mardi 16 janvier 2018

Dans l'Oise, 200 "chasseurs vigilants" pour épauler la gendarmerie

Deux-cents chasseurs de l'Oise sont actuellement sélectionnés pour épauler la gendarmerie dans les forêts du département et les zones reculées, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

ACT CHASSEURS

Issu d'une convention signée en mars 2017 par la préfecture, la gendarmerie et la Fédération départementale des chasseurs de l'Oise, ce dispositif baptisé "chasseurs vigilants" devrait être pleinement opérationnel fin janvier.

"Il ne s'agit pas de renforts, a déclaré à l'AFP le capitaine Eric Lecacheur, chargé de la prévention et du partenariat au groupement départemental de la gendarmerie de l'Oise. Leur mission consistera à observer, à nous alerter et à sensibiliser les personnes qui fréquentent les milieux naturels."

Véhicules abandonnés, dépôts d'ordures sauvages, pêches et chasses illégales, personnes disparues... "Les chasseurs seront tous identifiés, en cas d'urgence, s'ils appellent le 7, leur numéro sera reconnu, a précisé le capitaine Lecacheur. Ils pourront également se rendre directement à la brigade de leur secteur".

"En aucun cas, les +chasseurs vigilants+ ne seront amenés à intervenir directement, a-t-il encore insisté. Ils feront simplement ce que tout citoyen peut être amené à faire, c'est-à-dire nous prévenir."

Pour les forces de l'ordre, toutefois, connaître la source à l'origine d'un signalement est un gage de fiabilité. "Nous nous limiterons à 200 chasseurs, a détaillé le capitaine de gendarmerie. Pour couvrir l'ensemble du département, sans trop multiplier les remontées d'informations."

Selon la Fédération des chasseurs de l'Oise, 110 chasseurs ont déjà été recrutés. La sélection est réalisée par la gendarmerie et un casier judiciaire vierge est indispensable.

"Nous sommes sur le terrain tous les jours, nous pouvons nous rendre utiles", a souligné Luc Vandenabeele, trésorier de la fédération et président d'une association de chasse dans le sud-ouest du département. 

Le dispositif a fait réagir de nombreuses associations.

Mardi, la Fondation 30 millions d'amis s'est ainsi insurgée de la mise en place d'une "milice armée". L'association de défense du droit animal dénonce le fait que "des prérogatives de sécurité et de pédagogie soient confiées à des personnes armées non assermentées". 

La Ligue des droits de l'homme de l'Oise avait déjà demandé aux autorités, lors de la signature de la convention, de "cesser la casse du bien commun plutôt que de faire insidieusement appel à une milice en tenue de camouflage !" 

la Fondation 30 Millions d'Amis a annoncé qu'"elle saisira la juridiction compétente pour examiner la légalité de cet accord et a d'ores-et-déjà adressé un courrier au préfet".

https://actu.orange.fr/france/dans-l-oise-200-chasseurs-vigilants-pour-epauler-la-gendarmerie-CNT000000Vfok4.html

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Ce genre de mesure a l'avantage de respecter les recommendations européennes en matière de baisse des dépenses publiques, et de supprimer progressivement la barrière qui sépare police nationale (publique par définition) et polices locales/milices privées, qui est un marché prometteur et déjà en forte expansion. La création des polices municipales était déjà à mon avis une première brèche dans le dispositif républicain. En plus, on a là un shéma typiquement "américain", à l'image de ces comités de voisins armés, auxiliaires de police dans certains états...Voilà qui va plaire à bon nombre d'euro- atlantistes militants!   P.G.

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La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste"

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé jeudi que la taxe d'habitation serait prochainement remplacée par un nouvel "impôt plus juste", quelques semaines seulement après que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour tous les Français à horizon 2020.

ACT TAXE HABITATION

Coup de théâtre: quelques semaines seulement après avoir annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour l'ensemble des Français d'ici à 2020, le gouvernement semble déjà rétropédaler. La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste", a indiqué ce jeudi 11 janvier Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

"Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste", a déclaré jeudi Jacqueline Gourault lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, "il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales", a-t-elle précisé.

La ministre n'a pas donné de calendrier précis pour la mise en place de la mesure devant compenser la fin de la taxe d'habitation. "Ca doit s'emboîter (avec) la fin de la taxe d'habitation", a-t-elle simplement fait savoir, soulignant que "les discussions" ont d'ores et déjà débuté.

"Un impôt en lien avec les territoires"

"Le grand débat c'est 'est-ce qu'on passe d'un système (...) où vous demandez une part d'un impôt national (...) ou est-ce qu'on conserve (...) des impôts locaux qui sont prélevés sur une assiette qui est définie et avec des taux qui sont fixés?'", a expliqué Jacqueline Gourault.

