vendredi 29 décembre 2017

Mobilier anti-SDF : Emmaüs nous invite à riposter

Pour chasser les sans-abri des centres-villes, l’imagination n’a plus aucune limite et empiète même sur la dignité humaine. Réagissons.

ACT SDF HIVER

Tandis que le nombre de SDF explose en France (+ 50% entre 2001 et 2012), la seule réaction visible à ce drame indigne consiste à imaginer du mobilier anti-sans-abri…  Dans ce domaine, la créativité est sans limite : après les picots, les poteaux, les barres de fer et autres plans inclinés, voici qu’apparaissent désormais des douches automatiques Trop c’est trop. Contre ce scandale sans nom, Emmaüs riposte et lance la campagne #SoyonsHumains. Explications.

Tous ces dispositifs anti-sdf n’ont qu’un objectif : chasser les sans-abri des centres-villes, histoire qu’ils souffrent loin du regard des passants et meurent dans l’indifférence plutôt que sous nos yeux. C’est inacceptable ? Oui, ça l’est. Alors, pour en finir avec ce mobilier de la honte, Emmaüs nous invite à les dénoncer un par un sur une carte interactive.

Des milliers de Françaises et de Français sont déjà privés d’un toit. Et on voudrait aussi leur interdire de s’allonger sur le sol ? C’est quoi le but ? Les achever ? Dans quel monde vit-on ?

« Mouiller quelqu’un, ce n’est pas bien méchant »

Parmi les exemples cités par la fondation, se trouve une douche anti-sdf installée à l’entrée d’un parking parisien. Un dispositif d’autant plus symbolique qu’il se trouve devant un immeuble où ont eu lieu les premières réunions d’Emmaüs, raconte Le Parisien. Les riverains rencontrés par le journal se plaignent des dégradations que commettaient les SDF à l’entrée du parking.

« Nous avons fait preuve de beaucoup de tolérance, mais ce n’était plus possible. Ces jets, c’est ce que nous avons trouvé de plus efficace, explique au Parisien un responsable de la société qui gère l’immeuble. « Je comprends que cela puisse choquer. En même temps, mouiller quelqu’un ce n’est pas bien méchant »Une logique que dénonce Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre : « Nous, nous disons ‘plutôt que de faire la guerre aux pauvres, faisons la guerre à la pauvreté’. »

Selon la Fondation Abbé Pierre, le nombre de personnes sans domicile fixe a augmenté de 50% entre 2001 et 2012, et plus de 2 000 personnes meurent dans la rue chaque année en France.

Source :

https://soyonshumains.fr/

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

https://twitter.com/hashtag/SoyonsHumains?src=hash

https://positivr.fr/mobilier-urbain-anti-sdf-emmaus-soyonshumains/

https://www.la-croix.com/France/Exclusion/Fondation-Abbe-Pierre-denonce-mobilier-urbain-anti-SDF-2017-12-06-1200897488

https://www.francetvinfo.fr/societe/la-fondation-abbe-pierre-s-en-prend-a-une-douche-anti-sdf-et-aux-dispositifs-hostiles-aux-sans-abris_2501703.html

https://aphadolie.com/2017/12/15/mobilier-anti-sdf-emmaus-nous-invite-a-riposter/

 

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lundi 25 décembre 2017

Malgré la mobilisation de la rue, les députés approuvent la réforme des retraites

Le Parlement argentin a adopté le très controversé projet de loi sur les retraites. La réforme, qui prévoit de réduire l’augmentation des pensions et de repousser l’âge de départ à la retraite, est destinée à faire 5 milliards d’euros d’économie.

ACT ARGENTINE

La réforme prévoit de réduire l’augmentation des pensions, en l’indexant sur l’indice officiel mesurant la hausse des prix, et de repousser l’âge de départ à la retraite de 65 à 70 ans pour les hommes et de 60 à 63 ans pour les femmes.

La forte mobilisation dans la rue n’y aura rien fait. Les députés de Cambiemos, la coalition au pouvoir, ont obtenu 128 voix en faveur du projet de loi, 116 ont voté contre et deux se sont abstenus.

La chaîne de télévision argentine Todo Noticias fait état de 162 blessés au cours des affrontements à Buenos Aires entre la police et les manifestants (...)

Selon le quotidien argentin La Nacion, il y a 88 policiers parmi les blessés.

La plupart des contestataires, rassemblés à l’appel de syndicats et de partis politiques d’opposition, ont manifesté pacifiquement, quand plusieurs centaines de casseurs ont attaqué les forces de l’ordre en leur jetant des pierres, des bouteilles et des fumigènes.

La police antiémeute a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène, après avoir éprouvé des difficultés à éloigner les manifestants les plus déterminés.

Au pouvoir depuis fin 2015 et net vainqueur des législatives partielles d’octobre, le président de centre-droit, Mauricio Macri, tenait à cette réforme pour assainir la situation budgétaire de la troisième économie d’Amérique latine. Il envisage deux autres réformes polémiques : une réforme du Code du travail et une autre fiscale.

Source :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article158683

https://fr.sputniknews.com/international/201712191034391041-reforme-retraite-argentine-protestations/

http://www.france24.com/fr/20171219-argentine-reforme-retraites-manifestations-affrontements

https://aphadolie.com/2017/12/24/argentine-plus-de-160-blesses

Posté par ddupr à 08:24 - - Permalien [#]
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dimanche 24 décembre 2017

Automobile: contrôle technique, carburant, PV... ce qui va changer en 2018

De multiples mesures annoncées par le gouvernement promettent des changements dans la sphère des automobilistes dès 2018.

