dimanche 20 mai 2018

Des pays du Golfe, un consultant israélien créateur de Blackwater ont-ils aidé Trump ?

3 août 2016 : c'est dans la Trump Tower de New York que plusieurs interlocuteurs influents ont rencontré le fils de Donald Trump, quelques mois avant le scrutin présidentiel. Le quotidien The New York Times a publié ce 19 mai sur son site un article tendant à démontrer l'objectif de cette réunion : venir en aide au candidat à la présidentielle américaine dans sa campagne électorale.

ACT NYT TRUMP ARGENT

Premier participant à cette réunion discrète : Erik Prince, citoyen américain et résident des Emirats arabes unis, fondateur de la société militaire privée Blackwater, connue pour avoir envoyé des mercenaires dans différentes régions du monde en proie à des conflits, comme en Irak. Il aurait été à l'origine de la rencontre. S'adressant au fils de Donald Trump, il aurait ainsi pris la parole pour initier la réunion : «Nous travaillons dur pour votre père.»

George Nader, homme d'affaires américano-libanais, aurait quant à lui affirmé au fils de Donald Trump que les princes saoudien et émirati étaient «impatients d'aider [son père] à remporter l'élection présidentielle». Il aurait, à plusieurs reprises, mis en avant sa proximité avec ceux dont il était l'émissaire, allant jusqu'à montrer au fils du candidat à la Maison Blanche des photos sur lesquelles il apparaissait en leur compagnie. Le New York Times précise qu'à cette époque déjà, George Nader s'appliquait à préparer des plans de déstabilisation de la République islamique d'Iran.

Mossad-logo

Enfin, Joel Zamel, présenté par le quotidien comme «spécialiste israélien de la manipulation des réseaux sociaux», aurait vanté pendant la réunion les capacités de son entreprise à mettre en valeur la campagne électorale de Donald Trump. Le New York Times rappelle que l'entreprise de Joel Zamel est spécialisée dans la fabrication de l'opinion publique et qu'elle emploie d'anciens membres des renseignements israéliens.

D'importantes sommes en jeu

Selon les chiffres rapportés par le New York Times, Joel Zamel aurait reçu près de 2 millions de dollars de George Nader après la victoire de Donald Trump. Le montant de la transaction aurait été justifié par une étude mettant en avant l'importance des réseaux sociaux dans le succès d'une campagne électorale.

salman-et-netanyahou

Le quotidien mentionne également un autre montant de 2 millions de dollars, qui aurait pu être versé par l'Arabie saoudite à George Nader et Erik Prince dans le cadre d'un plan d'action militaire contre les forces iraniennes au Yémen.

Ces révélations rappellent que l'ingérence russe a longtemps été pointée du doigt comme un facteur majeur ayant permis la victoire de Donald Trump ; toutefois, le rapport du renseignement américain du 22 mars 2018 n'a finalement pas pu mettre en évidence la collusion présumée entre Trump et la Russie, concluant ainsi de façon catégorique : «Le comité n'a trouvé aucune preuve que l'équipe de campagne de Trump ait été en collusion, en coordination ou ait conspiré avec le gouvernement russe.»

https://francais.rt.com/international/50832-pays-golfe-consultant-israelien-createur-blackwater-ont-ils-aide-trump-2016

info_intoxBeaucoup de conditionnel dans cette info révélée par un journal notoirement démocrate et "néo-conservateur" qui ne cache pas sa volonté d'abattre Trump, quitte à relayer les thèses les plus complotistes (tout en se vantant d'être en pointe dans la chasse aux "fake news")... Cela dit, cette nouvelle piste n'est pas invraisemblable dans un pays où le poids des lobbies et de l'argent est un élément- clé de la vie politique et des élections. Et les évènements récents ont largement montré les points de convergence entre Israël et l'Arabie saoudite.   P.G.

BASE 14 995X225

Posté par UPR Creuse à 18:55 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

vendredi 18 mai 2018

iMAGES DU JOUR

Plutôt de l'humour noir cette semaine, pour la compilation du site "Les Crises", malheureusement.  P.G.

32493114_10155473937335205_5023537935748694016_o

DdOsMskX4AAJvA9

I180516c-small-1100x756

L180515ce-small-1100x743

B9715722951Z

DdTRtjPWkAIK2Wz

DWofIYgXcAA603V

trump-gaza

img_20180514_103332600-01

22165022-24978000

22226304-25016602

https://www.les-crises.fr/miscellanees-du-17-05/

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mercredi 16 mai 2018

Cahuzac n'ira pas en prison...

Jérôme Cahuzac condamné à 4 ans de prison, dont deux avec sursis, et 300 000 euros d'amende

ACT CAHUZAC PRISON

Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre du budget de François Hollande, a été condamné ce 15 mai à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 300 000 euros d'amende. Sa peine étant aménageable, il ne devrait pas aller en prison.

Il avait fini par démissionner du gouvernement en 2013 après la révélation par Mediapart fin 2012 de son compte caché. Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre du Budget de François Hollande, a été condamné ce 15 mai par la cour d'appel de Paris à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour fraude fiscale et blanchiment. Cinq ans après avoir déclenché le plus retentissant scandale du quinquennat de François Hollande, l'ancien héraut de la lutte contre l'évasion fiscale, s'est également vu infliger une amende de 300 000 euros, assortie d'une peine de cinq ans d'inéligibilité.

