vendredi 18 août 2017

Un Schengen pour les militaires

PDV JUNKER OTAN

 

Un Schengen pour les militaires

Par Fernand le Pic — 15 août 2017

 

Antipresse  N° 89 | 13.8.2017

Par Fernand Le Pic


Ça circule beaucoup en Europe: libre circulation, migration… Mais voici que l’OTAN a décidé de ce joindre au mouvement. Ces «migrants en uniforme» réclament désormais une liberté de circulation totale sur le continent.

Le lieutenant-général Frederick «Ben» Hodges dirige encore pour quelque temps le corps d’infanterie de l’armée américaine stationné en Europe, l‘USAREUR pour les intimes, avec sous ses ordres un effectif permanent d’environ 30000 fantassins, paras et autres forces, notamment dans le renseignement et la désinformation militaires. Son quartier général se situe à Wiesbaden, haut lieu du pont aérien vers Berlin durant la Guerre froide.

Cela fait bientôt deux ans que notre général Ben Hodges trépigne. Il se plaint tous azimuts des très désagréables entraves administratives qui gênent le passage aux frontières intra-européennes de ses soldats et convois, tous bourrés d’armes et de munitions. Il en fit un long plaidoyer devant le bureau polonais du CEPA (Center for European Policy Analysis), un énième think-tank américain sponsorisé par Lockheed Martin, BAE Systems, ou encore Textron Systems (groupe offrant ses services, entre autres, dans la logistique et les infrastructures militaires).

Certes, il conçoit qu’il y ait bien ici ou là des résidus de souverainetés locales et même des frontières législatives, comme il en existe à l’intérieur des États-Unis, mais tout de même! Toutes ces formalités lui paraissent «étonnamment pesantes». Il faut donc que cela cesse, et vite.

Alors il exige des Européens que ces derniers lui accommodent fissa un statut de libre circulation militaire équivalent à celui de Schengen pour les civils. Rien que ça. Il va même jusqu’à prendre modèle sur les facilités offertes aux masses d’immigrants illégaux qui déferlent sur l’Europe depuis quelques années. «Plus que tout, nous avons besoin d’une zone militaire de type Schengen, ce qui permettrait à un convoi militaire de se déplacer à travers l’Europe aussi rapidement qu’un migrant» ose-t-il lancer sans vergogne. C’est vrai que, question réseaux migrateurs, on s’y connaît au sein de l’armée américaine. Même qu’on théorise. Par exemple, Kelly Greenhill, l’une de ces si discrètes têtes pensantes du Pentagone, a réussi à présenter à la prestigieuse Naval Postgraduate School de Monterey (Californie) toute l’efficacité de la «coercition par le déplacement de populations». Une étude dont elle a tiré un livre devenu un classique chez les généraux: L’Arme de migration massive. Un titre qui donne à méditer sur l’instrumentalisation militaire du phénomène.

Mais revenons à Ben Hodges. Pourquoi donc est-ce un général trois étoiles qui s’occupe ainsi de questions plutôt politiques et dévolues normalement au circuit diplomatique civil? C’est encore lui qui donne la réponse: parce que Trump n’a pas encore fini d’installer tous ses ambassadeurs en Europe et que les simples chargés d’affaires qui sont là en attendant n’ont pas les pouvoirs nécessaires pour traiter ce type de dossiers. “Ça fait mal de ne pas avoir d’ambassadeur” déclarait-il la larme à l’œil lors d’une inspection de ses troupes en Bulgarie, le 19 juillet dernier.

On peut au moins en tirer une première leçon (même si on le sait déjà): derrière tout sujet que le Département d’État impose à l’ordre du jour de ses «alliés», se cache un agenda du Pentagone. La preuve: dès que le Département d’État n’est plus là pour jouer les faux nez, c’est toujours une coupe militaire à la West Point qui surgit. Quoi qu’il en soit de ce rideau qui se décroche tous les jours un peu plus, Ben Hodges peut se réjouir. Les politiques européens ont obtempéré au quart de tour à ses injonctions.

A commencer par Radosław Sikorski, l’ancien ministre polonais de la défense puis des Affaires étrangères, un peu en disgrâce depuis qu’il s’est fait piéger par des enregistrements peu amènes envers Washington. Histoire de se racheter, il se fit prestement l’écho de cette exigenceNous avons besoin d’un espace Schengen pour les chars américains», confirma-t-il dès octobre 2015.

Le slogan est très vite repris par les «tanks» de résonance washingtoniens. La suédoise Elisabeth Braw, de l’Atlantic Council, pond un long article dans «Foreign Affairs» de juin 2016, soutenant le principe d’un «Schengen pour l’OTAN». Hannes Hanso, ministre de la défense d’Estonie emboîte le pas pour une «politique de portes ouvertes en faveur de l’OTAN». En février 2016, la Serbie, non-membre de l’OTAN, avait déjà accordé la liberté de mouvement à l’OTAN ainsi que l’immunité diplomatique à ses troupes, tandis qu’en mai, c’était au tour de la Suède, également non-membre de l’OTAN, de ratifier une loi permettant d’alléger les formalités de passages militaires à ses frontières.

En 2017, c’est à la «vieille Europe» de s’y colleter. Le message passera par l’une des plus fidèles supplétives du Pentagone: Jeanine Hennis-Plasschaert, notre fringante ministresse de la défense hollandaise, dont nous avons déjà eu l’occasion de parler (cf. Antipresse N° 79: «L’OTAN adore les femmes»). Elle déclara au mois de juin dernier, lors d’un énième sommet nuageux de l’OTAN, que les troupes européennes «devaient être en mesure de se déplacer rapidement partout où il existe une menace« . Elle reprenait évidemment à son compte la nécessité de créer un «espace Schengen militaire», ajoutant que devaient y être éligibles «tous les membres de l’OTAN» (Turquie incluse donc, ainsi que, vraisemblablement, les affidés «non-article 5» du «Partenariat pour la paix», dont la Suisse?), sans oublier «tous les alliés de l’Union européenne». Rien que ça! Voilà qui risque de faire pas mal de monde au portillon. On devrait bientôt se retrouver face à une belle quantité de militaires lâchés sur nos routes et nos campagnes, et provenant des horizons les plus divers. Des migrants en uniformes en quelque sorte.

En tirant le fil de cette information d’apparence plutôt technique et anodine, n’était la scandaleuse accélération du déni de nos frontières, on découvre que la Jeanine fait le job. Elle en a déjà touché un mot à l’Italienne Federica Mogherini (Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère et de défense) et à l’Espagnol Jorge Domecq (chef de l’Agence européenne de défense), tout cela sous les yeux attendris de Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN. Évidemment, tout le monde va suivre, et c’est l’ami Juncker qui devrait l’entériner très officiellement dans sa déclaration annuelle sur «l’état de l’Union», le mois prochain, entre deux apéros. Une titraille («l’état de l’Union») dont on ne résiste toutefois pas, la mort dans l’âme, à relever à quel point elle singe, si piteusement, le jargon et la procédure du Congrès américain.

