vendredi 15 juin 2018

L'Eurorégion Nouvelle-Aquitaine Euskadi Navarre lance un appel à projets autour de la « Citoyenneté eurorégionale »

OUTIL FL EUROREGIONS

Communiqué de presse

Mercredi 4 avril 2018

opinion se travaille

 L'Eurorégion Nouvelle-Aquitaine Euskadi Navarre lance un appel à projets autour de la « citoyenneté eurorégionale »

Alors qu'elle vient de retenir cinq projets dans les secteurs économiques clés de l'aéronautique et de la fabrication avancée, de la santé / bio-santé, de l'agriculture et de l'industrie agro-alimentaire, des ressources marines et du littoral, l'Eurorégion Nouvelle-Aquitaine Euskadi Navarre lance un nouvel appel à projets. L'objectif est de développer et dynamiser la coopération entre acteurs privés ou publics, issus de ces trois régions, dans des domaines jugés prioritaires par le Plan stratégique eurorégional 2014-2020.

Dotée d'un budget de 400.000 €, cette première session de l'année 2018 est consacrée à la citoyenneté eurorégionale. Elle concerne les domaines de la culture, de l'éducation, de la jeunesse, du sport et du plurilinguisme.

Le dépôt des dossiers s'effectue uniquement par voie numérique exclusivement depuis le site internet de l'Eurorégion :

www.naen.eu

Toutes les informations sur l'appel à projets y sont également détaillées.

Date limite de dépôt des dossiers : vendredi 18 mai 2018 à 12h.

Contacts presse :

Région Nouvelle-Aquitaine : Rachid Belhadj            Eurorégion : Arola Urdangarin

05 57 57 02 75 / presse@nouvelle-aquitaine.fr              00 33 (0) 6 32 20 08 13 / arola.urdangarin@aquitaine-euskadi.eu

https://www.nouvelle-aquitaine.fr/communiques-presse/euroregion-nouvelle-aquitaine-euskadi-navarre-lance-appel-projets-autour-citoyennete-euroregionale.html

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La "citoyenneté euro- régionale" est un concept éminemment politique, contrairement à ce qui est affirmé dans cet appel à candidature, l'objectif est de formater les esprits par une propagande dotée de moyens spécifiques!

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mercredi 13 juin 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine (semaine du 4 au 10 juin )

ACT LIMOUSIN SEMAINE 4

Nouvelle-Aquitaine

InFOrmatique

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FO Nouvelle-Aquitaine, qui défend les agents du Conseil régional, vient d’envoyer une lettre ouverte à Alain Rousset afin de dénoncer le projet de création d’une équipe d’intervention informatique dans les lycées. Jusqu’alors, chaque lycée comptait un technicien. Une trentaine était dénombrée dans l’ex-Limousin. L’idée est donc de les regrouper afin de créer une équipe par département à l’image de ce qui se fait déjà en ex-Aquitaine et en ex-Poitou-Charentes. Lundi, une réunion de concertation s’est tenue à la maison de la région à Limoges sur le sujet. Un comité technique avait validé le principe du rattachement de ces personnels au sein de la direction de l’éducation en mars dernier. D’où la surprise de voir poindre cette lettre ouverte annonciatrice d’une pétition. Du côté de Bordeaux, on indique que rien ne sera fait avant la rentrée 2019 afin de bien s’assurer du bon fonctionnement de cette nouvelle organisation et d’avoir réglé les détails des temps de transport des agents. Un nouveau comité technique sera réuni le 18 juin prochain. À Bordeaux, on n’ose imaginer que cette lettre ouverte n’a été rédigée que pour mettre un peu de pression sur l’exécutif régional avant la prochaine rencontre…

Haute-Vienne

Macron-compatible??

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Le maire de Limoges Émile Roger Lombertie qui s’envole ce dimanche pour Cracovie en Pologne, où il participe à la réunion des Villes créatives de l’Unesco, sera de retour en France jeudi. Le lendemain, il est invité à déjeuner à Matignon avec un certain nombre de grands élus de tous bords et surtout… Macron-compatibles. L’occasion d’évoquer avec le Premier ministre Édouard Philippe les prochaines échéances électorales.

Désenclavement : « Mobilisez-vous?! »

Gaston Chassain, vice-président de Limoges Métropole en charge du développement économique était l’invité, mardi matin, du “8-9 Café Pro” organisé par le Populaire du Centre à Limoges. Il a, à cette occasion, répondu à une question du public sur le désenclavement de Limoges. Pour lui, la balle est dans le camp de la population. « Pour certaines entreprises, pouvoir se rendre rapidement à Paris ou à Bordeaux est une nécessité. Je pense à un moment qu’il va falloir une mobilisation plus forte des gens, parce que les élus seuls, j’ai l’impression qu’on n’y arrive pas… Pour le reste nous avons des atouts comme le prix de l’immobilier, le cadre de vie, les ressources de la recherche à la création d’entreprise. Il n’en faudrait pas beaucoup pour que tout soit parfait… »

Pour un Medef “fier”

opinion se travaille

Quatre candidats sont en compétition pour l’accession à la présidence du Medef, principale organisation patronale : Geoffroy Roux de Bézieux, Alexandre Saubot, Olivier Klotz et Patrick Martin. Fabrice Le Saché, 25 ans, qui fait campagne pour Patrick Martin, le président du Medef Auvergne Rhône-Alpes était jeudi à Limoges où il a visité l’entreprise Cybedroïd, qui conçoit des robots humanoïdes de taille humaine, aux côtés du président du Medef Haute-Vienne, Thierry Debourg. « Ce qui nous distingue, a-t-il confié, c’est une approche extrêmement entrepreneuriale du Medef. Notre objectif est de doubler le nombre d’adhérents d’ici 5 ans. Cela passera par un changement d’image. Il faut rajeunir, féminiser, digitaliser ce réseau qui doit être au service des entreprises. Nous n’avons pas le Medef honteux, nous avons le Medef fier?! » 

 

Christianophobie

L’Observatoire de la christianophobie a posté cette semaine sur son site l’acte de vandalisme dont la statue de Saint-Martial a fait l’objet ces derniers jours à Limoges. Ce blog créé en 2010 « se propose depuis cette date de répertorier les actes contre le Christianisme en France et dans le monde ». Il appartient au réseau Riposte Catholique, réputée pour être proche de la frange intégriste de l’église et dont le blog est alimenté par des correspondants de l’association ou de simples sympathisants. Dans le cas du vandalisme de la statue de Saint-Martial, la preuve n’est pas établie qu’il s’agisse d’un acte anticatholique. Le message tagué - « L’état mutile » - ne penche pas en ce sens. 

Corrèze

Cocktail

Brive Festival, ses artistes, son off, son village restauration et maintenant son cocktail. Les organisateurs de Festival Production se sont en effet associés à la célèbre distillerie briviste Denoix pour créer un cocktail spécial. Il sera présenté le 22 juin et sera servi au sein des loges partenaires fin juillet. Il serait constitué uniquement de produits locaux avec un soupçon de liqueur de fenouillette.

Bistrot du cadran

Après la remise sur les rails du Marché au cadran d’Ussel, le monde agricole se mobilise pour le Bistrot du cadran, une structure de restauration hébergée sur le site ussellois. Placé en redressement judiciaire, cet établissement est fermé depuis plusieurs mois. Une proposition de reprise, émanant d’un groupement d’agriculteurs, a été déposée auprès du tribunal de commerce de Brive. Trois des 4 emplois pourraient être repris.

Cèdre

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Le président du Conseil départemental a renoué avec une tradition établie par Jacques Chirac à la fin des années 1970. Alors président du conseil général de la Corrèze, ce dernier avait planté un cèdre de l’Himalaya dans le massif forestier des Agriers, dans le pays d’Eygurande. Charles Ceyrac et Jean-Pierre Dupont (à l’époque RPR) avaient fait de même. Ce n’est pas le cas de François Hollande ou de Gérard Bonnet (PS). Quant à approcher l’arbre planté par Jacques Chirac, seuls les plus initiés savent où il se trouve.