ACT AUTO DEC17

Prime à la casse, bonus-malus, prix du carburant, contrôle technique… Le point sur ces nouveautés.

Contrôle technique plus strict

Qu’on se le dise, le contrôle technique en mai 2018 sera plus restrictif et plus cher !

Obligatoire tous les deux ans dès la quatrième année de mise en circulation du véhicule, ce contrôle permet de passer l’automobile au peigne fin afin de détecter d’éventuelles défaillances.

Dans le cadre d’une harmonisation européenne du contrôle technique, ce sont 400 points de contrôle qui entrent en vigueur au lieu des 124 réalisés jusqu’alors.

Le durcissement des vérifications risque de sanctionner plus de véhicules. En effet, 126 défauts critiques pouvant mettre en danger la vie d’autrui laisseront seulement 24 heures aux propriétaires pour faire réparer leur véhicule dans un garage. Au-delà, le propriétaire risque une amende de 135 euros s’il roule avec.

Fatalement, le nombre d’heures nécessaires pour réaliser toutes ces vérifications risque de faire gonfler la note.

Hausse des prix du carburant

Dès 2018, Il faut s’attendre de manière générale à une hausse globale du prix du carburant et plus particulièrement du gasoil, selon le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

En cause, la nouvelle fiscalité appliquée au diesel qui s’aligne sur celle de l’essence, impliquant une hausse de 10 % des taxes sur le diesel.

Hausse du prix des PV

Si vous ne payez pas votre stationnement en 2018, l’amende risque d’être plus salée !

En effet, chaque mairie pourra décider du montant des PV de stationnement avec le dispositif de « forfait post-stationnement » ou FPS. Jusqu’en 2017, le montant d’un PV de stationnement s’élevait généralement à 17 euros.

La grille des tarifs des contraventions risque de fortement évoluer selon les villes. Certaines mairies sont déjà passées à l’offensive en annonçant une augmentation doublée voire triplée dès le 1er janvier 2018.

Révision du Bonus-Malus

Si vous achetez une voiture neuve en 2018, le barème de points du système de bonus-malus évolue afin de répondre aux recommandations du Plan Climat, soutenu par le ministre Nicolas Hulot.

Le bonus permet au consommateur de bénéficier d’une baisse de prix à l’achat d’un véhicule neuf moins polluant. Une prime non négligeable pouvant aller jusqu’à 6 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf électrique. A contrario, le malus implique un surcoût pour les véhicules neufs dépassant le seuil d’émissions de CO2 autorisé.

À compter de 2018, le malus est appliqué aux véhicules immatriculés neufs rejetant au minimum 120 g/km de CO2, au lieu de 127 g/km en 2017. La taxe imposée débute à 50 euros et peut aller jusqu’à 10 500 euros pour un véhicule avec plus de 185 g/km d’émissions carbones.

Reconduction de la Prime à la casse

Dès 2018, la prime à la casse est étendue à tous les Français.

Chaque propriétaire désireux d’acheter un véhicule à faible émission de CO2 peut bénéficier d’une prime en échange de son véhicule essence d’avant 1997 ou diesel d’avant 2001. Une nouveauté pour la prime à la casse qui s’étend à l’achat des véhicules d’occasion pouvant bénéficier de la vignette Crit’air de 0 à 2 et rejetant moins de 130 g de CO2/km.

Le montant de cette prime de 500 à 1 000 euros pour un véhicule répondant aux critères passe à 2 000 euros pour les personnes non imposables. Cette prime passe à 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.

Selon le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, cette prime à la conversion des véhicules doit être généralisée pour favoriser la transition vers des véhicules moins polluants.

https://www.ouest-france.fr/economie/automobile/automobile-ce-qui-va-changer-en-2018-5326871

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samedi 23 décembre 2017

Les tarifs réglementés du gaz augmenteront de 6,9% au 1er janvier 2018

Cette hausse sera de 2,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, et de 1,4% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

ACT GAZ DEC17

Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier. Cela est notamment dû à la hausse d'une taxe, explique la Commission de régulation de l'énergie, vendredi 22 décembre.

Dans le détail, cette hausse sera de 2,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson et de 1,4% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

Augmentation de la taxe intérieure sur la consommation de gaz

A cela, s'ajoutera l'augmentation de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) qui passe de 5,88 euros par mégawattheure (mWh) consommé à 8,45 euros/MWh, du fait de la hausse au 1er janvier de la contribution climat énergie (sorte de taxe carbone), une de ses composantes.

Les tarifs réglementés hors taxes du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule qui prend en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

https://www.francetvinfo.fr/economie/les-tarifs-reglementes-du-gaz-augmenteront-de-6-9-au-1er-janvier-

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Bonnes fêtes malgré tout!       P.G.

 

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mercredi 20 décembre 2017

Hausse des impôts : mais qu’est ce que la CSG, d’hier à aujourd’hui ?

