dimanche 12 novembre 2017

Incroyable… l’Italie bloque l’acquisition de Next (défense) par un groupe français

Le gouvernement italien s’oppose à la vente de Next, une société italienne d’ingénierie travaillant dans la défense, à Altran. Il évoque une question de “sécurité nationale”.

ARG ITALIE ALTRAN NEXT

C’est à peine croyable… l’Italie bloque une acquisition d’un groupe italien par un français. Pourtant, le groupe naval Fincantieri, qui négocie une alliance avec Naval Group, a eu finalement le droit de racheter STX Saint-Nazaire (certes après beaucoup de tergiversations de Paris). En revanche, Altran n’a pas le droit de racheter la société italienne d’ingénierie Next. Le gouvernement italien a décidé jeudi de s’opposer à cette opération, en évoquant une question de “sécurité nationale”. Le conseil des ministres a choisi “d’exercer les pouvoirs spéciaux sur l’opération d’acquisition par Altran Italia Spa de la totalité du capital social de Next Ast Srl, en s’opposant” à ce rachat.

Cette décision a été prise afin de “protéger les intérêts essentiels de la défense et de la sécurité nationale”, un objectif qui ne peut être atteint dans le cas de Next en imposant des mesures spécifiques, a précisé le conseil des ministres. Le gouvernement italien a la possibilité d’exercer des “pouvoirs spéciaux”, également appelés “golden power”, dans des secteurs considérés comme stratégiques (défense, télécoms…) afin de protéger les intérêts nationaux. Pourtant, Rome n’a pas hésité il n’y pas si longtemps à autoriser la vente de groupes italiens dans la défense à des groupes américains, comme le motoriste Avio à General Electric en décembre 2012 alors que… Safran était candidat.

Next et Altran, une opération qui avait du sens

Le groupe de conseil en technologies Altran avait annoncé fin juillet sa volonté d’acquérir Next Ingegnera dei Sistemi, un groupe de 230 salariés qui travaille notamment dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense. Fondée en 1999 et basée à Rome, cette société de logiciels embarqués devait compléter les compétences d’Altran en matière de logiciels intégrés, un segment à forte croissance. Le portefeuille de clients de Next comprend notamment des acteurs clés comme Leonardo, Telespazio, Thales Alenia Space ou Bombardier Transportation.

L’opération devait renforcer le leadership d’Altran en Italie, un marché clé pour le groupe français. La combinaison d’Altran et de Next, actuellement détenue par les trois co-fondateurs et leurs familles, aurait permis d’offrir des solutions de bout en bout de matériel et logiciels embarqués aux clients du secteur de la défense et de l’aérospatiale

“Je suis fier que notre entreprise rejoigne Altran, leader des services d’ingénierie et d’innovation en Italie. Nous connaissons Altran depuis longtemps et, tout au long de ces années, nous avons construit une admiration et un respect mutuels, qui constituent la base de notre collaboration à l’avenir”, avait pourtant expliqué le co-fondateur et PDG de Next, Giulio Cesare Chiarini.

Source : La Tribune, Michel Cabirol, AFP, 03/11/2017

https://www.les-crises.fr/incroyable-litalie-bloque-lacquisition-de-next-defense-par-un-groupe-francais/


 

BASE 14 995X225C’est à peine croyable… Le gouvernement italien défend les intérêts italiens de temps en temps.

Ce n’est pas en France, pays-membre exemplaire de l’UE, et fils prodigue de l’OTAN, que nos dirigeants auraient cette idée incongrue, scandaleuse, et pour tout dire “à peine croyable”.

Les “golden powers”, en italien dans le texte, sont définis par une loi : « i poteri speciali della legge sul “golden power” » (les pouvoirs spéciaux de la loi…)
http://www.giannidragoni.it/insider/palazzo-chigi-blocca-la-vendita-di-next-alla-francese-altran/

Ceux qui condamnent la vente de certaines entreprises françaises devraient applaudir et soutenir la position du gouvernement italien et condamner le gouvernement français de ne pas faire de même.

Cela dit, il faut rester prudents, ce n’est peut-être qu’une péripétie avant le rachat définitif de Next (un peu comme avec Naval Group). De deux choses l’une, ou bien les italiens défendent une entreprise qu’ils estiment stratégique, ce qui n’est pas en soi condamnable. Ou bien, ils refusent l’acquisition par Altran au profit d’intérêts américains, ce qui est beaucoup moins défendable et prouve à quel point nous sommes colonisés et que l’UE n’est qu’un paravent… P.G.

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samedi 4 novembre 2017

Balfour, cent ans après : la réalité qui continue de couvrir Israël de honte

Peter Oborne a été élu meilleur journaliste indépendant de l’année 2016 à l’occasion des Online Media Awards. Il a également été élu Chroniqueur britannique de l’année en 2013. Il a démissionné de son poste de chroniqueur politique du quotidien The Daily Telegraph en 2015. Il a publié de nombreux livres dont Le triomphe de la classe politique anglaiseThe Rise of Political Lying et Why the West is Wrong about Nuclear Iran.

ARG ISRAEL APARTHEID

Photo1 prise en octobre 2017 : la route du haut est réservée aux véhicules israéliens, le tunnel aux Palestiniens (MEE)/Photo2: répression à Hébron.

Un siècle après la Déclaration Balfour, le traitement réservé aux Palestiniens n’est pas seulement physiquement dégradant pour eux. Il est également moralement dégradant pour les Israéliens.

