mercredi 20 juin 2018

Europe : les partis politiques français, critiques mais rarement sortants

La quasi-totalité des partis français critique l’Union européenne. Les uns veulent aller de l’avant, d’autres faire marche arrière ou en sortir.

ACT PARTIS EUROPE

À un an des élections européennes, les projets des partis sont loin d’être rédigés. D’ores et déjà, trois grands blocs semblent néanmoins se dessiner. Un premier bloc prône une transformation fédérale de l’Union européenne. Cette idée renvoie à la « souveraineté européenne » et à l’« Europe souveraine, unie et démocratique » que défend Emmanuel Macron.

Du trans-nationalisme au souverainisme, d’un extrême à l’autre

Ce dernier a toutefois subi un premier revers avec le rejet, par le Parlement européen, de sa proposition de listes transnationales aux élections européennes. Il n’en demeure pas moins que la liste LREM-MoDem, est, avec 27 % des intentions de vote, en tête des sondages (1).

À l’opposé, un deuxième bloc milite pour une sortie immédiate de l’Union européenne, un « Frexit » sur le modèle du Brexit. Mais les partis souverainistes qui le préconisent enregistrent un total d’intentions de vote marginal : 1 % pour Les Patriotes de Florian Philippot (ancien vice-président du FN) comme pour l’Union populaire républicaine (UPR) de François Asselineau.

Un troisième bloc, très hétérogène, cherche la voie d’une « autre Europe » sans quitter l’UE. On y trouve d’abord les partis qui critiquent l’actuelle construction européenne et ambitionnent de la réformer dans le sens qu’ils souhaitent (plan A). Il s’agit d’un pari audacieux, puisque les traités européens ne peuvent être révisés qu’à l’unanimité.

Entre souveraineté et volonté de rester dans l’UE

L’idée d’une sortie n’est éventuellement envisagée qu’en cas d’échec de cette refondation (plan B). C’est la stratégie du Rassemblement national (ex-FN) de Marine Le Pen (17 % des intentions de vote) et de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan (6 %), qui veulent donc aboutir au même résultat que Les Patriotes et l’UPR – le recouvrement de la souveraineté française –, mais par un autre moyen.

Enfin, La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (14 %) et Génération-s de Benoît Hamon (3 %) ne rejettent pas forcément le contenant européen mais le contenu des politiques néolibérales de l’Union européenne. Reste à savoir si une autre politique économique est ou non possible dans le cadre des traités européens.

Les partis historiques pour une nouvelle Europe

Dans ce troisième bloc, on trouve ensuite les partis qui ont été les acteurs de la construction européenne, même si leur aile la plus fédéraliste – représentée au PS par Michel Rocard, Jacques Delors ou François Hollande, à LR par Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin – a été siphonnée par LREM. Ces formations sont très divisées sur l’Europe, et le flou demeure sur ce que sera leur programme.

On y trouve le PS (7 % des intentions de vote), qui organise le 9 juin un conseil national destiné à engager le processus interne vers le scrutin, avec une convention programmatique en octobre, et Les Républicains (15 %), qui ne contestent pas le principe d’une intégration supranationale – notamment l’existence d’une monnaie unique – mais veulent redonner aux nations certaines compétences.

Partant de là, deux visions se concurrencent. Les uns (Laurent Wauquiez, Virginie Calmels, LR) veulent une Europe en « cercles concentriques », partant d’un noyau dur et allant jusqu’à une simple zone de libre-échange. Les autres (le club Force républicaine de Bruno Retailleau) préfèrent une Europe « à géométrie variable », chaque nation choisissant « à la carte » les compétences qu’elle délègue à l’échelon européen.

Laurent de Boissieuhttps://www.la-croix.com/France/Politique/Europe-les-partis-politiques-francais-critiques-mais-rarement-sortants-2018-06-08-1200945406?from_univers=lacroix

BASE 14 995X225

Un changement majeur se produit sous nos yeux: la presse "mainstream" semble renoncer à présenter le FN comme un parti souhaitant sortir de l'UE, même si on maintient que cela resterait son objectif final... On laisera probablement à Philippot le soin de représenter l'extrémisme "populiste" compte tenu de sa filliation avec "l'extrême droite", mais les intentions de vote contraignent les journalistes à mentionner l'UPR. On notera également que de plus en plus de journalistes reprennent le socle critique des arguments de François Asselineau, décréditant de fait les partisans d'une "autre Europe" : "un pari audacieux, puisque les traités européens ne peuvent être révisés qu’à l’unanimité". ou "Reste à savoir si une autre politique économique est ou non possible dans le cadre des traités européens."  P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 7 avril 2018

Comptes de campagne d'Emmanuel Macron : le parquet saisi par la Commission ne donne pas suite

Selon nos informations, le parquet de Paris a bien été saisi pour l'existence de quatre donateurs trop zélés de la campagne d'Emmanuel Macron. Leurs explications, qui n'avaient pas convaincu la Commission des comptes de campagne et du financement des partis politiques, ont en revanche conduit la parquet à ne pas donner suite au signalement.

ACT MACRON CNCCFP

Circulez, il n'y a rien à voir. Si le parquet de Paris a bien été saisi d’un signalement de quatre donateurs de la campagne d’Emmanuel Macron ayant versé deux fois le plafond autorisé de 4 600€ par personne, il a considéré qu'il n'y avait pas matière a aller plus loin, comme Marianne a pu l'apprendre auprès de son porte-parole.

Comme nous l’avions annoncé, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait en effet conclu dans son rapport fin février à des irrégularités dans le poste "donations" du compte du futur Président. Et l'avait signalé à la justice.

