mardi 19 juin 2018

La décomposition de l’UE

TRIBUNE LIBRE / Jacques Sapir

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L’Union européenne se décompose. Très clairement, la question des « migrants » a joué le rôle d’un détonateur. Sur cette question s’additionnent les erreurs politiques, un discours à prétention morale qui s’avère être fondamentalement moraliste, et une énorme hypocrisie.

On en a la preuve avec le cas de l'Aquarius, ce navire affrété par l'ONG SOS-Méditerranée. Mais, sur le fond, cette question n'a fait que refléter les contradictions internes qui se sont développées au sein de l'UE. En un sens, on peut penser que rares sont les dirigeants qui « croient » encore en une UE fédérale.

Macron au Forum de Saint-Pétersbourg
© Sputnik . Ramil Sitdikov
Cette décomposition pourrait aboutir à diverses solutions, et même si le nom « Union européenne » devait survivre, il est clair que ce ne serait plus l'UE telle qu'elle fut imaginée et mise en pratique depuis le vote du fameux « Acte Unique » de 1986. Nous assistons à l'écroulement de plus de trente années de « construction européenne ».

Un contexte chargé

Il y a eu tout d'abord le Brexit, voté en 2016, et que d'aucuns espéraient voir inverser par on ne sait quel traquenard « légal ». Or, avec le vote récent au Parlement britannique où Mme Theresa May l'a emporté sur la fraction pro-UE, il est clair que le BREXIT aura bien lieu. Le Royaume-Uni quittera donc bien l'Union européenne (UE). Les élections générales de ces 6 derniers mois, en Hongrie, en Autriche, mais aussi en Slovénie, ont porté (ou maintenu) au pouvoir des gouvernements clairement eurosceptiques, souhaitant une modification profonde des règles de l'UE. Enfin, l'action de l'actuel gouvernement italien, résultant d'une coalition entre le M5S et la Lega a aboutit à mettre en lumière ces contradictions.

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La décision du Ministre de l'intérieur Italien, M. Matteo Salvini, de refuser au navire Aquarius, le droit de débarquer les migrants recueillis a causé un scandale. Les bonnes âmes se sont élevées contre cette décision. Mais, celle-ci a respecté d'une part le droit international maritime, et le fait que l'ONG en question n'ait pas attaqué le gouvernement italien en témoigne, et d'autre part les cas d'urgences humanitaires ont été respectés. En dépit de déclarations souvent fracassantes, M. Salvini a accepté que les femmes enceintes et les personnes gravement malades soient débarquées, et les Garde-Côtes italiens continuent leurs missions de sauvetage. L'Aquarius est escorté par un navire des Garde-Côtes italiens, ce que reconnaît l'ONG SOS-Méditerranée elle même.

Hypocrisies franco-allemandes

Ce qui est donc en cause, c'est une politique caractérisée par un aveuglement au réel et une immense hypocrisie de l'UE, mais aussi de l'Allemagne et de la France. C'est cette hypocrisie en particulier qui a fait porter à l'Italie le poids presque exclusif de l'accueil des « migrants » depuis ces trois dernières années.

La reculade du Président français, M. Emmanuel Macron, qui — après avoir dénoncé l'attitude de l'Italie en des termes de morale plus que de politique — a été obligé de baisser de ton est significative. Il est revenu à une position plus raisonnable, mais au prix d'une humiliation internationale. Les deux dirigeants ont affiché une entente d'autant plus cordiale que l'on sait que l'on était passée au bord de la crise.

Drapeau de l'UE
© REUTERS / Tony Gentile
Mais, cette crise s'est invitée en Allemagne où Angela Merkel a été obligée de composer avec son propre Ministre de l'intérieur M. Horst Seehofer. Ce dernier, soutenu par une majorité des députés de la CDU-CSU, souhaite que l'Allemagne passe un accord avec la Grèce et l'Italie sur la question des migrants, un accord qui permettrait à l'Allemagne de rejeter tous migrants non préalablement enregistrés. On apprenait une réunion des trois ministres de l'intérieur de l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Italie sur la question de l'immigration illégale. Cela montre la volonté des gouvernements de se coordonner. Mais, et cela n'aura échappé à personne, il s'agit d'une coordination inter-gouvernementale entre des Etats souverains, coordination qui contourne allègrement les procédures et les habitudes de l'UE et qui, probablement, mettra en cause ses règles. Signe des temps?

Le poids de l'économie dans cette décomposition

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On pourrait croire que la question des « migrants » épuise l'ordre du jour de l'UE. Ceci est loin d'être le cas. Le gouvernement italien, toujours lui, vient d'annoncer qu'il proposerait au Parlement de na pas ratifier le CETA, ce traité de Libre-Echange signé entre le Canada et les pays de l'UE. Une décision qui pourrait bien provoquer à terme l'annulation de ce traité. Cette décision du gouvernement italien, contradictoire avec la volonté de la Commission Européenne de décider, en lieu et place des Etats, sur les questions commerciales, réaffirme le rôle premier, et fondateur, de la souveraineté des Etats. De même, le gouvernement italien a laissé entendre qu'il pourrait s'opposer au renouvellement des sanctions contre la Russie. Ici encore, on est en présence d'une décision prise au consensus. Si un pays brise ce consensus, d'autres suivront.

Les questions économiques, et commerciales, tiennent donc une place importante dans le processus de décomposition de l'UE. Un processus qui a été mis en exergue par la décision de l'Allemagne de refuser la plus grande partie des propositions faites par le Président Français, Emmanuel Macron. La publication récente par l'OFCE d'un texte sur le rôle délétère de l'Euro vis-à-vis des économies tant françaises qu'italiennes le confirme (1). De fait, on constate que le « couple franco-allemand » n'existe pas, si ce n'est dans les délires des éditocrates français. [ce qu'explique François Asselineau depuis des années! NdR] Les formes prises par les « récits » de la crise engendrée par l'Italie, au premier lieux desquels les scandaleuses « unes » de la presse allemande mais aussi les lots extrêmement blessants qu'Emmanuel Macron avait utilisés, sont à la fois un symptôme de la décomposition de l'Union européenne, mais en constituent aussi une de ses causes.

De la souveraineté des Nations

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Cette décomposition de l'UE est cependant un processus de long terme. Dans ce contexte, le geste de Matteo Salvini à propos de l'Aquarius, que l'on l'approuve où non, a provoqué une césure importante. Il a démontré qu'un pays pouvait s'affranchir des règles de l'UE* et démontré tout à la fois l'inexistence de la « souveraineté européenne », ce mythe si cher à Emmanuel Macron et l'existence de sa propre souveraineté.

