jeudi 5 avril 2018

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

Et dire que l'on trouve encore des idolâtres de l'UE !
Mais ces idolâtres, par stupidité, inconscience, paresse intellectuelle ou manque d'empathie
sont quelque part responsables de la situation en Grèce.
Et quand des enfants meurent de faim ou de maladie
et que nous ne faisons rien pour arrêter les vautours qui pillent leur pays, nous sommes quoi ?

DS GRECE SANTE

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

12 mars par Noëlle Burgi, Membre du CNRS, CESSP
CADTM = COMITE POUR L'ABOLITION DES DETTES ILLÉGITIMES

Le système national de santé grec a été démantelé par l'application d'un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique. Ce texte présente une analyse critique des principales mesures de compression budgétaire mises en place dans ces secteurs et introduit un débat sur des initiatives communautaires censées renforcer certains déterminants sociaux de la santé (indemnités de chômage, assurance maladie, revenu minimum garanti). Il apparaît que les politiques mémorandaires ont manqué le but d'efficience et d'efficacité affiché, mais peut-être pas le projet implicite de construire un « nouveau modèle social européen » réduit à quelques prestations tout juste suffisantes à la survie des dépossédés. En s'appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, des entretiens en Grèce auprès de militants et dans des établissements de soin et une enquête en cours dans des quartiers ouvriers du Pirée, l'article conclut à l'épuisement – passager ? – des forces luttant pour la survie des droits sociaux démocratiques.

Sept ans après la mise en œuvre des memoranda, la Grèce se trouve dans une situation bien pire qu'en 2010


Introduction de l'article écrite par les Moutons Enragés :
"Nous avons toujours pensé, que la Grèce servait de laboratoire et que, si ça marchait pour les grecs, ça pourrait s'appliquer à d'autres. Les exigences de la troïka BCE/FMI/Commission Européenne, censées superviser les plans de sauvetage et ses implications dans les États membres de l'Union européenne, ont détruit le système de santé grec, au point où les médicaments de premières urgences pour les grands malades, diabétiques, cancéreux etc.. sont difficilement, voire plus du tout accessibles. Avec 200 euros par mois, qui peut payer 50% du prix de certains médicaments ?..."

 

La Tourmente grecque » : mortalité infantile + 43 %

31 juil. 2015 - Le taux de mortalité infantile a progressé en Grèce, depuis le début de la crise, de 43 %. C'est à ce taux que l'on reconnaît le niveau de développement d'un pays. La Tourmente grecque, film de Philippe Menut, rappelle cette triste réalité, et bien d'autres, qui montrent que la Grèce sert de "cobaye" aux aux spéculateurs.
"Le budget de l'éducation nationale s'est effondré. Plus de 1000 écoles primaires et secondaires ont été fermées. Des enfants s'évanouissent à l'école à cause de la faim."

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lundi 2 avril 2018

SNCF et services publics de réseau : les arguments contre la « dérégulation »

TRIBUNE LIBRE / Jean Gadrey

(...)

TL SERVICES PUBLICS CASSE

I) Les services publics de réseau comme éléments de cohésion sociale et territoriale

On peut réfléchir à cet argument, essentiel en partant de l'exemple de La Poste-courrier, que je connais mieux pour y avoir réalisé des enquêtes de terrain pendant des années (il y a quinze ans et plus…), mais vous n’aurez aucun mal à réaliser le même exercice pour le transport ferroviaire, l’énergie et d’autres.

La Poste (courrier) est une organisation appartenant au secteur marchand, fonctionnant désormais dans un champ totalement ouvert à la concurrence, mais soumise à des missions ou obligations de service public : elle est obligée de lever, de transporter et de distribuer le courrier tous les jours sur tout le territoire national, sans supplément de prix pour les usagers de zones rurales retirées. Elle est obligée (dans le cadre de contrats passés avec les pouvoirs publics) de maintenir des bureaux (ou des structures plus légères) et des points de collecte dans des territoires où cette activité n’est pas « rentable ».

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Ces obligations correspondent à une vision de la société selon laquelle les prestations de base de certains services de réseau font partie de besoins fondamentaux. Ne pas rece­voir le courrier ou ne pas pouvoir en envoyer dans des conditions acceptables, ne pas recevoir l’eau pota­ble, ne pas pouvoir se raccorder à un réseau téléphonique (et donc ne pas pouvoir appeler le médecin ou les pompiers en cas d’urgence), ne pas recevoir l’électricité, ne pas avoir de "transports en commun" accessibles à un prix abordable, sont des indices d’une citoyenneté de seconde zone. Il faut refuser une société divisée entre ceux qui sont connectés aux réseaux de la vie quotidienne et ceux qui ne le sont pas. Tel est l'argument principal des défenseurs des missions de service public. La mise en concurrence peut-elle préserver de tels droits ?

II) La concurrence, fût-elle régulée, n’est pas la solution

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Voici quatre arguments.

A. La concurrence ne stimule pas forcément les performances économiques, et elle conduit TOUJOURS à la dégradation des missions de service public.

Cet argument est fondé sur des analyses d'Albert Hirschman, une référence majeure dans les sciences sociales et politiques. Le monopole public est souvent accusé de laisser la qualité se dégrader sans prendre les mesures nécessaires, alors que la concurrence inciterait à veiller à la qualité, faute de quoi les clients pratiqueraient l'"exit". Or, explique Hirschman, c'est loin d’être vrai. D'abord, la capacité d'un monopole public à veiller à la qualité dépend du fait que les clients ou usagers puissent se faire entendre (la « voice » chez Hirschman) et exercer des pressions efficaces, via divers canaux (associations, médiations politiques, démocratie interne…). Ensuite, l'"exit", c'est-à-dire la concurrence, ne résout pas tout. La possibilité de faire défection à l’organisation défail­lante pour « aller à la concurrence » peut conduire en effet à accentuer le dualisme social dans l’accès à certains services fondamentaux : pendant que les usagers aisés se tournent vers des services privés lucratifs et coûteux, ce qui reste de service public « universel » se dégrade et tend à passer du statut de service public vraiment universel à celui de service minimal des pauvres. Hirschman applique en particulier ce raisonnement aux écoles améri­caines, mais cela peut concerner aussi la santé, les services postaux, les transports, et bien d’autres services fondamentaux.

B. La nouvelle régulation ne règle pas tout ce qui devrait l'être.

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Selon les avocats de la concurrence, on peut éviter les dangers précédents en confiant à de nouvelles "autorités de régulation" le soin de veiller à ce que le "service universel" reste fourni. Or, cela ne va pas de soi. Que peut-il se passer si un service public est contraint d’autoriser de nouveaux entrants à lui faire concurrence sur certains segments profitables ? Peut-on préserver ses missions d'intérêt général ?

