mardi 22 mai 2018

30% d’oiseaux en moins, un ciel vide: pour Moreau, «le rôle de l’UE est essentiel»

Deux études datées de fin mars ont montré la diminution des populations d’oiseaux en moins de 20 ans en France. Avec une baisse de 30%, leur nombre devient préoccupant. Le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a expliqué dans un entretien à Sputnik quelles pistes étaient étudiées pour enrayer cette désertification de notre ciel.

ACT MOREAU OISEAUX UE

Le 20 mars dernier, le CNRS et le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) publiaient deux études dont les conclusions ont fait l'effet d'un petit séisme. En effet, en moins de 20 ans, ce sont près d'un tiers des oiseaux qui ont disparu.

Interrogé à ce sujet, Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse, estime que la diminution des populations d'oiseaux n'est qu'une partie du problème et déclarait:

«Au-delà des oiseaux, ce sont les insectes, c'est l'ensemble de la biodiversité qui est menacée aujourd'hui, par les pesticides, mais pas seulement, par la monoculture aussi: par la culture de céréales et la disparition des rotations, la disparition des haies, des forêts…»

Jean-Baptiste Moreau
© AFP 2018 Pascal Lachenaud

Le député de la Creuse partage l'analyse des études du CNRS et du MNHN, qui pointe du doigt à la fois l'usage abusif des produits phytosanitaires et la diminution des surfaces d'habitat naturel. Il rappelle la nécessité d'agir «sur plusieurs paramètres».

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«Dans le cadre de la loi, on a étendu l'interdiction des néonicotinoïdes, qui sont responsables en grande partie de la disparition des insectes aujourd'hui. […] Nicolas Hulot va faire des annonces vendredi d'après ce que j'ai compris sur une vraie loi sur la biodiversité. Je pense que c'est important d'agir plusieurs paramètres: l'urbanisation, les monocultures, etc.»

Bien que «la Creuse [soit] un peu moins touchée que d'autres départements céréaliers», monsieur Moreau, éleveur, plaide pour une diversification de l'agriculture afin de résoudre le problème de la disparition des oiseaux, mais aussi celui de l'appauvrissement des sols, par exemple:

«Il faut diversifier notre agriculture et aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, parce que ce sera la première à subir les conséquences d'une dégradation de l'environnement.»

Pourtant, l'élu de La République en marche rejette l'idée que la France se dirige seule vers un type d'agriculture plus respectueux de l'environnement et de la biodiversité et se prononce en faveur d'une action au niveau européen pour trois raisons. La première est que, selon lui, de nombreuses décisions à prendre pour assurer la pérennité des populations d'oiseaux se prennent à Bruxelles. Il rappelle ainsi que

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«Le rôle de l'UE est essentiel sur cette thématique puisqu'on est bloqués, sur un certain nombre d'initiatives que nous pourrions prendre au niveau français, par le fait qu'il faut que ces décisions soient prises au niveau de l'UE.»

La seconde est qu'il se montre convaincu que cela ira de pair avec une perte de compétitivité de l'agriculture française soumise à plus de normes que ses voisins.

«La préservation et l'amélioration de la biodiversité ne peuvent passer que par un cadre européen, voir au-delà. Si on ne le fait qu'au niveau français, on va imposer un certain nombre de normes à nos producteurs qui ne seront pas les mêmes ailleurs. Ailleurs, il y aura une baisse de la biodiversité, nous, nous aurions peut-être un léger renforcement, mais ce ne sera pas améliorateur de façon significative.»

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La dernière raison pour laquelle monsieur Moreau détaille la pertinence de l'échelle européenne est la force d'entraînement de la France à Bruxelles. C'est pourquoi il n'hésite pas à déclarer:

«Sur les néonicotinoïdes, la France était partie en premier et avait finalement été rejointe par l'ensemble de l'UE. Je pense qu'il faut que l'on continue cette stratégie d'entraînement et entraîner l'ensemble de l'UE derrière nous.»

https://fr.sputniknews.com/international/201805181036426653-oiseaux-moreau-populations/

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«Il faut diversifier notre agriculture et aller vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, parce que ce sera la première à subir les conséquences d'une dégradation de l'environnement.»
Encore un qui a pris le gros melon après avoir été désigné député Lremiste !
Encore un qui ne sait pas ce qu'est l'environnement !
L'agriculture est l'environnement !
On doit simplement aller vers une agriculture "intelligente" (puisque le mot est à la mode) et abandonner l'agriculture au service des multinationales !
Et non, nous n'avons pas besoin de l'UE puisque le but de l'UE est de détruire l'agriculture, et surtout l'agriculture française ! Elle l'a récemment démontré et Macron et Hulot se sont d'ailleurs "couchés" !
S'il n'a pas compris ça, cet homme n'a rien à faire en politique !
Et nous n'avons pas besoin de l'UE pour replanter des haies !

S.R.

OUTIL FREXIT URGENT

Posté par UPR Creuse à 07:22 - - Permalien [#]
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lundi 21 mai 2018

Les abeilles meurent par millions, en Creuse comme ailleurs

ACT ABEILLES CREUSE

Le printemps sera bientôt silencieux, vidé de ses oiseaux dont 30 % ont disparu dans nos campagnes, silencieux aussi du bourdonnement des abeilles, domestiques ou sauvages, dont les colonies s’effondrent de manière spectaculaire depuis 25 ans. Cette année, l’hécatombe est d’une telle ampleur qu’elle dépasse la seule possibilité d’une conjoncture malheureuse ; l’empoisonnement massif semble ne plus faire de doute.

« Ça fait 70 ans que je m’occupe de mes ruches. Jamais j’ai vu ça. » A 86 ans, Robert Charles vit un de ses pires printemps d’apiculteur. Sur les cinquante ruches installées dans son verger qui jouxte sa maison à Chiron-Poty, il n’en reste que sept ou huit vivantes. « Vivantes mais fragiles ». Les butineuses sont réduites à peau de chagrin à l’entrée de leur ruche et on peine à entendre le moindre bourdonnement.

« Elles sont mortes, elles ont disparu, on ne sait même pas comment et celles qui restent, elles végètent, comme une personne malade », explique Robert en ouvrant ses ruches vidées de leurs abeilles. « Elles ne sont pas mortes de faim, les cadres sont pleins de miel », nous montre l’apiculteur, certaines ont même des couvains (des larves et nymphes) morts eux-aussi.

Depuis sept décennies qu'il entretient ses ruches, Robert Charles n'a jamais vu autant de mortalité. Il a perdu 80% de ses abeilles entre le mois de mars et aujourd'hui. @Mathieu Tijeras

« D’habitude, on perd 10% de ruches par an, c’est normal », il y a des reines qui ne se renouvellent pas, une mortalité naturelle des abeilles d’hiver dont la brève vie de 3 à 4 mois n’a pour rôle que de tenir les couvains au chaud, des années où la météo n’y met pas du sien, des parasites, des maladies... Mais rien à voir avec l’hécatombe de cette année. « Elles sont parties à la sortie de l’hiver et ne sont jamais revenues », soupire Robert. Toute sa vie, ce vieux Creusois a posé des nichoirs, fait du miel. Ce printemps, tout est vide, « il n'y a rien ».

