mercredi 13 juin 2018

Grande victoire en Belgique contre les « fonds vautours »

En Belgique, les personnes mobilisées contre les « fonds vautours » peuvent souffler. Le recours introduit devant la Cour Constitutionnelle par le fonds NML Capital Ltd pour demander l’annulation de la loi anti-spéculation adoptée le 12 juillet 2015, a été rejeté ! Pour le CADTM (Comité pour l’annulation de la dette dans le tiers monde), qui a été en première ligne pour défendre le texte depuis plusieurs mois, la victoire est « totale ». Et la loi inédite en la matière, qui s’en voit renforcée, pourrait désormais inspirer d’autres pays de l’Union européenne. Explications.

act fonds vautours

Les fonds vautours sont des sociétés privées – dont le siège social se trouve généralement dans un paradis fiscal – et dont l’activité économique consiste à viser spécifiquement des États qui rencontrent des difficultés financières, c’est-à-dire qui accumulent les dettes. La dette collective devient ainsi un produit financier de spéculation. En rachetant une dette d’un pays à des prix aussi bas que possible avant de la revendre pour des montants nettement supérieurs, ces fonds spéculatifs engrangent des bénéfices importants sur le dos des contribuables sans véritablement sortir le pays de la crise. Bien au contraire. Et la pratique, encore méconnue, n’est pas nouvelle : avant la Grèce, la République démocratique du Congo, l’Argentine, la Zambie, le Vietnam ou encore le Liberia avaient déjà été victimes de telles manœuvres.

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Le business sale mais juteux de la spéculation sur la dette

FONDS VAUTOURS 1

Concrètement, les fonds vautours rachètent de manière ciblées et à moindre prix des titres de dette publique d’États qui ont fait défaut ou qui risquent de faire défaut. Ensuite, ces fonds ouvrent des procédures juridiques à l’encontre des pays ciblés dans l’objectif de se faire rembourser l’intégralité de la valeur de ces titres, y compris les intérêts et les pénalitésOn parle donc de sommes véritablement astronomiques. Renaud Vivien, membre bénévole du CADTM en qualité de juriste spécialisé dans le droit international nous expliquait il y a quelques mois que c’est un procédé qui consiste à  « prospérer sur la misère des populations en tirant parti d’une crise financière ». 

Selon le CADTM, ces manœuvres permettent aux créanciers de faire des bénéfices compris entre 300 et 2000 % de la valeur initiale des titres achetés. En Grèce, par exemple, toujours selon le CADTM, le fond ThirdPoint a racheté une créance grecque à 170 millions de dollars avant que cette créance ne soit remboursée à cette société 670 millions de dollars par le pays ! Il ne s’agit que d’un exemple parmi tant d’autres.

FONDS VAUTOURS 3

Ce sont les citoyens et les citoyennes qui sont les victimes et qui portent les conséquences de ces manœuvres loin de toute moralité. En situation d’insolvabilité, les pays attaqués consacrent l’essentiel de leurs finances au remboursement de la dette (ainsi que des intérêts et des pénalités) auprès des spéculateurs, délaissant les services publics, que ce soit dans le domaine de la santé, celui de l’éducation ou de la culture. Ainsi, les fonds vautours ont pour conséquence directe d’accélérer la casse des droits sociaux et l’austérité généralisée tout en générant des bénéfices records pour certains acteurs économiques peu scrupuleux. Les États « ne peuvent plus accomplir leur première obligation », explique Renaud Vivien, « celle de satisfaire les besoins primaires de la population ».

Concrètement, ce sont les services collectifs aux citoyens qui se dégradent et des vies qui sont mises en péril pendant que la précarité et les inégalités explosent. Si l’on reprend l’exemple de la Grèce (qui a également subi une cure d’austérité imposée par les institutions de l’Union européenne), « On n’assiste pas seulement à une crise sociale, mais surtout à une crise humanitaire ». D’aucuns diraient que c’est la démocratie elle-même qui est en danger, alors que le principe du remboursement de la dette n’est que rarement débattu. D’autant que, aujourd’hui, en Grèce, les créanciers ont un droit de regard sur les projets de loi avant que ces derniers ne soient votés au Parlement…

 

Démocratie - Ereur 404

Les fonds vautours échouent à défaire la loi belge

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Afin de lutter contre ces pratiques, le parlement Belge a adopté le 12 juillet 2015 une loi ambitieuse unique en son genre. Le texte empêche d’une part qu’un fond vautour ayant saisi un tribunal Belge puisse obtenir plus que la valeur du rachat des dettes. D’autre part, il fait obstacle à ce qu’un fond vautour puisse s’adresser aux tribunaux du pays pour faire exécuter des jugements rendus à l’étranger, si la demande émane d’un créancier spéculateur qui chercherait à obtenir un « avantage illégitime ». Ce dernier élément est caractérisé lorsqu’il est constaté qu’il existe une disproportion manifeste entre le prix auquel les créances ont été rachetées et la valeur effective du remboursement demandé. Le texte pionnier avait été décrit comme exemplaire et pris comme modèle par l’ONU. Peu étonnant donc de voir les fonds vautours tenter de défaire la loi Belge et d’introduire un recours en justice contre elle. Cependant, NML capital, auteurs de la saisine a été débouté par la plus haute juridiction du pays qui a rejeté tous les arguments présentés le 31 mai dernier.

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À défaut de régler définitivement le problème, la décision rendue par la Cour Constitutionnelle belge est au moins encourageante : la justice n’a pas cédé devant la pression et les intérêts financiers d’une société domiciliée aux Îles Caïmans et dont les actionnaires restent inconnus. À sa tête, Paul Singer, figure économique, médiatique et politique aux Etats-Unis, et l’un des principaux financeurs du parti des Républicains s’est d’ailleurs distingué pendant les dernières décennies, notamment pour son rôle joué dans les attaques contre l’Argentine. Désormais, la voie est donc ouverte pour aller plus loin se réjouit le CADTM, qui rappelle que le Parlement européen a publié une résolution allant en ce sens le 17 avril dernier. Mais les pays membres auront-ils le courage de suivre l’exemple de leur voisin Belge ? Rien n’est moins sûr… en particulier en France où le président Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild & Cie, ne semble pas prêt de vouloir s’attaquer aux dérives du secteur financier.

Paradis fiscal - Enfer hôpital

 


 

Source :

http://www.cadtm.org/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_vautour

https://www.facebook.com/stopfondsvautours

https://mrmondialisation.org/grande-victoire-en-belgique-contre-les-fonds-vautours-les-quoi/

https://aphadolie.com/2018/06/12/au-festin-des-rapaces-les-fonds-vautours-video/

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vendredi 1 juin 2018

Les guerres d’agression sont des infractions criminelles

Les personnes lançant une guerre d’agression sont personnellement passibles de poursuites

TL DROIT INTERNATIONAL

Publié par Zeit Fragen FR – N° 11/12, 28 mai 2018

Les attaques de troupes britanniques, françaises et américaines le 14 avril et celles de présumées unités militaires israéliennes le 2 mai contre la Syrie n’étaient pas légitimées par l’ONU. Ainsi, toutes les personnes et leurs commandants ayant participé à ces agressions belliqueuses sont donc personnellement passibles de poursuites. Cela correspond au droit en vigueur depuis 1945.

