vendredi 13 juillet 2018

Vidéo: l'UPR classée à l'extrême doite par "C à Vous" (France 5): réagissons!

Suite au compte- rendu de la réunion commune des délégations de Creuse & de Corrèze, voici la procédure à suivre pour intervenir auprès du CSA:

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On ne sera pas surpris de trouver ce genre d'amalgame sur le plateau de Patrick Cohen, mais tout de même! De toute façon, nous avons décidé de ne plus laisser passer ce genre de diffamation.

Le réveil de l'ultradroite en France - C à Vous 25/06/2018

https://www.youtube.com/watch?v=tY_JChGNV_g&feature=youtu.be

EMISSION C A VOUS EXTR DROITE 2

Un courrier de notre avocat va être envoyé à France 5, avec copie au CSA et au Comité d'éthique de France Télévisions.

En complément de cette action, nous vous invitons à saisir largement le CSA à partir de son formulaire dédié :

http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Alerter-le-CSA-sur-un-programme

Les informations à indiquer sont fournies ici:

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Tout citoyen peut intervenir pour dénoncer cette atteinte au code de déontologie des journalistes et la diffusion délibérée de fausses informations. Ne vous en privez pas!   

N'abandonnez l'opération de saisie que lorsque vous voyez apparaître ce message:

logo CSA RF

Merci de votre message.

Vous allez recevoir un courriel à l'adresse électronique que vous avez renseignée,
vous demandant de confirmer votre saisine du CSA en cliquant sur le lien indiqué.

Votre saisine sera alors prise en compte par le CSA.

Et n'oubliez pas ensuite de confirmer à partir de votre boîte mail!     P.G.

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jeudi 12 juillet 2018

Des familles de policiers vivent dans la peur

L’agression d’un couple de policiers devant leur fille de trois ans à Othis n’est pas un phénomène isolé selon Perrine Sallé, qui milite dans une association de défense des familles travaillant au sein des forces de l’ordre.

ACT POLICE FAMILLES SECURITE

Les familles dont les membres travaillent dans les forces de l’ordre et de sécurité sortent de l’ombre. Le 9 juillet, une mobilisation a été organisée à Paris pour soutenir les proches des policiers, militaires et CRS subissant les conséquences de l’impopularité de leur profession. « La haine de l’uniforme se propage aux familles. », déplore Perrine Sallé, ex-compagne de policier et porte-parole de l’Association femmes des forces de l’ordre en colère (Affoc), qui s’est confiée à RT France.

La mobilisation du Trocadéro s’est déroulée alors qu’un couple de policiers s’est fait passer à tabac ce 5 juillet devant leur petite fille de trois ans à Othis (Seine-et-Marne), car la policière avait contrôlé les agresseurs peu de temps auparavant. « On a recensé sept enfants harcelés et tabassés car ils sont fils ou filles de CRS ou de policiers. Ils se font injurier. Ils sont obligés de mentir sur la profession des parents. Les familles vivent dans une peur perpétuelle. », détaille Perrine Sallé.

Menaces, insultes, agressivité : les forces de l’ordre et leurs familles alertent

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« Les enfants entendent : « Ton père, il finira brûlé comme un nugget. » », « Tu vas devenir orphelin. » ou encore « On va l’égorger comme à Magnanville », poursuit la militante. Comment réagissent les responsables scolaires ? « Il n’y a aucune réaction de la part des professeurs et un sentiment d’impunité de la part des délinquants. », estime encore la porte-parole de l’Affoc, qui poursuit : « Des enfants doivent partir en vacances anticipées, d’autres ont été déscolarisés. Il y a eu des hospitalisations de petits, qui tombent en dépression, ou sont victimes de terreurs nocturnes. »

Les compagnes de membres des forces de l’ordre, lorsqu’elles se font repérer, peuvent aussi être la cible de l’agressivité de délinquants.

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« On se fait insulter dans la rue. », témoigne Perrine Sallé. Lorsqu’elle est intervenue dans des discussions sur les réseaux sociaux pour défendre les familles de policiers, elle s’est aussitôt fait menacer de mort. « Mais quand on dénonce des injures sur les pages anti-flics, anti-uniformes, qui appellent au tabassage et au meurtre des familles, il n’y a aucune censure malgré les signalements. Pourtant certaines comptent jusqu’à 56 000 membres. », s’indigne-t-elle.

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Au point que certains policiers, pour éviter qu’on les identifie, font expédier leur courrier libellé « Ministère de l’Intérieur » à une adresse différente de celle de leur domicile. Cette peur est rarement exprimée dans les médias, selon la militante. « Les policiers et les militaires sont soumis au devoir de réserve et ne s’expriment pas. », développe Perrine Sallé. « Puisqu’ils ne peuvent pas s’insurger, personne ne se rend compte de ce qu’ils vivent. », déplore-t-elle. « Leur hiérarchie utilise en outre des moyens de pression contre le forces de l’ordre qui ont envie de dire que ça se passe mal. Pourtant ce n’est pas pour entacher l’institution mais pour que la situation s’améliore. », estime-t-elle également.

« Si nous-mêmes familles sommes en danger et que ceux qui garantissent la sécurité sont menacés, comment penser qu’ils vont assurer leur mission ? », interroge la porte-parole. La jeune femme a écrit quatre fois au ministère de l’Intérieur, sans obtenir de rendez-vous. « Il faut faire comprendre que cette situation est à risque pour tout le monde et nous attendons de vraies mesures. », conclut-elle.

 

Policières

 


 

Source :

https://www.facebook.com/FdFdOeC/

https://francais.rt.com/france/52309-ton-pere-finira-brule-comme-nugget-familles-policiers-vivent-peur

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mercredi 11 juillet 2018

GUETTA, C’EST PAS MOI.

