mardi 3 avril 2018

Le Parlement durcit les règles pour les écoles hors contrat

Les députés ont voté « conforme » le 29 mars une proposition de loi centriste qui encadre plus strictement l’ouverture des établissements hors contrat.

ACT ECOLES MUSULMANES

Ce texte, soutenu par le gouvernement, vise à éviter que ces écoles ne deviennent des foyers de radicalisation.

Dans une école privée musulmane dans le quartier du Mirail à Toulouse, en janvier 2015. ZOOM

Dans une école privée musulmane dans le quartier du Mirail à Toulouse, en janvier 2015. / Remy Gabalda/AFP

Que prévoit le texte ?

La proposition de loi de la sénatrice UDI d’Ille-et-Vilaine Françoise Gatel prévoit un durcissement des règles d’ouverture des écoles hors contrat. Contrairement à la réforme voulue en 2016 par le gouvernement socialiste, qui avait finalement été invalidée par le conseil constitutionnel, elle ne revient pas sur le principe d’un régime de déclaration, proche de celui qui prévaut pour les associations.

En revanche, elle unifie les dispositions qui s’appliquent aux premier et second degrés et instaure un « guichet unique », l’autorité académique devant transmettre le dossier au maire, au préfet et au procureur.

Surtout, elle allonge à trois mois (contre parfois un seul) la période pendant laquelle ces instances peuvent s’opposer à une ouverture. De quoi permettre un véritable examen du dossier. Elle complète également la liste des motifs que les autorités peuvent invoquer, notamment l’ordre public.

De même, si un établissement passe outre une opposition, ses responsables encourent une fermeture de l’école, une amende de 15 000 € et six mois de prison ferme. Enfin, le texte pose le principe d’un contrôle annuel par les services de l’éducation nationale, tenus de prévenir les autorités si l’enseignement dispensé est contraire à la moralité ou aux lois.

Comment se sont déroulés les débats à l’Assemblée ?

Les débats, qui ont débuté le 28 mars, entre l’hommage aux victimes des attentats de l’Aude et la marche blanche à la mémoire de Mireille Knoll, ont été vifs. « Le contexte actuel doit nous donner encore plus d’ardeur à voter une loi comme celle-ci », a estimé Jean-Michel Blanquer.

Pour le ministre de l’éducation, la proposition Gatel doit permettre de combattre « l’embrigadement » islamiste. Il était devenu nécessaire de modifier un système « complexe », « incomplet » et « obsolète », face à la « hausse exponentielle » des ouvertures d’écoles hors contrat (+ 15 % dans le primaire à la rentrée dernière) et aux « nouvelles menaces », a-t-il fait valoir.

Durant l’examen, plusieurs élus ont évoqué la difficulté d’obtenir après-coup la fermeture d’un établissement en se référant au cas de l’école musulmane Al Badr à Toulouse, qui a fait l’objet d’un bras de fer judiciaire. Comme la majorité LREM-MoDem, saluant un « juste équilibre », les LR ont soutenu la « savante combinaison entre la liberté d’enseignement, protégée par la Constitution et le contrôle ».

 

De leur côté, les groupes de gauche ont plaidé, en vain, pour un régime d’autorisation dans lequel l’école devrait obtenir le feu vert des autorités pour ouvrir. Mais voyant tout de même dans cette proposition des « avancées », la Nouvelle gauche a finalement elle aussi voté le texte, adopté à main levée dans les mêmes termes qu’au Sénat fin février.

Pour revenir à la version sénatoriale, le gouvernement a fait supprimer un amendement ajouté en commission visant à empêcher une personne inscrite au fichier des personnes recherchées de diriger un établissement. Les autorités administratives pourront recourir au motif d’ordre public dans un tel cas, a cherché à rassurer Jean-Michel Blanquer.

Denis Peironhttps://www.la-croix.com/Famille/Education/Le-Parlement-durcit-regles-ecoles-hors-contrat-2018-03-29-1200927814?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180329&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=971824&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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dimanche 25 mars 2018

Vaccins : un rapport parlementaire italien explosif

Au moment où la Commission à l’Environnement, la Santé publique et la Sécurité alimentaire du Parlement européen s’apprête à soumettre au vote une résolution sur « les réticences à la vaccination et la baisse du taux de vaccination en Europe », un pavé tombe dans la mare des certitudes vaccinolâtres.

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Ce pavé, c’est le rapport officiel d’une Commission d’enquête parlementaire italienne rendu public le 7 février 2018. L’objet du rapport : comprendre les raisons de milliers de décès et de maladies graves chez les personnels militaires italiens affectés à des missions à l’étranger. Les experts ont pris en compte tous les facteurs de risques auxquels ils ont été exposés, au premier rang desquels l’uranium appauvri présent dans les bombes et d’autres agents liés à l’armement. Mais ils ont également analysé d’autres facteurs de risque, notamment pour les soldats jamais partis en mission, et l’un d’entre eux retiendra en particulier notre attention en ce moment : les vaccins.

Après 18 années d’enquête pour déterminer les causes de milliers de décès, cette Commission parlementaire a identifié un risque significatif de développer des cancers et des maladies auto-immunes après l’administration de vaccins combinés et multi-doses, tels que recommandés dans le calendrier de prévention militaire (p. 156 du rapport). Rappelons ici que les vaccins pour les militaires sont identiques aux vaccins pour les enfants (pp. 156-157).

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Les résultats de l’examen de la Commission – dont les intérêts ne sont ni en faveur, ni opposés aux vaccins et qui ne peut être considérée comme « appartenant à des mouvements réticents à la vaccination », – sont un sérieux signal d’alarme dans le contexte actuel de l’extension des obligations vaccinales en Europe. Les éléments qui suivent devraient donc faire réfléchir à deux fois les autorités européennes :

La Commission n’a pas pu trouver une seule étude démontrant la sûreté des vaccins combinés (p. 154).

