dimanche 14 janvier 2018

Macron : la ligne des USA, d'Israël et de l'Arabie saoudite sur l'Iran «pourrait mener à la guerre»

Alors que les Etats-Unis voient dans les manifestations en Iran l'opportunité d'un changement de régime, Emmanuel Macron cherche une voie médiane pour la diplomatie française. Et met en garde contre les propos de certains pays hostiles à Téhéran.

ACT MACRON IRAN

En matière de politique étrangère, Emmanuel Macron chercherait-il une troisième voie, quitte à brouiller un peu son message ? Après avoir appelé à contrer l'«hégémonie» iranienne dans la région en novembre 2017, conformément aux objectifs affichés par Washington, le président de la République fait usage de sa rhétorique du «en même temps» et de la «pensée complexe», quitte à changer de ton sur le dossier iranien.

«On voit bien le discours officiel qui est porté par les Etats-Unis, Israël, l'Arabie saoudite», a-t-il encore noté, prenant toutefois le soin de modérer son propos en ajoutant : «Qui sont nos alliés à de nombreux égards». «C'est quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran», a-t-il conclu sans ambages d'après l'AFP, s'exprimant en marge de son discours de présentation de vœux à la presse le 3 janvier

«Ce qui est en train de se jouer [en Iran], sinon, c'est qu'on est en train de subrepticement reconstruire un "axe du mal"», a-t-il déploré, en référence au slogan axis of evil forgé par les néo-conservateurs et repris par George W. Bush contre, entre autres, l'Irak et l'Iran dans les années 2000.

De là à qualifier Washington, Tel Aviv et Riyad de fauteurs de guerre, il n'y avait qu'un pas, qu'Emmanuel Macron n'a néanmoins pas franchi.

Ce pas a en revanche été franchi par les dirigeants iraniens, qui ont à plusieurs reprises dénoncé l'influence étrangère, voire même la présence d'«agents étrangers» dans les manifestations contre l'austérité et le gouvernement, largement relayées dans la presse occidentale. Le 2 janvier, le guide suprême de la Révolution Ali Khamenei avait affirmé que les manifestations violentes qui secouaient le pays avaient été soutenues par les «ennemis de l'Iran» et leurs «ressources, armes, politiques et appareil sécuritaire». Le lendemain, le président iranien Hassan Rohani avait pour sa part accusé nommément les rivaux saoudiens de vouloir déstabiliser le pays.

Une politique d'ingérence assumée par Washington ?

Si Emmanuel Macron n'a pas étayé davantage son analyse, certaines déclarations permettent néanmoins d'attester la volonté d'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures de l'Iran. En juin 2017, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson n'avait pas caché que Washington encourageait la déstabilisation du gouvernement iranien. «Notre politique à l'égard de l'Iran est de repousser cette hégémonie, de contenir la capacité [de Téhéran] à développer [...] des armes nucléaires, et d'œuvrer à soutenir [les] éléments à l'intérieur de l'Iran qui mèneraient à une transition pacifique de gouvernement», avait ainsi affirmé sans gêne particulière le chef de la diplomatie américaine.

Outre sa dénonciation unilatérale de l'accord sur le nucléaire iranien, pierre angulaire d'une normalisation des relations entre l'Iran, frappé par des sanctions et le gel d'avoirs, et les puissances occidentales, Donald Trump n'a eu de cesse de prôner le changement de régime. En septembre 2017, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain, pourtant élu sur un programme international relativement isolationniste, s'en était pris aux «Etats voyous», un autre élément de langage caractéristique des discours belliqueux de George W. Bush dans sa «guerre au terrorisme». «Le monde entier comprend que le bon peuple d'Iran veut le changement», avait-il ainsi martelé.

Le 3 janvier 2018, Donald Trump s'est fait encore plus clair sur ses intentions. «Tellement de respect pour le peuple iranien qui essaie de se débarrasser de son gouvernement corrompu. Vous aurez le soutien plein et entier des Etats-Unis le moment venu», a-t-il ainsi prophétisé sur Twitter.

En Israël, grand rival régional de Téhéran, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a fait part le 1er janvier de son espoir que le régime iranien tombe «enfin», tout en prenant soin de démentir toute ingérence israélienne dans les troubles en cours en Iran.

Une «affaire intérieure qui attire l'attention de la communauté internationale», d'après Moscou

Les déclarations des Etats-Unis hostiles au gouvernement iranien, dans un contexte de crise, ont également fait réagir Moscou, sur une ligne assez comparable à celle d'Emmanuel Macron. «Nous avertissons les Etats-Unis de ne pas tenter d'intervenir dans les affaires intérieures de la République islamique d'Iran», a ainsi déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, dans une interview à l'agence de presse TASS, ce 4 janvier.  «Ce qui se passe est une affaire intérieure qui attire l'attention de la communauté internationale [...] je suis convaincu que notre voisin [l'Iran], dont le gouvernement est notre ami, saura surmonter les difficultés actuelles», a-t-il ajouté.

https://francais.rt.com/international/47023-manifestations-iran-macron-etats-unis-israel-fauteurs-guerre

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mercredi 10 janvier 2018

Présidentielle russe : l’économie éclipsée par la politique étrangère ?

TRIBUNE LIBRE

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 21-12-2017

TL POUTINE ELECTIONS

Alors que les élections présidentielles russes auront lieu le 16 mars 2018, Vladimir Poutine a récemment confirmé son intention de se porter candidat à sa propre succession. En cas de victoire, l’homme fort du Kremlin pourrait se maintenir au pouvoir jusqu’en 2024. Si la stagnation économique touche le pays depuis peu et la faible croissance est structurelle à la Russie, les questions internationales tendent à minorer l’impact électoral de la question économique. L’analyse de Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS, ancien ambassadeur de France en Russie.