Il est carrément grotesque de constater comment dans les pays où ont précisément émergé d’importantes impulsions pour le développement des droits de l’homme et du droit international, des politiciens détiennent actuellement des positions dirigeantes avec des points de vue que l’on croyait dépassés depuis longtemps. Leur comportement irresponsable et injustifiable avec lequel ils traitent la vie ou la mort de personnes innocentes est en totale opposition avec les acquis de notre civilisation. Légalement, ils sont passibles de poursuites. Leurs actions sont contraires au droit international en vigueur, même si les médias grand public l’ignorent continuellement.

Prendre le «destin» entre ses propres mains

En tant qu’individus, nous avons toujours mené une vie partiellement déterminée par le destin. Dans le passé, l’accent était mis sur la question de savoir s’il y avait suffisamment à manger ou si l’on restait en bonne santé. En outre, s’ajoutait le «destin» sous forme de guerres. Pourtant, dans tous les domaines de la vie, les gens trouvaient et trouvent encore des moyens pour améliorer leur vie, pour mieux se protéger et prendre des précautions.

Maîtriser le fléau de la guerre

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Un des pires fléaux est celui de la guerre – engendré non pas par les forces de la nature mais par l’être humain lui-même. Après que le droit du plus fort et les anciennes querelles furent maîtrisées par la pacification dans les pays, la guerre ne fut plus acceptée en tant que destin. Pour mettre fin à ces comportements arbitraires, on a développé le droit international – progressivement, étape par étape, au fil des siècles. Cela a également changé notre conscience. La guerre n’est plus perçue comme un «coup de destin» mais plutôt comme un acte punissable qui, depuis le procès de Nuremberg (1945/1946), peut conduire à une condamnation à perpétuité, voire à la peine de mort à l’époque.

Les guerres d’agression d’Adolf Hitler n’ont plus été acceptées comme le «droit d’un Etat à la guerre» (ius ad bellum). Même si les procès ont l’odeur de la «justice des vainqueurs», il a été reconnu que la guerre d’agression ou des actes bellicistes similaires sont des crimes parce qu’ils impliquent la mort intentionnelle et négligente de personnes innocentes. Et même si les politiciens bellicistes se défendent avec des arguments peu convaincants contre la condamnation, il est prévisible qu’un jour leurs activités meurtrières auront des conséquences pénales.

Plus de 80 millions de morts en 40 ans de guerre

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Les procès de Nuremberg et la fondation de l’ONU ont été les conséquences des deux guerres mondiales: la Première Guerre mondiale (1914–1918) avec 17 millions de morts et, peu après, la Seconde Guerre mondiale (1939–1945) avec environ 60 millions de morts. A cela s’ajoutent les souffrances inouïes de dizaines de millions de veuves, d’orphelins, de traumatisés de guerre, de mutilés, d’apatrides, de personnes souffrantes de la faim, etc.

La guerre considérée comme un crime

Dans son discours d’ouverture du 21 novembre 1945, le procureur en chef, le juriste américain Robert H. Jackson résume ainsi l’objectif du procès de Nuremberg: «Que quatre grandes nations, animés par la victoire et douloureusement tourmentées par l’injustice commise, ne se vengent pas mais livrent volontairement leurs ennemis capturés au verdict de la loi est l’une des concessions les plus importantes que le pouvoir ait jamais accordées à la raison. […] Avec cette enquête judiciaire, quatre des nations puissantes, soutenues par 17 autres nations, veulent faire un usage pratique du droit international pour contrer la plus grande menace de notre temps: la guerre d’agression. La raison de l’humanité exige que la loi ne soit pas appliquée uniquement pour punir les crimes légers dont les petites gens se sont rendues coupables. La loi doit aussi atteindre les hommes, qui s’emparent d’un grand pouvoir et l’utilisent avec intention et en agissant avec d’autres pour faire des ravages ne laissant aucun foyer dans le monde intact.»1 Ainsi M. Jackson a exprimé le changement dans la compréhension générale de la guerre: la guerre est un crime devant être puni devant un tribunal civil.

Le Pacte Briand-Kellogg

Les Principes de Nuremberg et la Charte des Nations Unies font référence aux efforts du ministre français des Affaires étrangères Aristide Briand et du secrétaire d’Etat américain Frank Billings Kellogg, pour déclarer que les guerres d’agression sont contraires au droit international et pour régler les conflits futurs de façon pacifique. En 1928, onze pays ont signé le Pacte Briand-Kellogg. Ce fut une étape importante pour l’arrêt des tueries par des actes de guerres.

La Charte des Nations Unies

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Depuis 1945, la Charte des Nations Unies constitue le fondement pour les relations internationales. Elle représente l’accord constitutif de l’ONU. Ses buts et ses principes universels forment la Constitution de la communauté des Etats à laquelle appartiennent entre-temps 193 Etats membres. Le 26 juin 1945, la Charte fut signée par 50 Etats fondateurs à San Francisco et est entrée en vigueur le 24 octobre 1945. Ci-dessous, nous citons quelques extraits du préambule et des deux premiers chapitres en guise d’aide-mémoire.    •

1) Das internationale Militärtribunal von Nürnberg 1945/46. Die Reden der Hauptankläger. Ed. Nürnberger Menschenrechtszentrum, 2015, p. 61

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Charte des Nations Unies (extrait)

Préambule

Nous, peuples des Nations Unies, résolus

  • à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,
  • à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,
  • à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,
  • à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

et à ces fins

  • à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage,
  • à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,
  • à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun,
  • à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,

avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces dessins. […]

CHAPITRE I:

Buts et principes

Article 1

Les buts des Nations Unies sont les suivants:

  1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
  2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l‘égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d‘eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde; […]

Article 2

L’Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l’Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants:

  1. L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.
  2. Les Membres de l‘Organisation, afin d‘assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu‘ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
  3. Les Membres de l‘Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
  4. Les Membres de l‘Organisation s‘abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l‘emploi de la force, soit contre l‘intégrité territoriale ou l‘indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. […!

Publié par Zeit Fragen – N° 11/12, 28 mai 2018  

https://arretsurinfo.ch/les-guerres-dagression-sont-des-infractions-criminelles/

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mercredi 11 avril 2018

ONU : le projet russe pour un mécanisme d'enquête sur les armes chimiques en Syrie rejeté

La proposition russe visant à créer un mécanisme d'enquête sur l'usage d'armes chimiques a été refusée, lors d'un vote du Conseil de sécurité de l'ONU, sur fond de menace occidentale de recours à la force contre le gouvernement syrien.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté ce 10 avril sur trois propositions de résolution concurrentes, l'une américaine et deux russes, alors que l'Occident accuse Damas d'avoir mené une attaque chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, en passe d'être reprise par l'armée syrienne.