L’identité de ces personnes demeure soumis au secret de la procédure. La seule chose que l'on sache, c'est que trois d’entre elles sont résidentes au Royaume-Uni, et que le dernier habite à New-York. Vingt autres cas avaient été identifiés par la CNCCFP pour des faits identiques mais avaient attesté sur l’honneur que deux personnes, au sein du même ménage, étaient bien à l’origine des deux dons - ce qui rend le versement légal. A l'inverse, ces quatre personnes n’ont pas pu produire une telle missive, comme le précise le rapport de la Commission : « Dans 20 des 24 cas concernés le second donateur a produit une attestation confirmant que le don excédentaire a été fait en son nom ; en l'état, de surcroît 18 300 euros de dons n'ont pas fait l'objet d'une telle attestation.» [????sic]

Si la Commission dirigée par François Logerot a tenu à saisir la justice, ce sont pourtant sur la base de ces mêmes pièces que le parquet a décidé de ne pas donner suite. Ce dernier a retenu l'« absence de mauvaise foi » des donateurs. Comment expliquer ce grand écart d'analyse ? Contactée, la Commission a été on ne peut plus claire : « Pas de commentaire ».

https://www.marianne.net/politique/comptes-de-campagne-d-emmanuel-macron-le-parquet-saisi-par-la-commission-ne-donne-pas?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

BASE 14 995X225

Selon que vous serez riches et puissants...   P.G.

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 26 février 2018

Hervé Minec, maire de la commune d’Ore, sera le candidat de l’UPR à l’élection législative partielle en Haute- Garonne

Hervé Minec sera le candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) à l’élection législative partielle de la 8ème circonscription de Haute-Garonne, rendue vacante par l’invalidation, par le Conseil constitutionnel, de l’élection du candidat du Parti socialiste. Le premier tour est prévu le dimanche 11 mars 2018.

COM HAUTE GARONNE

Il a déposé son dossier de candidature la semaine dernière en préfecture. Son suppléant est Sébastien Fabre, délégué départemental de l’UPR pour la Haute-Garonne.

Hervé Minec est le maire du village d’Ore (108 habitants en 2015), situé dans la 8ème circonscription de Haute-Garonne. La candidature d’un maire en exercice sous les couleurs de l’UPR témoigne du renforcement de l’implantation locale du mouvement présidé par François Asselineau, candidat à l’élection présidentielle de 2017, tout particulièrement en zone rurale.

Après son diplôme de l’École des Arts et Métiers obtenu en 1968, Hervé Minec est parti compléter sa formation à l’université de Stanford aux États-Unis, grâce au programme d’échange universitaire « Fulbright ». Son expérience démontre que l’affirmation des européistes selon laquelle les étudiants français seraient coupés du monde sans le programme européen Erasmus est parfaitement fausse. Les jeunes Français sont, en effet, des milliers chaque année à effectuer des échanges universitaires en dehors de tout cadre européen, que ce soit aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Russie, en Inde, en Afrique du Sud, au Brésil, en Australie ou ailleurs.

Hervé Minec a vécu plusieurs années aux États-Unis, qui est devenu l’un de ses pays de cœur et où il a rencontré son épouse qui est de nationalité américaine. Hervé Minec est l’illustration même que l’on peut aimer un pays et sa population – en l’occurrence les États-Unis d’Amérique – sans approuver la politique de ses dirigeants.

Revenu en France, Hervé Minec a continué à donner libre cours à sa passion des voyages, en partant vivre en Afrique du Sud. Ces expériences dans différents pays et sur différents continents, lui ont enseigné combien les pays ont leur personnalité propre, qui constitue une richesse à préserver et à développer, et combien il est absurde, a contrario, de vouloir fusionner à tout prix des nations aussi différentes que celles de l’Europe, ainsi que les européistes essayent de le faire vainement à travers la prétendue « construction européenne » et à travers l’euro.

Hervé Minec a travaillé alors pour Framatome à la conception du premier site nucléaire d’Afrique, en tant que spécialiste de la sûreté sismique des installations nucléaires. À l’époque, EDF et Framatome (désormais Areva et bientôt Orano), sont des leaders mondiaux dans leurs domaines. Ce sont certes le talent des dirigeants et des ingénieurs de ces entreprises qui leur ont permis de briller au plus haut niveau mondial, mais c’est également et d’abord une politique industrielle volontariste et indépendante, notamment promue par Charles De Gaulle. Hervé Minec a eu le sentiment de participer à cette grande aventure industrielle tout particulièrement lorsqu’il travaillait sur le site de Gravelines.

Aujourd’hui, l’Union européenne impose des appels d’offres européens qui interdisent de favoriser les entreprises françaises pour les grands projets français, ce qui empêche la France de devenir, par exemple, un leader de la production de panneaux photovoltaïques ou d’éoliennes à l’heure du tournant vers le renouvelable. Areva a certes une petite production d’éoliennes mais elle est située en Allemagne et non en France ! Cette aberration est due à une autre règle imposée par l’Union Européenne : l’interdiction de tout contrôle des mouvements de capitaux avec l’ensemble du monde.

À terme, le carcan des traités européens et de l’euro, qui est un facteur clé de destruction de la compétitivité de nos entreprises, va conduire à l’anéantissement de la plupart de nos industries, anéantissement qui est, du reste, largement entamé.

Près de 40 ans après, la centrale de Koeberg demeure l’unique centrale nucléaire d’Afrique, et Areva, est empêtré dans des problèmes sans fin. Depuis, la filière nucléaire française a aussi perdu son indépendance puisque la fabrication des turbines – élément clé de la production nucléaire – sont désormais la propriété de l’Américain General Electric qui a racheté la branche énergie d’Alstom avec le soutien d’ailleurs très actif de M. Macron à l’époque secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.

Après Framatome, Hervé Minec travaille dans l’unique usine de magnésium en France. Avec l’arrivée de la concurrence chinoise dans les années 1990 et l’impossibilité de mener une politique industrielle nationale à cause du traité de Maastricht, l’usine périclite progressivement puis ferme. Au cours de cette expérience, Hervé Minec a pu constater que les concurrents américains qu’il connaissait bien bénéficiaient du soutien du gouvernement américain qui taxait, dans ce domaine, les importations de quelques pourcents, permettant aux producteurs américains d’être compétitifs face aux concurrents étrangers. C’est précisément ce type de protection efficace et rationnelle que François Asselineau pourra mettre en place si nécessaire lorsqu’il aura mis en œuvre le « Frexit » pour échapper aux règles suicidaires de l’Union Européenne.

En 2015, deux des fils d’Hervé Minec commencent à lui parler des conférences de François Asselineau. Le maire d’Ore découvre alors un discours posé, rationnel et respectueux de l’intelligence de nos compatriotes. Dès fin 2015, Hervé Minec apporte son parrainage à François Asselineau en vue de sa candidature à l’élection présidentielle, puis adhère à l’UPR, s’engageant dans un parti politique pour la première fois.

