mercredi 29 août 2018

Confirmation des analyses de l'UPR

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samedi 28 juillet 2018

Dalila Zein, une « cost killer » devient directrice générale de l’AFP

TRIBUNE LIBRE / par Denis Souchon, jeudi 19 juillet 2018

La privatisation de l’AFP est en marche.

TL ACRIMED AFP

Le 12 avril 2018 Fabrice Fries, un spécimen de la noblesse d’État, était « élu » à la présidence de l’AFP. Le 28 juin 2018 un communiqué de l’AFP nous apprend que Dalila Zein est nommée Directrice générale de l’AFP. Deux événements qui confient l’encadrement d’une des plus grandes agences de presse à des managers avouant, comme nous l’écrivions, « un amour inconsidéré pour le privé, la novlangue managériale, les méthodes marketing et la rigueur budgétaire », soit autant de qualités visiblement requises de nos jours pour diriger un média et prétendre donner du sens au « journalisme »…

Fort de cette décision autocratique, et doté par un tel nouveau bras droit, Fabrice Fries est dans de bonnes conditions pour rééditer à l’AFP des exploits tout aussi « remarquables » que ceux qu’il avait réalisés à la présidence de Publicis Consultant de 2008 à 2016 [1].

 

Gouvernement-oligarchie-Gabon

Car n’ayant rien à envier au parcours de Fabrice Fries, celui de l’impétrante présente en effet bien des traits constitutifs d’une carrière entièrement dédiée au service d’intérêts privés :

- En 1997, Dalila Zein est diplômée de l’école de commerce « EDHEC Business School » de Lille.

- Elle débute comme auditrice chez Price Waterhouse Coopers, l’un des quatre plus grands groupes mondiaux d’audit financier, les « big 4 ». Groupes dont une note d’Attac du 9 janvier 2018 décrit l’ « éthique » : « Le rôle des cabinets de conseil est souvent sous-estimé ou méconnu dans les pratiques d’évasion fiscale. Les révélations du Luxleaks l’avaient pourtant mis au jour : les cabinets d’audit comme les Big 4, et les cabinets d’avocats spécialisés sur ces questions, sont les chevilles ouvrières d’un système industrialisé d’évasion fiscale de multinationales. Ces cabinets étudient précisément les législations fiscales pour en trouver les failles et conseillent les entreprises pour "optimiser leurs impôts", c’est-à-dire souvent, localiser des filiales dans des paradis fiscaux et y transférer des bénéfices artificiellement, pour échapper au paiement de l’impôt dans les pays où ont vraiment eu lieu leurs activités. C’est PwC [Price Waterhouse Coopers] qui a rédigé et négocié les fameux rescrits (accords préalables aux prix de transfert) pour le compte de centaines de multinationales avec l’administration luxembourgeoise. »

- De 2000 à juin 2018, elle travaille chez Lagardère Active, où elle gravit tous les échelons (contrôleuse de gestion, Responsable du CDG - pôle presse magazine France, CFO presse magazine France, Deputy Chief Financial Officer) pour en devenir en 2014 la directrice financière (« Chief Financial Officer » en langage local).

- L’ « apothéose » de Lagardère Active, sous le contrôle de l’héritier Arnaud Lagardère, est atteinte le 4 avril 2018 quand Le Figaro titre « Lagardère Active prépare son démantèlement » [2]. Une nouvelle qui allait bientôt laisser Dalila Zein chômeuse [3]. À moins que son réseau parmi les dominants, cultivé depuis des années, ne lui facilite la recherche d’un nouvel emploi et précipite un parachutage. Chose faite à l’AFP.


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Pour comprendre en quoi l’arrivée de Dalila Zein à l’AFP est tout aussi antinomique de l’esprit de service public que celle de Guy Lagache à Radio France, il suffit de lire le résumé de sa carrière qu’elle fait sur sa page Linkedin :

Expérience managériale solide (équipe d’env. 200 personnes) dans des environnements complexes, Mise en œuvre et suivi de plans de réduction des coûts, nombreux dossiers d’acquisitions et cessions, stratégie et analyse financière, Optimisation du cash, Projets immobiliers.

Restructuring, Cost reduction, Financial strategy, Project management, Working capital optimisation, Organization, Controlling, Business transformation, Real estate, Acquisitions, Divestments.

Les salariés de l’AFP ne seront donc nullement surpris si dans les mois qui viennent, Dalila Zein et Fabrice Fries envisagent de réduire les effectifs (« réduction des coûts » et « restructuring »), supprimer certaines activités (« cessions ») en les sous-traitant (« optimisation du cash »), vendre le siège de l’AFP (« projets immobiliers »), le tout en privatisant l’AFP (« business transformation ») au nom de la-nécessaire-réforme-pour-sauver-l’AFP-dans-un- « environnement complexe ».