La proposition russe visant à établir un mécanisme d'enquête indépendant sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie a été rejetée, n'ayant pas recueilli la majorité de neuf voix nécessaires à son adoption. Ce texte a été approuvé par six pays, dont la Chine, alors que sept se sont prononcés contre et deux ont choisi l'abstention.

«Vous avez désigné les coupables avant l'enquête» : le projet américain rejeté par Moscou

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Lors de la séance, la Russie a par ailleurs mis son véto à une proposition américaine de résolution, concurrente de la russe, consistant à mettre en place un mécanisme indépendant d'enquête sur l'usage d'armes chimiques. [???]  Vassily Nebenzia, l'ambassadeur russe aux Nations unies a accusé les Etats-Unis d'avoir conçu le texte de manière à ce qu'il soit refusé, afin ainsi de «justifier» une action unilatérale, non-autorisée par l'ONU, en Syrie. La veille, l'ambassadeur des Etats-Unis Nikki Haley avait en effet déclaré que Washington agirait en Syrie, et ce peu importe la décision du Conseil.

«Si vous avez pris la décision de mener une action militaire illégale, nous espérons que vous reviendrez à vous. Vous en serez vous-même responsables», a mis en garde Vassily Nebenzia.

La proposition américaine a reçu 12 votes pour, deux contre (la Russie et la Bolivie), ainsi qu'une abstention (la Chine). Le véto russe a empêché la résolution d'être adoptée.

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«Vous avez déjà désigné les coupables avant même l'enquête», a souligné l'ambassadeur russe, estimant que Washington faisait «encore un pas vers la confrontation».

Moscou a par ailleurs soumis au vote du Conseil de sécurité une résolution apportant un plein soutien à une mission d'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), organisation internationale basée à La Haye, qui a annoncé qu'elle enverrait des enquêteurs en Syrie pour établir si des armes chimiques avaient ou non été utilisées. Damas, qui a détruit son arsenal chimique sous supervision internationale en 2014, avait envoyé une requête en ce sens à l'OIAC, et Moscou avait également réclamé une enquête de cette organisation liée à l'ONU. La séance du Conseil de sécurité a toutefois été suspendue le soir du 10 avril avant que le vote sur ce texte ne puisse avoir lieu.

https://francais.rt.com/international/49632-onu-projet-russe-pour-mecanisme-enquete-armes-chimiques-syrie-rejete

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Le texte américain, qui condamne l'attaque supposée, propose la création d'un nouveau «mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies» sur le recours aux armes chimiques en Syrie. C'est ce que je crois comprendre du litige actuel, les Russes souhaitant utiliser l'OIAC, dans le cadre de l'ONU. L'enjeu semble donc tenir au choix des "enquêteurs". Difficile de s'y retrouver pour l'instant à cause du niveau de tension et de propagande. Pour la presse euro- atlantiste ce matin, l'affaire est pliée, naturellement: les russes s'opposeraient à une enquête sérieuse.

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mardi 10 avril 2018

Ambassadeur russe à l'ONU : les Etats-Unis ont semé le «chaos» partout où ils se sont ingérés

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Vassily Nebenzia a estimé que la présumée attaque chimique en Syrie était une mise en scène, appelant à une enquête impartiale sur l'incident, qui devrait commencer selon lui par la présomption d'innocence.

ACT AMBASSADEUR RUSSE

Le 9 avril devant le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni en urgence pour évoquer la Syrie, en pleine escalade sur fond d'accusation d'attaques chimiques à Douma, l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia a pris la parole. 

«Comprenez-vous le seuil dangereux auquel vous menez le monde ?», a-t-il lancé à l'attention des pays occidentaux, évoquant les menaces dont font l'objet Damas et Moscou. Il a ensuite ajouté à l'attention des Etats-Unis : «Partout où vous allez, tout ce que vous touchez ; vous ne laissez que le chaos derrière vous. Vous tentez de pêcher dans ces eaux troubles, mais tout ce que vous attrapez, ce sont des mutants.»

L'ambassadeur s'est encore dit profondément préoccupé par le fait que Washington, Londres et Paris, qui «suivent aveuglément» leur allié américain selon Moscou, se soient engagés «dans une politique de confrontation contre la Russie et la Syrie sans aucune justification».

Jugeant les menaces américaines contre la Russie pires que durant l'époque de la Guerre froide, Vassily Nebenzia s'est tourné vers l'ambassadeur américaine Nikki Haley, lui assurant que Moscou voulait entretenir avec les Etats-Unis «des relations normales et civilisées». «Ce que vous refusez avec arrogance, ignorant les bases de la courtoisie», a-t-il ensuite ajouté.

«Vous êtes mal avisé de penser que vous avez des amis», a également averti Vassily  Nebenzia. «Vos soi-disant amis sont juste ceux qui ne peuvent pas vous dire non, c'est votre seul critère d'amitié», a-t-il soutenu.

L'attaque présumée de Douma, une mise en scène selon Moscou

Vassily Nebenzia a par ailleurs jugé qu'il n'y avait «aucun doute» que la prétendue attaque chimique de la Douma, dans la Ghouta orientale, était une mise en scèneReprenant des éléments provenant de sources controversées et proches des rebelles, Washington n'avait pas attendu d'enquête pour accuser l'armée syrienne d'en être l'auteur. En passe de reconquérir l'une des dernières poches islamistes de son territoire, Damas dément formellement.

L'ambassadeur russe à l'ONU a appelé à une enquête impartiale sur l'incident présumé, soulignant que celle-ci devrait commencer par la présomption d'innocence. Il a précisé que les troupes russes étaient disposées à escorter les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques jusqu'à la zone de la prétendue attaque.

Toutefois, l'ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley a prévenu, devant le même Conseil de sécurité le 9 avril, que les Etats-Unis répondraient à la présumée attaque chimique, et ce peu importe ce que déciderait l'ONU. «L'histoire enregistrera le moment où le Conseil de sécurité s'est acquitté de son devoir ou a démontré son échec complet et total à protéger le peuple syrien», a-t-elle ajouté. 

Le 29 mars, pourtant, le président américain Donald Trump avait affirmé vouloir retirer militairement les Etats-Unis de Syrie, invoquant la victoire sur Daesh. Les responsables de l'administration ont par la suite précisé qu'il n'y aurait pas de retrait immédiat, mais que Donald Trump était opposé au maintien à long terme des troupes dans le pays.

Vassily Nebenzia a pour sa part mis en garde contre de «graves conséquences» si les pays occidentaux lançaient une offensive militaire contre l'armée syrienne.

https://francais.rt.com/international/49581-russie-a-ete-de-maniere-inexcusable-menacee-par-les-occidentaux-selon-vassily-nebenzia

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mercredi 4 avril 2018

Israël va réinstaller une partie de ses migrants africains dans des pays occidentaux

L’Etat hébreu et l'ONU ont signé un accord prévoyant le transfert de plus de 16 000 migrants africains vers des pays occidentaux, dont l'Allemagne. Arrivés illégalement en territoire israélien, ils étaient menacés d'expulsion ou d'emprisonnement.

