jeudi 14 juin 2018

Guerre au Yémen : la France appelée par les ONG à cesser son double jeu

Riyad et ses alliés ont attaqué le 13 juin le port d'Hodeida, au Yémen, par lequel arrive la nourriture destinée à la population. Des ONG enjoignent Paris à annuler une conférence co-organisé avec l'Arabie saoudite et à faire pression sur celle-ci.

ACT MACRON YEMEN

Ce 13 juin, des forces pro-gouvernementales yéménites, appuyées par les Emiratis et les Saoudiens, ont lancé leur offensive sur le port stratégique de Hodeida, par lequel entre l'essentiel des importations du pays et de l'aide internationale.

[voir notre publication Yémen: Les États-Unis donnent leur feu vert au génocide ]

Le même jour, une quinzaine d'organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), ont écrit une lettre au président français pour l'exhorter à faire pression sur les Saoudiens et les Emiratis, membres de la coalition arabe impliquée dans la guerre au Yémen, au sujet de la situation dramatique de la population de ce pays. Pour ces organisations, il est «inconcevable de maintenir» la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris et co-organisée avec l'Arabie saoudite, alors même que le royaume wahhabite et ses alliés mènent une attaque sur le port d'Hodeida. 

La France et ses contradictions

Qualifiant d'un côté la situation au Yémen de «drame humain» et signant de l'autre main des contrats d'armement juteux avec l'Arabie saoudite, la France joue, pour nombre de commentateurs, un double jeu dans cette guerre aux conséquences humaines tragiques. Dans un rapport de mars 2018, Amnesty International avait mis en cause les livraisons d'armes françaises à l'Arabie saoudite, à l’origine, selon elle, de graves violations des droits de l'Homme dans le cadre de ce conflit. Selon un rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d'armement de la France, le royaume wahhabite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d’armes français. 

Guerre au Yémen : la France appelée par les ONG à cesser son double jeu© ministère des Armées

L'attaque nouvelle de la coalition menée par l'Arabie saoudite sur Hodeida vient aggraver la crise humanitaire extrême dans laquelle le pays en guerre est plongé. Ce port, indispensable à la sécurité alimentaire du Yémen, a été sous blocus de la coalition pendant plusieurs mois pour, officiellement, empêcher les rebelles houthis d'importer des armes. Sous la pression internationale, l'Arabie saoudite avait levé le blocus, mais renforcé les inspections de navires, ce qui ralentissait le fonctionnement du port. A tel point que des aliments pourrissaient avant même d’atteindre la terre ferme.

59ae9efd09fac287758b4567

Le 25 mai, l'ONU exhortait la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à accélérer les importations de nourriture et de carburant, avertissant que 10 millions de Yéménites supplémentaires pourraient être menacés de famine avant la fin de l'année. Des exigences auxquelles ne se sont pas pliés les Saoudiens et leurs alliés.

La pire crise humanitaire au monde

Depuis 2015, un conflit fait rage entre d'une part le gouvernement yéménite, soutenu par la coalition de Riyad, armée et soutenue, notamment, par les Etats-Unis et la Royaume-Uni, et d'autre part des combattants rebelles houthis, proches de l'Iran. La coalition est intervenue militairement au Yémen en 2015 pour restaurer le gouvernement qui avait été chassé de la capitale Sanaa par les rebelles. Les bombardements saoudiens ont fait près de 10 000 morts et plus de 55 000 blessés, selon l'Organisation mondiale de la santé. Plus de 2 200 autres personnes sont mortes du choléra. Ces derniers mois, les Houthis ont intensifié les tirs de missiles contre l'Arabie saoudite qui accuse Téhéran, son grand rival régional, de leur fournir ce type d'équipement. L'Iran reconnaît soutenir politiquement les Houthis mais nie tout appui militaire.

Sans craindre les contradictions, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a rappelé le 11 juin que l'aide internationale au Yémen devait continuer à passer par le port de Hodeida, mais il n'a pas mis en garde les Emiratis et les Saoudiens contre une éventuelle offensive sur la ville, alors que l'offensive était imminente. Martin Griffiths, le médiateur de l'ONU pour le Yémen, menait pour sa part début juin d'«intenses négociations» avec les Houthis, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis afin d'«éviter une confrontation militaire à Hodeida».

Selon les Nations unies, la situation qui a cours actuellement au Yémen est la pire crise humanitaire au monde. Quelque 8,4 millions de personnes sont à court de nourriture et risquent de mourir de faim. Entre la guerre et les épidémies, le Yémen est l'un des pays les plus pauvres du monde et l'ONU affirme que plus de 22 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire sur une population d'environ 25 millions d'habitants.

https://francais.rt.com/international/51573-yemen-france-appelee-cesser-son-double-jeu

BASE 14 995X225

Le tout dans un "silence assourdissant" de nos médias, sans doute plus préoccupés par le lancement de la coupe du monde de football en Russie...      P.G.

Posté par UPR Creuse à 06:42 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

mercredi 13 juin 2018

Yémen: Les États-Unis donnent leur feu vert au génocide

TRIBUNE LIBRE / Moon of Alabama

TL YEMEN ATTAQUE

Publié le 11 juin 2018 sous le titre Yemen – U.S. Grants Approval For Genocide

Traduit de l’anglais par Dominique Muselet

Le génocide au Yémen va commencer demain. Huit millions de Yéménites sont déjà au bord de la famine. Dix-huit millions de Yéménites sur vingt-six vivent dans le centre montagneux (en vert) qui est sous le contrôle des Houthis et de leurs alliés. Ils sont encerclés par les forces saoudiennes, les forces des Émirats arabes unis et leurs mercenaires. Il y a peu d’agriculture. La seule ligne d’approvisionnement en provenance de l’extérieur sera bientôt coupée. Les gens vont mourir de faim.

yemen-map20180604-768x455

Même avant la guerre, le Yémen importait 90% de son alimentation de base. Trois années de bombardements saoudiens/EAU ont détruit les infrastructures et la production locales. La guerre a déjà provoqué une famine massive et une grande épidémie de choléra. La côte yéménite est bloquée par les forces navales saoudiennes et américaines. Les seuls ravitaillements qui arrivent sont les livraisons de l’ONU et les livraisons commerciales par le port de Hodeidah sur la Mer Rouge (Al Hudaydah sur la carte).

 

 

Les Émirats arabes unis lancent des mercenaires locaux et des gangs islamistes contre les Houthis et leurs alliés. Au cours des derniers mois, ces forces venues du sud ont remonté le long de la côte jusqu’à Hodeidah. Les combats sont féroces :

De violents combats au Yémen entre les forces pro-gouvernementales et les rebelles chiites ont tué plus de 600 personnes des deux côtés au cours des derniers jours, ont déclaré lundi des responsables de la sécurité.

Demain, lorsque les médias seront occupés avec les photos du sommet Kim-Trump, les forces des Émirats arabes unis lanceront leur attaque contre la ville.

