mercredi 29 novembre 2017

La France complice d’un crime de masse au Yémen

Dans l’indifférence générale, le pays le plus pauvre du monde arabe subit l’horreur d’une agression étrangère meurtrière. Bombardée nuit et jour, la population est affamée par le blocus. Le compte 27 millions d’habitants. Selon l’ONU, 10 millions d’entre eux nécessitent une aide humanitaire d’urgence, 7 millions sont menacés par la famine et un million sont la proie d’une épidémie de choléra. La pénurie de carburant paralyse les transports, le fonctionnement des réseaux d’eau potable, d’électricité, d’assainissement.

ARG YEMEN STOP WAR

L’aviation saoudienne n’épargne ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les lieux de culte. Répandant la terreur, elle cherche à faire plier le peuple yéménite. Ce n’est pas une guerre contre des combattants, mais une entreprise de démoralisation de la population, de destruction totale, d’arasement des infrastructures. L’action combinée des frappes aériennes et du blocus (aérien et maritime) vise à mettre à genoux une population tout entière. Riyad prétend défendre le gouvernement légitime. Mais alors, pourquoi imposer le blocus à l’ensemble du pays ?

Depuis mars 2015, la coalition dirigée par les wahhabites massacre des civils en prétendant combattre une rébellion coupable de s’être alliée avec l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur pro-saoudien Abd Rabbo Mansour Hadi. Cette intervention a fait plus de 10 000 victimes, mais elle n’a pas fait bouger les lignes de force. L’offensive terrestre a échoué, la résistance yéménite est farouche, et un missile a frôlé la capitale saoudienne le 9 novembre. Des centaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition dans un pays dévasté par les bombes et affamé par le blocus, mais cette guerre est sans issue.

La propagande saoudienne la justifie, pourtant, en invoquant la légalité internationale. Le mouvement “Ansarullah” a investi la capitale du pays en septembre 2014 et poussé le président Mansour Hadi à la démission en janvier 2015. Ce succès inattendu a pris de court les Saoudiens et leurs parrains occidentaux. Décidés à intervenir, ils ont obtenu du conseil de sécurité de l’ONU le vote de la résolution 2216 du 14 avril 2015 condamnant la prise du pouvoir par les Houthis et réaffirmant la légitimité du président Hadi.

Cette décision onusienne a offert une couverture juridique autorisant Riyad à frapper le Yémen sans ménagement pour vaincre la rébellion. Perversion du droit international, c’est un chèque-en-blanc qui permet au pays arabe le plus riche d’écraser sous les bombes le pays arabe le plus pauvre. Tout se passe comme si l’agresseur bénéficiait d’une sorte de permis de tuer à grande échelle, avec la bénédiction de puissances occidentales qui lui fournissent des armes en quantité illimitée tandis que la rébellion houthie se voit frappée par l’embargo.

Les armes utilisées pour massacrer le peuple yéménite, la coalition ne les a pas trouvées au pied d’un sapin de Noël. Ce sont des armes occidentales. Les bombes larguées sur les enfants yéménites sont d’une précision remarquable. Félicitations ! Le système de guidage électronique est français. Grâce à leur rayon d’action, les F-35 saoudiens peuvent frapper où ils veulent. Encore bravo, les avions-ravitailleurs sont français. Le blocus maritime qui affame la population yéménite est d’une redoutable efficacité. Cocorico, la marine française y participe. L’histoire retiendra que Hollande et Macron ont fait crever les enfants yéménites.

Que vaut la vie de ces pauvres gosses, en regard de notre merveilleuse industrie de la mort ? La monarchie saoudienne est le premier client de la France. Elle lui a acheté 9 milliards d’armes entre 2010 et 2016, soit 15 à 20 % des exportations françaises. Sans états d’âme, la République arme le bras de l’assassin. Depuis deux ans, Riyad commet un crime de masse dont Paris est complice. En 2011, la France a détruit la Libye au nom des droits de l’homme. En 2017, elle participe à la destruction du Yémen au nom du chiffre d’affaires. La “patrie des droits de l’homme” n’est plus qu’un tas de fumier.

Curieusement, le chœur des pleureuses est aux abonnés absents. Il est vrai qu’on n’est pas en Syrie. Ni “Casques blancs” experts en maquillage, ni parlementaires écolos en vadrouille, ni droits-de-l’hommistes pour signer des pétitions. Le Yémen n’intéresse personne à Saint-Germain-des-Prés. Il est sorti des écrans-radar de la bobosphère. Mais pourquoi tant d’indifférence de la part de bonnes âmes si promptes à s’affliger du malheur planétaire ? La propagande occidentale nous fournit immédiatement la réponse : c’est la complicité des Houthis avec Téhéran. Appartenant à la communauté chiite “zaydite”, le mouvement “Ansarullah” servirait les ambitions de l’Iran.

Le voilà donc, son crime impardonnable, à ce Yémen rebelle. Il est du côté des forces du mal, il pactise avec les mollahs. Les Houthis et leurs alliés admirent le Hezbollah libanais, ils soutiennent la Syrie souveraine, ils croient encore au nationalisme arabe. C’est inadmissible. Pire encore, ces incorrigibles Yéménites, eux, n’ont jamais marchandé leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour les impérialistes et leurs larbins, la rébellion victorieuse à Sanaa est une scandaleuse anomalie, une verrue à supprimer du paysage. C’est le Vénézuéla de la péninsule arabique. Ne cherchons pas plus loin les raisons du calvaire qu’on inflige à ce peuple courageux.

