samedi 23 juin 2018

Poulailler industriel de Lascaux, 1000 Veaux : L-PEA demande un rendez-vous à Madame la Préfète, nouvellement arrivée en Creuse

TRIBUNE LIBRE /LPEA

TL LPEA POULAILLER

11 juin 2018
Poulailler industriel de Lascaux, 1000 Veaux : L-PEA demande un rendez-vous à Madame la Préfète, nouvellement arrivée en Creuse

Madame la Préfète s’est positionnée, dès sa prise de fonction, en faveur du bien-être animal et des circuits courts. Nous nous félicitons d’une telle déclaration qui va dans le sens de l’opinion majoritaire des citoyens et consommateurs.

Nous souhaitons exposer nos arguments auprès de Madame la Préfète au sujet de la Ferme-Usine des 1000 Veaux et du projet de poulailler industriel de Lascaux, sur la commune de Moutier-Rozeille (23). Un courrier vient d’être envoyé par voie électronique et sera envoyé, dès demain, par voie postale, en Préfecture.

Loin de souhaiter une opposition frontale avec l’Etat, nous souhaitons ainsi qu’un dialogue puisse enfin s’instaurer.

6 juin 2018
🔊— A ECOUTER ! 

15 000 Poules à Lascaux :  Interview de la présidente de L-PEA sur Radio Vassivière

Un grand merci à cette radio locale pour son objectivité, son professionnalisme et son courage de laisser la parole à chacun, sur un pied d’égalité. Le journaliste avait pris soin de se renseigner sur le sujet. 
Nous avons pu exposer nos arguments, aux côtés d’un résident du village de Lascaux directement concerné par le projet.

4 juin 2018
Poulailler industriel de Lascaux (23) : L-PEA décline l’invitation du Maire de Moutier-Rozeille à une « réunion d’échange ».

L-PEA a rejoint la mobilisation des résidents du hameau de Lascaux (commune de Moutier-Rozeille, 23) contre le projet de poulailler industriel (15 000 poules pondeuses) de M. Bialoux, projeté sur la commune.

Monsieur le Maire de Moutier-Rozeille a invité des riverains proches du site du projet ainsi que la présidente de L-PEA à une « réunion d’échange », avec les porteurs de projet et plusieurs représentants de la chambre d’agriculture et de la profession agricole.

L-PEA a décidé, à l’instar des résidents, de décliner cette invitation.


En effet, le porteur de projet a pu exposer ses arguments auprès des riverains, le 5 mai dernier, ce qui n’a eu pour effet que de renforcer l’opposition. Monsieur le Maire a également échangé avec les riverains le 23 mai dernier. Il est tout à fait compréhensible et objectif que Monsieur le Maire rencontre les porteurs de projet et certaines sociétés agricoles.


Nous connaissons parfaitement ce type de projet, réalisé en indexation ou en intégration, tous sur le même modèle. Nous n’avons nul besoin d’entendre des arguments économiques hasardeux et nous entendre dire que les poules seront accueillies dans des conditions optimum.


Nous n’allons donc pas cautionner ce projet en répondant favorablement à l’invitation de Monsieur le Maire et participer, par ailleurs de manière très limitée, selon les termes de l’invitation, à un faux débat. Car tout a déjà été arbitré, acté et décidé.

Nous refusons l’entassement d’êtres sensibles, les mutilations corporelles, le traitement de certains animaux comme des déchets et leur mise à mort cruelle. Aucun argument ne saurait changer notre conviction vis-à-vis de la cruauté envers les animaux que représente ce type de projet.

Nous maintenons notre manifestation, le dimanche 1er juillet prochain, devant la Mairie de Moutier-Rozeille.

Notre Pétition vient de passer la barre des 36 000 signatures :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/cruaute-envers-animaux-15-000-poules/43424

➡️ Signez la pétition

➡️ Participez aux actions citoyennes (envoi de mails) 

➡️ Venez manifester le 1er juillet prochain, devant la mairie de Moutier-Rozeille

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Dommage que cette association n'ait pas souhaité rencontrer le maire; j'ai eu l'occasion de le renconter lors de la recherche de parrainages pour François Asselineau et je garde en mémoire ses capacités d'écoute et de dialogue, sa gentillesse et sa courtoisie. L'excès peut conduire à nuire à la cause que l'on défend, de mon point de vue.  C'est d'autant plus dommage que cette association a un certain nombres d'arguments qui me semblent intéressants, en dehors de toute idéologie particulière; nous sommes nous aussi partisans d'un autre modèle agricole opposé à celui que nous imposent l'Union européenne et ses lobbies industriels. Pour notre part, nous pensons que des modèles alternatifs ne peuvent être mis en place que dans le cadre d'une souveraineté populaire recouvrée, ce qui implique de sortir de l'Union européenne et de l'euro. Ce n'est malheureusement pas le cas de la plupart des associations avec qui nous pourrions avoir des points d'accord.  P.G.

Pour mieux connaître cette association, voir aussi:

L-PEA répond à l’ADEEPARC

Dans un article du 20 juin 2018, Philippe Monteil, président de l’association de défense de l’élevage, de l’environnement et du patrimoine agricole et rural creusois (l’ADEEPARC) met en cause L-PEA : nous serions des « Anti-élevage, anti-viande, anti-tout ». Opposés à tout, y compris au dialogue. Quelle vision caricaturale et simpliste, Monsieur Monteil !

Rappelons que LPEA promeut une approche éthique des animaux, la protection de l’environnement et de la santé publique. L’ADEEPARC et ses responsables peuvent-ils en dire autant, exemples concrets à l’appui ?

  • Castrer des porcelets à vif et broyer des poussins vivants, est-ce cela le bien-être animal ?
  • Entasser des veaux, des poules, des poulets… (80 % de la production animale française), dans des hangars où ne filtrent pas un rayon de lumière et où beaucoup meurent d’infections, de blessures, de faim et de soif : sont-ce des pratiques dignes ?
  • Transporter des animaux sur des milliers de kilomètres par route et par mer (plus de 3 millions d’animaux par an, exportés hors de l’Union Européenne) : est-ce cela respecter l’animal, Monsieur Monteil ?
  • Abattre des animaux à la chaine, les pieds baignant dans une mare de sang : est-ce cela, l’éthique ?
  • Soutenir l’utilisation du Glyphosate, déclasser les ruisseaux pour mieux les polluer, installer une Ferme-Usine au sein d’un Parc Naturel et un poulailler industriel en amont des sources d’un village : est-ce cela protéger l’environnement ?
  • Injurier des manifestants pacifistes et les mépriser au motif qu’ils ne partagent pas vos convictions : est-ce cela, Monsieur Monteil, votre vision du dialogue ?

