vendredi 12 janvier 2018

Macron veut-il encourager la croyance en la «théorie» de la Terre plate ?

TRIBUNE LIBRE/ Jean Bricmont

Docteur en sciences et essayiste belge, Jean Bricmont est professeur à l’Université catholique de Louvain. Il est auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages dont La république des censeurs, Impostures intellectuelles (avec Alan Sokal).

TL BRICMONT CENSURE

Lors de ses vœux à la presse le 3 janvier, Emmanuel Macron a annoncé un projet de loi visant à combattre la propagation de «fausses nouvelles» sur Internet ainsi qu'à «lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des Etats étrangers», ce qui vise sans doute la chaîne russe RT.

Macron veut ainsi défendre ce qu'il appelle les «démocraties libérales» sans apparemment se rendre compte du fait que cette nouvelle loi sera une mesure parfaitement antilibérale, la liberté d’expression ayant été historiquement la valeur libérale par excellence.

La démarche de Macron témoigne d’une transformation grave de nos «démocraties libérales», qui avaient tout de même survécu à la guerre froide sans interdire la «propagande communiste» de l’époque, ni d'ailleurs celle de l'extrême-droite (pro-Algérie française par exemple).

Mais que sont les fausses nouvelles et en quoi ont-elles de l'importance ?

Un premier exemple concerne l'attaque au gaz près de Damas en août 2013, dont la responsabilité a été presque unanimement attribuée par la presse au «régime syrien», ce qui est clairement contredit par un rapport établi par un ancien inspecteur de l'ONU, Richard Lloyd, et un professeur en science, technologie et sécurité nationale du MIT, Theodore A. Postol.

 Pour distinguer le vrai du faux, comparons les motivations : pour le gouvernement et les médias qui vivent des «sources officielles», la culpabilité présumée d’Assad soutient l’aide des Occidentaux aux «rebelles». Mais on peut difficilement trouver une motivation «pro-Assad» chez des personnes aussi respectables que Lloyd et Postol, ou penser que ces experts soient incompétents à propos de questions de physique relativement élémentaires.

Un exemple plus récent concerne le «Russiagate», c'est-à-dire la prétendue ingérence russe dans l'élection de Trump aux Etats-Unis.  Il n'existe à ce jour pas de preuve d'une telle ingérence. Vu les moyens d'espionnage dont disposent les multiples services américains, il est difficile de croire que, si cette ingérence était réelle et sérieuse (pas réduite à quelques messages sur Twitter ou Facebook), elle n'aurait pas été détectée et démontrée publiquement. Même si une telle ingérence devait finalement être prouvée, sa signification effective resterait à évaluer. En tout cas, le fait d’y croire sans hésitation en l'absence de preuve, ce que fait toute la presse «libérale» aux Etats-Unis, ainsi que ses homologues européens, est en soi une façon de «propager une fausse nouvelle».

On pourrait multiplier les exemples d'autres fausses nouvelles, toutes liées à la propagande de guerre (incident du golfe du Tonkin en 1964, affaire des couveuses au Koweït en 1990, armes de destruction massive en Irak, etc.) et propagées par les médias dominants. Contrairement aux fausses nouvelles que Macron veut bannir, cette propagande est en partie responsable de guerres ayant causé des centaines de milliers si pas des millions de morts et, dans les cas plus récents, de risques d'une guerre qui pourrait être nucléaire. 

C’est la propagande dominante qui mène aux guerres, et non les quelques voix d’opposition.

Il est évident qu'aucune censure ne s'appliquera jamais à ces médias dominants et qu'au contraire, ce seront certains médias alternatifs, qui parfois permettent de mettre en question la propagande de guerre, qui seront réprimés ou au moins intimidés.

Le problème que Macron veut résoudre c'est qu'une bonne partie de la population ne croit plus les médias dominants et pense déjà que la liberté d'expression est menacée (même avant cette nouvelle loi). Beaucoup de gens pensent qu'on leur ment sur les effets réels de l'immigration, sur la situation économique, sur celle de l'enseignement ou sur la propagande de guerre. Ils ont en face d'eux des médias unanimes sur toute une série de questions, à commencer par l'élection de Macron lui-même, en tout cas au deuxième tour et en grande partie au premier, mais aussi sur la Russie, l'Iran, la Syrie, la construction européenne, ou la nécessité de «libéraliser» l'économie.

C'est cette homogénéité médiatique qui engendre le scepticisme, pas la «propagande» russe ou les pourvoyeurs de fausses nouvelles.

Ce qui est vrai, c'est qu'en plus du scepticisme à l'égard du discours politique, on voit proliférer des «alertes» très discutables concernant les vaccins ou les pesticides, ainsi que toute une série de croyances bizarres allant de «on n'a pas marché sur la Lune» à «la Terre est plate».

Mais ce n'est pas en censurant le discours de critique politique qu'on va faire reculer les croyances irrationnelles ; au contraire, l'expérience constante et universelle de la censure est qu'à terme elle se retourne contre elle-même.

