jeudi 15 mars 2018

l’UPR demande le report de l’élection législative partielle prévue dimanche prochain.

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COMMUNIQUÉ : Compte-tenu de la situation insurrectionnelle à Mayotte, l’UPR demande le report de l’élection législative partielle prévue dimanche prochain.

OUTIL COMMUNICATION UPR

L’UPR émet ses plus vives préoccupations quant aux dernières évolutions dans le département de Mayotte, qui se retrouve au bord de la guerre civile.

La Ministre Annick Girardin, accueillie par les sifflets de la population, n’a apporté aucune réponse aux problèmes rencontrés à Mayotte, dont les services de l’État ne fonctionnent quasiment plus.

La situation, qui s’est détériorée mois après mois, avec une augmentation croissante du chômage, de la criminalité, et de l’immigration clandestine, amène à une explosion de colère de la part des Mahorais, qui ne permet plus la tenue sereine et l’organisation matérielle du scrutin prévu dimanche prochain.

La plupart des axes de circulation sont barrés, empêchant l’acheminement de la propagande électorale des candidats. Notre candidat, Alexandre Alçuyet, n’a pas encore pu utiliser tout son temps de parole.

ALEX ALCUYET

Il est à craindre que ni les électeurs, ni les scrutateurs, ni les assesseurs ne pourront se rendre dans les bureaux de vote.

Dans les conditions actuelles, l’UPR estime qu’il est du devoir du gouvernement de prendre acte de cette situation désastreuse et intenable, et d’en tirer les conséquences, en décalant la tenue du scrutin de quelques semaines, le temps que l’ordre soit rétabli sur l’île.

À défaut, la tenue de cette élection législative pourrait être à nouveau invalidée par le Conseil constitutionnel.

https://www.upr.fr/actualite/communique-compte-tenu-de-la-situation-insurrectionnelle-a-mayotte-lupr-demande-le-report-de-lelection-legislative-partielle-prevue-dimanche-prochain

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À Mayotte, l’éternel débat sur le droit du sol

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de donner à la maternité de Mamoudzou un statut extraterritorial, pour limiter la possibilité de devenir français en naissant dans le département d’outre-mer

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Alors que Mayotte est agitée depuis trois semaines par un mouvement social pour protester contre l’insécurité, sa maternité se trouve au centre des débats. La saturation de ce service de l’hôpital de Mamoudzou, qui a enregistré 9674 naissances en 2017, illustre en effet à la fois très forte pression démographique subie par l’île et l’importance de l’immigration dans ce département d’outre-mer.

Une partie de la population et des élus locaux dénoncent régulièrement la présence au centre hospitalier de très nombreuses femmes originaires des Comores voisines, qui viennent y accoucher. Cette situation aboutit, selon eux, au fait que le système hospitalier est débordé. Par ailleurs, aux yeux de bien des Mahorais, ces mères sont attirées par l’espoir de donner à leurs enfants la possibilité d’acquérir la nationalité française, au nom du droit du sol.

Le gouvernement « réfléchit » aux différentes possibilités

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À son tour, le premier ministre Édouard Philippe a évoqué le sujet en répondant au Sénat, jeudi 8 mars, à une question du sénateur LREM de Mayotte Thani Mohamed Soilihi. « Est-ce qu’on s’autorise à travailler sur un nouveau statut de cette maternité ? Est-ce qu’on réfléchit aux transformations qu’il faudrait apporter en matière de droit et d’accès la nationalité à cet endroit ? Je mets tout sur la table », a-t-il déclaré.

Vendredi 9 mars, la ministre des outre-mer Annick Girardin a précisé que le gouvernement réfléchit à l’idée d’un « hôpital extraterritorial, pas que pour Mayotte, aussi pour la Guyane ». Il s’agirait d’un « hôpital où quand on y naît, on est ensuite déclaré (pour l’état civil) soit côté français, soit côté Comores, soit côté Madagascar ». « C’est une réflexion que nous avons depuis quelques mois mais c’est un cadre juridique très particulier », a-t-elle poursuivi.