Mais ce «Schengen militaire» ne doit pas être confondu avec la reprise qu’en firent Roberta Pinotti, ministre de la défense (également une Nato’s girl évoquée dans l’Antipresse n°79) et Paolo Gentilini, ministre des affaires étrangères d’Italie, en août 2016. Face au Brexit qui venait de passer et à l’arrivée possible de Trump au pouvoir, dont la campagne anti-otanienne fit grand bruit, le Landerneau politico-militaire européen s’affola. Il craignit d’avoir à s’occuper de sa sécurité collective tout seul. Il fallut s’organiser au plus vite. C’est là que nos deux Italiens, fouillant dans le Traité de Lisbonne, y découvrirent qu’on pouvait monter une première force militaire commune avec seulement quelques pays bien équipés et volontaires, sans passer par la case d’unanimité à 27 (hors Royaume-Uni), et donc sans risque de véto intempestif. Après quoi, il suffisait d’y ajouter graduellement tous les autres pays candidats qui voudraient suivre le mouvement. Dans leur esprit, l’analogie avec Schengen ne visait que ce paramètre d’adhésion progressive. Alors que Merkel et Hollande commençaient à faire cavalier seul dans cette direction, ils s’empressèrent de se rappeler à leur bon souvenir via une tribune publiée par Le Monde. C’était il y a un an presque jour pour jour, et son titre était sans ambiguïté: « L’Italie appelle à un Schengen de la défense». Mais on ne pique pas comme ça ses idées au pragmatique soldat Ben Hodges, et comme en matière militaire européenne, c’est l’Amérique qui décide, le Schengen de la défense continuera de signifier qu’on doit laisser circuler le boss où il veut et quand il veut, un point c’est tout.

Oui mais pourquoi maintenant? On ne peut avancer que des hypothèses. La première est de continuer de nourrir la propagande antirusse dans la conscience collective otanienne. La seconde, c’est de vraiment préparer des opérations léthales. Mais il en existe sûrement une autre, beaucoup plus terre à terre. Explorons.

Le «Schengen militaire» façon Ben Hodges va nécessairement se traduire par de gros investissements d’harmonisation des infrastructures et d’achat de matériels de transport, le tout bien ficelé aux normes américaines, en particulier dans les anciens pays du Pacte de Varsovie. Interrogé le 20 juin 2017 sur la contribution obligatoire d’affidés de l’OTAN à concurrence des fameux 2% de leur PIB, Ben Hodges le confessait presque benoîtement. Pour lui, des contributions en nature pourraient fort bien y satisfaire: «Qu’ils [nous] achètent des systèmes de transport de matériel lourd (HETs ) afin de permettre le mouvement de nos équipements et matériels sur le continent européen, par exemple», proposa-t-il. «Qu’ils nous garantissent l’accès ferroviaire  (…) avec suffisamment de rails pour déplacer une brigade». «Qu’ils nous achètent du carburant, des munitions. Qu’ils nous fournissent des sites de stockage ». Et de conclure: «Je n’ai pas besoin de plus de chars allemands ni de bataillons d’artillerie britanniques supplémentaires. Mais qu’ils améliorent leurs infrastructures et garantissent notre liberté de mouvement. Voilà comment ils peuvent s’acquitter de leurs obligations vis-à-vis de l’Alliance ».

En deux mots: derrière la levée des entraves frontalières, on ne se contentera pas de déplacements dans les broussailles, comme le vulgus migrantum. Il nous faut nos voies romaines à nos normes, pour nos véhicules et des dépôts pour nos ressources et nos munitions. Toutes choses que nous vous exporterons à prix d’or bien entendu. D’une pierre deux coups: frontières réduites à la mode jivaro, souveraineté évaporée et fournitures made in USA par cargos entiers.

Décidément, pour quelqu’un qui part à la retraite dans quelques semaines, Ben Hodges se sera démené sans faillir depuis deux ans. Ce qui nous amène à la formulation de notre troisième hypothèse: notre lieutenant général se concocte tout simplement sa porte de sortie vers le privé. Pourquoi pas comme grand ponte de tel think-tank qui orientera si facilement ses sponsors-fournisseurs américains vers le terrain de jeu tout neuf que le soldat Hodges, bardé de décorations, vient justement de leur préparer?

Bingo! Le fameux Centre for European Policy Analysis, basé à Washington et Varsovie, qui avait accueilli en 2015 ses premières récriminations relatives aux entraves frontalières, annonce qu’il lui offre une belle chaire toute neuve, rien que pour lui. Il y dirigera notamment la recherche en matière de «défense territoriale et équilibre militaire» au sein de l’Europe. De quoi certainement arrondir douillettement ses 14’000 dollars mensuels de retraite d’officier.

Antipresse  N° 89 | 13.8.2017

Source: Antipresse

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Lorsque les Etats-Unis soutenaient les islamistes radicaux en Bosnie et au Kosovo

PDV YOUGOSLAVIE

 

Lorsque les Etats-Unis soutenaient les islamistes radicaux en Bosnie et au Kosovo

Par Marc Jean — 17 juin 2017

 

http://arretsurinfo.ch/lorsque-les-etats-unis-soutenaient-les-islamistes-radicaux-en-bosnie-et-au-kosovo/

 

J’ai lu plusieurs ouvrages dénonçant le rôle des Etats-Unis dans la déstabilisation des Balkans et les conflits dévastateurs qui ont suivi. Alexandre del Valle dans  »Guerre contre l’Europe » (1) analyse la politique étrangère souvent cynique des Etats-Unis dans les Balkans, au plus grand profit de l’intégrisme islamiste. Un ouvrage plus récent,   »Guerre sainte de l’Amérique », de F. William Engdahl (2), révèle les complicités des Etats-Unis avec les radicaux islamistes dans les conflits depuis l’Afghanistan, en passant par le Caucase, jusqu’aux Balkans.

L’ambassadeur du Canada en Yougoslavie, James Bissett, écrivait en 2001 : « Depuis 1998, la Central Intelligence Agency (CIA) avec l’aide du Special Air Service (SAS) britannique livrait des armes à l’armée de libération du Kosovo (UCK) et leur assurait une formation militaire, dans le but d’une insurrection armée. […] et, une fois la région embrasée, l’intervention de l’OTAN deviendrait possible et justifiée » (3).

Effectivement, cela n’a pas tardé ; les événements allaient bientôt  » justifier » l’entrée en guerre de l’OTAN contre la Serbie, en violation de ses propres statuts, mais aussi de la charte des Nations Unies. (4)

Un prétendu  » nettoyage ethnique  »

Pour  » justifier » l’intervention de l’OTAN, le président Bill Clinton a prétendu que les Serbes avaient mis en œuvre un nettoyage ethnique et qu’une catastrophe humanitaire menaçait le Kosovo. Les Etats-Unis ont menti effrontément en comparant les événements du Kosovo à l’holocauste. La chaîne CNN soulignait que le « Président Clinton voulait convaincre l’opinion américaine du bien fondé de sa décision d’engager des militaires américains en Yougoslavie. Il a accusé les Serbes de procéder à un nettoyage ethnique au Kosovo, en le comparant à la destruction massive des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. L’échec des efforts diplomatiques allait ainsi rendre l’engagement militaire inévitable ». (5)

La comparaison avec le nazisme est le moyen le plus efficace pour convaincre l’opinion publique de la nécessité pour les Etats-Unis d’intervenir militairement, alors même que la majorité des citoyens américains ignoraient jusqu’à l’existence même du Kosovo. Cet argument avait déjà été utilisé avec succès lors de la guerre bosno-serbe quelques années plus tôt. Comme nous l’explique Engdahl dans l’ouvrage mentionné plus haut.