Ce geste aura des conséquences. Il contribue à redonner aux italiens une confiance dans le gouvernement de leur pays et dans les capacités de ce dernier. Mais, ce geste est aussi important pour les autres pays de l'Union européenne. Car, si l'Italie peut recouvrer sa souveraineté, peut dans un moment de crise décider que c'est elle qui fixe l'ordre du jour des problèmes à traiter tout autant que la nature des solutions, ce qui est une définition de la souveraineté, alors d'autres pays retiendront la leçon.


(1) Villemot S., Ducoudré B., Timbeau X., « TAUX DE CHANGE D'ÉQUILIBRE ET AMPLEUR DES DÉSAJUSTEMENTS INTERNES À LA ZONE EURO », in, Revue de l'OFCE, n°156 (2018)

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201806161036825136-unionne-europeenne-migrants/

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*"Il a démontré qu'un pays pouvait s'affranchir des règles de l'UE": la conclusion me semble un peu rapide, attendons quand même de voir la suite. L'affaire des "migrants", n'en déplaise à certains, n'est pas l'élément central des difficultés à venir, ce que Sapir reconnait par ailleurs. Par contre, on voit bien que les temps changent, et c'est une très bonne nouvelle.  P.G.

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mercredi 6 juin 2018

A Paris, des manifestants s'opposent à la venue du «criminel de guerre» Benjamin Netanyahou

Après Berlin, le Premier ministre israélien est en visite à Paris, où il s'entretient avec Emmanuel Macron afin de plaider notamment pour un durcissement vis-à-vis de l'Iran. Solidaires des Palestiniens, des protestataires se sont rassemblés.

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«Non à la venue du criminel de guerre Netanyahou en France !» : tel est le mot d'ordre de plusieurs collectifs pro-palestiniens qui ont appelé à manifester à Paris ce 5 juin 2018, jour de la rencontre entre le Premier ministre israélien et le président de la République, Emmanuel Macron. «Netanyahou, criminel de guerre ! A la cour pénale internationale !», scandaient des opposants, d'après un reporter de RT France présent sur les lieux. 

En raison d'une interdiction de manifester devant le Grand Palais, c'est finalement aux Invalides que se sont rassemblés les protestataires. Ceux-ci se sont vus interdire le franchissement de la Seine.

Un reporter de FranceInfo a estimé à 200 le nombre de manifestants.

Des élus de La France insoumise (LFI), parti dont une frange notable se montre critique à l'égard de la politique de l'Etat hébreu, ont annoncé leur venue. Outre Danielle Simonnet, conseillère de Paris, le député LFI Eric Coquerel a dénoncé sur Twitter la venue de Benjamin Netanyahou à Paris.

Macron ne reconnaîtra pas la Palestine

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Lors d'une conférence de presse au côté de Benjamin Netanyahou, Emmanuel Macron a répondu à un journaliste qu'il ne reconnaîtrait pas officiellement la Palestine, estimant que les décisions unilatérales causaient de la «violence». Il a pris comme exemple le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, estimant que celui-ci était «mieux que ce qu'on avait avant», sans pour autant être parfait.

Comme attendu, le Premier ministre israélien a pour sa part insisté sur la nécessité selon lui, de durcir le ton vis-à-vis de l'Iran. Il a estimé que l'accord sur le nucléaire avait permis à Téhéran, en levant les sanctions, de lui «donner l'argent pour construire cet empire». Evoquant les actions de Téhéran en Syrie comme une «agression iranienne», il a assuré que si Paris ne sévissait pas vis-à-vis de Téhéran, des réfugiés afflueraient vers l'Europe.

Les manifestants solidaires des Palestiniens

Alors qu'Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou doivent participer à l'inauguration d'une exposition sur Israël, les opposants à la venue du Premier ministre israélien réclament notamment l'«annulation de la saison France-Israël», un événement culturel censé renforcer les liens entre les deux pays. Ils apportent par ailleurs leur soutien à la «Marche du retour», un mouvement de revendication qui a débuté le 30 mars et qui vise à revendiquer, conformément au droit international, le droit au retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant fui leur terre à la création de l'Etat hébreu.

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Benjamin Netanyahou a été la cible de critiques ces derniers mois, alors que l'armée israélienne a causé la mort de plus de 120 manifestants palestiniens depuis le début d'un mouvement de protestation. Des milliers d'autres ont en outre été blessés par des tirs de soldats israéliens.

Lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron, Benjamin Netanyahou devrait notamment plaider pour un durcissement des pays européens à l'égard de l'Iran, grand rival régional de Tel-Aviv, alors que ceux-ci tentent de préserver l'accord sur le nucléaire conclu en 2015, malgré le récent retrait des Etats-Unis. Le 4 juin, le Premier ministre israélien avait mis la pression sur l'Allemagne lors d'une rencontre avec Angela Merkel, l’exhortant à sévir davantage contre Téhéran. Il avait ainsi mis en garde la chancelière allemande contre une arrivée massive de réfugiés, si Berlin ne réintroduisait pas des sanctions contre l'Iran.

https://francais.rt.com/international/51329-paris-manifestation-contre-rencontre-macron-criminel-guerre-netanyahou

AFFICHE FL JUSTICE PALESTINE

Paris, le 30 mai 2018

Monsieur le Président de la République,

Nos organisations s’étonnent du maintien de l’invitation à Paris du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour l’inauguration de la saison culturelle croisée France-Israël le 5 juin 2018.

Cette visite ainsi que le maintien de la saison croisée nous semblent inappropriés dans le contexte actuel.

La répression militaire arbitraire et les violations du droit par les autorités israéliennes dans la Bande de Gaza, depuis le début de la « grande Marche du Retour », ont été condamnées par l’ensemble de la communauté internationale, y compris par la France. L’Elysée a « condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants » et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a, lui, « rappelé le devoir de protection des civils, en particulier des mineurs, et le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement. Rien ne peut justifier des tirs systématiques à balles réelles contre des manifestants pacifiques et désarmés. » Le 18 mai 2018, à l’occasion de la session extraordinaire du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, la France exprimait également son soutien à la création d’une commission d’enquête indépendante sur les violations des droits de l’Homme en Palestine, ce que nous saluons.