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Les filières exploitantes, portées par la FNSEA, n’ont cessé d’outrepasser les normes, de réclamer leur allègement, au nom de l’économie, leur économie, celle-là même qui est en train d’épuiser les sols, les ressources et d’empoisonner la santé humaine, tout en provoquant, dans une large part, le réchauffement climatique. Le Gouvernement avoue son impuissance à légiférer et recule devant la pression des lobbies, comme nous en avons eu la triste démonstration lors des derniers votes dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation.

Nous, associations animalistes, ne disposons pas des 30 millions d’euros alloués par l’Union Européenne, en 2015, pour soutenir des campagnes publicitaires en faveur de la consommation de viande, ni des 15 millions d’euros promis par le commissaire européen, Phil Hogan, dans le même but, en octobre 2016. Nous ne bénéficions pas de l’appui d’experts en communication et de publicitaires, ni de budget suffisant pour contrebalancer la propagande des filières exploitantes. Si cela était le cas, la France serait végétalienne depuis longtemps.

Car nous, associations animalistes, ne faisons que présenter la réalité, sans aucun intérêt personnel ou économique. Notre force est la vérité.

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Ou peut-être avons-nous rêvé tout cela : les cochons gambadent en liberté dans des champs de fleurs, les poules ont des parcours rustiques et de jolies collines à explorer, les veaux s’épanouissent autour de leurs mères, les animaux vont sereinement se faire abattre, dans une odeur de sang, de mort, d’intestins et les cris de leurs congénères.

Si les consommateurs réagissent, si nous sommes entendus, c’est que la réalité ne peut laisser de marbre lorsqu’elle est en place publique, comme cela est enfin le cas ces dernières années. Quel humain, digne de ce nom, pourrait-il ne pas être horrifié par les révélations de l’association L214, images à l’appui ?

Que propose l’ADEEPARC et les filières exploitantes pour faire évoluer le « bien-être animal » ? Rajouter un perchoir dans une cage où s’entassent 10 poules ? Mettre au point un système de broyage des poussins plus rapide ?

Si les filières exploitantes se préoccupaient réellement du bien-être animal, les normes n’existeraient pas.

Les filières exploitantes, dont l’ADEEPARC se fait l’écho, n’ont cessé de contourner la vraie question, par des mensonges et des tromperies : comment pouvons-nous encore soutenir éthiquement l’idée de maintenir des êtres vivants dans de telles conditions et de leur ôter la vie sans aucune utilité ?

Mais l’ADEEPARC est peut-être tentée, à l’instar de notre député, de noyer le débat avec un « sac de ciment et au fond du port ».

https://l-pea.org/?page_id=1736

lundi 18 juin 2018

France : La loi Agriculture et Alimentation méprise la santé, l’environnement et le bien-être animal… [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Encore des promesses en l’air, un mépris des citoyens comme jamais vu aussi ouvertement et, des consommateurs toujours aussi voraces, qui font les mauvais choix. Vous savez que l’appel au boycott est interdit, pourquoi ? Parce que ça marche et ça, les gavés de fric en sont conscients. Les pétitions sont inutiles, donc, il reste les bons choix à faire pour que ça change, pour que notre argent ne serve pas à cautionner l’empoisonnement de la Nature, celui de nos enfants, le massacre des animaux, tout en engraissant les millionnaires de la mal-bouffe, avec la complicité du gouverne-ment…. et la nôtre.

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La loi Agriculture et Alimentation était attendue par tous ceux qui croient encore dans la capacité de la majorité des élus de la République française à légiférer pour un environnement et un cadre de vie plus sain et respectueux du vivant. Evidemment, le résultat des votes est extrêmement décevant et même écoeurant.

Ce devait être la loi du renouveau, la loi d’une alimentation « saine et durable ». Finalement, il n’en sera rien. « Les lobbys ont gagné » dénonce, écoeurée, la députée européenne Michele Rivasi. Et elle n’est pas la seule : c’est la douche froide pour de nombreuses associations engagées pour le respect de l’environnement, de notre santé et des animaux, même si elles s’y attendaient. Et pourtant de nombreux citoyens s’étaient mobilisés, mais il en faut plus pour dérouter la logique productiviste et consumériste de nos sociétés.

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« Après près d’un an de travaux lancés dès l’annonce de l’organisation des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), les organisations de la société civile désespèrent de voir un texte législatif aussi vide et contraire à l’esprit des EGA. C’est pourtant l’ensemble des acteurs agricoles, sociaux, économiques et environnementaux de la société française qui ont été mobilisés par le gouvernement. Alors que les consensus obtenus lors des ateliers sur les EGA à la fin 2017 promettaient de réelles avancées, quasiment aucune d’entre elles n’a été reprise dans ce projet de loi. A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d’une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d’acteurs ? L’esprit des EGA semble bien loin ! Comment expliquer tous ces renoncements face aux engagements pris par le Président de la République, que ce soit durant la campagne présidentielle ou face à l’ensemble des acteurs lors de son discours à Rungis ? », s’indigne un important collectif d’associations[1].

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« Regardez ce qui se passe, vous avez des députés de la République en Marche qui obéissent aux consignes. Peu importe si ces consignes vont à contre-sens de l’intérêt général, de la santé des enfants, de la bienveillance et du bien-être animal. Le gouvernement en réalité continue de préserver les profits de lobbys industriels particuliers contre l’intérêt général de la population. » s’indigne Michele Rivasi, député Europe Ecologie.

« Sur la malbouffe, alors qu’en France nous avons déjà un enfant sur six en surpoids ou obèse, et que la Stratégie nationale de santé publique pour 2018-2022 prévoit de protéger les enfants du matraquage publicitaire, les députés LREM ont rejeté l’obligation de l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score et l’interdiction de la publicité pour des produits trop gras, trop salés ou trop sucrés ciblant les moins de 16 ans, sous prétexte de ne pas remettre en cause « l’équilibre économique des chaines de télévision » et qu’il faut plutôt « responsabiliser les acteurs de l’industrie agroalimentaire » comme l’a rappelé le Ministre Stéphane Travert explicitement » ajoute Michele Rivasi.

Même rejet concernant l’introduction d’un repas végétarien dans les cantines scolaires. De plus l’appellation « steak végétal » a été interdite, à quand l’interdiction des noms « chips de betterave » ou « rillettes de thon » ?

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Concernant le pesticide glyphosate, la France devait l’interdire selon les déclarations du président Macron, malgré le renouvellement – pour 5 ans – de son autorisation par la Commission européenne, fin 2017. « Machine arrière toute », il reste autorisé. L’association Agir pour l’Environnement a dressé la liste des députés qui ont voté contre cette interdiction.