Bruno Guigue

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/france-complice-dun-crime-de-masse-yemen-bruno-guigue/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

Yémen : Blocus américano-saoudien pour affamer la population

Par Patrick J. Buchanan | 23 novembre 2017 | Buchanan.org

Notre but est « d’affamer la population – hommes femmes et enfants, vieux et jeunes, blessés et bien portants – jusqu’à sa complète soumission. » Ces mots ont été prononcés par Winston Churchill, Premier Lord de l’Amirauté.

ACT YEMEN AS US

Il parlait de l’Allemagne au début de la Grande Guerre de 1914 – 1918. Les Américains avaient dénoncé ce blocus alimentaire qui allait coûter la vie à des millions de civils allemands.

Pourtant, lorsque nous sommes entrés en guerre en 1917, un amiral américain prédisait au Premier Ministre britannique Lloyd George : « Vous verrez qu’il ne nous faudra que deux mois pour devenir d’aussi grands criminels que vous. »

Mais après l’Armistice du 11 novembre 1918, il a fallu attendre la capitulation de l’Allemagne pour que le blocus soit levé, à la demande des Alliés, dans le cadre du Traité de Versailles.

En mars 1919 encore, soit quatre mois après que les Allemands eurent déposé les armes, Churchill se levait en plein Parlement pour déclarer d’un air réjoui :  " Nous appliquons le blocus à la lettre et l’Allemagne est au bord de la famine. "

Les conditions de ce blocus étaient si sévères pour l’Allemagne que le Général britannique Sir Herbert Plumer vint protester auprès de Lloyd George à Paris en invoquant la démoralisation qui s’emparait de ses troupes sur le Rhin à la vue de ces « hordes d’enfants squelettiques au ventre ballonné essayant de chaparder quelques restes près des cantonnements britanniques. »

Le blocus alimentaire était un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Mais les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont fait oublier cette étape significative dans la marche de l’Occident vers la barbarie.

Un crime comparable est commis aujourd’hui contre les peuples les plus pauvres du monde arabe – et ce, avec la complicité des Etats-Unis [et de l’UE, ndlr].

En 2015, après le renversement à Sanaa du régime pro-saoudien par les Houthis et leur prise de contrôle d’une grande partie du pays, l’Arabie Saoudite a attaqué et envahi le Yémen. Elle inflige à présent à ce pays un blocus aérien, terrestre et maritime, en réaction au missile houthi tiré ce mois sur Ryad – qui a été intercepté et détruit.

Les Saoudiens disent qu’il s’agit d’un missile iranien, tiré avec le soutien du Hezbollah, et dénoncent un « acte de guerre » contre le royaume. Les Houthis admettent être à l’origine du tir de missile, mais l’implication de l’Iran et du Hezbollah est récusée par les trois.

Quelles que soient les circonstances de l’attaque, ce que les Saoudiens, soutenus par les Etats-Unis, sont en train de commettre en infligeant ce blocus à une population démunie, est inhumain et indéfendable.

Les importations sont interrompues au Yémen [après trois semaines le blocus vient d’être levé, ndlr], alors que ce pays importe presque 90 pour cent de sa nourriture, de son pétrole et de ses médicaments. Du fait d’une pénurie de fuel, indispensable pour purifier l’eau, Sanaa et le port de Hodaida, qui sont les villes les plus importantes sous contrôle Houthi, n’ont plus eu accès à l’eau potable.

Des milliers de personnes sont mortes du choléra. Des centaines de milliers d’autres courent le même risque. Les enfants sont menacés d’une épidémie de diphtérie. Le pays étant à court de médicaments et de traitements, les personnes diabétiques et cancéreuses risquent de mourir.

Si les aéroports et les ports contrôlés par les Houthis ne reçoivent pas l’autorisation de ré-ouvrir, et que les produits humanitaires et de première nécessité ne peuvent être acheminés, la population yéménite devra faire face  à de graves pénuries et à la famine.

Qu’ont fait ces gens pour mériter un tel traitement ? Et que nous ont-ils fait pour que nous laissions les Saoudiens leur infliger ce traitement ?

Les Houthis ne sont, ni Al-Qaïda, ni Daesh. Ces groupes terroristes sunnites sont d’ailleurs détestés par les Houthis.

Est-ce la nouvelle manière de faire la guerre que l’Amérique a trouvée ? A l’approche de Noël et du Nouvel An, sommes-nous prêts, nous, peuple américain, à laisser se produire sans réagir cette catastrophe humanitaire ? Et à laisser se dresser un mur de haine entre nous et des générations de Yéménites meurtris, aux yeux desquels le nom de notre pays restera terni à jamais ?

L’argument des Saoudiens est que le spectre de la famine va convaincre le peuple yéménite de se retourner contre les rebelles et contraindre les Houthis à se soumettre. Mais si cette stratégie échoue ? Si les Houthis, qui tiennent le nord du pays depuis plus de deux ans, ne se rendent pas ? Que se produira-t-il alors ?

Nous contenterons-nous de rester de passifs observateurs, alors que des milliers et des dizaines de milliers de civils – vieux, malades, faibles, enfants et nouveaux-nés – meurent à cause d’un blocus imposé avec le soutien des puissants Etats-Unis d’Amérique ?

Sans le ciblage et le ravitaillement américain, les avions saoudiens ne seraient pas en mesure d’attaquer efficacement les Houthis et Riyad ne gagnerait pas cette guerre. Mais à quel moment le Congrès a-t-il autorisé cette guerre contre une nation qui ne nous a jamais attaqués ?