Par Peter Oborne | 29 Octobre 2017

CISJORDANIE OCCUPÉE  Il y a exactement cent ans aujourd’hui, le ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour écrivait sa célèbre lettre [#] à Walter Rothschild, dans laquelle il promettait l’aide de la Grande-Bretagne pour créer un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine.

L’actuelle Première ministre, Theresa May, soutient que la Déclaration Balfour a été « l’une des lettres les plus importantes de l’histoire ». Elle a entraîné en à peine trois décennies la création de l’État d’Israël. Il n’est donc pas étonnant que Benyamin Netanyahou se soit envolé pour Londres afin de célébrer l’anniversaire de cette lettre.

Il est compréhensible que les dirigeants palestiniens n’aient pas été conviés. En fait, ils n’ont même pas été consultés.

Cette décision est injuste. La Déclaration Balfour n’a pas seulement promis d’offrir une patrie aux juifs. Elle a également promis que « rien ne serait fait qui puisse porter atteinte aux droits civiques et religieux des communautés non juives existantes en Palestine ».

Cette promesse a-t-elle été tenue ?

Je me suis rendu en Israël et en Cisjordanie pour le découvrir. Le traitement réservé aux Palestiniens dont j’ai été témoin n’est pas seulement physiquement dégradant pour eux. Il est également moralement dégradant pour les Israéliens.

Hébron : une ville fermée pour les Palestiniens

Je suis d’abord allé dans la ville cisjordanienne d’Hébron, à environ une heure de route au sud de Jérusalem. Lorsque j’ai tapé « Hébron » sur Waze (l’équivalent local de Google Maps), un message d’avertissement est apparu : « Cette destination est une zone à haut risque ou interdite par la loi aux Israéliens. »

Les colons israéliens y occupent cependant un secteur résidentiel situé au-dessus du marché historique, où ils sont protégés par l’armée israélienne.

Ces soldats – au moins un par colon, dirais-je –, restent les bras croisés pendant que les colons harcèlent, persécutent et agressent la population locale.

Des Palestiniens ont affirmé que rien que ce matin-là, un colon masqué avait attaqué deux enfants âgés de 10 et 11 ans dans les rues. On m’a dit que les soldats n’avaient pas tenté d’intervenir.

Ces incidents sont courants, ont expliqué les habitants. En octobre 2015, Dania Ersheid, une étudiante originaire d’Hébron, a été abattue à un poste de contrôle. Elle avait 17 ans.

Selon Breaking the Silence – une ONG qui publie des témoignages de vétérans de l’armée israélienne ayant servi en Palestine occupée –, les liens personnels étroits entre les colons et l’armée, outre le fait qu’en tant que citoyens israéliens, les colons sont légalement responsables non pas devant l’armée mais devant la police, signifient que les soldats ne font souvent rien pour protéger les Palestiniens de la violence des colons.

L’armée israélienne a créé une ville fantôme dans certaines parties de la vieille ville d’Hébron. En juillet, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a accordé à ces zones le statut de site classé, suscitant l’ire d’Israël.

Les marchés historiques sont en grande partie fermés pour des « raisons de sécurité ». Plus de 1 000 maisons ont été condamnées et plus de 1 300 magasins ont été fermés.

J’ai traversé cette zone de désolation. Des slogans tels que « Hevron Yehudit » – « Hébron est juive » – ont été gribouillés sur les murs. L’étoile de David a été taguée sur les portes de nombreuses boutiques. Les noms de rues palestiniens ont été hébraïsés.

J’ai rejoint la mosquée al-Ibrahimi, connue des juifs sous le nom de tombeau des Patriarches, car Abraham, Isaac, Sarah, Jacob et Léa y seraient enterrés.

C’est l’un des sites religieux les plus importants au monde. Il souligne ce que les juifs, les musulmans et les chrétiens ont en commun. Nous vénérons tous (je suis chrétien) le Dieu d’Abraham.

Si les magnifiques enseignements de ces trois grandes religions ont un sens, alors nous devrions tous nous réunir sur ce site.

Mais à l’extérieur, dans la rue, il y a une ligne invisible que les Palestiniens ne peuvent franchir. Une femme palestinienne s’est aventurée trop loin. Un soldat lui a demandé : « Êtes-vous musulmane ? »

Inégaux dans la mort comme dans la vie

À l’intérieur, le site est divisé, comme c’est souvent le cas en Israël et en Palestine occupée. Un tiers est réservé aux musulmans et deux tiers sont réservés aux juifs.

La séparation a été effectuée après 1994, date à laquelle Baruch Goldstein, un colon israélien ayant émigré depuis les États-Unis, est entré avec une mitrailleuse et a abattu de sang-froid 29 fidèles musulmans. D’autres ont été tués à l’extérieur de l’hôpital par l’armée israélienne au cours de protestations.

Non loin de là se trouve un petit musée. Je suis entré. Il était vide et sans visiteurs. J’ai demandé s’il y avait quelqu’un.

Une dame est sortie d’une arrière-salle et m’a fait visiter les lieux. La première salle était consacrée à la présence juive historique à Hébron. La deuxième se concentrait sur le massacre de juifs perpétré par des Arabes en 1929, dans le cadre de tensions à plus grande échelle sur l’accès au Mur des Lamentations à Jérusalem. Elle contenait des photographies d’époque horrifiantes et saisissantes et des témoignages de cette atrocité, au cours de laquelle 69 juifs furent tués.

Ce musée m’a aidé à comprendre la certitude morale et religieuse absolue des colons selon laquelle Hébron leur appartient. Pour eux, les usurpateurs sont les Arabes et non les juifs.

