vendredi 10 novembre 2017

Au cours d’une interview, le Qatar confie des secrets concernant la guerre en Syrie

L’interview télévisée d’un haut responsable qatari avouant la vérité sur les origines de la guerre en Syrie est en train de devenir virale dans le monde des médias sociaux arabes. La même semaine, un document secret de la NSA a été divulgué, confirmant que l’opposition armée en Syrie était sous le commandement direct de gouvernements étrangers, dès les premières années du conflit.

Par Tyler Durden | 28 octobre 2017 | Zero Hedge

ARG QATAR ARABIE US JIHAD

Et selon un analyste syrien bien connu et un conseiller économique ayant des contacts étroits avec le gouvernement syrien, l’interview explosive constitue « l’aveu public » par quelqu’un de haut placé « de la collusion et de la coordination entre quatre pays pour déstabiliser un État indépendant, y compris par un soutien possible à Nusra /al-Qaïda ». Il est important de noter que « cet aveu aidera à justifier ce que Damas considère comme une atteinte à sa sécurité et à sa souveraineté et constituera une base pour des demandes d’indemnisation ».

Alors que la guerre en Syrie ralentit doucement, il semble que de nouvelles fuites apparaissent presque chaque semaine sous la forme de témoignages de hauts responsables impliqués dans la déstabilisation de la Syrie et même de courriels et documents occasionnels qui détaillent les opérations secrètes de changement de régime contre le gouvernement Assad. Bien qu’une grande partie de ce contenu serve à confirmer ce qui était déjà connu par ceux qui n’ont jamais accepté la propagande simpliste qui a dominé les médias traditionnels, les détails continuent à se mettre en place, fournissant aux futurs historiens une image plus claire de la vraie nature de cette guerre.

Ce processus de clarté a été favorisé, comme prévu, par les luttes intestines entre les anciens alliés du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l’Arabie saoudite et le Qatar, chaque partie accusant l’autre de financer les terroristes islamiques et al-Qaïda. Le monde observe, pendant que de plus en plus de linge sale est lavé publiquement à cause de l’implosion du CCG, qui, pendant des années, en accord avec presque toutes les monarchies du Golfe, a financé les mouvements djihadistes dans des endroits comme la Syrie, l’Irak et la Libye.

(...)

Ce haut responsable qatari n’est autre que l’ancien Premier ministre, Hamad ben Jassim bin Jaber al-Thani, qui a supervisé les opérations syriennes au nom du Qatar jusqu’en 2013 (également en tant que ministre des Affaires étrangères), photographié avec la secrétaire d’État Hillary Clinton, le janvier 2010 (pour rappel, le Comité de la Coupe du monde 2022 du Qatar a fait un don de 500 000 dollars à la Fondation Clinton en 2014).

Mercredi, au cours d’une interview à Qatari TV, bin Jaber al-Thani a révélé que son pays, aux côtés de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des États-Unis, a commencé à expédier des armes aux djihadistes dès le début des événements (en 2011).

Al-Thani a même comparé l’opération secrète à une « chasse à courre » – la proie étant le président Assad et ses partisans – une « proie » qui, l’admet-il, a pu s’échapper (comme Assad est toujours au pouvoir, il a utilisé un mot arabe « al-sayda », qui veut dire la chasse aux animaux ou aux proies, pour le sport). Bien que Thani ait nié des allégations crédibles de soutien à Daech, les paroles de l’ancien premier ministre impliquent le soutien direct du Golfe et des États-Unis à al-Qaïda en Syrie (Front al-Nusra), dès les premières années de la guerre. Le Qatar a même dit posséder des documents prouvant que la guerre avait pour objectif un changement de régime.

Selon la traduction de Zero Hedge, tout en reconnaissant que les pays du Golfe armaient les djihadistes en Syrie avec l’approbation et le soutien des États-Unis et de la Turquie, al-Thani déclare : « Je ne veux pas entrer dans les détails mais nous avons plein de documents montrant ce que nous y avons fait [en Syrie]. » Il a affirmé que le roi Abdallah d’Arabie saoudite (qui a régné jusqu’à sa mort en 2015) et les États-Unis ont décidé que le Qatar aurait un rôle de premier plan concernant les opérations secrètes dans cette guerre par procuration.

Bien que très révélateurs, les commentaires de l’ancien Premier ministre visaient à défendre et à excuser le soutien du Qatar au terrorisme et à critiquer les États-Unis et l’Arabie saoudite pour avoir laissé le Qatar « se mouiller » seul dans cette guerre contre Assad. M. Al-Thani a expliqué que le Qatar continuait à financer des insurgés armés en Syrie alors que d’autres pays commençaient à diminuer leurs soutiens massifs, raison pour laquelle il s’en prenait aux États-Unis et aux Saoudiens qui « étaient avec nous dans la même tranchée ».

Dans une précédente interview télévisée américaine largement sous-diffusée, al-Thani a confié à Charlie Rose, qui l’interrogeait sur les allégations de soutien du Qatar au terrorisme, que « en Syrie, tout le monde a fait des erreurs, y compris votre pays ». Il a rajouté que lorsque la guerre a commencé en Syrie, « nous tous travaillions à partir de deux centres de commandement : un en Jordanie et un en Turquie ».

Voici la partie clé de l’interview de mercredi, traduite et sous-titrée par @ Walid970721. Zero Hedge a examiné et confirmé cette traduction, cependant, comme l’a reconnu le traducteur de la bande originale, al-Thani ne dit pas « dame » mais « proie » [« al-sayda »] – comme si Assad et les Syriens étaient pourchassés par des pays extérieurs.

(...)

16h15 – 27 octobre 2017

La transcription partielle en français est la suivante :

« Quand les événements ont commencé en Syrie, je suis allé en Arabie saoudite pour y rencontrer le roi Abdallah, sur l’ordre de Son Altesse le prince, mon père, il [Abdallah] a dit qu’il nous soutenait. Vous continuez avec ce plan et nous vous coordonnerons mais c’est vous qui prenez les opérations en charge. Je ne vais pas entrer dans les détails mais nous avons des documents complets sur tout ce qui a été envoyé en Syrie, par la Turquie et en coordination avec les forces américaines et tout a été distribué par les Turcs et les forces étasuniennes. Il y a peut-être eu des erreurs et un soutien a été donné à la mauvaise faction … Peut-être qu’il y avait une relation avec Nusra, c’est possible, mais moi-même je ne sais pas… nous étions en train de nous battre pour la proie [al-sayda] et maintenant la proie s’est enfuie mais nous combattons encore … et maintenant Bachar est toujours là, vous [les États-Unis et l’Arabie saoudite] étiez avec nous dans la même tranchée … Je n’ai pas d’objection à ce que quelqu’un change d’avis s’il considère qu’il avait tort, mais au moins informez votre partenaire … par exemple, laissez tomber Bachar [al-Assad] ou faites ceci ou cela, mais la situation qui a été créée ne permettra jamais de progrès au sein du Conseil de coopération du Golfe, ni aucun progrès si nous continuons à nous disputer ouvertement. »

Comme on le sait maintenant, la CIA a été directement impliquée dans les tentatives de changement de régime en Syrie, avec les alliés du Golfe, comme le confirment les notes d’information américaines divulguées et déclassifiées. Le gouvernement américain a compris en temps réel que les armements sophistiqués du Golfe et de l’Occident finissaient entre les mains d’al-Qaïda et de Daech, en dépit des déclarations officielles disant armer des rebelles soi-disant « modérés ». Par exemple, une note de renseignementde 2014 envoyée à Hillary Clinton reconnaissait le soutien qatari et saoudien à État islamique.

