dimanche 29 juillet 2018

Le confortable train de vie de Brigitte Macron à l’Élysée

Deux voitures, six bureaux, quatre personnes à son service

Pognon de dingue ! Comme chaque année, la Cour des comptes a listé toutes les dépenses liées à la "Première dame"*. Le montant dépasse les 280.000 euros par an.

ACT FIRST LADY

Au début de son mandat, en août 2017, Emmanuel Macron avait instauré une charte de la transparence pour que la Cour des comptes puisse suivre les dépenses de son épouse. Si les Sages de la rue Cambon se sont bien penchés sur les frais de la Première dame, ils ne manquent pas de rappeler dans leur dernier rapport que « Cette forme de comptabilité reste à ce jour insuffisamment développée pour réaliser complètement cet exercice ». Comme le précise toutefois Capital.fr, la Cour des comptes a pu chiffrer certaines dépenses.

Six à sept agents du service de la correspondance présidentielle

Les Sages rappellent dans un premier temps que Brigitte Macron dispose d’un directeur de cabinet et d’un chef de cabinet, ainsi que de deux secrétaires, dont l’une est également affectée au secrétariat du conseiller porte-parole. Le courrier est par ailleurs un poste de dépense important dans la mesure où Brigitte Macron a reçu près de 13 000 courriers en 2017, ce qui a mobilisé « six à sept agents du service [de la correspondance présidentielle ». En fonction du temps consacré par tous ces collaborateurs à l’activité de Brigitte Macron, la Cour évalue leur masse salariale chargée à 278.750 euros par an. En 2014, la Cour avait indiqué que, pour l’année 2013, les dépenses liées à l’activité de Valérie Trierweiler s’élevaient à 396 900 euros pour cinq collaborateurs directs.

Six bureaux dans l’aile « Madame » de l’Hôtel d’Evreux

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Brigitte Macron bénéficie pour sa part de six bureaux dans l’aile « Madame » de l’Hôtel d’Evreux, de la protection de plusieurs membres du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) ainsi que de deux véhicules issus de la flotte présidentielle : l’un pour ses déplacements, l’autre pour les agents du GSPR qui la protègent. En revanche, les Sages indiquent que « pour ses activités publiques et officielles, madame Brigitte Macron bénéficie des services de la coiffeuse-maquilleuse de la Présidence, mais il ne lui est attribué aucun budget de représentation. »

Source :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/26/2842076-brigitte-macron-cour-comptes-revele-budget-alloue-premiere-dame.html

https://www.capital.fr/economie-politique/collaborateurs-bureaux-maquilleuse-les-depenses-de-brigitte-macron-detaillees-par-la-cour-des-comptes-1299728

http://www.valeursactuelles.com/politique/deux-voitures-six-bureaux-quatre-personnes-son-service-le-confortable-train-de-vie-de-brigitte-macron-lelysee-97620

https://aphadolie.com/2018/07/28/le-confortable-train-de-vie-de-brigitte-macron-a-lelysee/

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*Rappelons que le terme "Première Dame", repris par toute la presse euro- atlantiste en France, et parfois hélas par la presse dite "de réinformation", est un élément de langage de propagande témoignant de notre domination culturelle ("First Lady").  Il en est de même pour le terme "Pères Fondateurs" concernant l'Union européenne ("Founding Fathers"), sur le modèle américain. On peut multiplier les exemples, à commencer par l'usage de plus en plus fréquent de l'anglo- américain, y compris dans nos rues, ou encore de la volonté de Macron de réunir le Congrès tous les ans (instituant ainsi le "discours sur l'état de l'Union" pratiqué outre- atlantique)... Sans même parler des réformes territoriales comme les "com- coms", équivalentes des "comtés" ou des grandes régions, les futurs "states" des Etats- Unis d'Europe... J'arrête là, car on va encore dire que nous sommes compotistes. P.G.

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mardi 24 juillet 2018

Un rapport accablant dénonce l'état des routes de France

Nous avons pu consulter un audit externe, réalisé à la demande du ministère des Transports, qui stigmatise la dégradation du réseau routier géré par l'Etat. Pour régler le problème, il va falloir mettre la main à la poche.

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Dans un tweet du 10 juillet, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, publie des photos du chantier du viaduc de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), sur l'A15. Le pont s'était affaissé le 15 mai, causant la fermeture de l'autoroute, qui n'est encore que partiellement rouverte. "Ces dégâts sur l'A15 sont emblématiques de la situation dont souffre notre réseau routier du quotidien, qu'on a laissé depuis des décennies se dégrader faute d'entretien suffisant", écrit la ministre. Elle s'appuie alors sur l'audit commandé par la Direction des infrastructures de transport du ministère à NiBuxs et IMDM, des bureaux d'études suisses.

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Consacré à "l'état du réseau routier national non concédé" - les 12.000 km d'autoroutes et de routes nationales gérées par l'État où circule 18,5 % du trafic français - il se penche aussi sur "la politique d'entretien de ce réseau". Les conclusions de cette étude conduite entre octobre 2017 et février 2018, discrètement mise en ligne sur le site du ministère il y a quelques jours, sont accablantes. En effet, 17% du réseau présente aujourd'hui un état de dégradation plus ou moins important, et 7% des autres infrastructures (ponts, tunnels) nécessitent des travaux de rénovation, venant conforter une préoccupation ancienne. En 2015, l'association 40 millions d'automobilistes lançait l'opération participative "J'ai mal à ma route", invitant les usagers à signaler les voiries les plus dangereuses sur Internet. Il existe désormais une application pour smartphone.

Il faudrait un milliard d'euros par an

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Selon Pierre Chasseray, délégué général de l'association, "47% des accidents de la route mettent en cause la qualité ou l'entretien des infrastructures routières". Pierre Fayolle a récemment alerté l'association. Tous les jours, il emprunte "la route du pavé de Meudon, entre Chaville et la N118, qui passe dans la forêt, extrêmement fréquentée", et de profonds nids-de-poule l'obligent à "zigzaguer" sur cette route à double sens. Il y a quelques semaines, il a eu un accident, une voiture a heurté son scooter. Depuis peu, les trous "ont été un peu colmatés avec du goudron, peint en rose, fluo la nuit". "Le nid-de-poule est l'étape presque ultime de dégradation, commente Pierre de Thé, porte-parole de la Fédération des routes de France. C'est comme si vous attendiez la carie pour vous brosser les dents." Parmi les nombreux signalements, la route de la Ferme à Paris, dans le bois de Vincennes, mise hors service tant elle était dangereuse. A travers la France, les exemples sont légion : le tunnel de la citadelle, à Besançon, sera fermé jusqu'au 20 août : son plafond s'effondrait ; la route départementale 1212 des gorges de l'Arly (Savoie) a dû subir des travaux d'urgence en raison des fortes intempéries de cet hiver.