Il est possible qu'un certain nombre de jeunes n'imaginent pas d'autres formes de militantisme que des partages sur Facebook et pensent que, si on les prive de cet outil, la censure régnera en maître. Mais c'est ignorer qu'il a existé bien d'autres façons de répandre, parfois avec succès, des idées hétérodoxes et subversives : les tracts de la Résistance, le bouche à oreille dans les pays socialistes, les écrits licencieux circulant à l'époque des Lumières ou encore l'Huma Dimanche vendu sur les marchés.

On peut aussi repenser à une précédente tentative de réprimer de «fausses nouvelles», à savoir la loi Gayssot de 1990, réprimant la négation de certaines conclusions du tribunal de Nuremberg, en pratique celles portant sur l'existence de chambres à gaz dans les camps nazis. Quel en a été l'effet ? La réponse est donnée par l'intellectuel italien Franco Cardini, écrivant à propos du «négationnisme» : «le nombre de personnes qui, sans oser l’admettre, sont impressionnées et troublées par certains arguments ne cesse de croître. Le nombre de ceux qui en public affirment une chose et en privé soutiennent exactement le contraire est en train de croître aussi. Et vous savez pourquoi ? À cause du fait qu’on persécute ceux qui défendent ces idées et on les condamne sans leur donner le droit de parler et sans riposter. Mais de cette manière se crée dans l’opinion publique le sentiment croissant que, si on en a peur, c’est que ces gens-là disent des vérités

La seule solution au problème auquel Macron est confronté serait une ouverture tous azimuts au débat et une révolution médiatique allant vers plus de pluralité et d'honnêteté. Mais comme cela est manifestement impossible, on se tourne vers la solution la plus facile, mais aussi la plus contre-productive : la censure.

Finalement, il suffit d'un peu voyager pour voir que le reste du monde ne pense pas comme «nous», c'est-à-dire comme l'Europe et les Etats-Unis. En Russie, en Chine, dans le monde arabe, en Iran, en Amérique latine, il n'y a ni les mêmes priorités, ni les mêmes histoires, ni les mêmes mémoires qu'en Occident. Quand ils se tournent vers la France (ou l'Europe), les autres peuples ne voient plus le pays des Lumières, mais un monde arrogant, agressif, replié sur lui-même, anxieux, et en pleine perte de vitesse par rapport à eux.

La loi contre les «fausses nouvelles» risque de renforcer encore le scepticisme à l'égard des «vérités officielles», à la fois celui qui est raisonnable et celui qui ne l'est pas, ainsi que notre incapacité à écouter et à comprendre le reste du monde, ce qui est à la fois le symptôme et la cause de notre déclin.

https://francais.rt.com/opinions/47041-macron-veut-il-encourager-croyance-terre-plate

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lundi 27 novembre 2017

Eric Schmidt de Google admet qu’il y a une censure politique des résultats du moteur de recherche

Un article proposé par S.R. (UPR 87)


 

Éric Schmidt, président exécutif de la société mère de Google, Alphabet, a confirmé ce week-end que la plus grande société Internet du monde, en étroite coordination avec l’État, manipule les résultats de la recherche pour censurer les sites critiques du gouvernement américain.

ACT GOOGLE CENSURE

Répondant à une question sur la « manipulation de l’information » sur Internet lors d’une participation au « Forum sur la sécurité internationale de Halifax », Schmidt a annoncé que Google travaillait sur des algorithmes qui « déclassent » les sites d’information russes RT (Russia Today) et Sputnik du service de nouvelles Google, bloquant effectivement l’accès des usagers aux deux sites.

Les remarques de Schmidt lors du rassemblement des responsables de la sécurité militaire et nationale confirment les accusations du World Socialist Web Site selon lesquelles Google aurait délibérément modifié ses algorithmes de recherche et pris d’autres mesures pour empêcher les gens d’accéder à certaines informations par ses moteurs de recherche. Le WSWS a lui-même été la cible principale de ces efforts.

Ces déclarations révèlent le mensonge de l’affirmation précédente de l’entreprise selon laquelle les changements apportés à son moteur de recherche visaient à « améliorer les résultats de recherche », et que ces changements étaient politiquement impartiaux.

Les efforts de Google ne sont qu’une partie d’un effort partagé entre le gouvernement et des entreprises privées beaucoup plus larges pour contrôler le flux d’informations sur Internet, impliquant Amazon, Twitter et Facebook, ainsi que les fournisseurs de services Internet tels que Comcast, Time Warner Cable, Verizon et AT&T. La FCC a annoncé cette semaine qu’elle éliminerait les règlements de « neutralité du net », permettant aux fournisseurs de services de limiter les sites auxquels les clients peuvent accéder, soit en limitant la vitesse de téléchargement sur Internet, soit en facturant des frais supplémentaires.