Ce printemps, la surmortalité des abeilles est très médiatisée et commence à sensibiliser le grand public mais le phénomène dure depuis 25 ans, depuis l'introduction de néonicotinoïdes dans les pratiques culturales. @ Mathieu Tijeras 

Un triste tour du propriétaire : Au milieu de ses deux rangées de ruches décimées, Robert reste sans réponse.
 Quand je suis venu les vérifier une par une, elles étaient toutes mortes, je me suis demandé ce qu’il se passait, je me suis dit qu’on me les avait empoisonnées... En en parlant avec d’autres apiculteurs, j’ai vu que c’était pareil pour eux. »
Il continue la triste revue de son cimetière : « Celle-là est morte ou est en train de mourir. Voyez-donc, tout ça c’est du miel, des alvéoles pleines », au bout de son opinel, mais aucune trace d’abeille. « Le verger était tout en fleurs, elles pouvaient vivre tranquille là et ben voilà... »

A Felletin, à 30 kilomètres de là, David Tournois dresse le même constat : des ruches vides d’abeilles, pleines de miel qui, il y a deux mois, étaient encore bourdonnantes.

Sur le terrain de sa maison, sept ruches : « Je les ai regardées sans les ouvrir au mois de mars, j’en avais cinq vivantes sur sept, et elles rentraient du pollen. Trois semaines plus tard, elles étaient toutes mortes. 100 % de mortalité, j’ai du mal à croire que ce soient des conséquences naturelles... » D’autant que l’apiculteur n’a que des abeilles noires, réputées pour leur rusticité et resistance, « pas d’espèces hybridées ou importées », plus fragiles.

A Felletin, David Tournois aussi a retrouvé ses ruches qui bourdonnaient en mars, décimées en mai, les cadres pleins de miel et quelques cadavres d'abeilles autour @ Mathieu Tijeras

Depuis huit ans qu’il est installé, lui non plus n’a jamais vu pire hécatombe. « Sur mes 80 ruches, 80 % sont mortes. Mes pires années, c’était 30 %. J’ai toujours eu une mortalité dans la moyenne creusoise, mais là. Je me suis posé des questions sur mes compétences, si j’avais fait des erreurs mais en voyant que je ne suis pas le seul... ». 

Ni en Creuse, ni en France. En Limousin, 50 à 100% des ruches sont mortes ce printemps. Un tiers des abeilles ont disparu en Bretagne. La Dordogne, le Doubs, l’Aisne, la Charente-Maritime rapportent des situations catastrophiques inédites.

Probablement empoisonnées par les néonicotinoïdes

« L’hiver a été long mais elles en ont vu d’autres. En mai dernier, il a gelé deux nuits de suite, ça a ruiné toutes les fleurs et les reines avaient coupé leurs pontes mais ça ne les tue pas », souligne David, qui essaie de trouver des explications à cet effondrement des colonies. Ici non plus, pas de frelon asiatique, de varroa, de nosémose ou de loque américaine. Quelques abeilles mortes au fond des ruches, mais pour la plupart, tout simplement évaporées. 

« Les abeilles meurent. C’est un signal ça, mais ils ne s’arrêtent pas pour autant avec leurs produits. Ils les ont encore autorisés quelque temps et les gens vont en faire des provisions »

Robert Charles (Apiculteur à Chiron-Poty, près d'Issoudin-Létrieix en Creuse)

David Tournois s'est lancé il y a huit ans, cette hécatombe a emporté 80% de ses ruches, il ne peut pas, financièrement, repartir de zéro @ Mathieu Tijeras

Pour les apiculteurs d’ici et d’ailleurs, pas de certitude mais de forts soupçons sur les origines de cette surmortalité dont les chiffres grossissent d’année en année : une intoxication massive aux produits phytosanitaires, notamment aux néonicotinoides. Cette famille d’insecticides, les plus utilisés dans le monde par l’agriculture mais aussi les particuliers, agissent sur le système nerveux des insectes, sans distinction. Les abeilles, domestiques comme sauvages, qui butinent les cultures, sont empoisonnées de la même façon que les insectes ciblés : si elles ne meurent pas paralysées, elles meurent d’épuisement, leurs capacités cognitives annihilées par la molécule les rendent incapables de retrouver leur ruche.

Les témoignages de pulvérisations en plein jour, sur des arbres en fleurs, des épandages sur des prairies elles aussi fleuries, vont dans le sens d’un empoisonnement massif. Et qu’importe si l’épandage est ponctuel, le produit reste actif dans le sol, les eaux et les organismes plusieurs années.

« C’est déprimant, confie David, en regardant son terrain. Les pissenlits ont explosé d’un coup, tout est sorti et il n’y a rien dessus. Rien… On a beau interdire ces produits, il y en a autant qui arrivent aussitôt sur le marché. J’entends souvent : “Ça change petit à petit”, “les gens sont de plus en plus sensibilisés”… Ça fait 25 ans qu’on dit que les abeilles meurent et rien ne change ! Au contraire, ça empire. »

Dans un verger devenu muet, devant ses ruches décimées et sa dizaine de nichoirs vides, Robert, vieux passionné de nature nous confie être bien triste pour les générations qui lui succèdent. « Ils ne verront pas beaucoup de choses dans la nature, ils n’écouteront pas beaucoup chanter les oiseaux… Dans le temps on travaillait la terre, il n’y avait pas de produits chimiques, il y avait des abeilles, des oiseaux, maintenant, il n’y a plus rien ! ».

Ce vieux sage n’espère qu’une chose : « Qu’ils arrêtent tous les produits chimiques… S’ils m’entendent. La nature, il ne faut pas essayer de la modifier, elle est bien comme elle est, on veut tout contrôler, modifier et on fait des conneries. »

Sans abeille, fini les légumes, les fruits ou les graines

Ces dernières années, le débat autour de l'interdiction des néonicotinoïdes a divisé la société et le monde agricole. Leur très haute toxicité pour la biodiversité, l’environnement mais aussi l’homme motive plus que jamais une interdiction totale tandis que les agriculteurs martèlent ne pas pouvoir faire sansPourtant, sans abeille, pas de récolte. La pollinisation est indispensable à l’agriculture et au maraichage : plus du tiers de l’alimentation mondiale dépend des insectes pollinisateurs.

D'autres facteurs participent à la disparition des abeilles, des pollinisateurs et plus généralement, des insectes et autres espèces animales de la biodiversité française. Les pratiques d’agriculture intensive participent à l’effondrement des populations. Les épandages de produits phytosanitaires ne sont pas toujours faits dans les conditions qui préserveraient la faune, et ne prennent en compte ni la floraison, ni la météo, ni les vents. Le désherbage se fait parfois en dépit du bon sens, sur des prairies en fleurs qui concentrent alors le plus de biodiversité.

Une triste image : des ruches aux entrées désertes et silencieuses ce printemps @ Mathieu Tijeras

L’élimination systématique des fleurs des champs par exemple, ou des prairies de luzerne et de sainfoin, prive ainsi les insectes butineurs de nourriture entre la floraison du colza, au printemps et celle du tournesol fin juillet, et provoquent des carences alimentaires qui affaiblissent les colonies. Robert Charles en a l'exemple très précis à côté de chez lui : « J’ai un voisin qui a six hectares de luzerne... C’est magnifique. Et bien quand elle est en fleurs, il la fauche avec des rotatives, c’est-à-dire que l’herbe est broyée, si des abeilles butinent, ça passe tout dedans...  ». 

