samedi 23 juin 2018

Poulailler industriel de Lascaux, 1000 Veaux : L-PEA demande un rendez-vous à Madame la Préfète, nouvellement arrivée en Creuse

TRIBUNE LIBRE /LPEA

TL LPEA POULAILLER

11 juin 2018
Poulailler industriel de Lascaux, 1000 Veaux : L-PEA demande un rendez-vous à Madame la Préfète, nouvellement arrivée en Creuse

Madame la Préfète s’est positionnée, dès sa prise de fonction, en faveur du bien-être animal et des circuits courts. Nous nous félicitons d’une telle déclaration qui va dans le sens de l’opinion majoritaire des citoyens et consommateurs.

Nous souhaitons exposer nos arguments auprès de Madame la Préfète au sujet de la Ferme-Usine des 1000 Veaux et du projet de poulailler industriel de Lascaux, sur la commune de Moutier-Rozeille (23). Un courrier vient d’être envoyé par voie électronique et sera envoyé, dès demain, par voie postale, en Préfecture.

Loin de souhaiter une opposition frontale avec l’Etat, nous souhaitons ainsi qu’un dialogue puisse enfin s’instaurer.

6 juin 2018
🔊— A ECOUTER ! 

15 000 Poules à Lascaux :  Interview de la présidente de L-PEA sur Radio Vassivière

Un grand merci à cette radio locale pour son objectivité, son professionnalisme et son courage de laisser la parole à chacun, sur un pied d’égalité. Le journaliste avait pris soin de se renseigner sur le sujet. 
Nous avons pu exposer nos arguments, aux côtés d’un résident du village de Lascaux directement concerné par le projet.

4 juin 2018
Poulailler industriel de Lascaux (23) : L-PEA décline l’invitation du Maire de Moutier-Rozeille à une « réunion d’échange ».

L-PEA a rejoint la mobilisation des résidents du hameau de Lascaux (commune de Moutier-Rozeille, 23) contre le projet de poulailler industriel (15 000 poules pondeuses) de M. Bialoux, projeté sur la commune.

Monsieur le Maire de Moutier-Rozeille a invité des riverains proches du site du projet ainsi que la présidente de L-PEA à une « réunion d’échange », avec les porteurs de projet et plusieurs représentants de la chambre d’agriculture et de la profession agricole.

L-PEA a décidé, à l’instar des résidents, de décliner cette invitation.


En effet, le porteur de projet a pu exposer ses arguments auprès des riverains, le 5 mai dernier, ce qui n’a eu pour effet que de renforcer l’opposition. Monsieur le Maire a également échangé avec les riverains le 23 mai dernier. Il est tout à fait compréhensible et objectif que Monsieur le Maire rencontre les porteurs de projet et certaines sociétés agricoles.


Nous connaissons parfaitement ce type de projet, réalisé en indexation ou en intégration, tous sur le même modèle. Nous n’avons nul besoin d’entendre des arguments économiques hasardeux et nous entendre dire que les poules seront accueillies dans des conditions optimum.


Nous n’allons donc pas cautionner ce projet en répondant favorablement à l’invitation de Monsieur le Maire et participer, par ailleurs de manière très limitée, selon les termes de l’invitation, à un faux débat. Car tout a déjà été arbitré, acté et décidé.

Nous refusons l’entassement d’êtres sensibles, les mutilations corporelles, le traitement de certains animaux comme des déchets et leur mise à mort cruelle. Aucun argument ne saurait changer notre conviction vis-à-vis de la cruauté envers les animaux que représente ce type de projet.

Nous maintenons notre manifestation, le dimanche 1er juillet prochain, devant la Mairie de Moutier-Rozeille.

Notre Pétition vient de passer la barre des 36 000 signatures :
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/cruaute-envers-animaux-15-000-poules/43424

➡️ Signez la pétition

➡️ Participez aux actions citoyennes (envoi de mails) 

➡️ Venez manifester le 1er juillet prochain, devant la mairie de Moutier-Rozeille

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Dommage que cette association n'ait pas souhaité rencontrer le maire; j'ai eu l'occasion de le renconter lors de la recherche de parrainages pour François Asselineau et je garde en mémoire ses capacités d'écoute et de dialogue, sa gentillesse et sa courtoisie. L'excès peut conduire à nuire à la cause que l'on défend, de mon point de vue.  C'est d'autant plus dommage que cette association a un certain nombres d'arguments qui me semblent intéressants, en dehors de toute idéologie particulière; nous sommes nous aussi partisans d'un autre modèle agricole opposé à celui que nous imposent l'Union européenne et ses lobbies industriels. Pour notre part, nous pensons que des modèles alternatifs ne peuvent être mis en place que dans le cadre d'une souveraineté populaire recouvrée, ce qui implique de sortir de l'Union européenne et de l'euro. Ce n'est malheureusement pas le cas de la plupart des associations avec qui nous pourrions avoir des points d'accord.  P.G.

Pour mieux connaître cette association, voir aussi:

L-PEA répond à l’ADEEPARC

Dans un article du 20 juin 2018, Philippe Monteil, président de l’association de défense de l’élevage, de l’environnement et du patrimoine agricole et rural creusois (l’ADEEPARC) met en cause L-PEA : nous serions des « Anti-élevage, anti-viande, anti-tout ». Opposés à tout, y compris au dialogue. Quelle vision caricaturale et simpliste, Monsieur Monteil !

Rappelons que LPEA promeut une approche éthique des animaux, la protection de l’environnement et de la santé publique. L’ADEEPARC et ses responsables peuvent-ils en dire autant, exemples concrets à l’appui ?

  • Castrer des porcelets à vif et broyer des poussins vivants, est-ce cela le bien-être animal ?
  • Entasser des veaux, des poules, des poulets… (80 % de la production animale française), dans des hangars où ne filtrent pas un rayon de lumière et où beaucoup meurent d’infections, de blessures, de faim et de soif : sont-ce des pratiques dignes ?
  • Transporter des animaux sur des milliers de kilomètres par route et par mer (plus de 3 millions d’animaux par an, exportés hors de l’Union Européenne) : est-ce cela respecter l’animal, Monsieur Monteil ?
  • Abattre des animaux à la chaine, les pieds baignant dans une mare de sang : est-ce cela, l’éthique ?
  • Soutenir l’utilisation du Glyphosate, déclasser les ruisseaux pour mieux les polluer, installer une Ferme-Usine au sein d’un Parc Naturel et un poulailler industriel en amont des sources d’un village : est-ce cela protéger l’environnement ?
  • Injurier des manifestants pacifistes et les mépriser au motif qu’ils ne partagent pas vos convictions : est-ce cela, Monsieur Monteil, votre vision du dialogue ?

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Les filières exploitantes, portées par la FNSEA, n’ont cessé d’outrepasser les normes, de réclamer leur allègement, au nom de l’économie, leur économie, celle-là même qui est en train d’épuiser les sols, les ressources et d’empoisonner la santé humaine, tout en provoquant, dans une large part, le réchauffement climatique. Le Gouvernement avoue son impuissance à légiférer et recule devant la pression des lobbies, comme nous en avons eu la triste démonstration lors des derniers votes dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation.