Inutile d’attendre davantage du côté de l’épandage de pesticides près des habitations : les débats ont écarté toute avancée, même minime, sur ce point…

Loi Agriculture et Alimentation : le bien-être animal est tout simplement méprisé

Sur le bien-être animal, c’est l’hécatombe. L’Assemblée a voté :

  • contre l’interdiction des cages pour les poules pondeuses et les lapins ;
  • contre l’interdiction de broyer vif les poussins mâles et les canetons femelles, ils continueront donc d’être détruits de manière industrielle dès la naissance ;
  • contre l’utilisation du sexage des oeufs dans la filière ponte,
  • contre l’étourdissement des volailles, des cochons et des animaux destinés à l’abattage ;
  • contre l’interdiction des fermes usines qui pourront accueillir toujours plus d’animaux ;
  • contre la limitation de la durée de transport des animaux vivants,
  • contre la mise en place du contrôle vidéo dans les abattoirs…

Cela se passe de commentaires.

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Jean-Luc Mélenchon président du groupe « La France insoumise » a rappelé, lors de son intervention à l’Assemblée nationale dimanche 27 mai 2018 que « le système agricole actuel, parce qu’il répond à des logiques industrielles, rend intenable la prédation de l’homme sur la nature et finit par considérer les animaux comme des choses et non des êtres sensibles. Traitant à la fois des questions écologiques, économiques, morales et culturelles liées à l’agriculture, il a expliqué pourquoi il fallait désormais avancer vers une agriculture paysanne et une modification de nos pratiques alimentaires. Enfin, il a affirmé que notre empathie pour les animaux n’était pas de la mièvrerie mais l’une des preuves les plus brillantes de notre humanité. »

Loi Agriculture et Alimentation : quelques timides avancées

Maigre consolation, quelques mesures adoptées vont dans le bon sens sans révolutionner un système mortifère :

  • le dioxyde de titane (E171) sous forme de nanoparticule, est suspendu ;
  • l’amendement pour rendre obligatoire un étiquetage environnemental plus clair et plus transparent sur les aliments a été adopté contre l’avis du ministre ;
  • un élargissement de la définition des néonicotinoïdes, ouvrant la voie à l’interdiction de substances actives similaires ;
  • l’obligation, d’ici 2022, d’avoir 50 % de produits sous signes de qualité, dont 20 % de bio, dans les cantines ;
  • l’autorisation des « préparations naturelles peu préoccupantes » (dont le fameux purin d’ortie et autres préparations à base de plantes utilisées en agriculture) ;
  • fin de l’utilisation d’eau en bouteille plastique dans certaines écoles ;
  • mise en place obligatoire des doggybag dans les restaurants d’ici 2021.

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Comment pouvait-on attendre d’autres décisions d’un gouvernement qui, comme ses prédécesseurs, méprise la question environnementale ? Même avec un Nicolas Hulot aux manettes du « Ministère de la transition écologique et solidaire », qui n’en a que le nom, le greenwashing n’a jamais été aussi éclatant et édifiant…

Les citoyens déçus se jetteront une nouvelle fois sur les pétitions, quasiment tout le temps inutiles, pour tenter de faire bouger les lignes d’une République en Marche vers le mur, celui de la honte et de l’archaïsme.

Il serait peut-être temps de nous mobiliser, à notre niveau, sans attendre la becquée des puissants ?

Notes

  1. Action contre la Faim / ActionAid France / Agir Pour l’Environnement / Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières / Amis de la Terre France / Association française des Diététiciens Nutritionnistes / Association Max Havelaar France / Attac France / BLOOM / CCFD-Terre Solidaire / Commerce Equitable France / CIWF France / CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) / Comité français pour la solidarité internationale / Coordination SUD / CRID / Criigen / Eau et Rivières de Bretagne / Fédération Artisans du Monde / Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (FADEAR) / Fédération Nationale d’Agriculture Biologique / Fermes d’Avenir / Filière Paysanne / Fondation pour la Nature et l’Homme / Foodwatch / France Nature Environnement / Générations Futures / Greenpeace France / Ingénieurs Sans Frontières AgriSTA (Agricultures et Souveraineté Alimentaire) / Justice Pesticides / LPO / Miramap / Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique / Nature et Progrès / OGM dangers / Oxfam France / Plateforme pour une petite pêche / REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) / RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) / Réseau Action Climat / Réseau CIVAM / Réseau Cocagne / Réseau Environnement Santé / RESOLIS / SOL / Syndicat National d’Apiculture / Terre & Humanisme / Terre de Liens / UFC que choisir / Union Nationale de l’Apiculture Française / WECF France / WWF France.

(...)

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/06/03/france-la-loi-agriculture-et-alimentation-meprise-la-sante-lenvironnement-et-le-bien-etre-animal/

Voir aussi:

Loi agriculture et alimentation : des renoncements et de timides avancées

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Un vrai «agrimarathon» de l’extrême. Nuit et jour, week-end compris, dans une ambiance parfois survoltée, les députés examinent depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation, pour un vote en première lecture prévu mercredi. A l’ouverture des débats, qui auront duré pas moins de cinquante heures face à une pluie de près de 2 500 amendements, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert (ex-PS), qui porte le texte, a jugé ce dernier «équilibré» et vanté «un changement de paradigme», notamment pour rendre l'«esprit de conquête» à l’agriculture. Le rapporteur Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse et éleveur, le trouve «ambitieux» et à même de répondre aux «réalités du terrain».

Mais au bout d’une semaine de discussions, marquées par une très forte mobilisation des élus et des lobbys, beaucoup dénoncent un projet de loi maintenant le statu quo d’une agriculture industrielle et ne permettant pas, ou alors très à la marge, d’engager l’agriculture dans un vrai changement de modèle, plus respectueux des agriculteurs, de l’environnement et de la santé.

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«Sur ces questions d’agriculture, de santé, d’alimentation, c’est le lobby de l’agrochimie, c’est le lobby de l’élevage concentrationnaire, c’est le lobby de la malbouffe qui a gagné. C’est lui qui tire les ficelles de ce gouvernement avec le pantin Stéphane Travert qui est aux manettes», s’est emporté lundi l’eurodéputé Yannick Jadot sur LCP. Et d’estimer que «dans ce débat, Emmanuel Macron a très clairement tranché entre Stéphane Travert et Nicolas Hulot […], entre notre santé, l’environnement et le pire de l’agriculture». Petit passage en revue des principaux renoncements et des très timides avancées apportées cette semaine par les députés, parfois contre l’avis du gouvernement, à un texte jugé «sans grande ambition» par 50 organisations de la société civile. Il n’y est pas fait mention, par exemple, de la promesse présidentielle d’interdire le glyphosate en trois ans.