 

Plus tôt ce mois-ci, le département de la Justice des États-Unis a obligé RT à s’inscrire comme « agent étranger » dans le but de ternir la réputation de source d’information fiables de la chaîne et d’intimider ses journalistes et ses invités. Google a supprimé RT de ses chaînes « préférées » sur YouTube le mois dernier, et Twitter a bloqué la possibilité pour ce service de nouvelles de se financer par la publicité.

Les déclarations de Schmidt sont toutefois les plus directes à ce jour. Il a affirmé que Google « essayait de concevoir les systèmes pour empêcher » les usagers de voir le contenu de RT et de Sputnik.

Schmidt a nié que cela équivaudrait à de la censure tout en prétendant que l’algorithme anti-RT de Google bloquerait des informations « répétitives, exploiteuses, fausses [ou] susceptibles d’avoir été utilisées comme armes ».

Une campagne contre les « fausses nouvelles » est maintenant devenue une campagne contre les « informations utilisées comme des armes », c’est-à-dire une véritable information critique ou préjudiciable à l’establishment politique. L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a prétendu que lorsque ses emails et les discours à Wall Street ont été divulgués par WikiLeaks, ils avaient été « utilisés comme des armes ». Sous la nouvelle rubrique de censure de Google, tout article écrit sur la base des révélations tout à fait vraies concernant Clinton serait censuré.

 

En ce qui concerne les informations « répétitives, exploiteuses, fausses et utilisées comme des armes », en toute objectivité, cela s’applique avant tout à la campagne sur les affirmations selon lesquelles la Russie « sème des divisions » aux États-Unis. Les articles sans fin dans les médias, et qui ne se donnent pas la peine de démontrer leurs affirmations, reprenant mot pour mot le discours des agences de renseignement, servent à une véritable guerre contre les droits démocratiques.

La campagne anti-russe lancée par le Parti démocrate pour s’assurer que l’Administration Trump maintient une position hostile envers le Kremlin s’est transformée en une répression générale de la liberté d’expression et de la libre circulation de l’information.

Si RT et Sputnik sont les cibles immédiates de cette campagne, le véritable sujet de préoccupation est tout site web qui révèle les mensonges du gouvernement américain et met en avant les articles critiques du récit officiel présenté par la classe dirigeante américaine.

 

Le WSWS a signalé pour la première fois en juillet que le nouvel algorithme de Google lancé en avril sous prétexte de combattre la propagation de « fausses nouvelles » bloquait l’accès à un large éventail d’organisations de gauche, progressistes, anti-guerre et démocratiques. Depuis avril, les références au WSWS dans le moteur de recherche de Google ont chuté de 75 pour cent. Le mois dernier, le WSWS et d’autres journalistes de gauche ont été retirés de Google News.

Dans une lettre ouverte à Schmidt et à d’autres dirigeants de Google, publiée en août, demandant la fin de la censure, David North, le président du Comité de rédaction international du WSWS a déclaré :

 

« Les faits prouvent que Google truque des résultats de recherche avec une liste noire et censure le WSWS et d’autres publications de gauche. » North a continué : « Cela soulève une question très sérieuse, avec de profondes implications constitutionnelles. Google coordonne-t-il son programme de censure avec le gouvernement américain ou des sections de son appareil militaire et de renseignement ? »

 

Alors que Google a refusé de répondre, jusque-là aux demandes directes du WSWS, nous avons maintenant une réponse claire : Oui.

Que Schmidt fasse une telle déclaration si ouvertement est un avertissement que la campagne pour censurer l’Internet entre dans une nouvelle étape. Une attaque de plus en plus ouverte et incontrôlée contre la liberté d’expression et l’expression politique est en préparation.

(...)

Nous exhortons nos lecteurs et sympathisants à se battre pour défendre un Internet libre et ouvert. Rejoignez les milliers de personnes qui ont déjà signé la pétition demandant que Google cesse de censurer le WSWS et d’autres sites Web de gauche. Contribuer à la lutte contre la censure d’Internet auprès de toutes les catégories de travailleurs et de jeunes, aux États-Unis et à l’international, en faisant le lien entre la lutte contre les atteintes aux droits démocratiques et la lutte contre la guerre, contre la dictature et contre les inégalités sociales.

https://aphadolie.com/2017/11/25/le-pdg-de-google-eric-schmidt-assume-la-censure-a-venir/?blogsub=confirming#blog_subscription-4

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dimanche 26 novembre 2017

RSF Suisse demande d’annuler une conférence sur les casques blancs

Genève : RSF demande au président du Club suisse de la presse d’annuler une conférence sur les Casques blancs.

ACT LIBERTE PRESSE POLICE PENSEE

Le Club suisse de la presse doit accueillir mardi une conférence de presse consacrée aux Casques blancs syriens. Un sujet sensible. Plusieurs fois récompensée pour son action sur le terrain au profit des populations civiles, l’ONG reste dans le collimateur des autorités syriennes et de son allié russe. Damas et Moscou n’ont eu de cesse de dénoncer la proximité de cette organisation crée par un ancien officier britannique avec les «rebelles syriens». Sous le titre «They don’t care about us» (Ils ne se soucient pas de nous. Casques blancs, leur véritable agenda), la conférence organisée lundi annonce la couleur. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde.