Pendant la guerre civile bosno-serbe, le dirigeant bosniaque Iztbegovic chargea une société de lobbying américaine, PRRuder Finn, de convaincre l’opinion américaine du bien fondé de sa cause. La plupart des citoyens américains confondaient la Bosnie avec quelque lointain pays africain…

Le 23 juin 1992, le gouvernement d’Izetbegovic ratifia un contrat avec la société de relations publiques PRRuder Finn pour mettre en œuvre un lobbying auprès des médias états-uniens, britanniques et français ; mais aussi en direction des membres du Congrès et de personnalités influentes, comme Al Gore, Margaret Thatcher…ainsi que 17 sénateurs américains. Ruder Finn allait ainsi fournir les médias de l’establishment – tels le New York Times, le Washington Post, USA Today, le Wall Street Journal – en articles décrivant les Serbes comme les  » nouveaux nazis ». (6)

Enorme manipulation de l’ensemble des médias

Les organisations juives américaines représentaient la première cible à convaincre. La partie n’était pas gagnée d’avance. Le souvenir des atrocités commises envers les juifs pendant la seconde guerre mondiale par les unités fascistes croates oustachies et par les membres bosniaques musulmans de la division SS Handschar constituait à cet égard un obstacle qui aurait normalement dû inciter à manifester plus de sympathie envers les Serbes qu’envers les Bosniaques.

Cette remarque est d’ailleurs tout aussi valable pour les médias français qui, malheureusement, ont fait preuve d’un aveuglement anti-serbe déplorable. On se souvient des critiques virulentes de certains intellectuels, parmi eux Bernard Kouchner et l’inénarrable BHL, qui n’avaient de cesse de criminaliser les Serbes.

Ruder Finn va réussir un coup de communication extraordinaire en faisant paraître dans le quotidien new yorkais Newsday un reportage sur des prisonniers présentés comme preuve de l’existence de camps de concentration serbes. Ce reportage a réussi à faire définitivement basculer les organisations juives du côté des Bosniaques. Et l’ensemble des médias a bien entendu relayé cette narration des  » bons Bosniaques » victimes des  » méchants Serbes », assimilés aux nazis. Ainsi des expressions comme « épuration ethnique », « camp de concentration », ont immanquablement rappelé les images de l’Allemagne nazie et des chambres à gaz d’Auschwitz.

Dès lors, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, l’opinion publique s’est majoritairement ralliée aux Bosniaques ; aucune voix discordante ne s’exprimerait plus sur ce sujet. Rendons néanmoins hommage à Jacques Merlino (6), rédacteur en chef Adjoint à France 2. Il fut le seul à défendre un point de vue objectif sur la question. Cette unanimité des médias dans la condamnation récurrente du  » méchant » serbe, en l’occurrence le Président Milosevic, nous rappelle leur condamnation unanime du président Assad dans le conflit syrien.

Les seuls  » méchants » sont les Serbes, les crimes des milices bosniaques et kosovares sont passés sous silence

Nos médias ne révéleront jamais la présence de mercenaires saoudiens, yéménites, algériens, égyptiens et pakistanais dans la guerre en Bosnie. Plusieurs unités de moudjahidines vont participer aux combats, dont une troupe de 6000 hommes désignée comme l’unité d’élite Handschar en souvenir de la 13ème division de montagne SS qui avait été formée en 1943 avec l’appoint des Bosniaques et avait massacré avec férocité, les Serbes, les Juifs et les Roms.

C’est ainsi que, au cœur de l’Europe, les Etats-Unis ont été complices d’une guerre confessionnelle dirigée contre les populations chrétiennes, serbes principalement. Cette politique criminelle de l’Administration Clinton, menée avec la complicité des Britanniques, et le laisser faire des autres dirigeants européens, aura des conséquences dramatiques pour les populations serbes du Kosovo.

Deux années après la guerre du Kosovo, l’ancien ambassadeur canadien en Yougoslavie pouvait écrire :

 » Après la campagne de bombardement de la Yougoslavie, l’OTAN est restée l’arme au pied et a assisté passivement aux massacres, aux exactions et au pillage commis par les bandes de l’UCK. C’est comme si on leur avait donné carte blanche. Un nettoyage ethnique visant les communautés non albanaises s’est déroulé sous les yeux des 40 000 militaires de l’OTAN. Par ailleurs, l’OTAN a refusé d’appliquer la résolution 1244 votée par le conseil de sécurité prévoyant le désarmement des miliciens de l’UCK. Elle s’est contentée de constituer avec ces bandes armées  un  »corps  de défense du Kosovo », chargé d’instaurer la paix et la sécurité dans la région ! ». (7)

Il faut relever le courage des militaires français qui sont venus en aide aux populations serbes en les protégeant des exactions de l’UCK. Le colonel Jacques Hogard (8) a dénoncé la collusion entre des militaires britanniques et des miliciens de l’UCK qui avaient tendu une embuscade à un convoi de civils serbes en fuite. Seule son intervention vigoureuse a permis de dégager le convoi. Nous renvoyons nos lecteurs à notre dernière contribution sur le sujet (9).

Aujourd’hui les Serbes rescapés de l’épuration ethnique de 1999, sont parqués dans des enclaves et entourés d’une population hostile. Ils sont en butte à de nombreuses tracasseries et menaces de la part de leurs voisins kosovars, sans que la police n’intervienne. Les défenseurs des droits de l’homme sont bien silencieux lorsqu’il s’agit des droits de la minorité serbe.

Le vrai objectif de la guerre du Kosovo

Nous savons aujourd’hui que la protection des Kosovars prétendument menacés d’un génocide n’était qu’un prétexte pour arracher ce pays à la Serbie et bien entendu y implanter une base américaine comme le démontre le colonel Hogard dans son ouvrage. F.Willian Engdahl confirme que le Pentagone, sitôt la Serbie à genoux, a engagé la construction de l’une des plus grandes bases militaires US : Camp Bondstell, à proximité de Gjilan, d’une superficie de plus de 3 km2. Y sont stationnés plus de 7000 militaires bénéficiant d’un aéroport et d’un centre ultra-moderne de communications. De quoi assurer une présence stratégique dans la région des Balkans à proximité des frontières russes. C’était le but de la guerre du Kosovo.

Il y a dès lors tout lieu de craindre que les engagements du ministre néerlandais des Affaires étrangères – selon un communiqué du 16 février 2016 – quant à la mise en place d’un  » tribunal spécial pour les crimes de guerre commis par des membres de la guérilla indépendantiste kosovare » resteront au stade des effets d’annonce.

Aujourd’hui, seule l’association française  » Solidarité Kosovo » manifeste son soutien aux Serbes du Kosovo en leur apportant une aide matérielle pour leur permettre de survivre dans leurs enclaves. (10)

Marc JEAN  | 14 juin 2017 | Droits réservés

(1)   Editions des Syrtes, 2000

(2) Amerikas heiliger Krieg, F. William Engdahl, Kopp Verlag, Rottenburg, 2014 (non traduit en français).