L’ONU, qui supervise la distribution de l’aide qui arrive à Hodeidah, a tenté de jouer les intermédiaires entre les parties :

L’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est rendu dans la capitale des Émirats arabes unis au cours du week-end pour tenter d’empêcher une attaque. M. Griffiths avait conclu un accord avec les rebelles Houthis qui contrôlent Hodeidah pour permettre à l’ONU de gérer le port conjointement. Mais selon des sources bien informées, il y a peu de chance que les Émirats arabes unis acceptent l’offre ou retardent l’assaut prévu.

Les sources bien informées ne se sont pas trompées. L’ONU est en train d’évacuer son personnel :

Lundi l’ONU évacuait son personnel de la ville portuaire yéménite assiégée d’Al Hudaydah, après que des pays membres de l’ONU ont appris qu’une attaque des forces dirigées par les Émirats arabes unis était imminente, selon deux diplomates. […]

Le Comité international de la Croix-Rouge a retiré son personnel de la ville pendant le week-end. […]

Les diplomates de la région disent qu’ils croient que seule une pression accrue de Washington pourrait empêcher l’assaut.

Mike_Pompeo_official_CIA_portrait

Les États-Unis, par l’intermédiaire de leur secrétaire d’État Pompeo, viennent de donner le feu vert aux Émirats arabes unis pour lancer leur attaque :

Les États-Unis suivent de près l’évolution de la situation à Hudaydah, au Yémen. J’ai parlé avec les dirigeants émiratis et exprimé clairement notre désir de répondre à leurs préoccupations en matière de sécurité tout en préservant la libre circulation de l’aide humanitaire et des importations commerciales qui sauvent des vies. Nous attendons de toutes les parties qu’elles honorent leur engagement à travailler avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Yémen sur cette question, à soutenir un processus politique pour résoudre ce conflit, à assurer l’accès humanitaire au peuple yéménite et à tracer un avenir politique stable pour le Yémen.

Ni les Émirats ni les Saoudiens n’ont intérêt à laisser entrer l’aide humanitaire. Ils sont absolument sans merci. Plus tôt aujourd’hui, ils ont bombardé un centre de traitement du choléra géré par Médecins sans frontières :

MSF Yémen @msf_yemen – 10:29 UTC – 11 juin 2018

« L’attaque de ce matin contre un centre de traitement du choléra @MSF à Abs par la coalition saoudienne et émiratie dénote un manque total de respect pour les installations médicales et les patients. Qu’elle soit intentionnelle ou que ce soit une bévue, c’est totalement inacceptable. »

La semaine dernière, les Saoudiens ont intentionnellement bombardé les installations du Conseil norvégien pour les réfugiés à Sanaa :

Le CNR a fourni à toutes les parties du conflit, y compris à la Coalition dirigée par l’Arabie saoudite, les détails et les coordonnées de nos opérations afin d’assurer la sécurité de notre personnel.

1476356254_050558_1476371007_noticia_fotograma

Hodeidah, avec ses 600 000 habitants et ses centaines de milliers de réfugiés, sera difficile à prendre. Aucun ravitaillement ne transitera par le port tant que le combat se poursuivra. Si les forces des Émirats arabes unis prennent le port, elles ne laisseront pas l’aide entrer dans les zones contrôlées par les Houthis. Il y aura une énorme famine, des centaines de milliers sinon des millions de personnes mourront.

Il serait facile pour l’administration de Trump d’arrêter l’attaque des Émirats arabes unis. Les forces spéciales américaines sont sur le terrain au Yémen, travaillant en étroite collaboration avec les forces des Émirats arabes unis. Les avions américains ravitaillent les bombardiers saoudiens et ceux des Émirats arabes unis. Les renseignements américains sont utilisés pour le ciblage. Les États-Unis fournissent les bombes. Sans le ravitaillement en vol des États-Unis, les chasseurs des Émirats arabes unis ne pourraient pas soutenir leurs forces au sol. Ils ne pourraient pas lancer d’attaque.

5af1e3f9488c7bfd168b4567

Dès le début, l’administration Trump est extrêmement proche des dirigeants israéliens, émiratis et saoudiens. Leur objectif commun est de contrer l’Iran. Mais l’Iran est peu impliqué au Yémen :

Il est très exagéré de prétendre que l’Iran a beaucoup d’influence sur les Houthis. Bien que les Houthis reçoivent un certain soutien de la part de l’Iran, il s’agit surtout d’un soutien politique, avec une aide financière et militaire minimale. Cependant, depuis que les Houthis ont pris le contrôle de Sanaa, le groupe est de plus en plus souvent présenté comme étant « soutenu par l’Iran » ou « chiite », ce qui suggère souvent une relation sectaire avec la République islamique. Pourtant, avant les bouleversements de 2011, le terme « chiite » n’était pas utilisé par les Yéménites pour désigner des groupes ou des individus yéménites. Les Houthis ne suivent pas la tradition du chiisme duodécimain prédominante en Iran, mais adhèrent au Zaydisme, qui dans la pratique est plus proche de l’islam sunnite, et n’a manifesté aucune solidarité avec d’autres communautés chiites.

5aba565109fac2e2218b4567

Les Saoudiens considèrent le Zaydisme comme un obstacle à leur influence au Yémen. Ils veulent contrôler le gouvernement yéménite. Les Émirats veulent contrôler le port d’Aden et les installations de stockage et de chargement du pétrole et du gaz du Yémen. L’administration Obama avait soutenu l’attaque saoudienne contre le Yémen pour que les Saoudiens acceptent l’accord nucléaire avec l’Iran. L’administration Trump soutient la guerre saoudo/UAE par ignorance. Elle croit au mythe iranien. Elle veut aussi vendre plus d’armes.

Des millions d’enfants et de civils paieront cette décision américaine de leur vie.

Moon of Alabama

Article original: Yemen – U.S. Grants Approval For Genocide

URL: https://arretsurinfo.ch/yemen-les-etats-unis-donnent-leur-feu-vert-au-genocide/

7dde865deb83ca9cf5b2ca3c658cb

dimanche 13 mai 2018

Trump met fin à l’accord nucléaire avec l’Iran. Et maintenant ?

TRIBUNE LIBRE /

TL TRUMP IRAN

Publié le 8 mai 2018 sous le titre Trump Ends The Nuclear Deal With Iran – What’s Next?

Dans un discours très belliqueux, Trump a annulé l’accord nucléaire avec l’Iran. Il y a aussi raconté beaucoup de mensonges. Mais rien de tout cela n’est surprenant. Les États-Unis ne respectent leurs accords qu’aussi longtemps qu’ils y voient un avantage à court terme – il suffit de demander aux Amérindiens. On ne doit jamais s’attendre à ce que les États-Unis tiennent parole.