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Les auteurs de l'audit constatent "un sous-investissement chronique en matière d'entretien routier". L'étude teste cinq scénarios budgétaires, sur vingt ans, dont l'un correspond au cadre défini pour 2018-2023, à savoir 800 millions d'euros par an : "Seul le scénario prévoyant une hausse substantielle des ressources financières permet de garantir la pérennité des niveaux de service." En clair, pour que les routes restent praticables, l'Etat va devoir payer environ un milliard d'euros par an, jusqu'en 2037. Sur les ponts routiers, l'audit est particulièrement inquiétant : "Aucun scénario ne permet le maintien de l'état actuel du parc d'ici vingt ans." A l'heure actuelle, sur les 12.000 ponts que compte le réseau national non concédé, un tiers nécessite des réparations. "En France, un pont par jour disparaît de la liste des ponts sécurisés", indique Christian Tridon, du Syndicat des entrepreneurs spécialistes de réparation et de renforcement des structures.

Des voiries en mauvais état faute d'entretien

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Hervé Maurey, sénateur de l'Eure et président de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, est ravi de cette "prise de conscience des pouvoirs publics". "L'état des routes est quelque chose dont on s'était peu préoccupé, on a voulu tirer la sonnette d'alarme pour que ça ne devienne pas comme le ferroviaire. C'est une situation d'urgence que l'on découvre." Pourquoi ces années d'incurie sur les routes de France? "C'est facile : quand on a besoin de boucler un budget, on rabote sur l'état du réseau, poursuit le sénateur. C'est de la mauvaise politique, car plus on tarde à investir, plus les investissements seront importants. C'est comme si quelqu'un disait dans une maison : “La toiture n'est pas ma priorité, je préfère refaire le papier peint.”"

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

Pour Pierre de Thé, pas de mystère : si les voiries sont en si mauvais état, c'est faute d'entretien : "Les entreprises de maintenance des routes ont perdu 30% de leur chiffre d'affaires en sept ans! Les départements font face à des dépenses sociales qui augmentent, des dotations qui baissent ; ils font des choix." Tout comme l'Etat : "Il faut que l'argent des routes revienne à l'entretien des routes. Les investissements, tous intervenants confondus, sont passés de 15,5 milliards en 2010 à à peine plus de 12 en 2017." L'audit pointe le mauvais état du réseau national, mais Hervé Maurey n'oublie pas les routes départementales : "Quand je circule dans l'Eure, il y a des portions où on ne risque pas de dépasser les 80 km/h!"

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Tous les professionnels de la route attendent la loi d'orientation des mobilités, qui devrait être présentée en Conseil des ministres à la rentrée, puis sa traduction budgétaire dès la loi de finances pour 2019, comme l'a indiqué Elisabeth Borne. "La clé, insiste Pascal Tebibel, du groupe Colas, leader mondial de la construction de routes, est que le coût de l'entretien curatif est vingt fois plus élevé que celui de l'entretien préventif." Mieux vaut prévenir que guérir, oui, mais ce stade est aujourd'hui dépassé.

https://www.lejdd.fr/societe/un-rapport-accablant-denonce-letat-des-routes-de-france-3716093

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Comment ça "Pour régler le problème, il va falloir mettre la main à la poche. " ?!!!!!!!
Mais nous payons des impôts pour que l'Etat entretienne nos routes !
ET puis, je croyais que c'était la vitesse qui était responsable des accidents !!!  S.R.

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vendredi 15 juin 2018

Des parents d’élèves se mobilisent contre la fin du ramassage scolaire au rond-point de Glane à Saint-Junien

Trop coûteux, le ramassage scolaire au rond-point de la Glane de Saint-Junien va être supprimé. Les parents d’élèves s’en offusquent et se mobilisent.

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Tout est parti d'une lettre. Reçue le 30 avril dernier, par des familles dont les enfants utilisent quotidiennement, ou presque, l'arrêt de bus scolaire du rond-point de la Glane à Saint-Junien. Dans ce courrier envoyé par la municipalité, les parents ont été informés de la fin du ramassage scolaire à cet emplacement dès la rentrée prochaine, et qui concerne selon la mairie, 15 familles et 23 enfants. Ces derniers sont principalement scolarisés au collège Louise-Michel et au lycée Paul- Eluard, ainsi qu'au collège Paul- Langevin pour quelques-uns.

Inquiets, les parents se sont alors réunis pour lancer une pétition. Car selon eux, la sécurité de leur progéniture ne serait pas assurée si ces jeunes devaient se rendre en classe à pied.

Un trajet controversé

Philippe Leemans, père de l'un des élèves concernés et organisateur de la pétition, explique que « les enfants seront obligés d'emprunter une route sinueuse qui passe par des endroits boisés, sans éclairage public ni trottoir ». Il déplore également les risques en cas de conditions météorologiques compliquées, sous de fortes chaleurs ou des pluies battantes. « De plus, les sacs des élèves peuvent peser jusqu'à 10 kg, donc se rendre à pied en classe signifierait une fatigue importante dès le matin ». Mais pourquoi, alors, supprimer cet arrêt scolaire ?

Concernant les élèves en enseignement secondaire, la loi stipule qu'il ne peut y avoir de ramassage, lorsque la distance entre l'arrêt et l'établissement scolaire est inférieure à 3 km. Et pour le rond-point de la Glane, la distance est de 2,4 km selon les parents, et environ 1,7 km selon la municipalité.

MONTAGE REFORMES TERRITORIALES

La mairie n'a pas  les pleins pouvoirs

Depuis le 1 er septembre 2017, c'est la région et en l'occurrence la Nouvelle-Aquitaine, qui est en charge de la gestion des lignes de bus scolaires. Pierre Allard, maire de Saint-Junien, explique que « la municipalité ne s'occupe que de l'inscription des enfants, et encore, n'est qu'un intermédiaire ». Avant la région, c'était le département qui gérait ce secteur, et la « règle des 3 km » existait déjà. Mais pour éviter la fermeture de cette ligne de bus, « la mairie avait trouvé un accord avec le département », détaille Pierre Allard. Or, désormais, ce n'est plus possible. Car maintenir une ligne coûte cher : environ 35.000 euros, qui étaient au frais de la municipalité.