A titre personnel, l'ancienne vice-présidente du Sénat penche pour la seconde option: "je pense que, pour le bloc communal, il est important de laisser un impôt en lien avec le territoire, c'est-à-dire les citoyens".

Dans le budget pour 2018, le gouvernement a entamé la suppression par tiers de la taxe d'habitation pour 80% des ménages à l'horizon 2020. Fin décembre, en promulguant le texte, le président Emmanuel Macron a exprimé son souhait d'abandonner cet impôt pour la totalité des Français dans les mêmes délais.

"C'est un impôt injuste", a martelé l'élue du Loir-et-Cher. "Nous étions sur une assiette, sur des bases, qui n'avaient pas évolué depuis 1970 et tous les gouvernements successifs, y compris ceux qui crient le plus fort aujourd'hui, n'ont pas fait la révision des valeurs cadastrales."

(avec AFP)

https://www.challenges.fr/economie/fiscalite/la-taxe-d-habitation-sera-remplacee-par-un-nouvel-impot-plus-juste_559527

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De toute façon tout le monde avait compris qu'à moins de supprimer toutes les collectivités locales, il fallait bien d'une manière ou d'une autre les subventionner en partie au niveau national et donc trouver les recettes fiscales nécessaires. Et donc solliciter le contribuable d'une manière ou d'une autre. Pour ce qui concerne la taxe d'habitation actuelle,, il eût été plus honnête d'annoncer une réforme plus équitable, tout simplement, mais c'était sans doute contrevenir aux critères des professionnels de la communication et autres stratégies de marketing au service de Macron pendant la campagne. L'annonce "populiste" d'une suppression d'impôt fut sans doute jugée plus efficace, électoralement.  P.G.

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mardi 9 janvier 2018

Mélenchon et le drapeau Européen : Symbole d’une trahison.

Pour ceux qui n'ont pas suffisamment prêté attention à cette affaire: le revirement de Mélanchon sur la question du drapeau européen, présent dans l'hémicycle en violation de la constitution, mais ce n'est pas l'argument qui fut retenu...  P.G.

TL TF



https://www.youtube.com/watch?v=KTIczvHPX2U

mardi 2 janvier 2018

Vers l’augmentation des tarifs de l’électricité, les tarifs du service public étant plus bas que ceux du privé !

Les concurrents d’EDF n’en ont jamais assez, si les tarifs régulés disparaissent, ce sont tous les tarifs qui vont augmenter.
Actuellement s’ils veulent rester concurrentiels, les concurrents du fournisseur historique, sont obligés de rester alignés sur les tarifs régulés. Une fois que ceux-ci auront disparu il n’y aura plus de limite.

ACT EDF EPIPHANIE


De plus ce qu’ils oublient de vous dire, c’est que la plupart d’entre eux et notamment certains qui se targuent de vendre de l’ verte (et qui font de la pub en ce moment), profitent de la manne du nucléaire à travers la (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité).

Cette loi née d’une volonté de Bruxelles, (une de plus !) impose à EDF, de concéder à ses concurrents 1/4 de sa production nucléaire (Soit 100 Térawattheures sur les 400 produits annuellement) à un prix très bas avoisinant le prix de revient.
Donc les fournisseurs qui le veulent, après avoir signé un accord cadre avec EDF, peuvent bénéficier du tarif dit de l’ARENH (Accès Régulé à l’Energie Nucléaire Historique) environ 4 cts le kilowattheure (Vendu par la suite aux environs de 15 cts TTC)
Ce tarif leur permet donc de faire du bénéfice sur le nucléaire produit par EDF, tout en se vantant de vendre de l'électricité dite verte.
Une arnaque qui est une double peine pour EDF, qui en plus de devoir donner de l’énergie à prix coûtant à ses concurrents, passe pour le grand méchant nucléaire.

En fait ce trafic,n’est finalement ni plus ni moins qu’un BLANCHIMENT ÉNERGÉTIQUE. En effet,  grâce à la machine à laver ” loi NOME “, on achète de l’énergie nucléaire à prix bas, que l’on revend ensuite pour de l’énergie verte. Au passage, on récupère au fond de la machine, les pièces qui étaient dans les poches, en faisant un bon bénéf.
Vous comprendrez donc facilement que ces coquins qui se vantent de vendre de l’énergie verte, n’ont pas intérêt à la disparition du nucléaire, car sans se salir les mains avec cette énergie radioactive, ils en tirent quelques substantiels profits.

EDF : de l’électricité, la garantie des prix les plus bas d’

Malgré tous les défauts que l’on peut reprocher au fournisseur historique et aux tarifs régulés, ils nous protègent d’une flambée des prix de l’électricité et du gaz, à laquelle nous aurons certainement droit le jour où le privé aura les mains libres et que ces produits de première nécessité, seront totalement libéralisées et privatisées.

Donc ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et ne succombons pas au chant des sirènes de la concurrence !

