Les États-Unis se sentent gravement menacés, devinez par qui? Par la Russie, bien sûr, mais aussi par le Venezuela. Comme le permet la loi US dans des cas d’une gravité exceptionnelle, le Président Trump vient de prendre un décret prolongeant les sanctions qui frappaient déjà le régime fripon de Maduro.

Que l’on sache, le Venezuela ne dispose pas de la bombe ou, contrairement à Cuba, n’est pas assez proche des rivages de la Floride pour envisager un débarquement surprise. Poutine aurait prêté ses trolls à Maduro pour saper la démocratie américaine? Non, la menace est tellement évidente que Trump n’a pas jugé nécessaire de préciser dans son décret en quoi la sécurité de son pays était gravement compromise.

En effet, comment ne pas voir l’outrecuidance d’une dictature qui ose défier l’Oncle Sam en organisant des élections présidentielles anticipées? Pire encore: Maduro a annoncé qu’il était parvenu à un accord avec tous les candidats à la présidence pour repousser le scrutin d’un mois. Et suprême affront: Henri Falcon, le rival de Maduro, qui le précède même dans les sondages, n’a pas le profil souhaité par Washington et est lui-même menacé de sanctions US.

La voilà, la vraie menace: le Venezuela ne risquerait-il pas de donner des leçons de démocratie à Big Brother?

http://log.antipresse.net/post/venezuela-une-grave-menace-pour-les-usa?mc_cid=3206600476&mc_eid=3a5e263339

FRANCE | Le président n’a pas goûté le borchtch

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Après avoir fraternisé avec Hashim Thaçi, le chef de l’organisation terroriste UÇK et président de l’Etat mort-né du Kosovo non reconnu par les Nations-Unies, après avoir soutenu Theresa May dans ses accusations aussi dramatiques que peu étayées au sujet de l’empoisonnement russe, M. le président Macron® a honoré de sa présence, le 15 mars, la soirée d’ouverture du Salon du livre de Paris (qui a été rebaptisé, on ne sait pourquoi, Livre Paris). Pour la première fois, le stand Gallimard sentait la cuisine: Maxime Mardoukhaev y avait préparé un borschtch géant (et succulent) pour 600 convives. Les Parisiens faisaient la queue, mais le Président n’y a pas goûté, craignant sans doute de se faire photographier mangeant la soupe de Poutine.

Le Président a également boudé le stand de l’invité d’honneur, la Russie (hélas!), où il aurait risqué de croiser le grand écrivain Zakhar Prilepine ou encore la veuve d’Alexandre Soljénitsyne (sans doute aussi des suppôts de Poutine). La grande dame a quand même été un peu surprise:

«selon elle, tourner le dos au dialogue avec les gens de la culture “est extrêmement étonnant et ne sied pas à un leader politique français"».

Où irait-on si les chefs d’Etat français faisaient passer la culture et les bonnes manières avant les basses manœuvres politiques?

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