• La Commission a estimé que « la quantité cumulée des différents composants des vaccins dépasse les quantités autorisées pour les autorisations de mise sur le marché des vaccins monovalents » . Cela signifie que dans les vaccins combinés, la somme des adjuvants (par exemple, aluminium ou mercure), conservants et contaminants biologiques – virus, bactéries, mycoplasmes et mycobactéries, ainsi que l’ADN fœtal humain ou d’ADN animal, provenant des tissus organiques de culture pour la fabrication des vaccins – n’a pas été testée.

« Les vaccins qui ont un nombre important de composants en termes quantitatifs, mais aussi en variété des composants étrangers, déterminent un nombre plus élevé d’effets secondaires. » (p. 139)

Entre autres, la Commission s’inquiète de l’usage et de la sécurité des vaccins à base d’adjuvants aluminiques (p. 160) (type vaccins « polio » hexavalents recommandés aussi chez les enfants), des quantités élevées d’ADN humain et animal retrouvées dans certains vaccins (ROR) et de la présence de nanoparticules inflammatoires polluant tous les vaccins. (pp. 157, 159, 165)

Les recommandations de la Commission parlementaire pour l’immunisation incluent :

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L’utilisation de vaccins et de doses isolés plutôt que de vaccins combinés (p. 186)

Ne pas administrer plus de 5 vaccins (souches vaccinales différentes) lors d’une seule visite.

Une évaluation individuelle des risques avant la vaccination (pp. 126, 186) à partir des tests sanguins et des antécédents médicaux du patient. Ces tests ont pour objectif de déterminer les changements du système immunitaire et notamment son hyper-activation. La Commission a identifié 81 éléments à tester, en plus des composants actifs des vaccins (pp. 170). Les notices des vaccins recommandent d’ailleurs la vérification de l’état de santé de la personne à vacciner au moment de l’administration du vaccin (pp. 143, 148). Se basant sur ces notices, la Commission a énuméré une série de maladies qui contre-indiquent la vaccination. Le nombre cumulé des effets secondaires repris dans les notices examinées pour les militaires, s’élève à 240. (p. 174) (Précisons que la Commission a uniquement analysé les notices des fabricants, mais que le nombre des effets secondaires mentionné dans les rapports de suivi est nettement plus élevé.)

Un suivi à long terme de chaque vaccin individuel (1, p. 154).

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De ne pas revacciner pour une maladie pour laquelle l’immunité est déjà existante, comme pour les personnes ayant fait des maladies d’enfance.

Les recommandations de la Commission parlementaire pour une politique vaccinale plus sûre incluent :

Le développement de vaccins « purifiés » pour limiter l’accumulation de composants toxiques. (p. 155)

Des études permettant d’évaluer les effets et la sûreté de la vaccination à moyen et long termes. La plupart des vaccins ne sont évalués que sur une très brève période, quelques jours parfois ou semaines et généralement moins d’un mois. (pp. 155, 185)

De meilleures études sur les composants des vaccins, notamment les adjuvants et contaminants.

« Erreur en deçà des Alpes, vérité au-delà » ?

À la lecture de ce rapport, tout ce qu’il y a de plus officiel, plusieurs questions se posent :

Si un militaire court un risque avec plus de 5 vaccins, nos enfants sont-ils vraiment en sécurité avec 9, 11 ou 21 (par ex. hexavalent 8 souches + Prevenar 13) ?

Que dira notre ministre de la Santé Agnès Buzyn des conclusions de ce rapport, elle qui déclarait encore il y a peu : « Nous avons la certitude que ces vaccins sont inoffensifs » ?

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Les autorités européennes peuvent-elles en conscience ignorer les conclusions de ce rapport et s’engager résolument dans la fuite en avant que constitue la proposition de résolution du Parlement européen sur les réticences à la vaccination ?

En effet, l’Article 3 de la proposition de résolution du Parlement européen « souligne que les vaccins sont sûrs selon l’OMS, puisqu’un vaccin autorisé est rigoureusement testé lors de multiples essais cliniques, avant que son utilisation ne soit approuvée, et ensuite régulièrement réévalué après sa mise sur le marché » .

Nous vous reparlerons prochainement des avancées de ce projet européen, et comment vous pouvez vous mobiliser, mais sachez d’ores et déjà qu’une copie du rapport a été transmise au Parlement européen, et les quelques éléments qui précèdent aux députés européens. Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas.

 

Références :

Rapport entier de la commission parlementaire italienne ici

Traduction en anglais validée par la cour de Gènes ici.

https://www.alternativesante.fr/vaccins/vaccins-un-rapport-parlementaire-italien-explosif

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dimanche 11 mars 2018

Retraites agricoles : le «coup de force» du gouvernement pour torpiller une proposition de loi au Sénat

«Un coup de force» du gouvernement, un «oukase inadmissible». Sur tous les bancs, les sénateurs se sont étranglés mercredi en découvrant le tour de passe-passe imaginé par l’exécutif pour torpiller une proposition de loi communiste, pourtant très consensuelle, visant à revaloriser les retraites agricoles.

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Le texte, qui devait être examiné mercredi soir, faisait pourtant l’unanimité, depuis les communistes qui le portaient jusqu'à la droite, majoritaire au Sénat. Déjà voté en 2016 à l’Assemblée – sous la précédente législature –, il avait été voté par tous les groupes en commission. Le passage dans l’hémicycle apparaissait donc comme une formalité. Il s’agissait de porter le montant de retraite de 75% à 85% du Smic net pour une carrière complète de chef d’exploitation (soit un gain de 116 euros par mois).

