jeudi 18 janvier 2018

Communiqué commun UPR & DLF

France 3 Bourgogne Franche-Comté a organisé le vendredi 12 janvier un débat rassemblant 6 des 10 candidats qui se présentent à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, dont le 1er tour est prévu le dimanche 28 janvier

COM UPR DLF

Ont été invités à ce débat les candidats suivants, avec les nuances politiques suivantes attribuées par le ministère de l’Intérieur : Ian Boucard (nuance LR), Christophe Grudler (nuance MDM), Arthur Courty (nuance SOC), Anaïs Beltran (nuance FI), Jean-Raphaël Sandri (nuance FN) et Sophie Montel (nuance EXD).

Les candidats soutenus par l’UPR (Jonathan Vallart, nuance DIV), DLF (Julie Kohlenberg, nuance DLF), Lutte ouvrière (Yves Fontanive, nuance EXG) et EELV (Vincent Jeudy, nuance ECO) n’ont pas été invités au débat. Ils n’ont eu droit qu’à des extraits de quelques secondes de leurs interviews séparées, diffusés durant l’émission.

Cette différence de traitement entre les candidats, à la fois en temps de parole (plusieurs minutes contre quelques secondes) et en qualité (débat sur le plateau contre enregistrement) est inacceptable. Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres.

Déjà, durant la campagne présidentielle, la volonté de séparer les prétendus « grands » des prétendus « petits » candidats avait engendré sur TF1 un débat avec cinq candidats sur les onze qualifiés, constituant ainsi un véritable scandale démocratique, que l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) condamne d’ailleurs avec la plus grande virulence lorsqu’elle se produit sous d’autres cieux.

C’est la raison pour laquelle l’Union populaire républicaine et Debout la France ont décidé de saisir conjointement le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Les autres formations politiques exclues du débat de France 3, Lutte ouvrière et EELV, n’ont pas été sensibles à cette approche commune.

François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan, respectivement présidents de l’UPR et de DLF et candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont donc adressé un courrier conjoint à M. Olivier Schrameck, président du CSA afin que ce dernier impose à France 3 Bourgogne Franche-Comté des mesures compensatoires en faveur des candidats que la chaine a délibérément et arbitrairement discriminés (voir le courrier de François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan à la suite du présent communiqué).

L’UPR, DLF, Lutte ouvrière et EELV ont certes des programmes politiques très différents, l’UPR étant notamment le seul parti politique à proposer de faire sortir la France unilatéralement de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Il est important, cependant, que des formations politiques différentes mais victimes de discriminations arbitraires de la part des médias audiovisuels sachent, ensemble, faire respecter leur droit à la parole, afin de sauvegarder la démocratie et l’expression pluraliste des opinions politiques à la télévision et dans les stations de radio, en France.

Contact médias :

presse@upr.fr

Lire la saisine commune de l’Union populaire républicaine et de Debout la France au CSA

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mercredi 17 janvier 2018

Censure de l’information : Macron applique à la lettre le programme du Forum de Davos

Par Michel Geoffroy, essayiste, contributeur de Polémia ♦

TL MACRON FAKE NEWS

Tout le monde sait désormais que lors de ses vœux à la presse, le 3 janvier dernier, le président Macron a annoncé son intention de légiférer (1) pour combattre les « fausse nouvelles » qui seraient selon lui diffusées sur Internet, afin de « protéger la démocratie … en période électorale » car « toutes les paroles ne se valent pas ». Par contre, on a sans doute oublié qu’en prenant cette initiative Emmanuel Macron n’innove nullement : il se borne à appliquer le programme de censure élaboré lors du Forum de Davos de janvier 2017. Retour sur image.


Qu’est-ce que le Forum de Davos, d’abord ?

Le « Forum économique mondial » (World Economic Forum) est une fondation à but non lucratif dont le siège se situe à Genève. Elle fut lancée en 1971, par Klaus Schwab, un professeur d’économie à l’Université de Genève, sous le patronage de la Commission européenne et de différentes associations industrielles européennes ; Klaus Schwab entendait diffuser en Europe les pratiques de management en vigueur aux États-Unis.

Le financement du Forum serait assuré par les quelque 1.000 entreprises membres : principalement des entreprises transnationales réalisant un chiffre d’affaires supérieur à cinq milliards de dollars.

Davos réunit les représentants du pouvoir économique transnational, des institutions financières internationales, du pouvoir intellectuel et médiatique, des ONG et des représentants autoproclamés de la « société civile ». Fait significatif : les hommes politiques sont en minorité lors des réunions de Davos, car Davos préconise que la « gouvernance » se substitue à la souveraineté des États.

Ce Forum se place donc sous le signe du mondialisme, de l’argent et du pouvoir.

La participation à la Réunion annuelle de Davos se fait uniquement sur invitation, mais ses travaux sont largement médiatisés.

Pour Davos la démocratie est un « risque » qu’il faut « endiguer » !

Le Forum de Davos de janvier 2017 a, entre autres sujets, justement examiné le rapport Global Risk 2017. Or que lit-on dans ce rapport ?