En partant, j’ai confié à ma guide à quel point j’avais été ému par le témoignage de l’atrocité de 1929. Puis je lui ai demandé pourquoi son musée ne rendait pas également compte du massacre d’Arabes commis par Goldstein en 1994.

Elle a répondu que cela n’était pas comparable puisque le massacre de juifs en 1929 était un acte systématique, alors que Goldstein était un individu dérangé qui avait agi de son propre chef.

Je me suis ensuite rendu dans la colonie voisine de Kiryat Arba, où Baruch Goldstein est enterré. Un garde m’a fait signe de la tête lorsque j’ai passé la porte d’entrée.

Les autorités israéliennes ont détruit un sanctuaire et un site de prière qui avaient été construits en hommage à Goldstein, après l’adoption par la Knesset d’une loi interdisant les monuments dédiés aux terroristes. La tombe et la plaque comportant la gravure sont cependant restées.

J’ai trouvé la tombe derrière une rangée de boutiques dans un parc public. Une partie de l’inscription en hébreu indiquait : « Au saint Baruch Goldstein, qui donna sa vie pour le peuple juif, la Torah et la nation d’Israël. » Près de la tombe, un récipient en verre contenait deux bougies et des allumettes éteintes. Des personnes endeuillées avaient également posé individuellement de nombreuses petites pierres, comme le veut la tradition de deuil juive.

Je suis retourné vers les magasins et j’ai essayé de discuter avec des colons. La plupart travaillaient dans l’armée ou la police. Ils ont poliment refusé de répondre à mes questions.

J’ai trouvé une femme qui a affirmé avoir connu Goldstein. « C’était mon médecin, m’a-t-elle expliqué. C’était un homme merveilleux. C’était une personne incroyable qui prenait soin des Arabes comme des juifs. »

Elle a expliqué qu’elle avait quitté les États-Unis pour Kiryat Arba pendant son enfance et qu’elle était « contre la violence des deux côtés ». Quant à Goldstein, selon elle, « il y a quelque chose qui l’a poussé. Il y avait beaucoup de violence des deux côtés à l’époque. »

La femme a néanmoins insisté sur le fait que la tombe de Goldstein à Kiryat Arba n’avait rien de « symbolique ». Il a été enterré dans la colonie parce qu’il ne pouvait pas être enterré dans la ville voisine d’Hébron, a-t-elle expliqué.

Il n’est pas difficile d’imaginer comment les Israéliens réagiraient si un Palestinien qui aurait abattu de sang-froid 29 juifs se voyait accorder un lieu de repos si important dans une ville ou un village de Cisjordanie.

Gardez à l’esprit que de nombreux Palestiniens tués au cours d’attaques contre des Israéliens sont enterrés dans des cimetières secrets, avec des tombes sans nom (mais numérotées). Cela signifie que les familles des défunts ne peuvent pas leur rendre visite.

Mais Goldstein, terroriste religieux et meurtrier de masse, repose en paix et sous les honneurs dans la colonie israélienne où il a vécu. Ce n’est là qu’un exemple du système double qui règne en Cisjordanie occupée par Israël.

Les Palestiniens sont soumis au droit militaire. Les colons sont des citoyens israéliens qui bénéficient de toutes les protections du droit civil.

Des écoles, des habitations et des espoirs détruits

Lorsque j’ai visité Israël il y a dix ans avec le lobby des Conservative Friends of Israel, mes guides ont dépeint les colons comme des hommes et des femmes sauvages qui agissent indépendamment du gouvernement dans leur quête de réaliser une vision religieuse spéciale.

Je dois reconnaître qu’avant mon voyage de la semaine dernière, je n’avais absolument pas saisi à quel point les colons étaient devenus une partie intégrante de l’appareil fondamental de l’État israélien.

Les investissements en matière d’infrastructures, de routes, de services et de sécurité en faveur des colons sont colossaux. En parallèle, les infrastructures de base et la sécurité rudimentaire sont refusées aux Palestiniens ou, comme le définit la Déclaration Balfour, aux « communautés non juives existantes en Palestine ».

En Cisjordanie, ces « communautés non juives » sont vulnérables aux arrestations et aux détentions arbitraires. Leurs maisons sont démolies sans avertissement préalable. Ils vivent une vie kafkaïenne, à la merci des caprices d’autorités inaccessibles et largement hostiles, ne bénéficiant d’aucun des droits liés à la citoyenneté.

Les check-points rendent même les petits trajets laborieux, imprévisibles et souvent impossibles. Les Palestiniens consacrent leur vie à s’accrocher à leur terre pendant que les colons essayent désespérément de la leur prendre.

Nous avons rencontré Abdul Rahim Bisharat, un chef bédouin qui vit à al-Hadidiya, un campement isolé à flanc de colline surplombant la vallée du Jourdain.

Âgé de 67 ans, Bisharat m’a raconté que l’armée israélienne avait confisqué son bétail, abattu ses animaux depuis des jeeps et même des hélicoptères et rasé sa maison à plusieurs reprises avec des bulldozers. À une époque, ils ont attaqué ses tentes 32 fois en seulement 16 jours, a-t-il indiqué.

La fille de Bisharat, Somood, âgée de 10 ans, nous a servi du thé. Son prénom signifie « ténacité » en arabe : elle est née pendant que des bulldozers israéliens démolissaient le camp.

L’éducation de Somood est problématique. Son père m’a raconté qu’il avait construit une école mais que celle-ci avait été détruite par l’armée israélienne. Il a essayé de construire un jardin d’enfants, qui a également été détruit.

