mercredi 16 mai 2018

SYRIE (7 avril 2018) – GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE.

FA SYRIE PALESTINE

À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de traitement tellement indécente qu’elle explique la dégradation de l’image de la France dans tout le Moyen-Orient. Notre pays apparaît désormais comme tellement de parti pris que cela ne peut avoir pour conséquence que d’accroître le risque d’actes terroristes désespérés sur le sol national.

SYRIE, 7 avril 2018

Dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, une attaque chimique présumée aurait été perpétrée dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale) et y aurait provoqué entre 40 et 100, ou 150 morts (source ici).
Bien qu’aucune enquête indépendante n’ait eu le temps d’être conduite pour témoigner de la réalité même de l’attaque, et bien que ni l’identité ni les photographies d’aucune victime n’ait même été présentée à la presse mondiale, les gouvernements de Washington, Londres et Paris ont aussitôt accusé les forces régulières syriennes et le président Bachar El-Assad d’être les auteurs de cette tuerie, malgré les dénégations formelles de ce dernier, dénégations reprises par les autorités russes.
Moins d’une semaine après, dans la nuit du 13 au 14 avril, les trois mêmes gouvernements occidentaux ont tiré des missiles contre la Syrie, en violation expresse du droit international, et alors même que plusieurs pays occidentaux, dont l’Allemagne, refusaient d’intervenir militairement faute de preuves.
Un mois après, en ce 15 mai 2018, les tenants et aboutissants exacts de cette attaque chimique présumée n’ont toujours pas été élucidés.
Plus grave même, il existe un soupçon que l’ensemble de cette affaire n’aurait été qu’un montage :
  • le 13 avril, le ministre des affaires étrangères russe a affirmé qu’il détenait les « preuves irréfutables » que les services spéciaux d’un État «en première ligne dans la campagne russophobe» étaient impliqués dans la « mise en scène de l’attaque chimique » présumée ;
  • le 19 avril, la télévision russe RT a ensuite  diffusé une vidéo où un garçonnet syrien – Hassan Diab -, qui avait été présenté par les médias occidentaux en train d’être aspergé à grande eau par les Casques blancs, ce qui aurait constitué une « preuve » de l’attaque – témoigne avec son père qu’il ne se serait agi que d’une mascarade organisé par les « Casque blancs ».

GAZA, 14 et 15 mai 2018

Entre le lundi 14 mai 2018 (0h00) et le mardi 15 mai 2018 (13h00), 61 Palestiniens habitant dans la Bande de Gaza sont morts suite aux tirs à balles réelles ou aux tirs de gaz lacrymogènes auxquels ont procédé  les forces armées israéliennes de l’autre côté de la frontière.

Les morts faisaient partie des milliers de manifestants qui voulaient commémorer  le 70e anniversaire de la « Nakba » (terme signifiant la « catastrophe » et désignant la spoliation des terres palestiniennes en 1948 par les Israéliens) et qui voulaient protester contre le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le mardi 15 mai 2018, à 13h00 heure locale, le ministère de la Santé a donné la liste exhaustive de l’identité et de l’âge de 58 des 61 victimes recensées, ainsi que les photographies de 30 de ces victimes.

L’identité des Palestiniens tués hier et aujourd’hui.

De gauche à droite et de haut en bas : Ahmed Alrantisi (27 ans), Laila Anwar Al-Ghandoor (8 mois), Ahmed Altetr (28 ans), Alaa Alkhatib Ezz el-din Alsamaak (28 ans), Motassem Abu Louley (20 ans)

1. Laila Anwar Al-Ghandoor, 8 mois (morte d’inhalation de gaz lacrymogènes)

2. Ezz el-din Musa Mohamed Alsamaak, 14 ans

3. Wisaal Fadl Ezzat Alsheikh Khalil, 15 ans

4. Ahmed Adel Musa Alshaer, 16 ans

5. Saeed Mohamed Abu Alkheir, 16 ans

6. Ibrahim Ahmed Alzarqa, 18 ans

7. Eman Ali Sadiq Alsheikh, 19 ans

8. Zayid Mohamed Hasan Omar, 19 ans

9. Motassem Fawzy Abu Louley, 20 ans

10. Anas Hamdan Salim Qadeeh, 21 ans

11. Mohamed Abd Alsalam Harz, 21 ans

De gauche à droite et de haut en bas  : Fadi Abu Salah (30 ans), Motaz Bassam Al-Nunu (31 ans), Jihad Mohammed Othman Mousa (31 ans), Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn (35 ans), Ezz Eldeen Nahid Aloyutey (23 ans), Anas Hamdan Salim Qadeeh (21 ans)

12. Yehia Ismail Rajab Aldaqoor, 22 ans

13. Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry, 22 ans

14. Ezz Eldeen Nahid Aloyutey, 23 ans

15. Mahmoud Mustafa Ahmed Assaf, 23 ans

16. Ahmed Fayez Harb Shahadah, 23 ans

17. Ahmed Awad Allah, 24 ans

18. Khalil Ismail Khalil Mansor, 25 ans

19. Mohamed Ashraf Abu Sitta, 26 ans

20. Bilal Ahmed Abu Diqah, 26 ans

21. Ahmed Majed Qaasim Ata Allah, 27 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah (21 ans), Ibrahim Ahmed Alzarqa (18 ans), Musab Yousef Abu Leilah (28 ans), Jihad Mufid Al-Farra (30 ans), Saeed Mohamed Abu Alkheir (16 ans), Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah (25 ans)

22. Mahmoud Rabah Abu Maamar, 28 ans

23. Musab Yousef Abu Leilah, 28 ans

24. Ahmed Fawzy Altetr, 28 ans

25. Mohamed Abdelrahman Meqdad, 28 ans

26. Obaidah Salim Farhan, 30 ans

27. Jihad Mufid Al-Farra, 30 ans

28. Fadi Hassan Abu Salah, 30 ans

29. Motaz Bassam Kamil Al-Nunu, 31 ans

30. Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi, 31 ans

31. Jihad Mohammed Othman Mousa, 31 ans

32. Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon, 32 ans

33. Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn, 35 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon (32 ans), Khalil Ismail Khalil Mansor (25 ans), Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah (23 ans), Mohamed Ashraf Abu Sitta (26 ans), Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry (22 ans), Obaidah Salim Farhan (30 ans)