C’est le Président Obama qui, le premier, a donné son accord au soutien de l’effort de guerre saoudien. Le Président Trump a poursuivi sur cette lancée ; la guerre au Yémen est devenue sa guerre et… sa catastrophe humanitaire.

Le Yémen vit sans conteste la crise humanitaire la plus sévère de la planète, et la responsabilité de l’Amérique dans cette crise est essentielle et indéniable.

Si les Etats-Unis annonçaient au prince héritier Mohammed bin Salman que nous cessons de soutenir sa guerre, les Saoudiens devraient se rendre à l’évidence qu’ils ont perdu cette guerre.

En fait, compte tenu de l’échec de Riyad dans la guerre civile en Syrie, de son échec à mettre fin à la rébellion du Qatar, de l’impasse de sa guerre au Yémen doublée des désastres en matières des droits humains infligés à ce pays, il se pourrait que Trump voie sous un autre jour cette monarchie sunnite qui constitue la colonne vertébrale de la politique des Etats-Unis dans le Golfe persique. 

Par Patrick J. Buchman | COPYRIGHT 2017 CREATORS.COM

Patrick J. Buchman est l’auteur de  Churchill, Hitler, and “The Unnecessary War”: How Britain Lost Its Empire and the West Lost the World. Pour plus d’informations sur ses travaux voir sa page web: www.creators.com.

Publié le 23 Novembres sous le titre : The US-Saudi Starvation Blockade

Traduit par Sylvie Jolivet pour Arrêt sur info

Source : http://arretsurinfo.ch/yemen-blocus-americano-saoudien-pour-affamer-la-population/


 

BASE 14 995X225Honneur à ces citoyens américains capables de dénoncer les crimes de leur propre pays. Au fait, où sont passées les organisations de "défense des droits de l'Homme"?

 Heureusement, quelques asociations humanitaires tentent de se faire entendre. Mais ça ne semble pas beaucoup intéresser les médias. On se demande bien pourquoi...  P.G.

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mercredi 27 septembre 2017

Le Myanmar a besoin d’une solution diplomatique, pas d’un autre djihad soutenu par l’Occident

Alors que l’Occident et une grande partie du monde musulman ignorent le Yémen et la Palestine, cela doit les arranger qu’une « guerre sainte » dirigée contre la Chine, ennemie des occidentaux, se développe et fasse diversion. 

Par Afra’a Dagher, journaliste syrienne basée à Lattaquié en Syrie.

ARG BIRMANIE MOSQUEEDepuis le 26 mars 2015, l’Arabie saoudite commet un génocide au Yémen. Des innocents au Yémen ont subi une épidémie de choléra provoquée volontairement; et maintenant ils subissent la faim, un phénomène commun pour les enfants du Yémen, pratiquement tous musulmans.

Où sont alors les voix de la soi-disant communauté musulmane mondiale, l’Oumma, quand il s’agit de parler du Yémen dont le peuple n’est pas massacré par des bouddhistes mais par des musulmans ? Je mentionne les bouddhistes parce que beaucoup de gens appellent les Saoudiens à venir en aide au peuple musulman rohingya du Myanmar. Peut-être que ces voix « musulmanes » ont oublié que les Saoudiens sont le principal exportateur de terrorisme dans d’autres pays musulmans, y compris la Syrie.

En outre, la Turquie qui parle beaucoup du Myanmar n’a pas encore levé un petit doigt pour le Yémen.

Franchement, la religion n’est qu’une fausse couverture lorsque l’on perd son humanité. L’humanité est la véritable essence de la religion et ceux qui n’ont aucune compassion pour le peuple du Yémen ont trahi leurs propres soi-disant frères et ont révélé leur propre hypocrisie.

À bien des égards, les problèmes au Myanmar ne sont qu’une autre façon pour Israël et l’Occident de détourner les musulmans du sort de la Palestine, un peuple, composé majoritairement de musulmans mais aussi de chrétiens, exposés depuis longtemps à l’oppression, aux restrictions et au nettoyage ethnique.

Malheureusement, des soi-disant moudjahidines islamistes viennent du monde entier pour se battre en Syrie et massacrent les Syriens sous prétexte « d’aider les musulmans » du pays et que le gouvernement ne serait pas musulman! C’est tout simplement absurde et dangereux à tous les niveaux.

Dorénavant, les Rohingyas ont leur propre « armée libre », quelque chose qui ne peut que faire empirer une situation déjà bien mauvaise. En particulier, cette « armée libre » est connue sous le nom de Al-Yaqeen et elle est liée aux branches du mouvement interdit des Frères musulmans égyptiens, qui continue de recevoir des fonds provenant d’organismes dépendants de George Soros ainsi que de la Turquie et du régime qatari. Récemment, la station de télévision libanaise Al-Mayadeen a interviewé un militant de l’armée Rohingya qui a admis qu’il était combattant, mais a affirmé que ses seules armes étaient des couteaux.

Malheureusement, les soi-disant moudjahidines sont le carburant et les soldats pour chaque guerre par procuration que l’Amérique et Israël veulent mener. Le Myanmar est un lieu important sur la nouvelle route de la Soie chinoise appelée Une Ceinture Une Route (One Belt-One Road). En outre, les ressources pétrolières et gazières du Myanmar sont vitales pour la Chine, ce que les États-Unis et d’autres financiers traditionnels des moudjahidines savent parfaitement. On ne peut oublier tout cela si on veut comprendre la situation de Myanmar.

