dimanche 15 juillet 2018

Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSEMEDIAS | Quand la RTS réécrit l'histoire ukrainienne

Le défenseur croate Domagoj Vida a été sanctionné par la FIFA pour sa provocation à la gloire de l'Ukraine après le match Croatie-Russie. Rendant compte de l'incident, la Radio-Télévision d'Etat suisse écrit:

"Gloire à l'Ukraine!" est un slogan du soulèvement pro-européen qui a conduit à la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch en 2014 et à une grave crise dans les relations entre les deux pays voisins.

L'affaire est ainsi réglée et la FIFA passe pour une vilaine mégère qui punit les victorieux européistes! En réalité, cette interprétation ne fait pas qu'illustrer l'inculture historique totale des journalistes «professionnels» et payés par le contribuable de la RTS. Elle dénote aussi un refus d'affronter la réalité contemporaine de l'Ukraine, où les idées, les slogans et les mouvements néonazis ont pignon sur rue.

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Dire que «Gloire à l'Ukraine» est un slogan pro-européen, cela équivaut à soutenir que le salut nazi n'est jamais qu'un héritage de l'ancienne Rome. Ou alors, que le nazisme — ce qui est au fond vrai — était une idée de l'Europe.

L'histoire de ce slogan remonte à 1917 et non à 2014 comme tend à le croire la mémoire de batraciens des journalistes «professionnels» payés par le contribuable de la RTS. Et elle est uniquement et exclusivement associée, dans toutes les circonstances historiques — en particulier le bandérisme et la collaboration — au nationalisme ukrainien.

En réalité, la salutation «Gloire à l'Ukraine! Gloire aux héros!», accompagnée du salut romain (bras droit levé) a surtout été rodée par l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) sur le modèle de la salutation nazie des partis fascistes ou fascisants d'Allemagne (NSDAP d'Adolf Hitler), Italie (Parti national fasciste de Benito Mussolini) et Croatie (Oustachis d'Ante Pavelić)...

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Cette mise en perspective éclairerait bien mieux la prise de position du footballeur croate que son adhésion hypothétique à des idées «pro-européennes». Mais il est vrai que de faire débuter l'histoire ukrainienne «racontable» en 2014 est un moyen commode d'escamoter toute une série de questions gênantes, dont celle-ci:

Si «Gloire à l'Ukraine» est à la fois le slogan de la révolution de l'«Euromaïdan» et celui des fascistes ukrainiens, cela suggère-t-il plutôt que les fascistes sont teintés d'européanisme ou que l'Euromaïdan est teinté de fascisme?

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La grande métamorphose

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«Il m'arrive même de tenir pour un privilège d'avoir pu assister sur place à un changement de civilisation, même pays, même population, disons au passage de la France-République à la France-entreprise, d'une nation tribunitienne et méditerranéenne à une province transatlantique et semi-anglophone, des sociétés de pensée aux think tanks. Aucun citoyen de l'Antiquité n'a pu voir en direct la Rome du forum devenir celle des basiliques. Je fais simplement le constat d'une inaptitude personnelle à me rendre utile dans ce nouveau bocal. Avec le sentiment, comme vous dites, d'avoir sauté en une vie de l'adolescence à l'obsolescence sans passer par la maturité, un peu comme ces villes du Brésil décrites par Lévi-Strauss qui passaient directement de l'état de chantier à l'état de vestige

— Régis Debray

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dimanche 8 juillet 2018

Le monde a changé et personne en Occident ne l’a remarqué

TRIBUNE LIBRE / par Martin Sieff
Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre The World Transformed and No One in America Noticed


TL OCS GEOPOLITIQUE

Le monde s’est transformé et personne ne l’a remarqué en Occident. L’Inde et le Pakistan ont rejoint l’Organisation de Coopération de Shanghai. L’organisme, depuis sa fondation le 15 juin 2001, s’est discrètement établi comme principale alliance et regroupement de nations à travers l’Eurasie. Aujourd’hui, elle se développe de six nations à huit, et les deux nouveaux membres sont les puissances régionales géantes dotées de l’arme nucléaire de l’Asie du Sud : l’Inde, avec une population de 1, 324 milliards d’habitants et le Pakistan, avec 193,2 millions d’habitants (chiffres pour 2016).

En d’autres termes, la population totale des puissances de l’OCS, qui s’élevait déjà à plus de 1, 5 milliards d’habitants, a été virtuellement doublée d’un trait de plume.

Les conséquences à long terme de ce développement sont énormes. C’était probablement le principal facteur de la paix et de la fin de toute menace de guerre atomique en Asie du Sud, donc auparavant pour 20% de la population mondiale. Aujourd’hui, les huit pays de l’OCS rassemblent 40% de la population mondiale, y compris l’une des deux premières puissances thermonucléaires mondiales (la Russie) et trois autres puissances nucléaires (la Chine, l’Inde et le Pakistan).

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Ce développement est un triomphe diplomatique, spécialement pour Moscou. La Russie cherche depuis des décennies à faire entrer son alliée stratégique, l’Inde, sous le parapluie de l’OCS. Cette vision avait été clairement articulée par l’un des plus brillants cerveaux stratégiques de la Russie du XXème siècle, l’ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères Ievgueni Primakov, qui est mort en 2105. Dans le passé, la Chine bloquait discrètement mais fermement l’accession de l’Inde, mais avec l’arrivée parallèle du Pakistan allié de la Chine dans l’organisation, l’influence de Pékin et de Moscou est équilibrée.

La démarche ne peut que stimuler le rôle déjà prépondérant de la Russie dans la diplomatie et la sécurité nationale du continent asiatique. Pour Pékin et Delhi, la route vers de bonnes relations et la résolution de questions comme celles du partage de l’eau de l’Himalaya et les investissements dans le développement économique de l’Afrique passe désormais par Moscou. Le président Vladimir Poutine se trouve dans une position idéale d’interlocuteur des deux nations géantes de l’Asie.

La démarche doit également être vue comme une réaction significative de l’Inde à l’accroissement rapide de la volatilité et de l’imprévisibilité des États-Unis sur l’arène mondiale. A Washington et en Europe de l’Ouest, il est de rigueur et, de fait, inévitable que par réflexe idéologique, tout cela soit entièrement attribué à Donald Trump.

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Mais en réalité, cette tendance alarmante remonte au moins au bombardement de la Yougoslavie par les USA et leurs alliés de l’OTAN en 1999, à la suite du manque de sanctions qu’auraient dû amener cette action, à laquelle s’opposaient des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

Depuis, sous quatre présidents successifs, l’appétence des USA pour des interventions militaires imprévisibles à travers la planète – généralement ratées, sans stratégie précise ou fin prévue – a infligé des souffrances et déstabilisé un large éventail de pays, principalement au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Libye, Yémen) mais aussi en Eurasie (Ukraine) et en Asie du Sud (Afghanistan).

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L’accession de l’Inde et du Pakistan à l’OCS est donc également une répudiation nette et claire des USA.

Les relations entre les USA et le Pakistan se sont dégradées quand les États-Unis ont mené leur charge contre l’Afghanistan en novembre 2001, mais à travers toute cette période, les politiciens américains ont tenu pour acquis qu’Islamabad, en fin de compte, « resterait dans la réserve » et continuerait à danser au son de leur musique.

