lundi 9 avril 2018

Les vrais chiffres d’Airbnb à Paris : des centaines de milliers d’euros engrangés par quelques multi-propriétaires...

Les vrais chiffres d’Airbnb à Paris : des centaines de milliers d’euros engrangés par quelques multi-propriétaires aux dépens des Parisiens

ARG AIRBNB

Un site internet rend disponible les données des locations Airbnb pour plusieurs grandes villes à travers le monde, y compris Paris. On y découvre qu’une majorité des logements parisiens proposés sont loués une grande partie de l’année, et que de nombreux hôtes louent plusieurs appartements. Pour certains, le business prend une autre dimension : quelques logeurs proposent des dizaines de logements. Leurs profits pourraient se chiffrer en centaines de milliers d’euros.

« En cinq ans, le marché locatif traditionnel parisien a perdu au moins 20 000 logements », a calculé la mairie de Paris. En cause : la multiplication des locations de meublés touristiques illégales. « Ce phénomène provoque à la fois une diminution de l’offre locative privée traditionnelle et une hausse du coût des logements, tant à la location qu’à l’achat », ajoute la municipalité.

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La touristification de Paris n’est pas nouvelle, l’explosion du prix des logements non plus. Mais l’arrivée d’Airbnb dans les grandes villes européennes a fait exploser la location d’appartements à visée touristique, au détriment des locations pérennes pour les personnes qui vivent et travaillent localement. Le phénomène est connu.

Les données Airbnb disponibles pour plusieurs villes

La publication des données des locations réservées sur Airbnb par la plateforme « Inside Airbnb » le donne maintenant à voir en images, ainsi qu’en chiffres. Le site, non commercial, se dit indépendant d’Airbnb et de ses concurrents. Il a récolté les données de locations pour 2016 d’une vingtaine de villes des États-Unis et de 25 grandes villes en Europe, en Australie et en Asie [1].

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Les données sur Paris donnent à voir qu’en 2016, 55 720 logements et chambres ont été louées sur Airbnb. C’est plus qu’à Londres, où « seulement » 49 000 appartements et chambres ont été loués la même année. Parmi les locations parisiennes sur Airbnb, plus de 47 700 étaient des logements entiers, loués au prix moyen de 102 euros la nuit, soit plus de 3000 euros par mois. C’est environ trois fois plus que le prix moyen des locations à long terme, déjà très élevé dans la capitale où il faut compter en moyenne 1000 euros par mois pour louer un appartement de 30 m2... Les quartiers du Marais, de la Bastille, du Quartier Latin et de Montmartre sont ceux qui concentrent le plus de locations. Mais de nombreux appartements sont également loués dans le 14ème, le 15ème, le 17ème ou le 20ème arrondissement.

53% des logements loués une grande partie de l’année

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Qui sont les hôtes des dizaines de milliers d’appartements parisiens loués sur Airbnb ? S’agit-il en majorité de Parisiens qui louent leur appartement de temps en temps quand ils partent en vacances, ou quelques jours à l’occasion pour arrondir leur fin de mois ? Non, si on en croit les statistiques sur la disponibilité des logements mis en location sur Airbnb. Plus de 53 % de ces 47 700 logements entiers loués en 2016 étaient « hautement disponibles ». C’est à dire proposés à la location une très grande partie de l’année, et pas seulement quelques jours ou semaines par an.

20 % des hôtes parisiens d’Airbnb qui louent ces appartements, soit plus de 9300 personnes, ont même plusieurs logement mis en location sur la plateforme. Pour ces multi-loueurs, la part des logements qui sont disponibles à la location la plus grande partie de l’année monte à 72 %. Autant de signes qu’il s’agit de locations à visée commerciale et non d’une mise en location à l’occasion d’une absence temporaire.

Des profits potentiels en centaines de milliers d’euros

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Le site Inside Airbnb liste aussi les plus gros loueurs parisiens. En tête de liste, on trouve Parisian Home, avec 145 logements à louer sur Airbnb ! Il s’agit là d’une véritable entreprise, spécialisée dans la location d’appartements meublés et inscrite au registre de l’Office de tourisme de Paris. Parmi les plus gros loueurs touristiques sur la plateforme, on trouve aussi un certain « Fabien » (141 logements), un « Olivier » (106 logements) une « Caroline » (64 logements), ou encore un « Pierre », qui loue à l’année 63 logements via Airbnb…

Le dénommé « Fabien », aux 141 appartements, loue ainsi une maison aux Buttes Chaumont. Sa disponibilité en 2016 ? 365 jours par an. Il loue aussi un loft sur le Canal Saint-Martin, disponible 349 jours, un deux-pièces à Voltaire, disponible 363 jours, un studio à Panthéon plus de 350 jours par an, un appartement à Passy 326 jours par an, ou encore un deux-pièces à Montparnasse, 330 jours par an...