Pas mal de renoncements

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Les associations de défense de la cause animale ne cachent pas leur colère. Les débats sur le bien-être animal ont agité l’hémicycle jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi, pour déboucher sur une série de renoncements, alors que le candidat Macron avait promis d’instaurer la vidéosurveillance dans les abattoirs et d’interdire d’ici 2022 de vendre des œufs de poules élevées en batterie. «Interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses, castration à vif des porcelets, broyage des poussins (mâles), contrôle vidéo dans les abattoirs… Toutes les mesures en faveur des animaux ont été rejetées. Reste une opération de communication bien orchestrée», dénonce l’association L214 dans un communiqué. «Dans le discours des députés, le bien-être animal, le souci des éleveurs et des ouvriers d’abattoirs ont été répétés en boucle. Dans les faits, l’obéissance aux filières de production intensive a été flagrante», tacle Brigitte Gothière, la cofondatrice de l’ONG.

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En guise de cache-misère, les députés ont voté l’interdiction de l’installation de tout nouvel établissement d’élevage de poules pondeuses en cage. Une «supercherie», selon L214, puisqu’il n’y a de toute façon «plus de nouvelles installations depuis longtemps». Le vote d’une simple «expérimentation volontaire» de la vidéosurveillance dans les abattoirs a, lui, été qualifié sur Twitter par le député (non-inscrit) Olivier Falorni de «rideau de fumée grotesque».

A l’issue de vifs échanges, tous les amendements visant à introduire des repas végétariens dans la restauration collective ont été rejetés, après des avis défavorables du gouvernement. Un «blocage archaïque au regard des enjeux sanitaires et écologiques», a dénoncé Greenpeace, pour qui «il ne s’agit pas d’interdire la consommation de viande mais d’effectuer un rééquilibrage nécessaire et urgent entre protéines animales et végétales». Même rejet des amendements cherchant à interdire les contenants en plastique dans les cantines au nom du principe de précaution face aux perturbateurs endocriniens, mesures auxquelles le ministre de l’Agriculture était défavorable. Contre l’avis du gouvernement (décidément !), les députés ont en revanche interdit l’utilisation d’eau plate en bouteilles plastique dans les cantines scolaires en 2020, avec dérogations possibles en cas d’eau du robinet non potable.

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Dimanche, l’Assemblée a aussi rejeté les amendements proposant d’interdire dans la loi des publicités pour des «produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de 16 ans». Là encore, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé, en soulignant «le rôle de régulateur du CSA» qui peut «travailler sur les contenus», «sans que nous ayons besoin d’inscrire des choses par trop contraignantes dans la loi». Même rejet d’amendements visant à rendre obligatoire la mention du Nutri-score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires.

De très timides avancées

 

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Contre l’avis du gouvernement, les députés ont renforcé l’étiquetage de certains aliments. Il s’agit d’y faire figurer à partir de janvier 2023 différentes mentions telles que «nourri aux OGM», le mode d’élevage, l’origine géographique, ou encore «le nombre de traitements par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais». Ce dernier point a été salué par l’ONG Générations futures, qui demande aussi que soit indiqué le nom des molécules utilisées. Cette ONG s’est aussi félicitée de l’adoption d’un amendement gouvernemental demandant la suspension du dioxyde de titane E171, additif souvent utilisé – en particulier dans les bonbons – sous forme de nanoparticules. Les députés ont par ailleurs imposé la mention du pays d’origine d’un vin «en évidence sur l’étiquette» à partir de 2019, contre l’avis du gouvernement, là encore. Ils ont aussi voté un amendement de l’ex-socialiste Delphine Batho pour l’inscription dans le code rural et de la pêche maritime de la volonté de «promouvoir les produits n’ayant pas contribué à la déforestation importée» : une notion consistant à pointer la déforestation via l’importation de produits tels que l’huile de palme ou le soja.

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Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les députés ont voté pour l’obligation progressive, d’ici juillet 2021, des «doggy-bags», pratique très courante outre-Atlantique, qui permet aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas. «Trop de réglementation tue l’initiative», a regretté lundi l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), en soulignant que le gaspillage alimentaire est «l’affaire de tous» : «Sur les 10 millions de tonnes jetées chaque année en France, 2 millions de tonnes sont gaspillées à la maison et 700 000 dans la restauration commerciale.» Les députés ont par ailleurs souhaité en savoir plus sur la définition de la «durée de vie d’un produit alimentaire» et demandé un rapport sur le sujet.

Côté «équilibre des relations commerciales», l’Assemblée a voté un renforcement des sanctions pour les groupes agroalimentaires et de grande distribution qui ne publient pas leurs comptes annuels. Histoire d’éviter de réitérer ce qui s’est passé en septembre, quand des dirigeants du numéro 1 français de la viande, Bigard, ou du géant laitier Lactalis avaient refusé de divulguer les comptes de leurs groupes respectifs. Les députés ont aussi adopté un durcissement des sanctions contre les acheteurs qui ne respecteraient pas leurs obligations contractuelles vis-à-vis des agriculteurs. Les députés veulent aussi interdire l’emploi du terme «gratuit» dans les promotions alimentaires et ont autorisé le gouvernement à encadrer par ordonnance les promotions dans la grande distribution.

Coralie Schaub

http://www.liberation.fr/france/2018/05/28/loi-agriculture-et-alimentation-des-renoncements-et-de-timides-avancees_1654769

 

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Et Moreau, le député de la Creuse, rapporteur de la loi, est content !!
Et dire qu'il est député d'un département rural ! On aurait pu croire qu'il comprenait le monde paysan, qu'il savait ce qu'était le bien vivre, qu'il savait qu'une vache à qui l'on parle produit plus de lait !
Et dire qu'il était soi-disant agriculteur ! Comment un agriculteur peut accepter que l'on broie vif des poussins ?
Par ces renoncements, Macron, Travert, Moreau et les députés (enfin les quelques présents) se sont mis au service des multinationales et de l'UE !!! Et des représentants de la Nation qui "roulent" pour l'étranger, ils méritent quoi ?
Ils méritent tous du goudron et des plumes !
Car pour que même les médias "officiels" parlent de renoncement et de trahison des promesses, c'est que cette loi fait honte !
Moreau doit donc démissionner au lieu de pavoiser !
Et on ne l'entend pas sur la hausse du diesel, non justifié par les cours du baril, qui tue les agriculteurs et ruine aussi les travailleurs (qui doivent utiliser leur voiture pour le trajet) et les consommateurs (cette hausse sera répercutée sur les prix) ! Honte à lui !!
                     S.R.

vendredi 4 mai 2018

La France s’insurge contre la baisse du budget de la PAC

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Les réactions négatives se sont multipliées jeudi 3 mai en France après la proposition de la commission européenne de réduire de 5 % le budget de la PAC.