Dans un courrier adressé jeudi au Club Suisse de la presse (lire ci-contre), Gérard Tschopp et Christiane Dubois, respectivement président et directrice de Reporters sans frontières (RSF) en Suisse, pressent son directeur, Guy Mettan, de renoncer à l’organisation de cette conférence de presse qui, selon eux, porterait «atteinte à l’image du Club suisse de la presse». Ils menacent de s’en retirer si la conférence n’est pas annulée. Ils accusent deux des intervenants – Vanessa Beeley et Marcello Ferranda De Noli, président de Swedish Doctors for Human Rights – d’être au service de «la propagande russe».

RSF, qui figure dans la liste des membres médias du Club suisse de la presse, refuse d’être associé à un tel événement. Joint par téléphone, Guy Mettan avoue tomber de sa chaise (lire sa réponse intégrale ci-dessous). «Je n’ai jamais vu une chose pareille, soupire le président. Voilà qu’une organisation qui défend la liberté d’informer me demande de censurer une conférence de presse

Guy Mettan, qui a souvent été «attaqué» pour ses engagements «prorusses», assure qu’il s’est toujours employé à donner la parole à tout le monde. «D’habitude, les pressions pour faire annuler des conférences de presse viennent de pays qui sont connus pour être des dictatures. La démarche de RSF me stupéfait. C’est prendre les journalistes pour des imbéciles. Comme s’ils n’étaient pas capables de se faire une opinion par eux-mêmes.» (TDG)

La lettre de RSF adressée à Guy Mettan

Genève, le 23 novembre 2017,

Monsieur le Directeur, cher Monsieur,

Nous avons eu connaissance de l’événement organisé par le Club suisse de la Presse le 28 novembre prochain: «They don’t care about us». About white helmets true agenda.» Nous avons également été interpellés sur notre «soutien» à cette conférence, le nom de notre organisation apparaissant dans la liste des membres médias.

Nous nous dissocions totalement de cet événement et ne souhaitons en aucune manière être associés à une conférence qui accueille une soi-disant journaliste, Madame Vanessa Beeley,qui justifie l’utilisation dela torture par le régime syrien afin de le préserver. Quand bien même elle n’a jamais été publiée dans un média indépendant, il est étonnant qu’elle soit référencée au moins deux cents fois dans les médias russes de propagande (SputnikNews, Russia Today).

De plus, il est pour le moins inacceptable d’inviter Monsieur Marcello Ferranda De Noli, président de Swedish Doctors for Human Rights, une association qui, selon nos informations, agit comme un outil de propagande russe. Il est probable que vous n’avez pas eu connaissance de ces éléments d’information, nous tenons le cas échéant les liens utiles à cet effet.

Quoi qu’il en soit, nous vous invitons à renoncer à ce projet qui portera atteinte à l’image du Club suisse de la Presse. Selon votre décision, nous nous réservons l’opportunité d’étudier de conserver notre carte de membre.

Dans l’attente de vos nouvelles, nous vous adressons, Monsieur le Directeur, cher Monsieur, nos salutations les meilleures,

Gérard Tschopp et Christiane Dubois

La réponse de Guy Mettan à RSF

Chère Madame, Cher Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier qui a retenu toute mon attention.

En ma qualité de membre fondateur de Reporters sans frontières aux côtés de François Gross dans les années 1980, je dois avouer que j’ai été atterré par sa teneur. Je peux comprendre que le fait de donner la parole à des voix dissidentes puisse susciter de la réprobation. Mais de là à exiger l’annulation de cette conférence de presse, il y a un pas dont je n’aurais jamais pensé que vous puissiez le franchir.

D’une part, cela me semble une atteinte grave à la liberté d’expression et en totale contradiction avec la «liberté d’informer et d’être informé partout dans le monde» que RSF prétend défendre dans sa charte et qui figure en toutes lettres sur votre papier à en-tête. Cela reviendrait ensuite à prendre les journalistes et les rédacteurs en chef pour des imbéciles incapables d’analyser les faits et les arguments qu’on leur présente et de se forger une opinion par eux-mêmes.

Par ailleurs, depuis 20 ans que j’exerce mes fonctions au Club suisse de la presse, j’ai toujours été soumis à des pressions afin d’empêcher des gens de s’exprimer. Mais jusqu’ici ces pressions sont toujours venues de régimes autoritaires ou dictatoriaux, tels que la Chine, l’Arabie saoudite, l’Egypte ou le Bahrein. C’est la première fois qu’une organisation de défense des journalistes d’un pays démocratique m’adresse une telle demande. Il va sans dire que je ne peux y donner suite. Ce serait déshonorer un métier qui, je l’espère, est toujours le vôtre.