La démarche de l’UPR consistant à rassembler les Français de toutes origines, sur le modèle du Conseil National de la Résistance de 1943, pour sauver la France, le séduit tout spécialement. C’est d’ailleurs avec satisfaction qu’il a observé que le Ministère de l’Intérieur a toujours classé l’UPR, à toutes les élections, dans la nuance politique « divers ». Le Ministère a ainsi reconnu que le Frexit – c’est-à-dire la sortie unilatérale de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, pierre angulaire du programme de François Asselineau – n’est ni de droite, ni de gauche, ni a fortiori d’extrême droite, ni d’extrême gauche.

François Asselineau et Vincent Brousseau viendront soutenir Hervé Minec dans sa campagne électorale dès leur retour de Guyane.

Voir la vidéo:

https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-herve-minec-maire-de-commune-dore-sera-candidat-de-lupr-a-lelection-legislative-partielle-de-8e-circonscription-de-haute-garonne

maire upr candidat

Posté par UPR Creuse à 07:54 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Le risque politique augmente en Italie alors que les opposants à l’euro flirtent avec le pouvoir

TRIBUNE LIBRE /

TL ITALIE PRITCHARD

Les grandes banques anglo-saxonnes et les fonds spéculatifs sont en train de conseiller discrètement à leurs clients de se préparer aux troubles avant les élections italiennes de début mars, avertissant qu’une déferlante des partis populistes anti-UE menace de briser le “calme” politique de l’Europe.

Un nouveau lot de sondages au cours de la fin de semaine a montré un nouveau creux dans le centre politique italien, avec des risques croissants de blocage ou même le “scénario cauchemardesque” d’une coalition radicale et prête à violer frontalement le droit des traités de l’UE.

Les marchés sont devenus sensibles au risque politique après une série de fausses alertes : l’élection de Donald Trump et la montée populiste en Hollande et en France. Les craintes suscitées par un choc financier mondial à la suite du référendum du Brexit se sont révélées absurdes.

Mais cela a peut-être conduit à une certaine indifférence à l’égard de l’Italie, qui est confrontée au double danger du bouleversement électoral, alors que les investisseurs commencent à s’inquiéter de la diminution progressive des achats d’obligations par la Banque centrale européenne, qui est actuellement le seul grand acheteur de la dette du Trésor italien.

Les entreprises italiennes n’offrent pas une prime de risque politique suffisante avant les élections du 4 mars. “Nous recommandons de réduire l’exposition sur la région “, a déclaré Matthew Bailey, un conseiller en stratégie de crédit chez JP Morgan.

 

 

Les dépôts réglementaires du plus grand fonds spéculatif mondial, Bridgewater, montrent qu’il a pris une position “au rabais” de 22 milliards de dollars US (16 milliards de livres sterling) sur les actions européennes (début février), avec de gros paris contre Intesa Sanpaulo et Unicredit en Italie et les groupes énergétiques ENI et ENEL.

Bridgewater cible également des entreprises en France, en Espagne, aux Pays-Bas et en Allemagne, mais ce qui est frappant, c’est qu’il a triplé ses mises à court terme contre l’Italie pour atteindre 3,2 milliards de dollars entre octobre et février

Cela coïncide avec l’ascension constante des partis anti-UE et la mort apparente du centre-gauche italien, principal refuge des pro-européens. Un nouveau sondage Demetra a montré que le mouvement Cinq Étoiles, fondé par le comédien néo-anarchiste Beppe Grillo, s’impose comme étant le plus grand parti avec 29,4 % des sondés.

L’autre bouleversement, c’est que la Ligue du Nord (droite dure) se rapproche avec le parti “Forza Italia” de Silvio Berlusconi et pourrait être dans la position extraordinaire de choisir le prochain Premier ministre en vertu de l’accord de coalition de la droite, s’ils obtiennent une majorité commune et cela semble de plus en plus probable.

Cela propulserait le leader de la Ligue, Matteo Salvini – qui qualifie l’euro de “crime contre l’humanité” – au centre de la politique européenne. “Si nous gagnons par un vote, Salvini sera premier ministre, c’est aussi simple que cela”, a déclaré Claudio Borghi, porte-parole du parti en charge de l’économie.

La Ligue n’ a pas abandonné sa plateforme anti-euro. Elle souhaite encore restaurer la lire mais préfère maintenant avancer pas à pas avec des tactiques dîtes du salami, une sorte de “méthode Monet” inversée. Elle prévoit d’émettre des “bons du Trésor permanents” échangeables pour rembourser les entrepreneurs et les arriérés du gouvernement, créant ainsi une monnaie parallèle de facto au sein de l’eurozone qui subvertirait alors l’union monétaire de l’intérieur. Elle s’engage à modifier la Constitution italienne afin d’établir la primauté du droit italien sur le droit communautaire, en introduisant une clause dite “clause de Karlsruhe” qui imiterait la position de la Cour constitutionnelle allemande.

 

 

“Nous allons avoir une discussion très ouverte avec les responsables à Bruxelles et leur dire que [s’agissant du déficit] nous ne pourrions pas nous en moquer plus. Nous devons mettre en œuvre un programme de relance pour parvenir à une croissance durable, et nous pensons que le ratio de la dette au PIB diminuera en raison de l’effet de dénominateur “, a déclaré M. Borghi.

“Nous sommes très détendus sur ce que l’UE peut nous faire. La différence entre la Grèce et l’Italie, c’est que nous payons l’argent de l’UE. Nous sommes un contributeur net “, a-t-il dit.

Il est clair qu’un tel gouvernement serait quand même à la merci de Bruxelles pour tout, de la politique budgétaire à la crise des migrants. Mais même si Forza Italia a l’avantage dans une coalition de droite – ce qui reste le résultat le plus probable -, un tel gouvernement est susceptible de mener toute une série de politiques contraires aux règles de l’union monétaire. Citigroup a déclaré que les plans pour un impôt uniforme augmenterait le déficit budgétaire de 1,2 % du PIB.