Il y aussi des responsabilités, à conséquences plus restreintes, à trouver du côté des apiculteurs, certains abusent de pratiques qui ont l'effet inverse que celui escompté sur leurs colonies : l’hybridation et l'importation de reines issues de sous-espèces venues d'Italie ou de Grèce, qui promettent un meilleur rendement mais emmènent souvent avec elles des pathogènes inconnus de notre abeille noire endémique. Ces abeilles venues du sud sont également mal adaptées à nos écosystèmes, aux fleurs présentes qui n'ont pas les même périodes de floraison que sur le pourtour méditéranéen. Fragilisées, ces colonies deviennent plus vulnérables aux parasites et aux maladies qui, dans le même temps, deviennent plus résistants.

Les enjeux liés à la disparition des abeilles

  • Pollinisateurs indispensables

Le miel n’est pas le seul produit de notre consommation quotidienne qui risque de disparaître avec les abeilles et les insectes pollinisateurs : elles garantissent un tiers de la reproduction d’espèces végétales de l’alimentation mondiale et 84 % des cultures européennes. Un service gratuit que l’Inra évalue à 153 M€ par an dans le monde.
 Parmi les ruches qui ont résisté à l'hécacatombe, les colonies, très fragilisées ont perdu de nombreuses butineuses @ Mathieu Tijeras

  • Disparition massive et mondiale

13 millions de ruches ont disparu en Europe. En 1990, avant l’usage des néonicotinoïdes, la mortalité annuelle s’élevait à 5 %. On arrive à 80 % actuellement.
En Chine, l’usage intensif de ces produits a mené à la disparition totale de l’espèce. Les agriculteurs doivent aujourd’hui polliniser à la main.

  • Pesticides hautement toxiques

La très haute toxicité des néonicotinoïdes, utilisés dans les grandes cultures, de céréales, fruits et légumes, est signalée par les chercheurs depuis des années.
Leurs propriétés systémiques font qu’ils sont présents dans toutes les parties de la plante traitée mais aussi dans le sol, l’air, l’eau et dans les organismes qui y vivent.
Leur persistance et leur forte affinité avec l’eau les maintiennent actifs sur plusieurs années et sur une large zone.


Les chercheurs ont établi des liens entre ces pesticides et les maladies du spectre autistique, les malformations cardiaques, ce sont également des perturbateurs endocriniens et des molécules cancérigènes.

  • Interdictions ambigues

Le 27 avril, 15 des 28 états de l’UE ont voté l’interdiction totale de trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) considérés comme dangereux pour les abeilles et déjà soumis à restrictions d’usage depuis 2013. D’autres, comme le sulfoxaflor, restent autorisés au sein de l’UE.
Dans le cadre de la loi pour la reconquête de la biodiversité 2016, la France a ajouté quatre autres néonicotinoides à cette liste qui seront interdits à partir du 1er septembre 2018. Des dérogations seront néanmoins possibles sur certains usages jusqu’au 1er juillet 2020, s’il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative possible.

80 % des insectes volants ont disparu en 25 ans

L’Union nationale de l’apiculture française rappelle un chiffre qui se passe de commentaire : 80 % des insectes volants ont disparu en 25 ans. Depuis 25 ans, André Couty, président de l’Abeille creusoise, se bat pour que les apiculteurs soient enfin entendus. « Ça fait 25 ans qu’on voit que les abeilles meurent. Je suis heureux qu’on en parle cette année, qu’il y ait une prise de conscience et que les gens s’intéressent enfin aux abeilles. On commence à nous écouter », confie le président du syndicat apicole de la Creuse, membre de l’Unaf.
 

Les ruches sont vides d'abeilles mais pleine de miel, saines, sans parasites. Les abeilles intoxiquées par le pollen sont parties mourir hors de leur ruche ou ne l'ont tout simplement pas retrouvée (les néonicotinoïdes agissent sur les capacités cognitives des abeilles et les désoriente) @ Mathieu Tijeras

« Expliquez-moi pourquoi les ruchers qui sont situés dans des zones où il n’y a aucun épandage de pesticides, on a des mortalités très restreintes de l’ordre de 6 % et que sur celles qui sont près des zones de cultures ou d’exploitation agricoles, on a 60 à 80 % de pertes ! »

André Couty (président de l'Abeille creusoise)

Cette surmortalité des abeilles n’est pas nouvelle pour André Couty. « Ça nous est déjà arrivé, simplement, on ne nous entendait pas. » Pour lui pas de doute, les phytosanitaires sont les premiers responsables. « À l’automne, les abeilles font des réserves de pollen pour le printemps. Elles butinent sur des prairies qui viennent d’être traitées avant l’hiver. Ce pollen, elles ne le consomment pas, il leur sert à nourrir leur couvain qui va éclore fin février, début mars, explique l’apiculteur. Elles prédigèrent ce pollen pour nourrir leurs larves et s’empoisonnent. » Le reste de l’année, elles s’intoxiquent en continu, ce qui fragilise les colonies, qui sont alors plus vulnérables aux maladies et parasites. Notamment au varroa dont les traitements existants ne sont plus suffisants.

La thèse que les apiculteurs touchés ne seraient pas compétents, André Couty ne veut pas l’entendre. « Je voudrais bien mais expliquez-moi pourquoi les ruchers qui sont situés dans des zones où il n’y a aucun épandage de pesticides, je pense au plateau de Millevaches, à celui de Gentioux, on a des mortalités très restreintes de l’ordre de 6 % et que sur celles qui sont près des zones de cultures ou d’exploitation agricoles, on a 60 à 80 % de pertes ! » Sachant qu’une abeille butine à environ 2 km de sa ruche.

« Pour moi, on ne va nulle part. On vient d’en interdire trois, mais ils en ont trois autres derrière pour les remplacer, ils changent juste le nom.  »

André Couty

L’Unaf a envoyé des abeilles mortes pour analyses dans un laboratoire. « Pas en France », « dans un laboratoire vraiment indépendant » précise André Couty. «Bizarrement, ici, vous pouvez enduire une abeille de pesticide et la leur envoyer, ils ne trouveront pas de trace de pesticide ! ».  L’interdiction des néonicotinoïdes, il n’y croit pas vraiment. On est trop petits, on gêne l’agriculture, pas les agriculteurs parce qu’ils n’emploient que ce qu’on leur permet d’employer, mais on n’a pas voix au chapitre, on n’est pas assez puissants pour faire respecter la loi. »

Papillons, abeilles, bourdons, etc., toutes les populations d'insectes pollinisateurs sont en nette diminution. @ Julie Ho Hoa

Une zone BZZZ ?