Nous, associations animalistes, ne disposons pas des 30 millions d’euros alloués par l’Union Européenne, en 2015, pour soutenir des campagnes publicitaires en faveur de la consommation de viande, ni des 15 millions d’euros promis par le commissaire européen, Phil Hogan, dans le même but, en octobre 2016. Nous ne bénéficions pas de l’appui d’experts en communication et de publicitaires, ni de budget suffisant pour contrebalancer la propagande des filières exploitantes. Si cela était le cas, la France serait végétalienne depuis longtemps.

Car nous, associations animalistes, ne faisons que présenter la réalité, sans aucun intérêt personnel ou économique. Notre force est la vérité.

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Ou peut-être avons-nous rêvé tout cela : les cochons gambadent en liberté dans des champs de fleurs, les poules ont des parcours rustiques et de jolies collines à explorer, les veaux s’épanouissent autour de leurs mères, les animaux vont sereinement se faire abattre, dans une odeur de sang, de mort, d’intestins et les cris de leurs congénères.

Si les consommateurs réagissent, si nous sommes entendus, c’est que la réalité ne peut laisser de marbre lorsqu’elle est en place publique, comme cela est enfin le cas ces dernières années. Quel humain, digne de ce nom, pourrait-il ne pas être horrifié par les révélations de l’association L214, images à l’appui ?

Que propose l’ADEEPARC et les filières exploitantes pour faire évoluer le « bien-être animal » ? Rajouter un perchoir dans une cage où s’entassent 10 poules ? Mettre au point un système de broyage des poussins plus rapide ?

Si les filières exploitantes se préoccupaient réellement du bien-être animal, les normes n’existeraient pas.

Les filières exploitantes, dont l’ADEEPARC se fait l’écho, n’ont cessé de contourner la vraie question, par des mensonges et des tromperies : comment pouvons-nous encore soutenir éthiquement l’idée de maintenir des êtres vivants dans de telles conditions et de leur ôter la vie sans aucune utilité ?

Mais l’ADEEPARC est peut-être tentée, à l’instar de notre député, de noyer le débat avec un « sac de ciment et au fond du port ».

https://l-pea.org/?page_id=1736

lundi 18 juin 2018

France : La loi Agriculture et Alimentation méprise la santé, l’environnement et le bien-être animal… [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

Encore des promesses en l’air, un mépris des citoyens comme jamais vu aussi ouvertement et, des consommateurs toujours aussi voraces, qui font les mauvais choix. Vous savez que l’appel au boycott est interdit, pourquoi ? Parce que ça marche et ça, les gavés de fric en sont conscients. Les pétitions sont inutiles, donc, il reste les bons choix à faire pour que ça change, pour que notre argent ne serve pas à cautionner l’empoisonnement de la Nature, celui de nos enfants, le massacre des animaux, tout en engraissant les millionnaires de la mal-bouffe, avec la complicité du gouverne-ment…. et la nôtre.

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La loi Agriculture et Alimentation était attendue par tous ceux qui croient encore dans la capacité de la majorité des élus de la République française à légiférer pour un environnement et un cadre de vie plus sain et respectueux du vivant. Evidemment, le résultat des votes est extrêmement décevant et même écoeurant.

Ce devait être la loi du renouveau, la loi d’une alimentation « saine et durable ». Finalement, il n’en sera rien. « Les lobbys ont gagné » dénonce, écoeurée, la députée européenne Michele Rivasi. Et elle n’est pas la seule : c’est la douche froide pour de nombreuses associations engagées pour le respect de l’environnement, de notre santé et des animaux, même si elles s’y attendaient. Et pourtant de nombreux citoyens s’étaient mobilisés, mais il en faut plus pour dérouter la logique productiviste et consumériste de nos sociétés.

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« Après près d’un an de travaux lancés dès l’annonce de l’organisation des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), les organisations de la société civile désespèrent de voir un texte législatif aussi vide et contraire à l’esprit des EGA. C’est pourtant l’ensemble des acteurs agricoles, sociaux, économiques et environnementaux de la société française qui ont été mobilisés par le gouvernement. Alors que les consensus obtenus lors des ateliers sur les EGA à la fin 2017 promettaient de réelles avancées, quasiment aucune d’entre elles n’a été reprise dans ce projet de loi. A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d’une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d’acteurs ? L’esprit des EGA semble bien loin ! Comment expliquer tous ces renoncements face aux engagements pris par le Président de la République, que ce soit durant la campagne présidentielle ou face à l’ensemble des acteurs lors de son discours à Rungis ? », s’indigne un important collectif d’associations[1].

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« Regardez ce qui se passe, vous avez des députés de la République en Marche qui obéissent aux consignes. Peu importe si ces consignes vont à contre-sens de l’intérêt général, de la santé des enfants, de la bienveillance et du bien-être animal. Le gouvernement en réalité continue de préserver les profits de lobbys industriels particuliers contre l’intérêt général de la population. » s’indigne Michele Rivasi, député Europe Ecologie.

« Sur la malbouffe, alors qu’en France nous avons déjà un enfant sur six en surpoids ou obèse, et que la Stratégie nationale de santé publique pour 2018-2022 prévoit de protéger les enfants du matraquage publicitaire, les députés LREM ont rejeté l’obligation de l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score et l’interdiction de la publicité pour des produits trop gras, trop salés ou trop sucrés ciblant les moins de 16 ans, sous prétexte de ne pas remettre en cause « l’équilibre économique des chaines de télévision » et qu’il faut plutôt « responsabiliser les acteurs de l’industrie agroalimentaire » comme l’a rappelé le Ministre Stéphane Travert explicitement » ajoute Michele Rivasi.

Même rejet concernant l’introduction d’un repas végétarien dans les cantines scolaires. De plus l’appellation « steak végétal » a été interdite, à quand l’interdiction des noms « chips de betterave » ou « rillettes de thon » ?

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Concernant le pesticide glyphosate, la France devait l’interdire selon les déclarations du président Macron, malgré le renouvellement – pour 5 ans – de son autorisation par la Commission européenne, fin 2017. « Machine arrière toute », il reste autorisé. L’association Agir pour l’Environnement a dressé la liste des députés qui ont voté contre cette interdiction.

Inutile d’attendre davantage du côté de l’épandage de pesticides près des habitations : les débats ont écarté toute avancée, même minime, sur ce point…

Loi Agriculture et Alimentation : le bien-être animal est tout simplement méprisé

Sur le bien-être animal, c’est l’hécatombe. L’Assemblée a voté :

  • contre l’interdiction des cages pour les poules pondeuses et les lapins ;
  • contre l’interdiction de broyer vif les poussins mâles et les canetons femelles, ils continueront donc d’être détruits de manière industrielle dès la naissance ;
  • contre l’utilisation du sexage des oeufs dans la filière ponte,
  • contre l’étourdissement des volailles, des cochons et des animaux destinés à l’abattage ;
  • contre l’interdiction des fermes usines qui pourront accueillir toujours plus d’animaux ;
  • contre la limitation de la durée de transport des animaux vivants,
  • contre la mise en place du contrôle vidéo dans les abattoirs…

Cela se passe de commentaires.