Enfin, méfiez vous des colporteurs (téléphone ou autre) qui vont même parfois jusqu’à se faire passer pour des agents EDF, pour vous proposer de gagner de l’argent.
Dites vous que leur but réel, question argent, c’est surtout de vous en prendre !
Quoi qu’ils vous disent, ne leur communiquez jamais les informations personnelles concernant votre abonnement, car vous pourriez vous retrouver abonné à votre insu, chez un autre fournisseur. Certains l’ont déjà vécu alors, méfi !!!

Je termine sur deux citations de l’ancien PDG d’EDF Marcel Boiteux (1967 à 1987) :

«…. A vrai dire Bruxelles a une autre raison de demander qu’on supprime les tarifs régulés, et autres tarifs de transition, c’est que, face à EDF, aucun concurrent ne peut survivre en pratiquant des prix aussi bas.
S’il est producteur, il lui est impossible de prospérer sans la ‘’ rente nucléaire’’……. »

« Avec la suppression des tarifs régulés que demande Bruxelles, il ne s’agit donc plus, comme on pouvait le croire initialement, d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence. »

Ces citations datent de 2007 et la loi NOME est sortie trois ans après, en 2010. C’est  donc un grand homme doublé d’un visionnaire le Marcel, remarquez c’est normal, il avait le même prénom qu’un certain Marcel Paul, l’ancien ministre communiste de la production industrielle, celui qui a promulgué la loi de nationalisation des industries électriques et gazières du 8 avril  1946. Le père d’EDF-GDF quoi !

Pour trouver la liste des fournisseurs qui ont signé l’accord cadre permettant de bénéficier de cette manne et pour être honnête, car certains fournisseurs n’en profitent pas, il faut aller sur le site de la CRE, mais comme elle se cache bien (la liste), voici le chemin:

Utiliser le lien suivant:

http://www.cre.fr/marches/marche-de-gros/marche-de-l-electricite#section5_1

Ensuite aller sur la rubrique : « Liste des accords-cadre en vigueur : »
Puis enfin cliquer sur le lien bleu écrit en tout petit : « liste des fournisseurs (89,82 ko) » pour télécharger la liste en PDF.

Voila faites suivre l’information,  il est important que les citoyens et  usagers soient informés de cette arnaque réalisée sur leur dos à leur insu. Sur ce,  je retourne voir s’il y a quelques pièces à récupérer  dans ma machine à laver.

Yves CIMBOLINI pour www.initiative-communiste.fr

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/energie-loi-nome-arnaque-fond-de-blanchiment-energetique/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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lundi 1 janvier 2018

PSA, Pimkie… Surprise, la loi Travail commence par supprimer des emplois !

À peine les décrets d'application signés que PSA et Pimkie se préparent à lancer des procédures de rupture conventionnelle collective. Un nouveau dispositif issu des ordonnances Travail moins contraignant qu'auparavant. Censée faciliter les embauches, la réforme commence donc par simplifier les licenciements.

ACT LOI TRAVAIL VIRE

À croire qu'ils étaient dans les starting-blocks. Ce jeudi 28 décembre, Le Parisien révèle que le groupe PSA se prépare à utiliser la nouvelle rupture conventionnelle collective, dispositif ouvert par la réforme du code du travail d'Emmanuel Macron, pour lancer un plan de licenciements dès la rentrée. Déjà Pimkie, l'enseigne de prêt-à-porter, avait convoqué ses quatre syndicats cinq jours avant le réveillon de Noël pour une réunion prévue le 8 janvier afin de présenter son propre projet de rupture conventionnelle collective.

Un empressement gourmand, puisque le décret d'application de cette mesure n'a été publié au Journal officiel que le 22 décembre... Pas le temps de niaiser, comme disent les Québécois ! Dans le document interne au groupe PSA que s'est procuré le quotidien, daté du 19 décembre soit trois jours avant la publication du décret au JO, la direction du groupe "invite" les syndicats de l'entreprise le 9 janvier à une réunion ayant pour ordre du jour la "négociation sur les ruptures conventionnelles collectives".

Selon Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT du groupe PSA Peugeot-Citroën, interrogé par Le Parisien, "cela va lui permettre de faciliter les départs collectifs et ainsi poursuivre la fonte des effectifs en CDI dans les usines. C'est un recul supplémentaire pour les droits des travailleurs". De son côté, un porte-parole de l'entreprise se limite à expliquer que "ce sujet va être abordé lors du comité central d'entreprise et s'inscrit dans le cadre de notre DAEC 2018 (dispositif d'adéquation des emplois et des compétences) mis en place ces dernières années". Sans plus de détails. Pourtant, selon les chiffres du syndicaliste, le groupe a déjà effectué 3.000 suppressions d'emplois en 2017 et 25.000 depuis 2013.