Sa peine devrait être aménagée

Il n'ira sans doute pas en prison, toute peine allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement offrant la possibilité d'un aménagement immédiat, en l'absence de récidive. Jérôme Cahuzac «ne mérite pas la prison», a affirmé, à la sortie de l'audience, son avocat Eric Dupond-Moretti, qui a également annoncé qu'il déposerait une demande d'aménagement de peine.

En février dernier, pendant son procès en appel, Jérôme Cahuzac avait fait savoir : « Je ne souhaite pas que ma mère et mes enfants me voient aller en prison. J’éprouve un sentiment assez banal, la peur. La peur d’aller en prison, j’imagine comme tout le monde.» Sa défense avait demandé une peine qui «n'accable pas plus que nécessaire un homme cassé», mettant en garde contre le risque de suicide de l'ancienne étoile montante socialiste.

Le jugement rendu ce 15 mai constitue un camouflet pour le Parquet national financier qui avait réclamé la confirmation des trois ans de prison ferme infligés à l'ancien ministre en première instance, en 2016, pour une faute «d'une exceptionnelle gravité».

Quelques jours avant que la cour d'appel ne rende son verdict, Jérôme Cahuzac patientait en Corse. Pour décrire l'attente de l'accusé, le magazine Paris Match s'est livré à un récit particulièrement lyrique le 11 mai, reprenant à l'envi les témoignages de son entourage.

https://francais.rt.com/france/50704-jerome-cahuzac-condamne-4-ans-prison-sursis-300-000-euros-amende

affiche fl la fontaine justice

Selon que vous serez puissant ou misérable, - Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Fables (1668 à 1694), Livre septième, I, les Animaux malades de la peste de Jean de La Fontaine

Posté par UPR Creuse à 07:46 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

vendredi 27 avril 2018

Inéligibilité des élus corrompus : pourquoi la promesse d’Emmanuel Macron n’est toujours pas pour demain

TRIBUNE LIBRE / Par Étienne Girard (Marianne)

TL CORRUPTION

Malgré l'entrée en vigueur, en septembre 2017, d'une loi censée interdire aux personnes condamnées de se présenter à une élection, Transparency France relève que des élus récemment reconnus coupables de corruption sont toujours en place... Voici pourquoi l'application de la promesse d'Emmanuel Macron prendra de longues années.

MONTAGE CORRUPTION 1

Plus aucun repris de justice parmi les élus. Vous vous rappelez sans doute de cette promesse offensive d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Celui qui allait devenir président de la République avait pris cet engagement écrit, afin de moraliser la vie politique : « Nous exigerons que le casier judiciaire B2 des candidats à des fonctions électives soit vierge. » Un an plus tard, un constat s’impose : ce n’est pas pour demain. Et ce malgré l’entrée en vigueur, en septembre 2017, de la loi sur la confiance de la vie politique, censée rendre cette inéligibilité automatique… Selon un rapport de Transparency France, publié ce dimanche 22 avril, plusieurs élus ou ex-élus condamnés ces derniers mois pour des faits de corruption ou de détournement de fonds publics pourront en effet se représenter, sans aucune restriction, aux prochaines élections.

Corruption 1

Cette difficulté doit beaucoup à la complexité du droit pénal français. Par peur d'inconstitutionnalité, les députés n'ont pas obligé les députés à justifier d'un casier judiciaire vierge. Ils ont préféré créer une peine obligatoire d’inéligibilité en cas de condamnation pour un crime ou un certain nombre de délits. Ce petit rétro-pédalage a des conséquences importantes : il repousse l’application concrète de cette loi très loin dans le temps. En vertu du principe selon lequel une loi pénale ne s’applique qu’aux infractions intervenues après son entrée en vigueur, et vue la lenteur de la justice, les élus condamnés ces prochains mois, pour des faits antérieurs à septembre 2017, ne seront pas forcément inéligibles.

deb0c613d612

La preuve avec le rapport annuel de Transparency France qui montre que plusieurs élus condamnés après la promulgation de la loi de moralisation de la vie politique, qui plus est pour des faits de corruption ou de détournement de fonds, pourront se présenter sans problème aux prochaines élections. Les juges saisis auraient pu retenir une peine d’inéligibilité à leur encontre. Mais ils n'y étaient pas contraints par la loi. Ils en ont donc décidé autrement.

150.000 euros détournés... et toujours élu

Revue de détails. Selon Le Parisien, Yannick Bethermat, un ex-adjoint à la mairie de Pontoise (30.000 habitants) dans le Val-d’Oise, désormais conseiller municipal, a été condamné en mars dernier pour abus de confiance. Il a été reconnu coupable d’avoir détourné 150.000 euros appartenant à une association d’enfants handicapés, dont il exerçait les fonctions de trésorier. L’élu a écopé d‘un an de prison avec sursis ainsi que de cinq ans d’interdiction d’exercer une fonction de trésorier… mais d’aucune peine d’inéligibilité. Il pourra donc, sans aucune restriction, se représenter, s’il le souhaite, aux élections municipales de 2020.