Plutôt que de pratiquer la censure, je ne peux donc que vous proposer de participer à cette conférence de presse, comme je l’ai d’ailleurs suggéré aux partisans des Casques blancs, et de poser les questions que vous jugerez utiles aux intervenants. Pour ma part, fidèle à l’esprit d’ouverture et de recherche de la vérité qui caractérise le Club suisse de la presse depuis sa fondation, je suis naturellement prêt à accueillir une rencontre de presse avec les organisations qui soutiennent les Casques blancs afin qu’ils puissent faire valoir leur point de vue. Mais ils n’y ont pas donné suite pour l’instant.

Vous me permettrez de ne pas vous répondre en ce qui concerne les attaques personnelles que vous avez adressées à notre consœur Vanessa Beeley et à M. De Noli. Elles sont indignes du journalisme.

Enfin, je vous transmets par courrier séparé quelques-uns des innombrables messages de soutien que je reçois d’un peu partout dans le monde et qui me confortent dans la conviction que la liberté d’expression est désormais davantage menacée chez nous que chez les «autocrates» que vous prétendez dénoncer.

Avec mes messages confraternels

Guy Mettan

Source : Tribune de Genève, 23/11/2017

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samedi 30 septembre 2017

[Invité] Russeurope en exil (forcé), par Jacques Sapir

Comme l’explique Jacques Sapir dans cet article, il s’est vu privé de l’accès à son blog.

ARG EXIL SAPIRC’est donc tout naturellement que Les-Crises hébergera ses prochains billets, le temps que la situation se résolve – espérons au plus vite…

Olivier Berruyer

Russeurope en exil (forcé), par Jacques Sapir

Mon carnet scientifique, ouvert en septembre 2012 sur Hypotheses.org vient d’être suspendu. Je ne puis plus installer de notes ni faire des modifications sur les textes publiés. Le communiqué, signé par Marin Dacos, directeur d’Open Edition dit :

« Le carnet que vous consultez est désormais une archive et ne sera plus alimenté. Les droits d’accès en écriture ont été retirés à son auteur par l’équipe d’OpenEdition.

À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme. »

Je conteste formellement cette affirmation et cette procédure, dont on peut s’étonner qu’elle survienne maintenant alors que je publie tout type de textes depuis l’ouverture du carnet, fin septembre 2012. Mais, tous les textes publiés sont en relation avec mes recherches, qu’il s’agisse d’articles scientifiques, de notes de travail, ou d’articles de réaction à l’actualité. Tous ces textes s’inscrivent dans le contexte de mes recherches. De plus, et il faut l’ajouter, de nombreux carnets réagissent eux-aussi à l’actualité.

Parme les textes qui me sont reprochés il y a les textes suivants qui servent de prétextes à ce blocage sont les suivants :

Candidats du passé, candidats du futur (8 avril 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/5888

Ce texte est la version française de l’interview que j’avais donnée à Russia Today (RT). Je souhaitais mettre cette contribution à la disposition de mes lecteurs francophones sous une forme écrite..

Times of change for French politics (24 avril 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/5929

Ce texte correspond à la version anglaise d’un article publié dans la revue russe Ekspert. Cette pratique de republier un texte paru dans un journal est fréquente sur Hypothèses.org . Par exemple, sur le carnet de Michel Wieviorka on trouve la version française de l’intéressant article qu’il a publié dans le quotidien espagnol La Vanguardia (L’autonomie du politique / https://wieviorka.hypotheses.org/818 ), ou encore un article publié dans le New-York Times (https://wieviorka.hypotheses.org/826 ) ou enfin dans Libération (https://wieviorka.hypotheses.org/831 ). Que Michel Wieviorka puisse publier des articles, parus dans la presse, est une fort bonne chose et, quand on ne peut pas suivre les journaux, on est fort heureux de pouvoir retrouver ces textes. Mais pourrait-on m’expliquer ce qui justifie la différence de traitement avec moi ? Est-ce la revue russe, pourtant considérée dans son domaine comme une revue de référence ? Ou alors, faut-il croire que ce sont les opinions ?

Macron, Ferrand et la « propagande » (30 mai 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/6052

Ce texte correspond à un point d’application de mes travaux dus la légitimité et la légalité. J’ai d’ailleurs publiés de nombreuses notes sur cette question[1].

Le président Potemkine? (2 juin 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/6067

Ce texte dresse un parallèle entre la situation actuelle et l’histoire de la Russie sur la question de la communication et des représentations, et s’inscrit à la confluence de mes travaux, tant sur la Russie que sur le couple légalité/légitimité.

La phrase du communiqué « l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses » apparaît, alors, comme un pur prétexte. On se souvient du vieil adage « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». On comprend immédiatement que pour tout auteur, et c’est mon cas, qui estime que la recherche ne se fait pas dans les limbes, les travaux scientifiques me conduisent à prendre parti dans l’agora électronique. Par ailleurs, rien dans la charte des contenus sur Open Edition ne mentionne l’interdiction d’une démarche « de tribune politique partisane ». On consultera, en annexe l’article 10 de cette dite charte.

