mardi 24 octobre 2017

Macron hilare quand son chien se soulage sur les meubles de l'Elysée

L'Elysée est le symbole de la présidence de la République, lieu où le président, représentant du peuple par excellence, doit défendre ce dernier au jour le jour, et défendre l'image de la France à l'international. Que le chien de Macron urine sur les meubles de l'Elysée, voilà donc tout un symbole de la considération du locataire de l'Elysée pour la fonction. D.P.


Animal. Le labrador noir croisé griffon du couple présidentiel a bruyamment interrompu la réunion entre le président de la République et trois membres du gouvernement.

SIPA_00820346_000010Il semblerait que le chien présidentiel, Nemo a l'habitude d'assister aux réunions de son maître. Il est même capable de les interrompre, à sa manière.

Alors qu'Emmanuel Macron s'entretenait avec trois membres de son gouvernement (Benjamin Griveaux, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, et Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire), son labrador noir a décidé de se soulager sur…une cheminée de l'Élysée.

“Il est en train de faire un truc assez  extraordinaire”

Face à cette scène, captée par les caméras de TF1 et publiée ce dimanche 22 octobre par LCI, Emmanuel Macron a eu une étonnante réaction. Au lieu de gronder l'animal, le chef de l'Etat s'est mis à rire avec ses ministres. “Alors... il est en train de faire un truc assez  extraordinaire...”, s'est-il exclamé comme si son chien avait fait un tour impressionnant. “Cela arrive souvent ?”, a demandé Julien Denormandie. Le chef de l'Etat a assuré : “Vous avez déclenché chez mon chien un comportement totalement inhabituel”. Reste à espérer, pour les meubles historiques du palais de l'Elysée, que ce soit vraiment le cas… 

https://www.valeursactuelles.com/politique/video-macron-hilare-quand-son-chien-se-soulage-sur-les-meubles-de-lelysee-89979

Posté par UPR Creuse à 08:31 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

vendredi 20 octobre 2017

Sous les projecteurs après le projet d'attentats avorté, l'Action Française réplique aux accusations

Pour avoir eu dans ses rangs durant un an et demi Logan Nisin, cerveau présumé de projets d'attentats en France, l'Action Française s'est retrouvée au cœur d'une controverse. L'organisation s'est même vu accusée d'avoir planifié ces attaques.

59e88f64488c7b4c548b4567L'Action Française, une organisation royaliste ne regroupant que quelques centaines de membres, s'est retrouvée au centre de l'attention médiatique après la vague d'arrestations visant des militants d'extrême droite soupçonnés d'avoir projeté de perpétrer des attentats. Etaient visés des mosquées, des migrants, ou encore des personnalités politiques telles que le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Le cerveau présumé de cette opération, Logan Alexandre Nisin, a en effet été militant de l'organisation royaliste entre 2015 et 2016. 

Dans un communiqué de presse publié dans la matinée du 19 octobre, l'Action Française a souhaité se défendre et précise : «L'Action Française n’a jamais nié que, durant quelques mois, Logan Nisin, en errance idéologique, ait, après de nombreuses autres tentatives de militantisme politique, "trouvé refuge chez les royalistes de l’Action française" [...] Le 4 juillet dernier, après l’interpellation et le placement en détention provisoire du jeune homme, l’Action française, par voie de communiqué, avait fait savoir qu’il avait quitté notre mouvement, le jugeant "trop politique" et "trop consensuel".» L'organisation royaliste affirme également que les agissements de Logan Nisin étaient parfaitement inconnus de ses membres et de ses cadres et invoque «le droit de poursuivre tous médias ou personnalités prétendant le contraire».

D'après l'organisation, «toute [l']histoire [de l'Action française] prouve son refus de l’action terroriste. Elle n’a aucun mort sur la conscience».

AF COMMUNICATIONArrêté le 28 juin dernier, fiché S à la suite de plusieurs actions «coup de poing» menées dans les rangs de groupuscules d’extrême droite, Logan Alexandre Nisin ne faisait pas mystère de ses positions extrémistes sur les réseaux sociaux. «Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles djihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous !», avait-il notamment écrit sur une page dédiée à Anders Breivik, l'auteur des attentats qui ont fait 77 morts, le 22 juillet 2011 en Norvège.

Accusée par Europe 1 d'avoir «fomenté un attentat» contre Mélenchon, l'AF porte plainte

Quelques heures avant la publication de ce communiqué, la radio Europe 1 publiait un tweet dans lequel elle accusait l'Action Française d'avoir «foment[é] un attentat» contre Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner.

Une accusation qui a vivement fait réagir l'organisation royaliste. Comme l'a confirmé à RT France l'Action Française, une plainte pour diffamation a été déposée le 19 octobre contre la radio. 

Les militants ont d'ailleurs prévenus Europe 1 en publiant des messages sur le fil de commentaires du tweet litigieux.

«Mensonges des médias qui nous assimilent à des terroristes : nous répondons par une procédure judiciaire en diffamation», a de son côté tweeté l'antenne marseillaise de l'organisation, déjà visée par une demande de fermeture de son local par Jean-Luc Mélenchon.

«C’était franchement pas la bande la plus sérieuse qu’on ait arrêtée»

Au sujet de ces projets d'attentats, le ministre de l'Intérieur a confié à France Info «que les cibles n’étaient pas aussi précises que cela et que [les suspects] évoquaient une série de cibles potentielles».

«C’était franchement pas la bande la plus sérieuse qu’on ait arrêtée», a assuré Gérard Collomb.

La garde à vue des dix suspects, prolongée le 19 octobre, est toujours en cours.

https://francais.rt.com/france/44758-sous-projecteurs-apres-projet-attentats-avorte-action-francaise-replique-accusations

Posté par UPR Creuse à 09:13 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Laurent Lafforgue, mathématicien : « L’Education nationale est devenue un vaste mensonge »

Brillant mathématicien, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Laurent Lafforgue a été lauréat de la prestigieuse médaille Fields en 2002 (l’équivalent du prix Nobel en mathématiques). Il est professeur permanent à l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES).

ARG EDUCATION CDG CALCULTrès sensibilisé à l’état du système éducatif français, il a coordonné en 2007, avec Liliane Lurçat, la publication de l’ouvrage La débâcle de l’école, fruit d’un colloque sur l’état alarmant de l’école en France et qui a réuni de nombreux enseignants du primaire, du collège, du lycée et de l’université. Un ouvrage passionnant, d’une clarté et d’une précision remarquables que je vous recommande vivement (et qui n’a malheureusement pas du tout vieilli…)

Quelques années auparavant, il avait été nommé en 2005 au HCE (Haut Conseil de l’Education) chargé de préparer le « socle commun » prévu par la loi Fillon. S’étant exprimé de façon ferme contre les experts de l’Education nationale, responsables des réformes mises en place depuis des années qu’il juge catastrophiques, le président du Haut Conseil lui avait alors demandé de démissionner, dix jours à peine après l’installation officielle du HCE.

(...)

[N.B. L'entretien date d'avant l'élection de M. Macron, mais reste d'actualité... NDR]

« L’Education nationale est devenue un vaste mensonge »

 

A partir de 2004, vous vous êtes engagé dans un combat pour la défense de l’école républicaine. Pour quelles raisons ?

Mes parents, mes frères et moi devons beaucoup à l’école, à un système scolaire qui, pendant longtemps, a été d’une très grande valeur et qui nous a permis de faire des études supérieures. Mes parents ont été les premiers, chacun dans sa famille, à pouvoir faire des études longues. Nous sommes en grande partie le produit d’un système scolaire qui nous a appris les enseignements de base, avant de nous donner accès à la culture et à des connaissances de plus en plus fines et complexes.

Il y a presque 10 ans, j’ai été amené à découvrir l’évolution de l’école depuis que je l’avais quittée. J’ai été catastrophé en constatant qu’elle avait changé du tout au tout. Et pourtant, le système était déjà dégradé lorsque j’y étais par rapport à l’époque de mes parents…

En 2004, j’ai signé une pétition pour la sauvegarde de l’enseignement du latin et du grec (qui a d’ailleurs recueilli plus de 70 000 signatures si mes souvenirs sont bons). On m’a demandé de m’exprimer sur ce sujet lors du colloque qui a marqué la fin de la campagne de pétition. C’est à cette occasion que j’ai entendu d’autres professeurs, de lettres notamment, et j’ai été abasourdi. A partir de ce jour là, j’ai décidé d’enquêter en interrogeant des professeurs autour de moi, en collectant des informations, en analysant les manuels… J’ai été effaré par ce que je découvrais. Un monde auquel je devais une grande partie de ce que j’étais était en voie de destruction très avancée.

J’ai alors commencé à intervenir lors de colloques et à rédiger des textes sur le sujet de l’école. Appelé au HCE en 2005, on m’a demandé d’en démissionner au bout de 10 jours en raison de mes propos sur l’état actuel de notre système éducatif et sur la responsabilité de ses instances dirigeantes et de ses « experts ». J’ai continué à prendre publiquement position et à m’engager dans ce combat encore quelques années, puis j’ai souhaité me recentrer sur mes travaux de recherche.