Sauf que mercredi, le gouvernement a déposé un amendement repoussant l’application de la mesure à 2020. «L’amélioration des petites pensions agricoles ne peut être envisagée indépendamment des autres évolutions qui affectent notre système de retraites», est-il justifié, ce qui renvoie la discussion à la future réforme des retraites : «Les débats devront tenir compte de la situation de tous les assurés quelle que soit la nature de leur activité professionnelle. C’est pourquoi cette question ne peut être tranchée dans le calendrier qui figure dans cette proposition de loi Mais le gouvernement ne s’arrête pas là : dans la foulée, celui-ci sort de sa botte l’article 44.3 de la Constitution qui déclenche une procédure dite du «vote bloqué». Le 44.3 c’est un peu, pour le Sénat, l’équivalent du 49.3 à l’Assemblée. Un «super-pouvoir» donné au gouvernement qui oblige les parlementaires à se prononcer par un seul vote sur le texte en ne retenant que les amendements du gouvernement. C’est comme si l’amendement qui revient à enterrer la proposition de loi était fondu dans le texte, impossible de le dissocier. En clair, soit le Sénat vote pour le texte et le rend du même coup inapplicable, soit il vote contre… Face, je gagne. Pile, tu perds. Voilà le texte reparti pour une nouvelle navette parlementaire et donc renvoyé aux calendes grecques.

Formules assassines

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La méthode a évidemment soulevé un tollé. Sur le fond, les sénateurs ont rappelé que la pension moyenne des retraités agricoles «demeure inférieure au seuil de pauvreté et au minimum vieillesse» et ironisé sur le «courage» du gouvernement qui rejette la revalorisation trois jours après la fin du Salon de l’agriculture. Sur la forme, les formules assassines ont fusé : «coup de force inédit et d’une rare violence» pour Eliane Assassi (PCF), «artillerie lourde, méthode brutale» (René-Paul Savary), «pillonnage du Parlement» (pour le groupe socialiste), «déni de démocratie», etc.

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La ministre de la Santé et celui des Relations avec le Parlement ont été vivement hués : Agnès Buzyn a invoqué le problème de calendrier «au regard du débat qui va s’engager sur la réforme de nos régimes de retraites» et Christophe Castaner a souligné l’impact financier de la mesure: «le gouvernement vous propose une application réaliste, au 1er janvier 2020. Ce n’est pas un soir de mars qu’on peut trouver 400 millions d’euros», a-t-il tenté, défendant au passage la procédure du vote bloqué : «La Constitution française, quand elle s’applique, n’est pas une dictature.»

Mais alors que le Premier ministre reçoit, ces jours-ci, les huiles parlementaires de tous bords pour faire l’article de la future révision constitutionnelle censée renforcer le pouvoir du Parlement, le message qui vient de leur être adressé, ne manque pas de sel. Et le pataquès de mercredi risque de braquer un peu plus la droite sénatoriale, qui freine déjà des quatre fers sur une réforme de la Constitution. C’est ce que n’a pas manqué de relever le président de la commission des Lois, Philippe Bas (Les Républicains) : «C’est mal augurer de l’avenir de nos discussions sur le travail législatif que de procéder par l’utilisation de moyens qui exercent sur le Parlement un rapport de forces inadmissible», a-t-il averti plus tôt dans la journée, passant un savon au secrétaire d’Etat Olivier Dussopt, qui se trouvait alors au banc du gouvernement. Pour Philippe Bas, si le vote bloqué est constitutionnel, le gouvernement l’utilise habituellement pour faire aboutir une discussion sur l’un de ses propres projets de loi et non pour saborder «un texte d’initiative parlementaire». «Il y a le droit et l’abus de droit lors que l’on sort de la Constitution», a-t-il dénoncé.

(...)

http://www.liberation.fr/politiques/2018/03/08/retraites-agricoles-le-coup-de-force-du-gouvernement-pour-torpiller-une-proposition-de-loi-au-senat_1634685

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L'agenda du gouvernement n'a rien à voir avec l'agenda parlementaire, c'est à Bruxelles qu'il est élaboré...Certains parlementaires ont du mal à le comprendre!     P.G.

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lundi 26 février 2018

L'entrepreneur et député LREM Bruno Bonnell aurait fait travailler gratuitement un assistant

Selon Mediapart, un collaborateur du député macroniste Bruno Bonnell a décidé de jeter l’éponge, déclarant n'avoir reçu ni salaire, ni contrat. Un couac pour le député-chef d'entreprise qui est l'une des têtes d'affiche médiatique de LREM.

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Un chef d'entreprise devenu député qui ne paie pas l'un de ses collaborateurs parlementaires ? Cela a tout l'air d'une nouvelle polémique pour La République en marche (LREM) dont les parlementaires accumulent les couacs depuis leur prise de fonction en juin 2017. Le très médiatique député du Rhône et entrepreneur Bruno Bonnell doit ainsi faire face à de nouvelles révélations compromettantes, ce 24 février.

Selon Mediapart, l'un de ses collaborateurs parlementaires a décidé de quitter son équipe, assurant avoir travaillé pendant plusieurs mois sans contrat de travail ni rémunération. Interviewé par le site d'investigation, le militant LREM Hadj Djennas annonce avoir «travaillé de septembre à décembre en circonscription pour assurer l'ancrage local du député».

Alors que son statut n'aurait jamais été tranché, Hadj Djennas dit avoir représenté Bruno Bonnell lors de manifestations publiques ou rédigé des mails pour l'élu de la nation. Même si auprès de Mediapart, il confie que sa collaboration ne dépendait pas d'une question d'argent, étant donné sa situation professionnelle, il souhaitait avoir «la protection d'un contrat de travail, notamment en cas d'accident», et «disposer d'un statut de collaborateur parlementaire pour crédibiliser [ses] actions»». En conséquence, Hadj Djennas aurait proposé à plusieurs reprises à Bruno Bonnell de clarifier sa situation, sujet que ce dernier aurait «éludé ou reporté [...] sans remettre en cause la qualité de [son] travail».

Mediapart a d'ailleurs retrouvé des documents attestant du fait qu'Hadj Djennas était un collaborateur actif pour Bruno Bonnell. Il l'aurait notamment représenté officiellement au «forum des réfugiés», lors d'une visite de quartier ou à l’inauguration du nouveau local de l’Association d’aide au logement des jeunes (AILOJ) et, à chaque fois, sous une casquette de «collaborateur parlementaire».