(3)  » We created a monster », Toronto Star, 31 Juillet 2001: http://www.deltax.net/bissett/a-monster.htm

(4) Stephen Erlanger, Early Count Hints at Fewer Kosovo Deaths, The New York Times, 11/11/1999

(5) http://en.wikipedia.org/wiki/Ruder_Finn

(6) arretsurinfo.ch/jacques-merlino-les-verites-yougoslaves-ne-sont-pas-toutes-bonnes-a-dire/

(7) James Bissett,  » We created a monster », Toronto Star, 31 Juillet 2001

(8) L’Europe est morte à Pristina, Jacques Hogard, Editions Hugo&Cie,Paris,2014

(9) arretsurinfo.ch/la-faillite-de-leurope-au-kosovo-on-a-fait-la-part-belle-aux-kosovars-et-pietine-les-droits-des-serbes/

(10)­  Solidarité Kosovo : www.solidarite-kosovo.org

Articles du même auteur: http://arretsurinfo.ch/authors/marc-jean/

Source: http://arretsurinfo.ch/lorsque-les-etats-unis-soutenaient-les-islamistes-radicaux-en-bosnie-et-au-kosovo/

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samedi 5 août 2017

L'Union européenne refuse de reconnaître l'Assemblée constituante élue au Venezuela

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L'Union européenne refuse de reconnaître l'Assemblée constituante élue au Venezuela

https://francais.rt.com/international/41632-union-europeenne-refuse-reconnaitre-assemblee-constituante-venezuella

L'Union européenne (UE) a fait savoir le 2 août, par la voix de sa haute représentante pour les Affaires étrangères Federica Mogherini, que l'Assemblée constituante fraîchement élue au Venezuela ne serait pas reconnue par l'UE, celle-ci ayant «durablement aggravé la crise au Venezuela». La représentante des 28 Etats membres de l'UE demande par ailleurs que l'«installation effective» de l'Assemblée constituante soit suspendue. L'UE appelle en outre le gouvernement du président Nicolas Maduro à prendre des mesures urgentes pour enrayer le cours des événements.

 «L'Union européenne et ses Etats membres ne peuvent [...] pas reconnaître l'Assemblée constituante en raison de leurs préoccupations sur sa représentativité et sa légitimité effectives», souligne-t-elle. En cause notamment : l'Assemblée nationale vénézuélienne, dominée par l'opposition, n'a pas participé à l'élection du 30 juillet. L'opposition appelait à boycotter cette consultation, estimant qu'elle favorisait trop les chavistes (du nom d'Hugo Chavez, prédécesseur de Maduro, qui se réclame de son héritage).

Washington dénonce des élections «illégitimes», Moscou appelle à la retenue

Avant l'Union européenne, les Etats-Unis avaient déjà condamné ce scrutin, qualifiant ces élections d'«illégitimes» et Nicolas Maduro de «dictateur». Washington a par ailleurs gelé les avoirs du président du Venezuela aux Etats-Unis, une mesure rarissime pour un chef d'Etat en exercice.

«On se fiche de ce que dit Trump ! Ce qui nous importe, c'est ce que dit le peuple du Venezuela !», avait quant à lui réagi Nicolas Maduro après l'annonce des résultats de l'élection de la Constituante. Le président vénézuélien a en outre qualifié d'historique le scrutin auquel ont participé plus de huit millions d'électeurs, soit 41,5% du corps électoral (bien que chaque camp conteste les chiffres de l'autre).

De son côté, le ministère des Affaires étrangères russe avait, au lendemain de l’élection, appelé la communauté internationale à la retenue et avait déploré le boycott de l'élection par l'opposition.

Le scrutin vénézuélien avait été émaillé de violences, faisant de nombreux morts ce qui porterait à plus de 120 le nombre de victimes depuis le début de la crise au Venezuela en avril.

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Où il est une fois de plus démontré que l'Union européenne obéit aux injonctions américaines, même sur fond de désaccords au sujet des sanctions contre la Russie.

P.G.

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jeudi 3 août 2017

Yémen, le pays martyr

Yemen

 

Yémen, le pays martyr

Par Jérôme Henriques — 02 août 2017


http://arretsurinfo.ch/yemen-le-pays-martyr/

Depuis 2014, le Yémen est le théâtre d’affrontements violents entre des rebelles Houthis (1) (soutenus par l’ancien président Saleh, et, plus indirectement, par l’Iran) d’une part et les anciennes forces gouvernementales (soutenues par l’Arabie Saoudite et de nombreux autres pays) d’autre part. Succédant à une série de mouvements de protestation Houthistes contre la politique gouvernementale (lenteur d’application des mesures prévues par la conférence de dialogue national de 2012, fin des subventions sur les produits pétroliers …), ce conflit a véritablement démarré le 21 septembre 2014, lorsque les rebelles ont quitté leur zone d’influence au nord du pays pour venir s’emparer de Sanaa, la capitale. Et alors que ces derniers prenaient les rennes du pouvoir et conquéraient progressivement l’ensemble du pays (obligeant Hadi, le président en exercice à fuir, d’abord vers le sud du pays, puis vers l’Arabie Saoudite), il n’a pas fallu attendre longtemps pour que des puissances étrangères se mêlent à la partie. Ainsi, ce que l’on a souvent présenté comme une simple guerre civile, une lutte de factions pour le pouvoir, correspond en vérité à un conflit beaucoup plus large, mêlant l’influence géostratégique des puissances régionales et les intérêts économiques des grandes puissances mondiales.

Extraits:

“En démissionnant de son poste le mois suivant, le médiateur Benomar expliquera que « les Yéménites étaient très proches d’un accord » avant le « début de l’intervention Saoudienne » ; un accord qui prévoyait que les Houthis retirent leurs milices des villes et qui entérinait le fait que Hadi puisse exercer un rôle dans le futur gouvernement

De fait, pourquoi (et comment) un tel accord a-t-il pu capoter ? Tout simplement, parce que l’Arabie Saoudite n’en voulait pas : elle ne voulait pas d’un accord qui entérine une reconnaissance politique des Houthis. Rappelons que ces derniers sont d’obédience Zaïdiste, une branche du Chiisme. Or, depuis toujours, l’Arabie Saoudite, leader Sunnite de la région, cherche à contenir l’expansion de son voisin Iranien, leader du monde Chiite. Ainsi surveille-t-elle de très près les minorités Chiites présentes dans de nombreux pays (y compris le sien, puisque 15 % de sa population est de cette confession). Et n’hésite pas à prêter main forte à tous ceux qui les combattent ; qu’il s’agisse tantôt de pouvoirs en place (comme au Bahreïn ou au Yémen pendant la période des printemps Arabes) tantôt de groupes insurrectionnels (comme ceux qui tentent depuis 2011 de renverser la minorité Chiite Alaouïte au pouvoir en Syrie).”

(...)

Attention, il ne s’agit pas ici de prendre la défense des Houthis et encore moins celle de l’ancien président Saleh (dont le cynisme et l’arrivisme politique ne sont plus à prouver (7)), mais de montrer comment la « communauté internationale » a transformé un conflit interne de courte durée (et pratiquement terminé) en une guerre multinationale interminable.

Par-là, il s’agit aussi de mettre en exergue le « deux poids deux mesures » opéré par cette même communauté internationale, toute aussi prompte à soutenir certaines « bonnes » révoltes (quitte à engendrer le chaos et des désastres humanitaires, comme en Libye et en Syrie) qu’à soutenir des régimes autocratiques « amis » (comme en Tunisie ou au Bahreïn pendant la période des printemps Arabes).