La réponse est négative si aucune régulation publique n'est prévue. Les entrants viendront « écrémer » le marché en se positionnant sur les segments rentables, ils feront baisser les prix sur ces segments, au moins au début, ce qui réduira les recettes à partir desquelles le « monopole histori­que » pouvait financer ses activités non rentables : ces dernières devront disparaître.

Mais le marché peut aussi être régulé pour maintenir la production de ces biens collectifs. C’est ce qu’on appelle en Europe des « obligations de service univer­sel ». On peut par exemple imposer à tout opérateur intervenant sur les segments rentables de verser une contribution à un fonds reversé à « l’opérateur historique » qui continuera à assumer la charge des obligations non rentables. Ou d’autres solutions.

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Tout cela est possible sur le papier, mais très flou en pratique. En effet, pour pouvoir concilier la concurrence privée et les missions d'intérêt général sur la base de contrats, il faut supposer que ces missions peuvent être définies avec clarté et correspondre à une vision partagée de l'intérêt général, il faut des informations fiables sur les coûts du service universel, sur les marges bénéficiaires, etc., autant de choses qui se prêtent à des manipulations et à la rétention d'information. On sait, depuis l’énorme scandale ENRON en 2001, que ces manipulations peuvent aller bien plus loin que dans le contrôle des entreprises publiques, parce que des intérêts privés gigantesques sont en jeu, parce que la transparence des comptes n'est pas une tradition des entreprises privées, et parce que la concurrence s'accompagne du secret dans divers domaines. D’ailleurs, quand on examine les travaux des économistes qui ont évalué le coût du service universel, il apparaît que leurs évaluations divergent fortement. Le prix de l'intérêt général se prête mal au calcul économique.

C. La dérégulation, c'est le fait que la rente de monopole public se transforme en bénéfices captés par les actionnaires, et non par l'État ou par les salariés. Il n'est pas évident que cela soit préférable…

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Dans le cas emblématique du rail britannique, après la privatisation de 1994, l'action du groupe privé Railtrack (à qui on avait réservé le monopole des infrastructures) a progressé de 300% entre 1996 et 1998, pendant que la plupart des acquis des cheminots ont été rognés ou supprimés, avec une nette détérioration des conditions de travail et d'emploi, illustrée par Ken Loach dans son film The Navigator. En mai 2001, Railtrack battait des records d'indécence en annonçant, simultanément, une perte de 700 millions d'euros, le versement de plus de 200 millions d'euros de dividendes aux actionnaires, et une demande envers l'État d'une rallonge budgétaire de 3 milliards d'euros, faute de quoi il ne pourrait effectuer les investissements nécessaires au réseau… On verra dans le billet suivant ce qu’il en a coûté aux contribuables britanniques.

D. La désintégration qui accompagne la dérégulation est économiquement contre-productive.

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Henri Guaino, par ailleurs ancien administrateur d'EDF, estimait dans une tribune publiée par Le Monde le 8 février 2002, que, dans le cas d'EDF et de GDF, la séparation des infrastructures et du transport avait été une "absurdité économique et technique". Considérant que la bataille contre la privatisation serait perdue, Henri Guaino en appelait à se battre, au moins, contre le démantèlement, une stratégie poussée à la fois par le libéralisme ambiant et par la "mode managériale de l'entreprise éclatée", divisée en "centres de profits" ou filiales se vendant des prestations en faisant fonctionner la concurrence interne et externe, au détriment de la coopération et de la complémentarité internes. Il allait jusqu’à écrire : "Fallait-il engager la dissociation d'EDF et de GDF, liées depuis plus d'un demi-siècle par un même statut de leurs agents et par une distribution commune, quand les synergies ne sont jamais apparues techniquement plus grandes ?".

On peut se poser aujourd’hui des questions semblables avec la SNCF, dont le démantèlement a commencé il y a vingt ans (en 1997, sous un gouvernement de gauche) alors que rien ne justifiait cette précipitation. Je ne développe pas, car Martine Orange a bien posé le problème dans son article de Médiapart « La SNCF désarticulée depuis vingt ans au nom de la concurrence » (22 mars).

III) L'accomplissement des missions d'intérêt général n’est pas qu’un problème de régulation. Il repose sur des valeurs que l'introduction de la concurrence met à mal.

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Reprenons le cas de La Poste. Au-delà de ses missions de contribution à la cohésion sociale sous l'angle de la desserte géographique, le service postal est un service de proximité qui, dans le cadre de ses bureaux et guichets, accueille « le public », tous les publics. La qualité de cet accueil est diverse et parfois problématique, les politiques d’austérité n’ont rien arrangé, mais quelque chose d’important s’y déroule, qui a trait à nouveau au lien social : les agents au guichet consacrent une partie non négligeable de leur temps (nous l'avions estimée à 10 % au moins) à aider des personnes ayant des difficultés diverses : illettrisme ou difficultés de compréhension des procédures, pauvreté, isolement…. Ils le font (ou ils le faisaient) dans des conditions qui correspondent à un « état d’esprit de service public » observable sur le terrain mais de moins en moins toléré par la hiérarchie.

Ce second niveau de contribution à la cohésion sociale, contrairement au premier (l'aménagement du territoire), ne figure pas dans des contrats. Il correspond à des comportements et valeurs de service public. Les agents considèrent par exemple, dans leur majorité, qu’il peut être légitime de consacrer autant ou plus de temps à des « usagers » en difficulté, aux marges de l’exclusion sociale, qu’aux « clients » rentables. Ce qui entre en contradiction flagrante avec les impératifs normaux de rentabilité d’une entreprise capitaliste et avec sa logique de « démarche commerciale ». On ne voit pas comment intégrer ces contributions à la cohésion sociale dans une régulation visant à pré­server la « marge » de comportements altruistes qui les fonde. Dans le nouveau contexte dérégulé, ces comportements devront disparaître ou devenir marginaux. C'est d'ailleurs ce qui est en train de se produire graduellement.

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D’autant que l'orientation commerciale, qui pousse les agents à faire du chiffre, à "placer" des produits, et si possible les plus chers, ne va pas dans ce sens. L'un des impacts de la mise en concurrence est le fait que les entreprises, les établissements, et les salariés, tendent à être évalués sur leurs performances commerciales. Il n'est pas possible de concilier ces incitations nouvelles avec une identité professionnelle qui reste souvent, trop souvent aux yeux des managers « modernistes », attachée aux valeurs de service public. Une identité qui souffre, depuis des années, et qui fait pourtant partie du meilleur du service public comme bien commun.

https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2018/03/25/sncf-et-services-publics-de-reseau-4-les-arguments-contre-la-deregulation

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jeudi 29 mars 2018

La SNCF étend la toile parisienne de ses TGV low-cost Ouigo

Quatre mois après avoir lancé ses premiers Ouigo à la Gare Montparnasse, la SNCF va positionner ses TGV low-cost à la gare de l'Est.

