actions victorieuses », veut croire Erwan. Des exemples ? Les blocages de restaurants comme à Marseille. « On a vu l’échec des déconnexions massives : elles n’incitent pas à la mobilisation car elles donnent plus de courses à ceux qui ne font pas grève », poursuit le membre du Clap. En mars, une poignée de coursiers de la cité phocéenne ont empêché la livraison de plats déjà commandés. Ce qui a conduit les plateformes à rembourser les clients.

Dans les jours suivants, une délégation de coursiers était reçue par la direction de Deliveroo. Les améliorations des conditions de travail obtenues grâce aux luttes des coursiers au Royaume-Uni et en Italie, appuyées par des syndicats, sont aussi un motif d’espoir et une source d’inspiration.

Concilier indépendance et protection sociale ?

Comme les VTC, les livreurs multiplient les terrains de luttes. Plusieurs procédures judiciaires de requalification de prestations de service en contrat de travail ont été intentées. Notamment par les livreurs laissés sur le bord de la route lors du dépôt de bilan de Take Eat Easy. De là à devenir tous salariés comme ils l’étaient avant l’arrivée des plateformes ? Pas vraiment. Ces procédures sont plutôt une façon de faire reconnaître un préjudice moral et financier. C’est une « arme de dissuasion », souligne Jérôme Pimot, contre les entreprises qui seraient tentées de ne pas respecter les droits sociaux. Étonnamment, la CGT Coursiers ne demande pas à ce que ces auto-entrepreneurs basculent sous contrat salarié. Elle lutte en faveur d’une réglementation pour une juste rémunération, et pour le droit à s’organiser collectivement.

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Les Fusées vertes et le collectif des coursiers lyonnais revendiquent en ce sens l’élaboration d’un tarif minimum de vingt euros bruts de l’heure, hors week-end et intempéries. Même son de cloche chez les conducteurs VTC qui revendiquent le droit de fixer eux-même leur prix comme de véritables indépendants. Avec la mise en place d’un « seuil de dignité » tarifaire, horokilométrique, comme chez les taxis. Une sorte d’embryon de convention collective ? « On ne tranche pas la question salarié ou autonome, mais on veut la même protection sociale », nuance le Clap. L’enjeu étant de concilier niveau de vie, protection sociale et indépendance.

Projet de coopérative

Au delà des diverses revendications, l’idée de se réapproprier l’outil de travail émerge. « Sur le long terme, la seule issue pour obtenir des conditions de travail décentes est la création d’une Scop de livreurs », écrivent Les Fusées Vertes. Créer une application numérique libre de droit soucieuse de ses utilisateurs, et respectueuse des droits sociaux, c’est précisément le projet que porte Coopcycle. La coopérative solidaire de livreurs parisiens fonctionnera en Sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC), avec un collège de livreurs, de clients et un autre de restaurants. Elle assurerait aux coursiers les demandes de livraison, et la commission prélevée sur chaque course financerait des caisses de secours, de soins et autres dédommagements. Ce modèle initié à Paris pourrait s’étendre dans chaque ville, avec des partenariats locaux coordonnés par une instance nationale. « On passerait d’une économie collaborative à coopérative », lance Jérôme Pimot.

A l’heure où l’auto entrepreneuriat touche de plus en plus de secteurs, les mobilisations des ubérisés à deux et quatre roues lancent un nouveau défi aux syndicats et invitent à repenser les formes traditionnelles de résistances au travail. Un peu comme le propose un nouveau site de lutte Blablagrève, dont le slogan est « ubérisons la grève, pas le travail ! »

Ludo Simbille

https://www.bastamag.net/Uberisation-l-immense-peloton-des-livreurs-a-velo-se-lance-dans-la-course-pour

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samedi 7 juillet 2018

=Destruction de l'Etat français=méthodes=responsables=...