Une « absurdité juridique »

Un service public doté de l’extraterritorialité dans un département français ? « Cela ne me paraît pas faisable, il y a quand même de fortes chances que cela soit jugé inconstitutionnel, commente Serge Slama, professeur de droit public à Grenoble. On ne peut pas déclarer une partie du territoire comme ne faisant plus partie de la République. »

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Ce n’est en tout cas pas la première fois que cette piste est mise « sur la table ». Elle avait été par exemple discutée en 2010 à l’occasion des débats à propos de la loi Besson sur l’immigration. Pour Serge Slama, en plus d’être « une absurdité juridique », cette « fausse bonne solution est aussi une aberration humaine ». « Si cela se faisait, on ferait prendre de risques sanitaires à des femmes qui iraient accoucher en dehors de la maternité », ajoute-t-il.

Laurent Wauquiez veut remettre en cause le droit du sol

La possibilité de modifier les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte est un serpent de mer, que Laurent Wauquiez, l’actuel président des Républicains, vient de réveiller lors de sa visite sur place. « Quand un enfant naît ici de deux parents clandestins, il ne doit pas pouvoir être français », a-t-il lancé.

François Baroin avait déjà avancé cette idée en 2005, quand il était chargé de l’outre-mer dans le gouvernement. Un de ses successeurs à ce poste, Christian Estrosi, avait fait de même en 2008. Mais ce qui paraissait éventuellement envisageable d’un point de vue juridique quand Mayotte était une simple collectivité est aujourd’hui exclu pour un territoire devenu un département en 2011. À moins de modifier la Constitution.

Le droit du sol n’est pas absolu

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Certes, son article 73 prévoit que les lois applicables dans les départements et régions d’outre-mer peuvent faire l’objet « d’adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités ». Mais la Constitution « ne paraît pas autoriser, en l’état, la mise en place de règles dérogatoires en matière de droit de la nationalité », avait déjà conclu en 2006 une commission d’enquête du Sénat.

Au passage, les parlementaires avaient rappelé un autre principe de droit : contrairement à ce qui est souvent énoncé, le droit du sol n’est pas absolu en France et le simple fait de naître dans la maternité de Mayotte ne suffit pas à faire d’un nouveau-né un « petit Français ». Un enfant mineur né en France de parents étrangers peut réclamer la nationalité française seulement à partir de treize ans et à la condition qu’il y ait eu sa résidence habituelle pendant cinq ans, à partir de l’âge de huit ans.

https://www.la-croix.com/France/Immigration/A-Mayotte-leternel-debat-droit-sol-2018-03-10-1200919700?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180312&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=952976&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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lundi 12 mars 2018

Mayotte : la mobilisation contre l'insécurité ne faiblit pas, Girardin va se rendre sur place

Grève générale, barrages routiers, menace des élus sur la tenue de législatives : les habitants de Mayotte poursuivent leur mobilisation contre l'insécurité et espèrent faire bouger l'exécutif. La ministre de l'Outre-mer s'y rend ce jour.

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Trois semaines après avoir commencé, la mobilisation ne faiblit pas à Mayotte, où la population continue de manifester contre l'insécurité grandissante sur l'île. La grève générale se poursuit et de nouveaux barrages ont été érigés le 8 mars pour bloquer les routes du département, alors qu'une mobilisation avait rassemblé la veille des milliers de personnes dans le chef-lieu de l'île, Mamoudzou. [préfecture, NdR]

Parlementaires, maires et élus départementaux se sont également joints au mouvement, précisant dans un communiqué que «les collectivités locales [seraient] fermées jusqu'à nouvel ordre».

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Plusieurs maires ont par ailleurs déjà annoncé leur refus d'organiser l'élection législative partielle des 18 et 25 mars. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a cependant fait savoir le 7 mars que «l’Etat pourvoira au fait que nous puissions organiser matériellement et opérationnellement le scrutin» et ce «même si les 17 maires refusent d’organiser l’élection».

Parallèlement aux barrages de la population, les gendarmes sont intervenus pour lever des barrages «sauvages» qui avaient été érigés par des jeunes parfois violents, comme à Koungou et à Tsoundzou.

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Conséquence des barrages routiers, le service des consultations externes du Centre hospitalier de Mayotte a été fermé le 8 mars «par manque de personnels», selon le service communication de l'hôpital.