Les parents se mobilisent

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Mais ces explications ne convainquent pas les parents d'élèves. Ce mardi, la pétition lancée comptait environ 580 signatures. De plus, les familles ont fait parvenir la pétition aux différentes instances concernées comme le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. « On nous dit que dans le temps, les élèves allaient en classe à pied, fustige Philippe Leemans. Mais ce n'est pas une raison ! »

Du côté de la municipalité, le maire rencontrera vendredi l'un des responsables des transports scolaires sur le secteur, pour tenter, ensemble, de trouver une solution. Cependant, l'édile de Saint-Junien rappelle que « la mairie n'a pas de compétence dans ce domaine, et ne peut donc pas s'engager, même si l'on veut trouver une solution ».

Le maire se veut donc conciliant, sans pour autant faire des promesses qu'il ne pourrait tenir. Également un autre rendez-vous avec la municipalité aura lieu samedi matin, et par la suite les parents d'élèves ont prévu de manifester place Auguste-Roche entre 9 heures et 11 heures « si l'entrevue ne donne rien », prêts à tout pour le bien-être de leur progéniture.

Marie Bardet

https://www.lepopulaire.fr/saint-junien/vie-pratique-consommation/transport/2018/06/13/des-parents-deleves-se-mobilisent-contre-la-fin-du-ramassage-scolaire-au-rond-point-de-glane-a-saint-junien_12883988.html

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Rousset, dont le salaire est de 5 600 euros (+ les avantages en nature) et qui doit cumuler de multiples retraites
puisqu'il a 67 ans et qu'il a été maire, député, conseiller général, président de la communauté urbaine de Bordeaux, soit au minimum deux retraites (+ son salaire donc).

Et n'oublions pas qu'il est également président d'une horreur : l'euro-région Nouvelle Aquitaine-Euskadi-Navarre !!!!
Qui le savait ? Nous a t-on consulté pour cette chose aussi grave ?

Et Monsieur trouve qu'un bus pour 23 enfants, ça coûte trop cher !!!!!
Et tous les élus parasites, ils ne coûtent pas trop cher ???  S.R.

lundi 21 mai 2018

La stabilité de la zone euro «menacée» : Bruno Le Maire s'inquiète du futur gouvernement italien

Le futur gouvernement italien prévoit un programme anti-austérité et envisage de demander une modification de la règle des 3% de déficit à Bruxelles. Bruno Le Maire met en garde Rome face au non-respect de «ses engagements sur la dette».

ACT LEMAIRE EURO ITALIE

Alors que le nouveau gouvernement italien n'est pas encore entré en fonction officiellement, les premières mesures annoncées par les partenaires de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles (M5S) semblent déjà fortement inquiéter les Etats membres de l'Union européenne (UE). Ce 20 mai, le ministre de l'Economie français a été le premier à mettre en garde Rome de manière officielle.

Interrogé sur l'antenne d'Europe 1, Bruno Le Maire a en effet expliqué que «si le nouveau gouvernement prenait le risque de ne pas respecter ses engagements sur la dette, le déficit, mais aussi l'assainissement des banques, c'est toute la stabilité financière de la zone euro qui serait menacée». 

Ces propos témoignent de la fébrilité de l'UE face au futur gouvernement italien, qui fait bel et bien figure de cauchemar pour Bruxelles. Parmi les points sur lesquels le M5S et la Ligue, formations politiques eurosceptiques, sont parvenus à s'accorder : l'exigence de ne plus inclure les dépenses d'investissement dans le calcul du déficit des Etats (limité à 3% par Bruxelles).

GRILLO VA FANC

En outre, à rebours des politiques mises en place par les gouvernements italiens précédents et à contre-courant de la doctrine économique préconisée par Bruxelles, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles se sont entendus sur des mesures anti-austérité assez ambitieuses. Le programme de gouvernement inclut ainsi la promesse d'un revenu minimum de 780 euros par personne et par mois, promesse de campagne du M5S, ou encore un abaissement de l'âge de départ à la retraite.

Il n'y a pas que sur le plan économique que le futur gouvernement italien s'attire la méfiance de Bruxelles. Dans l'accord de coalition rédigé par les deux partis antisystèmes figure la demande de levée des sanctions européennes contre la Russie, ou encore une politique migratoire beaucoup plus stricte que celle requise par Bruxelles.

https://francais.rt.com/international/50831-stabilite-zone-euro-menacee-bruno-le-maire-inquiete-futur-gouvernement-italien

OUTIL FREXIT URGENT

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Baisse des aides sociales : l'Etat lance-t-il une nouvelle offensive contre les plus démunis ?

Le rapport de la direction du budget, intitulé «transformer les prestations sociales», est une bombe politique. Le Monde a pu se procurer un document qui prévoit de nouvelles coupes dans les prestations sociales aux dépens des plus fragiles.

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Après la révélation par Le Parisien de l'avant-projet de loi sur la réforme du code du travail en juin 2017, la divulgation du rapport Spinetta en février 2018 pour une réforme drastique du ferroviaire, la publication en mai de la note interne pour privatiser la SNCF ou encore la fuite en janvier du projet de loi sur les fake news, le gouvernement cherche-t-il encore à tester l'opinion publique avant de lancer une nouvelle réforme explosive ? 

Ce 18 mai, Le Monde assure avoir en sa possession le document qui prépare un plan de réduction des dépenses dans les aides sociales. La direction du budget a ainsi délivré plusieurs pistes pour «transformer les prestations sociales». Si l'entourage du ministre du Budget Gérald Darmanin, contacté par le quotidien, atteste qu'il ne s'agit que de «travaux techniques», difficile de ne pas y voir un premier jet pour un futur projet politique de réduction des dépenses publiques. Depuis juin 2017, le gouvernement s'est effectivement lancé dans une vaste entreprise de réduction de ces dépenses, de l'ordre de 80 milliards d'euros d'ici 2022.