Le courriel annonçait, dans un langage direct et sans ambiguïtés que :

« Les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite fournissent un soutien financier et logistique clandestin à EI et à d’autres groupes sunnites radicaux de la région. »

En outre, un jour avant l’interview du Premier ministre Thani, The Intercept publiait un nouveau document secret de la NSA, tiré des fichiers de renseignements fournis par Edward Snowden, qui montre clairement que l’opposition armée en Syrie était sous le contrôle direct de gouvernements étrangers, depuis les premières années de cette guerre qui a maintenant enlevé un demi-million de vies.

Ce document de la NSA récemment publié confirme qu’une attaque des insurgés de 2013, avec des lanceurs de roquettes sophistiqués, sur les zones civiles de Damas, y compris l’aéroport international de Damas, a été directement approvisionnée et commandée par l’Arabie saoudite, avec la bénédiction des renseignements américains. Comme le confirme également l’ancien Premier ministre qatari, les Saoudiens et le gouvernement américain ont mis en place des « centres de commandement » pour superviser ces odieuses attaques, pendant la même période que celle de l’attaque de l’aéroport de Damas en 2013.

Il ne fait aucun doute qu’il reste une mine de preuves documentaires accablantes qui continueront à fuiter dans les mois et les années à venir. Au moins, la guerre diplomatique entre le Qatar et l’Arabie saoudite apportera encore plus de fruits, car chaque partie s’en prend à l’autre en l’accusant de soutenir le terrorisme. Et comme on peut le voir dans cette dernière interview télévisée qatarie, les États-Unis eux-mêmes ne seront pas épargnés par cette saison de lavage de linge sale en public, par d’anciens alliés qui se retournent les uns contre les autres.

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mardi 7 novembre 2017

Rapport de l’ONU sur Khan Sheikhoun – Les victimes ont été hospitalisées AVANT l’incident

Une commission de l’ONU a conclu que le gouvernement syrien est responsable d’un incident largement commenté, qui a eu lieu à Khan Sheikhoun. Une attaque aérienne au gaz se serait produite en avril dans une zone contrôlée par Al-Qaïda en Syrie. Elle a été utilisée par la Maison Blanche pour justifier son bombardement d’une base aérienne syrienne.

Moon of Alabama | Octobre 29, 2017

ARG COMPLOT SYRIE FAKE

Le rapport qui vient d’être publié a été écrit pour correspondre au récit initial. Les détails ci-dessous montrent qu’il n’est pas le résultat d’une enquête sérieuse. Ceci explique pourquoi la Russie refuse que soit prolongé le mandat de la commission chargée du rapport.

Le 26 octobre, Reuters a titré : Le gouvernement syrien est responsable de l’attaque d’avril au sarin: rapport de l’ONU

NATIONS UNIES (Reuters) – Le gouvernement syrien de Bachar al-Assad est responsable d’une attaque chimique contre la ville de Khan Sheikhoun, qui a tué des dizaines de personnes en avril dernier, selon un rapport envoyé au Conseil de sécurité des Nations Unies jeudi.

« La République arabe syrienne est responsable d’avoir largué d’avion du gaz sarin sur Khan Sheikhoun le 4 avril 2017 », indique le rapport de la Mission d’enquête conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Le rapport officiel n’a pas été publié. Mais quelqu’un a obtenu une copie du Septième rapport de la Mission  d’enquête conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques des Nations Unies (pdf) et vous pouvez le trouver en cliquant sur le lien.

Les rapports notent des « irrégularités » qui font qu’on se demande comment ses auteurs ont pu arriver à la conclusion ci-dessous:

Sur la base de ce qui précède, le Panel de Leadership est confiant que la République Arabe Syrienne est responsable de l’utilisation de gaz sarin à Khan Shaykhun le 4 avril 2017. Les conclusions du Panel de Leadership concernant la preuve dans cette affaire sont basées sur les informations exposées en détail à l’annexe II.

Notez le choix des mots de la commission: « .. est confiante » n’est pas une formulation qui donne une grande impression de certitude et « .. est responsable de l’utilisation » ne signifie pas que la République arabe syrienne l’a effectivement fait.

Les conclusions du rapport n’ont PAS été rédigées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, et elles ne sont même validées par elle. Elles sont l’œuvre de la « Mission d’enquête conjointe » composée d’un diplomate guatémaltèque, d’un fonctionnaire des Nations Unies de Malaisie formé aux États-Unis et d’un expert en chimie qui travaille pour le gouvernement suisse. C’est un panel politique qui a une orientation politique.

On peut trouver les raisons de cette formulation plutôt vague, que les articles parlant du rapport ignorent, dans les détails mentionnés plus haut. Le rapport dit à la page 10:

La Mission a déterminé que le gaz sarin a été libéré à l’emplacement d’un cratère dans la partie nord de Khan Shaykhun entre 6 h 30 et 7 heures le 4 avril 2017.

La plupart des faits établis par le rapport sont basés sur des vidéos et des photographies publiques publiées par l’opposition. Les témoins interrogés vivaient de la zone contrôlée par al-Qaïda. Les preuves médico-légales n’avaient pas été sécurisées. Certaines conclusions sont curieuses.