Inside Airbnb a estimé le profit moyen lié à la location d’un logements entier à Paris à 722 euros par mois. Multiplié par 141 logements, cela donne 101 800 euros par mois pour le multi-propriétaire dénommé « Fabien », soit plus de 1,2 millions d’euros de profits potentiels chaque année ! Pour un « multi-hôte » plus « modeste » comme Mélissa, avec ses 40 logements, les locations sur Airbnb pourraient rapporter un profit moyen de plus de 345 000 euros par an...

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Rien qu’autour de l’Hôtel de Ville, à quelques centaines de mètres à la ronde des bureaux d’Anne Hidalgo et de ses services, selon les données d’Inside Airbnb, on trouve 200 appartements entièrement loués à des touristes, disponibles en moyenne 257 jours par an, au coût moyen de 228 euros la nuit. Parmi les loueurs présents dans ce quartier, un certain « Guillaume » possède par ailleurs 19 appartements disponibles sur Airbnb, « Ludovic » en propose 11, « Jérôme », « Stanley » ou « Sébastien » cinq chacun... Chaque appartement loué dans ce secteur rapporterait à son propriétaire plus de 30 000 euros par an, en moyenne. Vous avez dit crise du logement ?

Toit cela est-il bien légal ? Depuis le 1er décembre 2017, toute personne qui souhaite louer même occasionnellement et pour une courte durée son logement pour des touristes visitant Paris doit le faire enregistrer auprès de la mairie [2]. S’il s’agit de sa résidence principale, la durée maximum légale pendant laquelle le logement peut être loué à des touristes est de 120 jours par an. Si le logement meublé ne constitue pas la résidence principale, et est loué à des touristes pour des courtes durées – des durées inférieures à la durée minimale du bail de location en meublé non touristique, soit un an ou neuf mois pour un étudiant –, une autorisation de changement d’usage du logement – d’habitation à un usage commercial – doit être obtenue [3].

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La ville de Paris a mis en place une équipe de 30 à contrôleurs à ce jour pour vérifier si les propriétaires respectent bien ces conditions. Si ce n’est pas le cas, « nous transmettons les cas au parquet, prévient Ian Brossat, adjoint au Logement de la maire de Paris. Et les condamnations se sont multipliées depuis 2016. Pour un montant total d’amende de 1,3 million d’euros en 2017, 500 000 euros pour le seul premier trimestre 2018. » Car les propriétaires qui contreviennent aux règles encourent une amende de 50 000 euros par logement et une astreinte d’un montant maximal de 1000 euros par jour et par m2 jusqu’à régularisation. « Moi, je serais pour que le plafond de l’amende maximale passe à 100 000 euros, dit l’adjoint. Ce sont les loueurs professionnels qui sont condamnés, ceux qui louent de nombreux appartements. Ce sont eux notre cible. »

Encaisser son loyer à Gibraltar et ne pas s’acquitter de l’impôt ?

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Aucune sanction ni pénalité ne sont en revanche prévues à l’encontre des propriétaires qui omettent d’enregistrer la location de leur logement auprès de la mairie de Paris, comme c’est devenu pourtant obligatoire depuis décembre. « Nous avons reçu des déclarations de 15 000 personnes. Ce qui est en dessous de ce que l’on aurait voulu, précise Ian Brossat. Mais tant que les plateformes, en particulier Airbnb, refusent de retirer les annonces des loueurs qui n’ont pas de numéro d’enregistrement, nous aurons toujours des gens qui ne s’enregistrent pas… ». La ville de Paris prépare donc une plainte contre Airbnb, auprès du tribunal de grande instance de Paris, pour obliger la plateforme à ne pas publier les annonces qui n’ont pas de numéro de déclaration. « Booking le fait bien », souligne l’élu.

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Le problème, c’est que Airbnb, a parfois plutôt tendance à aider les utilisateurs à contourner les règles plutôt qu’à la respecter, en matière de fiscalité par exemple. Ainsi, les hôtes Airbnb à Paris doivent normalement s’assurer du paiement de la taxe de séjour, et évidemment déclarer ces revenus sur leur déclaration d’impôt. Mais Airbnb proposait jusqu’à il y a peu à ses hôtes français de recevoir leurs revenus de location touristique par le biais d’une carte prépayée qui émettait la transaction depuis… Gibraltar, assez loin des agents de contrôle de l’administration fiscale française pour espérer passer inaperçu.

Rachel Knaebel

Cet article a été complété suite à un entretien obtenu le 3 avril avec Ian Brossat, adjoint au Logement de la maire de Paris.

- Lire aussi : Uber, Airbnb : l’« économie du partage » détournée dans les paradis fiscaux

[1Les fichiers des données brutes sont disponibles ici. Les données que nous étudions ici sont celles qui étaient disponibles en février dernier.

[2Voir ici.

[3En application des articles L.631-7 et suivants du Code de la construction et de l’habitation et de l’article 3 du règlement municipal relatif au changement d’usage. Voir toutes les règles et obligations sur le site de la mairie de Paris.

http://multinationales.org/Les-vrais-chiffres-d-Airbnb-a-Paris-20-000-logements-en-moins-et-des-centaines

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lundi 12 mars 2018

Le gros chèque de la région Ile-de-France pour un géant du e-sport

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La société Webedia, filiale de Fimalac – propriété de Marc Ladreit de Lacharrière – a obtenu avec une facilité déconcertante une aide de 200 000 euros pour l'organisation d'un tournoi de jeux vidéo.