ACT ISRAEL MIGRANTS

Israël a annoncé le 2 avril avoir annulé un projet controversé d'expulsion de migrants africains et signé un accord avec l'ONU pour la réinstallation d'une partie de ces migrants dans des pays occidentaux.

«Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés et Israël sont arrivés à un accord permettant le départ d'au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux, tandis que l'Etat d'Israël réglera le statut de ceux qui resteront sur place», informe un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou. D'après celui-ci, les migrants en question iront notamment au Canada, en Allemagne et en Italie.

Le gouvernement israélien avait prévu de donner le choix aux migrants clandestins de partir d'ici à début avril – soit pour leur pays d'origine, soit pour un pays tiers – ou d'aller en prison indéfiniment. Ce plan gouvernemental avait suscité de nombreuses critiques, notamment du Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR). Selon le ministère de l'Intérieur israélien, 42 000 migrants africains, principalement originaires du Soudan et d'Erythrée, vivent en Israël, dont la moitié – des femmes et des enfants – n'étaient pas menacés par ce plan.

Ces migrants africains sont arrivés très majoritairement après 2007 en s'infiltrant à partir du Sinaï égyptien. La frontière avec l'Egypte, à l'époque poreuse, a depuis été rendue quasiment hermétique. Ils se sont installés en nombre dans les quartiers pauvres de Tel Aviv. 

«L'accord signé avec le HCR permet l'annulation immédiate de l'expulsion vers un pays tiers prévue dans le plan précédent», précise le bureau du Premier ministre. Des milliers de migrants africains devraient obtenir un statut leur permettant de légaliser leur situation en restant en Israël, selon le communiqué.

https://francais.rt.com/international/49371-israel-reinstallation-migrants-pays-occidentaux

Pour Netanyahou, «l'arrivée massive de clandestins africains» est «pire» que les actes terroristes

«Sans cette barrière, nous serions confrontés à de graves attaques de terroristes du Sinaï et, pire, à une arrivée massive de migrants africains illégaux», a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, lors d'une conférence consacrée au développement de la région sud d'Israël, le 20 mars.

«Nous parlons d'un Etat juif et démocratique mais comment assurer qu'il reste juif avec 50 000 ou 100 000 migrants par an ?», s’est-il interrogé. «Un million, un million et demi et on peut fermer la baraque», a-t-il ajouté, se félicitant : «Au lieu de fermer la baraque, on a installé une barrière.»

(...)

Le gouvernement israélien avait approuvé en 2010 la construction de la barrière électronique entre l'Egypte et Israël pour bloquer l'immigration clandestine, le trafic de drogue et d'armes et les «infiltrations de terroristes». Cette barrière, dont la construction a été achevée en 2014, s'étend le long de la frontière de 242 kilomètres entre Israël et l'Egypte, de la pointe sud de la bande de Gaza à la ville d'Eilat.

 

https://francais.rt.com/international/48983-netanyahou-arrivee-massive-migrant-terroristes

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dimanche 1 avril 2018

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens

Des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza ont afflué contre l’avis de Tsahal à la frontière avec Israël pour réclamer la restitution de leurs terres confisquées après 1948. 16 Palestiniens ont déjà été tués par les militaires Israéliens.

ACT GAZA MARCHE

Le ton était donné : les dirigeants militaires et politiques israéliens ont prévenu que l'armée n'hésiterait pas à donner à des tireurs d'élite l'ordre d'ouvrir le feu à balles réelles en cas de tentative d'infiltration de Gazaouis en territoire israélien lors du rassemblement de la marche du retour. «Nous ne permettrons ni les infiltrations en masse en Israël ni l'endommagement de la clôture», a prévenu le chef d’état-major israélien Gadi Eizenkot dans un entretien au au quotidien Yediot Aharonot. 100 tireurs d'élite israéliens ont été déployés.

Le ministère de la Santé dans l'enclave palestinienne a aussi annoncé que 16 Palestiniens avaient été éliminés par l'armée israélienne près de la frontière de Gaza. Les chiffres font redouter une véritable hécatombe.  

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens (PHOTOS)© Mohammed Salem
Un Palestinien blessé est évacué pendant des heurts avec l'armée israélienne à la frontière, au cours du rassemblement pour la restitution des terres palestiniennes d'avant 1948, le 30 mars 2018.

Le ministère avait annoncé le matin que Mohammed Najjar, âgé de 25 ans, avait été mortellement touché à l'estomac à l'est de Jabaliya (nord). Avant même le début du rassemblement, le Palestinien Omar Samour, un jeune fermier de 27 ans avait été tué tôt dans la matinée par des tirs de l'artillerie israélienne, dans un champ proche de la frontière, près de Khan Younès. L’armée israélienne s’est justifiée en prétendant que deux hommes s'étaient approchés de la clôture et avaient commencé «à agir de façon suspecte». Le second fermier a été blessé.

1 400 autres Palestiniens ont été blessés par balles, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé dans la bande de Gaza. 

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens (PHOTOS)© Mohammed Salem Source: Reuters
Un Palestinien blessé est évacué pendant des heurts avec l'armée israélienne près de la frontière, le 30 mars 2018.

Une grande marche du retour pour commémorer l'exode palestinien

Les manifestants convergent en plusieurs points de rassemblement le long de la clôture longeant la frontière de Gaza avec Israël à l'occasion d'un mouvement de protestation, baptisé «la grande marche du retour» et qui doit durer six semaines, pour exiger le «droit au retour» des réfugiés palestiniens. Le premier jour de ce mouvement coïncide avec la «Journée de la terre», un hommage annuel rendu à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations anti-expropriation contre la confiscation de terres par Israël.

Cette commémoration inaugure plusieurs semaines de mobilisation jusqu’au 15 mai, le lendemain de la date anniversaire de la déclaration d’indépendance d’Israël, jour appelé Nakba, «la catastrophe», chez les Palestiniens. Dans leur esprit, ces deux événements sont associés à leur fuite forcée et à la destruction de leurs villages d’origine.

La grande marche est organisée par le Hamas et d’autres groupements de jeunesses palestiniennes apolitiques et est annoncé comme festif et pacifique.

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens (PHOTOS)© Mohammed Salem Source: Reuters
Les Palestiniens reçoivent de la nourriture durant La grande marche pour le retour, le 30 mars 2018.

Les Israéliens s’opposent fermement au droit au retour des Palestiniens dans leurs villages d’origine d’avant 1948. Tsahal a distribué des tracts sommant les habitants de Gaza ne pas participer au rassemblement et de rester au-delà de la zone tampon de 300 mètres derrière la frontière imposée par les Israéliens.

L'armée israélienne a imposé une zone militaire fermée autour de la bande de Gaza 

Le porte-parole de l'armée israélienne a confirmé que des milliers de Palestiniens participaient à des rassemblements à «six endroits» dans la bande de Gaza. «Ils font rouler des pneus enflammés et lancent des pierres vers la barrière de sécurité et les troupes israéliennes qui recourent à des moyens anti-émeutes et tirent en direction des principaux meneurs», a ajouté le porte-parole. «L'armée israélienne a imposé une zone militaire fermée autour de la bande de Gaza et toute activité dans ce secteur nécessite son autorisation», a déclaré ce porte-parole.

https://francais.rt.com/france/49314-marche-retour-plusieurs-morts--blesses-palestiniens

le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence le 30 mars au soir à la demande du Koweït, pour évoquer les violences dans la bande de Gaza (...)