Sauf que la nouvelle mesure de rupture conventionnelle collective permet de licencier à moindres frais. Comme le rappelait l'avocat Olivier Khatchikian à LCP lors de la présentation de la réforme du code du travail, "quand un employeur veut réduire les effectifs de manière collective, il doit observer les règles relatives aux licenciements économiques collectifs (...), il doit justifier d'un motif économique valable et favoriser le reclassement des salariés licenciés". Avec les ordonnances Travail, plus besoin : "Toutes ces obligations pour l’employeur vont disparaître ! Aucune nécessité de justifier d'une cause réelle et sérieuse ! Envolé, le lourd dispositif de prévention et d'accompagnement des licenciements économiques. La loi prévoit en effet une simple 'homologation' de la rupture conventionnelle, comme pour une rupture conventionnelle individuelle ordinaire…".

"C'est une fragilisation de tout le marché du travail"

Ce jeudi 28 décembre, Eric Coquerel, député de la France insoumise, a expliqué ne pas être surpris par ces annonces. "C'est évident, à partir du moment où la loi ne protège plus les salariés, ça les laisse à la merci d'un rapport de force (...) c'est évident que pour les employeurs, c'est tout bénéfice (...), ça va être dévastateur pour l'emploi", a-t-il réagi sur BFMTV.

Pour le député, PSA et Pimkie ne sont donc que les "premiers de cordée" d'un mouvement beaucoup plus général : "On s'aperçoit que c'est une fragilisation de tout le marché du travail, c'est ce qu'on dénonçait avec les ordonnances et c'est ce qui est en train de se réaliser".*

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail qui a porté la réforme, répétait pourtant encore le 29 novembre sur RTL qu"il n'y a absolument aucune mesure dans les ordonnances qui va dans le sens de la précarisation. Évidemment, notre but, c'est l'inverse." Il lui faudra un sacré sens de la pédagogie pour l'expliquer aux futurs ex-PSA et Pimkie...

https://www.marianne.net/economie/psa-pimkie-surprise-la-loi-travail-commence-par-supprimer-des-emplois

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*Eric Coquerel et ses amis de la "France insoumise" omettent toujours de mentionner l'origine "européenne" de ces mesures, et pour cause...Et bien sûr, la fausse opposition est largement citée dans tous les médias de l'oligarchie. Le jeu de dupes continue, avec le faux clivage "gauche (droite? centre?) macroniste" contre "gauche radicale" ...jusqu'à quand?   P.G.

 

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Haute- garonne: un recul de la protection de la nature

Déjà 929 petits cours d'eau rayés des cartes

ACT COURS D EAU

Dans le nord de la Haute-Garonne 929 petits ruisseaux viennent d'être déclassés et ne sont plus considérés que comme de vagues fossés ou de très éphémères ravines exclus du réseau hydrographique départemental. Ce grand ménage est le résultat de la cartographie de tous les cours d'eau de France lancée en 2015 par Ségolène Royal alors ministre de l'environnement sous la pression de la FNSEA et des JA (Jeunes agriculteurs). Depuis, dans chaque département, les deux principaux syndicats d'agriculteurs sont les éléments moteurs des comités de pilotages mis en place par les préfets pour cartographier une bonne fois pour toutes ce qui mérite d‘être appelé cours d‘eau, et ce qui n'est considéré que comme un simple écoulement. Forts de leurs pratiques du terrain les agriculteurs proposent aux services de l'état de déclasser des petits ruisseaux ou de simple écoulement qui étaient jusqu'ici répertoriés sur les cartes comme des cours d'eau. En Haute-Garonne la FNSEA se félicite d'avoir obtenu gain de cause sur la moitié des cours d'eau proposés par ses adhérents. L'enjeu est lourd de conséquence. «Car une fois qu'un cours d'eau est déclassé les agriculteurs ne sont plus tenus de maintenir une bande enherbée sur ses berges ; ni de respecter les zones de non-traitement à cinq mètres de chaque côté du cours», explique Christian Mazars, président de la FDSEA31.

Pour réaliser ce travail la Haute-Garonne a été découpée en sept zones. Les quatre premières qui correspondent au nord de Toulouse ainsi qu'au Saves et au Lauragais viennent de perdre près d'un millier de cours d'eau ou de tronçons de cours d'eau dont la dimension oscille entre cent mètres et cinq kilomètres. Reste maintenant à recartographier le nord du Comminges et le Muretin. Trop complexe en raison de son régime soumis à la fonte des neiges, le réseau hydrographique du piémont pyrénéen échappe pour le moment à cette remise à jour.