En désespoir de cause, les Bédouins ont décidé d’envoyer leurs enfants dans une école située à plusieurs kilomètres de là. Pour cela, il fallait rénover le sentier reliant le camp à la route principale. Mais lorsqu’ils l’ont fait, les Israéliens ont démoli leur travail.

Les Israéliens semblent vouloir détruire le mode de vie bédouin. Cela implique de les chasser de leurs terres, de détruire leurs maisons et leur bétail, mais aussi de leur refuser l’accès à l’eau.

Traditionnellement, le Jourdain a été leur principale source d’eau, mais les Bédouins n’ont pas le droit d’y accéder dans la mesure où le fleuve est une zone militaire.

Les Bédouins puisent leur eau dans des ruisseaux. Toutefois, les Israéliens creusent des puits artésiens profonds pour accéder aux eaux souterraines, ce qui fait que les ruisseaux se sont en grande partie asséchés. Désormais, ils doivent acheter leur eau aux Israéliens qui la leur ont prise.

Le cheikh a expliqué qu’au début de l’occupation de la Cisjordanie, en 1967, son camp comptait environ 300 familles, soit 2 000 personnes. Aujourd’hui, il ne reste plus que 16 familles, ce qui équivaut à une centaine de personnes à peine.

« Certains ont vendu leurs moutons et sont partis travailler dans les colonies, m’a-t-il expliqué. Les autres sont sans emploi. Nous sommes tout le temps chassés et expulsés d’une zone ou d’une autre. »

Comment le gouvernement britannique fait encore écho à Balfour

Les Israéliens veulent déplacer les Bédouins vers ce qui est fréquemment désigné comme des townships et mettre fin à leur mode de vie nomade historique.

Il y a ici un profond paradoxe. Les Israéliens imposent leur propre système juridique arbitraire en Cisjordanie, alors que l’occupation israélienne est elle-même illégale en vertu du droit international.

Les Britanniques traitaient à l’époque les Palestiniens comme un non-peuple et continuent aujourd’hui de les traiter comme un non-peuple

Certes, les juifs ont obtenu la patrie nationale promise il y a un siècle par les Britanniques. Je partage entièrement l’opinion britannique répandue selon laquelle aucun autre peuple n’a autant souffert que les juifs sous le joug de divers persécuteurs tout au long de leur histoire extraordinaire.

C’est pourquoi j’ai toujours soutenu l’existence d’un État israélien.

Toutefois, l’exclusion des Palestiniens des célébrations par Theresa May reflète avec une précision étonnante l’exclusion des Palestiniens de la déclaration Balfour il y a cent ans.

Les Britanniques traitaient à l’époque les Palestiniens comme un non-peuple et continuent aujourd’hui de les traiter comme un non-peuple. À mes yeux, cette négligence méprisante est peut-être encore plus dommageable pour les Israéliens que pour les Palestiniens eux-mêmes, dans la mesure où il s’agit d’une trahison particulièrement flagrante de la vision idéaliste et humaniste qui a abouti à la naissance d’Israël.

Peter Oborne | 29 Octobre 2017 | MEE

URL de cette page: http://arretsurinfo.ch/balfour-cent-ans-apres-la-realite-qui-continue-de-couvrir-israel-de-honte/

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vendredi 3 novembre 2017

ENTRETIEN D’ACTUALITÉ N°52

ENTRETIEN D’ACTUALITÉ N°52 – Catalogne – Italie – Brexit – Outre-mer – Russie – USA – Irak – Uluru

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Le président de l’UPR François Asselineau analyse l’actualité récente au 1 novembre 2017.
00:16 Indépendance de la Catalogne (Espagne)
12:42
Référendum en Lombardie et Vénétie (Italie)
21:07 Nouvelles du Brexit
27:14
Politique gouvernemental des Outre-mer
34:02 Scène politique étrangère
41:39
Ambassadeur d’Irak en France (Dr. Ismieal Shafiq Muhsin)
45:06 Uluru – Ayers Rock (Australie)
51:30 L’université d’automne et le congrès de l’UPR

https://www.upr.fr/actualite/entretien-dactualite-n52-catalogne-italie-brexit-outre-mer-russie-usa-irak-uluru

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vendredi 27 octobre 2017

vidéos du jour: la fausse victoire de Macron sur les travailleurs détachés!

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Entretien de François Asselineau en direct sur YouTube le mercredi 25 octobre

 

Un militant UPR intervient sur Sud Radio à propos des travailleurs détachés

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jeudi 19 octobre 2017

Emmanuel Macron accepte de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité

Quinze jours après les gaz lacrymogènes d'Egletons ou le "bordel" d'Egletons, selon la terminologie présidentielle, Emmanuel Macron a offert les ors de la République aux élus de la Creuse. Il leur a  accordé une quarantaine de minutes à l'Elysée mardi matin et a validé le principe d'un "plan de revitalisation" expérimental  pour le département

creuse3-3316153Le dossier GM & S a été abordé mardi, à l’Elysée, mais il n’était pas au centre de la rencontre entre Emmanuel Macron et une délégation d’une vingtaine d’élus de la Creuse, conduite par le député LREM Jean-Baptiste Moreau.

Après un rendez-vous manqué, il y a quinze jours, à Égletons (Corrèze),  où les élus creusois et les salariés de GM & S avaient été repoussés rudement par les forces de l’ordre, cet entretien avec le chef de l’État a été unaniment jugé « constructif ».
Même Michel Vergnier (PS), maire de Guéret et président de l’ Association des maires de la Creuse, qui avait proposé une riposte après Égletons, en convient : « Nous avons eu un vrai échange avec le Président ». Les élus creusois sont allés à l’Elysée avec un projet de plan de revitalisation pour leur département.