Pour donner un coup de pouce aux abeilles et aux autres insectes pollinisateurs, vous pouvez participer à l'action d'Agir pour l'environnement et créer une zone BZZZ, sur votre balcon, dans un jardin, une école, un pied d'immeuble ou ailleurs. Le tout est que cet espace soit semé de fleurs nectarifères et mellifères et que tout produit chimique soit proscrit.  
En 2017, plus de 3.000 zones de BZZZ ont été créées en France. L'opération est renouvelée cette année et vous pouvez vous y associer en cliquant ici : (https://fr.ulule.com/zonedebzzz-saison2)


Vous pouvez aussi tout aussi bien laisser à la nature son petit coin de nature dans votre jardin en épargnant quelques endroits stratégiques. Ne tondez pas les abords immédiats d'une haie par exemple, laissez une plate-bande sauvage où pousseront des fleurs sauvages, l'endroit permettra aux insectes pollinisateurs mais aussi aux oiseaux et aux hérissons de se nourrir et de se cacher.
Optez pour une partie en prairie fleurie, du plus bel effet visuel mais aussi très favorable à la biodiversité en général. Vous pourrez la faucher en juin et en octobre, une fois que les fleurs sont montées en graines, ce qui fournira de la nourriture aux insectes comme aux oiseaux toute la saison. 
Les pissenlits, le trèfle, les orties ou les épiaires ajoutent un peu de couleur et surtout de vie aux jardins, ayez la main douce avec elles, elles vous le rendront au centuple en accueillant les insectes pollinisateurs et se croqueront même en soupe ou en salade !

Julie Ho Hoa
julie.hohoa@centrefrance.com

https://www.lamontagne.fr/gueret/economie/agroalimentaire/2018/05/14/les-abeilles-meurent-par-millions-en-creuse-comme-ailleurs_12841056.html

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Bon, il fait quoi Moreau, parce que là, on ne va pas passer des mois, voire des années à attendre que les technocrates de l'UE prennent une décision, qu'ils ne prendront pas d'ailleurs puisque l'UE est au service des lobbys !
Et est-ce que l'empoisonnement massif est la seule cause ?
Car la Creuse et la Haute-Vienne ne sont pas des départements particulièrement touchés par une agriculture intensive et utilisatrice de ces produits chimiques !
Mais a t-on vraiment envie de savoir pourquoi les abeilles disparaissent ?   S.R.

Voir aussi notre publication: L'hécatombe des oiseaux de nos campagnes s'accélère en Limousin (http://www.frexit-limousin.fr/archives/2018/04/25/36346452.html)

samedi 19 mai 2018

Biohacking : Trois vaches viennent de se faire poser un implant d’un nouveau type, et bientôt, ce sera vous ?

Livestock Labs, une start-up américaine, teste actuellement sur 3 vaches d’une ferme de l’Utah un dispositif sous-cutané qui permet de surveiller l’état de santé et l’activité des animaux. Ses créateurs ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, et ils espèrent que les prochains êtres qu’ils pourront “pucer” seront humains.

ACT PUCE MAIN

EmbediVet se compose d’une puce recouverte d’une résine transparente qui est installée dans le maxillaire inférieur de l’animal. Elle contient des trackers qui utilisent le Bluetooth pour transmettre des informations sur la fréquence de mastication des ruminants, leur température et leurs déplacements autour de la ferme. Le dispositif est alimenté par une pile bouton dont la durée de vie est estimée à trois ans.

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MediVet tracker de Livestock Labs. La partie arrondie est un peu plus grande que le quart

 

 

Des données pour alimenter une intelligence artificielle

Les 3 vaches pionnières de cette technologie fournissent à leur insu des données qui contribueront à créer une intelligence artificielle qui aidera les éleveurs à détecter rapidement et facilement les animaux malades, ou présentant un comportement déviant au sein de très vastes cheptels.  Les capteurs RFID embarqués et autres trackers sont utilisés depuis longtemps dans le bétail, mais généralement, ils ne visent qu’à permettre d’identifier chaque animal.

ImplediVet est implanté au moyen d’une intervention chirurgicale sous anesthésie locale, et Livestock Labs promet que le dispositif est mieux toléré par son  porteur qu’un dispositif “wearable”, tout en étant potentiellement plus puissant pour recueillir des données utiles au fil du temps. La puce doit respecter plusieurs contraintes. Elle doit impérativement rester en place, surtout lorsque les porteurs sont destinés à la consommation humaine, et en dépit du fait que ceux-ci peuvent avoir tendance à se gratter. Hors de question que la vache se retrouve au centre d’un hamburger commandé dans un fastfood…

La question du coût est également sensible dans les secteurs de la production laitière et bovine, où les marges sont faibles.

D’autres cobayes à terme : les humains

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Mais les créateurs de ce système de suivi sous-cutané ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, et ils espèrent que les prochains êtres qu’ils pourront “pucer” seront humains.

Pendant des années, au sein de leur ancienne société, Grindhouse, le CEO (PDG) Tim Cannon et son équipe ont expérimenté plusieurs capteurs, y compris un appareil appelé Circadia, destiné à détecter certaines maladies. Mais ce projet s’est heurté à un obstacle majeur : la réticence généralisée à l’égard des implants corporels non nécessaires sur le plan médical. En conséquence, ce n’était pas rentable. Mais Cannon est certain que ces réserves seront progressivement levées et, qu’un jour, il pourra proposer des capteurs pour les humains.

Les Suédois à l’avant-garde

SUEDE PUCE CANAL

Et ce jour n’est peut-être pas si lointain. Sur les trois dernières années, près de 3 000 Suédois se sont fait implanter une puce de la taille d’un grain de riz sur le dos de la main pour remplacer les cartes d’identification, leurs clés ou les billets de train conventionnels.

Il y a 4 ans, la firme suédoise de biologie participative (ou “biohacking”) Bionyfiken a commencé à organiser des “implant parties” dans plusieurs pays (USA, Royaume-Uni, Allemagne, France, et Mexique), des événements au cours desquels les participants se faisaient “pucer” en masse. Mais les Suédois, très à l’aise avec les technologies numériques, semblent être les citoyens du monde les plus ouverts à ces techniques.

« La prochaine grande plateforme »

Le fondateur de Bionyfiken est d’ailleurs convaincu qu’elles sont l’avenir, et même, la “nouvelle grande plateforme”, comme il l’avait confié à Business Insider en 2015 : « Le corps humain est la nouvelle grande plateforme. Le corps connecté est déjà un phénomène. (…) Qui veut transporter un smartphone encombrant ou une montre intelligente alors qu’il est possible de les avoir dans son ongle ? Je pense que c’est la direction que nous sommes en train de prendre. »

 

Microchip implant - Main - Hand

 


 

Source :

https://www.embedivet.com/

http://uk.businessinsider.com/heres-why-body-hacking-is-taking-off-2015-7

http://hplusmagazine.com/2013/10/21/grinder-update-tim-cannon-implants-circadia-1-0/

https://www.technologyreview.com/s/611144/cyborg-cows-are-coming-to-a-farm-near-you/

http://www.businessinsider.fr/us/swedish-people-embed-microchips-under-skin-to-replace-id-cards-2018-5

https://fr.express.live/2017/04/05/societes-commencent-a-implanter-puces-electroniques-a-leurs-employes/

https://fr.express.live/2018/05/17/trois-vaches-viennent-de-se-faire-poser-un-implant-dun-nouveau-type-et-bientot-ce-sera

http://www.wikistrike.com/2018/05/trois-vaches-viennent-de-se-faire-poser-un-implant-d-un-nouveau-type-et-bientot-ce-sera-vous.html

https://aphadolie.com/2018/05/18/biohacking-trois-vaches-viennent-de-se-faire-poser-un-implant-dun-nouveau-type-et-bientot-ce-sera-vous/

jeudi 17 mai 2018

La Commission européenne annonce des coupes dans la PAC pour le budget 2021-2027

L’affaire n’a pas fini de faire jaser. Face au manque à gagner induit par le Brexit et afin de financer ses nouvelles priorités que sont la défense et la politique migratoire, la Commission européenne a fait part de son intention de diminuer de 5 % les crédits alloués à la Politique agricole commune (PAC) au sein du budget pluriannuel 2021-2027. « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle, est simplement inenvisageable », a aussitôt réagi le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