Rétrospectivement, je me rends compte que j’ai été assez naïf dans les premières années de mon engagement ! Ce que je découvrais était tellement absurde que je pensais qu’il suffirait de prononcer quelques phrases de bon sens pour rétablir la situation. Mais je suis revenu de cette illusion… Le problème est venu des plus hautes sphères de l’Education nationale mais aujourd’hui le mal est fait à tous les étages, et l’état d’esprit général nécessaire à l’instruction et à la transmission des connaissances est largement perdu.

La situation est catastrophique et l’inertie est énorme. Ce ne sont plus seulement des écoliers qui ont subi de mauvais enseignements, mais aussi des professeurs issus de ces mauvais enseignements. Comment en sortir ?

Il ne reste plus qu’à soutenir des initiatives à toute petite échelle : des personnalités, des écoles, des associations… Désormais, on peut seulement oeuvrer à ce que des petites flammes continuent de briller ici et là.

Il faut savoir toutefois qu’au moment de ma démission du HCE, j’ai reçu des milliers de réactions de professeurs, parmi lesquels des jeunes, qui dénonçaient l’absurdité du système qu’on leur avait inculqué à travers les IUFM notamment. Ainsi, même parmi ceux qui ont subi un système d’enseignement très dégradé, il existe une conscience partielle de cette dégradation. Certains conservent les moyens d’exercer un esprit critique que la plupart n’ont plus aujourd’hui. Malheureusement cette prise de conscience est très minoritaire dans tous les milieux (professeurs, parents).

Depuis 2007, vous vous exprimez moins sur ces sujets là. Quel regard portez-vous sur les réformes menées sous Nicolas Sarkozy et celles menées actuellement par François Hollande et son ministre de l’Education, Vincent Peillon ?

Globalement, un regard très négatif. La seule chose relativement positive a été la révision par Xavier Darcos des programmes de primaire, meilleurs que les précédents, même s’ils sont loin d’être idéaux. Ils ont le mérite d’être plus concis, plus précis et relativement recentrés sur les enseignements fondamentaux, alors que le programme précédent de primaire comprenait 350 pages, où tout était dit et son contraire, avec des phrases incompréhensibles (même par ceux qui l’avaient écrit, je pense…). Mais ces nouvelles directives se sont heurtées à une résistance de beaucoup d’enseignants.

Il faut bien comprendre que l’on est confronté sans cesse à un mur idéologique. On a persuadé les instituteurs que les méthodes syllabiques par exemple étaient de droite, tandis que la méthode globale était de gauche, ce qui est absurde. Dans d’autres pays, tels que les Etats-Unis, on constate cette même sur-interprétation idéologique.

Dans l’ouvrage La débâcle de l’école, l’ensemble des contributeurs incriminent le constructivisme et dénoncent la déstructuration des enseignements. Pouvez-vous expliquer ces points fondamentaux ?

Le constructivisme est l’idée que l’enfant doit construire lui-même son savoir et que l’on ne doit plus lui dispenser d’enseignement explicite . C’est un point de vue très séduisant pour des universitaires, et j’estime qu’ils ont une grande responsabilité dans le désastre de l’école.

Comme leur métier consiste à élaborer de belles théories sophistiquées, ils oublient trop souvent qu’ils ont commencé par être des enfants et par apprendre des choses simples, qu’ils ont dû apprendre par cœur. C’est ainsi que de fins lettrés peuvent en arriver à estimer que l’orthographe est la science des imbéciles. Beaucoup ont voulu remplacer les enseignements de base, trop simples à leurs yeux, par des choses plus « intelligentes ».

En parallèle, est venue la remise en cause du principe d’autorité du professeur et de l’instituteur dans sa classe. Celui qui prétend disposer de savoirs exercerait un pouvoir abusif sur les enfants.

Quant à la déstructuration, elle concerne le contenu des enseignements. Elle touche à la fois la matière (la grammaire par exemple), la structuration et l’organisation des savoirs. En histoire, on a supprimé la chronologie des événements et en français, l’histoire littéraire. On se contente de coups de projecteur sur telle ou telle période.

On a voulu des enseignements transversaux, beaucoup plus compliqués pour les élèves, et non plus l’étude par éléments : orthographe, conjugaison, grammaire, où, à chaque fois, on partait des choses simples pour aller progressivement vers les choses complexes. On a supprimé tout cela : le principe de progression ou encore le principe de distinction. Certes, il est intéressant de mettre en relation les enseignements à la condition que les bases soient installées, sinon c’est la confusion la plus totale.

On se retrouve avec des élèves qui ont passé 20 à 30 heures par semaine pendant 12 ans à l’école et qui ne savent presque rien. Quel gaspillage ! Les enfants sont noyés sous un flot d’informations mais rien ne s’accroche du fait du défaut de structure. Ils ont entendu parler de beaucoup de choses mais n’ont rien retenu de précis. L’image générale qui se dégage est celle d’une déstructuration générale des enseignements.

Sur quels principes devrait-on se réunir et se baser pour réformer le système scolaire ?

Lors de mon enquête, j’ai été frappé que des gens étonnamment différents se soient retrouvés sur ce constat simple que l’école ne remplissait plus sa mission de transmission des connaissances : des militants d’extrême-gauche et des conservateurs, des catholiques et des libres-penseurs, des gens connus ou de simples citoyens. Le véritable choix politique n’est pas de droite ou de gauche mais celui de la qualité de l’enseignement et celui de l’étendue et de la profondeur des connaissances que nous voulons transmettre.

Le cœur du problème est bel et bien le contenu de ce que l’on enseigne, qui doit obéir à des principes très simples.

Rappelons que la mission première de l’école est l’instruction et non pas la socialisation. C’est l’instruction qui, par bénéfice collatéral, va produire de la socialisation. Jamais l’école n’a été aussi soucieuse qu’aujourd’hui d’engendrer la paix et pourtant elle est beaucoup plus violente que l’ancienne.

Il faut également rappeler la raison d’être  du professeur : il sait des choses que les élèves ne savent pas, et sa mission est de transmettre ses connaissances de la manière la plus efficace possible.

Dès l’école primaire, puis au collège et au lycée, les élèves doivent apprendre véritablement à écrire, ce qui suppose, d’abord, de maîtriser l’orthographe (cela passe par des dictées régulières), la grammaire (qui s’apprend sous forme de règles) et les conjugaisons des verbes, puis de se rompre aux exercices de la rédaction et de la dissertation. Il faut aussi travailler la mémoire par l’apprentissage de textes par cœur.

Le français est à mon avis l’enseignement le plus important au primaire, même dans la perspective des sciences car tout texte scientifique est un genre de rédaction et plus profondément, toute réflexion se construit en écrivant. Les moyens d’expression sont aussi les moyens de formation de la pensée. J’ai reçu de nombreux témoignages de professeurs de mathématiques ou de physique à l’université qui disent que le premier problème de leurs étudiants est le défaut de connaissance de la langue française, leur difficulté à comprendre et à formuler des phrases abstraites, différentes du langage courant oral. Pour un usage plus élaboré de la langue, une connaissance de sa structure, plus réfléchie, est nécessaire. Par ailleurs, l’apprentissage de la grammaire est le premier apprentissage de la logique.

La dégradation de l’enseignement en français a été évoquée à plusieurs reprises sur mon blog, notamment par Loys Bonod, professeur de français. Que pensez-vous de l’enseignement en mathématiques et de l’avenir des filières scientifiques en France ? 

En mathématiques, j’insiste sur l’importance des connaissances élémentaires et de la familiarité avec les nombres : additionner, soustraire, multiplier, diviser. Ces quatre opérations étaient auparavant abordées dès le CP, maintenant seule l’addition y est enseignée. La progressivité doit être celle de la complexité des opérations mises en jeu, et non pas, comme dans les programmes actuels, une succession étalée dans le temps de l’addition puis des trois autres opérations. Il faut apprendre ses tables d’addition, de multiplication, la règle de trois. Un autre apprentissage important est celui de la mesure des grandeurs et le repérage dans l’espace.

Cela semble tout bête mais il faut savoir qu’à l’université, il n’est pas rare que les étudiants ne sachent même pas additionner deux fractions. Il existe un très gros contraste entre le gros des étudiants et une toute petite élite qui bénéficie de la recherche mathématique française qui est d’un très bon niveau. Parmi les jeunes mathématiciens d’aujourd’hui, une proportion importante sont des fils ou filles de mathématiciens. Sauf erreur de ma part, lorsque j’étais à l’ENS, il n’y en avait aucun. Pourquoi ? Parce que, l’école se dégradant, le milieu familial est devenu indispensable pour apprendre !

Les responsables des programmes ont réussi à déstructurer les enseignements mathématiques, à réduire, par exemple, quasiment à néant la géométrie qui est pourtant très formatrice pour l’esprit. Au collège et au lycée, le niveau est très mauvais. Les manuels d’aujourd’hui ne demandent plus de démonstrations. Les cours sont très flous alors que l’un des buts principaux de l’enseignement des mathématiques doit être l’apprentissage du raisonnement et de la rigueur.

De mon point de vue, les anciens humbles problèmes d’arithmétique du certificat d’études primaires étaient de beaucoup préférables aux actuels problèmes de terminale S.