Dans le prolongement de ces déclarations, nous attendons que la France affirme plus fermement et concrètement son désaccord avec la politique répressive violente menée par l’Etat israélien.

En toute cohérence avec la position de la France sur la question palestinienne et son engagement en faveur des droits de l’Homme, nous vous demandons d’annuler la visite de B. Netanyahou à Paris prévue le 5 juin 2018 pour l’inauguration de la saison culturelle croisée France-Israël.

Si elle était maintenue le 5 juin prochain – date marquant les 51 ans du déclenchement de la guerre des Six-Jours et l’occupation de tout le territoire palestinien – elle serait perçue comme une provocation et une légitimation des violations du droit commises par les autorités israéliennes en Palestine et particulièrement à Gaza ces dernières semaines.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profonde considération.

Mme Claude Léostic, Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

https://plateforme-palestine.org/La-visite-de-Benyamin-Netanyahou-a-Paris-le-5-juin-2018

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dimanche 3 juin 2018

Pétition: "Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël"

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La saison 2018 célébrant les liens entre la France et Israël dans les domaines culturels et scientifiques risque d'être sérieusement perturbée cette année, vu le contexte; le plus sage serait sans doute de l'annuler, mais la sagesse n'est pas la qualité première de notre président jupiter!   P.G.

TRIBUNE LIBRE / La Campagne BDS France : www.bdsfrance.org et L'Aurdip: www.aurdip.fr

TL BDS PETITION MACRON

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Pour signer la pétition

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

DdqD9HiUQAA8zAA

 http://www.librairie-tropiques.fr/2018/05/nous-demandons-l-annulation-de-la-saison-france-israel.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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samedi 2 juin 2018

Le ridicule ne tue pas, Emmanuel Macron peut le certifier

TRIBUNE LIBRE / Jacques Sapir,

TL SAPIR MACRON MATTARELLA

Le ridicule ne tue pas. Du moins, c’est habituellement ce que l’on dit…

Emmanuel Macron, notre Président de la République, s’était réjoui du véto mis par le Président italien, M. Mattarella, sur le nom d’un eurosceptique notoire, M. Paolo Savona qui devait figurer dans le gouvernement proposé par M. Giuseppe Conte. Cela apparaissait comme un coup d’arrêt donné aux deux partis, le M5S et la Lega, qui étaient sortis gagnants de l’élection du 4 mars 2018. Il avait même salué le « courage » et le « sens des responsabilités » de Mattarella[1]. Et tout ce beau monde des européistes béats, ceux que l’on surnomme en Italie les « euroïnomanes », de se réjouir du geste de Mattarella.

Las, le jeudi 31 mai en début de soirée, l’homme désigné par Mattarella pour former un autre gouvernement renonçait, et Mattarella n’avait d’autre choix que d’accepter à nouveau Giuseppe Conte, qui proposait un gouvernement, où figurait Paolo Savona….

Le Président de la République italienne, M. Mattarella

Il a l’air malin, Emmanuel Macron, et il doit se mordre les doigts de ses déclarations intempestives. Oh, si cela peut le consoler, il ne sera pas le seul. On a, parmi ceux qui se sont révélés odieux dans leur attitude ouvertement anti-démocratique le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger qui a avait déclaré «Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter» dans une interview à la radio publique allemande Deutsche Welle[2]. On a aussi eu Markus Ferber, député au Bundestag de la CSU, le parti allié à Mme Merkel, qui déclarait quant à lui que la « Troïka » (de sinistre mémoire en Grèce) devrait sans doute envahir l’Italie et prendre le contrôle du Trésor italien[3]. Bref, entre les apôtres d’une tyrannie des marchés et les nostalgiques de l’opération Alaric (la prise de contrôle par les armées du IIIème Reich de l’Italie en septembre 1943), Emmanuel Macron est en bonne compagnie.

Ce que signifie le retournement du jeudi soir

Il faut cependant revenir à ce que signifie le retournement de situation de jeudi soir. Il était évident, dès le départ, que Carlo Cottarelli, ancien haut responsable du FMI et l’homme désigné par Mattarella pour succéder à Conte, n’avait aucune chance d’être investi par le Parlement. Dans ces conditions, un retour devant les urnes était certain. Sauf que de nouvelles élections auraient donné encore plus de sièges au M5S et à la Lega, peut-être même les deux-tiers. Certains, à Bruxelles comme à Rome ont donc du faire leurs comptes. Mattarella a dû se rendre à l’évidence, et accepter le gouvernement Conte. En un sens, le Président, comme jadis Mac Mahon, s’est soumis.

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On dira, et ce n’est pas faux, que ce n’est pas exactement le même gouvernement et que Conte a transigé. Si Paolo Savona figure bien en son sein, c’est cette fois en temps que Ministre des Affaires Européennes, et non plus comme Ministre des finances. Ce dernier poste est dévolu à Giovanni Tria, un homme connu pour ses positions économiques plutôt orthodoxes. Mais, il faut noter qu’il a soutenu l’idée d’un fort déficit budgétaire, directement financé par la BCE, pour relancer l’économie italienne, et qu’il est, dans le contexte actuel, opposé à plus d’austérité. Ce sont des positions qui vont directement à l’encontre des recommandations de Bruxelles et Francfort. Dans un autre sens, la nomination de Enzo Moavero Milanesi, un ancien responsable de l’UE et un ancien Ministre de Mario Monti comme Ministre des affaires étrangères, est de nature à rassurer certains à Bruxelles comme à Francfort. Mais, telle est peut-être justement le but de cette nomination.

Car, dans le même temps que se déroulaient ces péripéties au Quirinal, on apprenait que deux institutions financières parapubliques italiennes s’étaient mises à racheter systématiquement des bons du Trésor italien. C’est, peut-être, une réponse devant les spéculations sur les marchés financiers, mais peut-être aussi le début de la construction d’instruments pour parer au choc financier d’une sortie de l’Euro, voire mettre en place une monnaie parallèle à l’Euro.