Devant les élus franciliens, Valérie Pécresse devra justifier l’aide allouée à une société florissante, à l’heure où de nombreux clubs sportifs sont en manque de subventions et souffrent des restrictions budgétaires des collectivités locales.

Alexis Comte/UPR78


 

La société Webedia, filiale de Fimalac – propriété de Marc Ladreit de Lacharrière – a obtenu avec une facilité déconcertante une aide de 200 000 euros pour l'organisation d'un tournoi de jeux vidéo.

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Un géant des jeux vidéo en ligne financé par de l’argent public ? C’est ce qui ressort d’un rapport sur la politique en faveur du sport en Ile-de-France que s’est procuré Libération. Pour organiser un championnat de e-sport – compétition en ligne de jeux vidéo – dont le coût total est évalué à 340 000 euros, la société Webedia (dont le chiffre d’affaires s’élève à plus de 200 millions d’euros en 2016) devrait recevoir 200 000 euros du conseil régional, présidé par Valérie Pécresse (LR). Diverses villes franciliennes organisatrices devraient, quant à elles, verser 140 000 euros. In fine, la prise en charge par les pouvoirs publics de ce championnat e-sport IDF 2018, qui aura lieu le 31 mars, se montera à … 100 %. A titre de comparaison, les autres projets ne sont jamais subventionnés à plus de 30% par le conseil régional.

Ovni des compétitions sportives

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Cette aide est d’autant plus étonnante que le dossier présenté par Webedia, à l’appui de sa demande de subvention, est particulièrement vague. Il ne précise pas si le tournoi sera gratuit, combien de joueurs y participeront, s’il y aura des sponsors privés, si les gagnants toucheront une récompense… Rien. Contacté par Libération, le vice-président chargé de ce dossier à la région, Patrick Karam, n’a pas donné suite à notre sollicitation. «On est surpris de voir l’importance de la subvention alors que le projet prévisionnel ne fait que trois lignes !», confie un acteur du milieu du e-sport qui souhaite garder l’anonymat, expliquant qu’il ne souhaite pas se «mettre à dos Webedia, qui a une puissance de frappe impressionnante».

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Filiale du groupe Fimalac, Webedia est la propriété d’un certain Marc Ladreit de Lacharrière, soutien de François Fillon lors de la campagne présidentielle de 2017. Ovni des compétitions sportives, elle n’a pas grand chose à voir avec les fédérations et autres clubs qui touchent d’habitude ce type d’aides régionales. Propriétaire d’Allociné et de Jeuxvideo.com, Webedia cherche à se tailler une place de leader du e-sport. Et pour cause: ces tournois de jeux vidéo attirent de plus en plus de spectateurs en ligne et promettent de devenir un marché particulièrement juteux. En 2020, selon un rapport cité par le magazine Challenges, le e-sport pourrait réunir plus de 600 millions de spectateurs pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. Contactée par Libération, la société Webedia a refusé de s’en expliquer, renvoyant vers la région.

http://www.liberation.fr/france/2018/03/07/le-gros-cheque-de-la-region-ile-de-france-pour-un-geant-du-e-sport_1634391

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samedi 10 mars 2018

Paris : des milliers de faux contrôles de stationnement

La société Streeteo, en charge du contrôle du stationnement à Paris, a mis en place une procédure pour augmenter artificiellement les chiffres et tenir les objectifs de la Ville. Un ex-employé dénonce.

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Des contrôles de stationnement… sans voitures, réalisés autour d’une table dans un bureau. C’est la surprenante méthode, que semble avoir mise en place la société Streeteo à Paris. « C’est un système que l’entreprise a mis en place pour gonfler les chiffres de contrôle », explique Hamidou Sall, ancien chef d’équipe pour Streeteo, qui a démissionné mi-février. Une vidéo tourne sur les réseaux sociaux pour illustrer l’entourloupe, révélée également ce mercredi par « Le Canard Enchainé ».

Pour tenir les objectifs fixés par la Ville de Paris depuis la privatisation du contrôle du stationnement payant, le 1er janvier, Streeteo aurait demandé à des agents d’entrer dans leur PDA (sorte de smartphone qui sert à faire les contrôles) des listes de plaques d’immatriculation. Ces numéros correspondent à des voitures pré-contrôlées par les véhicules LAPI (lecture automatisée des plaques) de Streeteo, parfois plusieurs jours auparavant.

Des contrôles réalisés depuis un bureau

Réunis dans un bureau, les agents enregistrent à la chaîne des centaines de numéros de plaques, comme s’ils les avaient contrôlées de visu dans la rue. « On nous demandait de désactiver le GPS de nos PDA pour que les contrôles ne soient pas localisés », dénonce Hamidou Sall, assisté par deux avocats, Mes Yassine Yakouti et Karim Morand Lahouazi.