Beaucoup de ces horribles photos, qui montraient soi-disant la crise des Rohingyas, se sont avérées fausses et d’autres provenaient de pays différents ou de catastrophes lointaines [lire à ce sujet Le président turc Erdogan et les photos truquées d’un soi-disant génocide en Birmanie, Ntd]). Je ne nie pas que beaucoup de Rohingyas soient opprimés, mais les réalités de la situation sont très différentes de ce qui est raconté dans les médias occidentaux. Ceux qui croient tout ce qu’on leur montre à propos des Rohingyas, devraient se souvenir des Casques blancs en Syrie qui ont été exposés ultérieurement comme diffusant des mises en scènes et des fausses images pour promouvoir les mensonges d’Al-Qaïda.

Nous ne pouvons pas laisser un autre Afghanistan se produire au Myanmar. Pour aider à trouver une bonne solution là-bas, il faut une initiative diplomatique et non pas une autre guerre par procuration qui utiliserait le prétexte de la religion! Les mosquées en Birmanie sont actives et les musulmans peuvent y aller prier sans que personne ne les en empêche. En fait, [rien qu’à Yangon], il y a neuf mosquées.

Nous ne pouvons nous permettre une autre guerre par procuration dirigée par l’Occident au nom de l’islam. Ces guerres ne profitent qu’aux ennemis des braves gens, musulmans ou autres. C’est par la diplomatie que l’on doit résoudre les problèmes au Myanmar, pas par le djihad ni par les financiers occidentaux du djihad.

Afra’a Dagher | Septembre 16, 2017

Article original en anglais: http://theduran.com/myanmar-needs-diplomacy-not-another-western-backed-jihad/

Traduit par http://La gazette du citoyen

http://arretsurinfo.ch/le-myanmar-a-besoin-dune-solution-diplomatique-pas-dun-autre-djihad-soutenu-par-loccident/

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mercredi 23 août 2017

Vidéos du jour

VID 23 8 17

 

 

Comment l’ouverture des frontières de l’Union européenne a profité aux djihadistes ?

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jeudi 3 août 2017

Yémen, le pays martyr

Yemen

 

Yémen, le pays martyr

Par Jérôme Henriques — 02 août 2017


http://arretsurinfo.ch/yemen-le-pays-martyr/

Depuis 2014, le Yémen est le théâtre d’affrontements violents entre des rebelles Houthis (1) (soutenus par l’ancien président Saleh, et, plus indirectement, par l’Iran) d’une part et les anciennes forces gouvernementales (soutenues par l’Arabie Saoudite et de nombreux autres pays) d’autre part. Succédant à une série de mouvements de protestation Houthistes contre la politique gouvernementale (lenteur d’application des mesures prévues par la conférence de dialogue national de 2012, fin des subventions sur les produits pétroliers …), ce conflit a véritablement démarré le 21 septembre 2014, lorsque les rebelles ont quitté leur zone d’influence au nord du pays pour venir s’emparer de Sanaa, la capitale. Et alors que ces derniers prenaient les rennes du pouvoir et conquéraient progressivement l’ensemble du pays (obligeant Hadi, le président en exercice à fuir, d’abord vers le sud du pays, puis vers l’Arabie Saoudite), il n’a pas fallu attendre longtemps pour que des puissances étrangères se mêlent à la partie. Ainsi, ce que l’on a souvent présenté comme une simple guerre civile, une lutte de factions pour le pouvoir, correspond en vérité à un conflit beaucoup plus large, mêlant l’influence géostratégique des puissances régionales et les intérêts économiques des grandes puissances mondiales.

Extraits:

“En démissionnant de son poste le mois suivant, le médiateur Benomar expliquera que « les Yéménites étaient très proches d’un accord » avant le « début de l’intervention Saoudienne » ; un accord qui prévoyait que les Houthis retirent leurs milices des villes et qui entérinait le fait que Hadi puisse exercer un rôle dans le futur gouvernement

De fait, pourquoi (et comment) un tel accord a-t-il pu capoter ? Tout simplement, parce que l’Arabie Saoudite n’en voulait pas : elle ne voulait pas d’un accord qui entérine une reconnaissance politique des Houthis. Rappelons que ces derniers sont d’obédience Zaïdiste, une branche du Chiisme. Or, depuis toujours, l’Arabie Saoudite, leader Sunnite de la région, cherche à contenir l’expansion de son voisin Iranien, leader du monde Chiite. Ainsi surveille-t-elle de très près les minorités Chiites présentes dans de nombreux pays (y compris le sien, puisque 15 % de sa population est de cette confession). Et n’hésite pas à prêter main forte à tous ceux qui les combattent ; qu’il s’agisse tantôt de pouvoirs en place (comme au Bahreïn ou au Yémen pendant la période des printemps Arabes) tantôt de groupes insurrectionnels (comme ceux qui tentent depuis 2011 de renverser la minorité Chiite Alaouïte au pouvoir en Syrie).”

(...)

Attention, il ne s’agit pas ici de prendre la défense des Houthis et encore moins celle de l’ancien président Saleh (dont le cynisme et l’arrivisme politique ne sont plus à prouver (7)), mais de montrer comment la « communauté internationale » a transformé un conflit interne de courte durée (et pratiquement terminé) en une guerre multinationale interminable.

Par-là, il s’agit aussi de mettre en exergue le « deux poids deux mesures » opéré par cette même communauté internationale, toute aussi prompte à soutenir certaines « bonnes » révoltes (quitte à engendrer le chaos et des désastres humanitaires, comme en Libye et en Syrie) qu’à soutenir des régimes autocratiques « amis » (comme en Tunisie ou au Bahreïn pendant la période des printemps Arabes).