Faire «réagir l'exécutif»

Excédés par l'insécurité qui règne sur l'île, sujette à une forte pression migratoire en provenance des Comores voisines, les habitants comptent ainsi faire «réagir l'exécutif», comme l'a confié Foumo Silahi un des porte-paroles du mouvement, cité par Mayotte Hebdo. Discrète sur la situation jusqu'à présent, avec simplement la promesse d'organiser une «conférence sur l'avenir de Mayotte», la ministre de l'Outre-mer Annick Girardin s'est engagée le 9 mars sur RMC à se rendre sur place rapidement. «Je suis prête à partir. Je pars à Mayotte, si le dialogue est possible, je suis toujours là où je peux être la plus utile», a-t-elle soutenu.

De leur côté, les manifestants menacent de durcir le mouvement dès le 12 mars, et prévoient notamment «l'encerclement de Mamoudzou», la plus grande ville de l'archipel, et, avec elle, les relais de l'Etat, comme la préfecture, ou encore l'aéroport.

https://francais.rt.com/france/48587-mayotte-mobilisation-contre-insecurite-ne-faiblit-pas-girardin-rendre-place

ALEX ALCUYET

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samedi 28 octobre 2017

Communiqué de presse de l’UPR-GUYANE

Ce 27 octobre 2017, de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu devant la préfecture de Cayenne, alors que s’achevait le premier jour de la visite d’Emmanuel Macron en Guyane, marqué par un grand rassemblement du collectif Pou Lagwiyann dékolé,

Les troubles qui agitent de nouveau la Guyane, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron et de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, sont l’occasion de publier ici le communiqué de presse que notre délégation de l’UPR-Guyane a publié voici déjà une semaine et qui se révèle particulièrement judicieux avec le recul des événements survenus depuis lors :

COM UPR GUYANE

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Communiqué de presse de l’UPR-GUYANE du 20 octobre 2017

En marche vers l’austérité : Juncker, Macron et la Guyane

À l’occasion de la tenue en Guyane de la XXIIe conférence des régions ultrapériphériques de l’Union européenne, en présence des 2 représentants de l’austérité que sont le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Président de la République Emmanuel Macron, la délégation Guyane de l’Union Populaire Républicaine souhaite attirer l’attention sur les faits suivants :
La suppression de l’aide alimentaire aux plus démunis en Guyane, jusqu’ici versée sous forme de subventions dites européennes, a été annoncée [1], alors que la France est contributeur net, à hauteur de 9 milliards d’euros par an, au budget de l’Union européenne. La France verse en effet tous les ans 22 milliards d’euros à l’UE qui ne lui reverse que 13 milliards sous forme de subventions diverses et il est prévu que cette contribution augmente dans les années à venir (notamment avec le départ annoncé du Royaume-Uni).
Le projet de loi de finances 2018 prévoit une baisse de 8,8 millions d’euros pour l’agence de l’Outre-mer pour la mobilité (LADOM) [2]. Cette loi de finances est dictée par la Commission européenne, non élue, qui prône l’austérité à travers les Grandes orientations de politique économique (GOPÉ), « recommandations » de politique sociale et économique émises pour chaque pays membre de l’UE, en vertu de l’article 121 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) [3].
À la rentrée 2017, de nombreuses associations ou écoles ont été privées des emplois aidés, à la demande du gouvernement Philippe qui ne fait qu’appliquer les directives européennes en matière de réduction des dépenses publiques. Au même moment, la « Loi Travail XXL », autre émanation des GOPÉ visant la destruction du code du travail, est passée en force via les ordonnances. Les GOPÉ sont, en outre, à l’origine de la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales.
Par ailleurs, l’Union européenne et le Mercosur (groupement de pays sud-américains) négocient actuellement les termes d’un traité de libre-échange. La France et la Guyane sont-elles associées à ces négociations ? Les intérêts des agriculteurs comme des consommateurs guyanais sont-ils défendus ? On peut en douter au vu des renoncements répétés de l’État français en matière de défense des intérêts vitaux du pays.
L’entrée en vigueur du CETA [4], traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le 21 septembre 2017, sans vote à l’Assemblée nationale, en est un bon exemple. Il s’agit là d’un traité anti-démocratique, mais aussi anti-écologique [5] qui sert les intérêts de grands groupes industriels et agro-alimentaires, au détriment de l’intérêt général.
Les technocrates de l’Union européenne doivent également se souvenir qu’un grand mouvement social mené par le collectif Pou la Gwiyann dékolé (Pour que la Guyane décolle) a eu lieu en Guyane en mars et avril 2017. Le collectif réclamait légitimement le rattrapage économique et social de la Guyane vis-à-vis de l’Hexagone. Le mouvement s’est achevé le 21 avril 2017 avec l’accord de Guyane, par lequel le gouvernement avait acté un plan d’urgence de 1,08 milliard d’euros et pris acte de la demande de 2,1 milliards d’euros supplémentaires formulée par le collectif.
Pour l’instant, aucun versement n’a été effectué. La Guyane reste un désert médical [6] où la pauvreté ne cesse d’augmenter [7]. Elle reste honteusement sous-équipée notamment en matière d’éducation, reste victime de l’orpaillage clandestin, reste menacée par la voracité des industries d’extraction, reste méprisée en somme et ce jusque dans les notes présidentielles adressées aux journalistes accompagnant nos sinistres visiteurs.
Dans ce contexte le débat sur le nouveau statut de la Guyane nous paraît complètement déplacé et stérile compte-tenu du carcan bruxellois qui s’appliquera à toute collectivité restée dans l’UE. Dénoncer la tutelle de Paris pour subir celle bien plus prédatrice de Bruxelles ?…
Pourquoi les élus ne s’attaquent-ils jamais aux vraies causes des problèmes, c’est-à-dire notre appartenance à l’UE ?
Pourquoi les Assises françaises des Outre-mer se tiennent-elles en ce moment ? Quelle est leur utilité si leurs conclusions ne font qu’entériner les GOPÉ ?