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La grève dure que s'apprête à mener les syndicats de la SNCF contre le projet de réforme de l'entreprise ferroviaire n'empêche pas l'entreprise de dérouler le plan de déploiement de ses TGV low-cost à Paris. Plus de trois mois après les grands débuts de Ouigo au départ de la gare Montparnasse, la SNCF a annoncé ce lundi le lancement le 7 juillet prochain de son offre de TGV à bas prix au départ de la gare de l'Est, vers les gares de Strasbourg, Champagne-Ardenne et Lorraine TGV (déjà desservies) et celles de Metz, Nancy et Colmar. Les ventes seront ouvertes le 29 mars. Le prix d'appel est fixé à 16 euros l'aller simple (8 pour les enfants)

Gare de Lyon en vue

Comme l'avait indiqué en début d'année le PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, la SNCF devrait positionner d'ici à la fin de l'année Ouigo au départ d'une autre gare parisienne, probablement la gare de Lyon.

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Ce développement à Paris va nécessairement cannibaliser les TGV classiques à Paris et va également toucher la partie des voyageurs parisiens qui se rendaient dans les gares périphériques pour prendre Ouigo. La SNCF assume. Pour l'heure, un passager sur deux de Ouigo n'aurait pas voyagé en TGV sans Ouigo, martèle la direction qui met en avant la différence de modèle industriel et d'offre avec le TGV classique. Aujourd'hui elle souligne que la "différentiation (sera) de plus en plus forte" entre Ouigo, les TGV low-cost, et inOui, ses TGV classiques dans lesquels l'offre de services sera croissante.

Le départ des Ouigo depuis les gares parisiennes "ne remet pas en cause le modèle économique" de ces trains, expliquait récemment Rachel Picard. Celui-ci repose sur quatre piliers: faire rouler le matériel le plus possible pour augmenter la productivité des trains, une densification des rames (24% de sièges en plus), une maintenance effectuée la nuit, et la distribution exclusivement en ligne. En effet, avec des trains Ouigo qui circulent 13 heures par jour (ce qui permet de répartir les coûts fixes sur un plus grand nombre d'heures de train) contre 6 à 7 heures pour un TGV classique, et des trains densifiés pouvant contenir plus de 1.100 places quand deux trains sont mis côte-à-côte, les coûts de production du siège au kilomètre de Ouigo sont 50% plus bas que ceux du TGV.

26 millions de passagers en 2020

Selon les estimations de la SNCF, cette offre parisienne permettra à Ouigo de doubler son trafic à 14 millions de passagers. De quoi permettre de tenir l'objectif d'atteindre les 26 millions de passagers en 2020, ce qui représenterait un quart des passagers TGV de la SNCF à cet horizon-là.

La SNCF entend attirer 15 millions de nouveaux voyageurs dans ses TGV d'ici à 2020, pour atteindre à cette échéance un trafic annuel de 115 millions de voyageurs. Et Ouigo aura une part prépondérante dans cette progression. Le nombre de rames Ouigo est appelé à tripler d'ici à trois ans, en passant de 12 rames aujourd'hui à 35 en 2020. A cet horizon, Ouigo devrait représenter, selon les plans de la direction, 17% de l'offre TGV.

Ouverture à la concurrence

OUTIL ART106

Cette approche s'inscrit dans la perspective de l'ouverture à la concurrence des lignes à grande vitesse à partir de 2021. Pour la SNCF, l'avenir du TGV passera par une baisse des coûts et des prix. Non seulement par le développement à marche forcée de Ouigo, mais aussi par la baisse des coûts du TGV classique. C'est la trajectoire qu'a décidée de prendre la SNCF, « pour résister à la concurrence de demain », comme l'indiquait récemment Rachel Picard et « donner de l'air » à un modèle fragilisé par la cherté des péages ferroviaires payés pour l'utilisation et l'entretien du réseau, et par la concurrence féroce des autres modes de transport comme la voiture particulière, l'avion, le covoiturage, le bus et demain d'autres acteurs ferroviaires.

L'objectif pour la SNCF est en effet d'être en mesure de gagner des parts de marché tout en améliorant fortement les marges du TGV pour être capable de financer les investissements. Avec les coûts élevés des péages ferroviaires et la baisse des prix liée à une concurrence toujours plus vive, la SNCF n'est en effet plus en mesure de le faire. La direction planche d'ailleurs sur un programme de baisse de 20 à 30 des coûts d'exploitation du TGV classique.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/la-sncf-etend-la-toile-parisienne-de-ses-tgv-low-cost-ouigo-773181.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180327

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mercredi 28 mars 2018

Privatisation de la SNCF, des routes nationales, des aéroports : Macron brade la France en appliquant les ordres de l’UE MEDEF

TRIBUNE LIBRE / www.initiative-communiste.fr

TL TRANSPORTS UE

“Je vous confirme simplement que nous ferons des privatisations importantes” Bruno Lemaire – ministre de l’économie d' Emmanuel

 

En catimini et sans vouloir que les français le sachent, le régime Macron s’apprête à brader le patrimoine de la Nation, à privatiser à bas prix les services publics : , , canaux, voies navigables, barrages hydroélectriques, aéroports internationaux, SNCF, la Poste, la Française des Jeux… des dizaines de secteurs, de grandes infrastructures, d’entreprises publiques stratégiques parfois très rentables vont être bradées par le gouvernement.

SNCF : la privatisation ordonnée par Bruxelles, comme les autres

Quatrième paquet ferroviaire : c’est cet ensemble de directives européennes qui ordonne l’ouverture à la concurrence du marché de transport par trains des voyageurs qui est derrière la “réforme” que Macron veut appliquer à la SNCF.  De nouvelles directives qui après la libéralisation du transport de marchandises signe l’arrêt de mort du service public, de la SNCF et sa privatisation. De fait, Macron a l’obligation de privatiser et libéraliser la SNCF avant la fin de l’année 2018. Ni le calendrier, ni le contenu de l’attaque du gouvernement contre la SNCF – ce service public qui appartient à chaque travailleur de ce pays, fruit du travail acharné de générations de cheminots, n’est donc pas une surprise. Il est étonnant que certains états majors syndicaux, trop occupés à ne jamais mettre en cause l’, fassent donc mine de découvrir cette réforme

Loi d’orientation sur les mobilités intérieures : privatiser la SNCF, les routes nationales, les aéroports, les voies navigables

A l’heure où la transition écologique est un impératif, le régime Macron pousse les feux de la liquidation des services publics indispensables pour mener rapidement et efficacement les mutations de la politique de transport en France. Et la prochaine loi d’orientation sur les mobilités intérieures tourne le dos à l’écologie et au service public pour s’empresser d’obéir aux ordres de l’Union Européenne, c’est à dire à ceux des multinationales et des milliardaires qui les détiennent. Un seul objectif, le seul que reconnaisse le système capitaliste, faire des profits sur le dos des travailleurs et de notre planète. En privatisant, en libéralisant, en cassant les droits sociaux, en remettant en cause les protections de l’environnement.