Trump va réimposer des sanctions américaines contre l’Iran parce que :

• L’accord nucléaire a été négocié par l’administration Obama et donc il est mauvais ;
• Israël veut que l’Iran continue à passer pour un croque-mitaine ;
• Les sionistes et les fous furieux de la droite étasunienne veulent que les États-Unis attaquent l’Iran ;
• Trump a besoin que l’Iran reste le pire ennemi des États du Golfe pour leur vendre toujours plus d’armes américaines.

f1d456e600e38d60282cac7d4b784b68

Trois pays européens, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, étaient assez naïfs pour croire qu’ils pourraient empêcher ça. Le trio a proposé aux États-Unis d’imposer des sanctions supplémentaires à l’Iran pour d’autres raisons – missiles balistiques et engagement iranien en Syrie. Je n’en suis pas revenu quand j’ai appris ça. Il était évident dès le début que cette démarche ne ferait que discréditer ces pays ET qu’en plus elle échouerait. [C’est nous qui soulignons, ndlr]

Heureusement, l’Italie et des pays d’Europe de l’Est s’y sont opposés au niveau de l’UE. Ils n’étaient pas prêts à sacrifier leur crédibilité à cause de ça. Selon eux, l’accord nucléaire a été signé, et tous ceux qui l’ont signé doivent le respecter. Ils ont souligné que Trump n’avait donné aucune garantie qu’un effort européen supplémentaire changerait son point de vue.

Au cours des dernières semaines, le trio européen a tenté d’influencer Trump. En pure perte :

Vendredi, Pompeo a organisé une conférence téléphonique avec ses trois homologues européens. Des sources bien informées m’ont confié que Pompeo avait remercié le trio pour les efforts qu’ils avaient consentis depuis janvier pour trouver une formule qui convaincrait Trump de ne pas se retirer de l’accord nucléaire – mais il a clairement indiqué que le Président voulait prendre une direction différente.

Suite à la déclaration de Trump, les puissances européennes veulent publier une déclaration commune qui indiquera clairement qu’elles restent dans l’accord avec l’Iran afin d’empêcher sa désintégration.

Les sanctions que Trump veut réintroduire ne limiteront pas seulement les relations des États-Unis avec l’Iran, mais pénaliseront aussi d’autres pays. Cela mènera à une vague de mesures protectionnistes, car une partie au moins de ces autres pays va tenter de se protéger contre les lois américaines et pourrait même introduire des contre-sanctions :

« Nous préparons des dispositions pour protéger les intérêts des entreprises européennes », a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, aux journalistes à Bruxelles.

5af1e3f9488c7bfd168b4567

L’Iran s’en tiendra largement à l’accord nucléaire si l’UE le défend efficacement et n’entrave pas les accords iraniens avec les entreprises européennes. Si l’UE ne le fait pas, l’accord nucléaire sera nul et non avenu. L’Iran sortira de l’accord. Le gouvernement néolibéral Rohani, qui a conclu l’accord, tombera et les conservateurs reviendront au pouvoir. Ils défendront la souveraineté de l’Iran à tout prix.

Les États-Unis semblent croire qu’ils peuvent revenir à la position qu’Obama avait adoptée dans les années qui ont précédé l’accord nucléaire. L’Iran était soumis aux sanctions de l’ONU et tous les pays, y compris la Chine et la Russie, les respectaient. L’économie iranienne était en grave difficulté. Le pays a été forcé de négocier pour s’en sortir. Cette situation ne se renouvellera pas.

La crédibilité des États-Unis est sérieusement ébranlée. Elle a enlevé son gant de velours. Et sa main de fer s’est révélée impuissante en Afghanistan, en Irak et en Syrie.

463538252

La Chine et la Russie sont en train de conclure de gros accords avec l’Iran et sont maintenant devenus ses protecteurs. Bien qu’ils n’aient pas d’idéologie commune, les trois pays s’opposent à un monde globalisé régi exclusivement par des règles « occidentales ». Ils ont le pouvoir économique, la population et les ressources nécessaires pour le faire. Ni les États-Unis, ni l’Europe, n’ont encore accepté cet état de fait.

L’Iran a non seulement de nouveaux alliés, mais il a progressé au Moyen-Orient à cause de la stupidité des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite. Les guerres en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen ont toutes renforcé la position de l’Iran alors même qu’il s’en est largement tenu à l’écart. Les récentes élections au Liban se sont bien passées pour le camp de la  » résistance « . Au Liban, le Hezbollah n’a plus de challengers. Les prochaines élections en Irak donneront naissance à un nouveau gouvernement favorable à l’Iran. L’armée syrienne est en train de gagner la guerre menée contre son pays. La position des États-Unis en Afghanistan est sans espoir. L’Arabie saoudite se dispute actuellement avec les Émirats arabes unis à propos de la guerre contre le Yémen. La prise de bec du CCG* avec le Qatar n’est toujours pas résolue.

000_14G2H9

Israël veut garder l’Iran comme croque-mitaine pour détourner l’attention de sa campagne génocidaire contre les Palestiniens, mais il ne veut pas d’une grande guerre. Le Hezbollah au Liban possède suffisamment de missiles pour rendre très inconfortable la vie des Israéliens. Une guerre contre l’Iran pourrait facilement se terminer avec Tel-Aviv en flammes.

Il y a des gens dans l’administration Trump qui vont faire de leur mieux pour déclencher une guerre avec l’Iran. L’administration Bush voulait aussi le faire. Mais tous les exercices de simulation d’une campagne militaire contre l’Iran finissaient mal pour les États-Unis et ses États alliés. Les pays du Golfe sont extrêmement vulnérables. Leur production de pétrole pouvait être rapidement arrêtée. La situation n’a pas changé. Les États-Unis se trouvent maintenant dans une position stratégique pire qu’elle ne l’était après l’invasion de l’Irak. S’il y a encore quelques personnes sensées à la direction du Pentagone, elles supplieront la Maison-Blanche de ne pas se lancer dans une telle aventure.

Le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire est une énorme erreur. Le ministre de la Défense Mattis s’y était opposé. Trump fera-t-il une erreur encore plus grande contre l’avis de ses conseillers militaires ? Va-t-il déclarer la guerre à l’Iran ?

Moon of Alabama

Original: Trump Ends The Nuclear Deal With Iran – What’s Next?

Traduction : Dominique Muselet

URL: https://arretsurinfo.ch/trump-met-fin-a-laccord-nucleaire-avec-liran-et-maintenant/

*Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (arabe : مجلس التعاون لدول الخليج العربية) ou Conseil de coopération du Golfe (CCG) (arabe :مجلس التعاون الخليج العربي) est une organisation régionale regroupant six monarchies arabes et musulmanes du golfe Persique : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_coop%C3%A9ration_du_Golfe).

Posté par UPR Creuse à 07:42 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

lundi 7 mai 2018

Brèves d'antipresse

BREVES 7MAI18

9/11 | Si ce n’est toi, c’est donc l’Iran!

C’est si burlesque qu’on aurait envie d’en tirer une comédie bouffonne, ou au moins une fable de La Fontaine! Après avoir servi de prétexte à l’invasion de l’Afghanistan et à la deuxième destruction de l’Irak, voici que les attentats du Onze-Septembre sont facturés à… l’Iran.