 34. Mohammed Mahmoud Abdulmoti Abdal’al, 39 ans

35. Ahmed Mohammed Ibrahim Hamdan, 27 ans

36. Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk, 30 ans

37. Ahmed Mahmoud Mohammed Alrantisi, 27 ans

38. Alaa Alnoor Ahmed Alkhatib, 28 ans

39. Mahmoud Yahya Abdawahab Hussain, 24 ans

40. Ahmed Abdullah Aladini, 30 ans

41. Saadi Said Fahmi Abu Salah, 16 ans

42. Ahmed Zahir Hamid Alshawa, 24 ans

43. Mohammed Hani Hosni Alnajjar, 33 ans

44. Fadl Mohamed Ata Habshy, 34 ans

45. Mokhtar Kaamil Salim Abu Khamash, 23 ans

46. Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah, 21 ans

47. Abdulrahman Sami Abu Mattar, 18 ans

48. Ahmed Salim Alyaan Aljarf, 26 ans

De gauche à droite et de haut en bas : Mohammed Hani Hosni Alnajjar (33 ans), Yehia Ismail Rajab Aldaqoor (22 ans), Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi (31 ans), Ahmed Adel Musa Alshaer (16 ans), Fadl Mohamed Ata Habshy (34 ans), Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk (30 ans)

49. Mahmoud Sulayman Ibrahim Aql, 32 ans

50. Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah, 25 ans

51. Kamil Jihad Kamil Mihna, 19 ans

52. Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah, 23 ans

53. Ali Mohamed Ahmed Khafajah, 21 ans

54. Abdelsalam Yousef Abdelwahab, 39 ans

55. Mohamed Samir Duwedar, 27 ans

56. Talal Adel Ibrahim Mattar, 16 ans

57. Omar Jomaa Abu Ful, 30 ans

58. Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 ans

59. Non identifié

60. Non identifié

61. Non identifié

Non seulement l’identité précise de 58 des 61 morts a été diffusée à la presse internationale par les autorités palestiniennes mais il n’existe aucun doute non plus sur les faits puisque les autorités israéliennes les ont elles-même reconnus.

Le point de vue officiel israélien
L’armée israélienne, qui a mobilisé des milliers d’hommes autour de la bande de Gaza et en Cisjordanie, affirme certes que les manifestations n’ont pas de caractère pacifique et accuse le Hamas de s’en servir pour mêler à la foule des hommes armés ou disposer des engins explosifs le long de la barrière.  Mais elle n’en reconnaît pas moins le massacre.

Ainsi, l’ambassadrice d’Israël auprès de la Belgique, Mme Simona Frankel , a été convoquée au ministère belge des affaires étrangères, après avoir qualifié de « terroristes » les dizaines de victimes des affrontements à Gaza , dans un entretien sur la radio publique RTBF : « Je regrette beaucoup pour chaque être humain qui est décédé, quelle que soit leur nationalité, même si ce sont des terroristes, 55 terroristes qui viennent près de la barrière (de sécurité) pour essayer de se battre, de passer dans le territoire israélien ».

Interrogée sur le fait de savoir si toutes les victimes étaient toutes des « terroristes », la diplomate a répondu: « Ils le sont tous. Il faut se rappeler que c’est le groupe terroriste Hamas (le mouvement islamiste au pouvoir dans le territoire) qui a pris en otage la bande de Gaza. Le Hamas est le seul coupable de ces morts, du sacrifice de ces hommes, femmes et enfants pour une guerre médiatique ».

Ces propos ont entraîné une vive réaction du chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui a convoqué la diplomate israélienne : « Entendre que toutes les personnes qui ont été tuées étaient des terroristes, cela dépasse l’entendement. Il y a une confusion des genres qui va trop loin ».

 

Pour compléter le point de vue israélien, on soulignera quand même que, face aux 61 Palestiniens tués en un jour et demi sur leur propre territoire, Israël n’a eu à déplorer qu’un seul soldat blessé. Ce qui en dit  long sur la disproportion des forces en présence.

 

CONCLUSION : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA  DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

Le 7 avril 2018, une attaque chimique présumée sur la ville de Douma, qui aurait provoqué la mort de 40 à 100 personnes en avril 2018 sans que l’on ne connaisse l’identité d’aucune des victimes, a provoqué l’indignation outrée des dirigeants de Washington, Londres et Paris, reprise par la ministre des affaires étrangères de l’Union européenne, Mme Federica Morgherini, qui n’a pas hésité à affirmer que « les preuves disponibles suggèrent qu’il s’agit encore une fois d’une attaque chimique perpétrée par le régime »Alors même qu’un mois après, il existe toujours un doute sur la réalité même de l’attaque, Washington, Londres et Paris ont attaqué militairement la Syrie, un pays souverain, en tirant plus d’une centaine de missiles sans aucune autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation du droit international

Les 14 et 15 mai 2018, on déplore 61 Palestiniens tués par balles sur le territoire de la Bande de Gaza par des soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière. L’identité de 58 des 61 victimes est connue et les autorités israéliennes reconnaissent la réalité du massacre et leur entière responsabilité, tout en la justifiant par des motifs politiques.

Ce 15 mai au soir, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et Amnesty International estiment que l’armée israélienne s’est rendue coupable de « crimes de guerre » et la Ligue arabe a appelé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur « les crimes de l’occupation israélienne » (source ici)

Dans une partie du monde, la réprobation prend de l’ampleur. La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé le rappel de leur ambassadeur en Israël et la Turquie a demandé à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le territoire turc.. Dans leur sillage, l’Irlande et la Belgique ont convoqué l’ambassadeur israélien. Même le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse soutiennent l’idée d’investigations lancée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. (source ici).

Cependant, outre les États-Unis qui soutiennent totalement Israël, on peut noter les réactions extraordinairement édulcorées de l’Union européenne et de la France.

L’Union européenne renvoie dos-à-dos Israël et les Palestiniens et refuse de condamner le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s’est contentée, dans un communiqué de « demander à toutes les parties d’agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires ». Renvoyant ainsi Israéliens et Palestiniens dos à dos, et mettant sur le même pied les tirs à balles réelles de l’armée israélienne qui ont fait 61 morts et les envois de projectiles à mains nues par les manifestants palestiniens, qui ont blessé un soldat.

On notera au passage que la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont récemment bloqué l’adoption d’une déclaration européenne qui critiquait le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le principe de l’unanimité a ainsi retiré, pour la énième fois, toute voix audible aux pays européens !

La France s’est illustrée par sa quasi-absence de réaction.

Emmanuel Macron n’a ni convoqué l’ambassadeur d’Israël comme  l’ont fait l’Irlande et la Belgique, ni approuvé l’idée d’une enquête sous l’égide de l’ONU, comme l’ont demandé le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La seule réaction est apparue dans un communiqué lénifiant où l’on apprend que le président de la République « a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques. »

——-

Au-delà d’une « condamnation des violences des forces armées israéliennes » – condamnation qui reste purement verbale – et du sempiternel « appel à la retenue », la France ne fera donc rien pour arrêter le massacre.