Pour mériter d'être considéré comme un cours d'eau, un écoulement doit répondre à trois critères cumulatifs définis par le code de l'environnement : il doit avoir un débit suffisant pendant la majeure partie de l'année, et posséder un lit ainsi qu'une source clairement identifiable. Si un de ces trois éléments manque à l'appel, l'écoulement échappe à la qualification et aux mesures de protection qui l'accompagnent. Conscient du caractère très polémique de cette nouvelle cartographie du paysage, Bernard Pommet, directeur adjoint de la direction départementale des territoires (DDT) s'efforce d'en minimiser la portée en la réduisant à un processus administratif qui ne modifie rien la réalité physique du département, mais se limite à préciser le statut définitif des cours d'eau et des écoulements. Sans toutefois évoquer la perte de la protection dont ils bénéficiaient avant d'être recartographiés.

Un comité «piloté» par la FNSEA

Pour mettre en œuvre la cartographie des cours d'eau la direction départementale des territoires (DDT) a constitué un comité de pilotage qui intègre la profession agricole essentiellement représentée par la FNSEA et les jeunes agriculteurs (JA) ainsi que de membres du réseau France Nature Environnement, des syndicats de rivière, de la fédération de pêche et de représentants de l'association France biodiversité et de l'association des maires de France. Les travaux de cartographie se réalisent en trois temps. La DDT fournit d'abord une première carte ou figurent tous les cours d'eaux recensés à l'exception des simples fossés. C'est alors qu'interviennent en priorité les syndicats agricoles qui proposent une liste de cours d'eaux à déclasser. Sur cette base la DDE propose une nouvelle carte prenant en compte une partie des préconisations des agriculteurs. Les cas qui demeurent encore litigieux sont enfin confiés à une commission ad oc composée de membres du comité de pilotage. Bernard Pommet directeur adjoint de la DDT 31 confirme que la FNSEA et Jeunes Agriculteurs «ont fortement mobilisé leurs troupes». Il affirme également que «quasiment chaque cours d'eau déclassé a donné lieu à une visite sur le terrain d'un agent de la DDT.»

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/27/2711963-deja-929-petits-cours-d-eau-rayes-des-cartes.html

La cartographie des cours d'eau engagée depuis 2016 dans chaque département sous l'égide des directions départementales de territoires (DDT) est loin d'être un long fleuve tranquille. Dans le Gers et en Ariège les Amis de la Terre et le Chabot, deux associations de protection de l'environnement ont refusé de siéger au sein des commissions de cartographie. En Haute-Garonne l'association Nature Midi-Pyrénées membre du réseau France Nature Environnement (FNE) a choisi de participer aux travaux de cette commission. Ses membres se félicitent du dialogue qui s'est instauré entre toutes les parties engagées et de la volonté des services de l'État de prendre comme base de travail «tous les cours d'eau identifiables sur les cartes. Ce qui n'a pas été le cas dans d'autres départements.» Mais pour France Nature Environnement le classement des cours d'eau doit rester un document indicatif sans impact sur la protection de l'environnement ce qui est loin d'être le cas. Car l'imposition des trois critères cumulatifs d'une durée minimale d'écoulement de l'eau, et de la présence d'un lit et d'une source, impose d'exclure un certain nombre de cours d'eau dont la configuration ne correspond pas exactement à cette définition de mesures de protection dont ils bénéficiaient jusqu'ici en matière de respect des berges et d'épandages de pesticides.

Pour les défenseurs de l'environnement ce déclassement d'une partie des cours d'eau est incompatible avec les principes de la bonne conduite agricole et environnementale (BCAE) tels qu'ils ont été adoptés en avril 2015. Car cette redéfinition des cours d'eaux est moins disante que les dispositions de la BCAE alors même que la loi sur la biodiversité de 2016 interdit toute régression en matière de protection de l'environnement.

Au département de géographie de l'université Jean- Jaurès, Jean Marc Antoine regrette enfin le caractère définitif de ce recensement des cours d'eau élaboré selon des critères environnementaux, mais qui ne seront pas opérants lorsqu'il faudra trancher sur le statut d'un cours d'eau dans un dossier d'urbanisme. Car même s'il se révèle inadapté, un tel recensement très lourd à mettre en œuvre ne sera pas réengagé de sitôt.

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/27/2711959-un-recul-de-la-protection-de-la-nature.html

 

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samedi 30 décembre 2017

«C'est ce que font tous les pays» : qu'ont donné les «lois travail» chez nos voisins européens ?

Le 27 décembre, des flocons de neige dans les cheveux, alors qu'il se trouvait sur son lieu de vacances, le président Emmanuel Macron a réagi à l'annonce d'un probable durcissement des sanctions envers les chômeurs, froidement accueilli par l'opposition, rappelant vouloir tenir ses promesses de campagne. Le président défend plus largement une réforme du chômage qu'il a qualifiée de «normale», parce que mise en place par d'autres pays européens.

ACT MACRON LOI TRAVAIL

De fait, Bruxelles, notamment via ses «lignes directrices pour l'emploi», incite les Etats membres à suivre un cap commun en flexibilisant leur marché du travail pour lutter contre le chômage. Le calcul proposé est simple : en rendant plus mobiles les salariés, les entreprises pourront recruter plus aisément. La réforme du code du travail en France en est le plus récent avatar.