Les retraités et les fonctionnaires qui vont voir leur pouvoir d’achat sévérement amputé avec la hausse de la ont déjà bien retenus ces trois lettres qui sonnent comme un trou dans leurs fins de mois. Mais ces trois lettres menacent également les travailleurs du privés. Explications avec la CGT

TL RETRAITES CSG

La Contribution Sociale Généralisée (CSG) a été instaurée par la Loi de Finances 1991,  adoptée  par le Parlement le 19 novembre 1990 grâce à l’article 49-3 … déjà !

La CSG est une contribution sociale créée  pour « diversifier», mais aussi pour fiscaliser  (passer de la cotisation à l’impôt)  les sources de financement de la .

A  sa création, la Sécurité sociale était entièrement financée par les cotisations issues du travail, qui sont du « salaire socialisé ». Le patronat n’a jamais accepté cet état de fait arguant du « poids des charges sociales » qui « pénaliseraient l’industrie française »

Yvon Chotard, (CNPF à l’époque !)   déclarait, en avril 1988 :

« Il pourrait être considéré que seul le financement des charges à caractère contributif relève des cotisations, le reste incombant à la solidarité nationale, c’est à dire à l’impôt, quitte à ce que ce dernier prenne une forme nouvelle adaptée aux objectifs poursuivis… »

Tiens c’est pas les 1,7 points  de CSG que veut nous soutirer Macron ça ?

Poursuivons…Le 19 novembre 1990 Michel Rocard, alors premier ministre de Mitterrand, reprend l’argument devant le Parlement:

«Aujourd’hui, les français sont couverts en matière d’allocations familiales ou d’assurance maladie, le système reste assis sur les revenus du travail. Convenez que ce n’est pas très juste »

Comment ça ; pas juste ?

C’est oublier que les cotisations sociales constituent un élément du salaire. Elles sont bien, comme le salaire direct, prélevées sur la valeur ajoutée, c’est-à-dire les richesses produites par les salariés,…et redistribuées sous forme de prestations par la Sécurité Sociale (Retraites, prestations Maladie, Accidents du travail, Allocations Familiales, Chômage, …) C’est ce qu’on appelle la «solidarité intergénérationnelle »

En réponse à Mr Rocard, la CGT a dénoncé immédiatement la CSG comme :

« Une sorte de fiscalisation du financement de la sécurité sociale qui sera payée pour l’essentiel par les revenus des salariés »

Le 14 novembre 1990, elle appelle à la grève dans tout le pays pour le retrait de la CSG. Nos cortèges CGT ont été rejoints dans beaucoup de villes,  par FO et  la CGC, pendant que la CFDT saluait  l’adoption de la CSG comme une « grande victoire » !

Rocard tente alors de rassurer : l’ambition de la CSG serait de  « donner une assiette plus juste au prélèvement social en le répartissant sur tous les revenus »

Tour le monde…NON!

Car conjointement  les patrons commencent à bénéficier des exonérations de cotisations.

Le résultat on le connaît :

En 1991, selon les comptes de la sécurité sociale, la CSG  provenait de :

  • 76,6%  des revenus du travail
  • 16,09% des revenus de remplacement
  • 6,5%  des revenus du capital

Et 20 ans après, en 2010 :

  • 70,84% des
  • 17,98%   des revenus de remplacement
  • 12%  des revenus du patrimoine, des placements et des jeux.

Pendant ces 20 années,  la CSG a connu de nombreuses modifications qui n’ont pas changé sa nature. En 1993, Balladur la fait passer  de 1,1% à 2,4%, « non déductible » C’est-à-dire que les sommes retenues pour la CSG sont incluses dans l’assiette de l’impôt sur le revenu.

En 1997, Juppé la fait passer à 3,4% mais pour faire passer la pilule, l’augmentation de 1% est déductible.

Enfin, Jospin la fait passer de 3,4% à 7,5% en gardant les 2,4% non déductibles. La fiscalisation se poursuit !

2017 LA CSG SELON MACRON !

On sait déjà que le nouveau président de la République veut précariser l’emploi. On sait aussi qu’il veut faire payer par les retraités une soi-disante augmentation du pouvoir d’achat des salariés.

D’où son idée de la financer par une augmentation de 1,7 points de la CSG tandis que les fonctionnaires, dépendants du budget de l’État, seront privés de toute augmentation de traitement.

Inadmissible pour les retraités

Quelques retraités avec de toutes petites pensions ne paient pas la CSG…

4 millions d’autres avec des pensions inférieures à 1.200€ net par mois paient un « taux réduit » de CSG égal à 3,8% de leur pension brute. Ceux-là seraient exonérés de l’augmentation de la retenue supplémentaire de 1,7points.

Mais pour les 9 à 10 millions de retraités actuellement soumis à une retenue mensuelle de 6,6%, celle-ci va augmenter de 1,7 point

Cela se traduira par exemple par une baisse de la pension mensuelle de 34€ sur une pension brute de 2000€… alors que les pensions sont bloquées depuis 4 ans.

Pour les patrons c’est cadeau !

Les sommes supplémentaires ainsi prélevées sur les pensions seront utilisées pour compenser la suppression des cotisations chômage (2,4%) et maladie (0,75%)

Cela ne coûtera rien aux patrons …ces pauvres patrons qui ont perçu 48 milliards d’euros grâce au dispositif crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sans réelle contrepartie au niveau de l’emploi, et voient par ailleurs leurs allégements fiscaux se poursuivre.

Notre système de Protection Sociale en danger !

