jeudi 18 janvier 2018

Communiqué commun UPR & DLF

France 3 Bourgogne Franche-Comté a organisé le vendredi 12 janvier un débat rassemblant 6 des 10 candidats qui se présentent à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, dont le 1er tour est prévu le dimanche 28 janvier

COM UPR DLF

Ont été invités à ce débat les candidats suivants, avec les nuances politiques suivantes attribuées par le ministère de l’Intérieur : Ian Boucard (nuance LR), Christophe Grudler (nuance MDM), Arthur Courty (nuance SOC), Anaïs Beltran (nuance FI), Jean-Raphaël Sandri (nuance FN) et Sophie Montel (nuance EXD).

Les candidats soutenus par l’UPR (Jonathan Vallart, nuance DIV), DLF (Julie Kohlenberg, nuance DLF), Lutte ouvrière (Yves Fontanive, nuance EXG) et EELV (Vincent Jeudy, nuance ECO) n’ont pas été invités au débat. Ils n’ont eu droit qu’à des extraits de quelques secondes de leurs interviews séparées, diffusés durant l’émission.

Cette différence de traitement entre les candidats, à la fois en temps de parole (plusieurs minutes contre quelques secondes) et en qualité (débat sur le plateau contre enregistrement) est inacceptable. Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres.

Déjà, durant la campagne présidentielle, la volonté de séparer les prétendus « grands » des prétendus « petits » candidats avait engendré sur TF1 un débat avec cinq candidats sur les onze qualifiés, constituant ainsi un véritable scandale démocratique, que l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) condamne d’ailleurs avec la plus grande virulence lorsqu’elle se produit sous d’autres cieux.

C’est la raison pour laquelle l’Union populaire républicaine et Debout la France ont décidé de saisir conjointement le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Les autres formations politiques exclues du débat de France 3, Lutte ouvrière et EELV, n’ont pas été sensibles à cette approche commune.

François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan, respectivement présidents de l’UPR et de DLF et candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont donc adressé un courrier conjoint à M. Olivier Schrameck, président du CSA afin que ce dernier impose à France 3 Bourgogne Franche-Comté des mesures compensatoires en faveur des candidats que la chaine a délibérément et arbitrairement discriminés (voir le courrier de François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan à la suite du présent communiqué).

L’UPR, DLF, Lutte ouvrière et EELV ont certes des programmes politiques très différents, l’UPR étant notamment le seul parti politique à proposer de faire sortir la France unilatéralement de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Il est important, cependant, que des formations politiques différentes mais victimes de discriminations arbitraires de la part des médias audiovisuels sachent, ensemble, faire respecter leur droit à la parole, afin de sauvegarder la démocratie et l’expression pluraliste des opinions politiques à la télévision et dans les stations de radio, en France.

Contact médias :

presse@upr.fr

Lire la saisine commune de l’Union populaire républicaine et de Debout la France au CSA

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Election législative partielle dans le Territoire de Belfort : LE débat ! (L'UPR censurée!)

L'élection de Ian Boucard, Les Républicains, a été invalidée par le Conseil Constitutionnel. (Voir les motifs en fin d'article)
Les électeurs de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort votent à nouveau pour leur député les dimanche 28 janvier et 4 février. Ils ont le choix entre 10 candidats en lice.(Voir la liste en fin d'article)

ACT UPR CENSURE JONATHAN



Nous organisons un débat entre 6 candidats :

  • Ian Boucard, Les Républicains
  • Christophe Grudler, MoDem, investi par La République En Marche
  • Jean-Raphaël Sandri, Front National
  • Sophie Montel, Les Patriotes
  • Anaïs Beltran, La France Insoumise, soutenue par le MRC et le PCF
  • Arthur Courty, Parti Socialiste

Suivez en direct l'enregistrement de l'émission

Vendredi 12 janvier à 15h30

Entre juin 2017 et janvier 2018, pas de changement pour les 4 premiers arrivés le 11 juin 2017. On retrouve Christophe Grudler, MoDem et LREM, qui a viré en tête avec presque 32 % des voix ; Ian Boucard, Les Républicains, qui avait totalisé 23, 7 % des suffrages ; Jean-Raphaël Sandri, FN, et ses 17,5 % ; Anaïs Beltran, de la France Insoumise, et 12 % des bulletins.

Rien n'a changé pour Messieurs Grudler et Boucard. En revanche, Jean-Raphaël Sandri est affaibli par la candidature de l'ex-FN et aujourd'hui "Patriotes" Sophie Montel. Quant à Anaïs Beltrand, elle part sous l'étiquette LFI, comme en juin, mais avec en plus le soutien du MRC et du PC... A savoir : le candidat MRC, Bastien Faudot avait recueilli 9 % des voix et Sabine Verdant, du PCF, 1,5 % des suffrages.
Autre modification : Bastien Faudot, MRC, avait le soutien du PS. Cette fois-ci, le PS présente Arthur Courty qui, en juin, avait retiré sa candidature pour soutenir Bastien Faudot.

Pourquoi cette élection partielle attire l'attention :

-  9 mois après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, c'est un test électoral grandeur nature, plus fiable qu'un sondage !

- Christophe Grudler, MoDem et LREM, se présente à Belfort depuis plus de 20 ans. En juin, il n'incarnait pas vraiment le renouveau promis par le Président de République. Ce centriste arrivera-t-il à convertir en bulletins de vote la bonne cote de popularité du Président et de son Premier Ministre ?

- Ian Boucard payera-t-il sa "tricherie électorale " ? Sa faute est lourde même s'il a apporté la preuve qu'elle a été organisée par son parti et pas par lui, ce qui l'aurait rendu inéligible...

- Anaïs Beltran, une femme, jeune, parviendra-t-elle à capitaliser sur son nom les voix, en plus des siennes, du MRC et du PCF ? Cette "stratégie d'union de la gauche" sera-t-elle payante ? 12 + 9 + 1,5 % : avec plus de 22 % des voix, si l'addition est respectée, la présence au second tour est assurée... A gauche toujours, une question se pose :  que pèse encore électoralement le PS qui présente Arthur Courty ?

-  la bagarre entre FN et "Les Patriotes" sera intéressante à suivre. Qui arrivera en tête ? Le logo "FN" ou Sophie Montel qui a représenté le Front National durant 30 ans en Franche-Comté et qui bénéficie d'une certaine notoriété ? A la présidentielle, Marine Le Pen était arrivée largement en tête dans cette circonscription avec 28,4 % des voix, loin devant Emmanuel Macron, 20 %.

Le Débat avec France Bleu et l'Est Républicain

Plein de bonnes raisons pour observer cette élection partielle avec énormément d'attention... et de suivre notre débat.
Ce débat d'une heure sera co-animé par Catherine Eme-Ziri de France 3 Franche-comté et Emilie Pou de France Bleu Belfort. De plus, Philippe Piot, journaliste de l'Est Républicain à Belfort, interviendra pour apporter son éclairage.
Deux rendez-vous pour regarder ce débat : vendredi dès 15H30 avec la retransmission en direct sur notre site internet, Facebook et YouTube. puis dimanche à 10 h 50, sur France 3 Franche-comté.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/election-legislative-partielle-territoire-belfort-debat-1397263.amp?__twitter_impression=true

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Parfait exemple, totalement HONTEUX, de déséquilibre dans un scrutin provoqué par les médias en différenciant les candidats.

Ici, pour l'élection législative partielle dans le Territoire de Belfort, c'est France 3 et plus particulièrement France 3 Bourgogne / France 3 Franche-Comté, en partenariat avec France Bleu Belfort Montbéliard et L'Est Républicain qui organisent un débat avec 6 candidats sur les 10 qui se présentent.

6 candidats vont donc bénéficier d'une fenêtre médiatique et d'une égalité de traitement entres eux, pendant que les 4 autres sont relégués au rang de candidat de 2nde zone, écartés du débat et éliminés d'office, avec pour seul droit un petit passage d'une interview préalablement enregistrée...!

C'est d'autant plus scandaleux que cela se passe sur une chaîne du service public...
Oui, ils respectent les règles (injustes) du Conseil supérieur de l'audiovisuel - CSA ! Et tout le monde ou presque trouve ça normal...

P.G.