Le «plein emploi» outre-Rhin et son revers de la médaille

L'Allemagne peut s'enorgueillir d'un taux de chômage en baisse constante. Une évolution des chiffres qui ne vient cependant pas seule : la libéralisation du marché du travail allemand a en effet engendré une explosion du nombre d'emplois précaires. Depuis 2005, année de fin du vote des lois de flexibilisation du travail connues comme «réformes Hartz», le nombre de personnes exerçant en Allemagne un emploi «atypique», qu'il s'agisse des fameux «jobs à 1€», de temps partiels non-voulus ou d'emplois très précaires, a augmenté de près d'un million : 7,6 millions d'Allemands sont aujourd'hui concernés.

© Eurostat via google
Evolution chômage - Allemagne

Outre la précarité des emplois, le taux de pauvreté outre-Rhin inquiète aujourd'hui à gauche comme à droite. Selon l’institut de statistiques Destatis, plus de 20% de la population de la première puissance économique européenne était menacée par le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2016, soit 16,1 millions de personnes.

Dans un rapport publié en 2017, c'est le Fonds monétaire international (FMI) lui-même qui donnait l'alerte : «Malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue», écrivait le FMI au neuvième point de son rapport. 

L'Espagne et les conseils de Bruxelles

Chômage de masse et déficit public ne respectent pas les critères de l'UE : alors que Bruxelles exige davantage d'efforts de la part de Madrid, l'Espagne s'efforce de répondre aux demandes formulées par la commission européenne. C'est dans ce cadre que, dès 2010, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero lance des réformes choc du marché du travail : Madrid simplifie notamment les procédures de licenciement. Par la suite, Mariano Rajoy met également en place une réforme du code du travail dès son arrivée au pouvoir en 2012, assumant une certaine continuité avec celle de son prédécesseur.

© Eurostat via google
Evolution chômage - Espagne

Outre un impact direct mitigé sur les chiffres du chômage, ces réformes s'accompagnent d'une augmentation de la précarité. En juillet 2016 par exemple, 1,8 millions de contrats de travail sont signés : seulement 7% d’entre eux sont à durée indéterminée. Par ailleurs, l’Institut national des statistiques espagnol révèle en 2015 que 10,6% de la population n’est pas en mesure de chauffer correctement son domicile, contre 5,9% en 2008. Le phénomène des travailleurs pauvres touche le pays de plein fouet, alors que son taux de chômage reste l'un des plus élevés de l'UE.

Royaume-Uni : Cameron et les chômeurs

En 2012, le Royaume-Uni (encore membre de l'Union européenne) adopte le «Welfare Reform Act». Initiée par l'européen convaincu David Cameron, alors Premier ministre, cette réforme implique directement les chômeurs puisqu'elle réduit considérablement leurs allocations ainsi que le montant des aides sociales auxquelles ils peuvent prétendre. Objectif : pousser les chômeurs à retrouver du travail.

© Eurostat via google
Evolution chômage - Royaume-Uni

Si le chômage semble avoir diminué dans la période qui suit la réforme (voir le graphique ci-contre), là encore, des effets «secondaires» se sont fait sentir. On note par exemple une multiplication des contrats «zéro heure» avec lesquels les employeurs ne sont plus tenus de donner des heures de travail chaque semaine à leurs employés qu'ils peuvent conserver «en réserve» tant que besoin est. Ce type de contrat a ensuite été étendu au secteur public depuis le «Welfare Reform Act».

Par ailleurs, en juin 2016, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies tire la sonnette d’alarme : les politiques d’austérité successives en Grande-Bretagne auraient porté atteinte aux droits de l’Homme. En effet, cette lutte coûte que coûte contre le chômage n'est pas doublée d'une augmentation des salaires. Le Comité souligne que de nombreuses personnes exerçant pourtant un emploi ne parviennent plus à se loger.

L'Italie, bonne élève mais...

Entré en vigueur le 7 mars 2015, le «Jobs Act» de Matteo Renzi permet à l’Italie de se présenter en bonne élève de l'Union européenne après avoir enfin mis en place une réforme du code du travail «recommandée» depuis 2011 par Bruxelles. Face à la contestation de la rue, le gouvernement italien a maintenu le cap, promettant une embellie économique rapide grâce à l'assouplissement des règles régissant notamment l'embauche et le licenciement.

© Eurostat via google
Evolution chômage - Italie

La baisse du chômage qui a suivi cette réforme est sensible mais loin d'être spectaculaire. Alors que le chômage dépasse toujours les 11%, les économistes demeurent divisés quant à l'interprétation des chiffres, certains facteurs externes ayant pu jouer, comme par exemple la sortie de récession ou encore la stagnation de la population active en 2015. 