Que le Brexit, l’élection de Donald Trump et l’échec du référendum de Matteo Renzi en Italie constituaient des « risques » qu’il fallait « endiguer ». Car, en janvier 2017, les participants avaient évidemment en tête les futures élections, présidentielle en France et législatives en Allemagne et le souci d’éviter tout risque de contagion politique.

Le rapport affirmait surtout que les campagnes électorales avaient « mis en évidence le phénomène de désinformation rapide » des opinions publiques.

Les participants au Forum soulignaient alors « le besoin de mieux protéger nos systèmes de contrôle qualité de l’information » et Global Risks 2017 concluait que « les principaux facteurs de risque peuvent être endigués en créant des sociétés plus inclusives basées sur la coopération internationale et une vision à long terme (2) ».

Dommage pour les complotistes : les mondialistes de Davos, on le voit, ne cachent nullement leurs intentions ! Ils reconnaissent, en effet, que, pour empêcher les électeurs de « mal voter », il faut renforcer leurs systèmes de contrôle de l’information…

Une justification de la censure

Le rapport Global Risk 2017 reprenait donc à son compte les accusations formulées par Hillary Clinton justifiant sa défaite par… des opérations de désinformation (fausses nouvelles = fake news) conduites en particulier par la Russie.

Il s’agissait donc d’un classique processus d’inversion accusatoire puisque ce sont bien les médias mainstream – propriété des puissances d’argent – qui en Occident trompent en permanence la population en imposant le politiquement correct et les mensonges d’Etat – et qui, aux Etats-Unis, ont massivement soutenu Hillary Clinton, la candidate du Système, contre Donald Trump. Lequel s’est au contraire appuyé sur les médias alternatifs pour mobiliser ses soutiens malgré le blocus des médias officiels.

L’idée selon laquelle la population aurait mal voté parce qu’elle aurait été « désinformée » par les fake news russes est bien commode en effet : elle permet de cacher le désamour croissant entre les peuples et l’oligarchie et de dénier toute légitimité aux scrutins où ses candidats se font battre, en affirmant que les eurosceptiques (3) ou que les partisans de Donald Trump, par exemple, sont des manipulateurs qui diffusent des fausses nouvelles, donc des délinquants en puissance.

Le concept de fake news sert ainsi à mettre en accusation tout ce qui va à l’encontre de l’idéologie dominante ou des candidats sponsorisés par le Système en accusant ceux qui diffusent une information alternative d’être tout simplement des agents stipendiés de Vladimir Poutine ou d’affreux « complotistes ».

On voit par exemple cette logique à l’œuvre aujourd’hui dans le dernier sondage IFOP commandité par la Fondation Jean Jaurés et Conspiracy Watch (qui ne sont pas à proprement parler des organisations dissidentes) qui tente manifestement de mettre sur le même plan le conspirationnisme, le révisionnisme et… le refus de l’immigration de peuplement (4) !

Les fake news servent de prétexte au coup d’Etat post-démocratique permanent

Davos a donc justifié avec la lutte contre la « désinformation rapide » et les « fake news » le coup d’Etat post-démocratique permanent contre la liberté et la souveraineté des peuples.

Ce coup d’Etat permanent repose en effet sur l’action conjointe de deux pouvoirs véritablement inconstitutionnels, car placés au-dessus de la légitimité électorale : le pouvoir médiatique et le pouvoir judiciaire (ou gouvernement des juges (5), appelé « Etat de droit » en novlangue).

Le pouvoir médiatique sert à enfermer la population dans une information et une réalité virtuelle, la réalité à laquelle les oligarques de Davos veulent que l’on croie.

En 2015, le Forum de Davos avait d’ailleurs abordé la question de « l’utilisation des neurosciences comportementales pour améliorer les politiques publiques » et aussi pour « mieux diagnostiquer la pathologie mentale (6)». Sans doute une démarche désintéressée, lorsque l’on se rappelle que l’oligarchie affirme, par exemple, que les dissidents politiques souffriraient de « phobies » maladives ou que les terroristes islamistes seraient des « déséquilibrés » ! Il s’agit en clair de mobiliser les neurosciences de mener une guerre cognitive contre les peuples.

Le pouvoir judiciaire sert de son côté à interdire de décrire le monde tel qu’il est, donc de sortir de la bulle médiatique dans laquelle on veut nous enfermer. Il sert aussi à criminaliser la critique du Système et de la politique qu’il conduit. Il sert enfin à mettre en tutelle les législateurs pour qu’ils ne dévient pas de la doxa libérale libertaire et cosmopolite.

Macron, le petit télégraphiste (7) de Davos

Manifestement Emmanuel Macron, le président élu grâce aux médias mainstream et à l’intrusion des juges dans l’élection présidentielle pour déstabiliser ses concurrents, a bien assimilé la leçon : il met en œuvre avec zèle le programme défini à Davos.

Car les projets présidentiels auront justement pour effet de confier au juge le pouvoir de se prononcer sur la véracité des informations diffusées dans les médias alternatifs, qui sont la véritable cible de cette initiative.