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mercredi 17 janvier 2018

Elections européennes : le gouvernement se prépare à… diminuer le temps d’antenne de l’opposition !

Le gouvernement se prépare à modifier les règles du temps de propagande dans l'audiovisuel public pour les élections européennes. Surprise, LREM sortirait grand gagnant de la réforme, avec une augmentation de 155% du temps d'antenne ! A l'inverse, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis perdraient de nombreuses minutes...

ACT EM ELECTIONS

Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l'Assemblée nationale le 17 janvier prochain.

La manœuvre concerne les spots de campagne diffusés sur l’ensemble des chaînes de l’audiovisuel public. Profitant de la réforme consensuelle du mode de scrutin aux élections européennes – les députés européens seront désormais élus sur l’ensemble du territoire français -, le gouvernement a inséré dans son projet de loi un article sur ces clips de propagande. Actuellement, ces spots sont diffusés pendant une durée totale de deux heures sur chaque média, répartis de façon parfaitement égale entre tous les partis représentés au Parlement. S’il existe six listes soutenues par des groupes parlementaires, elles se partageront chacune 20 minutes d’antenne. Quant aux partis qui ne disposent pas d’un groupe parlementaire, comme le FN ou Debout la France, ils se partagent égalitairement une heure, mais aucun ne peut parler plus de cinq minutes.

De 20 à... 51 minutes pour LREM

Plutôt que de chercher à atténuer ce déséquilibre, le gouvernement d’Edouard Philippe a choisi… de l’accentuer. Comme l’a remarqué la Lettre A, ce projet de loi prévoit en effet que ces deux heures réservées aux partis parlementaires seront désormais réparties… au prorata, selon le poids des groupes parlementaires. Ce qui avantagera mécaniquement les coalitions qui disposent des plus gros groupes parlementaires, la République en Marche-MoDem et Les Républicains. Selon nos calculs, LREM, allié au MoDem, passerait ainsi de 20 minutes à… 51 minutes de temps de propagande dans l’audiovisuel public. Soit une augmentation de temps de propagande de 155%, grâce à leurs 382 parlementaires. La bonne affaire ! Les Républicains passeraient eux de 20 à 32 minutes d’antenne.

Jean-Luc Mélenchon devrait en revanche hurler : avec cette réforme, le temps d’antenne des Insoumis via ces spots passerait de 20 minutes… à 2 minutes. Maigre consolation, la future loi prévoit d’octroyer 2 minutes supplémentaires… pour toutes les listes.

L'heure des petits partis supprimée

Quant à la seconde tranche d’une heure réservée aux partis qui ne comptent pas de groupe au Parlement, comme le FN, elle disparaît. A la place, le gouvernement veut mettre en place une heure de « correctif » démocratique. L’idée ? Atténuer les déséquilibres qui découleront… de sa propre réforme. Cette heure sera ainsi répartie entre toutes les listes candidates - dont LREM et LR - « afin que les durées respectives d’émission attribuées aux listes » ne soient pas « hors de proportion avec (leur) participation à la vie démocratique de la Nation ».

Concrètement, le CSA fixera la durée des clips des uns et des autres en veillant à ce que les partis qui comptent de nombreux électeurs mais peu de parlementaires, comme la France Insoumise, le Front national, voire Debout la France, ne soient pas trop désavantagés par cette réforme. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être docteur en mathématiques pour s’apercevoir qu’étant donné le nombre de listes – 25 en 2014 – ces partis ne pourront guère prétendre à plus de 5 ou 6 minutes. Et se trouveront donc les grands perdants de la nouvelle loi…

Réprimande du Conseil d'Etat

Sollicité en amont du texte, le Conseil d’Etat a d’ailleurs réprimandé le gouvernement. Courtoisement mais fermement, les sages du Palais-Royal ont fait savoir que ce critère du poids des groupes parlementaires nationaux n’était pas particulièrement pertinent pour déterminer le temps de parole à une élection européenne : « La différence entre les modes de scrutin, pour l’élection des députés et sénateurs d’une part, et pour l’élection des représentants au Parlement européen d’autre part, les spécificités du débat démocratique dans le cadre de la campagne pour le renouvellement du Parlement européen et, enfin, l’évolution potentiellement très rapide des courants d’idées et d’opinions, peuvent conduire à ce que l’attribution de la deuxième fraction de durée d’émission ne soit pas en adéquation avec la participation des partis et groupements politiques représentés au Parlement national, aux débats de la campagne électorale ».

Le Conseil d’Etat a donc conseillé au gouvernement de réduire ce temps d’antenne réservé aux partis représentés au Parlement à une heure et demie. Proposition royalement ignorée par Edouard Philippe et Gérard Collomb, qui portera le texte devant le Parlement. Le temps où En Marche saisissait le Conseil constitutionnel pour obtenir plus de temps pour ses clips aux élections législatives, au nom du pluralisme et de la représentation des partis sans groupe au Parlement (!), semble définitivement envolé…

Les clips ne font pas l'élection

Le gouvernement n’a en revanche pas osé toucher aux règles du temps de parole dans les émissions de télévision. Celui-ci reste défini par le CSA, selon un calcul compliqué mêlant résultats aux dernières élections, score dans les sondages et dynamisme du parti sur le terrain.

Les partis perdants de la réforme se rassureront encore en constatant que ce genre de clips ne font pas forcément l’élection. En 2014, le Front national est arrivé premier aux élections européennes, avec deux millions de voix de plus que le PS… malgré des clips de propagande dans l’audiovisuel public quatre fois moins longs.

https://www.marianne.net/politique/elections-europeennes-le-gouvernement-se-prepare-diminuer-le-temps-d-antenne-de-l

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Vous pariez combien qu'ils vont encore s'arranger pour que l'UPR n'obtienne aucune visibilité médiatique? Raison de plus pour se mobiliser sur le terrain le plus vite possible...  P.G.

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mercredi 10 janvier 2018

Présidentielle russe : l’économie éclipsée par la politique étrangère ?

TRIBUNE LIBRE

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 21-12-2017

TL POUTINE ELECTIONS

Alors que les élections présidentielles russes auront lieu le 16 mars 2018, Vladimir Poutine a récemment confirmé son intention de se porter candidat à sa propre succession. En cas de victoire, l’homme fort du Kremlin pourrait se maintenir au pouvoir jusqu’en 2024. Si la stagnation économique touche le pays depuis peu et la faible croissance est structurelle à la Russie, les questions internationales tendent à minorer l’impact électoral de la question économique. L’analyse de Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS, ancien ambassadeur de France en Russie.

 

Vladimir Poutine bénéficie d’une popularité et d’un taux d’intention de vote exceptionnels. Est-ce à dire qu’il s’agit d’une élection sans enjeux ?

Effectivement, le taux de popularité de Vladimir Poutine est resté très élevé. On impute cela à « l’effet Crimée » ou au « consensus de Crimée ». De fait, l’écrasante majorité de la population considère que le président a géré habilement le dossier. D’une manière générale, les dossiers de politique étrangère sont au bénéfice du régime. Il y a une conjonction particulière à laquelle s’ajoute le contexte économique qui, jusqu’à ces deux derniers mois, laissait prévoir une croissance de 2% avec nombre d’indicateurs positifs en matière de salaires, d’investissements et d’exportations.

Le président a bénéficié jusqu’à ces dernières semaines d’un ensemble de facteurs qui fait qu’effectivement il sera réélu sans problème. La seule véritable interrogation est le taux de participation et, sur ce point, on voit émerger au sein de l’Etat-major politique une préoccupation. A partir du moment où les jeux sont faits, même les personnes décidées à voter pour Vladimir Poutine ne seront finalement pas très incitées à se déplacer. Or, si le taux de participation passe sous la barre des 50%, cela serait considéré comme un élément négatif voir une critique de l’actuelle présidence et donc Vladimir Poutine verrait sa légitimité érodée pour son prochain mandat.

Comment se porte le pays sur le plan socio-économique ? La période de stagnation économique qui touche actuellement le pays peut-elle avoir un impact dans les urnes ?