Alors, peut-être est-ce tout simplement le succès du carnet Russeurope qui m’attire les foudres de Marin Dacos et d’Open Edition. Et il est vrai que Russeurope a connu un développement auquel je ne m’attendais pas quand je l’ai créé. Le nombre de connexions mensuelles, tout comme le nombre de visiteurs, a atteint des chiffres étonnants.

Tableau 1

Chiffres de fréquentation de Russeurope pour les 4 premiers et les 4 derniers mois

Mois Visiteurs différents dans le mois Nombre de connexions dans le mois Nombre de notes dans le mois Nombre de connexions/notes
octobre-2012 10 856 26 111 13 2009
novembre-2012 14 770 36 802 12 3067
décembre-2012 13 456 36 225 10 3623
janvier-2013 14 019 38 771 13 2982
mai-2017 134 198 315 938 33 9574
juin-2017 97 286 234 556 18 13031
juillet-2017 102 137 231 402 18 12856
août-2017 94 822 213 146 17 12538

Alors, on peut penser que ce qui aurait été toléré pour un carnet connaissant mois de 40 000 connexions par mois était devenu insupportable pour un carnet connaissant plus de 200 000 connexions mensuelles. Ne soyons pas naïf ; la jalousie, sous ses formes les plus mesquines, existe aussi dans le monde universitaire. Et ce d’autant plus qu’il était de nature publique que les articles et notes de Russeurope étaient repris sur d’autres blogs, que ce soit en France, en Belgique, en Italie. Il est, bien entendu, impossible de tenir une comptabilité précise, mais je pense que le nombre réel des lecteurs dépassait de 50% à 100% suivant les occasions les lecteurs enregistrés par Hypothèses.org. Oui, cela était de nature à fâcher les fâcheux… D’autant plus que Russeurope représentait entre 10% et 15% du flux total de la plateforme.

Graphique 1

Etat des connexions et des lecteurs, par mois, depuis octobre 2012

Graphique 2

Il y a un autre point dérangeant dans la démarche d’Open Edition. Tous les articles cités datent de 2017, et de la période dite de « campagne présidentielle », alors que j’ai publié des prises de position dès l’ouverture du carnet. Or, je constate qu’en 2017 M. Marin Dacos est devenu « Conseiller scientifique pour la science ouverte auprès d’Alain Beretz, Directeur général de la recherche et de l’innovation au Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ». Ceci correspond à une position officielle. Elle est de nature à induire un conflit d’intérêts avec sa position de directeur d’Open Edition qui, par nature, est une plate-forme ouverte à toutes les opinions.

Surtout, elle pourrait me fonder à penser qu’il y a là la source de la mesure qui me frappe. Ce n’est point tant le fait de publier des textes politiques, ou s’inscrivant dans une lecture du politique découlant de recherches scientifiques que l’on me reproche, mais bien les opinions de ces textes. Ce serait donc un procès d’opinion, chose que l’on croyait bannie dans un pays se disant démocratique, procès sans doute mélangé des effluves de la jalousie.

Devant cet état des faits, et devant les multiples soutiens que j’ai reçus, dont celui de Dominique Lecourt et d’autres noms, que ce soit en France ou en Italie, je demande donc solennellement à Open Edition d’annuler sa mesure arbitraire à mon encontre.

Si, vous aussi, êtes choqués par ce comportement de M. Dacos et d’Open Edition, je vous invite à le faire savoir à M. Dacos, à demander que l’usage du carnet Russeurope me soit rétabli, et à faire remonter vos commentaires à M. Alain Beretz, le supérieur hiérarchique de M. Dacos.

Par Jacques Sapir le 28 septembre 2017

https://www.les-crises.fr/invite-russeurope-en-exil-force-par-jacques-sapir/


 Bien entendu, les articles de Jacques Sapir seront dûment relayés sur ce site! P.G.

OUTIL COMMENTAIRES D INTERNAUTESCommentaires d'internautes:

*Une formulation qui recueille un maximum d’adhésions sur ce blog.
J’avoue que lire dans la presse l’éviction de Monsieur Sapir m’a causé un grand choc.
Ce ne sont pas tant les écrits de M. Sapir qui sont en cause, mais la confiscation des débats d’idées déjà exclus dans nos médias mainstream où ne se gargarisent plus que des auto-proclamés experts et quelques journalistes dans un entre-soi inculte et binaire.
Le choc a été aussi grand grand que le spectacle du 9/11. C’est dire ! La France s’auto-mutile : incroyable… Comment en est-on arrivé là ? Qu’est-ce-qui ne tourne pas rond chez nous ?

*Apparemment, ce n’est pas qu’un problème français. Saul Frielander faisait état recemment sur France Culture du même problème dans les universités américaines. Il parlait de violence physiques systématiques contre des conférenciers pour les empêcher de tenir la conférence prévue.