«Un juge fédéral de New York, dans un verdict par contumace, a condamné l’Iran à payer des milliards de dollars de dommages et intérêts aux familles affectées par les attaques terroristes du Onze-Septembre. Le juge George Daniels a établi que la République islamique et d’autres institutions devaient payer 12,5 millions par époux, 8,5 millions par parent, 8,5 millions par enfant et 4,25 par frère ou sœur tués dans les attentats.»

Quel rapport entre le 9/11 et l’Iran? Mystère! Et pourquoi ne pas adresser la facture à l’Arabie saoudite, 15 des 19 terroristes impliqués étant citoyens de ce pays? Personne n’y pense. La condamnation, bien entendu, risque de rester «largement symbolique». Aussi longtemps qu’on n’aura pas parachuté un gouvernement complaisant à Téhéran…

http://log.antipresse.net/post/9-11-si-ce-nest-toi-cest-donc-liran?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

RAPPEL | Yougoslavie-Ukraine, la manipulation comme système (conférence)

Entre le bizarre empoisonnement de Salisbury, le gazage suspect de Douma et les calamiteuses «révélations» de M. Netanyahou sur un hypothétique programme nucléaire iranien, l’actualité internationale des dernières semaines ressemble à un catalogue de manipulations.

On peut toutefois y discerner des constantes. En particulier lorsqu’on a étudié de près les campagnes de désinformation liées à la crise ukrainienne, elle-même calquée sur le modèle yougoslave.

En 2015, Slobodan Despot avait donné une conférence exhaustive sur le sujet à Genève, à l’invitation de l’Agence pour les Droits de l’Homme.

https://www.youtube.com/watch?v=7xtXVFd3M5k&feature=share

http://log.antipresse.net/link/rappel-yougoslavie-ukraine-la-manipulation-comme-systeme-conference?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

IRAN | Qui menace qui?

Une infographie très éloquente circule depuis quelque temps sur les réseaux sociaux. Elle montre, comme dans Astérix, montre la disposition des 26 campements américains aux frontières de l’Iran. C’est vrai: qu’avaient-ils, ces Perses, à s’approcher aussi dangereusement des bases militaires U. S.?

 

http://log.antipresse.net/post/iran-qui-veut-la-guerre?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

 

 

 

IDÉES | La «culture» aura-t-elle la peau de l’art?

Féroce coup de gueule de Cécile Guilbert dans La Croix sur l’étouffement de l’art par la «culture», «cette industrie appliquée aux Beaux-Arts, ce bazar mondial que le génial polémiste viennois Karl Kraus définissait déjà en son temps comme "le mal rapporté au système des valeurs esthétiques"».

«D’où mon interrogation sur la prolifération contemporaine croissante d’« installations », de « dispositifs », d’« événements » culturels à propos desquels même le mot exposition ne convient plus tant ils semblent n’avoir pour finalité que de nous en mettre justement « plein la vue », c’est-à-dire – CQFD – nous dissuader de penser. Démesure et monumentalité des formats, des lieux d’expos, des coûts et des prix, n’est-ce pas là d’ailleurs le propre d’un certain art dit contemporain, entreprise d’intimidation et de terreur habile à compenser l’anéantissement des facultés sensibles par l’ironie de ses gros jouets pour milliardaires ?»

http://log.antipresse.net/post/idees-la-culture-aura-t-elle-la-peau-de-lart?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

USA | Implication militaire directe contre le Yémen

Puisque c’est le New York Times qui le dit: des Bérets verts américains ont prêté assistance aux troupes saoudiennes dans leur lutte contre la «menace» des rebelles houthis.

«Pendant des années, l’armée américaine a essayé de se distancer de la guerre civile brutale au Yémen, où les forces dirigées par l’Arabie saoudite combattent des rebelles qui ne représentent aucune menace directe pour les Etats-Unis. Mais vers la fin de l’année dernière, une équipe d’une douzaine de Bérets verts est arrivée à la frontière arabo-yéménite, dans le cadre d’une escalade continuelle des guerres secrètes américaines. Pratiquement sans aucun débat public, les commandos de l’armée sont allés aider à localiser et détruire des caches de missiles balistiques et des sites de lancement que les rebelles houthis du Yémen utilisent pour attaquer Riyadh et d’autres villes saoudites.»

Pendant qu’ils crient au boucher en Syrie, les Etats-Unis et leurs satellites occidentaux contribuent donc directement à une guerre féroce dont les populations du Yémen sont les premiers martyrs.

http://log.antipresse.net/post/usa-implication-militaire-directe-contre-le-yemen?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

TSAHAL | La sénatrice est trop curieuse

C’est une curiosité administrative qui commence à faire dresser les oreilles: les dons (indirects) à l’armée israélienne ont la vertu miraculeuse de vous valoir une exemption fiscale à hauteur de 60%. La sénatrice de l’Orne UDI-UC Nathalie Goulet a posé par écrit une question sur cette anomalie au secrétaire d’Etat chargé du budget.

«Reste que Nathalie Goulet n'a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.»

http://log.antipresse.net/post/tsahal-la-senatrice-est-trop-curieuse?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

dimanche 29 avril 2018

Ce petit garçon qui se cramponne à son père mort ne deviendra jamais le « visage de la guerre au Yémen »

Une photo d'une horreur indicible prise après des frappes saoudiennes sur un mariage au Yémen dimanche dernier montre un petit garçon se cramponnant au cadavre de son père. Mais il y a fort à parier que cet enfant ne sera jamais présenté comme le « visage de la guerre » dans les médias mainstream.

TL YEMEN ENFANT

Sur des photos et des séquences vidéos de l'après-bombardement, qui a eu lieu dans un village isolé de la province de Hajjah, dans le nord-ouest du Yémen, le jeune garçon, probablement âgé de 7 ou 8 ans, se cramponne au corps d'un homme, agrippant sa chemise et répétant « non, non, non » tandis que des secouristes tentent de l'éloigner. Des personnes sur le terrain ont déclaré à Ruptly que l'enfant affirmait avec insistance que son père était simplement endormi et qu'il ne tarderait pas à se réveiller pour le ramener dans leur village, non loin du village bombardé.

Il est probablement resté là pendant des heures, à en juger par certaines photos prises durant la nuit, ainsi qu'au matin. Un caméraman de Ruptly a déclaré que le corps de l'homme avait été évacué en dernier, et que l'enfant était resté à ses côtés jusqu'au bout.

Voici une petite prédiction. Ce garçon ne figurera jamais en prime time dans les médias mainstream, même si sa frêle silhouette et sa pathétique témérité enfantine sont à fendre le cœur. Aucune présentatrice bien payée et impeccablement maquillée ne dira sur un ton larmoyant que ces images sont insupportables. Aucun correspondant ne confrontera le ministre des Affaires étrangères saoudien, en lui montrant les photos et en lui disant droit dans les yeux : « Ceci est un crime de guerre, Monsieur. » Au Conseil de sécurité des Nations Unies, la tragédie de ce petit garçon ne servira pas à dénoncer un régime criminel qui massacre des civils en toute impunité.