Actionnaire en visite

Laurent Koscielny a rendu visite à la manufacture d’accordéons Maugein, à Tulle, dans la semaine. Marchant toujours avec des béquilles, le défenseur d’Arsenal a visité l’entreprise à laquelle il a apporté un petit coup de pouce financier voilà quelques années, alors qu’elle était dans une mauvaise passe.

Valérie Pécresse

C’est le quotidien Le Figaro qui l’annonce : Valérie Pécresse fera sa rentrée politique en Corrèze, le 25 août. La présidente de la région Ile-de-France a des liens avec le département puisque son époux a des origines du côté de Combressol, et qu’elle-même y vient en vacances depuis 25 ans. Mais elle ne fréquente pas la Corrèze que l’été, puisqu’en septembre dernier, elle a participé au congrès de "Corrèze demain", à Brive. Le positionnement de son mouvement, Libres?!, moins à droite que Les Républicains version Wauquiez, séduit une partie de la droite corrézienne.

Double hommage

Jeudi, au musée Chirac, à Sarran, Pascal Coste a rendu un double et consensuel hommage aux présidents corréziens « Jacques Chirac et François Hollande, des personnes de qualité qui ont servi avec brio la République et ses valeurs ». 

Creuse

Président ou premier ministre en Creuse??

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La préfète Magali Debatte et le chargé de mission du Plan particulier pour la Creuse (PCC) Philippe Ramon ont annoncé vendredi que l’ultime « restitution » du PPC, en décembre, serait présidée par une « Autorité ». Sans préciser s’il s’agira de la plus haute autorité de l’Etat ou de son Premier ministre. En juillet 2017, le fraîchement élu Emmanuel Macron avait dit aux GM & S rencontrés à Bellac qu’il n’était pas le Père Noël. En décembre, la saison et le motif de la visite le feront peut-être évoluer sur cette position. 

 

Et Une Maison de santé de plus?!

Le projet de la Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de la Souterraine vient d’être validé, avec son antenne de Fursac. Les travaux ne devraient pas tarder à débuter alors que de l’autre côté de la Creuse, à l’est, les travaux de la MSP d’Évaux-les-Bains s’achèvent.

Moutier-Rozeille marche sur des œufs

Le projet de poulailler industriel porté par un agriculteur de Moutier-Rozeille, sur le village de Lascaux, a fait l’objet d’une réunion publique cette semaine. La municipalité tente d’analyser l’impact de ce projet, les riverains sont dressés sur leurs ergots et ils ont mis dans la boucle la redoutable association animaliste creusoise L-PEA. Une pétition numérique contre ce projet a déjà recueilli 37.000 signatures… Le tout est de savoir dans quel sens voteraient les principales intéressées, c’est-à-dire les 15.000 poules pondeuses pressenties à Moutier-Rozeille.

Espoir au collège de Bourganeuf

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L’ensemble de la communauté éducative du collège Jean Picart le Doux de Bourganeuf n’est pas satisfaite des propositions faites par l’Éducation nationale pour tenter de résoudre les difficultés rencontrées depuis l’arrivée de la nouvelle principale en septembre 2017. Selon l’équipe éducative, les solutions proposées (venue d’un principal adjoint pour l’organisation du Brevet, tenue d’un Conseil pédagogique extraordinaire) « ne répondent en rien à la souffrance et à l’insécurité ». La situation devrait toutefois s’apaiser. La principale a annoncé qu’elle ne serait pas présente à la rentrée prochaine. La communauté éducative a donc « l’espoir d’une rentrée plus sereine avec une nouvelle direction » mais reste vigilante. Un préavis de grève a été déposé pour le mois de juin.

Faux-la-Montagne sous les projecteurs

Asterix décoré

Le village sud creusois de Faux-la-Montagne ne cesse de faire parler de lui. Tel celui d’Astérix et ses comparses, le bourg perché sur le plateau de Millevaches suscite à la fois curiosité et envie. D’où vient le dynamisme de cette commune pourtant pas si différente que les autres bourgades du plateau?? C’est cette énigme que bon nombre de journalistes tentent de résoudre en s’y rendant à l’occasion d’enquêtes et de séjours de plus en plus longs. Il suffit d’une recherche sur Internet pour découvrir pléthore d’articles, enquêtes et immersions journalistiques à la rencontre des habitants et forces vives du village. Derniers en dates, il y a une quinzaine de jours, un reportage dans le 20 heures d’Anne-Sophie Lapix sur France 2 au sujet du dispositif de santé « Mille soins » (présent aussi à Royère-de-Vassivière en Creuse et à Peyrelevade en Corrèze, deux communes limitrophes) et, dans Le Monde, une double page de reportage de Camille Bordenet venue passer une semaine à la rencontre des fameux irréductibles Gaulois hétéroclites qui, par la somme de leurs différences, font la richesse de Faux-la-Montagne. Et sans potion magique?!

L’éloge de la Creuse

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Souvent, les Creusois ne savent pas bien mettre en avant les ressources creusoises. Pourtant elles existent, souligne Christophe Durand, agriculteur bio à Augères (que nous avions rencontré il y a un an) et chantre des haies creusoises. Dans un documentaire qui sera diffusé sur la chaîne Seasons le 16 juin et intitulé Éloge de la haie, il évoque cette richesse locale ainsi que l’eau dont ne manque pas le département. C’est pourquoi il croit dur comme fer au développement d’une filière chanvre en Creuse. Pour lui, « le chanvre est une culture traditionnelle creusoise »

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/06/10/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-en-nouvelle-aquitaine_12881135.html

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Le maire de Limoges qui va en Pologne pour un truc super important: la réunion des "villes créatives". On se demande comment Florence ou Venise ont fait pour être reconnues dans le monde entier...
Et au retour, Lombertie va déjeuner, avec d'autres élus, chez Macron, enfin chez nous puisque c'est nous qui payons, pour parler... des prochaines élections, donc des élections de l'UE  (qu'ils vont bien sûr appeler" élections européennes"  !)

La christianophobie continue en France et quand on lit les sous-entendus dans l'article on se demande si certains journalistes ne cherchent pas à minimiser ce genre d'exactions. Que ne ferait-on pas pour détruire l'âme de la France !!!

Honte aussi à Pascal Coste qui a rendu hommage aux présidents qui résidaient en Corrèze  Chirac et Hollande: pour lui, deux "personnes de qualité qui ont servi avec brio la République et ses valeurs" ! Ou il a trop fumé ou nous ne vivons pas dans le même pays et nous ne parlons pas des mêmes personnes !

Et Moutier-Rozeille qui veut produire des poulets de ... pour les pauvres certainement !!!  S.R.

lundi 4 juin 2018

Un ancien de la BCE spécialiste des questions monétaires analyse la crise italienne pour RT

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Cet article a été publié avant le retour de Guiseppe Conte avec un nouveau ministre des finances, mais il garde évidemment toute sa pertinence. Loin des outrances verbales de certains, il a le mérite de rappeler que sans objectif clair de sortie, les "eurosceptiques" sont condamnés à des manoeuvres politiciennes sans fin, en réponse aux manoeuvres adverses des "europhiles".  Le président de l'UPR en parle également lors de son récent "entretien d'actualité" (#63) diponible sur le site national upr.fr.

TL VINCENT RT ITALIE


 

Après avoir refusé la présence d'un eurosceptique au ministère des Finances, le président Mattarella a chargé un ancien du FMI de former un gouvernement. Vincent Brousseau analyse pour RT France la place de l'UE dans la crise politique italienne.

Ancien spécialiste des questions monétaires à la Banque centrale européenne pour laquelle il a travaillé de 1998 à fin 2013, Vincent Brousseau est aujourd'hui responsable national de l’UPR en charge de l’euro et des questions monétaires.