(...)

début mars 2015, l’ambassadeur Saoudien à Washington, Al-Jubeir, était allé rencontrer Obama afin d’obtenir son feu vert pour une nouvelle guerre. Ce dernier le lui avait donné, malgré les mises en garde répétées de ses proches, lesquels prédisaient une « offensive Saoudienne longue, sanglante et incertaine ». Une occasion pour le président Etasunien de se faire pardonner l’accord en cours sur le nucléaire Iranien …

L’offensive Saoudienne (« Tempête décisive », c’est son nom) a débuté le 25 mars 2015, au sein d’une coalition comprenant quatre (autres) pays du Conseil de coopération du golfe (Bahreïn, Koweït, Qatar et Emirats Arabes Unis) et quatre pays de la Ligue Arabe (Egypte, Jordanie, Maroc et Soudan). Une coalition donc entièrement composée de pays Sunnites, parmi lesquels la Jordanie, le pays à l’origine de résolution 2216. A noter quand même (et c’est loin d’être anecdotique) qu’aucune résolution (ni la 2216, ni aucune autre) n’avait autorisé un quelconque recours à la force. De quoi conforter l’idée que quand on a les États-Unis avec soi, on peut se passer des résolutions

(...)

Un désastre humanitaire sans précédent

Selon l’ONU, depuis le début de l’intervention des coalisés (de mars 2015 jusqu’à aujourd’hui), le conflit Yéménite a fait plus de 10.000 morts, majoritairement des civils, et plus de 45.000 blessés.

Mais à ces victimes « actuellement recensables » (mortes pour la plupart dans les bombardements précités), il faut aussi ajouter celles, plus « indirectes », de la situation désastreuse dans laquelle le Yémen est maintenant plongé ; des victimes « en devenir », et dont la proportion s’est mise à croître exponentiellement au fur et à mesure que le pays s’enfonçait dans le chaos.

Le 24 avril dernier, cinq ONG humanitaires (Handicap International, Action contre la faim, Médecins du Monde, Première Urgence Internationale et Care) publiaient une tribune commune (relayée par Le Monde) dans laquelle elles signalaient que « 19 millions de personnes (soit la quasi-totalité du pays, ndr) » étaient « placés sous des bombardements incessants, privés d’une aide indispensable à leur survie, dans l’impossibilité de fuir et délaissés par la communauté internationale ». Et ces organisations de décrire, « en plus des morts et des blessés », … « une population traumatisée, en détresse physique et psychique, où l’anxiété et les syndromes de stress post-traumatiques sont légion. »

Un peu plus loin, les cinq ONG évoquaient aussi l’émergence d’un nouveau fléau : la famine. Le dénonçant comme « conséquence perverse de la résolution 2216 », laquelle s’était transformée « de facto en quasi-blocus de biens humanitaires » (« dans un pays devant importer 90 % de ses aliments »), elles estimaient alors que « 462.000 enfants de moins de cinq ans » étaient « en danger de mort immédiate due à la malnutrition ».

Trois jours plus tôt, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres avait de son côté dénoncé « la plus grande crise alimentaire du monde », avec « 17 millions de personnes souffrant de malnutrition sévère » et « un enfant de moins de 5 ans mourant toutes les dix minutes de causes évitables » . Une famine en pleine expansion, puisque l’ONU avait avancé quelques mois plus tôt (fin 2016 – début 2017) le chiffre de « sept millions de Yéménites touchées » (soit près de 2,5 fois moins).

Et peu après (fin avril), c’est un autre fléau qui faisait son apparition : une épidémie de choléra, laquelle avait elle aussi « décidé » de se propager de façon exponentielle : 34 morts et 2.022 cas de diarrhée sévère entre le 27 avril et le 7 mai, puis 1.587 morts et 262.649 cas suspects entre le 27 avril et le 2 juillet (chiffres de l’OMS). Encore récemment (dans un communiqué du 10 juillet), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) évoquait une « progression incontrôlée » touchant « 7.000 nouveaux cas chaque jour » .

Que dire d’autre sur la désastreuse situation Yéménite ? Que le pays est en ruine (la plupart de ses hôpitaux, écoles, routes … ayant été détruits), qu’il manque de tout (nourriture, médicaments, essence, personnel médical …), que les organisations humanitaires se déclarent elles-mêmes « incapables de mettre en oeuvre leur mandat humanitaire », que bon nombre d’enfants ont été enrôlés de force dans les combats (côté coalition comme côté Houthis), que le conflit a engendré des déplacements de populations sans précédent (soit plus de 3 millions de personnes à l’intérieur du pays), que ces mêmes populations ne peuvent pas fuir le pays (qui est enclavé entre le désert saoudien, la Mer Rouge et le Golfe d’Aden) …

Le cynisme des puissances occidentales

L’Arabie Saoudite est l’un des pays les plus tyranniques et les plus rétrogrades de la planète ; un pays qui persécute ses opposants politiques, pratique la discrimination religieuse, bafoue les droits les plus élémentaires (liberté d’expression, d’association …), pratique l’esclavage (aussi bien domestique que sexuel), infériorise les femmes (les plaçant sous l’autorité d’un « gardien » masculin, leur interdisant de conduire …), pratique les châtiments corporels, exécute à tour de bras (en offrant des spectacles de décapitation et de crucifixion sur la place publique), …