2017 a été l’année de la reprise pour l’économie russe. Cela s’est traduit par un retour à la hausse des investissements, des salaires réels, une diminution de l’inflation jusqu’aux alentours de 3% permettant une progression du pouvoir d’achat. C’est un ensemble d’éléments qui, appuyé sur la remontée du prix du baril de Brent, a conduit à penser que l’économie nationale aller croître de plus de 2% en 2017.

En fait cette embellie s’est arrêtée assez vite et ces deux derniers mois ont été plutôt négatifs. Les revenus réels ont continué à décroître, l’investissement a stagné ainsi que la consommation et les ventes de détail ont même eu tendance à diminuer. Actuellement nous sommes dans une phase qui infirme les espérances que les économistes plaçaient dans le développement du pays.

Mais cela ne jouera pas lors des élections car, comme l’a rappelé Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse, les performances économiques depuis son accession au pouvoir en 2000 sont telles que cela lui donne matière à faire face à ses contradicteurs. Le PIB a augmenté de 75%, la production industrielle de 70%, les salaires ont été multipliés par 3,5, les retraites par 3,6, la mortalité infantile a été divisée par 3,6, l’espérance de vie est passée de 65 à 73 ans.

Tous ces indicateurs lui donnent un crédit suffisant pour passer cette période décevante. Le problème c’est qu’elle s’annonce ainsi mais personne ne sait exactement pourquoi. Les prix du pétrole ont augmenté, le budget russe a été calculé avec un baril de Brent à 40$ alors qu’il est actuellement proche des 65$ ce qui devait constituer une marge de manœuvre appréciable.
Mais le rouble reste très bas, l’économie ne redémarre pas et pour des économistes comme Alexeï Koudrine, ministre des Finances, la cause de cette atonie est l’absence de réformes structurelles. Il s’agira donc d’en mettre en place pour sortir de cette période de croissance faible qui, comme le ministre se plaît à le faire remarquer, avait une existence antérieure à la baisse du prix du baril et la crise ukrainienne.

Toute la question sera donc de savoir si pour son dernier mandat, Vladimir Poutine lancera des réformes structurelles ou non. S’il ne le fait pas, beaucoup de spécialistes considèrent que la Russie restera sur des taux de croissance très modestes.

Quel peut être l’impact des questions internationales sur la campagne électorale ?

Vladimir Poutine a déclaré, peu avant l’annonce de sa candidature, que les troupes russes se retireraient de Syrie hormis une couverture non chiffrée qui restera sur place. Cela correspond à une demande de l’opinion publique car les opérations en Syrie sont perçues différemment de celles en Ukraine.

Pour les Russes, l’Ukraine c’est affectif et émotionnel, la Crimée ayant toujours été russe depuis le début du 18ème siècle. Pour la plupart de l’opinion russe, c’était une erreur commise par Khrouchtchev que de céder la Crimée à l’Ukraine en 1954, puis par ses successeurs de ne pas être revenus sur ce décret ; le président ne sera donc pas critiqué. En revanche, que des citoyens russes aillent mourir en Syrie, c’est moins évident pour l’opinion russe. En annonçant le rappel des troupes, Vladimir Poutine donne un signal très clair : la guerre a été gagnée et le processus diplomatique de sortie de crise est en marche.

Ainsi, les dossiers internationaux jouent incontestablement un rôle important dans la popularité de Poutine. Pour les Russes le président a rendu à la Russie son statut de grande puissance. Pour l’heure, il s’agit d’un élément important et positif de la popularité de Vladimir Poutine.

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 21-12-2017

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dimanche 7 janvier 2018

Jonathan Vallart sera le candidat de l’UPR à l’élection législative de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort

Jonathan Vallart sera le candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, rendue vacante par l’invalidation, par le Conseil constitutionnel, de l’élection de Ian Boucard, candidat de LR. Aurore Macé sera sa suppléante. Le scrutin est prévu le dimanche 28 janvier 2018.

ACT JONATHAN

Jonathan Vallart, 38 ans, né le 31 décembre 1978 et originaire du Pas-de-Calais, est aide-soignant et réside dans le Territoire de Belfort. Issu d’une famille ancrée à gauche et influencé par un grand-père membre du PS toute sa vie, Jonathan Vallart a été sympathisant socialiste pendant plusieurs années.

Par la suite, les difficultés provoquées par la prétendue « construction européenne » et son incapacité manifeste à fonctionner le rendent de plus en plus sensible au discours de Jean-Pierre Chevènement. À l’instar de nombreux Français de gauche, Jonathan Vallart a longtemps cru qu’une « autre Europe » était possible, notamment après la promesse de François Hollande de renégocier, s’il était élu en 2012, le TSCG (« traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance », négocié par Nicolas Sarkozy).

L’impossibilité de « changer l’Europe », à nouveau démontrée par François Hollande dès les premiers mois de son quinquennat, et ce malgré ses promesses électorales, a conduit Jonathan Vallart à s’informer sur la « construction européenne » sur Internet. Cette démarche l’a amené à visionner plusieurs conférences de François Asselineau, notamment « qui gouverne la France et l’Europe ? » et « pourquoi l’Europe est-elle comme elle est ? ».

Jonathan Vallart adhère alors rapidement à l’UPR, après avoir lu sa Charte fondatrice ainsi que son programme politique inspiré du CNR et reposant sur la sortie unilatérale de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN. Il a été candidat titulaire de l’UPR dans la 1ère circonscription du Territoire de Belfort lors des élections législatives de juin 2017 où l’UPR était massivement présente, affichant des candidats dans 574 circonscriptions sur 577. L’UPR a d’ailleurs été le parti politique français présentant le plus de candidats aux élections législatives de cette année.

Sa suppléante, Aurore Macé, 35 ans, originaire de Saint-Lô dans la Manche est diplômée en droit public et travaille à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Territoire de Belfort. Auparavant, elle a exercé comme conseillère juridique aux armées en tant qu’officier pendant cinq ans, puis à l’hôpital Nord Franche-Comté. D’abord adhérente à l’UMP début 2013, elle n’y reste que quelques mois, déçue de l’absence d’analyse de fond sur la situation de la France. Elle découvre l’UPR grâce à son père et y adhère à Noël 2013.

Depuis, elle s’est présentée sous la bannière de l’UPR aux élections européennes de mai 2014, aux élections départementales de mars 2015, aux élections régionales de décembre 2015 et enfin aux dernières élections législatives de juin 2017, comme suppléante.

Au cours de ses études de droit, Aurore Macé a notamment étudié le droit constitutionnel ainsi que le droit communautaire et les institutions européennes. D’abord fervente européiste, elle a pris conscience grâce aux conférences de François Asselineau de la supercherie de ce projet politique qui, sous couvert de promettre des lendemains qui chantent, entraine la France vers sa destruction.

Jonathan Vallart et Aurore Macé, respectivement de sensibilités de gauche et de droite, illustrent la diversité d’opinions qui règne à l’UPR ainsi que la capacité de rassemblement de notre mouvement en dehors des clivages traditionnels de la société française, dans le but de restaurer l’indépendance et la souveraineté de la France. C’est exactement ce que les résistants de toutes origines avaient réussi à faire en se rassemblant au sein du Conseil National de la Résistance, derrière Charles de Gaulle et Jean Moulin, à partir de 1943.

François Asselineau, Président de l’UPR et candidat à l’élection présidentielle de 2017, viendra soutenir Jonathan Vallart et Aurore Macé dans leur campagne électorale, de même que plusieurs responsables nationaux du mouvement et de nombreux militants du Territoire de Belfort.

Contact médias :

presse@upr.fr

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vendredi 5 janvier 2018

Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ?

TRIBUNE LIBRE/ Charles Gave

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

TL MACRON GALETTE

Plusieurs événements ont attiré mon attention lors des derniers mois, et tous confirment mes pires craintes : une attaque fort bien menée contre notre système démocratique est en cours.

Commençons par l’élection présidentielle.

Les hommes de Davos (HdD) et autres oints du Seigneur (ODS) qui gouvernent la France depuis trop longtemps déjà ont eu une peur bleue lorsqu’ils se sont réveillés les matins suivants les votes pour le Brexit et pour monsieur Trump. Les peuples se révoltaient contre leurs maîtres, les incultes se rendaient compte que le Roi était nu et votaient en conséquence, ce qui était insupportable.