Dans l’annexe II, à la page 36 (sur 39) du pdf, il est indiqué:

Des irrégularités ont été observées dans les éléments d’information analysés. Par exemple, plusieurs hôpitaux ont commencé à admettre les victimes de l’attaque entre 6 h 40 et 6 h 45. La Mission a reçu les dossiers médicaux de 247 patients du Khan Shaykhun qui ont été admis dans divers établissements de santé, y compris ceux de survivants et d’un certain nombre de victimes qui sont mortes du fait d’un agent chimique. Les heures d’admission vont de 6h à 16h. L’analyse des dossiers médicaux mentionnés ci-dessus a révélé que dans 57 cas, les patients ont été admis dans cinq hôpitaux avant l’incident à Khan Shaykhun (à 6h, 6h20 et 6h40). Dans 10 de ces cas, les patients semblent avoir été admis dans un hôpital situé à 125 km de Khan Shaykhun à 7h et 42 autres patients semblent avoir été admis à l’hôpital situé à 30 km à 7h. La Mission n’a pas enquêté sur ces écarts et ne peut pas déterminer s’ils sont liés à un éventuel scénario de mise en scène, ou à la mauvaise tenue des dossiers dans des conditions chaotiques.

Au moins 23% des victimes présumées de l’incident AVAIENT ÉTÉ ADMISES DANS LES HÔPITAUX AVANT L’INCIDENT.

L’hôpital situé à 125 km de là, à deux heures de route, devait être un authentique hôpital situé en Turquie. Il est hautement improbable qu’un hôpital aussi bien organisé mélange les heures d’arrivée. Il est impossible que les victimes admises à 7h soient celles d’un incident qui s’est produit à 6h30 à Khan Sheikhoun selon la commission. La commission n’a pas enquêté sur les écarts et dit qu’elle ne sait pas si l’incident a été mis en scène ou pas.

Une autre curiosité:

Une anomalie a été identifiée dans l’un des résultats biomédicaux de la Mission qui a établi les faits à partir d’échantillons non sécurisés. Dans l’échantillon numéro 133, il n’y avait pas trace de sarin ni d’aucune autre substance ressemblant au sarin dans le sang, mais dans l’urine il y avait des traces d’acide isopropyle et méthylphosphonique (métabolite de sarin). Aucune explication n’a été fournie pour cette anomalie.

La Commission note également un point que nous avions exposé en détail en avril:

La Mission a observé à partir de sources publiques que le traitement des victimes de Khan Shaykhun impliquait fréquemment un traitement  à l’oxygène et à la cortisone. Ce traitement n’est pas recommandé pour l’intoxication au sarin, il  est utilisé principalement pour soigner des lésions au poumon que le chlore ou les bombes sous vide pourraient causer.

Il manque dans ce rapport, les premières constatations que nous avions faites peu de temps après l’incident:

Les premiers rapports de ce jour-là de l’agence de presse gouvernementale turque Anadolu ne mentionnaient que le chlore … Dans sa première déclaration l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) du 4 avril mentionnait le chlore, pas le sarin ni rien de ce genre… Dans sa première déclaration, le gouvernement turc a parlé également de chlore.

De plus, selon les agences de presse locales, en ce qui concerne les 30 premiers blessés qui sont arrivés à la frontière turque, le diagnostic a été qu’ils avaient respiré du chlore, pas du sarin. Les patients qu’on voit dans les vidéos n’ont pas les forts symptômes caractéristiques du sarin et le personnel des Urgences n’a pas pris les précautions nécessaires pour gérer les conséquences d’une attaque au sarin.

L’incident n’a probablement pas été causé par une attaque aérienne au sarin à 6h30. Il a probablement été causé par une émission locale de chlore qui a dû se produire plus tôt. L’histoire du sarin et de l’attaque aérienne a été rajoutée plus tard. L’incident a été transformé en spectacle par la Maison Blanche pour justifier son bombardement de la Syrie et détourner l’attention de ses problèmes intérieurs. Elle a publié sur l’incident une « évaluation du renseignement », ni faite ni à faire, qui n’avait pas été rédigée par une agence de renseignement, mais par la Maison Blanche elle-même.

Aucun des échantillons physiques et des preuves biomédicales, environnementales et médiatiques que les enquêteurs disent avoir trouvés à Khan Sheikhun, n’était sécurisé. Ils ont été réunis par Al-Qaïda ou par les groupes autorisés par Al-Qaïda à travailler dans les zones qu’il contrôle. Les terroristes et l’opposition au gouvernement syrien, et bien évidemment leurs sponsors, avaient tout intérêt à manipuler les preuves de l’incident pour pouvoir ensuite accuser le gouvernement syrien.

L’ancien Premier ministre du Qatar vient juste de reconnaître à la télévision que le Qatar, en étroite coopération avec l’Arabie Saoudite, la Turquie, et sous la direction des Etats-Unis, ont livré des armes et de l’argent à « l’opposition » en Syrie, y compris à al-Qaïda, dès le tout début du conflit:

Al-Thani a même comparé l’opération secrète à « la chasse d’une proie », la proie étant le président Assad et ses partisans, une « proie » dont il reconnaît qu’elle leur a échappé (du fait qu’Assad est toujours au pouvoir ; il a utilisé un mot arabe du dialecte du Golfe, « al-sayda », qui signifie chasser des animaux ou des proies pour le sport). Bien que Thani ait nié les allégations crédibles de soutien à l’EI, les paroles de l’ancien premier ministre impliquaient un soutien direct du Golfe et des Etats-Unis à al-Qaïda en Syrie (Front Al-Nusra) dès le début de la guerre, et il a même dit que le Qatar détenait « tous les documents » prouvant que la guerre avait pour but de provoquer un changement de régime.

Ces mêmes forces, en particulier les États-Unis, sont toujours déterminées à « changer le régime » en Syrie. C’est pourquoi, l’armée américaine se prépare à une occupation à long terme des zones que ses forces par procuration kurdes contrôlent actuellement au nord-est de la Syrie.

Moon of Alabama | Octobre 29, 2017

Note: Une partie de ce qui précède est basée sur le travail de Syricide

Article original: http://www.moonofalabama.org/2017/10/un-report-on-khan-sheikhoun-23-of-victims-hospitalized-before-the-incident-happened.html#more

Traduction : Dominique Muselet,

Source: http://arretsurinfo.ch/rapport-de-lonu-sur-khan-sheikhoun-les-victimes-ont-ete-hospitalisees-avant-lincident/

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vendredi 13 octobre 2017

Dans l'indifférence générale, le Qatar s'apprête à prendre la tête de l'Unesco !!

" Le Qatar à la tête de l'UNESCO ? Mais non je rêve!

ARG QATARJe l’ai cité en juin 2015 dans mon article «Mediapart, la qatarie ?», non pas parce qu’il aurait une quelconque ressemblance physique avec Edwy Plenel, mais parce que c’était lui — en plus d’être ministre de la culture et des arts — qui était au commande du conseil consultatif de la revue «Doha magazine». Celle qui avait traduit en arabe et distribué gratuitement, en plusieurs milliers d’exemplaires, le plaidoyer «Pour les musulmans» du directeur de Mediapart. Son nom est Hamad Bin Abdulaziz al-Kawari. Depuis 2016, il est conseiller de l’émir du Qatar et très proche du régime des mollahs iraniens. Le monde entier risque de l’avoir à la tête du temple international de la culture à Paris : l’UNESCO (l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture).