RT France : Après avoir refusé la présence d’un eurosceptique au ministère des Finances, le président italien Sergio Mattarella a fait appel à un ancien du FMI pour former le gouvernement. Pourquoi une telle décision ?

Vincent Brousseau : Le camp des «pro-euro», dont Mattarella fait partie, devait éviter qu’un ministre eurosceptique soit aux finances alors qu’à la fin du mois de juin un sommet européen est prévu autour de la crise de la zone euro. Or, 154 économistes allemands ont récemment demandé à ce que ce sommet introduise une nouvelle clause spécifique relative à la sortie de l’euro : l’Allemagne pourrait donc, sinon soumettre, du moins défendre des idées iconoclastes lors de ce rendez-vous européen, si ces idées étaient proposées par quelque autre pays membre.

Le scénario qui aurait pu se produire est donc celui où les Italiens auraient demandé l'application de cette clause... et où les Allemands ne s'y seraient pas opposés. Pour éviter cela, il fallait absolument que le ministère italien des Finances ne tombe pas dans les mains d’un eurosceptique. L’enchaînement des conséquences aurait été hors de contrôle pour les pro-européens.

De fait, Sergio Mattarella a choisi Carlo Cotarelli, un ancien gradé du FMI qui a travaillé à la banque d’Italie. C’est un européiste convaincu. Cela fait penser au référendum du Brexit que ses partisans ont remporté. C’est Theresa May, qui avait fait campagne dans l’autre sens, qui est chargée de l’appliquer. La décision de Mattarella est extrêmement voyante mais ce n’est pas une maladresse, il n’avait pas le choix, il était coincé : c’était ça ou avoir un eurosceptique au sommet européen de juin.

RT France : Sergio Mattarella a affirmé que «la désignation du ministre de l’Economie constitu[ait] toujours un message immédiat de confiance ou d’alarme pour les opérateurs économiques et financiers». Quelles sont les raisons du refus catégorique du président italien de voir un eurosceptique aux finances ?

Vincent Brousseau : Selon les propos avancés par Sergio Mattarella, la présence d’un eurosceptique au ministère des Finances aurait induit une sortie italienne de l’euro. Cependant, cette sortie devrait dépendre d'un choix explicite de l'électorat. Or il se peut que des électeurs de la Ligue ou du Mouvement 5 étoiles n’aient pas eu l’intention de sortir de l’euro : la question ne leur a pas été posée ainsi.

Rappelons par exemple que Luigi di Maio [leader du Mouvement 5 étoiles] avait dit qu’il ne souhaitait pas une sortie de l’euro : un tel choix aurait donc pris les électeurs italiens par surprise.

Je ne pense pas que Mattarella soit sincère dans la raison qu’il invoque. Néanmoins l’argument n’est pas sans force : c’est vrai que si les électeurs votent pour un Premier ministre qui n’envisage pas la sortie de l’euro et qu’ils se retrouvent avec une sortie de l’euro qu’ils n’ont pas voulue, cela pose problème.

De fait, si on veut sortir de l’euro, il faut non seulement gagner les élections, mais il faut les gagner en ayant explicitement dit que c’est cela que l’on ferait. Ça n’est pas le cas en Italie, mais ce fut le cas au Royaume-Uni : la question qui avait été posée aux Britanniques lors du référendum sur le Brexit ayant eu explicitement trait à la sortie. Le résultat n’est pas contestable outre-Manche.

RT France : La décision du président italien a provoqué la colère de la coalition. Luigi di Maio, le chef du Mouvement 5 étoiles, a déploré que les gouvernements étaient «faits par les agences de notation et les lobbies financiers» ; de son côté, Matteo Salvini, le leader de la Ligue, a parlé d’«occupation financière». Que pensez-vous de ces propos ?

Vincent Brousseau : C’est de la rhétorique. Concernant les agences de notation, elles ne sont que des épouvantails : les gens ne les aiment pas sans trop savoir comment ça marche…

Quant à l’«occupation financière», c’est une référence à l’occupation militaire. Ça n’est pas vraiment justifié car si vous êtes occupés par une puissance militaire hostile, il y a un chef et une structure de décision coordonnée. Dans le cadre des marchés financiers, qui est le chef, y-a-t-il une hiérarchie des marchés financiers ?

En réalité, de tels propos visent à exciter les électeurs. Pour autant, il est exact qu’il y a une occupation européenne qui cherche à contraindre les pays membres sur des questions économiques, monétaires et financières. Si la formulation relève de la démagogie, ce qu’elle tend à prouver est quand même vrai en substance. L’idée qu’il y a une contrainte importée est réelle.

Pour dire la vérité, Matteo Salvini aurait dû parler d’occupation européenne. Mais supposons qu’il l’ait fait et qu’il soit devenu ministre : il se serait retrouvé autour de la table des négociations face à des interlocuteurs qu’il aurait traités d’occupants ! Parler des marchés financiers, cela marche à tous les coups et ça comporte moins de risque que de citer le vrai coupable : l’Union européenne. Le leader de la Ligue voulait entretenir le sentiment de colère des électeurs italiens sans faire de déclarations qui auraient pu être gênantes.

RT France : Alors que le président italien semble avoir suivi les procédures permises par la Constitution de son pays, beaucoup de personnalités politiques françaises ont également réagi. La France insoumise, à travers la voix de Djordje Kuzmanovic, a dénoncé une «ingérence insupportable»; Marine Le Pen a de son côté évoqué un «coup d’Etat». Comment analysez-vous les arguments ?

Vincent Brousseau : On peut évidemment parler d’«ingérence insupportable», elle est par ailleurs maladroite car elle peut avoir l’effet contraire à celui recherché. En effet, la position adoptée par le président italien va justement déplacer le débat sur la question qu’il ne fallait pas toucher : la sortie de l’euro.

Quant au «coup d’état» évoqué par Marine Le Pen, c’est une formulation techniquement fausse. C’est la Constitution italienne qui a permis à Mattarella de faire ce qu’il a fait. Il a pour lui la lettre de la Constitution et la jurisprudence. Ceci étant, l’intention du président italien est évidente : il est un «pro-euro» depuis longtemps et face à une situation dangereuse pour le maintien de la monnaie unique, il a préféré bafouer le choix des électeurs.

RT France : Emmanuel Macron a rapidement affiché son soutien à son homologue italien, doit-on s’attendre à une attitude commune de la part des représentants européens dans les prochains mois ?

Vincent Brousseau : Il est difficile de savoir comment va réagir la Commission européenne : elle marche sur des œufs.

 

En évoquant le fait que les Italiens seraient bientôt amenés à «ne plus voter pour les populistes», le commissaire européen Oettinger a tenu des propos très révélateurs. Je l’interprète comme une réaction de panique : les représentants des instances européennes disent rarement ce qu’ils pensent aussi crûment. Cela montre que face à la Commission européenne, nous n’avons plus à faire à une armée en ordre de bataille mais à une armée en déroute.

Quand les représentants des instances européennes ne savent plus, ils récitent le dogme : «une union toujours plus étroite», la «conviction d’un électorat qui a conscience de son destin européen», etc. Cela occupe de l’espace et ça donne l’impression qu’on a dit quelque chose. Les instances européennes ne peuvent pas provoquer l’évolution des marchés financiers, elles ne peuvent que faire des conjectures et les commenter.

Toutefois, la BCE pourrait prendre des mesures techniques qui rendraient difficiles les financements de projets en Italie. Mais elle n’a justement pas intérêt à cela : ce n’est pas le moment, ça serait jeter de l’huile sur le feu. Quelles que soient les tentatives d’interférence de Bruxelles, elles seront mal prises, le mieux que les institutions européennes puissent faire, c’est ne rien faire.

RT France : L'Union européenne a déjà dû composer avec des courants eurosceptiques au sein de ses pays membres (en Grèce par exemple), qu'en est-il de l'Italie ? Quel est le risque pour l'UE ?