Les États-Unis courtisent l’Inde depuis 17 ans, une date marquée par la visite de Bill Clinton en 2000. Le premier ministre actuel, Narendra Modi a été invité à parler au cours d’une session du Congrès en 2017 ; de la part de l’appareil politique américain, c’est l’accolade approbatrice ultime à un leader étranger.

Les politiciens et experts américains pontifiaient interminablement sur l’Inde, une démocratie anglophone qui allait devenir la partenaire privilégiée de l’Amérique du Nord dans l’endiguement de l’inévitable montée de la Chine sur la scène mondiale. Cela s’est avéré une fantasmagorie. *

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Pendant l’ère de la Guerre froide, la « perte » d’une nation de la taille et de la stature de l’Inde ou du Pakistan aux mains d’un rival ou d’un camp idéologique indépendant regroupé aurait provoqué des ondes de choc, de rage, et même de l’effroi ouvertement exposé dans les médias des USA.

Mais ce à quoi nous assistons à la suite de ce dernier développement historique est beaucoup plus étrange. Les décisions de New Delhi et d’Islamabad n’ont été ni applaudies, ni condamnées, ni même remarquées par les médias grand public ou prises en compte dans les débats politiques et stratégiques américains. Elles ont été totalement ignorées. ** Voir les leaders et ceux qui façonnent l’opinion publique d’une super-puissance qui s’imagine encore dominer le monde conduire leurs affaires de cette façon est inquiétant, voire alarmant.

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La réalité est que nous vivons désormais dans un monde multipolaire – et c’est le cas depuis au moins 2001. Toutefois, l’évidente vérité continuera à faire l’objet d’un déni de Washington, Londres et Paris, au mépris de l’abondance et de la clarté des faits.

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Notes de la traduction :

* Pour marginaliser la Chine et flatter l’Inde, les USA avaient même rebaptisé la région Asie-Pacifique « Indo-Pacifique ». Cela n’aura donc servi à rien.

** Tout comme avaient été superbement ignorées les nouvelles super-armes russes présentées par Vladimir Poutine en mars dernier. Les USA sont-ils en train de réinventer la politique de l’autruche ?

http://www.entelekheia.fr/2018/06/24/le-monde-a-change-et-personne-en-occident-ne-la-remarque/

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"La réalité est que nous vivons désormais dans un monde multipolaire – et c’est le cas depuis au moins 2001. Toutefois, l’évidente vérité continuera à faire l’objet d’un déni de Washington, Londres et Paris, au mépris de l’abondance et de la clarté des faits.": voilà qui renforce d'autant le caractère obsolète de la "construction européenne", un projet impérial issu d'un monde qui n'existe plus...   P.G.

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mardi 26 juin 2018

Brèves d'antipresse

FAKE NEWS | En Russie, on massacre les chiens errants… pakistanais!

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S’agissant de compromettre la «Russie de Poutine», toutes les ficelles sont bonnes. En l’occurrence, c’est l’AFP qui diffuse une rumeur sur l’«assassinat» massif des chiens errants dans les rues des villes-hôtes du Mondial de foot. Et l’image qui accompagne l’article a de quoi révolter: un véritable carnage de pauvres bêtes — au Pakistan!

N’ayant aucune preuve visuelle à se mettre sous la dent, l’agence de presse de grand chemin s’est servie d’une photo Reuters prise à Karachi en 2016 en se gardant bien de la sourcer. Seule la mention «representational image» (et les véhicules très asiatiques dans la rue) permet de deviner la supercherie.

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(Merci à Yelena Delville )

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http://log.antipresse.net/link/fake-news-en-russie-on-massacre-les-chiens-errants-pakistanais?mc_cid=89e1c96d47&mc_eid=3a5e263339

RUSSIE | Nouveau Soljénitsyne ou petit copieur?

Mikhaïl Chichkine est un écrivain russe à succès, qui s’est distingué par plusieurs prix littéraires et a reçu le passeport à croix blanche après avoir publié une histoire politico-littéraire fort bien documentée de La Suisse russe, qui lui a valu le prix du Canton de Zürich en 2000. Il aurait pu se joindre au défilé du souvenir le 9 mai dans les rues de Moscou, en arborant le portrait de son père vétéran de la dernière guerre et celui de son oncle qui n’est jamais revenu du front. Mais il a préféré, depuis la campagne bâloise où il s’est établi avec sa nouvelle famille, lancer un appel au boycott de la Coupe mondiale de foot, appel qui a été repris dans plusieurs journaux et qu’il a relayé jusqu’au Conseil fédéral.

Selon lui lui, «le sport est devenu pour la Russie le troisième stade de la guerre» après la guerre froide et la guerre chaude. Dans ses nombreuses interviews, il se qualifie d’exilé. La Suisse aurait-elle donné refuge à un nouveau Soljénitsyne, que la dictature poutinienne aurait mis en fuite? Il dit pourtant être venu vivre à Zürich en 1995 par amour pour sa femme suissesse. Il a continué de publier librement et avec succès dans son pays, où il est retourné vivre avec sa troisième épouse d’origine russe. Il est aussi soumis dans son pays à une très forte critique, en raison de ses prises de position sur le conflit ukrainien et l’annexion de la Crimée, raison pour laquelle il est revenu s’établir en Suisse et n’est plus retourné à Moscou depuis quatre ans.

Mais un autre motif pourrait expliquer pourquoi Chichkine s’est détourné de son pays. Wikipedia nous révèle que «depuis des années, Chichkine est accusé de plagiat. À la suite de publications de la Literaturnaia _Gazeta, la célébrité des plagiats de Chichkine est devenue proverbiale à travers le monde russophone, puis a été attestée par les universités russes, par exemple dans les séminaires de Sergueï Essine, ex-recteur de l'Institut Littéraire Gorki (Moscou). Or, après l'analyse des plagiats de Chichkine survenue à la radio la plus écoutée de Russie, l'Écho de Moscou, de nombreuses facultés de philologie ont pris le cas des romans de Chichkine comme exemple de plagiats médiatisés à examiner.»

Meilleur plagiaire contemporain de la littérature russe, voici un titre de gloire plus facile à porter dans la discrète campagne bâloise que sur la Place Pouchkine.

http://log.antipresse.net/post/russie-nouveau-soljenitsyne-ou-petit-copieur?mc_cid=89e1c96d47&mc_eid=3a5e263339

FRANCE | Vive la laïcité… et l’Aïd El Fitr!

Le colonel Grégory Vinot n’est assurément pas du même calibre que son défunt collègue Arnaud Beltrame! Cette année, il est allé au devant de la soumission générale en adressant des compliments au personnel de religion musulmane à l’occasion de l’Aïd el Fitr.

Cette entorse évidemment intéressée aux principes de la laïcité lui a valu une mise au point du président national de l’UNPRG (Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie) qui aura été fort peu relayée par les médias de grand chemin. La voici:

OBLIGATION DE NEUTRALITE

Dans un message adressé le 15 Juin à l’ensemble des unités et conclu par « à tous, Aïd Moubarak, le Commandant de Groupement de Gendarmerie départementale des Alpes Maritimes a souhaité à l’occasion de la fin du ramadan, une « excellente fête de l’Aïd el Firt » à ses subordonnés et leurs familles de confession musulmane.

Pour l’UNPRG qui trouve ce message surprenant, ce Colonel a oublié qu’il est tenu au devoir de réserve mais surtout à une obligation de neutralité laïque, afin de respecter l’égalité des opinions religieuses et philosophiques de l’ensemble des personnels placés sous son autorité.