Depuis lundi, se tient à Paris l’élection (à 5 tours au maximum) du nouveau directeur de cette instance onusienne très importante. 58 pays membres de son conseil exécutif y participent. Le premier tour, qui s’est déroulé ce lundi à bulletin secret, a donné le candidat du Qatar en tête du scrutin, avec 19 voix, suivi de l’ex-ministre française de la culture Audrey Azoulay, 13 voix, puis la candidate égyptienne, 11 voix, puis la candidate libanaise, 9 voix et enfin le candidat chinois, avec 5 voix. Pour que le Qatar puisse prendre les commandes internationales de la culture, il lui faut 30 voix. 19 sont déjà acquises. Au deuxième tour, le candidat qatari a gagné une voix de plus!
La campagne électorale semble être très rude dans les coulisses. Elle se passe aussi sur les réseaux sociaux et dans les colonnes de la presse arabe et internationale. La couverture médiatique française de cette élection à enjeux reste modeste. «Qui sera le prochain directeur ? Poker menteur à l’UNESCO», titre L’Obs. «Élections à la tête de l’UNESCO sur fonds de querelles diplomatiques», titre France 24. «UNESCO : l’ex-ministre Azoulay coiffée au poteau par un qatari ?», titre Le Point. «L’UNESCO est-elle à vendre ?», peut-on lire aussi dans le Huffpost. Sur Twitter, plusieurs Hashtag pullulent comme celui-ci : #Save_Unesco_from_Terrorism
La candidature du Qatar ne passe pas. Par-ci, on rappelle l’implication certaine du Qatar dans le financement du terrorisme islamiste. Celui-là même qui a déstabilisé bien des régions et causé la destruction de nombreux sites culturels et monuments historiques, patrimoine de l’Humanité, en Irak, en Syrie et au Sahel. Une implication que reprochent de nombreux pays arabes à l’émirat, à tel point qu’ils ont décidé de lui infliger, depuis quelques mois, des pressions diplomatiques et des sanctions économiques pour qu’il se détache de l’islamisme et surtout des Frères Musulmans. Par-là, on rappelle la puissance financière de la diplomatie du carnet de chèques utilisée à outrance par le Qatar. On craint que la machine à billet ne tourne à plein régime comme lors de l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Le nom du nouveau directeur (ou de la nouvelle directrice) sera connu dans les jours à venir. Un nom qui sera validé (ou pas) par l’ensemble des 195 membres de l’ONU. D’ici là, alors que le slogan français de l’UNESCO est «Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes», avec une direction qatarie, on peut se demander légitimement ce qu'il resterait de ce slogan.
Si le Qatar est aux commandes de l’UNESCO, ce sont les Frères Musulmans et les Ayatollahs iraniens qui inspireront la politique culturelle, scientifique et artistique de ce temple universel ! "
Mohamed Lazraoui
http://corto74.blogspot.fr/
Et pour ceux qui ont un peu de courage, je vous invite à visiter le site de l'organisation ISESCO, Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture ICI ou LA , c'est quasiment inconnu, visiblement implanté partout, avec de gros moyens. La quasi totalité des Etats musulmans du monde - y compris les frères ennemis Iran / Irak ainsi que ceux appliquant la charia - ont adhéré à cette organisation dont le but est la diffusion et l'implantation de l'Islam par le biais de la culture , de l'éducation et de la science dans la Oumma et dans le monde ... Une sorte d'Unesco bis à la sauce muzz.

A voir aussi, sur les relations entre la France et le Qatar, sur notre site national:

FA QATAR CONF

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mardi 5 septembre 2017

Neymar-Venezuela : deux histoires imbibées de pétrole

D’un côté, il y a le transfert au PSG du footballeur brésilien Neymar, présenté comme un joueur fantastique. De l’autre, le Venezuela en proie à une recrudescence de violences perpétrées au sein des manifestations organisées par l’opposition au Président socialiste Nicolas Maduro qui se retrouve, force est de le constater, totalement diabolisé par la presse française. De prime abord, ces deux sagas aux traitements médiatiques antagonistes peuvent paraître dépourvues de rapport.

ARG QATAR NEYMAR

Pourtant, quand on y regarde de plus près, on se rend compte que ces deux évènements ont pour toile de fond des intérêts pétroliers et gaziers.

Le Venezuela possède la plus grande réserve pétrolière du monde

Avant tout ne perdons pas de vue que Neymar est payé et acheté par la pétro-monarchie du Qatar dont la stratégie est d’utiliser le football pour enjoliver son image. D’autre part, il y a les États-Unis, premiers importateurs de pétrole vénézuélien, qui cherchent depuis toujours à contrôler les réserves d’hydrocarbures de ce pays qui possède en effet plus de pétrole que l’Arabie saoudite.


Et comme le Venezuela se trouve à proximité des États-Unis, le coup de l’acheminement d’hydrocarbures y est très avantageux pour les sociétés américaines (3 jours de transport pour le pétrole du Venezuela et 3 semaines pour le pétrole du Golfe).

Traitements médiatiques

A propos du transfert de Neymar, le plus souvent la presse prend soin de cautionner indirectement l’opération par l’intermédiaire de tierces personnes en particulier des sportifs et des politiques. Peu importe d’où vient l’argent, la France « pays des droits de l’homme » s’extasie sans vergogne devant un évènement qui aurait été perçu comme impudique il y a encore peu de temps.

Pour tenter de justifier l’injustifiable, beaucoup de nos journaux, vont jusqu’à évoquer les caisses de l’Etat : « Neymar est une bénédiction pour le budget de la France » nous dit-on…

En ce qui concerne les évènements du Venezuela, les titres des chroniques ci-dessous ne laissent planer aucun doute sur la tendance de nos médias :

Alors une fois encore, interrogeons-nous sur la solidité des arguments qui nous sont présentés.

 

Première question : quels sont les droits des qataris et ceux des vénézuéliens ?