Vincent Brousseau : Si on prend l’exemple de la Grèce, la question posée n’était pas la sortie de l’euro. Le référendum grec portait sur la politique d’austérité imposée par Bruxelles. C’est important de nommer l’objectif sans quoi il pourra être interprété de plusieurs façons et n’aura pas d’effet.

Se centrer sur la réforme qu’on veut faire est essentiel, sinon il existe un doute qui va être exploité par les opposants : c’est ce qui s’est passé en Grèce.

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La situation italienne n’est pas plus annonciatrice que le reste. Nous assistons à un processus de délitement, les choses sautent les unes après les autres. Je ne pense pas qu’on en soit actuellement à une sortie de l’euro de l’Italie, mais la situation participe à un processus qui amènera l’Italie à quitter l’euro. C’est un mécanisme qui va étape par étape, même si ce n’est pas immédiat, je suis persuadé que l’Italie va sortir de l’euro.

Rappelons que si le gouvernement mis en avant par la coalition avait vu le jour, l’Italie aurait vu naître le «minibot» : il a été proposé par Matteo Salvini, c’est un système de monnaie parallèle qui se base sur un voucher (titre échangeable) avec lequel on peut payer ses impôts. Tout le monde devant payer ses impôts, l’idée est que tout le monde peut potentiellement utiliser cette monnaie : elle aurait la même acceptabilité que l’euro sans avoir pourtant le pouvoir libératoire légalement défini qui serait resté l'apanage de l'euro : la lettre des Traités n'aurait pas été violée. Ce système pourrait servir de base à une nouvelle lire italienne lors d'un processus futur de sortie de l’euro...

https://francais.rt.com/opinions/51183-ancien-specialiste-questions-monetaires-bce-analyse-crise-italienne-rt

Posté par UPR Creuse à 07:40 - - Permalien [#]
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mardi 29 mai 2018

Les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine

Chaque dimanche, retrouvez les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine. Petit florilège pour la semaine du 21 au 27mai...

ACT INDISCRETIONS 28MAI18

En guerre

« Un choc ! » : voilà comment Alain Rousset, le président de la Nouvelle-Aquitaine a qualifié le fim de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, présenté au Festival de Cannes. Le président de la Nouvelle-Aquitaine a pu en parler directement avec l’acteur après l’avoir vu à ses côtés à Agen, lundi dernier, non loin de Fumel dans le Lot-et-Garonne où il a été tourné. « Un film dont on ne sort pas indemne. Ce film donne envie d’aider les gens, les ouvriers, parle de choses importantes. Enfin ce film mérite d’être vu à l’Assemblée nationale. Il faut bien sûr aller le voir ! » On savait Alain Rousset amoureux de l’industrie, il est aussi amoureux de ceux qui la font. 

FL COMMENTAIRES

Il semble qu'il soit amoureux également de ceux qui la défont: en bon européiste, il est complice de la mise en application de l'article 63 du TFUE qui a permis la désindustrialisaion de la France (délocalisations, liberté de mouvements des capitaux...) P.G.

En bateau

L’Hermione est un des fleurons de la Nouvelle-Aquitaine même si à l’époque où la construction de la frégate qui a emporté Lafayette en Amérique, le projet était encore picto-charentais. Aujourd’hui, Alain Rousset ne tarit pas d’éloge quant à cette formidable aventure. Le week-end dernier, invité au Festival maritime de Passaia, à quelques kilomètres de San Sébastien en Espagne, il a pu voir l’état d’avancement de la construction de la reproduction d’un baleinier du XVIe siècle. Il en a aussi profité pour saluer les bateaux venus de Nouvelle-Aquitaine. Quelques heures plus tôt, il avait visité le centre mondial de conception des marques Tribord® et Nabaiji® de Décathlon. Des visites résolument maritimes. Il faut dire que la région offre la plus grande façade maritime de France... 

FL COMMENTAIRES

Le Populaire ne ménage pas ses efforts pour faire la promotion de la nouvelle euro- région...et de son président.  P.G.


En route

Illustration RN 147

Il a eu beau mettre les formes, Jean-Baptiste Djebarri, le député haut-viennois et rapporteur du projet de réforme ferroviaire, a quelque peu douché l’enthousiasme de Gérard Sol, maire de Mignaloux-Beauvoir et président de la nouvelle association Voie rapide 147-149 qui lutte pour la mise en 2x2 voies de ces axes. Dans un courrier qu’il lui a adressé, le député note « que votre analyse, certes enthousiaste, ne semble ne pas tenir compte des capacités budgétaires de l’État ni des récentes conclusions du comité d’orientation des infrastructures. En effet, financer une mise à 2x2 voies intégrale de la seule RN147 entre Limoges et Poitiers (110 km à aménager) s’élèverait à un montant compris entre 900 millions à 1milliard d’euros. Or dans les discussions préalables à la loi d’orientation des Mobilités - qui contiendra un volet de programmation financière des infrastructures -, ce montant semble hors de portée. En conséquence, l’hypothèse de l’autoroute - concédée ou à péage - demeure une option à considérer si vous souhaitez réellement que l’axe 147 soit transformé en voie rapide à 2 x 2 voies. Il me semble que nous devons réaliser ce diagnostic précis et réaliste des projets et de leurs financements. Au risque de décevoir une fois encore les attentes légitimes des usagers de ces axes. » Fermez le ban... 


Académie de l’union

 Cette école nationale de théâtre rattachée au CDN-théâtre de l’Union et située à Saint-Priest-Taurion s’ouvre à des étudiants d’Outre-mer. Suite aux concours, à la rentrée de septembre, 10 élèves comédiens de Polynésie, Mayotte, La Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie, La Réunion intègreront à l’Académie une classe préparatoire, qui leur donnera accès aux concours des grandes écoles nationales de théâtre. Ainsi se concrétise la volonté de Jean Lambert-Wild, directeur du CDN-théâtre de l’Union, d’apporter une dimension multiculturelle à l’école.  

FL COMMENTAIRES

En quoi la participation de nos jeunes compatriotes de Polynésie, de la Guadeloupe, de Mayotte, de Nouvelle- Calédonie et de la Réunion relève- t-elle d'une dimension multiculturelle?   P.G.

Belle promo de Limoges  


Hier matin sur RTL, Limoges s’est offert une belle campagne de promotion signée Cybedroîd. L’entreprise limougeaude, spécialisée dans la conception de robots, présentait au salon Vivatech à Paris, Alice, sa 6e génération de robot. Ce robot collaboratif qui travaille avec les êtres humains a tapé dans l’oeil de Bénédicte Tassart. A son micro, Fabien Raimbault,  président de Cybedroïd, a vanté les atouts de Limoges et la situation de sa société : « à 200 mètres de la gare, à 3 heures de Paris, Bordeaux et Toulouse, un terrain repéré à 5 km pour la future usine, et une vie meilleure pour les petits salaires...  » C’est un ancien parisien qui parle...


Loup, y es-tu ???

Saint-Barbant moutons dévorés par les chiens errants

Deux attaques de troupeaux en l’espace de trois mois... Et les éleveurs du Plateau de Millevaches tremblent. Les résultats sont tombés. Les indices relevés sur les deux lieux d’attaques de troupeaux démontrent qu’il ne s’agit pas de loups. Cela devrait rassurer les paysans. Pourtant, certains y voient tout de même la patte du loup... L’un des éleveurs touchés, Jouany Chatoux, estime « qu’un chien est incapable d’arracher l’épaule d’une brebis d’une telle façon. De plus, le Plateau est le garde-manger idéal pour le loup. » Ce qui l’inquiète le plus, c’est que dans les Pyrénées, les autorités ont mis un an à obtenir la confirmation de la présence du loup car la bête ne se laissait jamais filmer. « Chez nous, les troupeaux de brebis sont trop petits, nous n’aurons pas les moyens de payer un berger pour 80 animaux ! »  

 

FL COMMENTAIRES

Les éleveurs de la Creuse qui se plaignent de ne pas pouvoir payer un berger et bien, ils n'ont qu'à prendre un chien !
C'est efficace et cela leur évitera d'accuser à tort le loup !!!!  S.R.