Denis Souchon


Post-scriptum 1 : Le 3 octobre 2014, on pouvait lire sur le site Option Finance : « Nommée responsable du contrôle de gestion du pôle presse magazine de Lagardère Active en 2007, [Dalila Zein] est promue, un an plus tard, directrice financière. "En partenariat avec le directeur de l’activité presse magazine, j’ai alors pu intervenir sur des sujets d’organisation et de stratégie, comme la réflexion sur le portefeuille d’actifs", précise-t-elle. Un travail récemment concrétisé par la cession par le groupe d’une dizaine de titres, dont Psychologies ou Première. »


Post-scriptum 2 : Il paraît souhaitable de ne pas accorder systématiquement sa confiance à des gens qui affirment, comme le fait Dalila Zein sur sa page Linkedin, que « les causes qui [leur] importent [sont] :
Arts et culture
Droits civiques et action sociale
Droits de l’homme
Enfants
Environnement
Formation
Lutte contre la pauvreté »

https://www.acrimed.org/Dalila-Zein-une-cost-killer-devient-directrice

INDEPENDANCE PRESSE PLN

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jeudi 26 juillet 2018

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

TRIBUNE LIBRE / 17 juillet 2018

ACT BARRAGES FRANCE LAOS

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ». C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère. Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renforçaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti

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Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti. Représentant un peu plus de 12 % de la production électrique du pays, les barrages offrent une source d’énergie renouvelable disponible à tout moment, qui permet d’assurer une continuité d’offre électrique face aux pointes de consommation ou face aux intermittences de production de l’éolien et du solaire. « L’hydroélectricité, c’est le poumon du système électrique, analyse Jean Fluchère, ancien délégué général EDF Rhône Alpes. Quand une tranche nucléaire connaît un arrêt automatique, en un temps très court, les capacités de démarrage instantané de l’hydroélectricité permettent de sauver le réseau et de contrer la baisse de fréquence engendrée. »

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Les barrages français remplissent de nombreuses autres fonctions : gestion des crues et des sécheresses, besoins en irrigation et arrosage du secteur agricole, lâchers d’eau pour les sports d’eau vive… Ils recouvrent également des enjeux d’accès à l’eau potable, ainsi que des enjeux industriels via la sécurisation du refroidissement des centrales nucléaires. Quel acteur privé acceptera de prendre en compte la totalité des ces missions ? Le rapport pose la question. Les auteurs soulignent par ailleurs qu’il existe un risque réel de perte des compétences — multiples et très pointues — qu’exige la gestion du système hydroélectrique, et que les agents EDF ont acquis et capitalisé ces 40 dernières années. « En recherchant le profit à court terme, les métiers de spécialistes vont disparaître », avertit le rapport, qui estime par ailleurs que le secteur privé est inadapté aux coûts très élevés qu’exige ce type d’ouvrages, ainsi qu’au temps long que suppose leur entretien : les barrages vont durer plusieurs siècles et exigent pour cela une maintenance soigneuse et continue.

Nos voisins conservent la gestion publique de leurs barrages

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Dans son rapport, le syndicat Sud énergie demande l’arrêt du processus en cours de mise en concurrence des concessions par une prise de position claire, ferme et argumentée du gouvernement français. Pour appuyer leurs demandes, les auteurs du rapport citent l’exemple de nos voisins allemands qui ont exclu leurs barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. Face à l’apparente intransigeance des institutions européennes, il semble bien y avoir de vraies marges de manœuvre*.

https://www.bastamag.net/Des-experts-du-secteur-hydroelectriaque-appellent-a-ne-pas-privatiser-les

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*Bien sûr qu'il existe toujours des marges de manoeuvres, mais c'est "reculer pour mieux sauter", et de toute façon, la tactique européenne consiste à multiplier les pressions sur des tas de dossiers: comme aucun pays ne peut TOUT refuser, les directives finissent toujours par s'appliquer, dans un domaine ou dans un autre. C'est une question de temps et de lassitude des acteurs concernés, au terme de discussions et négociations interminables. Là où une victoire sera (temporairement) remportée, d'autre "barrages" cèderont, comme on vient de le voir pour la SNCF... C'est ce que ne veulent pas comprendre les partisans de la "désobéissance aux traités", ceux qui croient aux "marges de manoeuvres". Un éternel "bras de fer" voué à l'échec au bout du compte...par épuisement!   P.G.

Voir aussi:

La privatisation de ces barrages serait une véritable spoliation des Français et de quel droit ce gouvernement se permet de voler le patrimoine des Français au profit de leurs amis ?

La privatisation serait également la mise en danger d'un grand nombre de Français. Les anciens se rappellent de Fréjus, en 1959, 423 morts !
-
Et aujourd'hui, le Laos vit un épouvantable drame avec la rupture d'un barrage et une des phrases dans l'article de Libération est très très intéressante ; elle montre que quand c'est la finance qui gère, c'est la catastrophe car une seule chose compte pour elle : LE PROFIT !  S.R.

Barrage au Laos : «Une telle défaillance était dans l'ordre des choses "
http://www.liberation.fr/planete/2018/07/24/barrage-au-laos-une-telle-defaillance-etait-dans-l-ordre-des-choses_1668519

Spécialiste de ce pays pauvre d’Asie du Sud-Est, Olivier Ducourtieux analyse l'écroulement d'un ouvrage hydroélectrique en construction, qui a fait des centaines de disparus.

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Des centaines de personnes étaient portées disparues mardi soir dans le sud du Laos, vingt-quatre heures après l’effondrement d’un barrage secondaire, dans un complexe hydroélectrique en construction. Six villages ont été inondés par la crue formée sur la rivière Pian, un affluent du Mékong, laissant 6 600 personnes sans domicile et un nombre encore inconnu de victimes. Olivier Ducourtieux, maître de conférences en agriculture comparée à AgroParisTech, a travaillé quinze ans au Laos, pays pauvre d’Asie du Sud-Est, habité par moins de 7 millions d’habitants et verrouillé politiquement. Il explique comment une telle catastrophe, survenue après de fortes pluies de mousson, n’est pas surprenante.