Lorenzo Codogno, ancien économiste en chef pour le Trésor italien et maintenant à la LC Macro Advisors, a déclaré que le paquet de réductions d’impôts, des pensions plus élevées, et les dépenses sociales, coûterait ensemble 10 % du PIB. “Ils continuent à promettre la lune. Aucun économiste sérieux ne prendrait ces dispositifs au pied de la lettre”.

Citigroup a déclaré qu’il y a 15 % de chances qu’il y ait une alliance (a priori contre nature) entre la Ligue du Nord et le mouvement Cinq Étoiles – unis principalement par leur aversion pour les diktats de Berlin et de Bruxelles – estimant que cela augmenterait les écarts de risque sur les obligations italiennes à 10 ans de 125 points de pourcentage. Il met une chance de 25 % d’une coalition de gauche conduite par le mouvement Cinq Étoiles (M5S). “L’élection italienne a le potentiel de faire bouger le marché “, a déclaré le mouvement.

Le M5S a abandonné son projet de référendum sur l’appartenance du pays à l’euro, tout en menaçant de jouer cette carte à l’avenir, s’il ne parvient pas à obtenir des concessions de l’UE. Il a abandonné certaines politiques plus radicales sous la houlette de son jeune dirigeant télégénique Luigi Di Maio, mais en fin de compte, le manifeste des cinq étoiles viole fondamentalement les politiques de l’UE et le droit des traités.  

 

 

La question du “Italexit” de l’euro a été dépassée par les événements. Aucun de ces mouvements ne prévoit une rupture totale avec l’euro comme le prévoyait Marine Le Pen avant les élections françaises de l’année dernière [1].

Le danger pour les autorités de la zone euro est aujourd’hui d’une autre nature: les Italiens sont devenus profondément cyniques quant aux revendications du projet de l’UE et au manque de solidarité lorsque celle-ci est attendue. Le sentiment est omniprésent que l’Union monétaire a été “jouée” par d’autres – principalement l’Allemagne – au détriment de l’économie industrielle italienne, et que l’Italie a été laissée à elle-même pour faire face à la crise des migrants après la fermeture de la route des Balkans.

La riposte des partis anti-UE italiens consiste à se défendre en prenant les choses en main. La crise politique permanente de l’UE n’ a pas disparu. Elle a muté.

 

Ambrose Evans-Pritchard

Traduit de l’Anglais par Soverain

[1] (NDT : Evans-Pritchard connaît bien les mouvements souverainistes mais sur cette question, on ne peut pas dire aujourd’hui que MLP prévoyait une sortie claire et nette du fait des multiples versions sur le sujet lancées par le parti).

https://www.soverain.fr/risque-politique-augmente-italie-opposants-euro-flirtent-pouvoir/

BASE 14 995X225

Malgré les déclarations tonitruantes des uns et des autres, aucun parti politique italien ne souhaite une sortie de l'Union européenne. De telles déclarations inquiètent "les marchés", mais davantage pour les risques d'incertitude politique d'un pays déjà en grande difficulté economique et financière, que pour un boulversement de type Brexit. Quelque soit le scénario envisagé, chacun a bien compris qu'on s'engage vers des relations tendues entre Rome et Bruxelles, avec une série de procédures et d'invectives qui auront de graves conséquences sur la stabilité economique de l'UE, tout le contraire d'une politique cohérente de sortie juridique, apaisée et intelligente de l'Union, comme nous l'envisageons à l'UPR.   P.G.

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

samedi 24 février 2018

Un candidat avait annoncé les réformes qui ont lieu aujourd'hui!

Souvenez vous !

hist un candidat

https://www.youtube.com/watch?v=MckM0ossqMg

Pendant la campagne électorale présidentielle 2017, François Asselineau présentait un document: le programme de la Commission européenne publié chaque année intitulé GOPE (grandes orientation de politique économique) qui expliquait les réformes à venir en France, quelque soit le candidat élu Président de la République, qu'il soit "de droite" ou "de gauche", sauf lui bien sûr, puisqu'il était LE SEUL candidat à proposer aux Français une sortie réelle de l'Union européenne (FREXIT).

Entre autres:

-la baisse de l'impôt sur les sociétés (confirmé le 9 juillet 2017, JT France 2)

JT 1_le gel du SMIC (confirmé le 5 décembre 2017), JT France 2)

jt2

 

 

 

 

-la réforme du droit du tavail (confirmée le 10 mai 2017, JT France 2)

jt3_la baisse de l'assurance- chômage (confirmée le 26 décembre 2017, JT TF1)

jt4

 

 

 

 

jt5

jt6-confirmation: JT France 2, 2 août 2017

jt7

 

 

 

 

 

jt8

Une annonce qui avait fait rire les maires de France, comme vous pouvez le voir dans la vidéo.

rameau libre logo

P.G.

Posté par UPR Creuse à 08:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 16 février 2018

Dépenses, remboursements... tout savoir sur les comptes de campagne de la présidentielle

LE SCAN POLITIQUE/INFOGRAPHIE - Tous les comptes des candidats ont été validés par la Commission, qui a cependant retoqué certaines dépenses. Les remboursements de l'État reçus par chaque camp varient selon les scores obtenus.

ACT CNCCFP

La commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) a publié ce mardi ses décisions sur le remboursement des comptes de campagne des onze candidats à l'élection présidentielle de 2017. Pas de mauvaise nouvelle pour eux: tous seront remboursés. Ils devront cependant accepter plusieurs rectifications plus ou moins élevées de la commission sur les comptes de campagne présentés.

WEB_201807_presidentielle_2017_comptes_campagne

Pour les dépenses de campagne présidentielle, plusieurs plafonds de remboursements existent: 10.691.775 euros pour les deux candidats arrivés au second tour, 8.004.225 euros pour les candidats ayant franchi la barre des 5% au premier tour, 800.423 euros pour ceux arrivés en dessous.

Emmanuel Macron

A priori, un ancien banquier d'affaires sait tenir ses comptes. Ce qu'a confirmé la commission des comptes de campagne en validant ceux d'Emmanuel Macron sans encombre. Le président de la République sera donc remboursé de l'emprunt personnel de huit millions d'euros qu'il avait contracté auprès des banques pour financer sa conquête de l'Elysée.