Une contre-attaque fut donc organisée pour que la même chose ne se produise pas chez nous.

Dans le droit français traditionnel, il existe plusieurs principes généraux dont le premier est que « on ne choisit pas son juge ». Ce qui veut dire que les parties à un procès, parquet y compris, en matière pénale n’ont pas la possibilité de choisir tel ou tel juge, ou telle ou telle juridiction. Il y a des règles générales de compétence territoriale, ou de spécialités techniques qui vont amener des juridictions à intervenir mais ce sera par détermination de la loi. C’est la raison pour laquelle ce que l’on appelait « les juridictions d’exception » sont aujourd’hui proscrites.

Le deuxième principe est celui que les juridictions du fond ne peuvent pas s’auto saisir. Elles ne peuvent l’être qu’ à l’initiative d’une partie. Or le parquet est lui aussi une partie au procès en matière pénale, doté de prérogatives spéciales puisqu’il est « l’avocat de la République ».

En application de ces principes, si à la suite d’une enquête préliminaire qui n’est pas contradictoire, il considère qu’il faut ouvrir une procédure d’instruction, il saisit le doyen des juges d’instruction, qui désignera le juge du siège qui diligentera « l’information judiciaire ». Celle-ci devra se dérouler de façon contradictoire dans le respect rigoureux du code de procédure pénale et respecter le principe de la loyauté. Ces règles élémentaires ont été foulées aux pieds à l’occasion de la campagne présidentielle. Le Parquet National Financier (PNF) est une institution d’exception créée après l’affaire Cahuzac. Sa composition soigneusement organisée par l’Élysée Christiane Taubira en son temps, en ont fait une officine totalement dévouée au pouvoir en place.

Gros avantage, cette nouvelle entité, qui n’a répétons-le aucun pouvoir juridictionnel a la capacité de s’autosaisir, c’est-à-dire qu’elle peut lancer une enquête préliminaire à sa guise et au moment de son choix sur une personnalité qui deviendrait gênante pour le pouvoir en place (par exemple). On sait le rôle des médias, immédiatement destinataires des pièces de la procédure pourtant secrète, qui rendent ces enquêtes préliminaires politiquement meurtrières. Mais comme si cela ne suffisait pas, on a créé au tribunal de grande instance de Paris un pôle financier chargé de l’instruction. Dont les magistrats entretiennent avec ceux du parquet des relations étroites (...)

Rétrospectivement, l’idée de monsieur Hollande apparait très clairement : il était persuadé que son opposant aux élections présidentielles suivantes serait monsieur Sarkozy et qu’il était donc nécessaire de préparer des dossiers contre lui, que l’on ferait fuir au Canard Enchainé quelques semaines avant l’élection, ce qui permettait à un juge du PNF (ancien du syndicat de la magistrature ou pas) de s’autosaisir, permettant de ce fait la réélection du président sortant.

Monsieur Hollande ayant été par trop lamentable, il a fallu que nos hommes de Davos réorganisent hâtivement le plan de campagne compte tenu du désastre Brexitien et de l’élection de monsieur Trump.

L’ennemi à battre n’était plus monsieur Sarkozy, mais le Peuple.

Commençons par le but à atteindre. Il fallait qu’au deuxième tour nous ayons face à face un candidat représentant les hommes de Davos contre madame Le Pen, pour assurer le maintien au pouvoir de notre caste.

Il fallait donc attendre les résultats des primaires de la droite.

Si par hasard ce candidat était monsieur Juppé ou monsieur Sarkozy, il n’y avait aucune inquiétude à avoir, l’un et l’autre étant des membres solides et patentés de l’internationale de Davos.

Monsieur Fillon était plus embêtant avec son attachement à Philippe Seguin [!!, NdR], ses racines régionales et sa femme anglaise (Galloise). A l’évidence, l’homme n’avait pas beaucoup de caractère, mais à l’évidence encore il ne pouvait pas être considéré comme « sûr ». A tout hasard donc, un homme jeune et propre sur lui fut lancé dans la bagarre pour permettre de procéder le cas échéant à un gambit, un peu comme aux échecs.

Au grand dépit des hommes de Davos et des media, Fillon sortit vainqueur de la primaire de la droite et la machine se mit en route.

Notre « propre sur lui » bénéficia immédiatement du soutien de tous les patrons du capitalisme de connivence français qui fort opportunément détenaient une grande partie des media et fut rejoint par quelques vieux chevaux de retour de la démocratie chrétienne …et Fillon fut inculpé en temps utile par le PNF, ce qui garantissait la présence au deuxième tour du jeune homme propre sur lui.

Le but était atteint : l’homme de Davos fût élu, mais ce dont le peuple commença à se rendre compte c’est que nous avions eu en fait un coup d’état organisé par les hommes de Davos appuyés par une partie de la magistrature et avec la complicité de la quasi-totalité de la presse pour fausser une élection. Et du coup les électeurs se sont à peine donné la peine d’aller voter au deuxième tour et encore moins aux législatives.

Et donc le nouveau président est certes légal, mais pas du tout légitime. Il n’y a pas eu « une rencontre entre un homme et un peuple » mais tout au plus une rencontre entre un homme et 20 % de l’électorat qui pensent comme lui, le candidat ayant été choisi parce qu’il faisait partie de ces 20 %.

Et ce qui me gêne aujourd’hui est bien sûr que notre président ait été élu grâce à un putsch organisée fort intelligemment par les hommes de Davos et les oints du seigneur, et que nous, les électeurs « normaux » avons été une fois de plus roulés dans la farine par ces mêmes hommes de Davos.

Mais si j’ai raison, ces hommes sans foi ni loi ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.

Leur but étant de créer un état européen technocratique et qui n’aurait pas besoin de se soumettre aux élections –le vieux rêve de Jean Monnet- il va leur falloir accélérer autant que faire se peut le mouvement vers un tel système, car les peuples se réveillent parfois de leurs assoupissements et de tels réveils peuvent être douloureux pour ceux au pouvoir. Surtout quand le Président n’a aucune légitimité…

Il leur va falloir donc agir très, très rapidement, pour essayer de rendre la situation irréversible le plus vite possible.

L’étape suivante va sans doute aucun se produire au niveau européen et monsieur Juncker, comme d’habitude a été suffisamment stupide pour nous annoncer quel était le plan de bataille.

La monnaie européenne est un échec flagrant, qui a fait la fortune de l’Allemagne et ruiné tous les pays de l’Europe du Sud, chacun en conviendra, mais ce n’est un échec flagrant nous disent ceux qui l’ont créé que parce que le mouvement vers l’Europe a été trop lent.

La solution ce n’est donc pas moins d’Europe et plus de démocratie mais plus d’Europe et moins de démocratie.

Plus d’Europe veut dire mettre sur pied de toute urgence un Etat Européen muni d’un vrai Président Européen, qui aura prééminence sur les pouvoirs exécutifs locaux flanqué d’un ministre des finances européen qui aura droit de regard sur les finances de chaque état européen, mais aussi créer une armée européenne, des députés européens qui ne soient rattachés à aucune nation et que sais-je encore.

Et bien entendu, ce projet sera lancé dès que les élections allemandes seront passées et il s’agira et en premier lieu de transférer à des organismes européens non élus la souveraineté militaire française contre une promesse par l’Allemagne de financer nos déficits budgétaires et notre système social. L’Allemagne paiera pour les erreurs de nos hauts fonctionnaires, avec le sang des soldats français telle est l’offre française…Monsieur Macron est en train de réinventer le STO de sinistre mémoire.

Pour cela, il fallait d’abord se débarrasser du chef de l’armée, le général Pierre de Villiers tant cet homme était sourcilleux sur tout ce qui concernait la souveraineté militaire de la France, ce qui fut fait fort proprement et fort rapidement.

(...)

Résumons-nous.

La France a déjà perdu sa souveraineté

  • sur ses frontières avec les accords de Schengen.
  • sure sa Justice
  • sur sa Loi Constitutionnelle
  • sur qui peut ou ne pas vivre en France avec le Traité de Lisbonne qui avait été refusé par la population française quand il avait été présenté sous le nom de constitution européenne.
  • sur sa monnaie avec le traité de Maastricht et l’euro.