Même situation et mêmes conséquences en Eure-et-Loir. Selon L’Echo républicain, Loïc Bréhu, vice-président de Chartres Métropole, a été reconnu coupable en décembre dernier de corruption, faux, usage de faux et blanchiment, dans une affaire de versement d’argent hors contrat quand il était PDG d’une société de fabrication de fenêtres. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis, à cinq ans d’interdiction de l’exercice d’une activité professionnelle dans le domaine des portes et fenêtres, ainsi qu’à deux ans d’interdiction d’exercice d’un mandat social…. mais, encore une fois, à aucune peine d’inéligibilité. L'homme d'affaires a de toute façon fait appel, ce qui lui permet de redevenir présumé innocent.

Maire condamné pour escroquerie... mais pas destitué

 

Corruption-2

La Gazette ariégeoise signale qu’Etienne Dedieu, le maire de Saint-Lizier (Ariège), a été condamné le 20 mars dernier à cinq mois de prison avec sursis pour des faits de prise illégale d’intérêts, d’abus de confiance et d’escroquerie. L’édile avait notamment récupéré certains bénéfices effectués par la cathédrale du village pour son propre compte. Malgré les faits, le juge n’a pas estimé pertinent de rendre l’élu inéligible.

Les faits pour lesquels ces élus étaient jugés se sont tous passés avant la promulgation de la loi, le 15 septembre 2017. Concrètement, tout élu condamné pour des faits intervenus avant cette date pourra donc échapper à l’inéligibilité, sauf si le juge en décide autrement. Ce que, on vient de le voir, les magistrats ne font presque jamais. Etant donné les délais de jugement de la justice française – pour les trois affaires évoquées plus haut, il s’est écoulé de 4 à 9 ans entre les faits et le jugement – il faudra probablement attendre au mieux les années 2020 pour voir un élu automatiquement interdit de candidater à une élection. Voire plus tard, si on prend en compte les éventuels appels et pourvois en cassation, qui rajoutent plusieurs années à la procédure...

Macron aurait-il pu s'y prendre autrement ?

59a2519709fac2ec2f8b4567

Malgré cet arrangement – compréhensible du point de vue juridique – avec sa promesse initiale, Emmanuel Macron a tenu à faire savoir, le 15 septembre dernier, qu’il considérait le contrat rempli. « L’impossibilité d’être élu quand on a un casier judiciaire B2 est aujourd’hui promulguée, contrairement à ce que beaucoup de gens ont dit ou peuvent encore croire. Ce que nous avions promis, nous l’avons fait », avait-il déclaré à la presse en marge de la promulgation de loi sur la confiance dans la vie politique. Force est de constater que tel n’est pas (encore) le cas.

S'il l'avait vraiment voulu, le Président aurait-il pu faire passer sa promesse de campagne sans la modifier ? Oui, à condition d'employer les grands moyens. Les députés auraient d'abord pu insister pour inscrire l'obligation du casier judiciaire vierge dans la loi. A charge pour le Conseil constitutionnel de se prononcer clairement sur la conformité du dispositif à la Constitution. Si les sages avaient décidé qu'un tel projet est inconstitutionnel, le gouvernement aurait toujours pu... modifier la Constitution sur ce point, comme il s'apprête à le faire pour d'autres sujets.

https://www.marianne.net/politique/ineligibilite-des-elus-corrompus-pourquoi-la-promesse-d-emmanuel-macron-n-est-toujours-pas?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

BASE 14 995X225

En tous cas, à l'UPR, aucune ambiguïté sur cette question. D'ailleurs, TOUS nos candidats présentent un casier judiciaire vierge AVANT d'être validés. Demandez aux autres formations politiques quelles sont leurs pratiques dans ce domaine...     P.G.

Posté par UPR Creuse à 09:22 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 22 avril 2018

Limoges : une fabrique de porcelaine contrôlée par des oligarques d'Azerbaïdjan

À Limoges (Haute-Vienne), un PDG vient de découvrir que sa PME est en fait contrôlée par des oligarques venus d'Azerbaïdjan. L'enquête du Daphne Project révèle qu'une banque maltaise peu scrupuleuse s'est chargée du rachat de cette fabrique de porcelaine de luxe en toute discrétion.

ACT PORCELAINE MAFIA LIMOGES

De la porcelaine de Limoges (Haute-Vienne) en réalité détenue par des hauts dignitaires d'Azerbaïdjan. En faillite en 2014, l'usine a été rachetée par l'entreprise Héritage Collection. À l'époque, le nouveau directeur se félicitait de sauver les emplois. L'argent utilisé par le repreneur proviendrait directement d'Azerbaïdjan. C'est ce que révèle l'enquête du collectif Daphne Project, qui reprend le travail de la journaliste Daphne Caruana Galizia, assassinée à Malte alors qu'elle s'apprêtait à révéler un vaste système de corruption au plus haut niveau du pouvoir.