 

Vladimir Poutine bénéficie d’une popularité et d’un taux d’intention de vote exceptionnels. Est-ce à dire qu’il s’agit d’une élection sans enjeux ?

Effectivement, le taux de popularité de Vladimir Poutine est resté très élevé. On impute cela à « l’effet Crimée » ou au « consensus de Crimée ». De fait, l’écrasante majorité de la population considère que le président a géré habilement le dossier. D’une manière générale, les dossiers de politique étrangère sont au bénéfice du régime. Il y a une conjonction particulière à laquelle s’ajoute le contexte économique qui, jusqu’à ces deux derniers mois, laissait prévoir une croissance de 2% avec nombre d’indicateurs positifs en matière de salaires, d’investissements et d’exportations.

Le président a bénéficié jusqu’à ces dernières semaines d’un ensemble de facteurs qui fait qu’effectivement il sera réélu sans problème. La seule véritable interrogation est le taux de participation et, sur ce point, on voit émerger au sein de l’Etat-major politique une préoccupation. A partir du moment où les jeux sont faits, même les personnes décidées à voter pour Vladimir Poutine ne seront finalement pas très incitées à se déplacer. Or, si le taux de participation passe sous la barre des 50%, cela serait considéré comme un élément négatif voir une critique de l’actuelle présidence et donc Vladimir Poutine verrait sa légitimité érodée pour son prochain mandat.

Comment se porte le pays sur le plan socio-économique ? La période de stagnation économique qui touche actuellement le pays peut-elle avoir un impact dans les urnes ?

2017 a été l’année de la reprise pour l’économie russe. Cela s’est traduit par un retour à la hausse des investissements, des salaires réels, une diminution de l’inflation jusqu’aux alentours de 3% permettant une progression du pouvoir d’achat. C’est un ensemble d’éléments qui, appuyé sur la remontée du prix du baril de Brent, a conduit à penser que l’économie nationale aller croître de plus de 2% en 2017.

En fait cette embellie s’est arrêtée assez vite et ces deux derniers mois ont été plutôt négatifs. Les revenus réels ont continué à décroître, l’investissement a stagné ainsi que la consommation et les ventes de détail ont même eu tendance à diminuer. Actuellement nous sommes dans une phase qui infirme les espérances que les économistes plaçaient dans le développement du pays.

Mais cela ne jouera pas lors des élections car, comme l’a rappelé Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse, les performances économiques depuis son accession au pouvoir en 2000 sont telles que cela lui donne matière à faire face à ses contradicteurs. Le PIB a augmenté de 75%, la production industrielle de 70%, les salaires ont été multipliés par 3,5, les retraites par 3,6, la mortalité infantile a été divisée par 3,6, l’espérance de vie est passée de 65 à 73 ans.

Tous ces indicateurs lui donnent un crédit suffisant pour passer cette période décevante. Le problème c’est qu’elle s’annonce ainsi mais personne ne sait exactement pourquoi. Les prix du pétrole ont augmenté, le budget russe a été calculé avec un baril de Brent à 40$ alors qu’il est actuellement proche des 65$ ce qui devait constituer une marge de manœuvre appréciable.
Mais le rouble reste très bas, l’économie ne redémarre pas et pour des économistes comme Alexeï Koudrine, ministre des Finances, la cause de cette atonie est l’absence de réformes structurelles. Il s’agira donc d’en mettre en place pour sortir de cette période de croissance faible qui, comme le ministre se plaît à le faire remarquer, avait une existence antérieure à la baisse du prix du baril et la crise ukrainienne.

Toute la question sera donc de savoir si pour son dernier mandat, Vladimir Poutine lancera des réformes structurelles ou non. S’il ne le fait pas, beaucoup de spécialistes considèrent que la Russie restera sur des taux de croissance très modestes.

Quel peut être l’impact des questions internationales sur la campagne électorale ?

Vladimir Poutine a déclaré, peu avant l’annonce de sa candidature, que les troupes russes se retireraient de Syrie hormis une couverture non chiffrée qui restera sur place. Cela correspond à une demande de l’opinion publique car les opérations en Syrie sont perçues différemment de celles en Ukraine.

Pour les Russes, l’Ukraine c’est affectif et émotionnel, la Crimée ayant toujours été russe depuis le début du 18ème siècle. Pour la plupart de l’opinion russe, c’était une erreur commise par Khrouchtchev que de céder la Crimée à l’Ukraine en 1954, puis par ses successeurs de ne pas être revenus sur ce décret ; le président ne sera donc pas critiqué. En revanche, que des citoyens russes aillent mourir en Syrie, c’est moins évident pour l’opinion russe. En annonçant le rappel des troupes, Vladimir Poutine donne un signal très clair : la guerre a été gagnée et le processus diplomatique de sortie de crise est en marche.

Ainsi, les dossiers internationaux jouent incontestablement un rôle important dans la popularité de Poutine. Pour les Russes le président a rendu à la Russie son statut de grande puissance. Pour l’heure, il s’agit d’un élément important et positif de la popularité de Vladimir Poutine.

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 21-12-2017

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mardi 9 janvier 2018

Echec total de Minsk II - C’est au peuple du Donbass de décider de son avenir

Fin décembre, plusieurs déclarations importantes ont été faites en République Populaire de Donetsk (RPD) et en Russie concernant l’avenir du Donbass.