Dans les mois qui viennent, tout le travail de monsieur Macron va être que la France finisse de perdre sa souveraineté budgétaire, déjà bien entamée hélas, mais surtout sa souveraineté militaire.

A ce moment-là, la France n’aura plus qu’une seule chose à vendre à l’Allemagne (lire l’Europe) pour boucler ses fins de mois : le siège de la France au conseil de sécurité aux Nations Unies, ce qui ne saurait tarder. Resteront peut-être l’Alsace et la Lorraine dont monsieur Macron, en fin négociateur qu’il est pourrait tirer sans aucun doute un bon prix, mais là j’anticipe un peu.

Que le gouvernement français actuel veuille lancer une telle initiative, je n’en doute pas une seconde.

Que cela réussisse à mon avis a à peu près autant de chances qu’une enclume a de voler, et pour deux séries de raison, les unes intérieures, les autres extérieures.

Commençons par les raisons intérieures.

Les hommes de Davos et autres ODS ont réussi à gouverner la France sans interruption depuis 1974 en faisant croire au peuple qu’il y avait une droite et une gauche, alors qu’en fait ces deux partis avaient été complètement noyautés par les HdD et les ODS qui avaient violemment expulsé tous ceux qui n’acceptaient pas leurs projets à long terme.

La dernière élection les a fait sortir du bois et chacun sait qui gouverne vraiment aujourd’hui notre pays et l’a gouverné depuis quarante ans. Et donc où ils réussissent, ou ils sont foutus telle est la réalité puisqu’ils sont maintenant en pleine lumière. Ils ne peuvent plus se cacher

Et comme ils le savent, je crains le pire pour nos Libertés. Les journalistes qui s’y opposeront seront virés, les sites des opposants seront hackés, les contrôles fiscaux vont pleuvoir sur ceux qui manifesteraient leur désaccord, la propagande sur les radios et dans les media sera insupportable.(...)

Venons-en aux raisons extérieures.

Le but de nos ODS est d’inféoder la France à l’Allemagne en offrant à cette dernière la force militaire française comme appât. L’idée est : vous payez nos (hauts) fonctionnaires et on vous apporte l’armée française et le feu nucléaire sur un plateau.

Cette tentative va amener à une levée de boucliers partout en Europe où voir resurgir l’empire de Charlemagne va susciter un enthousiasme très moyen (que le lecteur imagine la réaction des Grecs, des Tchèques, des Italiens, des Polonais, des Hollandais, des Anglais, des Espagnols…) Voilà qui ferait monter la détestation d’une Europe gérée par un condominium franco-allemand à des niveaux inouïs immédiatement.

Aucune chance que les Allemands n’acceptent.

Qui plus est, les USA risquent de faire les gros yeux et de faire comprendre au gouvernement allemand, voir au gouvernement français que la recréation était terminée.

Mais si l’Allemagne ne paye pas –ce qui semble le plus probable- alors la tentative des HdD et ODS français de créer un Etat (Européen) franco-allemand implosera et les ODS français se retrouveront bien isolés face au désastre économique qui surviendra.

L’année qui vient va être intéressante.

(...)

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

https://www.les-crises.fr/ami-entends-tu-le-bruit-sourd-du-pays-quon-enchaine-par-charles-gave/

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===============================Commentaires relevés:

Charles Gave aurait pu rendre à César ce qui appartient à César.

L’analyse comme quoi la force de frappe et le droit de véto français seraient transférés à l’UE contre quelques grâces budgétaires est une analyse faite depuis longtemps par l’UPR.

Exemple d’article récent écrit par Vincent Brousseau sur ce sujet :

https://www.upr.fr/actualite/france/se-cache-derriere-projet-euro-nukes-dossier-etabli-vincent-brousseau

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En effet Charles Gave parle d’or malgré son anticommunisme originel . Depuis que je l’écoute il me semble qu’il est plus marxiste que shumpeterien ,son idéologie d’économiste capitalistique . En critiquant Davos , temple moderne de la réflexion du capitalisme international, Charles GAVE essaye de “sauver” son capitalisme idéologique en déclin avancé.
La crise du capitalisme français ,amorcée sous Giscard-Mitterrand-Chirac et amplifiée sous Sarkozy-Hollande , va s’accentuer sous Macron par sa pratique anglo-saxonne de régression sociale catastrophique . Charles Gave , en vieux briscard de l’économie capitaliste , voit juste sur l’Europe, l’Euro , l’armée , les élites dites bourgeoises . Faisant parti de ce milieu il les connaît très bien et à BFM business ,quand il est invité, on l’écoute avec de “gros yeux” culpabilisants . Doze et compagnie , grand défenseur du système qui ne marche pas , n’ont sûrement pas eu les bons profs d’économie capitaliste comme Charles Gave . En tant que communiste je me régale de l’écouter , et s’il avait raison ????

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Gave est un partisan du capitalisme liberal. Et a ce titre, il combat le capitalisme illiberal (ou capitalisme de connivence) symbolise par Davos : des hommes d’affaires qui n’ont aucune qualite autre que leur carnet d’adresse politique, et qui s’en servent pour assurer leur fortune au detriment de la societe.

Vous n’entendrez jamais Gave dire du mal d’un entrepreneur qui a fait fortune par son talent, son travail et sa prise de risque.

D’ailleurs, le mal que les Francais denoncent en l’appelant “ultraliberalisme” est en realite le capitalisme antiliberal (nepotisme, grands corps d’Etat, pantouflage, parachutes dores, monopoles prives du genre autoroutes, rentes de situations, rentes relationelles et plus generalement : “nationalisation des pertes et privatisation des profits”…)

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Fillon avait une espèce d’attachement à la terre et de fond chrétien qui étaient encore trop subversifs, et malgré tout le mal que je pense du personnage, il avait quelque chose de très français.

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Certes mais on voit apparaître ce fond chrétien chez beaucoup de candidats de droite au moment des élections. C’est un véritable bonheur de les voir déclamer, la main sur le coeur, l’amour de la patrie, de l’église et de la famille. Bien entendu, pendant les années qui suivent, ils sapent consciencieusement toutes ces belles valeurs qu’ils juraient défendre pendant leur campagne. Un des meilleurs en la matière fut Sarkozy, mais Fillon est pas mal non plus. Avoir vu toutes ces turpitudes financières et le savoir cupide modèrent sérieusement ce “vieux fond chrétien” dont vous parlez !
Ce serait pitié de voir ce spectacle seulement pendant les campagnes électorales. Pour notre plus grande joie, on peut assister à quelques répétitions : par exemple, le Figaro; se faisant le chantre du conservatisme chrétien, loue le dimanche comme le jour du seigneur mais quelques jours plus tard; prendra position pour le travail le dimanche (libération du marché du travail oblige).
Il en est ainsi du charlegavisme. Il accompagne les hdD dans leur guerre contre l’Humanité mais par devant raconte de belles histoires pour nous endormir.

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Fillon, d’après ce que j’ai compris, n’était pas trop du genre à promouvoir LGBT, PMA et Cie, et il était plutôt “pro-Poutine”. C’est tout ça qui l’a perdu et rien d’autre, parce que le système ne pouvait prendre le risque de voir un président français tirer des pavés dans sa vitrine.

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mardi 26 décembre 2017

Législative/1re circonscription du Val-d’Oise : déjà neuf candidats sur la ligne de départ

Article proposé par H.J. (UPR 23)

« J’y vais avec la même énergie que la première fois, j’espère seulement qu’on va enfin mener une campagne sur de vrais débats. » Alors que les dates de la future élection législative sur la première circonscription sont enfin connues (le 28 janvier et 4 février), celle qui avait remporté le scrutin il y a quelques mois, Isabelle Muller-Quoy (LREM), aborde cette nouvelle campagne avec optimisme. « Je suis très positive, je pense que nombre de citoyens vont me renouveler leur confiance », assure celle qui n’a pas encore dévoilé le nom de son nouveau suppléant, le précédent ayant été à l’origine de l’annulation de son élection. L’adjointe de Champagne-sur-Oise n’est cependant pas la seule à être dans les starting-blocks.

ACT LIONEL MABILLE

Ils étaient 19 candidats à briguer les bulletins des électeurs de la première circonscription en juin dernier. Pour le moment, neuf d’entre eux ont déjà fait savoir qu’ils se relançaient dans la bataille.