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Jean-Luc Mélenchon président du groupe « La France insoumise » a rappelé, lors de son intervention à l’Assemblée nationale dimanche 27 mai 2018 que « le système agricole actuel, parce qu’il répond à des logiques industrielles, rend intenable la prédation de l’homme sur la nature et finit par considérer les animaux comme des choses et non des êtres sensibles. Traitant à la fois des questions écologiques, économiques, morales et culturelles liées à l’agriculture, il a expliqué pourquoi il fallait désormais avancer vers une agriculture paysanne et une modification de nos pratiques alimentaires. Enfin, il a affirmé que notre empathie pour les animaux n’était pas de la mièvrerie mais l’une des preuves les plus brillantes de notre humanité. »

Loi Agriculture et Alimentation : quelques timides avancées

Maigre consolation, quelques mesures adoptées vont dans le bon sens sans révolutionner un système mortifère :

  • le dioxyde de titane (E171) sous forme de nanoparticule, est suspendu ;
  • l’amendement pour rendre obligatoire un étiquetage environnemental plus clair et plus transparent sur les aliments a été adopté contre l’avis du ministre ;
  • un élargissement de la définition des néonicotinoïdes, ouvrant la voie à l’interdiction de substances actives similaires ;
  • l’obligation, d’ici 2022, d’avoir 50 % de produits sous signes de qualité, dont 20 % de bio, dans les cantines ;
  • l’autorisation des « préparations naturelles peu préoccupantes » (dont le fameux purin d’ortie et autres préparations à base de plantes utilisées en agriculture) ;
  • fin de l’utilisation d’eau en bouteille plastique dans certaines écoles ;
  • mise en place obligatoire des doggybag dans les restaurants d’ici 2021.

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Comment pouvait-on attendre d’autres décisions d’un gouvernement qui, comme ses prédécesseurs, méprise la question environnementale ? Même avec un Nicolas Hulot aux manettes du « Ministère de la transition écologique et solidaire », qui n’en a que le nom, le greenwashing n’a jamais été aussi éclatant et édifiant…

Les citoyens déçus se jetteront une nouvelle fois sur les pétitions, quasiment tout le temps inutiles, pour tenter de faire bouger les lignes d’une République en Marche vers le mur, celui de la honte et de l’archaïsme.

Il serait peut-être temps de nous mobiliser, à notre niveau, sans attendre la becquée des puissants ?

Notes

  1. Action contre la Faim / ActionAid France / Agir Pour l’Environnement / Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières / Amis de la Terre France / Association française des Diététiciens Nutritionnistes / Association Max Havelaar France / Attac France / BLOOM / CCFD-Terre Solidaire / Commerce Equitable France / CIWF France / CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) / Comité français pour la solidarité internationale / Coordination SUD / CRID / Criigen / Eau et Rivières de Bretagne / Fédération Artisans du Monde / Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (FADEAR) / Fédération Nationale d’Agriculture Biologique / Fermes d’Avenir / Filière Paysanne / Fondation pour la Nature et l’Homme / Foodwatch / France Nature Environnement / Générations Futures / Greenpeace France / Ingénieurs Sans Frontières AgriSTA (Agricultures et Souveraineté Alimentaire) / Justice Pesticides / LPO / Miramap / Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique / Nature et Progrès / OGM dangers / Oxfam France / Plateforme pour une petite pêche / REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) / RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) / Réseau Action Climat / Réseau CIVAM / Réseau Cocagne / Réseau Environnement Santé / RESOLIS / SOL / Syndicat National d’Apiculture / Terre & Humanisme / Terre de Liens / UFC que choisir / Union Nationale de l’Apiculture Française / WECF France / WWF France.

(...)

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/06/03/france-la-loi-agriculture-et-alimentation-meprise-la-sante-lenvironnement-et-le-bien-etre-animal/

Voir aussi:

Loi agriculture et alimentation : des renoncements et de timides avancées

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Un vrai «agrimarathon» de l’extrême. Nuit et jour, week-end compris, dans une ambiance parfois survoltée, les députés examinent depuis mardi le projet de loi agriculture et alimentation, pour un vote en première lecture prévu mercredi. A l’ouverture des débats, qui auront duré pas moins de cinquante heures face à une pluie de près de 2 500 amendements, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert (ex-PS), qui porte le texte, a jugé ce dernier «équilibré» et vanté «un changement de paradigme», notamment pour rendre l'«esprit de conquête» à l’agriculture. Le rapporteur Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse et éleveur, le trouve «ambitieux» et à même de répondre aux «réalités du terrain».

Mais au bout d’une semaine de discussions, marquées par une très forte mobilisation des élus et des lobbys, beaucoup dénoncent un projet de loi maintenant le statu quo d’une agriculture industrielle et ne permettant pas, ou alors très à la marge, d’engager l’agriculture dans un vrai changement de modèle, plus respectueux des agriculteurs, de l’environnement et de la santé.

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«Sur ces questions d’agriculture, de santé, d’alimentation, c’est le lobby de l’agrochimie, c’est le lobby de l’élevage concentrationnaire, c’est le lobby de la malbouffe qui a gagné. C’est lui qui tire les ficelles de ce gouvernement avec le pantin Stéphane Travert qui est aux manettes», s’est emporté lundi l’eurodéputé Yannick Jadot sur LCP. Et d’estimer que «dans ce débat, Emmanuel Macron a très clairement tranché entre Stéphane Travert et Nicolas Hulot […], entre notre santé, l’environnement et le pire de l’agriculture». Petit passage en revue des principaux renoncements et des très timides avancées apportées cette semaine par les députés, parfois contre l’avis du gouvernement, à un texte jugé «sans grande ambition» par 50 organisations de la société civile. Il n’y est pas fait mention, par exemple, de la promesse présidentielle d’interdire le glyphosate en trois ans.

Pas mal de renoncements

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Les associations de défense de la cause animale ne cachent pas leur colère. Les débats sur le bien-être animal ont agité l’hémicycle jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi, pour déboucher sur une série de renoncements, alors que le candidat Macron avait promis d’instaurer la vidéosurveillance dans les abattoirs et d’interdire d’ici 2022 de vendre des œufs de poules élevées en batterie. «Interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses, castration à vif des porcelets, broyage des poussins (mâles), contrôle vidéo dans les abattoirs… Toutes les mesures en faveur des animaux ont été rejetées. Reste une opération de communication bien orchestrée», dénonce l’association L214 dans un communiqué. «Dans le discours des députés, le bien-être animal, le souci des éleveurs et des ouvriers d’abattoirs ont été répétés en boucle. Dans les faits, l’obéissance aux filières de production intensive a été flagrante», tacle Brigitte Gothière, la cofondatrice de l’ONG.