De spectacles et de mensonges médiatiques, les Guyanais n’ont pas besoin. Nous ne voulons pas voir agoniser notre territoire, comme la Grèce aujourd’hui martyrisée, au nom des intérêts d’une oligarchie. Nous voulons décider collectivement de notre avenir, nous ne voulons pas des diktats de l’UE. Face aux traités européens, il peut y avoir des choix démocratiques, n’en déplaise à M. Juncker[8]. Choisissons la souveraineté, choisissons la démocratie, quittons l’UE [9] !

UPR GUYANE

20 octobre 2017
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Notes :
[1] La suppression de l’aide alimentaire aux plus démunis en Guyane : Guyane 1ère, octobre 2017 : https://twitter.com/guyane1ere/status/915612282704531456.
[3] Les grandes orientations de politique économique (GOPÉ) pour la France en 2017-2018 : https://www.upr.fr/gope-grandes-orientations-de-politique-economique
[4] CETA : Comprehensive Economic and Trade Agreement ou AECG : Accord économique et commercial global.
[5] Le CETA signe l’arrêt de mort de la COP 21, Le vent se lève, septembre 2017 : http://lvsl.fr/le-ceta-signe-larret-de-mort-de-la-cop-21
[7] La pauvreté augmente en Guyane, Guyane 1ère, octobre 2017 : https://twitter.com/guyane1ere/status/920420371651874816
[8] Du traité constitutionnel à Syriza, l’Europe contre les peuples, Le Figaro, février 2015 : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/02/31001-20150202ARTFIG00405-du-traite-constitutionnel-a-syriza-l-europe-contre-les-peuples.php
[9] Pourquoi un Frexit est urgent ? : https://www.upr.fr/pourquoi-un-frexit-est-urgent.

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Une suggestion : allez massivement cliquer « J’aime » sur la page Facebook de l’UPR-Guyane, en signe de soutien  et de solidarité avec notre équipe locale de militants dynamiques et dévoués.

mercredi 13 septembre 2017

Le Venezuela envoie 10 tonnes d’aide humanitaire à Saint-Martin, malgré la position de Paris

En dépit des propos de son homologue français, qui avait qualifié son gouvernement de dictature, le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé l'envoi d'aide humanitaire à l’île française dévastée par l’ouragan Irma.