TRIBUNE LIBRE / Par Floréal, Prcf.

TL GUETTA FLOREAL

Ce 6 juillet, toute la rédaction matinale d’Inter emmenée par Mme Salamé et M. Demorand, auxquels s’était ajoutée la directrice de chaîne en personne, pleurait à chaudes larmes le départ de l’inamovible Bernard Guetta, l’homme qui n’a cessé durant 27 ans ( !!!) de fixer le cap de l’Europe fédérale, du Oui à la constitution européenne, des ingérences à répétition de l’UE-OTAN en Libye, en Ukraine, en Syrie ; l’homme qui n’a tiré aucune leçon des énormes hécatombes qu’ont produites ces ingérences ; le grand amoureux de la paix ( !) et de l’indépendance des peuples ( !!) qui chaque matin, tançait les gouvernements maastrichtiens parce qu’à ses yeux, ils n’allaient jamais assez loin dans l’euro-dissolution de notre pays (pardon : dans la « mise en place d’une Europe politique ») et dans l’alignement empressé sur Clinton, sur Obama, sur Sainte Angela, « l’honneur de l’Europe » (car prôner l’alignement français sur Trump est désormais plus compliqué : il est fâché avec Merkel et l’esclave le plus veule doit presque se poser des questions quand il lui faut servir à la fois deux maîtres qui s’affrontent…).

Plusieurs comportements suscitaient la pitié ce matin à l’audition de "la France-Inter".

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Tout d’abord, celui de Guetta lui-même qui disait naïvement, et disons-le, sottement, « ne rien comprendre » à ce qui suscite le désamour massif actuel des peuples européens à l’égard de cette si belle Europe de la prospérité, de la paix et du progrès social que lui avaient promis les zélotes de Maastricht et de l’euro-Constitution. Bien sûr, l’ayatollah des Nouveaux Croyants risquait l’hypothèse que, peut-être, les peuples n’aiment pas perdre massivement, fût-ce au nom de « L’EUROPE, L’EUROPE, L’EUROPE ! », leurs acquis sociaux si difficilement gagnés dans le cadre des États-nations constitués. Mais bien entendu, le réflexe pavlovien revenait aussitôt et la réponse attendue arrivait vite : pour sauver les acquis sociaux, il faudrait… mais oui, vous avez deviné : PLUS D’EUROPE POLITIQUE, voyons ! Comme si chaque pas en avant de la construction européenne n’avait pas été suivi de DIX pas en arrière en matière de délocalisations, de privatisations, de casse des protections sociales, d’humiliation des peuples traités comme de sales gosses insensibles aux beautés de la belle Europe néolibérale. Comme si les gouvernants européens, Macron en tête, étaient des résistants potentiels aux gros actionnaires européens qui paient leurs campagnes , ainsi qu’aux USA qui, très souvent, ont financé leurs études. Comme si les traités supranationaux ne stipulaient pas cette merveilleuse « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » qui fixe le cap de la dé-protection sociale, de l’américanisation totale de la langue et des modes de vie, de la thatchérisation de toutes les conquêtes civilisatrices du mouvement ouvrier ! Bref, soit ce Monsieur ment, soit il se ment, soit… c’est une bille politique et géopolitique, les trois réponses ne s’excluant d’ailleurs pas forcément …

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Plus grave encore, Guetta a avoué ce matin qu’il n’avait jamais cultivé « l’objectivité », ce qui est pourtant son devoir le plus élémentaire en tant que journaliste d’une part, et que journaliste du service public par ailleurs. Toujours, a-t-il avoué, il fut un « journaliste engagé » pour la « construction » européenne. Y compris en 2005 quand il terminait tous ses éditos sentencieux, non pas par « il faut détruire Carthage » (on a les Caton qu’on peut !), mais par : il serait catastrophique de voter non à l’Europe. Et là, notre critique s’adresse moins à lui, qui a peut-être fini par se convaincre à force d’euro-rabâcher, qu’aux directeurs de chaînes successifs nommés par les pouvoirs maastrichtiens successifs, lesquels ont choisi puis RECONDUIT PENDANT 27 ANS un éditorialiste international qui proclamait chaque matin, sans nulle considération pour les Français en désaccord avec lui, son positionnement UNILATÉRAL ; car si Guetta avoue qu’il était « engagé », c’est-à-dire clairement d’un bord contre un autre, alors pourquoi et au nom de quoi les directeurs successifs d’Inter, et leurs vrais maîtres, les présidents de la République successifs, l’ont-il choisi lui et lui seul, et non pas tel autre journaliste faisant la part des choses, nuançant le propos, essayant au moins d’être « objectif », ne présentant pas son idéologie va-t-en-guerre comme le comble de l’attachement à « la gauche », bref, un journaliste respectant la MAJORITÉ DES FRANÇAIS payeurs de redevance qui ont voté NON à l’euro-constitution et à qui, chaque matin Guetta a dit en quelque sorte : « VOUS EN BOUFFEREZ QUAND MÊME ! » ?

Et si on veut du débat et de « l’engagement », comment se fait-il qu’il n’y ait toujours qu’une couleur représentée sur chacun des grands sujets matinaux d’Inter, Léa Salamé affichant sa sainte horreur de la France insoumise, Guetta sa détestation de l’ex-URSS, de Cuba, du Venezuela bolivarien et de la Russie, Bernard Seux (Les Échos) vantant chaque matin le néolibéralisme patronal et pointant sans trêve les « archaïsmes » du mouvement syndical français ? Curieux « engagement », curieux goût du « décryptage », qui se situe toujours DU CÔTÉ DU MANCHE, toujours du côté des puissants et de l’ordre brutal que recouvrent les mots « euro », « UE » et « OTAN » ; surtout quand on regarde ce qui arrive, non seulement aux migrants chassés de chez eux par les guerres néocoloniales de l’Occident et littéralement noyés par ledit Occident, mais aux peuples grec, portugais, italien et, de plus en plus, au peuple français (mais rassurons-nous, « on est en demi ! »), en matière de macro-chômage, de macro-précarité, de macro-paupérisation et pire encore, de macro-abrutissement des couches populaires et de la jeunesse !