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Capture d'écran d'un mail reçu par un agent Streeteo demandant de désactiver son GPS pour faire des contrôles de stationnement depuis La Défense/(DR.)

« Très vite, en janvier, Streeteo s’est rendu compte qu’on ne pourrait pas atteindre les objectifs de la Ville de Paris. Après avoir mis en place ce système, au moins la moitié des contrôles étaient effectués dans le bureau », poursuit l’ex-employé. Pour les deux lots gérés par Streeteo à Paris (soit deux tiers de la ville environ), il fallait faire 50 000 contrôles par jour.

Le contrat passé avec la Ville de Paris pour la gestion du stationnement ne prévoit pas de rémunération au FPS (forfait post-stationnement, le nouveau nom des PV), pour éviter une politique du chiffre, mais impose un nombre total de 75 000 contrôles par jour.

Pas de contraventions illicites

Parmi la foule de faux contrôles ainsi effectués, impossible bien sûr de dresser des contraventions. Celles-ci seraient immédiatement contestées. « La consigne était, en enregistrant les plaques, de donner un faux motif pour justifier l’absence de FPS », poursuit Hamidou Sall. Trois choix en général s’offrent à l’agent : la personne est dans sa voiture, l’automobiliste est agressif, ou la voiture verbalisée dispose d’une carte de stationnement PMR (personne à mobilité réduite). « On nous demandait de changer régulièrement de motif », explique l’ancien employé.

Problème : le nombre de non-verbalisations pur cause de carte PMR a explosé… artificiellement. Ce qui a alerté la Ville de Paris et a même entraîné une intervention au dernier Conseil de Paris de l’adjoint aux transports Christophe Najdovski évoquant la recrudescence du nombre de fausses cartes PMR… La Ville a alors compris le système des faux contrôles et convoqué Streeteo. « A la suite de ce rendez-vous, précise un communiqué de la Ville, les dirigeants de Streeteo ont diligenté une enquête interne, qui a confirmé un dysfonctionnement. Ils y ont mis totalement un terme dès le 22 février, tout en engageant des mesures disciplinaires à l’égard du cadre qui en était à l’origine. ».

Un couac de plus

Des sanctions ont également été demandées. Elles s’élèvent à 60 000 € selon « Le Canard Enchaîné ». «C'est un couac pour la société Streeteo, pas pour la mairie de Paris », a indiqué Christophe Najdovski ce mercredi.

Un couac de plus, pourrait-on dire. Car ce n'est pas la première fois que Streeteo est montrée du doigt. En janvier, deux agents verbalisateurs avaient été contrôlés positifs au cannabis, et l'un conduisait sans permis. De nombreux automobilistes se sont également plaints d'amendes attribuées à tort, de bugs dans les réclamations, etc.

Streeteo de son côté a confirmé des « dysfonctionnements » et s'est « engagée à tirer toutes les conséquences d'éventuelles défaillances, quels qu'en soient les auteurs ». Réaffirmant son « engagement » auprès de la Ville, la société indique que « si des manquements ont pu être constatés, ils ne sont le fait que de comportements individuels, que Streeteo condamne fermement ».

Même actionnaire que le nouveau Vélib’

Un nouveau couac qui agace, d’autant que Streeteo est une filiale d’Indigo (ex Vinci Park), un groupe également actionnaire principal de Smovengo... l’opérateur des nouveaux Vélib’ en plein fiasco.

S’engoufrant dans la brèche, l’opposition à la maire de Paris Anne Hidalgo se régale. « Une fois de plus, la Ville s'illustre par une légèreté totale », a indiqué à l'AFP Florence Berthout, présidente du groupe LR au Conseil de Paris, tandis que l’UDI-MoDem a demandé de « mettre un terme au contrat » avec Streeteo : «La confiance est rompue ».

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-des-milliers-de-faux-controles-de-stationnement-07-03-2018-7594962.php

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Les joies du "socialisme municipal"! Nul doute que l'opposition LR/UDI/MoDem aurait mieux privatisé. Moi, je suis un nostalgique de nos traditionnelles "pervenches", sans doute par archaïsme...C'était du temps où on n'appelait pas encore les PV de stationnement "FPS (forfait post stationnement)"...  P.G.

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samedi 10 février 2018

Il y a 26 ans, le traité de Maastricht était signé !!!

Le 07 février 1992, le traité de Maastricht a été signé par l’ensemble des douze États membres de la Communauté Économique Européenne. Celui-ci définit la nouvelle appellation de ce que nous connaissons tous sous le nom ” Union Européenne “, ainsi que de l’Union économique et monétaire, prélude à l’€uro.

 

hist alors eureux,

A l’époque du référendum, les pro-UE nous sortaient que « l’Europe, c’est la paix, plus de protection, plus de croissance, plus d’emploi, et de solidarité ! »

Mais à ce jour, le bilan ne semble pas faire état du même optimisme.

La croissance et le plein emploi qui étaient promis en 1992 sont-ils au rendez-vous ?