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Le gouvernement du Venezuela a annoncé le 10 septembre qu'il ferait parvenir 10 tonnes d'aide humanitaire à l'île de Saint-Martin, ravagée par l'ouragan Irma. Des biens de première nécessité tel que de l’eau, de l'équipement de secours, des vêtements ou encore des matelas seront envoyés sur place.

Le ministre des Relations intérieures, de la Justice et de la Paix Néstor Reverol a déclaré que ces aides seraient livrées par un avion des Forces armées nationales bolivariennes (FANB) selon le quotidien El Nacional.

Face au désastre humanitaire à Saint-Martin, le ministre vénézuélien des Relations extérieures, Jorge Arreaza, s'est exprimé sur Twitter : «Le Venezuela et l'ALBA [Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique] seront toujours présents pour tendre leur main fraternelle face à toute difficulté. Nous sommes encore en alerte dans les Caraïbes.»

Dix personnes sont mortes et plus d'une centaine ont été blessées dans la partie française de Saint-Martin à la suite du passage de l'ouragan Irma. On estime à 95% le pourcentage d’habitations détruites.

Couac diplomatique entre Macron et le Venezuela

L'annonce de l'aide apportée à l'île française par le gouvernement vénézuélien survient alors que les relations sont au plus bas entre le pays d'Amérique latine, qui traverse une grave crise, et Paris.

Le 29 août, dans un discours face aux ambassadeurs français, Emmanuel Macron avait notamment qualifié le Venezuela de «dictature qui tente de survivre au prix d'une détresse humanitaire sans précédent, alors même que les ressources de ce pays restent considérables».

Réponse dès le lendemain du ministre Jorge Arreaza dans un communiqué : «Les propos du président de la République française démontrent une profonde méconnaissance de la réalité.»

Le ministre vénézuélien avait alors appelé au «respect pour sa démocratie», estimant que l'intervention verbale du dirigeant français constituait une «ingérence» dans les affaires du Venezuela.

L'Alliance bolivarienne au secours d'une île française

Le ministre Néstor Reverol a souligné que l'initiative vénézuélienne faisait partie de la coopération internationale de l'ALBA, même si l'île de Saint-Martin n’en est pas membre.

Initiée en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chavez, l'ALBA est une organisation politique, culturelle, sociale et économique vouée au renforcement de la coopération économique et écologique entre certains pays d’Amérique latine et des Caraïbes, comme Cuba, la Bolivie, le Venezuela ou encore Sainte-Lucie. Une alliance par ailleurs chère à Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitait y faire adhérer la Guyane et les Antilles françaises.

https://francais.rt.com/international/43052-peu-rancunier-venezuela-humanitaire-saint-martin-ouragan-irma

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lundi 11 septembre 2017

=== Catastrophe des ouragans Irma et José === TÉMOIGNAGE DE GUILLAUME PELLISSIER

=== Catastrophe des ouragans Irma et José ===
TÉMOIGNAGE DE GUILLAUME PELLISSIER DE FÉLIGONDE, DÉLÉGUÉ DÉPARTEMENTAL DE L'UPR EN GUADELOUPE

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Pour faire suite à l'article du président sur le Batral Dumont-d'Urville retiré des Antilles et la gestion calamiteuse du passage de l'ouragan Irma par les services de l’État, je crois utile d'apporter les précisions suivantes à tous ceux qui suivent les analyses de l'UPR.

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1°) Il faut émettre des réserves sur les informations données par la femme qui s'exprime dans l'avant-dernière vidéo publiée dans l'article. Sous le coup de l'émotion, la femme évoque des "milliers de morts" mais il n'y a, à cette heure, aucune confirmation d'un bilan humain aussi catastrophique.

D'ailleurs, dans l'état de pagaille actuelle, les services officiels sont loin d'être en mesure de faire un tel décompte.

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2°) L'un des faits les plus surprenants est que les services de l'État n'ont procédé à aucune réquisition des avions d'une compagnie locale.

AIR CARAÏBES dispose en effet de 4 avions ATR 72 (https://www.aircaraibes.com/la-compagnie/la-flotte). Les avions plus gros ne pouvant, semble t-il, pas se poser du fait de l'état de l'aéroport.

AIR ANTILLES EXPRESS dispose apparemment de 7 avions (https://fr.wikipedia.org/wiki/Air_Antilles_Express)...