MBS MACRON

Pour retenir l'attention de l'Occident, les enfants victimes de bombardements doivent venir d'un autre pays. D'un pays où les bombes qui tuent des civils ne sont pas fournies par les USA ou par l'Angleterre. Où les signes flagrants de malnutrition ne constituent pas une accusation silencieuse contre l'Arabie saoudite, qui bloque l'approvisionnement en nourriture, en médicaments et en carburant pour les gens qui s'opposent à l'invasion. Les « bonnes » victimes se trouvent en Syrie, pas au Yémen.

w1920_h1080

Les médias mainstream semblent avoir adopté une approche très sélective, pour ce qui est des enfants victimes de la violence terroriste. À leurs yeux, nombre d'entre eux ne méritent tout simplement pas la compassion ou la moindre couverture médiatique. Une zone d'ombre recouvre la Bande de Gaza, où des enfants ont été blessés et tués la semaine dernière par des soldats israéliens gardant la barrière de séparation. Une zone d'ombre recouvre également l'Est de l'Ukraine en rébellion, où des dizaines d'enfants furent tués par des tirs d'obus en 2014, lorsque les autorités installées à la suite du coup d'État à Kiev déployèrent l'armée pour faire plier les rebelles. Idem pour tout autre endroit du monde où la violence est commise par le « bon camp ».

La cinquantaine de personnes tuées au mariage yéménite viendront s'ajouter aux statistiques de guerre, et figureront dans le dernier rapport de l'ONU ou d'Amnesty International. Il est peu probable qu'elles affectent la capacité de l'Arabie saoudite d'acquérir des armes occidentales, de recevoir des renseignements de la part des Occidentaux concernant les bombardements, ou d'être ravitaillée en carburant.

On peut se demander ce que deviendra ce petit garçon plus tard.

https://fr.sott.net/article/32298-Ce-petit-garcon-qui-se-cramponne-a-son-pere-mort-ne-deviendra-jamais-le-visage-de-la-guerre-au-Yemen-IMAGES-CHOQUANTES

MONTAGE ARABIE ALLIES YEMEN

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

jeudi 12 avril 2018

«Nouveau partenariat stratégique» : l'Arabie saoudite, toujours plus proche de la France ?

La tournée occidentale du prince héritier saoudien le mène des Etats-Unis à la France. Sur fond de polémique liée aux ventes d'armes et à la guerre au Yémen, cette visite doit être l'occasion de conclure un «nouveau partenariat stratégique».

ACT VISITE MBS PARIS

Le prince héritier et de facto dirigeant d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (dit «MBS») est arrivé ce 8 avril en France, avant des rencontres officielles les 9 et et 10 avril. Un événement diplomatique que l'Elysée qualifie de majeur, bien que la durée du séjour du futur monarque n'ait rien de comparable avec son voyage de plusieurs semaines aux Etats-Unis.

«La qualité des relations franco-saoudiennes ne se jauge pas à l’aune de la durée du séjour du prince héritier sur notre territoire», a ainsi fait valoir l'Elysée. A en croire la diplomatie française, elle ne se jugera pas non plus au nombre de contrats signés avec la pétromonarchie wahhabite – qui devrait être relativement restreint – mais au «nouveau partenariat stratégique» que les deux Etats semblent décidés à nouer.

L'Elysée parle en effet d'une «nouvelle coopération» envisagée selon «une vision commune» avec le royaume, qui a entrepris de se donner une image plus libérale à l'international et souhaite transformer en profondeur son économie, trop dépendante de la rente pétrolière. «Il ne s'agit pas d'une visite d'Etat traditionnelle», confirme de son côté une source proche de la délégation du prince héritier, citée par l'AFP.

Jean-Yves Le Drian s'est dit impressionné par les efforts saoudiens

Le 16 novembre 2017, le ministre français des Affaires étrangères en visite à Riyad, déclarait déjà : «Nous sommes impressionnés par les réformes que vous menez aujourd'hui dans le cadre de la Vision 2030 qui porte un plan ambitieux de développement socio-économique pour le royaume.»

Une proximité renforcée sous François Hollande

En effet, au cours du précédent quinquennat, les relations étaient au beau fixe entre la France et l'Arabie saoudite – Paris trouvait dans le royaume wahhabite un marché florissant pour son industrie aéronautique, tandis que Riyad voyait en Paris un allié de choix dans sa lutte contre l'influence iranienne.

A l'occasion de la première réunion de la Commission conjointe franco-saoudienne en juin 2015, plus de 10 milliards de dollars de contrats avaient été conclus entre la France et l'Arabie saoudite : 23 hélicoptères multifonctions Airbus H145, pour un montant de 500 millions de dollars, 30 Airbus A320 et 20 Airbus A330 par la compagnie Saudi Airlines, pour un montant de 8 milliards de dollars, ainsi que l'étude de faisabilité de la construction de deux réacteurs nucléaires EPR dans le royaume.

Laurent Fabius et Mohamed ben Salmane, qui était à l'époque ministre saoudien de la Défense, avaient alors tenu à réaffirmer l'entente plus que cordiale qui régnait entre Paris et Riyad, précisant que ces relations stratégiques s'inscrivaient dans une longue histoire. Peu de temps auparavant, le prince avait d'ailleurs été reçu à l'Elysée par François Hollande, lequel avait déjà fait un déplacement à Riyad début mai.

Plus symboliquement, l'année suivante, en mars 2016 à l'Elysée, François Hollande avait remis, en toute discrétion, la légion d'honneur au prince saoudien Mohammed ben Nayef «pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme» selon un communiqué de l'agence saoudienne SPA.

Un lien que ne semble pas compromettre la polémique yéménite

225714_yemen_-_saudi_led_airstrikes_hit_yemen_s_capital

La guerre au Yémen, qui a fait plus de 10 000 victimes civiles depuis mars 2015 et à laquelle l'Arabie saoudite prend part, à la tête d'une coalition accusée par des ONG et l'ONU de violations généralisées et systématiques du droit humanitaire, n'a semble-t-il en rien fait dévier l'amitié indéfectible entre les deux pays. Amnesty international et l'ONG de lutte contre la torture et la peine de mort ACAT, ont également pointé du doigt le fait que ces violations contredisent les traités internationaux sur les ventes d’armes tels le que le Traité sur le commerce des armes (TCA) et la Position commune du Conseil de l'Union européenne, auxquels la France a souscrit.

Interrogée à cet égard en février dernier, la ministre des Armées Florence Parly avait d'ailleurs dû botter en touche et, visiblement gênée, se contenter de déplorer «une épouvantable crise humanitaire» et «un drame humain», alors que la question du journaliste portait précisément sur les armes vendues par la France à l'Arabie saoudite.

MBS MACRON

En outre, à l'approche de la visite du prince héritier saoudien en France, l'ONG Human Rights Watch, s'était indignée dans les colonnes de Libération du 7 avril que l'Elysée déroule «le tapis rouge» à l'Arabie saoudite – pays dirigé selon lui «d’une main de fer, en dépit de réformes de façade», «plongé son pays dans une répression accrue» et menant au Yémen «une intervention militaire implacable, entachée de crimes de guerre».