Avec les lois mémorielles les magistrats définissaient déjà la vérité historique dans notre pays. Mais avec la future « loi Pravda » de Macron, ils auront en outre le pouvoir de définir quelles informations les Français auront le droit de connaître !

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Son mentor, Jacques Attali, dans une tribune de l’hebdomadaire l’Express, n’a-t-il pas proposé une réforme constitutionnelle afin de déterminer quels « sujets qu’un seul vote majoritaire du peuple ne pourrait suffire à trancher » et qui « seraient sanctuarisés en les inscrivant dans la Constitution » (8) ? Sa tribune s’intitulait d’ailleurs « Sanctuariser le progrès » : ce qui signifie, en novlangue, « museler le peuple ».

Au nom de la « démocratie », bien sûr…

Michel Geoffroy
08/01/2018

Notes :

  1. « Les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus. »
  2. Présent du 20 janvier 2017.
  3. Terme de novlangue pour désigner ceux qui ne se reconnaissent pas dans la politique de l’Europe de Bruxelles.
  4. Enquête réalisée les 19 et 20 décembre 2017.
  5. Alors que normalement la justice n’est pas un pouvoir mais une simple autorité.
  6. Les Echos du 2 février 2015.
  7. En 1980 François Mitterrand avait accusé le président Giscard d’Estaing d’être le « petit télégraphiste » du gouvernement russe à propos de la présence des troupes soviétiques en Afghanistan.
  8. L’Express du 20 juin 2016.

Correspondance Polémia – 10/01/2018

https://www.polemia.com/censure-de-linformation-macron-applique-a-la-lettre-le-programme-du-forum-de-davos/#prettyPhoto

mardi 9 janvier 2018

Le sentiment d’isolement des Limousins grandit en Nouvelle-Aquitaine

Deux ans après la création de la grande région, nombre de Limousins expriment un sentiment de délaissement territorial. Entre ressenti et réalité, il y a certainement une grande différence qu’il faudra du temps pour quantifier de manière scientifique. Mais à coup sûr le centre de décision n’est plus Limoges…

ACT REFORMES TERR

Le grand débat sur l’avenir de la Cour d’appel de Limoges a mis en lumière un pan, jusqu’alors resté silencieux, des sentiments des Limousins, quant à l’intégration de l’ex-région dans la Nouvelle-Aquitaine.

Abandon, délaissement, mise en marge : quelle que soit la terminologie employée, le résultat est à peu près le même. À tel point d’ailleurs, que les élus de tous bords se sont emparés de la question.

Alain Rousset a ainsi convié les élus de l’ex-Limousin à un dîner à Bordeaux lors de la dernière séance plénière du Conseil régional afin de leur rappeler son souhait « d’équité entre les territoires » dans les politiques régionales engagées.

À Limoges, Emile Roger Lombertie, le maire, et Gérard Vandenbroucke, le premier vice-président du Conseil régional et président de Limoges Métropole se disent prêts à financer une étude afin de mesurer l’impact réel de la réforme territoriale.

« La science dans cette question est prématurée »

Interrogé sur la faisabilité d’une telle étude par Gérard Vandenbroucke, Frédéric Richard, maître de conférences en géographie au Géolab de la faculté des lettres et des sciences humaines de Limoges, reconnaît l’intérêt pour le chercheur qu’il est, d’une telle étude. « Mais ce n’est pas notre cœur de métier et nous ne sommes pas des spécialistes. Mettre de la science dans ces questions-là, aujourd’hui, n’aurait aucun sens. Ce ne serait que des éléments impressionnistes, de l’intuition confortée par quelques faits et des expériences partagées. Il faut du recul même si le sentiment est un fait et le regard que l’on porte au fait est déjà une valeur. Il faut des outils d’approche quantitative des politiques publiques. »

Pour autant, selon lui, il y a bel et bien un « un sentiment de marginalisation. Il est logique qu’il s’exprime aujourd’hui. C’est assez mécanique du point de vue du géographe. Le Limousin est ce que nous appelons une marge de l’intérieur du pays. Quand il était en périphérie de Paris, il existait une sorte de compensation, pas que symbolique, qui était l’existence d’un statut de région et pour Limoges de métropole régionale qui était fondé, presque exclusivement, sur l’exercice du pouvoir. Cela nous mettait au même rang que Bordeaux, Nantes, etc. C’était complètement artificiel mais offrait le privilège d’être, ce que j’appelle, une métropole du vide. Ce pouvoir a été supprimé au profit d’une capitale régionale avec laquelle, du point de vue des flux, de l’orientation des appareils productifs, il n’y avait que très peu de liens. On est donc en marge de Paris et d’une capitale régionale très éloignée, que les gens ne connaissent pas et étrangère à leur mentalité ».