Cela n’a pas empêché le prix Nobel de la paix Obama de vendre à ce pays (un pays avec lequel les États-Unis entretiennent des « rapports étroits et forts » selon ses propres termes, « un proche allié » selon son secrétaire d’état John Kerry), pour 112 milliards de dollars d’armement en huit ans. Un partenariat que n’a nullement entaché le conflit Yéménite, comme a pu en témoigner le contrat d’1,15 milliard d’euros signé en août 2016 entre Washington et Riyad. Et comme on pouvait s'en douter, les choses ne se sont pas arrangées avec Trump. Le 20-21 mai dernier, le nouveau président est même allé jusqu’à signer avec Riyad pour « 110 milliards de contrats militaires » (« l’accord d’armement le plus important de l’histoire des Etats-Unis » selon le porte-parole de la maison blanche Jean Spicer)

Et qu’à fait la France pendant ce temps ? La même chose. Quatrième exportateur d’armes au monde (derrière les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni), la France a engrangé en 2014 3,63 milliards d’euros de contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite (son premier client) ; un chiffre en hausse par rapport à 2013 mais très inférieur à celui de 2015 (l’année du conflit Yéménite), où selon l’ONG Control Arms, notre pays a signé pour l’exportation de 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros) d’armes vers le royaume sunnite (devançant les États-Unis : 5,9 milliards de dollars, et le Royaume-Uni : 4 milliards de dollars).

On pourrait bien sûr aussi parler du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Canada, de la Belgique …

Ce qui est paradoxal, c’est que la plupart de ces pays ont signé puis ratifié (2013-2014) le « traité sur le commerce des armes », lequel interdit « tout transfert d’armes vers des états où ces armes pourraient servir à commettre … des crimes contre l’humanité, … des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil … » Le Canada n’a pas encore signé le traité, les États-Unis ne l’ont pas encore encore ratifié, mais tous les pays Européens l’ont à la fois signé et ratifié. Et parmi eux, deux pays qui l’ont même activement promu : le Royaume-Uni et la France … Une belle « hypocrisie » pour reprendre les mots de certaines ONG (comme Amnesty International par exemple).

Peut-être encore plus étonnant, en France, le silence assourdissant autour de ces ventes d’armes. Alors que les crimes de la coalition suscitent de vifs débats dans la plupart des autres pays exportateurs (Royaume-Uni, Allemagne, Suède, Belgique, Canada …), chez nous rien. En février 2016, le parlement Européen vote un embargo sur les ventes d’armes des pays de l’Union Européenne à l’Arabie Saoudite (résolution non contraignante) ; le mois suivant, le président « socialiste » Hollande remet la légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed ben Nayef

(...)

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mardi 21 mars 2017

Revue de presse (sélection semaine du 13 au 20 mars 2017) 2° partie

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France - autres campagnes

Mélenchon ne donnera pas de détail sur son plan B
Avis à tous ceux qui étaient inquiets car ils ne comprennent pas comment marche le plan B: Mélenchon ne donnera pas de détail et demande le chèque en blanc.
Mélenchon prêt à gouverner avec les socialistes
Mélenchon l'insoumis est ouvert à gouverner avec les "soumis" socialistes: cherchez l'erreur?
Patrimoine de Macron: Anticor saisit la haute autorité pour la transparence
Il s'agit d'approfondir le manque de cohérence déjà levé, entre des revenus de 3,3 millions d'euros, et un patrimoine net beaucoup plus faible, de 200000€.
Macron en roue libre
Plus personne ne comprend ce qu'il dit...!
Hollande prédit Macron comme prochain président
Il a d'ailleurs dit "Macron, c'est moi". Qu'on se le dise...
Florian Philippot, le petit plagiaire d'Asselineau!
Signe d'un grand manque d'imagination sur leurs analyses et programme au FN?
Valls n'a pas apporté son parrainage à Hamon
C'est assez incroyable de voir le manque de respect total de nombre de responsables du PS, par rapport aux électeurs de la primaire de gauche. C'est aussi pour Valls un beau reniement de ses paroles, car il s'était engagé à soutenir le vainqueur.
Qui sont les petits candidats?
Pour leurs meetings: 949 visionnages en direct pour Benoît Hamon, 6074 pour François Asselineau.

Yémen

Bombardement de la ville portuaire d'Al Hudaydah
Moscou est inquiète des conséquences humanitaires de ce bombardement lancé par la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite. N'oublions pas que l'Arabie Saoudite est un pays ami de l'OTAN.

Royaume-Uni

Les députés britanniques autorisent le déclenchement du Brexit
Ils ont rejeté 2 amendements de la chambre des Lords, donc la faculté pour ces derniers d'avoir un veto sur le résultat des négociations liées à la sortie de l'UE.
Le chômage au plus bas depuis 1975
Le pays a le vent en poupe avec le Brexit: le chômage a reculé à 4,7% fin janvier - pas vu depuis 1975!

Pologne

La Pologne pas pressée de passer à l'euro
D'après le vice-premier ministre, la Pologne ne compte pas introduire l'euro avant 10 ou 20 ans... le temps pour l'euro d'exploser?

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mercredi 8 février 2017

Revue de presse (sélection semaine du 31 janvier au 5 février 2017) 3° partie

YEMEN MONTAGE 1

Yémen

Probables crimes de guerre sur la conscience de la coalition saoudienne
Le rapport de l'ONU est accablant pour l'Arabie Saoudite et ses alliés: 10000 victimes civiles dont 1400 enfants, 2000 écoles détruites, armes à sous-munitions, blocus du pays créant une insécurité alimentaire pour 14 millions de personnes...