Devant de telles initiatives singulières, la direction générale de la gendarmerie devrait entamer une réflexion sur la création d’un poste de référent déontologue.

Henri Martinez

Président national de l’UNPRG (Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie)

http://log.antipresse.net/post/france-vive-la-laicite-et-laid-el-fitr?mc_cid=89e1c96d47&mc_eid=3a5e263339

BREVES ANTIPRESSE

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samedi 23 juin 2018

Migrations et droit d'ingérence humanitaire

Dans son célèbre discours devant l'Assemblée générale de l'Onu lors de sa 70ème session en septembre 2015, Vladimir Poutine avait rappelé aux européens, les conséquences auxquelles ils allaient s’exposer en continuant de s’aligner, comme ils l’ont fait pourtant, sur la politique unilatérale, impérialiste et belliciste des États Unis.

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« Nous comptons sur le fait que la communauté internationale parvienne à élaborer une stratégie globale de stabilisation politique et de rétablissement socio-économique au Proche-Orient. Alors, chers amis, il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour les réfugiés. Les personnes contraintes de quitter leur terre natale ont d’abord afflué dans les pays alentour et ensuite en Europe. Ils se comptent par centaines de milliers, voire par millions. Il s’agit au fond d’une nouvelle grande migration amère et d’une dure leçon pour nous tous, y compris pour l’Europe.
J’aimerais souligner que les réfugiés ont évidemment besoin de compassion et de soutien.

Cependant, on ne pourra résoudre définitivement ce problème qu’en rétablissant la structure étatique là où elle a été détruite, en renforçant les institutions gouvernementales là où elles existent encore ou sont en train d’être reconstruites, et en fournissant une aide multiforme – militaire, économique et matérielle – aux pays en difficulté et, bien sûr, aux gens qui, malgré toutes les épreuves, ne sont pas partis de chez eux.

Il va sans dire que toute aide aux États souverains ne doit pas être imposée mais proposée, et ce dans le strict respect de la Charte de l’ONU. Tout ce qui est fait et sera fait dans ce domaine conformément aux normes du droit international doit être soutenu par notre organisation, et tout ce qui contreviendra à la Charte devra être rejeté.
Le plus important est, selon moi, de contribuer au rétablissement des structures étatiques en Libye, de soutenir le nouveau gouvernement irakien, et d’apporter une aide multilatérale au gouvernement syrien légitime.»

Vladimir Poutine devant l'AG des Nations Unies
28 septembre 2015

TRIBUNE LIBRE / Dominique Mazuet (Librairie Tropiques)

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La crise migratoire actuelle, se différencie des grands épisodes de transfert de population qui ont émaillé l’histoire et singulièrement l’histoire contemporaine, par le fait qu’elle n’est plus seulement occasionnée par l’appauvrissement misérable que subissent une grande partie des populations du globe mais qu’elle est volontairement provoquée et aggravée par un impérialisme qui prétend s’imposer à l’échelle mondiale et qui n’hésite devant aucun moyen, notamment la destruction physique des nations, pour asservir celles qu’il juge néfastes ou menaçantes pour ses intérêts économiques et politiques.

Le problème des vieilles nations européennes, désormais complètement aliénées aux intérêts capitalistes étasuniens, c’est que, comme l’annonçait Poutine tout ça finit évidemment par se retourner contre les fautifs mais que le principal responsable et coupable demeure tout aussi peu menacé qu’il le fut lors des deux grands conflits qui bouleversèrent le 20ème siècle.

Ainsi, les guerres de « proxy » que suscitent, soutiennent et arment les Etats Unis (et que finance leur déficit abyssal) ont un peu la même fonction et les mêmes avantages pour eux que les sanctions économiques dont ils accablent leurs adversaires désignés.

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Il s’agit toujours de détruire les peuples et les nations qui leur résistent où qu’ils jugent menaçants pour leurs intérêts mais... aux frais des autres.

Pour "eux" c’est sans grand risque puisque, hormis les mexicains, nulle population n’est susceptible de se déverser anarchiquement sur leur territoire, avec les conséquences que nous observons désormais à grande échelle et sur une durée qui sera longue. De même les sanctions économiques n’affectent nullement le business etasunien mais bien les populations des pays visés et symétriquement les nations européennes et leurs entreprises, travailleurs, agriculteurs, etc. qui commerçaient avantageusement avec les pays sanctionnés.

Avec l’affaire iranienne et celle des "migrants", il devient difficile de ne pas prendre la mesure de tout ça et des contradictions que doivent maintenant affronter les euro-atlantistes du fait de leur soumission intéressée à l’économie américaine et à son bras armé l’OTAN.

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Le seul moyen d’inverser ces flux migratoires irrépressibles, c’est évidemment d’en combattre la cause, mais la cause … c’est nous …notre politique, notre stratégie.

C’est d’abord la stratégie du chaos, dont nous fumes activement complices avec la destruction de la Lybie, de l’Irak, de la Syrie, de l’Ukraine, etc.

L' « avantage compétitif » fourgué en échange comme pacotille - encore assez bonne pour les classes dirigeantes et complaisantes des tribus de l’U.E.- était, sur le modèle américain des « wet back » mexicains, de se pourvoir en main d’œuvre docile et bon marché dans les secteurs où les européens désormais « manquent de bras » du fait de la forte pression sur le "coût du travail". Une variante de la traite occidentale, remise au goût du jour.

On voit le résultat …

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Le problème est d’autant plus impossible à évacuer qu’il n’a pas de solution, dans l’état de soumission politique, social, économique où se sont mises les nations de l’OTAN et de l’U.E. Vis à vis de leur « partenaire » américain.

Naturellement la crise migratoire est de loin la plus lourde des conséquences à court et moyen terme ; et les prétendues "plate-formes de triage" proposées par ces "conciles de Pampelune" européens , sont parfaitement insignifiantes. Chacun sait d'ailleurs qu'elles ont déjà été invalidées par les faits, en Lybie, comme en Turquie, en Italie, en Grèce et ailleurs.

On a vu par exemple ce que donnaient les « hot spots » les « pôles migrants »  et les diverses formules de gestion « créative et innovante » de cette nouvelle forme de traite d’esclaves, consistant à en sous-traiter l’intendance aux pires mafieux du moment …

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Quant à la "réintroduction temporaire des contrôles aux frontières intérieures" c'est simplement la reconnaissance de l'échec européen, désormais acté.

Mais, maintenant, impossible de faire marche arrière … car le mentor étasunien a brûlé nos vaisseaux ! Il abandonne ses alliés coalisés de la vieille Europe à leur triste sort démographique, économique et social ; et, tel Teddy Roosevelt, il ajoute un nouveau corollaire à la "Doctrine Monroe" : désormais, vu que les choses se compliquent, ce sera « chacun pour soi et Dieu pour tousmais nous d’abord. »

Résultat : nos appareils d’État naviguent sans boussole, et leurs Princes sont tels des rois nus, face à ce chaos devenu ingérable.

Les dirigeants européens sont en effet dans une impasse totale, contraints d’opérer un impossible et complet renversement d’alliances, de posture diplomatique, de stratégie militaire, de politique et de rhétorique économique et sociale, etc.

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Un renversement qui signerait leur fin, en même temps que celle de "l’Europe du Volapuk", celle des "cabris", c'est à dire l’Europe de Schengen et Maastricht, de la circulation libérale et de la concurrence totalement biaisée, de tous contre tous.