Infographie : Philippe Chapelle

Généralement, ce sentiment de mise en marge est particulièrement vrai dans les territoires ruraux mais il est aussi le propre des zones qui manquent d’une identité forte. « La décentralisation des années 1980 a construit une relation de centre périphérie entre Limoges-Haute-Vienne et le reste du Limousin. Sauf que l’accès ou la proximité au pouvoir était tout autre. Il y a une identité limousine et les contours collaient aux limites historiques ».

 

Près d’un Français sur trois estime vivre dans un territoire délaissé



Ce n’est pas propre aux Limousins. Près d’un Français sur trois (*) s’estime délaissé par les pouvoirs publics : 20 % ont « plutôt » le sentiment de l’être et 8 % en sont convaincus. 33 % estiment ne « pas du tout » habiter dans un territoire délaissé et 39 % « plutôt pas ». Malgré tout, près de neuf sur dix sont satisfaits de leur cadre de vie quotidien.

Cette étude réalisée en octobre 2017 par le Credoc, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie pour le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), montre en outre que ce sentiment de délaissement est particulièrement prégnant dans les communes situées en dehors des zones d’influence des grandes aires urbaines.

Le délaissement lié aux conditions sociales

Il est aussi lié à la situation sociale et économique des individus. Les plus pauvres (36 %), les non diplômés (33 %) et les chômeurs (39 %) ont plus souvent ce sentiment, y compris lorsqu’ils vivent dans les territoires les plus favorisés.

Pour autant, les personnes estimant vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics n’envisagent pas plus que les autres de déménager : 35 % aspirent à changer de ville dans les cinq prochaines années. 39 % pensent qu’il leur serait plus facile de mener à bien leurs projets de vie s’ils vivaient dans une autre ville, un autre département, ou une autre région.

Paradoxe, 72 % des personnes interrogées se disent très attachées à leur région. Envisager un déménagement est également très lié à la confiance en l’avenir que chacun porte. Parmi ceux qui pensent que leurs conditions de vie vont beaucoup se « dégrader », la part de celles qui souhaitent déménager dans une autre est près de deux fois moins moindre par rapport aux optimistes. Or, à sexe, âge et niveau de diplôme égal, changer de département n’est pas un atout au retour à l’emploi.

S’ils ont le choix, les Français optent pour « un développement du territoire permettant à chacun de réaliser ses projets de vie là où ils résident ». Un quart des interrogés privilégie des aides à la mobilité. Quant aux attentes des Français ayant le sentiment de vivre sur un territoire délaissé, elles sont nombreuses : favoriser l’installation de nouvelles entreprises (44 %), améliorer l’offre de santé (40 %), améliorer l’offre de services publics (33 %), construire davantage d’équipements de loisirs et de culture (28 %), augmenter l’offre de commerce (27 %). 

(*) L’étude du Crédoc a été menée auprès de 2.000 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/01/08/le-sentiment-disolement-des-limousins-grandit-en-nouvelle-aquitaine_12692503.html

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On se demande bien quel serait l'intérêt de financer une étude spécifique sur l'impact des réformes territoriales pour aboutir à ce que tout le monde sait: c'est un désastre! D'autant qu'on n'a pas jugé utile de consulter les populations AVANT de les mettre en oeuvre.

Le point de vue que nous défendons depuis le début est que ces réformes n'ont été motivées que par des impératifs idéologiques et géostratégiques émanant des institutions bruxelloises. L'objectif, démanteler progressivement les nations européennes et favoriser l'émergence de nouvelles identités territoriales au détriment de toutes les identités locales d'origine et, bien sûr, nationales.  SR/P.G

OUTIL FL EUROREGIONS

dimanche 7 janvier 2018

Et si Nice quittait la France?


Un peu partout des vélléités sécessionistes apparaissent, dans plusieurs régions.

ACT COMTE DE NICE



Dans cet entretien, la chaîne Pravda France interroge madame Laetitia Barriera, une militante désirant promouvoir l'indépendance du Comté de Nice vis-à-vis de la France, et chargée de rédiger une charte de cette future entité. A une question posée par le journaliste Alexandre Artamonov à partir de 17 minutes 30 (sur cette vidéo qui dure 25 minutes), elle répond  qu'elle désire moins une entité territoriale restant française dans le cadre d'une fédéralisation temporaire de la France que, carrément, un Etat séparé: "aucune compromission", déclare-t-elle.

https://youtu.be/F3PC5LiykkI?t=1050

Appuyée ensuite par une écoute bienveillante du journaliste qui cite plusieurs exemples de situations fédérales dont celle de l'Allemagne, par opposition avec "l'Etat unitaire de type français, "obsolète" et quelque peu "vieux jeu", ne correspondant pas à la réalité "normale" européenne" (sic), elle dit vouloir travailler en collaboration avec d'autres régions en train de s'émanciper (Catalogne, ...).

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On comprend qu'est souhaitée une marche vers la fédéralisation de micro-Etats. Sous quel joug?