Les partis politiques ne sont pas autorisés au Qatar. Et pour cause : le Qatar est une monarchie absolue héréditaire. La famille al-Thani est au pouvoir depuis 1971. La charia dans sa forme wahhabite est la base institutionnelle du système juridique qatari. Dès lors, la peine par flagellation est prévue pour la consommation d’alcool et les relations sexuelles hors mariage ou homosexuelles. Le code pénal du Qatar prévoit une peine de 100 coups de fouet pour un couple adultère constitué d’une femme et d’un homme musulmans. La peine de mort est prévue lorsqu’il s’agit d’une femme musulmane et d’un homme non-musulman. Ces sanctions ne sont pas symboliques, elles sont réellement appliquées. D’ailleurs fréquemment des personnes (principalement des ressortissants étrangers) reçoivent des peines de flagellation et coups de fouet pour « relations sexuelles illicites » ou consommation d’alcool.

Considérons également que le Qatar ne garantit pas la liberté d’expression ou de la presse. Ainsi en 2013 le poète qatarien Mohammed al-Ajami fut condamné à 15 ans de prison, au prétexte qu’il a souhaité que le « printemps » soit une saison qui n’oublie pas de faire un tour par le Qatar. Ce pays de droit divin l’a d’abord condamné à mort avant que la sentence ne soit « généreusement » commuée.

Le Venezuela est une république fédérale de type démocratie parlementaire multi-partiste. La peine de mort y a été abolie dès 1863 (1981 en France, loi Badinter). Le président est élu au suffrage universel pour six ans renouvelables une fois. De ce fait le pouvoir politique actuel accepte les sensibilités politiques qui lui sont opposés. Selon l’ex-président américain Jimmy Carter qui, au travers de la «Fondation Carter », surveille les processus électoraux dans le monde, le Venezuela possède « le meilleur système électoral au monde ». En septembre 2012, Carlos Álvarez, Chef de la Mission d’observation électorale qui rassemble les douze pays de l’Amérique du Sud, a déclaré : « il est intéressant de souligner un élément que très peu connaissent, je parle surtout de ceux qui analysent la réalité depuis les préjugés, c’est que le Venezuela possède aujourd’hui un des systèmes électoraux les plus vigoureux et les plus avancés technologiquement de l’Amérique Latine, qui garantit la transparence, le contrôle et la surveillance du scrutin ».

Deuxième question : Qatar – Venezuela, quelle opposition politique ?

Puisqu’elle n’existe pas, nous ne pouvons rien pu dire sur l’opposition au Qatar. En revanche nous pouvons dire de l’opposition (de droite et des beaux quartiers) vénézuélienne qu’elle est soutenue financièrement par Washington. Cette ingérence se traduit par exemple par la réaction du très à droite sénateur républicain Marco Rubio qui a appelé très récemment à la tenue d’élections au Venezuela, supervisées par l’administration américaine… Autre sénateur américain avec une rhétorique identique, le démocrate John Kerry qui en 2014 sous la présidence d’Obama fustige Caracas en appelant à cesser « cette campagne de terreur ». Les assertions de Kerry seront finalement réfutées par The Guardian, qui est pourtant très souvent aligné sur les positions occidentales. Pour le journal britannique, John Kerry est déconnecté de la réalité. Le Guardian précise « ce ne sont pas seulement les pauvres qui s’abstiennent de manifester à Caracas, c’est pratiquement tout le monde à l’exception de quelques zones riches, où de petits groupes de manifestants se livrent à des batailles nocturnes avec les forces de sécurité ».

Et cette opposition présentée comme démocratique appelle fréquemment l’armée à la rejoindre. En 2002, le pacte républicain sera rompu après une tentative de coup d’état qui visait à renverser le président Chavez, qui avorta grâce à la détermination des classes les plus déshéritées. En 2017, le peuple du Venezuela a voté en faveur d’une nouvelle Constitution qui a pour principal objectif de graver dans le marbre un certain nombre de droits sociaux. Et une fois de plus le président américain, cette fois-ci Donald Trump, promet de réagir sévèrement contre le Venezuela.

Troisième question : quelles sont les préoccupations géopolitiques du Qatar et celles du Venezuela ?

Le Qatar est un partenaire de L’OTAN, et donc de facto un partenaire militaire de la France. Par ailleurs le Qatar est le suspect numéro 1 du financement du terrorisme. Mais ce dernier point ne rebute pas nos gouvernements successifs, ni le complexe militaro-industriel français, qui ne l’oublions pas participe au financement de la presse. Le Qatar est l’un des principaux acheteurs d’armes de la France. En 2015 elle a vendu pour 6,3 milliards d’euros de matériels d’armement au Qatar.

Le Venezuela est le pays avec la plus grande réserve de pétrole au monde. Un élément évident pour les enjeux géostratégiques, mais très peu mentionné et pris en compte dans les médias. En 2016 le Venezuela a exprimé sa profonde préoccupation en ce qui concerne l’éventualité d’une coopération militaire entre la Colombie et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Pour les dirigeants Vénézuéliens, cette annonce est une trahison de la parole donnée par le président Santos en 2010 au Président Hugo Chavez. En effet, le président Santos s’était engagé à ne pas établir une alliance militaire avec l’OTAN.

Au classement des importations d’armes, qui sans nul doute est le meilleur curseur pour évaluer le niveau d’agressivité d’un état, les dernières statistiques disponibles pour le Venezuela (2013) montrent que ce pays a importé pour 2, 3 millions de dollars d’armes. En comparaison la même année le Qatar a déboursé 51, 4 millions de dollars, soit 49 millions de dollars de plus que le Venezuela. En 2014, la Colombie s’est hissée au 20ème rang des pays importateurs d’armes avec une dépense de 119 millions de dollars, soit une augmentation de 46 millions de dollars par rapport à l’année 2013.

Quatrième question : quelles sont les situations économiques et sociales du Qatar et du Venezuela ?

L’économie du Qatar présente des performances remarquables. Même si le taux de croissance est passé de 16% en 2010 à 4,7% en 2015, le Qatar jouit toujours du plus fort taux de croissance de la région. L’émirat dispose des troisièmes réserves mondiales de gaz.

Si avec l’aide du pétrole et du gaz, le Qatar dépense des sommes astronomiques pour parfaire son image via le football, ce pays n’a pas la moindre préoccupation sociale. Bien au contraire, organisateur de la coupe du monde de football en 2022, selon beaucoup d’ONG le Qatar exploite des travailleurs qui vivent dans des logements sordides et surpeuplés.

Le Venezuela quant à lui traverse une grave crise politique, économique et sociale. Les médias attribuent la crise à la chute du cours du pétrole. Maurice Lemoine, journaliste spécialiste de l’Amérique latine et ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, nous rappelle qu’en 1998, à l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, le baril de pétrole se vendait à 7 dollars et il n’y avait ni pénurie ni crise économique. Donc l’explication de la crise par la chute des cours du pétrole ne tient pas, même si l’augmentation du prix du pétrole a aidé le Président Hugo Chavez par le passé à mettre en place des programmes sociaux.