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Pire que pire maintenant : les larmoiements radiodiffusés de « la France-Inter » en grand deuil au matin de ce 6 juillet : certes, ça fait longtemps que le standard d’Inter trie politiquement ses intervenants (ou plutôt, ses faire-valoir, puisqu’ils n’ont jamais le droit de répondre à la réponse et qu’un enfant sage sur deux de cette radio croit bon de commencer en disant, à la manière de Mireille Matthieu remerciant « son public » : « je vous félicite pour la qualité de vos émissions » !), et l’auteur de ces lignes en sait quelque chose lui qui, en dix ans, n’a jamais pu poser à l’antenne la moindre question sur la politique de substitution linguistique du tout-anglais transatlantique à notre langue nationale en perdition. Mais n’empêche, combien ces larmoyants Guettophiles matinaux étaient-ils piteusement emblématiques de ce qu’est devenue une bonne partie de la France-qui-se-croit-de-gauche, tel cet émouvant auditeur matutinal qui pleurait au téléphone pour saluer « Bernard », toute pudeur bue ! ce gentil auditeur, sans doute partisan d’une « guerre de gauche » à outrance en Syrie, ne perdait pas en l’occurrence un journaliste, il perdait un directeur de conscience, un grand-prêtre de cette très sainte Religion euro-œcuménique qui fédère aujourd’hui tous les privilégiés de France et toute la théorie de  leurs affidés bien-pensants…

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Reconnaissons-le cependant, Guetta avait un mérite : il « écrivait » ses papiers et était un des rares journalistes du service public (France-Culture est encore pire qu’Inter de ce point de vue) à savoir lire et à faire des liaisons correctes alors que le débraillé linguistique, que l’avalanche des anglicismes paresseux, que les phrases absurdes du style « les universités vont désormais pouvoir trier leurs-H-étudiants » font désormais florès sur Inter dans la parfaite indifférence du CSA (Cancres Supervisant l’Audimat ?)… Maigre satisfaction toutefois, car à quoi bon parler un français châtié si par ailleurs on appuie fanatiquement un processus global qui détruit la France et qui relègue sa langue de lumière(s) au 36ème dessous ?

Bref, le géo-croisé Guetta va ENFIN prendre sa retraite, contrairement à tant de gens qui, grâce à sa maudite Europe, auront été licenciés et renvoyés à l’enfer des minima sociaux bien avant de parvenir à la date-limite et d’obtenir une super-retraite dorée…

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Laissons la veulerie sangloter. Et demandons-nous si Duclos et Thorez pourraient encore aujourd’hui, étant donné l’état mental d’une bonne partie de « la France-Inter » (l’autre partie n’ayant jamais la parole), lancer encore la fameuse formule qui concluait le vibrant appel diffusé par le PCF clandestin le 10 juillet 40 :  « jamais, non jamais, le peuple de France ne sera un peuple d’esclaves ».

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/guetta-cest-pas-moi-par-floral-prcf-2/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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mardi 10 juillet 2018

Dysfonctionnements et tensions au sein du SDIS 87

Les sapeurs-pompiers de la Haute-Vienne sont à cran depuis de nombreux mois. Volontaires et professionnels tirent la sonnette d’alarme.

ACT POMPIERS 87

Le feu qui couvait depuis de nombreux mois chez les sapeurs pompiers de Haute-Vienne est en train de se propager dans les rangs. Après les pompiers professionnels, qui dénonçaient en début de semaine, via leur syndicat FO SIS 87, « des problèmes de management à l’origine de mal-être », c’est au tour des pompiers volontaires, et de leur syndicat FSU, de critiquer ouvertement les choix de la direction.

« On tire trop  sur la corde »

« Cela fait maintenant un an que nous dénonçons cette nouvelle forme de management et la mise en place d’une nouvelle gestion d’alerte des volontaires. Celle-ci met en danger les secours en zone rurale, avec des délais d’intervention qui s’allongent », explique Bernard Buisson, secrétaire de la section en Haute-Vienne.

SDIS 87

En plus du système d’alerte, le syndicaliste déplore une mauvaise gestion des effectifs. « Tout est fait pour décourager le volontariat. On envoie en zone rurale des professionnels pour combler les manques de recrues. Et pour pallier le manque de professionnels sur Limoges, on y envoie des volontaires en les appâtant avec des primes. C’est incompréhensible », déplore Bernard Buisson, volontaire depuis trente ans au centre de secours de Saint-Yrieix-la-Perche.

Selon le syndicaliste, les centres de Châlus et de Nexon seraient en sous-effectif. « Les volontaires ont besoin de concilier leur activité de pompiers avec leur travail et leur vie de famille. Avec ce mode de gestion, on tire trop sur la corde », ajoute-t-il.

Et le « tir à la corde » ne date pas d’hier. Entre décembre 2015 et janvier 2016, un audit sur les risques psychosociaux au sein du SDIS 87 avait été réalisé. Il concernait à l’époque les professionnels.