Les ambiguïtés italiennes

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Il est donc clair que la défaite du Président Mattarella reste entourée d’un certain nombre d’ambiguïtés quant à la volonté de Conte, mais surtout de Luca di Maio et Matteo Salvini, d’engager un bras de fer décisif avec Bruxelles et Francfort. Car, et il n’en faut pas douter, nous allons connaître une longue période de tensions entre Rome et Bruxelles, mais aussi Francfort. Cependant, sauf à avoir dans ses tiroirs un plan d’ores et déjà prêt pour une sortie de l’Euro, cette ambiguïté est nécessaire. Surtout si, dans les semaines qui viennent, se précise la possibilité d’utiliser les bons du Trésor comme un instrument de paiement, ceci débouchant sur l’établissement d’une monnaie parallèle en Italie avec l’Euro. C’est une route sur laquelle les difficultés seront nombreuses, il n’en faut pas douter[4].

Il convient donc de prendre ce gouvernement comme il est. Il sera jugé sur ses actes.

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Mais, sa formation représente, déjà, une première victoire de la démocratie sur les pratiques anti-démocratiques du Président Mattarella. Ces pratiques ont été dénoncées en France, mais aussi dans la presse internationale[5]. Elles font ressortir d’autant plus le ridicule du soutien emphatique d’Emmanuel Macron au Président italien.

Pour la suite, on peut regretter que l’on n’aille pas à de nouvelles élections, qui auraient pu être organisées à la fin du mois d’août ou au début de septembre. Elles auraient clarifié la situation, et sans doute donné à la coalition M5S-Lega une légitimité incontestable, tout comme le nombre requis de députés, pour changer la Constitution, ce qui aurait considérablement réduit les possibilité d’actions de ceux que l’on nomme les « euroïnomanes ».

Notes

[1] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/28/97001-20180528FILWWW00171-macron-salue-le-courage-du-president-mattarella.php

[2] https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/29/la-gaffe-du-commissaire-allemand-gunther-oettinger-qui-enflamme-l-italie_5306622_3214.html

[3] http://www.dailymail.co.uk/news/article-5790389/German-MEP-says-Brussels-control-Italys-finances.html

[4] Sur la question des monnaies parallèles voir ma contribution à l’ouvrage collectif de Beker V. et Moro B., Sapir J., « Parallel currencies, Varoufakis’ plan B and the ongoing debate on euro » in Beker V. et Moro Beniamino, The European Crisis, WEA Book n°7, College Publications, Londres, 2016.

[5] https://www.telegraph.co.uk/business/2018/05/28/europes-soft-coup-detat-italy-watershed-moment/

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-ridicule-ne-tue-pas-emmanuel-macron-peut-le-certifier-par-jacques-sapir/

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jeudi 24 mai 2018

« Les insurgés italiens sous la menace d'un gel de la BCE ! »

TRIBUNE LIBRE / Charles sannat

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est un article de notre cher Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres qui se fend d’un long papier sur la situation italienne, peu brillante à ses yeux, et qui nous mène vraisemblablement à la destruction de l’euro et la dissolution de l’Union européenne telle que nous la connaissons.

Il pense que la BCE pourrait être contrainte et forcée de couper les lignes de crédit à l’Italie si la coalition rebelle italienne décide de ne plus tenir compte des règles budgétaires européennes et ainsi remettre en question les fondations du traité qui a institué l’euro…

Ambiance donc !

Sanctions de la BCE envers l’Italie pour faire plier les insurgés italiens !

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« Le professeur Clemens Fuest, patron de l’influent think tank allemand IFO Institute, a déclaré que les autorités européennes ne peuvent rester les bras croisés si le mouvement néo-anarchiste Cinq Étoiles et les nationalistes antieuropéens de la Ligue du Nord appliquent leurs politiques révolutionnaires qui risquent de mettre en danger la stabilité de l’union monétaire.

Le professeur Fuest a averti que la BCE devra couper les lignes de crédit Target 2 accordées à la banque d’Italie dans le cadre de son système de paiement interne, ce qui pourrait accentuer gravement la crise.

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«Si l’Italie se met à violer les règles fiscales de la zone euro, la BCE devra agir, même si elle ne le souhaite pas. Ce sera comme la crise grecque. L’Italie devra mettre en place des contrôles des capitaux et sera forcée de quitter la zone euro», a-t-il déclaré.

«Ce serait un revers majeur mais je pense que l’euro pourrait survivre avec la France, l’Allemagne et l’Espagne. Ce serait cependant un euro différent», a-t-il déclaré. »

Les Allemands sont furieux !…

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« L’establishment allemand a très mal réagi à une fuite faisant état d’un plan de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 étoiles ayant pour objectif de passer outre l’architecture de discipline du projet de l’euro. Pour les Allemands, un tel projet tue dans l’œuf toute possibilité d’accord sur la mutualisation des dettes ou la tentative d’une union fiscale. »

«En bref, il s’agit d’un ultimatum. Ils exigent des changements fondamentaux pour la zone euro, avec des transferts fiscaux vers l’Italie, ou ils quitteront l’euro», a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Le professeur Fuest a déclaré que le brouillon original préparé par les 2 partis radicaux a exposé leurs réflexes idéologiques. De ce fait, ils ont irrémédiablement cassé la confiance, même si le texte final est plus pragmatique.

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«Il a confirmé les pires craintes que l’on pouvait avoir, il a eu un très mauvais impact en Allemagne. Comment pouvez-vous mutualiser les garanties bancaires avec un pays doté d’un gouvernement tel que celui de l’Italie ? C’est tout simplement impensable», a-t-il déclaré.

«Ils menacent de saper le pacte de stabilité ainsi que l’intégralité de la base institutionnelle de l’union monétaire.»

Les économistes allemands sont abasourdis par la radicalité des exigences italiennes, notamment la demande de l’annulation des 250 milliards d’euros d’obligations italiennes détenues par la BCE. La clause a été depuis supprimée du texte, mais le mal est déjà fait.

…Et veulent se protéger du risque italien !

 

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«La politique italienne avance à visage découvert. Elle souhaite que les autres prennent en charge sa dette», a déclaré Lars Fed, l’un des « 5 sages » allemands du Conseil des experts économiques.

«Pourquoi devrait-on partager le risque dans l’union monétaire européenne si le nouveau gouvernement italien demande une annulation partielle de sa dette de 250 milliards d’euros ? Il est temps de prendre des mesures pour se protéger du risque italien», a-t-il déclaré sur Twitter. »

Italexit, la fin de l’euro ?

« La question de savoir si les retombées d’un Italexit pourraient vraiment être contenues reste une question ouverte. Beaucoup pensent que la contagion deviendrait incontrôlable.

De plus, l’intention non dissimulée des membres les plus durs de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles est de forcer l’Allemagne à quitter la zone euro en la rendant dysfonctionnelle.