(...)

début mars 2015, l’ambassadeur Saoudien à Washington, Al-Jubeir, était allé rencontrer Obama afin d’obtenir son feu vert pour une nouvelle guerre. Ce dernier le lui avait donné, malgré les mises en garde répétées de ses proches, lesquels prédisaient une « offensive Saoudienne longue, sanglante et incertaine ». Une occasion pour le président Etasunien de se faire pardonner l’accord en cours sur le nucléaire Iranien …

L’offensive Saoudienne (« Tempête décisive », c’est son nom) a débuté le 25 mars 2015, au sein d’une coalition comprenant quatre (autres) pays du Conseil de coopération du golfe (Bahreïn, Koweït, Qatar et Emirats Arabes Unis) et quatre pays de la Ligue Arabe (Egypte, Jordanie, Maroc et Soudan). Une coalition donc entièrement composée de pays Sunnites, parmi lesquels la Jordanie, le pays à l’origine de résolution 2216. A noter quand même (et c’est loin d’être anecdotique) qu’aucune résolution (ni la 2216, ni aucune autre) n’avait autorisé un quelconque recours à la force. De quoi conforter l’idée que quand on a les États-Unis avec soi, on peut se passer des résolutions

(...)

Un désastre humanitaire sans précédent

Selon l’ONU, depuis le début de l’intervention des coalisés (de mars 2015 jusqu’à aujourd’hui), le conflit Yéménite a fait plus de 10.000 morts, majoritairement des civils, et plus de 45.000 blessés.

Mais à ces victimes « actuellement recensables » (mortes pour la plupart dans les bombardements précités), il faut aussi ajouter celles, plus « indirectes », de la situation désastreuse dans laquelle le Yémen est maintenant plongé ; des victimes « en devenir », et dont la proportion s’est mise à croître exponentiellement au fur et à mesure que le pays s’enfonçait dans le chaos.

Le 24 avril dernier, cinq ONG humanitaires (Handicap International, Action contre la faim, Médecins du Monde, Première Urgence Internationale et Care) publiaient une tribune commune (relayée par Le Monde) dans laquelle elles signalaient que « 19 millions de personnes (soit la quasi-totalité du pays, ndr) » étaient « placés sous des bombardements incessants, privés d’une aide indispensable à leur survie, dans l’impossibilité de fuir et délaissés par la communauté internationale ». Et ces organisations de décrire, « en plus des morts et des blessés », … « une population traumatisée, en détresse physique et psychique, où l’anxiété et les syndromes de stress post-traumatiques sont légion. »

Un peu plus loin, les cinq ONG évoquaient aussi l’émergence d’un nouveau fléau : la famine. Le dénonçant comme « conséquence perverse de la résolution 2216 », laquelle s’était transformée « de facto en quasi-blocus de biens humanitaires » (« dans un pays devant importer 90 % de ses aliments »), elles estimaient alors que « 462.000 enfants de moins de cinq ans » étaient « en danger de mort immédiate due à la malnutrition ».

Trois jours plus tôt, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres avait de son côté dénoncé « la plus grande crise alimentaire du monde », avec « 17 millions de personnes souffrant de malnutrition sévère » et « un enfant de moins de 5 ans mourant toutes les dix minutes de causes évitables » . Une famine en pleine expansion, puisque l’ONU avait avancé quelques mois plus tôt (fin 2016 – début 2017) le chiffre de « sept millions de Yéménites touchées » (soit près de 2,5 fois moins).

Et peu après (fin avril), c’est un autre fléau qui faisait son apparition : une épidémie de choléra, laquelle avait elle aussi « décidé » de se propager de façon exponentielle : 34 morts et 2.022 cas de diarrhée sévère entre le 27 avril et le 7 mai, puis 1.587 morts et 262.649 cas suspects entre le 27 avril et le 2 juillet (chiffres de l’OMS). Encore récemment (dans un communiqué du 10 juillet), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) évoquait une « progression incontrôlée » touchant « 7.000 nouveaux cas chaque jour » .

Que dire d’autre sur la désastreuse situation Yéménite ? Que le pays est en ruine (la plupart de ses hôpitaux, écoles, routes … ayant été détruits), qu’il manque de tout (nourriture, médicaments, essence, personnel médical …), que les organisations humanitaires se déclarent elles-mêmes « incapables de mettre en oeuvre leur mandat humanitaire », que bon nombre d’enfants ont été enrôlés de force dans les combats (côté coalition comme côté Houthis), que le conflit a engendré des déplacements de populations sans précédent (soit plus de 3 millions de personnes à l’intérieur du pays), que ces mêmes populations ne peuvent pas fuir le pays (qui est enclavé entre le désert saoudien, la Mer Rouge et le Golfe d’Aden) …

Le cynisme des puissances occidentales

L’Arabie Saoudite est l’un des pays les plus tyranniques et les plus rétrogrades de la planète ; un pays qui persécute ses opposants politiques, pratique la discrimination religieuse, bafoue les droits les plus élémentaires (liberté d’expression, d’association …), pratique l’esclavage (aussi bien domestique que sexuel), infériorise les femmes (les plaçant sous l’autorité d’un « gardien » masculin, leur interdisant de conduire …), pratique les châtiments corporels, exécute à tour de bras (en offrant des spectacles de décapitation et de crucifixion sur la place publique), …

Cela n’a pas empêché le prix Nobel de la paix Obama de vendre à ce pays (un pays avec lequel les États-Unis entretiennent des « rapports étroits et forts » selon ses propres termes, « un proche allié » selon son secrétaire d’état John Kerry), pour 112 milliards de dollars d’armement en huit ans. Un partenariat que n’a nullement entaché le conflit Yéménite, comme a pu en témoigner le contrat d’1,15 milliard d’euros signé en août 2016 entre Washington et Riyad. Et comme on pouvait s'en douter, les choses ne se sont pas arrangées avec Trump. Le 20-21 mai dernier, le nouveau président est même allé jusqu’à signer avec Riyad pour « 110 milliards de contrats militaires » (« l’accord d’armement le plus important de l’histoire des Etats-Unis » selon le porte-parole de la maison blanche Jean Spicer)

Et qu’à fait la France pendant ce temps ? La même chose. Quatrième exportateur d’armes au monde (derrière les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni), la France a engrangé en 2014 3,63 milliards d’euros de contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite (son premier client) ; un chiffre en hausse par rapport à 2013 mais très inférieur à celui de 2015 (l’année du conflit Yéménite), où selon l’ONG Control Arms, notre pays a signé pour l’exportation de 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros) d’armes vers le royaume sunnite (devançant les États-Unis : 5,9 milliards de dollars, et le Royaume-Uni : 4 milliards de dollars).

On pourrait bien sûr aussi parler du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Canada, de la Belgique …

Ce qui est paradoxal, c’est que la plupart de ces pays ont signé puis ratifié (2013-2014) le « traité sur le commerce des armes », lequel interdit « tout transfert d’armes vers des états où ces armes pourraient servir à commettre … des crimes contre l’humanité, … des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil … » Le Canada n’a pas encore signé le traité, les États-Unis ne l’ont pas encore encore ratifié, mais tous les pays Européens l’ont à la fois signé et ratifié. Et parmi eux, deux pays qui l’ont même activement promu : le Royaume-Uni et la France … Une belle « hypocrisie » pour reprendre les mots de certaines ONG (comme Amnesty International par exemple).