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En guise de cache-misère, les députés ont voté l’interdiction de l’installation de tout nouvel établissement d’élevage de poules pondeuses en cage. Une «supercherie», selon L214, puisqu’il n’y a de toute façon «plus de nouvelles installations depuis longtemps». Le vote d’une simple «expérimentation volontaire» de la vidéosurveillance dans les abattoirs a, lui, été qualifié sur Twitter par le député (non-inscrit) Olivier Falorni de «rideau de fumée grotesque».

A l’issue de vifs échanges, tous les amendements visant à introduire des repas végétariens dans la restauration collective ont été rejetés, après des avis défavorables du gouvernement. Un «blocage archaïque au regard des enjeux sanitaires et écologiques», a dénoncé Greenpeace, pour qui «il ne s’agit pas d’interdire la consommation de viande mais d’effectuer un rééquilibrage nécessaire et urgent entre protéines animales et végétales». Même rejet des amendements cherchant à interdire les contenants en plastique dans les cantines au nom du principe de précaution face aux perturbateurs endocriniens, mesures auxquelles le ministre de l’Agriculture était défavorable. Contre l’avis du gouvernement (décidément !), les députés ont en revanche interdit l’utilisation d’eau plate en bouteilles plastique dans les cantines scolaires en 2020, avec dérogations possibles en cas d’eau du robinet non potable.

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Dimanche, l’Assemblée a aussi rejeté les amendements proposant d’interdire dans la loi des publicités pour des «produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de 16 ans». Là encore, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé, en soulignant «le rôle de régulateur du CSA» qui peut «travailler sur les contenus», «sans que nous ayons besoin d’inscrire des choses par trop contraignantes dans la loi». Même rejet d’amendements visant à rendre obligatoire la mention du Nutri-score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires.

De très timides avancées

 

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Contre l’avis du gouvernement, les députés ont renforcé l’étiquetage de certains aliments. Il s’agit d’y faire figurer à partir de janvier 2023 différentes mentions telles que «nourri aux OGM», le mode d’élevage, l’origine géographique, ou encore «le nombre de traitements par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais». Ce dernier point a été salué par l’ONG Générations futures, qui demande aussi que soit indiqué le nom des molécules utilisées. Cette ONG s’est aussi félicitée de l’adoption d’un amendement gouvernemental demandant la suspension du dioxyde de titane E171, additif souvent utilisé – en particulier dans les bonbons – sous forme de nanoparticules. Les députés ont par ailleurs imposé la mention du pays d’origine d’un vin «en évidence sur l’étiquette» à partir de 2019, contre l’avis du gouvernement, là encore. Ils ont aussi voté un amendement de l’ex-socialiste Delphine Batho pour l’inscription dans le code rural et de la pêche maritime de la volonté de «promouvoir les produits n’ayant pas contribué à la déforestation importée» : une notion consistant à pointer la déforestation via l’importation de produits tels que l’huile de palme ou le soja.

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Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les députés ont voté pour l’obligation progressive, d’ici juillet 2021, des «doggy-bags», pratique très courante outre-Atlantique, qui permet aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas. «Trop de réglementation tue l’initiative», a regretté lundi l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), en soulignant que le gaspillage alimentaire est «l’affaire de tous» : «Sur les 10 millions de tonnes jetées chaque année en France, 2 millions de tonnes sont gaspillées à la maison et 700 000 dans la restauration commerciale.» Les députés ont par ailleurs souhaité en savoir plus sur la définition de la «durée de vie d’un produit alimentaire» et demandé un rapport sur le sujet.

Côté «équilibre des relations commerciales», l’Assemblée a voté un renforcement des sanctions pour les groupes agroalimentaires et de grande distribution qui ne publient pas leurs comptes annuels. Histoire d’éviter de réitérer ce qui s’est passé en septembre, quand des dirigeants du numéro 1 français de la viande, Bigard, ou du géant laitier Lactalis avaient refusé de divulguer les comptes de leurs groupes respectifs. Les députés ont aussi adopté un durcissement des sanctions contre les acheteurs qui ne respecteraient pas leurs obligations contractuelles vis-à-vis des agriculteurs. Les députés veulent aussi interdire l’emploi du terme «gratuit» dans les promotions alimentaires et ont autorisé le gouvernement à encadrer par ordonnance les promotions dans la grande distribution.

Coralie Schaub

http://www.liberation.fr/france/2018/05/28/loi-agriculture-et-alimentation-des-renoncements-et-de-timides-avancees_1654769

 

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Et Moreau, le député de la Creuse, rapporteur de la loi, est content !!
Et dire qu'il est député d'un département rural ! On aurait pu croire qu'il comprenait le monde paysan, qu'il savait ce qu'était le bien vivre, qu'il savait qu'une vache à qui l'on parle produit plus de lait !
Et dire qu'il était soi-disant agriculteur ! Comment un agriculteur peut accepter que l'on broie vif des poussins ?
Par ces renoncements, Macron, Travert, Moreau et les députés (enfin les quelques présents) se sont mis au service des multinationales et de l'UE !!! Et des représentants de la Nation qui "roulent" pour l'étranger, ils méritent quoi ?
Ils méritent tous du goudron et des plumes !
Car pour que même les médias "officiels" parlent de renoncement et de trahison des promesses, c'est que cette loi fait honte !
Moreau doit donc démissionner au lieu de pavoiser !
Et on ne l'entend pas sur la hausse du diesel, non justifié par les cours du baril, qui tue les agriculteurs et ruine aussi les travailleurs (qui doivent utiliser leur voiture pour le trajet) et les consommateurs (cette hausse sera répercutée sur les prix) ! Honte à lui !!
                     S.R.

mardi 12 juin 2018

Quand les "jeunes agriculteurs" découvrent l'Union européenne et le libre- échange...

Blocage de Total : «Quelles solutions veulent-ils mettre en place?» s'interroge un jeune agriculteur

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Les agriculteurs bloquent le site de la raffinerie Total de Grandpuits depuis le 10 juin pour protester contre la concurrence de l'huile de palme importée par la compagnie pour produire du biocarburant. Le reporter de RT France les a rencontrés.

Le 10 juin à 23h, plus d'une centaine d'agriculteurs ont se sont rendus à Grandpuits en Seine-et-Marne pour empêcher les camions de carburant de se réapprovisionner dans une raffinerie de Total. Ils s'insurgent contre l'autorisation donnée par le gouvernement à la compagnie pétrolière d’importer 300 000 tonnes d'huile de palme par an de Malaisie et d'Indonésie, pour la fabrication de biocarburant. Mus par leur colère, ils ont charrié des mottes de terre pour bloquer le passage des véhicules. Le matin du 11, deux camions ont dû faire demi-tour.