Valérie Simonet (LR), présidente de Conseil départemental, se réjouit de la réponse apportée : « Le président de la République nous dit Bingo ! Écrivez-moi une feuille de route avec les axes forts sur lesquels le gouvernement pourra vous accompagner ».

Jean-Baptiste Moreau confirme : « Le président a tracé une voie avec des mesures concrètes pour permettre de recréer de l’emploi sur le territoire et au-delà pour faire de la Creuse un exemple de développement des zones hyer rurales ». 
Sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, les Creusois doivent rendre une copie « innovante » avant le 31 décembre. « Et si ça marche, ces mesures pourront être étendues à d’autres territoires hyperruraux », insiste le député LREM de la Creuse. 

Julien Rapegno

http://www.lamontagne.fr/gueret/ruralite/politique/2017/10/17/emmanuel-macron-accepte-de-faire-de-la-creuse-un-laboratoire-de-l-hyperruralite_12594041.html


Merci not' bon maître! Les représentants des gueux sont les ravis de la crèche (un peu en avance), et nous les gueux, on est bien rassurés par tous ces commentaires réconfortants. On va- t- y l'avoir not' ligne tgv La Souterraine- Ussel? Pour transporter les fainéants là où y a du boulot.

Participez au grand jeu de la "copie novatrice" pour une Creuse 2.0! Adressez- nous vos idées! On les fera suivre à Jean- Baptiste et à ses copains.

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P.G.

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Madrid pourrait entamer la procédure de suspension de l'autonomie de la Catalogne dès le 19 octobre

La numéro 2 du gouvernement espagnol a confirmé le 18 octobre que Madrid chercherait à suspendre tout ou partie de l'autonomie de la Catalogne si les séparatistes ne renonçaient pas à déclarer l'indépendance dans les 24 heures.

59e7100d488c7bd3028b4568Soraya Saenz de Santamaria, vice-présidente du gouvernement espagnol, a prévenu que si la demande du gouvernement au président séparatiste catalan n'était pas satisfaite, Carles Puigdemont provoquerait l'application de l'article 155 de la Constitution, qui permet de suspendre l'autonomie de la Catalogne.

«La seule chose que je demande à Carles Puigdemont est qu'il agisse avec bon sens et équilibre», avait auparavant déclaré le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, lors de la même session parlementaire.

«Nous espérons que, dans les heures qui viennent, [...] vous répondrez avec la clarté que tous les citoyens exigent», avait-il ajouté dans une lettre adressée à Carles Puigdemont.

Jusque-là, le gouvernement avait laissé entendre que l'option de la suspension d'autonomie n'était pas la seule sur la table, envisageant d'autres scénarios, notamment parce que la mise en œuvre de l'article 155 est complexe.

L'Espagne est un pays extrêmement décentralisé et la Constitution adoptée en 1978 confère aux 17 régions, les «Communautés autonomes», des pouvoirs étendus, en matière de santé et d'éducation par exemple, auxquels elles tiennent beaucoup.

L'article 155, qui ne peut être déclenché que par une majorité absolue de sénateurs, permettrait donc au gouvernement central de prendre le contrôle direct de tout ou partie des compétences déléguées : police, finances, éducation, etc.

Mariano Rajoy avait déjà suggéré qu'en cas de déclaration d'indépendance, qu'elle soit immédiate ou différée, le gouvernement pourrait suspendre l'autonomie de la région. Une mesure qui avait été appliquée en 1934 après la proclamation d'un «Etat catalan de la république fédérale espagnole». Celle-ci avait été suspendue sous la dictature franquiste (1939-1975).

Cette décision risque de choquer d'autant plus localement que c'est justement autour du débat sur les compétences de la Catalogne, meurtrie par l'annulation partielle par la justice en 2010 d'un statut lui conférant de très larges pouvoirs, que s'est nouée la crise actuelle.

Madrid a donné un ultime délai, jusqu'au 19 octobre 10h, au président séparatiste de Catalogne pour qu'il revienne à la légalité, après son refus de dire clairement le 17 octobre s'il renonçait à une déclaration unilatérale d'indépendance.

https://francais.rt.com/international/44695-madrid-pourrait-entamer-procedure-suspension-autonomie-catalogne

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mercredi 18 octobre 2017

L’artiste russe Pavlenski arrêté à Paris pour avoir mis le feu à la Banque de France

L’artiste performeur russe Piotr Pavlenski a été arrêté par la police, lundi 16 octobre à l’aube, pour avoir mis le feu à une antenne de la Banque de France place de la Bastille à Paris. Peu après 4 heures du matin, l’artiste a aspergé d’essence deux fenêtres encadrant l’entrée du bâtiment, puis y a mis le feu.

ARG FEU RUSSE BDFLa police est arrivée rapidement sur les lieux et a emmené M. Pavlenski et la femme qui l’accompagnait au commissariat voisin, vers 4 h 15. Tous deux ont été placés en garde à vue pour dégradations volontaires de biens par l’effet d’une substance incendiaire.