Les Allemands devraient alors riposter en émettant une devise parallèle au sein de la zone euro. Cela ne ferait que davantage compliquer la situation.

La dette Target 2 de l’Italie au sein du système de compensation interne de la BCE (nous en avons déjà largement parlé dans ces colonnes) est devenue un sujet névralgique.

Le passif italien a atteint 426 milliards d’euros en avril, soit 26 % du PIB. Ce constat reflète les sorties chroniques de capitaux d’Italie. Certains craignent de voir ces montants atteindre des montants systémiques, ce qui déboucherait sur une crise. (…)

Les Allemands se pensent déjà ruinés par l’Italie et veulent arrêter les frais !

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« Selon Hans-Werner Sinn, un économiste très écouté de l’université de Munich, il n’existe aucun mécanisme qui permettra à l’Allemagne de récupérer les quantités astronomiques d’argent qu’elle possède disséminées dans la zone euro, notamment les 923 milliards de crédits Target 2* qui sont dus à la Bundesbank. «Nous ne reverrons jamais la couleur de cet argent. Il est déjà perdu», a-t-il déclaré… »

Voilà de quoi agacer fortement nos amis outre-Rhin !

« Selon le professeur Sinn, la structure actuelle est aussi inadaptée pour le Nord que pour le Sud, laissant les 2 parties frustrées. «Il n’y a pas de solution. La catastrophe est en train d’avoir lieu. Cela débouchera sur la destruction de l’Europe, pour le dire franchement. Cela portera également les populistes de l’Afd au pouvoir en Allemagne», a-t-il déclaré au Daily Telegraph. (…) »

Macron à contre-temps !

Ces développements explosifs en Italie balayent les espoirs d’Emmanuel Macron à propos d’un grand accord pour la zone euro. Le président français avait spéculé sur le bon vouloir de l’Allemagne d’accepter de faire des pas allant dans le sens d’une union économique si la France parvenait à se réformer.

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C’était déjà difficile à vendre.

Les pays du Nord, menés par les Pays-Bas, avaient averti qu’ils ne se laisseraient pas emporter dans des aventures « romantiques », en appelant à des règles budgétaires strictes.

Chaque pays est responsable de sa dette. Les desiderata italiens sont la goutte qui fait déborder le vase.

Olaf Scholz, ministre des Finances social-démocrate, a déjà averti que la majorité du plan de Macron ne verra jamais le jour. (…) «Macron n’obtiendra rien de l’Allemagne. Scholz est similaire en tout point à Schauble», a déclaré Heiner Flassbeck, ancien secrétaire d’État économique allemand.

«Les Allemands pensent qu’ils ont toujours raison et que la seule façon de conduire l’Union européenne consiste à ce que tous les pays se comportent comme eux», a-t-il déclaré. »

La fin annoncée de la zone euro !

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 Ce Nein allemand retentissant signifie que la zone euro restera en l’état, non réformée, à la merci de la prochaine crise.

Presque rien n’a été fait pour éviter de tomber à nouveau dans un cercle vicieux. Les banques et les États, vulnérables, pourront à nouveau s’entraîner les uns les autres dans la crise.

La situation n’augure rien de bon. Près une décennie après la crise Lehman, les taux d’intérêt dans la zone euro sont toujours négatifs, les injections de liquidités ont atteint leurs limites techniques et politiques. La zone euro est toujours engluée dans un piège de basse inflation alors que la dette est plus élevée.

Désormais, les politiques au sein de l’union monétaire deviennent particulièrement toxiques.

Le projet européen va bientôt être confronté à l’épreuve du feu, au prochain retournement économique. »

C’était un article d’Ambrose Evans-Pritchard, publié le 17 mai 2018 sur le site du Telegraph à Londres…

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/les-insurges-italiens-sous-la-menace-dun-gel-de-la-bce-ledito-de-charles-sannat/

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*Une confirmation de plus des analyses économiques de l'UPR, notamment sur le mécanisme des "target 2" (Vincent Brousseau, Charles- Henri Gallois...) et les dysfonctionnements prévisibles de la zone euro...   P.G.

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lundi 14 mai 2018

La Creuse ( New Colorado) s'apprête à innover...

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Faute de s'attaquer aux causes du délabrement rural actuel, et afin de poursuivre la fuite en avant européenne de mise à mort de l'agriculture française, les fossoyeurs sont priés d'avancer des idées afin de ralentir le désastre et contenir le mécontentement populaire. C'est ainsi que Macron a demandé aux élus creusois de mettre en place une copie « innovante » sous l’autorité du préfet et d’un délégué interministériel, afin de faire de la Creuse un laboratoire de l'hyperruralité.   P.G.


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Selon Jean-Baptiste Moreau, Emmanuel Macron lui a "promis" de venir en Creuse "d'ici la fin de l'année" et de rencontrer les GM&S, ceux-là même qu'il avait accusés de "foutre le bordel" l'année dernière.

"C'est une promesse qu'il ma faite, et il me l'a redit au salon de l'Agriculture", explique Jean-Baptiste Moreau. (...)

Enfin une rencontre avec les GM&S après l'épisode du "bordel" ?

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Selon le député de la Creuse, le président de la République rendra également, pour la première fois, visite aux salariés de l'ex-usine GM&S sur le site de production, aujourd'hui LS Industry.

La dernière fois que les salariés ont vu Emmanuel Macron, c'était lors de la visite du président de la République à Bellac en juin 2017 en Haute-Vienne. "Je ne suis pas le Père Noël", avait alors affirmé Emmanuel Macron face à une salariée qui lui disait : "A La Souterraine, sans cette usine, on va mourir"

Plus tard, en octobre 2017 à Egletons, le président de la République avait accusé les GM&S de "foutre le bordel" au lieu de "regarder s'il y a des places [de reclassement]"

Une "impulsion" pour le plan de revitalisation

Le président de la République viendra aussi faire la promotion du plan particulier pour la Creuse, qu'il a annoncé vouloir transformer en laboratoire de la ruralité du futur.