 

Un renforcement des relations Occident-Riyad sous l'impulsion de Donald Trump ?

La volonté franco-saoudienne d'établir un «nouveau partenariat stratégique» fait écho, en outre, à un spectaculaire renforcement des liens économiques et politiques entre Washington et Riyad – laissant imaginer, donc, une lune de miel plus globale entre l'Occident et le royaume wahhabite.

europe_usa

Ainsi, aux Etats-Unis, si l'administration de Barack Obama entretenait un rapport compliqué avec Riyad (celui-ci l'accusant d'être trop conciliant à l'égard de l'Iran), celle du républicain Donald Trump se montre beaucoup plus ouverte à une collaboration de premier plan avec le royaume saoudien.

Pour son premier déplacement à l'étranger après son accession à la Maison Blanche, Donald Trump avait choisi de se rendre en Arabie saoudite, en mai 2017 ; à cette occasion , le royaume avait acheté pour 110 milliards de dollars d'armements américains, partie d'un contrat de 350 milliards sur 10 ans.

Un an plus tard, lors de la visite du prince héritier en mars à Washington, l'actuel locataire de la Maison Blanche a proclamé sa «grande amitié» avec Mohammed ben Salmane et a fixé sans ambages l'objectif de ce réchauffement des relations américano-saoudiennes : «L'Arabie saoudite est un pays très riche et vous allez, j'espère, donner une part de cette richesse aux Etats-Unis sous la forme d'emplois et d'achats du meilleur matériel militaire qui soit au monde.»

Confirmant l’espoir du président américain, le jeune prince a assuré que Riyad travaillait sur «un plan d’investissement de 200 milliards de dollars avec Washington», ajoutant que son royaume «souhait[ait] vivement renforcer les relations avec les Etats-Unis et les piliers d'une forte amitié entre les deux pays».

ue-otan

La visite de Mohammed ben Salmane à Paris, qui intervient juste après un séjour au Royaume-Uni puis aux Etats-Unis, jouira-t-elle des mêmes auspices qui ont présidé à ces bons échanges diplomatiques et commerciaux ? Quels accords la France tirera-t-elle de sa rencontre avec Riyad, que les grandes puissances occidentales semblent si promptes à courtiser pour ses largesses ? Un renforcement des relations franco-saoudiennes s'opérerait-il à la faveur d'un ancrage de Paris dans un axe atlantiste sur la scène internationale ? Autant de questions qui ne manqueront pas de jalonner les rencontres de ben Salmane dans l'Hexagone.

https://francais.rt.com/international/49541-arabie-saoudite-partenaire-toujours-plus-proche-france

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 29 novembre 2017

La France complice d’un crime de masse au Yémen

Dans l’indifférence générale, le pays le plus pauvre du monde arabe subit l’horreur d’une agression étrangère meurtrière. Bombardée nuit et jour, la population est affamée par le blocus. Le compte 27 millions d’habitants. Selon l’ONU, 10 millions d’entre eux nécessitent une aide humanitaire d’urgence, 7 millions sont menacés par la famine et un million sont la proie d’une épidémie de choléra. La pénurie de carburant paralyse les transports, le fonctionnement des réseaux d’eau potable, d’électricité, d’assainissement.

ARG YEMEN STOP WAR

L’aviation saoudienne n’épargne ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les lieux de culte. Répandant la terreur, elle cherche à faire plier le peuple yéménite. Ce n’est pas une guerre contre des combattants, mais une entreprise de démoralisation de la population, de destruction totale, d’arasement des infrastructures. L’action combinée des frappes aériennes et du blocus (aérien et maritime) vise à mettre à genoux une population tout entière. Riyad prétend défendre le gouvernement légitime. Mais alors, pourquoi imposer le blocus à l’ensemble du pays ?

Depuis mars 2015, la coalition dirigée par les wahhabites massacre des civils en prétendant combattre une rébellion coupable de s’être alliée avec l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur pro-saoudien Abd Rabbo Mansour Hadi. Cette intervention a fait plus de 10 000 victimes, mais elle n’a pas fait bouger les lignes de force. L’offensive terrestre a échoué, la résistance yéménite est farouche, et un missile a frôlé la capitale saoudienne le 9 novembre. Des centaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition dans un pays dévasté par les bombes et affamé par le blocus, mais cette guerre est sans issue.

La propagande saoudienne la justifie, pourtant, en invoquant la légalité internationale. Le mouvement “Ansarullah” a investi la capitale du pays en septembre 2014 et poussé le président Mansour Hadi à la démission en janvier 2015. Ce succès inattendu a pris de court les Saoudiens et leurs parrains occidentaux. Décidés à intervenir, ils ont obtenu du conseil de sécurité de l’ONU le vote de la résolution 2216 du 14 avril 2015 condamnant la prise du pouvoir par les Houthis et réaffirmant la légitimité du président Hadi.

Cette décision onusienne a offert une couverture juridique autorisant Riyad à frapper le Yémen sans ménagement pour vaincre la rébellion. Perversion du droit international, c’est un chèque-en-blanc qui permet au pays arabe le plus riche d’écraser sous les bombes le pays arabe le plus pauvre. Tout se passe comme si l’agresseur bénéficiait d’une sorte de permis de tuer à grande échelle, avec la bénédiction de puissances occidentales qui lui fournissent des armes en quantité illimitée tandis que la rébellion houthie se voit frappée par l’embargo.

Les armes utilisées pour massacrer le peuple yéménite, la coalition ne les a pas trouvées au pied d’un sapin de Noël. Ce sont des armes occidentales. Les bombes larguées sur les enfants yéménites sont d’une précision remarquable. Félicitations ! Le système de guidage électronique est français. Grâce à leur rayon d’action, les F-35 saoudiens peuvent frapper où ils veulent. Encore bravo, les avions-ravitailleurs sont français. Le blocus maritime qui affame la population yéménite est d’une redoutable efficacité. Cocorico, la marine française y participe. L’histoire retiendra que Hollande et Macron ont fait crever les enfants yéménites.

Que vaut la vie de ces pauvres gosses, en regard de notre merveilleuse industrie de la mort ? La monarchie saoudienne est le premier client de la France. Elle lui a acheté 9 milliards d’armes entre 2010 et 2016, soit 15 à 20 % des exportations françaises. Sans états d’âme, la République arme le bras de l’assassin. Depuis deux ans, Riyad commet un crime de masse dont Paris est complice. En 2011, la France a détruit la Libye au nom des droits de l’homme. En 2017, elle participe à la destruction du Yémen au nom du chiffre d’affaires. La “patrie des droits de l’homme” n’est plus qu’un tas de fumier.

Curieusement, le chœur des pleureuses est aux abonnés absents. Il est vrai qu’on n’est pas en Syrie. Ni “Casques blancs” experts en maquillage, ni parlementaires écolos en vadrouille, ni droits-de-l’hommistes pour signer des pétitions. Le Yémen n’intéresse personne à Saint-Germain-des-Prés. Il est sorti des écrans-radar de la bobosphère. Mais pourquoi tant d’indifférence de la part de bonnes âmes si promptes à s’affliger du malheur planétaire ? La propagande occidentale nous fournit immédiatement la réponse : c’est la complicité des Houthis avec Téhéran. Appartenant à la communauté chiite “zaydite”, le mouvement “Ansarullah” servirait les ambitions de l’Iran.