Ils consistaient en une seule question tenant en une phrase qui nécessitait pour sa solution un raisonnement en plusieurs étapes qu’il fallait rédiger. Maintenant l’épreuve de mathématiques en terminale S est constituée de 4 exercices, dont un QCM, et les trois autres sont découpés en de multiples questions, avec souvent des énoncés plus longs que les solutions.

On a prétendu rendre les élèves plus créatifs, faire d’eux des chercheurs dès leur plus jeune âge, mais le résultat est que, quand ils parviennent à l’âge adulte, on ne peut leur demander autre chose que des automatismes, un savoir pré-mâché.

Il existe donc à la fois un problème d’horaires, de contenu des programmes, de méthodes et d’exigence. 

Le contenu est comme je le disais plus haut déterminant, il faut savoir bien le choisir et bien le structurer. De manière générale, l’enseignement doit procéder de l’élémentaire à l’élaboré (et non l’inverse), avec des progressions cohérentes et bien construites. Cela passe par une revalorisation qualitative bien plus que quantitative.

Ensuite, il faut cesser de prétendre que l’élève est capable de « construire » seul ses savoirs ou d’analyser d’emblée des situations complexes pour en tirer des éléments particuliers utilisables. Cela n’a pas de sens d’inviter les enfants et les jeunes à s’exprimer eux-mêmes sans leur avoir appris à maîtriser la langue. Cela n’a pas de sens de les appeler à la créativité sans leur avoir transmis ni technique ni culture. Il faut au contraire mettre les élèves en situation d’appréhender des notions fondamentales à partir de la culture et du savoir tels qu’ils ont été patiemment construits et reconstruits au cours des siècles – sans oublier néanmoins de leur laisser une marge d’initiative, de réflexion et d’exploration. Il ne s’agit pas de ne faire que des cours magistraux, mais de faire participer les élèves et de multiplier les façons d’enseigner.

Il faut également revenir à des apprentissages systématiques : en mathématiques : les nombres et leurs opérations, la géométrie, les énoncés rigoureux, les démonstrations, et en français : la grammaire, l’orthographe, les conjugaisons, les listes de vocabulaire, les rédactions, les dissertations – toutes choses qui ont été de plus en plus délaissées depuis au moins trente ans, réforme après réforme, à un point hallucinant.

Concernant les méthodes, il est temps de reconnaître que certaines sont meilleures que d’autres. Ainsi, concernant la lecture et l’écriture, la méthode alphabétique syllabique est bien plus efficace que les méthodes globales ou dites semi-globales. Pourquoi ne pas mettre en place un organisme indépendant de toutes les structures de pouvoir de l’Éducation nationale, spécialement chargé de ces comparaisons et évaluations entre les méthodes ?

J’ai rencontré une institutrice qui avait d’abord utilisé plusieurs années une méthode « semi-globale », avant de la remettre en cause et d’utiliser la méthode syllabique. Dès la première année, elle a obtenu des résultats bien meilleurs et à la fin de l’année, tous ses élèves savaient lire et écrire correctement alors que ce n’était pas le cas les années précédentes. Elle est allée voir les parents de certains de ses anciens élèves, leur a déclaré avoir pris conscience d’avoir mal enseigné ces enfants en utilisant de mauvaises méthodes et a proposé de reprendre à zéro leurs apprentissages de base, en plus de son travail normal, pour réparer les erreurs commises.

Il existe également un problème d’horaires. Il y a eu une diminution vertigineuse des horaires en français et en mathématiques en 50 ans. Avant 1960, il y avait par exemple 15 heures de français en CP, aujourd’hui, il y en a 9. Or le français est, rappelons-le, une priorité absolue. Quant à un élève de terminale S, il a perdu plus d’une année de mathématiques par rapport à un terminale C d’il y a 30 ans.

Or, il faut un minimum d’heures pour transmettre correctement les savoirs. La réforme actuelle sur les rythmes scolaires est loin d’aller dans le bon sens puisque les volumes horaires restent inchangés. Je pense qu’il serait plus judicieux d’avoir davantage de jours d’école mais avec des journées plus courtes et d’autres activités l’après-midi. Je pense qu’il faudrait également rétablir les études assistées en primaire qui étaient très importantes et très bénéfiques.

Il y a aussi le problème de la perte d’autorité des professeurs. Comment la rétablir ?

Dans l’ouvrage sur La débâcle de l’école, un chapitre est consacré à la vie au jour le jour de professeurs qui rencontrent des situations impossibles, sans pouvoir de sanction, qui les empêchent d’enseigner, au détriment de tous les élèves. Résultat : tout le monde coule…

Ces incivilités, intimidations et violences dont les professeurs et les élèves qui voudraient travailler sont la cible dans beaucoup d’établissements, n’ont pris une grande ampleur qu’à la faveur de décisions structurelles qui ont affaibli l’autorité des enseignants, et corrélativement, ont mené à une réduction du nombre des surveillants et des adjoints d’enseignement.

On a voulu remettre en cause l’autorité des professeurs, comme une concession faite aux enfants, pour rééquilibrer la balance des pouvoirs. Mais les élèves en sont les principales victimes.

L’École ne peut bien fonctionner que si les instituteurs et les professeurs sont respectés et si leur autorité est solidement établie. Par exemple, le passage à la classe supérieure ne doit être apprécié que par des personnes qui ont compétence pour cela, à savoir les professeurs. Les parents ne peuvent avoir qu’une voix consultative.

Par ailleurs, il est nécessaire que, dans la société, et particulièrement dans les familles, l’étude soit valorisée dans l’esprit des enfants, et que ceux-ci puissent prendre conscience que l’École est destinée à leur apporter les meilleures chances. Par exemple, il est important que, dans les familles, les parents veillent à ce que les enfants ne tombent pas sous l’empire de la télévision, des jeux vidéo ou des ordinateurs, et qu’ils les encouragent à apprendre et à étudier.

Enfin, je pense que les enseignants doivent retrouver une très grande liberté dans leurs choix pédagogiques et qu’ils doivent être évalués, c’est-à-dire inspectés et notés, uniquement d’après la progression et les résultats de leurs élèves, et en aucune façon d’après la conformité de leurs méthodes avec les dogmes de l’Éducation nationale.

Vous estimez que les principaux responsables de cette débâche sont les experts de l’Education nationale. Mais comment une telle dégradation a-t-elle pu se propager sans plus de résistance de la part des professeurs et des parents ?

Je ne sais pas, je suis très étonné que les professeurs et les parents n’aient pas davantage résisté.

L’Education nationale est devenue un vaste mensonge, accepté par la plupart des gens. Les enfants ne se rendent pas compte (ou alors une minorité) qu’on leur enseigne mal, et les parents sont contents du moment que leurs enfants passent dans la classe supérieure et ont de bonnes notes. Je caricature, mais à peine.

D’autre part, il faut comprendre que ces réformes ont été menées au nom du Progrès, de la Modernisation. Le pédagogisme a été présenté comme scientifique. Comment résister à cela ? On se sent coupables de lutter contre ce qui est présenté de cette façon, d’où peut-être cette passivité, ce manque de résistance…

Enfin, les Français sont plus soumis qu’on ne le pense aux fonctionnaires, ce qui est revêtu de l’autorité de l’Etat provoque peu de résistance.

Cependant certains instituteurs et professeurs se sont rendu compte que les résultats de ces réformes étaient déplorables alors qu’ils s’étaient lancés dans l’enseignement pleins de confiance dans leur hiérarchie et dans les méthodes modernes. Ceux qui avaient conservé un esprit critique ont exprimé naïvement à leur hiérarchie leur désarroi et leurs doutes. Mais la simple expression de leurs doutes leur a souvent valu de se voir mis au ban de l’école, ce qui n’a fait qu’augmenter leur méfiance. Certains ont même été « persécutés » de façon brutale.

Comment résister en tant que parent, une fois que l’on a fait ce triste constat de l’abaissement du niveau et des exigences  ?

A mon avis, la solution ne viendra pas de l’école privée sous contrat qui souffre des mêmes maux que l’école publique, mais plutôt des écoles hors contrat, indépendantes de l’Etat. Beaucoup proposent un très bon enseignement et elles ne cessent de se développer.

Internet a joué un rôle important dans la résistance à la destruction de l’école car a permis de mettre en contact des professeurs, instituteurs ou parents qui étaient devenus conscients de cette destruction, qui voulaient réagir mais qui, souvent, se trouvaient isolés.

De plus en plus de parents cherchent à fonder leur école pour offrir à leurs enfants un enseignement de bonne qualité, mais c’est un parcours long et compliqué et qui suppose de lourds sacrifices financiers.

Je connais des institutrices et instituteurs qui ont décidé de quitter l’Education nationale et de créer leur école pour pouvoir enseigner correctement et être en paix avec leur conscience. De bonnes volontés existent. Nombreux sont les professeurs et les instituteurs remarquables de dévouement mais, pour se lancer dans de telles initiatives, il faut aussi une grande force intellectuelle et morale.

Une autre stratégie adoptée par certains parents est de recommencer l’école le soir. Leurs enfants ont donc école deux fois, l’école en journée est considérée comme une activité de socialisation, pour voir les copains, et l’école en fin de journée est faite pour transmettre les savoirs. Mais cela implique une fatigue énorme pour les parents et pour les enfants. De plus, ce n’est pas à la portée de tous les parents.