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A l’occasion des Assises de la Mobilité, la CGT avait dénoncé avec force cette politique  “complètement à contre-courant des objectifs affichés lors du Grenelle de l’Environnement qui déclarait « le fret ferroviaire, fluvial et le cabotage maritime d’intérêt général » – mais aussi des orientations de la loi sur la transition énergétique et celles de l’accord de Paris (COP21).”  De fait le gouvernement en privatisant les services publics et en encourageant à travers l’uberisation le renvoi à l’individu des moyens et de l’organisation de transport, organise le recul du transport collectif : c’est pourtant là qu’est le gisement écologique pour permettre un véritable développement durable.

Macron ministre, c’était les autocars Macron, pour remplacer le train, pour permettre aux multinationales de profiter à plein des travailleurs détachés et du dumping social et salarial organisée par l’Union Européenne. Macron ministre c’était la privatisation des aéroports de Toulouse et Nice pour une bouchée de pain. Macron président, c’est la poursuite d’une politique tout routier, et  il faut le dire, tout routier privatisé. Et la privatisation des et Marseille. Ainsi que celle à venir des dernières routes nationales non encore privatisées.

Le ministère de l’écologie et des transports de M Hulot est ainsi en train de liquider Voies Navigables de France (), à qui il est demandé euro austérité, obligée de financer ses dépenses de fonctionnement en bradant son patrimoine, tandis que le même Hulot -pseudo écolo mais vrai millionaire – fait annoncer les fermetures de services d’ingénierie du ministère des transports par un simple courriel.

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En même temps, l’intermodalité au niveau des grands ports français soufrent de décennies de sous- investissement. A tel point que la plupart des grands ports français sont très mal desservis par le train ou la voie d’eau. Ce qui profite là encore au tout camion avec l’impact désastreux sur l’environnement et la sécurité routière d’une part, mais également pour le plus grand bénéfice des ports européens concurrents (Anvers, Rotterdam, Hambourg ou Gènes pour ne pas les nommer).

Il est important de souligner que la privatisation des services publics de transport s’est également accompagné d’un vaste mouvement de désindustrialisation. Avec notamment le spectaculaire et catatrophique démantèlement de Alstom. Un pôle industriel qui – appuyé sur la puissance des services publics – plaçaient la France à la pointe de la technologie dans le domaine ferroviaire, des transports urbains et de la construction navale… Là encore, l’Union Européenne aura impulsée le démantèlement de l’outil industriel, au profit des multinationales General Electric et Siemens, en interdisant la nationalisation de ce fleuron industriel, ainsi que les commandes par l’Etat pour ses services publics. Des dizaines de milliers d ‘ouvriers et techniciens hautement qualifiés font les frais de cette politique européenne de casse de l’Industrie en France.

Privatisation des routes

Si le transport routier de passagers – les cars Macron – et de marchandises – par les camions conduits par des travailleurs détachés veritables esclaves de la route – est au coeur des priorités du régime, ce n’est pas le cas du réseau routier. De fait, les moyens d’entretien et d’exploitation donnés aux services publics pour permettre le fonctionnement du Réseau Routier National sont sacrifiés sur l’hôtel de l’euro austérité d’une part, de la privatisation d’autre part. En effet, au delà des autoroutes privatisés, les suppressions massives d’emplois à l’Equipement aboutissent aux résultats que l’on connaît. Des routes nationales en piteux état, et l’incapacité en île de france pour les franciliens à se déplacer dès la moindre chute de neige.

Mais le régime Macron ne compte pas s’arréter là : il compte bien achever la privatisation des routes, en créant pour commencer un  « Établissement public route de France » qui pourrait prendre la forme d’un Établissement Public Industriel et Commercial (EPIC) et qui reprendrait l’ensemble des routes nationales et des personnels et moyens des Directions Interdépartementales des Routes (DIR). Un préalable à la privatisation de ces milliers de kilomètres de routes gratuites appartenant aux français.

Privatisation des Aéroports

Après Toulouse et Nice – le second aéroport de France – c’est Aéroport de Paris l’un des leaders mondiaux des aéroports avec Roissy et Orly qui sont l’un des tous premiers pôles aéroportuaires du monde qui est dans le viseur des privatisations Macron. Ses amis les milliardaires vont adorer. Mais ce sont les travailleurs français qui vont se retrouver dépouillés et qui vont payer les pots cassés; L’exemple scandaleux de la privatisation des autoroutes est là pour le rappeler à quiconque serait naif sur la question.

Rappelons que là encore ces privatisations sont le résultat à la fois de l’euro – véritable pistolet sur la tempe pour obliger à baisser les salaires et à privatiser les entreprises publiques et la France subit ici le même sort qu’avant elle la Grèce, et des directives européennes qui ont “libéralisé” le ciel européen. Les compagnies concurrentes d’Air France – notamment les géants du Golfe – bénéficient avant tout de la puissance de leur plateforme aéroportuaire dédiée, non ouverte à la concurrence. A l’inverse, Air France qui devrait bénéficier de la situation stratégique de la plateforme parisienne et du statut de premier pays touristique mondial de la France est en  réalité désavantagé en raison des règles européennes, ultra libérales.

Renationaliser, pour un vrai service public des transports, écologique, économique et pour les usagers

Des solutions existent à l’image des propositions formulées par le programme franchement communiste du PRCF. A commencer par la renationalisation des autoroutes, des aéroports privatisés, et la reconstruction d’un service public unifié du rail.

Mais cette politique, volontariste, aussi ambitieuse et moderne qu’économique – car seule permettant d’exploiter au mieux à la fois l’infrastructure existante – est aujourd’hui impossible sans briser les chaînes de l’Union Européenne, pour échapper à ses directives totalitaires qui visent à dépouiller les peuples, en France comme ailleurs en Europe, de leur patrimoine public, de leurs services publics, pour permettre aux milliardaires de faire toujours plus de profits.

Des cheminots aux éclusiers, des pilotes de lignes aux traminots, des agents des routes et autoroutes à ceux des ports et aéroports, c’est bien la même bataille qui doit être mené pour défendre le service public des tranports, pour renationaliser les autoroutes et les infrastructures bradées pour le seul profit de quelques milliardaires, pour l’aménagement du territoire et le service aux usagers en refusant les catastrophiques privatisations exigées par la classe capitaliste et son Union Européenne.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/privatisation-de-la-sncf-des-routes-nationales-des-aeroports-macron-brade-la-france-en-appliquant-les-ordres-de-lue-medef/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

lundi 26 mars 2018

Barbara Lefebvre : "La génération J'ai le droit, ce sont les incivilités du quotidien"

Barbara Lefebvre, professeur, dénonce l'abandon culturel de toute une génération.

Vous utilisez le terme de génération “J'ai le droit”. Qu'appelez-vous ainsi ?