Discussion entre Nixon et Kissinger attestant du renversement d’Allende

Maurice Lemoine voit dans les évènements récents la copie conforme de ce qui s’est passé en 1972 / 1973 au Chili, où la crise fut délibérément organisée afin de provoquer le Coup d’État politique d’Augusto Pinochet. Avec l’aval des États-Unis et le soutien de la CIA et du MI6, la prise du pouvoir de Pinochet déboucha sur l’instauration du premier laboratoire du néolibéralisme.

En résumé, Maurice Lemoine explique qu’au Venezuela, nous ne sommes pas dans une économie dirigiste, mais dans un processus de consultation populaire. De ce fait il y a des monopoles et donc des intérêts privés qui contrôlent à leur guise le circuit des produits de première nécessité. Ainsi comprenons bien que si les étalages des supermarchés sont vides, nous retrouvons les produits et denrées au marché noir vendus 10 fois leur prix. Dans cette affaire l’information que nous devons retenir, indique Maurice Lemoine, est que la première chose qu’a fait la nouvelle Assemblée nationale (de droite) après avoir gagné les élections de 2015, fut de faire passer une loi qui amnistie les spéculateurs de biens de première nécessité. C’est à dire, insiste Maurice Lemoine, que l’opposition au Président Maduro a purement et simplement avoué à la face du Monde ce qu’elle a fait depuis 2002. Et il ajoute que l’opposition peut même déclencher contre le Président un référendum révocatoire, mais cela ne l’intéresse pas car elle veut aller encore plus vite, ce qui implique de renverser le Président Maduro rapidement.

Sur la Radio Télévision Suisse, Maurice Lemoine met au défi l’animateur du journal du matin de lui fournir le nom d’un journaliste emprisonné pour délit d’opinion, ce à quoi le rédacteur de la RTS lui répond Leopoldo López. Maurice Lemoine répond à son tour, il n’est pas journaliste et il est incarcéré parce qu’il est considéré comme responsable de “l’opération de la salida” («la sortie») qui s’était soldée par 43 morts entre février et mai 2014. Leopoldo Lopez, qui fut formé à Harvard aux États-Unis et que la presse présente parfois comme un martyr, est sorti de prison le mois dernier pour être assigné à résidence.

Par ailleurs, il est important de noter que la NED (National Endowment for Democracy, Fondation nationale pour la Démocratie), fondée en 1983 sous le gouvernement de Ronald Reagan, verse à la droite vénézuélienne plusieurs millions de dollars chaque année. L’apanage de la NED est donc de financer les groupes d’opposants favorables aux intérêts américains. Selon le New-York Times (article de mars 1997), une pratique qui permet d’éviter à la CIA de “mettre les mains dans le cambouis”. N’en déplaise à certains redresseurs de torts, cette dernière affirmation est en effet irréfutable et facile à recouper du fait qu’en septembre 1991, Allen Weinstein, le législateur qui fixa les règles de la NED, déclara dans les colonnes du Washington Post : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait par la CIA il y a 25 ans de manière clandestine ». Enfin, “cerise sur le gâteau”, Carl Gershman, premier président de la NED, expliquait sans ambages « Il serait terrible pour les groupes démocratiques du monde entier d’être vus comme subventionnés par la CIA. Nous avons vu cela dans les années 1960, et c’est pour cela qu’on y a mis un terme. C’est parce que nous n’avons pas pu continuer à le faire que la fondation la NED a été créée ».

A propos des violences, il est instructif de savoir que la majorité des victimes des manifestations au Venezuela ne sont pas des opposants au gouvernement Maduro, mais des policiers, morts par tir d’armes à feu. Enfin beaucoup d’autres victimes sont lynchées en public par des forces de l’opposition au simple motif d’êtres chavistes.

Quoi qu’en disent les agents de diffusion de la propagande néocons / atlantiste, les faits attestent formellement que nous sommes dans la continuité d’un mode opératoire qui fonctionne depuis plusieurs décennies. Plus haut dans ce paragraphe nous avons vu le coup d’état de 1973 au Chili, mais il y a aussi le Coup d’État au Guatemala en 1954, le soutien étasunien à la dictature argentine de Videla et plus largement la tristement célèbre opération Condor qui fit rage dans toute l’Amérique du Sud. Dans le reste du monde, nous retrouvons ce scénario par exemple en Iran, en Afghanistan en Afrique, en Asie du Sud-Est… et cette liste est loin d’être exhaustive.

Conclusion

Il y a 443 ans, Étienne de La Boétie alors âgé de 16 ou 18 ans écrivit le " Discours sur la servitude volontaire" . Dans le chapitre sur la volonté de soumission, La Boétie développe l’idée que l’une des raisons pour laquelle les peuples se maintiennent dans la servitude est que les tyrans usent de plusieurs subterfuges comme par exemple les jeux. A la lecture de La Boétie, le transfert record de Neymar, payé de surcroît avec de l’argent sale, démontre que notre petite oligarchie au discours pourtant empreint de modernité et de droitdelhommisme nous ramène plusieurs siècles en arrière. Les membres de cette “caste politico-médiatique”, puisqu’il s’agit bien de cela, détournent le regard devant les agissements d’un état féodal et barbare.

En revanche ces mêmes individus n’ont pas le moindre scrupule quand ils donnent des leçons à un pays laïc et démocratique qui utilise sa principale ressource pour élaborer des projets sociaux. Nous sommes néanmoins informés sur les véritables enjeux de l’ingérence occidentale, car çà et là des fuites de documents, ou bien encore des témoignages de première main confirment que les causes des guerres ne sont généralement pas celles données par les gouvernements occidentaux.

Très récemment, la propagande a occulté la réalité barbare de notre intervention en Libye. Pour promouvoir cette guerre, les chantres de l’interventionnisme nous ont répété à longueur de journées que cette fois-ci la guerre était saine et complètement désintéressée. Pourtant, quelques mois plus tard, de nombreux reportages ont fini par nous démontrer que les véritables motivations du bloc atlantiste étaient une fois de plus de s’emparer des richesses locales, à savoir le gaz et le pétrole. De nombreux indices convergents et un même dénominateur commun (les hydrocarbures), pourtant là encore avec le Venezuela la rhétorique ne varie pas d’un iota. Malgré un “story-telling” jonché de cailloux blancs, avec force et acharnement nos professionnels de l’indignation sélective s’efforcent par tous les moyens de minimiser l’influence étasunienne en Amérique latine.

https://anticons.wordpress.com/2017/

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vendredi 11 août 2017

Les principales mesures prises par Le Qatar pour contrer l’Arabie saoudite et ses alliés

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Les principales mesures prises par Le Qatar pour contrer l’Arabie saoudite et ses alliés

https://www.tsa-algerie.com/les-principales-mesures-prises-par-le-qatar-pour-contrer-larabie-saoudite-et-ses-allies/

 

Le 5 juin, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Yémen, l’Égypte et les Maldives rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Il lui est reproché de soutenir des groupes islamistes radicaux et de ne pas prendre assez de distance avec l’Iran. Depuis, Doha a pris plusieurs mesures sur le plan international ou interne pour faire face au blocus et améliorer son image.