[voir notre publication L’Europe choquée après l’assassinat d’une journaliste à Malte. http://www.frexit-limousin.fr/archives/2017/10/19/35785911.html]

Combien d'entreprises françaises dans le même cas ?

bribery-corruption

L'argent d'oligarques azerbaïdjanais aurait transité par une banque maltaise puis par le Luxembourg avant d'être utilisé pour racheter l'entreprise de porcelaine de Limoges. Ce vendredi 20 avril au matin, le chef d'entreprise peine à y croire. De l'argent en provenance d'un pays autoritaire et politiquement instable. Des questions demeurent encore : s'agit-il d'argent sale ? Combien d'autres entreprises françaises sont dans le même cas que cette usine de porcelaine ?

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/limoges-une-fabrique-de-porcelaine-controlee-par-des-oligarques-d-azerbaidjan_2715358.html

Le PDG des Porcelaines JL Coquet : « On gagne notre vie de manière naturelle, avec des idées et un savoir-faire »

Suite à la parution d'une enquête menée par un groupe de 18 médias sur la corruption à Malte, le nom de l'entreprise de porcelaine JL. Coquet, basée à Saint-Léonard-de-Noblat est ressorti. Son PDG, Christian Lepage a répondu à nos questions. 

En s'attaquant à la corruption qui règne sur l'île de Malte et à son opacité financière, un groupe de journalistes a mis en avant la façon dont les enfants de hauts dignitaires d'Azerbaïdjan ont réussi à investir en France pour blanchir leur argent. Tout au bout de la chaine, après la Nouvelle-Zélande, Malte, le Luxembourg et la France, figure la manufacture de porcelaine JL. Coquet, basée à Saint-Léonard-de-Noblat. Son PDG Christian Lepage se pose en victime collatérale dans cette affaire. Entretien.  

porcelaines-coquet_3731882

 

Après ces révélations, quel sentiment règne dans l'entreprise ?

Christian Lepage : Je n'ai pas encore entendu mes salariés. Je ne pense pas que cela crée des tensions. Les salariés sont déjà passés par plein de choses, une reprise notamment. Aujourd'hui, c'est l'argent qui a permis de maintenir leurs emplois que l'on est en train de remettre en question. Après, il a été dit sur France Inter « qu'après cette affaire, les investisseurs ne continueront peut-être pas à investir ». Cela peut générer une inquiétude.

Qu'est-ce que vous reprochez à cet article ?

Christian Lepage : Moi, je voudrais comprendre comment un assassinat à Malte, celui d'une journaliste, peut avoir des conséquences immédiates sur trois entreprises, qui n'enrichissent personne, qui ont des savoir-faire reconnus*. Surtout que depuis un certain temps, on ne vit pas avec l'argent de ces gens-là. On vit avec nos assurances (depuis l'incendie en 2017 N.D.L.R.). Cette année, on n'a jamais eu un aussi bon premier trimestre. Les responsables, ce sont les décideurs et ce ne sont plus les mêmes dans l'entreprise. Ils sont partis. À la place, on fait payer des braves gens qui ont un boulot. Ici, on gagne notre vie de manière naturelle, avec des idées et un savoir-faire.

Comment s'est passée la reprise de JL Coquet par Héritage Collection, société elle aussi cité dans l'article ?

3044249_large_i_am_lim_version_authentique_dans_une_fabrique_de_porcelaine_a_limoges

Christian Lepage : Devant le tribunal de commerce de Limoges en 2014, il y a eu une reprise par l'offre de M. Philippe N'Guyen. Celle-ci s'appuyait sur son fonds d'investissement (IPE) et la constitution d'un groupe avec acquisitions de PME ayant beaucoup de savoir-faire, d'histoire. Il y avait la volonté de pérenniser ces marques pour faire un groupe basé sur l'humain et qui sortait de l'ordinaire des groupes de luxe. Quand un monsieur, passé par de grandes écoles, proche de certains pouvoirs, ayant une idée précise, arrive avec des fonds et reprend tout le monde, le tribunal n'allait pas dire non. Les autres propositions ne reprenaient pas tous les salariés.

« En 2014, on ne pensait pas à tout cela »

Quelle vision aviez-vous du groupe Héritage Collection à cette époque ?

Christian Lepage : Au-dessus de Coquet, il y a une première holding (celle que j'ai créée et qui a été reprise). Puis il y avait Héritage Collection qui a repris Coquet. Si vous pouvez me dire que la banque à qui vous avez emprunté votre argent peut vous décrire le nombre d'actionnaires qu'elle a, allons-y. C'est le même cas de figure.

Quand vous êtes devant le tribunal et qu'il y a une belle offre, le procureur est là, le président est là, il y a un juge commissaire. Donc pour nous, le repreneur d'Héritage Collection est arrivé avec un fonds et a fait son boulot. Après pour tous les groupes de luxe de ce monde, qui sont les clients qui achètent leurs produits ? Leur argent est-il propre ? On va demander des comptes à ces marques-là ?

assiette-decorative-porcelaine-limoges

Avez-vous le sentiment d'avoir été trompé ceux qui ont repris votre groupe ?