Un renversement qui, ultime outrage, accomplirait le triomphe du populisme et du totalitarisme honnis, du « repli sur soi » et de « l’insulte à l’avenir radieux » promis par l’Empire du bien et son nouvel ordre mondial…

Les responsables de ce gachis ont donc de sérieuses raisons d’être inquiets... et nous avec eux, car ce sont quand même... nos dirigeants, « démocratiquement élus »!


http://www.librairie-tropiques.fr/2018/06/migrations-et-esclavagisme-post-modernise.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

vendredi 22 juin 2018

Ces journalistes russophobes que plus personne ne croit

Publié le 20 juin 2018 sous le titre Pity The Russophobe Journos Who No One Believes

TL JOURNALISTES RUSSOPHOBES

Traduction : Dominique Muselet

Le reportage « occidental » sur la Coupe du Monde en Russie est un flux continu d’attaques contre la Russie. Il y a quelques remarques positives sur l’excellente atmosphère et la parfaite organisation. Mais il n’y a aucun article qui ne se fasse pas l’écho de la ligne officielle de la propagande anti-russe.

Alec Luhn est le « correspondant de Russie pour The @Telegraph ». Shaun Walker est le correspondant du British Guardian, « il couvre l’Europe centrale et orientale pour The Guardian ». Cette semaine, ils étaient tous les deux à Volgograd, l’ancien Stalingrad, pour rendre compte du match de la Coupe du Monde entre l’Angleterre et la Tunisie.

Lundi, Alec Luhn a parlé de l’excellent accueil que les fans anglais ont reçu :

« Tout a été magnifique, » a dit Adam Haimes, 29 ans, géologue et supporter de Plymouth Argyle, en prenant un pot dans la fan zone, sur la rive ouest de la puissante Volga. « Je n’ai eu absolument aucun problème. Toutes sortes de Russes sont venus nous voir. Ils sont très amicaux et veulent juste prendre un verre avec nous. Je ne m’y attendais pas, mais ils sont vraiment charmants. »

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On ne peut bien évidemment pas laisser passer cette image positive de la Russie. Donc Luhn se dépêche de mentionner : la « menace de violence », la « tentative d’assassinat de l’espion russe Sergei Skripal », les « tensions exacerbées », les « Ultras russes » et les « voyous locaux de Volgograd ».

Mardi soir, Shaun Walker a écrit un article pour le Guardian sur le même modèle:

Ceux qui sont venus sont presque tous satisfaits de ce qu’ils ont vécu jusqu’à présent. Dans un bar central de Volgograd aux premières heures de mardi, Craig et Tommy, deux fans de Sunderland, apprenaient des mots russes avec des gens du pays et disaient qu’ils avaient passé trois jours « fantastiques » à Volgograd, qu’ils s’étaient liés avec les gens du pays et avaient fait des visites guidées sur l’histoire militaire.

« On en a marre que les gens parlent de problèmes. Si vous êtes respectueux, il n’y a pas de problèmes », a dit Tommy.

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Si Tommy lisait l’article de Walker, il s’insurgerait encore plus. L’article rabâche tous les arguments habituels de la propagande : « Tension sans précédent », « forte critique à l’égard des autorités russes », « empoisonnement de Sergei Skripal », « Jeux olympiques de 1936 en Allemagne nazie » et « sécurité des fans LGBT ».

Après avoir fait leur devoir avec leurs articles de propagande routinière, Luhn et Walker ont rejoint les fans anglais dans un pub local.

Alec Luhn @ASLuhn – 00:02 UTC – 19 juin 2018

Harat’s Pub, Volgograd, 3 heures du matin. Une centaine de fans britanniques ivres, des Tunisiens et des Russes qui viennent de chanter quelque chose à propos de « Jugend SS ». Et il paraît que tout va bien ?  

Shaun Walker @shaunwalker7 – 00:32 UTC – 19 juin 2018

3h30 du matin, l’aube se lève sur ce pub à Volgograd – Anglais, Tunisiens, fans russes, tous ivres et joyeux. Zéro sécurité ou police, c’est étonnant. J’ai entendu un groupe de trois Russes chanter une chanson « Hitler Jugend, SS ». Sinon, tout est très paisible et amical.

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Les tweets de Shaun Walker et Alec Luhn montrent des photos d’un Harat’s Pub, une franchise irlandaise, à Volgograd. Sur sa page Facebook, le pub a publié une vidéo Euronews de la fête d’après-match, dans laquelle on voit des fans anglais heureux boire beaucoup de bière. Il n’y a rien de remarquable. Mais Alec Luhn voit des Russes chanter « jugend SS » et une demi-heure plus tard Walker « entend un groupe de trois Russes chanter une chanson « Hitler Jugend, SS ».

Vraiment ?

Il est difficile de croire que tous les Russes de Volgograd/Stalingrad chantent des chansons nazies. Stalingrad a été le théâtre de l’une des batailles les plus sanglantes de la Seconde Guerre mondiale, où les armées d’Hitler n’ont été stoppées qu’au prix d’immenses sacrifices russes. Et de plus, c’est quoi, s’il vous plaît, cette chanson « Hitler Jugend, SS »? Moi qui suis Allemand, je n’ai jamais entendu parler d’une chanson qui mentionne les deux ou qui soit même chantée par les deux organisations. La Hitler Jugend (jeunesse hitlérienne) était un mouvement de jeunes du parti sur le modèle des Boy Scouts of America. Le SS (Schutzstaffel = escadron de protection) était un gang de combattants de rue nazis qui ont ensuite été transformés en une armée brutale. Le répertoire de la Hitler Jugend contient surtout des chants de randonnée traditionnels, tandis que les chants SS typiques étaient des marches militaristes.

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A ce jour, le tweet de Walker a reçu 249 réponses. Les personnes qui ont répondu doutent que l’incident se soit produit tel quel. Ils demandent des preuves. Pourquoi ces journalistes peuvent-ils poster des photos du pub, mais pas de photos de l’incident qu’ils décrivent ? Cette fois Shaun Walker ne peut pas nous refaire le coup du  « Oh dommage que je n’ai pas apporté mon appareil photo ! ». Alors, qu’en est-il ?

Le lendemain matin, Shaun Walker a retweetté ses affirmations originales en se plaignant des réponses qu’il a reçues :

Shaun Walker @shaunwalker7 – 9:28 UTC – 19 juin 2018

Shaun Walker Retweeted Shaun Walker Retweeted Shaun Walker

Volgograd a été sympa et amical et a accueilli royalement la Coupe du monde, comme je l’ai tweeté/écrit ces deux derniers jours. Le chant dont j’ai parlé était le fait de trois personnes, une seule fois, à 3 heures du matin. Et à Volgograd, le denier endroit où on aurait cru ça possible! J’ai pensé que cela valait la peine d’être mentionné. Quant aux réponses que j’ai reçues, je préfère ne pas en parler.

theguardian

Le chef du bureau moscovite du Guardian a fait chorus et également retweeté les allégations de Walker les propageant de plus en plus :

Andrew Roth @Andrew__Roth – 14:37 UTC – 19 juin 2018

Andrew Roth Retweeted Shaun Walker

Absurdes les réponses à cet incident que de multiples correspondants ont vu. Ils ont juste voulu souligner une anomalie au cœur de ce qui ressemblait à une belle soirée de football. C’est juste une histoire de contexte ! Auraient-ils dû passer l’incident sous silence?