Si les inquiétudes quant à une escalade de la violence ont été entendues par le Conseil, ce dernier n'est pourtant pas parvenu à se mettre d'accord sur une déclaration commune. L'absence de représentants israéliens à la réunion, qui coïncidait avec le début de la Pâque juive, a notamment été regrettée par le Royaume-Uni et les Etats-Unis

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«Il est vital que ce Conseil soit équilibré», a ainsi fait valoir le diplomate américain Walter Miller, estimant qu'il aurait fallu «trouver un arrangement pour que toutes les parties participent» à la réunion. «Nous sommes profondément attristés par les pertes humaines aujourd'hui», a-t-il cependant déploré, appelant toutes les parties à prendre des mesures pour réduire la possibilité de nouveaux affrontements.

Un risque d'escalade de la violence «réel»

Dans une déclaration diffusée à l'issue de la réunion, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a pour sa part adressé ses «pensées aux familles de victimes», avant d'appeler à «une enquête indépendante et transparente sur les incidents».

«Il y a une crainte que la situation puisse se détériorer dans les prochains jours», a mis en garde Taye-Brook Zerihoun, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, appelant à la retenue maximale. Un constat partagé devant le Conseil par le représentant français, qui s'est inquiété de la possibilité d'un «nouveau conflit dans la bande de Gaza», notant que le risque de l'escalade de la violence était «réel».

(...)

Selon les chiffres fournis par le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, 16 personnes ont été tuées et 1 416 ont été blessées dans les affrontements. Dans un communiqué écrit avant la réunion du Conseil de sécurité, l'ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Danon, a accusé le Hamas de la violence. Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a de son côté déclaré qu'il tenait Israël pour pleinement responsable de ces morts.

https://francais.rt.com/international/49329-affrontements-meurtriers-gaza-conseil-securite-onu-reunit-urgence

«Bravo à nos soldats» : Netanyahou aux militaires israéliens après les heurts meurtriers à Gaza

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Le 31 mars, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est fendu d'un communiqué afin de féliciter l'armée israélienne, alors que de violents heurts avaient fait plusieurs morts la veille dans la bande de Gaza, où avait lieu la «Grande marche du retour». Le Premier ministre d'Israël a loué les mérites des soldats qui ont selon lui «protégé les frontières du pays».

«Israël agit avec fermeté et détermination pour protéger sa souveraineté et la sécurité de ses citoyens», a en outre commenté Benjamin Netanyahou, sans mentionner les 16 morts palestiniens et les centaines de blessés dont faisait état le ministère de la Santé dans la bande de Gaza.

https://francais.rt.com/international/49343-bravo-nos-soldats-netanyahou-militaires-israeliens-apres-heurts-meurtriers-gaza

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lundi 26 février 2018

Le Conseil de sécurité vote la résolution sur la trêve en Syrie

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté, samedi 24 février, à l’unanimité une résolution sur l’instauration d’un cessez-le-feu humanitaire en Syrie d’une durée d’un mois. Sous pression de la Russie, les groupes terroristes ne sont pas concernés par cette trêve.

ACT SYRIE CSONU

La résolution a été approuvée par les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la Russie. Elle appelle toutes les parties concernées à cesser les hostilités sans délai d’un mois en Syrie pour un accès humanitaire à certaines zones assiégées notamment dans la Ghouta orientale.

Le cessez-le-feu ne s’applique pas aux opérations militaires contre les groupes terroristes d’al-Qaïda, du Front al-Nosra et Daech.

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La Ghouta orientale est une zone stratégique près de la capitale, Damas, que l’armée syrienne souhaite nettoyer de la présence des terroristes.

L’avant-texte de cette résolution co-rédigé par le Koweït et la Suède a été présenté, jeudi 22 février, au Conseil de sécurité, mais le vote a été ajourné, sur fond de désaccord des membres.

Vendredi soir, le vote a été reporté pour la deuxième fois avant d’avoir finalement eu lieu samedi soir.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia, a souligné que la Russie n’admettra pas d’« interprétation arbitraire de cette résolution » par les États-Unis

Cité par l’agence de presse Interfax, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov avait dit, vendredi 23 février, que le projet de résolution ne donnait pas de gages sur l’application de la trêve par les terroristes. Cependant, il n’a pas manqué de dire que la Russie serait disposée à apporter son soutien à cette résolution.

M. Lavrov a déclaré que les terroristes présents dans la Ghouta orientale se servaient des civils comme boucliers humains afin d’accuser Damas de violation des droits de l’homme.

« Les États-Unis et leurs alliés refusent de donner des garanties sur l’impératif de contraindre les terroristes à appliquer la trêve et d’inclure dans le projet de résolution une clause incluant un respect de la trêve par les terroristes syriens », avait-il dit.

Il faut noter que les terroristes soutenus par les États-Unis dans la Ghouta orientale, c’est-à-dire le Front al-Nosra, en lançant des attaques contre les positions de l’armée syrienne et en se réfugiant dans la Ghouta orientale près de Damas, ont mis en péril la sécurité de la capitale syrienne.

Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies a fait part de la volonté du gouvernement de Damas de nettoyer la Ghouta orientale de la présence des terroristes.
http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/25/553516/Syrie-Ghouta-orientale-ONU-trve-Russie

Peu après l’adoption de la trêve de 30 jours, ce samedi 24 février, dans la Ghouta orientale à Damas, les terroristes ont violé l’accord et ont attaqué à coup de mortier Damas, la capitale syrienne.

Les attaques au mortier des terroristes sur Damas se sont produites juste après l’adoption d'un cessez-le-feu d'un mois en Syrie par les membres du Conseil de Sécurité des Nations-unies.

Le vote des membres du Conseil de sécurité de l'ONU sur la trêve d'un mois en Syrie. ©AFP

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L'objectif est de permettre l’accès régulier des habitants des zones assiégées, notamment à ceux dans la Ghouta orientale, aux aides humanitaires et aux services médicaux.

(...)

 

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/25/553517/Damas-premire-violation-de-la-trve

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vendredi 16 février 2018

Réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie

Ce mercredi 14 février, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni pour examiner la question syrienne.

ACT SYRIE ONU

« L’État syrien veut la paix seulement selon ses propres conditions », a déclaré Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations unies, citée par Sky News.

Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations unies. (Photo d’archives)

« L’Iran et le Hezbollah comptent rester en Syrie », a ajouté Nikki Haley.

« Le gouvernement syrien continue de maintenir ses citoyens dans une situation de famine », a-t-elle prétendu.

« Il faut continuer de soutenir les négociations de Genève, car la Conférence de Genève est le seul moyen de trouver une solution politique au conflit en Syrie », a-t-elle affirmé.