Provenant essentiellement de dons privés, le reste du financement de sa campagne est validé par la commission, même si cette dernière relève quelques irrégularités. Certains couples de donateurs ont ainsi émis des chèques depuis le compte personnel d'un des deux conjoints et pas depuis un compte-joint. La commission a ainsi invalidé pour 87.600 euros de dons «même si dans 20 des 24 cas concernés le second donateur a produit une attestation confirmant que le don excédentaire a été fait en son nom». La commission précise toutefois qu'«eu égard aux sommes en cause, qui ne représentent qu'un très faible pourcentage des recettes du compte, cette irrégularité n'est toutefois pas de nature à conduire au rejet du compte».

Côté dépenses, la commission a invalidé plusieurs factures au motif qu'elles ne correspondaient pas à des frais en vue de l'élection. Au total, plus de 70 000 euros, dont une commande de vidéos non réalisée, des frais de coaching vocal, des frais de réparation, de retouches photographiques ou de déplacement, d'hébergement et de restauration ainsi que des travaux réalisés au siège d'En marche!.

● Marine Le Pen

Pour la deuxième campagne présidentielle de Marine Le Pen, le Front national a déclaré 12,24 millions de dépenses. Sur cette somme, la CNCCFP a validé le remboursement de 10,69 millions d'euros, soit environ 1 euro par électeur de second tour.

La patronne du FN se distingue de ses ex-concurrents en ayant eu les dépenses les plus fortement rectifiées par la commission des comptes de campagne, avec un total de 873.576 de «réformations». La commission a notamment décidé de retrancher 827.000 euros d'intérêts facturés pour plusieurs prêts à la candidate. Selon les informations du Monde , ces prêts ont été contractés auprès du FN et de Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen. La CNCCFP estime en effet que ceux-ci ne peuvent figurer au compte «dans le seul cas» où le parti a souscrit lui-même un emprunt spécifique pour la campagne concernée. Dans un communiqué intitulé «Le Monde pris en flagrant délit de grave diffamation», l'ex-candidate affirme que l'intégration des intérêts d'emprunts aux comptes de campagne «est parfaitement légale».

Parmi les dépenses non remboursables pointées par la commission, il y a également une somme globale de 46.690 euros, retranchée du compte FN parce que sa finalité ne correspondait pas à des dépenses engagées spécifiquement pour l'élection. Soit, notamment, 40.652 euros pour une prestation non effectuée et achats d'objets promotionnels invendus.

● François Fillon

Si la CNCCFP a approuvé les comptes de campagne de François Fillon, le candidat de LR ne sera remboursé que de 2.067.625 euros, dont 153.000 lui ont déjà été versés alors que ses dépenses se sont élevées à 13.794.601 euros. Le candidat avait pourtant franchi la barre des 5% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle et pouvait à ce titre espérer recevoir une dizaine de millions d'euros de l'État. Il n'en sera rien. François Fillon a bénéficié de 10.000.000 d'euros au titre de «versements définitifs des partis politiques», selon ses comptes de campagne publiés au Journal officiel. L'argent venu de la primaire LR des 20 et 27 novembre. Sauf que cette inscription ne rentre pas dans le montant du remboursement de l'État. Selon les informations du Figaro, l'équipe de François Fillon aurait dû, pour permettre un remboursement, inscrire cette somme en «emprunt auprès des formations politiques». La commission a aussi décidé de retirer 50.000 euros supplémentaires car elle reproche au candidat d'avoir «omis de déclarer un montant de concours en nature des partis politiques et des personnes physiques» et sa campagne a bénéficié de «concours en nature de quelques personnes morales».

● Jean-Luc Mélenchon

Bien que le bilan comptable de Jean-Luc Mélenchon a été approuvé par la CNCCFP, il a toutefois subi une légère «réformation». Contrairement aux 10.676.699 euros de dépenses initialement déclarées par le candidat, le montant définitif s'établissent 10.241.760 euros. Le montant du remboursement dû par l'État est arrêté à la somme de 6.301.304.

Parmi les dépenses du candidat retoquées par la Commission figurent notamment deux importants achats de vins, de 8.594 et 5.278 euros (soit 13.872 euros au total), qui ont été retranchés «faute de justifications satisfaisantes». De même, le leader de la France Insoumise a subi un retranchement de 9862 euros pour avoir surévalué le loyer de la permanence qu'il a louée pendant six mois dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Enfin, il apparaît que Jean-Luc Mélenchon aurait surpayé de 54.600€ la société Mediascop, détenue par une certaine… Sophia Chikirou, sa plus proche conseillère. Selon la CNCCFP, le candidat a versé au total 1.161.759 euros à l'entreprise pour «un grand nombre de prestations». Or, première anomalie: le montant déclaré des conseils en communication (983.080 euros) a été gonflé de 19.350 euros, et le montant réel de la prestation s'élève à 963.730 euros. Deuxième incohérence relevée par la CNCCFP, et pas des moindres: «Le prix de onze prestations présente des écarts significatifs avec la grille (tarifaire) de l'entreprise (Mediascop)». Ainsi, la Commission indique que «le montant effectivement porté dans la facture doit être réformé» à hauteur de 35.250 euros.

● Benoît Hamon

Sur les 15.072.745 euros dépensés par le candidat socialiste, 7.949.043 euros ont été remboursés par l'État. Parmi les sommes non-remboursées, on peut notamment retrouver le salaire d'un membre de l'équipe de Benoît Hamon «chargé de l'archivage» qui s'élève à 15.614 euros entre le 25 avril et le 7 juillet 2017. La CNCCFP a estimé que l'activité ne pouvait pas être incluse dans les comptes de campagne du candidat.

5.000 euros de frais de déplacement utilisés par le candidat durant la campagne pour la primaire de la gauche n'ont pas été remboursés non plus. La raison? Ces frais étaient pris en charge par l'Assemblée nationale alors que Benoît Hamon était encore député des Yvelines.

Dans la même logique, la commission a rappelé que les dépenses personnelles, «qui n'ont pas une finalité électorale» ne pouvaient être incluses dans les comptes. Parmi les 55.642 euros non-remboursées pour cette raison, on retrouve l'achat d'enquêtes de sondages, une prestation de conseil, des frais de restauration et d'hôtellerie, des réparations de véhicules ou encore… l'achat de drapeaux occitans.