Le premier de ces candidats sur le qui-vive est sans doute Antoine Savignat (LR). Le dauphin du sortant Philippe Houillon avait perdu avec 45,77 % des voix face à Isabelle Muller-Quoy (54,23 %). « Je sens une certaine impatience sur le terrain, les gens me demandaient depuis des semaines quand est-ce qu’ils allaient revoter », estime le principal challenger de la sortante. « Les maires, eux en ont marre d’organiser des élections. »

Antoine Savignat n’a de cesse, depuis mai dernier, d’accuser durement Isabelle Muller-Quoy. « Il faut que les gens aient conscience qu’elle a été capable de leur raconter n’importe quoi. Elle aurait pu retirer sa candidature dès le premier tour… » Pour cette nouvelle élection, le candidat LR change lui aussi de suppléant. Philippe Houillon (LR) n’est pas reparti en campagne avec lui. « C’est moi qui lui avais demandé la première fois, pour faire la transition », explique l’adjoint au maire de Pontoise. Il tente de s’ouvrir de nouveaux horizons en faisant équipe avec une représentante de l’UDI, Nathalie Groux, maire de Beaumont-sur-Oise et conseillère régionale, membre de la commission agriculture et ruralité.

L’extrême droite revient cette fois-ci en ordre dispersé. La commission d’investiture du Front national n’a pas choisi de renouveler la candidature de Denise Cornet (qui avait obtenu 15,30 %, se plaçant en troisième position). Elle lui a préféré Stéphane Capdet, élu municipal à Éragny et secrétaire départemental du parti. « Nous espérons avoir une bonne surprise », confie le militant. En représailles, Denise Cornet se présente sous la bannière des patriotes, le courant de Florian Philippot.

Leïla Saïb (FI) compte bien dépasser ses 10,1 % de juin dernier. « Tout est ouvert dans cette circonscription, le contexte a complètement changé en quelques mois », analyse la candidate qui fait campagne pour « stopper le recul des services publics, en sauvant notamment les petites gares et les hôpitaux ». L’écologie sera également incarnée par Bénédicte Ariès (EELV). « J’ai une grande confiance dans les électeurs intéressés par l’écologie, je pense qu’ils reviendront voter », espère l’élue de Pontoise.

La socialiste Sandra Nguyen-Derosier a aussi repris la campagne électorale. Enfin Hélène Halbin (LO) et Lionel Mabille (UPR) ont annoncé qu’ils se représentaient.

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/legislative-1re-circonscription-du-val-d-oise-deja-neuf-candidats-sur-la-ligne-de-depart-17-12-2017-7457760.php

 

Posté par UPR Creuse à 09:24 - - Permalien [#]
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dimanche 24 décembre 2017

Législative partielle dans le Val-d’Oise : Lionel Mabille (Upr) retente sa chance

Un article proposé par H.J. (UPR 23)

Déjà candidat aux élections législatives de juin dernier, le prof de maths au lycée Camille-Pissarro défendra le programme de l'Upr et le Frexit cher à François Asselineau.

ACT ELECTION 95

Pas de changement (non plus) du côté de l’Union populaire républicaine (Upr). Déjà candidat en juin dernier dans la 1re circonscription du Val-d’Oise, avant que le scrutin ne soit invalidé par le Conseil constitutionnel, Lionel Mabille, 50 ans, professeur agrégé de mathématiques au lycée Camille-Pissarro de Pontoise, va retenter sa chance à l’élection législative partielle.

Le Frexit en chiffre

Lionel Mabille se présente avec plusieurs théories, sur l’Europe et sur l’économie principalement. Il indique qu’il défendra le programme de l’Upr, et notamment le Frexit, que François Asselineau, le candidat de son parti à l’élection présidentielle de 2017 (qui a recueilli 0,92 % des voix, Ndlr) « propose au peuple français depuis plus de 10 ans et dont il s’est imposé comme l’unique représentant. »

Si ce père de deux enfants a voté « oui » au référendum sur le traité de Maastricht le 20 septembre 1992, Lionel Mabille confie qu’il « s’est mis à douter progressivement du bien-fondé de la « construction européenne » au cours des années 2000. » Il a notamment réalisé une étude mathématique sur le sujet. Selon lui, cette dernière démontre « que la nouvelle pondération des voix dans le processus de décision entre États, proposée par la Convention européenne sous l’égide de Valéry Giscard-d’Estaing, pour remplacer les mécanismes issus du traité de Nice, conduit à accroître significativement le poids politique de l’Allemagne. » En 2003, les journaux Le Monde et Libération avaient d’ailleurs fait écho à cette étude, « de même que certains titres étrangers comme Gazeta Wyborcza et El Mundo », précise le candidat. Si elle est vraisemblablement restée sans suite, le Quai d’Orsay l’a cependant convoqué pour une entrevue non officielle sur le sujet après la publication de son étude.

C’est en découvrant les conférences de François Asselineau sur Internet que Lionel Mabille a définitivement basculé dans l’opposition au principe même de la prétendue « construction européenne ». En juin 2014, il a ainsi adhéré à l’Upr, dans la foulée des élections européennes de mai 2014. En décembre 2015, il était candidat sur la liste Upr conduite par François Asselineau lors des élections régionales d’Île-de-France.

François Asselineau en renfort

En juin 2017, il était déjà candidat titulaire (Upr) dans la 1re circonscription du Val-d’Oise. Il a recueilli 0,97 % des suffrages exprimés au premier tour. « évidemment, mon élection paraît improbable. Même avec la forte abstention attendue, cela me paraît difficile d’y croire. Mais je donnerai tout pour convaincre les électeurs de me faire confiance en espérant faire un meilleur score », admet Lionel Mabille.

Le candidat a organisé une réunion publique le jeudi 14 décembre, à 20h, au Dôme de Pontoise, en présence de François Asselineau et de Vincent Brousseau, « un économiste qui a travaillé 15 ans à la Banque centrale européenne (Bce) », précise le candidat.

https://actu.fr/ile-de-france/pontoise_95500/legislative-partielle-dans-val-doise-lionel-mabille-upr-retente-chance_14622068.html

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mardi 19 décembre 2017

Le Conseil constitutionnel annule deux législatives

PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a annulé lundi deux élections législatives en Haute-Garonne et dans le Loiret respectivement remportées en juin par Joël Aviragnet (Parti socialiste, PS) et Jean-Pierre Door (Les Républicains, LR).

ACT ELECTIONS CC

Les "Sages" ont en revanche rejeté trois requêtes, validant les élections du socialiste Boris Vallaud dans les Landes, du député LR Gilles Carrez dans le Val-de-Marne et de Cathy Racon-Bouzon (La République en marche, LREM) dans les Bouches-du-Rhône.

Le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin organisé dans la huitième circonscription de Haute-Garonne après avoir constaté des "irrégularités" dans le déroulement des opérations, avec notamment l'absence de liste d'émargement sur la commune de Gensac-de-Boulogne.

Dans la quatrième circonscription du Loiret, les "Sages" ont noté, sur une commune, que le nombre de bulletins de vote ne correspondait pas au nombre de signatures sur la liste d'émargement.

Ils mettent aussi en avant dans leurs conclusions l'utilisation des réseaux sociaux par Jean-Pierre Door, élu au second tour avec sept voix d'avance seulement face à la candidate de LREM Mélusine Harlé, soit le plus petit écart du pays lors de ce scrutin.

"La diffusion de propagande électorale, le jour même du scrutin sur la page Facebook dédiée aux fonctions de maire du candidat élu et sur celle de l'un de ses adjoints, qui ne revêtaient pas un caractère privé au sens des règles de confidentialité de ce réseau social, a été de nature à altérer la sincérité du scrutin", peut-on lire.

Avant cette annulation, Jean-Pierre Door, maire de Montargis, entamait à 75 ans son quatrième mandat de député du Loiret.

http://www.boursorama.com/actualites/le-conseil-constitutionnel-annule-deux-legislatives-54eda33b6ea815a85e4397e3aa7c060c

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De nouvelles occasions pour l'UPR, ça tombe bien, on a plein de nouvelles affiches!