Un audit alarmant

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Et les conclusions étaient déjà des plus alarmantes. Il était fait état de « conditions de travail ayant renforcé la démotivation et la remise en question des compétences de chacun ». « Certains croulent sous le travail, sans soutien hiérarchique, d’autres recherchent le travail dans d’autres services ». Le document, que nous nous sommes procuré, faisait également le constat « d’absence de contre-pouvoir au sein du SDIS 87, générant des problèmes de management à tous les échelons ».

Sur le plan humain, cette description explosive s’était traduite par des problèmes de santé, des burn-out et des tentatives de suicide chez plusieurs agents. À la suite de l’audit, la direction du SDIS 87 avait été renouvelée. Deux ans plus tard, les sapeurs-pompiers ne semblent toujours pas sortis de la crise.

Pierre Vignaud

https://www.lepopulaire.fr/limoges/social/2018/07/06/dysfonctionnements-et-tensions-au-sein-du-sdis-87_12915673.html

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Non, ce n'est pas incompréhensible !
C'est simplement un élément de plus dans la destruction de la France et de ses services publics.
On vide, on désorganise et à terme on supprime pour confier les tâches au privé qui en fera payer le prix fort aux Français.
Sauf si nous réagissons à temps ; mais pour cela il faut comprendre le mécanisme et... seul l'UPR l'explique !   S.R.

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dimanche 8 juillet 2018

Éducation nationale : « Petit à petit, on balkanise la France »

Alors que la cloche sonne la fin de l’année scolaire, une ex-enseignante de français tire la sonnette d’alarme. Pour elle, les politiques néolibérales sont en train de détruire l’école de la République pour « casser l’unicité de la France ».

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RT France : Le 6 juillet, les bacheliers ont découvert leurs résultats. Quel est pour vous le résultat de la première année de Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère de l’Education nationale ?

Danielle Goussot (D. G.) : Le résultat c’est à la fois du nouveau et, surtout, du continu. Depuis une trentaine d’années, on essaie de réformer l’Education nationale en limitant les coûts à cause de, soi-disant, la dette publique. Mais on essaie en réalité de la rendre moins républicaine, un peu moins nationale. Jean-Michel Blanquer s’inscrit donc dans la continuité des politiques depuis les années 1980.

RT France : N’est-ce pas étonnant, puisque Jean-Michel Blanquer durant ses premiers mois au gouvernement était considéré, par certains, comme l’anti-pédagogiste, l’anti-Najat Vallaud-Belkacem ? Il était vu comme un ministre qui allait remettre l’autorité et du sens à l’école. Finalement, l’espoir a-t-il été de courte durée ?

D. G : Bien sûr, mais c’est parce que tout simplement les gouvernements successifs obéissent aux recommandations de Bruxelles. Ils font du copier-coller.

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RT France : Quelles sont ces recommandations de Bruxelles ?

D. G : Les recommandations visent, avant tout, à réduire la dette, puisque aujourd’hui les Etats sont obligés d’emprunter sur les marchés financiers pour traiter leur politique sociale. Celle-ci se retrouve donc limitée. Et en même temps, il faut créer des régions, il faut casser le modèle républicain national. C’était d’ailleurs l’objet de la loi NOTRe sous François Hollande. Là, je vois que Jean-Michel Blanquer a créé des super-recteurs. Du coup, je me demande si, à la fin, on aura besoin d’un ministère de l’Education nationale… En effet, les programmes scolaires ne sont plus nationaux et le bac n’est plus un diplôme national.

RT France : Vous évoquez une école moins républicaine, des programmes qui ne sont plus nationaux, quelles sont les conséquences concrètement ?

D. G : Cela signifie que d’une région à l’autre, il n’y a pas le même programme, il n’y a pas le même nombre d’heures pour chaque matière. J’ai lu le livre de Jean-Michel Blanquer, Construisons ensemble l’école de la confiance. Moi, je n’ai pas confiance. Il écrit qu’il veut créer la République des professeurs. Moi je préfèrerais qu’il construise les professeurs de la République. Aussi, il est évident qu’on ne remplacera pas des postes qui partent à la retraite.

 


 

« Petit à petit, on balkanise la France »

 


 

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On casse l’école de la nation. On le voit par exemple avec la place de la langue régionale au collège. Avant, on choisissait deux langues étrangères. Dans les nouveaux programmes, la deuxième langue pourra être la langue régionale. C’est grave. Je ne suis pas contre les langues régionales, elles appartiennent au patrimoine linguistique de la France. Mais, jusqu’à maintenant, on enseignait la langue régionale comme troisième langue, en option. Maintenant, elle va remplacer la deuxième langue étrangère. C’est Najat Vallaud-Belkacem, sous François Hollande, qui avait mis en place ce programme.

RT France : Qui définit les programmes si ce n’est plus l’Education nationale ?

D. G : Ce sont les recteurs et les inspections académiques. Avant, il y avait plusieurs inspections académiques dans une même région. Maintenant, il n’y en n’aura plus qu’une, correspondant aux super-recteurs. Avec cela, on fait aussi des économies de personnel.

RT France : Selon vous, les gouvernements veulent clairement porter atteinte à la République…

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D. G : On veut casser l’unicité de la France. Que ce soit avec la santé par les ARS [Agences régionales de santé], avec les transports par la casse du statut de la SNCF ou avec l’éducation, on arrive à une France démembrée et une volonté de déstructurer notre pays. En effet, notre pays gêne la gouvernance néolibérale par son histoire politique et sociale. Les lois de décentralisation, depuis 1983, ont préparé le terrain. Petit à petit, on balkanise la France.

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Le but est de créer une école par région pour casser l’idée de la République. Le néolibéralisme met la main sur tout ce qui est rentable. Il y a 20 ans, un recteur m’a même dit : « L’école de la République est un marché captif. » Mais l’école est un service public : doit-elle être rentable ? Aujourd’hui, ce n’est même plus l’Etat qui cherche à rentabiliser l’école, c’est la gouvernance. Les Etats ne décident plus de rien sinon d’obéir aux lois néolibérales, inscrites dans les traités européens.