Il faut noter qu'à Nice, une monnaie locale est en cours de lancement, le "nissart":

https://www.20minutes.fr/nice/1721891-20151102-nice-cree-premiere-monnaie-locale-ville-nissart

Mais contrairement aux nombreuses monnaies locales complémentaires circulant en France, qui sont des outils civiques d'aide aux producteurs alimentaires et artisans locaux et lancées par des associations de citoyens sans qu'il y ait aucune connotation séparatiste,  celle-ci apparaît dans un contexte de contestation de l'Etat français, puisqu'elle est lancée par l'association indépendantiste "Republica de Nissa".

Sur le compte facebook de celle-ci:

https://www.facebook.com/Rep%C3%BAblica-de-Nissa-300940800052419/on peut voir la promotion du mouvement catalan actuel.

H.J.

 

 

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samedi 6 janvier 2018

« Les élèves ne savent pas ce que sont les mathématiques »

Avec douze médailles Fields – l’équivalent du prix Nobel en mathématiques –, la France se classe au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis. Depuis peu, elle se distinguait aussi dans les concours internationaux de mathématiques réservés aux lycéens. Mardi 29 novembre, l’étude « Trends in Mathematics and Science Study » (Timss) venait jeter un froid sur ces beaux succès.

ACT MATHS

Une partie de l’enquête s’intéresse aux performances en mathématiques des élèves de terminale S. Et le constat est sans appel : la France est le pays qui accuse la plus forte baisse (de 106 points), passant d’un score de 569 en 1995 à un score de 463 en 2015. Pis, des trois niveaux scolaires – « avancé », « élevé » et « intermédiaire » – que l’étude distingue, les élèves français ne sont, en 2015, que 1 % à atteindre le niveau « avancé » en mathématiques, et 11 % le seuil « élevé ». Il y a vingt ans, ils étaient respectivement 15 % et 64 %.

Des professeurs peu surpris

« Le programme de mathématiques en terminale S ne prépare plus à l’arrivée dans l’enseignement supérieur. Nous sommes souvent atterrés du niveau des étudiants en première année de licence scientifique. Ils ne savent pas ce que sont les mathématiques, ils ont juste appris des recettes de cuisine pour passer le bac », déplore Aviva Szpirglas, professeur de mathématiques à l’université de Poitiers. Interrogée avant la parution de l’étude Timss 2015, mais informée de la baisse très nette du niveau des élèves depuis 1995.

Martin Andler n’est pas plus étonné. Professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, président d’Animath, une association qui promeut les mathématiques chez les jeunes, il affirme même que « tous les mathématiciens savent que le niveau a diminué, ils en ont la confirmation avec cette étude très sérieuse ». Selon lui, la France a certes ses « meilleurs élèves, ceux qui participent aux compétitions internationales, mais ils sont la pointe extrême de l’iceberg. Mais nos bons élèves, eux, sont très loin d’être au niveau des bons Anglais ou Américains ». « Ils sont incapables de raisonner, appuie Denis Monasse, qui accompagne des jeunes de terminale qui se destinent à une classe préparatoire scientifique, après avoir enseigné les mathématiques, tant en terminale qu’en prépa, au lycée Louis-Le-Grand à Paris. Ils ne savent plus ce qu’est une démonstration mathématique. On leur apprend à aligner des calculs stéréotypés. »

De l’avis de ces trois professeurs de mathématiques, l’étude Timss enfonce une porte ouverte. Preuve par l’absurde : « Les professeurs des lycées élitistes essaient de maintenir un enseignement parallèle en se raccrochant aux anciens programmes de maths, explique Denis Monasse. A Louis-Le-Grand, par exemple, de septembre à avril, nous préparions les élèves aux études supérieures, puis on les préparait au bac. » Ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier d’un tel soutien le paient cher et l’écart se creuse entre les élèves de « lycée normaux » et ceux des « grands lycées », aggravant l’impact du déterminisme social sur les performances scolaires.

Le ministère de l’éducation nationale impute cette baisse du niveau aux programmes scolaires français : ils ne seraient pas « en phase » avec ce qui est demandé dans une évaluation telle que Timss. Il rappelle également que la terminale S attire aujourd’hui des élèves ayant moins « d’appétence » pour les mathématiques qu’il y a vingt ans. Les professeurs interrogés font eux directement le lien avec les réformes du lycée menées depuis vingt ans. D’abord celle des spécialités quand, en 1995, les filières C et D ont été fondues dans une filière S (scientifique) regroupant des élèves de niveaux plus disparates en mathématiques.

Autre explication avancée par ces professeurs, l’obsession des gouvernements, de droite comme de gauche, de fabriquer des « honnêtes hommes », à l’image des savants de la Renaissance dotés d’une large culture générale. « Dans un contexte d’enseignement massifié, cela condamne les lycéens à être superficiels dans tous les domaines », estime Martin Andler. « On a choisi de former des citoyens plutôt que des scientifiques. Voici le résultat », tranche Denis Monasse.

http://www.lemonde.fr/bac-lycee/article/2016/11/29/les-eleves-de-terminale-s-ne-savent-plus-ce-qu-est-une-demonstration-mathematique_5040022_4401499.html#ZIHVURdOd6pvGk9B.99

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A mon avis, il n'y a eu aucune obsession ces dernières années des gouvernements à former des "honnêtes hommes" dotés d'une large culture générale, contrairement à ce que prétend Martin Andler, bien au contraire. La superficialité vient davantage (entre autres) du fait qu'on a remplacé la culture générale par un "catéchisme citoyen" insipide avec une multitude d'activités inutiles, tout en dévalorisant les enseignements disciplinaires...   P.G.