Enfin, il est nécessaire d’utiliser de bons manuels classiques. Parmi les initiatives de résistance menées ces 10 dernières années, on peut signaler le travail remarquable mené par l’éditeur Jean Nemo, fondateur de La librairie des écoles qui propose des manuels de grande qualité.

Je trouve que c’est l’une des initiatives les meilleures de ces dernières années, avec la Fondation pour l’école d’Anne Coffinier qui soutient la création et le développement d’écoles indépendantes (NDLR : il en existe environ 500 en France : des écoles confessionnelles ou non, des écoles Montessori, des écoles appliquant la pédagogie Steiner…Elles sont recensées dans cet annuaire).

Aux parents d’essayer de faire ce qu’ils peuvent, même si ce n’est pas parfait. Ils réparent un peu le désastre mais ils ne peuvent malheureusement pas remplacer à eux seuls un système scolaire entier.

On a justifié les réformes par un souci d’égalité des chances. Mais l’on constate que les inégalités n’ont jamais été aussi élevées.

Les réformes menées depuis les années 70 ont effectivement été justifiées par l’obsession de l’égalité et du social. On a dit que l’école deviendrait plus juste, mais c’est le contraire qui est vrai. Il suffit de voir les filières et les écoles où on délivre encore une véritable instruction, elles recrutent plus que jamais dans les milieux favorisés. L’itinéraire que mes parents issus de milieux modestes ont suivi n’existe plus. Or, seule une nourriture intellectuelle de qualité éveille l’esprit des élèves doués pour cela, et ce, dans toutes les classes sociales. Quand l’école ne les nourrit pas, les élèves ne peuvent plus compter que sur leur environnement familial.

L’égalité des chances a donc pris un énorme coup.  On a rabaissé les programmes et les niveaux d’exigence au nom des « nouveaux publics » notamment. Mais c’est un contre-sens total. Un enfant qui apprend n’enlève rien à aucun autre. C’est pourquoi le principe d’égalité ne doit jamais être invoqué pour abaisser les programmes et les niveaux d’exigence. Il ne doit pas plus être invoqué pour empêcher de créer, à partir du collège, des filières diversifiées, les unes plus abstraites où les élèves manifestant le plus d’ardeur et de dons pour le travail intellectuel recevraient un enseignement à la mesure de ce qu’ils peuvent apprendre, les autres où les élèves manifestant davantage d’aptitudes manuelles ou artistiques (voire sportives) recevraient une formation adaptée susceptible de leur redonner le goût de l’étude, et soigneusement construite pour prendre plus tard une véritable valeur sur le marché de l’emploi.

Enfin, le principe d’égalité ne doit pas non plus empêcher l’évaluation des élèves ; au contraire, il est d’autant mieux respecté que les élèves sont évalués suivant des règles claires pour tous, à savoir qu’on obtient de bonnes notes si on apprend bien et de mauvaises notes si on apprend mal.

Tant que l’Éducation nationale sera très centralisée et quasiment impossible à réformer en raison de ce mur idéologique que vous évoquiez, les choses peuvent-elles vraiment changer. Quelle organisation imaginer ?

L’organisation est importante mais elle n’est pas le plus important. Le problème du système éducatif n’est pas tant un problème de moyens, ni d’organisation, que d’état d’esprit.

Je ne pense pas que les problèmes actuels disparaîtraient si l’éducation était décentralisée. Je crains que si un dispositif tel que le chèque éducation se mettait en place, les organisations commerciales s’y engouffreraient avec la même démagogie. Il suffit de voir tout le monde applaudir lorsqu’un directeur équipe son école d’ordinateurs, comme si cela allait régler quoi que ce soit. Personnellement, je freine des quatre fers à l’entrée du numérique à l’école. Je n’y suis pas absolument opposé, mais à la condition que les élèves maîtrisent déjà parfaitement l’écriture, la lecture et toutes les connaissances de base et qu’ils aient déjà acquis une maturité certaine. Au lycée, ce qui serait judicieux serait de développer un enseignement sérieux de la programmation qui possède une véritable valeur intellectuelle.

Je pense que le système scolaire actuel ne sait plus faire la différence entre les âges. C’est ainsi que l’on se retrouve à introduire l’informatique ou la philosophie en primaire…

L’école, le collège ou même le lycée n’ont pas à courir après les derniers développements de la technique ou de la science, ni après les dernières évolutions de la société. L’École est amenée à évoluer pour inclure des nouveaux acquis fondamentaux du temps présent ; mais elle doit le faire lentement, après longue et mûre réflexion, en se gardant des effets de mode.

Vous estimez que l’école n’est pas seule en crise et que le débat sur l’école républicaine nécessiterait un débat public plus large sur la place accordée par la société française au savoir et à la culture. Qu’entendez-vous par là ?

La destruction de l’école est venue en partie des universitaires, détenteurs de savoirs qu’ils auraient dû défendre. Cela signifie que les intellectuels de notre temps ont des doutes très profonds sur la valeur de ce qu’ils font.

Par ailleurs, en France, tout le monde se dit favorable à la culture et à la science, alors que la culture anglo-saxonne est davantage teintée d’anti-intellectualisme, et pourtant, on est sidéré par la différence de traitement accordé à nos universités et aux grandes universités américaines ou anglaises. Les Anglais et les Américains, même s’ils ne leur laissent qu’une petite place, ont su créer des îlots de savoir remarquables, alors que nous, qui sommes censés honorer la culture, traitons nos campus universitaires de la pire manière possible. Il y a plus de Prix Nobel qui sortent de Cambridge que de la France et de l’Allemagne réunies. On mesure la distance entre ce que disent nos élites et ce qu’elles font.

D’autre part, il suffit de comparer la vie intellectuelle française contemporaine par rapport à celle de la première moitié du 20ème siècle pour constater que la différence est abyssale. Il y a un assèchement d’un certain terreau. Certes il y a quelques décennies, une minorité d’élèves allait au lycée mais elle bénéficiait d’une étude très poussée des langues classiques et des grands auteurs, qui constituaient pour eux des exemples. Le standard de qualité est aujourd’hui perdu : la qualité de la production éditoriale actuelle est inversement proportionnelle à la quantité de livres publiés. Désormais tout le monde estime avoir des choses intéressantes à dire, personne n’est plus capable de s’évaluer justement soi-même et de s’abstenir de publier ce qui ne mérite pas de paraître, le volume de la production éditoriale rend impossible de reconnaître ce qui a de la valeur, ce qui signifie que nous avons une censure d’un genre nouveau, la censure par ensevelissement sous la masse.

NDLR : Vous pourrez retrouver l’ensemble des documents que Laurent Lafforgue a recueillis sur l’école, des textes sur l’éducation qu’il a rédigés et des interviews qu’il a données sur son site (ainsi que ses travaux scientifiques bien évidemment). Une mine d’informations…(personnellement, j’y ai passé des heures et des heures).

http://www.en-aparte.com/2013/06/28/laurent-lafforgue-mathematicien-leducation-nationale-est-devenue-un-vaste-mensonge/

Posté par UPR Creuse à 08:19 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

mardi 17 octobre 2017

Noms des communes nouvelles : les règles à respecter

Les noms de nombreuses communes nouvelles créées entre 2015 et 2017 sont orthographiés de façon impropre. C’est le constat que l’on peut dresser précisément en analysant les 479 arrêtés parus à ce jour au Journal officiel et portant création de communes nouvelles : 168 noms sur les 479 – soit plus de 35 % – ne sont pas conformes aux règles orthographiques ou typographiques en vigueur.