Le projet de faire de la Creuse une base arrière pour l'entraînement des athlètes de VTT aux JO 2024 à Paris, lancé par l'envoyé spécial pour la Creuse Philippe Ramon, est "sur le bureau de Laura Flessel", même s'il n'y a "encore rien d'officiel" selon le député.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/emmanuel-macron-viendra-en-creuse-d-ici-la-fin-de-l-annee-il-ira-pour-la-premiere-fois-sur-le-site-1522046811


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Crédits : La Creuse/Flickr/Ulyces.co

D’après Libération, Eric Correia, élu socialiste, a demandé une autorisation à la préfecture de la Creuse afin de pouvoir cultiver du cannabis médical dans le département de Nouvelle-Aquitaine.[sic] Selon lui, la culture du chanvre pourrait permettre de redynamiser le secteur agricole et l’économie de la région.

Eric Correia, soignant de profession, est président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre du Plan Particulier pour la Creuse (PPC), il a demandé au préfet début avril l’obtention d’un statut dérogatoire pour « expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique ». Le PPC a démarré en octobre afin de relancer l’activité économique de ce territoire rural, et Correia considère que lancer une filière de cannabis médical pourrait être l’une des meilleures options.

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Il appuie ses propositions avec des chiffres concrets, grâce aux mesures réalisées par le think tank Terra Nova*« 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique » si le pays venait à légaliser sous monopole public. En outre, cela permettrait de créer environ 180 000 nouveaux emplois et de « revitaliser la Creuse », a-t-il expliqué sur Nova. Trois fermes de la région ont ainsi déjà fait part de leur volonté d’expérimenter ce projet pilote suite à la proposition de l’élu. Pour Jouany Chatoux, un des agriculteurs : « C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. »

Correia milite notamment pour un changement de considération du CBD, ou cannabidiol, le deuxième composant principal du chanvre derrière le THC. En évoquant publiquement cette solution pour dynamiser la région rurale, il s’attaque toutefois à un énorme tabou français, qui reste à contre-courant du mouvement européen de dépénalisation du cannabis. La Suisse et l’Angleterre, par exemple, viennent d’autoriser pleinement son usage thérapeutique. En France, le cannabis est toujours classé comme un stupéfiant, même si le gouvernement a annoncé qu’il allait alléger les sanctions des consommateurs dans les prochains mois avec de simples contraventions. Il refuse pour autant de dépénaliser, même au niveau médical.

Source : Libération, Nova

https://www.ulyces.co/news/cet-elu-ps-veut-faire-de-la-creuse-le-paradis-du-cannabis-medical/

*Terra Nova est un "think tank" libéral "de gauche" proche du Parti socialiste et de Macron:

Parmi les personnalités connues participant ou ayant participé à Terra Nova entre 2008 et 2010, se trouvent notamment:

Voir aussi:

L'Insee accepte d'intégrer le trafic de drogue dans son calcul du PIB... mais pas la prostitution

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Conformément aux demandes de l'institut européen des statistiques Eurostat, le calcul du PIB français intègrera désormais les ventes illégales de drogue, au motif que ce sont des transactions commerciales librement consenties.

Faut-il intégrer l'économie souterraine dans le calcul du produit intérieur brut (PIB) français ? Après plusieurs années de débat, l'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a tranché en décidant d'appliquer une demande en ce sens de l'Union européenne, qui pourrait entraîner une révision du PIB se traduisant par une légère hausse, d'après l'AFP. «[Le nouveau calcul du PIB] va tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a annoncé ce 30 janvier 2018 l'organisme public de statistiques, dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables actées par l'institut. 

Interrogé par l'AFP, le chef du département des comptes nationaux de l'Insee, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai 2018. Afin de maintenir la continuité des mesures du PIB, la révision portera sur l'ensemble des résultats publiés par l'Insee, c'est-à-dire depuis 1947. «Il s'agira de révisions à la marge», a toutefois assuré Ronan Mahieu, en évoquant un ordre de grandeur de «quelques milliards» d'euros, à rapporter aux 2 200 milliards d'euros du PIB français. «Ça n'influera pas sur le chiffre de la croissance [en 2017]», a-t-il par ailleurs prévenu.

La prostitution écartée du calcul du PIB en raison de la question du consentement

Cette prise en compte, faite à la demande de l'institut européen des statistiques Eurostat, est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles des autres pays européens. En 2013, Eurostat avait en effet demandé aux Etats membres d'intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leur calcul de la richesse nationale, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

L'Insee avait toutefois refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, comme le préconisait Eurostat, estimant que le consentement des prostituées était difficile à garantir.

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Se conformant à la demande d'Eurostat, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Italie ont déjà décidé d'intégrer ces nouvelles normes. Ce nouveau mode de calcul s'est à chaque fois traduit par une révision à la hausse du produit intérieur brut. L'objectif est d'harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant considérées comme légales dans certains Etats, à l'image des Pays-bas, ce qui gonfle leur PIB, et illégales dans d'autres.

https://francais.rt.com/economie/47718-insee-accepte-integrer-trafic-drogue-prostitution

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vendredi 11 mai 2018

Retour à la normale/ images du jour

Le site semble à nouveau fonctionner normalement, merci de me signaler toute anomalie.  P.G.

Les images du jour à partir du site "Les Crises":

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Dcvr7pCW4AA9y-3Et aussi quelques photos de la table d'information de l'UPR le 9 mai dernier à Brive:

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Documentaire publicitaire de France 3 sur Macron : Bertrand Delais, communicant officiel du Suprême Leader

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Ceux qui doutent encore que de simples interviews agrémentées d’une voix off puissent véhiculer un message politique puissant devraient regarder Macron président, la fin de l’innocence, le documentaire diffusé par France 3 ce lundi 7 mai. Tout au long des 1h 26 de ce film de belle facture technique réalisé par le documentariste Bertrand Delais, le téléspectateur est transporté sur un nuage où le monde semble tourner beaucoup plus rond depuis le 7 mai 2017, date d’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Comparaisons royales, commentaires élogieux, extraits flatteurs : tout y est, dans cette œuvre où la voix off n’est bien souvent là que pour ponctuer les longues interventions du chef de l’Etat.

VASSAL 2

Que le journaliste - qui semble se rêver en Serge Moati « nouveau monde » - manifeste son empathie pour Emmanuel Macron n’a rien d’étonnant : il n’a jamais caché être un proche du Président, présent à la Rotonde le soir du premier tour de la présidentielle. La majorité macroniste l’a d’ailleurs élu à la tête de La chaîne parlementaire (LCP), en mars dernier. Qu’une chaîne du service public se prête au jeu est en revanche difficilement compréhensible, sauf à y voir un hommage appuyé à l’ORTF, la chaîne unique au service du général de Gaulle dans les années 1960. Sur chaque thématique ou presque, le documentaire prend le chemin de l’hagiographie. Marianne vous a sélectionné trois moments parmi les plus spectaculaires. Nous aurions pu en choisir d’autres. Florilège.