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Un défi de taille, puisque l'Etat a, par la même occasion, renoncé à plusieurs milliards d'euros de rentrées fiscales après ses mesures, décrites par l'opposition, «pour les riches» : par exemple, la transformation de l'impôt sur la fortune (ISF) entraîne une baisse de recettes pour l'Etat de près 4 milliards d'euros ; le coup de rabot sur l'imposition du capital produit un manque à gagner, de 1,5 milliard d'euros selon le gouvernement à 4 milliards d'euros selon l'OFCE ; la suppression de l'exit tax induit quant à elle un manque à gagner de près de 800 millions d'euros, selon un rapport du Conseil des prélèvements obligatoire daté de janvier 2018.

La facture pour les pauvres, démunis et handicapés ?

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L'Etat doit donc s'attaquer aux aides qu'il distribue s'il veut au moins compenser les «cadeaux fiscaux», «aux plus aisés», «aux plus riches», pour reprendre les termes des opposants à la politique «macronienne». Parmi les coupes économiques dans les aides sociales, l'Aide personnalisée au logement (APL) est, une fois encore, dans le collimateur des mandarins du budget. Ils proposent cette fois-ci d'intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans les ressources servant de base à leur calcul «à compter de 2020».

En outre, les bourses sur critères sociaux (BCS), accordées aux étudiants «issus de foyers modestes» seraient revues, gelées dans certains cas. Par ailleurs, l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA), pour les personnes âgées en difficulté physique, est jugée «trop diluée et insuffisamment redistributive», d'autant plus «dans un contexte de vieillissement démographique». Enfin, pour l'allocation adultes handicapés (AAH), il est proposé de «maîtriser les flux d’entrée en [révisant] les critères d’attribution». Sur toutes ces aides, la note conseille de mieux cibler, c'est-à-dire, en filigrane, de réserver les aides aux plus démunis, privant d'autres populations des aides auxquelles elles avaient jusqu'à présent droit. En effet, la direction du budget estime que les aides sociales constituent «un poids croissant» pour les finances publiques, de l'ordre de 26% des dépenses.

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Invité de RT France, Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques, estime que «le plus simple [pour Emmanuel Macron] c'est effectivement de couper dans les aides sociales et les dépenses sociales dans la mesure où beaucoup d'efforts ont déjà été faits en termes d'austérité», en prenant l'exemple du gel, depuis plusieurs années, du salaire des fonctionnaires. Il juge d'ailleurs que «cela risque d'assez mal se passer pour les pauvres et les laissés-pour-compte de notre société» en comparant la politique «macronienne» à «la logique anglo-saxonne».

Après la hausse de la CSG pour les retraités et les fonctionnaires, la hausse des tarifs sur l'énergie (gaz et électricité) et l'essence, la baisse des APL, la promesse de durcir les sanctions à Pôle emploi et le renforcement des contrôles sur les chômeurs, l'étiquette «Emmanuel Macron, président des riches» ne risque-t-elle pas de coller à la peau de son quinquennat ?

https://francais.rt.com/france/50824-baisse-des-aides-sociales-le-gouvernement-lance-une-nouvelle-offensive-contre-les-plus-demunis

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Comme d'habitude, l'étiquette "président des riches", reprise par les médias et une certaine "opposition" est bien commode pour éviter de pointer du doigt les vrais commanditaires...   P.G.

OUTIL CHUT 3

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vendredi 18 mai 2018

« L’ultimatum de la France à l’Allemagne sur l’euro. Historique »

TRIBUNE LIBRE / par | 17 Mai 2018 |

TL CS FRANCE ALLEMAGNE EURO

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

L’ultimatum de la France à l’Allemagne, Charles, vous racontez n’importe quoi, ni TF1, ni France 2 et encore moins BFM n’en ont parlé… Vous délirez ! Hélas, non. D’ailleurs, cela ne doit pas vous faire trembler de peur. Ce ne sera pas la fin du monde.

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Mais revenons à ce titre qui, encore une fois, n’est pas de moi, mais des très européistes journalistes du site Euractiv. L’ultimatum de la France à l’Allemagne sur l’euro. Sacrée information tout de même, passée (presque) sous silence parce que personne ne sait vraiment comment traiter une telle information.

N’imaginez pas que notre grande presse ne le sache pas, ou ne veuille que vous manipuler. Les choses sont parfois un tout petit peu plus complexes. En l’espèce, on ne vous annoncera pas comme cela la fin de l’euro. Il y aura une forme de travail préparatoire, il faudra que le système se mette d’accord sur la manière de gérer cette fin si elle se passe en bon ordre et pas sous forme d’un effondrement brutal lié à une crise. Dans le cadre d’une annonce, le système médiatique se verra attribuer un rôle qu’il remplira avec efficacité et « responsabilité ».

Ne sachant pas pour le moment quoi faire ou quoi dire, ni quel est son rôle, il est mutique. C’est une réaction parfaitement normale. N’attendez pas autre chose.

Pour autant, ce qui doit advenir adviendra.
Ce qui est inéluctable se produira.

Les choses, au bout du compte, sont toujours assez simples. L’euro ne fait pas exception à ces évidences.

Cet article est un article forcément plus long que d’habitude, mais il contient quelques perles dont vous devez absolument prendre connaissance, car cela va venir renforcer vos convictions et vos raisonnements sur ce qu’il convient de faire… ou ne pas ou ne plus faire.

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Mal construit, et mal utilisé, il pose désormais nettement plus de problèmes qu’il ne peut apporter de réponses, et comme disait le Général de Gaulle…

« Quand on est couillonné, on dit je suis couillonné et je fous le camp !! »

Et c’est peut-être ce que s’apprêteraient à comprendre et à faire nos mamamouchis nationaux et pour une fois, je dois bien l’avouer que si tel était le cas, j’applaudirais presque des deux mains… Je dis presque, car j’ai (presque) du mal à croire que l’on y arrive enfin…

Laissons la parole à Euractiv, notre « Pravda » européenne pour que vous puissiez juger par vous-mêmes !

« Budget propre ou fin de la zone euro : l’ultimatum de la France à l’Allemagne » (par Aline Robert du site Euractiv donc)

« La zone euro ne survivra pas à l’absence de réforme, assure le ministre de l’Économie français, faisant monter la pression sur l’Allemagne à quelques semaines d’un Conseil européen crucial.

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Une longue journée de travail attendait les ministres de l’Économie français et allemand, à Berlin, mercredi 16 mai. L’objet, la feuille de route pour la zone euro de demain qui doit être présentée fin juin lors du Conseil européen, est devenu une pomme de discorde entre la France et l’Allemagne. La France tente de jeter tout son poids politique dans la balance, et ce dans un langage de plus en plus cru.