ARG MAIRES INFODans l’immense majorité des cas, il s’agit du non-respect d’une règle de typographie toute simple : lorsque le nom d’une commune (ou de n’importe quelle collectivité) est composé de plusieurs mots, tous les mots doivent être unis par des traits d’union. On écrit Saint-Germain-en-Laye ou Gamaches-en-Vexin, et jamais Saint-Germain en Laye ni Gamaches en Vexin. Seule exception : les articles définis, lorsqu’ils sont placés au début du nom. On écrit Les Andelys et non Les-Andelys. En revanche quand l’article est placé à l’intérieur du nom (Ivry-la-Bataille), les traits d’union s’imposent.
Autre règle bien souvent mise à mal dans les noms de communes nouvelles : tous les mots d’un nom de lieu, à l’exception des articles placés à l’intérieur du nom ou des prépositions, doivent prendre une capitale : il faut écrire par exemple Gallargues-le-Montueux, Le Grau-du-Roi, Neuilly-sur-Seine, Vieilles-Maisons-sur-Joudry.
Or, il faut bien constater qu’un très grand nombre de communes nouvelles ne respectent pas ces règles. Si l’on peut évidemment comprendre que les élus eux-mêmes n’aient pas porté toute leur attention sur ce qui peut apparaître comme un détail, il est plus étonnant que les services des préfets, en rédigeant leurs arrêtés, et davantage encore les services du Journal officiel, aient laissé passer autant d’erreurs : traits d’union manquants, usage anarchique des majuscules, voire de véritables fautes d’orthographe – ou parfois le tout à la fois..
Ces règles ne sont pas de simples lubies de grammairiens, mais revêtent une importance réelle, comme l’explique Pierre Jaillard, président de la Commission nationale de toponymie (CNT) – une instance dépendant du Conseil national de l’information géographique chargée de veiller « à la conservation et au développement cohérent du patrimoine toponymique de la France ». « Le premier problème est d’ordre pratique, souligne Pierre Jaillard, c’est celui du traitement informatique. » Le fait que tous les noms de lieux répondent aux mêmes règles d’orthographe facilite les recherches et évite des erreurs ou des possibilités de doublon. « Mais il s’agit surtout du respect de la langue française et de la compréhension de la signification des règles ». Pourquoi, en effet, mettre un trait d’union ? « Parce que cela marque l’unité administrative de ce dont on parle », poursuit le président de la CNT : Wallis-et-Futuna est une collectivité territoriale, alors que Wallis et Futuna sont deux îles. On pourrait multiplier les exemples : saint Pierre est un personnage religieux, alors que Saint-Pierre est une commune des Alpes-de-Haute-Provence, etc. « De plus, ajoute Pierre Jaillard, il existe en linguistique un phénomène appelé « analogie », qui tend à reconstituer une homogénéité de traitement de cas similaires par la simple pression de l'usage. Ce phénomène risque fort de rétablir des graphies correctes pour les noms mal orthographiés, provoquant une multiplicité de graphies concurrentes entre elles. »
Sans compter que le non-respect de ces règles peut même conduire à des incohérences géographiques. Exemple très parlant, celui de la commune nouvelle de « Sylvains-Lès-Moulins », selon l’orthographe figurant au Journal officiel. « Lès », avec un accent grave, très courant dans les noms de commune, n’est nullement un article défini mais une préposition signifiant « près de, à côté de » : ainsi à proximité immédiate de Metz trouve-t-on les communes de Montigny-lès-Metz, Longeville-lès-Metz ou Moulins-lès-Metz. Dans le cas de « Sylvains-Lès-Moulins », l’accent est bien une erreur, puisque les moulins en question se trouvent dans la commune. Il faudrait donc écrire Sylvains-les-Moulins.
Après la première vague de création de communes nouvelles, début 2016, le président de la CNT s’était alarmé de la multiplication des erreurs et en avait alerté très officiellement la DGCL, par une lettre du 20 avril. Il y rappelait les règles et lui proposait d’appeler l’attention des préfets sur ce sujet afin « de rétablir la qualité et l’homogénéité des dénominations communales ». Et de rappeler qu’une fois officialisés les noms fautifs, il faudra un décret en Conseil d’État pour les modifier, après avis de la Commission consultative pour la révision du nom des communes… Dans son courrier, Pierre Jaillard avait également listé les 115 noms improprement orthographiés de la première vague et proposé, pour chacun, une correction.
Le moins que l’on puisse dire est que ce courrier n’a pas été suivi d’effet du côté des préfectures : si, dans la première vague, 36 % des noms étaient fautifs, les choses se sont aggravées dans la deuxième, avec plus de 40 % d’erreurs.
« Il ne s’agit nullement de faire la leçon aux maires !, précise Pierre Jaillard à Maire info, mais d’attirer leur attention sur ces erreurs et d’essayer à l’avenir de les corriger. » Par exemple, si du papier à en-tête a été imprimé avec un nom mal orthographié, rien n’empêche, lors du prochain renouvellement du stock, de corriger la faute. Pierre Jaillard indique que la Commission nationale de toponymie qu’il préside est tout à fait disponible pour donner un avis lorsqu’elle est sollicitée et « peut rendre un avis dans des délais extrêmement brefs ».

Franck Lemarc


http://www.amf.asso.fr/document/index.asp?doc_n_id=24266


 

Une autre façon de mettre fin au moins partiellement au problème: stopper le processus de disparition accélérée des communes de France, permettre aux communes qui le souhaitent de "défusionner", abroger les réformes territoriales et restaurer l'autorité de l'Etat...Mais ça, c'est le programme de l'UPR.

P.G.

Posté par UPR Creuse à 08:14 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 16 octobre 2017

La France des déserts médicaux

« De vastes pans de la France sont en voie de désertification », selon le géographe de la santé Emmanuel Vigneron, alors que parallèlement, l’offre de soins dans les métropoles « se renforce et se densifie ».

ARG SANTE PUBLIQUE

Qualité de l’offre des soins de proximité, en 2017

Une note de 0 à 10 pour la qualité de la desserte médicale a été attribuée à chaque canton en fonction de la densité des effectifs de praticiens pour 10 000 habitants, au niveau du canton pour les chirurgiens-dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes, les médecins généralistes libéraux et les médecins généralistes salariés, et au niveau du département pour les médecins spécialistes. La note de synthèse donne plus d’importance aux médecins généralistes libéraux et aux spécialistes.

 

Plus de dix millions de français ont un mauvais accès aux soins de proximité

Nombre d'habitants concernés selon la note de qualité

Un phénomène de concentration

Évolution des effectifs de médecins généralistes et spécialistes

Médecins en activité régulière

Pratiquement tous les départements connaissent une baisse régulière du nombre de leurs médecins généralistes, les départs à la retraite n’étant pas compensés par les nouvelles installations. Les zones rurales sont les plus touchées, tandis que les départements avec un centre hospitalier universitaire (CHU) résistent mieux. A Paris, la forte baisse est due à la difficulté d'installation en raison des prix de l’immobilier.

Les plus fortes baisses d’effectifs de médecins généralistes, par département

En %, entre 2010 et 2017

L’hôpital n’est pas épargné

Les hôpitaux publics de périphérie peinent à attirer les praticiens. Le nombre de postes non pourvus par des agents statutaires est très conséquent (26,3% en moyenne nationale). Le secteur privé, aux revenus plus élevés, leur fait concurrence et travailler dans les grosses structures publiques type CHU présente davantage d’intérêt.

Taux de vacance des praticiens hospitaliers temps plein

En 2016, en % des postes budgétés

Classement des taux de vacances en 2016

En %, en 2016, hors outremer

L’augmentation du recours aux urgences

Le recours aux urgences n’a cessé d’augmenter depuis le début des années 1990. En effet, si elles ont vocation à prendre en charge tous les patients malades ou blessés 24 heures sur 24, en situation d’urgence médicale, elles pallient de plus en plus les défaillances de la médecine de ville (temps d’attente pour les rendez-vous…).

Évolution du nombre de passages annuels aux urgences

Base 100 = 1996

Si la proximité géographique des services d’urgence apparaît essentielle pour la prise en charge des patients, plus de 7 millions de personnes (10,4 % de la population) sont à plus de 30 minutes d’un service d’urgence.

De fortes inégalités face à la maladie

Les délais d’attente sont la première cause de renoncement aux soins, selon l’Observatoire de l’accès aux soins (sondage réalisé par l’IFOP pour le cabinet Jalma) publié le 23 mars. Le coût et la distance comptent aussi.

Part des Français ayant déjà renoncé aux soins

En %, sondage réalisé en janvier 2017 sur un échantillon de 1 010 personnes

Certains systèmes de radiothérapie de pointe dans le traitement des cancers, comme le robot Cyberknife, sont présents dans peu d’hôpitaux, créant des inégalités. Ce robot permet de mieux préserver les tissus sains autour des tumeurs et de limiter fortement le nombre de séances.

En France, 14 hôpitaux disposent de la technologie de pointe Cyberknife dans le traitement du cancer :

Cartographie originale :

François Béguin, Laetitia Clavreul, Mathilde Costil, Eugénie Dumas et Sylvie Gittus

Design et Développement :

Agathe Dahyot et Paul Pichot

Sources :

Emmanuel Vigneron, professeur de géographie et d’aménagement, université Montpellier III, pour la carte de la qualité de la desserte médicale / Ordre national des médecins / Centre National de Gestion / DREES / JALMA / ACCURAY

http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2017/10/13/sante-des-territoires-abandonnes_5200653_4355770.html?xtref=http%3A%2F%2Flm.facebook.com%2Fl.php&utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter

Posté par UPR Creuse à 07:52 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 15 octobre 2017

Les services publics, un modèle de société

Auteur: Jacques Cotta

Alors que le ministre de « l’Action et des comptes publics » va lancer les « états généraux de la fonction publique » dans les semaines qui viennent, dans le but de « consulter les syndicats » pour revoir « le statut des fonctionnaires », « les salaires » et « l’externalisation des missions », Emmanuel Macron a personnellement donné le ton.

ARG SERVICES PUBLICS

En plein débat sur les ordonnances destinées à détruire le code du travail, le président de la république et le gouvernement mettait sur l’ouvrage le dossier de la SNCF et des cheminots. Les termes ne sont pas nouveaux. « Implication », « politique du résultat », « évaluation », « reconnaissance du mérite contre les avantages acquis », « individualisation du revenu », « privilèges » ... Derrière la façade « réformatrice », c’est la liquidation qui est à l’ordre du jour, liquidation du statut, de la fonction, des postes. Dans les quinquennats précédents, les présidents Sarkozy et Hollande ont respectivement mis en œuvre la RGPP et la LOLF censées diminuer le nombre de fonctionnaires et imposer au détriment du service rendu une politique du chiffre et du rendement. Avec les dernières primaires, leurs adeptes se sont lâchés. François Fillon préconisait la suppression de 800 000 postes, puis 500 000, nombre auquel se ralliait Bruno Le Maire. Et Macron 120 000. Mais la question n’est pas comptable.