« Les États-Unis continuent d’apporter leur soutien à leurs alliés », a poursuivi l’ambassadrice américaine, en prétendant qu’Israël avait pris des mesures dans le seul but de se défendre.

Guennadi Gatilov, représentant permanent de la Russie auprès les Nations unies. ©SANA

« Je regrette les prises de positions de certains pays qui demandent qu’aucune capacité de décision ni aucun pouvoir ne soient accordés au peuple syrien lors de la Conférence de Sotchi », a de son côté déploré le représentant russe auprès de cette organisation.

« La Conférence de Sotchi a constitué un pas vers le retour de la sécurité et de la stabilité en Syrie. C’est une conférence à laquelle ont participé les représentants de plusieurs parties », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « les Syriens doivent rédiger leur prochaine Constitution et leur avenir sans ingérence des parties étrangères ».

L’émissaire onusien pour la Syrie, Staffan de Mistura. (Photo d’archives)

Dans ce sens, l’émissaire onusien pour la Syrie, Staffan de Mistura, a indiqué : « Ce qui se passe en Syrie détruira les efforts déployés pour trouver une solution politique. Cependant, nous poursuivons le processus de Genève. »

Évoquant les évolutions syriennes qui menacent la stabilité dans la région, il a appelé les parties concernées à calmer au plus vite la situation.

Bachar al-Jaafari, représentant syrien auprès de l’ONU. (Photo d’archives)

Dans le même temps, Bachar al-Jaafari, représentant syrien auprès de l’ONU, a affirmé que les violations américaines en Syrie devaient prendre fin.

Bachar al-Jaafari a salué le rôle de la Russie dans la tenue de la Conférence de Sotchi

« Seul le peuple syrien décidera de son sort », a-t-il souligné.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/14/552404/Syrie-Nikki-Haley-Conseil-de-scurit-Staffan-de-Mistura-sort-Bachar-alJaafari-Genve-Sotchi

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jeudi 15 février 2018

Paix en Syrie : pourquoi Washington n'en veut pas

TRIBUNE LIBRE / Par John Laughland

«Washington s'apprête à poursuivre les combats pour renverser Bachar et défendre les intérêts d'Israël tels que Netanyahou les voit». L'historien John Laughland analyse la politique américaine après la tenue du Congrès du dialogue national syrien.

TL JL US SYRIE

L'ouverture des pourparlers de paix en Syrie à Sotchi, en Russie le 29 janvier, en présence du médiateur de l'ONU, Staffan de Mistura, souligne à quel point la Russie, avec ses alliés iranien et turc, entend façonner la paix après avoir gagné la guerre. Mais deux discours prononcés par les plus hauts responsables américains, les 17 et 22 janvier, montrent aussi comment Washington entend justement empêcher la Russie de réussir son pari.

Le 17 janvier, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a prononcé un long discours à l'Institut Hoover de l'Université de Stanford. Ce discours n'est rien d'autre que le dernier clou dans le cercueil du trumpisme en politique étrangère. Laissons de côté les nombreux mensonges recyclés par le nouveau secrétaire d'Etat que l'on a maintes fois entendus dans la bouche de son prédecesseur – que les manifestations anti-régime en Syrie de 2011 auraient été pacifiques ou que l'Iran veut la destruction de l'Etat d'Israël. Rex Tillerson ose même laisser entendre que le régime de Bachar el-Assad hébergerait sur son territoire «les éléments terroristes les plus radicaux de la région avec le but de les utiliser pour déstabiliser la région», alors que, justement, la Syrie combat et les terroristes et l'instabilité depuis bientôt sept ans.

Ce qui dérange encore plus dans ce discours, c'est l'abandon de toute prétention à réorienter la politique étrangère américaine vers un réalisme qui défend les seuls intérêts américains. Au lieu de présenter sa vision de l'«Amérique d'abord», et au lieu de prendre ses distances avec des interventions militaires à l'étranger qui poursuivent des objectifs infinis, comme l'avait fait le candidat Trump, le discours de son secrétaire d'Etat illustre un cas d'école de ce que les Américains appellent mission creep, c'est-à-dire la dérive des missions, lorsque le but stratégique d'une intervention à l'étranger est abandonné au profit d'un autre but sans rapport avec le premier et souvent impossible à atteindre.

Nous avons déjà observé un premier abandon solennel du trumpisme en août 2017 quand le nouveau président avait annoncé qu'il ne croyait plus au retrait des troupes américaines de l'Afghanistan auquel il s'était engagé plusieurs fois en tant que candidat. L'arrivée de 4 000 soldat américains supplémentaires, annoncée en août 2017 et qui s'est matérialisée en septembre, a encore enfoncé le pays dans davantage de sauvagerie, avec de récents attentats terroristes épouvantables dans la capitale Kaboul. Voici que Rex Tillerson annonce un deuxième abandon du trumpisme, cette fois dans l'autre grand théâtre de conflit qui est la Syrie.

Selon le secrétaire d'Etat américain, les Etats-Unis, dont les troupes se trouvent illégalement en Syrie, poursuivent désormais cinq buts dans ce pays : la défaite de l'Etat islamique ; le changement de régime en Syrie ; la réduction de l'influence iranienne dans ce pays ; le retour des réfugiés ; et l'absence d'armes de destruction massive. En réalité, ce sont les quatre derniers objectifs qui priment, le premier but, la destruction de l'EI, ayant été, à ses yeux, atteint.

Et parmi ces quatre objectifs, celui qui en réalité l'emporte sur tous les autres, c'est le combat contre l'Iran. Pour Rex Tillerson «la menace principale» en Syrie aujourd'hui, c'est l'Iran. Cette menace serait plus grave que celle que représentent l'Etat islamique et Al-Qaida. Et c'est cette priorité donnée au combat contre l'Iran qui lui permet d'expliciter la véritable raison de la dérive de la mission des Etats-Unis en Syrie : Israël. Il le dit noir sur blanc : «Comme nous l'avons vu par ses guerres par procuration et par ses prises de position publiques, l'Iran vise la domination du Moyen Orient et la destruction de notre allié, Israël. Etant un Etat déstabilisé qui est voisin d'Israël, la Syrie représente une opportunité que l'Iran n'est que trop désireux d'exploiter.» 

Certes, les Etats-Unis sont un allié très proche d'Israël depuis toujours. Mais pour bien comprendre le discours de Rex Tillerson, il faut le lire en conjonction avec celui prononcé par son collègue, le vice-président américain Mike Pence, devant le Knesset le 22 janvier. Rarement dans l'histoire des relations internationales, il y a eu une déclaration de soutien aussi inconditionnel d'un Etat à un autre. Mike Pence a non seulement réaffirmé le soutien traditionnel des Etats-Unis à l'Etat hébreu, qui remonte effectivement à 1948 quand les sionistes ont arraché leur indépendance, après de longues années de lutte terroriste, aux Britanniques. Il a aussi et surtout présenté une vision mystique du monde selon laquelle les intérêts des Israéliens et des Américains sont identiques car ces deux peuples seraient, au fond, un seul peuple qui partagent une seule vocation millénariste.