TL DONBASS UKR

Actant les déclarations venant de Kiev qui annoncent plus ou moins officiellement la mort des accords de Minsk, et les actes du Canada et des États-Unis qui jettent de l’huile sur le feu du conflit, il semble que la Russie, la RPD et la RPL (République Populaire de Lougansk), devant l’évidence d’une reprise plus ou moins rapide de la guerre, ont décidé d’officialiser le fait que le Donbass ne retournera pas sous le giron ukrainien.

Le premier à ouvrir le bal fut le secrétaire d'État, et ministre adjoint des Affaires étrangères de la fédération de Russie, Grigori Karassine, qui a déclaré, lors d’une interview pour RIA Novosti, que les habitants de la RPD et de la RPL doivent déterminer eux-mêmes la forme de leur nouvelle coexistence avec leurs voisins.

« Quant à l'avenir des Républiques de Donetsk et de Lougansk, cela devrait être, tout d’abord,le choix des personnes qui y vivent. Ce sont les habitants qui doivent décider des formes de coexistence étatique, politique, économique et sociale avec leurs voisins qui seront acceptables et confortables pour eux », a déclaré monsieur Karassine.

Cette réponse a été faite à la question de savoir si au vu de l’échec patent des accords de Minsk depuis plusieurs années, la Russie ne devrait pas purement et simplement reconnaître l’indépendance de la RPD et de la RPL.

Le fait que le journaliste de RIA Novosti pose cette question en premier, est un bon indicateur du fait que celle-ci se pose de plus en plus dans la société russe.

Après avoir rappelé l’attachement de la Russie au respect des accords de Minsk, Grigori Karassine ne peut qu’énoncer une vérité dite à de nombreuses reprises ces deux dernières années, à savoir que l’Ukraine sabote totalement ces accords.

Et même pire, il a rappelé que les autorités ukrainiennes faisaient tout pour pousser le Donbass hors du pays au lieu de réintégrer la région.

« Au lieu de la réintégration de la région dans un espace politico-économique commun, les dirigeants ukrainiens repoussent en fait de leurs propres mains le Sud-Est du pays. Kiev utilise tous les moyens possibles, y compris en ne dédaignant pas des méthodes franchement cruelles et cyniques, allant de la cessation des paiements sociaux et des pensions de retraite, à la coupure de l'eau, de l'électricité et jusqu'aux tentatives d'isoler le Donbass en introduisant un blocus presque total. Tout est fait dans un seul but : provoquer un mécontentement généralisé et forcer la région à se rendre, quelle que soit l'opinion de la majorité de sa population qui ne veut pas accepter la politique de Kiev », a déclaré monsieur Karassine.

Juste après cette déclaration, c’est Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD, qui a déclaré lors d’une émission télévisée, que les actions de Kiev contre le Donbass sont loin de susciter l’envie de retourner sous le contrôle du gouvernement ukrainien.

« L’État qui, par tous les moyens, essaye d’occuper, de détruire, d’encercler avec du fil de fer barbelé, envoie des chars d’assaut, l’aviation, des unités de l’armée régulière pour détruire un peuple qui ne reconnaît pas le pouvoir de Kiev, vous pensez qu’il est possible de retourner dans ce pays ? D’y retourner par une sorte d’obligation contractuelle ? Non. L’abîme qui est entre nous est un gouffre creusé dans le sang de notre peuple, » a déclaré Zakhartchenko.

Il a ensuite poursuivi en répondant à la question d’une éventuelle intégration de la RPD et de la RPL au sein de la fédération de Russie, en rappelant que cela devait se faire avec l’aval du peuple.

« Nous devons avoir gagné notre indépendance. Et nous l’avons gagnée. Seul un peuple indépendant peut être libre. Mais avec qui nous voulons vivre ensemble, rejoindre la fédération de Russie, comme la Crimée l’a fait, cela sera décidé par notre peuple lors d’un référendum général, » a-t-il souligné.

Grigori Karassine, tout comme Alexandre Zakhartchenko ont rappelé un principe démocratique qui paraît évident, mais qu’il semble nécessaire de rappeler à la « communauté internationale ».

Dans une démocratie, c’est au peuple de choisir comment il veut vivre. Ce n’est pas à Kiev ou à Washington de décider si le Donbass doit retourner au sein de l’Ukraine ou non. C’est à la population du Donbass de décider pour elle-même, comme l’indique très clairement la charte de l’ONU, dans son deuxième point de l’article 1, sur le droit à l’autodétermination des peuples.

Et au vu de la guerre que Kiev a lancée contre le Donbass depuis bientôt quatre ans, et des menaces constantes de génocide formulées par des officiels ukrainiens, il serait criminel d’obliger le Donbass à retourner sous le giron ukrainien, sous prétexte que la région a fait partie de l’Ukraine durant une courte période (à l’échelle historique).

Le précédent yougoslave, avalisé par l’Occident celui-là, car il convenait à leurs plans, sera très certainement rappelé par la Russie le moment venu pour rendre la mémoire aux représentants occidentaux amnésiques adeptes du deux poids deux mesures, qui crient à la sainteté de l’intégrité territoriale ou au droit à l’indépendance de telle ou telle région selon ce qui les arrange.

Le peuple du Donbass a payé le prix du sang et sacrifié des milliers de vies, pour faire valoir son droit inaliénable à décider de la façon dont il veut vivre. L’obliger à retourner sous le giron ukrainien, sous prétexte d’inviolabilité des frontières, reviendrait à cracher sur ceux qui sont morts pour avoir réclamé et défendu le droit du peuple à décider de son avenir.