L’État aurait aussi pu solliciter la compagnie aérienne étrangère LIAT (dont le siège est à Barbuda) qui dispose d'une dizaine d'avions ATR similaires (https://fr.wikipedia.org/wiki/LIAT)

Je peux garantir que les conditions météo étaient tout à fait clémentes dans les heures qui ont précédé les deux ouragans (par exemple hier après midi, avant l'arrivée de l'ouragan José, j'ai fait de la planche à voile en Guadeloupe par grand soleil).

On aurait donc tout à fait pu :

a)- faire un pont aérien et recueillir énormément de gens en Guadeloupe.

b)- au retour de ces avions vers Saint Martin, acheminer des militaires envoyés à l'avance et mis en attente en Guadeloupe.

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3°) Car contrairement à ce que disait un journal télévisé national ce jour, à savoir que l'on n'aurait su que très tard où irait le cyclone et quelle serait sa force, nous savions ici, plusieurs jours à l'avance, qu'il serait de catégorie 5 et qu'il n'épargnerait pas les îles du Nord (Saint Barthélémy et Saint Martin).

On savait aussi, trois jours à l'avance, qu'il ne concernerait pas la Guadeloupe.

L’État a donc failli en n'anticipant pas l'envoi de troupes aux Antilles.

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4°) L’État a d'autant plus failli que l'on sait parfaitement que l'île de Saint-Martin est l'une des régions où le taux de criminalité est le plus élevé de France.

Pour donner un exemple : un de mes collègues a eu au téléphone un de nos clients qui lui a indiqué que, dans son quartier, les résidents ont dû se protéger eux mêmes en tirant sur les intrus.

Je pense que ces deux défaillances de l'État (absence de pont aérien et absence de forces armées) vont occasionner la plus forte polémique dans les prochaines semaines.

Accessoirement, les manifestations contre la loi Travail risquent de passer au second plan face à cette catastrophe .

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5°) De notre côté, en Guadeloupe, aucun dégât n'a été constaté.

Concernant Saint Barthélémy, j'ai eu des nouvelles rassurantes du représentant de l'UPR Gregory Isambourg et des adhérents de l'UPR.

Je suis en attente d'informations des adhérents de l'UPR à Saint-Martin.

Guillaume Pellissier de Féligonde
Délégué départemental de l'UPR en Guadeloupe
11 septembre 2017

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Prix des billets, racisme : polémiques autour des rapatriements provoqués par le passage d'Irma

Nombre de sinistrés cherchent à fuir Saint-Martin et Saint-Barthélemy après le passage de l'ouragan Irma. Or, des habitants des îles et des internautes ont accusé les autorités et les compagnies de transport de faire preuve de racisme ou de cupidité.

59b5864a488c7b44028b4567Dix décès, sept personnes portées disparues, des habitations démolies, des infrastructures défoncées : les ravages de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, selon le dernier bilan du 10 janvier, sont d'une ampleur rare. Si bien que nombre d'habitants de ces lieux sinistrés et encore truffés de dangers souhaitent les fuir au plus vite, au moins temporairement.

Mais dans cet exode, par voies aériennes ou maritimes, la confusion règne et des accusations de racisme s'élèvent contre certaines compagnies de transport et les autorités locales.

 

Accusations de racisme et de favoritisme pro-américain

«C'est sélectif ! Le bateau arrive, on n'a vu que des métropolitains, que des Blancs», a par exemple déclaré une habitante de l'île de Saint-Martin au micro de France Info, après l'évacuation vers la Guadeloupe de touristes, majoritairement américains, par le navire Archipel 1.

Ce sentiment d'injustice a été partagé par un certain nombre d'internautes sur les réseaux sociaux.

Des utilisateurs de Twitter ont très précisément pointé du doigt le fait que de nombreuses personnes évacuées via le vaisseau Archipel 1, étaient de nationalité américaine.

La polémique née de cette évacuation a été attisée par la déclaration du capitaine du bateau, au média public (chaîne télévisée et radio) Guadeloupe 1ère. Il a confié avoir été missionné par le préfet de Guadeloupe pour conduire cette évacuation de touristes.