Il s’agit d’abord de la possibilité pour l’état d’assurer un minimum de liens, de vie aux citoyens en tous lieux du territoire. Il s’agit de respecter les principes qui nous fondent d’égalité, de solidarité, de liberté, de fraternité et de laïcité.

Moins d’écoles, moins d’hôpitaux, moins de postes, moins de trains, moins de… représentent autant de difficultés insurmontables pour ceux qui en ont le plus besoin. Mais il y a plus grave. Derrière cette politique constante alignée sur les diktats de l’union européenne, c’est une conception de la vie qui s’affirme, celle du chacun pour soi et du tous contre tous, celle qui ne peut profiter qu’aux fortunés au détriment du plus grand nombre. Dans deux de mes livres « Qui veut la peau des services publics[1] » et « Un CDD sinon rien[2] », je reviens sur ces enjeux qui tracent une frontière indépassable et qui donnent l’importance des mobilisations pour la défense et l’extension des services publics. Un peu d’histoire notamment pour venir au secours du bien commun. En voici ici quelques extraits.

*

*     *

 

L’origine du statut est éclairante à deux titres au moins. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le statut des fonctionnaires se veut un garde-fou démocratique contre les dérives inscrites dans l’histoire de France. Il est en effet issu d’une volonté politique du conseil national de la résistance contre l’attitude d’une partie de la haute fonction publique, notamment du conseil d’état et de la magistrature, qui durant la période d’occupation s’est soumise aux ordres collaborationnistes de Vichy[3]. Ensuite, contrairement à l’idée reçue, les syndicats[4] sont alors opposés au statut au profit de conventions collectives, car ils craignent d’être mis sous domination de l’état. La spécificité du statut impose en effet par voie législative et réglementaire les conditions de rémunération, d’emploi et de promotion des fonctionnaires. Le fonctionnaire, contrairement au fonctionnement théorique du privé, n’est pas dans le cadre d’un contrat révisable, négociable, mais soumis aux aléas du politique qui peut changer la loi. Les avantages de la fonction ne constituent pas pour le fonctionnaire des droits acquis. Le statut des fonctionnaires n’accorde par définition aucun des privilèges si chers au monde de l’entreprise. Derrière les condamnations qui visent les fonctionnaires et leur statut, c’est la fonction publique en tant que telle, les services publics, qui sont visés, c’est en définitive l’Etat comme outil collectif incarnant la défense du Bien commun susceptible d’imposer des contraintes, même de façon mesurée, aux intérêts privés.

La remise en cause du statut des fonctionnaires est aussi une remise en cause directe de nos principes républicains d’où sont issus les fameux « privilèges » si souvent dénoncés. D’abord le principe d’égalité fondé sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789[5] qui indique que « tous les citoyens étant égaux… sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autre distinction que celles de leurs vertus et de leurs talents ».

C’est le concours qui permet à chaque citoyen d’accéder à la fonction publique, et non les accointances, le « piston », le favoritisme, ou tout simplement la « tête du client ».

Ensuite le principe d’indépendance du fonctionnaire qui signifie que les fonctionnaires ne sont pas tenus de faire acte d’allégeance au pouvoir en place, mais de « servir avec loyauté ».

Ils doivent être protégés des pressions du pouvoir politique, comme des pressions des administrés. C’est pourquoi ils ont la sécurité de l’emploi, les garanties statutaires, le principe de la carrière, la séparation du grade et de l’emploi qui permettent d’assurer cette indépendance. Là encore, point de privilège, mais seulement les conditions indispensables à la fonction. Enfin le principe de responsabilité, lui aussi issu de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen[6] qui indique que « la société a droit de demander des comptes à tout agent public de son administration ».

(….)

Ainsi, c’est la force potentielle des six millions de fonctionnaires et travailleurs sous statut des entreprises publiques qui inquiète. Ils représentent plus du quart de la population active et constituent un môle de résistance à la logique dévastatrice d’une économie de marché ouverte régie par la loi de « la concurrence libre et non faussée ». C’est en cela que le statut de fonctionnaire qui unifie encore des millions de salariés au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers est insupportable aux « libéraux » qui font de la concurrence et de la sélection leur obsession.

Le statut de la fonction publique doit d’autant plus disparaitre aux yeux des partisans de la déréglementation tous azimuts qu’il constitue un verrou sur la voie du démantèlement de la « république sociale[7] » inscrite dans l’article 1 de notre constitution[8]

En en faisant une cible, ils cherchent en fait une « revanche » sur l’histoire, un retour en arrière qui tire un trait sur les périodes de grandes conquêtes sociales, 1936, les années d’après-guerre, et aussi la période des années 1980 durant lesquelles sous l’impulsion d’Anicet Le Pors, la fonction publique a trouvé un nouveau souffle.

Au lendemain de la victoire de l’union de la Gauche et de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la république, les lois de décentralisation dites « lois Deferre » donnent aux collectivités territoriales une série de missions relevant de l’état et entrainent donc un transfert important de fonctionnaires vers les départements[9]. C’est ainsi qu’en réponse à cette situation nouvelle, le statut de 1946 est conforté, étendu, renforcé, en couvrant l’ensemble des agents publics que l’on pouvait considérer comme des fonctionnaires, c'est-à-dire les personnels de l’état, des collectivités territoriales, et des services hospitaliers. La mobilité entre la fonction publique d’état et la fonction publique territoriale est posée comme une garantie fondamentale. Le droit de grève est inscrit explicitement. Les organisations syndicales sont désignées comme négociatrices auprès des pouvoirs publics et des droits syndicaux sont étendus[10]. C’est aussi cela que les opposants au statut veulent remettre en cause.*

(…)

Concernant la rémunération des fonctionnaires, le gouvernement veut en accentuer « l’individualisation », afin de tenir compte « du mérite, de l’implication, de l’expérience, des résultats », ce qui nécessite une « évaluation » des fonctionnaires sur des critères imposés qui ne correspondent souvent plus à l’intérêt général mais à des impératifs politiques ou économiques qui lui sont étrangers. Comment évaluer le mérite d’un policier ? D’un juge ? D’un enseignant ? Par des statistiques ? Par le nombre de PV ? le nombre d’incarcération ou au contraire de mises en liberté ? Par le pourcentage de reçus au baccalauréat ?  Mais que dire de la mission, des contenus, de l’éthique qui préside normalement à la fonction ?

(…)

De façon générale, la remise en cause du statut à travers « l’individualisation des rémunérations » conduit à transformer les fonctionnaires en « auto-entrepreneurs » obnubilés par le chiffre, par l’obtention de résultats individuels. D’ailleurs, tout logiquement, le chef de l’état préconise la possibilité pour les « nouveaux entrants » dans la fonction publique « de choisir entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré ». La « culture du concours » et « la notation » sont critiquées. Enfin il est proposé de donner la possibilité à tous les fonctionnaires de « quitter la fonction publique contre un pécule » et de faciliter « la mobilité dans le secteur privé ». Les notions d’impartialité et d’imperméabilité aux intérêts privés garanties normalement par le statut disparaissent. Le signal est donné avec l’accord de la CFDT, de la CFTC et de l’UNSA d’un déroulement de carrière dans la fonction publique qui s’apparente plus à la gestion de l’emploi qui existe dans le secteur privé qu’à celle qui est régi par l’existence du statut.

Ouvertement, le chef de l’état demande que « les corps » de la fonction publique soient relativisés[11]. Derrière les termes administratifs qui semblent compliqués, il s’agit là d’une attaque directe, explicite, contre le statut des fonctionnaires. En France en effet, la fonction publique d'État, c'est-à-dire l'ensemble des fonctionnaires travaillant dans les administrations et organismes publics à caractère administratif de l'État, est divisée en corps correspondant à des statuts, attributions et grilles de paie précis. Ces corps sont eux-mêmes divisés en grades ou classes. S’il existe de nombreux corps, souvent mis en avant pour expliquer les difficultés de moderniser la fonction publique, seuls quelques dizaines concernent la grande majorité des fonctionnaires[12].  Chaque corps possède un statut particulier qui permet son fonctionnement, chaque statut particulier étant rattaché au statut général de la fonction publique. La relativisation d’abord, la suppression ensuite des différents statuts particuliers aboutirait à l’explosion du statut général et de la fonction publique telle que nous la connaissons et en bénéficions.

(...)

Evidemment, toutes les atteintes au statut détruisent les valeurs intrinsèques de l’engagement des agents publics, leur fonctionnement en réseau et en équipe, et diminuent la confiance dans les fondements de la République.

(…) Avec la diminution des moyens, les citoyens dans leur ensemble sont les premières victimes de l’atteinte au statut de la fonction publique qui en dénature ou en impuissante les missions.

(…)

Ainsi, la remise en cause du statut général de la fonction publique, la fusion des corps et la destruction des statuts particuliers, la réforme générale des politiques publiques annoncent des temps difficiles pour les fonctionnaires bien sûr, mais aussi et surtout pour la collectivité. D’autant que dans cette voie, l’imagination est sans limite… 

 

Jacques Cotta

Le 8 octobre 2017

 


[1] Editions Gawsewitch- 2011

[2] Idem - 2012.