Christelle Néant

https://dnipress.com/fr/posts/eventuelle-integration-federation-de-russie-face-a-echec-total-de-minsk-ii-c-est-au-peuple-du-donbass-de-decider-de-son-avenir/

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jeudi 4 janvier 2018

Russie : interdit de concourir à la présidentielle, l’opposant Navalny appelle à son boycott

Décidément, la Russie est un pays tellement corrompu qu'un citoyen ayant été condamné pour des crimes graves est inéligible ! C'est aussi un pays tellement corrompu qu'il oblige la presse française à ne pas dire que ce "principal opposant" est tout sauf le principal opposant à Vladimir Poutine mais bien plutôt un opposant parmi d'autres, et certainement pas une menace. Alors pourquoi nous parle-t- on de ce M. Navalny ? Hormis pour dire que la Russie est corrompue et que les truands n'ont pas le droit de devenir élus comme sur la terre de liberté transatlantique ?
Vous voulez un indice ? Peut-être parce que Navalny est un World Fellow de l'université de Yale...

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Évidemment, on comprend mieux pourquoi l'UE, le Conseil de l'Europe, les médias alignés, les cireurs de pompes et j'en passe hurlent au scandale.

Mathias Masclet (délégué régional UPR Auvergne)


Le principal opposant à Vladimir Poutine est déclaré inéligible jusqu’en 2028 en raison d’une condamnation de justice. La présidentielle russe est prévue le 18 mars 2018.

 

ACT RUSSIE OPPOSANT

Il y a quelques semaines, Ella Pamfilova, présidente de la Commission électorale centrale russe (CEC), prévenait que seul un « miracle » pourrait permettre à Alexeï Navalny de participer à l’élection présidentielle du 18 mars 2018.

Les commentateurs n’auront guère eu le temps de gloser sur le caractère mystérieux de la formule – de quel genre de miracle pouvait donc parler Mme Pamfilova, dont l’institution est théoriquement chargée de l’application stricte de la loi ? Le miracle ne s’est pas produit. Lundi 25 décembre, cette même CEC a livré son verdict : à l’unanimité moins une abstention, elle a interdit à l’opposant de concourir lors du scrutin, en raison de ses condamnations passées en justice.

L’étude du dossier Navalny a été conduite avec une célérité exceptionnelle. Dimanche, l’avocat mobilisait des milliers de partisans dans plusieurs villes de Russie, et déposait, dans la foulée, son dossier de candidature. Dès le lendemain, il était convoqué par la CEC.

Cette démonstration de force, menée alors que des milliers de volontaires s’emploient depuis plusieurs mois à récolter les 300 000 signatures nécessaires à la candidature de l’opposant, n’aura pas suffi. M. Navalny, dont les enquêtes dévastatrices sur la corruption des élites ont assis la notoriété, n’est pas autorisé à défier Vladimir Poutine, président sortant qui brigue un quatrième mandat.

Vrai-faux suspense

La CEC avait à plusieurs reprises averti que l’opposant était inéligible jusqu’en 2028 en raison notamment d’une condamnation à cinq ans de prison avec sursis, en février, pour détournement de fonds dans une affaire remontant à 2009. M. Navalny a aussi été interpellé et détenu à trois reprises cette année pour avoir organisé des rassemblements non autorisés.

Mais cette décision était attendue, car elle met fin à des mois de vrai-faux suspense au cours desquels l’opposant a fait semblant de croire en ses chances de pouvoir participer au scrutin de 2018. Durant toute cette période, ses bureaux de campagne ont continué de tourner à plein régime et l’ancien blogueur, qui s’est fait connaître du grand public lors des manifestations de 2011 contre les fraudes présumées aux législatives, a sillonné la Russie de réunion publique en réunion publique.

Privé d’accès aux médias fédéraux, M. Navalny possède un art consommé de transformer chaque enceinte dans laquelle il apparaît – et jusqu’aux prétoires – en tribune. Lundi, il a utilisé cette session publique de la CEC pour s’en prendre une nouvelle fois au cynisme du pouvoir. « Ce que je vous demande, ce n’est même pas de l’héroïsme, a-t-il dit aux membres de la commission. Vous n’avez pas un pistolet braqué sur la tête. (…) Je vous demande simplement de faire votre travail de fonctionnaires et d’appliquer la loi, ce pour quoi vous êtes payés par vos concitoyens. » « Il est évident que ces affaires judiciaires ont été fabriquées », a-t-il encore plaidé, rappelant avoir fait condamner la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme.

L’Union européenne émet un « sérieux doute » sur le pluralisme politique en Russie

Le rejet de la candidature de l’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, « jette un sérieux doute sur le pluralisme politique » en Russie, a affirmé une porte-parole des services extérieurs de l’Union européenne mardi 26 décembre.

Cette porte-parole, Maja Kocijancic, a rappelé que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait jugé que le droit à un procès équitable avait été refusé en 2013 à M. Navalny, finalement condamné en février dernier pour détournement de fonds.

« Nous attendons des autorités russes qu’elles s’assurent qu’il y ait des opportunités équitables, y compris lors des élections présidentielles qui se tiendront le 18 mars », a encore déclaré la porte-parole, qui appelle la Russie à inviter l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à observer les élections. « L’Union européenne fondera son jugement du processus électoral sur ses résultats, comme nous l’avons fait par le passé », a-t-elle conclu.

« La non-participation d’une personne qui souhaitait se présenter, en raison de la loi, ne peut en aucun cas affecter la légitimité de l’élection », a martelé aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse aux critiques.

Appel au boycottage

Dès la fin de la session, M. Navalny a diffusé une vidéo enregistrée à l’avance pour appeler à une « grève des électeurs » : « Nous avons un plan clair et simple. (…) Nous annonçons un boycottage de l’élection. Le processus auquel on nous demande de participer n’est pas une vraie élection. Il n’y aura que Poutine et les candidats qu’il a personnellement sélectionnés », y dit-il, ajoutant qu’il allait faire appel de la décision de la CEC.