Les syndicats agricoles en appellent au gouvernement.

Photo d’illustration. 

Photo d’illustration. / Pascal Bonniere / Voix Du Nord / Maxppp

Des « propositions inacceptables » : voilà comment le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a qualifié la proposition de la Commission européenne de réduire de 5 % les moyens alloués à la politique agricole commune (PAC) dans le prochain budget pluri-annuel (pour les années 2021 à 2028).

Stéphane Travert s’est ainsi insurgé dans un communiqué contre « une telle baisse, drastique, massive et aveugle ». Le ministre compte bien ne pas baisser les bras et « défendre fermement et sans relâche un budget à la hauteur des défis que l’agriculture européenne doit relever ».

La proposition bruxelloise comporte selon lui « un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel ».

La FNSEA se dit « déçue »

Dans un communiqué, la FNSEA, principal syndicat agricole, a également jugé « inacceptable » le budget présenté par la commission, qui ne permettrait pas, en l’état, à l’agriculture de « relever les nouveaux défis auxquels elle est confrontée, en particulier la volatilité des prix et le changement climatique ».

Ne cachant pas sa « déception », le syndicat a également noté « un manque d’ambition pour l’Europe, avec un plafonnement des dépenses à 1,1 % du PIB, loin des 1,2 % envisagés par M. Juncker en septembre dernier ». Au micro de RTL, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a exhorté Emmanuel Macron à ne pas rester « insensible à l’appel des agriculteurs », et à « se mobiliser vraiment d’ici au conseil européen des chefs d’États » des 25 et 26 mai.

Les syndicats réclament « une remise en cause radicale de la PAC » par le gouvernement

La Coordination rurale, 2e syndicat agricole, a également publié un communiqué pour affirmer son soutien à la décision de Stéphane Travert de contester la proposition européenne. L’organisation n’a toutefois pas manqué de rappeler son « désaccord profond avec la position globale du gouvernement français, qui s’est jusqu’ici borné à réclamer le maintien du budget antérieur de la PAC au lieu d’en dénoncer la dérive ».

Bernard Lannes, président de la CR, a exigé que la France prône « une remise en cause radicale de la PAC », afin de mieux protéger les agriculteurs européens.

La Confédération paysanne, quant à elle, titre son communiqué : « PAC post-2020 : un budget en baisse mais pour quoi faire ? », accusant la Commission européenne de « pérenniser » un système « qui ne répond pas aux attentes des paysans-ne-s ». Toutefois, le syndicat réclame également un « budget conséquent qui permette réellement de réorienter l’agriculture en France et en Europe ».

La France, première bénéficiaire de la PAC

La France est, de loin, la première bénéficiaire de la PAC : elle reçoit 9 milliards d’euros par an, suivie de l’Allemagne avec 6,4 milliards d’euros. Depuis quelques années, la Commission européenne critique ouvertement une politique qu’elle considère comme coûteuse, difficilement réformable et qui n’est pas forcément un gage de qualité pour les consommateurs.

Pierre Garrigueshttps://www.la-croix.com/Economie/France/France-sinsurge-contre-baisse-budget-PAC-2018-05-03-

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"La France est, de loin, la première bénéficiaire de la PAC : elle reçoit 9 milliards d’euros par an": Rappelons encore une fois que la France est contributrice nette, c'est à dire qu'elle donne plus d'argent à l'UE qu'elle n'en reçoit, donc, elle n'est bénéficiaire de rien du tout, contrairement à ce qu'affirme ce journal de propagande euro- atlantiste.
D'une manière générale, il est bien triste de voir tous ces politiciens et "syndicalistes" pleurnicher sur les malheurs publics tout en en chérissant les causes, et de voir le gouvernement de la France réclamer "plus de sous' à "not' bon maître"...  P.G.

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mercredi 7 mars 2018

PAC, crise du lait… Cet éleveur français plaque tout pour la Russie

Pris à la gorge, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France et la politique agricole ne laisse guère entrevoir d’embellie pour la filière. Un éleveur laitier a décidé de tout plaquer pour déménager… en Russie. Il espère ainsi profiter de la pénurie de lait qui sévit actuellement dans le pays.

 

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674 agriculteurs se sont donné la mort entre 2007 et 2011. Près d’un suicide tous les deux jours, un excès de mortalité de plus de 20% dans le monde agricole par rapport à la population globale, telles sont les effarantes statistiques publiées en juillet 2017 par Santé publique France. En première ligne, la production laitière et l’élevage bovin, touchés de plein fouet par différentes crises, notamment celle du lait, endémique.

 

Une situation alarmante qui a poussé un éleveur laitier, Philippe Camus, à vendre une partie de son exploitation en France pour déménager… en Russie, accompagné de sa mère, âgée de 88 ans. L’agriculteur de 59 ans espère ainsi profiter de la pénurie de lait et produits laitiers que subit la Russie, due aux sanctions et contre-sanctions entre Moscou et lUnion européenne.

« Je vais produire du lait en Russie. La Russie a besoin de lait. Il faut donc apporter des vaches pour créer de la richesse. »

Pour Philippe Camus, outre l’opportunité commerciale qu’offre la Russie, une autre raison lui a donné des envies d’ailleurs : la politique agricole menée par le gouvernement français, qui étouffe, selon lui, les agriculteurs. Un secteur d’activité pourtant déclaré comme un « investissement stratégique dont dépend notre souveraineté » par Emmanuel Macron.

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« En France, c’est l’administration qui commande. Vous mettez les capitaux et c’est le fonctionnaire qui décide pour vous […] On ne décide de rien, on est les ouvriers agricoles de la DDA [Direction départementale de l’agriculture, ndlr], 365 jours par an, pour 500 € par mois. »

L’herbe serait-elle donc plus verte en Russie ? Oui, selon Philippe Camus, comparé à la France où « L’on décourage les gens de prendre des risques, d’investir, où tout est verrouillé. » Soit « Vous êtes bien placé. », soit « Vous n’êtes rien, suivant la formule de notre Président. »

L’agriculteur estime que : « La Russie est le pays de la liberté d’entreprendre […] On a plus de choix, on a moins de pression. » En effet, comme Philippe Camus le rappelle, « Quand votre marge est de 1 ou 2%, s’il vous arrive un incident climatique, vous êtes morts. »

Avec la volatilité des prix, l’accord Mercosur ou encore l’incertitude entourant la future réforme de la PAC (politique agricole commune), l’exemple de Philippe Camus va-t-il faire des émules ?