Pavlenski, réfugié en France depuis le mois de janvier, a utilisé la même méthode que pour les actions qui l’ont rendu célèbre en Russie : convoquer, au dernier moment, des photographes et des caméras. « Nous étions quatre ou cinq, dont deux cartes de presse, relate le photographe Marc Chaumeil, de l’agence Divergence Images. Je ne le connaissais pas avant, et un contact m’a proposé hier de venir à Bastille dans la nuit. »

Piotr Pavlenski a distribué aux journalistes présents un communiqué de quelques lignes, censé expliquer cette action baptisée Eclairage :

« La Bastille a été détruite par le peuple révolté ; le peuple l’a détruite comme symbole du despotisme et du pouvoir. Sur ce même lieu, un nouveau foyer d’esclavage a été bâti. (…) La Banque de France a pris la place de la Bastille, les banquiers ont pris la place des monarques. (…) La renaissance de la France révolutionnaire déclenchera l’incendie mondial des révolutions. »

Un soutien des Pussy Riot

Les photos prises sur les lieux rappellent fortement la dernière action d’envergure menée en Russie par l’artiste : l’incendie, en novembre 2015, de la porte principale de la Loubianka, le siège historique des services de sécurité russes.

Cette action lui avait valu de passer sept mois en détention préventive, avant d’être finalement condamné à une simple amende. L’artiste, qui se revendique de « l’art politique », avait transformé son procès en performance en invitant des prostituées à y témoigner, pour moquer la soumission de la justice russe au pouvoir politique.

Piotr Pavlenski, 33 ans, qui s’inscrit dans la tradition déjà ancienne de l’actionnisme russe, est aussi connu pour s’être enroulé nu dans du fil barbelé ou s’être cloué les testicules sur les pavés de la place Rouge, une « métaphore de l’apathie, de l’indifférence politique et du fatalisme de la société russe ».

Il s’était aussi cousu les lèvres en soutien aux Pussy Riot, un groupe de jeunes femmes condamnées à deux ans de camp pour avoir « profané » la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou, au cours d’une prière punk. Interné à plusieurs reprises en asile psychiatrique, aucune expertise ne l’a jamais déclaré fou.

Procédure judiciaire en Russie

C’est une tout autre affaire qui a finalement précipité son départ de Russie, en janvier. L’artiste et sa femme, Oksana Chaliguina, ont obtenu début mai le statut de réfugiés politiques en France, où ils avaient fui avec leurs deux enfants à la suite du déclenchement d’une procédure judiciaire pour agression sexuelle, en décembre 2016. A l’origine des accusations, une jeune comédienne du Teatr.Doc, qui dit avoir été violentée, blessée et avoir eu ses vêtements lacérés par Pavlenski et sa compagne.

Ces accusations avaient causé la stupeur dans les milieux artistiques et d’opposition russes, le Teatr.Doc étant lui-même considéré comme proche de l’opposition. M. Pavlenski, lui, a toujours contesté les faits, et a dénoncé dans les poursuites une persécution politique. Après son interpellation à l’aéroport de Moscou, en décembre 2016, il avait raconté :

« On nous a expliqué qu’on avait en gros deux possibilités (…), aller en prison dans un camp pour dix ans, avec tout le loisir d’expliquer aux autres prisonniers qu’on avait été victimes d’une sale intrigue, ou partir de Russie. »

Refus des aides sociales

Depuis son installation en France, la famille Pavlenski vivait pauvrement, changeant souvent d’appartement. En mai, dans un entretien à Radio Svoboda, l’artiste avait expliqué avoir refusé toute aide sociale et tout logement, disant travailler « pour les gens et pas pour l’Etat ». Il estimait aussi, en pleine campagne présidentielle, qu’« on laisse le choix aux gens entre libéralisme et fascisme ».

Dans un autre entretien, accordé en septembre à la radio allemande Deutsche Welle, il expliquait squatter un appartement et voler de la nourriture dans les magasins, disant « vivre comme la plupart des Français ».

Quelle qu’elle soit, la réaction des autorités françaises fera les choux gras de la presse russe, trop heureuse de moquer une éventuelle bienveillance passive, ou à l’inverse de pointer une sévérité qui était justement critiquée quand l’artiste opérait en Russie.

Pour l’heure, l’enquête a été confiée à la sûreté territoriale par le parquet de Paris, et la Banque de France a fait part à Franceinfo son intention de porter plainte.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2017/10/16/l-artiste-russe-pavlenski-arrete-a-paris-apres-avoir-mis-le-feu-a-la-banque-de-france_5201602_3246.html#DEODPCfCpXX6AyVF.99


 

Voir aussi
Ce réfugié politique russe qui brûle la Banque de France !
par | 17 Oct 2017

Voilà donc l’état de nos propres contradictions résumé à travers un article du Monde qui explique en substance que cet artiste russe a obtenu l’asile en France et le statut de réfugié car il était sous la menace de gros problèmes liés, je cite, “au déclenchement d’une procédure judiciaire pour agression sexuelle, en décembre 2016. À l’origine des accusations, une jeune comédienne du Teatr.Doc qui dit avoir été violentée, blessée et avoir eu ses vêtements lacérés par Pavlenski et sa compagne”.

Du coup, ce charmant artiste est donc vite venu en France pour poursuivre ses performances et incendier la Banque de France…

Le tout après que Macron vienne de nous expliquer qu’il allait virer ceux qui se tiennent mal.

Du coup, l’artiste russe, on en fait quoi ?

On se le garde pour le voir mettre le feu chez nous et on sera laxiste, ou on le renvoie chez Poutine où il va passer un mauvais quart d’heure ?

Le problème avec les idéologies et le manque de pragmatisme, c’est qu’on va se garder un “harceleur” (voir plus) de femmes au moment où on se demande si siffler une fille c’est bien ou mal.