Suppression des visas

Le 9 août, le Qatar annonce qu’il supprime, avec effet immédiat, les visas d’entrée dans l’émirat pour 80 nationalités dans le but de stimuler le tourisme et le transport aérien.

Transfert de Neymar

Le 4 août, le footballeur brésilien Neymar débarque à Paris pour rejoindre son nouveau club, le Paris-Saint-Germain (PSG, propriété du Qatar), qui a mis sur la table plus de 220 millions d’euros pour le recruter.

Création du statut de résident permanent

Le 2 août le Qatar a créé un statut de résident permanent assorti de certains privilèges pour trois catégories d’étrangers, une première dans les pays arabes du Golfe. Selon les nouvelles dispositions, les enfants nés de mères qataries mariées à des étrangers vont bénéficier de ce statut, ainsi que ceux “ayant rendu service au Qatar” et les étrangers dont “les compétences peuvent bénéficier au pays”. Une commission au sein du ministère de l’Intérieur va statuer sur les cas des bénéficiaires.

Achats d’armes et exercices militaires

Le 14 juin, le Pentagone annonce que le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis et son homologue qatari Khaled Al-Attiyah ont conclu un accord de 12 milliards de dollars pour la vente à Doha d’avions de combat F-15. Le 1er août, le Qatar confirme une commande de navires de guerre à l’Italie pour un montant de cinq milliards d’euros. Le contrat porte sur sept navires de surface, quatre corvettes, un vaisseau amphibie et deux patrouilleurs.

Les États-Unis disposent d’une grande base aérienne dans le désert du Qatar, où se trouve aussi le siège du Centcom, le commandement central américain qui dirige les opérations contre le groupe État islamique (EI). Du 1er au 7 août, la Turquie et le Qatar mènent des exercices militaires conjoints, composés de deux phases, l’une terrestre et l’autre maritime.

Le Parlement turc avait approuvé le 7 juin la mise en œuvre d’un accord datant de 2014 permettant le déploiement de plusieurs milliers de soldats sur une base turque au Qatar.

Amendement d’une loi antiterroriste

Le 20 juillet, le Qatar a annoncé avoir amendé sa législation sur la lutte antiterroriste, l’un des sujets controversés à l’origine de la crise opposant l’émirat gazier à ses voisins qui l’accusent de soutenir des groupes extrémistes.

Partenariat avec Total

Le 11 juillet, la compagnie d’État Qatar Petroleum (QP) et le géant français Total officialisent un partenariat de 25 ans pour développer le grand gisement pétrolier offshore d’Al-Chahine, sur la côte orientale du Qatar. La co-entreprise baptisée North Oil Company sera détenue à hauteur de 70% par la firme qatarie et à 30% par l’entreprise française. Le partenariat avait été annoncé en 2016.

Vaste projet gazier

Le 4 juillet, le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), annonce son intention d’augmenter du tiers sa production de gaz, qui s’élèvera à 100 millions de tonnes de gaz naturel par an à l’horizon de 2024.

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mercredi 28 juin 2017

Crise diplomatique autour du Qatar: l'Arabie Saoudite dans une situation délicate

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L’Arabie saoudite serait à l’origine de la crise diplomatique autour du Qatar. Selon un diplomate iranien interrogé par Sputnik, les conditions posées à Doha par les pays ayant rejoint le blocus du Qatar risquent de mettre l’Arabie saoudite dans une situation délicate.

Les 13 conditions énoncées au Qatar par les pays membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui réclament notamment que Doha rompe ses relations avec l'Iran, présentent un danger pour l'Arabie saoudite, l'auteur de cette initiative, a déclaré vendredi à Sputnik Sabbah Zanganeh, ex-conseiller du ministre iranien des Affaires étrangères et ambassadeur iranien auprès de l'OCI.

«L'Arabie saoudite est derrière ces 13 conditions. Cela ne profite à aucun autre pays. Les pays arabes membres de l'OCI ont des relations amicales avec l'Iran […]. L'ultimatum lancé au Qatar présente des risques importants pour l'Arabie saoudite. Tôt ou tard, il y aura des preuves irréfutables du soutien politique, idéologique, financier, logistique et militaire que l'Arabie saoudite accorde aux terroristes, et cette information sera publiée», a indiqué M.Zangaheh.

D'après lui, si Riyad a des preuves concrètes à l'appui des accusations portées contre le Qatar, il devrait les présenter comme il se doit devant la Cour internationale en vue de lancer un procès équitable.

«Si ces accusations étaient prouvées, la situation prendrait une toute autre allure», a-t-il noté.

L'OCI «a tort de croire que les pressions politiques sur le Qatar et le blocus économique imposé à ce pays soient capables» d'influer sur Doha, le poussant à rompre les relations avec l'Iran ou à payer des compensations, a ajouté M.Zanganeh.

«Cela ressemble à du racket de la part de l'OCI et au retour à l'époque de l'ignorance préislamique», a noté le diplomate.

Selon lui, Téhéran continuera d'accorder une aide humanitaire au Qatar tout comme il le ferait pour n'importe quel autre pays, même pour l'Arabie saoudite.

«L'Iran viendra en aide à n'importe quel pays visé par un blocus, même si le peuple saoudien se trouve dans une situation humanitaire difficile suite à un blocus imposé par ses voisins. C'est un principe immuable pour l'Iran», a-t-il affirmé.

https://fr.sputniknews.com/international/201706241031967161-qatar-iran-blocus-arabie-saoudite-risque/

 

Posté par ddupr à 07:34 - - Permalien [#]
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vendredi 16 juin 2017

Revue de presse (sélection du 5 au 15 juin 2017) 2° partie

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Après Paris Première, Natacha Polony est virée d’Europe 1

Coup dur pour Natacha Polony qui – après avoir été remerciée par Paris Première la semaine dernière – vient de se faire virer d’Europe 1 par courrier. La journaliste accuse le coup.