Si deux scribouillards britanniques disent avoir entendu quelque chose, que chacun décrit différemment, alors ce doit être vrai. « Des preuves ? On n’a pas besoin de prouver ce qu’on dit. Vous n’avez qu’à nous faire confiance. »

Ce matin, un blogueur russe a posté des preuves (traduction automatique du russe) :

Borisenko @amdn_blog – 7:58 UTC – 20 juin 2018

Vous vous souvenez hier, on a beaucoup parlé du journaliste anglais qui a parlé dans un article des soi-disant Russes qui chantaient des chansons nazies dans un bar à Volgograd ? Ils les ont trouvés. Mais ils n’étaient pas russes, mais…. Britanniques. Et rien que pour ça, il faut les battre ces english. Ici c’est Volgograd ! Stalingrad !

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La vidéo montre trois Anglais ivres dans un pub ‘irlandais’ avec un menu écrit en lettres cyrilliques et des drapeaux de la Coupe du Monde suspendus au plafond. Les gars chantent une phrase sur le fait de mettre quelqu’un à Auschwitz, font le salut hitlérien et crient « Sieg Heil » ! Le pub où la vidéo a été prise ne semble pas être le Harat’s où étaient Walker et Luhn. Mais n’empêche, la preuve est faîte !

Le fait est que le Guardian et le Telegraph sont bourrés de propagande anti-russe. Il n’y a pas un seul article sur la Russie ou Poutine qui ne soit pas sarcastique ou alarmant ou qui ne se fasse pas l’écho d’accusations contre la Russie dont la fausseté est démontrée depuis longtemps. Le complexe militaro-industriel a donné l’ordre de condamner la Russie et les médias mainstream « occidentaux » obéissent.

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Les deux scribouillards ont cité des fans anglais qui regrettent la fausse image de la Russie qu’ils avaient en arrivant. Comment pourrait-il en être autrement étant donné le flux constant d’ordures russophobes que les médias britanniques produisent ? Un correspondant britannique en Russie ne devrait-il se donner la peine d’y réfléchir un peu ?

Mais les deux scribouillards préfèrent aller boire des bières et ensuite envoyer des histoires anti-russes fallacieuses, tard dans la nuit, à leurs 100 000 followers sans fournir aucune preuve. Puis ils se plaignent qu’on leur en fasse le reproche.

Ce sont de médiocres propagandistes dont les paroles n’inspirent plus confiance à qui que ce soit. Il faut vraiment avoir pitié de ces pauvres types !

Moon of Alabama

Article original: Pity The Russophobe Journos Who No One Believes

Crédit image: Pixabay

URL: https://arretsurinfo.ch/ces-journalistes-russophobes-que-plus-personne-ne-croit/

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mardi 19 juin 2018

Une provocation de plus contre la Russie ?

Les États-Unis et l’Otan continuent de provoquer la Russie contre eux-mêmes, la demande de la Norvège de doubler le contingent américain sur son territoire en étant le dernier exemple en date, écrit Ted Galen Carpenter, expert américain de la politique étrangère dans un article publié par la revue The National Interest.

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Actuellement, la Norvège compte 330 militaires américains qui s’y trouvent sur une base de rotation. Si la demande du gouvernement norvégien est satisfaite, le contingent américain augmentera jusqu’à 700 personnes.

Ces nouveaux militaires devraient être déployés dans le nord de la Norvège, à quelques centaines de kilomètres de la frontière avec la Russie, à la différence de ceux qui se trouvent dans la partie centrale du pays.

Les troupes américaines déployées sur une base de rotation permettent aux Norvégiens de tenir formellement la promesse donnée à Moscou en 1949 au moment de l’adhésion de la Norvège à l’Alliance atlantique. À cette époque, les autorités du pays avaient en effet promis de ne pas déployer de bases américaines sur le territoire de leur pays.

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La ministre norvégienne des Affaires étrangères Ine Marie Eriksen Soreide, en demandant de doubler le contingent américain a rappelé qu’il serait déployé sur la base de rotation.
Du point de vue de l’expert américain, il s’agit d’un « tour cynique », incapable de tromper quiconque, et d’autant moins Vladimir Poutine et son entourage.

Les autorités norvégiennes ont déclaré que leur demande ne visait pas la Russie. L’expert Carpenter estime que cette déclaration est mensongère, du moment que la demande a été faite seulement quelques jours après que neuf pays du flanc oriental de l’Otan aient demandé à l’organisation de muscler sa présence dans la région.
En outre, l’Otan prévoit en octobre de mener sur le territoire norvégien l’exercice Trident Juncture 18 qui devrait impliquer 35 000 militaires, 70 navires et 130 avions.

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La ministre norvégienne affirme néanmoins qu’elle ne voit pas de « raison sérieuse » pour la Russie de réagir à ces actions d’Oslo.

Les leaders de l’Otan continuent d’affirmer que les actions de l’Alliance ne visent pas les intérêts de la Russie. Mais la conduite de l’Otan contredit ces déclarations, estime l’expert américain.

« Les USA et l’Otan devraient s’en tenir à une approche plus réaliste. N’importe quelle nation percevrait une telle conduite de l’Otan près de ses frontières comme inamicale et même menaçante. La poursuite de ces actions accompagnée du refus cynique d’admettre leur caractère hostile, peut facilement induire en erreur et provoquer une confrontation catastrophique. », a souligné l’expert.

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L’Otan ne cesse d’avancer vers les frontières de la Russie, violant ainsi la promesse qu’elle avait elle-même faite au Kremlin en 1990, consistant à ne pas s’élargir à l’Est. La Russie, elle, qualifie l’expansion de provocation et affirme qu’il est dangereux de déstabiliser l’équilibre des forces sur le continent européen. Vladimir Poutine a de son côté assuré que l’État russe n’envisageait pas de se livrer aux hostilités, mais restait déterminé à défendre ses intérêts de manière civilisée. Selon lui, c’est l’expansion de l’Otan et le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe qui représente une menace pour la sécurité de la Russie et de ses citoyens.

 


 

Blindés - 1

 


 

Source :

https://fr.sputniknews.com/international/201806171036833412-otan-norvege-troupes/

https://francais.rt.com/international/34901-8-000-militaires-otan-exercies-frontières-russie

https://aphadolie.com/2018/06/18/otan-une-provocation-de-plus-contre-la-russie-video/

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dimanche 17 juin 2018

L' "Occident" c’est du passé [réédition]

COMMUNICATION REEDITION

TRIBUNE LIBRE / Moon of Alabama

TL SOMMETS G7 OCS

Publié le 9 juin 2018 sous le titre The ‘West’ Is Past

Traduction : Dominique Muselet

(...)

Avant de se rendre au sommet, M. Trump a joué un mauvais tour à ses collègues en invitant la Russie à rejoindre le G-7/G-8 sans conditions. La Russie a été expulsée après que la Crimée a voté pour rejoindre sa patrie. Mme Merkel, qui avait négocié l’accord de Minsk avec la Russie, était furieuse. Elle veut utiliser cette invitation comme monnaie d’échange dans de futures négociations. (C’est idiot. La Russie n’a aucune envie de rejoindre le format du G-7/G-8).

Il y a maintenant de nombreux domaines dans lesquels les États-Unis et leurs alliés ne sont pas d’accord : le changement climatique, l’accord avec l’Iran et le commerce ne sont que les plus importants.