Peut-être encore plus étonnant, en France, le silence assourdissant autour de ces ventes d’armes. Alors que les crimes de la coalition suscitent de vifs débats dans la plupart des autres pays exportateurs (Royaume-Uni, Allemagne, Suède, Belgique, Canada …), chez nous rien. En février 2016, le parlement Européen vote un embargo sur les ventes d’armes des pays de l’Union Européenne à l’Arabie Saoudite (résolution non contraignante) ; le mois suivant, le président « socialiste » Hollande remet la légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed ben Nayef

(...)

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Tensions internationales

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Poutine se prépare à envoyer 100.000 soldats près de la frontière russe avec l'OTAN

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/40288-russie-poutine-prepare-envoyer-soldats-frontiere-russe.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1501603996

Près de 100.000 troupes russes vont effectuer des manœuvres dans l'ouest de la Russie, au Bélarus, dans la mer Baltique et dans l'enclave russe de Kaliningrad, soit à l'extrémité est du territoire de l'OTAN, selon le "New York Times". "Un exercice d'intimidation qui rappelle les jours les plus sinistres de la guerre froide", écrit le quotidien américain. 

Prévu depuis des mois, l'exercice, connu sous le nom de Zapad, ("ouest" en russe), est une démonstration de plus de la force militaire russe après les interventions en Crimée et en Syrie. 

D'après certains officiers américains, ces manœuvres pourraient être utilisées par les Russes pour augmenter leur présence militaire au Bélarus, pays frontalier de trois alliés de l'OTAN : la Pologne, la Lituanie, et la Lettonie.

Des avions de l'OTAN violent l'espace aérien finlandais pour intercepter des avions russes

https://francais.rt.com/international/41605-avions-otan-violent-espace-aerien-finlandais-interceptent-avions-russes

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Deux avions espagnols F-18 de l'OTAN ont intercepté plusieurs avions russes au-dessus des eaux neutres de la Baltique, près de l'Estonie. Pour ce faire, l'alliance militaire a reconnu avoir violé «accidentellement» l'espace aérien finlandais.

Deux avions espagnols F-18 ont quitté le 1er août la base aérienne estonienne d'Amari avec pour mission d'intercepter un appareil russe MiG-31 et un avion cargo Antonov AN-26 dans l'espace aérien international, au-dessus de la mer Baltique, selon un communiqué de l'OTAN cité par l'agence Associated Press.

Alors qu'ils escortaient les deux avions russes, les appareils de l'OTAN ont violé l'espace aérien de la Finlande, pays non membre de l'Alliance.

«Le Commandement aérien de l'OTAN a informé le Centre finlandais des opérations aériennes de l'incident pour améliorer leur collaboration dans le futur», a ajouté le responsable.

Le ministère finlandais de la Défense a pour sa part déclaré à l'agence Associated Press que les avions espagnols de l'OTAN F-18 avaient violé l'espace aérien du pays au sud-ouest de la capitale, Helsinki, pendant environ une minute.

Du côté de Moscou, le ministère russe de la Défense a déclaré que l'avion MiG-31 et l'avion cargo Antonov AN-26 «effectuaient un vol d'entraînement au-dessus des eaux neutres de la mer Baltique [...] en stricte conformité avec les règles d'utilisation de l'espace aérien, sans violer les frontières d'États étrangers».

«Au cours de la mission, un avion de combat de l'OTAN F-18 s'est approché des avions russes et les a suivi pendant environ une minute. Il a ensuite changé de cap et s'est dirigé vers l'espace aérien de l'Estonie», a déclaré le ministère russe.

Tensions fréquentes au-dessus de la mer Baltique

Les tensions entre avions russes et avions de l'OTAN s'approchant les uns des autres pour identification, sont devenues fréquentes au-dessus de la mer Baltique ces dernières années. L'Alliance y a lourdement accru sa présence dans la région ces dernières années, invoquant une «menace russe».

Le Kremlin et l'OTAN se sont accusées à plusieurs reprises de mener des manœuvres dangereuses lors de ces interceptions.

En juin dernier, un avion russe Su-27 a dû repousser un avion de combat F-16 de l'OTAN qui s'était approché d'un avion transportant le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou.

Moscou a insisté à de nombreuses reprises sur le fait que ses vols effectués au-dessus de la mer Baltique ne violaient jamais les frontières nationales et se déroulaient en stricte conformité avec les lois internationales qui réglementent l'utilisation de l'espace aérien au-dessus des eaux neutres.

 

Rappel:

Maduro n’est pas seul – Poutine le rejoint

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Les dernières déclarations du président Poutine relatives au conflit interne qui s’accentue entre le gouvernement légitime de Nicolas Maduro et une opposition de plus en plus violente ont de quoi faire réfléchir les alliés régionaux de cette opposition qui souhaiteraient bien une intervention militaire. Déjà, en mars 2015, la Russie avait répondu oui à la requête du gouvernement vénézuélien que le président étasunien d’alors, Barack Obama, avait déclaré comme une menace [pour] la sécurité nationale des États-Unis. Une déclaration qui l’autorisait, pratiquement, à intervenir militairement au Venezuela.

Cette fois-ci, cette intervention du Président de Russie auprès du gouvernement vénézuélien revêt un caractère tout particulier. Celle-ci se réalise la journée même où le président de Colombie, Manuel Santos, est à la Maison-Blanche en compagnie de son homologue étasunien, Donald Trump. Au nombre des sujets abordés figure celui du Venezuela, présenté comme une tragédie humaine (...). Bien que riche en pétrole et minerais, sa population vit dans la famine. Il faut s’unir, disent-ils, pour sortir le peuple vénézuélien de cette misère humaine. Rien n’est dit, évidemment, de cet acharnement pour renverser ce régime depuis le jour où il a vu le jour.

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/maduro-nest-pas-seul-poutine-le-rejoint/#5lyMm5cuXj0s53ww.99

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jeudi 27 juillet 2017

Russie et Chine répondent conjointement aux exercices militaires américains

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Russie et Chine répondent conjointement aux exercices militaires américains

Washington refuse d'admettre cette nouvelle réalité que constitue le monde multipolaire et l'époque où la Chine et la Russie acceptaient l’autorité des Etats-Unis est révolue, selon le commentateur politique John Wight.

 

La Royal Navy a suivi trois navires de guerre chinois qui traversaient les eaux territoriales du Royaume-Uni afin de rejoindre la mer Baltique pour prendre part à des manœuvres militaires avec la Russie.  

Lors de son entrée en mer du Nord, la marine chinoise s'est vue «escortée» par des navires néerlandais et britanniques.

RT: C’est la première fois depuis 2012 que la Russie et la Chine mènent des exercices conjoints. Est-ce un reflet des tensions que connaît le monde ?