Quand bien même l’électorat d’Alexeï Navalny apparaissait limité, la victoire de Vladimir Poutine au scrutin du 18 mars paraît désormais encore plus certaine en l’absence de son opposant le plus déterminé. Le président sortant affrontera, comme à chaque élection, les candidats du Parti communiste et du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, ultranationaliste), ainsi que la jeune Ksenia Sobtchak, qui se présente comme une alternative à un Navalny empêché.

« Poutine peut bien jouer les machos à la télévision, mais si tu as peur d’affronter ton seul vrai opposant, ton machisme ne vaut pas un sou », a commenté Ilia Iachine, l’un des associés de M. Navalny, qui annonçait dans la soirée sur Twitter une visite de la police au domicile de ses parents.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/12/26/alexei-navalny-interdit-de-concourir-a-la-presidentielle-russe_5234401_3214.html#e2QbdBfkrzqMsUqA.99

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dimanche 31 décembre 2017

Les USA entraîneraient des anciens combattants de l’Etat islamique afin de déstabiliser la Syrie

Par Jason Ditz le 27 décembre 2017 | Antiwar

Pendant longtemps, la Russie et les États-Unis ont divergé sur les stratégies en Syrie et se sont vus tenter délibérément de saper les efforts de l’autre. Le chef d’état-major de Russie, le général Valery Gerassimov, voit un tel effort de la part des États-Unis à partir de la base frontalière d’Al-Tanf.

TL GUERRE SYRIE US

Lors d’une interview, le général Gerassimov a accusé les Etats-Unis d’utiliser la base de Tanf comme un « trou noir » pour que les anciens combattants de l’Etat islamique soient formés par les Etats-Unis en tant que membres de nouvelles factions militantes islamistes.

La base du Tanf a longtemps été un mystère, les Etats-Unis déployant de grands efforts pour établir une base à la frontière entre la Jordanie, l’Irak et la Syrie, y installant une faction rebelle qui n’est pratiquement présente nulle part ailleurs que dans cette base. Cette faction sort parfois pour attaquer les forces syriennes qui se trouvent près de la zone.

À un moment donné, les États-Unis présentaient la base comme leur base d’opérations contre l’Etat islamique, mais depuis que ce dernier a été expulsé de la quasi-totalité du territoire syrien, Tanf est à la limite du territoire tenu par le gouvernement syrien.

Il n’est pas rare que les Russes accusent les Etats-Unis de « soutenir l’Etat islamique » ou d’anciens membres […]; les opérations de contrebande d’armes de la CIA ont donné à l’Etat islamique une énorme puissance de feu […]

Cela cadre parfaitement avec la stratégie américaine pour la Syrie, mise au point par l’administration Obama, qui consistait à maintenir la guerre en soutenant suffisamment de rebelles pour empêcher la victoire d’Assad, mais pas assez pour qu’ils puissent l’emporter face aux troupes du gouvernement syrien.

Depuis que le président Trump a pris ses fonctions, les déclarations sur la stratégie syrienne ont toujours été axées sur la « victoire », même si ce n’est pas toujours clair. Cependant, si ce que le commandant russe dit est vrai, la stratégie américaine pourrait être celle d’une guerre permanente.

Original:http://news.antiwar.com/2017/12/27/russia-us-training-former-isis-fighters-to-destabilize-syria/

Traduit en français par: La gazette du citoyen

http://arretsurinfo.ch/les-usa-entraineraient-des-anciens-combattants-de-letat-islamique-afin-de-destabiliser-la-syrie/

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De bien sombres perspectives pour 2018. Espérons que des hommes d'Etat d'envergure sauront faire prévaloir la sagesse et le respect du droit international, c 'est en tous cas le souhait que nous formulons en ce dernier jour de 2017.

Bonne année à tous!   P.G.

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jeudi 28 décembre 2017

La Syrie enjoint les troupes américaines et turques à quitter le pays au plus vite

L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, a demandé le 22 décembre aux troupes américaines et turques de quitter le pays au plus vite. Damas n'a jamais autorisé Washington ni Ankara à y déployer des forces militaires au sol.

ACT SYRIE US

Présent à Astana (Kazakhstan) le 22 décembre, afin de participer aux discussions sur le règlement politique à la crise syrienne, Bachar al-Jaafari, l'ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU, a prié les troupes américaines et turques de quitter le territoire syrien dans les plus brefs délais.

Damas dénonce en effet régulièrement leur déploiement qui n'a pas été autorisé par les autorités syriennes.

Le 17 mars, le président syrien Bachar el-Assad avait par exemple déclaré à l’agence chinoise Phoenix TV, citée par l'agence syrienne Sana : «Tous les militaires étrangers qui gagnent la Syrie sans invitation, consultation ou permission, qu’ils soient américains, turcs ou autres, sont des envahisseurs

En réaction au lancement d'une opération militaire turque en Syrie incluant des chars, le 12 octobre 2017, Mohamed Ramez Torjmane, le ministère syrien de l'Information, avait réclamé le départ immédiat de ces forces, invoquant une agression flagrante contre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. La Turquie avait assuré opérer dans le cadre de la mise en application d'une «zone de désescalade», conformément aux accords d'Astana – une justification contestée par Damas. 

En ce qui concerne les troupes américaines présentes sur le sol syrien – dont le nombre ne semble pas clair même pour les officiels américains – le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a fait savoir qu'il n'était pas prévu qu'elles partent pour l'instant. Selon lui, les forces de la coalition attendront pour se retirer que le processus de Genève – au point mort depuis plusieurs années – «ait progressé».