La question n’était pas si un accident allait arriver, mais quand. Depuis une quinzaine d’années, il y a un rush vers les investissements hydroélectriques au Laos. Des dizaines de barrages ont été construits ou sont en projet. Or l’Etat n’a ni les capacités techniques et humaines ni la volonté politique de réguler sérieusement ces opérations. A la fin des années 90, un des premiers projets, celui de Nam Theun 2, porté par le français EDF, avait donné l’opportunité aux ONG et aux militants de faire des études sociales et environnementales. Refroidi par la complexité du dossier, le pouvoir laotien a ensuite donné la priorité à des partenaires asiatiques locaux qui ne parlent qu’un seul langage, celui du dollar. Ces projets construits dans des zones reculées à un rythme extravagant, déconnectés les uns des autres, passent sous le radar médiatique. Une telle défaillance était dans l’ordre des choses.

(...)

La corruption pourrait-elle être en cause dans l’accident ?

La vente de l’électricité est très rentable, et les profits sont concentrés dans quelques mains, ce qui les rend faciles à partager. Cela dit, les investisseurs qui sont en charge de la construction du barrage étant ceux qui vont l’exploiter, ils ont intérêt à ce que le travail soit bien fait, donc je ne les imagine pas faire des économies sur la qualité du ciment. En revanche, l’accident pourrait être lié à une défaillance de gouvernance de l’Etat. Car dans ces projets, le ministère de l’Energie est à la fois la puissance de contrôle et le donneur d’ordre. Dans quelques jours, le nombre de victimes et de personnes déplacées sera connu. Mais les médias étant contrôlés par le Parti révolutionnaire lao, on ne connaîtra certainement jamais les raisons de l’accident. Surtout si elles impliquent une défaillance des services publics.

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lundi 23 juillet 2018

Et si on changeait l'école?

PUB PETROUCHINE

Nous l'avons rencontrée sur le marché de Felletin lors de notre dernière table d'information: elle s'appelle Aline Pétrouchine et elle est venue nous voir en tant qu'électrice de François Asselineau à la Présidentielle 2017.

Elle vient d'écrire un livre "Et si on changeait l'école ! 1001 idées". On peut lui écrire pour commander:

PETROUCHINE

aline.petrouchine@gmail.com

Elle reviendra en Creuse dont elle est originaire en août (elle habite actuellement La Rochelle) et elle nous communiquera ses dates de signature de dédicaces à Felletin.

C'est son côté sympatique et passionné qui nous incite à lui faire un peu de publicité pour un livre qu'elle finance sans aide, avec un objectif essentiel: rendre service à ses collègues (elle est institutrice spécialisée en retraite) et aux enfants "différents" et si mal pris en compte par l'institution.

Souhaitons- lui bonne chance pour cette aventure!

P.G.

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vendredi 13 juillet 2018

Vidéo: l'UPR classée à l'extrême doite par "C à Vous" (France 5): réagissons!

Suite au compte- rendu de la réunion commune des délégations de Creuse & de Corrèze, voici la procédure à suivre pour intervenir auprès du CSA:

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On ne sera pas surpris de trouver ce genre d'amalgame sur le plateau de Patrick Cohen, mais tout de même! De toute façon, nous avons décidé de ne plus laisser passer ce genre de diffamation.

Le réveil de l'ultradroite en France - C à Vous 25/06/2018

https://www.youtube.com/watch?v=tY_JChGNV_g&feature=youtu.be

EMISSION C A VOUS EXTR DROITE 2

Un courrier de notre avocat va être envoyé à France 5, avec copie au CSA et au Comité d'éthique de France Télévisions.

En complément de cette action, nous vous invitons à saisir largement le CSA à partir de son formulaire dédié :

http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Alerter-le-CSA-sur-un-programme

Les informations à indiquer sont fournies ici:

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Tout citoyen peut intervenir pour dénoncer cette atteinte au code de déontologie des journalistes et la diffusion délibérée de fausses informations. Ne vous en privez pas!   

N'abandonnez l'opération de saisie que lorsque vous voyez apparaître ce message:

logo CSA RF

Merci de votre message.

Vous allez recevoir un courriel à l'adresse électronique que vous avez renseignée,
vous demandant de confirmer votre saisine du CSA en cliquant sur le lien indiqué.

Votre saisine sera alors prise en compte par le CSA.

Et n'oubliez pas ensuite de confirmer à partir de votre boîte mail!     P.G.

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jeudi 12 juillet 2018

Des familles de policiers vivent dans la peur

L’agression d’un couple de policiers devant leur fille de trois ans à Othis n’est pas un phénomène isolé selon Perrine Sallé, qui milite dans une association de défense des familles travaillant au sein des forces de l’ordre.

ACT POLICE FAMILLES SECURITE

Les familles dont les membres travaillent dans les forces de l’ordre et de sécurité sortent de l’ombre. Le 9 juillet, une mobilisation a été organisée à Paris pour soutenir les proches des policiers, militaires et CRS subissant les conséquences de l’impopularité de leur profession. « La haine de l’uniforme se propage aux familles. », déplore Perrine Sallé, ex-compagne de policier et porte-parole de l’Association femmes des forces de l’ordre en colère (Affoc), qui s’est confiée à RT France.

La mobilisation du Trocadéro s’est déroulée alors qu’un couple de policiers s’est fait passer à tabac ce 5 juillet devant leur petite fille de trois ans à Othis (Seine-et-Marne), car la policière avait contrôlé les agresseurs peu de temps auparavant. « On a recensé sept enfants harcelés et tabassés car ils sont fils ou filles de CRS ou de policiers. Ils se font injurier. Ils sont obligés de mentir sur la profession des parents. Les familles vivent dans une peur perpétuelle. », détaille Perrine Sallé.