● Nicolas Dupont-Aignan

Avec 4,73% des suffrages exprimés au premier tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan aura tutoyé la barre du remboursement des frais de campagne... sans pour autant l'atteindre. Le candidat de Debout la France n'a donc pu bénéficier que d'un remboursement à hauteur de 4,75 % du plafond des dépenses applicable aux candidats du premier tour, soit 800 423 euros. Loin des 1 823 157 euros de dépenses déclarées par le candidat. Les magistrats n'ont finalement retoqué que peu de chose: Ici, 301 euros correspondant à la location de véhicules pour le déménagement de sa permanence de campagne, au-delà de la date butoir. Là, 1074 euros pour une convention de stage sans pièce justificative. Plus mystérieux, quelque 2 568 € liés à un déplacement en Bulgarie, «insuffisamment justifié» selon la commission. Il s'agissait début avril 2017, d'un déplacement de deux militants DLF, partis de Bulgarie jusqu'à Menton, en France, pour démontrer «la porosité des frontières» européennes, n'ayant fait selon leurs dires l'objet d'aucun contrôle lors de leur traversée.

● François Asselineau

Le montant total des dépenses de François Asselineau retenu par la commission s'élève à 1.237.609 euros dont 755.139 euros remboursés par l'État. La commission n'a pas retenu une dépense de 154.000 euros correspondant aux honoraires d'un prestataire dont la mission a consisté à former des militants chargés de collecter les parrainages des maires.

● Jacques Cheminade

Au total, Jacques Cheminade a dépensé 406.563 euros. 337.606 euros vont être remboursés par l'État. Il n'a pas été retenu le remboursement d'une franchise relative à la réparation d'un véhicule accidenté, pour un montant de 600 euros. De la même manière, des «frais de coaching» de l'équipe de campagne -pour un montant de 2200 euros- n'ont pas été validés. Ainsi que les frais de restauration (197 euros) engagés pour cette journée de formation.

● Nathalie Arthaud

Nathalie Arthaud a dépensé 956.121 euros pour sa campagne présidentielle. L'Etat va lui rembourser 800.423 euros. La commission n'a pas retenu une dépense de 1203 euros correspondant à des frais de déplacement pour des recherches de parrainages.

● Philippe Poutou

767.723 euros ont été dépensés par Philippe Poutou. L'Etat va lui rembourser 766.543 euros. Il ne pourra pas être remboursé d'un billet de train de 58 euros, faute de justificatif. Il ne pourra pas non plus être remboursé d'une somme de 644 euros correspondant à des frais de réparation de véhicules pour 300 euros, à une franchise pour 220 euros et à des frais de dépannage pour 124 euros. Rejet aussi d'une somme de 4911 euros relative à des frais de transport de militants et de cadres du NPA, le parti de Philippe Poutou, pour se rendre à des réunions de travail de l'équipe de campagne.

● Jean Lassalle

Le député centriste des Pyrénées-Atlantiques a été le moins dépensier de tous les candidats. Il a déclaré un montant total de dépenses de 260.418 euros, dont la quasi-totalité correspond à un apport personnel de Jean Lassalle. L'État doit rembourser 228.659 euros, la CNCCFP ayant retoqué quelques frais. Notamment 5.256 euros pour la réparation d'un véhicule automobile, 4.450 euros de frais de taxi et 2.262 euros de frais de restauration et de transport d'un membre bénévole de l'équipe de campagne.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/02/13/25001-20180213ARTFIG00123-depenses-remboursements-tout-savoir-sur-les-comptes-de-campagne-de-la-presidentielle.php

Posté par UPR Creuse à 05:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 1 février 2018

Rétrospective vidéo: François Asselineau devant la FNSEA

L'excellent F. Asselineau Tient un Stand de Légumes au Marché de la FNSEA

VID FA FNSEA

https://www.youtube.com/watch?v=In6COZQq3jE
Ajoutée le 25 janv. 2018
J'ai choisi un titre un peu humoristique, en remarquant les légumes entreposé
s dans le dos de François Asselineau tel un stand au marché près à la vente
sur un marché parisien :-) lol Plus sérieusement, le Président de l'Union Populaire Républicaine intervient à la FNSEA pour soutenir les cultivateurs et les
agriculteurs contre cette mondialisation débridée.

BASE 14 995X225

C'était bien sûr pendant la campagne électorale et ça reste d'actualité...  P.G.

jeudi 18 janvier 2018

Communiqué commun UPR & DLF

France 3 Bourgogne Franche-Comté a organisé le vendredi 12 janvier un débat rassemblant 6 des 10 candidats qui se présentent à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, dont le 1er tour est prévu le dimanche 28 janvier

COM UPR DLF

Ont été invités à ce débat les candidats suivants, avec les nuances politiques suivantes attribuées par le ministère de l’Intérieur : Ian Boucard (nuance LR), Christophe Grudler (nuance MDM), Arthur Courty (nuance SOC), Anaïs Beltran (nuance FI), Jean-Raphaël Sandri (nuance FN) et Sophie Montel (nuance EXD).

Les candidats soutenus par l’UPR (Jonathan Vallart, nuance DIV), DLF (Julie Kohlenberg, nuance DLF), Lutte ouvrière (Yves Fontanive, nuance EXG) et EELV (Vincent Jeudy, nuance ECO) n’ont pas été invités au débat. Ils n’ont eu droit qu’à des extraits de quelques secondes de leurs interviews séparées, diffusés durant l’émission.

Cette différence de traitement entre les candidats, à la fois en temps de parole (plusieurs minutes contre quelques secondes) et en qualité (débat sur le plateau contre enregistrement) est inacceptable. Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres.

Déjà, durant la campagne présidentielle, la volonté de séparer les prétendus « grands » des prétendus « petits » candidats avait engendré sur TF1 un débat avec cinq candidats sur les onze qualifiés, constituant ainsi un véritable scandale démocratique, que l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) condamne d’ailleurs avec la plus grande virulence lorsqu’elle se produit sous d’autres cieux.

C’est la raison pour laquelle l’Union populaire républicaine et Debout la France ont décidé de saisir conjointement le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Les autres formations politiques exclues du débat de France 3, Lutte ouvrière et EELV, n’ont pas été sensibles à cette approche commune.