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Cette décision controversée condamne les producteurs de colza à ne plus être concurrentiels, selon les protestataires. «Demain, si moins de colza est cultivé, l’éleveur n’aura plus assez de colza. Ils vont réimporter du soja OGM. Nous agriculteurs en France, avons l'interdiction de produire des OGM. On nous interdit des choses, mais on va réintroduire des plantes de l'étranger», fulmine Mathieu Beaudoin, le vice-président des Jeunes agriculteurs de Seine-et-Marne, au micro du reporter de RT France Jonathan Moadab.

«Quelles solutions veulent-ils mettre en place pour que nous agriculteurs ne perdions pas de 20 à 40 euros la tonne ?», interroge-t-il. Et le syndicaliste de rappeler que la culture de colza est la seule qui soit rentable pour eux, au contraire, par exemple, du blé. «Si on perd les 40 euros de la tonne, très clairement : moi le premier, j'arrête la culture du colza», menace-t-il. Les différences de normes de production entre les cultures françaises et asiatiques sont telles que les cultivateurs français seraient gravement lésés, selon lui.

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Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a réagi en jugeant leur mouvement illégal et en affirmant qu’il ne changerait rien à l’accord. Ces déclarations alimentent la détermination des manifestants qui ont bloqué 13 raffineries ou dépôts de carburant dans toute la France. Ils avaient prévu de cesser leur action le 13 juin, mais pourraient choisir de prolonger leur mouvement.

https://francais.rt.com/france/51488-blocage-total-quelles-solutions-veulent-ils-mettre-en-place

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Extrait de la dernière chronique de Charles Sannat:

Le problème c’est que la cohérence, cela vaut pour le gouvernement et… pour la FNSEA !

Oui, j’aime bien relever les paradoxes, appuyer là où cela fait mal, titiller les parties (je parle du gouvernement d’un côté et des syndicats agricoles de l’autre, n’allez pas vous imaginer autre chose, je suis un garçon sérieux). C’est mon côté poil à gratter génétique.

La cheftaine de la FNSEA donc appelait de manière fort grandiloquente à « faire le choix de l’Europe », ce qui voulait dire à voter Macron lors des présidentielles.

Parfait.

Voilà un choix « responsable ».

Voilà la voix de la « raison ».

Voilà le chemin de la « sagesse » blablablablablabla…

Sauf que l’Europe est là pour couillonner les paysans, et les organisations syndicales pour faire avaler la pilule aux petits paysans d’en bas.

C’est l’Europe qui organise les accords de libre-échange qui ont pour conséquence de permettre d’importer plein de produits qui viennent directement concurrencer nos propres productions. C’est le cas pour l’huile de palme, comme pour la viande aux hormones d’Argentine ou du Canada.

N’oubliez pas cette terrible citation. Terrible de vérité : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. » La FNSEA est en plein dedans.

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lundi 11 juin 2018

Les trois "premières" de la nouvelle préfète de la Creuse Magali Debatte

ACT INSTALLATION PREFET CREUSE

Le jour même de son entrée en fonction, Magali Debatte dit « nous » quand elle parle de la Creuse et des Creusois. Une priorité:  redynamiser en expérimentant afin de faire de ce département "une  vitrine des nouvelles politiques rurales". Pour le sujet du moment, le cannabis thérapeutique, l'enthousiasme est plus mesuré.   

Première affectation en tant que préfet 

Ingénieure militaire, Magali Debatte, 48 ans, a débuté sa vie professionnelle sur la base de l'île Longue à Brest ( la base des sous-marins nucléaires). Elle a bifurqué vers une carrière de haut-fonctionnaire il y a quinze ans en occupant successivement plusieurs postes axés sur l'aménagement du territoire. C'est son premier poste de préfet. Magali Debatte a ses attaches familiales dans une petite ville du Nord, le Cathau-Cambrésis et était jusqu'à sa nomination en Creuse, secrétaire générale pour les affaires régionales auprès du préfet de la région Hauts-de-France. Auparavant, Magali Debatte a occupé plusieurs postes dans l'administration centrale du ministère de l'Intérieur et deux postes de sous-préfet ( Maine-et-Loire et Sarthe) . Pour elle, une nomination en Creuse représente un défi : « C'est mon premier poste de préfet et je dois faire mes preuves ». Elle a bien noté l'exigence d' « innovation » attachée au PPC (Plan particulier pour la Creuse) et elle se dit « enthousiasmée » par le challenge. La nouvelle préfète est consciente qu' « ici, il est beaucoup attendu de l' Etat »'et qu'en retour ce territoire  bénéficiait d'une « attention particulière de l'Elysée ». : « On attend de nous de l'imagination ».

Magali Debatte, dans son bureau de la préfecture de la Creuse

Première impression en arrivant dans la Creuse 

 «  Ca fait quinze jours que je lis des fiches sur le département. Je suis arrivée ce week-end et j'ai fait beaucoup de route dimanche à travers la Creuse  : j'ai été frappée par des paysages somptueux et par la qualité du bâti rural. Il me semble évident qu'il faut protéger et valoriser ce patrimoine. Ce qui m'a étonné aussi, c'est le maillage très serré de petites routes : il y a toujours plusieurs façons d'aller d'un point A à un point B...avec le GPS ».

En revanche, quand on lui parle des 80 km/heure qui seraient particulièrement pénalisants pour un département comme celui-cî , elle sort sa fiche :  « Le temps moyen d'accès aux équipement publics est de vingt minutes en Creuse, les 80km/heure ne feront pas perdre de temps ».

Magali Debatte, nouvelle préfète, cérémonie de prise de fonction, lundi

Première priorité

« Je suis en charge de la redynamisation de ce territoire. Ma mission c'est de libérer ses ressorts, son énergie et que cela se traduise en projets. La Creuse a vocation a expérimenter des mesures inédites. A devenir un territoire vitrine faisant la démonstration de nouvelles politiques rurales (…) La méthode promue par le gouvernement est elle aussi nouvelle :  nous devons être innovants, imaginatifs, institutions et population mêlées,  sur le mode de la co-construction». Le plan particulier pour la Creuse (PPC) a été engagé, deux enjeux  dominent : « L'agriculture et la santé, ou plus largement les services à la personne».

Avec Philippe Ramon, le chargé de mission dédié au PPC, Magali Debatte entend endosser le rôle d' « un Etat chef d'orchestre : il faut faciliter, accompagner, susciter. » Un comité de pilotage  du PPC aura lieu en fin de semaine : « Toutes les propositions doivent converger en juillet et j'aimerais que l'on puisse réaliser les arbitrages à la fin du mois pour une signature dans le courant du second semestre". Quant aux moyens de concrétiser ces projets : « On les aura ! », lance la représentante de l' Etat.  Magali Debatte pense notamment "à la Caisse des dépôts et à l'Agence nationale de l'amélioration de l'habitat »

Les circuits courts plutôt que le cannabis thérapeutique

  Questionnée sur la proposition la plus en vue du PPC, soit l'expérimentation de la production de cannabis thérapeutique dans le département , Magali Debatte a confirmé qu'elle figurait bien dans les propositions du Plan particulier pour la Creuse, sans faire preuve d'un enthousiasme débordant pour cette idée : « Je ne suis pas sûre qu'il y ait un modèle économique derrière, que ça puisse créer une filière, en revanche, ça fait parler de nous au niveau national et c'est positif » . Pour la nouvelle préfète, au niveau agricole, le plan particulier est particulièrement pertinent pour accompagner des projets « qui  ne détruisent pas les paysages, développent les circuits court et favorisent le bien-être animal ».