Notre pays ne tourne tout simplement plus rond, et quand on en arrive à autant de paradoxes sur un seul cas, c’est que nous avons cessé de penser collectivement convenablement.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/ce-refugie-politique-russe-qui-brule-la-banque-de-france/

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jeudi 28 septembre 2017

Alstom, STX... France, ton industrie fout le camp !

Alstom passant dans le giron de l'allemand Siemens et les chantiers navals STX contrôlés par l'italien Fincantieri sont les derniers avatars d'un Munich industriel.

ARG ALSTOM STXÉvoquant la mainmise de Siemens sur Alstom, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, qui n’en rate pas une, a expliqué qu’il fallait arrêter « de jouer avec un pseudo-nationalisme franco-français qui serait protecteur ». En vertu de quoi le gouvernement a opté pour un abandon qui sera destructeur.

Personne ne peut décemment croire à une quelconque parité entre les deux groupes dès lors que Siemens détiendra 51% du capital du nouvel ensemble. Toute comparaison avec Airbus, basé sur une vraie parité franco-allemande, est hors de saison. Comme dans l’affaire STX où le gouvernement a accepté de laisser la majorité à l’italien Fincanteiri, les fleurons de l’industrie foutent le camp, nonobstant les moulinets verbeux de Jupiter.

Comme je l’avais raconté dans mon libre Le mépris du peuple (LLL), le scandale Alstom a éclaté en mai 2014, quand la direction de ce groupe présent dans le secteur de l’énergie et du transport a négocié en secret la cession de son activité énergétique au groupe américain General Electric (GE). Les syndicats n’ont évidemment pas été consultés (classique). Visiblement, le gouvernement ne l’a pas davantage été. Pourtant, l’Etat avait dû intervenir en 2004 lors d’une passe difficile en prenant une participation temporaire dans le capital, avant de laisser Bouygues récupérer sa participation dans un groupe qui, sans les commandes publiques, serait privé d’une large partie de ses débouchés.

Certes, la concurrence des pays émergents, et notamment de la Chine, est une réalité. Cependant la principale faiblesse d’Alstom est la course à la rentabilité financière qui s’est traduite par une flambée de la part des profits dans la valeur ajoutée et des dividendes record versés aux actionnaires (dont Bouygues). Reste qu’Alstom n’avait rien d’un canard boiteux, ce qui est encore vrai aujourd’hui. A l’époque, il constituait le cinquième groupe mondial dans son secteur, jouant un rôle essentiel en matière de transition énergétique. Son PDG, Patrick Kron, confiait alors : « Il n’y a pas le feu à la maison Alstom. Son avenir à court terme n’est pas menacé et nous continuons à gagner de l’argent ».

Machette allemande

Dans ces conditions, pourquoi abandonner une partie de ses activités à General Electric ? Réponse de l’intéressé: « Le sujet, c’est de se projeter dans l’avenir, de relever les défis stratégiques qui attendent l’entreprise ». En somme, pour assurer l’avenir, il fallait se faire hara-kiri avec un sabre américain. Aujourd’hui, c’est avec une machette allemande.

Pour la plupart des commentateurs, l’affaire ne souffrait aucune discussion. Cette entreprise à la réputation internationalement reconnue, a été systématiquement décriée, comme si elle était à la veille du dépôt de bilan. Sous la plume de François Lenglet, éditocrate officiant également à RTL et France 2, Alstom a été présenté comme « un bourgeois de Calais, la corde au cou, attendant que d’autres décident pour lui de son destin ». Le soir du 30 avril 2014, le patron de General Electric, Jeffrey Immelt, était invité sur France 2 et traité comme un hiérarque du Parti communiste d’Union Soviétique par la télévision d’Etat de l’URSS. Au même moment, Patrick Kron donnait la version française du laïus de Jeffrey Immelt sur TF1, sans plus de contradiction.

Pour conquérir Alstom, General Electric et ses conseillers en communication ont donc d’abord lancé (et réussi) leur OPA sur les médias. Ils ont pu compter sur la complicité d’un Pascal Kron qui avait choisi comme avocat conseil le cabinet américain Hogan Lovells, dirigé par le dénommé Steve Immelt, frère de Jeff, boss de General Electric.

Parmi les banques conseils de GE figurait le Crédit Suisse, dont la filiale française est dirigée par François Roussely, ex PDG d’EDF, et la banque Lazard, où l’on retrouve le fringuant Mathieu Pigasse. Pour sa communication, le groupe américain avait su frapper à la bonne porte, en l’occurrence celle de Havas Worldwide, emmenée par Stéphane Foucks, proche de Manuel Valls.

Un combat perdu avant d'avoir été mené

Pour l’élite, le combat était perdu avant d’avoir été mené. Alstom devait se coucher et de préférence devant le géant américain, accueilli comme l’avaient été les soldats ayant débarqué sur les plages de Normandie, en juin 1944. Et c’est ce qui se passera, avec un accord final qui permettra à General Electric d’arriver à ses fins sans que jamais n’ait été envisagée une solution franco-française permettant de conserver un joyau technologique dans le patrimoine national.

La presse n’a pas tari d’éloge sur Patrick Kron, devenu un héros des temps modernes. On le présenta comme le Stéphane Hessel de l’économie, l’Abbé Pierre de l’entreprise, le Nelson Mandela de la mondialisation. Le Point crut utile de rappeler qu’il avait « déjà livré une belle bataille pour sauver Alstom ». Oui, sauf que cette bataille a été gagnée grâce à l’Etat et à une nationalisation partielle, en 2004.