Menaces, insultes, agressivité : les forces de l’ordre et leurs familles alertent

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« Les enfants entendent : « Ton père, il finira brûlé comme un nugget. » », « Tu vas devenir orphelin. » ou encore « On va l’égorger comme à Magnanville », poursuit la militante. Comment réagissent les responsables scolaires ? « Il n’y a aucune réaction de la part des professeurs et un sentiment d’impunité de la part des délinquants. », estime encore la porte-parole de l’Affoc, qui poursuit : « Des enfants doivent partir en vacances anticipées, d’autres ont été déscolarisés. Il y a eu des hospitalisations de petits, qui tombent en dépression, ou sont victimes de terreurs nocturnes. »

Les compagnes de membres des forces de l’ordre, lorsqu’elles se font repérer, peuvent aussi être la cible de l’agressivité de délinquants.

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« On se fait insulter dans la rue. », témoigne Perrine Sallé. Lorsqu’elle est intervenue dans des discussions sur les réseaux sociaux pour défendre les familles de policiers, elle s’est aussitôt fait menacer de mort. « Mais quand on dénonce des injures sur les pages anti-flics, anti-uniformes, qui appellent au tabassage et au meurtre des familles, il n’y a aucune censure malgré les signalements. Pourtant certaines comptent jusqu’à 56 000 membres. », s’indigne-t-elle.

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Au point que certains policiers, pour éviter qu’on les identifie, font expédier leur courrier libellé « Ministère de l’Intérieur » à une adresse différente de celle de leur domicile. Cette peur est rarement exprimée dans les médias, selon la militante. « Les policiers et les militaires sont soumis au devoir de réserve et ne s’expriment pas. », développe Perrine Sallé. « Puisqu’ils ne peuvent pas s’insurger, personne ne se rend compte de ce qu’ils vivent. », déplore-t-elle. « Leur hiérarchie utilise en outre des moyens de pression contre le forces de l’ordre qui ont envie de dire que ça se passe mal. Pourtant ce n’est pas pour entacher l’institution mais pour que la situation s’améliore. », estime-t-elle également.

« Si nous-mêmes familles sommes en danger et que ceux qui garantissent la sécurité sont menacés, comment penser qu’ils vont assurer leur mission ? », interroge la porte-parole. La jeune femme a écrit quatre fois au ministère de l’Intérieur, sans obtenir de rendez-vous. « Il faut faire comprendre que cette situation est à risque pour tout le monde et nous attendons de vraies mesures. », conclut-elle.

 

Policières

 


 

Source :

https://www.facebook.com/FdFdOeC/

https://francais.rt.com/france/52309-ton-pere-finira-brule-comme-nugget-familles-policiers-vivent-peur

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mercredi 11 juillet 2018

GUETTA, C’EST PAS MOI.

TRIBUNE LIBRE / Par Floréal, Prcf.

TL GUETTA FLOREAL

Ce 6 juillet, toute la rédaction matinale d’Inter emmenée par Mme Salamé et M. Demorand, auxquels s’était ajoutée la directrice de chaîne en personne, pleurait à chaudes larmes le départ de l’inamovible Bernard Guetta, l’homme qui n’a cessé durant 27 ans ( !!!) de fixer le cap de l’Europe fédérale, du Oui à la constitution européenne, des ingérences à répétition de l’UE-OTAN en Libye, en Ukraine, en Syrie ; l’homme qui n’a tiré aucune leçon des énormes hécatombes qu’ont produites ces ingérences ; le grand amoureux de la paix ( !) et de l’indépendance des peuples ( !!) qui chaque matin, tançait les gouvernements maastrichtiens parce qu’à ses yeux, ils n’allaient jamais assez loin dans l’euro-dissolution de notre pays (pardon : dans la « mise en place d’une Europe politique ») et dans l’alignement empressé sur Clinton, sur Obama, sur Sainte Angela, « l’honneur de l’Europe » (car prôner l’alignement français sur Trump est désormais plus compliqué : il est fâché avec Merkel et l’esclave le plus veule doit presque se poser des questions quand il lui faut servir à la fois deux maîtres qui s’affrontent…).

Plusieurs comportements suscitaient la pitié ce matin à l’audition de "la France-Inter".

B GUETTA 3

Tout d’abord, celui de Guetta lui-même qui disait naïvement, et disons-le, sottement, « ne rien comprendre » à ce qui suscite le désamour massif actuel des peuples européens à l’égard de cette si belle Europe de la prospérité, de la paix et du progrès social que lui avaient promis les zélotes de Maastricht et de l’euro-Constitution. Bien sûr, l’ayatollah des Nouveaux Croyants risquait l’hypothèse que, peut-être, les peuples n’aiment pas perdre massivement, fût-ce au nom de « L’EUROPE, L’EUROPE, L’EUROPE ! », leurs acquis sociaux si difficilement gagnés dans le cadre des États-nations constitués. Mais bien entendu, le réflexe pavlovien revenait aussitôt et la réponse attendue arrivait vite : pour sauver les acquis sociaux, il faudrait… mais oui, vous avez deviné : PLUS D’EUROPE POLITIQUE, voyons ! Comme si chaque pas en avant de la construction européenne n’avait pas été suivi de DIX pas en arrière en matière de délocalisations, de privatisations, de casse des protections sociales, d’humiliation des peuples traités comme de sales gosses insensibles aux beautés de la belle Europe néolibérale. Comme si les gouvernants européens, Macron en tête, étaient des résistants potentiels aux gros actionnaires européens qui paient leurs campagnes , ainsi qu’aux USA qui, très souvent, ont financé leurs études. Comme si les traités supranationaux ne stipulaient pas cette merveilleuse « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui fixe le cap de la dé-protection sociale, de l’américanisation totale de la langue et des modes de vie, de la thatchérisation de toutes les conquêtes civilisatrices du mouvement ouvrier ! Bref, soit ce Monsieur ment, soit il se ment, soit… c’est une bille politique et géopolitique, les trois réponses ne s’excluant d’ailleurs pas forcément …