Avant de quitter le sommet, Trump a de nouveau parlé à tout le monde à la manière d’un chef mafieux:

Alors qu’il se préparait à quitter tôt le sommet du G-7 à Charlevoix, au Canada, pour se rendre à Singapour avant sa rencontre prévue avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Trump a lancé un ultimatum aux dirigeants étrangers ; il a exigé que leurs pays réduisent les barrières commerciales qui gênent les États-Unis sous peine de perdre l’accès au marché de la plus grande économie mondiale.

« Ils n’ont pas le choix. Je vais être honnête avec vous, ils n’ont pas le choix », a déclaré M. Trump aux journalistes lors d’une conférence de presse, ajoutant que les entreprises et les emplois avaient quitté les États-Unis pour échapper aux barrières commerciales à l’étranger. « Nous allons régler cette situation. Et si nous n’y arrivons pas, alors, nous ne traiterons plus avec ces pays. »

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Les dissensions de la réunion du G-7 offraient un contraste saisissant avec l’autre réunion, plus importante, qui s’est tenue aujourd’hui, à savoir le 18ième sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Qingdao, en Chine :

Un feu d’artifice éblouissant a illuminé la ville de Qingdao et les visages des invités qui ont traversé le vaste continent eurasien jusqu’à la côte de la mer Jaune pour le 18e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), samedi soir.

Il s’agit du premier sommet de ce type depuis que l’Inde et le Pakistan sont devenus membres à part entière de l’organisation en juin 2017. […]

L’esprit de Shangaï l’esprit de confiance mutuelle, d’intérêt commun, d’égalité, de concertation, de respect des diverses civilisations et de poursuite d’un développement commun a été affirmé dans la Charte de l’Organisation de Shanghai, une organisation régionale globale fondée en 2001 par la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, puis élargie à huit États membres.

Ce week-end, Xi présidait le sommet pour la première fois en tant que président chinois, en présence des dirigeants d’autres États membres de l’OCS et de quatre États observateurs, ainsi que des leaders de diverses organisations internationales.  […]

L’OCS est devenue une organisation couvrant plus de 60 % de la surface du continent eurasien, près de la moitié de la population mondiale et plus de 20 % du PIB mondial.

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Deux étasuniens « réalistes », Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski, ont toujours dit que l’Occident devait séparer la Chine de la Russie s’il voulait conserver sa position de leader mondial. Nixon s’était rendu en Chine dans ce but.

Des années plus tard, les États-Unis se sont imaginé qu’ils avaient « gagné » la guerre froide. Ils se sont sentis invincibles, la « seule superpuissance » et ont voulu « diriger le monde entier ». Ils se sont réveillés après l’invasion de l’Irak. La puissante armée américaine était battue à plat de couture par les « nègres du désert » qu’elle méprisait tant. Quelques années plus tard, les marchés financiers américains étaient en lambeaux.

La brutalité des efforts pour encercler toujours davantage la Russie a mené à l’alliance sino-russe qui dirige maintenant l’OCS et bientôt, peut-être, le monde. Il n’y aura pas de photo comme celles que j’ai postées ci-dessus du sommet de l’OCS. Le président chinois Xi appelle le président russe Poutine « mon meilleur ami ».

L’ « Occident » a perdu en Eurasie.

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Les États-Unis ne sont plus désormais qu’un petit caïd de cour d’école qui s’en prend aux membres de son gang parce que ses anciennes victimes sont devenues trop grosses.

Trump se rend à Singapour pour rencontrer Kim Jong-un. Contrairement à Trump, le leader suprême de la Corée du Nord sera bien préparé. Il est probable qu’il l’emportera facilement sur Trump pendant les négociations. Si Trump essaie de le menacer comme il menace ses « alliés », Kim fera ses valises et partira. Contrairement aux « alliés » des Etasuniens, il n’a pas besoin de ployer le genou devant Trump. Il peut compter sur la Chine et la Russie. Elles sont désormais les puissances qui peuvent diriger le monde.

L’ « occident » est fini. L’avenir est à l’est.

Moon of Alabama

Original en anglais

URL: https://arretsurinfo.ch/loccident-cest-du-passe/

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vendredi 15 juin 2018

Ce qu'implique l'humiliation du G7 par Donald Trump

TRIBUNE LIBRE / John Laughland

TL LAUGHLAND TRUMP

Revenant sur l'attitude de Trump face à ses alliés lors du G7, l'historien John Laughland explique que l'apaprente brutalité du président américain est une preuve de son talent diplomatique et traduit une volonté de rapprochement avec la Russie.

La proposition surprise lancée par Donald Trump, au moment où il s'apprêtait à monter dans l'avion pour se rendre au sommet du G7 au Canada, de réintégrer la Russie dans le système des sommets des plus grandes économies du monde, n'a qu'une explication possible. Agacé par le fait qu'il allait se trouver isolé face à ses collègues sur un grand nombre de sujets, et notamment sur les questions commerciales, Trump voulait exprimer, haut et fort, le mépris total qu'il ressent pour eux. 

De la brutalité en diplomatie

Ce mépris, qu'il a confirmé dans les tweets injurieux lancés à l'égard de son hôte canadien Justin Trudeau, ainsi qu'à l'égard de l'Allemagne, après son départ précipité du sommet, il l'a formulé aussi en dénigrant le G7 en tant que tel. Si la Russie n'est pas autour de la table, disait-il, alors les discussions ne servent à rien. Trump a donc attaqué non seulement ses partenaires en personne, mais aussi la structure dans laquelle ils se réunissent et à laquelle, visiblement, ils tiennent beaucoup. Pour Trump, leur sommet favori était une pure perte de temps.

Il ne faut pas commettre l'erreur de ne pas prendre Trump au sérieux ou de croire, avec le Guardian, que ses déclarations sont des simples mouvements d'humeur et la preuve de son narcissisme. Trump est d'ailleurs revenu en toute sérénité sur son idée de réintégrer la Russie pendant sa conférence de presse au Canada, avant son départ pour Singapour, expliquant son raisonnement plus longuement qu'il ne l'avait fait sur la pelouse de la Maison blanche la veille. 

Au contraire, pour le président américain, l'injure et le dédain affiché sont des instruments dans les épreuves de force qu'on appelle «négociations».  C'est la même tactique que celle déployée pendant la campagne des primaires en 2016, quand Trump a refusé de participer aux débats télévisés avec les autres candidats pour montrer sa déconsidération à leur égard. Cette impolitesse est une façon de manifester sa puissance et la conviction de sa propre supériorité, mettant ainsi ses interlocuteurs sur la défensive. L'essence de l'attaque, c'est la surprise, et l'imprévisible Trump en est un maître : le grand absent de ces débats est aujourd'hui le patron de la Maison blanche.

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Cette tactique a fonctionné aussi au sommet canadien. Malgré l'annonce faite par l'Elysée que les six autres pays membres du G7 auraient été «unanimes» dans leur refus de la proposition trumpienne de réintégrer la Russie, le fait est que le premier ministre italien l'a soutenue. C'est la preuve que Giuseppe Conte, que Trump a d'ailleurs chaleureusement félicité au Québec et qu'il va bientôt inviter au Etats-Unis, entend bien rompre avec la politique étrangère de ses prédécesseurs, comme il l'avait réaffirmé dans son discours d'investiture devant le Sénat italien le 5 juin.  Sur ce point, Trump n'était donc pas isolé comme veut nous le faire croire les commentaires dans les médias mainstream et certains gouvernements.