L’équipe de "Alors, Eureux ?" est allé poser la question à des passants.

Les réponses sont vraiment déconcertantes, comment, en 2018, peuvent-ils être encore aussi lobotomisés ???

Voir la vidéo:

http://upr-paris13.fr/il-y-a-26-ans-le-traite-europeen-ou-traite-de-maastricht-etait-signe

BASE 14 995X225Un peu déprimant dans l'ensemble, mais révélateur du rouleau compresseur de la propagande euro- atlantiste diffusée dans les médias depuis tant d'années.

J'en profite pour saluer la naissance de ce site local de l'UPR. A inscrire dans vos favoris! P.G.

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mercredi 24 janvier 2018

Les rats envahissent Paris

Dans une vidéo tournée au mois de décembre 2017, des employés de la ville de Paris dénoncent la prolifération des rats dans la capitale et interpellent la mairie qui assure pour sa part avoir pris la mesure de la situation.

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L’extrait vidéo montre une scène impressionnante : des dizaines de rats grouillent dans une benne à ordure située dans le VIIe arrondissent de Paris pour y grappiller quelques miettes de nourriture.

L’agent de propreté de la ville de Paris qui a capté ces images assure sous couvert d’anonymat que ce n’est pas la première fois que lui et ses collègues font une telle découverte : «Depuis un an, on constate une prolifération des rats dans tous les arrondissements qui bordent la Seine.» Et l’éboueur de déplorer la banalisation de ce type de rencontres, «tant pour les Parisiens que pour les touristes, qui viennent visiter la plus belle ville du monde Il est également inquiet pour sa santé : «Un collègue m’a raconté qu’un rat lui avait sauté à la gorge et un autre au bras

Pour expliquer ce phénomène inquiétant de prolifération des rats dans la capitale, plusieurs hypothèses sont avancées par le journal Le Parisien : les poubelles de certains restaurateurs irresponsables déposées directement sur la rue et pas dans les containers réservés à cet effet, les utilisateurs des aires de pique-nique dans les squares de la capitale ou encore les crues à répétition qui feraient refluer les nuisibles des berges vers les quais.

Selon l’article du Parisien, la mairie de Paris explique pour sa part avoir pris connaissance de ce phénomène, mais se veut rassurante. «Toutes les directions concernées ont pris le problème à bras-le-corps», a ainsi déclaré l’adjoint au maire en charge de la propreté.

Selon un article antérieur du quotidien, des contraceptifs pour les rats ont été testés avec succès aux Etats-Unis, mais pour l’instant ces moyens restent interdits en Europe.

Source :

http://www.leparisien.fr/paris-75005/les-rats-sont-entres-dans-paris-26-09-2017-7288965.php

https://francais.rt.com/france/47489-rats-vont-ils-submerger-paris-eboueurs-interpellent-mairie-video

http://www.lepoint.fr/societe/depuis-un-an-les-rats-pullulent-a-paris-22-01-2018-2188646_23.php

https://aphadolie.com/2018/01/23/les-rats-vont-ils-submerger-paris/

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dimanche 10 décembre 2017

UPR PARIS Infos

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Après avoir été l'invité de Radio insoumise il y a quelques semaines, le Président de l'UPR a été interrogé ce vendredi 9 décembre par Elise Blaise, sur TV Libertés.
https://www.upr.fr/…/retrouvez-lintervention-de-francois-as…

ACT MIGRANTS UPR PARIS

Souvenez-vous : en juin dernier la Commission européenne avait mis en garde la Pologne, la République tchèque et la Hongrie contre leur manquements dans l’accueil des réfugiés/immigrés (les “migrants”, en novlangue) -> https://www.francetvinfo.fr/…/l-ue-sanctionne-la-pologne-la…

Eh bien, les menaces ont été mises à exécution hier : ces trois pays vont être déférés par la Commission devant la Cour de justice de l’Union européenne. -> https://francais.rt.com/…/46306-quotas-migrants-hongrie-pol…

Conclusion : les altereuropéistes d’extrême-droite, qui vantent les modèles hongrois et polonais, en seront pour leur frais de salive et d’encre, avec leur projet d’« Europe des nations ». La politique migratoire, en vertu des articles 79 et 80 du TFUE, est sous la tutelle de l’Union européenne (elle fait partie des « compétences partagées »). Le Front national ment à ses électeurs lorsqu’il prétend qu’il pourra redonner à la France le contrôle de ses frontières tout en restant dans l’Union européenne. Mais, à bien y réfléchir, sur quel sujet le Front national ne ment-il pas ?

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Grande réunion publique à Pontoise le jeudi 14 décembre, 20 h. Venez nombreux!

 

À Dôme de Pontoise.

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vendredi 3 novembre 2017

Anne Hidalgo supprime les colonies de vacances des enfants des personnels pour financer les JO

Article proposé par S.R.