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C'est une expression qui tente de résumer la tyrannie de l'individualisme dans nos sociétés occidentales modernes. C'est une génération de parents et d'élèves qui considère que leurs droits individuels prévalent sur l'intérêt général. “J'ai le droit de penser et de dire ce que je veux”. Ce sont les incivilités du quotidien, ceux qui hurlent dans leur téléphone ou écoutent leur musique sans écouteurs dans les transports en commun.

Beaucoup de gens ont aujourd'hui une grande difficulté à supporter les cadres, les codes sociaux ou comportementaux. Bien sûr, la grandeur des sociétés occidentales, c'est de reconnaître la singularité des individus, mais c'est initialement pour le projeter dans le commun. Aujourd'hui, on glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Ce triomphe du “Moi” fait le jeu à la fois du modèle ultralibéral, avec le culte du consumérisme et du communautarisme qui détermine l'individu par une identité de naissance à préserver absolument.

Comment cela se manifeste-t-il à l'école ?

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Les élèves, et pas que dans les établissements difficiles, ont du mal à être dans un rapport vertical face à l'enseignant. Ils se lèvent en plein cours, interrompent les professeurs. Or, l'école est le premier lieu de la contrainte sociale. L'élève doit y vivre selon des principes et des règles qui construisent un collectif. Hélas, cet idéal craque sous nos yeux. L'école souffre de deux rejets : une double crise de l'autorité et de la culture. La récusation de l'autorité est le résultat d'un long processus né avec les utopies des Lumières, mais elle a éclaté au moment de mai 1968. Les enfants gâtés du baby-boom, aveuglés par les promesses des Trente Glorieuses ont cru qu'ils pouvaient tout envoyer valser…

Depuis 20 ou 30 ans, on a encouragé l'idée que la société est au service de l'individu et que l'individu n'est plus au service de la société. Dans les Territoires perdus de la République lorsqu'on soulignait la contestation de certains enseignements à l'école, cela illustrait déjà cette crise du consentement. Si la parole du maître n'a plus valeur de vérité, tout enseignement devient impossible. L'explosion des réseaux sociaux a accentué la domination du “je” tout-puissant et du complotisme. Et l'école est malheureusement devenue le lieu où les croyances prennent le pas sur le savoir.

Vous dénoncez une faillite culturelle généralisée, et celle de l'Éducation nationale en premier lieu. À qui la faute ?

Aux théories pédagogiques issues des années 60/70 qui ont renoncé à transmettre un héritage classique. Ce phénomène né à l'université et érigé en science a décrété que la culture était l'outil de domination de la classe bourgeoise. Cette lecture politique a conduit à la déconstruction des savoirs, des rapports hiérarchiques, tout ce qui faisait l'autorité. Depuis 30 ans, la formation des enseignants est sous le joug de ses pseudos scientifiques au langage jargonnant et prétentieux.

L'enseignement du français a été le premier instrument de ce déracinement culturel. On l'apprend désormais comme une langue de communication et non plus comme une langue littéraire. Cela a conduit beaucoup d'élèves à l'illettrisme, et plus globalement à une acculturation générale qui fait que les jeunes ne peuvent plus entrer dans la littérature. Quand votre champ lexical se réduit comme peau de chagrin et que vous ne maîtrisez plus l'orthographe et la syntaxe, vous ne pouvez pas accéder à une identité commune.

Avec ce livre, on vous accuse de “délire réac”. Pourtant vous militez pour l'égalité des chances à l'école. N'est-ce pas paradoxal ?

J'ai tenté de témoigner de vingt ans d'expérience sur le terrain, et je ne suis pas une prof qui s'est mise à l'abri en université. Les conservateurs sont ceux qui se prétendent progressistes. Car leur modèle a échoué et envoie au casse-pipe les enfants des catégories populaires et défavorisées qui n'auront pas les clés pour avancer dans un monde de plus en plus compétitif. Au fond, ces gens ont une vision très élitiste de la culture alors que la culture sert à émanciper le peuple.

L'école est le lieu de la conservation, et conservation ne signifie pas putréfaction. L'école ne doit servir d'idéologie, sa priorité doit être la culture. Mais à l'allure où l'on va, la culture classique restera l'apanage de l'élite. Car ne vous leurrez pas, cette acculturation ne touche pas les enfants de ceux qui ont détruit l'école.

L'école actuelle organise l'inégalité des chances, mais pas dans le sens qu'on voudrait nous le faire croire. Je sais que Jean-Michel Blanquer défend l'idée de la culture classique, mais il est dans un gouvernement qui a des objectifs économiques. Tous les ministres de l'éducation nationale ont été défaillants. Avec Najat Valaud-Belkacem, on avait une école à visée morale et malheureusement Emmanuel Macron en a une vision utilitariste qui ne regarde l'école que comme le moyen de façonner les actifs de demain.

“Génération J'ai le droit – la Faillite de notre éducation” (Éditions Albin Michel), 18 euros, 236 pages.

http://www.midilibre.fr/2018/02/25/barbara-lefebvre-la-generation-j-ai-le-droit-ce-sont-les-incivilites-du-quotidien,1632384.php#fT717xZmrTFYPxMi.99

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samedi 24 mars 2018

Les régions françaises risquent de perdre des aides européennes

L’Union européenne, qui élabore son prochain budget pluriannuel, pourrait bien tailler dans le vif des subventions aux régions françaises. Elles vont plaider leur cause la semaine prochaine à Bruxelles.

ARG PROP REGIONS

Alerte rouge pour les régions françaises. Les fonds européens, qui les ont largement irriguées depuis des années, pourraient très bientôt se tarir. Bruxelles se décarcasse en ce moment pour dresser les grandes lignes de son prochain budget pour la période 2021-2027. La date butoir pour tracer une première esquisse est fixée au 2 mai.

Et l’équation vire au casse-tête : faire plus avec moins d’argent. En effet, avec le Brexit, l’Europe ne pourra bientôt plus compter sur les livres sterling du Royaume-Uni, l’un des principaux contributeurs. L’actualité impose aussi de nouvelles missions qui alourdissent la facture. « Lutte contre le terrorisme, sécurité intérieure et extérieure, contrôle des frontières », égraine Günther Oettinger, commissaire européenne en charge du Budget.

Du coup, pour faire entrer tout cela au chausse-pied, les pays membres n’ont pas d’autre choix que de faire passer le budget global de 1 % du PIB de chaque pays à « un peu plus d’1,1 % », selon Günther Oettinger. Mais certaines aides pourraient aussi être revues.

 

Economie – UE - 1

 

Régions et Länders montent au front

Déjà, les régions ruent dans les brancards pour conserver leur pré carré. Car elles sont bien dans le viseur de l’UE. Le « fonds de cohésion » est le deuxième plus élevé (63,4 milliards d’euros entre 2014 et 2020) après la politique agricole commune (PAC). Réduire la voilure permettrait donc des économies immédiates. Impensable pour l’association Régions de France qui se rendra à Bruxelles mercredi aux côtés des Länders allemands (l’équivalent de nos régions), pour plaider sa cause.