Syrie

Le gouvernement appelle ses réfugiés à rentrer au pays
Cette déclaration peut être vue comme une réponse au décret Trump. Mais elle peut aussi être vue comme un signe que la situation est en train de s'améliorer significativement en Syrie. Nos médias ne relaient d'ailleurs plus grand-chose de la Syrie depuis la libération d'Alep, et la défaite cinglante du terrorisme soutenu par l'Occident.
Conférence d'Astana - quels enseignements tirer de la politique étrangère russe?
Article de fond sur la conférence d'Astana, reprenant l'historique de ce qui s'est passé en Syrie ces dernières années.

Ukraine

Bombardement intensif de Donetsk
En violation des accords de Minsk 2, l'armée ukrainienne pilonne la ville et fait des dégâts civils.
L'horreur à Donetsk
Nuit avec un ciel de couleur sang; flammes et fumée en plein coeur de la ville.

Grèce

Obligation de dépenser sous peine d'amende
Il est maintenant obligatoire de dépenser 10 à 20% de ses revenus par carte en Grèce, sous peine d'amende. Ceci fait partie de la stratégie du lobby bancaire visant à mener à terme à la disparition du liquide: gênant car non traçable, et empêchant d'avoir des taux d'intérêt négatifs à cause de la thésaurisation.
Nouveau compte-à-rebours pour sauver la Grèce
Le FMI estime que si la Grèce ne parvient pas à régler ses créanciers d'ici le 20 février, sa dette deviendra non-remboursable et que la Grèce connaîtra de vives turbulences politiques. La différence avec les crises précédentes? Les Etats-Unis ne seront plus là pour taper du poing sur la table afin de maintienir de la Grèce dans la zone euro.

Italie

L'Italie refuse les efforts demandés par Bruxelles
Dans un pays sous tension, le gouvernement italien rejette un effort budgétaire supplémentaire de 0,2% demandé par la Commission européenne. L'Italie est donc sous la menace d'une procédure d'infraction européenne... affaire à suivre.

Espagne

Usage de la force envisagée contre le référendum en Catalogne
Madrid ne prend plus à la légère ce qui se passe en Catalogne, et compte empêcher par la force la tenue d'un référendum sur l'indépendance: la politique des euro-régions promue par Bruxelles entraîne des engrenages dangereux.

Iran

Abandon possible du dollar dans les échanges commerciaux
Suite au décret interdisant l'accès au territoire étatsunien des ressortissants iraniens, l'Iran annonce vouloir utiliser une autre monnaie ou un panier de monnaies pour ses échanges internationaux, en remplacement du dollar.

Royaume-Uni

Vote positif du Parlement britannique sur le Brexit
La voie est donc libre pour que Theresa May puisse invoquer l'article 50 du TUE avant fin mars.

Roumanie

Le peuple dans la rue contre une législation favorisant la corruption
200 000 roumains ont manifesté, alors que le gouvernement a adopté des mesures visant à dépénaliser de nombreux faits de corruption.

Russie

Frictions autour de la Crimée avec les Etats-Unis
L'administration Trump n'accepte pas plus que la précédente l'annexion de la Crimée. L'ambassadeur russe à l'ONU rappelle la volonté exprimée par le peuple lors du référendum, et fait référence à la Constitution étatsunienne.

Union européenne

Bruxelles veut éradiquer les "fake news" de Facebook
La Commission européenne confirme le statut dictatorial de l'UE, alors qu'elle souhaite décider pour tous quelles sont les vérités autorisées ou non sur les réseaux sociaux.
Prédiction étatsunienne du Frexit et de la fin de l'Union européenne
La prédiction est de Ted Malloch, possible nouvel ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'UE!

Etats-Unis

Montée des tensions entre Chine et Etats-Unis
Les tensions continuent entre Chine et Etats-Unis, autour de la mer de Chine, de la politique de la Chine unique, et des droits de douane.
Plan contre Daech en préparation
Trump a ordonné à ses généraux un plan d'ici un mois pour vaincre Daech, incluant une collaboration avec la Russie.
Un mur avec le Mexique déjà à moitié construit
Hypocrisie autour du mur avec le Mexique: le projet a été commencé sous administration Clinton, et a duré jusqu'en 2009 sous administration Obama.
Avertissement à l'Iran après un tir de missile balistique
Trump lance un avertissement à l'Iran et dit que les iraniens devraient être reconnaissants pour l'accord catastrophique que les Etats-Unis ont passé avec eux.
Trump passe un savon au Premier ministre australien au téléphone
Trump est passablement énervé d'un accord conclu avec l'administration précédente visant à emmener des milliers d'immigrés illégaux de l'Australie vers les Etats-Unis. Lors de sa conversation avec Turnbull, il a raccroché au bout de 25mn et veut étudier cet "accord stupide".
Volte-face sur la colonisation israëlienne
Volte-face de Trump sur Israël: "De nouvelles colonies pourraient ne pas aider à atteindre la paix".

Etats-Unis - manifestations

Les manifestants "no-borders" financés par Soros
BFM TV rompt un tabou et lance des vérités sur les manifestants "no-borders" anti-Trump, financés par George Soros.
Obama sort de son silence et appelle à manifester contre Trump
Obama se félicite des manifestations contre Trump, qu'il critiquait vertement, dix jours seulement après la fin de son mandat: la transition se confirme comme étant inédite.
Manifestations hypocrites face au décret Trump?
Des sept pays visés par le décret, cinq ont été bombardés par l'administration Obama: où étaient alors les manifestants?