B GUETTA 5

Plus grave encore, Guetta a avoué ce matin qu’il n’avait jamais cultivé « l’objectivité », ce qui est pourtant son devoir le plus élémentaire en tant que journaliste d’une part, et que journaliste du service public par ailleurs. Toujours, a-t-il avoué, il fut un « journaliste engagé » pour la « construction » européenne. Y compris en 2005 quand il terminait tous ses éditos sentencieux, non pas par « il faut détruire Carthage » (on a les Caton qu’on peut !), mais par : il serait catastrophique de voter non à l’Europe. Et là, notre critique s’adresse moins à lui, qui a peut-être fini par se convaincre à force d’euro-rabâcher, qu’aux directeurs de chaînes successifs nommés par les pouvoirs maastrichtiens successifs, lesquels ont choisi puis RECONDUIT PENDANT 27 ANS un éditorialiste international qui proclamait chaque matin, sans nulle considération pour les Français en désaccord avec lui, son positionnement UNILATÉRAL ; car si Guetta avoue qu’il était « engagé », c’est-à-dire clairement d’un bord contre un autre, alors pourquoi et au nom de quoi les directeurs successifs d’Inter, et leurs vrais maîtres, les présidents de la République successifs, l’ont-il choisi lui et lui seul, et non pas tel autre journaliste faisant la part des choses, nuançant le propos, essayant au moins d’être « objectif », ne présentant pas son idéologie va-t-en-guerre comme le comble de l’attachement à « la gauche », bref, un journaliste respectant la MAJORITÉ DES FRANÇAIS payeurs de redevance qui ont voté NON à l’euro-constitution et à qui, chaque matin Guetta a dit en quelque sorte : « VOUS EN BOUFFEREZ QUAND MÊME ! » ?

Et si on veut du débat et de « l’engagement », comment se fait-il qu’il n’y ait toujours qu’une couleur représentée sur chacun des grands sujets matinaux d’Inter, Léa Salamé affichant sa sainte horreur de la France insoumise, Guetta sa détestation de l’ex-URSS, de Cuba, du Venezuela bolivarien et de la Russie, Bernard Seux (Les Échos) vantant chaque matin le néolibéralisme patronal et pointant sans trêve les « archaïsmes » du mouvement syndical français ? Curieux « engagement », curieux goût du « décryptage », qui se situe toujours DU CÔTÉ DU MANCHE, toujours du côté des puissants et de l’ordre brutal que recouvrent les mots « euro », « UE » et « OTAN » ; surtout quand on regarde ce qui arrive, non seulement aux migrants chassés de chez eux par les guerres néocoloniales de l’Occident et littéralement noyés par ledit Occident, mais aux peuples grec, portugais, italien et, de plus en plus, au peuple français (mais rassurons-nous, « on est en demi ! »), en matière de macro-chômage, de macro-précarité, de macro-paupérisation et pire encore, de macro-abrutissement des couches populaires et de la jeunesse !

clash-myard-guetta-sur-des-frapp

Pire que pire maintenant : les larmoiements radiodiffusés de « la France-Inter » en grand deuil au matin de ce 6 juillet : certes, ça fait longtemps que le standard d’Inter trie politiquement ses intervenants (ou plutôt, ses faire-valoir, puisqu’ils n’ont jamais le droit de répondre à la réponse et qu’un enfant sage sur deux de cette radio croit bon de commencer en disant, à la manière de Mireille Matthieu remerciant « son public » : « je vous félicite pour la qualité de vos émissions » !), et l’auteur de ces lignes en sait quelque chose lui qui, en dix ans, n’a jamais pu poser à l’antenne la moindre question sur la politique de substitution linguistique du tout-anglais transatlantique à notre langue nationale en perdition. Mais n’empêche, combien ces larmoyants Guettophiles matinaux étaient-ils piteusement emblématiques de ce qu’est devenue une bonne partie de la France-qui-se-croit-de-gauche, tel cet émouvant auditeur matutinal qui pleurait au téléphone pour saluer « Bernard », toute pudeur bue ! ce gentil auditeur, sans doute partisan d’une « guerre de gauche » à outrance en Syrie, ne perdait pas en l’occurrence un journaliste, il perdait un directeur de conscience, un grand-prêtre de cette très sainte Religion euro-œcuménique qui fédère aujourd’hui tous les privilégiés de France et toute la théorie de  leurs affidés bien-pensants…

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Reconnaissons-le cependant, Guetta avait un mérite : il « écrivait » ses papiers et était un des rares journalistes du service public (France-Culture est encore pire qu’Inter de ce point de vue) à savoir lire et à faire des liaisons correctes alors que le débraillé linguistique, que l’avalanche des anglicismes paresseux, que les phrases absurdes du style « les universités vont désormais pouvoir trier leurs-H-étudiants » font désormais florès sur Inter dans la parfaite indifférence du CSA (Cancres Supervisant l’Audimat ?)… Maigre satisfaction toutefois, car à quoi bon parler un français châtié si par ailleurs on appuie fanatiquement un processus global qui détruit la France et qui relègue sa langue de lumière(s) au 36ème dessous ?