« Il faut absolument maintenir la politique actuelle, sinon cela risque de créer des disparités qui n’existent pas aujourd’hui. », s’inquiète Hervé Morin, le président de Régions de France. « Mais nous pouvons aussi imaginer un système à deux vitesses où les territoires les plus riches pourraient uniquement obtenir des aides pour des projets de très grande ampleur ou liés à l’innovation. C’est ce que nous allons défendre à Bruxelles. »

Trois scénarios sur la table

Jusqu’à présent, la France a été bien servie. Si elle fait partie du podium des contributeurs du budget de l’UE (avec l’Allemagne et le Royaume-Uni), elle est aussi le troisième bénéficiaire des aides destinées aux régions. Cette manne a permis de financer des projets que vous connaissez certainement. Si vous pouvez rallier en TGV Paris à Strasbourg en moins de deux heures ou que des maisons de santé voient le jour pour pallier la désertification médicale dans les campagnes, c’est en partie grâce à l’Europe.

Conserver ces précieux coups de pouce est donc capital. Mais rien n’est encore gagné. Dans le meilleur des cas, c’est le statu quo. En revanche, les deux autres scénarios sur la table de Bruxelles ne présagent rien de bon. L’UE peut décider d’octroyer ses fonds à des régions moyennement riches. Là, environ la moitié des territoires français devra se serrer la ceinture. Troisième cas de figure : les aides sont fléchées vers les régions les plus pauvres du continent. Alors, c’est la soupe à la grimace pour les treize régions métropolitaines.

https://aphadolie.com/2018/03/23/les-regions-francaises-risquent-de-perdre-des-aides-europeennes/

Source :

http://www.europe-en-france.gouv.fr/Centre-de-ressources/Actualites/Une-Euroregion-qu-est-ce-que-c-est

http://www.leparisien.fr/economie/pourquoi-les-regions-francaises-risquent-de-perdre-des-aides-europeennes-22-03-2018-7623852.php

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Pour vous laver le cerveau, quelques vidéos pour mieux comprendre ce qui se cache derrière les euro- régions:

L'Union européenne finance-t-elle vraiment des projets en France ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=ac39DqQxevU

CONF ILLUSIONS UPR

Les illusions économiques de l'Union européenne

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=W1GR1QWplUM

Les eurorégions pour dynamiter les États

François Asselineu et Pierre Hillard sur les Euro-Régions HD

https://www.youtube.com/watch?v=GxDORzxJ64s

Le démantèlement des états

PIERRE HILLARD REGIONS

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=dzX5k4aDjXg

Pierre Hillard sur France Culture (2002)

https://www.youtube.com/watch?v=im7ByGvciJo

lundi 19 mars 2018

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand au bord de l’asphyxie

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand font de plus en plus souvent face à des situations difficilement soutenables pour le personnel comme pour les patients. Témoignage d’un médecin urgentiste.

ACT URGENCES CLERMONT

Il est rentré « claqué » après 10 heures de service. Excédé. Remué par des conditions de travail qui se détériorent d’année en année. Il a fini par prendre son téléphone.

Pour témoigner : « Désolé de vous déranger mais la nuit a encore été cauchemardesque aux urgences ! Au-delà des dysfonctionnements quotidiens, on va droit dans le mur. Faut le faire savoir, Faire un truc ». Les propos sont d’un jeune médecin urgentiste du CHU de Clermont qui préfère garder l’anonymat.

Le facteur déclenchant de cet appel spontané ? Un afflux de patients sans précédent, des malades obstruant les couloirs des urgences, des lits quasi inexistants dans les services du CHU pour recevoir les patients, mais également et surtout la violence verbale et même physique qui devient de plus en plus présente.

« On fait un métier de Robocop »

Robocop

« Je ne sais pas combien de temps le système va pouvoir tenir mais il n’est plus viable », s’insurge l’urgentiste. « Ce que je vous dis là, tout le monde le pense. Je ne suis pas le premier à tenter de faire bouger les lignes. Je ne serai probablement pas le dernier. Ceux qui s’y sont risqués avant moi ont le plus souvent fini pas baisser les bras et quitter le navire. Et le phénomène ne touche pas que les urgences. C’est l’arbre qui cache la forêt ». Il y a en effet lontemps que le ras-le-bol et l’épuisement ont gagné tous les services du CHU. « Ras le bol que les décisions soient prises par des administratifs loin de la réalité des soins ». Bref, un système de santé au bout du rouleau dont les urgences ne seraient que le symptôme.

Les urgences de l'hôpital de Vichy au bord du burn-out

« En trente ans, le passage aux urgences a été multiplié par deux. Les locaux ne sont plus adaptés à l’activité. Faute de box de consultation, ils nous arrivent fréquemment de déshabiller et d’examiner les patients dans les couloirs. C’est délirant et dramatique. Nous avons parfois tellement de monde en attente que nous sommes obligés de faire rentrer les accompagnants pour calmer les patients délaissés dans les couloirs. Un vrai foutoir en période de pic épidémique et des conditions d’accueil et de soins indignes. C’est irréel. Tellement loin de ce que l’on a pu nous apprendre. On fait un métier de Robocop ».

« Les Français doivent comprendre que la santé en France est malade »

Tout aussi dramatique :  Les personnes âgées qui parfois décèdent sur les brancards faute de lit d'hospitalisation

Pour ce jeune médecin les urgences sont devenues le réceptacle ou l’amortisseur des dysfonctionnements du système de santé. Trouver des lits, gérer les patients, s’adapter aux imprévus, c’est leur quotidien. Un quotidien que les plus anciens ne supportent plus. « Ils finissent par quitter l’hôpital. Ils partent épuisés par le rythme. Epuisés par des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Même les services administratifs sont désemparés».

56.000
C'est le nombre annuel de passages aux urgences de Clermont. Il était de 38.000 en 1999, lors de l’inauguration du nouveau bâtiment. Il était de 28.000 en 1991.

Chef du pôle Samu-Smur-urgences au CHU, le professeur Jeannot Schmidt tente d’expliquer pourquoi les urgences sont saturées depuis quasiment deux mois.


Les patients emmenés par les sapeurs-pompiers attendaient à la porte des urgences lundi matin.

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Comment c’est possible ?

La grippe comme chaque année. Mais également les surinfections dues au virus. Nous avons pu gérer la situation en janvier après avoir trouvé une trentaine de lits dans différents services. Mais cette adaptation n’a pu être pérennisée en février et en mars. D’où cet embouteillage. Nous sommes en tant normal à 150 passages/semaine. Depuis quelque temps, nous sommes à 165 passages avec des pics à 190. Mais le problème n’est pas le flux entrant mais sortant. Nous n’avons pas assez de lits d’hospitalisation. Actuellement, malgré les réunions et les efforts de l’ensemble de l’hôpital, l’équation est impossible à résoudre. Nous sommes en processus dégradé. Une situation qui est due aux faiblesses d’adaptation de l’hôpital en matière de lits.