« La zone euro ne résistera pas aux divergences économiques entre ses États-membres. Les différences fiscales sont devenues trop importantes pour une union monétaire », affirmait ainsi le 14 mai Bruno Le Maire, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bercy…

Ouaaah… Je n’aurais pas mieux dit. Enfin si, mais là, l’important c’est de participer comme on dit, et de la bouche de notre ministre de l’Économie, ce n’est tout de même pas rien. Ne soyons donc pas trop exigeants !!

FRANCE ALLEMAGNE 2

« Pour la France, l’urgence de la réforme est dictée par la succession d’alertes électorales qui transfigure l’Europe politique en raison de la montée des forces centripètes. Le Brexit, les élections en Italie et la montée des extrêmes un peu partout devrait, selon l’équipe Macron, entraîner une réaction rapide pour donner des gages aux citoyens. Et ce, avant les élections européennes de 2019, pour se prémunir d’une prochaine crise à laquelle l’euro pourrait ne pas résister »…

Ouaaah… Vous savez l’euro qui est « irréversible » mais qui pourrait quand même ne pas résister…

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« C’est maintenant, ou jamais » résume le ministre français, en faisant référence à l’étroite fenêtre de tir qu’il reste : 5 semaines de discussion avant le Conseil européen des 28 et 29 juin. Il sera ensuite trop tard avant l’échéance électorale des européennes, en mai 2019.

Or, les discussions achoppent. « Réveillez-vous ! La France a changé », avait déjà prévenu Emmanuel Macron, le 10 mai à Aix-la-Chapelle, tout en insistant sur le fait qu’ « en Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres ».

Ouaaah… En disant cela, Macron n’a pas voulu dire que le bon élève qui travaille bien obtient ses bonnes notes au détriment des autres. Il a dit qu’en économie, et dans une zone monétaire unique et sans mécanisme d’ajustement monétaire, les bons seront encore meilleurs naturellement et les mauvais de plus en plus mauvais… naturellement.

FRANCE ALLEMAGNE 4

« Une analyse largement partagée par son ministre de l’Économie, qui reconnaît que les efforts de compétitivité représentent le premier lieu de convergence économique, mais qu’ils ne suffiront pas tant l’Allemagne a pris une longueur d’avance. »

Ouaaah… Relisez cet aveu fondamental et essentiel. Les efforts de compétitivité ne suffiront pas. C’est fini, c’est terminé, et c’est ce que je vous explique depuis des années sur les crétineries du type les « chocs de compétitivité », puisque la compétitivité est une chose relative.

Il faut donc soit beaucoup plus d’Europe, soit plus d’Europe du tout !!

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« Un sujet sur lequel il n’y a guère de débat de fond : les économistes s’accordent sur le fait que dans une zone monétaire intégrée, les excédents de l’un pèsent sur la capacité des autres à les rattraper, notamment parce que les financements vont en priorité aux profils moins risqués. Un cercle vicieux qui fait que l’Allemagne ne peut qu’améliorer ses performances économiques, en investissant plus et en exportant toujours plus, alors que les autres qui ne peuvent user de l’outil monétaire pour améliorer leur compétitivité ne font que rester à la traîne »…

Eh oui, l’euro c’est, depuis le départ, l’outil de domination des Allemands en Europe. Nous leur avons livré sur un plateau notre soumission économique.

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« Je ne ménagerai aucun effort pour parvenir à un accord fin juin pour une feuille de route pour la zone euro », insiste donc Bruno Le Maire, recruté au poste de ministre de l’Économie il y a un an par Emmanuel Macron pour sa germanophonie et germanophilie.

« Est-ce que l’Europe a la volonté politique d’affirmer sa souveraineté, politique, économique, financière ? Notre réponse est un oui massif », affirme-t-il, tout en interrogeant en creux la motivation allemande.

Le ministre insiste aussi sur la nécessaire réforme de la fiscalité internationale, alors que l’Allemagne hésite face à la proposition de la Commission européenne de taxer le chiffre d’affaires de GAFA actuellement en discussion.

« L’Europe est-elle capable de définir elle-même les règles qu’elle croit justes ou efficaces, ou doit-elle attendre pour le faire » interroge le ministre allemand qui refuse « la vassalisation de l’Europe » aux intérêts américains. Un sujet là encore sensible outre-Rhin, dont les exportations sont très dépendantes des États-Unis »…

L’Allemagne a-t-elle intérêt à plus d’Europe ? Non, elle va avoir intérêt à tuer l’euro

Le-gouvernement-allemand-regrette-les-propos-de-son-ministre-sur-le-financement-des-terroristes-de-l’EI-par-le-Qatar-mais-il-ne-les-désav

Cela va créer de nouvelles fragilités pour un temps chez les plus faibles et permettre à l’Allemagne de gagner encore 10 ans de domination économique de l’Europe, le temps que nous nous remettions de cette terrible tragédie qu’aura été cette aventure monétaire qui ne pouvait pas marcher, comme l’ensemble de toutes les autres unions monétaires de l’histoire de l’humanité qui ont toutes, sans exception, toujours et systématiquement échoué.

Je me souviens. Nous étions en 1997. Et mon projet de fin d’études portait justement sur la mise en place de l’euro et l’histoire des unions monétaires précédentes. Ma conclusion était qu’aucune n’avait jamais fonctionné… et que l’espérance moyenne d’une monnaie est de 18 ans. Une union monétaire moins de 10 ans…

L’enfer est toujours ou presque pavé de bonnes intentions.

L’euro est condamné. L’euro va échouer. J’ai tout un dossier consacré à ce sujet (« Comment survivre à l’€urocalypse » soit le dossier seul ici, soit le dossier avec en plus l’abonnement complet à la lettre STRATÉGIES et tous les dossiers déjà édités ici) pour ceux qui veulent aller plus loin afin de se prémunir et se protéger concrètement. (...)

https://insolentiae.com/lultimatum-de-la-france-a-lallemagne-sur-leuro-historique-ledito-de-charles-sannat/

AFFICHE FETA A L EUROPE FL

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dimanche 13 mai 2018

Le nouveau budget de l’UE : une nouvelle trahison de nos intérêts nationaux...

Le nouveau budget de l’UE : une nouvelle trahison de nos intérêts nationaux et un coût d’appartenance à l’UE qui ne cesse d’exploser !