En augmentant la CSG de 1,7 % pour les salariés et retraités, le gouvernement accentue une nouvelle fois le transfert du financement de la sécurité sociale vers l’impôt et la fiscalisation.

Comme on l’a vu  ce transfert s’est continuellement accru depuis la création de la CSG par Rocard.

Et  avec cette nouvelle augmentation, la part des cotisations finançant la sécu passerait de 86,8 % en 1991 à 65,6 %… et  la part de l’impôt incluant la CSG passerait de… 4,9 % à 30,3 % !

Cette fiscalisation accrue illustre le danger d’une fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu. Une telle fusion serait un changement fondamental du  financement de notre protection sociale.

On est face à un dé tricotage sournois de la Sécurité Sociale, et si on ne s’y arrête pas attendons-nous à des réveils douloureux.

Autant de raisons pour participer demain, à toutes les luttes contre les mauvais coups de la bande à Macron, comme vous l’avez fait par dizaines de milliers les 30 Mars et 28 Septembre dernier.

Daniel Edelin – CGT

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Le diagnostic me parait correct, mais comme d'habitude, il n'est pas fait mention de l'origine "européenne" de ces réformes...  P.G.

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lundi 11 décembre 2017

Accor vend 62 hôtels F1 pour le Samu social

Le groupe hôtelier a dévoilé un plan de modernisation des hôtels F1, sa chaîne économique. Particularité, le groupe cède 62 établissements qui seront utilisés par le Samu social dans un contexte de crise du logement d'urgence.

ARG MIGRANTS UE F1

En décidant de reprendre en main son offre d'hôtellerie à bas coût, Accor en profite pour céder 62 de ses 237 hôtels F1 sur le territoire français à une filiale de la Caisse des Dépôts, dans le cadre du renforcement des infrastructures de logement d'urgence. La gestion opérationnelle sera confiée au groupe SNI et c'est le Samu social qui aiguillera les populations visées par ces établissements.

Environ un tiers des hôtels cédés sont situés en Île-de-France, où les besoins sont les plus forts. Depuis plusieurs années, le Samu social, et de nombreux services publics et associations ont en effet souvent recours à l'hôtellerie pour le logement d'urgence, et la pratique pose de plus en plus problème, les clients payants et ceux qui sont logés gratuitement faisant difficilement bon ménage.

La Caisse des Dépôts a donc saisi l'occasion d'acquérir les hôtels et de les affecter au Samu social via une de ses filiales, le groupe SNI. Joint par téléphone, le secrétaire général du groupe, Vincent Mahé, détaille: «les immeubles seront adaptés à leur nouvelle destination sociale et rénovés. Le bâti sera adapté à l'accompagnement social et des cuisines collectives seront installées». Si le montant de la vente est inconnu, l'enveloppe de travaux est de 30 millions d'euros.

Pour réaliser cette acquisition, le groupe SNI a été rejoint par d'autres investisseurs institutionnels. Les partenaires envisagent déjà d'acheter d'autres hôtels. Ils se rémunéreront en facturant à l'État chaque nuitée d'accueil d'urgence. «Et pour l'État, ce système est beaucoup plus attractif financièrement», souligne Vincent Mahé. L'alternative est en effet de payer au prix fort les nuits auprès d'hôteliers privés.

L'afflux massif de migrants depuis 2015, mais aussi l'aggravation de la situation économique et sociale pour de nombreux chômeurs, personnes âgées ou dépendantes, a accentué la pression sur les services publics du logement. Le gouvernement a lancé un plan de création de 13.000 places, mais recourt massivement à l'hôtellerie (41.000 nuitées avaient été achetées par l'État pour le seul mois de juin 2016, d'après un rapport parlementaire).

Plan de modernisation de l'offre économique

Accor a décidé de se séparer de ces actifs dans le cadre d'un plan de modernisation de son offre économique. Bien connus des Français pour leur emplacement le long des grands axes, les hôtels Formule1, nés en 1985 et devenus «F1» en 2008, appartiennent à quelques franchisés et pour la plupart à une structure d'investissement dédiée, dont le groupe Accor veut devenir le principal actionnaire.

Une augmentation de capital de 51 millions d'euros doit lui permettre de mener à bien une transformation des hôtels restants, avec des chambres partagées jusqu'à six personnes, un restylage total et un service Premium, avec salle de bain personnelle et non collective comme c'est le cas actuellement. En plus de 30 ans, la chaîne d'hôtels F1 a longtemps profité de sa place de leader, qu'elle doit défendre aujourd'hui sur un marché devenu particulièrement concurrentiel et qui évolue en même temps que les nouvelles tendances du voyage en France.

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/03/10/20005-20170310ARTFIG00013-accor-vend-62-hotels-f1-pour-le-samu-social.php

Voir aussi:

L’Etat va acheter des hôtels pour y loger des immigrés, pendant que des Français dorment à la rue

La Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB, Council of Europe Development Bank) va accorder un prêt de 100 millions d’euros à une société civile immobilière (SCI) française pour contribuer « à créer de nouvelles capacités d’accueil et d’hébergement d’urgence pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et les personnes vulnérables« .

La SCI qui va bénéficier de ce prêt s’appelle Hémisphère Holding. Ses statuts ont été signés le 21 octobre 2016 (trois mois seulement avant l’obtention du prêt européen) et son capital est de… mille euros. 999,90 euros déposés par Gestion Ampère et dix centimes par la Société nationale immobilière. Or Gestion Ampère est une filiale de la Société nationale immobilière. Et la Société nationale immobilière, c’est l’Etat.