En pratiquant ainsi un « 2 poids 2 mesures » qui offusque le sentiment naturel de justice et d’égalité de traitement entre les êtres humains, Emmanuel Macron poursuit une politique qui a pour effet de faire apparaître la France comme une puissance hypocrite, injuste et criminelle.

C’est cette image détestable que la France a désormais acquise dans tout le Moyen-Orient qui peut pousser certains déséquilibrés à se jeter dans des attaques terroristes sur le sol national, comme on a pu – hélas ! – le déplorer à Paris ce week-end.

S’il faut faire preuve d’une répression sans pitié contre les actes terroristes en France, il faut aussi comprendre que ceux-ci risquent  de se poursuivre et de se multiplier tant que la France n’aura pas cessé de soutenir les États qui financent le prétendu « État islamique » et tant qu’elle n’aura pas renoué avec sa vocation d’être le porte-parole de la liberté et de la justice entre les peuples et des nations.

Dans l’immédiat que devrait faire la France pour rétablir son image de pays œuvrant pour la justice et l’égalité entre les peuples et les nations ?

1°) Comme 137 autres États du monde, la France doit reconnaître diplomatiquement l’État palestinien.

Le Conseil national palestinien a déclaré unilatéralement l’indépendance de la Palestine le 15 novembre 1988.

Depuis lors, 137 États du monde (sur les 193 que compte l’ONU, soit 71% des États du globe) ont reconnu cet État de Palestine : 

1. Afghanistan
2. Afrique du Sud
3. Albanie
4. Algérie
5. Angola
6. Antigua-et-Barbuda
7. Arabie saoudite
8. Argentine
9. Azerbaïdjan
10. Bahreïn
11. Bangladesh
12. Belize
13. Bénin
14. Bhoutan
15. Biélorussie
16. Bolivie
17. Bosnie-Herzégovine
18. Botswana
19. Brésil
20. Brunei
21.  Bulgarie
22.  Burkina Faso
23.  Burundi
24. Cambodge
25. Cap-Vert
26. Chili
27. Chine
28. Chypre
29. Comores
30. Corée du Nord
31. Costa Rica
32. Côte d’Ivoire
33. Cuba
34. Djibouti
35. Dominique
36. Égypte
37. Émirats arabes unis
38. Équateur
39. Éthiopie
40. Gabon
41. Gambie
42. Géorgie
43. Ghana
44. Grenade
45. Guatemala
46. Guinée
47. Guinée équatoriale
48. Guinée-Bissau
49. Guyana
50. Haïti
51. Honduras
52. Hongrie
53. Inde
54. Indonésie
55. Irak
56. Iran
57. Islande
58. Jordanie
59. Kazakhstan
60. Kenya
61. Kirghizistan
62. Laos
63. Lesotho
64. Liban
65. Liberia
66. Libye
67.   Madagascar
68.   Malaisie
69.   Malawi
70.   Maldives
71.   Mali
72.   Malte
73.   Maroc
74.   Maurice
75.   Mauritanie
76.   Mongolie
77.   Monténégro
78.   Mozambique
79.   Namibie
80.   Népal
81.   Nicaragua
82.   Niger
83.   Nigeria
84.   Oman
85.   Ouganda
86.   Ouzbékistan
87.   Pakistan
88.   Papouasie-Nouvelle Guinée
89   Paraguay
90.   Pérou
91.   Philippines
92.   Pologne
93.   Portugal
94.   Qatar
95.   République centrafricaine
96.   République démocratique du Congo
97.   République dominicaine
98.   République du Congo
99. République tchèque
100. Roumanie
101. Russie
102. Rwanda
103. Sainte-Lucie
104. Saint-Vincent-et-les Grenadines
105. Salvador
106. Sao Tomé-et-Principe
107. Sénégal
108. Serbie
109. Seychelles
110. Sierra Leone
111. Slovaquie
112. Somalie
113. Soudan
114. Soudan du Sud
115. Sri Lanka
116. Suède
117. Suriname
118. Swaziland
119. Syrie
120. Tadjikistan
121. Tanzanie
122. Tchad
123. Thaïlande
124. Timor oriental
125. Togo
126. Tunisie
127. Turkménistan
128. Turquie
129. Ukraine
130. Uruguay
131. Vanuatu
132. Vatican
133. Venezuela
134. Viêt Nam
135. Yémen
136. Zambie
137. Zimbabwe

Il n’est pas normal que la France – puissance ayant vocation à l’universel – fasse partie de la minorité des 29% des États du monde qui n’ont pas reconnu l’État palestinien.

Il est d’ailleurs totalement illogique et indéfendable de militer officiellement pour la solution à 2 États – comme le fait la France – et de se refuser à reconnaître diplomatiquement l’un des deux.

C’est d’autant moins normal que 8 pays membres de l’UE ont déjà reconnu l’État de Palestine : Bulgarie, Hongrie République tchèque, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, Roumanie.

2°) Comme Membre permanent du Conseil de sécurité, la France doit  proposer l’envoi d’une mission de Casques bleus de l’ONU à la frontière entre Israël et Gaza.

3°) La France doit immédiatement cesser toute ingérence militaire en Syrie

François Asselineau

15 mai 2018

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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mercredi 9 mai 2018

UPR Corrèze - Table d'information / tractage le mercredi 9 mai à Brive à midi !

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Après le succès de la manifestation nationale du 1er mai à Paris où s'est rendue une délégation de l'UPR Limousin, les militants de Creuse, Corrèze & Haute-Vienne se donnent à nouveau rendez vous à Brive pour une table d'information / tractage qui aura lieu 

mercredi 9 mai à Brive place de la Guierle à partir de midi

Voici un lien avec le plan et une photo du fameux Phare de la place ou nous nous rencontrerons:

https://www.google.fr/maps/@45.1620485,1.5326561,3a,75y,131.6h,86.07t/data=!3m9!1e1!3m7!1sFzgQJ7lkNFAvP3XXVEgg1w!2e0!7i13312!8i6656!9m2!1b1!2i39

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Nous célébrerons la "fête de l'Europe" à notre manière en distribuant des tracts et en échangeant avec les passants sur les questions européennes qui nous tiennent à cœur.