Christian Lepage : Pas du tout. Au départ, je pense que la démarche de M. N'Guyen était profondément honnête, il le faut pour acheter des nappes et des tissage de draps. Des assiettes, de la broderie fait main à Cambrai (Nord), je ne pense pas que pour blanchir leur argent, cela excite des milliardaires de trente ans en Azerbaïdjan. Il n'y a pas d'autre manière de blanchir de l'argent ? Comment voulez-vous imaginer que des gens d'une dictature, qui ont mis de l'argent à Malte, puis qui sont passés par le Luxembourg investissent chez nous de cette façon?

En 2014, on ne pensait pas à tout cela. Quant à l'argent, est-il ce que l'on dit ? Pour moi, cette affaire est entachée d'une seule chose extrêmement grave, c'est le sang d'une journaliste à Malte. Mais notre argent qui vient de Londres est-il plus douteux qu'un autre ? Je ne le sais pas. On vend nos assiettes à des Russes. Nos concurrents à des présidents en Afrique ? On peut jouer à ce jeu-là dans tout le domaine du luxe et de la porcelaine.

Redoutez-vous des conséquences pour l'entreprise ?

Christian Lepage : Pourquoi la banque Tarneaud, qui nous suit depuis des décennies, a décidé de ne plus avoir Coquet dans ses comptes ? Il y avait de l'argent, une activité, un bon premier trimestre, une fin d'année pas mauvaise. Il n'y avait aucune raison à cela. Si ce n'est pas JL. Coquet la cause, ça vient du dessus, et on se rend compte que cette fermeture des comptes intervient lors du changement de président d'Héritage Collection.

En réfléchissant à tout cela, on se dit que la banque a réagi en fonction des problèmes d'Héritage Collection et qu'il y avait une enquête. Cela ne nous a pas empêché de trouver une autre banque.

Par ailleurs, cette affaire peut entraîner une déstabilisation dans les grands magasins. Puis, quand on passe des contrats de sous-traitance, si on écrit dans la presse qu'il y a de l'argent sale, c'est terminé.

Propos recueillis par Pierre Vignaud

https://www.lepopulaire.fr/saint-leonard-de-noblat/economie/faits-divers/2018/04/19/le-pdg-des-porcelaines-jl-coquet-on-gagne-notre-vie-de-maniere-naturelle-avec-des-idees-et-un-savoir-faire_12819393.html

BASE 14 995X225

Une seule chose à dire :

Article 63 du TFUE !!

  "Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de

capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites."

La morale et l'UE ne font pas bon ménage !!!    S.R.

mardi 20 mars 2018

Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce 20 mars au matin par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

ACT SARKO JUSTICE LYBIE

L'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce 20 mars au matin par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) dans le cadre de l'enquête sur le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Depuis mai 2012 et une enquête du site d'investigation Mediapart concernant la participation financière supposée de l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi à la campagne du candidat de l'UMP, des magistrats français ont été chargés d'étayer ces allégations. 

Sarkozy est entendu pour la première fois dans ce dossier depuis l’ouverture d’une information judiciaire en avril 2013 confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris. La durée maximale de cette garde à vue est de 48 heures. A son issue, Nicolas Sarkozy pourrait être présenté aux magistrats en vue d'une mise en examen.

L'intervention française en Libye en 2011

5660bb7f-3eed-4579-a8aa-4409a2e27287

Le 16 mars 2011, soit trois jours avant le déclenchement de l'intervention militaire française et de ses alliés de l'OTAN en Libye, le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, accusait Nicolas Sarkozy d'avoir reçu de l'argent de la Libye pour financer sa campagne présidentielle en 2007.  «Tout d'abord, il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen.», avait-t-il affirmé.

Détails à suivre...

https://francais.rt.com/france/48958-financement-libyen-campagne-2007-nicolas-sarkozy-garde-vue

Posté par UPR Creuse à 09:04 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 13 mars 2018

Les dessous du fiasco du « vaccin miracle » contre la dengue de Sanofi

Lancé en fanfare en 2015, le vaccin contre la dengue Dengvaxia, développé et commercialisé par Sanofi, est aujourd’hui sur la sellette après plusieurs décès d’enfants aux Philippines. Le groupe pharmaceutique français est accusé aujourd’hui d’avoir mis ce vaccin trop rapidement sur le marché et d’en avoir minimisé les risques, alléché par les perspectives de profits juteux qu’il offrait.

ACT SANOFI

 

Le Monde revient en détail sur l’histoire de ce vaccin :

« Les enfants philippins ne sont pas des cobayes ». Les pancartes brandies par les parents d’enfants vaccinés contre la dengue ont fait le tour du monde en décembre 2017. Quelques semaines plus tôt, l’industriel pharmaceutique français Sanofi avait révélé que son vaccin, Dengvaxia, lancé fin 2015, présentait un risque pour les personnes n’ayant jamais contracté cette maladie tropicale – transmise par des moustiques et provoquant un syndrome de type grippal parfois sévère – avant d’être vaccinées. La campagne est arrêtée. Pour la population, cette révélation est un choc : 830 000 écoliers ont reçu une ou plusieurs injections dans le cadre d’un programme de vaccination publique lancé en mars 2016. Les Philippines devaient être le premier pays au monde à bénéficier d’une vaccination de masse contre la dengue. Il est aujourd’hui au cœur d’une polémique. Avec une question centrale : ­Sanofi a-t-il minimisé les risques et commercialisé son vaccin dans plusieurs Etats malgré de nombreuses incertitudes quant à son innocuité et ses conséquences à long terme ?