La création très contestée d'un CDI avec période d'essai de 3 ans, la suppression pendant 3 ans de toutes les charges sociales et la possibilité de licencier sans motif ont en revanche considérablement accru la précarité du travail. Là encore, la baisse du chômage ne semble pas s'être accompagnée d'une baisse de la pauvreté. Bien au contraire : en 2017, l'Istat (équivalent italien de l'Insee) révèle qu'en 2016 le taux de pauvreté absolue a triplé depuis 2006.

Dans la plupart des cas, la flexibilisation du marché du travail dans les grandes puissances économiques de l'Union européenne s'accompagne d'une recrudescence de la précarité. Loin de n'être qu'une coïncidence, ce phénomène constitue un risque bien connu de ce genre de politiques publiques que les dirigeants européens se gardent bien de mentionner lorsqu'ils s'en font les promoteurs. Quant à Emmanuel Macron, il promet que sa réforme montrera ses effets d'ici 18 à 24 mois et assure qu'elle permettra une meilleure protection sociale des salariés.

https://francais.rt.com/economie/46898-cest-que-font-tous-pays-chomage-loi-travail

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PSA s'apprêterait à supprimer des postes grâce à la réforme du Code du travail

Les syndicats du groupe PSA ont été invités par la direction à une négociation portant sur le recours à une rupture conventionnelle collective, un nouveau dispositif créé par la réforme du Code du travail portée par Emmanuel Macron.

ACT PSA LOI TRAVAIL UE

Le nouveau Code du travail fait déjà des premiers heureux : selon les informations du Parisien, le constructeur automobile PSA a proposé le 19 décembre dernier aux syndicats un projet de suppressions de postes grâce à la procédure de la rupture conventionnelle collective créée récemment par les ordonnances du gouvernement d'Edouard Philippe.

PSA a invité les organisations syndicales le 9 janvier prochain à une discussion. A l'ordre du jour : l'ouverture de pourparlers quant à une rupture conventionnelle collective. Ce dispositif autorise l'employeur à se séparer des salariés sans recourir à un licenciement ou à une démission, tout en évitant le plan social – et donc se dispensant de devoir prouver devant l'Etat l'existence de difficultés économiques justifiant les suppressions de postes. Pour ce faire, il lui faut préalablement obtenir un accord majoritaire avec les syndicats.

«Cet agenda social a bel et bien été envoyé à nos partenaires sociaux», assure Bruno Bertin, directeur des ressources humaines de PSA. Ce dernier se refuse en revanche à préciser le nombre de postes et les sites concernés. «Ce sujet va être abordé lors du comité central d'entreprise», commente un porte-parole du groupe.

«Cela va lui permettre de faciliter les départs collectifs et ainsi poursuivre la fonte des effectifs en CDI dans les usines. C'est un recul supplémentaire pour les droits des travailleurs», dénonce Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT du groupe PSA Peugeot-Citroën. La CGT faisait partie des organisations qui avaient manifesté à l'automne contre la réforme du Code du travail.

https://francais.rt.com/economie/46876-psa-sappreterait-supprimer-postes-grace-reforme-code-travail

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vendredi 29 décembre 2017

Paris : les policiers furieux d'être menacés de payer eux-mêmes leurs PV de stationnement

Une note attribuée au préfet aurait été envoyée aux services de police, avertissant que les agents devraient régler eux-mêmes les PV pour stationnement irrégulier, y compris pendant les opérations. Les policiers qui l'ont lue ne décolèrent pas.

ACT POLICE ARREST

L’arroseur arrosé ? Selon le site d’Europe 1, une note attribuée à la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), envoyée le 14 décembre, exhorte les services de police à se garer dans les règles de l'art. Victimes collatérales de la privatisation du stationnement à Paris, les policiers seraient menacés par le préfet de police Michel Delpuech de devoir payer eux-mêmes leurs amendes en cas d’infraction au stationnement.

Dans cette note, le préfet se justifierait en expliquant que «plusieurs opérateurs privés auront [...] la charge du contrôle du respect de l'acquittement de la taxe de stationnement à l'aide notamment de dispositifs automatisés». Pour éviter les verbalisations, le préfet recommanderait de faire «preuve de la plus grande rigueur pour l'usage des emplacements réservés aux services de police et le non stationnement dans les espaces non dédiés à cet effet».

Car ce changement de main impliquerait que la gestion des contentieux de stationnement gênant ne relève plus de l'Officier du Ministère public mais du juge administratif. Toute contestation de verbalisation deviendrait donc un serpent de mer et impliquerait la rédaction d’un rapport développé «suffisamment motivé pour justifier du caractère opérationnel de la mission ayant conduit au stationnement irrégulier», selon les termes du courrier envoyé. A défaut, la menace est explicite : «Le montant de l'amende relèvera du paiement par le conducteur du véhicule.» 