Parcoursup, nouveau créneau du privé ? AFP PHOTO / DENIS CHARLET

Il suffit de faire un petit tour sur les réseaux sociaux pour comprendre que la longue file d’attente engendrée par Parcoursup ne dérange pas tout le monde. Voici le mode d’emploi : connectez-vous (par exemple) sur Twitter, Appeler le hashtag #ParcourSup, et faites défiler. Et voici qu’apparaissent sur le fil, de temps à autre, des tweets innocents dont la phrase d’appel standard est la suivante : « Il n’y pas que ParcourSup, il y a aussi cela  »... Et l’on s’aperçoit que des formations privées en tous genres, sur les métiers du web, du luxe, de la communication, rivalisent d’imagination marketing. De là à accuser le privé de surfer sur l’angoisse des lycéens (et, en retour, d’accuser Parcoursup d’ouvrir un nouveau créneau... au privé), il n’y a qu’un pas... que nous pourrions franchir aisément, en y rajoutant une petite surprise : la Police Nationale, qui vient d’ouvrir une nouvelle campagne de recrutement, utilise la même méthode. 

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/environnement/2018/05/27/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-nouvelle-aquitaine_12862972.html

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vendredi 11 mai 2018

Retour à la normale/ images du jour

Le site semble à nouveau fonctionner normalement, merci de me signaler toute anomalie.  P.G.

Les images du jour à partir du site "Les Crises":

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Dcvr7pCW4AA9y-3Et aussi quelques photos de la table d'information de l'UPR le 9 mai dernier à Brive:

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samedi 5 mai 2018

ENTRETIEN N°61 – Manif 1er mai – Zone euro – Les deux Corées – Macron – Siège UPR – Reçus Fiscaux

Cet entretien d’actualité n° 61 a été enregistré le vendredi 4 mai 2018.

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00:08 Quel bilan tirez-vous des manifestations du 1er mai ?
19:51 Comment se porte l’économie dans l’Union européenne ?
22:55 Que pensez-vous de la rencontre des deux dirigeants coréens ?
38:33 Que devient Emmanuel Macron ?
56:45 Auriez-vous un mot pour conclure ?
1:07:40 Reçus fiscaux

_____

L’UPR a besoin de vous !
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Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Voix hors champ : Sylvain GARGASSON
Miniatures et images : Thomas MIGUEL
Prospection de contenu : Thibaud LONJON
Technique et montage : Sylvain GARGASSON

Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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mardi 10 avril 2018

Brèves d'antipresse + entretien avec Slobodan Despot.

NP HUMOUR ANTIPRESSE

GB | Pinocchio ministre

La nouvelle a mis en ébullition les réseaux sociaux cette semaine, cependant que les médias de grand chemin la commentaient le sphincter serré: le laboratoire officiel chargé d’analyser la substance qui a empoisonné les Skripal s’est dit incapable de démontrer son origine russe.

L’aveu était d’une inconcevable impolitesse à l’égard de M. Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, qui venait d’affirmer que les chimistes avaient été «catégoriques» et n’avaient «aucun doute» sur la provenance russe de l’agent neurotoxique.

L’amateurisme et l’improvisation dont fait montre le montage «Skripal» témoignent d’une surprenante fébrilité au Services des Affaires sordides et des Coups tordus de Sa Majesté. La perfide Albion nous avait habitués à mieux…

http://log.antipresse.net/post/gb-pinocchio-ministre?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

CULTURE | L’Antiquité intéresse les jeunes… mais pas les écoles

Passionnant dossier dans The Conversation sur l’engouement pour l’Antiquité qui se fait jour dans les jeunes générations. Aidé, il faut bien le dire, par quelques héros de fiction comme Harry Potter ou… Astérix. Dont le dernier album, Astérix et la Transitalique, a crevé le plafond des best-sellers de BD avec 10 millions d’exemplaires. Outre le dépaysement, les jeunes y trouvent aussi des valeurs que le monde actuel ne semble plus leur fournir:

«Les héros épiques, Ulysse, Jason ou Hercule étaient des modèles pour les jeunes grecs qui écoutaient et lisaient leurs aventures avec admiration. Pour les jeunes d’aujourd’hui, identification et fascination se mêlent, car ils découvrent, à travers la mythologie, un monde a priori différent du leur, un univers où les normes ne sont pas celles de leur quotidien. La possibilité que les dieux interviennent directement dans le monde lorsqu’on a besoin d’eux satisfait un désir de protection. De même, les héros peuvent paraître rassurants : ils représentent un monde où dominent des valeurs de bravoure et de courage.»

Au même moment, les systèmes scolaires abolissent à tour de bras les cours de langues et d’histoire anciennes. Au rebut, ces vieilleries poussiéreuses, et faisons table rase…

http://log.antipresse.net/post/culture-lantiquite-interesse-les-jeunes-mais-pas-les-ecoles?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

MEDIAS | Un dossier à ne pas manquer

Le magazine suisse Immorama publie un dossier original et étayé sur les coulisses des médias d’aujourd’hui, leurs grandes manœuvres de concentration, leurs difficultés et leur désemparement face aux nouveaux modes d’information et de communication. Le magazine fait bon accueil aux médias alternatifs comme l’Antipresse. En plus, il est entièrement accessible en ligne.

Avec, notamment, des interviews de Guy Mettan, Jacques Pilet et Slobodan Despot (celle-ci reproduite in extenso sur notre blog Medium).

http://log.antipresse.net/post/medias-un-dossier-a-ne-pas-manquer?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

Entretien avec Slobodan Despot, éditeur, écrivain et fondateur du site «Antipresse.net» (Immorama n° 42, Printemps 2018)

Le concept de «média alternatif» semble avoir été créé pour vous. Que pensez-vous de l’essor de ce nouveau modèle de communication et de débat?

  • Il y a deux raisons à ce développement d’un nouveau type de média. La première est tout simplement technique et opérationnelle: il n’était pas imaginable, ou en tout cas pas facile, avant Internet, de diffuser un journal, une revue ou même un bulletin de paroisse qui touche un assez grand nombre de destinataires. Cela impliquait une mise de fond, l’intervention de professionnels du graphisme, de l’imprimerie. De nos jours, n’importe qui peut créer un site — on serait étonné de découvrir que certains médias du Web couronnés de succès sont l’œuvre d’une ou deux personnes — et on peut estimer que dans le cas d’espèce, l’organe crée la fonction! Second motif de cet élan: l’évidence de l’insatisfaction croissante du public à l’égard de ce que j’appelle les médias de grand chemin, les médias institutionnels si l’on préfère. Sans même parler du biais politique de certains, il est étonnant que tous les journaux, stations, agences — y compris du service public — ne soient ouvertement plus intéressés que par leur rentabilité, leurs parts de marché publicitaire, et plus du tout par leur contenu ou leur lectorat. Ils ont perdu le contact avec leurs lecteurs et finissent, comme de juste, par devenir les valets de ceux qui les financent.

Votre principale motivation, pour vous lancer dans l’aventure d’«Antipresse», était-elle d’ordre politique?

  • Plus précisément, nous souhaitions lutter contre un nivellement par le bas de toutes les opinions, de tous les points de vue. Chacun sait aujourd’hui qu’on a toujours l’impression de lire le même journal, ou d’écouter les mêmes commentaires, non seulement sous des titres différents, mais dans des langues et des pays différents!La réalité est évidemment plus vaste, plus nuancée, plus complexe que ce que veulent bien nous en dire même les grands journaux supposés les plus sérieux; il y a des domaines explorés par tous les médias, puis abandonnés, tandis que d’autres sont carrément ignorés. J’ai beaucoup étudié la période soviétique, notamment sous l’angle de la presse du régime. Depuis des années, nos journaux occidentaux paraissent avoir adopté une attitude similaire à leurs homologues sous Brejnev: le système est conscient que son fonctionnement ne peut mener à l’avenir promis, ni même perdurer très longtemps; les médias entretiennent une sorte de réalité virtuelle, amusent et tranquillisent le bon peuple. Les voix exposant les failles menaçantes, ne serait-ce que du système financier, semblent résonner dans le désert.