ARG BUDGET UE

La proposition du nouveau budget de l’UE pour la période 2021-2027 est tout simplement ahurissante [1]. La Commission européenne propose d’augmenter le budget de 192 milliards d’euros, le faisant passer de 1 087 milliards d’euros à 1 279 milliards d’euros, soit une hausse de 18 % !

Il est utile de rappeler que toute hausse du budget de l’UE est en réalité payée par les pays contributeurs nets, dont la France est le deuxième.

À pays constants, la hausse donne le vertige puisque Jean-Claude Juncker lui-même estime que la sortie du Royaume-Uni créera un trou de 15 milliards d’euros par an dans le budget de l’UE, soit 105 milliards d’euros sur sept ans. Cela donne par conséquent une hausse réelle de 297 milliards d’euros, soit 30 %.

                                                                          Évolution du budget de l’UE à pays constants

À l’heure actuelle, la France paie 17,4 % du budget [2]. Le Royaume-Uni, environ 12 % grâce au rabais dont il bénéficiait. Toutes choses égales par ailleurs, pour compenser la sortie du Royaume-Uni, la part de la France dans le budget de l’UE devrait passer à environ 20 %.

Le calcul est vite fait, cela veut dire que la France financerait 59,4 milliards d’euros en plus sur sept ans, soit 8,5 milliards d’euros de plus par an !

On nage en plein délire.

Explosion de la contribution nette de la France

Évidemment, il va y avoir un retour en France d’une partie de cette hausse de budget, la seule différence non négligeable est que nous n’aurons pas le choix de son emploi ! C’est un peu comme si je prenais 500 euros à quelqu’un et que je lui en rendais 300 en lui disant qu’avec ces 300 euros il devra acheter obligatoirement tel et tel produit, et qu’il devrait me dire merci ! Le fonctionnement de l’UE, c’est exactement cela.

Rappelons qu’en 2016 la France a donné 20,5 milliards d’euros à l’UE (19,5 milliards d’euros directement et au minimum 1 milliard d’euros de droits de douanes qui ont été ponctionnés pour faire baisser artificiellement la contribution apparente des États membres), laquelle lui en a restitué 11,3. Cela donne une perte nette de 9,2 milliards d’euros [3]. Pour donner un ordre de grandeur qui parle mieux, c’est 26 millions d’euros par jour donnés en pure perte à l’UE !

Avec un budget en hausse de 30 %, la contribution va mécaniquement passer de 9,4 milliards d’euros à 12 milliards d’euros.

Avec la sortie du Royaume-Uni, la contribution va passer de 17,4 % à 20 % du budget européen, et la réception de fonds de 9,6 % à 10,1 %. Le déficit fiscal annuel se situera entre 15 et 18 milliards d’euros, soit entre 41 et 49 millions d’euros par jour.

 

                                            Estimation basse de l’évolution de la contribution nette de la France

La situation sera d’ailleurs peut-être pire que cela puisque le budget alloué à la PAC devrait se réduire de 5 %. Non seulement la part reçue par la France dans le budget global risque de diminuer mais c’est l’ensemble du monde agricole qui est mis en danger et qui va peut-être enfin se rendre compte que l’UE l’entraîne à la mort.

Austérité exigée par l’UE et — en même temps — milliards illimités pour l’UE

Emmanuel Macron disait récemment à nos compatriotes d’outre-mer qu’il n’était pas le Père Noël [4]. On ne trouve pas d’argent pour l’outre-mer, pour nos hôpitaux [5], pour nos écoles [6], pour le chemin de fer [7], pour nos forces de l’ordre [8]. Rappelons que toute cette politique d’austérité découle directement de notre appartenance à l’UE et à l’euro. Elle est même exigée par les fameuses Gopé (« grandes orientations des politiques économiques »), comme François Asselineau l’a inlassablement rappelé pendant la campagne présidentielle [9].

Quelle triste ironie de voir que la Commission européenne, non élue, qui exige l’austérité pour les budgets nationaux, veuille faire exploser le budget européen de 30 % ! C’est d’autant plus scandaleux et antidémocratique qu’un sondage récent effectué par l’institut YouGov montre que seulement 21% des Français souhaitent que plus d’argent soit levé et dépensé par l’Union européenne plutôt que par les États membres [10]. C’est une constante, l’UE se construit toujours contre l’avis des peuples et sans les consulter (ou en violant leur vote comme en 2005).

Emmanuel Macron est bien évidemment partisan de ce budget qui est totalement contraire aux intérêts nationaux de la France. Nous ne sommes pas loin de la haute trahison, à ce niveau-là.

Pour conclure, les euro-fanatiques et la propagande parlent souvent du coût éventuel en cas de sortie de l’UE. Il convient plutôt de se rendre compte du coût réel de notre appartenance à l’UE et du boulet que cela représente pour l’économie française.

Rappelons la totalité des coûts chaque année de notre appartenance à l’UE avec ce nouveau budget.

Coûts directs : 19,6 milliards d’euros

— 15 milliards d’euros de contribution nette au budget de l’UE (hypothèse basse)

— 4,6 milliards d’euros de cofinancements obligatoires et d’amendes pécuniaires

Coûts indirects : 38,7 milliards d’euros

— 30 milliards d’euros de coût d’application des normes européennes pour les entreprises (d’autant plus absurde que 97 % des entreprises françaises n’opèrent que sur le territoire national !)

— 8,7 milliards d’euros de coût d’application des normes européennes pour les administrations publiques

Coût total annuel de notre appartenance à l’UE : 58,3 milliards d’euros, soit 160 millions d’euros par jour !

Vivement le Frexit ! comme le proposent avec lucidité et courage depuis plus de 11 ans François Asselineau et l’Union populaire républicaine !