Bref, le géo-croisé Guetta va ENFIN prendre sa retraite, contrairement à tant de gens qui, grâce à sa maudite Europe, auront été licenciés et renvoyés à l’enfer des minima sociaux bien avant de parvenir à la date-limite et d’obtenir une super-retraite dorée…

GUETTA UE

Laissons la veulerie sangloter. Et demandons-nous si Duclos et Thorez pourraient encore aujourd’hui, étant donné l’état mental d’une bonne partie de « la France-Inter » (l’autre partie n’ayant jamais la parole), lancer encore la fameuse formule qui concluait le vibrant appel diffusé par le PCF clandestin le 10 juillet 40 :  « jamais, non jamais, le peuple de France ne sera un peuple d’esclaves ».

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/guetta-cest-pas-moi-par-floral-prcf-2/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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mardi 10 juillet 2018

Dysfonctionnements et tensions au sein du SDIS 87

Les sapeurs-pompiers de la Haute-Vienne sont à cran depuis de nombreux mois. Volontaires et professionnels tirent la sonnette d’alarme.

ACT POMPIERS 87

Le feu qui couvait depuis de nombreux mois chez les sapeurs pompiers de Haute-Vienne est en train de se propager dans les rangs. Après les pompiers professionnels, qui dénonçaient en début de semaine, via leur syndicat FO SIS 87, « des problèmes de management à l’origine de mal-être », c’est au tour des pompiers volontaires, et de leur syndicat FSU, de critiquer ouvertement les choix de la direction.

« On tire trop  sur la corde »

« Cela fait maintenant un an que nous dénonçons cette nouvelle forme de management et la mise en place d’une nouvelle gestion d’alerte des volontaires. Celle-ci met en danger les secours en zone rurale, avec des délais d’intervention qui s’allongent », explique Bernard Buisson, secrétaire de la section en Haute-Vienne.

SDIS 87

En plus du système d’alerte, le syndicaliste déplore une mauvaise gestion des effectifs. « Tout est fait pour décourager le volontariat. On envoie en zone rurale des professionnels pour combler les manques de recrues. Et pour pallier le manque de professionnels sur Limoges, on y envoie des volontaires en les appâtant avec des primes. C’est incompréhensible », déplore Bernard Buisson, volontaire depuis trente ans au centre de secours de Saint-Yrieix-la-Perche.

Selon le syndicaliste, les centres de Châlus et de Nexon seraient en sous-effectif. « Les volontaires ont besoin de concilier leur activité de pompiers avec leur travail et leur vie de famille. Avec ce mode de gestion, on tire trop sur la corde », ajoute-t-il.

Et le « tir à la corde » ne date pas d’hier. Entre décembre 2015 et janvier 2016, un audit sur les risques psychosociaux au sein du SDIS 87 avait été réalisé. Il concernait à l’époque les professionnels.

Un audit alarmant

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Et les conclusions étaient déjà des plus alarmantes. Il était fait état de « conditions de travail ayant renforcé la démotivation et la remise en question des compétences de chacun ». « Certains croulent sous le travail, sans soutien hiérarchique, d’autres recherchent le travail dans d’autres services ». Le document, que nous nous sommes procuré, faisait également le constat « d’absence de contre-pouvoir au sein du SDIS 87, générant des problèmes de management à tous les échelons ».

Sur le plan humain, cette description explosive s’était traduite par des problèmes de santé, des burn-out et des tentatives de suicide chez plusieurs agents. À la suite de l’audit, la direction du SDIS 87 avait été renouvelée. Deux ans plus tard, les sapeurs-pompiers ne semblent toujours pas sortis de la crise.

Pierre Vignaud

https://www.lepopulaire.fr/limoges/social/2018/07/06/dysfonctionnements-et-tensions-au-sein-du-sdis-87_12915673.html

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Non, ce n'est pas incompréhensible !
C'est simplement un élément de plus dans la destruction de la France et de ses services publics.
On vide, on désorganise et à terme on supprime pour confier les tâches au privé qui en fera payer le prix fort aux Français.
Sauf si nous réagissons à temps ; mais pour cela il faut comprendre le mécanisme et... seul l'UPR l'explique !   S.R.

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dimanche 8 juillet 2018

Éducation nationale : « Petit à petit, on balkanise la France »

Alors que la cloche sonne la fin de l’année scolaire, une ex-enseignante de français tire la sonnette d’alarme. Pour elle, les politiques néolibérales sont en train de détruire l’école de la République pour « casser l’unicité de la France ».

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RT France : Le 6 juillet, les bacheliers ont découvert leurs résultats. Quel est pour vous le résultat de la première année de Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère de l’Education nationale ?

Danielle Goussot (D. G.) : Le résultat c’est à la fois du nouveau et, surtout, du continu. Depuis une trentaine d’années, on essaie de réformer l’Education nationale en limitant les coûts à cause de, soi-disant, la dette publique. Mais on essaie en réalité de la rendre moins républicaine, un peu moins nationale. Jean-Michel Blanquer s’inscrit donc dans la continuité des politiques depuis les années 1980.