Je compte sur vous si vous êtes dans le coin pour venir nous rencontrer et éventuellement participer quelques minutes ... ou quelques heures ! ;-)


Bien amicalement,

Julien MAGNE, Délégué Départemental UPR Corrèze

Contacts :
julien.magne@upr.fr
06.82.23.25.22

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dimanche 6 mai 2018

« Macron se prend pour ‘l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque’ »

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Deux pamphlets au vitriol sur Macron, par Bruno Adrie
On pensait que Hollande était le roi des gaffes et des bourdes,
mais Macron le surpasse !!!
Mais qu'attendent les députés et sénateurs pour faire ce que François Asselineau a demandé :
destituer cet homme dangereux qui fait honte à la France !
  S.R.

TRIBUNE LIBRE / par Bruno Adrie

TL MACRON RIDICULE

samedi 5 mai 2018

ENTRETIEN N°61 – Manif 1er mai – Zone euro – Les deux Corées – Macron – Siège UPR – Reçus Fiscaux

Cet entretien d’actualité n° 61 a été enregistré le vendredi 4 mai 2018.

FA EA 1MAI18

00:08 Quel bilan tirez-vous des manifestations du 1er mai ?
19:51 Comment se porte l’économie dans l’Union européenne ?
22:55 Que pensez-vous de la rencontre des deux dirigeants coréens ?
38:33 Que devient Emmanuel Macron ?
56:45 Auriez-vous un mot pour conclure ?
1:07:40 Reçus fiscaux

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Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Voix hors champ : Sylvain GARGASSON
Miniatures et images : Thomas MIGUEL
Prospection de contenu : Thibaud LONJON
Technique et montage : Sylvain GARGASSON

Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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jeudi 26 avril 2018

Vidéos du jour

VID FA 26AVR18

Première vidéo d'une série consacrée à Emmanuel Macron, un an après son élection à la présidence de la République.

François Asselineau, président de l'UPR, livre son analyse sur cette année écoulée (vidéo enregistrée le 20 mars dernier).

Puisque la vidéo est devenu libre d'accès, je la mets ici, on verra si ça passe... :)

En tout cas, pensez à vous abonner pour soutenir le journalisme libre.

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Macron, un an après : François Asselineau - Polony.tv (20/03/18)

https://www.youtube.com/watch?v=mNPtUh7doys

FA AUD 25AVR18

Voir aussi:

François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube - 25 avril 2018

https://www.youtube.com/watch?v=XtWWLd3nkQk

François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube -

25 avril 2018 -----

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lundi 2 avril 2018

ENTRETIEN N°60 – Manifestation du 22 mars – Attentat dans l’Aude – Marche blanche – Skripal – Mickey – Rats à Paris –...

Cet entretien d’actualité n° 60 a été enregistré le jeudi 29 mars 2018.

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01:01 Comment se sont déroulées les manifestations du 22 mars ?
04:39 Hommage aux victimes de l’attentat dans l’Aude.
15:38 Retour sur la marche blanche en hommage à Mireille Knoll
27:10 Qu’avez-vous à dire sur la dégradation des relations entre les pays occidentaux et la Russie ?
39:32 Rencontre entre Kim Jong-un et Xi Jinping
43:13 Des euros à l’effigie de Mickey par la Monnaie de paris
47:20 Invasion de rats à Paris
50:36 L’UPR sera présente aux élections territoriales de Polynésie française
55:14 Appel à manifester le premier mai avec l’UPR et François Asselineau !

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Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Voix hors champ : Benjamin
Animations graphiques : @PierreDuNet
Miniatures et images : Thomas Miguel
Prospection de contenu : @LaBeche
Technique et montage : Fabien Sémat

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vendredi 2 mars 2018

La mise en concurrence et la destruction de la SNCF sont la conséquence directe de notre appartenance à l’Union européenne

La SNCF est en passe de devenir une société commerciale de transport comme une autre, mettant complètement de côté sa mission de service public.

ARG SNCF UPR

De nombreuses grèves sont à prévoir et tous les commentateurs habituels de la vie politique feront comme si cette réforme était une surprise et provenait de la seule volonté d’Emmanuel Macron. On va même nous dire que cela vient du rapport Spinetta qui n’est que la mise en scène médiatique pour le grand public. C’est se moquer du monde puisque c’est un long processus gravé dans le marbre par les traités européens et qui a été directement lancé depuis au moins 1991 par de nombreuses directives européennes.

Nous tâcherons ici d’expliquer les origines de cette mise en concurrence qui est la conséquence directe et inéluctable de notre appartenance à l’Union européenne (UE). Il y a deux grands volets explicatifs : les traités européens et les directives européennes.

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Tous les Français informés grâce à l’Union populaire républicaine (UPR) savent que la libéralisation de l’ensemble des services publics est consubstantielle à notre appartenance à l’UE puisqu’elle est gravée dans le marbre par les traités européens qui ne peuvent se changer qu’à l’unanimité, sous l’empire de l’article 48 du Traité sur l’Union européenne (TUE). Disons d’emblée que tous ceux qui vous proposent une autre Europe prennent par conséquent les Français pour des imbéciles. En l’occurrence, l’article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) impose de facto la mise en concurrence de tous nos services publics. Il dispose effet que :

Article 106
(ex-article 86 TCE)

1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités, notamment à celles prévues aux articles 18 et 101 à 109 inclus (concurrence).

C 115/90 FR Journal officiel de l’Union européenne 9.5.2008

2. Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l’intérêt de l’Union.

3. La Commission veille à l’application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux États membres.

Tout est dit. Le seul bémol serait « dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie » mais vous verrez que l’article 121 du TFUE et les fameuses Grandes Orientations des Politiques Économiques (GOPÉ), de même que les directives, ne laissent aucun doute.

L’article 121 du TFUE prévoit chaque année les « Grandes Orientations des Politiques Économiques » (GOPÉ). Ce sont des « recommandations » de politique économique et sociale émises par la Commission européenne — non élue — à chacun des États membres. C ’est en fait la véritable feuille de route de la politique économique et sociale du gouvernement français, quel qu’il soit, qui est contraint de s’y plier dès lors que nous restons dans l’UE. Ces « recommandations » sont de facto des obligations, notamment depuis le pacte de stabilité et de croissance (PSC) de 2011 et, avec le « six-pack », la Commission peut sanctionner financièrement les pays en cas de manquement ou de retard dans l’application des mesures préconisées. En cas d’« écarts importants », la Commission adresse à l’État membre un avertissement, et sa situation est suivie tout au long de l’année. Si elle n’est pas redressée, la Commission peut proposer la constitution d’un dépôt correspondant à 0,2 % du PIB. Pour la France, il s’agirait donc d’un dépôt de 4,4 milliards d’euros.

Ces GOPÉ évoquent à plusieurs reprises la question du transport ferroviaire et de la nécessité de sa mise en concurrence.