[tout le contraire de la loi Agriculture & Alimentation qui vient d'être votée et de la politique menée par le gouvernement sous la contrainte de l'UE. Voir notre publication: France : La loi Agriculture et Alimentation méprise la santé, l’environnement et le bien-être animal… NdR]

Julien Rapegno

https://www.lamontagne.fr/gueret/institutions/politique/2018/06/04/les-trois-premieres-de-nouvelle-prefete-de-la-creuse-magali-debatte_12873391.html

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Alors, pour cette personne, qui n'est pas de la région et qui est préfet pour la première fois,  les Creusois ne se déplacent donc que pour aller dans un service public ????

Et en dehors de l'agriculture et de la santé, il y a des projets pour la Creuse ?
Pas d'artisanat, pas de petites et moyennes entreprises ?

En résumé, du pipotron, du bla bla bla, de la démagogie et des promesses très très vagues !   S.R.

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mercredi 6 juin 2018

Interdiction du glyphosate en 2021 : pourquoi votre député a voté contre

Dans la nuit du 28 au 29 mai, les 85 députés présents à l'Assemblée nationale ont décidé de ne pas inscrire dans la loi la date de sortie du glyphosate. Votre député était-il présent ? Qu'a-t-il voté et pourquoi ? Eléments de réponse.

ACT LIMOUSIN GLYPHOSATE

Emmanuel Macron l'avait promis. Le glyphosate, substance chimique classée "cancérogène probable" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et composant principal du Roundup, devait être interdit en France "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans". 

Mais l'amendement à la loi agriculture et alimentation projetant d'en inscrire l'interdiction officielle en 2021 dans la loi, a été rejeté par 63 députés sur les 85 présents dans l'Hémicycle au moment du vote, à 2 heures du matin. 577 députés peuvent siéger, en temps normal, à l'Assemblée Nationale.

Qu'a voté votre député ?

La Montagne s'est penché sur le vote des députés d'Auvergne et du Limousin à partir de l'analyse fournie par l'Assemblée Nationale. Voici ce qu'il en est :

VOTE DEPUTES

Sur les 13 députés auvergnats et limousins, seuls 4 étaient présents. Ceux-ci ont voté contre l'amendement, refusant que l'interdiction du pesticide soit inscrite dans la loi. Les arguments invoqués sont assez similaires malgré des couleurs politiques différentes. 

Les députés En Marche ont "confiance" en Emmanuel Macron

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"On se tiendra à cet engagement de l'arrêt du glyphosate dans trois ans. C'est un engagement fort du président de la République. J'ai complètement confiance en lui et donc je ne juge pas utile de l'instaurer dans la loi", indique Jean-Baptiste Moreau, député En Marche de la Creuse et rapporteur du projet de loi EGalim (Agriculture et Alimentation), dont découle l'amendement. 

La députée LRM du Puy-de-Dôme Valérie Thomas s'est également prononcée contre l'amendement : "Sortir du glyphosate dans les trois ans est impossible car pour certains cultivateurs il n’y a pas pour l’instant d’autres alternatives. Ce serait leur mettre le couteau sous la gorge!"

"Ces lois à date butoir sont trop souvent inapplicables."

Valérie Thomas (Députée En Marche du Puy-de-Dôme)

Pour la députée, une collaboration de toutes les parties concernées est préférable à la "menace" de l’arme législative : "S’il y a mauvaise volonté, nous pouvons très bien refaire la loi…"

Les députés LR n'ont pas souhaité "alourdir la loi"

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Jean-Yves Bony et Vincent Descoeur, députés du Cantal, ont tous deux voté contre l'amendement. Jean-Yves Bony explique : 

"Je suis agriculteur et pour l'interdiction du glyphosate. Mais le président a donné sa parole pour la sortie d'ici trois ans et il est soutenu par Nicolas Hulot. A partir de là, on n'a pas jugé nécessaire d'alourdir la loi avec un décret supplémentaire."

Jean-Yves Bony (Député LR du Cantal)

"L'incription dans la loi était un débat interne à la majorité. Ce qui importe c’est que nous ayons obtenu la confirmation par le Ministre que cette interdiction interviendrait dans les trois ans et que la recherche de solution alternative allait être amplifiée", ajoute Vincent Descoeur

La plupart des députés étaient absents

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Michel Fanget (MoDem, Puy-de-Dôme) et Jean-Paul Dufrègne (PCF, Allier) considèrent qu'ils n'avaient pas la compétence écologique nécessaire. Ils appartiennent à des commissions différentes de celle en charge du dossier : "Affaires étrangères" pour l'élu puydômois et "Finances" pour celui de l'Allier, alors que l'amendement a été préparé par la commission des Affaires économiques. 

Même chose pour Frédérique Meunier, députée LR de la Corrèze. "Ce sont mes collègues du groupe LR en charge de l'agriculture qui étaient de permanence au moment du vote", indique-t-elle. 

Réputée assidue à l'Assemblée Nationale, Christine Pirès-Beaune n'a pas pu assister à cette séance nocturne pour "raisons familiales". L'élue socialiste regrette que la décision de supprimer le glyphosate d'ici trois ans n'ait pas été prise au niveau européen : "L'interdiction au seul niveau français ne fera qu'accentuer la concurrence déloyale dont souffrent déjà nos agriculteurs." 

"J’avais une réunion du conseil municipal de Saint-Amant-Roche-Savine lundi soir. Je tenais à être présent. C’était en effet la première réunion avec le nouveau maire de la commune", fait quant à lui valoir André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme.

Laurence Vichnievsky (MoDem) s'agace que certains assimilent son absence à une désertion: " J'aurais voté cet amendement s'il avait été examiné dans le courant de l'après-midi, comme il était prévu. Mais il a été examiné à 2h du matin. Je ne suis pas Superwoman". 

 

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"Je n'étais pas sur Paris ce jour là, mais j'aurais voté comme le rapporteur, Jean-Baptiste Moreau", indique Christophe Jerretie, élu LRM de Corrèze. Et de conclure: "Emmanuel Macron n'a jamais dit qu'il allait inscrire cette promesse dans la loi."

Un amendement médiatique, mais pas central
Jean-Paul Dufrègne, député communiste de l'Allier souligne néanmoins que l'amendement sur le glyphosate avait beau être médiatique, il n'était pas au fondement de la loi EGAlim : "Le coeur de cette loi était bien celui des prix rémunérateurs pour les agriculteurs qui dégagent aujourd'hui des revenus indécents et qui mettent à mal la profession".