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lundi 1 janvier 2018

C’est officiel, Toulon-Provence-Méditerranée est bien une métropole au 1er janvier 2018

Le décret, pris par le conseil des ministres du 26 décembre, est paru au journal officiel ce jeudi 28 décembre. Toulon-Provence-Méditerranée passera bien de communauté d’agglomération à métropole au 1er janvier 2018.

ACT TOULON METROPOLE

Une publication qui s’est fait attendre quasiment jusqu’au dernier moment et qui vient confirmer les délibérations prises par l’ensemble des conseils municipaux des douze villes(1), qui constitueront cet établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.

La métropole TPM – son nom demeure –, forte de 434.000 habitants devient ainsi la 14e de France.

Sur Twitter, Hubert Falco, maire de Toulon et président de TPM, se réjouit de "cette évolution historique, [qui] s’inscrit dans cette dynamique intercommunale: défendre, construire, développer l’attractivité du territoire et la qualité de vie de ses habitants".


1. Carqueiranne, La Crau, La Garde, Hyères, Ollioules, Le Pradet, Le Revest-les-Eaux, Saint-Mandrier-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, La Seyne-sur-Mer, Toulon, La Valette-du-Var.

http://www.varmatin.com/politique/cest-officiel-toulon-provence-mediterranee-sera-bien-une-metropole-au-1er-janvier-2018-195714

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Pour les uns, servitude volontaire, pour les autres, trahison délibérée: comme le souligne le maire de Toulon, une "évoution" historique (en novlangue européenne, une régression), la destruction lente et oligarchique de la France se poursuit...   P.G.

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vendredi 29 décembre 2017

Paris : les policiers furieux d'être menacés de payer eux-mêmes leurs PV de stationnement

Une note attribuée au préfet aurait été envoyée aux services de police, avertissant que les agents devraient régler eux-mêmes les PV pour stationnement irrégulier, y compris pendant les opérations. Les policiers qui l'ont lue ne décolèrent pas.

ACT POLICE ARREST

L’arroseur arrosé ? Selon le site d’Europe 1, une note attribuée à la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), envoyée le 14 décembre, exhorte les services de police à se garer dans les règles de l'art. Victimes collatérales de la privatisation du stationnement à Paris, les policiers seraient menacés par le préfet de police Michel Delpuech de devoir payer eux-mêmes leurs amendes en cas d’infraction au stationnement.

Dans cette note, le préfet se justifierait en expliquant que «plusieurs opérateurs privés auront [...] la charge du contrôle du respect de l'acquittement de la taxe de stationnement à l'aide notamment de dispositifs automatisés». Pour éviter les verbalisations, le préfet recommanderait de faire «preuve de la plus grande rigueur pour l'usage des emplacements réservés aux services de police et le non stationnement dans les espaces non dédiés à cet effet».

Car ce changement de main impliquerait que la gestion des contentieux de stationnement gênant ne relève plus de l'Officier du Ministère public mais du juge administratif. Toute contestation de verbalisation deviendrait donc un serpent de mer et impliquerait la rédaction d’un rapport développé «suffisamment motivé pour justifier du caractère opérationnel de la mission ayant conduit au stationnement irrégulier», selon les termes du courrier envoyé. A défaut, la menace est explicite : «Le montant de l'amende relèvera du paiement par le conducteur du véhicule.» 

Les forces de l'ordre verbalisées ? Les membres de l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC) peinent à y croire. Ils ont répliqué, furieux, par le biais d’un post sur Facebook le 20 décembre. Ils se plaignent d’être forcés à distribuer des amendes et de recevoir un camouflet en récompense. «On nous ordonne, on nous menace pour verbaliser. Les forces de l’ordre en souffrent et peuvent s’en faire sanctionner lourdement ! En remerciement, cette même hiérarchie accepte que l’on soit verbalisé en situation d’intervention ! La police contorsionniste, on marche sur la tête et on doit courber l’échine», enrage l'association. Stéphane Lantz, délégué de MPC, a expliqué à ce sujet sur Europe 1 combien cette note est, selon lui, contre-productive : «Quand les collègues interviennent, c'est qu'il y a une urgence. Déjà qu'on nous explique à longueur de journée qu'on n'intervient pas assez rapidement, qu'on est lents, on va devoir expliquer que, "oui, excusez-nous, on a dû trouver une place à un kilomètre du lieu d'intervention".»