Les forces russes commencent à quitter le pays

L'appel de l'ambassadeur syrien à l'ONU intervient alors que la Russie a entamé, le 12 décembre, le retrait des troupes qu'elle avait commencé à déployer pour combattre Daesh il y a deux ans, à la demande du gouvernement syrien.

Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense, a annoncé ce jour que le retrait de ses unités des forces aériennes, de ses médecins militaires, de ses démineurs, d'un bataillon de police militaire, de 36 avions et de quatre hélicoptères était achevé.

Le 11 décembre, le président russe avait annoncé le début de ce retrait lors de sa visite surprise sur la base militaire de Hmeimim, estimant terminée la mission de soutien des troupes russes au gouvernement syrien. Quelques jours plus tôt, le 6 décembre, Moscou avait annoncé la libération totale de la Syrie des terroristes de Daesh.

La Russie va néanmoins conserver en Syrie son Centre de réconciliation des belligérants, trois bataillons de police militaire, la base aérienne de Hmeimim et la base militaire navale de Tartous, selon des déclarations du 22 décembre du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. La veille, les députés russes avaient d'ailleurs ratifié un accord entre Moscou et Damas prévoyant l'agrandissement des installations portuaires militaires russes à Tartous.

https://francais.rt.com/international/46765-syrie-exhorte-troupes-us-turques-quitter-territoire

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mardi 26 décembre 2017

Ukraine : Avec Kiev l’OTAN pousse à la guerre ouverte !

En octobre 2014, mis en échec militairement par la résistance du peuple du , le régime d’oligarques pro-UE et de leurs milices fascistes installé  à la faveur du coup d’état d’Euro Maidan quelques mois plus tôt, acceptait de parapher des accords de cesser le feu.

ACT UKRAINE

Les accords de Minsk garantis par la signature de la France et de l’Allemagne qui venaient d’installer un milliardaire comme nouvel homme fort de l’. Le traité des accords de Minsk, aurait du mettre fin à la guerre menée par Kiev contre le peuple du Donbass. Si l’intensité de la guerre a diminué pour demeurer une guerre de tranchée de plus ou moins basse intensité, la guerre n’a jamais cessé. Et l’ finance par des milliards de dollars cette guerre qui fait des milliers de victimes civiles en plein coeur de l’. La France de Hollande et de Macron s’accoquine – pour mettre en coupe réglée l’ et satisfaire aux ordres de l’UE, de l’OTAN et de l’impérialisme américain – avec un régime s’appuyant ouvertement sur des milices néo nazies, nostalgiques des collaborateurs du IIIe Reich.

Trois ans plus tard, les accords de Minsk sont demeurés largement lettre morte : le régime de Kiev n’a pas retiré ses troupes ni ses armes lourdes du Donbass, il refuse d’accorder les garanties de décentralisation au Donbass, de protéger les droits des russophones qui constituent pourtant une part plus qu’importante de la population. Il continue chaque jour de bombarder les principales agglomérations de la ligne de front, et au delà y compris Donetsk et Lougansk et d’imposer un blocus au Donbass.

La Gendarmerie française signe un accord de coopération avec les nazillons ukrainiens

C’est l’une des premières actions diplomatiques du régime Macron en Ukraine ; la Gendarmerie Française va devoir collaborer et former des agents de la Garde nationale ukrainienne : une unité abritant les milices d’extrême droite et néo nazie régularisés au sein de l’armée ukrainienne par le régime Poroschenko alors que les jeunes ukrainiens sont de plus en plus nombreux à refuser de participer à la guerre contre le Donbass.

Cet accord a été convenu lors d’un entretien entre Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur français, et Arsen Avakov, son homologue ukrainien, lors d’une visite de travail en France. Ce dernier est une figure des milieux proches de l’extrême droite ukrainienne. En novembre 2014, le grand Rabbin d’ujraine Yaakov Bleich avait dénoncé le nomination par Avakov de Vadym Troyan le chef du sinistre battaillon Azov comme chef de la police de Kiev et demandé que “si le ministre de l’intérieur continue de nommer des gens à la réputation douteuse et dont les idéologies sont teintées de fascisme, le ministre de l’intérieur doit être remplacé”. Voila donc le genre de fréquentations de Gérard Collomb et du gouvernement de Macron.

Rappelons que ce régiment Azov, connu pour ses exactions commises dans le Donbass, fait partie de la Garde Nationale de l’Ukraine.

Rappelons aussi que les symboles choisis par la Garde nationale ukrainienne sont des symboles nazis.

L’Ukraine met fin du centre conjoint de contrôle du cessez le feu

Provocation après provocation, Kiev a réussi a mettre fin au centre conjoint de contrôle du cessez le feu, une institution multipartite comprenant des représentants de l’Ukraine et de la : de fait le régime a ordonné à ses officiers de se retirer du CCCC,et a pris des mesures rendant impossible la poursuite de la mission des officiers russes.

Un verrou qui tombe alors que le Canada, les USA, l’Union Européenne ont réaffirmé l’intensification de leur soutien militaire et financier à la junte de Kiev.

Cette dernière qui se déchire avec une lutte entre l’ex- président géorgien  Saakachvili qui avait provoqué la guerre contre l’Ossétie du Sud et l’oligarque ukrainien Poroschenko a visiblement décidé de faire diversion en relançant la guerre dans le Donbass.

La guerre à nouveau frappe Donetsk et Lougansk

D’après les rapports de la surveillance de l’OSCE l’Ukraine conduit des bombardements intenses contre les villes et villages du Donbass se situant le long de la ligne de front. Ces bombardements ont détruit des dizaines de maisons – en plein hiver – et tué et blessé plusieurs civils (...)