La Société nationale immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, est propriétaire de plusieurs centaines de milliers de logements à travers toute la France. Et c’est d’elle que dépend Adoma, « premier opérateur national » de demandeurs d’asile.

Le prêt de 100 millions d’euros de la Banque de développement du Conseil de l’Europe vise précisément à " financer un programme mis en œuvre par Adoma à la demande de l’Etat français" .

Pour résumer, l’Etat français, via la Société nationale immobilière, a fait créer avec un capital de mille euros la SCI Hémisphère Holding qui a aussitôt obtenu un prêt de 100 millions d’euros pour financer le projet Adoma d’aide aux demandeurs d’asile en achetant des hôtels pour les y loger !

Ce qui correspond à la déclaration de Bernard Cazeneuve lors de sa visite dans un centre d’hébergement Emmaüs le 23 décembre 2016 :

" Un appel d’offre pour le rachat d’hôtels à des fins d’hébergement, actuellement en cours, devrait permettre de créer 5.000 places supplémentaires en convertissant des hôtels de tourisme."

Grâce à l’argent de la Banque de développement du Conseil de l’Europe, l’Etat français va donc développer l’accueil des immigrés dans des hôtels dont il deviendra propriétaire pendant que des Français dans la misère continuent de dormir à la rue ou dans des taudis.

http://www.medias-presse.info/letat-va-acheter-des-hotels-pour-y-loger-des-immigres-pendant-que-des-francais-dorment-a-la-rue/70801/

 

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Commentaire d'une de nos adhérentes, qui nous a suggéré cette publication:

"Et pendant ce temps, la France ruine ses habitants et n'a aucune volonté pour aider ceux qui n'ont pas les moyens de vivre !!
Et pour une fois je vais parler de moi !
L'Etat vient de m'envoyer la somme qu'il me donnera pour ma retraite, dans quelques mois, à 66 ans (et oui, pour nous ce n'est pas 62 ans !!)
La somme est faramineuse : 424 euros par mois BRUTS !!!
Et surtout qu'on ne m'accuse pas de racisme : une famille ne peut laisser mourir ses propres enfants pour élever ceux des autres !
Voilà, c'était ma minute de colère !"

Colère compréhensible: le message politique envoyé est désastreux pour la cohésion sociale et nationale de la France. On ne peut mener des politiques d'austérité (imposées de surcroît par des institutions supra- nationales) et détruire de facto le pacte social républicain tout en affichant une politique de "générosité" envers des ressortissants non autohtones, en situation illégale par ailleurs. Aucun peuple ne peut accepter une telle situation, et cela n'a rien à voir avec le racisme, le "populisme", la xénophobie ou que sais- je encore, même si certains ne manqueront pas d'exploiter la situation. Ce sont les responsables de ces politiques qui s'abritent derrière de grands principes humanistes quand ça les arrange qui doivent être combattus et démasqués!      P.G.

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vendredi 8 décembre 2017

Carte grise : 100.000 demandes d'immatriculation en retard

Un avocat a déposé un référé devant le tribunal administratif de Paris lundi, au nom de professionnels de l'automobile, pour tenter de trouver une solution à ces retards dus à des bugs informatiques.

ACT CARTES GRISES UE

C'est un bug qui fait grincer des dents. Comme le rapporte Le Parisien, pas moins de 100.000 demandes de carte grise accusent un retard de plusieurs semaines, alors que le délai habituel est de deux jours. Un problème dû au fait que, depuis le 6 novembre, les demandes d'immatriculation se font uniquement en ligne et non plus dans les préfectures, où les services dédiés ont été fermés. Le système géré par l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) rencontre des bugs (immatriculation en WW impossible, modèle importé non reconnu...), qui pourraient provoquer des retards jusqu'en fin d'année précise le ministère.

Un référé devant le tribunal administratif de Paris. L'avocat Me Jean-Marc Descoubes, qui représente une dizaine de concessionnaires ou mandataires, a donc déposé un référé devant le tribunal administratif de Paris, lundi. Il réclame une injonction contre le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, afin que ces immatriculations en attente soient délivrées "dans les plus brefs délais et sous astreinte de 2.000 euros par véhicule et par jour de retard", a-t-il détaillé, cité par le quotidien francilien.

Le tribunal administratif doit rendre sa décision pour le milieu de semaine. Mais "la seule solution" pour trouver une issue satisfaisante est de rouvrir les services chargés de délivrer les immatriculations dans les préfectures, juge l'avocat. Car pour les professionnels, le temps est compté. Ils doivent livrer les véhicules vendus avant le 31 décembre.

(...)

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jeudi 30 novembre 2017

Chirurgie : le scandale des opérations inutiles

Le JDD dévoile une enquête de la Fédération hospitalière de France qui révèle un nombre important d'interventions chirurgicales inutiles en France, avec de fortes disparités selon les départements.