Qualifieriez-vous «Antipresse» de site de réinformation?

  • La plupart des altermédias revendiquent cette vocation. Ils entendent démontrer la fausseté des «fake news» dont les médias classiques sont les plus grands diffuseurs, consciemment ou non (tout en faisant mine de les combattre), ou mettre en exergue des faits dont personne ne parle. Nous nous plaçons plutôt dans l’école du regard, non dans l’information directe, à l’exception de quelques enquêtes. Il s’agit de déployer une autre manière de voir les choses, manière différente de celle de la presse ordinaire. Nous essayons d’apporter nos propres conclusions et manions volontiers l’ironie.

Justement, à la lecture d’«Antipresse», on se prend à se demander où vous classer politiquement et quels lecteurs sont susceptibles de vous suivre sans être heurtés dans leurs convictions…

  • En effet! Lorsque j’ai créé «Antipresse» en 2015, j’étais encore collaborateur extérieur du conseiller d’État valaisan Oskar Freysinger. Bien que je n’aie jamais fait partie de l’UDC, on m’y a immédiatement associé et nous avons compté beaucoup d’abonnés fidèles à ce parti… qui ont parfois été déçus et nous ont quittés assez fâchés! Il y a eu ensuite notre passage, voilà quelques mois, à la version payante. Autant dire qu’aujourd’hui, celles et ceux qui sont abonnés à «Antipresse» sont des gens intéressants, qui ont une culture, une ouverture d’esprit et pas de préjugés. La réalité n’a pas d’étiquette, tel est notre principe! Nous disposons d’un fichier d’abonnés qui comprend des adresses américaines (plusieurs centaines), japonaises et naturellement de nombreux pays francophones. Nous préférons l’influence à l’affluence et n’accordons pas grand intérêt au nombre de connexions; l’objectif n’est pas de prêcher des convaincus et d’entretenir un circuit fermé de ronchonneurs. Nous visons les gens qui réfléchissent.

Les réalistes ouverts d’esprit, cultivés et intelligents ne sont sans doute pas légion par les temps qui courent…

  • Pour être réaliste, pour comprendre la réalité et y réfléchir, il faut en effet une culture générale et notre époque ne facilite pas cette approche «universelle». La plupart des gens, notamment ceux nourris d’Internet, n’acquièrent qu’une culture partielle. Le Web tend à vous pousser vers des chapelles, des communautés, des réseaux où l’on se conforte dans ses passions, dans ses opinions. Le terrain du réel reste en friche et si quelqu’un a le malheur de s’en occuper, il est immédiatement classé: extrémiste, complotiste, etc. Pire: prenez le cas d’Eric Zemmour, par exemple. Il a exprimé certains faits réels, mais peu agréables à entendre; vite considéré comme infréquentable, il s’est retrouvé entouré de soutiens… venus à lui pour de mauvaises raisons. Le cercle vicieux était refermé. Aujourd’hui, un pays ou une collectivité dirigée par des gens réalistes et honnêtes, c’est difficile à trouver!

Souffrez-vous d’un déficit de notoriété?

  • On ne nous cite pas dans les revues de presse. Mais le bouche-à-oreille fonctionne bien. Lors de notre lancement, nous avons eu droit à quelques articles, mais notre développement régulier tient aux réseaux sociaux, aux citations (quand la source est mentionnée!) et aux recommandations de lecteurs à leurs amis. Plus tard, nous envisageons de lancer une version sur papier, pour exercer notre modeste influence sur le monde réel! «Antipresse», en tout cas, ne recourra pas aux systèmes de publicité Google ou à des sponsorings de contenu. Nos abonnés détermineront eux-mêmes les moyens et la forme de notre développement, en parfaite transparence. En un peu plus de deux ans, nous avons réuni par pollinisation quelques milliers de lecteurs solidaires de notre expérience: réfuter la loi de la quantité et affirmer celle de la qualité. Les médias de grand chemin sont enfermés dans l’entre-soi, dans une sorte de tour d’ivoire. Nous savons tous que les tours d’ivoire se construisent, puis s’écroulent. •

https://medium.com/antipresse/antipresse-linfluence-plut%C3%B4t-que-l-affluence-772c560d646f

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mardi 27 mars 2018

Mensonges et amalgames

TRIBUNE LIBRE / PRCF

TL CGT UE

Déclaration du PRCF.   23 mars 2018

La lecture d’un communiqué sur le site confédéral de la a heurté un grand nombre de militants et pas seulement au PRCF.

Si tout le monde comprend et approuve la dénonciation par la CGT des fascistes et de l’ extrême-droite, des racistes et des xénophobes, y compris leur exclusion manu militari des cortèges syndicaux par les S.O. ouvriers, il y a dans ce texte une formule inacceptable et un amalgame hallucinant.

Voici la phrase :

C’est dans ce contexte que du « Front National » aux « Patriotes », en passant par différents mouvements favorables au «  », des organisations identitaires, xénophobes et racistes se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte. ”

Comment mêler les fascistes et les organisations (sans aucune précision quand à l’orientation politique de celles-ci !) qui sont favorables au Frexit progressiste, c’est-à-dire antifasciste, patriotique, populaire et internationaliste, en vue de renationaliser les grandes entreprises stratégiques, d’étendre les droits des travailleurs, de développer la démocratie, de défendre la paix, de sortir de l’OTAN et des logiques de guerre, de relancer une véritable coopération internationale libérée de la « concurrence libre et non faussée » imposée par Maastricht ? Et cela la veille d’un mouvement social que nous souhaitons d’ampleur, alors que c’est l’ qui, avec sa directive ferroviaire et ses appels constants à la réduction des dépenses publiques, impose à la fois la privatisation du rail et la réduction de notre fonction publique territoriale, hospitalière et d’État? Mais il est vrai qu’en 2005 le bureau confédéral voulait voter oui à la constitution européenne avant d’être mis en minorité par le CCN de la CGT…

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Cet amalgame est doublement mensonger puisque le FN n’a jamais proposé le Frexit , au mieux l’inconsistante « sortie concertée de l’euro » qui, dans la dernière période, a été carrément abandonnée.

Enlisée dans un européisme vomi par l’immense majorité des travailleurs, effrayée par la montée des idées de Frexit progressiste dans le monde du travail et dans les syndicats de classe, la direction confédérale de la CGT étroitement soumise à la Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de Bruxelles, en devient aveugle et sourde, voire insidieusement menaçante à l’égard d’une série de progressistes, voire de syndicalistes CGT hostiles à l’UE.

Qui en est encore favorable à l’ UE ? En tous les cas pas les communistes. Communistes portugais, grecs, italiens, allemand, espagnols, britanniques, tous sont pour sortir de ce carcan mortifère qu’est l’ UE. L’UE et son euro de misère. De plus en plus de forces progressistes s’orientent vers une approche plus lucide et donc de classe de l’ UE.

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Ne reste pour défendre l’ UE et l’euro, que le traître Tsipras, le « progressiste radical » qui est en train d’interdire la grève en Grèce sur sommation explicite de l’UE, et P. Laurent, le secrétaire national de la section hexagonale du PGE, qui accepte d’un cœur léger que le Parti de gauche français quitte le PGE (parce qu’il refuse de siéger à côté de Tsipras) tout en acceptant Syriza, ce parti de briseurs de grève, dans la direction de la « Gauche » européenne…

Après ce que nous avons vu en Grèce, au Portugal, en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et ô combien chez nous, comment un syndicat ou un parti politique se réclamant de la gauche peuvent-ils continuer à bêler après “Europe sociale” au moment même où l’État-major du grand capital, à savoir l’ UE, impose ses diktats régressifs et son augmentation des budgets de guerre à tous les peuples européens ? Avec qui la direction de la CGT veut-elle défendre cette UE conçue contre le monde du travail ? Avec Barroso ? Avec Juncker ? Avec Orban ? Avec Merkel ? Avec le gouvernement autrichien à participation néonazie ? Les travailleurs ont déjà dit à toutes les élections ce qu’ils voulaient : sortir de l’ UE. Le Frexit par la porte de gauche, celle de l’indépendance nationale, de la coopération internationale, des renationalisations, de l’antifascisme et de l’antiracisme.