GOPÉ 2012-2013 [1]

GOPÉ 2013-2014 [2]

GOPÉ 2014-2015 [3]

La demande d’ouverture à la concurrence est claire et limpide ! La France doit ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence et c’est ce qui est fait ! Je l’expliquais d’ailleurs dès 2014 avec le décryptage des GOPÉ 2014-2015 [4]. L’application des GOPÉ peut être légèrement différée de 2 ou 3 ans mais cela est au final toujours appliqué. C’est d’ailleurs également la preuve, en plus des sanctions financières possibles, qu’elles sont bien dans les faits des obligations et non pas de simples recommandations.

Voyons maintenant l’aspect progressif et spécifique du démantèlement de la SNCF via les directives européennes.

Les 5 grandes étapes de la destruction de la SNCF ont toutes pour origine directe des directives européennes

Il y a 5 grandes étapes de destruction de la SNCF qu’il convient de détailler :

  • 1997 : la séparation de la gestion des trains et du réseau
  • 2003 : l’ouverture du transport international de fret
  • 2009 : l’ouverture du transport international de voyageurs
  • 2020 : la SNCF devra ouvrir ses lignes TGV à la concurrence
  • 2023 : l’ouverture à la concurrence des lignes TER

1. 1997 – la séparation de la gestion des trains et du réseau

L’accident du train Intercités Paris-Limoges, survenu le vendredi 12 juillet 2013 en gare de Brétigny-sur-Orge, a fait 6 morts et une trentaine de blessés. Selon les premiers résultats de l’enquête, cet accident est dû à une défaillance de l’éclisse (pièce métallique lourde à l’intérieur d’un aiguillage).

C’est ici une préparation de la mise en concurrence. Il s’agit de découpler la peu rentable gestion des infrastructures et du rail de l’exploitation des rails. On est au cœur de la logique européiste qui consiste à laisser les pertes aux pouvoirs publics et à privatiser les profits. La SNCF gérait auparavant les deux aspects. C’est pour découpler ces deux activités que Réseau ferré de France a été créé en 1997. Cette branche a été remplacée en 2014 par SNCF Réseau.

Cela provient directement de directives européennes. La pionnière a été la directive 91/440 du 29 juillet 1991 relative au développement des chemins de fer communautaires [5].

Elle prévoit explicitement la séparation entre le réseau et l’exploitation de services ferroviaires.

L’article 20 de la directive évoque, pour la première fois, « un droit d’accès au réseau ferroviaire ». Il s’agit d’une conséquence logique de la séparation entre réseau et exploitation. De même qu’une route est utilisée librement par plusieurs usagers, ou qu’une route aérienne est contrôlée par des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne, le réseau doit pouvoir être utilisé comme une route et contrôlé comme un avion. « La voie ferrée est comme une autoroute à une voie contrôlée par un contrôleur aérien… ».

Notez que le raisonnement est complètement absurde car il y a plusieurs couloirs aériens ou une route peut être empruntée par plusieurs voitures mais le rail est unique et est par conséquent un monopole par nature. De même qu’il est illogique de découpler l’entretien des voies et son exploitation puisque, pour avoir un réseau de qualité, il faut une logique globale et de long terme. Rappelons-nous à cet égard que si le rail avait été nationalisé, c’est justement car toutes les compagnies privées étaient en faillite. Les activités de réseau sont des activités à rendement croissant, c’est-à-dire que plus le réseau est grand et plus les coûts sont faibles. Il faut avoir une vision globale et une stratégie de long terme, ce que le privé n’a pas ou peu.

La mise en œuvre de ce droit d’accès a été ensuite facilitée par deux autres directives complémentaires : une directive concernant les licences des entreprises ferroviaires (directive 95/18/CE du Conseil du 19 juin 1995 [6]) et une directive sur les redevances d’utilisation d’infrastructures (directive 95/19/CE du Conseil du 19 juin 1995 [7]).

En 2001, tout cela est à nouveau complété par « le 1er paquet ferroviaire », adopté par le Conseil européen, qui dispose également que les entreprises doivent être gérées « selon des principes appliqués aux sociétés commerciales ». En d’autres termes, comme des entreprises privées…

Il y a d’ailleurs une dégradation du réseau ferroviaire indéniable, comme nous l’expliquions déjà en 2013 suite à accident de Brétigny-sur-Orge [8].

 

2. 2003 – l’ouverture du transport international de fret

Fret ferroviaire de la SNCF

Le réseau français est officiellement ouvert au transport international de fret en 2003, mais la première mise en circulation officielle a lieu en 2005.

C’est la conséquence du « 2e paquet ferroviaire » européen. En 2006, le transport intérieur de fret est à son tour ouvert à la concurrence. Depuis, une vingtaine d’entreprises ferroviaires ont circulé sur le réseau ; ces entreprises concurrentes de Fret SNCF assurent 20% du transport ferroviaire de marchandises en France. Parmi ces entreprises, il y a notamment Euro Cargo Rail qui détient 18% des parts de marché et est une filiale de la Deutsche Bahn, l’équivalent de la SNCF allemande. Il faut ici noter que le transport de fret était très rentable et que les profits de cette activité pouvaient autrefois servir à la SNCF pour entretenir des voies ou garder des lignes rurales peu rentables. Fret SNCF, maintenant renommé de façon ridicule « GetLink » enchaîne désormais les pertes.

Cela ne va pas vous surprendre mais c’est également la mise en application de directives européennes qui est à l’origine de l’ouverture à la concurrence du fret.

La directive 2001/12/CE [9] prévoit l’ouverture de l’accès au réseau transeuropéen de fret ferroviaire (RTEFF) et les mesures pour éviter toute discrimination dans l’accès à l’infrastructure. Elle impose la séparation des entités assurant l’exploitation des services ferroviaires de celles chargées de gérer l’infrastructure, et que les fonctions de répartition des capacités ferroviaires, de perception des redevances d’usage de l’infrastructure et de délivrance des licences soient assurées par des organismes indépendants. Elle impose enfin la séparation au moins comptable des activités de transport de voyageurs et de marchandises.

La directive 2001/13/CE [10] d’attribution des licences permet l’exploitation de services de fret ferroviaire sur le réseau transeuropéen de fret ferroviaire.

La directive 2001/14/CE [11] organise la répartition des capacités ferroviaires, la tarification des sillons et la certification en matière de sécurité.

Enfin, la directive 2004/51/CE [12] ouvre véritablement à la concurrence le fret international au 1er janvier 2006 et le fret domestique au 1er janvier 2007.

3. 2009 – l’ouverture du transport international de voyageurs

La compagnie Thello qui effectue le Paris-Venise

Le transport international de voyageurs est ouvert à la concurrence en 2009 conformément au « 3e paquet ferroviaire » européen de 2004. Pour le moment, en France, seule la compagnie Thello propose des trains de nuit entre Paris et Venise.