Source :

https://fr.sputniknews.com/international/201803051035393580-russie-agriculteurs-lait/

https://fr.sputniknews.com/economie/201802081035072376-normandie-lait-eleveur-russie-camus/

https://aphadolie.com/2018/03/06/cet-eleveur-francais-plaque-tout-pour-la-russie/

dimanche 4 mars 2018

L’UPR au SIA2018 – épisode 2 : Entretien avec la Coordination Rurale

À l’occasion du Salon international de l’agriculture 2018,
François Asselineau (Président de l’UPR),
Vincent Brousseau (Responsable UPR des questions monétaires)
et Charles-Henri Gallois (Responsable UPR des affaires économiques) se sont longuement entretenus avec la Coordination Rurale (syndicat agricole 100% agriculteurs).

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La Coordination Rurale est un syndicat représentant 22% du monde agricole en 2018.

À l’image de l’UPR, la coordination rurale n’a pas une forte exposition médiatique, pourtant elle est douée d’arguments. Nous vous laissons en juger via la qualité du fond de cet échange.

C’est d’ailleurs pourquoi nous avons décidé de publier cet entretien, malgré quelques problèmes techniques en début de vidéo.

Nous vous présentons nos excuses pour la qualité technique et nous tenterons de nous faire pardonner dans l’épisode 3.

_____

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lundi 26 février 2018

Sifflé au salon de l'agriculture, Emmanuel Macron perd son sang froid

Au cours de sa longue visite au salon de l'agriculture, qui ouvrait ce 24 février, Emmanuel Macron a essuyé les traditionnels sifflets réservés aux politiques. Il a également eu un échange tendu avec un agriculteur.

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Alors qu'il traversait les allées du salon de l'agriculture qui ouvrait le jour même, le président français Emmanuel Macron a essuyé quelques sifflets ce 24 février, lors de sa première visite en tant que président de la République.

Emmanuel Macron a eu également un échange tendu avec des agriculteurs de la FNSEA, syndicat majoritaire dans la profession agricole. Le chef d'Etat a même été invité, par l'un d'eux, «à rester calme».

«Moi, je suis calme, je m'adresse poliment moi», intervient un agriculteur, visiblement surpris qu'Emmanuel Macron perde ses nerfs sur le sujet du glyphosate.

En effet, les agriculteurs français ont montré une certaine inquiétude sur le manque d'alternative au célèbre herbicide, utilisé notamment pour les récoltes de céréales ou les vignes. Strict, d'Emmanuel Macron leur a alors répondu : «Moi j'aurais à répondre de ce que je fais demain et après-demain. Dans le passé, on a dit que l'amiante n'était pas dangereux. Les dirigeants qui l'ont laissé passer, ils ont eu à répondre. Moi, les ouvriers agricoles, les consommateurs qui demain diront "vous aviez le glyphosate, vous le saviez, vous n'avez rien fait", ils me regarderont les yeux dans les yeux.»

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Emmanuel Macron a effectivement dû s'expliquer sur son engagement en novembre 2017, celui d'interdire de glyphosate «au plus tard dans les trois ans». Des agriculteurs inquiets alors que leurs voisins européens, après une décision des Etats membres de l'Union européenne le 27 novembre, pourront continuer à utiliser le produit durant les cinq prochaines années.

Face aux agriculteurs, Emmanuel Macron a dû aussi s'expliquer sur la menace de l'import des viandes aux hormones et de la nourriture OGM sur les étals français avec l'accord de libre-échange en négociations entre l'UE et le Mercosur.

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Comprenant cette crainte, le président a tout de même écarté l'hypothèse protectionniste : «L'avenir de l'agriculture n'est pas dans la fermeture, quelle qu'elle soit. Vous êtes dans une filière [les céréales] qui exporte. Ça ne marche pas de dire "On ferme d'un côté et on ouvre de l'autre". Notre économie, notre agriculture, c'est d'ailleurs l'une de ses fiertés, elle est exportatrice. Elle a donc besoin d'être ouverte. On est gagnants sur le Mercosur, la négo n'est pas finie, moi j'ai mes lignes rouges

Maintenant leurs positions, deux agriculteurs sont restés dubitatifs : «On est gagnant à quel niveau ? Pas au niveau agricole», s'est désolé l'un d'eux.

Confiant, Emmanuel Macron s'est dit prêt à faire bouger les lignes au sein de l'UE pour que celle-ci puisse mieux contrôler les normes.

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Le président, accompagné du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, a également été sifflé pendant plusieurs minutes par une dizaine de membres des Jeunes agriculteurs, qui ont brandi des T-shirts portant l'inscription «Attention agriculteurs en colère».

Plus tôt, une quinzaine de militants pro-vegan avaient aussi manifesté très brièvement, avant d'être expulsés des lieux.

https://francais.rt.com/france/48284-siffle-salon-agriculture-emmanuel-macron-perd-sang-froid

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samedi 24 février 2018

François Asselineau au Salon de l’agriculture samedi 24 février 2018, en compagnie d’une délégation de l’UPR

François Asselineau, candidat à l’élection présidentielle de 2017 et président de l’Union populaire républicaine (UPR) se rendra au Salon international de l’agriculture le jour de son ouverture, samedi 24 février, à Paris accompagné d’une délégation de militants.

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Sa visite, qui commencera à 10h, sera composée d’un parcours entre différents stands de professionnels de l’agriculture, de rencontres avec des responsables de syndicats agricoles et d’échanges avec des journalistes.

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Les militants de l’UPR effectueront également une distribution de tracts autour du salon, dès 8h30.

Au cours de sa visite, François Asselineau exposera sa vision du « Frexit » pour les agriculteurs, ainsi que les propositions de son programme présidentiel destinées à sauver l’agriculture française.

Il rappellera que, contrairement à ce que veulent faire croire les européistes, les fonds touchés par les agriculteurs dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) sont en réalité l’argent versé par les Français à l’Union européenne (UE) ;

il rappellera que le gouvernement français n’a aucune prise sur les traités commerciaux négociés par l’UE avec d’autres régions du monde, comme le traité CETA ou l’accord avec le Mercosur ;

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il rappellera que le modèle d’agriculture inscrit dans le marbre des traités européens est celui d’une agriculture ultra productiviste qui condamne à terme l’existence même de l’agriculture traditionnelle et familiale française, ainsi que la notion de terroir.