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samedi 16 décembre 2017

Clinton, Assange et la guerre contre la vérité, par John Pilger

TRIBUNE LIBRE

TL CLINTON POUTINE

Source : John Pilger, Consortium News, 20-10-2017

Le réseau télévisuel public australien a offert à Hillary Clinton une tribune libre pour répandre des diffamations sur Julian Assange, de Wikileaks, en le qualifiant d »’instrument du renseignement russe », sans que ce dernier n’aie l’opportunité de répondre.

Le 16 octobre, la Compagnie australienne de diffusion [Australian Broadcasting Corporation] diffusait une interview d’Hillary Clinton : une interview parmi tant d’autres en vue de promouvoir son livre-règlement de comptes qui explique pourquoi elle n’a pas été élue présidente des États-Unis.

Patauger dans le livre de Clinton, What Happened, [ce qui est arrivé, NdT] n’est pas chose agréable, c’est comme un mal de ventre. De la saleté et des larmes. Des menaces et des ennemis. On « leur » a fait un lavage de cerveau (aux électeurs) et montés contre elle par l’odieux Donald Trump, de mèche avec les sinistres slaves envoyés par la grande noirceur appelée Russie, avec l’aide d’un « nihiliste » australien, Julian Assange.

On trouve dans le New York Times une photographie frappante d’une reporter consolant Clinton, juste après l’avoir interviewée. La dirigeante manquée était, par dessus tout, « absolument féministe ». Les milliers de vies de femmes que cette « féministe » a détruites alors qu’elle était au gouvernement – en Libye, en Syrie, au Honduras – n’étaient d’aucune importance.

Dans le magazine New York, Rebecca Trainster écrit que Clinton « exprimait » en fin de compte « une juste colère ». C’en était même difficile pour elle de sourire : « si difficile que les muscles de son visage lui font mal ». Sa conclusion, c’était que sans aucun doute, « si nous accordions aux rancœurs des femmes la même valeur qu’à la rancune des hommes, l’Amérique serait forcée d’admettre que toutes ces femmes en colère ont peut-être raison. »

De telles balivernes, banalisant les luttes des femmes, constituent une marque de la sanctification d’Hillary Clinton par les médias. Son extrémisme politique et son bellicisme ne souffrent aucune conséquence. D’après Trainster, son problème, ce fut un « engouement destructeur pour l’affaire des e-mails ». La vérité, autrement dit.

Les e-mails fuités du directeur de campagne de Clinton, John Podesta, ont révélé une connexion directe entre Clinton et sa fondation, d’une part, et le financement du jihadisme organisé au Moyen Orient et de l’État Islamique (connu sous les noms d’ISIS, ISIL ou Daesh). La source ultime du terrorisme Islamiste, l’Arabie saoudite, fut au cœur de sa carrière.

Un e-mail de 2014, envoyé par Clinton à Podesta peu après sa démission du poste de Secrétaire d’État des USA, révèle que l’État Islamique est financé par les gouvernements d’Arabie saoudite et du Qatar. Clinton a accepté des dons colossaux de ces deux gouvernements envers la fondation Clinton.

Secrétaire d’État, elle valida la plus importante vente d’armes jamais faite dans le monde à ses mécènes en Arabie saoudite, pour plus de 80 milliards de dollars. Grâce à elle, les vente d’armes américaines dans le monde – qui sont utilisées pour frapper des pays comme le Yémen – ont doublé.

Ceci faisait partie des informations révélées par Wikileaks et publiées par le New York Times. Personne n’a contesté l’authenticité des e-mails. La campagne à suivre pour salir Wikileaks et son éditeur en chef, Julian Assange, comme « agents russes », a pris les proportions digne d’une fable spectaculaire appelée « Russiagate ». Le « complot » porterait la marque de Vladimir Poutine en personne. Le tout énoncé sans l’ombre d’une preuve.

Souillure et omission

L’interview de Clinton par ABC Australie constitue un remarquable exemple de souillure et de censure par omission. Je le considère comme un modèle.

La journaliste, Sarah Ferguson, dit à Clinton, « Chacun est touché par la douleur qu’exprime votre visage à ce moment [de l’investiture de Trump]… Vous souvenez-vous à quel point ce fut viscéral pour vous ? »

Une fois établie la souffrance viscérale de Clinton, Ferguson pose des questions sur « le rôle de la Russie ».

CLINTON: Je pense que nous savons à présent que la Russie a altéré les perceptions et les opinions de millions d’électeurs. Je pense que leurs intentions, remontant au plus haut avec Poutine, étaient de causer du tort et d’avantager Trump.

FERGUSON : Dans quelle mesure s’agissait-il d’une revanche personnelle de Vladimir Poutine contre vous ?

CLINTON: […] Je veux dire qu’il veut déstabiliser la démocratie. Il veut saper l’Amérique, il veut s’en prendre à l’Alliance Atlantique et nous considérons l’Australie comme une… une extension de cette alliance…

(La réciproque est vraie. Nous assistons au premier regroupement d’armées occidentales aux frontières de la Russie depuis la révolution russe il y a 100 ans.)

FERGUSON : Comment mesurez-vous les dégâts que [Julien Assange] vous a occasionnés personnellement ?

CLINTON : Eh bien, c’est toute une histoire avec lui, parce qu’alors que j’étais secrétaire d’État quand, euh, Wikileaks se mit à publier une grande quantité d’informations sensibles, euh, informations de notre ministère de l’intérieur et de notre ministère de la défense.

(Ce que Clinton omet de dire – et que la journaliste omet de lui rappeler – c’est qu’en 2010, Wikileaks révélait que la secrétaire d’État Hillary Clinton avait ordonné une opération de renseignements secrète visant la présidence des Nations Unies, y compris le secrétaire général, Ban Ki-Moon, et les représentants du Conseil de sécurité de Chine, de Russie, de France et du Royaume Uni. Une directive classée secrète, signée de la main de Clinton, fut envoyée aux diplomates américains en juillet 2009, exigeant une analyse des informations techniques en provenance des réseaux de communication utilisés par les plus hauts responsables de l’ONU, y compris leurs mots de passe et clés de chiffrement personnelles, en usage sur les réseaux privés comme commerciaux. Cette opération fut nommée Cablegate. Il s’agissait d’espionnage illégal.)

CLINTON : C’est [Assange] très clairement un instrument au service des renseignements russes. Et euh, il a suivi leurs directives.

(Clinton n’expose aucune preuve de ces graves accusations, et Ferguson ne lui en demande pas.)

CLINTON : On n’a vu aucune information négative ou préjudiciable en provenance du Kremlin sur Wikileaks. On n’en a jamais vu.

(C’est faux. Wikileaks a publié un nombre très important de documents sur la Russie – plus de 800 000 pièces, dont la plupart sont critiques, dont beaucoup ont été repris dans des livres et ont servi de preuves auprès de tribunaux.)

Un « opportuniste nihiliste ».

CLINTON : Aussi, je pense qu’Assange est devenu une sorte d’opportuniste nihiliste, aux ordres d’un dictateur.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, à une conférence de presse à Copenhague, Danemark (Crédit photo : New Media Days / Peter Erichsen)

FERGUSON : Beaucoup de gens, y compris en Australie, pensent qu’Assange est un martyr de la liberté d’expression et de la liberté d’information. Comment le décririez-vous ? Vous venez de le décrire comme nihiliste.

CLINTON : Oui, et un instrument. Je veux dire qu’il est instrumentalisé par les Renseignements russes. Et s’il est un tel martyr de la liberté d’expression, pourquoi Wikileaks ne publie jamais rien venant de Russie ?

(De nouveau, Ferguson remet pas en cause ce qui est dit et n’essaye pas de corriger Clinton).

CLINTON : On a assisté à une opération concertée entre Wikileaks et la Russie, et très probablement certaines personnes aux États-Unis, pour transformer ces informations en armes, pour inventer des histoires… en vue d’aider Trump.

FERGUSON : Et puis, en plus de toutes ces histoires bizarres, il y a eu des informations révélées sur la Fondation Clinton qui dans l’esprit d’au moins certains électeurs vous ont probablement associés…

CLINTON : Oui, mais c’était faux!

FERGUSON : avec la propagation d’informations…

CLINTON : C’était faux ! C’était complètement faux !