François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan, respectivement présidents de l’UPR et de DLF et candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont donc adressé un courrier conjoint à M. Olivier Schrameck, président du CSA afin que ce dernier impose à France 3 Bourgogne Franche-Comté des mesures compensatoires en faveur des candidats que la chaine a délibérément et arbitrairement discriminés (voir le courrier de François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan à la suite du présent communiqué).

L’UPR, DLF, Lutte ouvrière et EELV ont certes des programmes politiques très différents, l’UPR étant notamment le seul parti politique à proposer de faire sortir la France unilatéralement de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Il est important, cependant, que des formations politiques différentes mais victimes de discriminations arbitraires de la part des médias audiovisuels sachent, ensemble, faire respecter leur droit à la parole, afin de sauvegarder la démocratie et l’expression pluraliste des opinions politiques à la télévision et dans les stations de radio, en France.

Contact médias :

presse@upr.fr

Lire la saisine commune de l’Union populaire républicaine et de Debout la France au CSA

Posté par UPR Creuse à 08:18 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Election législative partielle dans le Territoire de Belfort : LE débat ! (L'UPR censurée!)

L'élection de Ian Boucard, Les Républicains, a été invalidée par le Conseil Constitutionnel. (Voir les motifs en fin d'article)
Les électeurs de la 1ère circonscription du Territoire de Belfort votent à nouveau pour leur député les dimanche 28 janvier et 4 février. Ils ont le choix entre 10 candidats en lice.(Voir la liste en fin d'article)

ACT UPR CENSURE JONATHAN



Nous organisons un débat entre 6 candidats :

  • Ian Boucard, Les Républicains
  • Christophe Grudler, MoDem, investi par La République En Marche
  • Jean-Raphaël Sandri, Front National
  • Sophie Montel, Les Patriotes
  • Anaïs Beltran, La France Insoumise, soutenue par le MRC et le PCF
  • Arthur Courty, Parti Socialiste

Suivez en direct l'enregistrement de l'émission

Vendredi 12 janvier à 15h30

Entre juin 2017 et janvier 2018, pas de changement pour les 4 premiers arrivés le 11 juin 2017. On retrouve Christophe Grudler, MoDem et LREM, qui a viré en tête avec presque 32 % des voix ; Ian Boucard, Les Républicains, qui avait totalisé 23, 7 % des suffrages ; Jean-Raphaël Sandri, FN, et ses 17,5 % ; Anaïs Beltran, de la France Insoumise, et 12 % des bulletins.

Rien n'a changé pour Messieurs Grudler et Boucard. En revanche, Jean-Raphaël Sandri est affaibli par la candidature de l'ex-FN et aujourd'hui "Patriotes" Sophie Montel. Quant à Anaïs Beltrand, elle part sous l'étiquette LFI, comme en juin, mais avec en plus le soutien du MRC et du PC... A savoir : le candidat MRC, Bastien Faudot avait recueilli 9 % des voix et Sabine Verdant, du PCF, 1,5 % des suffrages.
Autre modification : Bastien Faudot, MRC, avait le soutien du PS. Cette fois-ci, le PS présente Arthur Courty qui, en juin, avait retiré sa candidature pour soutenir Bastien Faudot.

Pourquoi cette élection partielle attire l'attention :

-  9 mois après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, c'est un test électoral grandeur nature, plus fiable qu'un sondage !

- Christophe Grudler, MoDem et LREM, se présente à Belfort depuis plus de 20 ans. En juin, il n'incarnait pas vraiment le renouveau promis par le Président de République. Ce centriste arrivera-t-il à convertir en bulletins de vote la bonne cote de popularité du Président et de son Premier Ministre ?

- Ian Boucard payera-t-il sa "tricherie électorale " ? Sa faute est lourde même s'il a apporté la preuve qu'elle a été organisée par son parti et pas par lui, ce qui l'aurait rendu inéligible...

- Anaïs Beltran, une femme, jeune, parviendra-t-elle à capitaliser sur son nom les voix, en plus des siennes, du MRC et du PCF ? Cette "stratégie d'union de la gauche" sera-t-elle payante ? 12 + 9 + 1,5 % : avec plus de 22 % des voix, si l'addition est respectée, la présence au second tour est assurée... A gauche toujours, une question se pose :  que pèse encore électoralement le PS qui présente Arthur Courty ?

-  la bagarre entre FN et "Les Patriotes" sera intéressante à suivre. Qui arrivera en tête ? Le logo "FN" ou Sophie Montel qui a représenté le Front National durant 30 ans en Franche-Comté et qui bénéficie d'une certaine notoriété ? A la présidentielle, Marine Le Pen était arrivée largement en tête dans cette circonscription avec 28,4 % des voix, loin devant Emmanuel Macron, 20 %.

Le Débat avec France Bleu et l'Est Républicain

Plein de bonnes raisons pour observer cette élection partielle avec énormément d'attention... et de suivre notre débat.
Ce débat d'une heure sera co-animé par Catherine Eme-Ziri de France 3 Franche-comté et Emilie Pou de France Bleu Belfort. De plus, Philippe Piot, journaliste de l'Est Républicain à Belfort, interviendra pour apporter son éclairage.
Deux rendez-vous pour regarder ce débat : vendredi dès 15H30 avec la retransmission en direct sur notre site internet, Facebook et YouTube. puis dimanche à 10 h 50, sur France 3 Franche-comté.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/election-legislative-partielle-territoire-belfort-debat-1397263.amp?__twitter_impression=true

BASE 14 995X225

Parfait exemple, totalement HONTEUX, de déséquilibre dans un scrutin provoqué par les médias en différenciant les candidats.

Ici, pour l'élection législative partielle dans le Territoire de Belfort, c'est France 3 et plus particulièrement France 3 Bourgogne / France 3 Franche-Comté, en partenariat avec France Bleu Belfort Montbéliard et L'Est Républicain qui organisent un débat avec 6 candidats sur les 10 qui se présentent.

6 candidats vont donc bénéficier d'une fenêtre médiatique et d'une égalité de traitement entres eux, pendant que les 4 autres sont relégués au rang de candidat de 2nde zone, écartés du débat et éliminés d'office, avec pour seul droit un petit passage d'une interview préalablement enregistrée...!