Divergences ou convergences occidentales sur l'Ukraine ? 

Bien au contraire, le tromblion trumpien a fait que les membres du G7 courent maintenant dans tous les sens. Même ceux qui refusent, pour le moment, la réintégration de la Russie sont justement divisés sur la question russe. Pour le Royaume-Uni, la ligne rouge, c'est la Crimée. Fidèle à son histoire de pays maritime, la consolidation de la présence de la flotte russe dans la Mer noire est le seul point névralgique qui compte. Cela rappelle la «Question d'Orient» qui a tant obsédé les géopoliticiens du 18e au 20e siècle. Par contre, les dirigeants britanniques d'aujourd'hui s'intéressent aussi peu aux coins perdus du continent eurasiatique, comme le Donbass, que leurs prédécesseurs s'intéressaient au Sudetenland en 1939.

À la différence de Londres, Paris et Berlin considèrent que la condition pour une normalisation des rapports avec la Russie, c'est «le processus de Minsk», c'est-à-dire le règlement du conflit à l'Est de l'Ukraine. Et ici, ils sont sur la même ligne que Trump, même s'ils ne s'en rendent pas compte. Dans sa conférence de presse à Charlevoix, Trump s'en est pris au président Obama pour avoir «permis» à la Russie de prendre la Crimée, réitérant ainsi sa conviction bien connue que tous les maux au monde sont la faute de ses prédécesseurs. Mais sa vantardise selon laquelle, s'il avait été au pouvoir en 2014, la Russie n'aurait pas repris la péninsule avait aussi un sous-texte: ce qui s'est passé, s'est passé, et il est trop tard pour revenir en arrière. Or, c'est justement l'annexion de la Crimée qui a provoqué l'expulsion de la Russie de ce qui était alors le G8. Si le monde est obligé de se plier devant le fait accompli, alors à quoi bon le maintien de l'exclusion? 

Paradoxalement, le communiqué du G7, quoique alambiqué car il s'agit d'un communiqué diplomatique rédigé par six pays, ne dit pas autre chose:

«Nous rappelons que le maintien des sanctions est clairement déterminé par l’incapacité de la Russie à démontrer la mise en œuvre complète de ses engagements pris dans le cadre des accords de Minsk et le respect de la souveraineté de l’Ukraine ; nous soutenons sans réserve les efforts déployés dans le cadre du Format Normandie et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe afin de trouver une solution au conflit en Ukraine orientale.» 

Vers un sommet américano-russe ?

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En clair : le maintien des sanctions, dont l'exclusion du G8, dépendent donc du conflit en Ukraine orientale et non de la Crimée. Laissons de côté l'hypocrisie européenne qui consiste à toujours affirmer que c'est la Russie qui ne respecte pas les accords de Minsk, alors que c'est l'Ukraine qui, tout en étant censée trouver un accord politique avec les rebelles du Donbass, les traite de «terroristes» et de «Russes». Même si Trump a retiré sa signature de ce communiqué, sa propre position n'est pas si différente.

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Autrement dit, ce qu'on appelle l'idéalisme en relations internationales – la croyance, européenne notamment, en le multilatéralisme et dans les prétendues valeurs que seul l'Occident incarnerait – vient d'essuyer une rude défaite devant la brutalité du réalisme américain. Tout cela ne peut que faire les choux gras des Russes qui, depuis des années, ne demandent que deux choses : que ces pays arrêtent de se sermonner et qu'ils se mettent autour de la table pour régler leurs problèmes en commun. Quand Trump balaie d'un revers de main tous les dogmes du politiquement correct que le G7 a mis dans son communiqué – le changement climatique, la parité hommes-femmes – et quand Poutine emploie le mot «babillages» pour ridiculiser ce sommet, les présidents américain et russe chantent une même partition.

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Le sommet de Singapour avec la Corée du Nord l'a montré : Trump est un homme qui respecte le pouvoir et la force et qui n'a que du mépris pour le gauchisme mou et bobo que les Européens et le Canada incarnent. Dans son livre, L'art de la négociation, Trump avance plusieurs thèses pour la réussite dans le monde des affaires : «vise haut», «maximise tes options», «exploite ta puissance», «défend ta position quand elle est contestée» et «amuse-toi bien». Sa diplomatie emploie ces mêmes ruses au grand dam de ses partenaires plus habitués aux «règles»: le nouveau venu en politique veut justement briser les règles pour en écrire de nouvelles lui-même. 

«Je jongle toujours avec plusieurs ballons à la fois», écrivait-il en 1987, «car les meilleurs plans peuvent échouer.» Si Trump n'a pas obtenu la réintégration de la Russie dans le G7 – une réintégration qui serait purement symbolique, car le G7 est un sommet informel de chefs d'Etat et de gouvernement, sans aucun pouvoir législatif – il aura obtenu néanmoins, et avec tout le fracas d'un sommet raté, que le terrain vers une normalisation des rapports avec la Russie a été quelque peu déblayé. Un sommet américano-russe se profile très clairement à l'horizon.

https://francais.rt.com/opinions/51569-quimplique-humiliation-g7-par-donald-trump

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lundi 11 juin 2018

Brèves d'antipresse

BREVES ANTIPRESSE

FRANCE | Tir à vue sur Dassault

Il y a milliardaire et milliardaire, souligne Philippe Migault dans un bel hommage à l’industriel Serge Dassault qui vient de décéder. Il était de bon ton dans l’intelligentsia française de se moquer du fils de Marcel et de minimiser les réussites de sa prestigieuse entreprise. Le contraste avec la sympathie du même milieu pour un autre milliardaire juif, George Soros, est saisissant. Pourquoi cette iniquité?

«Il avait été interné à la sinistre prison de Montluc, puis au camp de Drancy par les nazis, tandis que son père était déporté à Buchenwald. Mais curieusement on n’a pas entendu une seule des grandes voix de gauche, si promptes à évoquer les heures sombres, rappeler à la décence ceux qui ont continué à mettre Serge Dassault au pilori alors qu’il était décédé. Il y a apparemment des juifs et des milliardaires qui méritent d’être défendus et d’autres qu’on peut livrer à la vindicte, même post-mortem.»

Serait-ce parce que Dassault incarnait «une certaine France», celle qu’on est pressé de voir disparaître?

«Par ses positions volontiers gaulliennes, par le groupe qui portait son nom, il incarnait cette persistance des vieux Etats-nation. Il incarnait cette France, cette excellence française, qui ne veut pas mourir. Cette France qui, tout en vendant ses avions d’affaire comme des petits pains aux Etats-Unis, ne plie pas le genou devant Washington et soutient ses intérêts face à Boeing et à Lockheed-Martin. Cette France qui non seulement continue à poursuivre un idéal de grandeur, mais ne bat pas sa coulpe, s’estime en mesure de poursuivre seule des objectifs élevés et ne doute pas d’elle. Cette France qui, tournant le dos à l’Europe lorsqu’elle estime que ses intérêts le justifient, démontre non seulement qu’elle est capable de rester, seule, au plus haut niveau, mais aussi qu’elle fait mieux, seule, que les Européens ensemble.»

Source: Stratpol.

http://log.antipresse.net/post/france-tir-a-vue-sur-dassault?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

MOLDAVIE | Un scénario de bande dessinée!