La saison 2016-2017 se termine de façon plutôt brutale pour Natacha Polony. La semaine dernière, la journaliste qui n’a jamais eu sa langue dans sa poche, se voyait remerciée par Paris Première. Son émission Polonium n’étant pas reconduite à la rentrée. Aujourd’hui, ce sont nos confrères de Puremedias qui nous apprennent que c’est son autre employeur, Europe 1, qui vient de sèchement lui envoyer une lettre de licenciement sans entretien préalable.

https://fr.news.yahoo.com/après-paris-première-natacha-polony-virée-d-europe-173700539.html

Dans le nouvel entretien d'actualité (#44 enregistré le 13 juin au soir), François Asselineau dresse le bilan du 1er tour des legislatives en France et des législatives au Royaume-Uni-----------------------

https://www.upr.fr/…/entretien-dactualite-44-bilan-legislat…

Libertés[2]

Projet de loi antiterroriste : "On pourra être privé de liberté sur la base d’un soupçon"

 Vu comme une perpétuation de l’état d’urgence, le projet de loi antiterroriste suscite l’inquiétude des défenseurs des libertés publiques qui, comme la magistrate Laurence Blisson, craignent que la logique de suspicion ne menace la démocratie.

 Le projet de loi antiterroriste du gouvernement d’Emmanuel Macron, dont Le Monde a publié le contenu jeudi 8 juin, suscite une vive inquiétude parmi l’opposition, les magistrats et les défenseurs des libertés publiques qui y voient la manifestation d’une "dérive de la répression administrative préventive".

http://www.france24.com/fr/20170609-france-projet-loi-antiterroriste-executif-pourra-priver-liberte-base-soupcon-macron

 

Selon que vous utilisez votre smartphone ou votre ordinateur, le débit Internet disponible sera très différent dans l’Hexagone.

 

Vous trouvez le débit internet trop lent ? Si vous êtes sur un smartphone, c’est étonnant. Si vous êtes sur un ordinateur, en revanche, c’est presque normal. C’est en tout cas la conclusion d’un rapport sur l’état de l’Internet dans le monde, publié fin mai par la société américaine Akamai Technologies, spécialisée dans le développement de réseaux de serveurs.

 

http://www.leparisien.fr/high-tech/data-internet-la-france-bonne-eleve-du-reseau-mobile-et-cancre-du-reseau-fixe-13-06-2017-7047963.php#xtor=AD-1481423552

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Espagne

Référendum sur l'indépendance de la Catalogne annoncé pour le 1er octobre
Si le président de la Catalogne signe ce décret, cela bravera l'interdiction faite par la justice espagnole et pourrait provoquer une réaction forte de la part de Madrid (intervention de l'armée?). La situation est en train de se pourrir, et correspond à la vision d'une Europe des euro-régions, sans Etats-nations, souhaitée par l'UE.

Italie

La banque Monte Paschi sauvée des eaux
Le gouvernement italien a sauvé la banque Monte Paschi, mal en point, pour un montant de 6,6 milliards d'euros, en la nationalisant à 70%. Ce statut permettra au gouvernement d'empêcher la spéculation folle aboutissant à la privatisation des gains et à la nationalisation des pertes.

Algérie

L'armée française prête à intervenir en Algérie?
Le Canard enchaîné a relevé que le Drian rend possible une intervention militaire française sur sol algérien, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Encore un acte diplomatique insensé étant donné l'Histoire entre Algérie et France.

Russie

Moscou et Pékin créeront un fonds d'investissement commun en yuans
"La China Development Bank, qui a déjà octroyé 70 milliards de dollars de prêts à l'économie russe (...) a proposé de mettre en place un fonds en yuans, qui doit permettre aux Chinois d'investir davantage en Russie." Poutine a soutenu cette idée.
Cérémonie inaugurale du méthanier Christophe de Margerie
La Russie envoie régulièrement des signaux d'amitié envers le peuple français. Poutine rend hommage au défunt PDG de Total qui a beaucoup fait pour renforcer les amitiés et les partenariats économiques entre les deux pays.
Un chasseur russe intercepte un avion norvégien près de la frontière russe
L'occident teste encore et encore le sang-froid et les mécanismes de défense de l'ours russe...

Chine

L'Inde et le Pakistan rejoignent l'Organisation de coopération de Shanghaï
L'OCS oeuvre au renforcement de la confiance entre les Etats membres, la sauvegarde de la paix, la sécurité et de la stabilité dans la région et le développement de la coopération dans les domaines politiques, économiques et commerciaux. Son extension fait aussi contre-poids aux menaces de l'OTAN.

Royaume-Uni

Theresa May veut une régulation internationale d'internet
Theresa May veut lutter contre les libertés sur internet, et s'attaque à la neutralité d'internet en demandant aux fournisseurs d'accès de s'impliquer. Pour rappel, l'UPR veut la neutralité absolue d'internet, espace de libertés fondamental à la démocratie.
Attentat de Londres : c'est la faute du Brexit !
Des journalistes ont osé faire le lien entre les deux événements... il n'empêche que ce genre d'intox a pu coûter à May sa majorité absolue.

Qatar

Arabie Saoudite, Egypte et Bahreïn rompent leurs liens diplomatiques
L'hôpital qui se fout de la charité: l'Arabie Saoudite rompt ses liens diplomatiques avec le Qatar pour son soutien au terrorisme, alors même qu'elle a financé Daech elle aussi.

Bulgarie

La drogue des combattants de Daech fabriquée par l'OTAN
Le captagon, drogue utilisée par Daech pour transformer ses soldats en d'insensibles machines de guerre, est produit dans un laboratoire de l'OTAN en Bulgarie.

Allemagne

L'Allemagne ne fait plus confiance aux Etats-Unis
29% de la population seulement qualifie de bonnes les relations entre les deux pays. L'ambassadeur allemand en Russie a parlé de surmonter les obstacles ensemble entre les deux pays. Bref, peut-être un début de rapprochement Allemagne-Russie, qui était la hantise du défunt Brzezinski.

Syrie

L'occident bombarde Raqqa au phosphore blanc
Terrorisme de l'occident, qui utilise le phosphore blanc pouvant brûler et tuer des personnes. C'est pourtant interdit dans des zones où les civils sont proches des forces armées.

Union européenne

Défense européenne, la fin d'un tabou
Un fonds européen pour la défense va être créé: conforme à la volonté de la ministre de la défense qui veut une défense européenne et non française. C'est encore un héritage du gaullisme qui est menacé: la vision d'une France militairement souveraine, dotée d'une diplomatie à part entière et indépendante.
Agriculture bio: l'UE veut autoriser les pesticides et réduire les contrôles qualité
A tous les amateurs de bio qui pensent qu'il faut voter pour des candidats européistes : êtes-vous sûrs que ce soit le bon choix que de rester dans une UE infiltrée par les lobbies et sans réel contre-pouvoir démocratique ?