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La décision a beau avoir été prise en catimini, elle n’en a pas moins fait scandale chez les agents de la Mairie de Paris. En effet, on vient d’apprendre qu’Anne Hidalgo a décidé de sucrer deux millions d’euros sur le dos des personnels en diminuant d’autant sa contribution à l’AGOSPAP, l’association en charge des œuvres sociales à la Ville de Paris. Une somme qui représente plus de 20% de son budget annuel. Résultat : les inscriptions pour les colonies de vacances en direction des enfants des personnels municipaux viennent désormais, en urgence, d’être « suspendues » ! Information d’ailleurs confirmée par l’AGOSPAP elle-même sur son site (lire ici).

Pourtant la Mairie de Paris se vantait jusqu’alors que « l’offre de loisirs, de séjours et de centres de vacances pour les jeunes constitue une mission essentielle ». Visiblement plus maintenant. C’est que l'équipe d'Anne Hidalgo cherche désespérément de l’argent frais pour financer ses futurs Jeux Olympiques de 2024… Et c’est sans doute pourquoi elle a dû recourir à cette manœuvre qui lui permet de ponctionner deux millions d’euros, jusque-là réservés pour des mômes qui ne peuvent pas partir en vacances.

Car il faut savoir que la grande majorité des personnels de la Ville de Paris est composée de ce que l’on appelle des agents de catégorie B et C, lesquels ne roulent pas vraiment sur l’or… Beaucoup d’entre eux habitent d’ailleurs en grande banlieue faute de pouvoir se loger dans la Capitale. Et bien sûr, comme une majorité de Français, ils ne partent pas non plus en vacances. Reste alors « la colo » pour les enfants ou les centres de séjour pour famille. Mais ça c’était avant, du temps de « l’ancrage social » de la municipalité parisienne.

Du côté des agents, c’est bien sûr la stupeur. « Pour moi, et pour beaucoup d’autres j’imagine, ça veut dire plus de vacances pour mes enfants et moi, car je n’ai pas les moyens de payer au tarif normal. Qu’est-ce qu’on peut faire ? » s’alarme ainsi une collègue. On savait que la Mairie de Paris n’aimait pas beaucoup ses agents mais là elle franchit des records olympiques. Et ça n’est pas du fictif !  Pour notre syndicat, il est donc impératif que la Mairie de Paris revienne sur cette décision inique pour que les enfants des personnels de la ville puissent continuer à bénéficier des subventions pour les séjours « juniors » et « familiaux ».

En tout cas voici le premier gros dossier chaud à résoudre pour Christophe Girard, fraîchement nommé par Anne Hidalgo « adjoint en charge des personnels et du dialogue social ». Si, si, c’est bien l’intitulé exact ! Et si Christophe Girard dit vrai, le bon sens devrait vite revenir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique »  déclarait récemment au journal Le Parisien celui que l’on surnomme désormais « le DRH de luxe » (lire ici).

http://www.brujitafr.fr/2017/10/anne-hidalgo-supprime-les-colonies-de-vacances-des-enfants-des-personnels-pour-financer-les-jo.html

 

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mercredi 2 août 2017

Paris va organiser les JO 2024. La suite va vous déprimer.

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Paris va organiser les JO 2024. La suite va vous déprimer.

http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2017/07/31/paris-va-organiser-les-jo-2024-la-suite-va-vous-deprimer.html

 

C'est une affaire faite : Paris organisera les JO 2024. Cela a au moins un avantage:  comme à chaque fois, on peut facilement prévoir ce qui va arriver.

1/Le budget va exploser

Ce n'est même pas une prévision, c'est une certitude. Tous les JO, sans exception jusqu'à présent, ont dépassé leur budget prévisionnel, pourtant très élevé, car l'organisation des JO est à la fois le type méga-projet le plus cher qu'une collectivité publique puisse entreprendre, et celui qui connaît les dépassements les plus élevés. En moyenne, c'est 156% de dépassement pour les jeux en général, 176% pour les jeux d'été. Pour un budget prévisionnel d'environ 6.6 milliards d'euros pour l'instant, cela nous conduirait pour Paris 2024 aux alentours de 18 milliards d'euros de coût global. Et ne venez pas me dire que cela sera différent pour Paris, "parce que toutes les infrastructures sont déjà construites" : ce taux de dépassement porte sur le coût d'organisation des jeux hors infrastructures. Or celles-ci sont aussi victimes de la tendance aux surcoûts systématiques.

Car la tendance aux surcoûts s'explique par les caractéristiques spécifiques des jeux olympiques. Tendance, au départ, à minimiser les coûts anticipés et multiplier les promesses pour obtenir l'organisation des jeux, pour ensuite refaire un budget plus réaliste. Ensuite, l'ampleur de l’événement à organiser, sa très forte médiatisation (qui fait que rien ne peut apparaître comme raté) et les délais très stricts (on ne va pas annoncer au dernier moment que les jeux sont décalés de 6 mois) multiplient les occasions de dépassements budgétaires. Les incidents sont systématiques et ne peuvent être résolus qu'avec des dépenses supplémentaires. Les bailleurs de fonds publics - ville, région, Etat - n'ont pas d'autre choix que de payer si on leur annonce que tel problème (sécurité, chantier non terminé, quoi que ce soit d'autre) nécessite une rallonge. Encore une fois il ne s'agit pas de théorie : c'est arrivé dans 100% des jeux, parfois dans des proportions grotesques (budget multiplié par 8 pour les jeux de Montréal en 1976, qui ont endetté la ville pour les trente années suivantes) parfois de manière un peu moins contrôlée, une fois de manière entièrement bidonnée (le dépassement de Pékin, 2% seulement, est peu crédible).