Contacté par Mediapart, Bruno Bonnell a refusé de commenter l'affaire. Hadj Djennas a, lui, confirmé pour le site d'investigation que son avocat avait engagé «une tentative de résolution amiable du litige avec Bruno Bonnell», faute de quoi il serait prêt à engager une procédure aux prud'hommes.

Récemment, Bruno Bonnell a fait parler de lui, suscitant l'ire de personnalités de l'opposition, en raison de propos tenus le 9 février sur RMC : «[On] n'entend que ça, le pouvoir d'achat, comme si la vie se résumait au pouvoir d'acheter».

https://francais.rt.com/france/48294-entrepreneur-depute-lrem-bruno-bonnell-a-fait-travailler-gratuitement-un-assistant-selon-mediapart

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Décidément, ce député macronien n'en rate pas une. Voir notre récente publication:

Un député En Marche multimillionnaire trouve qu’on parle trop de pouvoir d’achat

P.G.

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vendredi 23 février 2018

À l'Assemblée, une députée LREM monte au front contre la suppression des petites lignes SNCF

Alors que le rapport Spinetta propose de fermer certaines petites lignes ferroviaires, peu fréquentées et trop coûteuses à ses yeux, de nombreux élus s'inquiètent des conséquences pour les zones moins bien desservies...y compris à La République en Marche.

ACT LIGNES SNCF

"Vous avez vu les guignols d'En Marche? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose". Lors de son désormais fameux "cours" à l'EM Lyon, Laurent Wauquiez avait repris à son compte une critique récurrente adressée aux députés LREM, à savoir d'être des députés "godillots", adeptes jusqu'au-boutistes de la discipline de groupe. Reste que, à l'image de la future loi "asile et immigration" qui a provoqué un début de fronde au sein des adeptes de la start-up nation, la réforme à venir de la SNCF et les préconisations explosives du rapport Spinetta pourraient ouvrir un nouveau débat en interne.

Ce mardi 20 février, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la députée LREM du Loiret, Caroline Janvier, a estimé, s'adressant à la ministre des Transports Elisabeth Borne, qu'"une recommandation au sein du rapport est assez préoccupante". Et de préciser, plus ferme: "La volonté de supprimer les lignes de catégorie 7 à 9 desservant nos petites villes n'est pas acceptable". Remis le 15 janvier à la ministre par Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d'Air France, le rapport consacré à la SNCF inquiète déjà les syndicats, notamment par ses propositions d'abandon du recrutement de cheminots ou de transformation de la SNCF en société anonyme. Mais également par sa recommandation de fermer des "petites lignes", celles qui mobilisent 16% des moyens consacrés au secteur ferroviaire, mais ne transportent que 2% des voyageurs dans moins de 10% des trains.

"Le principe d'égalité de l'accès à la mobilité doit être conservé", plaide la députée, selon laquelle en région Centre, "ce serait des lignes comme Paris-Chateauroux-Vendôme-Tours, Tours-Chinon ou Bourges-Montlucon, qu'il faudrait arrêter". Sans véritablement répondre à ce point précis, la ministre des Transports a rappelé la volonté du gouvernement d'"améliorer la mobilité des Français sur tout le territoire", et le "rôle essentiel" de "notre service public ferroviaire"".

Interrogé à son tour par le député UDI, Agir et indépendant du Nord Guy Bricout, le Premier ministre Edouard Philippe s'est montré quelque peu sur la défensive, cherchant à dédouaner le gouvernement. "L'avenir de ces petites lignes, ce n'est pas le gouvernement qui peut le déterminer. C'est probablement le gouvernement qui est le moins bien placé pour le déterminer", a-t-il fait valoir, avant d'ajouter que l'avenir de ces lignes "dépendra de discussions qui auront lieu avec les régions, dont c'est une partie de la responsabilité, avec l'entreprise, dans le cadre des schémas d'aménagement qui sont prévus par la loi".

Droite et gauche à l'unisson contre la proposition

Par ailleurs, la possible suppression des petites lignes est l'un des points du rapport qui mobilise le plus contre lui, au delà des clivages politiques. "Si on continue comme ça, on va faire une France que des métropoles et des très grandes villes", s'est notamment inquiété sur Franceinfo Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.

Même son de cloche du côté de Les Républicains dont le vice-président Guillaume Peltier a demandé ce mardi sur LCP au gouvernement de ne "suivre en rien les recommandations du rapport sur la question des lignes du quotidien". Et d'ajouter: "Nous serons chez Les Républicains des défenseurs acharnés de la France des provinces et de ce droit fondamental de nos travailleurs dans nos territoires de se déplacer". Dans La Dépêche du Midi, la présidente PS de la Région Occitanie Carole Delga a elle estimé que supprimer les petites lignes, c'est "dévitaliser les territoires (...)C'est contraire aux forts besoins des populations rurales et cela va renforcer leur sentiment de déclassement".

https://www.marianne.net/politique/l-assemblee-une-deputee-lrem-monte-au-front-contre-la-suppression-des-petites-lignes-sncf?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Comble de l'hypocrisie? Démagogie électoraliste ou simple bêtise? Peut- être un mélange des trois. Comment peut- on soutenir des politiques et leur origine (la "construction européenne" et sa logique) et en déplorer les conséquences? L'article 106 du TFUE contraint les gouvernements à une mise en concurrence des services publics, prélude à leur privatisation! La suppression des lignes non rentables est parfaitement logique et conforme à l'application des grandes orientations de politique économique de la Commission européenne (art. 121).  Comme le dit justement le Premier Ministre: ""L'avenir de ces petites lignes, ce n'est pas le gouvernement qui peut le déterminer. C'est probablement le gouvernement qui est le moins bien placé pour le déterminer" : il ne fait qu'obéir aveuglément à des décisions venues d'ailleurs.    P.G.