[3] Lorsque les hauts fonctionnaires du conseil d’état travaillaient sur « les lois juives » ceux de la magistrature prêtaient serment au maréchal Pétain.

[4] Les syndicats ne sont reconnus qu’à partir de 1946.

[5] Article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

[6] Article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

[7] La République sociale peut être définie par la couverture des salariés à travers des accords d’entreprises ou de branches dans le privé, les conventions collectives, le statut dans le public, par l’existence des trois versants de la fonction publique, la fonction publique d’état, territoriale et hospitalière, et la protection sociale collective.

[8] La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale.

[9] Les premiers services impactés par ces transferts sont les préfectures et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales. Suivront ensuite d’autres directions, dont les directions départementales de l’équipement.

[10] Notamment il s’agit des décharges d’activité de service, d’attribution de locaux syndicaux, de tenue de réunions syndicales.

[11] A Nantes, le chef de l’état exprime le souhait de voir « organiser davantage le dialogue social dans l’administration autour du service plutôt que des corps ». En d’autre terme il s’agit d’une remise en cause explicite du statut.

[12] Par exemple il existe le corps des instituteurs, ou encore le corps des professeurs des universités, ou encore le corps des ingénieurs de travaux de l’équipement, etc…

http://la-sociale.viabloga.com/news/les-services-publics-un-modele-de-societe


 

*Le seul passage sur lequel je suis personnellement en désaccord: pour moi, la "réforme Deferre", s'il est parfaitement exact qu'elle étend le statut de 1946, est le premier pas vers un démantèlement généralisé du système issu du CNR. C'est aussi le début de la "régionalisation", engrenage qui nous conduira progressivement au démantèlement de l'Etat- Nation, voulu par les intérêts euro- atlantistes. Mais le débat est ouvert, bien sûr.

OUTIL LOGO FREXIT LIMOUSINPour le reste,je ne peux que saluer cet article hautement pédagogique en ces temps de triomphe idéologique d'une vision "anglo- saxonne" de la société, sous l'impulsion de la la logique des traités européens: compétition, concurrence, individualisme, déconstruction, narcissisme, performance, profitabilité, management, j'en passe...

La fonction publique "à la française" est l'anomalie à abattre pour tous ceux qui défendent en priorité des intérêts privés ou catégoriels, au détriment de l'intérêt général. L'inversion des normes et des valeurs fait passer le statut de la fonction publique pour un "privilège", grâce à une propagande médiatique sans précédent, alors que c'est exactement l'inverse, car contrairement aux vrais privilèges du moment (les féodalités financières, par exemple), il implique un devoir pour chaque agent de sercice de toute la société.

Si des réformes doivent être réalisées, c'est bien dans le sens d'une amélioration de ce service rendu, et non dans sa destruction.

P.G.

mercredi 11 octobre 2017

Macron veut reconnaître le statut du drapeau européen

En réponse aux critiques émises par Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait reconnaître officiellement le statut de l’étendard européen.

13485421

La France va reconnaître solennellement le statut du drapeau européen lors du prochain Conseil européen les 19 et 20 octobre, a promis Emmanuel Macron, mardi 10 octobre, en réaction aux critiques émises par Jean-Luc Mélenchon sur la présence du drapeau à l’Assemblée.

« Au moment où certains en France sont en train d’avoir des débats () et voudraient enlever le drapeau européen, je voudrais vous dire que lors du prochain Conseil européen, je ferai la déclaration solennelle qui fera que la France rejoindra seize autres Etats qui l’ont déjà fait. »

« J’affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l’hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d’enlever le drapeau européen de l’hémicycle français ou de tout autre lieu », a-t-il dit lors d’un débat à l’université Goethe de Francfort, en Allemagne. « Il sera bien maintenu parce que je ferai cette déclaration () Le combat que nous menons le mérite largement », a-t-il ajouté.

« Franchement, on est obligé de supporter ça ? »

Le 20 juin, au lendemain de son élection, le député de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, en visite à l’Assemblée nationale, avait dénoncé la présence du drapeau à douze étoiles sur fond bleu. « Franchement, on est obligé de supporter ça ? », avait-il lancé. « C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas », avait-il ajouté.

Au début du mois d’octobre, le groupe LFI avait demandé le retrait du drapeau de l’Union européenne, installé à côté du français derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale depuis 2007. Un amendement rejeté le 4 octobre par la commission des lois de l’Assemblée.

A l’heure actuelle, seuls seize des vingt-huit pays de l’Union européenne ont reconnu officiellement le drapeau et l’hymne européens en signant une déclaration commune – la 52e – annexée au traité de Lisbonne. Ils y déclarent que le drapeau et l’hymne européens, entre autres, « continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci ».

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/10/10/macron-veut-reconnaitre-le-statut-du-drapeau-europeen_5199031_823448.html?

Quelques jours après le dépôt de l'amendement, le président de l'Assemblée nationale, François De Rugy (LREM) avait ainsi fait applaudir le drapeau, sous l'œil agacé de l'ancien candidat à la présidentielle. Dans la foulée, une députée de la formation d'extrême droite la Ligue du Sud avait par ailleurs suggéré qu'on remplace la bannière étoilée par le drapeau de la monarchie, rapporte Le Figaro.
http://www.francetvinfo.fr/politique/la-republique-en-marche/macron-va-reconnaitre-le-drapeau-europeen-pour-qu-il-ne-puisse-pas-etre-retire-de-l-assemblee-nationale_2412827.html#xtor=CS2-765-[facebook]-

18301780_1501995639842927_6409346040458797019_nMacron s'apprête donc à violer la constitution...

FREXIT!

Posté par UPR Creuse à 08:22 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Le maire de Bourganeuf n'autorise pas une table de l'UPR sur le marché

Contrairement aux maires de Felletin et de Boussac, le maire de Bourganeuf, Jean- Pierre JOUHAUD n'autorise pas les militants de l'UPR en Creuse à tenir un modeste stand sous forme de table de camping avec quelques tracts dessus, afin de leur permettre d'échanger avec la population.

 

ARG CREUSE TABLE MARCHEVoici le message que nous avons reçu:

"Monsieur,

Par courrier en date du 21 septembre dernier, vous avez sollicité la permission de poser une table de camping sur le marché municipal hebdomadaire de notre commune.

Je suis au regret de vous informer que le règlement intérieur de notre marché hebdomadaire, dans son article 13, interdit « les étals à vocation politique, religieuse ou sectaire ».

Vous comprendrez par conséquent que je ne peux  pas accéder à votre demande.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Jean-Pierre  JOUHAUD

Maire de Bourganeuf"

Ce n'est pas très élégant de s'abriter derrière un règlement dont on est responsable, directement ou indirectement (je ne connais pas le statut juridique de ce marché, communal ou privé par concession). Quoiqu'il en soit, il est facile pour un maire, même quand le règlement est un peu trop strict, de faire preuve de bienveillance: nous ne sommes ni une secte, ni une religion. C'est ce qu'a fait Franck Foulon, maire de Boussac, sachant que de notre côté, nous veillons à ne pas déranger les commerçants. Par ailleurs, je rappelle que, selon notre constitution, les partis politiques participent à la "vie démocratique de la nation". 

Au- delà se pose la question de savoir comment on fait pour s'adresser aux gens quand on n'a pratiquement aucun accès aux médias.

Une occasion manquée à mon avis  pour ce maire "de gauche" de montrer qu'il peut être aussi tolérant et ouvert que les autres maires cités plus haut, plutôt classés "à droite".

N.B. Nous avons fait la même demande au maire de La Souterraine, et à ce jour, nous n'avons reçu aucune réponse.

Philippe Gombert, délégué UPR de la Creuse.

 

 

 

 

Posté par UPR Creuse à 07:50 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mercredi 13 septembre 2017

« Espèce de feignasses… Pardon ! Bande de fainéants ! »

 L’édito de Charles SANNAT

Un article suggéré par Sylvie, militante UPR en Haute- Vienne.

ARG ZIZANIE PRESIDENT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Hahahahahahahaha, notre président Macron, béni soit son saint nom, nous traite donc de feignasses, pardon, de fainéants, car malgré les dénégations d’ailleurs bien faiblardes de sa seigneurie du Palais, le Sieur Macron, en gros, n’en démord pas, nous sommes des feignasses, et il va se charger de nous botter le cul pour nous mettre au travail.

Bon… je pense que nous serons tous d’accord sur le fait que commencer par nous expliquer qu’on ne fiche rien, même si cela peut évidemment se discuter, ce n’est pas a minima très diplomate ni particulièrement constructif.

Je dirais même qu’il n’y a, dans ce type de diatribes, aucune volonté ni de consensus ni de dialogue mais uniquement de la force brute, de l’autoritarisme et de la punition.

Rappeler que le Sieur Macron fut bien mal élu, et choisi par dépit, n’est certes pas bien vu, c’est pourtant une réalité.

Une réalité aussi la situation déplorable de Saint-Martin où, semble-t-il, jusqu’au plus haut niveau de l’État, les choses semblent être gérées par… des feignasses, qui me rappellent les « rois fainéants » de nos leçons d’histoire.