Tous les ingrédients d’un succès étaient pourtant réunis. En 2008, Sanofi acquiert pour 332 millions d’euros une petite biotech anglo-américaine, Acambis, qui a mis au point un vaccin prometteur contre la dengue. Créé à partir du virus de la fièvre jaune génétiquement modifié pour exprimer certaines protéines de la dengue, il se distingue des vaccins testés jusque-là sans succès, y compris par Sanofi. Le laboratoire français imagine alors avoir mis la main sur le Graal : un vaccin permettant d’éviter plus de 3 millions de cas de dengue sévère et environ 10 000 décès par an sur 100 millions de cas symptomatiques. Qui ferait économiser plus de 7,2 milliards d’euros annuels à des pays en développement. Et qui pourrait rapporter plus de 1 milliard d’euros par an au laboratoire.

Lire l’intégralité de l’enquête sur le site du Monde.

arton1195

Au-delà des problèmes d’évaluation insuffisante des risques, l’affaire semble surtout illustrer les dérives de la logique commerciale et financière qui gouverne désormais les géants pharmaceutiques comme Sanofi. Le groupe français a coupé dans ses propres effectifs de R&D pour miser sur des acquisitions de « start-up » biotechnologiques comme Acambis, censées apporter des innovations « de rupture », sources de futurs blockbusters rapportant à eux seuls des milliards de profits. Dans le cas de la dengue, l’échec de ce modèle est patent.

corruption 2

Le Monde signale également de nombreux conflits d’intérêts : le premier pays à avoir autorisé le vaccin (d’ailleurs sous pression de la diplomatie française) a été le Mexique, dont le vice-ministre de la santé était alors un ancien cadre de Sanofi. Aux Philippines également, l’un des décideurs qui a favorisé Sanofi était lié financièrement à la firme chargée de la campagne de vaccination.

http://multinationales.org/Les-dessous-du-fiasco-du-vaccin-miracle-contre-la-dengue-de-Sanofi

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 23 février 2018

Une première : la BCE gèle tous les paiements d'une banque européenne

La Banque centrale européenne a imposé un moratoire à la troisième banque commerciale lettone, dans la tourmente depuis que le Trésor américain l'a classée comme établissement à haut risque de blanchiment, la soupçonnant d'avoir participé au financement de la vente de missiles balistiques à la Corée du Nord.

ACT LETTONIE BANQUE

Du jamais-vu dans l'Europe bancaire : la BCE a décidé, en urgence ce lundi, d'imposer un « moratoire » à la banque lettone ABLV, le troisième plus important établissement de crédit du pays balte, dans la tourmente depuis qu'elle n'avait plus accès aux marchés financiers, après une sanction des Etats-Unis.

« Cela signifie qu'à titre temporaire, et jusqu'à nouvel ordre, une interdiction de tous paiements par la Banque ABLV sur ses passifs financiers a été imposée et est actuellement en vigueur », explique la BCE dans un communiqué.

Le moratoire, imposé au régulateur letton, a été jugé nécessaire « pour trouver une solution » en coordination avec les autorités lettones et remédier aux problèmes de pénuries de financement. Il s'agit aussi d'éviter un "bank run", une ruée au guichet des dépositaires, même si ABLV est plutôt une banque d'entreprise et de gestion de fortune. Une telle mesure n'avait pu être imposée l'an dernier au moment des difficultés de Banco Popular, rachetée pour un euro symbolique par Santander, car la loi espagnole ne permet pas de décréter de moratoire sur les dépôts.

« La situation financière de la banque s'est fortement dégradée ces derniers jours suite à une annonce effectuée le 13 février par le réseau de lutte contre la délinquance financière (Financial Crimes Enforcement Network) du Département du Trésor des États-Unis de proposer à partir de février une mesure désignant la Banque ABLV comme un établissement représentant un risque majeur en matière de blanchiment des capitaux, conformément à la Section 311 du Patriot Act américain », contextualise la Banque centrale européenne.

"Blanchiment institutionnalisé" et financement en Corée du Nord

Le réseau anti-délinquance financière du Département du Trésor américain a, en effet, rendu des conclusions alarmantes :

« ABLV a institutionnalisé le blanchiment d'argent en tant que pilier des pratiques commerciales de la banque », écrit le FinCEN dans un communiqué.

« Les pratiques déficientes des banques favorisent un large éventail de comportements illicites, y compris l'activité liée au programme d'armement de la Corée du Nord et la corruption liée à la Russie et à l'Ukraine », a déclaré Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor de l'administration Trump.