Le voilà donc, son crime impardonnable, à ce Yémen rebelle. Il est du côté des forces du mal, il pactise avec les mollahs. Les Houthis et leurs alliés admirent le Hezbollah libanais, ils soutiennent la Syrie souveraine, ils croient encore au nationalisme arabe. C’est inadmissible. Pire encore, ces incorrigibles Yéménites, eux, n’ont jamais marchandé leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour les impérialistes et leurs larbins, la rébellion victorieuse à Sanaa est une scandaleuse anomalie, une verrue à supprimer du paysage. C’est le Vénézuéla de la péninsule arabique. Ne cherchons pas plus loin les raisons du calvaire qu’on inflige à ce peuple courageux.

Bruno Guigue

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/france-complice-dun-crime-de-masse-yemen-bruno-guigue/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

Yémen : Blocus américano-saoudien pour affamer la population

Par Patrick J. Buchanan | 23 novembre 2017 | Buchanan.org

Notre but est « d’affamer la population – hommes femmes et enfants, vieux et jeunes, blessés et bien portants – jusqu’à sa complète soumission. » Ces mots ont été prononcés par Winston Churchill, Premier Lord de l’Amirauté.

ACT YEMEN AS US

Il parlait de l’Allemagne au début de la Grande Guerre de 1914 – 1918. Les Américains avaient dénoncé ce blocus alimentaire qui allait coûter la vie à des millions de civils allemands.

Pourtant, lorsque nous sommes entrés en guerre en 1917, un amiral américain prédisait au Premier Ministre britannique Lloyd George : « Vous verrez qu’il ne nous faudra que deux mois pour devenir d’aussi grands criminels que vous. »

Mais après l’Armistice du 11 novembre 1918, il a fallu attendre la capitulation de l’Allemagne pour que le blocus soit levé, à la demande des Alliés, dans le cadre du Traité de Versailles.

En mars 1919 encore, soit quatre mois après que les Allemands eurent déposé les armes, Churchill se levait en plein Parlement pour déclarer d’un air réjoui :  " Nous appliquons le blocus à la lettre et l’Allemagne est au bord de la famine. "

Les conditions de ce blocus étaient si sévères pour l’Allemagne que le Général britannique Sir Herbert Plumer vint protester auprès de Lloyd George à Paris en invoquant la démoralisation qui s’emparait de ses troupes sur le Rhin à la vue de ces « hordes d’enfants squelettiques au ventre ballonné essayant de chaparder quelques restes près des cantonnements britanniques. »

Le blocus alimentaire était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Mais les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont fait oublier cette étape significative dans la marche de l’Occident vers la barbarie.

Un crime comparable est commis aujourd’hui contre les peuples les plus pauvres du monde arabe – et ce, avec la complicité des Etats-Unis [et de l’UE, ndlr].

En 2015, après le renversement à Sanaa du régime pro-saoudien par les Houthis et leur prise de contrôle d’une grande partie du pays, l’Arabie Saoudite a attaqué et envahi le Yémen. Elle inflige à présent à ce pays un blocus aérien, terrestre et maritime, en réaction au missile houthi tiré ce mois sur Ryad – qui a été intercepté et détruit.

Les Saoudiens disent qu’il s’agit d’un missile iranien, tiré avec le soutien du Hezbollah, et dénoncent un « acte de guerre » contre le royaume. Les Houthis admettent être à l’origine du tir de missile, mais l’implication de l’Iran et du Hezbollah est récusée par les trois.

Quelles que soient les circonstances de l’attaque, ce que les Saoudiens, soutenus par les Etats-Unis, sont en train de commettre en infligeant ce blocus à une population démunie, est inhumain et indéfendable.

Les importations sont interrompues au Yémen [après trois semaines le blocus vient d’être levé, ndlr], alors que ce pays importe presque 90 pour cent de sa nourriture, de son pétrole et de ses médicaments. Du fait d’une pénurie de fuel, indispensable pour purifier l’eau, Sanaa et le port de Hodaida, qui sont les villes les plus importantes sous contrôle Houthi, n’ont plus eu accès à l’eau potable.

Des milliers de personnes sont mortes du choléra. Des centaines de milliers d’autres courent le même risque. Les enfants sont menacés d’une épidémie de diphtérie. Le pays étant à court de médicaments et de traitements, les personnes diabétiques et cancéreuses risquent de mourir.

Si les aéroports et les ports contrôlés par les Houthis ne reçoivent pas l’autorisation de ré-ouvrir, et que les produits humanitaires et de première nécessité ne peuvent être acheminés, la population yéménite devra faire face  à de graves pénuries et à la famine.

Qu’ont fait ces gens pour mériter un tel traitement ? Et que nous ont-ils fait pour que nous laissions les Saoudiens leur infliger ce traitement ?

Les Houthis ne sont, ni Al-Qaïda, ni Daesh. Ces groupes terroristes sunnites sont d’ailleurs détestés par les Houthis.

Est-ce la nouvelle manière de faire la guerre que l’Amérique a trouvée ? A l’approche de Noël et du Nouvel An, sommes-nous prêts, nous, peuple américain, à laisser se produire sans réagir cette catastrophe humanitaire ? Et à laisser se dresser un mur de haine entre nous et des générations de Yéménites meurtris, aux yeux desquels le nom de notre pays restera terni à jamais ?

L’argument des Saoudiens est que le spectre de la famine va convaincre le peuple yéménite de se retourner contre les rebelles et contraindre les Houthis à se soumettre. Mais si cette stratégie échoue ? Si les Houthis, qui tiennent le nord du pays depuis plus de deux ans, ne se rendent pas ? Que se produira-t-il alors ?

Nous contenterons-nous de rester de passifs observateurs, alors que des milliers et des dizaines de milliers de civils – vieux, malades, faibles, enfants et nouveaux-nés – meurent à cause d’un blocus imposé avec le soutien des puissants Etats-Unis d’Amérique ?

Sans le ciblage et le ravitaillement américain, les avions saoudiens ne seraient pas en mesure d’attaquer efficacement les Houthis et Riyad ne gagnerait pas cette guerre. Mais à quel moment le Congrès a-t-il autorisé cette guerre contre une nation qui ne nous a jamais attaqués ?

C’est le Président Obama qui, le premier, a donné son accord au soutien de l’effort de guerre saoudien. Le Président Trump a poursuivi sur cette lancée ; la guerre au Yémen est devenue sa guerre et… sa catastrophe humanitaire.

Le Yémen vit sans conteste la crise humanitaire la plus sévère de la planète, et la responsabilité de l’Amérique dans cette crise est essentielle et indéniable.