RT France : Jean-Michel Blanquer va instaurer une prime au mérite pour les professeurs enseignant en REP+ (réseaux d’éducation prioritaire renforcés). Qu’en pensez-vous ?

D. G : Pourquoi une prime au mérite ? Quel est le mérite ? De quel mérite s’agit-il ? Et comment va-t-on le mesurer ? S’il s’agit de mettre de bonnes notes aux élèves, cela n’a pas de sens.

 


 

« En France les professeurs de la maternelle au lycée sont très mal rémunérés. Ils sont au niveau de la Colombie ! »

 


 

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Allons plus loin : Pourquoi est-ce qu’il y a des collèges et des écoles primaires REP ? Pourquoi a-t-on des zones dites « périphériques », en déshérence ? La vraie question est sociale et politique plus qu’éducative. Instaurer une prime au mérite, c’est mettre un plâtre sur une jambe de bois.

RT France : Pour vous, il faudrait donc davantage cibler les causes sociales qui sont à l’origine des classifications des zones en REP, REP+, et ne pas s’attarder à financer des primes pour attirer des professeurs dans ces zones ?

D. G.: Parlons des attraits financiers pour les professeurs : en France les professeurs de la maternelle au lycée sont très mal rémunérés. Ils sont au niveau de la Colombie ! Les professeurs français sont parmi les moins bien rémunérés de l’Union européenne. En Allemagne, leur salaire est quasiment deux fois plus élevé. Donc le gouvernement essaie d’attirer des collègues, notamment ceux qui ont des difficultés à se loger dans des zones comme la région parisienne où les loyers sont très chers. Mais cette prime de 3 000 euros par an [en réalité 1 000 euros et éventuellement jusqu’à 3 000 selon leur « mérite »], qui ne représente pas grand-chose, ne pourra pas compenser le prix du loyer par exemple.

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Cette prime a déjà existé. On a vu que les collègues restaient un ou deux ans, et puis s’en sont allés car cela ne représentait pas une prime suffisante. Ce n’est pas la solution ! La solution, c’est une autre politique nationale qui soit sociale.

RT France : Cette prime au mérite ne ressemblerait-elle pas à un fonctionnement d’entreprise, où l’élève et le parent seraient les clients, le ministre de l’Education nationale le chef livrant une prime à ses meilleurs employés, les professeurs ?

D. G.: C’est en effet le début d’une rémunération en fonction de critères qui peuvent être terribles. On voit notamment que le nombre de postes attribués sur concours a déjà diminué [les enseignants doivent passer un concours pour être titulaires de leur poste], ce qui a pour conséquence d’accroître le recours à la contractualisation de la profession, pour pallier ce manque. C’est exactement ce qu’il s’est passé et se passe à La Poste ou à la SNCF. Les professeurs contractuels seront ainsi payés bien moins cher que les titulaires.

Le but est de casser le service public. En effet, quand on est professeur, on passe un concours hautement difficile avant de se voir confier une mission de service public. Alors que le contractuel, pour sa part, a un contrat d’un an, sans certitude de rester à son poste. S’il ne convient pas, son contrat n’est pas prolongé. C’est la suppression du service public de l’Education nationale.

 

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« On aura une école publique qui sera d’un petit niveau pour contenter tout le monde »

 


 

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De plus, tout est fait pour favoriser les écoles privées. On va ainsi avoir une école à deux vitesses : d’un côté, une école qui sera privée, où on va enseigner le grec, le latin ou les mathématiques d’un haut niveau. De l’autre, on aura une école publique qui sera d’un faible niveau pour contenter tout le monde. Comme on ne peut pas contenter les parents sur le plan social, on va les contenter sur le plan éducatif, en baissant le niveau. Le cahier numéro 13 de l’OCDE explique d’ailleurs comment faire pour ne pas éveiller l’attention des parents tout en baissant le niveau. Ce texte explique notamment que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement [des services publics], il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse ».

 


 

Classe – BAC - 1923

Lycée Janson de Sailly, la classe de philosophie ; agence Meurisse, 1923 ; source Gallica BnF / Une autre époque…

 


 

Source :

https://francais.rt.com/entretiens/52206-danielle-goussot-on-casse-l-ecole-de-la-nation

 

Note :

Danielle Goussot était professeur de lettres modernes en collège et lycée pendant près de 40 ans. Elle est également à l’origine du parti politique RPS-Fiers.

https://aphadolie.com/2018/07/07/education-nationale-petit-a-petit-on-balkanise-la-france/

jeudi 5 juillet 2018

Gaz : le Conseil d'Etat demande la fin du tarif réglementé

Publication: 20 juillet 2017

ARCHIVES 1Gaz : le Conseil d'Etat demande la fin du tarif réglementé

http://www.valeursactuelles.com/economie/gaz-le-conseil-detat-demande-la-fin-du-tarif-reglemente-86571

Energie. Le Conseil d'Etat a décidé d'annuler la grille des tarifs réglementés, estimant qu'elle posait un problème de concurrence.

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Le Conseil d'Etat a ouvert mercredi la porte à la libéralisation totale du marché du gaz. Saisi par l'association des opérateurs alternatifs, il a estimé que le tarif réglementé était contraire au droit européen et qu'il devait donc être enterré par les autorités. “Le Conseil d'État, par la décision de ce jour, annule le décret du 16 mai 2013 relatif aux tarifs réglementés de vente de gaz naturel au motif que le maintien de tels tarifs est contraire au droit de l'Union européenne”, avance-t-il

Pas moins de 5 millions de foyers dépendent encore du tarif réglementé. Fixé par l'Etat et réévalué périodiquement par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), il est en pratique géré par Engie. L'entreprise compte donc deux catégories de clients, ceux qui ont souscrits à son offre de marché et ceux qui préfèrent l'offre réglementée, ce qui lui confère une part de marché “artificiellement” plus élevée que ses concurrents.