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« 120 à 140 %  des revenus »

En Limousin, les éleveurs bovins – qui représentent près de la moitié des exploitants agricoles du territoire – gagnent en moyenne 21.000 € par an selon une étude de la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) de Nouvelle-Aquitaine. Cela représente un revenu d’environ 1.750 € par mois, sur lequel il reste à payer les charges sociales. En outre, ce montant masque de grosses disparités selon Philippe Lascaud, porte-parole de la Confédération paysanne. « Près d’un tiers des agriculteurs touchent moins de 350 € par mois », souligne-t-il. De son côté, Bertrand Venteau, de la Coordination rurale, relève que les subventions de la PAC représentent « 120 à 140 % des revenus des éleveurs bovins » (*).

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Dans ce contexte, « une diminution de la PAC provoquerait beaucoup de casse parmi nos exploitants. D’autant qu’avec l’inflation, la baisse est plus proche des 10 % que des 5 % annoncés », se désole Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA Haute-Vienne.

Pour le Limousin Jean-Paul Denanot, député européen, la solution pour maintenir le niveau de la PAC serait d’augmenter le budget de l’Union européenne. « Le Parlement européen plaide pour un budget équivalent à 1,3 % du PIB de l’UE contre 1 % actuellement », rappelle-t-il. Et de conclure : « dans tous les cas le débat ne fait que commencer ».

EN CHIFFRES

327 millions d’euros ont été versés en 2016 aux quelque 13.700 exploitations agricoles du Limousin au titre de la PAC.
 

365 milliards d’euros seront alloués à la PAC au sein du budget pluriannuel 2021-2027, contre 408 pour la période 2014-2020. La France, elle, recevra une enveloppe de 50 milliards d’euros au lieu de 54.

Jonathan Grimmer

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/agroalimentaire/2018/05/16/la-commission-europeenne-annonce-des-coupes-dans-la-pac-pour-le-budget-2021-2027_12848952.html

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Cet article est un monument !!  Un monument de mensonges, de contre-vérités... !
Pour financer l'Otan et la politique migratoire, il faut que nos agriculteurs se serrent la ceinture quitte à mourir ?
Ou alors, comme le suggère Denanot (député Ueuropéen cela va de soi) il faudrait augmenter le budget de l'UE
,, c'est-à-dire que les agriculteurs (et nous aussi d'ailleurs) devraient payer plus pour avoir moins !!!
Sauf .... sauf, si on sort de l'UE ! Là, nos agriculteurs auront plus et nous on paiera moins !

Quant au ministre, il réagit pour la galerie, puisque depuis que lui et ses copains sont au gouvernement, ils ne font qu'une seule chose : appliquer les directives de l'UE !!!       S.R.

PROJET BOSSUET

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lundi 14 mai 2018

La Creuse ( New Colorado) s'apprête à innover...

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Faute de s'attaquer aux causes du délabrement rural actuel, et afin de poursuivre la fuite en avant européenne de mise à mort de l'agriculture française, les fossoyeurs sont priés d'avancer des idées afin de ralentir le désastre et contenir le mécontentement populaire. C'est ainsi que Macron a demandé aux élus creusois de mettre en place une copie « innovante » sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, afin de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité.   P.G.


ACT CREUSE CANABIS

Selon Jean-Baptiste Moreau, Emmanuel Macron lui a "promis" de venir en Creuse "d'ici la fin de l'année" et de rencontrer les GM&S, ceux-là même qu'il avait accusés de "foutre le bordel" l'année dernière.

"C'est une promesse qu'il ma faite, et il me l'a redit au salon de l'Agriculture", explique Jean-Baptiste Moreau. (...)

Enfin une rencontre avec les GM&S après l'épisode du "bordel" ?

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Selon le député de la Creuse, le président de la République rendra également, pour la première fois, visite aux salariés de l'ex-usine GM&S sur le site de production, aujourd'hui LS Industry.

La dernière fois que les salariés ont vu Emmanuel Macron, c'était lors de la visite du président de la République à Bellac en juin 2017 en Haute-Vienne. "Je ne suis pas le Père Noël", avait alors affirmé Emmanuel Macron face à une salariée qui lui disait : "A La Souterraine, sans cette usine, on va mourir"

Plus tard, en octobre 2017 à Egletons, le président de la République avait accusé les GM&S de "foutre le bordel" au lieu de "regarder s'il y a des places [de reclassement]"

Une "impulsion" pour le plan de revitalisation

Le président de la République viendra aussi faire la promotion du plan particulier pour la Creuse, qu'il a annoncé vouloir transformer en laboratoire de la ruralité du futur.

Le projet de faire de la Creuse une base arrière pour l'entraînement des athlètes de VTT aux JO 2024 à Paris, lancé par l'envoyé spécial pour la Creuse Philippe Ramon, est "sur le bureau de Laura Flessel", même s'il n'y a "encore rien d'officiel" selon le député.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/emmanuel-macron-viendra-en-creuse-d-ici-la-fin-de-l-annee-il-ira-pour-la-premiere-fois-sur-le-site-1522046811


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Crédits : La Creuse/Flickr/Ulyces.co

D’après Libération, Eric Correia, élu socialiste, a demandé une autorisation à la préfecture de la Creuse afin de pouvoir cultiver du cannabis médical dans le département de Nouvelle-Aquitaine.[sic] Selon lui, la culture du chanvre pourrait permettre de redynamiser le secteur agricole et l’économie de la région.

Eric Correia, soignant de profession, est président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre du Plan Particulier pour la Creuse (PPC), il a demandé au préfet début avril l’obtention d’un statut dérogatoire pour « expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique ». Le PPC a démarré en octobre afin de relancer l’activité économique de ce territoire rural, et Correia considère que lancer une filière de cannabis médical pourrait être l’une des meilleures options.

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Il appuie ses propositions avec des chiffres concrets, grâce aux mesures réalisées par le think tank Terra Nova*« 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique » si le pays venait à légaliser sous monopole public. En outre, cela permettrait de créer environ 180 000 nouveaux emplois et de « revitaliser la Creuse », a-t-il expliqué sur Nova. Trois fermes de la région ont ainsi déjà fait part de leur volonté d’expérimenter ce projet pilote suite à la proposition de l’élu. Pour Jouany Chatoux, un des agriculteurs : « C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. »

Correia milite notamment pour un changement de considération du CBD, ou cannabidiol, le deuxième composant principal du chanvre derrière le THC. En évoquant publiquement cette solution pour dynamiser la région rurale, il s’attaque toutefois à un énorme tabou français, qui reste à contre-courant du mouvement européen de dépénalisation du cannabis. La Suisse et l’Angleterre, par exemple, viennent d’autoriser pleinement son usage thérapeutique. En France, le cannabis est toujours classé comme un stupéfiant, même si le gouvernement a annoncé qu’il allait alléger les sanctions des consommateurs dans les prochains mois avec de simples contraventions. Il refuse pour autant de dépénaliser, même au niveau médical.