Pensez-y la prochaine fois qu'on vous dira qu'il faut faire des efforts de dépenses publiques, qu'il faut rogner telle allocation ou telle dépense parce que l'intérêt supérieur de la nation l'exige. Les mêmes personnes iront ensuite communier toutes ensemble pour se livrer à ce qui constitue la dépense la plus ruineuse qui soit.

Ah, et pour les JO de Tokyo, les organisateurs japonais envisageaient un budget de 5 milliards : ils projettent maintenant 17 milliards.

Les bénéfices seront surévalués

Deuxième caractéristique des JO : la tendance à surestimer les gains, de préférence dans des études de complaisance commandées par le comité d'organisation pour cacher les réalités au public. Ainsi le comité d'organisation des jeux de Londres est arrivé à un "bénéfice" en comptant comme gains liés aux JO tous les investissements réalisés dans la ville par des multinationales étrangères les années suivant les jeux. Car bien évidemment, si Goldman Sachs a acheté des bureaux à Canary Wharf en 2013, c'est parce qu'ils ont été subjugués par les exploits des cyclistes britanniques en 2012... de la même façon tout le supplément de touristes venus à Londres l'année suivante a été imputé aux JO.

Or si effectivement les jeux attirent des visiteurs pendant qu'ils ont lieu, ils chassent aussi d'autres visiteurs peu interessés par l'ambiance sportive, ou simplement chassés par l'affluence. L'été 2024, les lunes de miel se passeront à Venise plutôt que dans un Paris aux hôtels remplis de supporters. Pour des villes qui d'habitude n'attirent pas grand-monde, cela peut être un avantage. Pour la capitale du pays attirant le plus de touristes au monde en temps normal, l'intérêt est beaucoup plus limité.

Parce que les bénéfices tangibles des jeux sont limités, la tentation est grande d'aller imaginer tout et n'importe quoi et de le rebaptiser "bénéfice des jeux olympiques". Ou d'expliquer qu'il ne faut pas regarder les bénéfices mais se dire que c'est l'occasion de "construire des infrastructures utiles", dans le cas parisien "de faire le grand Paris". Sauf que les infrastructures en question sont plus adaptées aux besoins de l'évènement sportif qu'à ceux de la population. On se retrouve avec des logements inutilisables, ou nécessitant des aménagements supplémentaires pour être exploités. Que penseriez-vous si en allant à l'épicerie pour acheter une laitue, et qu'on vous dise que vous ne pouvez acheter que de la salade frisée, et à la condition d'acheter en même temps quatorze tablettes de chocolat?

A partir de 2025, tout le monde s'en fiche

"Mais les JO, c'est le prestige, la grande fête du sport, être au centre du monde pendant un mois, ça n'a pas de prix". Voilà l'argument : les JO ne doivent pas être considérés au travers des lunettes bornées des coûts et des bénéfices. Ce sont des dépenses de prestige dont l'intérêt est de rendre heureux ceux qui les organisent.

Et c'est vrai que tout ne devrait pas être jugé en termes de coûts et de bénéfices. Le problème, c'est que même à cette aune-là, les JO sont une catastrophe. Soyez honnête. Je vous dis "Londres" pensez-vous aux JO? je vous dit "Rio" cela vous évoque des exploits sportifs ou un mélange de statue du christ rédempteur et de carnaval? Je vous dis Athènes, pensez-vous au Parthénon ou aux stades olympiques? Je vous dit "Sydney", n'est-ce pas l'image de l'opéra dans la baie qui vous vient immédiatement en tête?

L'essentiel du prestige apporté par les JO ne bénéficie pas aux villes, parce que les exploits sportifs sont accomplis dans des stades ou installations sportives interchangeables. Rien ne ressemble plus à une piscine olympique en Chine qu'une piscine olympique n'importe où ailleurs. Résultat, les amateurs de sport n'attachent pas d'importance à la ville dans laquelle les performances sont réalisées. Pour les habitants du pays organisateur, il ne reste que la gueule de bois, les infrastructures peu utilisables, et la dette à payer.

rabat-joie!

Depuis 12 ans que je rappelle ces tristes réalités (qui se sont avérées depuis trois olympiades, mon meilleur record de prévisions sur le long terme) j'entends le même commentaire : "vous n'êtes qu'un rabat-joie, on a besoin de faire la fête de temps en temps, de ne pas être sans arrêt soumis à la comptabilité, vous n'êtes qu'un de ces pisse-froid qui ne savent pas s'enthousiasmer".