J.W. : Sans aucun doute. Le développement des capacités militaires chinoises ces dernières années en est la preuve. Le gouvernement chinois a beaucoup investi dans le renforcement de ses armées, et notamment de la marine. Le fait que la Chine soit capable de déployer des forces navales à des milliers de kilomètres de ses eaux territoriales est un puissant message, qui témoigne, entre autres, du renforcement de l’alliance entre la Russie et la Chine. Cela est d’autant plus logique que les deux pays sont confrontés à la menace impérialiste des Etats-Unis et de leurs alliés. Désormais, à chaque fois qu’un camp conduit des exercices militaires, l’autre réagit en déployant ses propres navires afin de montrer qu’il est capable de répondre à toute menace. Ce sont des situations à haut risque, surtout lorsque des incidents se déroulent dans le ciel. Il y a peu, nous avons vu, alors qu'il se rendait à Kaliningrad, l’avion du ministre russe de la Défense être suivi par un avion de l’OTAN qui s'en est rapproché dangereusement avant d'être chassé par l’escorte aérienne du ministre.

RT : Le fait que les navires chinois soient si loin de chez eux et manœuvrent en Europe est-il surprenant ?

J. W. : Oui, bien sûr, même si cela ne surprendra pas ceux qui suivent attentivement le cours des événements. Pour le moment, la Chine dispose de l'arme nucléaire, de cinq sous-marins nucléaires, de trois porte-avions (un qui vient d'être mis en service, un deuxième sur le point de l'être et un troisième en construction). Plusieurs experts pronostiquent qu’en 2020, la marine chinoise sera aussi importante que la marine américaine, dans toutes les catégories sauf la construction de porte-avions. En d'autres termes, la Chine est on ne peut plus sérieuse concernant sa montée en puissance militaire. Elle est en conflit avec les Etats-Unis et leurs alliés en mer de Chine méridionale, et leur envoie un message sans équivoque : elle est capable de veiller à ses intérêts nationaux, et ce en coopération avec son allié russe. La Russie et la Chine réagissent à la menace de l’impérialisme américain, les responsables de Washington refusant de reconnaître la réalité d’un monde multipolaire

 

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Libération de Mossoul : Amnesty dénonce de “graves violations du droit international humanitaire” et des “crimes de guerre”

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Libération de Mossoul : Amnesty dénonce de “graves violations du droit international humanitaire” et des “crimes de guerre”

http://www.les-crises.fr/liberation-de-mossoul-amnesty-denonce-de-graves-violations-du-droit-international-humanitaire-et-des-crimes-de-guerre/

 

Le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi a confirmé lundi la victoire de la coalition face aux jihadistes du groupe Etat islamique avec la reprise de la ville irakienne de Mossoul. Au lendemain de cette visite, un rapport d’Amnesty International publié mardi 11 juillet dénonce la manière forte employée par les forces irakiennes et la coalition internationale, emmenée par les Etats-Unis“C’est inacceptable. Cela pourrait constituer des crimes de guerre”, a affirmé à franceinfo Nina Walsh, chargée de campagne pour Amnesty International. “Il y a des graves violations du droit international humanitaire”, assure-t-elle.

“Pas adapté” à la réalité de Mossoul-Ouest

Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, “les forces irakiennes et celles de la coalition ont utilisé des armes explosives et imprécises qui ont tué des milliers de civils”. Pour Nina Walsh, la coalition et le gouvernement irakien ont utilisé “des roquettes non guidées, improvisées, des armes qui ont un grand champ d’action”. Selon elle, la tactique n’a pas été adaptée “à la réalité de Mossoul-Ouest”. Par ailleurs, Amnesty déplore qu’aient été utilisées des munitions artisanales confectionnées à partir de bonbonnes de gaz, capable de provoquer d’importants dégâts dans des zones denséments peuplées.

L’ONG note que les jihadistes de l’Etat islamique se sont rendus coupables des mêmes types de violations, notamment en utilisant des civils comme boucliers humains afin de ralentir l’offensive des troupes gouvernementales.

Source : franceinfo, 11-07-2017

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jeudi 13 juillet 2017

L'OTAN va commencer les négociations avec l'Ukraine en vue de son adhésion à l'alliance

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L'OTAN va commencer les négociations avec l'Ukraine en vue de son adhésion à l'alliance

https://francais.rt.com/international/40773-otan-accepte-douvrir-negociations-suite-ukraine-alliance

 Le président Petro Porochenko et le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg se sont rencontrés à Kiev le 10 juillet pour démarrer les discussions sur une possible entrée de l'Ukraine dans l'alliance.

A l'occasion d'une réunion organisée à Kiev le 10 juillet avec Jens Stoltenberg, Petro Porochenko a présenté la visite du secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en ces termes : «Aujourd'hui, nous avons clairement annoncé que nous allions démarrer une discussion sur un plan d'adhésion et nos propositions pour une discussion de ce type ont été acceptées avec plaisir.»

Il a par ailleurs précisé que l'Ukraine n'entrerait pas immédiatement dans l'Alliance, mais entreprendrait «un programme de réformes», pour remplir les critères nécessaires en vue d'une adhésion future. Il a toutefois assuré aux journalistes que l'Ukraine avait «clairement défini son futur politique et son futur dans la sphère de sécurité». 

Quelques jours auparavant, Petro Porochenko, qui dirige l'Ukraine depuis les émeutes d'Euromaïdan et le départ du président Viktor Ianoukovitch en 2014, a écrit sur sa page Facebook : «La course de l'Ukraine pour devenir membre de l'OTAN est désormais considérée comme un point clé dans les priorités de la politique du gouvernement.»

De son côté, Jens Stoltenberg a assuré la solidarité de l'OTAN avec l'Ukraine dans ses efforts pour faire face aux «actions agressives» de la Russie. «L'Otan et les alliés de l'OTAN soutiennent l'Ukraine et sont de votre côté», a-t-il ainsi déclaré en début de réunion. Le secrétaire général s'est aussi dit favorable au maintient des sanctions contre la Russie : «Ce n’est pas à l'OTAN de décider de la question des sanctions économiques contre la Russie, pourtant ce sont des pays membres de l'Alliance qui adoptent des sanctions contre Moscou. Je crois que ces sanctions doivent être maintenues jusqu'à ce que la Russie change son attitude vis à vis des accords de Minsk», a-t-il précisé. 

La venue de Jens Stoltenberg intervient au lendemain de la visite à Kiev du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui a appelé la «Russie à faire le premier pas en faveur de la désescalade», dans l'est de l'Ukraine. A l'occasion d'une rencontre entre Petro Porochenko et Donald Trump à Washington, le 20 juin dernier, les Etats-unis avaient annoncé un durcissement des sanctions à l'encontre de la Russie en raison de l'affaire Ukrainienne. «Nous sommes convaincus que nous avons raison... Nous continuerons notre chemin avec résolution et constance», avait déclaré en guise de réponse le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabko. 

Une adhésion à l'OTAN loin d'être assurée 

Les critères d'adhésion d'un pays à l'Alliance sont très stricts et sont loin d'être tous remplis par l'Ukraine. Toute nouvelle adhésion doit en outre être acceptée à l'unanimité des 29 Etats membres

Autre écueil de taille : le pays prétendant doit réformer son armée pour entrer dans les standards de l'OTAN, assurer l'Etat de droit et stopper la corruption. Ce dernier point est un obstacle de taille à surmonter pour le pays. Un rapport de la Cour des comptes européenne a récemment dressé un état des lieux préoccupant pour le pays : «Malgré des efforts de réforme, l'Ukraine est toujours perçue comme le pays le plus corrompu d'Europe [...] les clans oligarchiques continuent d'exercer une influence sur l'économie ukrainienne, sur ses politiques et sur ses médias», pouvait-on lire dans ce rapport. 