ACT SANTE SERVICES

Debout, la malade penche tellement vers l'avant qu'elle ne peut plus voir l'horizon. Le sien s'est singulièrement rétréci depuis qu'un chirurgien lui a posé une prothèse discale sans vraie raison médicale. L'intervention, ratée, a transformé sa vie en cauchemar : la quinquagénaire, désormais en fauteuil roulant, carbure à la morphine pour soulager ses terribles douleurs. "C'est un vrai scandale", tonne l'orthopédiste Jérôme Allain. Pour tenter de réparer les dégâts causés par son confrère, il a dû "fracasser en deux" la colonne vertébrale de la patiente. "Elle risquait sa vie, une paraplégie, une hémorragie. Aujourd'hui, je ne peux pas assurer qu'elle remarchera un jour."

Lire aussi :Comment le financement de l'hôpital encourage à multiplier les opérations

Certains médecins opèrent trop ou trop vite

Chirurgien virtuose ayant quitté l'hôpital public pour exercer en clinique, le professeur Allain continue à soigner les mutilés du bistouri. Mais il aime mieux prévenir que guérir : à chaque consultation, ce partisan de la sobriété poursuit son vieux combat contre les opérations inutiles – ou trop précoces – du dos. À la surprise de nombreux patients qui se voient déjà sur le billard, il passe son temps à les renvoyer chez eux avec une ordonnance pour un stage de kinésithérapie intensive.

C'est un secret de Polichinelle dans le monde de la santé : certains chirurgiens, du privé mais aussi du public, opèrent beaucoup trop ou beaucoup trop vite ; des médecins prescrivent à tour de bras IRM et prises de sang non pertinentes. Depuis une dizaine d'années, la Fédération hospitalière de France (FHF), le représentant des hôpitaux, tire la sonnette d'alarme en réclamant une réflexion sur "la pertinence des actes médicaux". Alors que la ministre de la Santé a promis de lancer enfin la bataille pour une meilleure "qualité" des soins, la FHF enfonce le clou dans une nouvelle étude choc dévoilée par le JDD. "Notre travail montre qu'il y a un problème d'actes inutiles en France", dénonce Frédéric ­Valletoux, son président. Ce constat est confirmé par un sondage également commandé par la FHF dans lequel une écrasante majorité des médecins interrogés reconnaît avoir prescrit des actes injustifiés.

operations

Il existe de fortes disparités dans les actes chirurgicaux.

(JDD)

Césarienne, pontage coronarien, chirurgie de la colonne vertébrale, pose d'un stent (petit ressort) coronaire ou vasculaire, chirurgie du cristallin. Cinq opérations fréquentes ont été scrutées à la loupe dans la base hospitalière PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) par la société Héva. Plus précisément, ce cabinet spécialisé dans le traitement des données de santé a mesuré la "consommation de soins" territoire par territoire (taux de recours, dans le jargon statistique). Finalement, prolongeant un atlas publié l'an dernier par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), l'étude met au jour d'étonnantes disparités géographiques : les cartes qui synthétisent les résultats se colorent comme des habits bariolés d'Arlequin. "Il y a plus de différences de pratiques qu'on ne le pense", analyse Alexandre Vainchtock, coordinateur de l'étude pour Héva. Plus politique, Frédéric Valletoux assène : "Nous ne sommes pas égaux face à la maladie, selon l'endroit où nous habitons."

Vingt fois plus de césariennes dans certains départements

L'exemple de la chirurgie de la ­colonne vertébrale, souvent lourde et risquée, est saisissant. Dans l'Est, le Sud-Ouest et le Sud-Est, les hernies discales sont beaucoup plus opérées qu'en région parisienne ou dans le Rhône. De manière surprenante, dans le cas des pathologies dorsales, plus le nombre de praticiens est important, moins il y a d'interventions. Cette modération pourrait s'expliquer par une offre plus riche en centres pratiquant la rééducation poussée du dos et la gestion de la douleur mais aussi par les habitudes des médecins qui prescrivent plus de kiné ou de traitements par infiltration. "Le chirurgien qui m'a formé m'a appris à réfléchir avant de bidocher. Mais certains confrères adorent opérer!", observe Jérôme Allain.

prescription

Près de 9 médecins sur 10 ont déjà prescrit des actes injustifiés.

(JDD)

Entre pression des malades et appât du gain

La carte représentant le recours à un pontage coronarien révèle elle aussi de grandes inégalités. Encore plus fortes, selon les détails de l'étude statistique, dans le privé que dans le public. La probabilité de subir cette lourde chirurgie cardiaque pour un patient de clinique est ainsi cinquante fois plus élevée dans certains départements que dans d'autres. Pour les césariennes, qui peuvent causer des complications, l'écart est de un à vingt. "Notre idée n'est pas de clouer les cliniques au pilori mais plutôt de mettre le doigt sur des pratiques injustifiées, soutient Cédric Arcos, délégué général de la FHF. Public ou privé, peu importe : les écarts sont épouvantables."
L'étude du cabinet Héva n'a pas creusé les causes de ces inégalités. De l'aveu de plusieurs spécialistes, celles-ci pourraient être nombreuses : difficulté d'accès aux spécialistes dans certains déserts médicaux, pression de patients souhaitant se débarrasser au plus vite de leur mal de dos pour retourner au travail ou de femmes refusant d'accoucher par voie basse, appât du gain chez certains praticiens, système de tarification des hôpitaux et cliniques poussant à multiplier les actes, austérité budgétaire.