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Or, estime-t-on au Conseil d'Etat, cette distorsion de la concurrence n'a aujourd'hui plus aucune raison d'être : la grille tarifaire de la CRE est souvent supérieure aux prix du marché, si bien qu'“il n'est plus possible de se fonder sur un objectif d'intérêt général”, estiment les sages.


Une disposition pas facile à annuler


Les particuliers vont-ils devoir changer rapidement d'abonnement au gaz ? Pas encore. Bien que cassée par le Conseil d'Etat, cette disposition est inscrite dans le code de l'énergie de 2015, ce qui rend très difficile sa suppression : seule une abrogation par l'Etat permettrait d'acter la fin du tarif réglementé.

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L'information tourne en boucle dans les médias, sur le mode "pas de panique, ce n'est pas encore fait" etc. Pour les naïfs qui sentiraient rassurés, désolés de casser l'ambiance.  P.G.

v. notre article = COMMUNIQUÉ DE PRESSE = Tarifs réglementés du gaz

http://www.frexit-limousin.fr/archives/p50-20.html

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Retour en 2018, voir aussi: La France doit se "plier" aux demandes de Bruxelles (Hulot)

P.G.

mercredi 4 juillet 2018

La France doit se "plier" aux demandes de Bruxelles (Hulot)

Prix du gaz : forte hausse des tarifs réglementés au 1er juillet

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Le 1er juillet, les tarifs réglementés du gaz augmentent de 7,45%. "C'est la plus forte hausse depuis 6 ans. Concrètement, pour une famille qui se chauffe au gaz, cette augmentation représentera 90 € de plus sur la facture annuelle. Cette hausse des tarifs concerne 5 millions de ménages qui sont toujours soumis aux tarifs réglementés", explique la journaliste Justine Weyl. Les familles ayant contracté des offres alternatives, soit environ 6 millions de ménages français, sont également concernées.

Une augmentation dûe à la hausse du prix du pétrole et aux investissements

"Des investissements lourds ont été réalisés ces dernières années sur les infrastructures (...). La modernisation du réseau de transport coûte par exemple 600 millions d'euros par an, sur dix ans", détaille la journaliste. Ces tarifs réglementés devraient disparaître à l'horizon de l'année 2022 en France, pour se conformer au droit européen.

https://www.francetvinfo.fr/economie/prix-du-gaz-forte-hausse-des-tarifs-reglementes-au-1er-juillet_2827927.html

L'an dernier, voici ce que nous avions publié (18 juillet 2017):

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https://www.romandie.com/news/La-France-doit-se-plier-aux-demandes-de-Bruxelles-Hulot/816052.rom

La France va devoir appliquer les demandes de Bruxelles concernant la suppression des tarifs réglementés de vente de gaz et d'électricité et l'ouverture des concessions des barrages hydroélectriques, a estimé mardi le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.

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La France ne pourra pas continuer à "repousser l'échéance" sur ces deux sujets, sources de désaccord ces dernières années entre Paris et la Commission européenne, défendant la concurrence, a affirmé le ministre, auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat.

S'ils ont été supprimés pour les gros consommateurs, les tarifs réglementés de vente de gaz et d'électricité, sont toujours en vigueur en France pour les particuliers et les petits professionnels, malgré la libéralisation du marché depuis 10 ans.*

"On a des injonctions, on peut faire en sorte que ça soit lissé dans le temps, mais nous avons déjà repoussé l'échéance et il en va du gaz comme de l'électricité, à un moment ou à un autre, il faudra s'y plier", a déclaré M. Hulot devant les sénateurs.

Le Conseil d'Etat s'est pononcé mercredi sur un recours déposé par les fournisseurs alternatifs, concurrents d'Engie (ex-GDF Suez), contre les tarifs réglementés du gaz. [v. notre article d'hier, NDR]

Semblant anticiper la décision de la plus haute juridiction administrative, le ministre a aussi assuré que le gouvernement allait "faire en sorte que ça se fasse le moins douloureusement possible".

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Concernant l'hydroélectricité, la Commission européenne a mis en demeure la France d'ouvrir à la concurrence ses barrages, aujourd'hui essentiellement concédés par l'Etat à EDF, pour introduire plus de concurrence dans ce secteur.

Là encore, "on ne pourra pas repousser en permanence l'échéance", a jugé M. Hulot.

Pour répondre à Bruxelles, la loi sur la transition énergétique, votée en 2015, a introduit la possibilité créer des sociétés d'économie mixte (SEM), au capital partagé entre public et privé, et la possibilité de prolonger les concessions en contrepartie de la réalisation de travaux nécessaires.

Au delà de ces deux options, la France n'a "pas beaucoup d'autres marges de manoeuvre", a expliqué le ministre, estimant que sinon la France risquait "de rentrer dans des contentieux qui sont lourds", et qui pourraient porter préjudice à EDF, exploitant 85% de la puissance installée en France.

(©AFP / 18 juillet 2017 19h48)

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samedi 30 juin 2018

Des médecins dénoncent le manque de moyens et alertent sur « une mise en danger de la vie d’autrui »

Dans une lettre ouverte au Premier ministre, Édouard Philippe, rendue publique dimanche, des médecins affirment ne plus pouvoir remplir leur « mission de service public » par manque de moyens. Ils alertent le gouvernement sur « une mise en danger de la vie d’autrui ».