Source : Libération, Nova

https://www.ulyces.co/news/cet-elu-ps-veut-faire-de-la-creuse-le-paradis-du-cannabis-medical/

*Terra Nova est un "think tank" libéral "de gauche" proche du Parti socialiste et de Macron:

Parmi les personnalités connues participant ou ayant participé à Terra Nova entre 2008 et 2010, se trouvent notamment:

Voir aussi:

L'Insee accepte d'intégrer le trafic de drogue dans son calcul du PIB... mais pas la prostitution

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Conformément aux demandes de l'institut européen des statistiques Eurostat, le calcul du PIB français intègrera désormais les ventes illégales de drogue, au motif que ce sont des transactions commerciales librement consenties.

Faut-il intégrer l'économie souterraine dans le calcul du produit intérieur brut (PIB) français ? Après plusieurs années de débat, l'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a tranché en décidant d'appliquer une demande en ce sens de l'Union européenne, qui pourrait entraîner une révision du PIB se traduisant par une légère hausse, d'après l'AFP. «[Le nouveau calcul du PIB] va tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a annoncé ce 30 janvier 2018 l'organisme public de statistiques, dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables actées par l'institut. 

Interrogé par l'AFP, le chef du département des comptes nationaux de l'Insee, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai 2018. Afin de maintenir la continuité des mesures du PIB, la révision portera sur l'ensemble des résultats publiés par l'Insee, c'est-à-dire depuis 1947. «Il s'agira de révisions à la marge», a toutefois assuré Ronan Mahieu, en évoquant un ordre de grandeur de «quelques milliards» d'euros, à rapporter aux 2 200 milliards d'euros du PIB français. «Ça n'influera pas sur le chiffre de la croissance [en 2017]», a-t-il par ailleurs prévenu.

La prostitution écartée du calcul du PIB en raison de la question du consentement

Cette prise en compte, faite à la demande de l'institut européen des statistiques Eurostat, est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles des autres pays européens. En 2013, Eurostat avait en effet demandé aux Etats membres d'intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leur calcul de la richesse nationale, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

L'Insee avait toutefois refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, comme le préconisait Eurostat, estimant que le consentement des prostituées était difficile à garantir.

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Se conformant à la demande d'Eurostat, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Italie ont déjà décidé d'intégrer ces nouvelles normes. Ce nouveau mode de calcul s'est à chaque fois traduit par une révision à la hausse du produit intérieur brut. L'objectif est d'harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant considérées comme légales dans certains Etats, à l'image des Pays-bas, ce qui gonfle leur PIB, et illégales dans d'autres.

https://francais.rt.com/economie/47718-insee-accepte-integrer-trafic-drogue-prostitution

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vendredi 4 mai 2018

La France s’insurge contre la baisse du budget de la PAC

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Les réactions négatives se sont multipliées jeudi 3 mai en France après la proposition de la commission européenne de réduire de 5 % le budget de la PAC.

Les syndicats agricoles en appellent au gouvernement.

Photo d’illustration. 

Photo d’illustration. / Pascal Bonniere / Voix Du Nord / Maxppp

Des « propositions inacceptables » : voilà comment le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a qualifié la proposition de la Commission européenne de réduire de 5 % les moyens alloués à la politique agricole commune (PAC) dans le prochain budget pluri-annuel (pour les années 2021 à 2028).

Stéphane Travert s’est ainsi insurgé dans un communiqué contre « une telle baisse, drastique, massive et aveugle ». Le ministre compte bien ne pas baisser les bras et « défendre fermement et sans relâche un budget à la hauteur des défis que l’agriculture européenne doit relever ».

La proposition bruxelloise comporte selon lui « un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel ».

La FNSEA se dit « déçue »

Dans un communiqué, la FNSEA, principal syndicat agricole, a également jugé « inacceptable » le budget présenté par la commission, qui ne permettrait pas, en l’état, à l’agriculture de « relever les nouveaux défis auxquels elle est confrontée, en particulier la volatilité des prix et le changement climatique ».

Ne cachant pas sa « déception », le syndicat a également noté « un manque d’ambition pour l’Europe, avec un plafonnement des dépenses à 1,1 % du PIB, loin des 1,2 % envisagés par M. Juncker en septembre dernier ». Au micro de RTL, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a exhorté Emmanuel Macron à ne pas rester « insensible à l’appel des agriculteurs », et à « se mobiliser vraiment d’ici au conseil européen des chefs d’États » des 25 et 26 mai.

Les syndicats réclament « une remise en cause radicale de la PAC » par le gouvernement

La Coordination rurale, 2e syndicat agricole, a également publié un communiqué pour affirmer son soutien à la décision de Stéphane Travert de contester la proposition européenne. L’organisation n’a toutefois pas manqué de rappeler son « désaccord profond avec la position globale du gouvernement français, qui s’est jusqu’ici borné à réclamer le maintien du budget antérieur de la PAC au lieu d’en dénoncer la dérive ».

Bernard Lannes, président de la CR, a exigé que la France prône « une remise en cause radicale de la PAC », afin de mieux protéger les agriculteurs européens.

La Confédération paysanne, quant à elle, titre son communiqué : « PAC post-2020 : un budget en baisse mais pour quoi faire ? », accusant la Commission européenne de « pérenniser » un système « qui ne répond pas aux attentes des paysans-ne-s ». Toutefois, le syndicat réclame également un « budget conséquent qui permette réellement de réorienter l’agriculture en France et en Europe ».

La France, première bénéficiaire de la PAC

La France est, de loin, la première bénéficiaire de la PAC : elle reçoit 9 milliards d’euros par an, suivie de l’Allemagne avec 6,4 milliards d’euros. Depuis quelques années, la Commission européenne critique ouvertement une politique qu’elle considère comme coûteuse, difficilement réformable et qui n’est pas forcément un gage de qualité pour les consommateurs.

Pierre Garrigueshttps://www.la-croix.com/Economie/France/France-sinsurge-contre-baisse-budget-PAC-2018-05-03-

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"La France est, de loin, la première bénéficiaire de la PAC : elle reçoit 9 milliards d’euros par an": Rappelons encore une fois que la France est contributrice nette, c'est à dire qu'elle donne plus d'argent à l'UE qu'elle n'en reçoit, donc, elle n'est bénéficiaire de rien du tout, contrairement à ce qu'affirme ce journal de propagande euro- atlantiste.
D'une manière générale, il est bien triste de voir tous ces politiciens et "syndicalistes" pleurnicher sur les malheurs publics tout en en chérissant les causes, et de voir le gouvernement de la France réclamer "plus de sous' à "not' bon maître"...  P.G.

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Le nouveau budget européen : abondance pour les uns, austérité pour les autres, menaces pour tous ?