Nous posons d’ailleurs une question à la CGT : va-t-elle exclure à titre posthume Benoît Frachon, Marcel Paul, Georges Séguy, Henri Krazucki, qui ont combattu frontalement, sur des bases de classe anticapitaliste, la « construction » européenne et atlantique du capital en montrant qu’elle était entièrement antinomique de la paix, de la démocratie, de la souveraineté des peuples et du progrès social ?

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Qui ne voit, à part les auteurs de cette déclaration de chasse aux sorcières, que les forces ouvrières et populaires, syndicales et politiques, sont de jour en jour plus nombreuses à appeler, comme le fait le PRCF depuis sa fondation, à briser les chaînes de l’ UE ? Nous ne parlons évidemment pas des bureaucrates dont la survie financière est liée au financement européen. A moins évidemment que le honteux amalgame pré-maccarthyste de la confédération ne repose sur la prise de conscience effrayée que les idées de Frexit progressistes sont appelées à devenir majoritaire dans la classe travailleuse et qu’en conséquence, à défaut de combattre franchement l’euro-directive qui cadre la privatisation macronienne de la SNCF, le bureau confédéral ait avant tout décidé de « sanctuariser » la sacro-sainte « construction européenne », la monnaie unique et ce qui l’accompagne nécessairement : les critères d’austérité de Maastricht.

Bref, en tant que patriotes ET internationalistes, en tant que Résistants antifascistes et/ou fils et filles de Résistants antifascistes, en tant très souvent que MILITANTS SYNDICAUX, y compris pour beaucoup d’entre nous, adhérents de longue date de la CGT ou de la FSU, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous avons même conscience de défendre l’honneur de la CGT en demandant qu’on arrête avec des amalgames scandaleux qui, pour défendre la funeste « construction » européenne, en arrivent sournoisement à appeler à la chasse aux sorcières dans les manifs. Toujours la fascisation prend pour prétexte l’exclusion des militants communistes et syndicalistes les plus conséquents, ceux qui ne pactisent pas avec une construction européenne qui menace désormais du dedans les confédérations syndicales.

Nous appelons les autres organisations de gauche favorables au Frexit progressiste à s’exprimer dans le même sens que nous ; virons le FN et ses surgeons philippiens des manifs, mais ne laissons pas criminaliser les tenants du Frexit progressiste.

Nous exigeons des éclaircissements et des excuses sur cet amalgame scandaleux de la direction de la CGT.


LE BUREAU CONFEDERAL CGT DOIT RESPECTER LE VOTE DE LA CGT ET DU PEUPLE ONTRE LE TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEEN

Sous le titre juste “l’extrême droite n’a pas sa place ni dans les cortèges syndicaux, ni nulle part ailleurs”, le communiqué confédéral CGT du 21 mars 2018 fait un amalgame scandaleux entre d’une part “différents mouvements favorables au ‘frexit'” et d’autre part le “front national”/”les patriotes”/les “organisations identitaires, xénophobes et racistes (qui) se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte”. C’EST HONTEUX ET INACCEPTABLE.

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Est-ce ici l’occasion de revanche du Bureau Confédéral contre le vote pour le “frexit” au TCE du CCN de la CGT en 2005 ? Est-ce un gage de soumission de plus à cette antenne institutionnelle de la Commission Européenne et de la Table Ronde des Industriels Européens qu’est la CES ?

Sur quelle décision démocratique de la CGT se fonde cet amalgame entre fascisme pro-européen réel “des front national/patriotes/identitaires” et véritable position progressiste, révolutionnaire de classe pour la sortie de l’euro/UE/OTAN, position défendue par bon nombre de syndicalistes de classe au sein de la CGT ?

Le Bureau confédéral ose-t-il ranger parmi les fascistes le CCN qui a voté le “frexit” au TCE en 2005?

Qu’est ce donc ce soutien non assumé, donc hypocrite, à la construction du bloc impérialiste européen qui saccage par la guerre derrière l’impérialisme US des pays entiers (Irak, Libye, Syrie, etc), voire le continent africain (opération Barkhane sur tout le long du Sahara/Sahel), s’aligne systématiquement sur les crimes sans fin et sans nom du sionisme colonialiste israélien et détruit par les décisions de la commission européenne, caisse de résonance des grandes multinationales capitalistes européennes, tous nos conquis sociaux et démocratiques dans nos différents pays ?

Depuis quand fait-on passer subrepticement à la CGT des positions non débattues par les instances démocratiques ?

Est-ce là un alignement, non dit et non assumé, sur cette officine eurocratique appelée “confrontation” à laquelle certains dirigeants et ex-dirigeants jamais trop éloignés du Bureau Confédéral adhèrent pour faire “partager” au syndicalisme français l’horreur chauvine, raciste du projet fédéral européen comme moyen politique de construire un bloc impérialiste européen à la fois allié et concurrent des prédateurs US contre les peuples ?

Cela ne rappelle-t-il pas la sauvage domination criminelle du capitalisme, né en Europe, et exporté dans le monde à coups de génocide des Amérindiens, de traite des esclaves noirs et de colonialisme ?

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Ne voit-on pas ce que coûte aux travailleurs et aux peuples en Europe la dite construction de l’impérialisme européen : la faillite imposée à la Grèce, les politiques et lois anti-sociales des gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé depuis 1981, la montée électorale des fascistes, etc ?

IL FAUT QUE CESSE CET AMALGAME INFAMANT ENTRE LES FASCISTES ET LES DÉFENSEURS DU DROIT DE SORTIR DE CETTE PRISON DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES QU’EST L’UNION EUROPÉENNE

Assumez un débat franc et net, au lieu de vous cacher derrière des amalgames perfides, sur l’impérialisme européen en construction et ses dégâts ici et partout ailleurs.

Diagne Roland, membre des CE : CGT Educ’Action Nord, FERC, UL CGT Tourcoing, UD CGT du Nord


Pour ceux qui douteraient de ce qu’est le rôle de l’Union Européenne, au moment où tous les syndicalistes, les cheminots de la CGT sont mobilisés contre la privatisation de la SNCF, la libéralisation du Rail, la suppression du statut, il est important et indispensable de rappeller que la réforme Borne Macron de la SNCF est la traduction de l’obligation de la transcription en droit français d’ici décembre 2018 des directives européennes du 4e paquet ferroviaire. D’où la méthode violente de la réforme par ordonnances pour tenir ce délais et éviter les sanctions de la Commission Européenne. Alors, privatisation de la SNCF et Union Européenne, ou Services Publics par le Frexit progressiste, les travailleurs peuvent faire leur choix !

L’achèvement de l’espace ferroviaire unique européen : le 4e paquet ferroviaire

L’objectif est de renforcer la compétitivité du transport ferroviaire et de faciliter la libre circulation des voyageurs et des services de transports avec l’achèvement de la mise en place de l’espace ferroviaire unique européen.

Le quatrième « paquet ferroviaire » se compose de six textes présentés par la Commission européenne en janvier 2013. Trois textes concernent le volet technique . Les autres textes constituent le « volet politique » en raison des questions de gouvernance et d’ouverture à la concurrence qu’elles traitent.

Le pilier technique a été publié le 26 mai 2016 au Journal officiel de l’Union européenne.

Le pilier politique a été publié le 23 décembre 2016 au Journal officiel de l’Union européenne.