FERGUSON : Comprenez-vous la difficulté pour certains électeurs de comprendre les sommes d’argent que la Fondation [Clinton] lève, la confusion avec les activités de consultance qui génère aussi de l’argent, les cadeaux reçus, les voyages et tout ce que Bill Clinton a pu recevoir, qui ont même posé des problèmes à Chelsea ?

CLINTON : Oh vous savez, je regrette, Sarah, je veux dire, je connais les faits…

« L’icône » d’une génération

La journaliste d’ABC loue alors Clinton comme « l’icône de sa génération ». Elle ne lui pose aucune question sur les sommes énormes qu’elle a reçues en provenance de Wall Street, comme les 675 000 dollars pour un discours chez Goldman Sachs, l’une des banques au cœur de l’effondrement de 2008. L’âpreté au gain de Clinton a profondément contrarié un certain électorat qu’elle avait qualifié de « lamentable ».

Manifestement à la recherche d’un gros titre racoleur dans la presse australienne, Ferguson demande alors si Trump est « un danger clair et avéré pour l’Australie » et a eu la réponse qu’on pouvait prédire.

Cette journaliste de haut niveau ne fait aucune mention du danger « clair et avéré » de Clinton pour le peuple d’Iran, qu’elle a menacé « d’anéantir complètement », ni pour les 40 000 libyens qui ont trouvé la mort dans les attaques de 2011 contre leur pays, orchestrées par Clinton. Tout émoustillée, la Secrétaire d’État se réjouit du meurtre horrible du dirigeant libyen, le Colonel Kadhafi.

« La Libye, c’était la guerre d’Hillary Clinton », a déclaré Julian Assange au cours d’une interview filmée avec moi l’an dernier.

« Barack Obama était contre au départ. Qui soutenait cette guerre ? Hillary Clinton. C’est documenté au travers de ses e-mails… Sur les 330000 e-mails d’Hillary Clinton que nous avons publiés, plus de 1700 concernaient uniquement la Libye. Ce n’est pas qu’il y ait du pétrole pas cher en Libye. Elle voyait l’élimination de Kadhafi et la chute de l’état libyen comme un élément qu’elle pourrait utiliser dans sa course à l’élection présidentielle.

« Alors, fin 2011, on a vu arriver ce document interne appelé Tic Tac Libyen, qui a été écrit pour Hillary Clinton ; il s’agit d’une description chronologique de son rôle central dans la destruction de l’état libyen, qui a provoqué environ 40 000 morts en Libye ; les jihadistes se sont implantés, I’EI s’est implanté, amenant à la crise européenne des réfugiés et des migrants.

« On voyait non seulement les gens fuir la Libye, fuir la Syrie, la déstabilisation d’autres pays africains à cause des flux d’armes, mais l’état libyen lui-même était devenu incapable de contrôler les mouvements de masse qui le traversaient. »

C’était ça le sujet – pas la douleur « viscérale » de Clinton perdant face à Trump, ni les commérages égocentriques énoncés dans l’interview d’ABC. Clinton a une part de responsabilité dans la déstabilisation massive du Moyen Orient, amenant à la mort, à la souffrance et à la fuite de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

Ferguson n’en a pas pipé mot. Clinton a diffamé Assange plusieurs fois, lequel n’a reçu aucune défense ni aucun droit de réponse de la part de la télévision d’État de son propre pays.

Dans un tweet en provenance de Londres, Assange citait le code de bonne conduite d’ABC qui stipule : « Quand des accusations sont émises envers une personne ou une organisation, prendre les actions raisonnables au vu des circonstances pour leur donner un droit de réponse. »

« La pute de Poutine »

Après l’émission d’ABC, le producteur exécutif de Ferguson, Sally Neighbour, a re-tweeté le message suivant : « Assange est la pute de Poutine. Nous le savons tous ! »

L’injure, effacée depuis, fut même utilisée comme lien dans les sous-titres de l’interview : « Assange est la p… de Poutine (sic). Nous le savons tous ! »

Depuis quelques années que je connais Julian Assange, j’ai assisté à une campagne d’insultes et de diffamation visant à l’arrêter et à bloquer Wikileaks. C’est un assaut frontal contre les lanceurs d’alertes, contre la liberté d’expression et le journalisme libre, autant de concepts qui sont maintenant sous le feu des gouvernements et des régulateurs des sociétés d’Internet.

La première attaque sérieuse contre Assange est venue du Guardian, qui, tel un amant éconduit, s’est retourné face à celui qui fut sa source, assailli, après avoir profité dans les grandes longueurs des divulgations de Wikileaks. Sans qu’un centime n’en revienne à Assange ou à Wikileaks, un livre du Guardian donna lieu à un film juteux produit par Hollywood. Assange y était dépeint comme « sans cœur » et une « personnalité abîmée ».

C’est comme si une jalousie rampante était incapable d’accepter que ses réussites remarquables représentent un contraste flagrant avec les productions de ses détracteurs dans les médias « mainstream ». C’est comme regarder les gardiens du statu quo, qu’importe leur âge, se battre pour faire taire la vraie dissidence et empêcher l’émergence d’un avenir nouveau et encourageant.

À ce jour, Assange est toujours réfugié politique, face à un obscur État belliciste dont Donald Trump est la caricature et Hillary Clinton l’incarnation. Sa résilience et son courage sont stupéfiants. À sa différence, ses bourreaux sont des lâches.

John Pilger est un journaliste australo-anglais, établi à Londres. Le site web de Pilger est : www.johnpilger.com.

Source : John Pilger, Consortium News, 20-10-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

https://www.les-crises.fr/clinton-assange-et-la-guerre-pour-la-verite-par-john-pilger/


 

Commentaires sur le site:

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Révélateur et consternant. Cet entretien nous montre à quoi le monde a échappé le 8 novembre 2016 : la guerre, mais aussi pourquoi il y court quand même, dans la joie et la bonne humeur. Oui, Trump n’est qu’une caricature, une marionnette, ou un taureau excité par la muleta ; mais l’incarnation de l’État profond qui se finance aux mêmes sources que Daech, l’icône d’une génération, l’idole du féminisme sociétal, c’est bien elle, Hillary-la-folle.

« Assange est la p… de Poutine (Assange is Putin’s bitch). Nous le savons tous ! », tel est le credo de cette classe médiatique qui a monté la fable appelée “Russiagate” à partir du néant. Tel est le mot de passe de ces criminels qui veulent la Dernière Guerre mondiale.

Tous ces journaleux et politiciens qui insultent Assange se rendent coupables de crimes contre la paix, “ce crime qui ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il les contient tous” (procès de Nuremberg).

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«Quand je serai président, une femme comme vous sera en prison » Trump.
Quel dommage qu’il n’ai pas tenue cette déclaration de campagne.

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A notre niveau, il me semble que notre seul levier d’action est de réclamer a Macron l’accueil et la protection d’assange et des autres lanceurs d’alerte (protection que mimolette 1er avait refusé)
Ça serait ça une immigration de qualité!

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Aucune chance que cela arrive. Macron est une marionnette. Il n’a aucune affinité avec la démocratie et la liberté d’expression.

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Je pouffe,une fois de plus à la lecture de certaines réactions.Les gens sensés savent ce qu’il faut penser de H. Clinton,le Joker…OK. Mais très curieusement ,Obama reste totalement épargné dans les commentaires. Alalala. On se demande bien pourquoi,hein? Si je me souviens bien,c’est bien Obama qui a été président pendant huit ans,non? Lybie,Syrie,Daech,Boko Haram pour les principaux,c’est bien Obama,non? Mais le politiquement correct(la lâcheté,quoi) empêche de dire les choses,hein?

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Obama est plus lisse, voilà tout… et puis il est tellement cool.
Et puis il est black (pour les anglomanes qui ont de sérieux problèmes visuels).
Mais rassurez-vous, je fais partie des pervers qui osent dire du mal de Barack H. Obama.

Disons qu’avec l’élection de sainte Hillary, nous aurions eu la totale : après le 1er président black, la première présidente woman ! Ouah, les States, toujours au top !
Et tous derrière eux, en ordre de bataille contre Bachar Poutine al-Assad !

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Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
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