RT France : N’est-ce pas étonnant, puisque Jean-Michel Blanquer durant ses premiers mois au gouvernement était considéré, par certains, comme l’anti-pédagogiste, l’anti-Najat Vallaud-Belkacem ? Il était vu comme un ministre qui allait remettre l’autorité et du sens à l’école. Finalement, l’espoir a-t-il été de courte durée ?

D. G : Bien sûr, mais c’est parce que tout simplement les gouvernements successifs obéissent aux recommandations de Bruxelles. Ils font du copier-coller.

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RT France : Quelles sont ces recommandations de Bruxelles ?

D. G : Les recommandations visent, avant tout, à réduire la dette, puisque aujourd’hui les Etats sont obligés d’emprunter sur les marchés financiers pour traiter leur politique sociale. Celle-ci se retrouve donc limitée. Et en même temps, il faut créer des régions, il faut casser le modèle républicain national. C’était d’ailleurs l’objet de la loi NOTRe sous François Hollande. Là, je vois que Jean-Michel Blanquer a créé des super-recteurs. Du coup, je me demande si, à la fin, on aura besoin d’un ministère de l’Education nationale… En effet, les programmes scolaires ne sont plus nationaux et le bac n’est plus un diplôme national.

RT France : Vous évoquez une école moins républicaine, des programmes qui ne sont plus nationaux, quelles sont les conséquences concrètement ?

D. G : Cela signifie que d’une région à l’autre, il n’y a pas le même programme, il n’y a pas le même nombre d’heures pour chaque matière. J’ai lu le livre de Jean-Michel Blanquer, Construisons ensemble l’école de la confiance. Moi, je n’ai pas confiance. Il écrit qu’il veut créer la République des professeurs. Moi je préfèrerais qu’il construise les professeurs de la République. Aussi, il est évident qu’on ne remplacera pas des postes qui partent à la retraite.

 


 

« Petit à petit, on balkanise la France »

 


 

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On casse l’école de la nation. On le voit par exemple avec la place de la langue régionale au collège. Avant, on choisissait deux langues étrangères. Dans les nouveaux programmes, la deuxième langue pourra être la langue régionale. C’est grave. Je ne suis pas contre les langues régionales, elles appartiennent au patrimoine linguistique de la France. Mais, jusqu’à maintenant, on enseignait la langue régionale comme troisième langue, en option. Maintenant, elle va remplacer la deuxième langue étrangère. C’est Najat Vallaud-Belkacem, sous François Hollande, qui avait mis en place ce programme.

RT France : Qui définit les programmes si ce n’est plus l’Education nationale ?

D. G : Ce sont les recteurs et les inspections académiques. Avant, il y avait plusieurs inspections académiques dans une même région. Maintenant, il n’y en n’aura plus qu’une, correspondant aux super-recteurs. Avec cela, on fait aussi des économies de personnel.

RT France : Selon vous, les gouvernements veulent clairement porter atteinte à la République…

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D. G : On veut casser l’unicité de la France. Que ce soit avec la santé par les ARS [Agences régionales de santé], avec les transports par la casse du statut de la SNCF ou avec l’éducation, on arrive à une France démembrée et une volonté de déstructurer notre pays. En effet, notre pays gêne la gouvernance néolibérale par son histoire politique et sociale. Les lois de décentralisation, depuis 1983, ont préparé le terrain. Petit à petit, on balkanise la France.

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Le but est de créer une école par région pour casser l’idée de la République. Le néolibéralisme met la main sur tout ce qui est rentable. Il y a 20 ans, un recteur m’a même dit : « L’école de la République est un marché captif. » Mais l’école est un service public : doit-elle être rentable ? Aujourd’hui, ce n’est même plus l’Etat qui cherche à rentabiliser l’école, c’est la gouvernance. Les Etats ne décident plus de rien sinon d’obéir aux lois néolibérales, inscrites dans les traités européens.

RT France : Jean-Michel Blanquer va instaurer une prime au mérite pour les professeurs enseignant en REP+ (réseaux d’éducation prioritaire renforcés). Qu’en pensez-vous ?

D. G : Pourquoi une prime au mérite ? Quel est le mérite ? De quel mérite s’agit-il ? Et comment va-t-on le mesurer ? S’il s’agit de mettre de bonnes notes aux élèves, cela n’a pas de sens.

 


 

« En France les professeurs de la maternelle au lycée sont très mal rémunérés. Ils sont au niveau de la Colombie ! »

 


 

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Allons plus loin : Pourquoi est-ce qu’il y a des collèges et des écoles primaires REP ? Pourquoi a-t-on des zones dites « périphériques », en déshérence ? La vraie question est sociale et politique plus qu’éducative. Instaurer une prime au mérite, c’est mettre un plâtre sur une jambe de bois.

RT France : Pour vous, il faudrait donc davantage cibler les causes sociales qui sont à l’origine des classifications des zones en REP, REP+, et ne pas s’attarder à financer des primes pour attirer des professeurs dans ces zones ?

D. G.: Parlons des attraits financiers pour les professeurs : en France les professeurs de la maternelle au lycée sont très mal rémunérés. Ils sont au niveau de la Colombie ! Les professeurs français sont parmi les moins bien rémunérés de l’Union européenne. En Allemagne, leur salaire est quasiment deux fois plus élevé. Donc le gouvernement essaie d’attirer des collègues, notamment ceux qui ont des difficultés à se loger dans des zones comme la région parisienne où les loyers sont très chers. Mais cette prime de 3 000 euros par an [en réalité 1 000 euros et éventuellement jusqu’à 3 000 selon leur « mérite »], qui ne représente pas grand-chose, ne pourra pas compenser le prix du loyer par exemple.