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dimanche 4 février 2018

Discours de Trump sur l'état de l'Union : ce qu'il faut retenir

Lors de son discours de l'état de l'Union, Donald Trump s'est posé en rassembleur appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l'immigration.

 

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Face au Congrès réuni au grand complet, le président des États-Unis a lancé mardi 30 janvier un appel au rassemblement à l'issue d'une première année au pouvoir marquée par les divisions et une avalanche de polémiques et de scandales. Au plus bas dans les sondages, sous la menace de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'interférence russe dans la campagne, M. Trump s'est tenu à l'écart des critiques frontales de ses adversaires. Et il a esquissé des pistes de coopération avec les démocrates, de l'immigration aux infrastructuresVoici les principaux points du discours sur l'état de l'Union prononcé par Donald Trump devant les élus américains.

 

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Un graphique de notre partenaire Statista

■ sur l'économie

Le chef d'État n'a pas manqué de revenir sur le succès de l'économie américaine. "La Bourse a battu des records les uns après les autres", s'est félicité l'ancien présentateur de téléréalité, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

"Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent", a assuré le président.

■ Sur le plan d'investissements

"Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays", a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d'appuyer un plan d'investissement "d'au moins 1.500 milliards de dollars" pour développer ces réseaux vieillissants.

■ Sur l'immigration

Donald Trump a réitéré mardi sa volonté de durcir la politique d'immigration, en affirmant que les frontières trop poreuses des États-Unis avaient coûté de "nombreuses vies", lors de son premier discours sur l'état de l'Union.

"Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d'entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes", a déclaré le président américain.

Il a par ailleurs évoqué la situation des "Dreamers", entrés illégalement sur sol américain lorsqu'ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine "devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n'obtient tout ce qu'il voulait, mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin".

■ Sur les États "rivaux"

Donald Trump a évoqué les pays "rivaux" des États-Unis "comme la Chine et la Russie" affirmant que ces derniers menacent "nos intérêts, notre économie et nos valeurs" et que face à eux "la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit".

Pour assurer la "puissance" de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l'armée américaine, notamment pour "moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire" afin de "le rendre si fort et si puissant qu'il dissuadera toute agression".

■ Sur Guantanamo

"Je viens juste de signer un décret ordonnant" au ministre de la Défense Jim Mattis "de réexaminer notre politique d'incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay", a annoncé le milliardaire.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

■ Sur l'Iran

"L'Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté", a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l'Iran.

"Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux", a-t-il fait valoir tout en demandant "au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien" qu'il n'a de cesse de critiquer.

■ Sur la Corée du Nord

"Aucun régime n'a opprimé ses propres citoyens" aussi "brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord", a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

"La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire", a-t-il mis en garde.

https://www.latribune.fr/economie/international/discours-de-trump-sur-l-etat-de-l-union-ce-qu-il-faut-retenir-766737.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180201

Voir aussi:

Ce qu'a dit (et n'a pas dit) Donald Trump à Davos

Ce devait être la "masterpiece" du forum de Davos, et, finalement, l'intervention de Donald Trump en séance plénière pour la clôture du forum de Davos a plutôt fait pschitt. Le président américain, dans un discours d'une quinzaine de minutes (4 fois moins long que celui d'Emmanuel Macron le mercredi dans la même salle), a joué l'apaisement et évité les provocations, se contentant au final de dénoncer la presse et ses « fake news », un mantra des tweets de @realDonaldTrump. Il a surtout mené une opération séduction en direction des entreprises pour leur dire que le moment n'a jamais été aussi favorable pour investir aux Etats-Unis.

Arrivé jeudi en début d'après-midi, le 45e président américain a multiplié les rencontres bilatérales, notamment avec Theresa May malgré des relations américano-britanniques assez refroidies, et avec Benjamin Netanyahu le Premier ministre israélien. Surtout, il a invité à dîner une quinzaine de patrons de grandes entreprises mondiales, dîner auquel participait, pour la France, le patron de Total, Patrick Pouyanné.

Rassurer les partenaires commerciaux et diplomatiques

Lors de ces rencontres, comme lors de son intervention publique, Donald Trump a cherché à amadouer les entreprises. Reprenant son slogan de toujours, le président américain a assuré à Davos que "L'Amérique d'abord n'était pas l'Amérique seule", dans un discours destiné à rassurer les partenaires commerciaux et diplomatiques des Etats-Unis.

"Je ferai toujours passer l'Amérique d'abord, tout comme les dirigeants d'autres pays devraient le faire aussi. Mais l'Amérique d'abord, ne signifie pas l'Amérique seule", a-t-il déclaré dans son discours devant le Forum économique mondial.

Devant une audience toute acquise aux principes du libre-échange et du multilatéralisme, Donald Trump poursuivait :

"Je suis là pour représenter les intérêts du peuple américain et pour affirmer l'amitié et la coopération des Etats-Unis pour construire un monde meilleur."


Il a décrit une Amérique aux portes de la prospérité et a aussi longuement vanté sa réforme fiscale, conçue comme un moyen d'attirer aux Etats-Unis emplois et capitaux. Il a cité le cas Apple, qui a dit vouloir réinvestir « 350 milliards de dollars », ce qu'il a présenté comme un des succès de son action.

« Les Etats-Unis connaissent une croissance forte, la Bourse est au plus haut, ainsi que la confiance des consommateurs et des industriels. »

Trump fait l'éloge de son bilan

Bref, c'est un Donald Trump sûr de lui et satisfait de son action qui est venu à Davos, soulignant les « 2,4 millions d'emplois créés depuis son élection ». Aux Etats-Unis, « le chômage des afro-américains et des hispaniques est au plus bas », a-t-il assuré et « le moment n'a jamais été aussi favorable pour venir investir en Amérique ». Pourtant, la journée n'a pas été si bonne, avec la publication d'un chiffre décevant pour la croissance américaine au 4ème trimestre 2017, avec 2,6% au lieu des 2,9% escomptés. Pour la petite histoire, en coulisses, un participant au dîner de la veille a rapporté à quelques participants au forum que Donald Trump aurait glissé que selon lui, la croissance américaine grâce à son action pourrait atteindre à terme des niveaux à la chinoise ou à l'indienne, de l'ordre de 6 à 7%.