Les gens travaillent et certains sont plus privilégiés que d’autres !

Travailler ce n’est pas facile. C’est même souvent très difficile, cela peut l’être physiquement et aussi psychologiquement. Le marché du travail n’est pas tendre, encore moins avec les faibles ou les sensibles.

Beaucoup de boulots sont sans intérêt ou presque. Bref, je trouve remarquable en réalité que des millions de gens se lèvent chaque jour pour aller travailler dans des postes pas terribles avec des salaires de misère, et un chefaillon à la « Macron ».

D’ailleurs, une infirmière et ses 1 500 euros ou un jeune gendarme en début de carrière qui gagne peu travaillent beaucoup et pansent les plaies quotidiennes de notre société et témoignent de cet engagement des petits ainsi que des sans-grade que nous sommes.

Certains, il est vrai, sont plus privilégiés que d’autres, et nous devons en parler. Nous devons équilibrer cela par souci effectivement de justice et parce que les efforts doivent être supportés par tous. Nous pouvons supprimer les régimes spéciaux, mais certainement pas en partant du postulat que les gens sont tous des « fainéants, des cyniques ou des extrêmes ».

Ne pas être d’accord avec ce gouvernement et ce président ne fait de nous ni des fascistes, ni des cyniques et encore moins des fainéants, mais des femmes et des hommes libres, même si cela semble hérisser le poil de certains de nos mamamouchis.

L’exemplarité, la base du leadership !

Macron doit recevoir quelques leçons, non pas de management, thématique qu’il semble affectionner, mais de leadership.

Diriger et être suivi, ce n’est pas humilier. C’est encore moins insulter ou braquer les gens. Le leadership, c’est l’exemplarité. Quand votre peuple n’a qu’un bol de riz, mangez un bol de riz. Quand il dort sous la tente, dormez sous la tente, quand il souffre, souffrez avez lui, et soyez le premier à prendre le chemin du redressement.

Pour cela, il faut aimer les gens.

Pour cela, il faut les aimer tels qu’ils sont, parfois bien, parfois mauvais, souvent médiocres.
Pour cela, il faut mépriser la possession et le matérialisme à outrance, pour cela il faut savoir faire preuve de don de soi, et de dépassement de sa personne.

Incarner la France et son peuple, ses victoires et ses souffrances, ses échecs, ses réussites, ce n’est pas passer en boucle sur BFM et enchaîner des séquences de communication.

Incarner la France, entraîner un peuple, c’est faire preuve de désintéressement et d’exemplarité.

Or ces valeurs sont absentes de l’esprit et des âmes de ceux qui nous dirigent.

Même BFM TV, qui n’est pas à proprement un organe de presse anti-Macron, ne peut pas cacher que certains députés En Marche ! mettent des « coups de boules » comme les pires voyous, ou font payer des visites à l’Assemblée nationale en profitant de leur poste de député comme le dit cet article de BFM intitulé « Une députée LREM organise des visites payantes de l’Assemblée ».

Selon BFM, je cite toujours : « Pascale Fontenel-Personne, députée LREM, propose via son entreprise de voyages des visites en groupe de l’Assemblée nationale facturées 119 euros par personne. Une démarche contraire au code de déontologie de l’Assemblée »…

Sérieusement !

Nous en sommes donc réduits à devoir nous habituer à une telle classe politique ?
Nous devons supporter les insultes de ces gens qui nous volent sans vergogne ?

Ce qui me réjouit d’avance, c’est le prochain voyage de Macron à Saint-Martin. Connaissant le côté insoumis et impertinent des habitants de cette île, je peux vous garantir qu’il va se souvenir de son voyage, et il n’est pas dit qu’il puisse aller se cacher dans une sous-préfecture détruite. Il risque de ne visiter de Saint-Martin que le tarmac protégé des ruines de l’aéroport.

J’ai hâte de voir comment la propagande de guerre de notre souverain va faire de ce périple une épopée chevaleresque. Macron va-t-il distribuer de l’eau ? À moins qu’il ne donne des pains (dans tous les sens du terme) à tous ces fainéants des îles (mode ironie noire évidemment)…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

https://insolentiae.com/espece-de-feignasses-pardon-bande-de-faineants-ledito-de-charles-sannat/

Posté par UPR Creuse à 07:22 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 11 septembre 2017

Prix des billets, racisme : polémiques autour des rapatriements provoqués par le passage d'Irma

Nombre de sinistrés cherchent à fuir Saint-Martin et Saint-Barthélemy après le passage de l'ouragan Irma. Or, des habitants des îles et des internautes ont accusé les autorités et les compagnies de transport de faire preuve de racisme ou de cupidité.

59b5864a488c7b44028b4567Dix décès, sept personnes portées disparues, des habitations démolies, des infrastructures défoncées : les ravages de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, selon le dernier bilan du 10 janvier, sont d'une ampleur rare. Si bien que nombre d'habitants de ces lieux sinistrés et encore truffés de dangers souhaitent les fuir au plus vite, au moins temporairement.

Mais dans cet exode, par voies aériennes ou maritimes, la confusion règne et des accusations de racisme s'élèvent contre certaines compagnies de transport et les autorités locales.

 

Accusations de racisme et de favoritisme pro-américain

«C'est sélectif ! Le bateau arrive, on n'a vu que des métropolitains, que des Blancs», a par exemple déclaré une habitante de l'île de Saint-Martin au micro de France Info, après l'évacuation vers la Guadeloupe de touristes, majoritairement américains, par le navire Archipel 1.

Ce sentiment d'injustice a été partagé par un certain nombre d'internautes sur les réseaux sociaux.

Des utilisateurs de Twitter ont très précisément pointé du doigt le fait que de nombreuses personnes évacuées via le vaisseau Archipel 1, étaient de nationalité américaine.

La polémique née de cette évacuation a été attisée par la déclaration du capitaine du bateau, au média public (chaîne télévisée et radio) Guadeloupe 1ère. Il a confié avoir été missionné par le préfet de Guadeloupe pour conduire cette évacuation de touristes.

Néanmoins, sur Twitter, la préfecture de Guadeloupe a démenti l'information : «Le préfet n'a jamais donné d'ordre de rapatriement de touristes au navire Archipel 1. Le bateau devait se mettre à l'abri à l'annonce d'une forte houle», a-t-elle assuré.

Concernant les accusations de sélection raciste lors des évacuations, de manière générale, le préfet de Guadeloupe a souhaité mettre les points sur les «i» : «L'Etat a organisé l'évacuation de personnes vulnérables et de malades qui ne pouvaient plus être pris en charge à Saint-Martin. Ces personnes ont été désignées par les autorités sanitaires.» 

De même, Guadeloupe 1ère a déclaré que la «couleur de peau» n'était pas prise en compte dans l'organisation des vols sanitaires.

Une explosion des tarifs ? 

Autre polémique ayant enflé sur les réseaux sociaux : les tarifs des vols en partance des îles sinistrées de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy auraient explosé.

Le 9 septembre, un certain François Boquet, assurant relayer «une demande et un besoin des habitants de Saint-Martin et de Saint-Barth», publie une pétition sur le site Change.org. Son motif : convaincre Air France de mettre en vente des «billets à prix honnête». «Pour rentrer de Guadeloupe», affirme-t-il, la compagnie aérienne française exigerait entre «entre 1 150 euros et 3 500 euros».

«Merci à notre gouvernement de laisser ces superbes compagnies se faire du fric sur le dos des familles qui souhaitent évacuer, ayant tout perdu et n'ayant pas d'abris», vitupère l'auteur de la pétition en ligne dont le succès est phénoménal. Plus de 60 000 internautes lui ont en effet apporté leur soutien.

Auprès de France Info, néanmoins, Air France réfute imposer de tels prix pour des vols aller. La compagnie aérienne fait état de billets à 300 euros pour les victimes d'Irma, en classe économique, soit un prix nettement inférieur à celui du marché. En outre, Air France se déclare prête à affréter un avion supplémentaire pour évacuer les sinistrés, le 12 septembre, si les autorités devaient le décider.

Quoiqu'il en soit, les proportions de la crise qui règne dans les îles françaises des Antilles sont telles que l'opposition, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Eric Ciotti, a dénoncé une mauvaise anticipation de la part des autorités. Une situation dont la gravité n'échappe pas à l'exécutif, rétorque le pouvoir. Le président de la République, Emmanuel Macron, est d'ailleurs attendu à Saint-Martin le 11 septembre.

https://francais.rt.com/france/43014-prix-billets-accusations-racisme-polemiques-irma-saint-martin-saint-barthelemy


 

Pour aller davantage au fond des choses, et mieux comprendre les réponses insuffisantes de l'Etat face à une telle crise, voir l'article sur notre site national:

"Face au désastre qui a frappé Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le départ de Martinique, il y a à peine plus de deux mois, du navire qui aurait été probablement le plus utile aujourd’hui apparaît comme un véritable scandale, et cela d’autant qu’il n’a pas de remplaçant pour cause de réductions budgétaires."

https://www.upr.fr/actualite/non-assistance-a-peuple-francais-danger-ravages-provoques-louragan-irma-aux-antilles-francaises-revelent-scandale-choix-budgetaires-de-macron

P.G.

Posté par UPR Creuse à 08:51 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,