Tout le film tourne autour d’une idée, résumée par la voix off de Bertrand Delais dès la deuxième minute : « Emmanuel Macron apparaît comme le dernier responsable politique à croire au poids de l’histoire ». Cette affirmation péremptoire a le bon ton de placer de prime abord le président de la République au-dessus de la mêlée des politiques. Dans la suite du documentaire, le réalisateur tente de démontrer en quoi Emmanuel Macron est un chef de l’Etat différent de ses prédécesseurs, comprendre plus profond et plus habité par sa fonction.

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Pour l’occasion, l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée est revisitée, pour la délester des circonstances favorables - retrait de François Hollande, affaire Fillon - qui ont porté l’énarque au pouvoir. Au commentaire de ce moment politique, le journaliste convoque d’ailleurs…. le chef de l’Etat lui-même, qui a tout le loisir de décrire un vote consciemment historique des Français plutôt qu’un choix un peu confus dicté par les circonstances :« C’est les Français qui ont décidé. Ils sont quand même étonnants. Ce peuple que tout le monde regardait comme fatigué, impossible à réformer (…) s’est réveillé un beau matin et a décidé que ce serait quelqu’un qu’il ne connaissait pas deux ans plus tôt, qui a 39 ans, qui allait les diriger. Comment voulez-vous qu’on n’aime pas le peuple français ? »

Personne ne vient contextualiser cette version des faits, qui est donc validée. La scène suivante montre en effet Emmanuel Macron marchant seul dans la cour du Louvre, le soir de son élection. Commentaire en voix off : « Il emprunte à une histoire qu’on avait fini par oublier. Celle de nos monarques présidents ». L’analyse qui suit, signée Richard Werly, grand reporter au Temps, est dithyrambique. Extrait : « Cela incite surtout au respect. Le type, il est tout seul. Il a gagné tout seul, il marche tout seul et il prend la présidence de la France tout seul. »

L'"intellectuel en politique"

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Le documentariste dissémine à plusieurs endroits du film des références à l’intellect supposément supérieur du Président. Il revient ainsi sur l’épisode des « fainéants »… pour rendre grâce au chef de l’Etat. Pour rappel, Emmanuel Macron fait une déclaration tapageuse, le 8 septembre, à Athènes : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants ni aux cyniques ni aux extrêmes. » Une phrase qui visait les « rois fainéants », fera ensuite savoir son entourage. L’explication n’est pas évidente.

Pour l’écrivain Sophie de Thalèse, seule à réagir sur le sujet dans le documentaire, la méprise s’explique tout simplement par… la pensée trop complexe du Président, pas adaptée à celle manifestement plus simpliste de la « génération Twitter » : « Il a parlé de fainéants et pas de feignants. Donc fainéants, c’est le terme un petit peu vieilli. Et surtout, fainéant faisait écho aux rois fainéants, aux Mérovingiens, et surtout aux hommes politiques des trente dernières années qui ont fait preuve de paresse (…) La pensée complexe, à l’heure de Twitter, elle n’est pas toujours bien reçue ».

Quelques minutes plus tard, l’éditorialiste Alain Duhamel enfonce le clou : « Il réfléchit comme Disraeli (Premier ministre du Royaume-Uni en 1868, ndlr.), c’est-à-dire un intellectuel en politique, et il fonce comme un rhinocéros. C’est assez inhabituel. Un rhinocéros intellectuel, c’est assez inhabituel ».

Le moment Hallyday

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Le film prend le parti de ne rien taire des colères auxquelles est confronté Emmanuel Macron. L’auteur appelle ça « les fractures françaises », desquelles le Président n’est pas responsable. A chaque fois, les résistances qui s’opposent au chef de l’Etat sont cependant balancées par… un récit de la manière dont le locataire de l’Elysée les surmonte.

La mort de Johnny Hallyday fournit un exemple un rien lunaire. Emmanuel Macron explique qu’il a d’abord été sifflé, le 9 décembre dernier, lors des funérailles du chanteur : « Au moment où je prends la parole, la réaction est négative ». Suivent des images des débuts de huées essuyées par le Président ce jour-là. Heureusement, il ne va écouter que son courage… et parvenir à retourner la foule : « Ça ne passe que parce que je raconte au début du discours ce que chacun qui a participé à un concert de Johnny Hallyday a vécu, c’est-à-dire cette espèce de litanie des temps qu’il organisait dans un discours, la montée de l’émotion et de la sensualité qui était la sienne. »

L’écrivain Sophie de Thalès est immédiatement convoquée pour confirmer et appuyer ce propos présidentiel : « Il s’adressait vraiment aux Français, pour ensuite évoquer ce qu’on appelle une hypotypose. C’est un procédé qui consiste à faire revivre quelqu’un ou une scène mais avec un luxe de détails. Là c’était très fort. (…) Le public était complètement ébahi en visualisant, par une sorte d’hallucination, Johnny qui arrivait… Il a réussi même à faire revivre Johnny pendant ce discours. » A croire que Bruno Roger-Petit avait raison en évoquant la thaumaturgie d’Emmanuel Macron…

Histoire de convaincre les derniers récalcitrants, Betrand Delais redonne la parole à Emmanuel Macron, qui commente positivement son propre discours : « Les gens s’étaient habitués à ce que les dirigeants ne vivent plus les émotions du pays (…) Dire "je suis triste avec vous, je sais votre peine, en voilà la couleur et en voilà les mots", c’est quelque chose qui a énormément soulagé ». L’éditorialiste Alain Duhamel confirme tout en sobriété, quelques secondes plus tard :« Il était à la fois le roi de France et le roi des Français ». Tout est dit.

https://www.marianne.net/politique/documentaire-publicitaire-de-france-3-sur-macron-bertrand-delais-communicant-officiel-du?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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En pleine remise du prix Charlemagne, Macron tente de faire pression sur Merkel pour réformer l'UE

Décidés à refonder une UE post-Brexit, Angela Merkel et Emmanuel Macron peinent à s'entendre. Alors qu'il recevait le prix Charlemagne des mains de celle-ci, le chef de l'Etat a eu des propos sévères contre son «fétichisme» de l'excédent budgétaire.