 

                                                                               Aujourd’hui : coût total = 52,5 milliards d’euros

                                              Extrait de ma conférence « Les illusions économiques de l’Union européenne »

 

                                                                                  Demain : coût total = 58,3 milliards d’euros

 

[1] https://www.challenges.fr/monde/la-commission-europeenne-prevoit-un-budget-2021-2027-inedit_584523

[2]http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/action/financement/comment-france-participe-t-elle-au-financement-union-europeenne.html

[3] https://www.touteleurope.eu/actualite/budget-europeen-pays-contributeurs-et-pays-beneficiaires.html

[4] https://www.huffingtonpost.fr/2017/10/27/je-ne-suis-pas-venu-en-pere-noel-lance-macron-aux-guyanais_a_23257888/

[5]https://www.challenges.fr/economie/malgre-les-promesses-d-emmanuel-macron-l-hopital-fera-bien-pres-d-un-millard-d-economies-en-2018_584177

[6]https://www.20minutes.fr/societe/2231967-20180305-rentree-2018-jean-michel-blanquer-annonce-fermeture-300-classes-interdiction-portable-college

[7]https://www.upr.fr/actualite/france/sncf-le-sabotage-conscient-des-services-publics-a-bretigny-sur-orge-la-sncf-connaissait-parfaitement-letat-desastreux-des-voies

[8] https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-gendarmerie-pourrait-perdre-des-dizaines-de-brigades_579198.html

[9]https://www.upr.fr/actualite/sera-politique-economique-sociale-de-france-2017-francois-asselineau-nest-elu-president-de-republique-gope-grandes-orientation-de-politique-economique

[10] https://d25d2506sfb94s.cloudfront.net/cumulus_uploads/document/6qz917s9ky/EUIResults_Europe_April2018_Toplines_FINAL_180430_w.pdf

Trésorier et responsable national de l’Économie de l’UPR

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Décoration impériale consensuelle, sur fond de tensions franco-allemandes

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La chancelière fédérale d’Allemagne a remis au président de la République française le Prix Charlemagne. Il faut décidément que les temps soient bien étranges pour qu’une telle information – relative à la cérémonie qui s’est déroulée le 10 mai à Aix-la-Chapelle – n’ait pas déclenché un fou rire général. L’événement s’est plutôt heurté à une totale indifférence populaire, à l’image de la « fête de l’Europe » instituée chaque 9 mai il y a trente trois ans, et que l’écrasante majorité des citoyens continue à traiter par l’ignorance.

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Le prix Charlemagne est décerné chaque année à une personnalité qui s’est illustrée en faveur de « l’unification européenne ». Emmanuel Macron rejoint ainsi une joyeuse troupe où figurent notamment l’ex-président de l’europarlement Martin Schulz, l’ancien ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, l’ancien banquier central Jean-Claude Trichet, le président du Conseil européen Donald Tusk, celui de la Commission Jean-Claude Juncker, l’ancien secrétaire général de l’OTAN Javier Solana, l’ancien président américain William Clinton, les deux papes Jean-Paul II et François. L’euro en tant que monnaie, et la Commission européenne elle-même ont également été décorées du même trophée. Pour sa part, Angela Merkel avait reçu la précieuse couronne des mains de Nicolas Sarkozy en 2008.

Selon l’humeur, on peut sourire face à ces autocongratulations incestueuses au sein du sérail en pensant à la formule grinçante du cinéaste Jean-Luc Godard moquant ses collègues qu’il nommait « les professionnels de la profession » ; ou bien s’interroger sur l’inconscient des dirigeants qui ont choisi en Charlemagne un tel symbole impérial pour la plus haute distinction de l’Union européenne…

Pour l’heure, ceux-ci n’ont vraiment plus l’esprit à la fête : les peuples sont de plus en plus réticents et même hostiles à la « grande aventure européenne » ; les défis géopolitiques se multiplient, notamment à travers la mise en cause par Donald Trump de l’axe euro-atlantique qui fondait l’alliance occidentale depuis 1945 ; les contradictions s’exacerbent au sein même des capitales de l’UE, comme vient de l’illustrer, justement le 10 mai, le discours du premier ministre hongrois qualifiant les projets d’Europe intégrée de « cauchemar » ; enfin, entre Paris et Berlin, les tensions persistent plus que jamais sur de multiples sujets.

Effusions, mais disputes

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La succession des discours prononcés à Aix-la-Chapelle en témoigne. Certes, entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, les effusions ostensibles et les compliments mutuels n’ont pas manqué. La chancelière a loué avec ferveur la « passion » européenne de son collègue français, cette « passion » si nécessaire à la poursuite de l’UE (mais, se désole implicitement Mme Merkel, si absente…).

Et les deux dirigeants ont de concert vilipendé ce qu’ils ont décrit comme les tentations funestes de retour en arrière, de dérives « illibérales » (en référence aux Etats d’Europe centrale), de repli nationaliste. Face à cela, il faut que « l’Europe prenne son destin en main » ont-ils martelé. Car « les Etats-Unis ne nous protègeront plus », s’est inquiétée la chancelière. Il faut donc fonder la « souveraineté européenne » a répété le président français, renouvelant la confusion entre « souveraineté » (qui n’a aucun sens puisqu’il n’existe pas de peuple européen) et « pouvoir d’influence » impérial (qui est le but à peine caché de l’UE).

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Il reste que sur nombre de terrains importants, le « couple franco-allemand » se dispute. C’est en particulier le cas en matière économique, budgétaire et monétaire. Les observateurs ont noté les critiques inhabituellement dures de l’hôte de l’Elysée qui a fustigé le « fétichisme en matière d’excédents budgétaires et commerciaux » de Berlin, excédents qui sont réalisés « aux dépens des autres pays » de l’UE…

Pour sa part, la dirigeante allemande a admis que les différences et les débats étaient difficiles. Face à l’impatience croissante du chef de l’Etat français, qui a réitéré ses demandes d’intégration monétaire poussée, Mme Merkel a promis que des propositions communes seraient trouvées d’ici juin. Mais le même jour, son ministre des Finances confirmait que Berlin n’était guère disposé à changer sa ligne financière dite orthodoxe.

Ces divergences ne portent pas sur le fond – les classes politiques allemande et française restent plus que jamais en faveur de l’intégration européenne – mais sont liées à des différences d’intérêts. Ces dernières ne sont certes pas nouvelles, mais elles sont désormais exacerbées par la crainte d’un possible délitement européen, lui-même conséquence des résistances populaires.

AFFICHE FETE EUROPE

Ainsi, cruel hasard du calendrier, on apprenait le jour même du sacre d’Emmanuel Macron que la voie semblait s’ouvrir en Italie vers un gouvernement qui allierait les deux grands gagnants du scrutin du 4 mars, deux forces dont les électeurs sont les plus hostiles à l’intégration européenne.