Le programme de François Asselineau sur l’agriculture est à retrouver ici.

https://www.upr.fr/actualite/francois-asselineau-visitera-salon-de-lagriculture-demain-samedi-24-fevrier-compagnie-dune-delegation-de-lupr

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vendredi 23 février 2018

Les agriculteurs exclus des zones défavorisées en colère

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a présenté une nouvelle carte des zones défavorisées, qui ouvrent droit à des aides européennes. Le nombre de paysans aidés augmente, mais les perdants ne décolèrent pas.

Les agriculteurs exclus des zones défavorisées en colère 

C’est une annonce qui a beaucoup fait parler d’elle sur le site de ventes d’occasion Leboncoin. Brice Asensio, maire de Cazalrenoux, dans l’Aude, a décidé d’y proposer son village. « Une belle commune de 13,5 km² », précise l’annonce. Plus étonnant encore, les éleveurs du village, qui compte une centaine d’âmes, font aussi partie du lot à céder, en tant qu’« espèce en voie de disparition, mais non protégée ». Pour l’édile le constat est simple : « Quand les agriculteurs ne seront plus là, on perdra encore des habitants, il n’y aura plus l’école, les commerces fermeront, ce qu’il nous reste de service public aussi. Et là, on sera obligés de vendre pour de bon », résume-t-il.

De l’Aude à l’Aveyron, plusieurs élus ont poussé le même cri que Brice Asensio. Tous craignent que la nouvelle carte des zones défavorisées, rendu publique le 20 février par le ministère de l’agriculture, prive leurs exploitants d’aides financières dont ils bénéficiaient jusque-là. En particulier l’Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), versée à 75 % par l’Union européenne. [avec l'argent des Français, NdR.]

Une carte jugée obsolète

Instaurée en 1976, cette allocation vise à favoriser l’agriculture dans des zones souffrant de contraintes géographiques. Sont concernés les zones de montagne, mais aussi des territoires accidentés ou souffrant de handicaps naturels, appelés zones défavorisées simples (ZDS). Ce sont ces derniers qui sont aujourd’hui redessinés.

Selon l’ancienne carte, près de 53 000 agriculteurs, répartis sur plus de 10 000 communes étaient intégrés à ces ZDS. Mais la carte a fini par être jugée obsolète par les instances communautaires, qui ont imposé à la France un redécoupage.

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Le travail a commencé en 2016 et le ministère de l’agriculture doit rendre sa copie le 1er mars. Le 20 février, une version – encore provisoire – de la nouvelle carte a été présentée, par le ministre, Stéphane Travert. Elle doit servir de « base de travail » pour négocier avec la Commission européenne.

Pour certains c’est le couperet

Selon ce nouveau morcellement, 1 349 communes et 5 200 exploitants sortiraient du zonage, tandis que 3 570 communes et quelque 7 000 exploitants y entreraient. Soit un nombre total de bénéficiaires supérieur.

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Mais pour Brice Asensio, c’est le couperet : la carte confirme que les trois agriculteurs de sa commune ne rentrent plus dans le dispositif. Dans la Piège, petite région à l’ouest de l’Aude, c’est la nature des terres, argileuses et peu profondes, et un relief escarpé qui justifiaient ces aides depuis leur création. « Cette décision n’a rien de rationnel. On nous supprime nos aides alors que nos collines n’ont pas disparu, les cailloux non plus et la terre n’a pas changé », déplore Brice Asensio.

Installé il y a trois ans à la suite d’une reconversion professionnelle, Yvan Teyssandier est l’un des trois éleveurs concernés. Sur ses 30 hectares de terre, 25 sont des collines ou des coteaux qui rendent impossible toute culture.

Pour son élevage de brebis et de cochons en plein air, il a élaboré avec la chambre d’agriculture un plan de développement sur quatre ans, dans lequel les aides – 5 000 € par an – sont intégrées. « On n’a pas le choix, car nos petites fermes ne sont pas rentables, souligne-t-il. Si on les perd, c’est la pérennité même de l’exploitation qui est menacée. »

Dans la ferme voisine, Frédérique Bromet est à la tête d’une exploitation tenue par sa famille depuis trois générations. « Nous avons toujours connu ces aides, précise-t-elle. Si on les perd on sera obligés d’arrêter, car nous travaillons déjà à perte. »

Un accompagnement financier

Pour venir en aide aux exploitants laissés du mauvais côté du nouveau tracé, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a promis un accompagnement financier, avec, « dès 2019, un soutien à hauteur de 80 % de l’aide qu’il recevait, puis de 20 % en 2020 ». Des solutions jugées « insuffisantes » par la FNSEA, le principal syndicat agricole. « Une aberration, pour Brice Asensio : on va compenser d’un côté ce qu’on nous retire de l’autre, ça n’a pas de sens ».

Yvan Teyssandier s’inquiète lui davantage de la pérennité de ces compensations : « combien de temps vont-elles être versées ? Moi je veux penser mon exploitation agricole sur la durée. » le 23 février, avec d’autres exploitants du département, ainsi que plusieurs élus, il prendra un bus de nuit pour se rendre au salon de l’agriculture, où, depuis le stand Occitanie, il compte bien se faire entendre auprès du président de la République.

Quentin Bas Lorant
https://www.la-croix.com/Economie/France/agriculteurs-exclus-zones-defavorisees-colere-

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vendredi 16 février 2018

Une éleveuse bio poursuivie pour avoir soigné ses brebis par les plantes

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Encore une fois, nous avons la preuve que l'UE se mêle de ce qui ne devrait pas la regarder, qu'elle intervient dans les affaires d'un pays souverain !
Et notre administration a tendance à oublier que les fonds de la PAC ne sont que NOS impôts et non pas l'argent généreusement distribué par l'UE !
L'intérêt de l'agriculture est d'offrir des produits sains tout en permettant aux agriculteurs de vivre dignement et ce n'est pas d'enrichir les multinationales (alimentaires et pharmaceutiques) qui font du lobbying auprès de l'UE.
Cette histoire valide l'existence de l'UPR, la sortie de l'UE s'imposant de plus en plus !  S.R.


Éleveuse bio à Bourdeaux dans la Drôme, Sandrine Lizaga a reçu un "rappel réglementaire" de la préfecture concernant les soins naturels qu'elle offre à ses 60 brebis laitières. Acte jugé non conforme à la réglementation européenne, Sandrine risque de perdre ses primes annuels de la PAC qui la font vivre.

ACT SANDRINE

L'affaire a commencé le 6 août dernier, lorsque deux inspectrices de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) sont venues effectuer un contrôle en vue des aides européennes et des conditions de leurs attributions.

Celles-ci ont été très étonnées en découvrant une pharmacie uniquement composée de tubes d'huiles essentielles et de granulés d'homéopathie. Sandrine raconte : "l'inspectrice ne savait pas ce qu'était un tube de granules, elle m'a demandé comment je faisais, je pensais que tout le monde connaissait l'arnica (plante vivace couramment utilisée sous forme de crème ou de pommade pour traiter différentes affections bénignes d'origine inflammatoire - ndlr)".