Dans son rapport, le FinCEN détaille que « l'activité illégale de la banque lettone inclut des transactions avec des parties connectées à des entités désignées par les Etats-Unis et l'Onu, dont certaines impliquées dans la fourniture ou l'export de missiles balistiques à la Corée du Nord. »  Pointant la défaillance des systèmes de contrôle et procédures, il affirme aussi que la banque a vu transiter « des milliards de dollars dans la corruption publique et le dépouillement d'actifs par le biais de comptes de sociétés écrans. »

Affaire de corruption à la banque centrale lettone

Fondée en 1993, la banque ABLV, issue de la privatisation d'une branche régionale de la banque nationale, est spécialisée dans la banque privée, de financement et d'investissement. Depuis son siège de Riga, elle s'est fortement développée dans les Etats de la CEI, Ukraine, Azerbaïdjan, etc. A la fin de 2017, elle disposait de liquidités de 1,7 milliard d'euros pour un total de bilan de 3,63 milliards d'euros et un produit net bancaire de 140 millions d'euros (en 2016). ABLV, qui emploie plus de 800 personnes, est la deuxième banque lettone en termes de dépôts (2,6 milliards d'euros, derrière la Swedbank et devant SEB). La cotation de son action a été suspendue à la Bourse Nadsaq de Riga.

« Cette décision est prise afin de donner à la banque suffisamment de temps pour prendre des mesures en vue de stabiliser la situation existante et d'accumuler les fonds nécessaires pour assurer un fonctionnement normal », fait valoir la direction d'ABLV dans un communiqué.

La banque de Riga explique qu'elle a décidé « de mettre en gage une partie des titres à sa disposition en demandant à la Banque de Lettonie, à son tour, d'accorder un prêt à hauteur de 480 millions d'euros ». La solution pourrait passer par un rachat de ses actifs, à l'image du sauvetage de Popular par Santander.

Cette affaire interroge sur la qualité des contrôles anti-blanchiment en Lettonie et de la supervision bancaire du régulateur national, le FCMC (Financial and Capital Market Commission), responsable de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, qui n'est pas dans les attributions directes de la BCE.

L'affaire tombe au plus mal pour le pays balte : le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie a été arrêté ce week-end par le bureau national anti-corruption. Il est soupçonné d'avoir reçu un pot de vin de 100.000 euros, dans un dossier qui n'a, semble-t-il, rien à voir avec les déboires d'ABLV, mais jette un voile de suspicion sur l'ensemble du système financier letton et ses gendarmes.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/une-premiere-la-bce-gele-tous-les-paiements-d-une-banque-europeenne-769077.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180220

23674896_10155892770337612_4971545130397341684_o

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

vendredi 12 janvier 2018

Ivre, le fils de Benjamin Netanyahou fait des révélations compromettantes sur son père

Le fils du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au sortir d’une boite de nuit en 2015, a été enregistré alors qu’il faisait allusion à un accord gazier controversé qu'aurait initié son père. Ce dernier a jugé cette hypothèse «absurde».

ACT NETANYAHOU FILS

L’enfant terrible du Premier ministre israélien, Yaïr Netanyahou, multiplie les frasques et les comportements embarrassants – comme la publication sur les réseaux sociaux d'un montage inspiré par une caricature antisémite en septembre dernier.

L'une de ces frasques, datant de 2015, remonte actuellement à la surface, et compromet le chef du gouvernement israélien. Le fils du Premier ministre ne savait pas qu’il était, à ce moment, enregistré. Ses propos, quoi que prononcés sous l'emprise de l’alcool, viennent renforcer les soupçons pesant sur l’homme fort d’Israël, qui fait l’objet de deux enquêtes pour corruption.

Sur l’enregistrement audio diffusé sur la deuxième chaîne israélienne le 8 janvier, on peut entendre Yaïr Netanyahou et Ori Maïmon, fils de Kobi Maïmon, milliardaire du secteur gazier et l'un des hommes les plus riches d'Israël, ainsi que Roman Abramov, collaborateur en Israël du milliardaire australien James Packer. Yaïr et Ori discutent gaiement à bord d’une voiture, à Tel Aviv. Tous deux, enivrés, parlent de femmes très vulgairement et se disputent au sujet de la somme de 100 euros. 

Yaïr Netanyahou jette alors à son ami : «Mon père a conclu un superbe contrat pour ton père, mec, il s’est battu à la Knesset pour ça mec.» Il poursuit : «Tu pleures pour 400 shekels [environ 100 euros]. Mon père a décroché pour ton père un contrat à 20 milliards de dollars et tu ne peux pas me filer 400 shekels, fils de p... ?». Roman Abramov leur fait alors remarquer qu'une catastrophe se produirait si cette conversation était révélée au grand public...

«Une plaisanterie de mauvais goût», selon Benjamin Betanyahou

Yaïr Netanyahou fait à l'évidence référence à un important accord pour l'exploitation des vastes champs gaziers découverts en Méditerranée quelques années plus tôt, une manne pour Israël. Le père de Nir Maïmon est un actionnaire de premier plan d'Isramco, l'une des compagnies exploitant ces réserves.

Le Premier ministre avait annoncé en août 2015 un accord entre le gouvernement et un consortium israélo-américain pour accélérer la production, ralentie par les résistances à l'établissement d'un monopole qui profiterait aux compagnies aux dépens des consommateurs.