Là aussi, les directives européennes sont à l’origine de ces applications.

La directive 2007/58/CE [13] relative au développement de chemins de fer communautaires, prévoit l’ouverture du marché pour le transport international de passagers au 1er janvier 2010. Elle autorise aussi le cabotage, c’est-à-dire la possibilité de prendre ou de déposer des voyageurs dans un même pays.

La directive 2007/59/CE [14] relative à la certification des conducteurs de locomotives et trains.

Viennent ensuite les étapes 4 et 5 qui sont celles mises sur la table par « ce gouvernement ».

4. 2020 – la SNCF devra ouvrir ses lignes TGV à la concurrence

Le TGV, fleuron national qui est passé sous le giron allemand avec le démantèlement d’Alstom transport dans le cadre de la fusion avec Siemens

Le TGV représente 10% du trafic en France et est de loin l’activité la plus rentable de la SNCF. La SCNF devra ouvrir ses lignes à la concurrence à partir de 2020, notamment dans le cadre du « 4e paquet ferroviaire » européen de 2016. Ce paquet prévoit ni plus ni moins la libéralisation totale des transports de voyageurs par rail en Europe.

À cet égard, le changement de nom ridicule des TGV en « inOui » vise à préparer cette concurrence sur le TGV.

Voyons maintenant la dernière étape avant de faire le lien avec les directives qui traitent en même temps les étapes 4 et 5.

5. 2023 – l’ouverture à la concurrence des lignes TER

Le TER en gare de Nevers (Nièvre). On retrouve cette scène dans toutes les gares de provinces

Enfin, la SNCF devra ouvrir ses lignes régionales sous contrat de service public (TER, Intercités). Il est prévu qu’un appel d’offres soit réalisé à partir de 2019.

Notez d’ailleurs que l’UPR avait alerté et informé nos concitoyens lors des élections régionales de 2015 [15] sur l’ouverture à la concurrence du TER. Cela montre une fois de plus la clairvoyance et la véracité de nos analyses, là où les programmes et les analyses des autres partis politiques changent constamment au gré du vent et qu’ils auraient sans doute honte de les ressortir.

Profession de foi l’UPR pour les élections régionales de 2015

Comme je le disais, ces étapes 4 et 5 sont les conséquences directes des directives européennes. Elles se découpent en deux piliers. Un pilier technique pour harmoniser le rail et permettre interopérabilité entre tous les pays de l’UE et un pilier politique pour faire sauter les dernières barrières à l’entrée.

Les directives du pilier technique sont les suivantes :

La directive 2016/796 [16] renforce l’harmonisation européenne des procédures d’autorisation portant sur les matériels et sur les opérateurs en confiant dès 2019 de nouvelles missions à l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer. Il s’agit notamment de réduire les formalités administratives liées aux procédures d’autorisation et leurs coûts, tout en préservant le haut niveau de sécurité atteint.

La directive 2016/797 [17] expose l’interopérabilité ferroviaire. Celle-ci repose sur la mise en place de procédures d’autorisation des véhicules ferroviaires, la fixation d’exigences essentielles à respecter, qui se traduisent sous la forme de règles détaillées que l’on appelle des « spécifications techniques d’interopérabilité ». L’interopérabilité ferroviaire requiert également de limiter au strict nécessaire l’existence de règles nationales pour des raisons historiques ou liées à la spécificité d’un ou plusieurs réseaux sur un territoire national. Enfin, l’interopérabilité ferroviaire est également garantie par des procédures de vérification et d’évaluation de la conformité pour différents sous-systèmes ou constituants d’interopérabilité en déterminant les organismes et les procédures afférents.

La directive 2016/798 [18] concernant la sécurité ferroviaire repose sur la mise en place de procédures d’autorisation des entreprises ferroviaires et des gestionnaires d’infrastructures, la définition du partage des responsabilités entre les différents acteurs, la mise au point d’objectifs, d’indicateurs et de méthodes dites de « sécurité communes » pour limiter là aussi les règles nationales au strict nécessaire, l’existence d’autorités nationales de sécurité et d’organismes chargés des enquêtes sur les incidents et accidents et la définition de principes communs pour la gestion et la surveillance de la sécurité ferroviaire.

L’Agence ferroviaire européenne, jusqu’ici dotée principalement de missions d’assistance technique pour la Commission européenne, devient l’autorité responsable :

  • de la délivrance des autorisations liées à l’interopérabilité et à la sécurité ferroviaires
  • du système européen gestion du trafic ferroviaire (ERTMS)
  • de la réduction du nombre de règles nationales techniques et/ou de sécurité
  • de la mise en place à terme d’un registre européen des véhicules

Ces trois mêmes directives ont un pilier politique qui comprend les conséquences suivantes :

L’ouverture à la concurrence des services de transport domestique de voyageurs, en 2021 au plus tard pour les services commerciaux et fin 2023 au plus tard pour les services conventionnés.

Les dispositions concernant la gouvernance et l’ouverture à la concurrence des services commerciaux doivent être transposées d’ici décembre 2018.

Les dispositions concernant la mise en place d’appels d’offre systématiques pour les contrats de service public, elles, sont directement applicables dès décembre 2023.

La mise en concurrence totale de la SNCF et la fin de sa mission de service public, c’est donc demain.

En conclusion, les conséquences de cette mise en concurrence sont très claires, de même que la méthode employée alors que les Français sont massivement attachés à leurs services publics. Le débat public se focalise sur le statut des cheminots comme le souhaite le gouvernement. Il monte de manière irresponsable les Français les uns contre les autres comme l’a fait lui-même Emmanuel Macron lors du salon de l’agriculture 2018 en opposant les conditions des agriculteurs et des cheminots [19]. Le message est très clair, plutôt que d’améliorer les conditions par le haut, cela se fera par le bas, c’est toute l’histoire de la construction européenne et du mythe de l’harmonisation sociale et fiscale. L’écran de fumée du statut des cheminots est là alors que la vraie question est celle de la fin de la mission de service public qui aura pour conséquence l’accroissement de la désertification rurale et la hausse des prix. Historiquement, l’autre méthode est aussi toujours la même : enlever des moyens et sous-investir pour désorganiser les services publics pour justifier ensuite que cela ne marche pas et qu’il faut donc réformer. Le rapport Spinetta est dans le même temps largement médiatisé pour expliquer aux citoyens qu’il serait vital de réformer la SNCF.