L’épidémie de grippe semble pourtant derrière nous ?

Pas vraiment. D’autant qu’une épidémie c’est comme les inondations. La crue arrive, elle monte. Mais il faut parfois plusieurs semaines pour revenir à un niveau normal.

Des personnes, le plus souvent âgées, meurent dans des couloirs. Vous confirmez ?

Il faut mettre un bémol à cette affirmation. Sachez que toutes les semaines, deux à trois personnes décèdent aux urgences, parce qu’elles sont mourantes à leur arrivée.

Ce qui est indécent, c’est que des personnes meurent sur un brancard dans un couloir. Comme il est tout à fait anormal de prendre en charge un patient dans un couloir. Sans compter que l’on ne travaille pas forcément bien et que la partie confidentielle est quelque peu occultée.

Comment remédier à ses faiblesses sur le long terme ?

Tout le monde fait des efforts. Mais nous sommes toujours dans l’adaptation a minima. Il faudrait une unité de lits supplémentaires, des accès aux résultats biologiques plus rapide, des accès aux avis des spécialistes… Spécialistes qui sont eux aussi débordés.

Mais je ne peux laisser dire que nous n’en faisons pas assez. Tous les jours, nous travaillons à des solutions. Après, il faut également peut-être du courage en se disant on ferme telle unité pour avoir plus de lits de soin. L’autre réalité est que les décisions ne se prennent pas à Clermont, mais au niveau de l’ARS et des ministères.

Franck Charvais

https://www.lamontagne.fr/amp/clermont-ferrand/sante/puy-de-dome/2018/03/10/les-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand-au-bord-de-lasphyxie_12766917.html?__twitter_impression=true

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Avec une telle logique, on n'est pas près de résoudre la crise...   P.G.

 

AFFICHE SOUVENEZ VOUS

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jeudi 15 février 2018

Corse : « L’État doit prendre en compte les spécificités territoriales »

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La propagande fait rage dans les médias euro- atlantistes pour convaincre les Français qu'il faut démanteler le principe républicain d'"égalité des territoires" au profit des "spécificités territoriales". A titre d'exemple, cet entretien paru dans le journal "La Croix". Stupéfiant!  P.G.

TRIBUNE LIBRE / Géraldine Chavrier, professeur de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

TL CORSE DEREGL

La Croix : Que changerait la mention de la Corse dans la Constitution ?

Géraldine Chavrier : Tout dépend comment on la mentionne. Lors de la révision constitutionnelle du 23 mars 2003, on a décidé de citer l’ensemble des collectivités territoriales d’outre-mer, qu’elles soient régies par l’article 73 (départements et régions d’outre-mer) ou par l’article 74 (collectivités d’outre-mer, les ex-territoires d’outre-mer). On l’a fait afin d’inscrire dans la Constitution Mayotte, dont le rattachement à la France est internationalement contesté.

Inscrire la Corse dans la Constitution, si c’est juste pour la mentionner comme les collectivités territoriales d’outre-mer, c’est sans intérêt au-delà du simple rappel de son appartenance à la République française.

Mais ce n’est pas la logique recherchée par la Collectivité territoriale de Corse. Celle-ci souhaite se voir octroyer davantage d’autonomie dans le cadre de l’article 74. Les collectivités d’outre-mer régies par cet article bénéficient chacune d’un statut qui tient compte de ses « intérêts propres ». Les lois et les règlements n’y sont pas tous applicables de plein droit.

La Collectivité territoriale de Corse a-t-elle épuisé toutes les marges de manœuvre de son statut actuel ?

G. C. : Le statut de 2002 prévoyait que la Corse puisse déroger, à titre expérimental et pour une durée limités, aux dispositions législatives ou réglementaires. Mais le Conseil constitutionnel a censuré cette possibilité. Finalement, la révision constitutionnelle de 2003 a introduit ce droit pour toutes les collectivités locales.

L’initiative n’en appartient toutefois pas aux élus locaux mais à l’État. Conséquence : ce droit n’a quasiment jamais été utilisé. Si, en Corse, l’État avait joué le jeu de l’expérimentation, on en serait aujourd’hui à une phase d’évaluation. Or, les délais de la future révision constitutionnelle sont très contraints. D’autant plus qu’il y a aussi les travaux des Assises des Outre-mer, qui pourraient également déboucher sur des modifications constitutionnelles.

Emmanuel Macron privilégie une mention de la Corse dans l’article 72, comme les autres collectivités territoriales métropolitaines. Quelles sont, dans ce cadre, les marges de manœuvre ?

G. C. : Il y a sans aucun doute une question corse : l’île est française depuis longtemps, mais les Corses ne sont jamais parvenus à se sentir pleinement Français.[sic] Puisqu’il y a une question corse, il doit y avoir une réponse spécifique. Ce qui sera très difficile dans le cadre de l’article 72.

Les statuts qui se sont succédé depuis 1982 ont été des échecs. L’État a créé des frustrations et des déceptions en soufflant le chaud et le froid, en promettant beaucoup et en accordant peu. On a atteint un point de non-retour : il s’agit maintenant de trouver une vraie réponse pérenne.

Parallèlement, on voit se multiplier les collectivités à statut particulier (Collectivité territoriale de Corse, Métropole de Lyon, intercommunalités à statut particulier), symptôme d’un État qui refuse de prendre en compte les spécificités territoriales. L’audace consisterait à oser confier à toutes les collectivités locales le pouvoir de déroger à la loi et aux règlements de façon définitive, et non plus seulement expérimentale. Dorénavant, dans une certaine limite, le Conseil d’État lui-même adhère à l’idée d’une différenciation non seulement organisationnelle mais aussi normative.

Premier avantage de cette solution, pour ceux qui ont peur que l’île s’éloigne trop de la République : la Corse ne serait pas distinguée, dans la Constitution, des autres collectivités locales métropolitaines. Second avantage, pour les Corses : ils auraient potentiellement la possibilité de jouir de plus d’autonomie que les autres en recourant davantage aux dispositions législatives ou réglementaires.

Propos recueillis par Laurent de Boissieu
https://www.la-croix.com/France/Politique/LEtat-doit-prendre-compte-specificites-territoriales-

dimanche 11 février 2018

Des milliers de logements grecs bradés par les banques sur Internet

Attention, ventes immobilières sous haute tension. En Grèce, depuis fin novembre, les résidences principales des habitants endettés sont vendues aux enchères sur internet, par les banques.