C'est d'autant plus scandaleux que cela se passe sur une chaîne du service public...
Oui, ils respectent les règles (injustes) du Conseil supérieur de l'audiovisuel - CSA ! Et tout le monde ou presque trouve ça normal...

P.G.

Posté par UPR Creuse à 07:36 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 17 janvier 2018

Elections européennes : le gouvernement se prépare à… diminuer le temps d’antenne de l’opposition !

Le gouvernement se prépare à modifier les règles du temps de propagande dans l'audiovisuel public pour les élections européennes. Surprise, LREM sortirait grand gagnant de la réforme, avec une augmentation de 155% du temps d'antenne ! A l'inverse, Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis perdraient de nombreuses minutes...

ACT EM ELECTIONS

Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l'Assemblée nationale le 17 janvier prochain.

La manœuvre concerne les spots de campagne diffusés sur l’ensemble des chaînes de l’audiovisuel public. Profitant de la réforme consensuelle du mode de scrutin aux élections européennes – les députés européens seront désormais élus sur l’ensemble du territoire français -, le gouvernement a inséré dans son projet de loi un article sur ces clips de propagande. Actuellement, ces spots sont diffusés pendant une durée totale de deux heures sur chaque média, répartis de façon parfaitement égale entre tous les partis représentés au Parlement. S’il existe six listes soutenues par des groupes parlementaires, elles se partageront chacune 20 minutes d’antenne. Quant aux partis qui ne disposent pas d’un groupe parlementaire, comme le FN ou Debout la France, ils se partagent égalitairement une heure, mais aucun ne peut parler plus de cinq minutes.

De 20 à... 51 minutes pour LREM

Plutôt que de chercher à atténuer ce déséquilibre, le gouvernement d’Edouard Philippe a choisi… de l’accentuer. Comme l’a remarqué la Lettre A, ce projet de loi prévoit en effet que ces deux heures réservées aux partis parlementaires seront désormais réparties… au prorata, selon le poids des groupes parlementaires. Ce qui avantagera mécaniquement les coalitions qui disposent des plus gros groupes parlementaires, la République en Marche-MoDem et Les Républicains. Selon nos calculs, LREM, allié au MoDem, passerait ainsi de 20 minutes à… 51 minutes de temps de propagande dans l’audiovisuel public. Soit une augmentation de temps de propagande de 155%, grâce à leurs 382 parlementaires. La bonne affaire ! Les Républicains passeraient eux de 20 à 32 minutes d’antenne.

Jean-Luc Mélenchon devrait en revanche hurler : avec cette réforme, le temps d’antenne des Insoumis via ces spots passerait de 20 minutes… à 2 minutes. Maigre consolation, la future loi prévoit d’octroyer 2 minutes supplémentaires… pour toutes les listes.

L'heure des petits partis supprimée

Quant à la seconde tranche d’une heure réservée aux partis qui ne comptent pas de groupe au Parlement, comme le FN, elle disparaît. A la place, le gouvernement veut mettre en place une heure de « correctif » démocratique. L’idée ? Atténuer les déséquilibres qui découleront… de sa propre réforme. Cette heure sera ainsi répartie entre toutes les listes candidates - dont LREM et LR - « afin que les durées respectives d’émission attribuées aux listes » ne soient pas « hors de proportion avec (leur) participation à la vie démocratique de la Nation ».

Concrètement, le CSA fixera la durée des clips des uns et des autres en veillant à ce que les partis qui comptent de nombreux électeurs mais peu de parlementaires, comme la France Insoumise, le Front national, voire Debout la France, ne soient pas trop désavantagés par cette réforme. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être docteur en mathématiques pour s’apercevoir qu’étant donné le nombre de listes – 25 en 2014 – ces partis ne pourront guère prétendre à plus de 5 ou 6 minutes. Et se trouveront donc les grands perdants de la nouvelle loi…

Réprimande du Conseil d'Etat

Sollicité en amont du texte, le Conseil d’Etat a d’ailleurs réprimandé le gouvernement. Courtoisement mais fermement, les sages du Palais-Royal ont fait savoir que ce critère du poids des groupes parlementaires nationaux n’était pas particulièrement pertinent pour déterminer le temps de parole à une élection européenne : « La différence entre les modes de scrutin, pour l’élection des députés et sénateurs d’une part, et pour l’élection des représentants au Parlement européen d’autre part, les spécificités du débat démocratique dans le cadre de la campagne pour le renouvellement du Parlement européen et, enfin, l’évolution potentiellement très rapide des courants d’idées et d’opinions, peuvent conduire à ce que l’attribution de la deuxième fraction de durée d’émission ne soit pas en adéquation avec la participation des partis et groupements politiques représentés au Parlement national, aux débats de la campagne électorale ».

Le Conseil d’Etat a donc conseillé au gouvernement de réduire ce temps d’antenne réservé aux partis représentés au Parlement à une heure et demie. Proposition royalement ignorée par Edouard Philippe et Gérard Collomb, qui portera le texte devant le Parlement. Le temps où En Marche saisissait le Conseil constitutionnel pour obtenir plus de temps pour ses clips aux élections législatives, au nom du pluralisme et de la représentation des partis sans groupe au Parlement (!), semble définitivement envolé…

Les clips ne font pas l'élection

Le gouvernement n’a en revanche pas osé toucher aux règles du temps de parole dans les émissions de télévision. Celui-ci reste défini par le CSA, selon un calcul compliqué mêlant résultats aux dernières élections, score dans les sondages et dynamisme du parti sur le terrain.

Les partis perdants de la réforme se rassureront encore en constatant que ce genre de clips ne font pas forcément l’élection. En 2014, le Front national est arrivé premier aux élections européennes, avec deux millions de voix de plus que le PS… malgré des clips de propagande dans l’audiovisuel public quatre fois moins longs.

https://www.marianne.net/politique/elections-europeennes-le-gouvernement-se-prepare-diminuer-le-temps-d-antenne-de-l

BASE 14 995X225

Vous pariez combien qu'ils vont encore s'arranger pour que l'UPR n'obtienne aucune visibilité médiatique? Raison de plus pour se mobiliser sur le terrain le plus vite possible...  P.G.

ob_35a9e5_10352404-795270000505691-1449755118720

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,