La conséquence concrète et primordiale est que la SNCF qui sera concurrencée sur les lignes les plus rentables ne pourra plus exploiter les lignes les moins rentables, à savoir les lignes rurales. C’est de facto la fin de l’égalité des territoires et des citoyens ainsi que l’impossibilité d’apporter le meilleur service à tous au moindre prix. C’est aussi la fin de la continuité du service public. Les expériences de nos voisins devraient pourtant nous amener à la prudence puisque le prix du transport a explosé au Royaume-Uni lors de la privatisation avec une augmentation du prix des billets de 27% depuis 2010 et des Britanniques qui dépensent 14% de leur budget pour se rendre au travail, contre 2% pour les Français [20]. Notons également que les suppressions de ligne sont anti-écologiques, le transport ferroviaire étant l’un des moins polluants. « Make Our Planet Great Again » [traduction : « rendre à notre planète sa grandeur »] disait Emmanuel Macron, il semble que Bruxelles « doesn’t agree with that » [ traduction : « n’est pas d’accord avec cela »]

Beaucoup de personnes verront l’écran de fumée du statut des cheminots et pointeront à juste titre les vraies conséquences de la mise en concurrence totale de la SNCF. L’UPR sera en revanche bien seule pour pointer les véritables causes et apporter les vraies solutions. La réalité est que tout ce processus de long terme est la conséquence directe de notre appartenance à une Union européenne qui n’est pas réformable. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Si l’on veut maintenir nos services publics, le Frexit, proposé et expliqué depuis maintenant 11 ans par l’UPR, s’impose ! Il faut arrêter de cibler à chaque fois le gouvernement qui n’est plus qu’un piètre exécutant depuis fort longtemps et cibler les vrais responsables, sous peine d’être des idiots utiles qui se trompent de combat !

[1] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52012DC0313&from=EN

[2]http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32013H0730(08)&from=EN

[3]http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32014H0729(09)&from=EN

[4]https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon

[5] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:31991L0440&from=EN

[6] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:31995L0018&from=FR

[7] https://publications.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/332ada77-41de-43d5-a7d9-6d286e7ad945/language-fr

[8]https://www.upr.fr/actualite/france/un-article-temoignage-de-david-boudret-conducteur-sncf-et-adherent-upr-la-sncf-malade-des-directives-et-des-traites-europeens

[9] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32001L0012&from=EN

[10] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32001L0013&from=FR

[11] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32001L0014&from=FR

[12] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32004L0051&from=EN

[13] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/ALL/?uri=CELEX%3A32007L0058R%2801%29

[14] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32007L0059&from=EN

[15] https://www.upr.fr/wp-content/uploads/docs/Profession%20de%20foi-Regionales-2015-ASSELINEAU_IDF.pdf

[16] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016R0796&from=EN

[17] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016L0797&from=EN

[18] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016L0798&from=en

[19] http://www.lepoint.fr/politique/retraites-macron-compare-agriculteurs-et-cheminots-24-02-2018-2197624_20.php

[20] https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/au-royaume-uni-la-privatisation-des-chemins-de-fer-deraille-628489.html

Responsable des affaires économiques de l’UPR.

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mercredi 31 janvier 2018

Vendredi 2 février: l'UPR Creuse au marché de Felletin!

Venez rencontrer les militants de l'UPR en Creuse ce vendredi 2 février à partir de 8h!

AFFICHE FELLETIN 2FEV18

En général, ça se termine vers 13h. Une bonne occasion de discuter, échanger, passer un bon moment, et aussi de faire des courses plus satisfaisantes qu'au supermarché du coin!

Des tracts seront disponibles, des idées de lecture, des dossiers d'analyses, des affiches...

Nous répondrons aussi à toutes vos questions.

Merci de faire suivre l'information auprès de vos amis, connaissances...

L'équipe militante UPR 23.

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dimanche 31 décembre 2017

Connivence ? Les dessous embarrassants de l'interview d'Emmanuel Macron par Konbini

Arrêt sur Images a enquêté sur une interview exclusive pour Konbini du président de la République au Niger. Jugée complaisante, l'intervieweuse s'avère être une ancienne conseillère en communication sous la présidence Hollande.

ACT MACRON PRESSE UE

Le site d'infotainement Konbini a eu l'opportunité d'approcher en exclusivité le président de la République, lors d'un dîner de réveillon de Noël au Niger, en compagnie des militaires français de l'opération Barkhane. Aucun autre média, empêché par le service d'ordre, ne pouvait alors aborder Emmanuel Macron.

Dans sa vidéo diffusée le 24 décembre, Konbini offre deux minutes d'interview qu'il est difficile de ne pas qualifier de complaisante, c'est, en tout cas, le jugement qu'ont émis de nombreux internautes et journalistes.

Jusque-là rien de bien surprenant, les interviews accordées par Emmanuel Macron étant souvent accusées d'être proches de l'exercice de communication, sans questions ni relances fâcheuses. Dernièrement, c'était Laurent Delahousse qui avait été vivement critiqué pour son entretien diffusé le 17 décembre.

Néanmoins, le site Arrêt Sur Images a mené enquête afin de savoir pourquoi Konbini, une plateforme internet qui mêle actualité people et culturelle, buzz en tout genre et informations politiques, avait obtenu une telle exclusivité.

D'après le site, qui a publié un article sur le sujet le 27 décembre, le mérite reviendrait à Ariane Vincent qui, selon son CV publié sur le réseau social professionnel Linkedin, est rédactrice en chef du service politique de Konbini et également sa directrice de communication, un mélange des genres un brin particulier.

En outre, on y apprend qu'Ariane Vincent a, par le passé, travaillé pour différents services de communication du candidat à l'Elysée Hollande puis du gouvernement sous sa présidence, jusqu'en mai 2015. Ce qui peut laisser penser qu'Emmanuel Macron ne lui est pas totalement inconnu, celui-ci ayant été secrétaire général adjoint du cabinet du président de mai 2012 à juillet 2014, puis ministre de l'Economie d'août 2014 à août 2016.

Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, Arrêt sur Images dévoile en outre que le co-fondateur du site Konbini, David Creuzot, «faisait [...] partie de la délégation française qui accompagnait le chef de l'Etat lors de son déplacement» en Afrique, en novembre dernier. Une présence qu'a confirmée l'Elysée, qui ajoute que «Konbini voulait se développer en Afrique», selon des propos relayés par Arrêt sur Images.

 

Des fautes de communication de la part de Konbini ?

La promotion par Konbini de son interview vidéo d'Emmanuel Macron au Niger a également contribué à susciter le malaise. Sur Twitter, Konbini a sollicité une réaction... de l'Elysée. Le parti créé par Emmanuel Macron, La République en marche (LREM), et le porte-parole de la présidence de la République, Bruno Roger-Petit (lui-même ancien journaliste), ont d'ailleurs retweeté la publication.