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Cette prime a déjà existé. On a vu que les collègues restaient un ou deux ans, et puis s’en sont allés car cela ne représentait pas une prime suffisante. Ce n’est pas la solution ! La solution, c’est une autre politique nationale qui soit sociale.

RT France : Cette prime au mérite ne ressemblerait-elle pas à un fonctionnement d’entreprise, où l’élève et le parent seraient les clients, le ministre de l’Education nationale le chef livrant une prime à ses meilleurs employés, les professeurs ?

D. G.: C’est en effet le début d’une rémunération en fonction de critères qui peuvent être terribles. On voit notamment que le nombre de postes attribués sur concours a déjà diminué [les enseignants doivent passer un concours pour être titulaires de leur poste], ce qui a pour conséquence d’accroître le recours à la contractualisation de la profession, pour pallier ce manque. C’est exactement ce qu’il s’est passé et se passe à La Poste ou à la SNCF. Les professeurs contractuels seront ainsi payés bien moins cher que les titulaires.

Le but est de casser le service public. En effet, quand on est professeur, on passe un concours hautement difficile avant de se voir confier une mission de service public. Alors que le contractuel, pour sa part, a un contrat d’un an, sans certitude de rester à son poste. S’il ne convient pas, son contrat n’est pas prolongé. C’est la suppression du service public de l’Education nationale.

 

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« On aura une école publique qui sera d’un petit niveau pour contenter tout le monde »

 


 

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De plus, tout est fait pour favoriser les écoles privées. On va ainsi avoir une école à deux vitesses : d’un côté, une école qui sera privée, où on va enseigner le grec, le latin ou les mathématiques d’un haut niveau. De l’autre, on aura une école publique qui sera d’un faible niveau pour contenter tout le monde. Comme on ne peut pas contenter les parents sur le plan social, on va les contenter sur le plan éducatif, en baissant le niveau. Le cahier numéro 13 de l’OCDE explique d’ailleurs comment faire pour ne pas éveiller l’attention des parents tout en baissant le niveau. Ce texte explique notamment que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement [des services publics], il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse ».

 


 

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Lycée Janson de Sailly, la classe de philosophie ; agence Meurisse, 1923 ; source Gallica BnF / Une autre époque…

 


 

Source :

https://francais.rt.com/entretiens/52206-danielle-goussot-on-casse-l-ecole-de-la-nation

 

Note :

Danielle Goussot était professeur de lettres modernes en collège et lycée pendant près de 40 ans. Elle est également à l’origine du parti politique RPS-Fiers.

https://aphadolie.com/2018/07/07/education-nationale-petit-a-petit-on-balkanise-la-france/

jeudi 5 juillet 2018

Gaz : le Conseil d'Etat demande la fin du tarif réglementé

Publication: 20 juillet 2017

ARCHIVES 1Gaz : le Conseil d'Etat demande la fin du tarif réglementé

http://www.valeursactuelles.com/economie/gaz-le-conseil-detat-demande-la-fin-du-tarif-reglemente-86571

Energie. Le Conseil d'Etat a décidé d'annuler la grille des tarifs réglementés, estimant qu'elle posait un problème de concurrence.

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Le Conseil d'Etat a ouvert mercredi la porte à la libéralisation totale du marché du gaz. Saisi par l'association des opérateurs alternatifs, il a estimé que le tarif réglementé était contraire au droit européen et qu'il devait donc être enterré par les autorités. “Le Conseil d'État, par la décision de ce jour, annule le décret du 16 mai 2013 relatif aux tarifs réglementés de vente de gaz naturel au motif que le maintien de tels tarifs est contraire au droit de l'Union européenne”, avance-t-il

Pas moins de 5 millions de foyers dépendent encore du tarif réglementé. Fixé par l'Etat et réévalué périodiquement par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), il est en pratique géré par Engie. L'entreprise compte donc deux catégories de clients, ceux qui ont souscrits à son offre de marché et ceux qui préfèrent l'offre réglementée, ce qui lui confère une part de marché “artificiellement” plus élevée que ses concurrents.

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Or, estime-t-on au Conseil d'Etat, cette distorsion de la concurrence n'a aujourd'hui plus aucune raison d'être : la grille tarifaire de la CRE est souvent supérieure aux prix du marché, si bien qu'“il n'est plus possible de se fonder sur un objectif d'intérêt général”, estiment les sages.


Une disposition pas facile à annuler


Les particuliers vont-ils devoir changer rapidement d'abonnement au gaz ? Pas encore. Bien que cassée par le Conseil d'Etat, cette disposition est inscrite dans le code de l'énergie de 2015, ce qui rend très difficile sa suppression : seule une abrogation par l'Etat permettrait d'acter la fin du tarif réglementé.

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L'information tourne en boucle dans les médias, sur le mode "pas de panique, ce n'est pas encore fait" etc. Pour les naïfs qui sentiraient rassurés, désolés de casser l'ambiance.  P.G.

v. notre article = COMMUNIQUÉ DE PRESSE = Tarifs réglementés du gaz

http://www.frexit-limousin.fr/archives/p50-20.html

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Retour en 2018, voir aussi: La France doit se "plier" aux demandes de Bruxelles (Hulot)

P.G.