Plus de 10 000 personnes, civils et militaires des deux camps, ont trouvé la mort depuis le déclenchement du conflit entre les forces de Kiev et les rebelles en 2014. Le 31 janvier, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait demandé au gouvernement de Kiev de «cesser immédiatement la provocation armée dans le Donbass», et avait appelé au respect des accords de Minsk.

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mardi 4 juillet 2017

La guerre froide est terminée. Vraiment ?

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« Notre présence renforcée est désormais pleinement opérationnelle au Mexique comme au Canada ; il s’agit d’un message clair à qui préparerait une agression contre ces pays : nous sommes déterminés ». Cette mise en garde inhabituellement ferme d’un haut diplomate russe est clairement destinée aux dirigeants américains, dont Moscou a quelques raisons de penser qu’ils s’apprêtaient à envahir l’un de leurs voisins.

Le Kremlin a précisé qu’un centre de commandement militaire aérien a été « activé » à Cuba, et que des chasseurs vénézueliens alliés patrouillaient désormais dans les espaces aériens canadien et mexicain pour assurer la protection de ces pays. L’Etat-major russe a précisé s’être assuré que les appareils étaient prêts à opérer même dans des zones de défense renforcée des Etats-Unis.

Enfin, le responsable russe a sommé Washington de faire toute la clarté sur les manœuvres qu’il prépare pour septembre au Texas, frontalier du Mexique.

Ces déclarations incroyables sont passées inaperçues ? C’est normal, elles sont imaginaires. Pas tant que cela cependant. Elles ont bien été prononcées le 29 juin, mais pas par des Russes. Elles émanent en réalité du Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Bien sûr, il ne s’agit pas du Canada et du Mexique, mais de la Pologne et des pays baltes – ces derniers étant persuadés (ou feignant de l’être) que la Russie se prépare à les envahir à la prochaine occasion.

Cela donne donc : « notre présence renforcée est désormais pleinement opérationnelle en Estonie, Lettonie, Lituanie, et en Pologne ; il s’agit d’un message clair à qui préparerait une agression contre ces pays : nous sommes déterminés ». Un QG aérien a bien été établi en Pologne, et la chasse britannique patrouille effectivement dans le ciel balte.

Et là, pour le coup, ça n’a guère ému nos grands médias. « Où est le problème ? », en quelque sorte.

Dans le même souffle…

C’est dans cette ambiance que le Secrétaire américain à la Défense, le général James Mattis, a précisé que la réunion des ministres de l’OTAN, qui s’est tenue le 29 juin à Bruxelles, s’est concentrée sur « le terrorisme et les activités déstabilisatrices de la Russie », le tout cité dans le même souffle…

M. Mattis s’est félicité dans la foulée du renfort des 4 500 militaires de l’Alliance atlantique manoeuvrant actuellement « dans les forêts de Lituanie » (à proximité des frontières russes, donc) : « c’est vraiment formidable de penser que de jeunes soldats de l’Alliance manoeuvrent ensemble ». Et le chef du Pentagone de conclure : « quand vous mettez des troupes sur le terrain sous commandement d’autres nations, quelle plus belle preuve d’unité (de l’Alliance) ? ».

Et pour qui n’aurait pas compris le message, M. Mattis met les points sur les i : « au-delà de ce que vous pouvez lire dans les journaux, il faut juger de l’engagement américain à partir de ces faits ». Comprendre : quoi que puisse raconter Donald Trump sur l’OTAN et sa clause de défense mutuelle automatique. On sait en effet que le président américain a tenu des propos ambigus et contradictoires à cet égard qui avaient fait enrager ses alliés européens.

« Vladimir Poutine fait tout pour semer la zizanie au-delà de ses frontières »

En déplacement le 28 juin en Allemagne, le général Mattis a par ailleurs confirmé que les Etats-Unis avaient prévu de consacrer 1,8 milliards de dollars supplémentaires pour leurs forces stationnées en Europe l’année prochaine.

Car, a précisé imperturbable le ministre américain, « Vladimir Poutine fait tout pour semer la zizanie au-delà de ses frontières ».

Enfin un général plein d’humour !

https://ruptures-presse.fr/actu/stoltenberg-otan-mattis-baltes/

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mercredi 7 juin 2017

Revue de presse (sélection semaine du 29 mai au 5 juin 2017) 3° partie

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Chine

Les dirigeants mondiaux réunis à Pékin alors que les Etats-Unis sombrent dans l'insignifiance
De nouvelles routes de la soie ont été discutées, pour bâtir un monde véritablement multipolaire. Les Etats-Unis et ses alliés ne sont plus du tout apparus au premier plan lors de ce grand rendez-vous de chefs d'Etat ou de leurs représentants.

Pays-Bas

Et voilà : le dernier référendum néerlandais est lui aussi piétiné par l'UE
Les néerlandais avaient par référendum rejeté l'accord d'association avec l'Ukraine. Leurs politiques viennent de les trahir en le ratifiant malgré tout. Encore une fois la dictature européenne qui se montre au grand jour.

Afghanistan

Avions non-identifiés qui approvisionnent Daech
Les forces de l'OTAN en Afghanistan n'ont pas vu ce qu'ont vu les russes: des hélicoptères anonymes alimentant Daech en armes...

Ukraine

Censure anti-russe de grande ampleur
L'Ukraine a bloqué les médias russes, plusieurs réseaux sociaux, les artistes et journalistes russes... Voilà donc à Kiev le type de régime dictatorial que nous soutenons avec l'argent de l'UE.
Donetsk à nouveau sous une pluie de projectiles malgré les accords de Minsk
500 tirs de projectiles en l'espace d'une seule journée : voilà ce que continue de subir la population de Donetsk de la part du régime de Kiev. Dans l'indifférence de nos médias...

Grèce

Désaccords entre les créanciers de la Grèce sur le prochain plan d'aide
Encore une fois, un "accord de la dernière chance" est nécessaire pour sauver la Grèce. Les minutes de l'eurogroupe expliquent que le FMI rechigne à un nouveau plan d'aide. En attendant, quel que soit le résultat, le peuple grec continue à souffrir profondément des décisions de la Troïka qui gouverne à leur place.

Union européenne

Dissension dans la zone euro autour des évolutions politiques à mener
Pendant ce temps, les soldes Target 2 continuent de diverger... avec au bout du chemin l'explosion inévitable de l'euro.

OTAN

Bombardiers à capacité nucléaire bientôt à la frontière russe
Les B-52 peuvent porter jusqu'à 31 tonnes de bombes. Les Etats-Unis de Trump continuent de considérer la Russie comme une menace, alors que la Russie n'a pourtant pas envoyé de bombardiers nucléaires près des frontières des Etats-Unis.

Corée du sud

Déploiement secret de 4 lance-missiles étatsuniens
Le président sud-coréen s'est dit choqué de n'en avoir pas été informé, alors qu'il s'était positionné contre le déploiement de ce système anti-missile THAAD.

Inde

Interdiction des voitures diesel et essence
Une info assez surprenante, mais qui montre qu'il est possible de prendre des décisions politiques drastiques à l'encontre des lobbies, quand il en va du bien-être de la population (en l'occurrence la pollution massive des grandes villes indiennes).

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