Face à la polémique enflant sur les réseaux sociaux ces derniers jours, Ariane Vincent a tenté une contre-attaque le 28 décembre, ciblant Arrêt sur Images. Elle dévoile ainsi sur Twitter que Robin Andraca, l'auteur de l'article critique, avait postulé au mois de novembre pour rejoindre la rédaction de Konbini. Elle menace en outre de révéler le contenu des mails de sa candidature et met en copie de son tweet le directeur d'Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann.

Robin Andraca ne s'est pas démonté, répondant laconiquement : «C'est vrai. Et comme pour mon article, je n'ai pas eu de réponse de votre part.»

Nombre d'internautes prenant la défense du journaliste d'Arrêt sur Image, Ariane Vincent a par la suite admis qu'elle venait de faire là une bourde, avouant que la discussion «aurait dû rester privée».

https://francais.rt.com/france/46887-quand-media-konbini-devient-agence-de-communication-pro-macron

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Un journalisme de connivence orchestré par le régime lui- même, en voilà une bonne idée!  P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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vendredi 20 octobre 2017

UN DÉPUTÉ "EN MARCHE" RECONNAÎT IMPLICITEMENT LA PERCÉE DES ANALYSES D'ASSELINEAU ET DE L'UPR SUR LA SCÈNE POLITIQUE FRANÇAISE.

UPR - Union Populaire Républicaine

OUTIL COMMUNICATION UPREN S'INDIGNANT QUE MÉLENCHON PLAGIE ASSELINEAU, UN DÉPUTÉ "EN MARCHE" RECONNAÎT IMPLICITEMENT LA PERCÉE DES ANALYSES D'ASSELINEAU ET DE L'UPR SUR LA SCÈNE POLITIQUE FRANÇAISE.
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À en croire tous les grands médias, la scène politique française aurait explosé après l'élection présidentielle :
- d'un côté le parti « En Marche », qui aurait vocation à devenir un mouvement durablement majoritaire, rassemblant tous les prétendus « experts » et tous les politiciens « raisonnables » de droite et de gauche, afin de diriger le pays dans le sens du « toujours plus d’Europe » et « toujours plus de mondialisation ».

- de l'autre côté, une opposition fragmentée entre un Front national en plein déclin après le départ de Florian Philippot et une « France insoumise » dirigée par un Jean-Luc Mélenchon qui attirerait à lui tous les Français « incompétents » et « ignorants » des réalités du monde…

Pour tous les grands médias français, l'avenir serait ainsi tout tracé : d'une part En Marche comme parti quasi-unique de gouvernement, d'autre part France insoumise comme opposition « officielle ».

Tous les grands médias semblent s'être d'ailleurs entendus sur une chose : François Asselineau, ses 332 000 électeurs de la présidentielle (près de 1% quand même) et les 29 000 adhérents de l'UPR n'existent tout simplement pas. Pas une minute de temps de parole ne leur a été consentie depuis le vendredi précédant le 1er tour de la présidentielle.

Seulement voilà : il y a ce que disent les médias ; et il y a ce qui se dit et ce qui se pense dans les têtes.

Or la place de l’UPR ne cesse de grossir parmi les préoccupations des politiciens français de tous les horizons.

C'est ainsi que l'on a vu successivement, au cours des semaines écoulées :

- Florian Philippot claquer la porte du Front national parce qu'il s'est soudain rendu compte, après 7 ans de présence, que le parti dont il voulait prendre la tête n'a jamais eu la volonté de sortir de l'Union européenne de l'euro et de l'OTAN.

Refusant de reconnaître son erreur stratégique, et peu soucieux de nouer des rapprochements, il a décidé de créer son propre parti pour plagier à 98 % de ce que l’UPR et François Asselineau expliquent et proposent aux Français depuis 10 ans et demi…

Comme si les Français de plus en plus nombreux qui font confiance à François Asselineau parce qu’il ne s’est jamais trompé depuis 10 ans, ni sur les analyses, ni sur les propositions, ni sur le positionnement politique, allaient soudain rallier quelqu'un qui reconnaît qu’il s’est trompé de crémerie, dont l’art principal est de plagier, et qui porte la trace indélébile de son passage à l’extrême droite…

- de son côté, Jean-Luc Mélenchon s'est mis à reprendre à son compte lui aussi un nombre de plus en plus important d'éléments d'analyse de l'UPR.

Un jour, il part en guerre contre le drapeau européen ; le lendemain il souligne la responsabilité de l'Union européenne dans les problèmes de la France ; et voilà qu'il s'est attaqué récemment, à l'Assemblée nationale, au coût énorme qu’occasionne notre appartenance à l'Union européenne.

Ce discours sur le coût de notre appartenance à l'UE est tout-à-fait nouveau dans sa bouche et n'est une reprise copiée-collée de nos analyses.

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Ce plagiat de Mélenchon sur les analyses de François Asselineau n’a pas échappé au microcosme politicien.

En particulier, il n'a pas échappé à Ludovic Mendes, député En Marche de la 2e circonscription de Moselle et membre de la commission des Affaires étrangères et européennes de l'Assemblée nationale.

Ce 19 octobre 2017, ce député En marche a envoyé un message Twitter ainsi rédigé : « LA MÉTAMORPHOSE : MÉLENCHON ASSISTE, IMPUISSANT, À SON IRRÉVERSIBLE TRANSFORMATION EN FRANÇOIS ASSELINEAU (OU NIGEL FARAGE). » (cf. notre photo et ce lien : https://twitter.com/ludovicMDS/status/920997475665764352 )

Le propos de ce député En Marche, pris en photo devant une nuée de drapeaux européens où ne figure pas un seul drapeau français, se veut probablement narquois ?

Il n'est pourtant qu’un pathétique aveu.

Cet aveu révèle que les partis politiques mis en avant par les médias - En Marche comme parti unique de gouvernement officiel – et France Insoumise et Front National comme partis d'oppositions officiels - sont en fait rongés de l'intérieur par la montée en puissance inexorable des analyses de François Asselineau et de l'UPR.

Le tweet du député Mendès est un hommage du vice politique, intellectuel et moral de la formation qu’il représente, à la vertu de la clarté et de l’exemplarité des analyses de l'UPR.

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Nous adressons tous nos remerciements à MM. Mélenchon, Mendes et Philippot pour prouver chaque jour un peu plus que les analyses de François Asselineau et de l'UPR sont en train de s'imposer comme élément décisif et structurant de la scène politique française.

Équipe de rédaction de l’UPR
19 octobre 2017

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