Choix des priorités dans les dépenses ou encore durcissement des prérequis pour bénéficier des fonds européens, le nouveau budget proposé par Bruxelles fait débat. Parmi les perdants potentiels : des secteurs économiques et des pays membres !

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Après le début de cacophonie européenne au mois de mars provoquée par les sanctions antirusses des uns et la retenue significative des autres dans le cadre de «l’affaire Skripal» et après la discorde d'avril déclenchée par un projet de taxation des GAFA au sein de l'Union européenne, celle-ci s'apprête à affronter une nouvelle zone de turbulences qui devrait une fois de plus mettre son unité à l'épreuve. Cette fois, c'est l'annonce d'un nouveau budget européen qui pourrait entraver l'harmonie européenne, apparemment difficile à trouver.

A l'heure où les 27 doivent dorénavant compter sans le Royaume-Uni, Bruxelles a proposé une hausse du prochain budget européen, le faisant passer à 1 279 milliards d’euros pour la période 2021 - 2027, contre 1 033 milliards pour la période 2014-2020.

Choix des priorités : «aucun massacre» ?

Dans la description du budget annoncé, on note que Bruxelles prévoit d'augmenter les dépenses dans certains secteurs et de les réduire dans d'autres. Parmi les «gagnants» : la recherche et l'innovation, dont les dépenses pourraient augmenter de 50 % ; la sécurité, dont le budget bénéficierait d'une hausse de 40% ; ou encore le programme Erasmus, qui organise des échanges d'étudiants et d'enseignants entre universités, et pour lequel la Commission européenne prévoit de doubler les fonds.

A l'inverse, on constate une volonté de diminuer les dépenses pour la PAC (Politique Agricole Commune), dont le budget pourrait baisser de 5 %, dont 4% au niveau des subventions directement versées aux agriculteurs. Alors que ces derniers se sentent déjà menacés par l'accord de libre-échange UE-Mercosur, cette annonce pourrait bien accroître encore davantage leur mécontentement. De son côté, le commissaire européen au budget, Günther Oettinger, se veut rassurant. Il présente cette baisse des dépenses comme «acceptable» du fait du Brexit, avec lequel le second contributeur net européen de la PAC quitte l'UE. Jean-Claude Juncker ajoute : «Nous ne faisons aucun massacre, ni de la politique de cohésion ni de la PAC»...


Le président de la Commission européenne n'utilise pas le mot de «cohésion» par hasard : en effet, l'enveloppe portant ce nom, et qui permet de financer les projets des «régions européennes», devrait faire face aux coupes budgétaires les plus drastiques avec une baisse de 7% de ses dépenses.

«Valeurs européennes» : le prérequis pour accéder aux fonds

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Pour accompagner la proposition de ce budget, la Commission européenne a souhaité rappeler les critères d'éligibilité à respecter pour bénéficier des fonds structurels. Son président se montre catégorique : «Le respect de l’état de droit est une condition préalable indispensable à une saine gestion financière et à une mise en œuvre efficace du budget».

Plus qu'un avertissement, cette déclaration s'inscrit dans un contexte tendu entre Bruxelles et certains Etats membres, en tête desquels se trouvent la Hongrie et la Pologne. En effet, mercredi 25 avril, l'UE ouvrait un dossier d’infraction contre la Hongrie à propos d'une loi imposant de nouvelles obligations à certaines catégories d'ONG bénéficiant de capitaux étrangers. En outre, fin 2017, une procédure contre la Pologne avait été déclenchée par la Commission européenne en raison de réformes judiciaires controversées entreprises par Varsovie.

Dans cette atmosphère tendue entre Bruxelles et certains pays membres, début avril, la fondation Jacques Delors Institut présentait fièrement son dossier sur «les défaillances de l'état de droit [au sein de l'UE]» et sur «la réponse européenne» à y apporter. Cette thématique avait déjà été évoquée par Emmanuel Macron, en février dernier, qui proposait de priver la Pologne et la Hongrie d'aides de l'UE, arguant d'un non-respect des «valeurs européennes».

Confrontée à une «harmonie européenne» qui semble ne pas venir naturellement, alors que les griefs nourris par les Etats membres à son encore se multiplient, la Commission européenne semble paradoxalement décidée à serrer la vis. Elle a ainsi prévenu qu'elle pourrait désormais suspendre les transferts de fonds européens à certains pays dans le cas où les juges et les autorités locales ne pourraient pas garantir «une gestion financière sérieuse» de ces ressources.

https://francais.rt.com/economie/50331-budget-europeen-ue-agriculture-pays

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"«les défaillances de l'état de droit [au sein de l'UE]»": l'état de droit...européen, c'est à dire la stricte obéissance aux traités et aux directives de Bruxelles, pas l'état de droit en général, dont ils se moquent comme on l'a vu récemment en matière de respect du droit international...   P.G.

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mardi 10 avril 2018

Charente : un paysan menacé d’amende car il ne gagne pas assez

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Ras-le-bol de cette génération type macron, pétrie de normes, assoiffée de rentabilité
mais surtout insensible à la qualité humaine, à l'environnement (le vrai) !
Combien de temps va t-on encore devoir les supporter ?
  S.R.

La Direction départementale des territoires reproche à un paysan installé à Mouthiers-sur-Bohème, dont les vergers sont convertis au bio, de ne pas gagner le Smic.

ACT PAYSAN CHARENTE

« J’en ai marre… J’ai juste envie de faire mon boulot, pas d’être un expert du droit et des réglementations ! » Paysan installé à Mouthiers-sur-Bohême (Charente), Pierre-Henri Piron a poussé cette semaine « un coup de gueule » largement relayé sur les réseaux sociaux contre l’administration.

Celle-ci lui reproche de… ne pas gagner assez. Car ses revenus tirés du maraîchage et de ses vergers – 7 ha, tous convertis en bio – n’atteignent pas le Smic !

La Direction départementale des territoires (DDT) a ainsi décidé de lui réclamer le remboursement d’une partie des aides perçues lors de son installation, en 2009. « Après cinq ans d’installation, il faut gagner l’équivalent d’un Smic, mais pas plus de trois ! Gagner assez, mais pas trop », résume Pierre-Henri Piron qui se verse chaque mois entre 500 et 1 000 euros de revenus.

S’il ne parvient pas à convaincre la DDT de sa bonne foi d’ici mi-avril, il devra rembourser 30 % de la dotation jeune agriculteur (DJA), soit 5 190 euros. « Ubuesque ! », rétorque le trentenaire qui a misé sur l’agro-écologie, la vente directe et les circuits courts afin de bâtir patiemment une exploitation solide et pérenne.

« J’ai une énorme demande, le public est là, assure Pierre-Henri Piron. Mais ces gens-là se mobilisent sur des questions administratives, des procédures, plutôt que sur l’urgence agricole et écologique… »

http://www.leparisien.fr/economie/charente-un-paysan-menace-d-amende-car-il-ne-gagne-pas-assez-08-04-2018-7652979.php

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lundi 2 avril 2018

Brésil: le secteur de la viande face aux scandales sanitaires

Secoué par une nouvelle enquête ciblant des laboratoires accusés de masquer des salmonelles dans les produits du géant agroalimentaire BRF, le Brésil tente de redorer le blason de sa filière viande, un an après le scandale des viandes avariées.