Les forces de l'ordre verbalisées ? Les membres de l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC) peinent à y croire. Ils ont répliqué, furieux, par le biais d’un post sur Facebook le 20 décembre. Ils se plaignent d’être forcés à distribuer des amendes et de recevoir un camouflet en récompense. «On nous ordonne, on nous menace pour verbaliser. Les forces de l’ordre en souffrent et peuvent s’en faire sanctionner lourdement ! En remerciement, cette même hiérarchie accepte que l’on soit verbalisé en situation d’intervention ! La police contorsionniste, on marche sur la tête et on doit courber l’échine», enrage l'association. Stéphane Lantz, délégué de MPC, a expliqué à ce sujet sur Europe 1 combien cette note est, selon lui, contre-productive : «Quand les collègues interviennent, c'est qu'il y a une urgence. Déjà qu'on nous explique à longueur de journée qu'on n'intervient pas assez rapidement, qu'on est lents, on va devoir expliquer que, "oui, excusez-nous, on a dû trouver une place à un kilomètre du lieu d'intervention".»

Les nouvelles dispositions au sujet de la verbalisation ne vont pas froisser que les fonctionnaires de police. A compter du 1er janvier 2017, la société privée Indigo sera en charge de distribuer les amendes de stationnement à Paris. Le montant de l'amende est fixée par Paris, elle passera de 17 à 50 euros. Selon le journal Le Parisien, la majorité des 1 600 agents municipaux actuellement chargés de distribuer les PV devraient être réaffectés à la lutte contre les incivilités, comme le jet de mégots, les crottes de chien, le bruit ou le racolage.

https://francais.rt.com/france/46841-policiers-furieux-detre-menaces-payer-amendes

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Mobilier anti-SDF : Emmaüs nous invite à riposter

Pour chasser les sans-abri des centres-villes, l’imagination n’a plus aucune limite et empiète même sur la dignité humaine. Réagissons.

ACT SDF HIVER

Tandis que le nombre de SDF explose en France (+ 50% entre 2001 et 2012), la seule réaction visible à ce drame indigne consiste à imaginer du mobilier anti-sans-abri…  Dans ce domaine, la créativité est sans limite : après les picots, les poteaux, les barres de fer et autres plans inclinés, voici qu’apparaissent désormais des douches automatiques Trop c’est trop. Contre ce scandale sans nom, Emmaüs riposte et lance la campagne #SoyonsHumains. Explications.

Tous ces dispositifs anti-sdf n’ont qu’un objectif : chasser les sans-abri des centres-villes, histoire qu’ils souffrent loin du regard des passants et meurent dans l’indifférence plutôt que sous nos yeux. C’est inacceptable ? Oui, ça l’est. Alors, pour en finir avec ce mobilier de la honte, Emmaüs nous invite à les dénoncer un par un sur une carte interactive.

Des milliers de Françaises et de Français sont déjà privés d’un toit. Et on voudrait aussi leur interdire de s’allonger sur le sol ? C’est quoi le but ? Les achever ? Dans quel monde vit-on ?

« Mouiller quelqu’un, ce n’est pas bien méchant »

Parmi les exemples cités par la fondation, se trouve une douche anti-sdf installée à l’entrée d’un parking parisien. Un dispositif d’autant plus symbolique qu’il se trouve devant un immeuble où ont eu lieu les premières réunions d’Emmaüs, raconte Le Parisien. Les riverains rencontrés par le journal se plaignent des dégradations que commettaient les SDF à l’entrée du parking.

« Nous avons fait preuve de beaucoup de tolérance, mais ce n’était plus possible. Ces jets, c’est ce que nous avons trouvé de plus efficace, explique au Parisien un responsable de la société qui gère l’immeuble. « Je comprends que cela puisse choquer. En même temps, mouiller quelqu’un ce n’est pas bien méchant »Une logique que dénonce Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre : « Nous, nous disons ‘plutôt que de faire la guerre aux pauvres, faisons la guerre à la pauvreté’. »

Selon la Fondation Abbé Pierre, le nombre de personnes sans domicile fixe a augmenté de 50% entre 2001 et 2012, et plus de 2 000 personnes meurent dans la rue chaque année en France.

Source :

https://soyonshumains.fr/

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

https://twitter.com/hashtag/SoyonsHumains?src=hash

https://positivr.fr/mobilier-urbain-anti-sdf-emmaus-soyonshumains/

https://www.la-croix.com/France/Exclusion/Fondation-Abbe-Pierre-denonce-mobilier-urbain-anti-SDF-2017-12-06-1200897488

https://www.francetvinfo.fr/societe/la-fondation-abbe-pierre-s-en-prend-a-une-douche-anti-sdf-et-aux-dispositifs-hostiles-aux-sans-abris_2501703.html

https://aphadolie.com/2017/12/15/mobilier-anti-sdf-emmaus-nous-invite-a-riposter/

 

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