Le pilier politique : ouverture à la concurrence de toute l’activité transport de voyageurs

Cet ensemble de textes législatifs européens orientera les évolutions du système de transport ferroviaire pour les prochaines années, puisqu’il parachève la libéralisation des marchés ferroviaires en prévoyant l’ouverture à la concurrence de l’ensemble des services domestiques de transport ferroviaire de voyageurs et en réformant les règles de gouvernance des groupes ferroviaires et de régulation des marchés ferroviaires.

Le pilier politique traite principalement de deux aspects :

  • la gouvernance des groupes ferroviaires, avec notamment des mesures de sauvegarde de l’indépendance du gestionnaire d’infrastructure plus fortes et de nouveaux pouvoirs donnés au régulateur ;
  • l’ouverture à la concurrence des services de transport domestique de voyageurs, en 2021 au plus tard pour les services commerciaux et fin 2023 au plus tard pour les services conventionnés.

Les dispositions concernant la gouvernance et l’ouverture à la concurrence des services commerciaux doivent être transposées d’ici décembre 2018.

Les dispositions concernant la mise en place d’appels d’offre systématiques pour les contrats de service public, elles, sont directement applicables dès décembre 2023.

Le pilier technique

Ce pilier s’intéresse à l’interopérabilité et à la sécurité ferroviaire, ainsi qu’à l’Agence de l’UE pour les chemins de fer (ancienne Agence ferroviaire européenne) qui devient un acteur clé des dispositifs d’autorisation des matériels roulants et des entreprises ferroviaires.

Il renforce l’harmonisation européenne des procédures d’autorisation portant sur les matériels et sur les opérateurs en confiant dès 2019 de nouvelles missions à l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (règlement n°2016/796). Il s’agit notamment de réduire les formalités administratives liées aux procédures d’autorisation et leurs coûts, tout en préservant le haut niveau de sécurité atteint .

L’interopérabilité ferroviaire (directive n02016/797) repose sur la mise en place de procédures d’autorisation des véhicules ferroviaires, la fixation d’exigences essentielles à respecter, qui se traduisent sous la forme de règles détaillées que l’on appelle des « spécifications techniques d’interopérabilité ». L’interopérabilité ferroviaire requiert également de limiter au strict nécessaire l’existence de règles nationales pour des raisons historiques ou liées à la spécificité d’un ou plusieurs réseaux sur un territoire national. Enfin l’interopérabilité ferroviaire est également garantie par des procédures de vérification et d’évaluation de la conformité pour différents sous-systèmes ou constituants d’interopérabilité en déterminant les organismes et les procédures afférents.

La sécurité ferroviaire (directive n°2016/798) repose sur la mise en place de procédures d’autorisation des entreprises ferroviaires et des gestionnaires d’infrastructures, la définition du partage des responsabilités entre les différents acteurs, la mise au point d’objectifs, d’indicateurs et de méthodes dites de « sécurité communes » pour limiter là aussi les règles nationales au strict nécessaire, l’existence d’autorités nationales de sécurité et d’organismes chargés des enquêtes sur les incidents et accidents et la définition de principes communs pour la gestion et la surveillance de la sécurité ferroviaire.

L’Agence ferroviaire européenne, jusqu’ici dotée principalement de missions d’assistance technique pour la Commission européenne, devient l’autorité responsable :

  • de la délivrance des autorisations liées à l’interopérabilité et à la sécurité ferroviaires
  • du système européen gestion du trafic ferroviaire (ERTMS)
  • de la réduction du nombre de règles nationales techniques et/ou de sécurité
  • de la mise en place à terme d’un registre européen des véhicules

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/mensonges-et-amalgames/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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samedi 24 mars 2018

Que sait-on de Redouane Lakdim, l'auteur des attentats de Carcassonne ?

Au moins trois personnes sont mortes dans une série d'attaques qui ont eu lieu le 23 mars à Trèbes et à Carcassonne. L'assaillant, qui se revendiquait de Daesh, a été tué aux alentours de 14h30 au terme d'une prise d'otages meurtrière.

ACT CARCASSONNE

Au moins trois personnes ont été tuées dans des attaques à Carcassonne et à Trèbes, le vendredi 23 mars. L'assaillant serait un Marocain d'environ 25 ans.

Selon plusieurs médias, l'individu était suivi par les services de renseignement depuis 2013 et aurait fait un bref séjour en prison en 2016 pour des faits de droit commun. Il aurait été fiché au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Cependant Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur prenant le parole depuis Trèbes assure que «c'était plutôt un petit délinquant qui à un moment est passé à l'acte. [...] On ne pouvait pas dire qu'il pouvait être un radical passant à l'acte dans les moments qui venaient. [...] C'était plutôt quelqu'un qui était un petit dealer.»

Selon des sources proches de l'enquête, dont les propos ont été relayés par l'AFP, il aurait d'abord volé une voiture dans la ville de Carcassonne, tuant le passager et blessant le conducteur. Il aurait ensuite pris pour cible quatre CRS qui faisaient leur jogging non loin de là. L'un d'eux a été touché à l'épaule, mais ne serait pas blessé grièvement.

«Je vais tous vous tuer»

L'individu aurait ensuite été pris la fuite à bord d'un véhicule en direction de Trèbes. Là, il est entré dans un supermarché Super U et aurait pris plusieurs personnes en otages. Selon le parquet, il aurait crié «Allah Akbar, je vais tous vous tuer» en pénétrant dans le magasin. Selon Le Figaro, l'homme était armé de couteaux, d'une arme de poing et de grenades. Lors de cette prise d'otages, deux personnes ont été tuées. 

Redouane Lakdim aurait par ailleurs demandé la libération de Salah Abdeslam. Durant la prise d'otage, un lieutenant-colonel de 45 ans s'est proposé en échange contre un otage. Il a été ensuite blessé lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre contre le supermarché vers 15h et au terme duquel le terroriste a été abattu. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a salué «l'acte d'héroïsme» du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s'est livré au suspect en échange d'un otage.

Il a emmené sa petite sœur à l’école avant l’attaque

Redouane Lakdim vivait avec ses parents et ses trois ou quatre sœurs, dans un appartement de Carcassonne, perquisitionné ce vendredi en début d’après-midi. Contactée par Le Parisien, une voisine expliquait que le suspect a été vu ce vendredi matin accompagnant sa petite sœur à l’école…

Une autre voisine, qui connaît très bien la famille, décrit ce garçon comme quelqu’un de «calme», «sympa», avec «toujours un mot gentil». La même personne explique aussi que le jeune homme fréquentait régulièrement la mosquée.

https://francais.rt.com/france/49091-que-sait-on-redouane-lakdim-auteur-attentat-carcassonne

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Une fois de plus, un auteur d'attentat connu des services de renseignements (depuis 2013!), et un ministre qui nous déclare qu'on ne pouvait pas anticiper...

Affaire à suivre.  P.G.

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François Asselineau répondait en direct à vos questions sur YouTube - 21 mars 2018

François Asselineau répond en direct à vos questions sur YouTube - 21 mars 2018

FA ENTRETIEN 21MARS18

https://www.youtube.com/watch?v=6uTD82pfVis&feature=youtu.be

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Pendant la pause, un reportage "micro- trottoir" sur le sentiments des gens concernant l'Union européenne, assez désespérant mais utile, qui nous montre que nous avons du travail en perspective! Une expérience que nous avons nous- mêmes faite lors de nos discussions avec des manifestants ce jeudi 22 mars à Limoges.

Comment briser les images d'Epinal après des décennies de propagande, même (surtout?) dans les milieux les plus militants où les gens ont une conscience politique et un souci du bien commun? Sans compter tous ceux qui se sont repliés sur la sphère privée et ne se soucient pas de notre avenir collectif...

Voilà pourquoi nous avons besoin de la participation de nos adhérents aux réunions et manifestations publiques de l'UPR, afin de mettre en commun nos expériences et de diversifier nos approches.

Agissons, expérimentons,mutualisons, partageons nos pratiques!   P.G.

 

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