A propos de sa réforme fiscale, « la plus importante loi fiscale depuis des décennies », il s'est félicité de voir que les entreprises locales en profitent pour verser des primes à leurs salariés, ce qui sera bon pour soutenir la croissance. Il s'est aussi félicité d'avoir réduit en un an les réglementations excessives notamment dans le secteur financier.
Mais c'est sur le volet commercial que le président américain était le plus attendu, au lendemain de nouvelles mesures protectionnistes prises par les Etats-Unis à l'encontre des machines à laver et des panneaux solaires, qui ciblent en particulier la Chine.

Le protectionnisme en sourdine

Alors que la crainte d'une nouvelle guerre commerciale domine les conversations à Davos, Donald Trump est resté très modéré, appelant à des relations plus réciproques, un commerce mondial plus juste face aux comportements prédateurs de certains pays.

« Nous sommes en faveur du libre-échange, mais il doit être juste, et il doit être réciproque », a dit le milliardaire américain, dont Davos redoutait qu'il ne se livre à l'une de ses habituelles diatribes protectionnistes.

Il a redit sa préférence pour négocier des accords bilatéraux avec tous les pays, plutôt que des accords multilatéraux qu'il considère comme désavantageux pour les Etats-Unis. Il s'est dit prêt néanmoins à renégocier le TPP, l'accord commercial avec les pays du Pacifique, mais sur une base "pluri-latérale" si l'on peut dire, plutôt que multilatérale.

Dans un entretien à CNBC, le président américain a néanmoins  qualifié d'« horrible » le traité de l'Alena avec le Canada et le Mexique, en raison des déficits commerciaux enregistrés par les Etats-Unis, mais n'en a pas - à Davos en tout cas - annoncé le retrait, laissant une chance aux négociations.

Pas un mot sur le climat, pas un recul sur l'immigration

En revanche, et cela a été remarqué, Donald Trump, qui a retiré les Etats-Unis de l'Accord de Paris, n'a pas dit un mot à propos du climat, alors que la question du réchauffement climatique est au centre de tous les esprits au sein du World Economic Forum.

Et s'il n'a pas parlé du projet controversé s'il en est du mur avec le Mexique pour lequel il cherche à obtenir un financement au Congrès, il a réaffirmé sa politique d'immigration visant à mettre fin au regroupement familial et à cibler une immigration sélective.

"La valeur de la monnaie doit refléter la santé de l'économie"

Autre signe que le Trump présent à Davos jouait plutôt l'apaisement, le président américain a enfin contredit les déclarations de son secrétaire au Trésor qui avait mis le feu au marché des changes en prônant un dollar faible.

« Les responsables politiques doivent s'abstenir de parler de ces sujets et la valeur de la monnaie doit refléter la santé de l'économie », a-t-il rappelé sur CNBC.

Or, « l'économie américaine va bien et le dollar doit refléter cette bonne santé. Je suis pour un dollar fort », a donc réaffirmé le président américain. « Les Etats-Unis sont l'endroit pour faire des affaires, donc venez aux Etats-Unis », a conclu Donald Trump, se présentant comme le VRP, le « cheerleader », la « pom-pom girl » de son pays. Un rôle que tous les chefs d'Etat venus à Davos assument tout à fait, chacun s'efforçant, comme Donald Trump, d'attirer les capitaux et les investissements.

Tous ceux qui attendaient une "gaffe" ou une sortie de route du président américain en ont été pour leurs frais. Mais tout de même, Donald Trump a réussi à se faire plaisir en visant la presse en répondant à une question du fondateur du World Economic Forum.

« J'ai toujours eu de bonnes relations avec les médias comme homme d'affaires », a-t-il lancé. « C'est quand je suis devenu politicien que j'ai peu me rendre compte à quel point la presse peut être méchante et fausse ("fake") », a-t-il dit avec un sourire carnassier en pointant du doigt les caméras et s'attirant, fait rare, voire inexistant à Davos, une volée de huées. Et d'ajouter : « Mais ce n'est pas si mal puisque nous sommes ici et je pense que nous faisons un excellent travail, mon équipe est absolument extraordinaire. »

https://www.latribune.fr/economie/international/ce-qu-a-dit-et-n-a-pas-dit-donald-trump-a-davos-766283.html

 

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dimanche 28 janvier 2018

80 km/h: le délégué à la sécurité routière épinglé

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a été auditionné par les sénateurs ce 24 janvier 2018. Décryptage de la séance...

ACT SENAT VITESSE

L'ambiance était plutôt tendue ce 24 janvier 2018 dans les couloirs du Sénat. Alors que M. Gérard Larcher, le président du Sénat, s'était lui-même interrogé sur le bien-fondé de la future limitation à 80 km/h, le délégué interministériel à la Sécurité routière a été convié à se présenter au Sénat devant le président de la commission des lois.

La question

A la barre M. Emmanuel Barbe, face à lui une cinquantaine de sénateurs très en colère, et bien décidés à recevoir des éclaircissements. M. Philippe Bas, président de la Commission des lois, ouvre la séance en ces termes :

"Nous avons demandé à M. Barbe de venir s'expliquer sur la décision gouvernementale et en particulier sur l'interdiction de circuler à plus de 80 km/h sur les départementales ; le souci de sécurité routière n'autorise pas à accepter des décisions nouvelles sans inventaires, l'évaluation des résultats qui a été faite mérite d'être très sérieusement étayée. Les expérimentations, très modestes, qui ont été effectuées n'ont pas donné lieu à la publication de leurs résultats ! Sans doute n'étaient-elles pas suffisamment significatives... "

Une question claire, nette et précise, qui réclamait une réponse du même ordre. Pas gagné...