A ce stade, rien n’est encore joué, mais si le premier « gouvernement anti-système » de l’histoire de l’UE voyait le jour à Rome, Jupiter alias Charlemagne, de même que l’impératrice Angela, pourraient bien faire face à des cauchemars d’ampleur nouvelle…

https://ruptures-presse.fr/actu/prix-charlemagne-macron-merkel/

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vendredi 4 mai 2018

Restrictions budgétaires en Haute-Vienne : l'aide scolaire pour les enfants malades et accidentés impactée

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Non seulement l'UE nous pique notre argent, mais en plus, elle supprime les aides à ceux qui en ont besoin !
Il est urgent de sortir de cette UE afin de pouvoir garantir un service équitable à tous les Français
et donc de ne pas attendre que l'UE veuille bien nous jeter quelques miettes !
Nous ne devons pas devenir les mendiants de l'UE !
Relevons la tête !
   S.R.

Les Pep 87 (*), qui gèrent le service destiné à accompagner dans leurs apprentissages les enfants malades ou accidentés (Sapad), tirent la sonnette d’alarme. Cette année, il manquerait 20.000 euros à cette structure à vocation sociale et solidaire qui, du coup, pourrait avoir du mal à assumer correctement sa mission dans les mois qui viennent, en particulier en dehors du temps scolaire.

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L’Europe supprime  sa subvention

« Certains enfants vont devoir travailler cet été, notamment des lycéens candidats au bac et actuellement immobilisés, et qui devront donc préparer la session de septembre », explique le directeur général des Pep 87, Franck Blanchon. Le Sapad 87, qui intervient aussi en structure hospitalière, accompagne en moyenne entre 100 et 200 enfants chaque année.

« Pour les accompagner durant les vacances, nous devons avoir des moyens suffisants : ordinateurs, capacités de remboursement des frais de déplacement des enseignants etc... La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ne nous donne plus rien, et la subvention du Fonds social européen nous a été supprimée. »

Le bus-école des gens du voyage également touché

Autre victime de restrictions budgétaires : le bus- école consacré aux gens du voyage, lui aussi géré par les Pep, et lui aussi privé de subvention européenne. « Là, ce sont 15.000 euros qui manquent. Ce n’est pourtant pas grand chose, mais c’est essentiel pour faire fonctionner la structure… ».

L’APEV (Service d’assistance pédagogique aux enfants du voyage) sillonne le département depuis 1997. Jusqu’à présent, il s’adressait aux enfants de 6 à 12 ans. « L’obligation de scolarisation des enfants dès 3 ans accroît notre mission, et la situation budgétaire devient donc d’autant plus paradoxale. »


(*) Pupîlles de l’enseignement public.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/social/education/2018/05/03/restrictions-budgetaires-en-haute-vienne-l-aide-scolaire-pour-les-enfants-malades-et-accidentes-impactee_12833865.html

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La France s’insurge contre la baisse du budget de la PAC

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Les réactions négatives se sont multipliées jeudi 3 mai en France après la proposition de la commission européenne de réduire de 5 % le budget de la PAC.

Les syndicats agricoles en appellent au gouvernement.

Photo d’illustration. 

Photo d’illustration. / Pascal Bonniere / Voix Du Nord / Maxppp

Des « propositions inacceptables » : voilà comment le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a qualifié la proposition de la Commission européenne de réduire de 5 % les moyens alloués à la politique agricole commune (PAC) dans le prochain budget pluri-annuel (pour les années 2021 à 2028).

Stéphane Travert s’est ainsi insurgé dans un communiqué contre « une telle baisse, drastique, massive et aveugle ». Le ministre compte bien ne pas baisser les bras et « défendre fermement et sans relâche un budget à la hauteur des défis que l’agriculture européenne doit relever ».

La proposition bruxelloise comporte selon lui « un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel ».

La FNSEA se dit « déçue »

Dans un communiqué, la FNSEA, principal syndicat agricole, a également jugé « inacceptable » le budget présenté par la commission, qui ne permettrait pas, en l’état, à l’agriculture de « relever les nouveaux défis auxquels elle est confrontée, en particulier la volatilité des prix et le changement climatique ».

Ne cachant pas sa « déception », le syndicat a également noté « un manque d’ambition pour l’Europe, avec un plafonnement des dépenses à 1,1 % du PIB, loin des 1,2 % envisagés par M. Juncker en septembre dernier ». Au micro de RTL, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a exhorté Emmanuel Macron à ne pas rester « insensible à l’appel des agriculteurs », et à « se mobiliser vraiment d’ici au conseil européen des chefs d’États » des 25 et 26 mai.

Les syndicats réclament « une remise en cause radicale de la PAC » par le gouvernement

La Coordination rurale, 2e syndicat agricole, a également publié un communiqué pour affirmer son soutien à la décision de Stéphane Travert de contester la proposition européenne. L’organisation n’a toutefois pas manqué de rappeler son « désaccord profond avec la position globale du gouvernement français, qui s’est jusqu’ici borné à réclamer le maintien du budget antérieur de la PAC au lieu d’en dénoncer la dérive ».

Bernard Lannes, président de la CR, a exigé que la France prône « une remise en cause radicale de la PAC », afin de mieux protéger les agriculteurs européens.

La Confédération paysanne, quant à elle, titre son communiqué : « PAC post-2020 : un budget en baisse mais pour quoi faire ? », accusant la Commission européenne de « pérenniser » un système « qui ne répond pas aux attentes des paysans-ne-s ». Toutefois, le syndicat réclame également un « budget conséquent qui permette réellement de réorienter l’agriculture en France et en Europe ».

La France, première bénéficiaire de la PAC

La France est, de loin, la première bénéficiaire de la PAC : elle reçoit 9 milliards d’euros par an, suivie de l’Allemagne avec 6,4 milliards d’euros. Depuis quelques années, la Commission européenne critique ouvertement une politique qu’elle considère comme coûteuse, difficilement réformable et qui n’est pas forcément un gage de qualité pour les consommateurs.

Pierre Garrigueshttps://www.la-croix.com/Economie/France/France-sinsurge-contre-baisse-budget-PAC-2018-05-03-

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"La France est, de loin, la première bénéficiaire de la PAC : elle reçoit 9 milliards d’euros par an": Rappelons encore une fois que la France est contributrice nette, c'est à dire qu'elle donne plus d'argent à l'UE qu'elle n'en reçoit, donc, elle n'est bénéficiaire de rien du tout, contrairement à ce qu'affirme ce journal de propagande euro- atlantiste.
D'une manière générale, il est bien triste de voir tous ces politiciens et "syndicalistes" pleurnicher sur les malheurs publics tout en en chérissant les causes, et de voir le gouvernement de la France réclamer "plus de sous' à "not' bon maître"...  P.G.

AFFICHE AUTRE EUROPE BOSSUET

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