Aujourd'hui, un chirurgien hospitalier qui n'utilise pas assez son bloc opératoire perd des infirmières dans son service

"Autrefois, on pratiquait trop d'interventions dans le privé mais pas dans le public. Aujourd'hui, un chirurgien hospitalier qui n'utilise pas assez son bloc opératoire perd des infirmières dans son service, donc il peut préférer pousser la machine", relève Israël Nisand, à la tête de deux maternités au CHU de Strasbourg. Le professeur refuse de "juger" l'obstétricien "seul aux commandes" qui, après avoir bossé toute la journée et sauvé la vie d'une femme en pleine hémorragie, opère un peu trop vite en début de soirée et accélère la naissance pour éviter de passer la nuit debout. Les "césariennes de 20 heures" ou le symptôme d'un système malade.

http://www.lejdd.fr/societe/chirurgie-le-scandale-des-operations-inutiles-3503024

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Et encore les mêmes responsables : la mondialisation, la finance et... l'UE !  S.R.

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mercredi 29 novembre 2017

Société Générale va supprimer 900 emplois et 300 agences en France

La banque a annoncé lundi soir, dans le cadre de son plan stratégique à trois ans présenté en détails ce mardi, une nouvelle vague de fermetures d'agences qui pourrait conduire à ces suppressions de postes qui s'ajoutent aux 2.500 déjà annoncées début 2016.

ACT SOC GEN LICENCIEMENTS

Nouvelle vague de suppressions d'emplois et de fermetures d'agences à la Société Générale : la banque de La Défense a annoncé ce lundi soir un projet d'« adaptation » de son réseau de banque de détail dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2020 qui sera présenté ce mardi aux investisseurs, baptisé "Transform to grow" - "se transformer pour croître", en anglais, une ironie que les salariés apprécieront. La Société Générale a détaillé ce lundi aux partenaires sociaux ce nouveau plan social :

« Ce plan pourrait conduire à environ 900 suppressions de postes en complément des 2.550 déjà annoncées début 2016, portant leur nombre total à environ 3450 à l'horizon 2020 » écrit la banque dans un communiqué. [...] « ce projet se réaliserait sur la base, en priorité de mobilités internes, et aussi de départs naturels et volontaires », assure-t-elle.

Mais elle n'exclut donc pas des licenciements.

Société Générale plan stratégique 2020

[Les objectifs financiers du plan stratégique "Transform to grow" : les taux moyens de variation annuelle (TMVA) 2016-2020 sont calculés sur la base des données sous-jacentes de 2016. Crédits : Société Générale]

Réorganisation et plan d'économies

Le syndicat FO Société Générale a réagi vertement ce mardi matin sur son site web :

« Il ne s'agit plus là de "respect de dialogue social" mais de casse sociale et les dérives observées dans le "traitement" social des départs "volontaires" dans le réseau ne présagent rien de bon pour les salariés » [que] « cette stratégie [prend] pour une variable d'ajustement, pour un pion dans un jeu d'échec truqué. »

Cette réorganisation aura un impact exceptionnel d'environ 400 millions d'euros dans les comptes du quatrième trimestre (la provision portera également sur « l'accélération de la mise à niveau de certains dispositifs de conformité »).

L'une des priorités du plan stratégique est la maîtrise des coûts: la banque veut réaliser « un nouveau plan d'économies de 1,1 milliard d'euros à horizon 2020. »

En Bourse, la Soc Gen accuse la pire performance boursière des plus grandes banques de la zone euro depuis le début de l'année, en repli de 8%. La réaction des marchés est plutôt positive : l'action a gagné 0,3% ce mardi.

Moins d'agences et de plus gros clients

La Soc Gen dit vouloir « accélérer la transformation, notamment digitale, de l'ensemble des métiers et des fonctions et particulièrement dans la Banque de détail en France », soulignant le contexte d'un « monde bancaire européen en pleine mutation industrielle. » Elle précise dans son plan stratégique que son réseau passera de 2.000 à 1.700 agences dans trois ans, soit en réalité une centaine de plus qu'annoncé fin 2015, et à peine plus que le LCL qui prévoit de ramener son parc à 1.640 agences dans trois ans.  « En 2020, la banque sera en situation de préparer la prochaine étape de la transformation de son modèle », indique la Soc Gen.

Le groupe affirme son positionnement haut de gamme, sauf pour Boursorama, leader de la banque en ligne, qui doit doubler le nombre de ses clients à plus de 2 millions d'ici 2020 (un objectif déjà fixé en 2015). Il se présente en effet comme « la troisième banque de détail en France » (sur la base du produit net bancaire de 2016), « essentiellement avec ses deux réseaux traditionnels : Société Générale et Crédit du Nord, qui visent de plus en plus à fournir des services sophistiqués et à valeur ajoutée aux entreprises, aux professionnels et aux clients patrimoniaux et fortunés. » Exit les petites agences et les clients peu rentables donc. La banque de détail en France devra augmenter ses revenus de plus de 1% par an en vendant plus d'assurance (vie, prévoyance, etc), grâce à la banque privée et aux pros et entreprises.

« Il nous faut être une banque totalement digitale, pour le bénéfice de nos clients et de nos collaborateurs », affirme Frédéric Oudéa, le directeur général de la Société Générale, dans un entretien  aux Echos.

La Société Générale compte aussi réduire de 20 à 14 le nombre des plateformes de back-office et automatiser 80 % des processus internes "front-to-back" d'ici 2020.