La dérobade

C'est donc sous un coup de massue bien asséné que le délégué s'est ouvert sur le contenu du tout dernier CISR (Comité interministériel de sécurité routière), en arguant de la portée et des bienfaits envisageables des 18 nouvelles mesures. Comme à la parade et avec une application non dissimulée, M. Barbe s'est alors longuement étendu sur les raisons de ne pas téléphoner au volant, sur la nécessité de ne pas boire au volant, sur l'évidente obligation du bien conduire avant de déclarer souhaiter revenir "très rapidement" sur l'affaire du 80 km/h.

Et comme à son habitude de déclarer tout de go : "La vitesse est le seul facteur causal d'accident : sans vitesse pas d'accident, c'est une évidence.... " Ce qui ne manqua de déclencher une hilarité teintée d'indignation dans l'Hémicycle, vite stoppée par le cinglant rappel de M. Bas : "Messieurs, nous allons laisser à M. Barbe toutes les chances de nous convaincre."

Les coups de bâtons

Peu à son avantage, le délégué échaudé n'hésita pas à prévenir : "J'ai le cuir dur et je suis habitué aux débats difficiles." Il n'en fallait pas moins, tant les plaidoiries des différents sénateurs furent particulièrement tranchantes. Chaque prise de parole des sénateurs poussant M. Barbe dans ses derniers retranchements. Quelques flèches parmi d'autres relevées durant cette audition de près de 2 heures :
"Cette mesure est une mesure faite sans analyse scientifique, sans réelle évaluation, et sans même que les expérimentations menées soient correctement analysées. Si les Français s'imaginent qu'en allant moins vite ils participeront à une circulation plus sûre, vous leur aurez menti !"

"Sachez que dans ma circonscription, les brigades et pelotons des forces de l'ordre ne sont pas en adéquation avec ce que vous dites sur la généralisation de la limitation. Ils sont plutôt pour des limitations sectorielles en fonction des situations."

"Il y avait trois expérimentations : le fait qu'elles ne sont pas allées au bout et le fait que les analyses ne soient pas plus fouillées laisse apparaître une certaine approximation dans la décision d'imposer cette mesure."

L'aveu

Droit dans la tourmente, le représentant de la sécurité routière encaissera les coups sans broncher, et surtout sans perdre sa ligne de conduite visant à soutenir coûte que coûte une expérimentation bâclée (voir Auto Plus n°1504). Pourtant, la cuirasse se fend soudain, lorsque le bilan de l'expérimentation devient LE sujet incontournable.

M. Barbe, embarrassé : "En matière d'accidentologie, une étude sur deux ans n'a pas de pertinence... L'objet de celle-ci était : est-ce que baisser la vitesse maxi fait baisser la vitesse moyenne ? Oui ! Est-ce qu'elle fait baisser l'accidentalité ? Bah ...heu... ici apparemment oui, mais, heu, c'est trop court, il y a un effet statistique qui n'est pas crédible... et ..." Un aveu d'incapacité qui ne manque pas d'agacer le président de la commission : "Monsieur le délégué, vous pouvez nous dire cela, mais vous ne pouvez pas nous cacher l'étude !" Chose promise, chose due, le délégué s'est, enfin, engagé à fournir tous les éléments de cette expérimentation menée sur trois routes nationales (RN57, RN7, RN 151) pendant deux années.

Et les suites...

Le haut scénario de l'expérimentation scientifique venait de s'aplatir comme un soufflé froid. Il ne s'agissait donc là que de s'assurer qu'en baissant la limitation de vitesse, les automobilistes allaient ralentir. La belle affaire... Le nombre d'accidents importait peu, l'essentiel étant de faire lever le pied aux conducteurs, point à ligne. Ralentir, oui mais jusqu'où, interpelle alors le sénateur de la Haute-Saône, Michel Raison : "350 vies épargnées à 80 km/h, mais combien alors à 60 km/h ? à 50 km/h ? Et pour finir en interdisant la voiture, même s'il resterait hélas des accidents de chevaux ou de bicyclette..."

Fin de l'audience, mais les sénateurs en colère n'ont pas encore dit leur dernier mot. Un groupe de travail de sénateurs du Rhône, de la Haute-Saône et du Finistère, (Mme Vullien, M. Raison, M. Fichet) est désormais en charge de démêler le vrai du faux dans le bilan de cette invraisemblable expérimentation fantôme.

Cependant, si ce groupe de sénateurs frondeurs ne parvient pas à se faire entendre dans les mois qui suivent, la décision d'abaisser la limitation de vitesse en France sera actée par décret dès le 1er juillet, comme l'a décidé le premier ministre, Edouard Philippe.

Image : E.Boulière / Auto Plus

https://news.autoplus.fr/80-kmh-Limitation-de-vitesse-Senat-Securite-routiere-Emmanuel-Barbe-1523979.html

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lundi 1 janvier 2018

Le blues des ex-ministres et députés confrontés à Pôle emploi

Après la vague de dégagisme qui a touché la classe politique, plusieurs figures de la hollandie peinent à retrouver un travail, révèle « Le Figaro ».

ACT DEPUTES BATTUS

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vendredi 15 décembre 2017

En 2018, les députés devraient bénéficier d’un remboursement de 1 200 euros de leur loyer à Paris

Le 29 novembre, le bureau de l’Assemblée avait confirmé le remboursement d’un pied-à-terre à Paris pour les députés, à partir du 1er janvier 2018. Transparence est désormais faite sur le plancher maximal du remboursement, selon L’Opinion.