Benjamin Netanyahou a jugé «absurde» l'idée qu'il aurait cherché à favoriser l'homme d'affaires Kobi Maïmon alors qu'il n'avait «aucun contact» avec lui, ne l'avait rencontré qu'une «seule fois il y a environ dix ans» et ignorait les relations entre leurs deux fils. «L'accord finalement entériné en 2016 après des mois de bataille politique et légale est censé rapporter des milliards de shekels à l'Etat et ne désavantage qu'un seul des acteurs de l'exploitation gazière : Kobi Maïmon», a déclaré Benjamin Netanyahou à la presse.

Il ajouté que son fils n'avait pas «la moindre idée» des termes de l'accord, et ses propos étaient «une plaisanterie de mauvais goût» prononcée sous l'emprise de l'alcool. Yaïr Netanyahou lui-même a rapidement présenté des excuses, invoquant lui aussi son état d'ivresse. Quant à l'accord gazier, «il s'agissait d'une blague», a-t-il assuré dans un communiqué.

La famille Netanyahou a en outre accusé le chauffeur de la voiture dans laquelle se trouvaient les jeunes hommes, d'avoir réalisé l'enregistrement.

Vives réactions des détracteurs de Benjamin Netanyahou, déjà visé par deux enquêtes

Les adversaires du Premier ministre se sont emparés de l'enregistrement, dont l'authenticité n'est contestée par personne, pour attaquer à nouveau les avantages consentis à Yaïr Netanyahou – comme une garde rapprochée jusque dans ses virées en boîtes de nuit – et ont confirmé leur suspicion au sujet de cet accord gazier très controversé.

Le chef du parti travailliste Avi Gabbay a parlé sur Twitter d'une «nouvelle tache sur l'accord de gaz». Le parti de gauche Meretz a réclamé des investigations.

Benjamin Netanyahou est déjà visé par deux enquêtes de police (une impliquant des cadeaux de plusieurs dizaines de milliers de dollars et une autre pour trafic d'influence), dont les conclusions sont attendues dans les prochains mois, sinon semaines. Quelques dizaines de milliers de manifestants, intitulant leur rassemblement «marche de la honte», ont déjà manifesté dans un des quartiers huppés de Tel Aviv, pour dénoncer la «corruption» du gouvernement israélien et les lenteurs présumées des enquêtes en cours contre le Premier ministre.

https://francais.rt.com/international/47152-ivre-fils-benjamin-netanyahou-fait-revelations

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

lundi 18 décembre 2017

[Vidéo] Les gangsters de la finance, par Arte

Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours… : depuis la crise de 2008, la banque HSBC est au coeur de tous les scandales.

TL HSBC ARTE

Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois. Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation. Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité.

Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d'argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue “too big to jail”, “trop grosse pour aller en prison”. La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires.

Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd'hui sous pavillon rouge.

Nouvelles menaces

De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des “subprimes”.

Documentaire de Jérôme Fritel (France, 2016, 1h30mn) ARTE F

Source : Arte plus 7, Jéröme Fritel, 11-12-2017

https://www.les-crises.fr/video-les-gangsters-de-la-finance-par-arte/#!prettyPhoto

Les gangsters de la finance - ARTE

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=ykxkA-radQU
Ajoutée le 11 déc. 2017

BASE 14 995X225

Commentaires relevés sur le site d'Olivier Berruyer:
===============================================================
Rien que le titre est un pléonasme !
Ces mêmes financiers qui sont les architectes de la construction européenne.
===============================================================
Oui d’ailleurs Roland Veillepeau , ancien Directeur National des Enquêtes Fiscales en France ( promu Conservateur des hypothèques honoraire….) , qui témoigne à plusieurs reprises dans cette enquête, écrit sur son blog en utilsant des arguments de droit:
“Pourquoi le Parquet Financier national refuse t’il de s’attaquer aux dirigeants étrangers qui pillent nos finances publiques ? Le PNF, si rapide à dégainer et si sensible aux fraudes complexes, ne veut pas poursuivre les personnes étrangères, et notamment les ministres des finances, qui ont systématiquement mis en place dans leur pays des dispositifs d’optimisation fiscale pour des français”.
Et de citer les Ministres de Malte,du Luxembourg, d’Irlande,etc. …
https://blogs.mediapart.fr/roland-veillepeau/blog/060617/pourquoi-le-parquet-financier-national-ne-s-attaque-pas-aux-dirigeants-etrangers
================================================================
pas un mot sur la BRI ni sur les paradis fiscaux anglo-saxons… à croire que HSBC n’a aucun lien avec eux ! les affaires continuent…
================================================================
Laissez-moi rigauler : ” … ,mêlées à des des organisations terroristes ou des dictatures, comme la Corée du Nord ou la Syrie …”
================================================================
En moins de 30 secondes on a déjà compris ou veut en venir cette émission … désigner un coupable à combattre pour la gabegie mondiale, et donc dédouaner notre économie suicidaire de tous les jours !!!
================================================================

Posté par UPR Creuse à 09:56 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,