«Nous sommes avec Israël parce que votre cause est notre cause, vos valeurs sont nos valeurs, votre combat est notre combat. Nous sommes avec Israël parce que nous croyons au bien et non au mal, à la liberté et non à la tyrannie... Dans l'histoire des juifs, nous avons toujours vu l'histoire de l'Amérique. C'est une histoire d'exode, un voyage de la persécution vers la liberté, une histoire qui montre la puissance de la foi et la promesse de l'espoir», a expliqué le vice-président américain. 

Pour lui, en effet, les pères pèlerins étaient comme les juifs, «envoyés par la Providence pour construire la Terre Promise. Les chansons et les contes du peuple d'Israël étaient aussi les leurs, ils les ont fidèlement enseigné à leurs enfants, comme ils continuent à le faire aujourd'hui. Nos fondateurs ont puisé dans la Bible des Hébreux pour leur orientation et leur inspiration

Nous sommes ici loin, très loin, du vocabulaire des relations inter-étatiques. Mike Pence véhicule au contraire une vision apocalyptique des relations américano-israéliennes qui exclut toute nuance et tout réalisme. Les rapports entre ces deux Etats ne relèvent pas, pour lui, de la diplomatie mais de l'eschatologie. C'est sans doute ce messianisme qui a poussé Donald Trump à reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne. La ville est évoquée 16 fois dans son discours, et notamment pour sa signification biblique en tant que ville d'Abraham et du roi David. Les liens trimillénaires entre le peuple juif et cette ville sont la raison, selon lui, pour laquelle Israël a aujourd'hui le droit d'en faire sa capitale.

Plus banalement, l'engouement du président américain et de son équipe pour le parti du Likoud et son président, l'actuel premier ministre, Benjamin Netanyahou, dont les obsessions anti-iraniennes sont connues depuis bien des années, fait qu'au moment où la paix en Syrie est à portée de main, au grand dam des Américains qui sont exclus du processus, Washington s'apprête à poursuivre les combats pour renverser Bachar et défendre les intérêts israéliens tels que Netanyahou les voit. L'Iran doit être combattu non pas parce qu'il menace l'Amérique mais parce qu'il menacerait Israël. La politique étrangère de Donald Trump, ce n'est pas l'Amérique d'abord. C'est Israël d'abord.

https://francais.rt.com/opinions/48076-paix-syrie-pourquoi-washington-en-veut-pas

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mercredi 14 février 2018

A propos de l’uranium dit “appauvri”

TRIBUNE LIBRE / Par Pierre Péguin

TL URANIUM

Publié le 1er février 2018 dans Coordination-antinucleaire

Révolté par les dégâts infligés par les armes à uranium aux populations qui subissent la guerre depuis une trentaine d’années, dégâts qui s’étendent à l’ensemble de la planète, j’ai voulu, dans ce qui suit, en présenter une analyse à partir des documents existants cités en fin du texte, car il s’agit bien d’un crime, et même d’un crime contre l’humanité !

Tout d’abord quelques rappels : Qu’appelle-t-on uranium “appauvri” ? L’uranium est constitué de quelque 99,3% de l’isotope U 238 (238 étant son poids atomique), de 0,7 % d’U 235 et de traces d’autres isotopes d’uranium. L’U 238 est radioactif alpha, sa période radioactive (ou demi-vie) est de l’ordre de l’âge de la Terre.

Pour les réacteurs à eau sous licence états-unienne de type Westinghouse-PWR qui équipent le parc français et bien d’autres pays, il faut disposer d’un “combustible” d’uranium plus riche en 235, en effet seul le 235 assure les réactions de fission. C’est au Tricastin (usines GB1 puis GB2) que l’uranium est enrichi en 235, il en résulte un important lot “appauvri” en 235, mais enrichi en 238.

Après un usage de quelques années, ayant perdu une bonne part de son 235, donc à son tour appauvri, le combustible usé est transporté à la Hague pour y être « retraité ». On y sépare l’U 238, le plutonium généré dans les réacteurs, et les sous-produits des réactions de fission hautement radioactifs qu’on appelle déchets.

L’uranium appauvri est donc un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium d’une part et du retraitement du combustible usé d’autre part ; la France en dispose d’un stock de plus de 200.000 tonnes, entreposés entre autres à Bessines en Haute-Vienne. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé pour la fission dans un réacteur, mais cela ne le rend pas moins radioactif. Ayant une valeur commerciale négligeable, il va trouver un débouché auprès des militaires, le nucléaire civil fournissant le militaire quasi gratuitement.

C’est dans l’armement militaire que l’UA trouve un débouché :

L’uranium appauvri est utilisé dans l’armement pour ses propriétés physiques. Très lourd, habillant les têtes de projectiles, il est d’une efficacité redoutable pour transpercer les parois des blindages, des tanks, des parois de béton. Ces munitions sont plus “efficaces” et tellement moins chères, que celles au tungstène (l’autre option principale pour pénétrer les blindages ou le béton).

Déjà en 1992, l’OTAN publiait un “Manuel sur les principes de sécurité applicables au stockage des munitions et explosifs militaires”. Un chapitre de ce document à « diffusion restreinte » – destiné aux états-majors des armées des pays membres, dont la France – est consacré aux munitions à l’uranium appauvri.

Par ailleurs, et c’est peu connu, mais pour les mêmes raisons que pour les armes, il est aussi utilisé dans la fracturation hydraulique dans l’explosion de la charge destinée à fissurer les roches. Non seulement les eaux remontent alors une panoplie de polluants chimiques, de la radioactivité souterraine, mais aussi l’uranium utilisé réduit en poudre extrêmement fine contaminant la surface du sol et les eaux de ruissellement.

La contamination de l’environnement et de tout le vivant,

L’uranium appauvri est un mélange issu non seulement de l’enrichissement mais aussi du retraitement. Ce dernier contient en plus du 238 et du 235 résiduel, des produits de fission hautement radioactifs comme les U234 et 236, les plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui accroissent sa nocivité.

L’uranium est un matériau pyrophorique, il s’oxyde si vite qu’il prend feu au contact de la cible, l’uranium enflammé relâche de grandes quantités de minuscules particules radioactives. Transportées par le vent, ces particules peuvent se retrouver dans l’eau, le sol, les nappes phréatiques… contaminant définitivement tout l’environnement des populations des territoires visés, mais aussi celui des pays voisins et finalement de toute la planète.

Il n’est pas possible de procéder à une décontamination. Les minuscules poussières, de l’ordre du millionième de millimètres flottent dans l’atmosphère ; la pluie, la neige, le brouillard et la pollution les entraînent au sol et les intègrent à la biosphère, donc au vivant.

Étant à la fois chimiotoxique et radiotoxique, émetteur alpha, l’uranium atteint les reins, les poumons, le squelette, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques ainsi que le système neurologique. Les types de pathologies observées sont principalement les cancers, leucémies, malformations congénitales, fausses couches. De plus l’ADN étant atteint, c’est le capital génétique transmissible et donc la descendance qui est en péril.