Les nouvelles dispositions au sujet de la verbalisation ne vont pas froisser que les fonctionnaires de police. A compter du 1er janvier 2017, la société privée Indigo sera en charge de distribuer les amendes de stationnement à Paris. Le montant de l'amende est fixée par Paris, elle passera de 17 à 50 euros. Selon le journal Le Parisien, la majorité des 1 600 agents municipaux actuellement chargés de distribuer les PV devraient être réaffectés à la lutte contre les incivilités, comme le jet de mégots, les crottes de chien, le bruit ou le racolage.

https://francais.rt.com/france/46841-policiers-furieux-detre-menaces-payer-amendes

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mardi 26 décembre 2017

En Paca, la CGT critique...la grève à la SNCF

Le trafic SNCF sera perturbé jusqu'au 8 janvier en région PACA, où FO appelle à la grève contre des suppressions de postes mais cette mobilisation est qualifiée de "populiste" par la CGT pour qui il s'agit de "couvrir (les) absences" pendant les vacances.

ACT SNCF

"Une centaine d'emplois sont menacés" à la SNCF dans la région PACA, principalement des agents au guichet, au départ des trains et à l'accueil, a expliqué à l'AFP Gilbert Dhamelincourt, responsable Force Ouvrière, qui a déposé un préavis de grève du 20 décembre au 8 janvier.

"La grève doit permettre de marquer le coup, faire quelque chose de fort" face à la direction qui refuse selon lui de négocier. "Les cheminots sont de plus en plus inquiets. On ne va pas faire un seul jour de grève avant les vacances, et reprendre après. Quand les aiguilleurs du ciel font grève, c'est début juillet, pour les départs en vacances", a-t-il justifié.

La CGT dénonce une "tradition" de fin d'année

Cet appel à la grève a été critiqué par la CGT, premier syndicat dans la région devant FO: "Cette petite recette de grève pendant les fêtes, ce n'est pas la conception du syndicalisme CGT qui défend le service public ferroviaire. Elle est contre-productive puisqu'elle vise à jeter l'opprobre sur les cheminots".

La CGT dénonce une "tradition" de fin d'année: "'La grève à la carte' ne vise pas à demander à la direction de répondre aux revendications des cheminots mais de permettre à des agents SNCF de couvrir leurs absences pendant cette période".

La CGT, qui partage plusieurs revendications avec FO, suggère également que l'appel à la grève de FO a des visées électoralistes, avant les élections professionnelles "qui pourraient avoir lieu fin 2018 à la SNCF". Un communiqué que le responsable de FO refuse de commenter, pour ne pas "envenimer le débat".

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/en-paca-la-cgt-critique-la-greve-a-la-sncf-1333852.html

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Querelles minables, clientélisme... et pendant ce temps, le démantèlement se poursuit.  P.G.


 

La SNCF prévoit encore 2000 suppressions de postes en 2018

Après en avoir supprimé autant en 2017, la SNCF prévoit encore 2000 suppressions d'emplois en 2018. En particulier dans sa branche Mobilités, celle chargée de gérer les trains et les gares.

La SNCF prévoit encore de supprimer des emplois en 2018, environ 2.000 selon le projet de budget annuel présenté mercredi au comité central du groupe public ferroviaire, a-t-on appris auprès des syndicats, qui ont tous rendu un avis négatif.

Au total, 2.081 suppressions d'emplois sont prévues, dont 2.046 pour la branche SNCF Mobilités (-2,5% des effectifs) et 35 dans la holding de tête du groupe (-0,4%), les effectifs de la branche SNCF Réseau devant eux rester stables, selon le projet de budget. L'an dernier, le budget 2017 prévoyait déjà environ 2.000 suppressions de postes dans la branche Mobilités.

Baisse des effectifs dédiés à l'information voyageurs

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148.000 salariés (hors filiales), répartis entre SNCF Mobilités (trains et gares), SNCF Réseau (construction et entretien des voies) et la holding de tête, qui pilote l'ensemble.

"Encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d'emplois", a dénoncé l'Unsa.

La nette baisse des emplois au sein de SNCF Mobilités est "plus qu'inquiétante" car "on a besoin d'effectifs pour informer les voyageurs et faire face aux situations perturbées", d'autant que le chiffre d'affaires de cette branche est prévu "en hausse de 3,4%" en 2018, a expliqué Roger Dillenseger de l'Unsa.

Les quatre syndicats votent contre

En comité central, "les quatre syndicats ont voté contre ce budget d'austérité, grosso modo le même que celui de l'an dernier, encore amplifié côté Mobilités", a indiqué Eric Meyer de SUD Rail. L'avis des syndicats est consultatif.

Côté Réseau, "le taux de subventions de l'État par rapport au taux des investissements est ridiculement bas. Aujourd'hui, toute la maintenance du réseau se fait à crédit, ce qui pose réellement problème", a-t-il ajouté.

La CFDT a critiqué "des suppressions de postes au titre de la performance, de la productivité et du recours à la sous-traitance" au moment où il y a "lieu de s'interroger après les incidents" récents. Après deux pannes majeures fin juillet et début décembre à la gare de Paris-Montparnasse, la SNCF a promis la semaine dernière "une profonde réorganisation" dans la gestion de la rénovation de ses infrastructures.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/la-sncf-prevoit-encore-2000-suppressions-de-postes-en-2018-1326432.html

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Suppression des départements de la petite couronne : vive réaction des élus

Un "document de travail" dévoilé par le journal Le Monde expose les pistes de réforme du Grand Paris étudiées par le gouvernement. Le projet privilégié passerait par la suppression de trois départements et le maintien des limites du Grand Paris.