Néanmoins, sur Twitter, la préfecture de Guadeloupe a démenti l'information : «Le préfet n'a jamais donné d'ordre de rapatriement de touristes au navire Archipel 1. Le bateau devait se mettre à l'abri à l'annonce d'une forte houle», a-t-elle assuré.

Concernant les accusations de sélection raciste lors des évacuations, de manière générale, le préfet de Guadeloupe a souhaité mettre les points sur les «i» : «L'Etat a organisé l'évacuation de personnes vulnérables et de malades qui ne pouvaient plus être pris en charge à Saint-Martin. Ces personnes ont été désignées par les autorités sanitaires.» 

De même, Guadeloupe 1ère a déclaré que la «couleur de peau» n'était pas prise en compte dans l'organisation des vols sanitaires.

Une explosion des tarifs ? 

Autre polémique ayant enflé sur les réseaux sociaux : les tarifs des vols en partance des îles sinistrées de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy auraient explosé.

Le 9 septembre, un certain François Boquet, assurant relayer «une demande et un besoin des habitants de Saint-Martin et de Saint-Barth», publie une pétition sur le site Change.org. Son motif : convaincre Air France de mettre en vente des «billets à prix honnête». «Pour rentrer de Guadeloupe», affirme-t-il, la compagnie aérienne française exigerait entre «entre 1 150 euros et 3 500 euros».

«Merci à notre gouvernement de laisser ces superbes compagnies se faire du fric sur le dos des familles qui souhaitent évacuer, ayant tout perdu et n'ayant pas d'abris», vitupère l'auteur de la pétition en ligne dont le succès est phénoménal. Plus de 60 000 internautes lui ont en effet apporté leur soutien.

Auprès de France Info, néanmoins, Air France réfute imposer de tels prix pour des vols aller. La compagnie aérienne fait état de billets à 300 euros pour les victimes d'Irma, en classe économique, soit un prix nettement inférieur à celui du marché. En outre, Air France se déclare prête à affréter un avion supplémentaire pour évacuer les sinistrés, le 12 septembre, si les autorités devaient le décider.

Quoiqu'il en soit, les proportions de la crise qui règne dans les îles françaises des Antilles sont telles que l'opposition, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Eric Ciotti, a dénoncé une mauvaise anticipation de la part des autorités. Une situation dont la gravité n'échappe pas à l'exécutif, rétorque le pouvoir. Le président de la République, Emmanuel Macron, est d'ailleurs attendu à Saint-Martin le 11 septembre.

https://francais.rt.com/france/43014-prix-billets-accusations-racisme-polemiques-irma-saint-martin-saint-barthelemy


 

Pour aller davantage au fond des choses, et mieux comprendre les réponses insuffisantes de l'Etat face à une telle crise, voir l'article sur notre site national:

"Face au désastre qui a frappé Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le départ de Martinique, il y a à peine plus de deux mois, du navire qui aurait été probablement le plus utile aujourd’hui apparaît comme un véritable scandale, et cela d’autant qu’il n’a pas de remplaçant pour cause de réductions budgétaires."

https://www.upr.fr/actualite/non-assistance-a-peuple-francais-danger-ravages-provoques-louragan-irma-aux-antilles-francaises-revelent-scandale-choix-budgetaires-de-macron

P.G.

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jeudi 7 septembre 2017

Après Irma, «c’est un cauchemar»

L'ouragan continue sa route vers la République dominicaine et la Floride. À Saint-Martin et Saint-Barthélemy, l'heure est aux premiers bilans. Et les premiers témoignages, souvent glaçants, parviennent jusqu'à la métropole.

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Le bilan du cyclone Irma s’élève déjà à 9 morts et plus d’une vingtaine de blessés. Et il n’est pas définitif. Après être passé à proximité de la Guadeloupe et avoir frappé de plein fouet les îles de Barbuda, Saint-Martin – que l’on estime détruite à 95% – et Saint-Barthélemy, Irma, classée catégorie 5, le maximum sur l’échelle d’intensité des ouragans, avance jeudi vers la République dominicaine. Alors que les communications ont été coupées plusieurs heures mercredi, les premiers témoignages commencent à parvenir jusqu’en métropole.