Cécile Lemoine et Jean-Paul Gondeau

https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/ruralite/politique/2018/05/31/interdiction-du-glyphosate-en-2021-pourquoi-votre-depute-a-vote-contre_12866871.html

 

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Le glyphosate est un herbicide classé potentiellement cancérigène par l'Organisation Mondiale de la Santé. Le président Emmanuel Macron s'était engagé à interdire d'ici trois ans le glyphosate.
Pourtant une majorité des députés présents et le gouvernement ont rejeté cette interdiction, cédant à la pression du lobby agro-chimique !

Qu'ont fait nos députés ?
Et bien, ils étaient dans leur lit !!!! Mais, les paye t-on pour ça ?
Enfin pas tous, mais celui qui était présent aurait mieux fait d'y être !!!
Résultat du vote pour le Limousin :
Djebarri : absent
Magne : absent
Beaudoin-Hubière : absent
Jerretie : absent
Meunier : absent

Moreau : a voté Contre l'interdiction !!!!

Le 19 avril 2018, Moreau fait adopter à l'Assemblée un amendement au projet de loi sur l'agriculture et l'alimentation établissant que « les dénominations associées aux produits d'origine animale ne peuvent pas être utilisées pour commercialiser des produits alimentaires contenant une part significative de matières d'origine végétale »
Moreau est préoccupé par des détails ridicules mais l'empoisonnement des populations et surtout de nos enfants, les générations futures, ne le préoccupent pas !!
Il est député de la France, donc au service des Français, ou il roule pour Monsanto ?   S.R.

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dimanche 3 juin 2018

Un « risque d’accaparement des terres agricoles » en France

Le dernier bilan des marchés fonciers ruraux de la FNSafer dénonce une « tendance à l’agglomération de grandes surfaces au sein d’un nombre limité d’exploitations ».

ACT FONCIER AGRICOLE

Les terres agricoles françaises sont très convoitées. Les récents exemples illustrant la pression sur ce patrimoine nourricier ont marqué les esprits. Que ce soit la bataille autour du projet Europacity, prévoyant la transformation 280 hectares de terres agricoles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise) en un complexe commercial et touristique. Ou la prise de contrôle de 1 700 hectares de terres céréalières berrichonnes par une société chinoise. Suivie par l’achat de deux sociétés agricoles dans l’Allier par un entrepreneur pékinois. Ou encore le grappillage de plus de 140 châteaux dans le vignoble bordelais par des investisseurs de l’ancien empire du Milieu.

Les ventes de surfaces ont atteint un niveau record

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Le bilan 2017 des marchés fonciers ruraux, publié jeudi 31 mai par la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer), le prouve. Sur l’année écoulée, les ventes de surfaces ont atteint un niveau record. Le nombre de transactions progresse de 7,6 %, à 86 260, pour un montant qui bondit, lui, de 15,5 %, à 4,6 milliards d’euros. Au total, 381 000 hectares ont changé de mains.

Mais dans quelles mains sont-ils passés ? Depuis l’entrée en vigueur de la loi d’avenir pour l’agriculture, en 2016, les projets de vente de parts sociales ou d’actions de sociétés agricoles doivent être portés à la connaissance des Safer. Des transactions qui échappaient jusqu’alors à ses radars, alors même que les formes sociétaires ne cessent de se développer. Que ce soient des sociétés de portage du foncier (GFA, SCI agricoles, etc.), d’exploitation agricole (GAEC, EARL, SCEA, SA ou SARL) ou de groupement forestier.

En 2017, 6 900 projets de cession de parts sociales ou d’actions de sociétés agricoles ont été notifiés aux Safer. Ils représentent un volume de vente de 1,3 milliard d’euros. Et pèsent près de 20 % du marché du foncier agricole. A priori, les achats bouclés par les étrangers sont peu importants. Ils sont évalués à 122 millions d’euros et sont essentiellement le fait d’Européens. Toutefois, ces montants ne prennent pas en compte les achats faits par des sociétés immatriculées en France, mais dont le capital pourrait être détenu par des étrangers.

« La vitalité des territoires est en péril »

DigitalFinance

« Ces chiffres prouvent la réalité de la financiarisation et du risque d’accaparement des terres. »affirme Emmanuel Hyest, président de la FNSafer, qui tire la sonnette d’alarme. « La vitalité des territoires est en péril. », estime l’organisme. « La tendance à l’agglomération de grandes surfaces au sein d’un nombre limité d’exploitations agricoles se développe. Cette concentration est préjudiciable aux transmissions, aux installations et à la consolidation des exploitations. Elle s’accompagne souvent d’une diminution de la valeur ajoutée et de l’emploi. »

La question de la pérennité du modèle d’agriculture familiale, marque de fabrique française, et de la préservation des paysages se posent. D’autant plus que le renouvellement des générations sera l’un des grands enjeux des dix prochaines années.

Un marché non régulé

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Or, comme le rappelle la FNSafer, ce 1,3 milliard d’euros de ventes de parts sociales et d’actions est un marché non régulé. Une partie du texte introduit dans la loi Sapin 2 de 2016, sous l’impulsion de Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle, pour accroître la transparence sur ce marché et renforcer le pouvoir de régulation de la FNSafer, a été retoqué par le Conseil d’Etat. M. Hyest, qui prône un renforcement législatif, met en exergue une des failles du dispositif actuel : « Il suffit pour les investisseurs de racheter 99 % des parts d’une société agricole et de laisser 1 % à l’ancien exploitant pour éviter que la Safer puisse faire jouer son droit de préemption. »

Le président Emmanuel Macron a promis une loi sur le foncier agricole début 2019. Une mission d’information de l’Assemblée nationale, présidée par le député LRM des Hautes-Pyrénées Jean-Bernard Sempastous, et dont les deux rapporteurs sont M. Potier et Anne-Laurence Petel (LRM), élue des Bouches-du-Rhône, planche sur le sujet. Leurs conclusions doivent être présentées à la fin de l’été.

Terre agricole - 1

 


 

Source :

http://www.bvoltaire.fr/terres-agricoles-loffensive-chinoise-france/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/31/un-risque-d-accaparement-des-terres-agricoles-en-france_5307597_3234.html

https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-terres-agricoles-de-plus-en-plus-convoitees-202-117699.html

https://aphadolie.com/2018/05/31/un-risque-daccaparement-des-terres-agricoles-en-france/

jeudi 31 mai 2018

Glyphosate, étiquetage nutritionnel : le gouvernement accumule les renoncements sur la loi Agriculture

Le gouvernement a convaincu l'Assemblée nationale, en ce début de semaine, de céder au lobbying des médias TV sur l'étiquetage nutritionnel et de renoncer à interdire le glyphosate en 2021.

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Encore un rétropédalage. Alors que le président de la République Emmanuel Macron a promis d’interdire le glyphosate d’ici à 2021, les députés ont renoncé, dans la nuit de lundi à ce mardi 29 mai, à inscrire cette sortie dans la loi. Cet herbicide est pourtant jugé cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé.