« Notre  ambition est ainsi de générer une croissance supérieure, rentable, et durable. Dans un monde bancaire européen en pleine mutation industrielle, notre groupe est prêt à aborder une nouvelle étape de son développement et de sa transformation », déclare Frédéric Oudéa, dans le communiqué, semblant préparer la mariée en vue d'une fusion : « Société Générale sera dès lors en position de force pour participer à l'achèvement de la construction d'un secteur bancaire européen plus intégré », conclut-il.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/societe-generale-va-supprimer-900-emplois-et-300-agences-en-france-759497.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171128

Screen-Shot-10-28-17-at-10On remarquera au passage une novlangue qui se banalise.

Plan social = licenciements + non- remplacements;

"se transformer pour croître" = économies et nouveau modèle sur le dos des salariés;

"secteur bancaire intégré" = fusions- acquisitions en préparation.

En général, c'est encore mieux en anglais, ça fait plus moderne et surtout...plus européen!

P.G.

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vendredi 17 novembre 2017

« Chaud devant ! Prochainement, pour vous, les ruptures conventionnelles collectives ! »

par | 10 Nov 2017

C’est la dernière nouveauté en date, et je peux vous dire que cela va faire hurler chez les ex-futurs salariés bientôt tous virés ou presque et que l’on va se taper sur le ventre dans les antres du Medef.

ARG LICENCIEMENTS UE

Les ruptures conventionnelles sont devenues en quelques années la principale manière de licencier, et cela a considérablement flexibilisé le marché du travail pour les employeurs, permettant aussi, il faut le dire, pour certains salariés de partir plutôt sur une rupture conventionnelle, et donc les droits au chômage, plutôt que sur une démission.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à présent, une rupture conventionnelle était par nature, par essence même, une décision individuelle, à tel point d’ailleurs que l’inspection du travail surveille de relativement près le nombre de ruptures conventionnelles (qui doivent être déclarées) par chaque entreprise afin d’être sûre que par certains effets d’aubaines, certaines entreprises ne masquent pas un plan social à travers de multiples ruptures conventionnelles.

D’un côté donc la rupture conventionnelle, unitaire, personnelle, individuelle et de l’autre, les plans sociaux avec la cohorte de coûts et de contraintes attachées, comme les indemnités mais aussi des notions de formation ou de « reclassements », bref, autant d’éléments qui empêchent notre gentil patronat de virer comme il l’entend et de gagner autant qu’il le souhaite.

Pourtant, c’est l’un des éléments que pas grand monde n’a vu venir des ordonnances Macron qui devraient prochainement autoriser les entreprises à mettre en place des procédures de ruptures conventionnelles collectives au lieu d’un plan social coûteux.

La différence, nous la voyons tous. Vous aurez a priori des ruptures conventionnelles collectives sur la base du volontariat et cela viendra remplacer les plans dits « volontaires » et puis nous devrions sans doute conserver les plans sociaux quand on dégraisse sans laisser le choix ou sans faire appel aux « volontaires ».

Mais le décret peut aller aussi loin que le voudra le président Macron, puisque l’Assemblée nationale lui a voté les pleins pouvoirs économiques et sociaux.

Demain, peut-être, allez-vous vous réveiller dans un monde où l’idée même de plan social aura disparu.

Et vous devez voir la logique d’ensemble.

Nos mamamouchis ont d’abord réduit le coût maximum des licenciements en mettant des plafonds même en cas de licenciements abusifs que les juges ne peuvent plus dépasser.

Puis maintenant qu’en réalité on a mis des seuils, on vous explique très doctement qu’il faut pouvoir faire baisser le coût des plans sociaux…

Sur la partie volontaire, on va donc faire de la simple rupture conventionnelle… Voilà une idée risquant fort de plaire grandement à SFR qui va devoir se délester rapidement de quelques milliers de ses collaborateurs, qui ne vont pas partir avec grand-chose malgré toute leur implication.

Les ruptures conventionnelles collectives, sur vos écrans au plus tard le 1er janvier 2018.

Le gouvernement a transmis son projet de décret fixant les modalités pratiques de ces ruptures conventionnelles collectives aux partenaires sociaux.

Dès la publication de ce décret, ces ruptures conventionnelles collectives seront possibles dans les entreprises, or selon les syndicats, et je veux bien les croire, cette nouvelle formule est un véritable plébiscite auprès des entreprises qui assaillent de coups de téléphone aussi bien les administrations que les experts comptables pour savoir comment faire pour en bénéficier et faire quelques charrettes à pas cher !
Le tsunami de licenciements en début de quinquennat, pas à la fin !

Les syndicats redoutent donc une vague de plans sociaux.

Ils ont parfaitement raison, et cela a aussi une grande logique politique.

Mieux vaut que les gens qui sont aussi des électeurs soient virés en début de quinquennat qu’en fin de mandat, bien que Macron, et c’est tout à son honneur n’a jamais caché ses intentions de casse sociale parfaitement assumées lors de la campagne.

Les fêtes de Noël risquent d’être particulièrement moroses et tristes pour bon nombre de nos concitoyens.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/chaud-devant-prochainement-pour-vous-les-ruptures-conventionnelles-collectives-ledito-de-charles-sannat/


 

BASE 14 995X225N'oublions pas que Macron ne fait que mettre en oeuvre les grandes orientations de politiques économiques (GOPE) préconisées par la Commission européenne.

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