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/ukraine-kiev-lotan-pousse-a-guerre-ouverte/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Que font nos journalistes français, si prompts à dénoncer le "fascisme" en Pologne et en Autriche? Rien, car ce qui se passe en Ukraine sert les intérêts géopolitiques des Etats- Unis, tout simplement.  P.G.

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vendredi 22 décembre 2017

Un appel à interdire la chaîne RT France provoque une vive levée de boucliers

Une lettre ouverte dans Le Monde appelant à empêcher RT France de diffusion, a provoqué de vives critiques de la part de Moscou. En outre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a fait savoir sa solidarité avec ses confrères de RT.

ACT RT 2

Le 21 décembre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a «exhorté» les autorités françaises à ignorer les appels à la révocation de la licence de RT France, alors qu'une tribune paraissait le jour même dans l'hebdomadaire Le Monde, signée par une dizaine de personnalités se présentant comme spécialistes de la Russie, et appelant à l'interdiction de la chaîne RT France.

«Nous exhortons les autorités françaises à ne pas accepter ces demandes. Nous appelons également des collègues de RT France à mener à bien leurs tâches d'information en accordant une grande attention aux aspects éthiques de la profession, afin de montrer que les accusations portées contre eux sont absurdes», a déclaré Philippe Leruth, président de la FIJ.

Alors que la tribune publiée dans l'hebdomadaire du soir assure que l'autorisation d'émettre accordée à RT France est «d'une extrême gravité car elle peut conduire au brouillage des esprits et à la désunion des Français», Philippe Leruth dénonce le risque d'«une censure cachée». Il souligne en outre que celle-ci «n'est pas basée sur des faits, mais sur le message général venant des Etats-Unis».

A peine lancée, déjà au cœur de la polémique 

En outre, la chaîne télévisée n'a commencé à émettre dans l'Hexagone que le 18 décembre dernier. Elle n'a donc que trois jours d'existence : bien assez, selon les auteurs de la tribune, qui souhaitent empêcher les journalistes de RT France de présenter leur travail aux Français.

De son côté, la présidente de RT France, Xenia Fedorova, n'a pas manqué de réagir : 

«Il est surprenant que les médias français soient si prompts à insulter l'intelligence et la capacité de jugement de leurs propres compatriotes, visiblement si vulnérables au "brouillage des esprits" et à la "désunion", selon les auteurs de la tribune. Voilà qui illustre parfaitement pourquoi les Français désirent tant entendre de nouvelles voix dans les médias d'informations

Pour la chef de RT France, en outre, le fait que la tribune soit publiée dans le quotidien Le Monde ne doit rien au hasard.

Autre réaction indignée : celle de Jean-Robert Raviot, professeur de civilisation russe à l’université Paris-Ouest Nanterre. Sur Facebook, l’universitaire déplore le manque de sérieux de la tribune, pointant du doigt, en particulier, le caractère politisé de ses auteurs. «Cette tribune est une tribune de militants qui avancent masqués», assure-t-il, assimilant ceux-ci à ce qu'il appelle la «gauche Pentagone», à savoir «un vaste et puissant secteur de l'élite intellectuelle, stratégique et médiatique française qui, de manière systématique, défend l'atlantisme intégral, la continuation de la vieille guerre froide et sa diabolisation permanente de la Russie par tous les moyens».

«Sous couvert de dénoncer la "menace russe" en "spécialistes", ils servent la soupe des tenants de l'hégémonie contre le pluralisme», ajoute Jean-Robert Raviot.

Indignation du côté de Moscou

Du côté des autorités russes également, la tribune anti-RT n'est pas passée inaperçue. Pour la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, la source d'inspiration des auteurs de la tribune ne fait aucun doute : «La provenance de ce signal est évidente : il provient directement de l'Etat français et du président. C'est une évidence.» Elle a rappelé que si les voix se multiplient pour tenter d'empêcher les journalistes de RT France de travailler librement en France, leur argument est lui unique. Il consiste à rappeler «la citation d'Emmanuel Macron à propos de la chaîne» à Versailes en mai dernier.

Plus tôt dans la journée, Vladimir Djabarov, Premier vice-président du Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération, avait prévenu que si le droit d'émettre était retiré à la chaîne RT France, les médias français en Russie «recevraient sans aucun doute une réponse – le même type de mesures que celles que nous avons prises contre les médias américains.» Début décembre, Moscou a classé neuf médias américains diffusant sur son territoire «agents de l'étranger», après que Washington a pris une mesure similaire contre des médias russes dont RT.

https://francais.rt.com/france/46726-appel-interdire-chaine-rt-france-provoque-vive-levee-boucliers

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jeudi 21 décembre 2017

La preuve formelle que les dirigeants occidentaux et les États membres de l’OTAN ont toujours menti

Des documents déclassifiés démontrent que Mikhaïl Gorbatchev avait reçu l’assurance formelle que l’OTAN ne s’étendrait pas au delà de la frontière est-allemande de 1990. Nous avons maintenant la preuve formelle que les dirigeants occidentaux et les États membres de l’OTAN ont toujours menti.

ACT OTAN GORBATCHEV REAGAN

L’Otan a bel et bien promis à l’ex-URSS de ne pas s’étendre à l’Est. Cette affirmation ne vient pas des responsables russes qui n’ont pas cessé de le répéter à qui veut l’entendre, mais lce sont les chercheurs des prestigieuses archives nationales sur la sécurité aux États-Unis, basées à Washington, qui l’écrivent noir sur blanc dans leur dernier rapport du 12 décembre. Leur travail est le fruit de l’analyse de 30 documents déclassifiés, où ils ont découvert qu’effectivement, en 1990, les dirigeants occidentaux avaient fait une promesse au Président de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev, une promesse qui n’a pas été tenue… L’Otan ne devait pas étendre son emprise vers les pays qui se trouvaient à l’Est du mur de Berlin, tombé un an plus tôt.