Pour les aspirants de West Point, il fallait faire simple. Comment leur expliquer les raisons qu’ils auraient de se battre dans une terre lointaine, dont ils ignorent probablement jusqu’à l’existence?

Par des comics, voyons! Avec des crayons et de la couleur, on résume la situation. En blanc, la Moldavie qui se réunifie avec la Roumanie après des années de «négociations». En rose orangé, le territoire de la Roumanie où sont massés les gentils tanks américains. En vert, les méchants tanks russes attendent sur sol ukrainien (!), pour intervenir et empêcher cette réunification. Bref, la fake news comme instruction stratégique!

Pour simplifier, la Transnistrie, pays russophone indépendant, coincé entre la Moldavie et l’Ukraine, a passé à la trappe. En 1992, elle avait fait sécession de la Moldavie pour éviter d’être englobée dans une grande Roumanie. Autre détail qui a son importance, la partie sud de la Bessarabie qui borde la mer Noire et qui appartient à l’Ukraine (en jaune sur la carte), est devenue terre roumaine. Il n’est pas précisé si c’est avec l’accord de l’Ukraine.

Il y a un peu de vrai dans ce scénario qui pourrait être le prélude à de grandes manoeuvres. Le 25 mars dernier, les unionistes manifestaient en nombre à Chisinau, capitale de la Moldavie, pour fêter le centenaire du rattachement à la Roumanie de la Bessarabie, qui jusqu’en 1918 était une marche de l’Empire russe. Mais le rêve d’appartenir à une grande Roumanie n’est pas celui d’une majorité de Moldaves. Depuis 2016, leur nouveau président, Igor Dodon, s’est engagé à chercher une voie indépendante et neutre entre l’Union européenne et l’Union eurasiatique.

Il n’est pas exclu qu’il trouve un jour des tanks amis sur son chemin.

Source: Sputnik Moldavie.

http://log.antipresse.net/post/moldavie-un-scenario-de-bande-dessinee?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

DELIRE | Google véganise ses emojis

Dans un tweet du 6 juin, la cheffe du design des emojis chez Google annonce une révolution culturelle dans la prochaine édition d’Android:

«On parle beaucoup d’inclusion et de diversité au sein de Google, alors si vous voulez encore une preuve qui montre que c’est une priorité pour Google, je vous inviter à tourner votre attention vers l’émoji salade — nous avons retiré l’œuf dans Android P beta 2, pour que cela soit une salade vegan plus inclusive.»

Belle évolution: au début de l’internet, on traquait les emojis à croix gammée. En 2018, c’est la chasse à l’œuf! Au nom de la «salade plus inclusive»!

Mais cela ne témoignerait-il pas d’une volonté d’exclusion des non-vegans et des carnivores? La twittosphère est en ébullition autour de ce débat fondamental.

http://log.antipresse.net/post/delire-google-veganise-ses-emojis?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

USA | La fraternité par les bombes

La porte-parole du Département d’Etat, Heather Nauert, a une conception décidément très ouverte de la fraternité des peuples. Le 5 juin, commentant l’état actuel des relations américano-allemandes, elle a déclaré:

«Nous avons des relations très étroites avec le gouvernement allemand. Si l’on regarde dans les histoires, c’est le 71e anniversaire du discours annonçant le Plan Marshall. Demain, c’est l’anniversaire de D-Day (le débarquement de Normandie). Nous avons de toute évidence une longue histoire avec le gouvernement de l’Allemagne, et nous avons de forts liens avec le gouvernement d’Allemagne.»

CQFD: qui aime bien, châtie bien!

http://log.antipresse.net/link/usa-la-fraternite-par-les-bombes?mc_cid=99a44bf359&mc_eid=3a5e263339

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lundi 4 juin 2018

Aux portes de la Russie, Washington entame l'exercice «Coup de sabre» dans le cadre de l'OTAN

Se prémunir d'une «agression» venant de Moscou : cette antienne est à nouveau utilisée comme prétexte par l'OTAN pour justifier l'un des plus importants déploiement de soldats en Europe de l'Est depuis la fin de la guerre froide.

ACT OTAN COUP DE SABRE

Pas moins de 18 000 militaires originaires de 19 pays ont ainsi été mobilisés en Pologne et dans les pays baltes dans le cadre de la huitième édition de l'exercice militaire «Coup de sabre», qui se déroule du 3 au 15 juin.

Alors que les Etats-Unis dirigeront un bataillon en Pologne, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et le Canada en commanderont trois autres en Estonie, en Lettonie et en Lituanie. Pour la première fois, Israël, qui n'est pas membre de l'Alliance atlantique, participera aux exercices.

Moscou dans le viseur

Selon l’armée américaine, l'exercice permettra de démontrer «la détermination de l'Alliance et sa capacité à agir d'une seule voix en réponse à toute agression».

Lors de la brève cérémonie d'ouverture de cet exercice, le général de brigade américain Richard Coffman, cité par l'AFP, s'est montré clair quant à la finalité concrète de «Coup de sabre» : «[L'exercice doit permettre de démontrer] la flexibilité accrue des forces terrestres et aériennes [de l'OTAN] pour répondre rapidement à une crise. Ceci permet d'avoir la bonne présence là où nous en avons besoin.» En l’occurrence, donc, à la frontière russe.

La présence, au premier rang de ce déploiement militaire, de la Pologne ne constitue pas une surprise, puisque le pays a récemment fait savoir qu'il envisageait de participer au financement d'une présence accrue de forces étasuniennes sur son sol. Pawel Soloch, chef du Bureau de sécurité nationale à la présidence polonaise, a ainsi annoncé qu'un «document d'information» rédigé au ministère de la Défense mentionnait la bagatelle de 1,2 à 1,7 milliard d'euros que son pays pourrait dépenser afin de contribuer aux frais de stationnement d'une unité blindée américaine. 

Alors que les exercices militaires de l'OTAN se sont multipliés à sa frontière ces derniers mois, Moscou estime que ce déploiement «ne bénéficie en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent».

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«La menace russe», un prétexte pour légitimer l'implantation américaine en Europe de l'Est ?

Tandis que Moscou et ses alliés frontaliers, comme la Biélorusse, cantonnent leurs exercices militaires à leur propre territoire, l'armée américaine a récemment multiplié les manœuvres militaires aux portes de la Russie, à des milliers de kilomètres de son territoire, dans le cadre de l'OTAN. 

En juin 2017, l'organisation militaire avait ainsi procédé à des exercices d'une ampleur sans précédent en Pologne, mobilisant des avions britanniques et des hélicoptères américains. 

En mai, c'est en Estonie, où l'OTAN brandissait aussi la menace d'une agression russe, que plus de 300 soldats français avaient participé à des manœuvres dans le cadre de l'organisation. La Défense russe avait par ailleurs intercepté quelques jours plus tard 14 avions de reconnaissance occidentaux volant au-dessus de ses frontières.

Deux mois plus tard, l'armée suédoise avait procédé, avec l'Alliance, à ses plus importants exercices militaires depuis 23 ans

Si le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg assurait encore le 4 avril qu'il ne souhaitait pas se livrer à une course aux armements avec la Russie, ses actes ne paraissent pas tendre vers cet objectif.

https://francais.rt.com/international/51276-frontiere-russie-etats-unis-otan-entament-exercices-militaires-coup-de-sabre

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