Si les Etats-Unis annonçaient au prince héritier Mohammed bin Salman que nous cessons de soutenir sa guerre, les Saoudiens devraient se rendre à l’évidence qu’ils ont perdu cette guerre.

En fait, compte tenu de l’échec de Riyad dans la guerre civile en Syrie, de son échec à mettre fin à la rébellion du Qatar, de l’impasse de sa guerre au Yémen doublée des désastres en matières des droits humains infligés à ce pays, il se pourrait que Trump voie sous un autre jour cette monarchie sunnite qui constitue la colonne vertébrale de la politique des Etats-Unis dans le Golfe persique. 

Par Patrick J. Buchman | COPYRIGHT 2017 CREATORS.COM

Patrick J. Buchman est l’auteur de  Churchill, Hitler, and “The Unnecessary War”: How Britain Lost Its Empire and the West Lost the World. Pour plus d’informations sur ses travaux voir sa page web: www.creators.com.

Publié le 23 Novembres sous le titre : The US-Saudi Starvation Blockade

Traduit par Sylvie Jolivet pour Arrêt sur info

Source : http://arretsurinfo.ch/yemen-blocus-americano-saoudien-pour-affamer-la-population/


 

BASE 14 995X225Honneur à ces citoyens américains capables de dénoncer les crimes de leur propre pays. Au fait, où sont passées les organisations de "défense des droits de l'Homme"?

 Heureusement, quelques asociations humanitaires tentent de se faire entendre. Mais ça ne semble pas beaucoup intéresser les médias. On se demande bien pourquoi...  P.G.

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 27 septembre 2017

Le Myanmar a besoin d’une solution diplomatique, pas d’un autre djihad soutenu par l’Occident

Alors que l’Occident et une grande partie du monde musulman ignorent le Yémen et la Palestine, cela doit les arranger qu’une « guerre sainte » dirigée contre la Chine, ennemie des occidentaux, se développe et fasse diversion. 

Par Afra’a Dagher, journaliste syrienne basée à Lattaquié en Syrie.

ARG BIRMANIE MOSQUEEDepuis le 26 mars 2015, l’Arabie saoudite commet un génocide au Yémen. Des innocents au Yémen ont subi une épidémie de choléra provoquée volontairement; et maintenant ils subissent la faim, un phénomène commun pour les enfants du Yémen, pratiquement tous musulmans.

Où sont alors les voix de la soi-disant communauté musulmane mondiale, l’Oumma, quand il s’agit de parler du Yémen dont le peuple n’est pas massacré par des bouddhistes mais par des musulmans ? Je mentionne les bouddhistes parce que beaucoup de gens appellent les Saoudiens à venir en aide au peuple musulman rohingya du Myanmar. Peut-être que ces voix « musulmanes » ont oublié que les Saoudiens sont le principal exportateur de terrorisme dans d’autres pays musulmans, y compris la Syrie.

En outre, la Turquie qui parle beaucoup du Myanmar n’a pas encore levé un petit doigt pour le Yémen.

Franchement, la religion n’est qu’une fausse couverture lorsque l’on perd son humanité. L’humanité est la véritable essence de la religion et ceux qui n’ont aucune compassion pour le peuple du Yémen ont trahi leurs propres soi-disant frères et ont révélé leur propre hypocrisie.

À bien des égards, les problèmes au Myanmar ne sont qu’une autre façon pour Israël et l’Occident de détourner les musulmans du sort de la Palestine, un peuple, composé majoritairement de musulmans mais aussi de chrétiens, exposés depuis longtemps à l’oppression, aux restrictions et au nettoyage ethnique.

Malheureusement, des soi-disant moudjahidines islamistes viennent du monde entier pour se battre en Syrie et massacrent les Syriens sous prétexte « d’aider les musulmans » du pays et que le gouvernement ne serait pas musulman! C’est tout simplement absurde et dangereux à tous les niveaux.

Dorénavant, les Rohingyas ont leur propre « armée libre », quelque chose qui ne peut que faire empirer une situation déjà bien mauvaise. En particulier, cette « armée libre » est connue sous le nom de Al-Yaqeen et elle est liée aux branches du mouvement interdit des Frères musulmans égyptiens, qui continue de recevoir des fonds provenant d’organismes dépendants de George Soros ainsi que de la Turquie et du régime qatari. Récemment, la station de télévision libanaise Al-Mayadeen a interviewé un militant de l’armée Rohingya qui a admis qu’il était combattant, mais a affirmé que ses seules armes étaient des couteaux.

Malheureusement, les soi-disant moudjahidines sont le carburant et les soldats pour chaque guerre par procuration que l’Amérique et Israël veulent mener. Le Myanmar est un lieu important sur la nouvelle route de la Soie chinoise appelée Une Ceinture Une Route (One Belt-One Road). En outre, les ressources pétrolières et gazières du Myanmar sont vitales pour la Chine, ce que les États-Unis et d’autres financiers traditionnels des moudjahidines savent parfaitement. On ne peut oublier tout cela si on veut comprendre la situation de Myanmar.

Beaucoup de ces horribles photos, qui montraient soi-disant la crise des Rohingyas, se sont avérées fausses et d’autres provenaient de pays différents ou de catastrophes lointaines [lire à ce sujet Le président turc Erdogan et les photos truquées d’un soi-disant génocide en Birmanie, Ntd]). Je ne nie pas que beaucoup de Rohingyas soient opprimés, mais les réalités de la situation sont très différentes de ce qui est raconté dans les médias occidentaux. Ceux qui croient tout ce qu’on leur montre à propos des Rohingyas, devraient se souvenir des Casques blancs en Syrie qui ont été exposés ultérieurement comme diffusant des mises en scènes et des fausses images pour promouvoir les mensonges d’Al-Qaïda.

Nous ne pouvons pas laisser un autre Afghanistan se produire au Myanmar. Pour aider à trouver une bonne solution là-bas, il faut une initiative diplomatique et non pas une autre guerre par procuration qui utiliserait le prétexte de la religion! Les mosquées en Birmanie sont actives et les musulmans peuvent y aller prier sans que personne ne les en empêche. En fait, [rien qu’à Yangon], il y a neuf mosquées.

Nous ne pouvons nous permettre une autre guerre par procuration dirigée par l’Occident au nom de l’islam. Ces guerres ne profitent qu’aux ennemis des braves gens, musulmans ou autres. C’est par la diplomatie que l’on doit résoudre les problèmes au Myanmar, pas par le djihad ni par les financiers occidentaux du djihad.

Afra’a Dagher | Septembre 16, 2017

Article original en anglais: http://theduran.com/myanmar-needs-diplomacy-not-another-western-backed-jihad/

Traduit par http://La gazette du citoyen

http://arretsurinfo.ch/le-myanmar-a-besoin-dune-solution-diplomatique-pas-dun-autre-djihad-soutenu-par-loccident/

Posté par UPR Creuse à 08:21 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mercredi 23 août 2017

Vidéos du jour

VID 23 8 17

 

 

Comment l’ouverture des frontières de l’Union européenne a profité aux djihadistes ?

Posté par UPR Creuse à 08:26 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,