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Alors qu'il recevait à Aix-la-Chapelle ce 10 mai le prix Charlemagne des mains de la chancelière allemande Angela Merkel, Emmanuel Macron a tenté d'influencer celle-ci à propos de la réforme de l'Union européenne qu'il juge nécessaire – et dont il espère être l'incarnation sur la scène internationale.

«N'attendons pas. Agissons maintenant !», a lancé le président français, comme pour mieux souligner l'immobilisme qui semble caractériser le leadership allemand sur la scène européenne depuis une décennie. Se fendant d'une pique à l'égard du «fétichisme» allemand des excédents budgétaires, le chef de l'Etat a ainsi tenté de placer son homologue face à ses responsabilités... devant une foule de journalistes qui n'étaient initialement pas venus écouter un discours critique vis-à-vis de Berlin.

Alors qu'approche le sommet des dirigeants européens qui doit permettre de lancer une refondation de l'Union, européenne (UE) post-Brexit en juin prochain, Emmanuel Macron et Angela Merkel ne sont toujours pas parvenus à s'entendre sur le cap à suivre : les discussions achoppent notamment sur les propositions françaises visant à doter la zone euro d'un budget d'investissement pour doper la croissance. Une option que Berlin rechigne à considérer, tant il lui semble qu'elle se ferait au détriment des finances allemandes et au profit des pays du Sud.

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«Ne soyons pas faibles et choisissons», a martelé Emmanuel Macron lors de son discours. Nouveau récipiendaire du prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle (Internationaler Karlspreis der Stadt Aachen, depuis 1988 Internationaler Karlspreis zu Aachen) récompensant chaque année des «personnalités remarquables qui se sont engagées pour l'unification européenne», le président français a poursuivi son allocution sur un ton étonnement sévère à l'encontre de celle qui venait de lui remettre la récompense.

«Je crois à un budget européen beaucoup plus ambitieux, je crois à une zone euro plus intégrée, avec un budget propre», a-t-il insisté. Dans des propos inhabituellement durs, Emmanuel Macron s'en est ensuite pris à la timidité de l'Allemagne concernant les dépenses et l'investissement. «En Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres», a-t-il lancé.

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En réalité, le volontarisme affiché par Emmanuel Macron est avant tout une tentative de faire peser la responsabilité de la stagnation des discussions avec l'Allemagne sur les seules épaules d'Angela Merkel. Objectif du président français : s'arroger le rôle du réformateur ambitieux, à un an des élections européennes, et faire passer la chancelière allemande pour l'incarnation du conservatisme frileux. «Nous avons des cultures politiques et des manières d'approcher les sujets européens différentes», a diplomatiquement et sobrement commenté cette dernière.

https://francais.rt.com/international/50545-pleine-remise-prix-charlemagne-macron-tente-faire-pression-merkel-reformer-union-europeenne

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lundi 7 mai 2018

French Days : une édition en 2019, mais des résultats couci-couça

Les commerçants en ligne français ont organisé la semaine dernière les French Days, qui se voulaient l'équivalent du Black Friday/Cyber Monday et autres journées Prime Day. Organisées du 27 avril au 1er mai, les French Days ont été l'occasion pour plus 200 marchands d'orchestrer des rabais plus ou moins intéressants.

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La bonne nouvelle, c'est qu'une édition 2019 est d'ores et déjà programmée, révèle LSA. Du moins pour les enseignes qui ont lancé cette initiative, qui toutes ont enregistré une hausse significative de leur activité pendant ces cinq jours.

Le chiffre d'affaires de trois des six enseignes à l'origine des French Days ont progressé : Rakuten a engrangé 45% de ventes supplémentaires par rapport à une journée normale ; Showroomprivé et BeautéPrivée ont connu une progression de respectivement 42% et 75% de leurs revenus par rapport à la même période l'an dernier.

Boulanger, Cdiscount et Fnac Darty, les trois autres sites d'e-commerce promoteurs de l'événement ne donnent pas de pourcentage de chiffre d'affaires, en revanche tout ce petit monde a enregistré plus de 43 millions de visites sur cinq jours. Rakuten a par exemple fait face à un afflux de visiteurs pendant la première journée : +35% par rapport à un jour normal.

Les internautes friands de bonnes affaires se sont surtout intéressés aux produits électroniques, au bricolage et au jardin. Alors, une réussite ces French Days ? Le comparateur de prix Idealo fait entendre un autre son de cloche : si la fréquentation est effectivement en hausse, les rabais n'ont pas été aussi intéressants qu'ils paraissaient.

Le trafic généré par cette opération commerciale s'est révélé bien moindre que la fréquentation d'un Black Friday :

Les consommateurs se sont donc intéressés à l'événement, mais c'est sans commune mesure face au rouleau compresseur qu'est le Black Friday. Idealo note néanmoins qu'une première édition ne saurait immédiatement devenir un événement référent.

(...)

https://www.macg.co/ailleurs/2018/05/french-days-une-edition-en-2019-mais-des-resultats-couci-couca-102225

Boycottons les pollueurs de langue (à propos des "French Days" – sic)

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TRIBUNE LIBRE / Par Floréal, PRCF

Après le « black Friday » repris tel quel des Américains, de grandes firmes comme Darty et la Redoute, accompagnées par de nombreuses grosses boîtes, invitent les « geekers » à « profiter » des « French Days ». Des « jours français », comme disent encore sottement les citoyens qui respectent encore vaguement leur langue maternelle, la Constitution (« la langue de la République est le français », art. II-a) et la loi Toubon d’août 1994 qui, à l’unanimité des groupes parlementaires, avait fait du français « la loi du travail, de la publicité et des échanges ».

Français et amis étrangers qui respectez la France et sa langue plus qu’elle ne le fait elle-même, vous tous qui en avez ras-le-bol des pollueurs de langue et de République, refusez vos achats et votre argent aux minables « communicants » qui vous prennent pour ce qu’ils sont déjà : des colonisés mentaux adeptes de la servitude volontaire, voire des « collabos de la pub et du fric », comme le dit avec force le philosophe Michel Serre.

Et tournez-vous avec force contre l’illégitime pouvoir macronien qui, par servilité totale envers l’UE anglomane et l’OTAN belliciste, est le premier à violer sans trêve la langue de la nation, premier service public de France et socle mondial de la Francophonie.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/boycottons-les-pollueurs-de-langue-propos-des-french-days-sic-par-floral-prcf/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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