*Bienvenue sur le Blog d’Olivier Berruyer que je suis depuis longtemps… donc nous pourrons continuer à vous lire ici et ailleurs (car on peut rééditer…et diffuser)… Bonne continuation … on organise la “résistance” !

*Bonsoir,
Bienvenu sur le site les Crises Monsieur Sapir. A ce que je vois les libertés les plus simples garanties par la Constitution et les Droits de l’Homme sont violées au nom de certaines règles mal tournées. La France va vraiment mal.
Une bonne soirée

*Eh bien, on en fait des tonnes ici. Il n’est pas contestable que la plateforme hypotheses.org est dédiée au suivi de travaux scientifiques. On peut certainement trouver un ou deux carnets qui s’écartent de cette règle, mais ils tiennent de l’exception. À chacun de se faire une idée sur la liste des carnets publiés : http://www.openedition.org/catalogue-notebooks

Donc, Jacques Sapir publie très régulièrement des tribunes politiques sur une plateforme qui n’est pas vouée à cet usage. Je comprends que cela pose problème. Quand on tire à boulets rouges sur Hollande, Macron, etc., ce n’est pas un travail scientifique, même quand c’est pour de justes raisons.

Parler de censure est évidemment sans objet. La censure s’entend comme interdiction légale d’un texte quel que soit le moyen de publication. Ici, rien n’empêche Jacques Sapir de créer son propre support (nul doute qu’il trouvera des gens pour l’y aider), ou à rejoindre un support existant. Il ne restera plus qu’à populariser la nouvelle URL, ce qui devrait aller assez vite…

*Si je comprends bien, vous pensez qu’on peut faire de l’économie sans faire de politique.
Il s’agit là du mythe fondateur d’une idéologie.. politique : le néolibéralisme.
Ainsi donc, la décision d’interdire des articles économico-politiques au nom d’une prétendue neutralité scientifique de l’économie, n’est qu’une pure décision politique camouflée.
Bien à vous.

*La presse actuelle française, digne de l’époque du maccarthysme (si on a des affinités avec les u$A) ou de la Pravda des années 60-80 (si on est plutôt orienté ex-URSS) est devenue maintenant une sorte de boussole qui indique le sud, qu’il faut donc lire à l’envers, dans un miroir, pour avoir de l’information. Il est donc plutôt réconfortant de voir que l’on trouve chez vous ce qu’on voit dans la presse vue dans ce miroir.Pour ma part que vous soyez hébergé ici ne changera rien, je continuerais à vous lire, ici, sur RT, ou dans vos livres.Merci à vous.

 

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jeudi 28 septembre 2017

Jugé trop «partisan», le blog de Jacques Sapir bloqué sur le portail universitaire OpenEdition

L’économiste et professeur Jacques Sapir, connu pour ses critiques de l’euro, ne dispose plus des droits de publication pour son blog. Le portail universitaire OpenEdition, sur lequel il est hébergé, le juge déconnecté du «contexte académique».

59cabdad09fac2e91e8b4567Le blog Russeurope, animé par Jacques Sapir dans la rubrique Hypothèses du portail OpenEdition, qui héberge des publications d'universitaires à destination d'un public scientifique, est désormais clos et archivé. C'est en tout cas ce qu'a annoncé Marin Dacos, chercheur au CNRS et fondateur d'OpenEdition dans un dernier billet publié sur ce qui fut donc, le blog de Jacques Sapir. Ce dernier ne sera désormais plus en mesure d'y publier de nouveaux articles, mais ses publications antérieures resteront en accès libre pour les visiteurs.

Dans son court texte, le fondateur du portail qui héberge les publications de nombreux chercheurs, universitaires et scientifiques, justifie cette exclusion en reprochant à Jacques Sapir des textes «s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique».

L'économiste se voit donc banni d'un blog qu'il anime de façon régulière et constante depuis 2011 et dans lequel il commente l'actualité économique et politique, souvent dans ses secteurs de prédilection comme l'économie, l'analyse des crises au sein de la zone euro ou la Russie.

Sans avancer aucune hypothèse d'ordre idéologique sur la raison de cette ostracisation par la communauté scientifique, l'auteur s'est contenté de comparer le caractère soi-disant «partisan» de ses analyses avec celles d'un économiste lui aussi présent sur la plateforme et aux vues opposées aux siennes.

sapir tweet

Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Jacques Sapir est connu médiatiquement pour ses analyses économiques, souvent critiques envers les politiques économiques menées au sein de l'Union européenne et envers l'euro, de même que pour sa ligne géopolitique favorable à un rapprochement avec la Russie. Des prises de position qui lui ont valu de nombreuses critiques de la part de la presse comme de la communauté universitaire et scientifique française.

https://francais.rt.com/france/43831-juge-partisan-economiste-jacques-sapir-portail-universitaire-openedition-archiv%C3%A9

Posté par UPR Creuse à 07:17 - - Permalien [#]
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vendredi 15 septembre 2017

Facebook, nouveau censeur ?