 

ACT LREM PARLEMENT CALIMERO

Le bureau de l’Assemblée nationale avait adopté une réforme des frais de mandats le 29 novembre dans le cadre de la moralisation de la vie publique. Une décision qui a plutôt fait figure de réforme a minima, incluant en outre quelques points polémiques. Comme le fait que le bureau accordera désormais aux députés le droit de bénéficier d’un remboursement plafonné de leur loyer à Paris, à partir du 1er janvier 2018, en plus de leur bureau meublé et équipé de l’Assemblée – ce dernier servant bien souvent de couche aux élus de province.

 

L’Opinion atteste avoir pris possession d’une lettre, datée du 11 novembre, provenant du premier questeur de l’Assemblée nationale (La République en marche, LREM) Florian Bachelier. Il y informe les députés qu’ils auront, à partir du 1er janvier 2018, « La possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée Nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1 200 euros par mois »Pour les loyers d’un montant supérieur, le surplus pourra leur être remboursé au titre de l’indemnité représentative de frais de mandat, la fameuse IRFM.

Cette modification fait suite aux nombreuses revendications des députés qui se plaignaient de leurs conditions de vie lors de leurs séjours à Paris. « Ce sont vos nombreuses demandes qui ont permis d’imaginer cette solution. », communique Florian Bachelier à ses collègues.

 


 

« Améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable. »

 


 

Selon lui, cette mesure a l’avantage d’« améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable que vous nous avez décrit. », mais aussi de réduire la note pour l’Assemblée nationale. En effet, L’Opinion confirme que le « budget hôtellerie » mensuel d’un député est aujourd’hui de 3 200 euros – les députés de province (hors Paris et petite couronne), peuvent bénéficier de nuits d’hôtel lorsque la résidence de l’Assemblée est complète, dans la limite de 200 euros.

Autre bonne nouvelle, les frais de taxi ou VTC, jusqu’ici pris en charge par l’Assemblée uniquement pour les déplacements dans Paris et les trois départements de la petite couronne, le seront désormais sur tout le territoire, « national et à l’étranger », précise le questeur.

Source :

https://francais.rt.com/international/46488-deputes-pourront-louer-appartement-paris-1200-euros-mois

https://www.lopinion.fr/edition/politique/deputes-pourront-desormais-louer-pied-a-terre-parisien-aux-frais-l-139788

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Les geignards députés En marche pas assez payés !

"Surtout qu’ils partent !!! " L’édito de Charles SANNAT

Certains élus de la majorité se plaindraient, d’après L’Opinion, de leur salaire moins intéressant que celui qu’ils touchaient dans le privé.

TK CALIMERO PARLEMENT UE

Ainsi, payée 5 000 euros, une députée LREM se plaint de manger « pas mal de pâtes »…

Pauvre choupette, c’est dur la vie, la preuve, elle dit même « je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. Pour certains, la question de tenir jusqu’au bout va se poser »

Pour éviter les procès en machisme, on se fiche que « madame » la dépitée ressorte des vieux tailleurs de son dressing, ou que ce soit un monsieur le dépité qui ressortirait de vieilles cravates, bien que la cravate ne soit plus trop à la mode ces derniers temps chez la REM (république en marche) vu qu’il faut faire « jeune » et que la cravate fait « vieux con ».

Voici quelques paroles de geignards :

– « On a tous lâché des situations professionnelles très confortables, et on ne s’y retrouve pas aujourd’hui » :

– « Il ne va pas falloir que ça dure trop longtemps, car je suis quatre fois moins payé ici que dans mon ancien job », aurait regretté cet ancien salarié d’un grand groupe industriel de produits cosmétiques ;

– « L’aventure est passionnante, mais un jour sur trois, je me demande ce que je fais ici ».

Ils font couiner les Français et finissent geignards !

Je les trouve pathétiques nos dépités, surtout, qu’ils partent!. Tous savaient ce qui les attendait, tous connaissaient la paye, et les situations qu’ils quittaient.

De surcroît, passer et voter des lois qui font couiner des braves gens pour qui les pâtes et les patates au beurre c’est le dimanche, vu qu’il n’y a toujours plus de beurre dans notre pays, c’est tout de même assez fort de café.

Il existe dans ce pays des milliers de gens, valables, talentueux, honnêtes et travailleurs, qui pour 5 000 euros nets par mois verraient le poste de député comme un honneur et qui mangent des pâtes depuis des années sans que cela n’émeuve leur estomac.

Nos dépités de la REM aimeraient donc bien augmenter leur REMunération… aux frais des sans-dents que nous sommes parce que vous comprenez, c’est dur.

Et vous savez quoi ? C’est vrai que se loger dans le 7e avec une paye de 5 000 euros nets par mois, même si cela semble beaucoup, c’est bien peu pour le quartier de l’Assemblée et la rive-gauche. C’est vrai.

Mais vous savez quoi ?

Il est très important que ceux qui fassent les lois soient dans la vraie vie.

Avec un salaire de 5 000 euros par mois, les députés de la nation sont trop éloignés des réalités quotidiennes de leurs concitoyens. Il convient donc d’aligner le salaire de nos sinistres représentants sur disons, allez soyons sympas, le salaire d’un prof certifié en milieu de carrière, soit entre 2 000 et 2 500 euros par mois.

Je suis sûr que nous ne manquerions pas de candidats, certainement moins motivés par l’argent, et surtout moins coupés des réalités quotidiennes. Ils voteraient sans doute des lois un peu plus inspirées.


Les députés ne représentent pas leurs intérêts ni ne défendent leur paye, mais les intérêts de leur peuple et des gens qui leur font confiance.

S’ils ne sont pas contents, qu’ils partent sous les applaudissements goguenards du peuple de France.

Dehors les snobinards, les péteux, les vaniteux, les « zimportants », les prétentieux, ceux qui ne savent pas rester simples. Dehors. Ces minables ruinent notre pays depuis 50 ans.

Enfin, rebaptisons la REM la REMunération !!!

(...)

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/les-geignards-deputes-en-marche-pas-assez-payes-surtout-quils-partent-ledito-de-charles-sannat/

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