Dès le mois de février 1990, le secrétaire d’État de George Bush père, James Baker, assurait à son homologue soviétique Edouard Chevardnadze que la guerre froide ayant pris fin, l’Otan serait «moins une organisation militaire et beaucoup plus une entité politique». Il promettait également des «garanties gravées dans le marbre: ni la juridiction, ni les forces de l’Otan ne progresseront plus loin à l’Est».À son tour, le 10 février 1990, le chancelier allemand Helmut Kohl tenait un discours très similaire à Mikhaïl Gorbatchev:

«Il est de notre avis que l’Otan ne devrait pas étendre sa sphère d’influence. Nous devons trouver une solution raisonnable. Je comprends très bien les enjeux liés à la sécurité de l’Union soviétique et je réalise parfaitement que c’est à vous, monsieur le Secrétaire général [Gorbatchev, ndlr] et à votre gouvernement soviétique, qu’il incombera d’expliquer au peuple soviétique ce qui va lui arriver».

Le Président français, François Mitterrand, ira même plus loin en déclarant qu’il n’était pas favorable à l’entrée dans l’Otan de l’Allemagne réunifiée.Dès 1997, la Pologne, la République tchèque et la Hongrie étaient invitées à rejoindre l’Otan et au total, 13 États européens en feront de même par la suite.

Les dirigeants de l’ancien bloc occidental et les États membres de l’Otan ont toujours nié qu’une telle promesse ait existé et, de fait, elle n’a jamais été consignée dans un quelconque traité.

Certains négociateurs présents à l’époque comme Robert Zoellick, avaient assuré qu’une erreur d’interprétation avait été commise par l’ancien bloc de l’Est à l’époque. L’ancien ambassadeur des États-Unis à Moscou, Michael McFaul, avait pour sa part taxé cette promesse de «mythe» dans une interview accordée en juin 2016 à site internet estonien.

Sputnik –  14.12.2017

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201712141034341065-otan-urss-elargissement/

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mercredi 20 décembre 2017

Sanctions contre Moscou : une étude confirme leurs ravages pour l'UE... mais pas pour les Etats-Unis

L'institut allemand pour l'économie mondiale de Kiel confirme que les sanctions économiques décidées à l'encontre de la Russie en 2014, continuent de produire leurs effets délétères. Mais pas tant pour la Russie que pour les poids lourds européens.

ACT COMMERCE RUSSIE UE

Les sanctions décidées en 2014 par les Etats-Unis, et ensuite par l'Union europénne (UE) n'ont pas atteint leur but : la Russie n'a pas plié. Mais elles semblent bien avoir scindé le continent eurasiatique en deux, contribuant à isoler économiquement l'Europe de l'Ouest de la Russie.

D'après une étude de l'Institut allemand pour l'économie mondiale de Kiel (IfW), l'Allemagne est le pays qui a perdu le plus – parmi les grandes puissances occidentales – des sanctions économiques occidentales décrétées contre la Russie depuis 2014. «L'Allemagne encaisse presque 40% de la baisse des échanges, tandis que les autres acteurs géopolitiques majeurs [...] sont bien moins affectés», affirment les auteurs du rapport, qui n'a pas encore été publié mais qui est cité par les quotidiens Rheinische Post et Franfurter Allgmeine ce 14 décembre 2017.

Les calculs de cette étude montrent que le manque à gagner pour l'économie allemande se chiffre à 618 millions d'euros par mois. Pour la seule année 2015, les échanges entre la Russie et les pays occidentaux à l'origine des sanctions ont chuté de quelque 97 milliards d'euros. Si les entreprises russes ont été touchées à hauteur de 61% de ce montant, les auteurs de l'étude estiment que les entreprises occidentales n'en sont pas sorties indemnes non plus, avec 37,5 milliards d'euros de manque à gagner. Cette année-là, les entreprises européennes ont supporté 90% du manque à gagner, contre 10% pour leurs concurrentes américaines.

En 2017, la ventilation des pertes est comparable. Les sanctions, pourtant destinées à impacter l'économie russe, coûtent aussi au Royaume-Uni une baisse des échanges avec la Russie de 7,9% et à la France, de 4,1%. Les Etats-Unis, qui avaient en 2014 un volume d'échanges commerciaux avec la Russie bien moindre que l'UE, souffrent logiquement moins des sanctions imposées à la Russie, avec une baisse de seulement 0,6%.

L'UE, à la fois pour les sanctions contre la Russie... et inquiète de leurs conséquences

Fin 2014, après le premier train de sanctions imposées après le coup d'Etat pro-Union européenne de Maïdan en Ukraine en février de la même année, puis le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie par référendum, les exportations des Etats-Unis vers la Russie avaient même bondi de 7,8%, selon Le Moniteur du commerce international.

Sur la même période, les exportations des Etats membres de l'UE chutaient fortement en raison des représailles de la Russie, un embargo sur les produits agroalimentaires en provenance de l'Europe, des Etats-Unis, du Canada, de la Norvège, de l'Australie et du Japon. En clair, les poids lourds économiques de l'UE payaient déjà l'essentiel des conséquences des sanctions décrétées contre Moscou, un constat que le rapport de l'IfW confirme trois ans plus tard.

Dans le même temps, les sanctions occidentales ont agi comme des mesures protectionnistes en faveur de la Russie, qui en a profité pour développer son propre secteur agroalimentaire et redéployer ses relations commerciales avec certains pays d'Asie, à l'instar de la Chine.

https://francais.rt.com/economie/46535-sanctions-contre-russie-etude-confirme-ravages-europe

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