ACT GRECE LOGEMENTS

La maison est saisie et les enchères démarrent très bas. Certains logements sont mis en vente à partir de... 25.000 euros. Jusqu’ici, ces transactions se déroulaient au tribunal, sous l’œil des notaires, mais les manifestations et menaces contre les notaires, les ont rendues impossibles. Les créanciers du pays, ont donc autorisé la vente en ligne d’environ 15.000 logements. Ce sont les quatre principaux établissements financiers grecs qui s’en chargent.

Ne vous attendez pas à du grand luxe. Leurs atouts principaux? Leur prix et la proximité avec la mer. Ne soyez pas surpris de voir peu de photos d’intérieur. Les logements ayant été saisis, les propriétaires ont souvent causé pas mal de dégâts avant de laisser la banque s’en emparer. Des travaux plus ou moins importants seront donc à prévoir. Découvrez quelques-unes de ces maisons à la vente.

Un rapport qualité/prix plus qu’intéressant

C’est ainsi qu’un appartement de 165 m² (voir notre illustration principale), avec vue sur la mer, situé à Thessalonique (deuxième ville de Grèce) pourrait être vendu autour de 280.000 euros, soit moins de 1700 euros le m², selon le site de la banque du Pirée. L’annonce précise cependant que le logement nécessite des «rénovations ciblées».

Même type d’offres si vous naviguez sur le site d’Eurobank, la troisième banque grecque. Vous aurez le choix entre plusieurs dizaines de biens immobiliers situés de Rhodes à Athènes, en passant par Thessalonique, Corfou, la Crête ou encore le Péloponnèse. Mise à prix? De 15.500 à 271.000 euros. Construite en 2004, la maison la plus chère (pour le moment), d’entre elles, dispose d’une surface de 372 m², soit moins de 1000 euros le m².

Pour la suivante, direction Asvestochori, près de Thessalonique. Construite en 2009, une maisonnette de 181 m² au total (59 mètres carrés pour le sous-sol, 57 mètres pour le rez-de-chaussée et 61 mètres carrés pour le premier étage s’y trouve.

Vous disposerez d’une pièce à vivre, d’une cuisine ouverte, de deux chambres, d’une grande salle de bains avec spa ou encore d’une remise. Mise à prix? 141.000 euros, soit 779 euros le m².

En voici une autre, située à Ravdoucha, à l’est de la Crête. Construite en 2000, une maison de 57 m², située au bord de la mer, avec deux chambres, pourrait aussi vous séduire. Mise à prix? 83.000 euros, soit 1456 euros le m².7

Et enfin pour la dernière, dirigeons-nous plus à l’est de la Crète désormais pour rejoindre la ville de Melisochori. Construite en 2009, une charmante maisonnette de 142 mètres au total (49 m² pour le sous-sol, 42 mètres pour le rez-de-chaussée et 51 m² pour le 1er étage), vous y attend. Comptez également sur un jardin de 16 m². Mise à prix? 54.500 euros, soit 384 euros le m²!

http://immobilier.lefigaro.fr/article/des-milliers-de-logements-grecs-brades-par-les-banques-sur-internet_d8a5db8a-f60e-11e7-adbe-e5630109b1d6/

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Une loi du parti de la droite conservatrice Nouvelle Démocratie (ND), dite loi « Hatzidakis », établissait un plafond de 200 000 euros en dessous duquel les expulsions étaient interdites. Cette interdiction s'appliquait à la fois aux résidences principales et secondaires.

Mais, dans le cadre du troisième mémorandum de la loi « Katseli » du PASOK (le parti « socialiste » grec), cette mesure a été annulée. Le gouvernement actuel n'a cessé de répéter que les résidences principales ne pouvaient être saisies mais c'était faux !
En effet, les conditions pour bénéficier de la loi « Katseli » sont presque impossibles à réunir et ne s'appliquent qu'à une très petite partie des débiteurs. Propriétaires de maisons, de terrains et de PME sont littéralement spoliés de leurs biens au profit de l'étranger !

Et le Figaro Immobilier regretterait presque que les Grecs saccagent leurs maisons avant de les quitter !!
Et à aucun moment, ce journal ne manifeste ne serait-ce qu'une petite indignation !!!

Qui a dit que l'UE c'était la paix ! S.R. (UPR 87)

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mardi 6 février 2018

«Eviter de passer pour un chef d'Etat étranger» : Macron exige un drapeau français en Corse

Manifestations hostiles, macronistes corses recadrés par le parti pour avoir soutenu une résolution des nationalistes : la visite du président de la République sur l'île s'annonce particulièrement compliquée.

ACT CORSE DRAPEAU

Emmanuel Macron se rend en Corse les 6 et 7 février pour son premier déplacement présidentiel sur l'île dans un contexte tendu, alors que les nationalistes disposent de la majorité absolue.

Le président de la République entend bien ne pas «passer pour un chef d'Etat étranger», d'après un élu local cité par la chaîne d'information BFM TV. Selon celle-ci, Emmanuel Macron aurait posé une condition à son rendez-vous avec les deux personnalités à la tête de l'île, l'autonomiste Gilles Simeoni et l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni : un drapeau tricolore devra être affiché dans la salle de leur rencontre. S'il trône sur le fronton de l'assemblée de Corse, le symbole national a en effet disparu des bureaux de ceux-ci.

Interviewé par la chaîne d'actualité, un proche de Jean-Guy Talamoni ironise sur la volonté du président français : «On le fait pour tous nos hôtes. Quand on a reçu une délégation ivoirienne on a mis un drapeau ivoirien.»

Si tous les détails de son programme ne sont pas connus, Emmanuel Macron participera le 6 février à Ajaccio à l'hommage au préfet Claude Erignac, assassiné 20 ans plus tôt. Le lendemain, le président de la République est attendu en Haute Corse, où il prononcera un discours dans l'après-midi.

Cette visite survient dans un contexte tendu, alors que les six élus macronistes corses ont été recadrés par le délégué général de La République en marche (LREM), Christophe Castaner, pour avoir voté une résolution déposée par les dirigeants nationalistes, qui sera par ailleurs remise à Emmanuel Macron lors de son déplacement.

Le 3 février, plusieurs milliers de nationalistes avaient manifesté à Ajaccio, appelant le gouvernement à discuter du sort des «prisonniers politiques» ou encore de l'inscription de la Corse dans la Constitution.

https://francais.rt.com/france/47870-eviter-passer-chef-etat-etranger-macron-exige-drapeau-francais-corse

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Depuis l'élection des "nationalistes", Macron et son gouvernement au service d'une autre souveraineté que celle de la France ont toléré les discours officiels en langue corse, la suppression du drapeau français dans les bureaux, les provocations..., se plaçant ainsi volontairement en position de faiblesse tandis que les élus corses avançaient leurs pions, soutenus en sous- mains par l'Union européenne et les médias euro- atlantistes. C'est donc un nouveau moment de confrontation qui se prépare, dont les répercussions pourraient être considérables pour l'avenir de la France.    P.G.

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