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Dans ce courrier, les 175 signataires, médecins hospitaliers ou libéraux de différentes régions de France, demandent à être reçus par le Premier ministre, parce qu’une précédente requête à l’attention de la ministre de la Santé Agnès Buzyn est « restée sans réponse depuis septembre 2017 ».

Les signataires disent représenter les « plus de 1 350 confrères et consœurs de différentes spécialités et disciplines » qui avaient signé une précédente lettre ouverte à Agnès Buzyn. Celle-ci était née à l’initiative de médecins hospitaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes.

« Si nous faisons appel à vous de façon pressante, c’est parce que nous ne pouvons plus actuellement remplir notre mission de service public », écrivent les médecins à Edouard Philippe.

Les décès récents ne sont pas de « faits isolés »

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« Nous vous alertons sur une mise en danger de la vie d’autrui et non-assistance à personne en danger. Mise en danger de la population qui s’adresse à nous, et mise en danger des professionnels qui doivent remplir cette tâche sans en avoir les moyens », ajoutent-ils. « Les décès médiatisés survenus récemment » ne sont pas de « faits isolés », mais des « signes patents de la dégradation nationale des services hospitaliers », estiment-ils, appelant à « réinjecter au plus vite dans le système de santé les moyens indispensables ».

« Il s’agit de stopper immédiatement toute fermeture de lit, suppression de poste soignant et d’embaucher du personnel formé ou à former au plus vite. Il coûtera certainement très cher, trop cher de laisser poursuivre la dégradation exponentielle du service public hospitalier, aussi bien en tant que souffrance physique et psychique que financièrement », concluent-ils.

 

Urgence - Saturation - Hôpitaux

 


 

Médecin - Pousse en bas

 


 

Source :

https://fr.news.yahoo.com/médecins-inquiets-écrivent-à-edouard-123302210.html?guccounter=1

https://fr.sott.net/article/32724-Des-medecins-denoncent-le-manque-de-moyens-et-alertent-sur-une-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui

http://www.leparisien.fr/societe/des-medecins-denoncent-le-manque-de-moyens-et-alertent-sur-une-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui-24-06-2018-7791246.php

https://aphadolie.com/2018/06/27/des-medecins-denoncent-le-manque-de-moyens-et-alertent-sur-une-mise-en-danger-de-la-vie-dautrui/

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lundi 25 juin 2018

Les pompiers et les policiers paient toujours les péages d'autoroutes, malgré un amendement

Le député LR Eric Ciotti a écrit un courrier au Premier ministre, Edouard Philippe, car il estime que "le gouvernement s'apprêterait à renoncer à cette mesure". Il y a six mois, un amendement voulait pourtant imposer la gratuité pour les forces de l'ordre et les secours aux sociétés d'autoroutes.

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Vous ne le savez peut-être pas, mais les pompiers, les gendarmes et les policiers doivent payer les péages pour accéder aux autoroutes quand ils se déplacent "pour rejoindre une autre unité ou un autre service dans un autre département", rappelle Le Parisien. Un amendement adopté en octobre 2017 devait pourtant leur offrir la gratuité pour leurs missions opérationnelles, mais le décret n'a toujours pas été rédigé, révèle le quotidien, dimanche 24 juin.

Le ministère des Transports évoque un "retard"

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Le député LR Eric Ciotti, à l'origine de l'amendement, a écrit au Premier ministre car il estime que "le gouvernement s'apprêterait à renoncer à cette mesure" et que le "dispositif serait remis en cause sous pression des lobbys autoroutiers". Contacté par Le Parisien, le ministère des Transports assure toutefois qu'il s'agit d'un simple "retard" et que des négociations ont cours avec les sociétés d'autoroutes. "Les contrats (...) prévoient qu'elles doivent être indemnisées par l'Etat à hauteur du manque à gagner, ce qu'elles réclament aujourd'hui."

L'amendement 284 du projet de loi de finances devait imposer "à tous les concessionnaires autoroutiers la gratuité pour l’ensemble des déplacements des véhicules de secours (police, gendarmerie, pompiers et Samu) sur l’intégralité des autoroutes du territoire français"Les forces de l'ordre et les secours, toutefois, n'acquittent pas le péage quand ils interviennent sur le réseau autoroutier. [!!!]

https://www.francetvinfo.fr/societe/les-pompiers-et-les-policiers-paient-toujours-les-peages-d-autoroutes-malgre-un-amendement_2817397.html

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Gonflé, M. Ciotti: "Complicité idéologique entre gouvernants et patrons du BTP ? Plutôt vraisemblable sinon comment expliquer que 7 000 kilomètres d’autoroutes françaises, dont la plupart étaient largement amortis, aient été concédés, en 2005, à trois multinationales du béton et du transport (Vinci,
Eiffage et la société espagnole Abertis) pour la somme vraiment modique de 14,8 milliards d’euros ? Soit, pour l’État, un manque à gagner, estimé [à l'époque] par la Cour des comptes de 10 milliards d’euros !

Cette privatisation des autoroutes initiée, en 2002, par le gouvernement Chirac-Jospin, bouclée en 2005-2006 par Chirac-Villepin avait suscité, parmi les parlementaires, nombre d’oppositions à gauche, et quelques réticences à droite. Mais le ministre des Finances de l’époque, Thierry
Breton, s’était montré rassurant : « Ne craignez rien (sic) car c’est l’État qui contrôlera et qui fixera les tarifs (des péages). » (...) De tous bords politiques et de toutes régions des voix s’élèvent pour demander une « renationalisation » des autoroutes en France." [https://www.humanite.fr/social-eco/autoroutes-le-double-scandale-de-la-privatisation-547222]

L'UPR exige la fin des concessions de gestion des autoroutes à des sociétés privées et prépare une campagne d'information sur ce thème.