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Officiellement, ce délai est toujours d’actualité mais le gouvernement refuse de se lier les mains en inscrivant ce principe dans la loi. Le chef de l’Etat « a fixé un objectif ambitieux et pragmatique » et « nous mettons toutes les chances de notre côté », a expliqué le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, à l’Assemblée nationale, pendant la discussion sur le projet de la loi Agriculture et alimentation.

Lobbying payant des médias TV

Sous la pression des médias télévisuels, le ministre a également refusé d’étiquetage nutritionnel des produits, avec un code couleur, sur tous les supports publicitaires, malgré la volonté d’Olivier Véran, pilier de la majorité et rapporteur général du budget de la sécurité sociale. Les éditeurs de presse, qui craignaient que l’entrée en vigueur de cette mesure ne fasse plonger leurs revenus, ont adressé une lettre d’avertissement au gouvernement et à certains députés. Un lobbying payant puisque l’Assemblée a finalement rejeté l’étiquetage obligatoire.

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Tous les amendements tendant à interdire la publicité pour les produits trop gras ou trop sucrés à destination des moins de seize ans ont également été rejetés, au nom de la nécessité d’un texte « qui marche sur ses deux jambes », selon Stéphane Travert.

L’Assemblée nationale a en revanche voté… pour l’obligation de la mise à disposition de « doggy-bag » dans les restaurants, d’ici à juillet 2021. Le seuil de revente à perte en grande surface a également été relevé de 10%, pendant deux ans. Les hypermarchés pourront désormais casser les prix pour gagner des parts de marché, quitte à réaliser des moins-values. Enfin, le ministre a avalisé l’objectif d’une part de 50% de produits bio dans les cantines en 2022*. Reste à voir si la mesure, décriée par la droite pour son coût, résistera à la navette parlementaire.

https://www.marianne.net/politique/glyphosate-etiquetage-le-gouvernement-cumule-les-renoncements-la-loi-agriculture?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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*Voir notre publication: Pourquoi les patients des hôpitaux de la Creuse ne sont pas près de manger des produits locaux

(http://www.frexit-limousin.fr/archives/p26-16.html)

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mardi 22 mai 2018

30% d’oiseaux en moins, un ciel vide: pour Moreau, «le rôle de l’UE est essentiel»

Deux études datées de fin mars ont montré la diminution des populations d’oiseaux en moins de 20 ans en France. Avec une baisse de 30%, leur nombre devient préoccupant. Le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a expliqué dans un entretien à Sputnik quelles pistes étaient étudiées pour enrayer cette désertification de notre ciel.

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Le 20 mars dernier, le CNRS et le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) publiaient deux études dont les conclusions ont fait l'effet d'un petit séisme. En effet, en moins de 20 ans, ce sont près d'un tiers des oiseaux qui ont disparu.

Interrogé à ce sujet, Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse, estime que la diminution des populations d'oiseaux n'est qu'une partie du problème et déclarait:

«Au-delà des oiseaux, ce sont les insectes, c'est l'ensemble de la biodiversité qui est menacée aujourd'hui, par les pesticides, mais pas seulement, par la monoculture aussi: par la culture de céréales et la disparition des rotations, la disparition des haies, des forêts…»

Jean-Baptiste Moreau
© AFP 2018 Pascal Lachenaud

Le député de la Creuse partage l'analyse des études du CNRS et du MNHN, qui pointe du doigt à la fois l'usage abusif des produits phytosanitaires et la diminution des surfaces d'habitat naturel. Il rappelle la nécessité d'agir «sur plusieurs paramètres».

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«Dans le cadre de la loi, on a étendu l'interdiction des néonicotinoïdes, qui sont responsables en grande partie de la disparition des insectes aujourd'hui. […] Nicolas Hulot va faire des annonces vendredi d'après ce que j'ai compris sur une vraie loi sur la biodiversité. Je pense que c'est important d'agir plusieurs paramètres: l'urbanisation, les monocultures, etc.»

Bien que «la Creuse [soit] un peu moins touchée que d'autres départements céréaliers», monsieur Moreau, éleveur, plaide pour une diversification de l'agriculture afin de résoudre le problème de la disparition des oiseaux, mais aussi celui de l'appauvrissement des sols, par exemple:

«Il faut diversifier notre agriculture et aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, parce que ce sera la première à subir les conséquences d'une dégradation de l'environnement.»

Pourtant, l'élu de La République en marche rejette l'idée que la France se dirige seule vers un type d'agriculture plus respectueux de l'environnement et de la biodiversité et se prononce en faveur d'une action au niveau européen pour trois raisons. La première est que, selon lui, de nombreuses décisions à prendre pour assurer la pérennité des populations d'oiseaux se prennent à Bruxelles. Il rappelle ainsi que

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«Le rôle de l'UE est essentiel sur cette thématique puisqu'on est bloqués, sur un certain nombre d'initiatives que nous pourrions prendre au niveau français, par le fait qu'il faut que ces décisions soient prises au niveau de l'UE.»

La seconde est qu'il se montre convaincu que cela ira de pair avec une perte de compétitivité de l'agriculture française soumise à plus de normes que ses voisins.

«La préservation et l'amélioration de la biodiversité ne peuvent passer que par un cadre européen, voir au-delà. Si on ne le fait qu'au niveau français, on va imposer un certain nombre de normes à nos producteurs qui ne seront pas les mêmes ailleurs. Ailleurs, il y aura une baisse de la biodiversité, nous, nous aurions peut-être un léger renforcement, mais ce ne sera pas améliorateur de façon significative.»

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La dernière raison pour laquelle monsieur Moreau détaille la pertinence de l'échelle européenne est la force d'entraînement de la France à Bruxelles. C'est pourquoi il n'hésite pas à déclarer:

«Sur les néonicotinoïdes, la France était partie en premier et avait finalement été rejointe par l'ensemble de l'UE. Je pense qu'il faut que l'on continue cette stratégie d'entraînement et entraîner l'ensemble de l'UE derrière nous.»

https://fr.sputniknews.com/international/201805181036426653-oiseaux-moreau-populations/

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«Il faut diversifier notre agriculture et aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, parce que ce sera la première à subir les conséquences d'une dégradation de l'environnement.»
Encore un qui a pris le gros melon après avoir été désigné député Lremiste !
Encore un qui ne sait pas ce qu'est l'environnement !
L'agriculture est l'environnement !
On doit simplement aller vers une agriculture "intelligente" (puisque le mot est à la mode) et abandonner l'agriculture au service des multinationales !
Et non, nous n'avons pas besoin de l'UE puisque le but de l'UE est de détruire l'agriculture, et surtout l'agriculture française ! Elle l'a récemment démontré et Macron et Hulot se sont d'ailleurs "couchés" !
S'il n'a pas compris ça, cet homme n'a rien à faire en politique !
Et nous n'avons pas besoin de l'UE pour replanter des haies !

S.R.

OUTIL FREXIT URGENT

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