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mardi 10 janvier 2017

Revue de presse (sélection semaine du 2 au 8 janvier 2017) 2° partie

YEMEN MONTAGE 1

Yémen

Urgence humanitaire au Yémen
70% de la population, soit 19 millions de personnes, ont besoin d'aide humanitaire, alors que le pays est bombardé par l'Arabie Saoudite et soumis à un blocus maritime. https://wikileaksactu.wordpress.com/2016/12/24/les-medias-veulent-centrer-lattention-sur-la-syrie-et-pas-le-yemen-pourquoi/

Allemagne

Annonce choc de l'IFO autour de l'euro
Le président de l'institut économique allemand IFO annonce que l'Italie pourrait quitter la zone euro et que le Bundestag pourrait refuser un plan de sauvetage. https://www.upr.fr/actualite/2-janvier-2017-president-de-linstitut-economique-allemand-ifo-annonce-litalie-pourrait-quitter-zone-euro-bundestag-pourrait-refuser-plan-de-sauvetage

Royaume-Uni

Volte-face d'un directeur adjoint du FMI sur le Brexit
"Le consensus économique était totalement dans l'erreur: le Brexit est en train de réussir!" http://www.independent.co.uk/news/business/news/economic-consensus-brexit-succeeding-ashoka-mody-imf-a7509711.html
La Banque d'Angleterre fait son mea culpa
Son économiste en chef reconnaît que le tableau qui avait été brossé sur les conséquences économiques du Brexit était trop noir. http://m.rfi.fr/economie/20170106-brexit-banque-angleterre-fait-son-mea-culpa

Irak

Des attentats frappent Bagdad en pleine visite de François Hollande contre le terrorisme
Deux attentats revendiqués par Daech qui ont fait 51 morts. http://www.france24.com/fr/20170201-irak-bagdad-attentat-suicide-francois-hollande

Union européenne

Juncker bloque toute avancée contre l'évasion fiscale
Ce sujet est symptomatique de l'impuissance de l'UE à défendre l'intérêt commun: - s'il fallait réformer par les procédures communes,  encore faudrait-il que la Commission européenne non élue ne soit pas infiltrée par les lobbies financiers qui vénèrent les paradis fiscaux et judiciaires (PFJ) - s'il fallait passer par une révision des traités européens pour mettre en avant la lutte contre les PFJ, alors le Luxembourg suffirait à faire blocage en vertu de l'article 48 de l'UE. http://www.lequotidien.lu/affaire-luxleaks/evasion-fiscale-juncker-et-le-luxembourg-accuses-de-bloquer-toute-avancee-europeenne/
Pour Stiglitz, 2017 pourrait voir l'effondrement de l'euro

Slovaquie

Le Premier ministre slovaque demande l'arrêt des référendums en UE
Le 1er ministre slovaque demande à ses confrères européens de cesser de faire des référendums sur des questions domestiques qui peuvent mettre en danger la construction européenne. L'UE, encore une fois ennemie de la démocratie! http://www.reuters.com/article/us-slovakia-eu-idUSKBN14M0WB

Etats-Unis

Ford renonce à une usine au Mexique suite à des menaces de Trump
Trump a menacé Ford de lourdes taxes s'ils construisaient une usine au Mexique plutôt qu'aux Etats-Unis, et a eu gain de cause. Un tel scénario n'est pas possible dans l'UE en vertu de l'article 63 du TFUE. http://www.caradisiac.com/etats-unis-ford-renonce-a-une-usine-au-mexique-111854.htm
Nouveau débarquement des Etats-Unis en Allemagne
Des centaines de tanks et de camions militaires ont débarqué en Allemagne, ainsi que 4000 soldats américains, et vont se diriger vers l'est. L'OTAN rassemble-t-elle ses forces en Europe avant l'accession de Trump au pouvoir? http://fr.euronews.com/2017/01/06/debarquement-americain-en-allemagne
Nettoyage dans la diplomatie des Etats-Unis
Trump ordonne à tous les ambassadeurs nommés par Obama de quitter leur poste le 20 janvier, c'est-à-dire la date de son entrée en fonction. http://www.independent.co.uk/news/world/americas/donald-trump-barack-obama-ambassador-orders-resign-inauguration-day-20-january-president-elect-leave-a7512631.html
Trump veut renforcer l'arsenal nucléaire étatsunien
C'est en réponse aux annonces nord-coréennes dont les autorités disent avoir une arme nucléaire capable d'atteindre le territoire des Etats-Unis. https://fr.sputniknews.com/international/201701031029449266-trump-coree-du-norddeclaration/
Kerry reconnaît le succès de la Russie contre Daech
Encore un signe fort que la transition est en cours. Selon lui, des opérations conjointes n'ont pas eu lieu entre Etats-Unis et Russie, à cause de membres récalcitrants de l'administration étatsunienne. https://fr.sputniknews.com/international/201701071029479267-kerry-russie-daech-djihadistes-syrie/

Divers

Qui sont les "fact-checkers" de facebook?
Les fact-checkers sont censés être des organismes vérifiant la véracité des informations sur facebook pour les filtrer. On retrouve parmi ces organismes la même oligarchie qui a soutenu Clinton, et notamment des financements de l'Open Society de George Soros. https://francais.rt.com/international/31364-independante-chasse-fake-news-facebook-groupes-americains
Les artisans de la paix???
Ce n'est pas une blague mais une exposition officielle présentant Obama, Hollande, Merkel, etc comme artisans de la paix. Ce serait oublier que l'OTAN a du sang sur les mains et continue d'intervenir dans des guerres illégales tout en menaçant la Russie à ses frontières. https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/15823198_963762443724061_5773068390239648122_n.png?oh=99ffb861590e0c0b669e74016190cf82&oe=59178CF3
Merci à David Pauchet (Délégué régional UPR PACA)  pour sa sélection hebdomadaire.

DAVID PAUCHET

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