Pour un retour à la Nation de la gestion des autoroutes, payées par les Français!   P.G.

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jeudi 21 juin 2018

Linky: après le reportage d'Envoyé spécial, Enedis et l'Etat doivent sortir du déni...

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Un débat qui préoccupe la société civile et bon nombre d'adhérents et sympathisants de l'UPR. Quelle que soit son opinion sur cette affaire, il n'est pas inutile de connaître les arguments des uns et des autres. Si vous contestez l'argumentaire ci- dessous, vos critiques et contre- articles sont les bienvenus, ils seront publiés afin d'éclairer la connaissance de ce dossier.   P.G.

TL LINKY

TRIBUNE LIBRE / Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

- Près de 700 communes et des centaines de milliers d'habitants refusent les compteurs communicants, chiffres en augmentation continue

- Enedis et ses sous-traitants doivent cesser d'intimider les habitants et d'installer les Linky par la force ou la ruse

- Comme la Belgique ou l'Allemagne, la France doit renoncer à la généralisation des compteurs communicants

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Le reportage d'Envoyé spécial diffusé jeudi 14 juin sur France2 est venu confirmer ce que nous dénonçons depuis deux ans et demi : le distributeur Enedis (filiale d'EDF) et ses sous-traitants utilisent des méthodes inqualifiables pour imposer les compteurs Linky, par les mensonges, l'intimidation voire la force, à d'innombrables habitants qui n'en veulent pas.

Tous les jours, les sociétés privées mandatées par Enedis prétendent que "si vous refusez le compteur Linky, nous allons vous couper l'électricité", ou "nous allons appeler la police", ou "vous devrez payer le compteur" ou encore "vous allez payer des pénalités", etc. Tout ceci est inventé - il n'existe légalement aucune mesure de rétorsion - mais c'est hélas souvent efficace auprès des gens mal informés ou vulnérables, en particulier les personnes âgées.

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Mais il y a pire : lorsque ces allégations ne suffisent pas, il arrive que les installateurs insultent et bousculent les habitants. Les incidents de plus en plus inquiétants se multiplient et, au lieu de mettre le holà, la direction d'Enedis... accuse les habitants. Or, faut-il le rappeler, ce sont bien les installateurs de Linky qui débarquent dans les communes, les quartiers, les immeubles, et qui sont donc les fauteurs de troubles.

Le déni d'Enedis et de l'Etat ne concerne pas seulement les méthodes des installateurs mais aussi les différentes raisons pour lesquelles les habitants refusent les compteurs communicants. Il est à ce sujet totalement inadmissible que les citoyens soient traités de "complotistes" ou d'arriérés terrorisés par le "Progrès".

En effet, il ne suffit pas qu'un objet soit nouveau pour qu'il soit bénéfique... même s'il est peint en vert fluo. Et, justement, le Linky pose et cause de nombreux problèmes, dont certains sont très graves, à tel point qu'il s'agit bien là d'une terrible régression par rapport aux compteurs ordinaires.

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Qui plus est, peu à peu, instances officielles et organismes reconnus viennent confirmer les critiques des citoyens. Ainsi, dans son récent rapport, la Cour des comptes a montré que le programme Linky bénéficiait financièrement à Enedis et absolument pas aux usagers. Ainsi la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a été obligée d'intervenir après que Direct énergie ait commencé à s'accaparer illégalement des données privées collectées dans le cadre du programme Linky.

Ainsi Promotelec (dont fait partie Enedis) a avoué que "lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n'est pas chargé de vérifier si l'installation électrique du foyer est en mesure de supporter le niveau de puissance défini" et que "des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d'Enedis afin d'augmenter la puissance de son compteur".

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Il n'est donc pas étonnant que la presse régionale et locale se fasse continuellement l'écho d'incendies qui se déclenchent après la pose du Linky, parfois le jour même, mais aussi d'innombrables appareils électroménagers détruits, sans oublier les installations qui disjonctent à d'innombrables reprises, les factures qui s'envolent, etc.

A tout cela s'ajoute bien sûr la question des données personnelles et la controverse sanitaire sur les ondes électromagnétiques. L'affaire Direct énergie, déjà évoquée, mais aussi l'affaire Facebook ne doivent laisser aucun doute : malgré les belles promesses et assurances avancées, il est évident que les données captées par les Linky seront tôt ou tard détournées, volées, revendues, etc.

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Quant à la question des ondes, c'est une controverse scientifique au même titre que celles anciennes ou récentes sur le tabac, la radioactivité ou les pesticides : les uns disent blanc, les autres noir, l'Organisation mondiale de la santé s'interroge. Mais l'expérience et le bon sens apportent la bonne réponse, qu'il s'agisse des données personnelles ou des ondes : la SEULE façon d'être protégé est... de garder les compteurs ordinaires. Il est d'ailleurs notable que ces derniers sont parfaitement efficaces et légaux, ayant été installés... par EDF et Enedis (auparavant ErDF).

Alors que la fronde anti-Linky se développe de façon exponentielle, que les déconvenues et accidents se multiplient, les autorités françaises se doivent de réagir immédiatement et, par exemple, de suivre le récent exemple de la Belgique (et plus ancien de l'Allemagne) : renoncer à la généralisation des compteurs communicants.

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Ce n'est pas seulement une question de finances, de sécurité, de respect de la vie privée : c'est finalement une véritable question de démocratie. Le gouvernement et le Président de la République sont au pied du mur : désormais, ils ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas, ils seront donc clairement responsables et coupables des futurs drames causés par le Linky. Ils doivent donc agir... vite.


Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

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