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Cible de l'opération "Trapaça" ("triche") menée début mars par la police fédérale brésilienne, le groupe BRF, premier exportateur mondial de volailles, est accusé d'avoir falsifié des analyses de qualité entre 2012 et 2015 pour masquer la présence de salmonelle dans ses produits.   Certains d'entre eux étaient destinés à des pays de l'Union européenne.   

"La salmonelle rencontrée dans les produits ne présente aucun risque pour la santé à partir du moment où la viande est cuite ou frite, mais sa présence est tout de même interdite par certains pays", admet le secrétaire d'Etat à l'Agriculture Luis Rangel lors d'un entretien avec l'AFP. Le ministère de l'Agriculture a suspendu les exportations des viandes de volaille de BRF vers l'Union européenne, et une délégation brésilienne s'est rendue la semaine dernière à Bruxelles pour défendre son secteur avicole.

Contrôles sanitaires renforcés

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Cette nouvelle enquête policière dans l'agroalimentaire brésilien s'inscrit dans la continuité de l'opération "Carne fraca" ("viande avariée") qui a mis à jour en mars 2017 un vaste réseau de corruption, impliquant des agents de services sanitaires ayant certifié conforme de la viande avariée.   Des dizaines de pays avaient alors temporairement suspendu leurs importations de viande bovine. Deuxième importateur mondial, la Chine avait demandé des éclaircissements, mais pas mis d'embargo. 

L'UE a renforcé ses inspections. Les Etats-Unis et la Russie ont fermé leurs portes au boeuf brésilien. Mais pour l'Association brésilienne des industries exportatrices de viande (ABIEC), "cela n'a rien à voir" avec le scandale: "Un abcès a été trouvé sur un lot de viande envoyé aux Etats-Unis. Dans le cas russe, le marché était déjà fermé avant l'opération pour des questions tarifaires", affirme l'ABIEC. Et les exportations brésiliennes de viande bovine ont augmenté de 9% en volume en 2017. Le pays reste le premier exportateur mondial de boeuf. Des quatre usines de transformation de viande fermées au moment du scandale, deux ont repris leurs activités et deux ont perdu leur licence.

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Le ministère de l'Agriculture affirme avoir renforcé les contrôles sur l'ensemble de la chaîne de production et "accéléré" la révision de la réglementation de la certification sanitaire, selon M. Rangel. "Nous avons réduit le nombre d'étapes et d'intermédiaires au sein du système de contrôle sanitaire des entrepôts frigorifiques pour supprimer les risques d'interférences politiques", précise-t-il.

Le ministère de l'Agriculture a créé une certification de "compartimentation". Un concept recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui revient à isoler les différentes unités de production grâce à de hauts niveaux de biosécurité, afin de ne pas suspendre toutes les exportations en cas de problème. Dans ce cadre, deux entreprises avicoles ont reçu le 14 mars, les premières certifications émises.

Rapport européen en avril

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L'opération "Trapaça" arrive d'autant plus mal qu'elle s'ajoute aux craintes des éleveurs français et européens au sujet de l'accord de libre-échange en cours de négociation entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), qui faciliterait l'exportation de viande sud-américaine vers l'Europe

Eleveurs et consommateurs européens craignent l'apparition de produits à la qualité douteuse. Ils dénoncent aussi l'alimentation du bétail avec des OGM, et l'utilisation d'antibiotiques comme activateurs de croissance"Notre usage des OGM et des antibiotiques se fait dans le respect des règles internationales", assure M. Rangel. "Nous suivons les recommandations de l'OMS de réduction des antibiotiques (...) Sur ce point, nous avons beaucoup appris de l'Union européenne et des États-Unis", ajoute-t-il.  

La pression de l'UE est "plus grande en raison des négociations", fait valoir Antônio Jorge Camardelli, président de l'ABIEC. "Mais le Brésil a toujours été transparent sur ses méthodes de production. Tout pays ayant un accord commercial avec nous peut inspecter nos installations", affirme-t-il. 

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Fin janvier, des inspecteurs européens ont mené un audit sur la filière volaille, dont le rapport est attendu en avril. Le précédent audit, en juin, avait constaté des manquements dans le contrôle des établissements brésiliens et le non-respect des normes sanitaires européennes. Autre point noir soulevé par les Européens, la traçabilité du bétail qui n'est pas obligatoire au Brésil, malgré l'existence d'un Système d'identification et de certification d'origine bovine (SISBOV).

Source AFP

http://www.pleinchamp.com/elevage/actualites/bresil-le-secteur-de-la-viande-face-aux-scandales-sanitaires

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samedi 31 mars 2018

L’armée israélienne pulvérise des pesticides sur la zone tampon avec Gaza : l'agriculture en péril

Offensives de Tashal à l'aide de pesticides détruisant les cultures et épandages sur la zone tampon mettent en grande difficulté les agriculteurs gazaouis. En dix ans, la part de l’agriculture dans le PIB de Gaza a dégringolé.

ACT GAZA EPANDAGE

Les offensives militaires israéliennes ont grandement fragilisé l’agriculture à Gaza, l’une des activités économiques jadis fortes de la région, aux côtés notamment de la pêche.

A cela s'ajoute un autre phénomène, qui étouffe la vitalité agricole de ce secteur représentant 8,7% de l'emploi local (hors travail informel) selon un rapport du consulat de France à Jérusalem : à des fins invoquées de visibilité, l’armée israélienne vaporise des pesticides et autres toxiques sur la zone tampon séparant Gaza d'Israël, y empêchant toute culture.

La zone tampon établie par les Israéliens sur la frontière entre la Bande de Gaza et Israël, s'étend aujourd’hui sur environ 300 mètres de large, le ruban couvrant désormais plus de 35% des terres agricoles de la bande de Gaza.

La zone est régulièrement pulvérisée et les produits chimiques se déposent souvent hors du périmètre, endommageant donc les cultures gazaouies au sein de la zone tampon mais également celles situées alentours. «Des pesticides sont diffusés pour empêcher toute culture agricole. L’armée israélienne dégage ainsi le champ de vision de ses soldats au sol sur les zones frontalières», confie à RT France Amar Chamallakh, un agriculteur palestinien affecté par les épandages.

Palestine-Israel

Le ministère palestinien de l’Agriculture a vivement protesté contre ces agissements. Nabil Abou Chammala, son directeur de la planification, a dénoncé ces pratiques de l'armée israélienne préjudiciables aux agriculteurs palestiniens. «L’occupation israélienne a l'habitude de détruire toutes les infrastructures agricoles, surtout dans la zone tampon», fulmine-t-il.

Pour le ministère, ces entreprises de l’armée israélienne visent à mener un travail de sape sur l’économie gazaouie. Selon Nizar el Waheidi, l'un de ses ingénieurs : «Ces attaques israéliennes n’ont qu’un objectif : tuer l’économie palestinienne qui alimente les habitants de Gaza.»

Ces dégradations se traduisent en tout cas par la baisse spectaculaire la part de l’agriculture dans le PIB gazaoui, passée entre 1994 et 2015 de 12% à 3,3%, pour des territoires également très affectés par le blocus d'Israël et de l'Egypte depuis 2007.

https://francais.rt.com/international/49293-armee-israelienne-pulverise-pesticides-zone-tampon-gaza

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