Tout cela se passe dans l’indifférence générale, et il n’en serait peut-être pas question dans les médias si des vétérans US (ou leurs familles endeuillées) rentrés des pays où les Etats-Unis ont porté la guerre, ne portaient pas plainte pour dénoncer les dégâts sur leur santé.

Terribles effets dans les pays touchés.

Ces armes ont déjà fait beaucoup de victimes sur la planète, car elles ont été utilisées dans de nombreux conflits, en Syrie, Irak, Lybie, Yougoslavie…. Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques… comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.

En Ex-Yougoslavie (Bosnie, Serbie, Kosovo), pendant le conflit qui a entraîné une intervention des forces de l’OTAN, les bombardements intenses avec des armes à uranium appauvri, plus particulièrement sur le territoire serbe, y ont provoqué une véritable épidémie de lymphomes et de leucémies. Avec 5500 cas de cancer enregistrés récemment pour un million d’habitants, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer.

En Irak, après la Guerre du Golfe de 1991 et l’intervention américaine de 2003 justifiée par la prétendue présence d’armes de destruction massive, l’Irak est littéralement empoisonné, l’alimentation y étant contaminée. Ainsi, dans les hôpitaux de Bassora, là où il naissait environ un bébé par semaine qui présentait des malformations congénitales, il y en a maintenant 10 à 12 par jour. De même à l’hôpital de Falloujah. Un rapport d’enquête de l’OMS et du ministère irakien de la Santé réalisée en 2012 révèle entre autres une augmentation très importante de cancers, une terrible mortalité de bébés et d’enfants. La publication de ce rapport a été bloquée par les Etats-Unis !

Les pathologies qui affectent les habitants sont aggravées par la destruction de la quasi-totalité des infrastructures et donc des hôpitaux. Le pays se situe actuellement parmi les plus pauvres du monde en terme de santé publique alors qu’avant 1999, il figurait dans les premières places du classement.

L’histoire de l’Irak constitue l’un des plus grands drames que l’on ait connu depuis la seconde guerre mondiale, c’est un véritable crime contre l’humanité.

Et on soupçonne aussi les États-Unis d’avoir utilisé des armes à l’uranium appauvri en Afghanistan.

Israël. De fortes suspicions, voire une quasi certitude d’utilisation d’uranium appauvri pendant la guerre du Liban par l’armée israélienne existent. Ainsi des niveaux élevés de radioactivité ont été trouvés dans les deux cratères de Khiam creusés par des missiles en 2006 au Liban (25 fois plus élevée que la normale dans l’un, et 10 fois plus dans l’autre, ce qui ne peut pas être dû au hasard…). La présence d’uranium est par ailleurs confirmée par des relevés indépendants, ceux de Chris Busby et Dai Williams, au Liban et à Gaza.

De ce fait, l’avocat hambourgeois Armin Fiand a déposé le 12 août 2006 auprès du Procureur général de la République fédérale (Cour suprême fédérale de Karlsruhe) une plainte contre le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le ministre de la Défense Amir Peretz et le chef d’état-major Dan Halutz pour crimes et crimes de guerre, en vertu du Code pénal international allemand (CPIA) du 26 juin 2002.

La France n’est pas en resteDès 2001 la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) avait lancé une pétition contre les armes à uranium appauvri. Mais l’armée française ne dément pas d’utiliser au Mali de tels obus. Les chars MX30 et Leclerc sont maintenant équipés pour cela. Les obus de 105 mm destinés au char MX30 et ceux de 120 mm prévus pour les chars Leclerc contiennent respectivement 3,6 et 4,8 kg d’uranium.

En France, deux sites militaires accueillent les essais d’obus à l’uranium appauvri depuis 1987 : à Bourges (Cher), les essais se font en plein air, tandis qu’à Gramat (Lot), les tirs d’obus ont lieu dans des cavités souterraines, mais dès 1979, la France avait déjà importé des USA, afin de les tester, une trentaine de projectiles à l’uranium appauvri.

À Bourges, la population très inquiète voudrait bien connaître l’origine des cas de cancers dont le nombre serait en augmentation. Plus de 1500 tirs y ont été réalisés à l’air libre avec ces munitions radioactives. L’un de ces missiles a même été retrouvé début 2010 dans un champ, ce qui laisse supposer que les essais continuent encore aujourd’hui. À Gramat, le site de tir à l’uranium appauvri est situé en terrain karstique, au-dessus du gouffre de Bèdes où coule la rivière souterraine des Vitarelles, parcours immergé de l’Ouysse. Cette rivière et ses affluents alimentent en eau potable de nombreuses communes….

Selon le Droit International

Selon le droit international relatif au contrôle des armements, les armes à l’uranium “appauvri” sont illégales (Convention de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite “Convention des armes inhumaines”).

En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’uranium appauvri sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux. En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’uranium appauvri. Notons le 9 janvier dernier, la reconnaissance par la Commission européenne de la dangerosité de ce produit pour la santé humaine,

Présenter l’uranium appauvri comme un produit anodin, et non comme un déchet radioactif, permet aux pays comme la France de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination, et surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits, condamnant ainsi des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre, l’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » qui contamine tout le vivant est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Pierre Péguin, 1er février 2018

Pour plus d’infos :

-http://www.criirad.org/actualites/communiques/uranium%20appauvri/ua.petition.f.01.0129doc.pdf, Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), août 2001.

– Michel Lablanquie, Gramat, le 12 mai 2010, « Armes à uranium appauvri ».

– Décembre 2012, Eva Marion, Pierre Péguin, sur la base d’éléments réunis par Charlie Rigol. « La fracturation hydraulique implique l’utilisation d’explosifs bardés d’uranium dit appauvri ».

– Reporterre. Du 8 février 2013,http://www.reporterre.net/ Lettre de Thierry Lamireau, réalisateur du film « Uranium en Limousin ».

 – La France https://apag2.wordpress.com/2015/11/24/la-france-soupconnee-dutiliser-au-mali-des-armes-a-uranium-appauvri-2/est

http://www.horizons-et-debats.ch/express/HD%20express_3.pdf « Un holocauste nucléaire mondial nous menace ». Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre, par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au «Lone Star Iconoclast», Texas. Et «Crimes et crimes de guerre, Plainte contre Ehud Olmert, Amir Peretz et Dan Halutz ».

– http://www.assopyrophor.org/ Association militant contre l’emploi de tous isotopes radioactifs dans les missiles conventionnels. Depleted uranium : the invisible genocide and the seeds of terrorism

– https://blogs.mediapart.fr/kakadoundiaye/blog uranium appauvri: un vrai scandale, une vraie horreur, 15 juin 2013.

https://blogs.mediapart.fr/kakadoundiaye/blog/310714/israelusa Israël/USA, 31 juil. 2014.

– http://arretsurinfo.ch/heritage-de-lotan-la-serbie-premiere-en-europe-pour-le-nombre-de-cancereux-2/ 27 octobre 2017.

Source: http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/02/02/A-propos-de-l-uranium-dit-appauvri

https://arretsurinfo.ch/a-propos-de-luranium-dit-appauvri/

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