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Ils rejettent un "scénario ubuesque". Les présidents des départements d'Île-de-France ont protesté samedi contre les pistes de développement du Grand Paris dévoilées par le journal Le Monde. Le quotidien a publié le même jour un "document de travail élaboré par Michel Cadot, préfet de l'Ile-de-France" qui expose "plusieurs scénarios" de la réforme institutionnelle préparée par le gouvernement.

Le projet privilégié supprimerait les départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine) et plaide pour un maintien des limites actuelles de la métropole du Grand Paris. Dans un communiqué commun, l'ensemble des présidents de départements franciliens (à l'exception de Paris) soutiennent qu'"ils s'opposeraient à sa mise en œuvre par tous les moyens politiques et juridiques s’il était finalement retenu". 

Une "grande métropole" privilégiée


Actuellement, le Grand Paris rassemble Paris, les 123 communes de la petite couronne et sept communes de la grande couronne parisienne. Les présidents de département soulignent que maintenir ces frontières, "c'est exclure les habitants de deuxième couronne, les reléguer au rang de citoyens de seconde zone alors même qu’ils contribuent par leurs impôts au financement du Grand Paris". Ils plaident au contraire "pour une métropole englobant toute l’Île-de-France".

Les élus estiment également que la suppression des départements concernés et le transfert de leurs compétences aux intercommunalités "conduirait immanquablement à la dégradation du service public et fait fi de l‘inquiétude des agents territoriaux". Le projet du Grand Paris a été imaginé par Nicolas Sarkozy il y a 10 ans. L'objectif est de faire de la capitale une "ville monde", à l'image de Londres ou New York, afin d'accroître son attractivité à l'international.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/suppression-departements-petite-couronne-vive-reaction-elus-1390499.html

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Les vautours se chamaillent sur le dépeçage de la France, et le triptyque Nation/départements/communes a vocation à disparaître au profit d'un autre: fédération (UE)/régions/métropoles (communautés de communes), ce que l'UPR explique depuis plus de 10 ans.

C'est tout l'enjeu des arbitrages qui se jouent en ce moment sur le partage des nouvelles compétences, chacun tentant, bien sûr, de tirer la couverture dans son sens...  P.G.

OUTIL FL EUROREGIONS

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mercredi 20 décembre 2017

La Provence-Alpes-Côte-d’Azur ne sera plus surnommée « PACA » mais « région Sud »

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur ne sera plus réduite au célèbre acronyme PACA : c’est du moins la volonté du conseil régional, qui a voté vendredi 15 décembre à Marseille l’adoption d’un nouveau nom, « région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur », lors de son assemblée plénière.

ACT PACA

L’idée est d’utiliser désormais « région Sud » comme diminutif. « Provence-Alpes-Côte d’Azur c’est compliqué à l’oral, donc la région Sud ça fonctionne bien », a expliqué Renaud Muselier, président de la région.

Dans le texte adopté vendredi, il est expliqué que le nom Provence-Alpes-Côte d’Azur, « fréquemment réduit à l’acronyme PACA, (…) perd toute signification auprès du grand public régional, national et international ». « Je ne supportais plus l’acronyme PACA, qui ne veut rien dire. Notre territoire c’est le soleil, la mer, la montagne, le bien-vivre », a tweeté M. Muselier.

Un plus pour le « rayonnement international » de la région

Le président LR, qui n’a jamais caché son aversion pour l’acronyme PACA, a ajouté que lorsqu’elles ont changé de nom « aucune autre région n’a choisi le Sud pour valoriser son territoire, donc moi je l’ai pris ! ».

Le terme de « région Sud », associé aux trois « marques monde » que sont « Provence, Alpes, Côte d’Azur », participe selon Renaud Muselier « au rayonnement international et à la reconnaissance de notre territoire ».

« C’est une évidence, tout un chacun pense au Sud quand il pense à notre région et non pas à PACA », ajoute le texte voté par le conseil régional, estimant que « Sud induit une image très positive : le bien-vivre, la lumière, les paysages de rêve, etc. ».

La marque « Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur » sera déposée auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Selon le quotidien Nice-Matin, elle figurera sur tous les documents officiels de la région dès 2018.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/12/16/la-provence-alpes-cote-d-azur-ne-sera-plus-surnommee-paca-mais-region-sud_5230750_3224.html

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"Hauts de France", "Grand- Est", "région Sud"... Pour la "Nouvelle- Aquitaine", pourquoi pas "région en bas à gauche?" tant qu'on y est? On notera au passage l'ambition d'inscrire les régions dans une stratégie de "marque" "à l'international", le but étant bien sûr de faire disparaître la France, y compris dans les échanges commerciaux.

OUTIL FL EUROREGIONS