«On aurait dit qu’une bombe avait explosé»

Kevin, graphiste, vit sur l’île de Saint-Barthélemy depuis sept ans. Il a vécu le passage du cyclone depuis «une petite case en bois» qu’il avait protégée par des panneaux anticycloniques. Interrogé par RMC, il a témoigné depuis les hauteurs de Gustavia, un des rares endroits où le réseau téléphonique fonctionnait. «La situation est chaotique. On n’a plus d’électricité, on n’a plus d’eau. L’ouragan Irma a complètement rasé l’île, il ne reste plus grand-chose. C’est vraiment catastrophique ce qui se passe là, en ce moment sur l’île», a expliqué Kevin. Irma est passée près de lui en trois phases : deux heures de vent, un peu plus d’une heure dans l’œil du cyclone et à nouveau une heure et demie de vent. «Pendant le passage de l’œil on entendait les gens crier, des gens qui changeaient de case, qui allaient chez les voisins», témoigne-t-il. «J’ai vraiment cru à plusieurs reprises que ma maison allait s’arracher […] je l’ai vécu sous ma table, confiné, avec un matelas pour retenir les projectiles».

«Le plus angoissant c’est l’incertitude, c’est que rien n’est sous contrôle. C’est mère Nature qui parle, on est des moins que rien, on est insignifiants», s’est-il remémoré en évoquant «la pression dans les oreilles, les sinus, c’est physique, c’est psychologique, c’est une torture, un très mauvais moment à passer», résume le témoin auprès de la radio. Qu’en retient-il moins de vingt-quatre heures après le passage de l’ouragan ? «Le désastre, la destruction, on aurait dit qu’une bombe avait explosé et avait brûlé toute la végétation. J’étais terrorisé, je ne reconnaissais plus l’endroit où je vivais».

Alex Jacqua, directeur commercial, a quant à lui raconté en direct à France Ô-La1ère.fr avoir eu «l’impression d’être dans une guerre». «La maison vibre, ça bouge, c’est Hiroshima […]. Le vent fait des gros boums. On entend plein de bruits de partout, les fenêtres vibrent, et on en a encore pour quatre à cinq heures», témoignait-il, estimant que cette expérience était «deux fois pire» que le passage de l’ouragan Luis en 1995, à Saint-Barthélemy.

«C’est un cauchemar»

L’AFP relaie de son côté deux témoignages de journalistes qui se trouvaient sur l’île de Saint-Martin pendant le passage de l’ouragan. Steve Prudent, qui travaille pour la chaîne Outre-mer 1ère était «calfeutré dans un hôtel supposé être un endroit sûr». Mais «plusieurs chambres ont littéralement implosé» et les murs en béton «vibraient comme du carton». «Tout ce qui n’avait pas un minimum de solidité n’existe plus», a expliqué le journaliste qui s’est retrouvé «face à un phénomène d’une ampleur inégalée». «C’est un cauchemar», a confirmé une autre journaliste de Guadeloupe 1ère.

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Liberation

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"Une catastrophe énorme"

"C'est une catastrophe énorme. 95 % de l'île de Saint-Martin est détruite. Je suis sous le choc. C'est affolant", a déclaré de son côté le président du conseil territorial Daniel Gibbs, joint sur son portable par Radio Caraïbes International. "J'ai besoin que la nation envoie des renforts suffisants pour évacuer tout ce qui peut être évacué, parce que si on a un autre cyclone qui nous tombe dessus samedi, ce sera juste pas possible, c'est-à-dire que ce n'est pas le nombre de morts qu'on va compter, c'est les vivants", a lancé Daniel Gibbs. La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s'est envolée mercredi soir pour la Guadeloupe avec des "renforts humains et matériels" pour les Iles du Nord, frappées de plein fouet par ce cyclone de catégorie 5, le maximum sur l'échelle d'intensité des ouragans. Face à des "dégâts matériels considérables" sur les deux îles, le président de la République a annoncé un "plan national de reconstruction (...) le plus rapidement possible".

http://www.midilibre.fr/2017/09/07/ouragan-irma-au-moins-six-morts-95-de-l-ile-de-saint-martin-detruite,1556831.php

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Posté par UPR Creuse à 17:08 - - Permalien [#]
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