Au commencement était la toile que d’aucuns appellent le net. Le mantra de la toile était simple : neutralité du net, pas de censure, pas d’intervention politique, liberté grande dans le respect du bien commun. Autrement dit, pour autant que vous n’appeliez pas au meurtre de votre voisin ou à celui des Écossais (pour cause de radinerie bien entendu), vous pouviez exprimer votre opinion.

ARG FACEBOOKLes réseaux sociaux jusqu’à une période très récente respectaient cette liberté mais les choses sont en train de changer. Facebook a lancé avec huit médias français, l’AFP, Le Monde — qui a créé, dans le même esprit de censure le Décodex –, France Médias Monde (RFI, France 24), L’ExpressLibération20 MinutesBFMTV et Franceinfo, une opération de surveillance des informations figurant sur le réseau. Une information considérée comme « fausse » par deux de ces médias sera signalée comme telle sur Facebook, toute tentative de partage sera accompagnée d’une alerte et toute publicité sera bloquée.

Facebook, qui finance de nombreuses manifestations liées à l’information comme le plus important congrès européen de journalisme, veut être plus en pointe dans le combat pour l’Empire du Bien. Le Vice-Président de Facebook Adam Mosseri avait annoncé la couleur en Italie en avril 2017 comme l’Observatoire l’avait noté.

En complément de l’opération ci-dessus, Mosseri annonce que le réseau social ne veut pas s’impliquer dans la vérification des faux discours ni dans la qualification de ce qu’est un discours de haine ou de violence. Il fera appel à des tiers comme l’université américaine Poynter ou au Désintox de Libération dont le propriétaire l’aimable Patrick Drahi n’a certainement aucun conflit d’intérêt.

Comme le disait justement Guy Debord « dans la société du spectacle, le vrai devient un moment du faux ». L’Observatoire reviendra sur des projets de Google qui vont dans le même sens : surveiller et punir. Devinez qui ?

Posté par UPR Creuse à 08:29 - - Permalien [#]
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mardi 7 mars 2017

Revue de presse (sélection semaine du 28 février au 6 mars 2017) 2° partie

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Dernière minute: 7 mars:

Matinale de France Inter à Aubusson, hier

La parole aux auditeurs: interpellation de Patrick Cohen par l'UPR Creuse

https://www.franceinter.fr/emissions/interactiv/interactiv-06-mars-2017

VSD

Droits de réponse UPR à Sud Ouest, VSD et M6 Info, trois médias qui se sont mis dans l’illégalité en refusant de les publier.

https://www.upr.fr/actualite/droits-de-reponse-a-sud-ouest-vsd-m6-info

Macronades

Best of Macron
Un pêle-mêle des meilleures phrases de Macron - à voir!
Bayrou a négocié 96 investitures à Macron
De la petite politique, vraiment. On imagine que Macron a du être ravi de pouvoir bénéficier en retour d'une série de parrainages d'élus MoDem.
L’œuf du salon de l'agriculture
Un œuf de plus atterrissant sur la tête à Macron: le candidat de la finance est maintenant un habitué de la chose.
Nombreux emplois fictifs au MoDem
Macron hérite aussi des casseroles de Bayrou: des assistants parlementaires servant le parti politique plutôt que le parlementaire. C'est Corinne Lepage qui dénonce ce nouveau scandale.
Florilège de Laurence Haïm, porte-parole de Macron
Comme quoi elle arrive à faire encore plus creux que du discours Macron!

Autres campagnes

Pour éviter une indigestion, nous ne parlerons pas de Fillon dans cette section.
Lassalle mentionne Asselineau à 3 reprises sur TV-Agri
Il se dit également proche de ses analyses concernant l'agriculture. S'il n'a pas ses 500 parrainages et poursuit le fil de sa pensée sur la responsabilité des traités européens sur le désastre agricole actuel, qui sait s'il ne pourrait pas rallier François Asselineau dans les semaines qui viennent?
Corruption généralisée au FN
Gaël Nofri, ancien conseiller de Marine le Pen, a dénoncé un système de corruption généralisé au sujet du financement des campagnes de 2012.
Menaces à demi-mots de le Pen sur les fonctionnaires enquêtant sur le FN
Ses mots sont que ces fonctionnaires mettent en jeu leur propre responsabilité et devront assumer leurs responsabilités en cas de victoire du FN. Comme le dit un cadre repenti du FN, le FN n'est républicain que par nécessité.
Cheminade veut aussi changer l'Europe
Rappel: comme les autres partis traditionnels, Cheminade veut lui aussi changer l'Union européenne... sauf que l'article 48 du TUE rend la tâche impossible car il faut l'unanimité des Etats-membres pour modifier les traités.

Posté par ddupr à 08:21 - - Permalien [#]
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