En somme, il fallait d’urgence transférer Patrick Kron de son vivant au Panthéon et passer l’éponger sur son vrai bilan. Il fallait oublier qu’il n’avait pas réussi à assurer le développement de l’entreprise et qu’il avait taillé à la hache dans les emplois ; oublier qu’il était l’un des patrons les mieux payés du CAC 40; oublier qu’il avait encaissé des millions d’euros en liquidant ses stock options. Il ne fallait retenir que son profil de star des affaires invité de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s le 6 mai 2007, un homme dont l’un de ses proches dit au Point : « Comme tous les gens supérieurement intelligents, il ne supporte pas la médiocrité ».

En dépit de son QI de surdoué, Patrick Kron a très bien supporté que l’un des principaux fleurons industriels de France passât sous pavillon étranger. La chose n’est pas pour étonner. Cet ancien membre de la direction général du ministère de l’Industrie avait troqué depuis longtemps le sens de l’Etat pour le goût du business. Il a été de l’aventure Péchiney, ancien fleuron de l’aluminium qui sera bradé au Canadien Alcan en 2000 avant de sombrer corps et bien. Membre de la sélecte Association Française des Entreprises Privées (AFEP), administrateur de Bouygues, il avait préparé ses arrières en étant élu au conseil d’administration du groupe pharmaceutique Sanofi en même temps qu’il liquidait le dossier Alstom, prouvant ainsi un grand sens des priorités.

Le mirage du couple franco-allemand équilibré

Aujourd’hui, pour cautionner la deuxième mort d’Alstom, on nous rebat les oreilles du coupe franco-allemand équilibré et de l’impossibilité de faire face au chinois CRRC, comme si Alstom était une PME de sous préfecture. On nous refait le coup du mariage entre époux qui se respectent l’un l’autre et qui regardent ensemble dans la même direction. On nous explique qu’il n’y avait pas d’autre choix possible et que l’Etat ne peut rester au capital d’un groupe où il est présent à hauteur de 20% via un prêt du groupe Bouygues sur lequel il a une option d’achat qu’il n’entend pas exercer.

Résultat : après Péchiney (vendu au canadien Alcan), le chimiste Solvay-Rodhia (exilé en Belgique), Lafarge (émigré en Suisse après sa fusion avec Holcim) Usinor (devenu Arcelor-Mittal et installé à Londres), EADS (qui a installé son siège social aux Pays-Bas) et les Chantiers navals STX de Saint-Nazaire (qui vont battre pavillon italien), un nouveau fleuron du patrimoine national succombe. Cela s’appelle un Munich industriel.

https://www.marianne.net/economie/alstom-stx-france-ton-industrie-fout-le-camp

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mercredi 20 septembre 2017

ECOLE | Sus aux tableaux noirs!

Ce doit être l’influence du vin local, chaleureux et charpenté: Gaillac est aussi un pays où il reste encore des professeurs indépendants d’esprit. L’affaire pourrait être une parodie concoctée par le Gorafi, mais elle est bien vraie.

 

AP PROF TABLEAU NOIRPour avoir voulu sauver du rebut les tableaux noirs de leur collège, six professeurs du cru ont été accusés de vol. Leurs arguments semblaient pourtant irréfutables.

Dès le mois de décembre, ils avaient adressé un courrier à la cheffe d'établissement, pour sauver «leur outil de travail», faisant valoir l'intérêt pédagogique pour le tableau noir plutôt que le tableau blanc mais aussi des arguments écologiques (pas de solvant) et financier (faible coût de la craie).

Comme on n’avait pas daigné répondre à leur requête, «les enseignants aidés par des parents d'élèves sont venus chercher les tableaux avec des camionnettes. La gendarmerie est alors intervenue, et les tableaux laissés sur place.»

Des domiciles ont donc été perquisitionnés et une pétition lancée en défense des voleurs. Quels obscurantistes rétrogrades! Vouloir enseigner à la craie plutôt qu’au marker à l’heure où les écoliers sont massivement équipés de tablettes. Comment fera-t-on pour écerveler les jeunes générations (et enrichir d’autant les fabricants de haute technologie) si les enseignants commencent à s’accrocher à des outils dépassés d’un autre siècle comme les moules à leur rocher?

Au fait, tout cela se passe au collège Albert Camus. L’auteur de l’Etranger doit tourner comme une toupie dans son cercueil de vieux bois.

http://log.antipresse.net/post/ecole-sus-aux-tableaux-noirs

 

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samedi 16 septembre 2017

Vidéos du jour

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais l'interview de notre président sur Sud radio m'a passablement agacé: c'était comme si les arguments de François Asselineau passaient "comme l'eau sur la plume d'un canard".

ARG VIDEOS FALe professeur Debray ne sort pas de ses certitudes européistes et reste imperturbable face à des arguments qui ne semblent pas le déstabiliser, Delvalle fait semblant de ne pas s'en mêler, le journaliste prend tout ça sur un ton humoristique et bon enfant, comme si cette affaire de "l'influence de la France dans le monde" n'était qu'une aimable plaisanterie. Frustrant.

Plus intéressant, cet entretien avec François Durpaire, "spécialiste" des Etats- Unis invité régulièrement sur toutes les chaines françaises d'inspiration euro- atlantiste (la quasi- totalité), qui, ici, se livre à un jeu étonnant et tout à son honneur de "découverte" d'un ancien candidat à la présidentielle. Comme quoi, on peut évoluer à tout moment et contre toute attente...

 

François Asselineau à l'émission "Avant, j'aimais pas la politique" FDM TV

https://www.youtube.com/watch?v=y7pRUvANiuY

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