ARCHIVES 1

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Pierre Yves Rougeyron Qui veut la peau de l'Etat français Partie 1

https://www.youtube.com/watch?v=Qi8AlVDE2QU

Pierre Yves Rougeyron Qui veut la peau de l'Etat français Partie 2

https://www.youtube.com/watch?v=wZbr70N1Dh4

Pierre Yves Rougeyron Qui veut la peau de l'Etat français Partie 3

https://www.youtube.com/watch?v=6z-uaHc2wu0

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CNR 1

§ Détruire le socle intellectuel de l'Etat et de ses symboles

§ Attaques sur les institutions (Villepin supprime le Plan, premières attaques sous VGE...) le Plan remplacé par les "clubs" (think tanks)

§ Les économistes à gages en première ligne (Michel Godet, Alain Minc...)

§ Les destructeurs:

- à droite: 

Le Club de l'Horloge

Surrenchère entre RPR et FN sur le libéralisme

- à gauche

La 2° gauche

Alliance des "démocrates- Chrétiens" (chrétiens "de gauche") et des progressistes gauchistes

La gauche "anti- totalitaire" (BHL, Glucksman...)

CFTC, CFDT... Delors...

1982 Fondation St Simon, Pierre Rosanvallon, François Furet, Jacques Julliard...

Manifeste: "la République du Centre".

Rocard, Jospin, Straus- Kahn (le plus décomplexé), néo- libéralisme.

§ Les "évangélistes du Marché".

Jacques-Delors-709892

§ Les publicistes (la Presse se structure) vont attaquer l'Etat: Denis Olivennes, Nicolas Baverez...

§ Alain Minc, Michel Crozier, rapport Trilatérale, 1973.

-haine de l'inflation

-désengagement de l'Etat

§ Au cours des années 80, un autre groupe de "pantouflards": les Privatiseurs (Peyrelevade, Denis Kessler (ancien maoïste)...)

Dans les années 2000, vocabulaire de la gestion de fonds. La "compétitivité des territoires", cabinets d'audit et de conseil, ...

PROCEDURES

UE JUSTICE 1

-échelon communautaire (cf. Asselineau)

-échelon national:

§ Jean Pisani- Ferry: utilisation de l'Europe à des fins d'ajustement structurel.

§ L'UE comme croyance religieuse (pour contrer la perte de confiance).

§ La magistrature au service du droit européen, les cours nationales se rangent (double éthique).

§ Les Hauts fonctionnaires se rangent (les diplomates représentent désormais l'UE)

§ Le droit communautaire statue sur la règle ET sur le périmètre de juridiction.

§ CJCE (devenue la CJUE en 2009), arguties juridiques perverses...

§ Etat: en 1981, 700 Mds d'actifs contre 200 aujourd'hui.

EXTERNALISATIONS

§ Corruption intellectuelle et morale de nos élites, encouragée par l'UE qui se pense comme état fédéral.

METHODE MONNET

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§ Théorie de l'engrenage, un pas après l'autre."Vous avez renoncé à votre monnaie? On vous prend votre budget" [logique].

§ Monnet a trouvé le moyen de tuer l'Etat: il doit s'auto- détruire!

TECHNIQUES

§ RGPP / LOLF "une nouvelle manière de gérer" [Jospin] / Partenariats public/privé, New Public Management, Evaluation

§ L'Etat- entreprise: missions, programmes, indicateurs de performance

§ Utilisation des Droits de l'Homme à des fins libérales ("le droit à..."), l'individu se substitue au citoyen.

LA DETTE

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§ Destruction de l'Etat par l'endettement, théorie des "caisses vides": endetter l'Etat pour le contraindre. Logique de la dette et de la baisse d'impôts.

[Voir « La dette, la dette, la dette ! »]

"la dette resserre l'emprise du Capital sur l'Etat".

TERRITOIRE: démantèlements

§ Destruction des territoires, réformes territoriales, euro- régions...

§ désinvestissement étatique

§ destruction des tissus sociaux- économiques, droit d'établissement européen...

§ Abandon de territoires (Outre- mer...)

Conclusion:

L'Etat a été une oeuvre patiente de nos monarques et de nos républiques.

Il faut une théorie de l'Etat pour le XXI° siècle. Si on ne pense pas l'Etat, on ne pense pas le Politique.

MONTAGE DELACROIX 2