Rien n'est plus faux. J'aime bien le sport, je regarde les JO avec plaisir. Ce que je déplore c'est une procédure de désignation des villes aberrante, qui pousse au gaspillage, voire à la ruine des pays organisateurs, pour le seul profit du Comité International Olympique qui s'arrange pour faire monter les enchères et faire payer le plus possible des jeux par les contribuables des pays organisateurs, avec la complicité de politiciens plus doués pour leur auto-promotion que pour la gestion des deniers publics.

Et cette fois-ci, on était proche de vrais changements. Les révélations systématiques sur les coûts des jeux et de leurs maigres bénéfices avaient fait bouger les choses, conduit des citoyens à abandonner l'unanimisme béat pour se demander ce qu'ils avaient à y gagner, et des élus à faire leurs comptes. Ainsi, Rome, Budapest, ont abandonné leur candidature en voyant que l'opération n'était pas rentable. Mais il reste des pigeons, et le CIO pourra organiser les jeux comme avant, ayant échappé à sa remise en question.

Car la solution au problème existe : il suffit d'allouer les jeux différemment, plutôt qu'avec ce système de candidatures de villes. Il serait possible par exemple de désigner une ville par continent, et de faire tourner l'organisation tous les 4 ans entre ces villes qui verraient ainsi leurs investissements olympiques rentabilisés. Encore mieux : pourquoi ne pas organiser à chaque fois les jeux à Athènes, en revenant ainsi aux racines de l'olympisme? Les équipements grecs pourraient ainsi être pérennisés et rentabilisés au lieu de pourrir sur place.

Et c'est ce qui est le plus déplorable avec cette organisation parisienne des jeux. Au lieu d'apporter une solution au problème en mettant le CIO dans l'obligation de faire autrement, cela permet de continuer les gaspillages, comme si de rien n'était.

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Rappel: le site ne cautionne pas le contenu de tel ou tel article, mais le présente à titre d'incitation à la réflexion sur une thématique, ou à illustrer des positions politiques défendues par l'UPR et connues de tous. Tout choix est bien entendu subjectif, et les critères variés (sensibilité de l'auteur, qualités d'argumentation ou d'écriture etc.)  mais nos colonnes sont ouvertes à toutes les objections. Il suffit d'envoyer vos commentaires à l'adresse:

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P.G.

 

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dimanche 5 février 2017

Plutôt Paris sans les J.O. que les J.O. à Paris sans, et contre, la langue française !

SLOGAN JO PARIS

Plutôt Paris sans les J.O.
que les J.O. à Paris sans, et contre, la langue française !

Communiqué unitaire d’associations de défense de la langue française. Le 3 février 2017.

Scandalisées par l’annonce d’un slogan en anglais pour « vendre » au C.I.O. les J.O. de Paris, les associations de défense de la langue française avaient protesté ensemble auprès du Comité pour les J.O. de Paris. Une rencontre était prévue début mars pour engager le dialogue. Or c’est ce soir qu’un slogan en anglais a été officialisé au mépris, non seulement des associations concernées, mais de l’article II de la Constitution, de la charte des J.O. (dont la langue officielle est le français !) et de la loi du 4août 1994 (art. 2) qui dispose que « ...la langue française est obligatoire pour toute publicité, écrite, parlée ou audiovisuelle... » 

Quant à l’argument du comité Paris/J.O. selon lequel il faudrait désormais parler anglais « pour se faire entendre de tous », c’est le même que celui que vient d’employer M. Macron quand, parlant dans le cadre d’une campagne électorale française, il est allé discourir en anglais à Berlin, humiliant ainsi notre langue à l’international, sans respect non plus pour la langue allemande. Si désormais chacun procède ainsi dans son champ de compétence, c’en est fait de notre langue, déjà assaillie en tout domaine (enseignes, publicité, chanson, cinéma, recherche…) au profit du tout-anglais.

Nous exigeons que les autorités de l’État, chargées de faire respecter la langue nationale, qui se trouve être aussi la langue de la Francophonie internationale et la langue officielle des J.O. depuis P. de Coubertin, rappellent à l’ordre le comité pour les J.O. à Paris. Paris sans la langue française, c’est un couteau sans manche dont on a jeté la lame !

Nous interpellons les candidats à la présidentielle. Lesquels d’entre vous briseront la forclusion du débat sur la langue qui pèse sur les médias ?*

L’universalité de l’olympisme n’a que faire d’une pseudo-langue unique mondiale, ce Business Globish totalitaire qui insulte à la fois la langue de Molière et la biodiversité culturelle indispensable à l’humanité. Si les communicants de Paris/J.O. sont vraiment à court de vocabulaire, qu’ils sachent que les mots « amour » et « sport », mot anglais francisé mais dont l’étymologie est française, sont compris partout ! L’affairisme et l’argent-roi ne doivent pas prévaloir sur la dignité de Paris, de la France et de la Francophonie !

(...)

*François Asselineau s'est déjà exprimé à de nombreuses reprises sur ces questions. Nous soutenons bien évidemment cet appel.

 

 

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