Suite à cette visite, l'éleveuse a reçu un courrier début septembre du directeur de la DDPP :

"ce contrôle a mis en évidence plusieurs non-conformités à la réglementation auxquelles je vous demande d'apporter les mesures correctives. L'utilisation d'homéopathie et d'huiles essentielles à des fins thérapeutiques sont soumises à prescription après examen des animaux par un vétérinaire".

Installée à la ferme du Serre depuis bientôt 4 ans, cette mère de deux enfants ne savait pas si elle allait être pénalisée. Dans la lettre, la DDPP indique qu'elle risque une réduction de ses primes de Politique Agricole Commune. Ces aides représentent actuellement 40% de son chiffre d'affaire, l'équivalent du salaire qu'elle se verse. L'éleveuse craignait également d'autres sanctions comme l'interdiction de commercialiser ou la saisie de ses animaux.

C'est alors qu'elle décida d'alerter ses collèges et la confédération paysanne. Cet effort a payé, amenant un second rendez-vous et un nouveau courrier dans lequel l'administration admet que les médicaments homéopathiques ne sont pas soumis aux prescriptions d'un vétérinaire, par contre, les huiles essentielles et les plantes le sont. Ces dernières devant faire l'objet d'une autorisation de mise sur le marché garantissant leur innocence.

L'éleveuse se défend :

"mais si je vais ramasser de la prêle ou de l'ortie, des plantes minéralisantes pour mes bêtes, c'est interdit. Je ne joue pas à l'apprentie sorcière, je sais que les huiles essentielles ne sont pas anodines, j'ai suivi plusieurs formations avec des pharmaciens et des vétérinaires".

Pour se mettre en conformité avec la loi, Sandrine Lizaga va devoir demander une ordonnance à sa vétérinaire, ce qu'elle trouve "totalement hypocrite".

Les consommateurs, comme le gouvernement, plaident pour une baisse de l'usage des antibiotiques sur les animaux d'élevage. Encore une fois, on constate que la réglementation dans l'utilisation de méthodes alternatives est parsemé d'embûches. "Les solutions alternatives permettent de gérer 75% des maladies des troupeaux" affirme Philippe Labre, vétérinaire-formateur, considéré comme le grand spécialiste des médecines naturelles en élevage en France. (...)

https://fr.sott.net/article/31864-Une-eleveuse-bio-poursuivie-pour-avoir-soigne-ses-brebis-par-les-plantes

Voir aussi:

Soins aux plantes : une éleveuse de brebis bio rappelée à l’ordre

Une éleveuse de brebis bio installée à Bourdeaux (Drôme provençale) s’est vue reprocher d’utiliser des médicaments à base de plantes pour soigner ses animaux sans ordonnance vétérinaire. La Confédération paysanne appelle à la résistance.

(...)

« Une absurdité et une hypocrisie »

Cette jeune éleveuse installée depuis trois ans à son compte a décidé depuis d’alerter le syndicat auquel elle adhère, la Confédération paysanne, et les éleveurs locaux contre ce qu’elle considère comme une « absurdité » et une « hypocrisie » à une époque où justement pouvoirs publics comme consommateurs appellent à une réduction de l’usage des antibiotiques face à une antibiorésistance qui inquiète.

« Les services de la DDPP se sont quand même rétractés un mois plus tard sur les granulés homéopathiques, qui sont bien autorisés sans ordonnance vétérinaire, contrairement à ce qui m’avait d’abord été affirmé », précise-elle. Seules sont concernées les huiles essentielles, selon le second courrier qu’elle a donc reçu.

« C’est absurde : il y a des plantes que les brebis vont d’elles-même consommer dans la nature comme des fougères, des prêles et des buis qui ont des vertus médicinales. Et je ne vais pas non plus appeler un vétérinaire pour désinfecter le cordon ombilical d’un agneau avec de l’huile essentielle de lavande ou pour donner une infusion de thym contre un rhume ! ! », s’indigne-t-elle. Ces connaissances ancestrales des plantes sont utilisées depuis des siècles pour soigner et prévenir des maladies, rappelle-t-elle.

Bien sûr, tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon, Sandrine Lizaga le sait. Les huiles essentielles sont à manier avec précaution. « J’ai d’ailleurs suivi des formations financées par la chambre d’agriculture. Mais ce que nous recherchons avant tout pour proposer des produits de qualité aux consomateurs, c’est d’avoir à soigner le moins possible nos bêtes. C’est donc aussi au quotidien qu’on fait attention par exemple, à avoir une bonne ventilation et un bon état de la bergerie… et les brebis ont été au préalable sélectionnées pour leur résistance physique et physiologique ».

Jean-Louis Meurot, co-responsable de la commission sanitaire nationale de la Confédération paysanne, qui y voit une atteinte à la liberté des éleveurs veut rappeler qu’un éleveur « n’est pas seulement apte à préparer l’alimentation de son troupeau mais il est capable de soigner les principales maladies», défend-il. Et cet éleveur drômois d’accuser la pression du lobby de l’industrie pharmaceutique, dans les récentes mises à jour des règlementations européennes toujours plus contraignantes quant à l’usage des plantes.

« Je n’ai eu aucune pénalité financière suite à ce contrôle, c’est sûr, mais il est important de se battre contre ces règlementations », défend Sandrine Lizaga.

La Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, veut alerter aussi sur des contradictions d’un département à l’autre en France , entre aussi ce qui est autorisé comme “soin” ou comme “aliment”, ou encore entre ce qui est autorisé pour l’homme mais pas pour l’animal…

Une soirée d’information et de débat à destination des agriculteurs et du grand public devrait être organisée en avril prochain, avec divers intervenants. Dont certainement des petits producteurs locaux d’huiles essentielles notamment de lavande qui voient d’un mauvais œil que l’Europe assimile leur huile à un produit chimique.

Ce sont plusieurs règlementations allant dans le sens d’ une restriction toujours plus de l’usage des plantes que les éleveurs et la confédération paysanne pointent du doigt :- la Directive REACH de 2007 qui met les huiles essentielles au même niveau que des produits chimiques toxiques - le règlement UE 230-2013 de mars 2013 qui a retiré du marché plusieurs centaines d’extraits aromatiques végétaux employés en aliments complémentaires- la note de rappel de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) sur le statut juridique du médicament vétérinaire.

http://www.ledauphine.com/drome/2014/01/28/soins-aux-plantes-une-eleveuse-de-brebis-bio-rappelee-a-l-ordre

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